Entretien avec Jean-Yves Le Gallou – Pour en finir avec le « moulag »

Le 5e Forum de la dissidence se tient samedi 23 novembre et Présent y participe – vous y trouverez un stand de votre journal. Voici l’occasion de retracer avec son fondateur, Jean-Yves Le Gallou, l’histoire et les buts de Polémia, organisateur de cette manifestation.

— Qu’est-ce que Polémia ?

— Il s’agit d’un cercle de pensée sur Internet, créé le 2 décembre 2002 pour combattre le politiquement correct et la tyrannie médiatique, et engagé dans la défense de l’identité française et européenne.

— Anniversaire d’Austerlitz ! Pourquoi ce nom ?

— Parce que, selon Héraclite, Polemos, le conflit, est le père de tous les êtres, et que nous sommes clairement dans une position conflictuelle, et même de combat, face à l’idéologie dominante.

— Aucun lien avec la polémique, ou vous y avez pensé aussi ?

— Le paradoxe est que nous utilisons assez peu le ton polémique, puisque nous publions plutôt des textes de fond, argumentés. Nous sommes polémiques sur le fond beaucoup plus que sur la forme.

— Considérez-vous que le but que vous vous donniez a été atteint ?

— Nous avons livré deux types de batailles principales : une sur le front identitaire pour combattre le grand remplacement et faire valoir toutes les failles des politiques migratoires. Or l’opinion a avancé sur le sujet, pas seulement grâce à nous, bien sûr, mais par un ensemble de forces, et aussi, malheureusement, par l’évolution de la situation, conduisant à une prise de conscience croissante de la réalité de la situation et de l’impossibilité d’assimiler des masses nombreuses venues d’Afrique ou du monde musulman.

On a aussi pas mal développé une critique des positions de politique étrangère américanocentrées. C’est un autre volet, géopolitique.

— Et l’autre front ?

— Il s’agit du front médiatique, pour décrédibiliser les médias dominants grâce à deux axes d’attaque : celui de la réinformation, en participant à la création du « Bulletin de la réinformation » sur Radio Courtoisie en 2005, en organisant régulièrement des séminaires de réflexion sur la réinformation, en participant à la création d’un certain nombre de sites, pour donner un autre point de vue, un autre angle. Et l’axe de la dénonciation de la tyrannie médiatique, de la description des mécanismes de pouvoir des médias : qui les possède ? qui les finance ? quelle est leur idéologie ? notamment en soulignant l’alliance de fer entre des journalistes venus de la gauche ou de l’extrême gauche et des patrons adeptes d’un capitalisme mondialisé.

— Vous êtes entouré et aidé par une belle équipe de collaborateurs ?

— Nous avons une organisation concentrique avec, au centre, le bureau constitué par une petite dizaine de personnes, dont votre collaboratrice Françoise Monestier, puis une équipe d’environ 30 contributeurs intellectuels – parmi lesquels figure Camille Galic, qui elle aussi écrit dans Présent ! –, un plus grand cercle de participants, et enfin un cercle encore plus grand de donateurs.

— Quel est le thème du 5e Forum qui se tient samedi ?

— Le thème choisi est « la dictature Macron », telle qu’elle peut s’exercer en tous domaines : policier, judiciaire, scolaire, médiatique avec les récentes lois de censure, bref ! pas le goulag, mais le « moulag ». On ne finit pas dans des camps, mais on subit une propagande massive.

— Parlez-nous des Bobards d’Or ?

— Cette cérémonie des Bobards d’Or, parodique, existe depuis dix ans et est un autre axe du combat mené par Polémia contre les médias, visant à montrer qu’ils mentent, qu’ils bobardent, et que c’est structurel : un mensonge politiquement correct va se propager sans aucun contrôle. A cette occasion, nous citons de nombreux exemples de « bobard total », quand tous les grands médias participent au mensonge. Ainsi, lors des attentats à Toulouse et Montauban, on nous a expliqué que le meurtrier était blond aux yeux bleus. Ce n’est jamais innocent, car si le mensonge se propage sans vérification, c’est qu’il va dans le sens du politiquement correct.

— Que des réussites ?

— Oui et non ! Imparfaites quand même, parce que l’objectif sur l’immigration serait qu’elle s’arrête, ce n’est pas encore le cas ; l’objectif sur les médias serait que le mur de la désinformation tombe, ce qui n’est, là encore, pas encore le cas, les deux choses étant d’ailleurs liées : si ce mur ne tombe pas, il n’y aura pas de changement profond, ni sur les questions sociétales, ni sur les questions identitaires.

Le combat est loin d’être achevé même si on constate une certaine réussite : le degré de confiance dans les grands médias français n’a jamais été aussi faible (23 %), un des plus bas du monde européen. Nous ne sommes pas les seuls à livrer cette bataille, mais il est bon de constater le résultat !

