Alain de Benoist : « Le meilleur moyen de faire accepter des restrictions des libertés est de les justifier par la nécessité de garantir la santé ou la sécurité »

Philosophie : Alain de Benoist à propos du libéralisme

Alain de Benoist vient d’accorder un entretien à Breizh-info.com. Il évoque la crise sanitaire et analyse la réaction des Français face aux restrictions des libertés mises en place par le gouvernement.

Voici quelques extraits :

Breizh-info.com : Fermeture des écoles, limitation des déplacements, brimades, la folie sanitaire continue en France. En tant qu’observateur avisé de la vie publique dans notre pays, n’êtes-vous pas fasciné par la passivité des citoyens face à des autorités qui, pourtant, font quotidiennement preuve d’incompétence (ou de malhonnêteté) ?

Alain de Benoist : En mars 2020, à l’époque du premier confinement, j’avais écrit qu’on pourrait y voir un test de soumission grandeur nature. La passivité dont vous parlez confirme à première vue mon propos, ce qui ne veut pas dire d’ailleurs qu’elle durera éternellement. Mais quelle est la cause profonde de cette soumission, qui n’est qu’une variante de la vieille thématique de l’esclave amoureux de ses chaînes (la « servitude volontaire » de La Boétie) ? On sait depuis longtemps que le meilleur moyen de faire accepter des restrictions des libertés est de les justifier par la nécessité de garantir la santé ou la sécurité (ou encore par la « menace terroriste »). Mais il me semble qu’il faut aller plus loin.

A la source de cette passivité, je vois d’abord un sentiment d’impuissance. Les citoyens savent très bien qu’on leur impose des règles dont beaucoup sont absurdes, voire grotesques. Ils savent très bien que les pouvoirs publics ont géré cette crise sanitaire d’une façon lamentable. Ils voient bien qu’après avoir cafouillé sur les masques et sur les médicaments, on cafouille sur les vaccins. Ils voient bien que l’Europe a fait la preuve de son inexistence en s’avérant incapable de mettre au point une politique commune, et que notre système de santé est incapable de s’adapter à l’épidémie parce qu’on l’a traité depuis des années comme une entreprise privée, soumise aux règles du zéro stocks et des flux tendus. Ils voient bien également qu’en voulant sauver des vies individuelles par le « distanciel » et le télétravail, on est en train de disloquer le corps social. Ils se sentent exilés (sous le fascisme italien, on appelait confinati ceux qu’on exilait dans des îles lointaines !). Mais ils se sentent surtout impuissants, parce qu’ils sont confrontés tous les jours à des informations totalement contradictoires (auxquelles s’ajoutent encore les affirmations des virologues de comptoir et des épidémiologistes autoproclamés, pour ne rien dire des délires complotistes).

La question que tout le monde se pose et qui rend fou, c’est : qui doit-on croire ? Aux débuts de la pandémie, Macron disait qu’il fallait suivre les avis du « Conseil scientifique », c’est-à-dire considérer leurs recommandations comme des ordres (il semble en être revenu depuis). On a vu alors le mythe de l’expertocratie fondée sur « la science » exploser en direct, puisqu’on a rapidement découvert que « ceux qui savent » ne sont pas d’accord entre eux. Du coup, les gens n’y comprennent plus rien. Tous leurs repères ont disparu. Ils en ont assez, mais ils ne savent pas quoi faire. C’est la raison pour laquelle ils se résignent, jugeant de la situation sous l’horizon de la fatalité. Cela n’aura peut-être qu’un temps, mais pour l’instant on en est là.

Breizh-info.com : N’est-ce pas la peur, finalement, qui pousse les individus, les uns à côté des autres, à ne pas, à ne plus réagir ? Il semblerait que l’homme occidental ait désormais peur de tout (de mourir, d’agir, de vivre…). Est-ce le signe de quelque chose de potentiellement grave civilisationnellement parlant ?

Alain de Benoist : Il est sûr que dans la société des individus, l’opinion dominante est qu’il n’existe rien de pire que la mort (d’autant plus que pour la majorité de nos contemporains il n’y a rien après). Cette opinion est caractéristique de toutes les époques décadentes, alors qu’à d’autres époques on estime que la servitude ou le déshonneur sont pires que la mort et que certaines causes méritent que l’on donne sa vie pour elles. Parallèlement, la vie est prise comme un absolu sans particularités, ce que les Grecs appelaient zoè, la « vie nue », la simple existence biologique, par opposition à la bios, le mode de vie, la vie pleinement vécue. De nos jours, on se préoccupe beaucoup de l’allongement de l’espérance de vie, c’est-à-dire de sa simple durée, plus rarement de son contenu. Comme le dit l’excellent Byung-Chul Han, « la quête de la vie bonne a cédé la place à l’hystérie de la survie ». Ceux qui veulent le plus survivre sont aussi ceux qui n’ont jamais vécu. Voilà pour l’aspect « civilisationnel ».

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Jean Messiha : « Emmanuel Macron supprime l’ENA par pure démagogie et pour aligner les gens vers le bas au lieu de les tirer vers le haut par le mérite »

Jean Messiha

Emmanuel Macron a annoncé, le 8 avril, la suppression de l’ENA (École nationale d’administration), symbole de l’élite française, dans le but de diversifier les profils de la haute fonction publique.

