Prétendre lutter contre le séparatisme et permettre à l’école l’enseignement de l’arabe dès 7 ans

On devait avoir, ce mardi 22 septembre, la leçon politique du président de la République sur le communautarisme… euh… non… sur le séparatisme, faut pas confondre ! On allait voir ce que l’on allait voir. Et puis, patatras ! Le discours est repoussé de dix jours, au 2 octobre. Le sujet est tellement nouveau, tellement inattendu, qu’il faut bien une grosse semaine pour peser ses mots. En réalité, on sait déjà ce qu’il va dire.

En effet, menton en avant et œil sombre, il avait déclaré, au Panthéon, le 4 septembre dernier : « Il n’y aura jamais de place en France pour ceux qui, souvent au nom d’un Dieu, […] entendent imposer la loi d’un groupe. Non, la République, parce qu’elle est indivisible, n’admet aucune aventure séparatiste. » De quel Dieu s’agit-il, qui prétend gouverner les Français ? « Mais c’est… bon dieu… c’est sûr ! » aurait dit le regretté Raymond Souplex-Bourrel en frappant du poing droit sa paume gauche. Macron nous offrait là une de ses mâles envolées pleines de bruits et de fureur, comme aurait dit Shakespeare.

Petit retour en arrière…

C’est passé sournoisement, « en loucedé » (merci Audiard), au petit matin, lorsque tout le monde roupille après avoir été assommé par l’absence de défilé du 1er mai. Hormis quelques journalistes attentifs, les gens qui font profession d’informer le bon peuple n’en ont pas parlé ; il est vrai que les Français, ont-ils dû penser, lobotomisés par une overdose de Covid-19, ne voient pas au-delà de « maskétest ». Alors, pourquoi les ennuyer avec un décret signé Macron ?

Ce décret, publié au JO le 2 mai 2020, porte le numéro 2020-498. Son titre ? « Accord entre la France et la Tunisie pour l’enseignement de la langue arabe à l’école élémentaire en France ». Ce poulet avait été préparé en 2017 par la Franco-Marocaine Belkacem, mais n’avait pas été encore appliqué, faute de publication au JO. Voilà cette omission réparée. Parmi les signataires du décret, on note l’absence du ministre de l’Éducation nationale ! Désormais, dans les écoles publiques, l’arabe peut être enseigné aux élèves volontaires de 7-8 ans, dès le CE1 (art. 2). « Cet enseignement propose un apprentissage de la langue arabe qui fait référence à la culture arabe… » (art. 4). Sans trop de suspense, on se doute que la « référence » sera cherchée davantage dans le livre saint de l’islam que dans les œuvres de Ahmad Sâmî al Bâroudî ou Mariana Marrache.

Ainsi donc, pour faire la guerre au séparatisme – le mot « communautarisme » est trop désignatif ! –, on s’apprête à enseigner aux bambins la langue de ceux dont on veut réfréner les pulsions de sécession, les envies de domination, les prurits de soumission. Les Frères musulmans rigolent. Encore une fois, le « en même temps » a frappé ! Et c’est l’œil humide que notre sémillant ministre des Cultes, Gérald Darmanin, lors d’une visite à la grande mosquée de Paris, vendredi dernier, claironne : « L’islam est la religion qui aura le moins de difficulté à travailler avec la République. »

Alors ? Alors, en réalité, on ne sait pas vraiment ce que Macron va dire, le 2 octobre. On est pourtant à peu près sûr d’une chose : il va diatriber contre le séparatisme. Corses et Bretons n’ont qu’à bien se tenir !

Yannik Chauvin

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Covid émissaires, par Maxime Tandonnet

En matière de statistiques de la reprise du covid-19, la France est le pays d’Europe le plus touché: sur deux semaines de septembre, 143 000, pour 100 000 en Espagne, 54 000 au RU, 22 452 en Allemagne, 21 000 en Italie. Ces chiffres sont déshonorants. Pourtant, l’immense majorité des Français s’est pliée à toutes les contraintes, tous les asservissements exigés d’elle, un mois et demi d’assignation à résidence, l’humiliation des petits laissez-passer et des contrôles tatillons. Elle a passivement accepté les ordres et les contre-ordres comme un bon troupeau docile et obéissant: sortez de chez vous, n’ayez pas peur! Non, ne sortez plus, c’est la guerre! Aujourd’hui, le troupeau docile se soumet largement au port obligatoire du masque. Pendant un trimestre, de janvier à avril, le discours officiel a martelé que le masque ne servait à rien, qu’il était inutile sinon nuisible. Aujourd’hui il est au contraire vital, salutaire, donc obligatoire. L’immense masse des Français, à 98%, suit, se soumet en bon troupeau docile. Aujourd’hui, face à l’aggravation de la situation, il faut des boucs émissaires.

Quels éléments, quelles preuves a-t-on que les bars et les restaurants sont responsables de la reprise de l’épidémie? Quels indicateurs permettent de penser que les bars et les restaurants de Marseille en particulier sont source de la contagion? Mais il faut cogner, montrer que l’on tient les coupables. Et de quel droit se permet-on, depuis Paris, d’interdire à toute une catégorie de professionnels d’exercer leur métier et de vivre de leur travail à 800 km de là? Les « petits » indépendants sont mal aimés de la classe dirigeante.

Bars, restaurateurs, ils incarnent la France emblématique, la France profonde, la France des ronds-points, la France périphérique, la province « moisie », à l’inverse des « élites sans frontières éclairées », bref, la France vile, la France coupable. Le mépris, toujours, au coeur même de l’idéologie dominante. Un million d’emplois en dépendent. Qu’importe: emplois de gueux, de sans dents et de Gaulois réfractaires.