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Gilets jaunes : le général de Villiers sort du bois, par Ivan Rioufol

Général de Villiers

Enterrer les Gilets jaunes ? Pas si vite ! En apparence, l’essoufflement de la contestation signe sa fin. Samedi, 28.000 personnes ont répondu à l’anniversaire du mouvement, dont 4 700 à Paris. Ils étaient dix fois plus le 17 novembre 2018. Des scènes de violences urbaines, qui ont mis à sac la Place d’Italie à Paris, ont contribué à caricaturer la révolte populaire et à décourager ses sympathisants. Cette stratégie du chaos, menée par l’extrême gauche depuis des mois, est une aubaine pour le parti de l’Ordre. Dimanche, le premier ministre a ainsi pu assurer, droit dans ses bottes, que la “volonté de transformer” la France est “intacte”. Déjà, à l’issue de la première mobilisation motivée par la hausse des taxes sur le carburant, Edouard Philippe avait déclaré : “La trajectoire carbone, nous allons la tenir“.

Il avait alors annoncé pour le 1er janvier 2019 une augmentation de la taxe sur le diesel de 6,5 euros par litre, et de 2,9 centimes pour l’essence. Est-il besoin de rappeler la suite des événements et les reculades du gouvernement ? C’est à ce risque que s’expose à nouveau Philippe, quand il feint de considérer la colère française comme résorbée. En réalité, elle est toujours présente et ne demande qu’à renaître. Un de ses ressorts est justement la morgue de la macronie, qui persiste à vouloir “transformer” la France, alors que de nombreux citoyens attendent d’abord, au-delà de la fronde fiscale, d’être protégés d’une mondialisation qui fragilise les peuples et les civilisations. Le pouvoir ne semble pas vouloir comprendre que la concorde ne s’achètera pas avec de l’argent mais par une ouverture de la démocratie à ceux dont les voix demeurent inaudibles.

Une place est à prendre, pour celui qui saura conceptualiser et incarner ce rejet d’un monde dépassé, auquel Emmanuel Macron s’accroche avec de plus en plus de brutalité et l’autoritarisme des faibles. C’est dans ce contexte que se lit la postface du général d’armée Pierre de Villiers, à son dernier livre réédité ces jours-ci (1). Analysant la révolte des Gilets jaunes, il écrit : “Loin d’être un mouvement social de plus, elle a révélé une crise sociétale d’une grande ampleur“. Le militaire souligne “le sentiment d’éloignement croissant entre les dirigeants, quels qu’ils soient, et les citoyens, les salariés des entreprises, les membres des associations, etc. L’individu se sent ignoré, laissé-pour-compte, sans pour autant savoir qui décide vraiment de son sort“. Pierre de Villiers aurait-il, malgré ses démentis d’hier, une ambition présidentielle cachée ? En tout cas, il choisit de sortir du bois. Son éloge des chefs et de l’autorité dessine en creux ses critiques contre le chef de l’Etat, dont il fut un des collaborateurs.

Villiers écrit : “Nos élites sont parfois de bons tacticiens; ils sont souvent de piètres stratèges (…) Nos élites manquent de profondeur (…) Il nous manque des chefs qui incarnent une voix et fixent la voie“. Ce diagnostic n’est pas d’une folle originalité; il ne fait pas un programme électoral. Mais il a le mérite d’être plus lucide que les utopies universalistes et mercantiles dont se berce la macronie, envahie par son adoration d’elle-même. Les Gilets jaunes n’ont pas fini d’être la bête noire de la caste aux abois.

(1) Qu’est-ce qu’un chef ? Editions Pluriel

Ivan Rioufol

Texte daté du 18 novembre 2019 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Immigration illégale en Europe, par Jean Rouxel

immigration

Une récente étude du think tank américain Pew Research Center évalue la population d’immigrés clandestins en Europe un peu au-dessous de 1% de la population globale en 2017: entre 3,9 et 4,8 millions d’immigrés clandestins sur 500 millions d’habitants dans les 32 pays d’Europe étudiés.

Ce chiffre est déjà, à lui seul, extravagant. J’ai beau être conscient de la gravité du problème, j’ai été ébahi de lire une telle estimation – surtout sous l’autorité d’un organisme qui ne passe pas vraiment pour être d’«extrême droite»!

Plus grave encore, le Pew Research Center explique que 70% des immigrés clandestins sont répartis parmi 4 principaux pays: l’Allemagne, le Royaume-Uni, la France et l’Italie.

La France, loin de s’opposer à l’immigration illégale, refuse en effet de garder ses frontières, de condamner sévèrement les trafiquants de chair humaine qui font passer des dizaines de milliers de clandestins chaque année, et réserve même des prestations sociales (notamment la fameuse Aide médicale d’État) aux personnes n’ayant aucun droit d’être sur notre territoire.

Il aurait donc été surprenant que les clandestins ne soient pas nombreux chez nous.

Pourtant, il est très vraisemblable que les chiffres du Pew Research Center soient nettement minimisés.

D’abord, un rapide calcul montre une différence de 5% environ entre les chiffres de clandestins indiqués pour chacun des 4 pays les plus « accueillants» et 70% de l’ensemble: si l’on additionne les populations de clandestins entre Angleterre, Allemagne, France et Italie, nous serions entre 2,6 et 3,5 millions, alors que 70% de la population globale donne un intervalle de 2,73 à 3,36 millions.

Surtout, pour la France, l’étude indique 300000 à 400000 clandestins en 2017, dont 38000 demandeurs d’asile en attente de décision. Ces 38000 ne devraient, par définition, pas être (enco­re) des clandestins. Pourquoi d’ailleurs ne pas comptabiliser tous les plus de 100000 demandeurs d’asile enregistrés en 2017? Il est donc probable que ces 38 000 «demandeurs d’asile» soient en réalité des déboutés du droit d’asile devenus clandestins.

