Alors, dictature ou totalitarisme ?, par Christian Vanneste

Macron dictature

Dictature ? Totalitarisme ? Les opposants à l’obligation vaccinale déguisée en interdictions, discriminations et sanctions soumises à la possession d’un passeport sanitaire ont souvent affaibli leur position par l’emploi de termes excessifs aux yeux de la majorité des médias et, donc, de l’opinion publique. Toutefois, la mobilisation contre les mesures jugées liberticides semble s’amplifier et se durcir. La raison ne s’en trouve pas dans l’irresponsabilité et l’ignorance des réfractaires mais bien dans la dérive d’un pouvoir qui n’est peut-être ni une dictature ni, encore moins, un totalitarisme, mais qui connaît une dérive de la démocratie vers de tels régimes.

La conjonction du quinquennat et de l’élection d’un personnage atypique a permis la dérive dictatoriale. L’élection des députés dans la foulée de celle du Président a anéanti ce qui restait de la séparation entre les pouvoirs exécutif et législatif. Néanmoins, jusqu’en 2017, les députés avaient encore une existence propre. Souvent élus et réélus dans leurs fiefs où ils détenaient un mandat local, ils étaient pour beaucoup issus du même parti que le Président dont ils étaient les pairs plutôt que les commis. En 2017, c’est un nouveau venu qui a remporté l’Élysée et qui a été doté par une majorité relative de Français d’une majorité de députés appartenant au parti qu’il venait de créer. Ces hommes et femmes, socialistes assurant leur survie, opportunistes de « droite » sauvant leur carrière et miraculés de la société civile, lui doivent tout.

L’Assemblée est devenue une caisse enregistreuse. Lorsque le compte n’y est pas, faute de présence, et qu’un amendement passe contre l’avis du gouvernement, on vote à nouveau et le garde-à-vous est rétabli. Le Sénat sauve l’honneur, mais tout le reste et perdu, puisqu’en dernier ressort, c’est l’Assemblée et son montreur de marionnettes à l’Élysée qui décident ! La personnalité particulière de ce dernier accentue le phénomène : parvenu trop vite au pouvoir, sans expérience, notamment celle des échecs indispensables pour mûrir, Narcisse, roi, ne peut cacher son mépris pour les autres et ne réagit qu’en niant ses fautes, en noyant la contestation sous ses discours et, enfin, en faisant donner la garde.

L’épisode du Covid a vérifié le diagnostic. Une série de fautes a été niée avec entêtement. La pandémie avait touché un quart des Français au mois d’avril dernier. 110.000 en sont morts. L’écart des deux chiffres et le fait que les décès ont frappé essentiellement des personnes très âgées et atteintes de comorbidités montrent à l’évidence qu’il ne s’agit pas de la peste mais d’une maladie à laquelle l’immense majorité résiste par ses propres moyens.

De là à penser que le grossissement du danger, l’amplification et la réanimation périodique de la peur ne sont pas tout à fait innocents mais procèdent d’une volonté délibérée d’utiliser le virus à des fins politiques, il n’y a qu’un pas. Le Président a retrouvé la maîtrise des horloges : c’est lui qui décide des ouvertures et des fermetures, des libertés et des interdits, et qui le fait pour le bien de tous qu’il est seul à connaître. Le troupeau, entrevoyant au bout du tunnel « covidien » les vertes prairies de l’alpage, applaudit en l’occurrence plus la prairie que le berger, mais sans vraiment percevoir sous quel régime il est en train de passer.

La tendance dictatoriale est donc évidente, et le fait qu’elle soit approuvée n’y change rien. En revanche, peut-on parler de totalitarisme ? Dans la gestion de la terreur virale, comme dans celle de l’angoisse climatique, il y a un élément qui, lui, devrait éveiller nos craintes : le triomphe de la pensée unique, certifiée par la science. Ceux qui nient le réchauffement climatique, ceux qui doutent du vaccin, ceux qui pensent qu’il y a d’autres solutions, ceux qui rappellent l’inviolabilité constitutionnelle des corps, ceux qui défendent la liberté contre la contrainte même apparemment bienfaisante doivent se taire ! Le pouvoir parle le langage de la science qui est la seule voie. Jusqu’à présent, les totalitarismes reposaient sur des idéologies qui soumettaient la science au risque de la ralentir et voici que le rêve saint-simonien d’un gouvernement de la science advient. C’est en cela que se niche le risque totalitaire : il n’y a pas de démocratie sans pluralisme. Mais rappelons aussi, avec Popper, que la science elle-même repose sur le doute et la contestation, et qu’en cela, la démocratie est davantage son alliée que son ennemie.

Christian Vanneste

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Avec la PMA : l’inévitable GPA ? – Entretien avec Agnès Thill [vidéo]

Agnès Thill

29/07/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Député de l’Oise, ancienne membre de LREM, Agnès Thill a été exclue de son parti pour son opposition à la PMA sans père.

Cette pratique adoptée le 29 juin dernier, est désormais ouverte aux couples de femmes homosexuelles, créé de fait une situation d’inégalité avec les couples d’hommes homosexuels qui débouchera sur une quasi certaine adoption de la gestation pour autrui (GPA).


