Attentat de Nice : Cette fois, un « migrant » tunisien

Pendant que Macron et le gouvernement Castex s’agitent dans tous les sens en nous promettant d’apporter enfin « une réponse implacable et immédiate » à ces islamistes qui nous ont déclaré la guerre, les djihadistes, eux, continuent de frapper tranquillement notre pays et de faire toujours plus de victimes parmi nos compatriotes. C’est ainsi que, alors que la France est encore sous le choc des attentats islamistes de la rue Nicolas-Appert (25 septembre) et de Conflans-Sainte-Honorine (16 octobre), un islamoterroriste tunisien, arrivé il y a moins d’un mois sur notre sol, a encore massacré jeudi matin à l’arme blanche et au cri d’« Allah akbar » trois catholiques innocents venus prier dans l’enceinte sacrée de la basilique Notre-Dame de l’Assomption de Nice, comme nous le relations dans notre édition d’hier.

Une attaque encore une fois emblématique de la barbarie islamiste et de la haine radicale que nourrissent à notre encontre ces musulmans puisque, dans sa furie, ce djihadiste a « quasiment décapité » une femme de 60 ans, égorgé le sacristain qui était père de deux filles, et grièvement blessé de plusieurs coups de couteau une mère de famille de 44 ans qui a réussi à s’enfuir, mais est morte de ses blessures peu après dans un café voisin où elle s’était réfugiée. Stoppé par les policiers qui l’ont blessé par balles alors qu’il avançait vers eux en criant sans cesse « Allah akbar », l’islamo-terroriste a pu heureusement être rapidement interpellé avant de faire d’autres victimes innocentes. Son profil ? Il est, hélas, lui aussi emblématique. Mais cette fois de l’incroyable incurie du gouvernement français en matière d’immigration : de nationalité tunisienne et âgé de 21 ans, Brahim A. a débarqué à Lampedusa le 20 septembre. Interpellé le 4 octobre, il a d’abord été gracieusement hébergé par un centre pour « migrants » dépendant de la Croix-Rouge italienne à Bari, puis s’est vu remettre par les autorités transalpines une obligation de quitter le territoire italien. Laissé libre, il a alors tranquillement rappliqué en France, sans être le moins du monde inquiété…

Face à un tel scandale, et à un aveuglement aussi suicidaire de l’Etat français, il y aurait de quoi descendre en masse dans la rue et se révolter. D’autant que, derrière les déclarations martiales et les postures de matamore empruntées pour l’occasion par Macron et le gouvernement Castex, les niaiseries pacifistes et autres pleurnicheries restent de mise. Pour preuve, ce lamentable « message de paix au monde musulman » lancé jeudi par Le Drian, alors même que notre pays venait d’être à nouveau durement frappé ! Pire encore : ce communiqué totalement désespérant publié par l’évêché de Nice, dans lequel Mgr André Marceau a osé nous appeler, nous autres chrétiens, à « l’esprit de pardon » et… au « dialogue interreligieux » ! Mais jusqu’où ira donc la lâcheté de tous ces gens qui prétendent parler en notre nom ? Devenus proprement insupportables, ces discours trouvent d’ailleurs de moins en moins d’échos auprès de nos compatriotes, et notamment des chrétiens dont beaucoup manifestent aujourd’hui leur colère et appellent à lutter enfin contre la menace islamiste. Une menace dont seule Marine Le Pen, hélas, semble avoir à ce jour mesuré la réelle gravité et l’urgence qu’il y a non seulement à frapper, mais à frapper fort. En effet, a averti jeudi la présidente du RN, en réclamant à nouveau « une législation de guerre », « on ne peut pas se contenter de dénoncer le terrorisme. […] Il faut à tout prix […] les mettre hors d’état de nuire ».

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 30 octobre 2020

Nadine Morano : « Les islamistes nous ont déclaré la guerre, ce sera eux ou nous. Il faut protéger les Français ! »

Après l’attentat islamiste de Nice, où trois personnes ont été tuées à l’arme blanche, à la basilique Notre-Dame de l’Assomption, au micro de Boulevard Voltaire, réaction de Nadine Morano, qui dénonce « la lâcheté absolue » des terroristes islamistes et réclame la prise de mesures exceptionnelles.

A priori trois attaques terroristes au nom de l’islam ont visé la France, Nice, Avignon puis le consulat français en Arabie saoudite. Quel est votre sentiment ?

Ce sera eux ou nous ! Ils nous ont déclaré la guerre sur notre territoire et cela fait des mois que cela dure. On ne compte plus les morts. On va bientôt atteindre 300 morts assassinés sur notre territoire parce que des gens vivent chez nous et méprisent notre mode de vie. Ils nous veulent donc du mal. Ils n’aiment pas la France, ils n’aiment pas notre civilisation et ils n’aiment pas notre culture. Le mode opératoire de cet acte à Nice, ce matin, est une signature. C’est la signature d’un acte terroriste islamiste d’une lâcheté absolue. S’en prendre au gardien de l’église et à deux femmes au sein d’une église catholique est d’une lâcheté absolue. C’est, d’ailleurs, le terrorisme du pauvre qui utilise un couteau. C’est immonde et ignoble. Nous sommes clairement en guerre. Comme disait Christian Estrosi, c’est une guerre contre un fascisme islamiste.
Pour cela, il faut prendre des mesures de fermeté absolue dans un cadre exceptionnel. Je ne comprends pas pourquoi les 4.111 fichés S étrangers pour radicalisation ne sont pas encore expulsés du territoire français. Modifions notre législation. Il faut un organe judiciaire spécifique et les expulser du territoire. On nous dit qu’en France, il ne faut pas de camps comme Guantánamo. La seule préoccupation que j’ai, aujourd’hui, c’est de protéger les citoyens français et non de me préoccuper du bien-être de tel ou tel au regard des droits de l’homme. Il faut un dispositif de précaution vis-à-vis de nos concitoyens.

Impossible de voir ces attentats sans penser à ces militants turcs qui, hier, chassaient des Arméniens dans plusieurs villes de France. Impossible de ne pas penser aux appels d’Erdoğan à se mobiliser contre les caricatures de Mahomet. Impossible de ne pas oublier que la Turquie est encore en voie d’adhésion dans l’Union européenne. La Turquie d’Erdoğan est-elle notre partenaire ou est-elle notre adversaire dans cette guerre ?

Je l’ai dit et réclamé ! Je suis favorable à stopper immédiatement ce processus absurde de l’adhésion de la Turquie dans l’Union européenne. L’ambiguïté des responsables du monde musulman est grave et a beaucoup de conséquences. Erdoğan est dans une provocation et attise la haine contre la France. Encore une fois, je suis choquée d’entendre le ministre des Affaires étrangères marocain condamner les propos d’Emmanuel Macron. Nous respectons leur mode de vie, je demande à ce qu’il respecte le nôtre. Dans notre pays, c’est la liberté d’expression. Aujourd’hui, ils se victimisent pour un dessin. Dans une démocratie, on dépose plainte, mais on ne sort pas les couteaux.
Tous ceux qui ne veulent pas respecter notre mode vie, qui ne se sentent pas bien avec notre mode vie, alors qu’ils repartent dans leur pays pour vivre leur religion. Chez nous, nous sommes dans un pays aux racines chrétiennes dans un État laïc où chacun peut pratiquer sa religion, mais en respectant les lois de la République. Quand c’est insupportable à vivre, je dis au Maroc de reprendre ses ressortissants marocains qui vivent chez nous et qui considèrent qu’un dessin n’est pas acceptable. Qu’ils reprennent aussi tous les mineurs qui sont arrivés non accompagnés sur notre territoire et qui ont vocation à repartir chez eux. Nous n’avons pas vocation à prendre en charge leur jeunesse.
À un moment donné, il faut que nous soyons fermes. Nous sommes un État laïc et on doit respecter, où que l’on soit, notre mode vie. C’est trop facile de venir chez nous, d’avoir cette qualité de vie, d’acheter notre patrimoine et de ne pas vouloir respecter notre mode de vie. Stop ! La France doit rester la France.

