« Les immigrés font le boulot que les Français ne veulent pas faire » : slogan éculé et mensonger

travail immigration

« Les immigrés font le boulot que les Français ne veulent pas faire. » Tel est le pont aux ânes des immigrationnistes. Une affirmation constamment répétée depuis un demi-siècle (!) qui mérite un sérieux décryptage. Réfutation en 7 points par Jean-Yves Le Gallou.

Un mensonge total

1– Remarquons d’abord que cet argument s’inscrit dans une stricte logique économique. À supposer qu’il soit vrai (nous démontrerons que ce n’est pas le cas), il devrait être mis en balance avec d’autres facteurs et d’abord avec les conséquences nuisibles de l’immigration en termes d’identité, d’éducation, de sécurité ou encore de budget.

2– Observons ensuite que les étrangers déjà présents en France ont un taux de chômage plus élevé que la moyenne nationale (18 % pour les étrangers venus d’Afrique contre 7 % pour les Français).

Il en va de même pour les descendants d’immigrés non européens dont le taux de chômage cinq ans après l’entrée dans la vie active est deux fois plus élevé que celui d’un Français de souche (voir Immigration la catastrophe, que faire, page 46).
Quitte à garder le slogan « Les immigrés font le boulot que les Français ne veulent pas faire », il serait donc plus juste de l’adapter et d’affirmer « les nouveaux immigrés font le travail que les Français et surtout les immigrés plus anciens et les descendants d’immigrés ne veulent pas faire. »

3– En fait, la réalité est la suivante : l’entrée de nouveaux immigrés, même réguliers et surtout clandestins, fausse le marché du travail.
L’arrivée d’une main d’œuvre précaire, au départ peu exigeante et souvent clandestine, biaise la concurrence et tire les salaires à la baisse. Ce qui décourage les anciens résidents en France de prendre ces emplois.
Ceci vaut notamment dans les secteurs de l’hôtellerie/restauration, du bâtiment et des travaux publics, du contrôle et de la sécurité ainsi que des services à la personne.

4– Nuançons toutefois ce propos. Cette fuite des Français de certains métiers concerne bien davantage les grandes villes que la France périphérique. Cela s’explique par les surcoûts immobiliers dans les grandes métropoles et le fait que les classes populaires de souche ont été refoulées très loin des centres villes. Ainsi le profil du personnel hospitalier et des soignants en EHPAD n’est pas le même en province et dans les grandes métropoles. Et ce alors même que dans les grands ensembles à forte population immigrée l’aide sociale et les trafics assurent souvent des revenus substantiels.

5– Ceci étant, le recours à une main d’œuvre étrangère – clandestine ou non – n’est pas une fatalité. Bien au contraire il apparaît que les employeurs n’ont pas toujours le libre choix de l’embauche. SOS Racisme a réalisé un test sur les recherches en personnels des entreprises de bâtiment et des travaux publics et déplore que 45 % d’entre elles (45 %, ce n’est pas rien !) auraient aimé pouvoir discriminer à l’embauche selon l’origine en excluant les candidats de type non européen. Preuve s’il en est que l’africanisation de ces métiers n’est pas inéluctable.

Les particuliers cherchant des aides ménagères ou à domicile se heurtent à la même difficulté d’orientation de leur recrutement. Une difficulté contournée par le personnel offrant ses services et précisant parfois « Français » ou « Dame portugaise ».

6– L’argument selon lequel « les immigrés font le boulot que les Français ne veulent pas faire » est encore plus faux pour les métiers du contrôle et de la sécurité. Il y a encore 20 à 30 ans, beaucoup de jeunes Français de souche ayant poursuivi des études modestes trouvaient des débouchés comme agents de sécurité. L’idéologie « anti raciste » les a progressivement exclus de ces métiers. Pour une raison simple: en cas de conflit entre un agent de sécurité et une personne contrôlée et refoulée c’est la règle du « deux poids, deux mesures » qui s’applique :

– l’agent de sécurité européen en conflit avec un Africain ou un Maghrébin sera souvent présumé « raciste » par les médias et les juges.
– a contrario, c’est le quidam européen en contentieux avec un agent de sécurité africain ou maghrébin qui risquera d’être présumé « raciste ».

Pour les employeurs, le choix est donc vite fait ! Sans parler du fait que recruter les membres d’une bande de racaille peut servir de police d’assurance…

Dans ce secteur, il est particulièrement faux de dire qu’on ne trouve pas de Français de souche pour travailler puisqu’ils sont exclus de fait de l’accès à l’emploi !

7– Ajoutons que les politiques publiques ont pu créer des pénuries artificielles de main d’œuvre : on pense en particulier à la médecine et à la chirurgie dentaire.
Difficile d’affirmer que personne ne veut être médecin hospitalier ou dentiste, mais le numerus clausus organisé par les gouvernements successifs a créé des pénuries artificielles.

Recréer une dynamique du travail français

Voilà qui permet d’affirmer que recréer une dynamique du travail français est possible par un ensemble de mesures :

– une dissuasion réelle du travail clandestin par un strict contrôle aux frontières et la fermeture administrative des entreprises employant des clandestins ;
– l’abrogation de la loi Pleven pour rendre aux employeurs le libre choix de leur personnel et recréer un marché d’emploi pour les autochtones ;
– et ce dans le cadre de la préférence nationale rétablie dans la Constitution ;
– la révision du code des marchés publics pour y imposer la préférence nationale à l’emploi et la traque des sous-traitants indélicats.

