Michel Thooris : “Cette hécatombe chez les policiers n’est plus acceptable, on les envoie au carton et derrière la justice ne fait rien !”

Michel Thooris

Le 5 mai, un policier a été abattu par un dealer lors l’un d’un contrôle anti stupéfiant à Avignon (Vaucluse). Réaction de Michel Thooris qui dénonce le laxisme judiciaire et politique qui fait des policiers luttant contre les trafics de stupéfiant de “la chair à canon”.

Un de vos collègues a été tué dans l’exercice de ses fonctions. Il intervenait sur un trafic de drogue. Le dealer l’a abattu de deux balles. On serait tenté de dire, un mort de plus dans la police…

Le pire c’est que le collègue est mort pour rien. Même si cette opération de police avait été menée jusqu’à son terme avec l’interpellation de ces dealers, la justice de Dupond-Moretti leur aurait accordé toute sa clémence. Malheureusement, le gouvernement fait croire aux Français qu’il lutte contre le trafic de stupéfiants. On se retrouve avec un collègue au tapis. Honnêtement, cela commence à faire beaucoup. Je vous rappelle qu’il y a douze jours, notre collègue s’est fait égorger par un islamiste à Rambouillet. En à peine deux semaines, nous avons deux collègues au tapis. Cette situation n’est évidemment plus acceptable.

On ne va pas revenir sur la nature du métier de policier qui est dangereux. Ils sont en première ligne face au banditisme et à la délinquance. Assistons-nous à un taux de mortalité extrêmement élevé dans la police en lien avec la criminalité ?

C’est une évidence. Jamais depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, nous n’avons subi autant de perte en si peu de temps. Soit de collègues tombés sous des actions terroristes ou sous des actions de criminalités de droit commun. Nous demandons des mesures fortes. Nous sommes dans une situation de crise. Il faut que le président de la République déclare l’état d’urgence et reprenne le contrôle de notre sécurité sur le territoire national. En revanche, si on renonce à faire de la sécurité, alors dans ces cas-là, il ne faut plus exposer nos collègues, les laisser en attente dans les services et les laisser intervenir que sur les appels du 17.

Je vous rappelle que notre organisation syndicale France police, policiers en colère demande depuis des années une réforme de la légitime défense. Les pouvoirs publics ne nous répondent pas sur ces questions-là. Aujourd’hui, nous n’avons absolument plus les moyens juridiques d’intervenir face à une criminalité et un risque terroriste qui a atteint un niveau inacceptable.

C’est de ces trafics de drogues que découlent la délinquance et l’insécurité. Gérald Darmanin en a fait son cheval de bataille sur le papier. Cette lutte se mène-t-elle avec la police ?

C’est du vent. Dans la mesure où, de toute façon, on peut faire toutes les interpellations que l’on veut et démanteler tous les trafics que l’on veut, la justice ne fait rien. Les dealers nous rient à la figure. Nous sommes donc dans une situation de pure communication politique. On envoie les policiers au carton dans les quartiers en leur disant de déranger le trafic de stupéfiants. Bilan, soit nos collègues se font blesser ou tuer, soit ils doivent interpeller de manière musclée et ensuite ils se retrouvent mis en examen pour des violences illégitimes ou racistes. C’est donc le serpent qui se mord la queue. Si vous voulez vous attaquer correctement au trafic de stupéfiants, cela ne peut passer que par une réponse pénale et ce n’est pas un problème de police.