C’est la République laïque, donc la République des caricatures, de Charlie Hebdo qui est visée, et pourtant l’attentat a eu lieu dans une église catholique à Nice. Comment expliquer ce geste qui, a priori, n’est sans aucun rapport ?

Parce qu’ils en font une guerre de religion. Ils n’acceptent pas notre liberté d’expression, notre mode de vie, notre culture et nos racines chrétiennes, alors que Charlie Hebdo a caricaturé toutes les religions et les élus – je suis bien placée pour le savoir et ne pas apprécier ce torchon. C’est notre mode de vie et, depuis des siècles, nous avons ce droit à la caricature en France et le droit de dire que cela ne nous plaît pas. On ne va pas se laisser assassiner parce que des gens n’apprécient pas un dessin dans une démocratie. Il faut donc que nous les combattions, que nous mettions en place un moratoire sur l’immigration en France, nous devons renvoyer chez eux tous ceux qui font des prêches contre la France, nous devons fermer toutes les mosquées salafistes dans ce pays et nous devons recenser tous les lieux de culte. Quand j’entends les propos tenus par Mohammed Moussaouï, que j’avais reçu quand j’étais ministre en charge de la famille pour lui dire que nous avions besoin de son soutien pour soutenir la loi d’interdiction du port du voile intégral, il m’avait répondu que c’était compliqué et que tout le monde allait faire l’amalgame avec les musulmans. C’est un discours d’ambiguïté permanent. Ici, on est en France et non dans un État musulman !

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

I-Média – Confinement, attentats islamistes… La France sous pression

30/10/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Ce nouveau numéro d’I-Média revient sur l’annonce par Emmanuel Macron d’un nouveau confinement avant de proposer une chronique intitulée “Les islamistes déclarent la guerre à la France”.
Entre les attaques d’Erdogan, les manifestations dans le monde entier et la menace intérieure liée à la démographie, la France semble sur le point d’entrer en guerre ouverte contre l’islamisme.


Attentat terroriste à Nice – Chassons les islamistes !

30/10/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Suite à l’attentat terroriste qui a ensanglanté Nice le 29 octobre, Génération identitaire réclame l’arrêt total de l’immigration et la mise en place de la remigration.

La pseudo-fermeté de Gérald Darmanin se fracasse sur le mur de la réalité. Réclamons moins de communication et davantage d’ACTION !

Assez de blabla et de mesures inutiles.

Il ne suffit pas de dissoudre quelques associations, telles que Baraka City et le CCIF, qui seront recréés le lendemain avec de nouvelles têtes. Il s’agit avant tout de stopper TOTALEMENT l’immigration et d’enclencher la REMIGRATION. Et avant cela, d’être absolument IMPLACABLE avec les islamistes. La peur doit définitivement changer de camp.

#ChassonsLesIslamistes

Reconfinement : Macron sonne la fin de nos libertés

Le confinement du printemps avait été traumatisant. Le nouveau confinement sera commencé à l’heure où nos lecteurs auront entre les mains cette édition papier, puisque la date de mise en place était annoncée pour ce jeudi à minuit. Il durera au moins quatre semaines. Autrement dit, le mois de novembre est d’ores et déjà plié pour tout ce qui concerne notre vie sociale, culturelle, familiale, religieuse. La période de tolérance expirera dimanche soir, puis toute la France va passer au régime du métro-boulot-dodo.

Un point sera opéré tous les quinze jours, et de nouvelles mesures seront éventuellement prises. Compte tenu des délais pour que le confinement infléchisse la courbe des contaminations, nous sommes partis pour un maintien de ces mesures sur une durée au moins égale à celle du premier confinement.

Les « assouplissements » du dispositif sont limités : les écoles resteront ouvertes, et les administrations aussi. Quant aux entreprises, elles seront incitées à fonctionner normalement, à l’exception des commerces et services « non essentiels ». Un confinement strictement identique à celui du printemps aurait pénalisé une génération d’écoliers et d’étudiants, et ruiné définitivement le pays. La fermeture (pour ne pas dire l’incurie) des services publics et l’incitation à stopper l’activité économique avaient constitué en effet les deux erreurs graves du confinement du 17 mars. Enfin les personnes âgées des maisons de retraite ne seront pas privées de la visite de leurs proches.

Cette fois, les autorités vont se contenter d’achever de tuer les commerces non essentiels (fleuristes, brocanteurs, prêt-à-porter, horlogers bijoutiers, etc.), les sociétés de services aux personnes, les agences de voyages, les cinémas, théâtres, entreprises de spectacles, parcs d’attractions, activités liées au tourisme, cafés, restaurants… Rien d’essentiel, certes, mais c’est tout ce qui fait le sel de la vie, l’art de vivre à la française.

On retrouve certaines des décisions erronées du premier confinement, comme la fermeture de commerces à faible fréquentation (qui appliquaient pourtant les règles de sécurité sanitaire depuis leur réouverture).

Ne pas multiplier les exceptions à un principe draconien et arbitraire

Et surtout nous ne savons rien de plus sur la manière dont se propage le virus. Plus de coiffeur ? Mais dans les transports en commun, la promiscuité restera de mise. Plus d’achat chez son quincaillier ? Mais les consommateurs pourront continuer à se presser chez Carrefour. Il est évident que la fermeture des cordonniers ou des librairies, par exemple, ne répond pas à des objectifs d’endiguement du virus, mais au souci de ne pas multiplier les exceptions à un principe draconien et arbitraire.

Macron n’a pas envisagé une résistance à ces mesures. Mais l’exaspération, la détresse des commerçants et des restaurateurs sont sensibles. Des filières professionnelles ont-elles pris leur parti d’une mort programmée ? Rien n’est moins sûr Et chez les 15-25 ans (peu contaminés, d’ailleurs) ? Cette classe d’âge va-t-elle subir passivement des contraintes qui sont en fait supérieures à celles du bracelet électronique que l’on impose aux criminels ? La France échappera-t-elle aux révoltes qui secouent nos voisins italiens ? Sans doute pas. Selon toute vraisemblance, nous allons assister à un violent mouvement de refus, qui fera apparaître les manifestations des Gilets jaunes « canal historique » comme de simples promenades de santé.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 29 octobre 2020

Covid-19 : les Français ne sont pas coupables

Une tribune d’Ivan Rioufol publiée le 28 octobre 2020, juste avant la prise de parole d’Emmanuel Macron.

Non, les Français ne sont pas responsables de l’épidémie de Covid-19. Ils n’ont pas à être punis de n’avoir pas été sages cet été. La deuxième vague, annoncée depuis des mois par le discours catastrophiste, donne enfin raison à Olivier Véran, ministre de la Santé. Selon les projections, cette flambée saisonnière semble sérieuse. Pour autant, il est insupportable d’infantiliser les citoyens en les déclarant coupables. C’est ce raisonnement que devrait tenir, ce mercredi soir, Emmanuel Macron en annonçant d’autres interdits.

Un nouveau confinement est plausible. Or ces mesures liberticides sont prises pour palier les faiblesses du système hospitalier, présenté comme exemplaire. La France est, avec le Danemark, le pays qui dépense le plus pour l’hôpital (4,1% du PIB). Non seulement les soignants sont parmi les plus mal payés, mais des lits de réanimation manquent encore, tandis que les médecins sont en nombre très insuffisant, à cause d’un numerus clausus irréaliste. De surcroît, il apparaît que le gouvernement n’a pas su développer la généralisation des tests auprès des personnes à risque, sachant que 50% des personnes décédées ont plus de 85 ans et que 65% des victimes sont atteintes de comorbidités. Le centralisme technocratique et l’incompétence des dirigeants sont les fautifs.