Cet ensemble des mesures produira mécaniquement une réévaluation de ces métiers (hôtellerie, restauration, sécurité, aides ménagères, aides à la personne, bâtiments/travaux publics) par l’amélioration des conditions et des relations de travail comme par la hausse mécanique des salaires par le jeu de l’offre et de la demande. D’autant que la diminution des coûts sociaux et médicaux du fardeau de l’immigration devrait permettre une baisse des charges sociales.

Enfin les parcours scolaires devraient accompagner ce mouvement en revalorisant les métiers manuels et de force. Par une réhabilitation de l’apprentissage, de l’enseignement professionnel et de l’exercice physique.

Tribune reprise de Polémia

Lettre ouverte d’une centaine d’élus de Haute-Savoie : «Nous, élus locaux, demandons l’abandon du passe sanitaire»

pass sanitaire

22/10/2021 – FRANCE (NOVOpress)
L’Assemblée nationale a donné, dans la nuit du mercredi 20 au jeudi 21 octobre, un premier feu vert au projet de loi « vigilance sanitaire », avec la possibilité controversée de recourir au passe sanitaire jusqu’au 31 juillet 2022.
Une centaine d’élus de Haute-Savoie décrivent les conséquences sociales du dispositif dans leur territoire et militent pour son abandon.


Plus que personne, nous connaissons les effets terribles et dévastateurs de la Covid-19. C’est nous, accompagnés des pompes funèbres, qui avons scellé par des cachets de cire rouge les cercueils des premières victimes de la pandémie, inhumées dans nos cimetières municipaux. C’est nous, une fois encore, qui avons soutenu les familles et les proches des malades décédés. C’est avec nos conseils municipaux, nos agents communaux, nos associations, dans nos infrastructures que nous avons organisé massivement les premiers centres de dépistage et de vaccination, les ateliers de confection de masques. Certains d’entre nous ont même approvisionné les professionnels de santé. Depuis le début de la crise, nous sommes sur le front, sans angélisme ni utopie. Nous connaissons le prix humain et économique de cette pandémie. Nous pouvons donc témoigner ici, que si notre pays a pu traverser cette épreuve sans précédent, ce n’est que par l’unité et la concorde entre la population et ses élus.

Pourtant, chaque jour, dans nos communes de Haute-Savoie, qu’elles soient grandes ou petites, rurales ou urbaines, nous constatons peu à peu la division s’immiscer. Nous voyons les couples que nous avons unis se déchirer. Nous assistons à l’éclatement d’associations centenaires. Aux refus gênés d’accueillir des clients par des restaurateurs déjà au bord de la rupture financière.

Plus globalement, nous voyons la politique s’immiscer là où elle n’avait pas sa place jusqu’alors. Les pro et anti, que ce soit sur le sujet du passe ou du vaccin, se retrouvent subitement en opposition, là où ils vivaient paisiblement en harmonie. Les contrôles permanents sont autant de rappels, de coups de couteau, dans cette plaie de discorde. Ils sont effectués par des hommes et femmes qui n’en ont pas la vocation et qui subissent eux-mêmes de devoir se substituer à ce qui, jadis, était le pré carré des compétences régaliennes. Hier, nos policiers municipaux ne pouvaient pas contrôler une identité dans la rue, aujourd’hui vigiles ou bénévoles d’associations sont contraints de mettre en œuvre des barrages filtrants à l’entrée d’un gymnase ou d’un centre commercial.À cette implosion sociétale sans précédent, nous voyons nos services publics, déjà fragiles, subir de plein fouet les suspensions d’agents. Les lits déjà trop peu nombreux de nos Ehpad se ferment les uns après les autres, à la suite de suspensions de soignants. Les mêmes, qu’hier encore, nous applaudissions tous le soir venu. Laissant ainsi, autant de familles dans l’embarras et les plus fragiles d’entre nous, nos seniors, dans des situations inacceptables. Nous constatons, aussi, le retour contraint de personnes en situation de handicap, qui ne peuvent rester dans leurs centres spécialisés, faute de personnel. Les pharmacies de nos villages se retrouvent contraintes à réduire leurs amplitudes horaires faute de personnel vacciné. Nos centres de secours, déjà en tension perpétuelle, doivent se réorganiser et faire face au refus de pompiers déjà volontaires à se faire vacciner.»

Plus largement, le passe, mis en œuvre dans un manque de concertation certain, est générateur d’une incompréhension grandissante. Ce dispositif, à géométrie variable, crée un imbroglio des plus total. Une école de musique, si elle est portée par une collectivité en est exemptée, mais si dans la commune voisine elle est sous forme associative, le passe s’applique. Un groupe de musiciens professionnels n’a pas besoin du précieux sésame pour répéter, quand il est dans le même temps imposé aux amateurs. Les enfants des collèges jouent ensemble au basket sans passe, mais le soir venu, dans le même gymnase, avec les mêmes enfants et cette fois dans le cadre associatif, le passe s’applique. Il est obligatoire dans les trains, mais pas les métros, dans les musées, mais pas les écoles, les exemples sont nombreux… Générant ainsi autant de frustrations doublées d’un sentiment profond d’injustice, dont nous sommes malgré nous les réceptacles.