Pendant la crise sanitaire, l’islamisme ne désarme pas

islamisme

Pour l’islamisme radical, il n’y a pas de trêve estivale. Plusieurs comportements rappellent la triste réalité que certains ont peut-être oubliée pour cause de crise sanitaire. En France, il y a quelques jours, le ministre de l’Intérieur a réagi face aux propos tenus par deux imams, qui seraient « attentatoires à l’égalité femmes-hommes ». Devant des fidèles, un imam de Gennevilliers (Hauts-de-Seine) a dénoncé les femmes « qui partagent sur les réseaux sociaux des leçons de maquillage ou des tenues qui mettent en valeur les formes de leur corps, qui sont habités par Sheitan ». D’où l’intervention du préfet des Hauts-de-Seine qui a mis fin aux fonctions de l’intéressé et signalé les propos litigieux au procureur de la République de Nanterre. Selon un courrier du ministre de l’Intérieur, un imam de la Loire aurait également demandé aux femmes musulmanes de se soumettre à leur mari. L’imam aurait été aussi renvoyé. Le non-renouvellement de son titre de séjour est « à l’étude », d’après la préfecture de la Loire. Enfin, une mosquée serait dans le collimateur du ministère de l’Intérieur. La mosquée Sunna de Roubaix (Nord) n’accepterait plus les femmes en raison de l’actuelle pandémie.

Londres : poignardée parce qu’elle était Charlie ?

Au Royaume-Uni, il ne fait pas bon d’arborer un t-shirt Charlie Hebdo. Surtout pas dans un grand parc londonien, comme cela a été le cas dimanche dernier à Hyde Park. Parce qu’elle avait la mésaventure de porter un t-shirt arborant la Une de Charlie du 9 novembre 2011 représentant un islamiste embrassant un journaliste, une femme a reçu plusieurs coups de poignard d’un homme vêtu de noir. Coursé par des témoins et par la police, l’agresseur a pris la fuite et n’a pas été retrouvé. Des photos ont cependant été prises et la police a lancé un appel à témoins. Les jours de la femme ne seraient pas en danger. La police se veut prudente et refuse toute spéculation.

Quoi qu’il en soit, l’islamisation radicale est un phénomène bien européen. En Belgique, certains observateurs mettent en cause le noyautage d’une partie de la société par les Frères musulmans et la chape de plomb qui interdit de parler de ce phénomène galopant dans certains quartiers de Bruxelles. Dans un entretien donné à Marianne, deux chercheuses dénoncent le silence des élites politiques et médiatiques. Cette islamisation touche des quartiers des Bruxelles, comme Molenbeek – lieu d’où sont originaires les auteurs de l’attentat de 2016 qui a frappé l’aéroport – et les environs de la capitale belge. Elle se traduirait à l’école par une pression sur les jeunes filles afin qu’elles portent le voile. Les réfractaires subiraient des agressions sexuelles, car le non-port aboutit à les considérer comme « sexuellement disponibles »… Les deux chercheuses dénoncent le rôle de deux partis de gauche belges, le PS et Ecolo, « partisans d’une neutralité inclusive, c’est-à-dire d’accommodement avec les demandes de plus en plus pressantes des religieux ». Un air de déjà vu en France…

François Hoffman

Article paru dans Présent daté du 27 juillet 2021

Contre les contrôles au faciès : une démagogie de plus ?, par Philippe Bilger

contrôles au faciès

Une action de groupe a été lancée contre les contrôles au faciès (Le Monde) et un front se qualifiant de progressiste, mêlant hostilité à l’égard de la police et méconnaissance de la réalité sociale, s’en félicite, la percevant comme un immense progrès.

Le faciès étant entendu comme un aspect du visage ou l’expression humaine d’un visage, il est facile de percevoir ce que cette dénonciation signifie : les personnes d’origine maghrébine et/ou africaine seraient infiniment plus contrôlées que celles dont “la peau est blanche”, ce dernier point ayant été incriminé par le président de la République lors de son entretien dans Brut, au grand dam du syndicat Alliance.

En schématisant, deux sortes de contrôles peuvent être effectués par la police, à titre préventif pour ce qui relève de l’ordre public et avec une finalité judiciaire relative à la poursuite des infractions et à l’identification de leurs auteurs.

J’admets bien volontiers que le jeune maghrébin ou africain qui est interpellé dix fois dans la même journée, sur des critères qui ne paraissent pas juridiquement pertinents, est tout à fait fondé à s’indigner mais je ne suis pas sûr que, pour bien connaître l’institution policière, et la défendre quand elle ne transgresse pas les règles dont le respect fait son devoir et son honneur, cette pratique répétitive soit son quotidien.

Il faut accepter de regarder la réalité en face, et non pas au faciès, sauf si on admet par principe que les seuls faciès à ne jamais soupçonner ou vérifier seraient ceux des populations maghrébines ou africaines.

Pour ma part, si j’osais, et à mon sens nous ne tomberions pas dans un Etat policier mais seulement policé, je ne verrais aucun inconvénient à ce que les contrôles d’identité puissent être accomplis sans justification particulière, sinon celle de connaître qui a le droit de demeurer en France, citoyens irréprochables ou recherchés, et qui y réside illégalement, sans aucun titre. À parcourir certains quartiers populeux ou privilégiés, je devine ce que des contrôles d’identité inspirés par ce seul souci de parfaite connaissance de ce que la société française porte en son sein pourraient apporter de bienfaisant et de transparent.