Ce despotisme hygiéniste est un danger pour l’économie, autant que pour la démocratie. Au louable prétexte de sauver des vies (mais 99,5% des contaminés s’en sortent) l’Etat macronien est en train d’abîmer gravement le pays. L’école, l’entreprise, la culture sont les cibles d’une absurde logique sanitaire : elle ne voit pas plus loin que le bout de son nez. L’Elysée, ce lieu où tout se décide autoritairement, semble être sous l’unique influence des médecins et des scientifiques. Les économistes et les philosophes seraient à écouter davantage, pour mettre en garde le président contre les refus du risque et de la mort. Ces rejets puérils sont des poisons plus mortels que le Covid. Dans l’immédiat, les plus fragiles économiquement et socialement sont les vraies victimes de cette politique faussement humaniste, authentiquement frileuse.

Rien n’est plus contestable, en fait, que les choix de l’Etat jacobin, qui persiste à se croire détenteur de la bonne solution. Celle-ci passe par la responsabilisation des gens et par l’acceptation de la maladie. Il est d’ailleurs irresponsable de la part des autorités sanitaires de faire obstacle à l’usage de l’hydroxychloroquine, qui n’aurait pas l’heur de plaire à Véran. En son temps, Jean-Paul Sartre préconisait “l’intrusion des masses dans la vie politique”. Il est urgent de sauver la France des Diafoirus qui la tuent.

Ivan Rioufol

Texte daté du 28 octobre 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Boycott des produits français, cyber-attaques… le monde musulman nous a déclaré la guerre

Alors que le tyran islamiste Erdogan continue de déverser impunément sa bile sur notre pays, le déchaînement de haine anti-française auquel nous assistons depuis plusieurs jours dans ce monde musulman qui ne fait, lui, absolument aucune différence entre « islam » et « islamisme » ne cesse de gagner du terrain, et prend même désormais la forme d’une guerre qui n’ose pas dire son nom. C’est ainsi que, outre le boycott de nos produits déjà officiellement décrété par plusieurs pays musulmans, des dizaines de sites Internet français ont fait l’objet au cours de ces dernières 72 heures de cyber-attaques, accompagnées de messages appelant ouvertement à la décapitation de nos compatriotes et à la destruction de la France.

Cyber-djihad contre la France

Dès dimanche soir, la plate-forme gouvernementale Cybermalveillance.gouv.fr a en effet averti que des dizaines de sites français, souvent mal protégés contre pareille menace tels que ceux de mairies, de PME ou encore d’associations, avaient déjà été victimes de « défiguration » ou de « défaçage ». En clair ? Ils ont vu certaines de leurs pages, en général celle d’accueil, remplacées par des messages islamistes appelant à la décapitation des Français et promettant « l’apocalypse » à notre pays, le tout accompagné de photomontages souvent sanglants. Parmi les nombreux sites victimes : celui du groupe TF1 qui, bien que particulièrement porté sur la dhimmitude, a été inondé de centaines de messages prônant la décapitation et la guerre ouverte avec la France. Des attaques qui, selon les autorités, proviennent essentiellement de hackers musulmans opérant depuis l’Algérie, le Bangladesh, le Yémen, l’Arabie Saoudite, le Pakistan et, bien sûr, de l’Europe en voie d’islamisation. Si le gouvernement assure qu’aucun grand site de l’Etat n’a pour le moment été touché, les réseaux sociaux tels que Twitter et Facebook ont en revanche, eux, été particulièrement frappés par ce cyber-djihad.

L’UE aux abonnés absents

En même temps, encouragés par Erdogan qui est revenu à la charge lundi contre Macron et la France en annonçant officiellement le boycott de nos produits par la Turquie, de nombreux pays musulmans ont rejoint cette énorme cabale anti-française. Et cela jusqu’au Maroc, pourtant réputé très proche de Paris. Ce qui donne une idée de la fiabilité de notre fameuse politique arabe vantée par les médias depuis tant d’années et de la confiance que nous pouvons encore accorder à nos « alliés musulmans »… Oh bien sûr, suivant les consignes du Quai d’Orsay, nos ambassadeurs en poste dans ces pays tentent depuis vendredi de « déminer », « d’expliquer » et « de faire de la pédagogie ». Mais comment faire comprendre la position de la France aux adeptes d’une religion qui refuse toute distinction entre le temporel et le spirituel, et ne reconnaît pour seule et unique loi que celle de la charia ? Et puis, il y a nos fameux « grands partenaires européens » qui, fidèles à eux-mêmes, font preuve dans cette affaire d’une lâcheté affligeante, se bornant, comme l’a fait Merkel, à « condamner » les propos « diffamatoires » d’Erdogan. Or, comme l’écrivait très justement lundi l’eurodéputé RN Jordan Bardella, « les agressions répétées du sultan islamiste à l’égard de la France ne peuvent plus être reçues avec des condamnations morales […]. L’UE doit désormais engager une riposte économique et diplomatique contre la Turquie, dont il est nécessaire de rappeler qu’elle a bénéficié de près de 50 milliards d’euros d’aides publiques de la part des contribuables européens ces vingt dernières années. » Aussi, a-t-il ajouté, « à l’heure où la Turquie dépend du continent européen pour 41 % de ses échanges commerciaux, qu’elle bénéficie d’une union douanière et de quotas d’importation, la France et l’UE disposent de leviers d’action décisifs pour interrompre l’expansionnisme belliqueux du président turc ».

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 27 octobre 2020

Macron reconfine la France – Les Technocrates contre le pays réel, par Jean-Gilles Malliarakis

Au lendemain des deux journées du 27 et du 28 octobre, on ne peut pas se contenter d’être seulement atterrés. La manière dont est imposé le reconfinement, le chef de l’État n’ayant fait recevoir les dirigeants politiques que par son valet de chambre, un personnage de moins en moins crédible à dire vrai, incapable de dire sur quel projet il faudrait se prononcer, les a tous scandalisés.

Une fois encore votre chroniqueur tient à bien préciser son ignorance de la dimension médicale des problèmes. Et il ne donc peut se fier, dans ce domaine, qu’aux prescriptions officielles.

Certaines sont sans doute indispensables : ne les contestons pas en tant que telles.

Interrogeons-nous sur la manière.

Ce qui nous consterne en effet n’appartient pas au domaine des décisions, mais des indécisions… des changements de pied… des incertitudes permanentes.

Du point de vue économique rien n’est pire que l’incertitude, pour toute la partie de la société qui n’est assurée d’aucun revenu fixe.

“Étudier dans le doute, réaliser dans la foi” : cette belle et salubre devise du président Salazar reste entièrement ignorée des gens qui nous gouvernent.

Il fallait écouter les professions. Elles avaient des solutions, différenciées selon les métiers.

On ne l’a pas fait.

Le 26 octobre le président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, pas vraiment un bolchevik, avait clairement mis en garde : “si on reconfine totalement comme on l’a fait en mars, ce n’est pas moins 10 % de récession qu’on risque, c’est un écroulement de l’économie”. Et ce point de vue reflète celui des grosses entreprises, les seules que l’on prend en considération.

Les petites entreprises, mais aussi les intérimaires, les précaires, les étudiants de conditions modestes qui travaillent pour payer leurs études, tous les non-salariés seront voués à la ruine.

Ne nous y trompons pas : en direction de ces interlocuteurs, les promesses de mars n’ont pas été tenues. Celles de cet automne le seront encore moins : les finances publiques ne suivront pas.