On s’attend à ce que l’on nous explique que si le collègue est décédé, c’est parce que la police fait son travail et dérange les trafiquants. Tout ceci est inacceptable. Nos collègues ne peuvent pas servir de chair à canon pour une communication politique. Si on veut s’attaquer au trafic de stupéfiants, il faut que Dupond-Moretti prenne la porte du ministère de la Justice et que l’on mette dans ce ministère, un ministre qui a une véritable option sécuritaire. J’invite le gouvernement français à s’inspirer ce que fait Jair Bolsonaro au Brésil et monsieur Rodriguo aux Philippines. Ces chefs d’État de grandes démocraties ont donné carte blanche à la police pour enrayer le trafic de stupéfiants. Les résultats policiers sont spectaculaires. Évidemment, c’est avec des dealers blessés, tués et incarcérés. Dans ces sociétés-là, cela ne pose aucun problème à la population qui se réjouit de voir les forces de police reprendre le contrôle de la sécurité. En France, lorsque vous avez un dealer blessé sur une interpellation, les médias nous tombent dessus en nous disant que nous sommes racistes.

Il y a évidemment un problème de société et de politique qui n’est pas en capacité d’assumer la politique qu’ils vendent aux Français. Lorsqu’on les écoute, ils sont en guerre contre le terrorisme, contre le trafic de stupéfiants et contre le virus. Si on fait le bilan, la guerre est menée avec des bougies et des larmes. Je suis désolé, mais cette politique-là n’est plus acceptable aujourd’hui. On ne va pas ramasser un collègue au tapis par semaine. On veut qu’il y ait un électrochoc au niveau politique.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

[vidéo] I-Média – Zemmour, d’Ornellas, Trump… Censure générale !

I-Média censure générale

07/05/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Entre le Conseil d’État qui confirme la dissolution des Identitaires, la suppression d’une émission de TV Libertés par Dailymotion ou les multiples actes de censure qui visent les voix dissidentes, la liberté d’expression est en danger !


« Féminicides » ou mœurs d’importation ?

Féminicides

Dans la nuit de lundi à mardi, à Chartres, un Sénégalais âgé de 27 ans a tué sa femme de 26 ans en l’étouffant, après l’avoir, semble-t-il, passée à tabac. Mardi après-midi, à Mérignac, c’est un Maghrébin répondant au nom de Mounir B. qui, après avoir tiré plusieurs coups de feu dans les jambes de son épouse, l’a aspergée d’un liquide inflammable et l’a immolée par le feu en pleine rue alors qu’elle était encore en vie. Scandalisés par ces crimes évidemment monstrueux, les associations féministes et autres groupes de lesbiennes sont bien sûr immédiatement montés au créneau pour dénoncer ce qu’elles qualifient de… « féminicides ».

Un barbarisme bien pratique, qui permet à ces militantes androphobes plus que féministes de passer honteusement sous silence deux raisons pourtant essentielles de l’augmentation des violences faites aux femmes (et aux hommes) en France : l’immigration et le laxisme judiciaire. C’est ainsi que, une fois de plus, dans ces deux affaires, ces associations se sont bien gardées d’évoquer les origines des meurtriers. De même que, dans le cas de Mounir B., nombre d’entre elles ont évité de rappeler que cet individu avait déjà été condamné à 18 mois de prison (dont 9 avec sursis) en juin 2020 pour « violences volontaires par conjoint » en récidive. Ce qui ne l’a pas empêché d’être libéré le 9 décembre dernier…

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 6 mai 2021

Attentat de Rambouillet – Jean Messiha : “Contre les islamistes, une thérapie de choc !”

07/05/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Stéphanie Monfermé sera-t-elle la goutte, que dis-je, le flot de sang qui fera déborder le vase ?

Elle tombée, comme tant d’autres, sous les coups de racailles issues de certaines immigrations et elles seules. Maghreb principalement mais aussi Moyen-Orient, Afghanistan, Pakistan, Tchétchénie et Afrique subsaharienne.


Dissolution de Génération Identitaire – Le Conseil d’État, une officine socialiste, liberticide et immigrationniste, par Jean-Yves Le Gallou

Conseil d’État Génération Identitaire

Les dirigeants de Génération Identitaire ont déposé un recours auprès du Conseil d’État visant à obtenir l’annulation du décret de dissolution de leur mouvement. Le Conseil d’État se prononcera sur le fond d’ici six mois à un an. Génération identitaire avait aussi déposé un référé-suspension pour pouvoir continuer son activité militante en attendant la décision sur le fond du Conseil d’État. Ce référé-suspension a été rejeté le lundi 3 mai 2021 par la section du contentieux du Conseil d’État, dont le président est Christophe Chantepy.