Voici la réaction de Jean Messiha, ancien élève de l’ENA, dans les colonnes de Boulevard Voltaire.

Emmanuel Macron l’a annoncé, il va supprimer l’ENA, l’École nationale d’administration. Cette école est prestigieuse et formait les hauts fonctionnaires de ce pays. Vous avez vous-même fait cette école, que pensez-vous de la décision du chef de l’État ?

Je pense qu’Emmanuel Macron n’est pas à un reniement près. Les Français gardent le souvenir d’un Emmanuel Macron qui disait qu’il allait soutenir l’ENA et la réformer, mais au contraire la rendre plus performante et plus accessible. Il a changé d’avis sous le coup de plusieurs facteurs.

D’abord, un facteur démagogique, puisque la crise des gilets jaunes était l’une des réclamations d’un certain nombre de personnes. Démagogiquement parlant, le débat n’est pas sur la suppression de l’ENA, mais plutôt sur la perte du pouvoir du politique. La nature ayant horreur du vide, quand le politique se retire et joue lui-même le pouvoir administratif, il y a une sorte de porosité et d’osmose de la haute administration qui a tendance à cannibaliser l’espace laissé libre par des politiques impuissants.

Notre société reflète davantage l’impuissance, la castration de la puissance politique davantage que la surpuissance de fonctionnaires qui n’ont de légitimité que celle que le politique veut bien leur donner.

Le deuxième problème est celui qu’éprouve une population de plus en plus nombreuse d’origine immigrée, par la démographie, par l’immigration surreprésentée par des minorités actives d’indigénistes, de décoloniaux et de ceux qui soutiennent la discrimination positive et pour qui la méritocratie pose un problème.

La méritocratie républicaine est, historiquement, un système basé sur l’effort et, comme son nom l’indique, sur le mérite. Or, un certain nombre d’individus qui ont des relais puissants jusque dans l’appareil d’État et jusqu’au sommet de l’État pensent que, de par le fait que ce système est exigeant, il devient raciste. Il faudrait niveler toutes les institutions académiques et universitaires de la République vers le bas afin de les rendre accessibles beaucoup plus facilement à des populations ou à des candidats qui n’ont pas le niveau et qui refusent de l’avoir. C’est beaucoup plus facile de contourner la méritocratie républicaine par des dispositifs de discrimination positive plutôt que de se donner les moyens de réussir un concours qui est le même pour tous.

Selon vous, la démagogie va-t-elle amener un nivellement par le bas ?

Oui. Quand on lit l’exposé des motifs de la suppression de l’ENA, il est question que son recrutement soit plus divers et qu’il y ait un certain nombre de candidats issus de populations différentes. Lorsqu’on lit entre les lignes, on voit la logique qui se trouve derrière. La suppression de l’ENA participe de ce qu’on appelle le privilège blanc, le racisme, etc. Tous ces concepts sont autant de pistolets placés sur la tempe de la République française afin qu’elle s’aligne vers le bas plutôt que de tirer les gens vers le haut. Le véritable racisme est là. Considérer que parce que vous avez une certaine couleur de peau ou une certaine origine ethnique vous n’êtes pas capable par vous-même, selon vos propres efforts et votre propre mérite, d’accéder à un concours qui est le même pour tous, c’est du racisme ! On va s’adapter à vous puisqu’on considère que vous êtes différents ou que vous n’avez pas les qualités requises, intrinsèquement parlant et ontologiquement parlant, pour pouvoir réussir dans les mêmes conditions que les autres. Ça, c’est du racisme !

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

I-Média – Restaus clandestins : des journalistes et des ministres accusés

I-média restaus clandestins

09/04/2021 – FRANCE (NOVOpress)
C’est le scandale du moment. M6 a diffusé un reportage sur les dîners clandestins qui sont nombreux dans la capitale.

Parmi les personnes enfreignant les consignes gouvernementales, plusieurs journalistes et ministres – pourtant alarmistes sur le Covid-19 en public – sont pointés du doigt.


La mosquée de Pantin rouvre tranquillement ses portes : Moins de six mois après la décapitation de Samuel Paty

mosquée poitiers

Souvenez-vous : c’était le 21 octobre dernier, dans la foulée du monstrueux assassinat de Samuel Paty par un « réfugié » islamiste tchétchène. Prenant son habituelle posture de matamore, le ministre de l’Intérieur Darmanin, après avoir juré devant les Français de mener la « guerre contre les ennemis de la République », annonçait à grand renfort de publicité médiatique la fermeture pour six mois de la mosquée salafiste de Pantin, pour le motif que ses responsables avaient relayé sur Facebook les appels aux meurtres lancés contre la victime. Or, cinq mois et demi plus tard, et après un changement, pour la forme, de la direction de l’association gestionnaire de ladite mosquée, ce lieu où l’on prêche la haine de la France et des Français s’apprête à rouvrir tranquillement ses portes vendredi pour le ramadan !