J’ajoute qu’il y a si longtemps que l’on estime à 300 000 le nombre de clandestins, sachant qu’au moins 100000 entrent chaque année en France, qu’il me semble peu vraisemblable que nous soyons encore à ce chiffre.

La fourchette basse consiste à prendre la proportion de clandestins en Europe (0,87%) et à l’appliquer à la population française. Soit au minimum 565 000 clandestins. Et, sans doute deux fois plus puisque la France est l’une des destinations préférées des clandestins!

Jean Rouxel

Tribune reprise de les4verites.com

Djihadistes : peines réduites en appel pour deux combattants de l’État islamique

19/11/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Parti combattre en Syrie entre 2013 et 2014, le djihadiste Erwan Guillard a été condamné en appel ce vendredi à onze ans de réclusion criminelle, légèrement moins donc que les douze ans prononcés lors de son premier procès en mars 2018, mais très inférieure aux dix-huit ans de réclusion criminelle réclamés par le Parquet général, qui souhaitait également une période de sûreté des deux tiers.

Les juges n’ont pas plus retenu cette option. Ainsi la peine sera aménageable. Arrêté à son retour en France, cet ancien militaire parachutiste, converti à l’Islam en 2009, avait conservé dans ses affaires des images d’exactions tout en jurant ne pas en avoir lui-même commis. L’ancien délinquant Tewffik Bouallag, lui aussi parti faire le djihad a quant à lui été condamné à treize ans de réclusion criminelle, avec une période de sûreté aux deux tiers.

En première instance, il avait écopé de quatorze ans, sans période de sûreté.


Contre l’islamisation et l’invasion migratoire, pour la remigration – En marche vers la reconquête !

Dimanche, à l’appel de Génération identitaire et Academia Christiana, près de 600 Français ont marché contre l’islamisme. Date choisie pour rendre hommage aux victimes tombées il y a quatre ans sous les balles islamistes.
La manifestation avait été interdite en 2017 puis cette interdiction condamnée par le tribunal administratif. Le cortège, joyeux et coloré, s’est élancé de la place Denfert-Rochereau pour rallier Cambronne dans le XVe arrondissement. La plupart des présents sont jeunes. Fiers de leur culture, ils représentent l’avenir du pays.

Pourquoi si peu de monde, déplorent certains ? « Il faut sensibiliser autour de nous, y compris dans nos familles, sur la situation et la réalité, notamment dans les banlieues et les grandes villes. Une majorité de Français ne se rend pas encore compte de la progression de l’islamisation dans notre pays. Tant que cela ne les touche pas, ils n’y prêtent pas attention », analyse une manifestante. « Il y a deux types d’individus, explique un des orateurs, ceux qui pourront regarder leurs enfants dans les yeux, fièrement et qui pourront leur dire qu’ils ont tout tenté pour protéger leur peuple et leur civilisation, et tous les autres, ceux qui baisseront les yeux, honteux quand leur descendance viendra leur demander des comptes. » Anaïs Lignier, porte-parole de Génération identitaire, renchérit : « Notre peuple n’est pas mort, il est juste endormi mais commence à se réveiller. »

Outre des drapeaux, essentiellement bleu, blanc, rouge, certains brandissent des pancartes avec la photo de terroristes. « Attentats de Paris, ni pardon, ni oubli », « Une seule solution, c’est la remigration » ou « Stop aux fichés S, stop aux terroristes, nous chasserons les islamistes », proclament les slogans. Arnaud Danjou, président d’Academia Christiana, résume la longue histoire de l’Europe chrétienne luttant pour la Reconquista face à l’invasion musulmane. L’histoire se répète…

« Le problème de l’islam n’est pas seulement un problème religieux, et la réponse à ce problème, ce n’est pas seulement la laïcité. Que des musulmans prient chez eux Allah, c’est leur affaire. Que des musulmans, que des associations musulmanes, que les Frères musulmans, que les salafistes, veuillent nous imposer chez nous leurs mœurs, leurs lois, leurs croyances, leurs coutumes, c’est notre problème et ça ne doit pas être accepté. » Après avoir dressé ce constat, Jean-Yves Le Gallou, fondateur de Polémia, poursuit en dénonçant le « pouvoir liberticide qui veut détruire notre identité ».

La conclusion des différentes interventions se résume en quelques mots : résister, se mobiliser contre l’islamisation et l’invasion migratoire, organiser la remigration. « La peur doit changer de camp, nous avons commencé à le faire en étant ici aujourd’hui », insiste Anaïs Lignier. La manifestation se clôt avec le mot « reconquête », dont les lettres se détachent en rouge, éclairées par des fumigènes, cette reconquête qui n’en est qu’à ses débuts mais portée par des jeunes déterminés à défendre leur culture, la culture de leurs ancêtres. Vive la France française !

Hélène Rochefort

Article paru dans Présent daté du 18 novembre 2019

Gilets jaunes : un an après, quel avenir pour ce mouvement qui aura durablement marqué le quinquennat Macron ?