Tout cet été caniculaire, la fête a battu son plein dans mon quartier parisien ou des groupes marginaux se retrouvaient sans masque (évidemment) autour de la sono pour boire, danser et fumer. Normal, eux étaient dans le droit chemin: ils faisaient le fête, ils emmerdaient les bourgeois du quartier. Le chaos légitime, la délinquance correcte, voilà ce qu’on ne voit pas en Allemagne ou en Angleterre, voire même en Italie, expliquant la différence.

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet

Un reconfinement qui n’ose pas dire son nom ?

Fermeture pour 15 jours des bars et restaurants en Guadeloupe et dans la métropole d’Aix-Marseille, importantes restrictions horaires pour les commerces de nombreuses grandes villes de France, forte limitation des rassemblements publics… Ceux qui s’attendaient à ce que l’Etat donne un sérieux « tour de vis » mercredi, à l’occasion de la présentation par le ministre de la Santé des nouvelles restrictions décidées par le gouvernement pour tenter d’enrayer la progression de l’épidémie de COVID-19, n’auront pas été déçus. Au point que certains, devant la sévérité de ces nouvelles mesures, se demandent aujourd’hui si celles-ci ne cachent pas un reconfinement qui n’ose pas dire son nom.

Une « punition collective » extrêmement dure pour l’économie

C’est le cas notamment d’un certain nombre d’élus de la Guadeloupe et de la métropole d’Aix-Marseille, toutes deux classées en zone d’« alerte maximale » (c’est à dire écarlate) sur la toute nouvelle carte de l’épidémie présentée mercredi par Olivier Véran. Il faut dire que dans cette zone où, selon le ministre, le taux d’incidence serait supérieur à 250 cas pour 100 000 habitants, les restrictions annoncées mercredi sont particulièrement dures et devraient encore gravement toucher une économie déjà agonisante après le confinement du printemps dernier. C’est ainsi que, dans cette zone d’« alerte maximale », les bars et restaurants seront totalement fermés à partir de samedi et ce pour une durée de quinze jours ! Quant aux autres établissements recevant du public, ils devront également fermer leurs portes, sauf s’ils ont mis en place « un protocole sanitaire strict ». Une mesure qui ne concernera cependant pas les commerces, musées, théâtres et cinémas. Toutefois, pour les élus de la région, la pilule est difficile à avaler. Ainsi, s’est à juste titre indigné Renaud Muselier (LR), après avoir dénoncé un « quasi-reconfinement », « cette punition collective est extrêmement dure pour l’économie de nos territoires » !

Paris perd son traitement de faveur

Mais ce méchant « tour de vis » ne se limite pas à la Guadeloupe et à Aix-Marseille. Classées en zone d’« alerte renforcée », (c’est à dire « super-rouge » sur la carte…), les métropoles de Bordeaux, Lyon, Nice, Lille, Toulouse, Saint-Etienne, Paris, Rouen, Grenoble et Montpellier vont également se voir imposer à compter aussi de samedi, et pour quinze jours, de nouvelles et importantes restrictions sanitaires. Parmi celles-ci : l’abaissement de la jauge des rassemblements à 1 000 personnes, l’interdiction des grands événements (fêtes locales et/ou étudiantes), celle des rassemblements de plus de 10 personnes dans les plages et parcs, la fermeture anticipée des bars (à partir de lundi) au maximum jusqu’à 22 heures, celle des salles de sport et gymnases, et enfin la fermeture de toutes les salles des fêtes et polyvalentes. De nouvelles mesures qui, là aussi, ont suscité la colère de nombreux élus, dont celle de la maire de Paris, Anne Hidalgo, qui a déclaré s’opposer à une fermeture plus tôt le soir des bars et des terrasses éphémères.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 24 septembre 2020

La « vague verte » ou la mort de l’écologie, par Clément Martin (Les Identitaires)

Après l’entrée d’Europe-Ecologie-les Verts dans plusieurs équipes municipales, la « vague verte » est sur toutes les langues. Mais quelle écologie ? Julien Bayou, patron des Verts, se félicite d’avoir une mère maoïste et porteuse de valises pour le FLN algérien. Rappelons que ces fameux porteurs de valises, qui n’ont laissé d’autre choix aux Européens d’Afrique que « la valise ou le cercueil », ont aidé le Front de libération national dans sa lutte, qui consistait à obtenir l’indépendance par une politique de la terreur visant hommes, femmes et enfants sans discernement. Si l’État Islamique et les autres groupes terroristes se réclamaient d’une nation à libérer, on les présenterait comme des héros dans quelques années.

Mais Bayou a dit plus que cela. Il prétend aussi incarner une jonction des colères entre la prise de conscience écologique, le néo-féminisme agressif de #MeToo, le racisme anti-Blancs du Black Lives Matter et les Gilets jaunes… sauce antifa, on s’en doute ! C’est donc une écologie misérabiliste et à la remorque de toutes les innovations idéologiques délirantes, du gender au « privilège blanc », qui a déferlé sur la France. L’écologie ne peut s’adosser à religion du Progrès invoqué par les social justice warriors, dignes héritiers de Robespierre et des camps de rééducation communistes chinois. Car c’est bien la folie de la nouveauté, la remise en cause de toutes les limites et le relativisme moral qui dégradent la nature plus sûrement que la chasse à courre ou la corrida.

Quand l’écologie est apparue sur la place publique, on l’appelait plus justement : « écologie politique », c’est-à-dire la conversion idéologique, de façon à la rendre effective dans l’arène publique, de l’inquiétude scientifique à l’égard des perturbations des cycles de la nature. Or, comment défendre la biodiversité et les écosystèmes naturels, c’est-à-dire la place de chacun dans l’harmonie du monde, tout en promouvant l’immigration-invasion, le changement d’identité sexuelle et le métissage ? Le point commun à toutes ces lubies : la bourgeoisie bobo qui les porte. Cette écologie en carton-pâte est au politiquement correct ce que les stages humanitaires sont aux cursus d’écoles de commerce : une caution morale et rien d’autre. La véritable écologie doit parler protectionnisme, relocalisation, souveraineté économique, indépendance, puissance… Qu’est-ce que l’écologie sinon la sauvegarde de nos terroirs ? Et comment ceux-ci pourraient-ils perdurer sans une politique de la frontière, des décisions d’autorité en face des marchés financiers et le souci pressant de la souveraineté ?