Un changement de direction pour la forme

Il faut dire que, avec une naïveté qui confine franchement à la bêtise et témoigne d’une méconnaissance évidente des stratégies islamistes, Darmanin n’avait fait fermer que temporairement ce repère de djihadistes en puissance, posant pour seules conditions à sa réouverture le départ de son imam salafiste Ibrahim Doucouré, et la démission de son recteur tout aussi fanatisé M’hammed Henniche, président depuis 2013 de la sulfureuse Fédération musulmane de Pantin. En clair, il suffisait d’un simple changement de noms à la tête du conseil d’administration de la mosquée pour que celle-ci puisse reprendre illico ses activités subversives. Plus gênante, en revanche, était pour les islamistes la décision du préfet de Seine-Saint-Denis, Georges-François Leclerc, de retirer en novembre à l’association qui gère la mosquée son caractère cultuel, rendant ainsi caduque l’attribution (scandaleuse) par la ville de Pantin d’un bail emphytéotique pour la construction de la future grande mosquée.

Sauver le bail emphytéotique de la nouvelle mosquée

C’est d’ailleurs pour « sauver le bail emphytéotique de la nouvelle mosquée » que M’hammed Henniche a officiellement annoncé le 14 mars sa démission de l’association gestionnaire de la mosquée de Pantin au profit de Dramé Abderrahman. Et, dès le lendemain, le ministre de l’Intérieur s’empressait de publier sur Twitter un message demandant au préfet de Seine-Saint-Denis « de se mettre en rapport avec la nouvelle équipe pour envisager la réouverture de la mosquée dans les meilleurs délais ». Une réouverture qui aura donc lieu ce vendredi, pour le début du ramadan, et à laquelle participera peut-être d’ailleurs M’hammed Henniche puisque, rappelons-le, celui-ci n’a à ce jour fait l’objet d’aucune poursuite judiciaire pour avoir relayé les appels au meurtre contre Samuel Paty, et a même gardé ses fonctions de secrétaire général de la puissante Union des associations musulmanes de Seine-Saint-Denis…

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 8 avril 2021

Mon opposant est un criminel : une idée politique qui marche fort

opposants anarcho-tyrannie

Lorsqu’on a appris qu’une enquête judiciaire sur Génération identitaire était confiée à « l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité, les génocides et les crimes de guerre (OCLCH) » (sic) de la Gendarmerie on a cru à un gag (in)digne des gendarmes de Saint-Tropez. Mais quand on sut que cette officine politique avait entendu subito presto la dangereuse « terroriste » Thaïs D’Escufon, on a eu confirmation du changement de nature du régime. Là où la démocratie repose sur le libre débat, l’anarcho-tyrannie s’impose sur la démonisation des adversaires.

Polemia a repris cet article du professeur Philippe Salazar qui s’était récemment exprimé sur la notion d’anarcho-tyrannie. À l’heure des opérations « Black lives matter » et « Me too » le terrorisme intellectuel, sinon physique, se porte bien.

La prison et l’exil forcé, qui est une prison par bannissement dans des contrées désolées parmi des gens incultes, aiguise l’esprit et donne des idées. Platon prisonnier en Sicile pense à une cité idéale, la République (comme on dit mal). Ovide, sur l’affreux rivage de la mer Noire peuplé de cannibales, écrit ses plus beaux poèmes. Même Hugo, millionnaire il est vrai, fulmine depuis Guernesey. Mais, plus près de nous, et au plus près de la politique puisqu’il fut probablement le plus original, le plus érudit et le plus en prise sur les affaires publiques des théoriciens du droit politique depuis Grotius au XVIIe siècle : Carl Schmitt (1888-1985). Membre du parti nazi et dignitaire universitaire nazi comme Martin Heidegger, qui, lui, eut droit à la gentillesse des occupants français. Schmitt, pour son malheur, et le bonheur des idées, est tombé dans le secteur américain de Berlin.
Jeté donc en taule par les Américains victorieux après « l’invasion » de la Normandie (« invasion » en anglais, pas notre indolore « débarquement »), Carl Schmitt est questionné par un professeur de pédagogie allemand qu’il traite, avec ironie, de Maître. Pourquoi ce choix ?

Les Américains sont des techniciens roués, qui croient, même dans le domaine des idées, au fordisme, bref à la chaîne d’assemblage. Donc, s’est dit le Gouvernement militaire, puisque Schmitt est professeur, il faut demander à un autre professeur qui, lui, détient le levier du mécanisme et comprend les rouages de la machine : l’Éducation. Car le Herr Professor en question, chargé de l’interrogatoire, a développé une classification empirique des types humains, le genre d’étiquetage qui plaît beaucoup aux militaires et aux services de renseignement car ça leur permet de faire des rapports qui paraissent intelligents. Les professeurs en éducation arrivent souvent, aussi, à traverser toutes les crises puisqu’ils n’enseignent rien, donc savent tout, et ont donc toujours des idées sur comment enseigner tout sans savoir ce qu’est le savoir. Or, justement, le professeur en question, qui donc ne sait rien en dépit de ses théories empiriques, pose à Schmitt cette question : « Qui êtes-vous ? »

On imagine la jubilation de Schmitt. Il écrit : « Eh bien je peux lui faire une radiographie, comme ça je deviendrai transparent. » Évidemment le professeur de pédagogie appliquait un questionnaire fourni par les Yankees et qui commence par une question de base, dans un tribunal ou quand on monte une machine : déclinez votre identité ou quelle est la première pièce ? Imaginez le Tribunal révolutionnaire, le Nuremberg de la Révolution, demandant à Condorcet (†1794) : « Qui es-tu ? » C’est le genre de détail dont ne s’embarrasse pas dans l’armée américaine. Schmitt rétorque : « Qui êtes-vous ? » On passe à la question suivante et Schmitt, lui, à mettre sur le papier ce qui suit.