18/11/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Ce week-end, le mouvement des Gilets jaunes « fêtait » sa première année d’existence. Révoltes fiscales, frondes sociales, jacqueries, révolutions, canuts, révoltes ouvrières et populaires, poujadisme, mai 68, etc. Notre passé compte plusieurs épisodes similaires et, à n’en pas douter, les Gilets jaunes s’inscrivent d’ores et déjà dans la continuité de cette tumultueuse histoire de France. Son ampleur et sa durée déroutent les observateurs, la nature des revendications, sa genèse et ses évolutions le rendent difficilement saisissable. Quand certains y voient la révolte du petit peuple contre ses élites déconnectées, le réveil de cette France périphérique décrite par Guilly et Michéa face aux saccages de la mondialisation, le sursaut du « petit blanc » déclassé qui ne veut plus mourir en silence ; d’autres se prennent à rêver du grand soir anticapitaliste, de VIe République girondine et de Commune l’emportant 150 ans après sur les forces versaillaises grâce à une convergence des luttes entre travailleurs « lepenisés », zadistes, syndicats et minorités bobos de Nuit debout. Et puis, il y a ceux qui qualifient les Gilets jaunes de dangereux extrémistes, envieux, éternels jaloux du succès des autres, haineux et casseurs.

Sans doute est-il encore trop tôt pour qualifier politiquement ce mouvement, sans doute les Français ne savent-ils pas eux-mêmes comment le cerner, toujours est-il que sa popularité reste très haute.

Malgré les casses, les pillages, les manques à gagner pour les commerçants, les Français dans leur majorité continue de soutenir ce mouvement. C’est ce que montre une récente enquête Odoxa-Dentsu Consulting pour Le Figaro et Franceinfo. 69% des personnes interrogées trouvent le mouvement plutôt, voire tout à fait « justifié » alors que seuls 13 % des Français ne le trouvent au contraire « pas du tout justifié ». 58% des personnes interrogées trouvent que la mobilisation des Gilets jaunes a été « plutôt une bonne chose » pour « les gens comme [eux] ». L’institut Elabe a également sondé les Français sur leur adhésion aux revendications du mouvement. Si 55% des personnes interrogées approuvent la mobilisation des Gilets jaunes, 6 Français sur 10 s’opposent toutefois à un regain de mobilisation.

Un an après, les blessures subsistent et le pouvoir a tremblé

Plus de 10 000 personnes ont été retenues et entendues dans toute la France au cours des sept mois les plus intenses de manifestations. Moins de la moitié pourtant ont fait l’objet de poursuites. Ces mesures préventives ont contribué à ternir l’image des forces de l’ordre de même que l’usage de leurs armes. Mutilées par des grenades ou des tirs de LBD, plusieurs dizaines de manifestants ont vu leur vie basculer. 212 enquêtes ont été confiées par le procureur de la République de Paris à l’IGPN, 146 ont été clôturées. Parmi elles, 18 informations judiciaires sont à l’instruction et 72 procédures sont toujours en cours d’analyse au Parquet de Paris qui doit déterminer des suites à donner. Des chiffres qui frappent, à la mesure de la peur qui a soufflé sur la Macronie chaque samedi, plusieurs semaines d’affilé.

Pour ce premier anniversaire, entre 30 et 40 mille personnes ont défilé dans toute la France. « Macron je te déteste de tout mon cœur » pouvait-on lire sur un coussin en forme de cœur tenu par un manifestant place d’Italie, signe que les blessures sont loin d’être refermées.

Google poursuivi en justice en Pologne pour cause de censure idéologique

Dans un communiqué publié le 8 novembre 2019 sur son site, l’organisation polonaise d’avocats et juristes pro-vie et pro-famille Instytut Ordo Iuris indique avoir entamé une action en justice contre le géant américain Google.

Dans cette affaire, les avocats de cette ONG connue pour son efficacité et son activisme en Pologne et à l’étranger, auprès des instances internationales (ONU, CEDH, CJUE, etc.), représentent le rédacteur en chef d’un hebdomadaire conservateur prestigieux, Do Rzeczy. Cinquième hebdomadaire d’actualité sur le marché polonais en termes de ventes, Do Rzeczy est souvent classé premier ou deuxième en termes d’influence, c’est-à-dire en nombre de fois où ses articles sont cités dans les autres médias polonais.

Censure sur YouTube

La plainte de l’Institut Ordo Iuris contre Google concerne tout particulièrement des émissions de la télévision Internet wSensie.tv auxquelles participaient Paweł Lisicki, le rédacteur en chef de Do Rzeczy. Le service YouTube, qui appartient à Google et sur lequel wSensie.tv diffuse ses émissions, a en effet supprimé à deux reprises cet été des épisodes de l’émission Wierzę (« Je crois »), présentée sur le site de la télévision Internet comme étant une émission catholique et dans lesquelles Paweł Lisicki discutait avec le journaliste Marek Myśko de l’enseignement de l’Église en ce qui concerne l’homosexualité. Paweł Lisicki est un journaliste, commentateur, essayiste et écrivain conservateur reconnu en Pologne et très souvent invité sur les plateaux de télévision. Auteur de nombreux livres et féru de théologie et d’histoire, c’est un spécialiste de l’histoire de l’Église.