La justification du Conseil d’État

« Saisi par l’association Génération identitaire qui contestait sa dissolution par le Gouvernement, le juge des référés du Conseil d’État constate que l’association promeut une idéologie incitant à la haine et à la violence envers les étrangers et la religion musulmane. Par son organisation, sa communication et ses actions, cette association se positionne comme un recours face aux forces de l’ordre prétendument défaillantes. Le juge des référés estime donc que la dissolution de cette association est proportionnée à la gravité des risques pour l’ordre public et la sécurité publique résultant des activités de l’association. » En justifiant ainsi sa décision de rejet de la demande de Génération Identitaire, le Conseil d’État adopte une rhétorique purement idéologique dont le droit est exclu.

Le Conseil d’État affirme ainsi sans ciller :

1 – Qu’il n’y a-plus place pour la liberté d’expression en France.

2 – Qu’il n’est plus permis de critiquer l’immigration y compris clandestine.

3 – Que la liberté d’association est quantité négligeable.

Bref qu’il a cessé d’être un gardien des libertés.

Une orientation qui s’explique par l’histoire récente et l’idéologie aveugle des hommes qui animent le Conseil d’État

Christophe Chantepy, un militant socialiste choisi par Macron

Christophe Chantepy, le président de la section du contentieux du Conseil d’État, qui a « jugé » (sic !) Génération Identitaire, est un éminent représentant de la « gauche morale ».

« Che Che » – c’est son surnom – a été l’ami de l’ancien patron de la SNCF Guillaume Pépy et surtout membre de « la bande à Descoings », feu l’ancien directeur de Sciences-Po (selon Richie de Raphaëlle Bacqué, Grasset 2015).
Christophe Chantepy a hanté les cabinets ministériels socialistes sous le second mandat de François Mitterrand puis lors du passage à Matignon de Lionel Jospin. C’est un militant fortement engagé au parti socialiste depuis 2001, d’abord comme soutien de Laurent Fabius avant de passer auprès de François Hollande, puis de devenir président de Désir d’avenir, l’association de Ségolène Royal dont il a été le directeur de campagne présidentielle en 2007.
Christophe Chantepy s’engage à nouveau auprès de Hollande en 2011 avant de diriger le cabinet du premier ministre socialiste Marc Ayraud de 2012 à 2014.

Après un séjour de cinq ans à Athènes comme ambassadeur de France en Grèce, il a été nommé président de la section du contentieux du Conseil d’État par le gouvernement en janvier 2021. Un choix éminemment politique…

Ceci étant, au-delà de la personnalité militante – très « gauche morale » – de Chantepy, le rejet du référé-suspension de Génération Identitaire s’inscrit dans la longue litanie des décisions liberticides du conseil d’État.

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Ramadan : les musulmans demandent une « dérogation nationale »

ramadan islam

D’après l’article 1er de la constitution, « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. » Un article 1er qui vaut pour tout un chacun sauf… les musulmans ? Le 8 mai 2021, ils vont commémorer la « nuit du destin », leur principale fête religieuse, en l’honneur de la nuit où Mahomet aurait reçu les paroles du Coran, dont certaines en appellent au massacre des « infidèles » et des « mécréants », passages qui sont la source du terrorisme musulman islamiste ensanglantant la planète.