Le mariage de la carpe macroniste et du lapin vert ne doit pas étonner. L’un a besoin de l’autre dans la mesure ou la Macronie, à bout de souffle devant le RN, nécessite la recréation d’un équilibre politique normal, habituel : droite versus gauche, LREM et élus LR-Macron compatibles versus gauche libertaire repeinte en vert, permettant de reléguer le RN derrière le cordon sanitaire de la troisième place du podium. La véritable écologie sera identitaire : réinstauration de nos frontières ; protectionnisme français et européen ; préférence locale, nationale et européenne à l’emploi, au logement et à la propriété ; défense de nos paysans et des chasseurs, artisans de la vie rurale majoritaire ; économie à l’échelle de la famille et du quartier. Du réel, rien que du réel !

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Marion Maréchal : « Il faut peut-être se défaire de l’idée de l’homme providentiel »

Marion Maréchal répond aux questions de Boulevard Voltaire sur le centre d’analyse et de prospective que lance l’ISSEP (Institut de sciences sociales, économiques et politiques qu’elle a fondé en 2018), la situation politique et le cap à tenir, la présidentielle de 2022 et l’avenir de la droite.

Vous avez fondé le Centre d’Analyse Prospective. Quel est le but de ce think tank ?

Un laboratoire d’idée comme on dirait en français. L’idée est de développer le pôle recherche de l’ISSEP qui a déjà un pôle formation avec la formation continue et le magistère, de contribuer au débat d’idée public et politique en s’emparant de sujets qui, selon moi, de manière très discrétionnaire, sont peu ou mal exploités. L’originalité de ce laboratoire d’idée viendra moins sur le modèle. On peut retrouver des grands think tank aujourd’hui, que ce soit l’institut Montaigne, l’IFRAP ou autre. Cette originalité viendra plutôt des sujets dont on s’emparera et des contributeurs qui seront associés.

Ce think tank a été lancé notamment parce que vous avez fait le constat que les partis politiques sont un modèle sans doute dépassé. On l’a vu récemment avec la République En Marche qui a perdu ses différents cadres comme si finalement ce parti était une espèce de kit jetable donné à Emmanuel Macron le temps de se faire élire. Maintenant, il ne sert plus à rien…

Je fais un constat que tout le monde voit. On assiste au dépassement des partis politiques, dont Emmanuel Macron était l’un des symptômes et non pas un catalyseur en tant que tel. D’ailleurs, je tiens à dire que je le déplore. Je pense que la démocratie représentative ne peut pas fonctionner sans des partis politiques structurés. On peut reconnaître aux partis politiques des défauts, des vices ou des limites, mais ils sont aussi indispensables au bon jeu démocratique. Évidemment, ils coordonnent, ils organisent, ils permettent l’organisation et la clarification de ce débat intellectuel en les incarnant. Je ne suis donc pas sûre que c’est une très bonne nouvelle, mais c’est un état de fait.
Aujourd’hui, les partis politiques sont en perte de vitesse ; cela tient aussi à la génération. L’esprit militant s’en est allé. On passe d’une jeunesse des années 60, 70, 80, une jeunesse très idéologisée dans le bon ou mauvais sens du terme. On rêvait de communisme, de libéralisme, d’Europe, de Gaulle, qu’importe. Aujourd’hui, on voit que les grandes idéologies sont mortes et les rêves sont difficiles à trouver. Par conséquent, les structures intellectuelles sont difficiles à voir émerger. Sur toutes ces difficultés, il est intéressant d’avoir des structures libres apartisanes telles que le centre d’analyse et de prospective de l’ISSEP. Il émerge et donc compense d’une certaine manière ce manque avec l’avantage de pouvoir associer des personnes, des intellectuels, des spécialistes, des praticiens qui viennent d’horizons très variés et qui ne sont pas enfermés dans une posture doctrinale.

Comment réintéresser les gens à la vie politique et au bien supérieur qui soit autre que l’expression des désirs de ces minorités ?

Je ne vais pas avoir la réponse à moi toute seule avec le CAP de l’ISSEP ou avec l’ISSEP, même si on essaie d’y contribuer. Derrière, il y a d’autres questions qui se posent. À travers le think tank, on peut aussi poser la question des institutions qui est au cœur des débats. On parle beaucoup de proportionnelle aujourd’hui. Je suis plutôt attachée à l’idée d’un mode de scrutin majoritaire à un tour qui m’apparaîtrait plus intéressant que la proportionnelle qui réinstalle la prédominance des partis dans le jeu électoral. On peut être provocateur et dire aujourd’hui : est-ce que la Ve est encore un système adapté ? La Ve République est un système qui n’existe en Europe qu’en France. Aujourd’hui, il n’y a plus de pouvoir tampon entre le Président et le peuple. Le Sénat n’existe pas, l’Assemblée n’existe pas, le gouvernement existe très peu, le Premier ministre existe encore moins. Tout cela fait que le président de la République porte la charge politique, positive ou négative, seul face au peuple. C’est très séduisant symboliquement, c’est l’héritage de la monarchie et de De Gaulle. Je ne nie pas tout cela, mais lorsque vous avez deux chaînes de télévision que vous contrôlez à moitié, cela peut fonctionner. En revanche, à l’heure des réseaux sociaux, nécessairement au bout de six mois d’exercice de pouvoir, cette charge politique est peut-être trop lourde à porter. Contribue-t-elle à la bonne représentation des corps intermédiaires et des territoires ? Je n’en suis pas tout à fait convaincue.
Après les différents bidouillages constitutionnels, on a à la fois un pouvoir exécutif extrêmement fort, peut-être le plus fort qui existe dans les démocraties et en même temps, terriblement impuissant ! On voit l’incapacité à faire se mouvoir ce pays et engager des réformes structurelles.

