Mineurs et jeux d’argent, une progression sous surveillance

Mineurs et jeux d’argent, une progression sous surveillance
18 février 2026

Des mineurs qui jouent ? C’est pas possible !

Accrochez-vous à votre fauteuil ! Une récente étude des pratiques des jeunes de 15 à 17 ans en France nous révèle que les jeux d’argent tapent à la porte, et pas qu’un peu. Malgré une interdiction légale qui ferait rougir n’importe quel adulte responsable, il semblerait que ces jeunes trouvent des moyens de contourner les règles. En 2025, ils seraient 42,6 % à confesser avoir déjà joué, un joli bond par rapport à 2021 ! Alors, où se cache le hic ? Les accès aux jeux d’argent migrent vers des chemins pas très surveillés.

La bataille contre le jeu clandestin

Isabelle Falque-Pierrotin, la présidente de l’Autorité nationale des jeux, tire la sonnette d’alarme. Plus les jeunes commencent tôt, plus le risque de dépendance est énorme. Mais comment un mineur pourrait-il ouvrir un compte de jeu ? Eh bien, en général, c’est grâce à un adulte bienveillant qui lui prête son identité. C’est presque comme un jeu de société, mais en moins marrant et avec des conséquences beaucoup plus lourdes !

Il est vrai qu’en ligne, la plupart des plateformes légales font leur possible pour contrôler les âges, mais voilà le paradoxe : ce n’est pas là où le vrai danger se cache. Le marché noir du jeu explose comme un feu d’artifice : 5,4 millions de joueurs se retrouvent dans des zones non régulées, sans aucune vérification d’âge ni de contrôle. Ces jeunes sont bombardés de publicités sur les réseaux sociaux et des applications à peine traçables.

Et quand ce n’est pas le numérique qui les appelle, il y a toujours ce bon vieux réseau physique où les jeux de grattage circulent comme des bonbons à la sortie de l’école. La régulation ne peut donc pas se concentrer uniquement sur le digital. Non ! Il faut renforcer les contrôles dans les magasins et autres points de distribution.

Pour les opérateurs légaux, la lutte est constante contre ces sites clandestins. Ils réclament des fermetures plus rapides et une pression accrue sur ceux qui fournissent des services aux illégaux. Mais ne nous voilons pas la face : les adultes jouent un rôle clé dans cette histoire. Ils doivent être avertis de leur responsabilité, car l’accès des mineurs aux jeux se fait souvent grâce à eux.

En gros, la montée des jeux chez les mineurs n’est pas seulement un échec des lois, c’est un défi à relever dans un monde numérique qui évolue trop vite. La protection des jeunes repose sur une combinaison de technologies modernes, d’éducation et d’une action judiciaire renforcée. En somme, la France doit maintenant jongler avec des règles qui, par nature, se moquent bien des frontières.