L’islam est à ce point omniprésent qu’il entraîne des comportements de compromission récurrents et le non respect des lois de la République. Les exemples quotidiens sont trop nombreux pour être tous cités, entre délinquance ethnique – mais il ne faut pas le dire –, femmes voilées refusant de parler français lors d’un rendez-vous dans un établissement scolaire, menus aménagés dans les collectivités publiques, salles de prières dans les salons ministériels lors des rencontres avec les responsables du culte musulman, ou arabe parlé à foison dans les rues et les bâtiments d’un pays dont la constitution affirme pourtant aussi que « Le français est la langue de la République », ce pourquoi elle devrait être « une et indivisible ».

Des compromissions à venir ? Mardi 4 mai 2021, le Conseil d’Etat examinait la demande d’exception à la règle du couvre-feu pour les musulmans, en vue de célébrer la « nuit du destin ». Le recours juridique a été déposé par la Grande Mosquée de Paris. Une dérogation qui donnerait un paysage urbain surréaliste en France avec des rues dans lesquels seuls des musulmans pourraient se promener le soir et se réunir, pour prier ou non. Ce que veulent les musulmans ? Rien de moins qu’une « dérogation nationale » afin de pouvoir se rendre à la mosquée de 21 heures à 2 heures du matin, ce qui on s’en doute sera aisé à vérifier, d’autant que la nuit en question est en général aussi l’occasion de fêtes. L’argument principal de Chemseddine Hafiz, recteur de la Grande Mosquée de Paris, après le refus du ministre de l’Intérieur en date du 28 avril ? « C’est une étape normale de demander l’arbitrage du juge (…) nous sommes en phase de déconfinement avec une situation fragile certes mais un indéniable mouvement de recul de l’épidémie. » Il précise : « la liberté de culte inclut parmi ses composantes essentielles le droit de participer collectivement à des cérémonies, dans les lieux de culte. »

Notons que le 29 mars 2021, plusieurs associations catholiques avaient demandé au Conseil d’Etat de pouvoir célébrer les offices nocturnes de la Semaine Sainte, ce qui fut retoqué. Malgré des apparences qui trompent nombre de nos concitoyens, l’imposante présence de l’islam en France n’est pas chose normale et sort du cadre de notre civilisation. Si le Conseil d’Etat venait à accorder aux musulmans ce qu’il refuse aux catholiques, alors cela confirmerait combien les risques présentés par les divers textes et rapports de militaires sont dans le vrai. Cela montrerait aussi à quel point la société s’islamise.

Paul Vermeulen

Article paru dans Présent daté du 5 mai 2021

Eric Zemmour sur Napoléon : “Notre époque est trop médiocre pour comprendre un génie pareil. Elle ne peut être que dans le ressentiment minable car il est trop haut pour ses adversaires d’aujourd’hui”

Menace de « guerre civile » : est-ce à l’armée de sonner le tocsin ?

appel de l'armée

06/05/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Le JDD a révélé que 16 généraux avaient alerté le Parlement à la mi-avril sur les risques d’une guerre civile en France. Islamisme, immigration, éclatement du pays, perte de repères… Les signataires dénoncent une «guerre hybride» livrée à l’Europe et à la France. De quoi faire écho à la lettre ouverte «Pour un retour de l’honneur de nos gouvernants», lancée par des militaires le 14 avril et relayé par Valeurs actuelles le 21. La Grande muette semble sortir de son silence, mais est-ce vraiment souhaitable?

Pour en débattre, Sputnik donne la parole à Jean Messiha, haut fonctionnaire, président de l’Institut Apollon, et Georges Kuzmanovic, président du parti République souveraine, spécialiste des questions internationales et de Défense.


Génération identitaire – « Une dissolution proportionnée », par Francis Bergeron

Génération identitaire

Le conseil d’Etat a entériné la dissolution de Génération Identitaire. Cette confirmation d’interdiction est motivée officiellement par le fait que GI aurait développé un système de pensée, une « idéologie incitant à la haine et à la violence ». Quand ? Où ? Comment ? Nous attendons les réponses à ces questions.