Vous avez fait le tour des médias cette semaine. Parmi tout ce que vous avez dit, une chose revenait régulièrement. Dès que vous revenez dans les médias, vous actez le « décès » des Républicains.
Cette droite qui s’est fait un peu avaler par Emmanuel Macron a-t-elle encore de l’avenir dans ce pays ? Où la droite aurait-elle de l’avenir ?

Je ne sais pas si je viens acter le décès des Républicains, mais je fais le constat que Christian Estrosi donne un coup de pied dans la fourmilière et accélère un processus de décomposition que tout le monde peut voir depuis des années. Ce qui va manifestement se profiler c’est qu’entre la perspective pour les LR de faire 12 ou 13 % et la perspective de rallier le pouvoir en place et éventuellement sauver des circonscriptions voire obtenir des sous-secrétariats d’État je ne sais où, vous avez malheureusement une partie non négligeable des élus nationaux, sénateurs ou députés qui rejoindront Emmanuel Macron. Reste à savoir comment va s’organiser cette partie restante de LR qui, à mon avis, est non négligeable au niveau local et qui existe aussi en partie au niveau national face à ce phénomène. Cela pourrait peut-être contribuer à un déblocage de ce cordon sanitaire ou en tout cas, faire bouger les lignes. Je n’ai pas la réponse et je ne suis pas LR. Après, vous connaissez ma position depuis longtemps là-dessus. J’aurais aimé depuis longtemps déjà, que la droite sorte de cette espèce de posture morale du cordon sanitaire pour créer des coalitions, au cas par cas, intelligentes, et donc ne plus se retrouver la victime collatérale des majorités d’union de la gauche que l’on voit s’exercer à tous les niveaux.

Ce plafond de verre existe toujours entre le Rassemblement national et les Républicains. Comment faire exploser ce cordon sanitaire dans la mesure où le Rassemblement national, Marine Le Pen et son entourage ne jugent pas nécessaire de faire des coalitions et sortir le Rassemblement national de ce cordon sanitaire ?

Je ne vous cache pas que je marche sur des œufs, car dès que je dis un mot sur le Rassemblement national, j’ai le droit immédiatement à dix articles expliquant que je fais la guerre et que je règle des comptes. Je préfère dire en amont que je ne suis pas là pour faire la guerre au Rassemblement national. Cela ne m’intéresse pas du tout. Et je suis encore moins là pour faire des attaques personnelles ou répondre à des attaques personnelles. Mon propos est uniquement d’ordre politique et stratégique. Cela surprendra d’autant moins que je tenais ces propos déjà quand j’étais député à l’intérieur du Rassemblement national. J’espère faire preuve de cohérence là-dessus.
Une fois de plus, je le dis et je le répète, je considère que le Rassemblement national est indispensable dans le dispositif. Rien ne peut être fait contre lui. Je dis juste qu’il n’est pas suffisant en l’état actuel pour espérer ou s’assurer d’un basculement politique majeur.
Vous allez dire que je pleure sur les pots cassés et je considère qu’il y a eu un moment politique intéressant. C’était le moment où on avait assisté à une fracturation entre Copé et Fillon. À ce moment-là, il y avait un problème de leadership dans cette droite dite parlementaire, et il y avait probablement une opportunité de pouvoir incarner un recours pour cette famille politique là.

Ce problème de leadership était surtout lié au départ de Nicolas Sarkozy davantage que pour des questions idéologiques.

Oui, je suis d’accord. Il y a eu un moment politique un peu comme en Italie lorsque Berlusconi a perdu la main. Le créneau a été pris par la Lega qui est devenu un recours : on remplace cette droite défaillante qui a tout abandonné sur l’identité, sur la souveraineté et sur la défense de notre histoire. À ce moment, il y a eu des divergences de stratégies avec notamment à l’époque, Florian Philippot qui n’est pas dénué de talent par ailleurs, mais qui lui, considérait qu’il fallait plutôt s’adresser à cet électorat mélenchoniste pour caricaturer un peu. Disons, que lui qualifiait de gauche souverainiste. C’était au moment où Mélenchon avait un peu mis le holà sur les questions identitaires et communautaires.
Je n’étais pas tout à fait dans cette idée-là, je considère qu’un parti doit s’adresser à tous les Français, mais que mécaniquement, il y avait plus de passerelles évidentes avec une partie de cet électorat de droite orphelin sur des sujets tout à fait fondamentaux.
Aujourd’hui, on voit bien que l’électorat de Mélenchon se cristallise autour d’une forme d’électorat à la fois communautaire, bobo comme on dit dans les centre-ville. Le chemin est donc plus long. Il est parfaitement inenvisageable de penser que l’on puisse faire une alliance LR-RN dans l’état actuel des choses. De manière ponctuelle et locale, cela aurait été intéressant de travailler à cela. Est-ce encore possible aujourd’hui ? Je ne suis pas sûre que le RN considère qu’il faille plus parler à certains élus de LR qu’à d’autres. C’est leur choix, mais une fois de plus, je ne suis pas dans l’arène. On peut dire que c’est facile pour moi de donner des leçons et ce n’est pas faux !

Pour les différents créneaux de 2022, il y aura a priori un gros centre orléaniste avec Emmanuel Macron ou en tout cas quelqu’un de la macronie. Il y aura peut-être une coalition de gauche et à droite, le Rassemblement national.
Le pire danger serait-il de réélire Emmanuel Macron ou de faire élire une sorte d’ayatollah Vert comme on a pu le voir dans les différentes polémiques juste après les municipales ?