Le passe sanitaire est à l’origine de cette fracture sans précédent de notre société. Nous en sommes les témoins privilégiés, quand le cadre légal ne nous oblige pas à en être les acteurs malgré nous. Cette crise de la Covid-19 est doublée d’une crise de gouvernance. La gestion de la pandémie, faute d’une vision claire et pérenne, fait porter et appliquer aux acteurs de terrain la mise en œuvre d’une obligation vaccinale qui ne dit pas son nom. Sans avoir à émettre ici un jugement sur cette stratégie qui nous dépasse, nous constatons chaque jour ses limites.

La mise en place généralisée du passe est une démonstration parfaite de la citation de Julio Cortazar, «La lâcheté tend à projeter sur les autres la responsabilité qu’on refuse». En l’occurrence, les maires, les présidents d’associations, les petits patrons. C’est au dernier échelon, le plus fragile de toute la construction du système républicain et sociétal, qu’il incombe, une fois encore, la plus basse des besognes.

La parole politique, pour nous élus des territoires de France, chaque jour au contact de notre population, a encore un sens et une valeur impérieuse. C’est le fondement de ce qui nous lie à nos concitoyens, c’est grâce à cette sincérité que nous sommes les élus préférés des Français. En avril, Emmanuel Macron déclarait en parlant du passe : «Il ne saurait être obligatoire pour accéder aux lieux de la vie de tous les jours comme les restaurants, théâtres et cinémas, ou pour aller chez des amis». Aujourd’hui, alors que l’immunité vaccinale collective tant vantée (deux tiers de la population) est atteinte, il est temps de mettre en cohérence le dispositif et les propos passés du Président de la République. C’est à ce prix qu’il sera possible de redonner confiance aux Français, de reconnaître les efforts monumentaux concédés et qui, aujourd’hui, portent leurs fruits.»

Après la pandémie viendra le temps de la reconstruction, peut-être comme l’annoncent de nombreux observateurs, le temps de la récession, aussi. Ce n’est que dans l’unité, le dialogue et la sérénité, que peuvent l’appréhender les Français. Il est temps de faire confiance à notre population, de lui reconnaître sa liberté et sa responsabilité. Il est temps d’extraire du quotidien déjà lourd de nos concitoyens, la discorde créée par ce dispositif, d’ôter des frêles épaules de ceux qui n’ont rien demandé, un contrôle qu’ils n’ont pas à assumer à leur niveau. Il est pour nous, élus locaux, le temps d’abandonner le contrôle du passe sanitaire de la vie quotidienne des Français.

Découvrez la liste des élus signataires ici !

Tribune reprise de FigaroVox

Défendre la discrimination au nom de la liberté, par Clément Martin (Les Identitaires)

discrimination

À la fin du mois d’août dernier, le MEDEF a organisé la « Rencontre des entrepreneurs de France » autour du thème de la culture woke. Les entreprises sont visées par le wokisme en matière de discrimination. Le chef d’entreprise et essayiste Philippe Manière, citant le libéral Milton Friedman, rappelait que le but d’une entreprise était d’abord de faire du profit et qu’il était naturel que la marque Nike s’engage pour la culture woke, d’autant plus lorsqu’il s’agit de « nobles causes ». En effet, ajoutait-il, « qui est pour les maltraitances faites aux femmes et le viol des enfants ? » L’intervenant rappelait ainsi la méthode des wokistes : créer des polémiques autour de sujets présentés comme rassembleurs, avec un discours de justice sociale a priori inattaquable. Mais comme le précisait Xavier Gorce, ancien illustrateur au Monde, les wokes pratiquent la « guérilla », ils commettent des « attentats virtuels » pour saisir l’attention du public.

Face à cette stratégie du choc, nous pouvons être partagés entre deux attitudes. L’une d’elles consiste à dénoncer le deux-poids, deux-mesures parfaitement hypocrite des hyènes woke, puisque celles-ci ne dénoncent jamais le racisme anti-Blanc ou d’autres discriminations plus courantes, comme le fait de préférer une jeune célibataire à une femme en couple susceptible d’être enceinte. On peut s’offusquer de tels comportements, il est même nécessaire de les mettre en exergue avant de dégonfler la baudruche antiraciste obsessionnelle des militants woke, qui ne s’intéressent qu’aux discriminations faites aux « racisés », c’est-à-dire aux non-Blancs. Rappeler la réalité, prouver ce que l’on avance par des faits, est vital pour déchirer le voile du mensonge woke, qui redessine l’actualité à son avantage pour justifier le Grand remplacement. Ne soyons pas dupes, la dénonciation des discriminations faites aux « racisés » ne vise qu’un but : nous forcer à accepter la visibilité sociale et économique des descendants d’immigrés pour justifier leur présence en France et la continuation de l’immigration-invasion.

L’autre attitude, en fait complémentaire, vise à revaloriser l’idée de discrimination. « Qu’est-ce que la discrimination, écrit Thibault Mercier, si ce n’est l’action de distinguer une chose d’une autre ? Discriminer, c’est tracer des frontières, définir des limites. Dans l’absolu, être, c’est délimiter un dedans et un dehors, c’est donc également discriminer. Un pays n’existe que par ses frontières et les différences ne se concrétisent que par des séparations. Toute action effectuée ou parole énoncée en exclut fatalement une autre et se trouve de facto discriminatoire. Toute vie différenciée implique donc nécessairement une discrimination, une préférence, une hiérarchie. » (Athéna à la borne. Discriminer ou disparaître ?, Pierre-Guillaume de Roux éditeur, 2019).