Un vieux cheval sait assez vite juger son cavalier : le peuple français

Les responsables des divers partis, avaient été conviés à entendre de la bouche du Premier ministre que celui-ci ne savait même pas de quelle nature seraient les décisions qui seraient prises, non par le Gouvernement mais par un soi-disant conseil de défense [sanitaire].

Ceci viole ouvertement la Constitution qui dispose, en son article 20 : “Le Gouvernement détermine et conduit la politique de la nation. Il dispose de l’administration et de la force armée. Il est responsable devant le Parlement dans les conditions et suivant les procédures prévues aux articles 49 et 50.”

Visiblement en accord avec les autres formations politiques, Christian Jacob, par exemple, prononce sobrement, comme bien souvent, les mots justes. Lui-même homme du pays réel, agriculteur de la Brie, élu de Seine-et-Marne, il observe : “des mesures prises sous la contrainte, en prenant en compte très partiellement une partie des conséquences désastreuses sur le plan économique du confinement du printemps. Sur le plan de la santé il a tenté de justifier l’injustifiable car rien n’a été fait pendant huit mois… Voter jeudi ? Cet exercice ne rime à rien. On va voter sur quoi ? Le parlement est fait pour légiférer, pas pour émettre un avis sur la prestation télévisée d’un président de la république”

Que pourront valoir en effet les débats suivis de votes prévus ce 29 octobre, après coup, à l’Assemblée nationale et au Sénat ?

Le grand Bossuet, qui semble une sorte de porte-parole de la monarchie absolue rappelait en son temps : “Le plus grand dérèglement de l’esprit c’est de croire que les choses sont par ce qu’on veut qu’elles soient. Il est quelquefois fatigant d’être contredit, mais il est dangereux de ne l’être pas. La plus funeste adulation pour un roi serait la médiocrité des hommes avec lesquels il vivrait habituellement en contact, médiocrité qui, lui donnant à lui-même le sentiment d’une supériorité factice, l’habituerait à ne compter que sur son propre jugement.”

Rappelé à Dieu en 1704, celui qu’on appelait l’aigle de Meaux, n’a cependant pas connu les terribles dernières années du gouvernement du Grand Roi, celles de son ministre Michel Chamillart, dirigeant à la fois la fois les Finances et la Guerre, confronté à la crise financière de 1709 et à la guerre de Succession d’Espagne. Compagnon de billard du vieux monarque, il ne sut prendre que des mesures monétaires désastreuses. Inspirées certes par une grande honnêteté, elles ruinèrent le pays. Et en 1715, ce fut une immense impopularité qui sanctionna la fin ce règne, si glorieux 30 ans plus tôt.

Deux siècles plus tôt, Machiavel l’avait souligné : “un prince se juge surtout par les hommes qui l’entourent”.

Que penserait, aujourd’hui, le secrétaire florentin, de l’homme de l’Élysée ?

Jean-Gilles Malliarakis

Article paru sur le site de L’Insolent

Erdogan caricaturé par “Charlie Hebdo”: la Turquie promet une réponse “judiciaire et diplomatique”

Reconfiner ? Désobéir !, par Franck Deletraz

Le gouvernement nous prépare à un reconfinement plus ou moins total, face à l’augmentation des cas positifs au Covid. Ailleurs en Europe, en Italie ou en Espagne, le peuple descend dans la rue pour dire stop à cette dictature sanitaire. Et si la France suivait l’exemple ?

Il y a quelques semaines encore, le président Macron et le gouvernement emmené par « Monsieur Déconfinement » en personne nous chantaient sur tous les tons que l’hypothèse d’un reconfinement en cas de retour de l’épidémie de Covid-19 était « totalement exclue », à moins d’une véritable « catastrophe sanitaire ». Or, une fois de plus, ils se seront complètement trompés. Et pour cause : n’ayant tiré quasiment aucune leçon de la crise sanitaire du printemps dernier et ayant clairement renoncé à mettre en œuvre les mesures qui auraient pu éviter à notre pays de prendre de plein fouet cette fameuse seconde vague, ce gouvernement décidément incompétent se retrouve pratiquement dans la même situation qu’en mars dernier.

Le gouvernement a perdu le contrôle de la situation

Que ce soit à l’Elysée, à Matignon, ou bien encore au ministère de la Santé, c’est un violent vent de panique qui souffle depuis maintenant plusieurs jours. Selon certains proches du pouvoir, les autorités auraient même complètement perdu le contrôle de la situation sanitaire en France. Et Jean-François Delfraissy, le président du fameux Conseil scientifique chargé d’aider l’exécutif, reconnaissait lui-même lundi sur RTL que notre pays se trouve aujourd’hui dans « une situation très difficile, voire critique ». Une situation qui était aussi largement prévisible, tant l’incurie du gouvernement a été grande, et qui contraint maintenant ce dernier, faute d’avoir pris les bonnes mesures au bon moment, à ressortir de son placard ces méthodes du Moyen Age que sont le confinement ou encore le couvre-feu. C’est ainsi que, après consultation mardi et mercredi de toutes les forces importantes du pays, Macron et Castex, selon les spécialistes, devraient annoncer ce mercredi l’imposition soit un « couvre-feu renforcé », soit d’un confinement dit « économiquement compatible », soit d’un confinement ciblé en direction des personnes les plus âgées, soit des reconfinements locaux, soit enfin une combinaison cauchemardesque de ces quatre possibilités…

L’Irlande en plein délire

Certes, la France est loin d’être le seul pays à se précipiter ainsi vers un nouveau confinement plus ou moins strict. En Allemagne, notamment, Merkel pourrait bien décider elle aussi d’imposer à partir de mercredi un « confinement léger » consistant essentiellement à fermer les bars et les restaurants et à interdire les événements avec du public. En Italie également, le gouvernement a récemment imposé un « semi-confinement » pour toutes les activités liées aux loisirs. Et certains, en proie à une panique totale, sont même allés jusqu’à adopter des mesures complètement délirantes : comme l’Irlande qui, en application de la nouvelle loi « anti-Covid » qu’elle a adoptée la semaine dernière, menace carrément d’une amende de 2 500 euros et de six mois d’emprisonnement les pauvres prêtres qui auraient l’audace de célébrer publiquement la messe en plein confinement ! On croit rêver…

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 27 octobre 2020

Guillaume Bigot, après l’attentat de Conflans : « On assiste à un retournement de veste des politiques sur l’islamisme »

Depuis l’attentat de Conflans-Sainte-Honorine, on assiste à de nombreuses prises de parole de la part des politiques ayant la volonté d’engager « la guerre » contre l’islamisme.

Guillaume Bigot, qui vient de publier La Populophobie (Plon), s’interroge sur la portée de la parole de la classe politique et se dit « écœuré » devant l’hypocrisie de ceux qui dénoncent l’islamisme après avoir souvent « cherché l’accommodement » .

Depuis l’attentat de Conflans-Sainte-Honorine, on sent une volonté de la part de nos politiciens d’engager la guerre, pour reprendre leurs mots contre le terrorisme islamiste. Cependant, derrière les mots, on attend encore une action claire. Le moins que l’on puisse dire, la parole est assez chaotique. Quelle est votre opinion sur la parole politique ?