C’est toujours un peu compliqué de se projeter dix-huit mois avant une élection sur les résultats. Je me méfie toujours des gens qui ont beaucoup de certitudes dans un sens ou dans l’autre. Rien n’est jamais écrit. Toutes les élections présidentielles ont démontré que les scénarios pré-écrits à l’avance avaient tous été démentis. Beaucoup de choses viennent perturber le jeu en cours tel qu’il se profile. On peut imaginer une union de la gauche, pourquoi pas autour d’Anne Hidalgo. Mélenchon, lui même n’a pas affirmé qu’il irait à la présidentielle. Chez les LR, c’est aussi très confus parce que certains plaident pour une primaire et on peut donc espérer que Bruno Retailleau puisse émerger. Dans le même temps, Xavier Bertrand a déjà annoncé qu’il ne passerait manifestement pas par la primaire et irait en tout état de cause.

Espérez-vous que Retailleau soit candidat ?

Je trouve que Bruno Retailleau est intéressant. Reste à savoir quelle est sa liberté à l’intérieur du parti, eu égard aux responsabilités qu’il a en tant que président de groupe au Sénat. C’est toujours un peu compliqué. On voit bien que ce sera la confusion. Nicolas Sarkozy est un peu et malgré tout en embuscade. On peut toujours spéculer, mais on voit la scénarisation de la sortie de ses livres et le jeu qu’il continue à jouer à l’intérieur de LR. Il ne sait manifestement pas totalement écarté. Il faut rappeler aussi que le premier tour se joue dans un mouchoir de poche. Souvenons-nous qu’aux dernières élections présidentielles, l’écart était relativement restreint. Entre un François Fillon qui s’était pourtant fait étriller pendant la campagne, Marine Le Pen qui accède au deuxième tour et Mélenchon qui n’est pas si loin derrière. Rien n’est écrit, et rien n’est acquis. Par conséquent, on n’est pas totalement à l’abri de voir émerger une forme d’union de la gauche comprenant les écolos qui double Macron par sa gauche.
Le seul propos que je veux tenir c’est qu’on ne peut pas affirmer que les choses se passeront telles qu’elles doivent s’affirmer.

La gauche fonctionne par coalition et par alliance. Et la droite est marquée par la culture et l’image du chef. Le problème des Républicains est-il le fait que son chef historique et naturel soit toujours et malgré tout Nicolas Sarkozy ?

Probablement que notre héritage culturel et notre inconscient dans la famille de droite au sens large contribuent à vouloir incarner à tout prix dans une personnalité qui serait celle du chef, de l’homme providentiel. Il faut peut-être se défaire de cette idée-là surtout par les temps qui courent. Le plus intéressant est d’élire une équipe avant même d’élire un chef qui aurait toutes les vertus. La première étape est de construire, d’incarner cette équipe et que les Français puissent se projeter dans cette équipe. Il est indéniable qu’on ne peut pas créer des coalitions et faire 50+1, sans associer des gens avec qui on n’a pas toujours partagé tous les combats ou combattu dans les mêmes tranchées. C’est le jeu du pouvoir. Cela ne veut pas dire compromission, mais cela veut dire être capable de rassembler autour d’une vision sur les sujets essentiels. C’est un vrai défi !
La droite étant systématiquement à courir derrière la gauche, à s’excuser des injonctions morales de la gauche, on s’aperçoit qu’il y a encore du chemin à faire, même si petit à petit le réarmement psychologique opère chez une partie d’entre eux.

La polémique Valeurs actuelles-Obono est encore la preuve par deux que la droite est encore soumise culturellement à la gauche…

C’est une des démonstrations qui réagit systématiquement dans l’émotion. C’est la force de la gauche de manière générale. Ils sont dans l’émotion quand la droite aime bien être dans la raison. C’est compliqué de se battre sur le terrain de l’émotion et de réagir sur le terrain de l’émotion. Dieu sait qu’il y avait-là des choses à dire sur les indignations à géométrie variable entre d’un côté la défense sans limites de la liberté de la presse en ce qui concerne Charlie Hebdo et puis, des préventions qui existent lorsqu’il s’agit d’un média de droite. Le fait que le parcours même de madame Obono ne plaide pas en sa faveur n’est pas non plus un concentré de tolérance et de républicanisme.
Le fait que l’on puisse être heurté par une image ne veut pas dire qu’il ne faut pas tolérer dans une démocratie, la caricature, l’humour, l’ironie et le sarcasme. Je suis toujours un peu gênée par ces postures. Peut-être parce que moi-même j’ai été grimée 500.000 fois en fachiste et en nazi sans aucune ironie. Quand vous rentrez dans le jeu politique, vous êtes sur un ring de boxe. Par principe, vous acceptez de prendre des coups et d’en donner. C’est le jeu !
Je suis toujours très mal à l’aise avec ceux qui montent sur le ring et qui donnent sans problème des coups. Quand madame Obono déplore que monsieur Castex soit un blanc quand il est nommé Premier ministre, elle donne indéniablement un coup bien raciste. Puis dès qu’elle risque de prendre un coup, elle dit « vous ne pouvez pas me donner un coup parce que je suis une femme, je suis une minorité racisée comme disent les indigénistes, je suis une minorité sexuelle… » Non seulement c’est déloyal, mais par ailleurs, c’est totalement stérilisant pour le débat public.
Au lieu de pointer ses contradictions, la droite retient ses coups, alors qu’elle en prend toute la journée dans la tête. Je trouve que le réel devrait appeler un peu plus de vigueur et de courage dans les réactions.

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Les anciens pays de l’Est refusent de voir la censure revenir par les médias sociaux américains

L’Observatoire du Journalisme s’était déjà fait l’écho des actions engagées en Pologne contre la censure politique et idéologique exercée par les médias sociaux américains et par le géant Google via sa plateforme YouTube. Cette censure provoque des réactions également en Hongrie et en Tchéquie.