Génération Identitaire fut une magnifique aventure. Elle avait commencé en 2012, quand un groupe de jeunes gens avait très pacifiquement occupé la mosquée de Poitiers en construction. Menacés des pires sanctions pénales pour une simple occupation de quelques heures du toit d’un bâtiment inoccupé, les jeunes gens furent poursuivis dans le cadre d’une procédure qui dura plusieurs années, avant d’être tous relaxés. Où était la haine ? Où était la violence ?

Il y eut aussi les opérations spectaculaires dans les Alpes en avril 2018, puis en janvier dernier dans les Pyrénées. Ces deux opérations étaient purement symboliques : pas de violence, pas de détérioration de biens, pas d’actes illégaux. Un groupe de 80 jeunes gens – essentiellement des Français, mais aussi quelques ressortissants de pays voisins –, était venu occuper pacifiquement un col, à six kilomètres de la frontière italienne, y déployant une banderole, et tirant quelques feux de bengale. Ils étaient là pour affirmer leur opposition à la submersion migratoire, dont ces cols constituent l’une des voies de pénétration clandestine. En première instance, un juge rouge du tribunal de Gap avait condamné les animateurs de GI à l’ahurissante peine de six mois de prison ferme et 75 000 euros d’amende (29 août 2019). Ils auraient réalisé leur manifestation dans des conditions susceptible de créer, selon le tribunal de Gap, une confusion avec de vraies opérations de police, ce qui est interdit, bien entendu Mais la cour d’appel de Grenoble, le 16 décembre dernier, avait annulé cette condamnation, qui était dénuée de tous fondements juridiques : « les éléments constitutifs de cette infraction n’étaient pas caractérisés en l’espèce, retenant une action de pure propagande à visée médiatique ». Nous l’avions raconté dans Présent, bien entendu.

Le 19 janvier dernier, Génération Identitaire renouvelait l’opération : les militants, impeccables de discrétion et de discipline, avaient occupé un col des Pyrénées. C’en était trop pour Gérald Darmanin, qui avait exigé une procédure de dissolution.

Génération Identitaire va poursuivre ses actions de contestation

Voilà apparemment les trois dossiers sur lesquels a reposé cette dissolution. « proportionnée à la gravité des risques pour l’ordre et la sécurité publique », explique le conseil d’Etat.

A la vérité, on sait parfaitement (y compris les médias de gauche) que cette dissolution avait pour unique but de faire apparaître une sorte de symétrie dans le traitement des groupes islamistes et dans celui des partisans d’un arrêt de l’immigration illégale et d’une remigration dans les pays d’origine.

Les anciens responsables de Génération Identitaire ont indiqué qu’ils allaient poursuivre leur action de contestation de cette dissolution.

Pendant ce temps à Mayotte, les habitants ne se contentent pas de dresser des banderoles sur les plages et d’allumer des fumigènes. Ils donnent souvent la chasse aux clandestins et aux délinquants issus de cette immigration clandestine, et les livrent parfois pieds et poings liés à la police. Le conseil d’Etat ne leur cherche pas de noises. Cela soulèverait trop de questions…en métropole.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 5 mai 2021

Me Gilbert Collard : « On a la preuve qu’il y a une mécanique politique de répression judiciaire qui porte atteinte à l’honneur ! »

Gilbert Collard

Le tribunal de Nanterre a décidé la relaxe de Marine Le Pen et de Me Gilbert Collard, qui étaient poursuivis pour avoir publié, en 2015, sur Twitter, des photos d’exactions de l’État islamique.

Vous avez été relaxé ainsi que Marine Le Pen dans l’affaire des tweets montrant les exactions de Daech. Vous aviez, à l’époque, dénoncé un procès politique. Visiblement, la Justice vous a donné raison.