On pourrait, dans un monde idéal, planifier et équilibrer à la perfection, sur les plans préventif et judiciaire, les contrôles : un Blanc, un Africain, un Maghrébin, un Asiatique, etc. On devine bien comme dans la France d’aujourd’hui ce serait une utopie.

Il y a des cités où, sauf à ne plus contrôler personne, l’immense majorité est africaine ou arabe.

J’ai connu des lieux, par exemple un dimanche soir gare du Nord il y a quelques années, vers minuit, où j’étais le seul Blanc au milieu d’une multitude toute de diversité. Je le constate, je ne m’en plains pas, je relève seulement que dans ces conditions, oser reprocher à la police des contrôles au faciès serait injuste.

Par ailleurs, si j’ai toujours insisté sur le fait que la globalité n’a aucun sens et est même choquante – c’est mon désaccord avec Eric Zemmour -, je n’éprouve aucune difficulté, en revanche, à souligner que dans la plupart des procédures ayant conduit à des affrontements avec la police et parfois à des issues regrettables ou même tragiques, les mis en cause étaient beaucoup plus souvent des Africains et des Maghrébins que des blancs. C’est une donnée incontestable que sociologiquement et sur le plan de la sécurité il est facile de vérifier.

Constater cette prédominance n’a rigoureusement rien à voir avec du racisme et les contrôles au faciès qu’évidemment on aurait reprochés à la police ou à la gendarmerie étaient pourtant parfaitement légitimes.

J’ai été contrôlé à plusieurs reprises dans le métro et j’en ai été très heureux dans mon for intérieur. Je n’ai pas cherché à fuir. Je n’ai insulté personne.

J’use de mon exemple pour montrer à quel point une multitude de citoyens “dont la couleur de peau est blanche”, pour reprendre l’expression du président, n’auraient pas la moindre once de répugnance républicaine si elle était contrôlée, de même d’ailleurs que nombre d’Africains et de Maghrébins irréprochables.

Derrière cette offensive contre les contrôles au faciès, il y a beaucoup de démagogie, la volonté naïve de croire que des populations que le progressisme chouchoute ne sont constituées que de gentils et d’aimables jeunes gens et que la police est méchante.

Alors que l’insécurité est à son comble et que notre société est en état fracture et de dislocation, notamment à cause de phénomènes de violence gratuite, je ne crois pas que le moment soit bien choisi pour nous affaiblir encore davantage.

Je rappelle cette banalité : notre adversaire n’est pas la police mais celui qu’elle interpelle, que la justice poursuit, condamne, et dont elle fait, on peut l’espérer, exécuter la peine.

Philippe Bilger

Tribune reprise de Philippebilger.com

Pass sanitaire. Chute de fréquentation dans les cinémas et salles de sport

cinéma

Instauré depuis le 21 juillet en France pour certaines activités, le pass sanitaire n’aura mis que quelques jours à causer ses premiers dégâts. Parmi les victimes, cinémas et salles de sport déplorent déjà une baisse de fréquentation.

Pass sanitaire au cinéma : les entrées en baisse de 70 %

Il n’aura donc pas fallu longtemps pour constater les effets désastreux de l’entrée en vigueur du pass sanitaire imposé par le gouvernement de Jean Castex depuis le 21 juillet.

Les chiffres sont en effet sans appel : les salles de cinéma ont subi une baisse de 70 % du nombre d’entrées mercredi 21 juillet par rapport au mercredi précédent avec seulement 275 000 entrées enregistrées, selon la société Comscore, qui mesure la fréquentation des salles de cinéma. La journée du jeudi 22 juillet connaissait quant à elle une nouvelle baisse de 60 % du nombre d’entrées.

Rappelons que le pass sanitaire, impliquant de prouver une vaccination complète, un test négatif au Covid-19 ou un certificat de rétablissement, est désormais demandé depuis quelques jours à l’entrée de tous les lieux de loisirs et de culture capables d’accueillir 50 personnes et plus.

Tandis que le secteur a rapidement tiré la sonnette d’alarme compte tenu de ces pertes drastiques de chiffre d’affaires, le délégué général de la Fédération nationale des cinémas français (FNCF) Marc-Olivier Sebbag a indiqué que les professionnels déploraient « la confusion et les cafouillages sur les obligations des cinémas et des spectateurs. Ceux-ci étaient complètement perdus ».

Dans le détail, on apprend également que ce sont les grands cinémas, à savoir ceux comprenant plus de 10 salles, qui ont été les plus impactés depuis l’imposition du pass sanitaire, « notamment ceux avec un public populaire, jeune », souligne le délégué général.

Les entrées de Kaamelott s’effondrent

En outre, l’ensemble des films projetés dans les salles françaises ont donc logiquement connu eux aussi une baisse drastique de spectateurs avec des chutes de 80 à 90 % pour les films en deuxième semaine d’exploitation. Par exemple, les projections de « Fast and furious 9 » ont vu leur fréquentation baisser de 90 % mercredi 21 juillet et de 84 % jeudi 22 par rapport au chiffre de la semaine précédente.

Mais les sorties de la semaine n’ont été guère mieux loties, à commencer par le très attendu « Kaamelott ». Le film d’Alexandre Astier, après avoir attiré 320 000 personnes le mardi 20 juillet pour son avant-première, n’enregistrait plus que 115 000 entrées (soit près de trois fois moins !) le lendemain, jour d’instauration du pass sanitaire.