Est-ce que la parole politique porte encore ? Cela nous ramènerait aux origines de la réflexion politique dans un grand livre d’Aristote qui distingue la parole tout court et la parole qui a vocation à devenir des actes. Le propre de la parole politique n’est pas du tout une parole verbale, si j’ose dire, mais une parole qui est performative, destinée à se transformer en acte. Quand la plupart de nos citoyens entendent une déclaration de guerre de la République, il savent très bien que c’est la même déclaration de guerre que celle qui a été faite par le Président Hollande au lendemain des attentats de Charlie Hebdo et au lendemain des attentats du Bataclan. Ce ne serait déjà que la quatrième fois, après Nice, que la République solennellement dit « Vous allez voir ce que vous allez voir, nous déclarons la guerre ». Comble de ce paradoxe, c’est lorsque le président de la République dit « nous n’avons plus besoin de mots, il faut des actes concrets ».
Quand on entend quelqu’un qui parle pour dire qu’il faut des actes concrets, c’est presque un aveu. Il est en train de dire, justement, ce qu’il n’est pas en train de faire.
Deuxième point, c’est la cacophonie, la contradiction, le retournement de veste. Il fallait vraiment avoir l’estomac bien accroché pour constater que, place de la République, il y avait la célèbre égérie islamo-gauchiste. On va peut-être revenir sur les termes. L’islamisme, c’est l’extrême droite islamique. La seule extrême droite qui reste debout, aujourd’hui, c’est l’extrême droite des islamistes.

Le terme « extrême droite islamique » nous paraît être une alliance de terme qui est propre à « l’islamo-gauchisme ».

L’islamo-gauchisme, c’est le vichysme. C’est la nouvelle définition de la collaboration. Les termes sont malheureusement totalement impropres et absolument renversés.
Prenons le droit d’asile. Quel était le droit d’asile ? Quand la France donnait le statut de réfugié, les gens se battaient pour la liberté parce qu’ils étaient persécutés dans leur pays. Vous voyez bien le renversement complet de sens. En réalité, aujourd’hui, qu’est-ce que c’est que ce droit d’asile ? C’est donner le droit à des étrangers de venir sur notre territoire pour persécuter ceux qui défendent la liberté chez nous. Il y a un renversement complet. Les termes ne veulent plus rien dire.
En réalité, ce qu’on appelle les islamo-gauchistes ne sont rien d’autre que les descendants de Vichy et de Pétain. L’attitude de Vichy, de Pétain et de l’extrême droite en 1940 est une attitude qui consiste à dire que des gens nous menacent, nous agressent et on va leur trouver de bonnes raisons. On va dire qu’ils ne sont pas si méchants et on va sympathiser avec eux. C’est exactement la même attitude que cette soi-disant gauche. On n’en est plus là. Il y avait de quoi être écœuré en voyant la représentante de l’UNEF et en voyant la LICRA. Cette dernière avait attaqué Georges Bensoussan, en 2002, lorsqu’il avait sorti son livre. C’était vraiment le premier lanceur d’alerte sur ce qu’il se passait dans les banlieues perdues de la République.
Bensoussan disait « On ne peut plus enseigner la Shoah dans certains quartiers ». Les élèves musulmans se lèvent et disent « Hitler n’a pas fini le travail ».
Ce livre-là était considéré comme du racisme. La LICRA avait donc porté plainte contre M. Bensoussan. Où était la LICRA ? Elle rendait hommage à M. Paty. Où était SOS Racisme, dirigé par M. Sopo, qui ne cesse de se coucher devant toutes manifestations ? Il était place de la République. Où était le Parti socialiste, qui avait nommé M. Bianco à la tête de l’Observatoire sur la laïcité ? Il était place de la République.
Enfin, il y a le silence, me semble t-il assez éloquent, de M. Dupond-Moretti, qu’il a brisé lui-même sur France Inter. Il va dire simplement « Je suis écœuré par la récupération politique ». Il n’est pas principalement écœuré par le fait qu’un enseignant se trouve décapité parce qu’il a défendu nos principes les plus précieux. Mais il est choqué et écœuré parce qu’il y a un discours qui dit « On vous l’avait bien dit ». Globalement, chacun choisit ses écœurements.

Vous parlez de la gauche, mais on peut aussi parler de la droite. Depuis quelques jours, on voit un phénomène assez révélateur sur Twitter. Les Républicains se perdent en superlatifs pour dénoncer la menace islamique. Et de l’autre côté, on a des comptes islamiques qui s’amusent à déterrer toutes les opérations qu’avaient pu faire des élus UMP ou LR pour séduire l’électorat musulman. On ne compte plus les élus locaux LR qui se rendaient dans les mosquées tenues par les Frères musulmans pour aller faire un peu de racolage. Toutes ces contradictions sont en train d’exploser par ceux qui sont attaqués par leurs « amis d’hier ».

Je sors un livre qui s’appelle La Populophobie. Pourquoi il faut remplacer la classe dirigeante française aux Éditions Plon. Ce n’est pas pour en assurer la publicité, mais juste pour dire que l’argument clé de ce livre, c’est la formule très simple d’Albert Einstein : « Ce ne sont pas ceux qui ont créé les problèmes qui vont les résoudre. » C’est très simple.
Oui, la classe politique gauche ou droite a activé, a cherché l’accommodement et l’apaisement. Il y a des retournements de vestes. On accusait Edgard Faure, politicien de la IVe et début de la Ve République. Il disait : « Ce n’est pas moi qui ait tourné, mais c’est le vent qui a tourné. »

Vous avez sans doute suivi l’hommage à Samuel Paty en direct de la Sorbonne et le discours d’Emmanuel Macron. Beaucoup ont salué son discours pour sa clarté et sa gravité. Quels ont été vos pensées ?

Mes pensées ont été très partagées. Quoi qu’on en pense, Emmanuel Macron est le chef de l’État, le président de la République. Je pense qu’on est tous tenus à une sorte de devoir d’unité. L’unité n’est pas nécessairement à l’unanimisme. Il y a quelque chose de poignant dans son discours. La situation était elle-même poignante. Le texte de Jaurès était, bien sûr, impeccable. Le texte de Camus était lui-même impeccable. Ce qui était très gênant, c’est ce qu’on appelle le pathos. C’est le fait de vouloir jouer sur l’émotion en expliquant qu’à la fin, ce sont les gentils qui gagnent. C’est parce que nous sommes les plus gentils, parce que nous sommes les meilleurs, parce que nous sommes les plus émus, parce que nous sommes pleins d’émotion et pleins de larmes que nous triompherons à la fin.
Il faut, malheureusement, prendre un peu de recul historique. Si nous avons écrasé Adolph Hitler et le Troisième Reich, ce n’est parce qu’on a beaucoup versé de larmes sur ses victimes. C’est parce qu’on a déversé 30.000 tonnes de bombes incendiaires sur les villes allemandes. C’est ça qui a fait plier l’Allemagne.
J’étais un peu gêné. Je comprends qu’il y avait une volonté de célébrer la culture. C’est normal, puisque c’est ce qu’incarnait M. Paty, mais il s’avère que dans notre ADN, nous Français en tant que nation, en tant que peuple et dans notre histoire, il y a quelque chose de très guerrier. Dans la guerre des Gaules, Jules César avait dit : « C’est un peuple très débonnaire, très pacifique, mais lorsqu’il se met en colère, ils sont terrifiants. »
Écoutez les paroles de « La Marseillaise ». J’étais gêné que l’on joue « La Marseillaise » de cette façon, de manière un peu plus lente avec des violons. Encore une fois, c’est la Garde républicaine qui la joue comme cela, mais je me demande si les paroles de « La Marseillaise » « Aux armes citoyens », il n’aurait pas fallu les prononcer dans la cour de la Sorbonne. La France n’est pas seulement un pays de lettres. C’est aussi un pays des armes.

Est-ce la République qui affaiblit ces valeurs guerrières ?