De Nuremberg à #balancetonporc

Car c’est le début d’un remarquable mémoire, passé en catimini grâce à un jeune médecin militaire américain de Boston. La médecine est encore une rare profession où « professeur », si galvaudé par ailleurs, est quasiment un titre de noblesse. Il faut y ajouter le prestige de l’université allemande dans le patriciat éduqué américain depuis le XIXe siècle. On saisit la déférence du jeune docteur en médecine pour Herr Professor Dr Schmitt. Le document, quasiment écrit sur du papier hygiénique, s’intitule, en latin, genau : Ex Captivitate Salus. De la prison le salut.
Dans ce document, se trouve une idée saisissante, une idée profondément politique, au sens où il s’agit d’un mécanisme-cadre de la terreur politique qui sévit de nos jours. Je traduis librement cette phrase, écrite dans un cachot, avec un bout de crayon : « La contamination réciproque du juridique et du politique est un poison. Elle exacerbe à leur maximum les conflits en transformant les moyens et méthodes du droit en moyens et méthodes d’annihilation. Les juges siègent alors en tant qu’ennemis. Les tribunaux révolutionnaires et les tribunaux populaires ne sont pas établis pour éteindre la terreur mais pour la rendre plus efficace. Les diffamations et incriminations faites en public, les “murs des cons” publics ou secrets, les déclarations qu’Untel est l’ennemi du peuple, de l’État ou de l’humanité n’ont pas pour but de donner aux opposants le statut juridique d’un ennemi au sens d’une partie belligérante. Tout au contraire, ces actions ont tout but de lui refuser ce droit. Il en résulte sa privation radicale de droits au nom du droit. La haine devient si absolue que même la distinction ancienne et sacrée entre un ennemi et un criminel se dissout dans un paroxysme d’arrogance moralisatrice. Douter de celle-ci devient une trahison. Prêter attention aux arguments de l’opposant devient une perfidie. Ouvrir un débat c’est passer à l’ennemi. »

Faut-il faire un dessin et transposer 1945 en 2021 ?

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Vacciner n’est pas libérer ?

vaccination

L’expression « tricher n’est pas jouer » s’entendait beaucoup autrefois dans les cours de récréation. Au sujet de la pandémie, le gouvernement triche souvent avec la vérité, les chiffres, la communication, changeant les règles d’un jeu qui, de toutes les façons, n’est pas clair tant les règles en sont incompréhensibles. « Tricher n’est pas jouer » ? « Vacciner, n’est pas libérer » non plus, semble-t-il.

Saisi par un octogénaire vivant dans l’un des premiers départements concernés par les mesures de restriction maintenant étendues à tout le pays, le Conseil d’Etat a débouté sa demande. Que voulait-il ? Etre libre de se déplacer car il a reçu ses deux doses de vaccin. Problème réglé ? Non. Malgré les multiples affirmations des divers membres du gouvernement, être vacciné contre le coronavirus ne permet pas de se déplacer en France. Dans son ordonnance rendue le vendredi 2 avril, la plus haute juridiction administrative française indique que « les personnes vaccinées peuvent demeurer porteuses du virus et ainsi contribuer à la diffusion de l’épidémie ». La même ordonnance précise que le vaccin contre le Covid-19 « n’élimine pas complètement » le risque de contamination et que cette « atteinte à la liberté individuelle […] ne peut en l’état, au regard des objectifs poursuivis, être regardée comme disproportionnée en tant qu’elle s’applique aux personnes vaccinées ». Olivier Véran a confirmé le rejet de la requête. Etre vacciné ne rend donc pas plus libre.

La France est ainsi devenue le territoire d’Ubu roi. Les personnes vaccinées sont considérées comme ne l’étant pas puisque, à l’opposé de ce que répètent les mantras gouvernementaux, elles ne bénéficient pas d’une amélioration de leur situation quotidienne personnelle. Il n’y aurait pas encore assez de vaccinés, malgré la campagne de propagande d’un exécutif qui affirme le contraire tous les jours. Beaucoup pensaient que, une fois vaccinés, une fois franchi le cap de la peur de vaccins dont on ignore beaucoup sinon que les effets secondaires sont nombreux et dangereux, ils pourraient se déplacer librement sous réserve de bien appliquer les gestes barrières. Que nenni ! Vaccinés mais (faussement) confinés, comme tout le monde ! Une question vient évidemment à l’esprit : si cela ne permet pas la liberté de déplacement, autrement dit si cela ne protège ni ceux qui sont vaccinés ni les autres, à quoi bon aller se faire vacciner ? Une autre question : pourquoi annoncer une vaccination prochaine des enseignants s’ils ne peuvent pas aller enseigner ? Un nouveau mensonge pourrait bien se profiler : le vaccin ne conduira pas forcément à la sortie de la crise sanitaire.