Discriminer, c’est définir les choses. Discriminer, c’est affirmer son identité en la distinguant des autres. Discriminer, c’est tracer le cercle à l’intérieur duquel on se reconnaît proche de l’un et lointain de l’autre. Discriminer, à notre époque pourtant enivrée de droit-de-l’hommisme, c’est un droit fondamental que les wokistes, eux, n’hésitent pas à mettre en œuvre lorsqu’ils réclament des plages horaires réservées aux Noirs à l’Université. Alors, pourquoi un entrepreneur ne pourrait-il pas définir lui-même l’identité culturelle de son entreprise ? Dans la conception woke, celle-ci devient un service public soumis aux aléas idéologiques du moment, dans une conception parfaitement bolchévique des rapports sociaux. Le wokisme, énième avatar du marxisme, aboutit à la fin de la propriété privée. Le droit de discriminer constitue la preuve ultime que nous sommes encore dans une société de liberté.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Prolonger le pass sanitaire en imposant une troisième dose de vaccin ? [vidéo]

vaccin pass sanitaire

22/10/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Rudyard Bessis – avocat spécialisé dans le droit pénal médical – et Bruno Megarbane – chef du service réanimation à l’hôpital Lariboisière – étaient invités à débattre de la stratégie sanitaire du gouvernement et d’une éventuelle dose de rappel pour les vaccinés.

Ce 20 octobre, le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a laissé entendre que la troisième dose pourrait finir par devenir obligatoire pour garder son pass sanitaire.


Cette semaine dans Valeurs Actuelles : L’interview verité de Marine Le Pen : Zemmour, Macron, sa stratégie…

Samuel Paty, Bataclan : l’Etat face à lui-même – Entretien avec Xavier Raufer [vidéo]

21/10/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Un an après la décapitation du professeur d’histoire-géographie, Samuel Paty, par le terroriste tchétchène Abdoullakh Anzorov, et près de 6 ans après les attaques du 13 novembre 2015, la France revit deux drames en même temps.

Et malgré 9 mois de procès historique avec 1 800 parties civiles, 330 avocats, 542 tomes de dossiers d’instruction, 20 accusés dont 14 présents parmi lesquels Salah Abdeslam, le seul survivant des commandos, et des hommages nationaux pour le professeur sauvagement assassiné, nombre de questions restent sans réponse. D’un côté, les failles d’un Etat aveugle, de l’autre, une République qui refuse de faire son autocritique.

Le criminologue Xavier Raufer revient sur ces deux dramatiques attentats dont la mémoire laisse toujours un goût amer.


Donald Trump annonce le lancement de son propre réseau social, appelé “Truth Social”, un service de vidéo à la demande et de podcasts non-woke

Assez des pages sombres de notre Histoire !, par Philippe Bilger

macron histoire repentance

Avec ce président de la République, Dieu sait qu’on est invité à les revisiter, les pages sombres de notre Histoire !

Le 16 octobre, il a reconnu “les crimes du 17 octobre 1961”. Il évoque “des responsabilités” lors des violences policières contre les manifestants algériens.

Il faut créditer Emmanuel Macron d’une constance méritoire : plus le pouvoir algérien se plaint des contritions françaises, plus il en rajoute. Bientôt il ne saura plus où donner du regret ! On ne va tout de même pas aller jusqu’à inventer des horreurs imaginaires pour battre la coulpe française jusqu’à la lie !

Cette volonté présidentielle de cultiver un fort masochisme – les tragédies ont eu lieu mais en plus il faut les faire revivre en pleurant sur elles – n’est d’ailleurs pas perçue à sa déplorable valeur par ses opposants puisque, par exemple, Alexis Corbière en exige plus : “Il reconnaît les morts mais ne dit pas qui sont les tueurs ?” (JDD)

Il n’a mis en cause que Maurice Papon ! Petit bras dans l’affliction, il aurait pu et dû faire mieux. Ou pire !

Emmanuel Macron a beau faire des efforts pour montrer une image de notre pays en “mater dolorosa”, cela ne suffit pas !

Je donne l’impression de badiner mais pourtant il n’y a pas de quoi rire.

D’abord, par quels étranges détours ce président – certes intellectuel de gauche dans beaucoup de domaines encore, ceux qui relèvent notamment de notre Histoire, de notre protection et de l’évolution sociale – s’est-il fait une spécialité de cette volupté de la désolation nationale ? Certes celle-ci peut nourrir de beaux discours mais je ne crois pas que ce soit la raison essentielle. Il me semble que le président n’a au fond qu’un lien abstrait avec la France et les Français de sorte que s’exprimer au nom du pays en l’invitant à se fustiger ne le met pas en position d’appréhender les dégâts concrets, tangibles qu’il cause à notre mémoire nationale, à notre honneur collectif.

Ensuite, à la rigueur, on pourrait admettre de revisiter des pages sombres de notre Histoire si des pages splendides, épiques, glorieuses, ou tout simplement consubstantielles à la destinée de notre pays dans ses bons ou mauvais jours, faisaient l’objet de la même adulation pour le meilleur que celle prodiguée quasi-exclusivement pour le pire !