Plus éloquent encore, selon Eric Marti, directeur général de Comscore France, « le film a fait davantage en avant-première que l’ensemble du marché réuni mercredi ! ». De l’avis de celui-ci, sans ce contexte de restrictions délirantes, « Kaamelott » aurait normalement dû réaliser au minimum environ 400 000 entrées. C’est donc un nouveau coup dur pour des cinémas qui tentaient de se relever après plusieurs mois de fermeture en raison de la pandémie.

De son côté, la FNEF (Fédération nationale des éditeurs de films), regroupant les principaux distributeurs français tels Gaumont, Universal pictures et autres, a réclamé la mise en place d’un « plan massif en faveur de la distribution », dénonçant « une catastrophe industrielle » avec l’avènement du pass sanitaire.

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Thaïs d’Escufon : Le mythe de la “tenaille identitaire” [vidéo]

Thaïs d'Escufon

27/07/2021 – FRANCE (NOVOpress)
La “tenaille identitaire” c’est quoi ?
C’est un discours qui crée l’illusion d’une équivalence entre deux bords politiques bien distincts, et qui les renvoie dos à dos en listant de prétendus points communs superficiels. En gros il y aurait les vilains populistes identitaires de droite d’un côté, et les « décoloniaux » qui se donneraient la réplique et occulteraient les vrais problèmes du débat public.

Thaïs d’Escufon nous explique ici en quoi cette théorie est fausse et pourquoi elle est utilisée.


Pass sanitaire : peut-on contourner les mesures de contrôle ?

pass sanitaire zone libre

Une fois la stupeur provoquée par les annonces liberticides du président Macron passée, un certain nombre de Français tentent de s’organiser pour essayer de passer au travers des mailles du filet de la surveillance dite « sanitaire ». Pour ce faire, ils ne manquent pas d’idées. Pas toujours très bonnes.

La plus mauvaise est bien sûr la tentation d’obtenir de faux documents attestant d’un « parcours vaccinal complet » et permettant d’obtenir le précieux sésame sanitaire. En effet, certains professionnels de la santé – médecins de ville, jeunes étudiants réquisitionnés dans les centres de vaccination, infirmières –, succombant à l’appât du gain, proposent de « vrai faux pass sanitaires » pour un tarif moyen de 350 euros. Faire l’acquisition d’un « pass » dans ces conditions est évidemment totalement illégal et très risqué, les peines encourues étant particulièrement lourdes, pour le fournisseur bien sûr, mais aussi pour l’utilisateur qui risque jusqu’à trois ans de prison et 45 000 euros d’amende.

Malgré cette menace, le trafic semble se développer de façon exponentielle, notamment au travers des réseaux sociaux. Plusieurs journalistes ont tenté « l’expérience » et ont obtenu des documents avec une grande facilité même si certains se sont avérés inopérants. Il est en effet assez délicat de porter plainte si le « vrai-faux » document acheté s’avère en réalité être simplement un « faux » qui se révèlera comme tel au premier contrôle… Si le développement de cette activité illicite est éminemment regrettable, il semble toutefois révéler que nombre de Français ne sont nullement terrifiés par la « pandémie » vendue quotidiennement par le gouvernement et qu’ils ne croient ni à l’utilité ni à l’efficacité du vaccin mais veulent simplement être « tranquilles » et mener à nouveau une existence à peu près « normale ».

Une réponse collective et solidaire

Beaucoup plus positive est la démarche entreprise par les créateurs du site animap.fr. Se proclamant « portail professionnel non discriminatoire », il recense, à l’aide notamment d’une carte interactive, « les professionnels qui respectent les droits de l’homme et ne pratiquent donc aucune discrimination à l’encontre de quiconque ». On y trouve déjà plus de 6 320 adresses dans les domaines les plus divers (écoles, restauration, artisanat, culture, construction…). Cette heureuse initiative, courageuse, ne manquera sans doute pas de susciter l’ire du pouvoir et une répression dont il est devenu le grand spécialiste. C’est pourquoi les promoteurs du site appellent un maximum de professionnels à les rejoindre, afin de « faire nombre » et de mieux pouvoir se défendre collectivement. Espérons qu’ils soient entendus.

Quoi qu’il en soit, l’existence de ce site montre que la résistance à la société du contrôle généralisé s’organise, que ce soit sur internet ou dans la rue avec la multiplication des rassemblements et des manifestations de protestation. Le peuple français n’est pas encore totalement soumis, et c’est une bonne nouvelle.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 26 juillet 2021

Pourquoi Emmanuel Macron peut gagner (Acte II)

Macron

Il y a cinq ans, Polémia, sous la plume de Jean-Henri d’Avirac était le premier média à envisager la victoire d’Emmanuel Macron à la présidentielle de 2017. À contre-courant des commentaires du moment, Jean-Henri d’Avirac récidive sur un pronostic similaire, dans une vision pour l’heure assez iconoclaste et dont chacun mesure, y compris l’auteur, la fragilité compte tenu de l’extrême versatilité de l’électorat et de l’imprévisibilité des événements politiques ou sanitaires pouvant surgir à dix mois du scrutin.