Je ne le crois pas. Je pense que la République a été très forte. La République française et la République célébrée par les fameux hussards noirs ont transformé la nation française en spartiate.
Dans les pires combats contre l’agresseur allemand, en 14-18, on a perdu jusqu’à 20.000 hommes par jour. La France a tenu comme aucun peuple ne l’avait fait – peut-être les Spartiates, dans l’Antiquité. La République avait fait cela. Ce n’est donc pas la République qui est en cause. Je suis entièrement d’accord avec vous sur le fait que l’on ne veuille plus parler de « République française » ou comprendre la République comme étant uniquement la forme juridique et institutionnelle de la France, d’une nation, d’une terre, d’un peuple ou d’une histoire ; c’est une édulcoration. Il y a une volonté très claire, de la part de notre classe dirigeante, de détacher la République, forme universelle et purement juridique, de quelque chose qui serait non seulement charnel mais surtout quelque chose qui a trait à une mémoire ou à une dynamique historique qui est vouée.
Dans l’Histoire et dans la mémoire, je suis très frappé qu’on ne parle sans arrêt que d’identité. La France n’est pas un musée. La France n’a pas vocation a se diluer dans l’Union européenne. C’est tout le problème.
Pourquoi parle-t-il de la République ? Parce qu’il pense que la France, c’est le passé, et l’avenir, c’est l’Union européenne. Si la France ne peut pas projeter son destin sur le monde, sur l’avenir et qu’elle n’a pas un avenir, cela ne sert à rien de célébrer son passé.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Franceinfo : de l’art de la minimisation du poids de l’islamisme à l’école

Dans la masse des reportages diffusés sur Franceinfo depuis l’assassinat islamiste du professeur Samuel Paty le vendredi 16 octobre 2020 à proximité du collège où il travaillait, l’émission « le choix de franceinfo » donnait à entendre un reportage très prudent et peu « stigmatisant » le lundi 19 octobre 2020.

L’émission d’Alexis Morel proposait ce sujet : Contestations d’enseignement : « Nous sommes confrontés à une remise en question de la parole du professeur par rapport aux réseaux sociaux ». Le reportage explique « le désarroi » de nombreux enseignants face « aux réactions de certains de leurs élèves sur des parties jugées sensibles du programme ».

Les faits indiqués dans l’émission

– Les enseignants « sont en première ligne face à des paroles parfois choquantes, des contestations d’enseignements voire à des atteintes à la laïcité ». Le professeur Samuel Paty a utilisé les caricatures de Mahomet lors d’un de ses cours sur la liberté d’expression. Elles ne « sont pas en soi, noir sur blanc, dans le programme. En revanche, il s’agit d’un support pédagogique comme un autre, c’est-à-dire une base de travail qui relève de la liberté pédagogique des professeurs. »

– Les « faits préoccupants » seraient minoritaires. Ce n’est pas tout à fait exact : les collèges sont le lieu des tabous. Les bons élèves attendent de passer à autre chose, les mauvais bénéficient de mensonges visant à leur faire croire qu’ils ne le sont pas tant que cela – mais ils le savent en réalité. Les racistes anti-blancs, suprémacistes noirs, islamistes et jeunes délinquants, quant à eux, savent qu’il suffit de ne pas faire attention à ce qui se dit à l’école, que le réel n’est plus dans les salles de classe.

– Étonnement ? Franceinfo n’évoque pas l’islamisme et la religion musulmane au sujet des « faits préoccupants », prétendument « minoritaires » (en réalité, des centaines de faits ne remontent pas vers les autorités de l’éducation nationale par souci de « ne pas faire de vague », « éviter que cela dégénère avec des populations ethniques qui sont concrètement menaçantes dans les établissements », selon un témoin que nous avons interrogé). Selon le ministère il n’y aurait que 300 signalements de contestations en moyenne par an.

– Ce qui est évoqué dans l’émission ? Les contestations « du génocide arménien » et l’écriture de « croix gammées sur une copie ».

– Franceinfo évite ainsi soigneusement de parler d’islamisme et de « stigmatiser » les musulmans. Le choix des mots minimise : « Certaines parties du programme sont aussi plus sensibles car elles abordent des évènements liés à l’histoire personnelle des élèves. À un point tel que, parfois, en fonction du contexte et de la classe, des enseignants anticipent et optent pour un sujet plutôt qu’un autre. « Nous devons étudier la décolonisation et l’indépendance de nouveaux États, explique Claude, professeur d’histoire-géo en lycée professionnel. On doit étudier le cas de l’Inde et de l’Algérie et faire un focus, au choix, entre Gandhi ou la Toussaint Rouge, qui déclenche la guerre d’Algérie… »

Le souci : le génocide arménien ou les croix gammées

Ainsi, les sujets qui posent problème sont le génocide arménien et les élèves, que l’on suppose tout de même peu nombreux, enclins à dessiner des croix gammées… L’apologie de la violence islamiste ? Le refus des hommages aux presque 300 victimes du terrorisme musulman en France ? L’antisémitisme musulman quotidien des « jeunes » des cités ? Alexis Morel n’a pas… eu d’informations, semble-t-il.
Le choix de l’expression « vie personnelle » est révélateur : à quoi est-il fait référence ?

Autres soucis ? « Des contestations d’enseignements mais aussi le refus d’aller à la piscine ou encore des bagarres dans la cour pour des motifs religieux ». Refus de la piscine ? Pourquoi donc ? Bagarres du fait de « religions » ? Laquelle ? L’auditeur n’en saura pas plus.

Le rôle du cours d’éducation morale et civique

Pour l’EMC, « Selon les programmes, cet enseignement, prévu de l’école primaire au lycée, a trois objectifs : apprendre le respect d’autrui, construire une culture civique et acquérir et partager les valeurs de la République. C’est dans ce cadre qu’on y étudie donc des notions aussi diverses que la liberté d’expression, la laïcité, ou encore les discriminations. Généralement, les professeurs partent de situations concrètes pour faire réfléchir les élèves, les aider à construire un jugement et à débattre. »

Pour lire la suite, c’est ici !

La fièvre monte à Ankara, par Jean-Gilles Malliarakis

Par deux fois, le 24 et le 25 octobre, Erdogan a explicitement insulté le tenant du pouvoir parisien, l’accusant de troubles mentaux, à la suite de son discours de la Sorbonne. Difficile dans ces conditions de ne pas donner raison à Clément Beaune, secrétaire d’État aux affaires européennes, quand il dénonce “une volonté de déstabilisation”de la France de la part gouvernement turc. Dans un tel contexte on peut légitimement conclure que “ce n’est pas un hasard s’il n’y a pas eu de condamnation officielle”,par la Turquie, de l’immonde attentat du 16 octobre.

Les officieux atlantistes affirmaient, 48 heures plus tôt, le 22 octobre, que “l’incident du Courbet est dépassé. L’OTAN essaie d’oublier”, tout se passant bien au mieux la meilleure des alliances euro-turques… Ils se trompaient : ce ne sont plus les militaires kémalistes d’hier, ni les vieux cercles diplomatiques, qui mènent la danse à l’est du Bosphore, mais un pouvoir politique s, au contraire, a parfaitement compris désormais que le mégalomane d’Ankara “se présente en protecteur des musulmans de façon complètement instrumentalisée”.

Dans Le Point, le 25 octobre, Luc de Barochez cherche, par exemple à comprendre “comment Macron est devenu la tête de turc d’Erdogan

Selon son analyse “le brûlant antagonisme franco-turque prouve que la lutte contre l’islam radical en France ne peut pas être détachée de son contexte international“. Au départ, en effet observe-t-il, “entre eux, cela n’avait pas trop mal commencé. En janvier 2018, Emmanuel Macron déroulait le tapis rouge à Recep Tayyip Erdogan. Le président de la République était alors le premier dirigeant d’un pays de l’Union européenne à recevoir son homologue turc depuis le coup d’État manqué qui avait visé ce dernier en juillet 2016. La France, qui disait vouloir sortir la Turquie de son isolement diplomatique, était le grand État européen avec lequel le despote du Bosphore entretenait les moins mauvaises relations. Ce n’était pas le cas de l’Allemagne ; en 2017, Erdogan avait accusé les dirigeants allemands, etc.”