Ainsi que le rappelle Ordo Iuris dans son communiqué informant des poursuites engagées contre Google, la censure qui a frappé cette émission sur YouTube n’est malheureusement pas un cas isolé. Et l’organisation de citer une homélie de l’archevêque de Cracovie comparant le totalitarisme LGBT au totalitarisme communisme, qui avait été mise en ligne par la radio catholique Radio Maryja, ainsi que les paroles de journalistes conservateurs et « autres contenus à caractère pro-famille, chrétien et conservateur », et les chaînes YouTube de certaines télévisions Internet de droite.

Au début du mois d’août, YouTube avait par exemple bloqué la chaîne wRealu24 malgré (ou à cause de ?) ses quelque 400 000 abonnés après que cette chaîne aux vues conservatrices et patriotiques se fut fait une spécialité de couvrir en direct les « marches des égalités » LGBT très nombreuses cette année en Pologne, mais avec souvent les mêmes visages de militants transportés en autocars d’une ville à l’autre. Certes, le reporter de wRealu24 y posait souvent des questions qui avaient le don de gêner ou agacer les manifestants, et il lui fallait parfois exhiber sa carte de presse pour obtenir la protection de la police, mais il agissait toujours sans agressivité et en restant courtois à tout moment, contrairement à certains de ses interlocuteurs.

Autres censures des GAFA

Dans son numéro du 12-18 août, l’hebdomadaire Do Rzeczy avait réagi à la censure qui venait de frapper son rédacteur en chef par un dossier sur la manière dont les géants américains de l’Internet Google, Facebook et Amazon pratiquent la censure idéologique contre les chaînes conservatrices, nationalistes, catholiques ou pro-vie. Outre la suppression ou le blocage des comptes ou des contenus, on pouvait y lire comment, par exemple, Google coupe les sites de droite de leur financement par la publicité. Parmi d’autres, le rédacteur de l’hebdomadaire libéral-conservateur Najwyższy Czas (« Il est grand temps »), Tomas Sommer expliquait ainsi dans ce numéro de Do Rzeczy comment, sans avertissement, les publicités Google cessaient d’apparaître sur leur site, les privant des revenus correspondants, ce qui était suivi au bout d’un certain temps par l’appel d’un employé de Google, qui ne se présentait que par son prénom et qui n’était jamais le même, pour informer qu’il n’y aurait plus de publicité sur le site tant que celui-ci présenterait des contenus « non conformes aux valeurs de Google ». Impossible en revanche de savoir quels contenus précis étaient supposés enfreindre ces valeurs. Dans la pratique, cependant, il semblerait que, en Pologne comme ailleurs, toute critique de l’idéologie et de la militance LGBT, de l’immigration ou de l’avortement et tout contenu à caractère patriotique est susceptible d’être classé « discours de haine » par Google et consorts, au contraire des discours agressivement anti-chrétiens et anti-droite qui suscitent rarement des réactions des géants du Net quand ils sont dénoncés.

Pour ce qui est des émissions de la télévision Internet wSensie.pl à l’origine de l’action en justice d’Ordo Iuris, les passages de la Bible et les documents de l’Église cités par Paweł Lisicki avaient visiblement été jugés par les employés de Google comme incitant à la haine. Après la suppression des deux émissions incriminées, c’est la chaîne wSensie.pl elle-même qui avait été bloquée pour 3 mois sur YouTube. Google était toutefois revenu sur cette décision après l’intervention d’Ordo Iuris, mais les avocats de l’ONG polonaise exigeaient également des excuses publiques, à publier sur un quart de la surface de la page d’accueil du site YouTube.com, envers les deux journalistes de l’émission qui s’étaient estimés diffamés par le motif « de discours de haine » évoqué pour justifier la censure qui les avaient frappés. Ordo Iuris demandait encore que Google s’engage par écrit à mettre fin à ces pratiques que l’organisation polonaise considère comme illégale à la lumière des lois polonaises sur la liberté expression. La direction de Google n’ayant pas daigné réagir, la justice polonaise va donc se saisir du dossier.

Censures des géants américains

Parallèlement, l’Institut Ordo Iuris a préparé un projet de loi accompagné d’une pétition dans le but de mieux défendre en Pologne la liberté d’expression sur Internet. Cette action est soutenue par plusieurs journalistes et polémistes qui ont été victimes de la censure des géants américains du Net et elle est également soutenue par le centre de surveillance de la liberté de la presse de l’association des journalistes polonais (Stowarzyszenie Dziennikarzy Polskich, SDP).

Dans son communiqué, Ordo Iuris informe aussi être en train d’analyser d’autres « affaires liées à la censure idéologique » pratiquée par Google et les médias sociaux. Des affaires qui pourraient déboucher sur de nouvelles actions en justice.

Article repris du site OJIM

Génération identitaire a organisé une marche contre les islamistes à Paris

Le mouvement Génération identitaire a tenu, ce 17 novembre, une marche à Paris contre les islamistes, en réaction, en particulier, à l’attentat de la préfecture de Paris d’octobre. Des slogans appelant à la «remigration» s’y sont fait entendre.

«Nous voulons la remigration. Pas d’islamistes, pas d’attentat», scandaient, entre autres slogans, les manifestants, selon le reporter de RT France présent sur place.