Comme à chaque fois qu’une date capitale et un hommage incontestable se présentent, on sent la gêne, le malaise, il ne faut pas en faire trop, on chipote, les lumières certes mais aussi les ombres ! Sous l’influence d’un clan d’historiens pour lequel la seule réalité française acceptable est une France couverte de cendres. Austerlitz, Napoléon : pourquoi célébrer avec fierté et munificence ce qui au fond devrait nous donner mauvaise conscience aujourd’hui : repentons-nous car il est arrivé à notre pays d’être grand !

Le paradoxe d’Emmanuel Macron, à bien lire l’ouvrage de Davet et Lhomme, notamment sur ses rapports avec Stéphane Bern et sa conception de l’Histoire, est qu’il semble au contraire friand de l’Histoire spectaculaire et royale, d’une chronologie illustre, de pompe et de gloire moquée par les historiens de gauche (ou progressistes : la même chose !). Ce qui pourrait signifier que le président de la République est un caméléon s’adaptant à chacun de ses interlocuteurs, ou que dans sa mission il est trop tenté de donner raison à ceux qui n’aiment la France qu’en état de contrition. Sûr ainsi de s’attirer l’approbation des intellectuels dits éclairés.

Il faut du courage pour assumer l’Histoire de la France, dans ses péripéties admirables ou discutables, nationales ou coloniales. Il faut déjà accepter que tout n’a pas commencé en 1789 et que, dans la multitude des débats et controverses suscités par l’imprévisibilité et l’ambiguïté des réalités historiques, pour le moins il ne conviendrait pas de faire peser sur la France une présomption de culpabilité systématique.

Demain aura-t-on encore le droit de se rassembler autour d’une personnalité, d’une victoire ou d’une fierté emblématiques de notre pays, ou serons-nous condamnés à continuer d’excuser la France ?

Philippe Bilger

Tribune reprise de Philippebilger.com

Comme Eric Zemmour, 67% des Français s’inquiètent du « grand remplacement »

« Allah akbar ! » : à Valence, c’est l’hommage à Samuel Paty

samuel paty

Voici l’une des 98 « incivilités » relevées vendredi dernier, lors de l’hommage au professeur décapité. Cela s’est passé au collège Jean-Zay de Valence. Un garçon a hurlé « Allah akbar » pendant l’hommage, le cri du tueur de Paty. L’affaire n’a été connue que ce mardi, quand le papa du collégien islamiste est venu réitérer son soutien au fiston, en en rajoutant une couche.

Il y a énormément de collèges Jean-Zay en France, bien plus qu’il n’y aura jamais de collèges Samuel Paty, car c’est beaucoup moins risqué. Nous ne sommes plus en 1944, et l’occupant n’est plus le boche…

Vendredi, la cérémonie à la mémoire du collègue assassiné se déroulait dans l’enceinte de l’établissement Jean-Zay quand l’un des élèves, âgé de 11 ans, et élève de 5e, a crié : « Allah akbar ! », dans sa classe, pendant la minute de silence. C’est le genre de « chahut » dont se serait volontiers passé le collège, dans la mesure où c’est au cri d’« Allah akbar » que le professeur d’histoire-géographie de Conflans-Sainte-Honorine avait été poignardé, puis consciencieusement décapité. C’est ce même cri qui retentit lors de la plupart des agressions islamistes.

L’élève a été sanctionné d’un avertissement et a proposé de s’excuser. Mais le père, Hamid A., (le nom de famille n’est pas donné, pour ne pas lui nuire), 43 ans, agent de sécurité (ça ne s’invente pas), ne l’entendait pas de cette oreille.

Prévenu par téléphone, il se présente au collège l’après-midi même, et prend très vite le parti de son fils en termes véhéments, le félicitant pour son initiative. De plus en plus agressif au fil de la discussion avec les autorités du collège, il finit par les menacer de mort, puis s’en va.

Le lundi matin, le père est de retour devant le collège. Il force l’entrée, en profitant de l’ouverture du portail, répète ses menaces de mort, et annonce qu’il va incendier le collège.

La police est alors prévenue, et elle interpelle l’individu (ce que Poutou appellerait une violence policière). Au domicile du brave Hamid, on trouvera notamment un sabre, une canne épée, de la littérature salafiste, et une somme en liquide de 11 500 euros. Le relevé de perquisition parle aussi d’une Bible. Sans doute s’agit-il d’un Coran. L’individu est connu des services de police, mais pour des faits plus anciens.

Mardi l’homme était toujours en garde à vue. D’autant que, pendant ladite garde à vue, il aurait réitéré ses propos. Une expertise psychiatrique est en cours. Si elle se révélait positive, comme souvent, cela permettrait de classer le dossier sans stigmatiser l’importante communauté d’origine maghrébine.

Un inquiétant agent de sécurité

Le site Fdesouche avait été l’un des premiers à révéler cette affaire, évoquée dans la presse depuis mardi seulement. Les internautes s’en donnent à cœur joie depuis lors à propos de ce père spécialement irascible et soucieux de la bonne éducation de son fils.

Il y a d’abord le fait que l’individu exerce le métier d’agent de sécurité, ce qui soulève l’inquiétude des internautes. Il y a ensuite la piste psychiatrique, immédiatement empruntée par les enquêteurs, qui suscite l’ironie, tant cette approche est éculée dès que l’on parle de menaces ou de violences islamistes.

De nombreux internautes préconisent…le retour au pays immédiat. Mais le procureur a tenu à préciser que l’individu est français. Il n’est pas compté parmi les cinq millions d’étrangers officiellement recensés en France, ni parmi le million (valeur plancher) de clandestins squattant la France.