Pourquoi paradoxalement le résultat des régionales et départementales n’est pas une si mauvaise nouvelle pour la Macronie

Derrière le taux record d’abstention se cache une démobilisation de la protestation, engluée dans une apathie hédonique post-Covid, mélange de résignation et de recentrage individualiste. Va pour un pot en terrasse pour retrouver un minimum de sourire et d’expérience sociale mais le combat politique ne trouve plus un gramme de testostérone, d’envie, d’idée. Tout se passe comme si les confinements successifs avaient stérilisé les cerveaux et avaient eu raison des dernières sentinelles de notre sens critique. Le psychodrame du pass sanitaire ravivera-t-il la rébellion ? Il est permis d’en douter… Dans tous les cas de figure, l’issue ne peut qu’être favorable au pouvoir.

La Macronie avait de toute façon anticipé cette gifle électorale, qui n’est en réalité qu’une petite claque mollassonne administrée à LREM toujours dépourvue de colonne vertébrale.

Rien de très perturbant pour un président sortant qui, pour le scrutin suprême, n’a aucune intention de lier son sort jupitérien à ce fan-club peu fiable… Son programme pour 2022, c’est lui et rien d’autre.

Très excitants pour lui en revanche, ces plateaux télé où les partis du « monde d’avant », PS et LR en tête, se sentent à nouveau pousser des ailes, sur fond de faibles performances écologistes, de déliquescence des représentations populistes… Le bis repetita est à portée de main, l’expérience en plus.

Le plus toxique et le moins ringard des candidats : avec de tels adversaires, Macron n’a pas besoin d’amis

Impopulaire, vous avez dit impopulaire ? Avec 40 % de popularité, notre Emmanuel 2 ferait bien des jaloux chez ses prédécesseurs ou même chez ses concurrents !

Voilà un homme qui aura à peu près tout raté : dès les premiers temps, sa communion de monarque républicain avec le peuple ; ses réformes promises et jamais mises en œuvre ; le cocktail sanitaire calamiteux depuis le début de la crise (masques, tests, tracking, autotests, vaccins…) ; il aura sacrifié la jeunesse sur l’autel des EHPAD et poursuivi le déclassement de la France, dégradé la figure du président, devenu groupie de drag queens ou de McFly, star du « en même temps » et de l’autocontradiction ; il aura enfin laissé s’installer un peu plus encore le Grand Remplacement doublé d’une grande insécurité sur nos territoires. Contre le peuple, il aura favorisé les thématiques sociétales portées par les minorités (LGBT…), fabriqué des comités Théodule contre les islamistes qui en rigolent encore.

Le virus de la mondialisation est bien toujours à l’œuvre dans les stratégies de ce VRP du Système, qui a bien compris qu’il s’adressait à un homo consumens avant de s’adresser à un citoyen !

Le retour de la sacro-sainte croissance (une prévision à plus 5,5 % du PIB dès cette année) fera illusion jusqu’à la présidentielle après laquelle il nous faudra bien débrancher les perfusions d’argent public.

Consommateurs d’images, nos compatriotes auront à choisir entre un Macron pur beurre, pêchu, expert, l’œil clair, capable d’un semblant de clairvoyance, d’envolées lyriques et de promesses insolites, et sa version « monde d’avant » : Xavier Bertrand, le macroniste centre droit en mode nain de jardin avec sa tenue de maçon parti en guerre contre l’extrême droite présentée comme l’enfer sur terre (son « unique ennemi » !), faisant de fait de sa pseudo-droite une sorte de purgatoire nous invitant déjà subliminalement au ralliement à la Macronie.

L’électeur ne devrait pas échapper au spectacle pathétique du tout à l’ego à droite dans un match fratricide Pécresse/Bertrand/Wauquiez/Barnier… qui s’annonce aussi palpitant qu’une compétition de ball-trap.

Autre motif de satisfaction pour la Macronie, l’effondrement (provisoire) des populismes, depuis le RN (non dédiabolisé mais déradicalisé, normalisé, lyophilisé, pasteurisé) jusqu’à LFI (islamo-gaucho-LGBTO-écolo) ; ceux-ci entrent désormais en dormition… avec en prime, pour les promoteurs d’Emmanuel 2, la délicieuse perspective de revivre un débat Macron/Le Pen en version estocade si et seulement si Mister Z ne vient pas troubler le jeu.

Et de réactiver avec moult soutiens le spectre toujours opérationnel de la droite extrême, de la bête immonde et des « heures les plus sombres de notre histoire »… un peu comme si l’OMS lançait aujourd’hui une fatwa contre la peste bubonique… Anecdotique, manipulatoire, anachronique, pathétique !

Toutefois, l’amateurisme des opposants à la fois non crédibles, peu rigoureux et excités devrait suffire à valoriser l’expérience de Jupiter sans usage démesuré d’artifices diabolisateurs.