Ce que le gouvernement confirme par défaut, selon l’avocat de l’octogénaire, en motivant son refus par le fait que les vaccins « ne fonctionnent pas à 100 % » et qu’il y a « une incertitude sur ces vaccins ». Ce sont les mots de deux mémoires communiqués par le ministère de la Santé. La vaccination à grande échelle démarrerait-elle avec des vaccins qui ne fonctionnent pas vraiment ?

Paul Vermeulen

Article paru dans Présent daté du 6 avril 2021

Mosquée de Strasbourg : le préfet du Bas-Rhin saisit la justice administrative

mosquée strasbourg

08/04/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Après la polémique autour de la mosquée de Strasbourg, le préfet du Bas-Rhin Josiane Chevalier a décidé de saisir la justice​ afin d’annuler l’attribution d’une subvention à sa construction. La préfecture conteste sa «légalité», dans un contexte où la loi sur le séparatisme fait débat.


La grand-messe des hypocrites, par Etienne Defay

église Saint-Eugène Sainte-Cécile

Ils les tenaient enfin ! Un article du Parisien publié lundi nous apprend que durant la messe de samedi en l’église Saint-Eugène Sainte-Cécile, les distanciations sociales et le port du masque n’ont pas été respectés. Le curé de la paroisse a été dénoncé par le frère d’un catéchumène qui a alerté la presse et l’opinion.

Comme les évangéliques de Mulhouse devenus les boucs émissaires de l’épidémie de COVID, les paroissiens de Saint-Eugène, curé en tête, sont donc devenus les nouveaux adversaires de l’hygiénisme ambiant. Peu importe que les lieux de culte n’aient jamais été des clusters, peu importe au fond que les catholiques aient été privés de culte pendant des mois par la République, il fallait un coupable et il a été trouvé. Mais l’aubaine n’a pas seulement été pour l’opinion. On a évidemment vu l’émission « Quotidien » railler la cérémonie du jeudi Saint, particulièrement le lavement des pieds, mais le plus rude coup n’est pas venu de ces amuseurs publics. Le coup le plus violent a été porté par les coreligionnaires des paroissiens de Saint-Eugène, trop heureux de se payer des « tradis ».

Antoine-Marie Izoard, directeur de la rédaction de Famille chrétienne, l’avocat et blogueur Erwan Le Morhedec, le journaliste de La Croix Laurent de Boissieu, tous ont rivalisé d’ingéniosité pour trouver la meilleure épithète : irresponsables, tradis, complotistes… Un déchaînement qui ironiquement vient de ceux qui passent le plus clair de leur temps à donner des leçons de charité.

En réalité, les paroissiens de Saint-Eugène ont été visés par un article orienté par des images de la célébration soigneusement sélectionnées. On ne montrera jamais les milliers d’heures de messes célébrées à Saint-Eugène et retransmises en vidéo où les règles sanitaires ont été respectées. Non, on s’attardera sur les quelques minutes de célébration où apparemment les règles ont été transgressées sur la foi d’un seul témoignage à charge d’une personne de l’assistance.

Coup dur pour le malheureux curé de l’église située dans le IXe arrondissement de Paris dont le diocèse s’est désolidarisé, enfonçant un peu plus le prêtre. Choqué par la tenue de cette cérémonie dans ces conditions, le diocèse a déclaré : « De toute évidence, lors de cette messe, aucune consigne sanitaire n’a été respectée. »

Une évidence qui ne l’est pas tant que ça. Selon nos informations, l’évêché a communiqué sans même prendre la peine d’entendre la version du prêtre ni même l’appeler préalablement.

« Nous nous désolidarisons totalement de ce type de comportement. Nous allons aviser les personnes responsables de cette messe et allons, en interne, donner des suites », ajoute le diocèse de Paris. Un diocèse qui ne s’était pas privé de condamner les fidèles qui manifestaient pour la messe mais qui se donne visiblement beaucoup de mal pour donner des gages à des pouvoirs publics qui n’ont jamais fait grand cas de la liberté de culte. Si la paroisse a indubitablement manqué de prudence, les réactions que cela a suscitées sont bien plus graves que le non-port d’un masque.

Etienne Defay

Article paru dans Présent daté du 7 avril 2021

Eric Zemmour : “A Mayotte, on est dans une recolonisation de l’île par les Comores via l’immigration. Leurs femmes vont accoucher là-bas et les Comoriens deviennent Français”

[Vidéo] “Vous serez sauvagement remplacés” : Tariq Ramadan clame sa haine de l’Occident en chanson

Plus connu pour écrire des livres, l’islamologue a annoncé la sortie d’un album à la fin mai.