Car la question essentielle, sur laquelle aucun compromis ne sera possible avec lui, reste celle de l’organisation du culte mahométan en Europe. Le gouvernement d’Ankara, et notamment la Diyanet dirigeant la vie religieuse, gestionnaires des centaines d’imams détachés qu’elle rémunère, souhaitent clairement en prendre la tête au nom de tous les sunnites.

Dans ce contexte, si la fièvre monte et si les tensions se multiplient, non seulement avec la France, mais aussi avec tous ses voisins, c’est d’abord dans la mesure où Erdogan s’emploie à balayer l’influence des pays arabes, et peut-être même leur existence en tant qu’États indépendants. S’adressant à aux parlementaires ce 1er octobre, il est allé ainsi jusqu’à menacer « “Certains pays de notre région n’existaient pas hier ; ils n’existeront peut-être pas à l’avenir…”On ne fait pas dans la dentelle.

Quelques jours plus tard, dans le journal officieux Okaz, le 4 octobre, un analyste proche du pouvoir saoudien, Abdel Aziz Razan ripostait, non moins clairement :”Les crimes [d’Erdogan] contre les peuples arabes, les massacres qu’il a perpétrés en Syrie, au Kurdistan irakien et en Libye doivent être dénoncés”.

L’ignorance abyssale de nos dirigeants au sujet des réalités objectives et des conflits séculaires au sein de l’islam explique sans doute un certain nombre de leurs décisions. Ceci remonte en partie à des décennies.

Et pour un Jacques Soustelle, homme de culture, de bonne foi et de vrai patriotisme inventant en 1955 le concept d’intégration, combien de troubles politiciens ont trahi cette notion elle-même !

Bien entendu il ne s’agit pas de calquer point pour point la lutte de la France pour rester française, car c’est aussi de cela qu’il s’agit aujourd’hui, avec les événements d’hier : ni ceux qui aboutirent à l’indépendance tragique de 1962, ni à la guerre civile qui déchira cette même terre 20 ans plus tard.

On notera toutefois que l’on peut, que l’on doit, tirer les leçons de ces deux expériences sanglantes. On ne peut certainement pas accepter à ce sujet le discours de la repentance. Pratiquée par Macron dans certaines de ses scandaleuses déclarations, particulièrement maladroites à propos de l’Algérie, confirmées par le choix d’un Stora chargé d’officialiser une mémoire antifrançaise, l’auto flagellation mémorielle fait le jeu de l’islamo-terrorisme.

Un même écueil freine en l’occurrence l’application nécessaire de la tradition française d’assimilation des étrangers, c’est-à-dire pour parler clair de leur processus de fusion dans un seul peuple. L’obstacle provient de la manipulation systématique de la “communauté”par ce que nous appelons aujourd’hui islamisme “radical”– on parlait autrefois de fanatisme. Il s’agit bien , fait, d’un état d’esprit parfaitement incompatible avec la nation-contrat, telle qu’elle a été définie par Renan et telle qu’elle semble aujourd’hui la seule doctrine possible définissant la nationalité française.

L’islamo-terrorisme déchire la nation-contrat : il faut déchirer l’islamo-terrorisme

Jean-Gilles Malliarakis

Article paru sur le site de L’Insolent

Robert Ménard : « Il faut dénoncer avec vigueur les islamistes, aucun accommodement n’est possible »

Robert Ménard a fait afficher des caricatures de Mahomet de Charlie Hebdo dans sa ville de Béziers, en hommage à l’enseignant Samuel Paty, décapité par un islamiste tchétchène, le 17 octobre, à Conflans-Sainte-Honorine.

Il explique les raisons de cette initiative.

Depuis mercredi, les Biterrois peuvent voir dans la ville de Béziers, des affiches de Charlie Hebdo en hommage à Samuel Paty, ce professeur d’histoire Géographie assassiné par un terroriste tchétchène. Pourquoi avoir rendu hommage à Samuel Paty de cette façon ?

Il a été décapité après avoir montré ces caricatures-là dans ses classes. Aujourd’hui, qu’on le veuille ou non, ces caricatures de Mahomet sont devenues une sorte d’étendard de la liberté.
Quoi qu’on en pense, le fait de les afficher veut dire « je suis pour la liberté d’expression dans un pays voltairien».
Avoir fait le choix à Béziers de publier ces caricatures de Mahomet et de les mettre dans les rues de la ville est une façon de rendre hommage à ce professeur qui a formidablement fait son métier. C’est aussi une façon de dire « voilà ce qu’un certain nombre de gens ne veulent pas voir ». Le blasphème n’est pas quelque chose qui existe en France. Et on ne veut pas en entendre parler. C’est pour cette raison que l’on a choisi de publier ces caricatures dans les rues de notre ville.

Concomitamment à l’exposition de ces caricatures, la mosquée de Béziers a été menacée des pires représailles par un internaute sur les réseaux sociaux. N’avez-vous pas peur de montrer ces caricatures ?

Je ne crois pas. Je suis persuadé du contraire. Dénoncer les islamistes. Dénoncer l’islam politique c’est prendre la défense des musulmans qui ne veulent pas entendre parler de ces extrémistes, de ces fous de Dieu, de ces intégristes, de ces ayatollahs. Si on veut renforcer les modérés parmi les musulmans, il faut dénoncer avec encore plus de vigueur et encore plus de rigueur les islamistes. Certaines personnes ne le comprennent pas. Croire que l’on peut trouver des espèces d’accommodement plus ou moins raisonnable avec les islamistes, c’est se mettre le doigt dans l’œil et les deux doigts dans les yeux. C’est perdre la bataille engagée. On a besoin de protéger ceux qui parmi les musulmans ont la vraie volonté de devenir des Français à part entière et pas seulement des Français de papier.

Comment avez-vous accueilli la réponse de l’hebdomadaire Charlie Hebdo « c’est dur d’être aimé par Robert Ménard » en rappelant que cela fait des décennies que Charlie Hebdo combat les idées que vous représenteriez ?

Un peu attristé. Je pensais que Charlie Hebdo était capable de défendre les opinions et la liberté de dire des gens ne pensent pas comme eux. Malheureusement, ils sont comme tout le reste de la gauche. Au fond, il y a un sectarisme qui peut être plus fort que n’importe quel principe.
Cela fait des années que je défends la liberté de la presse. Aujourd’hui et hier à la tête de Reporters sans Frontières, je continuerai à le faire. Comme le dit Élisabeth Levy dans un superbe papier ce matin « on est Charlie et Charlie a oublié d’être Charlie ».

Vous les défendrez malgré eux ?

Bien sûr. On aime ce qu’ils représentent même s’ils ne nous aiment pas. Je ne suis pas sûr qu’ils sortent très glorieusement de ce genre de propos.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Islamisme. Pour sauver la France, la nécessité d’une législation d’exception

Petit à petit, l’idée fait son chemin. On parle trop de république face à l’islamisation et pas assez de la France. La république, c’est bien sûr la France, mais ce n’en est qu’une composante, au même titre que la monarchie et le christianisme qui l’ont précédée dans l’histoire, sans oublier les racines gréco-romaines. Les islamistes radicaux ne sont pas des séparatistes, ils veulent transformer notre patrie historique en terre musulmane. La laïcité est pour eux un point de détail de l’identité française. C’est cette identité leur véritable ennemie.

Un État de droit qui ne protège rien

La question qui se pose est donc simple : notre république, dans son état de droit actuel, peut elle protéger la France ? On peut en douter.