Pologne

En Pologne, un groupe parlementaire a été créé en décembre 2019 «pour la défense de la liberté d’expression», avec notamment pour but de combattre le phénomène de la censure préventive.

Pendant la récente campagne présidentielle polonaise, le 24 juin dernier, le leader du PiS, Jarosław Kaczyński, clamait que «la Pologne est et doit rester un îlot de liberté » alors que « la liberté est menacée (…) et recule dans nombre de pays qui garantissent cette liberté sur le plan juridique et où, il y a encore peu de temps, cette liberté était effectivement préservée, elle était une pratique sociale. Mais aujourd’hui le politiquement correct et la censure de fait, et même souvent aussi de droit, qui l’accompagne conduisent à mettre en œuvre des moyens de répression contre les gens qui disent des choses inappropriées du point de vue de ce politiquement correct.» Le candidat du PiS, le président sortant Andrzej Duda (réélu le 12 juillet), avait annoncé une «Charte de la liberté sur Internet», avec la promesse d’agir contre la censure par les médias sociaux.

Hongrie

En Hongrie, la ministre de la Justice Judit Varga affirmait le 14 septembre :

Beaucoup de gens me demandent : sur la base de quelles lois et en vertu de quelles garanties de l’État de droit Facebook a‑t-il le droit de censurer des citoyens hongrois ?

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La ministre, qui sortait d’une réunion de la Commission des libertés numériques constituées au sein de son ministère, assurait travailler à « assurer que ces garanties de l’État de droit existent aussi dans l’espace numérique ». La ministre Varga avait déjà déclaré il y a un an qu’il fallait trouver un moyen de réglementer l’action des géants américains pour stopper la censure (d’où la création d’une commission spéciale au sein de son ministère) et que ce serait un des plus grands défis de la décennie à venir.

Le sujet de la censure préventive exercée par les géants américains du Net s’est toutefois propulsé sur le devant de la scène hongroise à la faveur de plusieurs cas de censure qui ont choqué les Hongrois cette année. En février, un tabloïde pro-Fidesz, Pesti Srácok, avait protesté contre le « cyber-stalinisme » de Google après la suppression de sa chaîne YouTube. En juin, un père franciscain hongrois de Roumanie voyait la retransmission de sa messe pour l’anniversaire du traité de Trianon censurée par Facebook. En août, László Toroczkai (qui avait acquis une renommée mondiale en 2015 avec sa vidéo visant à décourager les migrants de passer dans la commune frontalière dont il était maire), le leader du parti nationaliste Mi Hazánk, issu d’une scission avec le Jobbik (qui est devenu un parti centriste), annonçait qu’il allait présenter un projet de loi pour limiter « la censure politique stricte » de Facebook qui représenterait à ses yeux un risque pour la sécurité nationale dans la mesure où le réseau social américain cherche à influer sur la politique hongroise par une «censure dictatoriale». Le chef de l’office hongrois de protection des données proposait lui aussi le mois dernier une « loi Facebook » afin que les médias sociaux ne puissent exclure les utilisateurs de leurs services qu’avec un motif valable, et aussi pour que les autorités hongroises puissent renverser les décisions de censure prises par ces médias sociaux. Cette proposition a justement été formulée lors d’une session de travail de la Commission des libertés numériques du ministère de la Justice.

Tchéquie

En République tchèque, un groupe de musiciens, écrivains, universitaires, développeurs de jeux vidéos et entrepreneurs, ont récemment signé une pétition contre la censure par les médias sociaux. Les signataires de la pétition souhaitent contraindre le parlement, le gouvernement et le président à s’intéresser au problème dans la mesure où, selon eux, «la restriction de la liberté commence à faire obstacle à la compétition politique et au fonctionnement des processus démocratiques». C’est pourquoi ils exigent la création immédiate «d’une commission parlementaire avec la participation de tous les partis de la Chambre des députés ainsi que des experts juridiques. Son objectif serait de traiter les cas de citoyens et personnes morales dont les comptes ont été bloqués et les messages effacés». Il s’agirait aussi, sur la base des constatations, de modifier la loi afin d’empêcher à l’avenir ce type de censure.

D’une part, les signataires de la pétition s’inquiètent du risque d’influence des médias sociaux américains sur les élections tchèques, par le biais de la censure qu’ils exercent. D’autre part, ils considèrent qu’«il est inadmissible que des salariés mal payés travaillant aux Philippines, qui ne parlent souvent pas la langue et se basent sur des traductions automatiques, décident de ce qui est vrai et de ce qui n’est pas vrai. Il est inadmissible que, sur la base d’instructions inconnues, un étudiant anonyme employé à temps partiel détermine quelles opinions politiques peuvent être diffusées». En juillet dernier, YouTube avait suspendu la chaîne du parti Liberté et Démocratie directe (SPD) du Tchéco-Japonais Tomio Okamura, qui a 20 représentants à la Chambre des députés, apparemment à cause de ses vidéos critiquant l’immigration de masse. Okamura avait réagi en appelant cette décision une « attaque grossière contre la liberté d’expression » et « contre les droits civiques fondamentaux », une attaque qui « fausse la libre compétition entre les partis politiques garantie par la Constitution tchèque ».

D’une manière générale, dans ces trois pays qui ont déjà connu la censure communiste, la censure des géants américains du Net vise surtout les opinions classées à droite, les opinions conservatrices, chrétiennes, souverainistes, patriotiques, etc.
Curieusement, le même genre d’opinions qui étaient interdites sous la dictature communiste. Alors que la France et l’Allemagne cherchent à renforcer leur arsenal juridique pour contraindre les médias sociaux à accentuer leur censure préventive, les anciens pays de l’Est s’inquiètent pour leurs libertés durement acquises à un moment où ils voient ces libertés reculer à l’Ouest.