Mais il y a des internautes, aussi, pour s’indigner qu’on puisse sanctionner une simple formule arabe, qui signifie : « Dieu est le plus grand ». Ces internautes ajoutent que les chrétiens ont des expressions équivalentes. Certes, mais le contexte n’est pas neutre…

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 20 octobre 2021

Ce n’est pas de l’écologie, c’est une dictature woke, par Clément Martin (Les Identitaires)

europe écologie

Les Verts sont en roue libre depuis leurs quelques victoires municipales, en 2020, à Bordeaux, Lyon, Grenoble, Poitiers… Surfant sur l’esprit zadiste avec une modération qui rassure les bobos des villes (peu désireux de voisiner des punks à chien), EELV a promis des espaces de reconquête écologique mais ne met en place que des laboratoires du wokisme.

A la rentrée scolaire, le maire de Lyon Grégory Doucet visite une école où il met en pratique ses délires idéologique : une cour d’école « dégenrée ». Mais un élève, convié à une conférence de presse grimée en farce participative où les intervenants sont en cercle autour de l’édile, paraît insensible aux qualités progressistes de son maire. « Moi j’voulais des cages de foot, et un ballon de foot, mais à la place, il n’y a rien… Il n’y a que des… copeaux de bois, de la terre, et rien… » Malaise de l’auditoire devant le retour du réel en pleine face. Scoop énorme : les garçons aiment jouer au ballon et se mesurer les uns aux autres. Des millions d’années d’émulation collective (entre individus, familles, tribus, quartiers, clubs sportifs, nations…) nous l’ont appris. EELV nie l’histoire et formate le présent pour accoucher d’un futur moralement transgénique. Où est la cohérence écologique quand on récuse à ce point la nature humaine ?

A Poitiers, le maire coupe les subventions des aéroclubs et dénonce l’association Rêves de gosse, qui fait voler des enfants handicapés. « L’aérien ne doit plus faire partie des rêves d’enfants » explique Léonore Moncond’huy. Elle pense évidemment à la pollution engendrée par l’aéronautique… Mais où est Léonore Moncond’huy pour dénoncer l’impact écologique des flux migratoires ? D’un côté, on décourage les transports ; de l’autre, on encourage les migrations internationales. C’est de l’abus de pouvoir pur et simple : là où EELV pourrait encourager et promouvoir, ils préfèrent punir et bannir de l’espace social. Ces fous ne veulent pas servir le peuple, mais le reformater. C’est ainsi que procèdent les épurateurs et censeurs. Selon le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (Le Monde, 9 décembre 2020), il y a eu environ 30 millions de réfugiés en 2020 : zéro empreinte carbone, Madame le Maire ?

En mars, le Ministre de l’Ecologie, Barbara Pompili, annonçait que les véhicules pas assez propres seront interdits des centres-villes de 45 grandes communes, soit l’équivalent de la moitié de la population. « Il va falloir mettre en place des radars, c’est du concret » annonce-t-elle fièrement. Et « concrètement », puisqu’on en parle, comment allez-vous faire depuis votre tour d’ivoire parisienne pour imposer des checkpoints à l’entrée des villes ? Nous sommes en plein délire soviétique, ces gens raisonnent comme si la France était une page blanche : sans maires, sans élus locaux, sans bassins économiques avec leurs réalités propres, etc. Sous prétexte de conversion écologique, les Verts organisent le « Grand bon en avant » écolo-maoïste, la révolution culturelle à la chinoise, pour dynamiser la « croissance verte », c’est-à-dire en bon français : le lobby industriel du développement durable.

A Strasbourg, le seul espace vert avec un terrain de jeu du quartier du Neudorf sera remplacé par un immeuble accueillant un espace de coworking, un amphithéâtre et un restaurant. Pour bétonner, les Verts ne sont pas les derniers, mais ils enrobent leur connivence avec la promotion immobilière d’un alibi collectiviste : un lieu d’activités plurielles… S’ils étaient vraiment écologistes, les Verts encourageraient le localisme, la petite propriété et les PME de quartier. A la place, ils ne touchent pas aux grandes surfaces (la France est le pays européen où il y a le plus de mètres carrés consacrés aux centres commerciaux), et taxent et réglementent à tout va entre deux séminaires sur « l’identité de genre ». Ce n’est pas de l’écologie, c’est une dictature woke.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Projet « métavers » de Mark Zuckerberg – Un nouveau bouleversement sociétal made in Facebook

Facebook

Un monde toujours plus virtuel avec Facebook ! La société américaine a en effet annoncé qu’elle allait recruter 10 000 personnes en Europe afin de développer son projet de « métavers » qui était dans les cartons depuis longtemps mais que le président-directeur général de l’entreprise Mark Zuckerberg a officiellement annoncé en juillet dernier. Ce projet pourrait bien provoquer un bouleversement majeur au sein de la société…

Qu’est-ce qu’un métavers ? Ce terme créé en 1992 par l’auteur de science-fiction Neal Stephenson est la contraction de méta-univers, c’est-à-dire « ce qui dépasse l’univers » ou encore « l’univers d’après ».

Il s’agit plus précisément d’un univers virtuel créé par un programme informatique, qui permet d’héberger une communauté d’utilisateurs présents sous forme d’avatars (représentation informatique d’un internaute).