Certains manifestants arboraient des portraits d’auteurs d’attentats islamistes en France, comme celui du terroriste responsable de l’attaque sanglante de l’Hyper casher à la Porte de Vincennes à Paris en janvier 2015, Amedy Coulibaly.

L’organisation identitaire, hostile à l’immigration et à l’«islamisation» de Europe, avait appelé à manifester contre l’«islamisme», en faisant référence en particulier à l’attaque du 3 octobre à la préfecture de police de Paris, perpétrée par Mickaël Harpon, un employé de l’administration converti à l’islam. «Harpon était habilité secret défense alors qu’il fréquentait des imams salafistes fichés par la DGSI. Un islamiste était donc infiltré au plus haut niveau de l’Etat, du jamais-vu dans toute notre Histoire», pouvait-on lire dans l’appel à manifester sur Facebook. De fait, selon un rapport interne de la Direction du renseignement de la Direction du renseignement de la préfecture de police de Paris (DRPP), Mickaël Harpon était habilité secret défense. Il avait fréquenté, à Gonesse (95) où il vivait, un imam fiché S, selon des sources proches de l’enquête citées par l’AFP.

Génération identitaire, néanmoins, ne fait pas que dénoncer l’islamisme et le terrorisme islamiste : prenant la parole devant les manifestants, la porte-parole du mouvement Anaïs Lignier a accusé sans ambages «une grande partie des musulmans» vivant en France, de souhaiter faire «appliquer la charia, les lois islamiques en France» afin «que celles-ci prennent le dessus sur nos propres lois».

Interrogée par RT France sur la marche contre l’islamophobie organisée la semaine précédente, la porte-parole a déclaré que la manifestation de ce 17 novembre se voulait aussi en être une «réponse», même si il n’y a pas de «lien direct» entre ces deux appels au rassemblement.

«Quand on compare l’islamophobie qui n’a fait aucun mort en France […] en comparaison de 250 morts [du terrorisme islamiste] en quelques années, évidement qu’on répond à cela et qu’il faut être aussi dans la rue», a-t-elle déclaré.


Pour lire la suite, c’est ici !

Jérôme Rivière : « Ce refus d’une minute de silence pour les victimes du Bataclan par le président du Parlement Européen : insultant, méprisant, une façon d’effacer l’Histoire ! »

Jérôme Rivière Twitter

Jérôme Rivière, député RN au Parlement européen, a pris l’initiative de demander une minute de silence en hommage aux victimes de l’attentat du Bataclan. Initiative refusée par le président de l’Assemblée, David Sassoli !

Au parlement européen, vous avez proposé au président une minute de silence pendant la séance publique en hommage aux victimes des attentats du 13 novembre.
Cette proposition vous a été refusée. Est-ce choquant ?

Faire un devoir de mémoire, c’est honorer les victimes et leur famille. C’est surtout se souvenir que cette menace du terrorisme islamiste continue d’exister. Lorsque le président Sassoli refuse cette minute du silence, c’est non seulement terriblement insultant et méprisant pour les victimes et leur famille, mais c’est aussi une façon de vouloir effacer l’Histoire. Si aujourd’hui les socialistes comme lui cherchent à effacer l’Histoire, c’est qu’ils ne veulent pas reconnaître la menace de ce terrorisme islamiste.

A-t-il donné une raison à son refus ?

Il parlait italien. La traduction française que j’ai entendue lorsqu’il me parlait est qu’il en avait assez fait. Dans un discours précédent, il avait simplement mentionné la date de ce terrible anniversaire. Il considère que c’était assez. C’est bien montrer une forme de mépris et de volonté de minimiser les événements qui se sont déroulés il y a quatre ans.

Cela pourrait-il être le fait que la demande venait d’un député inscrit dans un groupe dit populiste ?

Probablement que la demande eut été faite par un autre groupe parlementaire aurait reçu un autre accueil. Je vous rappelle que le président Sassoli est l’enfant monstrueux de l’alliance entre le PPE et les socialistes. C’est l’enfant du système que nous dénonçons depuis de nombreuses années.

Cela fait plusieurs mois que vous êtes au parlement européen. Quelle leçon tirez-vous de ce début de mandat ?

On est capable d’avoir un impact sur un certain nombre de décisions prises. Je pense notamment lorsque nous avons empêché madame Goulard de devenir la commissaire européenne pour la France. Il est important de continuer et de faire en sorte que demain ce soit les partis qui défendent les nations et qui prennent cette majorité au parlement européen.
Ce qui me choque le plus, c’est l’inadéquation entre ce que font les parlementaires français à Paris, en province et à Bruxelles.
À Bruxelles, les LR votent totalement différemment des propos qu’ils tiennent en France. C’est très choquant. Ils ont l’impression d’être protégés et de pouvoir faire n’importe quoi à Bruxelles. Il faut exposer ce mensonge politique.
Concernant la Turquie, il suffirait que le PPE décide de voter contre la continuité des crédits d’adhésion à la Turquie pour que tout cela s’arrête. Ils continuent tous de voter pour des crédits et pour une augmentation chaque année.

Malgré le refus de cette minute de silence, avez-vous le sentiment que les institutions européennes prennent au sérieux cette menace terroriste ? La lutte menée est-elle insuffisante ?