Oui, c’est une bien belle chose lorsque la Justice est indépendante. Il faut quand même rappeler que pour arriver à cette décision de relaxe, au point que les revues juridiques s’y intéressent, il a fallu passer par deux demandes de levées d’immunité parlementaire. La première a été refusée par une commission à majorité socialiste. La seconde acceptée par une majorité à composante de La République en marche et des Républicains, passée par un juge d’instruction qui n’a pas eu le courage de rendre une ordonnance de non-lieu. Et se retrouver, après plusieurs années, devant un tribunal. Tout cela pour des faits qui n’auraient jamais dû faire l’objet de poursuites. On a la preuve qu’il y a une mécanique politique de répression judiciaire qui fatigue et qui porte atteinte à l’honneur, et une mécanique de décisions de justice qui, lorsqu’elle est indépendante, fait la leçon à toute cette mécanique de poursuite.

C’est un coup monté par les hommes de main de M. Hollande, tant au Parlement qu’au ministère de l’Intérieur. Cette affaire a été montée de toutes pièces pour nous faire du tort.

Un procureur nous a fait convoquer par la police et par un juge d’instruction, tout cela pour un jugement qui est remarquablement motivé et qui nous ramène, finalement, au départ. Jamais nous aurions dû être poursuivis. Il va falloir, un jour, que l’heure sonne des responsabilités.

Maintenant que vous avez été relaxés, envisagez-vous de porter plainte pour procédure abusive ?

Je n’en ai pas fini avec le Parlement. J’ai donc saisi la Cour européenne au sujet de la levée de mon immunité. Croyez-moi, je n’appartiens pas à la catégorie des gens qui lâchent et je ne lâcherai pas !

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Entre tambouilles et violences, l’agonie du vieux monde

Les appareils, politiques ou syndicaux, ne représentent plus qu’eux-mêmes. Ils sont appelés à se heurter à une société civile qui a pris le large en s’émancipant des mots d’ordre décidés par des castes. C’est un ancien monde, déphasé, qui agonise sous nos yeux. Dimanche, en région Paca, des politicards ont perpétué d’antiques tambouilles en vue des élections régionales tandis qu’à Paris la CGT a été agressée par des manifestants du 1er mai. « Nous assistons à la naissance de l’ère des soulèvements populaires », va jusqu’à soutenir le sociologue Michel Maffesoli dans son dernier essai (1). Pour lui, « le peuple ne supporte plus le mensonge propre au discours officiel ». Une chose est sûre : les « élites » vont avoir du mal à se faire entendre de cette partie de la population, la plus vulnérable, qui subit quotidiennement les désastres de décennies d’idéologies hors-sol.

Si l’épisode des Gilets jaunes a peu de chance de renaître dans sa première spontanéité, d’autres mouvements d’humeur sont à prévoir. D’autant que les dirigeants ne semblent pas disposés à revoir leurs habitudes et à se mettre à l’écoute d’une société inquiète. Il suffit, pour s’en convaincre, d’observer la violence verbale avec laquelle la macronie a accueilli l’alerte existentielle lancée par des militaires en retraite sur la vulnérabilité de la France. La vérité ferait-elle peur à ceux qui veulent la taire ?

L’accord passé en catimini, pour la région Paca, entre La République en marche et le républicain Renaud Muselier est une illustration de l’appauvrissement des partis, obsédés par leur survie. Eric Ciotti (LR) a eu beau jeu de rappeler, ce lundi sur Europe 1, que « notre idéal n’était pas de battre le RN », mais d’apporter des réponses aux attentes des gens. Il est probable que le choix de Muselier, désavoué par son parti (LR), incitera des républicains, faute de candidats, à rallier Thierry Mariani (RN), dans un rapprochement d’ailleurs souhaité par de nombreux citoyens.