Un métavers permet de se déplacer librement, d’interagir avec d’autres avatars mais aussi d’effectuer des achats. Cela peut être une simulation du monde réel mais peut aussi être un monde fantastique permettant de s’affranchir de toutes les lois de la physique.

L’on pourrait qualifier les réseaux sociaux actuels de « métavers de première génération » car ils remplissent un certain nombre des caractéristiques du métavers en faisant notamment sauter les barrières géographiques et en proposant de nombreuses activités sociales virtuelles. Toutefois, il s’agit aussi parfois de simples plates-formes de communication professionnelle, familiale ou amicale, qui gardent un lien important avec le monde réel.

Le jeu vidéo en ligne Fortnite, lui, serait plutôt de la deuxième génération des métavers. Durant le confinement de mars 2020, le rappeur Travis Scott y a par exemple donné une série de concerts virtuels ayant attiré des dizaines de millions de spectateurs, un chiffre évidemment impossible à atteindre dans le monde réel. En organisant ces événements, les gérants de Fortnite ont réalisé un coup de force aux allures de changement de société. Désormais, ce qui n’était qu’un jeu devient un monde parallèle dans lequel le Covid ou les attaques terroristes n’existent pas, qui n’exige pas de passe sanitaire et qui peut donner lieu à des festivités mondialisées.

La forme actuelle du jeu est toutefois loin de montrer tout le potentiel – et les risques immenses – des métavers.

Avec un casque de réalité virtuelle, technologie en perpétuel développement, notamment via l’entreprise Oculus (qui appartient à… Mark Zuckerberg), il sera bientôt possible d’être immergé dans ce monde parallèle. Les utilisateurs ne se contenteront plus de regarder un écran, ils seront plongés dans l’écran et auront des interactions semblant réalistes avec des personnes situées à l’autre bout du monde.

C’est le projet de Mark Zuckerberg, et c’est ni plus ni moins ce que l’on peut voir dans le film de science-fiction Ready Player One réalisé en 2018 par Steven Spielberg. Dans ce long métrage se déroulant dans le futur, le processus est bien ancré dans la société. Le métavers y est une échappatoire pour les déshérités mais aussi un lieu d’influences et de pouvoir.

Si un tel projet provoquera immanquablement des problèmes de confidentialité pour les internautes, la coupure avec le monde réel pourrait bien être dramatique. Les consoles de jeux vidéo n’étaient donc que des amuse-gueules.

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 19 octobre 2021

Ce mépris de classe qui habite la macronie

Les Gilets jaunes sont-ils prêts à repartir, comme en 18 ? Le 17 novembre 2018, la France des Oubliés déboulait sur les Champs Elysées. Elle allait faire trembler, un temps, les notables de la macronie. Deux ans plus tard, la nouvelle envolée du prix des carburants, ponctionné par une fiscalité gloutonne, a donné prétexte ce week-end à quelques timides réoccupations de ronds-points. Reste que le gouvernement, toujours aussi arrogant face à la classe moyenne, pourrait bien apporter l’impulsion à une dynamique populaire encore encalminée. Le dédain que montre le pouvoir pour « ceux qui ne sont rien » est un comportement ancré. Emmanuelle Wargon, ministre du logement, en a apporté l’illustration l’autre jour en critiquant la maison individuelle, cet idéal des Français. Elle-même propriétaire d’une maison de 150 m2 dans le privilégié Saint-Mandé (Val-de-Marne), Wargon a fait l’éloge du logement collectif.

Pour la ministre, les pavillons, « ce rêve construit pour les Français dans les années 70 », « ce modèle d’urbanisation qui dépend de la voiture pour les relier », sont un « non-sens écologique, économique et social ». Et d’ajouter : « Le modèle du pavillon avec jardin n’est pas soutenable et nous mène à une impasse ». Mais comment une personnalité qui se dit progressiste peut-elle faire preuve d’une telle morgue ? Vendredi, Wargon a regretté « la caricature faite de ses propos ». « Il n’est pas question d’en finir avec la maison individuelle », a-t-elle assuré.

Les propos de Wargon, qui pourraient s’entendre dans l’excès d’urbanisation des sols, ne sont pas seulement une maladresse. Ils montrent un mépris de classe. Il est porté par la nouvelle bourgeoise urbaine « éclairée ». On se souvient du ministre Benjamin Griveaux qui, en octobre 2018, désignait Laurent Wauquiez (LR) comme le « candidat des gars qui fument des clopes et qui roulent en diesel ». « Ce n’est pas la France du 21 e siècle que nous voulons », avait ajouté Griveaux, aujourd’hui disparu de la scène politique.

En octobre 2020, sur LCI, c’est l’époux d’Emmanuelle Wargon, l’urgentiste Mathias Wargon, qui expliquait à propos de ceux qui contestaient les discours anxiogènes du pouvoir sur l’épidémie de Covid : « Avant, on les entendait au bistrot (les anti-vaccins, les complotistes) Ils étaient un peu bourrés, un peu cons, et on leur disait de rentrer à la maison quand ils étaient trop bourrés… Maintenant, ils sont à la maison, ils sont bourrés, ils sont toujours aussi cons, ils sont sur les réseaux. Je n’ai pas d’autres explications (…) Moi ce qui me fait peur c’est que ces gens votent en fait ». Le nouveau parti de la Raison, que prétend être la majorité présidentielle, se résume assez bien dans ce couple Wargon, belles âmes qui tiennent les « ploucs » pour des sous-citoyens. Oui, l’imbuvable macronie pourrait bien réveiller la révolte mal éteinte des Gilets jaunes.