Elle est totalement insuffisante, voire même inexistante. Dans un de ces précédents discours, le président Sassoli expliquait 30 minutes avant que ces attentats terroristes étaient finalement les enfants du populisme. Ils n’ont rien compris ou font semblant de n’avoir rien compris. Ils sont mobilisés pour essayer de conserver un système auquel ils s’accrochent désespérément. Ils expliquent que l’ensemble des maux viennent des populistes que nous sommes, alors qu’en réalité c’est l’immigration massive et l’islamisation de la société qui posent les principaux problèmes et dangers pour notre société.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

I-Média – Manif contre « l’islamophobie » : les médias complices des radicaux ?

15/11/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Si de nombreux médias fidèles à leur islamophilie ont évidemment salué la manifestation du 10 novembre, on a commencé à sentir un début de prise de conscience du danger de la situation chez certains journalistes et observateurs.


Patrice Quarteron : “Je suis pour la laîcité extrême. Ca nous évitera beaucoup de problèmes !”

15/11/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Patrice Quarteron, 13 fois champion du monde de boxe thai et kickboxing et champion de France de boxe française, était l’invité d’André Bercoff mardi 12 novembre 2019 sur l’antenne de Sud Radio.

Patrice Quarteron répond ainsi à son altercation à distance avec le rappeur Booba. Celui-ci appelait à “pourrir la vie” de Zineb El Rhazoui qui venait de prendre position pour que “la police tire à balles réelles” en cas d’émeutes dans les banlieues.

Il faut être sans pitié avec ce genre de m*****“, attaque d’entrée le boxeur pour se justifier du ton menaçant employé à l’encontre du rappeur Booba. Le champion rappelle que le rappeur “est un gros bobo qui a toujours eu de l’oseille, un fils à papa de Meudon“.

Ce que reproche Patrice Quarteron, ce sont “les idées qu’il véhicule“. “Il y a une idéologie et ils l’ont bien compris“, affirme-t-il. “Ils savent que leur clientèle adore ça, ils vont dans leur sens exprès“, analyse le boxeur. “Pour être aimé en banlieue, il faut véhiculer ces idées : ‘Nik la France’, ‘ici c’est chez nous‘”, remarque-t-il. “Ce sont des escrocs“, affirme le boxeur.


Manifestation « Face aux islamistes : Défendons l’Europe ! » à Paris le 17 novembre

15/11/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Le 3 octobre dernier, la France a de nouveau été frappée par le terrorisme islamiste. Mickaël Harpon, Martiniquais converti à l’islam, a froidement assassiné quatre de ses collègues de la préfecture de police de Paris en les poignardant à plusieurs reprises. Harpon était habilité secret-défense alors qu’il fréquentait des imams salafistes fichés par la DGSI. Un islamiste était donc infiltré au plus haut niveau de l’État, du jamais vu dans toute notre Histoire.

Tragique ironie, en novembre 2017, la préfecture de police de Paris avait interdit la manifestation contre l’islamisme organisée par Génération Identitaire à l’occasion des 2 ans de la tuerie du Bataclan, interdiction qui a finalement été annulée par la justice.

Face à ce nouveau bain de sang démontrant l’existence d’un ennemi intérieur, Génération Identitaire appelle à descendre dans la rue pour dénoncer les djihadistes et tous ceux qui les soutiennent.

Nous n’accepterons jamais de vivre dans la peur sur notre sol. Face aux islamistes, faisons bloc !

Rejoignez l’événement Facebook et invitez tous vos amis : https://www.facebook.com/events/404324040247077/

La colère française révèle la fin d’un monde, par Ivan Rioufol

La colère française n’est pas éteinte. Un an après l’acte I des Gilets jaunes, le 17 novembre, le pays vit toujours un temps révolutionnaire. En apparence, les révoltés ont regagné les villes éteintes et les campagnes silencieuses. Leur désorganisation et leur récupération par l’extrême gauche ont découragé beaucoup d’exaspérés. Mais le pouvoir n’a rien fait, depuis, pour se rapprocher des Oubliés. Les quelques milliards d’euros débloqués n’ont pas répondu aux enjeux existentiels.

La marée protestataire s’est provisoirement retirée, mais elle laisse voir les vraies fractures. La rupture n’est plus entre la droite et la gauche, ni même entre ceux d’en haut et ceux d’en bas. Elle oppose les déracinés aux enracinés. De fait, les cités “populaires”, produits de quarante ans de politiques universalistes, ne se sont jamais senties solidaires de la France profonde, en dépit d’une semblable paupérisation. C’est pourquoi les espoirs de convergence de luttes, relancés ces jours-ci par la gauche radicale, ne sauraient être durables. Le rejet de l’idéologie mondialiste annonce la fin d’un monde.

La nouvelle idée universelle est portée par ceux qui, paradoxalement, se réclament de leurs racines, de leurs lieux. D’autres peuples, également menacés par la mondialisation, font valoir de semblables protections. Une économie innovante s’élabore déjà, dans la France modeste et débrouillarde. Elle se construit autour des notions de proximité, de solidarité, de partage. “Il faut des jeunes qui aient envie de devenir milliardaires”, avait déclaré Emmanuel Macron, alors ministre de l’Économie, en 2015.