C’est la surprise du week-end : Tariq Ramadan est de retour ! Pas mis en cause dans une affaire judiciaire cette fois-ci, ni pour la sortie d’un livre, mais pour celle… d’un album de slam. Sur les réseaux sociaux, le prédicateur islamiste a dévoilé son premier titre en partageant un lien vidéo de la plateforme YouTube. Un morceau de plus de huit minutes, intitulé Qu’est-ce que vous croyez ? et dédié à « toutes les femmes et les hommes qui ont subi la décolonisation à travers le monde ».

Colonialisme, immigration…

Un slam décolonial qui emprunte notamment… la théorie du grand remplacement. « Vous allez perdre vos privilèges et votre identité. Vous serez sauvagement remplacés », menace l’islamologue, qui s’en prend aussi au passé colonial de la France : « Cela fait des siècles que vous volez et mentez, vous seriez venu, dite-vous pour nous civiliser, vous méprisez nos langues, nos cultures, nos religions, humilié nos mémoires, souillé nos traditions… » Tariq Ramadan continue ensuite à chanter, ou plutôt réciter un texte : « Du cœur de l’Afrique, de l’Asie et du sud éveillé, les voix s’élèvent, vents d’humanité […] Elles exigent vérité, justice et dignité », lance-t-il en dédiant également son slam « aux migrants qui cherchent à échapper à la misère et qui finissent enfermés, criminalisés […] noyés dans les eaux de la mer ou déshydratés dans les chaleurs du désert » ainsi qu’à tous ceux « qui se sont engagés à leurs côtés et refusent leur déshumanisation silencieuse ».

Résister à « ceux qui répandent l’exploitation »

Avec un brin de musique en fond, le prédicateur islamiste se met alors à chanter et s’emporter sur des paroles qui accusent le colonialisme : « Vous laissez tranquillement écrire l’histoire et la coloniser ? Comme vous avez colonisé nos cultures, nos pays, nos continents, nos paysages autant que nos esprits ? » Tariq Ramadan appelle enfin à la résistance face à « ceux qui répandent l’exploitation, la guerre et la mort », car cela est pour lui « l’exigence de notre espérance d’unité et de paix. » Le prédicateur annonce par la même occasion la sortie d’un album complet, Traversées. Ce sera le 29 mai prochain. Juste après le ramadan.

Texte repris du site Valeurs Actuelles

La France n’est pas atteinte que du virus…, par Philippe Bilger

virus delation

Si on veut bien regarder derrière les polémiques grotesques, les fausses informations, les mensonges et l’humour prétendu, derrière certains comportements, derrière des vigilances citoyennes, derrière tout ce qui, jour après jour, vient assombrir, indigner, tourner en dérision, flatter, provoquer, jeter du sel médiatique sur des plaies à vif, le tableau et l’état de la France ne sont pas brillants.

Quelle déliquescence, quel délitement !

Avec quelle rage vengeresse, quelle immédiateté furieuse, quelle pulsion révolutionnaire on se jette contre la France du haut dès l’instant où on nous a offert l’opportunité, vraie ou fantasmée, de soutenir la France du bas ! L’envie, la jalousie, l’aigreur sont portées à leur comble et, avant même de s’interroger, de questionner ou de douter, on s’abandonne avec délice à ce que l’esprit partisan libère de pire !

Au sujet de cette ineptie hypertrophiée médiatiquement de ministres se gobergeant dans des restaurants clandestins et au lieu de mettre d’abord en suspens son jugement, j’entends encore une représentante de LFI dénoncer, sur-le-champ, les privilèges, l’irresponsabilité, l’injustice, les discriminations, le pouvoir coupable et plaindre le peuple brimé !

Il n’est pourtant pas fatal, même quand on a des convictions fortes, de présumer tout de suite le pire et de ne pas accepter une retenue, une attente sauf à considérer que le refus de la précipitation serait en lui-même réactionnaire.

Combien de Français, par ailleurs, se sentent une âme de justiciers au petit pied en photographiant leurs compatriotes qui ne respecteraient pas les règles et honteusement dérogeraient aux précautions sanitaires même les plus extrêmes, que cette inquisition concerne les fidèles d’une église et/ou les adeptes du divertissement et du loisir indifférents aux recommandations des autorités soit par un anarchisme basique soit par négligence ou incompréhension !

On peut qualifier ces citoyens, jeunes ou moins jeunes, d’irresponsables mais il est troublant de constater à quel point l’épidémie et sa gestion au petit malheur la chance ont instillé un poison multiforme dans les veines de notre pays.

En poussant au paroxysme des tendances qui existaient déjà dans la tranquillité des temps ordinaires ou en faisant surgir, chez beaucoup, des appétences de dénonciation, des stigmatisations qui il y a longtemps, sur un registre historique, auraient eu de tragiques et d’odieux effets.

Cette France qu’on nous avait promise unie, rassemblée en 2017 n’a jamais été plus éclatée, plus fracturée. Non seulement à cause du communautarisme qu’on pourfend trop par le verbe pour le réduire pratiquement mais en raison de cette invasion au quotidien, face à un péril qu’on parvient trop difficilement à maîtriser, de tentations démagogiques auxquelles on ne résiste plus : l’autre est un ennemi, les politiques sont au-dessus des lois, je suis seul à respecter le règlement, je dois épier mon voisin, les envies sont légitimes puisqu’en haut il n’y a que de la turpitude et de l’injustice et que le bas doit être sanctifié au nom de la République, et ainsi de suite… L’humain se vide, se déverse, juge, condamne, trie, guillotine au figuré.