Quant à l’agression subie par des militants CGT durant la manifestation parisienne, elle est venue rappeler l’hostilité que peut susciter une organisation sclérosée. Nous seulement la CGT a perdu l’autorité de ses « gros bras » dissuasifs mais elle apparaît débordée par une extrême gauche qu’elle cherche à singer. Le syndicat dénonce une « extrême violence », commise par des « groupes d’individus dont certains se revendiquaient Gilets jaunes ». Déjà, le 1er mai 2019, Philippe Martinez, le patron de la CGT, avait dû être un temps exfiltré de la manifestation sous la pression de black blocs. Dès le 17 novembre 2018, jour de la première manifestation des Gilets jaunes, les syndicats avaient fait connaître leur opposition à ces initiatives populaires leur tournant le dos. Elles vont se poursuivre. Les exaspérations des Français précipitent la fin d’un monde.

(1) L’ère des soulèvements, Les éditions du Cerf

Ivan Rioufol

Texte daté du 5 mai 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

L’auteur de l’attentat à Rambouillet venait d’être régularisé : le scandale doit cesser

Le 23 avril 2021, un Tunisien récemment régularisé s’est introduit dans le commissariat de police de Rambouillet et a tué à coups de couteau une fonctionnaire désarmée aux cris de « Allah Akbar ». Selon des investigations menées par des journalistes, le terroriste s’était radicalisé avant que les autorités lui octroient un nouveau titre de séjour. Ces événements doivent nous amener à nous interroger sur la procédure de régularisation, qui aboutit à pérenniser chaque année le séjour de dizaines de milliers d’extra-Européens en situation irrégulière en France.
Une analyse de Paul Tormenen.

Jamel G., un chauffeur livreur un peu fragile psychologiquement

Peu après l’attentat contre une employée du commissariat de police de Rambouillet le 23 avril, les médias de grand chemin ont multiplié les analyses psychologisantes du geste meurtrier de son auteur, Jamel G., un Tunisien récemment régularisé. Mais certains faits ont été passés sous silence par l’immense majorité d’entre eux, alors qu’ils constituent potentiellement un véritable scandale.

Selon un article paru le 30 avril sur le site Mondafrique, Jamel G aurait rejoint à son arrivée en France un certain Mohamed Lahouaiej Bouhlel, installé à Nice depuis cinq ans. Ce triste individu, originaire de la même ville que Jamel G., s’est fait connaître en 2016 en commettant un attentat qui a coûté la vie à 86 personnes sur la promenade des Anglais (1).

Mohamed Lahouaiej Bouhlel et Jamel G. ont un point commun : ils sont originaires de la ville de M’Saken en Tunisie, une ville dont un imam aurait, dix jours avant le triple meurtre à la basilique Notre-Dame-de-l’Assomption, diffusé sur Facebook une vidéo prêchant la décapitation de tous ceux qui offensent le prophète Mahomet. Ces informations restent à confirmer, mais d’autres éléments communiqués par certains médias sont tout aussi troublants.

Le compte Facebook de Jamel G. comporterait, selon certains journalistes, plusieurs indices de sa radicalisation à partir d’avril 2020. Sur son profil, on ne trouverait à compter de cette période que des prières et des versets coraniques. Jamel G. se serait mis à suivre un imam salafiste (2). En octobre, il s’associe à une campagne appelée « Je suis Mohamed », incitant au boycott de produits français (3). Après la mort de Samuel Paty et deux mois avant l’octroi d’un titre de séjour, il écrit sur sa page Facebook : « Ô les musulmans, maintenant nous allons répondre aux insultes de la France et de Macron contre notre prophète Mahomet » (4).

Une radicalisation inconnue des services de renseignement

Le procureur de la République antiterroriste chargé de l’affaire a indiqué lors d’un point presse le 25 avril que « l’auteur de ce crime était inconnu des services de renseignement et que son casier judiciaire ne faisait état d’aucune condamnation » (5).

Il rappelle pour l’occasion la situation administrative de Jamel G. Fin 2019, le Tunisien aurait bénéficié d’une autorisation exceptionnelle au séjour, puis, le 28 décembre 2020, d’une carte de séjour valable jusqu’en décembre 2021 (6).