Or ce monde-là, individualiste et matérialiste, ne fait pas rêver. L’erreur du chef de l’État a été de s’accrocher à un idéal postnational plébiscité par les seuls “winners”, soucieux de leurs intérêts financiers. Les injures que Macron et son parti de l’Ordre ont déversées sur les bouseux du 17 novembre ont révélé leur incompréhension des mutations sociétales. La guerre menée par le président contre les populistes a abouti à leur victoire. Pour preuve : le pouvoir n’ose plus bouger de peur d’enflammer le pays. En marche ! est à l’arrêt.

Le nouveau monde, que le chef de l’État croit encore symboliser en promettant de “réconcilier les Français avec la mondialisation”, s’est révélé être la mascarade annoncée ici dès les premiers pas du macronisme.

Ivan Rioufol

Texte daté du 14 novembre 2019 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Les islamo-collabos – Les tragiques leçons de la “manif de la honte”

Explosion de la violence en Suède, par Franck Deletraz

Le Danemark se protège en rétablissant sa frontière

Voilà une décision pleine de bon sens dont notre gouvernement, qui admire tant le modèle social nordique, ferait bien aujourd’hui de s’inspirer : excédées par l’accumulation des crimes et autres règlements de comptes entre bandes « suédoises » opérant sur leur sol, les autorités de Copenhague ont en effet décidé de rétablir temporairement mardi le contrôle de leur frontière avec la Suède et d’intensifier le travail de la police danoise le long de celle-ci.

Prévu dans un premier temps pour une durée de six mois, et visant tout particulièrement le pont de l’Oresund, entre Copenhague et la ville suédoise en perdition de Malmö, ainsi que plusieurs ports danois, ce renforcement des contrôles, a expliqué Lene Frank, de la police danoise, se concentrera « en particulier sur la criminalité transfrontalière impliquant des explosifs, des armes et des drogues ». Il faut dire que, depuis février, les autorités danoises ont enregistré une véritable explosion de violences dans et à proximité de leur capitale (dont pas moins de treize attentats !) qui sont principalement le fait de bandes en provenance de Suède. Ainsi, le 25 juin, une confrontation entre gangs suédois rivaux donnait lieu au meurtre de deux citoyens suédois dans la banlieue de Copenhague. Le 6 août, suite à une explosion visant l’administration fiscale danoise, la police interpellait encore deux criminels suédois qui avaient franchi la frontière pour commettre leur crime. Une situation totalement inadmissible pour le ministre de la Justice, Nick Haekkerup, qui devait avertir le mois dernier : « nous n’accepterons pas cela » !

D’autant que, côté suédois, la situation est très loin de s’arranger. Samedi encore, un mineur de 15 ans était tué par balle et un autre grièvement blessé à Malmö, lors d’une fusillade survenue après une explosion à la bombe ayant détruit plusieurs véhicules dans un autre quartier de la ville. Dernier règlement de comptes en date d’une troisième ville de Suède dont des quartiers entiers sont tombés sous la coupe des gangs et de l’immigration, comme l’a lui-même reconnu le ministre suédois de la Justice, en déclarant récemment que les immigrés étaient « surreprésentés dans les statistiques de la criminalité ». Une situation tellement catastrophique que le Premier ministre suédois, Stefan Lofven, a avoué de son côté : « nous vivons une situation grave »…

La fermeté danoise porte ses fruits

Un fatalisme auquel refuse pour sa part de céder le gouvernement danois. C’est ainsi qu’en annonçant le renforcement des contrôles aux frontières de son pays, Nick Haekkerup a précisé que cette mesure visait à protéger le Danemark non seulement « contre les étrangers qui pourraient avoir l’intention de commettre de graves actes de criminalité organisée ou du terrorisme au Danemark », mais aussi tous ceux « qui ne remplissent pas les critères d’entrée ». C’est que, au pays d’Andersen et de la Petite Sirène, on n’entend pas se laisser envahir sans réagir. Et l’on n’hésite pas à rétablir régulièrement les contrôles aux frontières. Comme en janvier 2016, où le Danemark, au grand désespoir de Merkel, avait rétabli pour une période de dix jours des contrôles à sa frontière avec l’Allemagne afin de faire face au déferlement migratoire de centaines de milliers de clandestins. Surtout, dans ce pays où le gouvernement (quelle que soit sa tendance) ne reste pas sourd aux avertissements du Parti du peuple danois, on n’a pas peur d’adopter des lois restrictives en matière d’immigration. Comme cette règle dite « des 24 ans », votée en 2002, qui n’autorise les Danois à se marier avec des étrangers que si les deux fiancés ont plus de 24 ans et remplissent un ensemble de conditions drastiques. Ou la loi dite de « confiscation », en vertu de laquelle les demandeurs d’asile peuvent se faire saisir leur argent liquide et leurs objets de valeur pour financer le coût de leur séjour pendant l’examen de leurs demandes. Ou, plus récemment encore, l’autorisation donnée en 2018 par le Parlement danois de transformer la petite île de Lindholm en un centre de rétention à ciel ouvert pour les étrangers non expulsables condamnés à une peine de prison. Le résultat ? En 2019, les demandes d’asile au Danemark ont atteint leur plus bas niveau depuis 2008…

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 13 novembre 2019