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Pass sanitaire – Liberté, liberté chérie, par Maxime Tandonnet

manif pass sanitaire

La tendance médiatique est à la diabolisation des manifestants qui scandent le mot « liberté » dans la rue, présentés comme des extrémistes ou des populistes. Nous atteignons le paroxysme de l’inversion des valeurs, quand l’invocation de la liberté est jugée fascisante par nombre d’experts, commentateurs et supposés intellectuels. La question de la liberté est pourtant sérieuse. La CNIL elle-même a considéré que les mesures relatives à l’obligation du pass sanitaire représentaient « une atteinte particulièrement forte à la liberté. »

Ces paroles – d’une exceptionnelle gravité – n’ont semble-t-il guère ébranlé les murailles de la bonne conscience. Les inspirateurs, responsables ou chantres de ce dispositif affirment qu’il ne saurait être que provisoire. Qu’en savent-ils dès lors que nul n’a la moindre idée de la durée de la crise sanitaire qui se prolonge par vagues de contaminations et des futurs variants ? Un précédent est ouvert et les circonstances qui justifient le dispositif actuel ont toutes les chances de durer ou de se reproduire – indéfiniment – dans l’avenir.

L’atteinte aux libertés est en effet dévastatrice. L’obligation de décliner son identité et un laisser-passer certifiant un état sanitaire pour entrer dans un restaurant, un bar, un train, un hôpital ou un centre commercial, tous ces gestes les plus courants de la vie quotidienne, représente un phénoménal recul des droits de la personne et du libre arbitre individuel. Cela revient à exclure de la société – transformer en parias ou en sous-homme – les individus qui pour une raison ou une autre ne seront pas en mesure de présenter ce laisser-passer.

Obliger des professionnels à contrôler les laisser-passer de leurs usagers ou clients – sous peine d’une amende gigantesque de 45 000 € et d’un an de prison – engendre une société d’autosurveillance, d’embrigadement et de délation en transformant chacun en policier de l’autre. Faire de la non- vaccination un motif de licenciement, interdire l’accès aux EPHAD des non vaccinés représentent un impressionnant recul de la civilisation. Les premières victimes sont les jeunes. Pendant des mois, ils ont été écartés de la vaccination au prétexte qu’ils n’étaient pas menacés, le vaccin étant dès lors inutiles pour eux, et soudain le pouvoir exige d’eux qui aillent se faire vacciner sous la menace d’une sorte d’anéantissement social.

La vérité est que rien au monde ne permet de justifier ce basculement soudain dans une autre société bafouant la liberté quotidienne, officialisant la discrimination et l’autosurveillance policière. Les contaminations sont certes en hausse mais grâce au vaccin (notamment) diffusé sur une base volontaire, protégeant les personnes âgées et atteintes d’une comorbidité, ni les réanimations ni les décès ne sont en augmentation au regard des statistiques officielles. Dès lors qu’il est admis que le vaccin protège les personnes âgées ou fragiles et que le covid 19 n’est pas mortel pour les autres, la peur panique qui règne en ce moment sur les esprits et entraîne ce vent de folie est sans le moindre espèce de fondement.

Les véritables motivations de ce basculement n’apparaissent pas encore clairement aujourd’hui. Rien ne permet d’imaginer une sorte de « complot » planétaire dès lors que la France se singularise dans ce grand naufrage liberticide (à quelques exceptions près). La déraison politique en est sans doute la principale explication. Il faut y voir une fuite en avant autoritariste de la part de dirigeants paniqués à l’idée d’être accusés d’inaction face à la reprise épidémique, un effet paroxystique de la grande dérive narcissique : donner l’illusion de la poigne et la fermeté par des postures intransigeantes. L’obsession de la réélection présidentielle dans moins d’un an n’arrange rien…

Mais ce qui est le plus effroyable, bien plus que la dérive d’une poignée de dirigeants de circonstance, c’est l’aveuglement et la servilité qui entourent le naufrage en cours. La pensée unique fait rage dans les médias, au parlement, dans les institutions et les juridictions et même semble-t-il, une partie de l’opinion sous influence. La manière dont la France dite « d’en haut » tourne le dos à la tradition française de liberté et de respect des droits de la personne, s’accommode de cet encasernement de la vie quotidienne sans la moindre raison valable et dans la plus parfaite bonne conscience, puis s’efforce en ce moment de diaboliser ou fasciser le mot de « liberté », est le signe le plus patent de son vertigineux déclin intellectuel. Quant à l’idée folle de sacrifier la liberté au profit d’une sécurité absolue, elle est l’expression même de la lâcheté et de la soumission.

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet

Alain de Benoist-Patrick Buisson : rencontre au sommet – Le plus d’Éléments [vidéo]

revue Éléments

27/07/2021 – FRANCE (NOVOpress)
À l’occasion de la sortie du numéro d’été et de la parution de La Fin d’un monde, la rédaction d’Éléments a organisé une rencontre entre Alain de Benoist et Patrick Buisson. Déchristianisation, fin de la paysannerie, déconstruction de la figure du père : comment, tout cela conjugué, a détruit la communauté nationale…?

Au programme également : le djihadisme d’atmosphère, nouvelle figure de l’islamisme ; et le roman d’espionnage : en quoi et pourquoi est-il de droite ?
Le rendez-vous musclé et impertinent du magazine des idées.


Une mobilisation au cœur de l’été – Contre une dictature de moins en moins molle, par Francis Bergeron

pass sanitaire manif

Mea culpa. L’annonce tonitruante, notamment par Florian Philippot, de manifestations énormes, le samedi 17 juillet, nous avait laissés sceptiques. Il y a eu, certes, le précédent du 14 juillet 1789, mais depuis la Seconde Guerre mondiale, jamais les mois de juillet et août n’ont été propices à des manifestations politiques de très grande ampleur. Or le 17 juillet dernier, le gouvernement a reconnu que 114 000 personnes au moins étaient descendues dans la rue pour manifester contre le caractère obligatoire, contraignant, liberticide, des mesures anti-COVID du projet de loi gouvernemental.