La radicalisation de Jamel G. serait donc, selon ses messages postés sur Facebook, postérieure à sa régularisation. Mais l’octroi d’une carte de séjour en décembre 2020 est intervenu après sa radicalisation, dont les signes ont commencé à devenir visibles en avril 2020.

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Un pass décisif… vers la dictature sanitaire ?

pass sanitaire

Dès la fin du mois de février 2021, le président de la République demandait à ses ministres d’imaginer des modes de fonctionnement, des « outils » dans le jargon des « élites » mondialisées, qui permettraient de vivre avec le virus. L’un de ces outils est l’application TousAntiCovid qui remplace, semble-t-il avec un peu plus de succès, une première application qui fut un fiasco. Macron demandait déjà à ses troupes de réfléchir à un « passeport vaccinal » qui servirait de sésame pour voyager, se rendre dans des lieux culturels, des salles de sport, au restaurant ou simplement au bistrot du coin. Dans une société où la communication et le bavardage ont remplacé la pensée et l’esprit critique, l’expression « passeport vaccinal » a vite fait long feu car jugée négative : « passeport » et « vaccinal », cela laissait entendre que les citoyens seraient obligés d’être vaccinés pour retrouver droits et libertés perdus.

C’est pourquoi Emmanuel Macron déclarait jeudi 29 avril 2021, dans un entretien accordé à la presse régionale : « Ce pass, qui sera papier ou numérique, via l’application TousAntiCovid, permettra de montrer qu’on est vacciné ou testé négatif dans les deux jours qui précèdent. C’est juste et ça ne fracturera pas le pays. Ce sera un outil supplémentaire pour assurer la protection des Français. » Il s’agit là d’un marqueur concret de l’idéologie au pouvoir. Pourquoi ? Le mot « pass » a une valeur positive, passer enfin les portes que les Français aspirent tant à franchir de nouveau. Un pass, donc, mais un « pass sanitaire ». Là aussi, le sens a vocation à être positif : l’on prend soin de notre santé. L’idéologie au pouvoir joue ainsi sur les éléments de langage, juste pour l’image.

Cela présente un risque totalitaire, la prise en charge des consciences démarrant toujours par celle du langage. Ici, l’exécutif veut faire passer une restriction supplémentaire des libertés – la nécessité de posséder un document spécifique pour faire des choses aussi simples qu’aller dans les stades, salons ou foires – pour un nouveau droit. Pour le moment, pas besoin du pass pour aller au ciné ou au resto. Pour le moment. Le pouvoir répète aussi que « chacun demeurera libre » de se faire vacciner ou non. En réalité, chacun pourra choisir de ne pas être vacciné à condition d’abandonner une partie de ses droits, comme celui d’aller et venir librement. Et ce choix sera contrôlable autant que fiché. Sans doute ce pass deviendra-t-il peu à peu obligatoire sur téléphone, ce qui pousse à s’interroger au sujet des personnes qui développent les applications avec l’argent public.

Qui ne voit que la mise en marche d’une idéologie totalitaire des rapports sociaux conduit toujours, si elle n’est pas stoppée à temps, à une forme de dictature ? Une dictature sanitaire, au nom du prétendu « bien ». Et que ce pass se mette en place à l’échelle de l’Union européenne sous forme de « certificat », contenant les certificats de test négatif, de rétablissement du patient, et celui de vaccination, n’est pas fait pour rassurer, tout au contraire. La boîte de Pandore vers le contrôle des données de nos existences ne cesse de s’ouvrir. Heureusement, l’opposition à ce « pass sanitaire » monte sur les réseaux sociaux, autour de hashtags comme #NonAuPassDeLaHonte. Une opposition populaire. En revanche, où sont passées les bonnes consciences dites intellectuelles ?

Paul Vermeulen

Article paru dans Présent daté du 4 mai 2021

Une association proche du Hamas et des Frères Musulmans certifiée partenaire humanitaire par la Commission européenne