La France est la proie d’une fièvre qu’aucun vaccin ne fera baisser.

J’ai peur de l’avenir. Ce ne sont pas seulement les détresses économiques et sociales dont nous aurons à payer le prix longtemps mais les blessures profondes et dangereuses d’une nation qui s’est essaimée en mille rancoeurs, frustrations, malaises et revendications. On aspire à de l’impossible parce qu’on nous a désillusionné sur le possible.

La future campagne présidentielle imposera le choix d’un médecin présidentiel de haute volée.

Avant d’agiter et de bouleverser, il faudra recoudre et guérir.

Philippe Bilger

Tribune reprise de Philippebilger.com

[vidéo] «Dictature sanitaire»? «Les terroristes n’auraient pas obtenu ça comme restrictions des libertés»

Idriss Aberkane

07/04/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Confinement national, écoles fermées, télétravail obligatoire. Les nouvelles mesures annoncées par Emmanuel Macron durcissent les contraintes sanitaires sur l’ensemble du territoire. Le Président de la République appelle en même à temps à «vacciner, vacciner, vacciner» pour sortir enfin de la crise.

Le cauchemar d’une «dictature sanitaire» est-il en train de devenir une réalité? Le gouvernement aurait-il trop facilement cédé aux injonctions des scientifiques et des experts? Éléments de réponses avec le scientifique, entrepreneur et conférencier Idriss Aberkane, auteur de l’ouvrage L’Âge de la connaissance: Traité d’écologie positive (Éd. Robert Laffont), également soutien de la première heure du Pr Didier Raoult.


Projet d’attentat islamiste déjoué à Béziers

Policiers attentat

A en croire les enquêteurs de la DGSI, « on a rarement déclenché une opération de façon aussi urgente », tant « l’action semblait imminente ». Intervenant sur ordre du parquet national antiterroriste dans le cadre d’une enquête préliminaire pour « association de malfaiteurs terroriste », les hommes de la DGSI, épaulés par le RAID, ont en effet interpellé dans la nuit de samedi à dimanche dernier, dans le quartier ethnique de La Devèze à Béziers, cinq femmes d’une même famille qui projetaient un attentat contre les fidèles d’une église de Montpellier ou de Béziers à l’occasion des célébrations de Pâques.

Déterminée à passer à l’acte

Au nombre des suspectes arrêtées, une jeune femme de 18 ans, notamment, qui avait attiré en fin de semaine dernière l’attention du renseignement antiterroriste par son activité sur les réseaux sociaux, où elle avait évoqué l’idée de commettre un attentat contre une église, à Béziers ou à Montpellier, vraisemblablement lors du lundi de Pâques. Selon les enquêteurs, elle aurait même clairement manifesté, lors de son arrestation, sa « détermination à passer à l’acte ». Quant aux quatre autres femmes interpellées, il s’agit de la mère et des trois sœurs de la précédente. Arrêtées dans un premier temps parce qu’elles se trouvaient sur les lieux au moment de l’intervention du RAID, elles ont, finalement, elles aussi, été transférées dans les locaux de la DGSI à Levallois-Perret pour y être auditionnées, en raison notamment de l’arsenal découvert dans leur appartement, à l’exception de la plus jeune, âgée de 14 ans, dont la garde à vue, réalisée au commissariat de Montpellier, a été levée lundi soir, sans poursuite à ce stade.

Le rôle majeur des femmes dans le djihad

Il faut dire que, lors de leur perquisition au domicile de ces femmes qui, selon plusieurs témoins, sont « connues pour être radicalisées » et « pour avoir visionné des vidéos de l’Etat islamique », les policiers ont mis la main sur un impressionnant arsenal de guerre : des bouteilles entourées de papier aluminium contenant des billes de métal, des produits nécessaires à la fabrication d’explosifs de type TATP déjà mélangés, des mécanismes de déclenchement à distance, un sabre, un couteau en céramique, ou encore une réplique d’arme de poing. Le tout accompagné d’affiches et autre matériel de propagande islamiste, ainsi que d’une abondante documentation sur l’art et la manière de fabriquer des explosifs artisanaux…

Bref, à l’heure où les élus islamo-gauchistes et les habituelles associations dites « humanitaires », largement relayés par les grands médias complaisants, tentent lamentablement de nous faire pleurer sur le sort des djihadistes « françaises » actuellement détenues en Irak dans le but d’obtenir leur rapatriement sur notre sol, voilà une affaire qui vient rappeler à tous ceux qui semblent l’avoir oublié que, loin d’être des « victimes » de l’islamo-terrorisme, les femmes jouent au contraire un rôle majeur dans le djihad.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 6 avril 2021

[vidéo] Le terrorisme intellectuel pour bâillonner le peuple – Jean-Yves Le Gallou et Charles Gave

Jean-Yves Le Gallou

06/04/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Le vendredi 2 avril dernier, l’Institut des Libertés, présidé par Charles Gave, recevait Jean-Yves Le Gallou, président de la Fondation Polémia et auteur du « Manuel de lutte contre la diabolisation ».