Oui mea culpa : c’est Philippot qui avait raison, et Présent qui avait sous-estimé non pas le bon sens des Français et leur ressentiment à l’égard du pouvoir, mais leur capacité à se mobiliser pendant la trêve estivale.

Or les manifestations de ce samedi 24 juillet montrent que le mécontentement, loin de faiblir, continue à enfler. Selon le comptage policier, il y avait cette fois 161 000 manifestants au moins, les rassemblements statiques n’ayant d’ailleurs pas été intégrés à ce total.

Les Français dans la rue

S’il s’était agi de manifestations de la CGT, les organisateurs et certains médias auraient doublé ou triplé le chiffre supposé de participants, sans scrupule. Mais même en retenant l’estimation de la police, il est sidérant de noter que, d’une semaine sur l’autre, en plein cœur de l’été, le nombre de protestataires a augmenté de plus de 40 %. Nous sommes donc face à un processus de mobilisation tout à fait comparable au phénomène Gilets jaunes d’octobre 2018. Au plus fort des manifestations de Gilets jaunes, le ministère de l’Intérieur avait compté jusqu’à 300 000 personnes dans la rue. Mais si les mobilisations massives de Gilets jaunes ont persisté jusqu’en juin 2019, le pic de manifestants avait été atteint dès novembre 2018, et les « actes » suivants (les journées de mobilisation auxquelles les Gilets jaunes donnaient des numéros), furent marqués par une baisse progressive des participants, parfois découragés, il est vrai, par l’interférence de commandos anarchistes.

Ces deux premières mobilisations anti-passe semblent, elles, se situer dans une dynamique ascensionnelle. Le caractère spontané des défilés est impressionnant. Il n’y a pas d’organisateurs clairement identifiés, de bataillons militants regroupés sous les drapeaux de partis ou de syndicats.

Ainsi ce samedi à Agen, dans le Lot-et-Garonne, les participants étaient au moins 1 500, deux fois plus nombreux que la semaine précédente. On reconnaissait quelques têtes connues de la droite nationale locale, beaucoup de jeunes gens désireux de manifester leur rejet du système et de commerçants et personnels de santé inquiets. La banderole utilisée la semaine précédente avait été redéployée : « Macron, ça « pass » plus, le peuple est dans la rue. »

Pour la masse des manifestants, la seule revendication, c’était « liberté ! », slogan scandé à pleins poumons par une foule déterminée. 1 500 manifestants pour une ville de 33 000 habitants, c’est un niveau de mobilisation très inhabituel. Et en se dispersant, les participants cherchaient déjà à savoir si, le samedi suivant, un nouveau rendez-vous serait organisé.

A Paris, du côté des Champs Elysées, quelques heurts se sont produits, et 24 personnes ont été interpellées. Il en a été de même à Lyon, place Bellecour.

Par ailleurs, une équipe de télévision a été chahutée à Marseille, en marge de la manifestation anti-passe, qui réunissait 4 000 personnes. C’est quand ils ont révélé leur appartenance à France Télévision que les journalistes ont été chassés du rassemblement. Mais il faut reconnaître que le positionnement de France Télévision, média de « service public », théoriquement neutre, mais de fait au service du « progressisme », suscite un fort rejet. Au total les manifestations ont donné lieu à 71 arrestations.

Même le Sénat !

La tension va-t-elle baisser après les amendements votés par le Sénat dans la nuit de samedi à dimanche ? Ces amendements vont plutôt dans le bon sens. Ils tendent à desserrer le nœud coulant : les centres commerciaux pourront être exonérés du passe sanitaire et la règle d’isolement obligatoire des malades sera un peu assouplie. D’autre part les sénateurs sont montés au front contre les licenciements pour absence de passe sanitaire.

C’est un maintien des libertés fondamentales que réclamaient les manifestants du samedi, les sénateurs y ont partiellement répondu. Ces derniers voulaient la garantie du caractère facultatif – de droit comme de fait – de la vaccination. Mais même avec les aménagements de la nuit du dimanche au lundi, nous sommes loin du compte.

Licenciements sanitaires : le gouvernement prenait un risque énorme

Le point le plus anxiogène du projet de loi concernait la possibilité de licencier les non vaccinés. Finalement cette possibilité est supprimée de la loi. Pour le sénateur Philippe Bas, habituel défenseur des libertés individuelles, un licenciement pour absence de passe sanitaire aurait été « une sanction totalement disproportionnée par rapport à l’objectif poursuivi ».

L’obligation vaccinale est maintenue pour les soignants, les pompiers et les personnels des maisons de retraite. Mais l’absence de passe (en fait de vaccination) n’entraînera pas un licenciement, uniquement une suspension du contrat sans salaire.

Il y aura nécessité du passe sanitaire sur les terrasses et pour les mineurs, dans les lieux publics accueillant plus de 50 personnes. Cette disposition s’appliquera à compter du 30 août. Les personnes testées positives devront être isolées pendant dix jours.

L’état d’urgence, qui devait être en vigueur jusqu’au 31 décembre, ne le sera que jusqu’au 15 novembre.