Ivan Rioufol

Texte daté du 18 octobre 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

“J’ai peur du mondialisme, de la société qu’on nous propose” – L’humoriste Philippe Chevallier votera pour Marine Le Pen en 2022

Loïc Hervé – “Il faut arrêter avec ce pass sanitaire !” [vidéo]

Loïc Hervé

20/10/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Le Sénat a rejetté la proposition de loi sur l’obligation vaccinale.

Pour en parler, André Bercoff a reçu Loïc Hervé, Sénateur UDI de Haute-Savoie. Celui-ci considère notamment qu’il faut se débarrasser au plus vite du passe sanitaire.


Quand Le Monde stigmatise le père « haineux » d’une victime du Bataclan, par Marie d’Armagnac

Patrick Jardin

« Au procès des attentats, la colère d’un père haineux. » C’est le titre d’un portrait de Patrick Jardin, père inconsolable de Nathalie, 31 ans, assassinée au Bataclan, du quotidien vespéral. Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il ne se laisse pas vraiment aller à l’empathie envers son sujet, qui pourtant aurait toutes les raisons du monde de la mériter. Devant le tollé suscité par cette indécente titraille, Gilbert Collard mais aussi l’écrivain Jacques de Saint-Victor l’ont dénoncée, le quotidien l’a retitrée en catastrophe, c’est devenu « La colère sans limites d’un père ».

Pour la journaliste auteur de l’article, c’est la haine, expression d’un gauchisme revendiqué, qui est sans limites.

Patrick Jardin est en effet une mauvaise victime : il a perdu sa fille criblée de balles lors d’un massacre de masse à matrice islamiste, mais la journaliste retient plutôt qu’« à rebours de la plupart des parties civiles, dont la douleur ne déborde pas dans le champ politique, l’insondable tristesse de Patrick Jardin alimente un militantisme d’extrême droite ancien et virulent ». À ce père meurtri d’une douleur qui ne passera jamais – comment peut-on se remettre de la mort d’un enfant – mais qui, au lieu d’assouvir une vengeance personnelle, s’en est remis à la Justice, Le Monde décoche ses flèches empoisonnées l’une après l’autre : « Divers mouvements réactionnaires avaient érigé le père de Nathalie en icône anti-islam, un rôle qu’il assume sans problème […] Ses comptes sur les réseaux sociaux, régulièrement signalés, sont très souvent bloqués. » Le plus grand tort de Patrick Jardin ? « Patrick Jardin vote FN, puis RN, depuis cinquante ans. » Une petite dose de reductio ad hitlerum, ça ne peut pas nuire à la démonstration, n’est-ce pas ?

Jusqu’à l’argument massue, l’assignation à résidence fasciste 2.0, qui s’appelle aujourd’hui complotisme, particulièrement en vogue depuis dix-huit mois : « Il a refait cent fois l’enquête, passe tout son temps sur Internet, se laisse gagner par le complotisme. » Sans complexe et sans limites, l’article se conclut par un jugement moral que l’on trouvera, et c’est un euphémisme, particulièrement déplacé : « La “mauvaise victime”, érigée en martyre par la droite de la droite, est en roue libre, enfermée dans sa haine. »

Il y a quelques heures, Patrick Jardin réagissait sur Twitter : « Suite aux fausses informations publiées par l’immonde : une plainte en diffamation a été déposée ce matin je n’ai jamais fait de politique je n’ai jamais fait parti d’AFO [Action des forces opérationnelles, NDLR] et ils ont utilisé une photo de moi sans mon autorisation. »

Le Monde n’en est pas à son coup d’essai avec Patrick Jardin : dans un article du 28 septembre 2018, les auteurs le dénonçaient pour connivence avec « le gotha de l’activisme d’extrême droite ».

Mais la vérité oblige à dire que la journaliste du Monde ne prétend pas vraiment à la même objectivité envers le père du terroriste Samy Amimour. De ce père de terroriste qui, lui, n’est pas haineux mais « presque brisé », elle dresse sur i>Télé un portrait incroyablement complaisant, quelques jours seulement après l’attentat du Bataclan : « Un citoyen du monde, il a énormément voyagé, c’est un lettré, il s’intéresse au cinéma, c’est quelqu’un de cultivé, qui parle plusieurs langues, plusieurs dialectes, quelqu’un de très ouvert sur le monde avec qui j’ai pu boire une bière (sic). » « C’est pareil pour sa mère qui est une militante féministe très active dans les milieux culturels berbères. »

C’est pourtant Azdyne Amimour qui déclarait, dans les colonnes de 20 Minutes, à l’occasion de la sortie d’un livre co-écrit avec le père d’une des victimes du Bataclan, Georges Salines, et contre lequel Patrick Jardin s’est maintes fois insurgé : « J’ai l’impression que les parents de victimes et les rescapés sont comme moi, ils veulent comprendre, s’informer. Je considère que je suis également une victime, tout comme mon fils qui a été manipulé. Ça peut arriver à n’importe qui. » Indécente manipulation de la vérité… Mais pour la journaliste du Monde, Azdyne Amimour, à la différence du méchant Patrick Jardin, coche toutes les cases du camp du bien. Et sinon, l’islamo-gauchisme dans la presse française, c’est un fantasme d’extrême droite ?

Marie d’Armagnac

Tribune reprise de Boulevard Voltaire