Au programme : un entretien portant sur le terrorisme intellectuel, sujet évidemment d’actualité.

Retrouvez ci-dessous cet entretien.


Ces rêves d’enfant qu’ils veulent contrôler

Le Petit prince

« L’aérien ne doit plus faire partie des rêves d’enfant » a déclaré la maire écologiste de Poitiers, déclenchant une polémique.
Les psychodrames suscités par la gauche municipale, écolo-socialiste, se multiplient: menus végétariens dans les cantines à Lyon, interdiction du sapin de Noël à Bordeaux, réunions racisées et et obligation « de se taire » pour les blancs à Paris et, désormais, bannissement du rêve aérien qui se concrétise à Poitiers par le retrait de subvention à une association dont la raison sociale est d’aider des enfants handicapés à accomplir leur baptême de l’air.

Une gauche en voie de radicalisation idéologique accélérée met à profit la bonne vieille méthode de la provocation: lancer des ignominies pour exister et faire parler de soi dans les médias. Notre premier réflexe naturel était de les ignorer pour ne pas tomber dans le piège. Mais la nouvelle sortie sur les rêves d’enfants est tellement abominable qu’elle ne peut pas nous laisser sans réagir. Les mots manquent pour qualifier cette tentation de prendre le contrôle des rêves d’enfants: totalitaire? fascisante ou soviétisante (au sens historique des termes)? 1984? Ordre moral autoritaire? Peu importe.

Cette tentation ou prétention au contrôle sur les rêves d’enfants relève du mal absolu. Le rêve est la forme la plus achevée de la liberté. Le rêve d’enfant, le rêve aérien, celui de St Exupéry et de Romain Gary, celui du petit Prince, le rêve de ciel, d’évasion, d’étoiles, d’horizon et de grands espaces infini est la quintessence même de la liberté.

C’est à elle que s’en prennent les néo totalitaires – comme si les restrictions imposées par la dictature sanitaire ne suffisaient pas. Ce pays file un très mauvais coton.

Il faut se préparer au pire et à assumer un devoir de résistance par tous les moyens nécessaires.


Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet

Didier Lemaire, le professeur de Trappes dont certains journalistes ne voulaient pas entendre parler

Didier Lemaire

Didier Lemaire est un professeur dont on aurait pu ne jamais entendre parler. Sa discipline, la philosophie, le prédisposait à donner à ses élèves des outils leur permettant d’aiguiser leur esprit critique et à les initier à l’histoire des idées. Son expérience dans un lycée de la commune de Trappes dans les Yvelines l’a amené à faire plus que son métier. Il a voulu alerter l’opinion publique et le gouvernement sur la progression de l’islamisme dans le secteur où il travaille. Mais 4 mois après l’assassinat sauvage d’un professeur d’histoire par un islamiste à Conflans-Sainte-Honorine, l’alerte qu’a voulu lancer Didier Lemaire n’est pas du goût de tout le monde. En particulier dans certains médias.

La lettre ouverte parue dans L’Obs

L’élément déclencheur de l’emballement médiatique autour de Didier Lemaire est la publication d’une lettre ouverte sur le site de L’Obs le 1er novembre 2020. Le professeur de philosophie y fait à partir de son expérience de terrain le constat de l’absence de véritable stratégie de l’État pour endiguer la progression de l’islamisme. Il lance pour l’occasion un « appel à la résistance ».

L’Obs mentionne en introduction de la tribune une autre démarche faite par le professeur de philosophie : l’envoi en 2018 d’une lettre d’alerte au président de la République sur la situation dans certains établissements scolaires co-signée par Jean-Pierre Obin, un inspecteur de l’Éducation nationale, par ailleurs auteur d’un rapport qui a fait date au début des années 2000 sur les atteintes à la laïcité à l’école. Mais si cette lettre ouverte a cette fois beaucoup fait parler d’elle, la démarche du professeur est, comme nous le verrons plus tard, loin d’avoir atteint son objectif.

Le reportage de Nieuwsuur

Les ennuis de Didier Lemaire ont véritablement commencé selon ses propos rapportés par le JDD après la diffusion fin janvier 2021 d’un reportage du magazine Nieuwsuur à la télévision néerlandaise, dans lequel il apparait lors d’une interview. Le professeur de philosophie y fait une nouvelle fois le constat de l’emprise croissante de l’islamisme dans la ville où il enseigne. C’est à partir de la diffusion de ce reportage qu’il aurait commencé à faire l’objet de menaces.

Quelques jours plus tard, Didier Lemaire témoigne dans un article du Point paru le 5 février. On y apprend que désormais, le professeur se rend au travail sous escorte policière car, « comme Samuel Paty, il a voulu défendre les principes républicains ».

Sur le plateau de LCI le 7 février, il décrit les réactions hostiles de la part de certains de ses élèves suite à son alerte dans L’Obs ainsi que les changements dans la ville de Trappes où il enseigne depuis une vingtaine d’années.

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