Article repris du site OJIM

Covid-19 : «La communication du gouvernement a été mensongère», d’après Gilbert Collard

24/09/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Gilbert Collard, député européen RN, a été interrogé par RT France le 23 septembre, au sujet de l’audition de l’ancienne ministre de la Santé Agnès Buzyn devant la commission d’enquête sénatoriale.

Il revient sur les conditions dans lesquelles s’est tenu le déconfinement. Il estime que cela s’est fait précipitamment, d’où la nécessité d’avoir recours à de nouvelles mesures restrictives.


Pourquoi Trump peut encore gagner, par Jean-David Cattin (Les Identitaires)

Il se manifeste à peine un peu plus de prudence que lors de la dernière élection présidentielle américaine. Pour autant, presque tous les analystes et journalistes français veulent croire à une défaite de Donald Trump. Mais pour qu’il y ait défaite du candidat républicain, faudrait-il encore que son opposant ait l’envergure suffisante pour convaincre les électeurs américains.

Biden complètement dépassé sur internet

Un coup d’œil à la page Facebook de Joe Biden est très instructif : pas de portrait du candidat démocrate en photo de profil. On n’y trouve qu’un simple appel à s’inscrire sur les listes électorales. C’est dire à quel point on compte peu sur la figure du candidat Biden pour gagner au sein même de son équipe de campagne. Chose étrange, la photo de profil précédente date du 26 mai et présente un candidat démocrate peu à son avantage.

Plus grave pour Biden, il n’y a que 2 millions de personnes qui suivent l’actualité du candidat démocrate sur ce réseau social. Au même moment de la campagne il y a 4 ans, Donald Trump en comptait plus de 10 millions et Hillary Clinton plus de 5 millions. Aujourd’hui le président américain en rassemble plus de 30 millions. Sur les autres réseaux sociaux, Biden n’est guère plus à la fête. Il est très nettement en retard. L’engagement, c’est-à-dire les partages et autres interactions, est également nettement plus faible chez le candidat démocrate.

Cette analyse sommaire montre que Joe Biden n’arrive pas à capitaliser sur sa personne. Cela semble découler du manque d’attractivité du candidat autant que d’une propension à se reposer sur le « Trump bashing » des médias pour gagner. C’est probablement un peu court pour espérer atteindre le poste suprême de la première puissance mondiale.

Des chercheurs suisses qui avaient prédit la victoire de Trump en 2016, prédisent cette année aussi sa victoire. « Les internautes aux États-Unis portent un niveau d’intérêt pour Donald Trump cinq fois plus élevé que pour Joe Biden ». Ils déclarent même que sur internet Joe Biden n’atteint par la cheville d’Hillary Clinton lors de sa campagne de 2016.

Effectuant une analyse similaire, Kevin Roose, spécialiste technologie pour le New York Times pense que les utilisateurs de Facebook pourraient être la majorité silencieuse. Il s’est rendu compte que des personnalités conservatrices y rencontraient un écho plus large que les grands médias et le candidat démocrate. Les thèmes qui y sont discutés sont largement ceux de la droite. « Je ne suis pas un analyste politique, mais j’en sais assez sur le paysage médiatique moderne pour savoir que s’intéresser aux préférences réelles des gens – ce qu’ils lisent vraiment, regardent et ce sur quoi ils cliquent quand personne ne les surveille – est souvent un meilleur indicateur que de les questionner à un dîner, ou écouter ce qu’ils veulent bien dire à un sondeur. »

Biden serait, et de loin, le plus vieux président des États-Unis

Lors de la campagne présidentielle américaine de 1985, l’âge de Ronald Reagan avait été au centre de la polémique. Joe Biden a 4 ans de plus que l’ancien président républicain lors de sa seconde élection et il ne se présente qu’à son premier mandat. Si les médias n’en font que très peu état, les électeurs, eux, le remarquent. L’âge avancé du candidat démocrate soulève des interrogations légitimes.

Joe l’endormi multiplie les gaffes

Les gaffes à répétition de Joe Biden posent la question des capacités du candidat démocrate à diriger le pays. Dernièrement, il a déclaré que 200 millions d’Américains sont morts de la covid 19. Les gaffes de Donald Trump, réelles ou supposées, sont surexploitées par les médias européens. On ne se rend donc pas bien compte chez nous à quel point celles de Biden pèsent sur sa campagne.

Trump a réussi à trouver un surnom que tout le monde connaît à son adversaire : « Sleepy Joe » (Joe l’endormi). Il le martèle comme il avait martelé qu’Hillary Clinton était « crooked » (corrompue) et qu’elle devait aller en prison. Les opposants de Trump l’attaquent de tous les côtés. Il serait fou, instable, téléguidé par la Russie, harceleur et tant d’autres choses. À vouloir lui attribuer toutes les tares possibles, ses opposants perdent leur crédibilité. Plus encore, aucune de ces attaques n’a de ce fait la puissance suffisante pour le déstabiliser. Trump, lui, concentre son tir et fait mouche.

Donald Trump mobilise sa base

Lors de chaque meeting, des foules immenses accueillent le président-candidat dans les villes où il se rend. Biden, lui, essaie seulement de tirer les marrons du feu allumé par l’extrême gauche et les élites médiatiques et culturelles. Il ne mobilise pas autour de sa personne. Il ne suscite pas l’enthousiasme de sa base, par ailleurs très divisée entre socialistes et centristes. On ne gagne pas une élection en peinant à rassembler son camp autour d’une personnalité fade qui multiplie les gaffes.