En fait le dispositif complet découvert lundi matin par les Français est très complexe, avec des dates d’application différentes selon les cas, les premières dispositions jouant dès le 1er août. Les informations contradictoires s’étant multipliées ces derniers jours, au gré des débats parlementaires, il est fortement recommandé d’étudier avec soin la liste des nouveaux interdits, avant de se lancer dans des projets ambitieux de déplacements ou d’organisations de réunions.

Nous avons donc désormais un dispositif moins violent. Mais il n’est pas certain du tout que ce compromis a minima fasse baisser la pression de la rue, tant le sentiment de vivre une dictature sanitaire est persistant. Pour l’heure, selon un sondage, un Français sur trois est opposé aux contraintes sanitaires, dont une majorité de jeunes.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 26 juillet 2021

L’impasse sanitaire : comment le pouvoir se noie et hystérise la société

Laurent Obertone : condamné à la mort sociale | Entretien – portrait [vidéo]

26/07/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Laurent Obertone, journaliste et essayiste, est le grand invité de Livre Noir.

Big Brother, pass sanitaire, guerre civile, insécurité.. aucun sujet n’est oublié pour cet entretien dense de Laurent Obertone qui déclare lui-même ne plus en accorder avant longtemps.


#NosViesComptent : Attentats islamistes – Cachez ces crimes que je ne saurais voir !

nos vies comptent

Alors qu’il ne s’est toujours pas déclaré candidat à la prochaine présidentielle, Eric Zemmour est actuellement l’objet d’une intensive campagne de promotion réalisée par divers groupes plus ou moins officiels. L’un d’entre eux, Génération Z, diffuse sur les réseaux sociaux des photos des victimes des attentats du 13 novembre afin de dénoncer le fanatisme islamique auquel une candidature du journaliste serait censée s’opposer. Ce mouvement utilise ces photos depuis quelques jours avec le hashtag #NosViesComptent.

Cette communication choc n’est pas du goût de tout le monde et une association, « 13onze15 Fraternité Vérité » a annoncé qu’elle allait déposer plainte contre X, déplorant « une utilisation dégoûtante et révoltante des attentats et de la douleur des familles » comme l’a affirmé le président de l’association, Philippe Duperron, qui a lui-même perdu son fils au Bataclan. Le motif de la plainte est la diffusion d’images personnelles et l’incitation à la haine. Si le premier motif semble recevable, le second laisse plus que songeur… En effet, en quoi le rappel des crimes des fous d’Allah serait-il une incitation à la haine ? La réalité est-elle devenue un motif de condamnation ? En effet, on peut tout à fait contester l’opportunité de l’utilisation de ce genre de photos à des fins politiques, on peut même trouver cela fortement déplacé, mais vouloir criminaliser la diffusion d’images tout à fait véridiques, ni retouchées ni falsifiées, apparaît comme une dérive inquiétante et une nouvelle atteinte à la liberté d’expression. D’autant plus que le camp progressiste et immigrationniste ne se gêne pas, lui, pour exhiber des photos choquantes et « instrumentaliser le malheur » à des fins idéologiques. On pense évidemment à la terrible photo (mise en scène d’ailleurs) du corps du petit Aylan, 3 ans, mort sur une plage turque, largement diffusée dans les médias militant pour l’accueil inconditionnel des vagues migratoires. Les grands moralistes de Libé en avaient même fait leur une, sans que cela ne semble déranger personne et sans qu’aucune poursuite judiciaire ne soit envisagée.

Cette affaire est bien entendu à rapprocher des invraisemblables poursuites engagées, à la demande de ministre de l’Intérieur de l’époque Bernard Cazeneuve, contre Marine Le Pen et Gilbert Collard pour avoir, en 2015, eux aussi diffusés des photos des massacres commis par l’organisation Etat islamique (EI) en réponse à l’islamologue Gilles Kepel qui avait osé comparer le FN à Daech au micro de Jean-Jacques Bourdin. Les deux membres du RN avaient toutefois fini par être relaxés, le tribunal admettant qu’il s’agissait d’une « démarche de protestation politique ».

Car non, en effet, montrer la réalité de la barbarie islamiste qui frappe régulièrement la France depuis plusieurs années n’est pas – ne peut pas être – un délit.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 23 juillet 2021

Mobilisation massive contre le pass sanitaire – Des rassemblements dans toute la France

pass sanitaire

26/07/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Après les gilets jaunes, les antipass ou antivax ? La question se pose au vue des manifestants toujours plus nombreux contre les mesures sanitaires. Samedi, ils étaient des centaines de milliers et probablement plus à la rentrée si les rassemblements se poursuivent.

Dans la manifestation parisienne de nombreuses personnes présentes brandissaient des pancartes «liberté» mais aussi «restons unis». Car ces Français en sont persuadés : le mouvement peut encore grandir.

Au total 168 actions ont été recensées par le ministère de l’intérieur. Manifestation sous le soleil à Annecy et Nice, sous la pluie à Rennes… Rassemblement massif à Paris… Alors qu’une première manifestation est partie de place de la Bastille, une seconde à l’appel de Florian Philippot se tenait place du Trocadéro. Le président des Patriotes a notamment déclaré

«S’ils n’écoutent pas, on organisera le blocage général du pays»