Le discours politique du pouvoir se veut ferme, il y a eu un tournant.
Mais on le voit, les idiots utiles du « pas d’amalgame » pour culpabiliser ceux qui réagissent n’ont pas renoncé.
Plus l’émotion va retomber, plus la culture de la compromission reviendra en force. Elle va s’appuyer sur la lecture par la justice de notre état de droit. Les mosquées fermées seront rouvertes et les expulsions vont se perdre dans les méandres du pointillisme administratif. Si on veut protéger la France en sauvant les valeurs républicaines, il va falloir changer notre état de droit. Il est devenu indispensable d’encadrer une justice qui a toujours le dernier mot face aux politiques. Notre république des juges doit redevenir une république de la nation française.

Législation d’exception

Cela passe par une législation d’exception durcissant notre état de droit en supprimant les échappatoires juridiques pour nos ennemis. Cette législation devrait être approuvée par référendum.
En République, c’est le peuple français qui doit avoir le dernier mot. C’est sa vie et son avenir historique qui sont en jeu, cela vaut bien un référendum pour donner à l’État les moyens de lutter contre les criminels de l’intérieur — à la condition expresse évidemment de ne pas profiter de ces lois coercitives et ciblées pour lancer une chasse aux sorcières contre les mal-pensants déplaisant au Nouvel Ordre mondial, à l’Empire arc-en-ciel comme dirait Martin Peltier.
Il faut isoler les djihadistes et autres salafistes présents sur notre sol du reste du pays, empêcher les autres d’accéder au territoire national et décourager les complicités idéologiques de toutes natures. Jean Michel Blanquer a désigné d’une façon pour une fois claire l’islamogauchisme qui imprègne une certaine ultra gauche et l’écologie politique. Pour lui, il existe aujourd’hui en France une forme de « complicité intellectuelle du terrorisme ». « Notre société a été beaucoup trop perméable à des courants de pensées, à des acteurs », a déploré le ministre de l’Éducation nationale le 22 octobre sur Europe 1. Il a notamment cité l’UNEF. Le syndicat étudiant a, selon lui, « cédé à ce type de choses ». Il a également pointé du doigt la responsabilité de La France Insoumise. « Vous avez dans leurs rangs des gens qui sont tout simplement de ce courant-là, et qui s’affichent comme tels », a-t-il dénoncé, ciblant le mouvement de Jean-Luc Mélenchon. Mi-octobre à l’Assemblée nationale, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin en avait déjà fait le reproche à LFI. « Je ne m’explique pas qu’un parti comme le vôtre, qui a dénoncé pendant longtemps l’opium du peuple, soit désormais lié avec un islamogauchisme qui détruit la République », avait-il déclaré. Pour Jean-Michel Blanquer, cette mouvance « favorise une idéologie qui ensuite, de loin en loin, mène évidemment au pire ». Il reconnait que l’islamisation de l’école est une réalité : « C’est un phénomène de société. » On est loin de comportements marginaux, dont acte.

Les terroristes se moquent de la laïcité

Mais gare au referendum de l’inutile pour enfoncer des portes ouvertes ! Des responsables de droite réclament de changer la loi fondamentale. Eric Ciotti veut par référendum « mettre au cœur de notre République une laïcité exigeante », le président des Hauts-de-France Xavier Bertrand (ex-LR) souhaite aussi consulter les Français afin de « consacrer le principe de laïcité au même niveau que l’égalité, la liberté, la fraternité ». Les sénateurs socialistes jugent que « nul besoin de modifier la Constitution pour y inscrire ce qu’elle dit déjà, c’est-à-dire que les lois de la République s’appliquent à tous ». Le gouvernement planche lui-même sur un projet de loi contre les séparatismes, qui doit être présenté le 9 décembre en Conseil des ministres et pourrait être renforcé après la décapitation de l’enseignant Samuel Paty.

Les terroristes au nom d’Allah se moquent de la laïcité et des lois de la république. Cela ne les concerne pas. Il faut donc des lois qui les désignent, les concernent et en fasse les cibles claires d’une répression aussi impitoyable que légale.

Réaffirmer la laïcité ne suffit plus : il faut changer l’état de droit, même provisoirement, de la république pour protéger ce qui fait « France ».

Pierre Boisguilbert

Texte repris du site Polémia

Appels à la décapitation, demande de rançons : résister aux menaces islamistes

Jérémie Bréaud est le maire nouvellement élu de Bron, ville de 38 000 habitants de la banlieue de Lyon. Cette ville a basculé à droite le 28 juin, après une très longue mainmise du PS et du PC. Jeudi matin, les habitants de Bron ont découvert des appels au meurtre peints sur les murs de la ville : « Jérémy Breaud on va te décapité » et aussi « Nik la mumu ». La mumu en question, c’est la police municipale. Ces menaces sont prises au sérieux, et le maire est désormais sous protection policière.

« Surtout, pas d’amalgame ! Des inscriptions sur un mur ne signifient rien. L’activisme sécuritaire agace quelques dealers locaux. C’est tout » : voici, en résumé, le discours que tentent de tenir quelques rescapés des gauches locales, surtout du côté des écologistes et des Insoumis. Mais les Brondillants (les habitants de Bron) prennent en fait ces menaces très au sérieux. Pendant et après le confinement, les quartiers islamistes avaient retenti de tirs de mortier, et la pratique des rodéos urbains lors de mariages y était devenue courante. Cette ambiance « séparatiste » avait pesé dans le choix électoral des habitants. D’après les syndicats de police, ces menaces de mort sont la suite logique de la volonté de rétablissement de la loi en ville : « Opérations stups qui dérangent, refus des dérives et rodéos lors de mariages… la fermeté ne plaît pas à la racaille. Les élus sont désormais des cibles. » Des témoins ont vu une vingtaine de « jeunes » peindre ces appels à la décapitation.

Que les tagueurs soient des vendeurs de drogue n’exclut ni la connexion avec des réseaux islamiques ni un risque de passage à l’acte. On sait que beaucoup de délinquants sont islamisés en prison. Et le trafic de drogue finance largement ce terrorisme, en France comme ailleurs.

« Barbarie de l’islam radical »

Voici donc qu’après la droite nationale, après la population de souche des « quartiers », une grande partie de la classe politique découvre à son tour l’islamisme. Blanquer évoque même « les ravages de l’islamo-gauchisme ».

Le jeune maire de Bron, parlant de « barbarie de l’islam radical », a tenu à dire que ces menaces ne l’impressionnaient pas. Il a porté plainte. Il y a dix jours, déjà, il avait été menacé de mort, après une opération antidrogue sur sa commune.

Ce vendredi, lors de l’émission Bistro Libertés de Martial Bild, sur TVLibertés, le débat avait porté notamment sur la décapitation. Certains participants pensaient qu’une fois l’émotion retombée, l’affaire Paty serait vite oubliée, comme l’avait été la décapitation de ce chef d’entreprise, dans l’Isère, en 2015. D’autres espéraient un réveil salutaire, une prise de conscience, et aussi, pour la génération des lycéens d’aujourd’hui, un traumatisme qui les vaccinera à vie. Ce sera peut-être en effet le cas.

Mais l’émotion ne va pas retomber, tout simplement parce que les islamistes, eux, ne vont pas en rester là. Le choc de la décapitation du professeur, la sidération des Français semblent entrer dans leur stratégie. Déjà plusieurs écoles, dont une à Vannes (Morbihan), ont été visées par des demandes de rançon pour échapper à des décapitations. Simple « opportunisme » de truands locaux ? Peut-être, mais c’est un processus terroriste classique (FLN, Vietcongs, Khmers rouges, etc.) : terroriser, rançonner pour faire taire les majorités.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 23 octobre 2020