Le terrorisme intellectuel fausse les sondages

Le camp démocrate a soufflé de toutes ses forces sur les braises du mouvement Black Lives Matter. Cet épisode de désordre et de violence a fait peur aux Américains. Beaucoup ont dorénavant compris qu’on voulait la disparation de leur mode de vie et une soumission totale aux dogmes « progressistes ». Quand ce n’est pas leur disparition pure et simple qui est souhaitée par les plus fanatiques. Les activistes anti-Trump ont été très loin, probablement trop pour beaucoup d’Américains.

Les sondages donnent pour le moment Biden gagnant, un peu plus qu’Hillary Clinton à la même époque. Mais il ne faudrait pas oublier que Black Lives Matter est passé par-là. Avouer son vote Trump est certainement plus difficile aujourd’hui qu’il y a quatre ans. Le terrorisme intellectuel est étouffant et massif. Les personnes au centre de l’échiquier y sont plus sensibles, c’est aussi eux qui feront la différence le jour de l’élection.

Trois débats décisifs à venir lors du mois d’octobre

Les trois débats qui auront lieu du 29 septembre au 22 octobre feront office de juge de paix. Au vu de ce qui précède, il y a fort à parier que Donald Trump ne fera qu’une bouchée de son adversaire. Encore une raison de penser que Donald Trump rempilera pour quatre années supplémentaires à la Maison blanche.

Jean-David Cattin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Ils envahissent nos rues et nos vies – Masques : la peur sur ordonnance

« Manuel de lutte contre la diabolisation », l’arme affutée de Jean-Yves Le Gallou

Jean-Yves Le Gallou, président de la Fondation Polémia, publie son Manuel de lutte contre la diabolisation aux éditions de La Nouvelle Librairie. Voici la critique de cet ouvrage par Rémi Soulié.

Quel paradoxe… Depuis que les progressistes ont chassé le diable et qu’ils l’ont relégué, avec la superstition, dans les enfers auxquels ils ne croient pas, ils le voient partout. Pour des esprits éclairés par les Lumières, c’est doublement déconcertant… On pourrait pourtant les diviser sans peine en deux catégories : les grands inquisiteurs et les grands exorcistes, preuve de leur dévotieuse catholicité, quoi qu’ils en aient (ils l’ont rebaptisée « universalisme » sans savoir de quoi ils parlent, comme d’habitude.)

Pour leur répondre, Jean-Yves Le Gallou, démon de très haut grade que les docteurs de la Loi les plus érudits situent parmi les fauteurs de scandales, dans la neuvième fosse du huitième cercle de l’Enfer de Dante qui, pour mémoire, en compte neuf, a choisi la meilleure arme qui soit : le poignard. En grec, cela se dit enchiridion, et cela se traduit par « manuel » parce qu’un gentilhomme a toujours l’un et l’autre « sous la main », comme en atteste depuis dix-neuf siècles le Manuel d’Epictète. C’est donc dans cette tradition vénérable que s’inscrit l’auteur du Manuel de lutte contre la diabolisation, vade-mecum bien affuté, tranchant comme un rasoir : les plus rébarbatifs sermons de nos cagots ne repoussent pas.

Jean-Yves Le Gallou, en adepte de la double lame, pointe les immenses territoires, les vastes étendues où s’exerce la juridiction des Chérubins guidés par George Soros, puis il retourne leur épée de plomb contre eux.

Racisme, sexisme, écologisme, immigrationnisme : il est des domaines où les sectateurs de la libre-pensée refusent tout droit au blasphème, lequel semble pourtant gravé dans le marbre démo-libéral, il est vrai aussi plastique et mouvant que la fenêtre d’Overton dont la propagande, la censure et l’ostracisme posent les rails coulissants pour dénigrer et réduire au silence « l’ennemi » : « l’homme fidèle à ses racines ethniques, culturelles, historiques, religieuses ». Jean-Yves Le Gallou, à la suite de Laird Wilcox, énumère les vingt-et-un outils dont disposent les trois bricoleurs pour faire passer le maudit libertin de vie à trépas ainsi que les myriades de petites mains ou de gros bras qu’ils ont en apprentissage.

Face à eux, la riposte, la résistance sans provocation ni concession, la solidarité, l’étude, le rire, la liberté, la transgression, la démystification, le courage et, conformément à l’esprit des meilleurs Poignards et Manuels, « l’énergie morale, la force d’âme, la maîtrise de soi [qui] se situent au cœur de l’enseignement des stoïciens ». Le bretteur a-t-il relu Cyrano de Bergerac ? A la fin de l’envoi, il touche.

Rémi Soulié

Texte repris du site Polémia

Jean-Yves Le Gallou, Manuel de lutte contre la diabolisation, La Nouvelle Librairie, collection Cartouches de l’Institut Iliade, 82 p., 7 €.

[vidéo] Philippe De Villiers : “La France n’a pas vocation à devenir la fille aînée de l’islam”

23/09/2020 – FRANCE (NOVOpress)
André Bercoff et Céline Alonzo ont reçu Philippe De Villiers et Odon Valley sur Sud Radio.

Il est notamment question de notre patrimoine religieux en danger : la cathédrale de Nantes incendiée, 5 églises cambriolées dans le Jura, une statue de la Vierge décapitée dans l’Hérault…

Philippe De Villiers a notamment rappelé notamment que “la France n’a pas vocation à devenir la fille aînée de l’islam”.


[vidéo] Réseaux sociaux : flux à lier

23/09/2020 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Ils sont attirants, attachants… Et rapidement indispensables. Les réseaux sociaux nous appâtent à coup de likes et nous bercent dans leurs “infinite scroll”.

Et rapidement leurs interfaces nous poussent à la consommation jusqu’à l’overdose. Et ce n’est pas un hasard. Ils ont bâti leurs empires sur notre addiction à la dopamine.

Une nouvelle vidéo très intéressante signée Data Gueule.


« Tenue républicaine » obligatoire à l’école ? Mais quelle horreur !

Jean-Michel Blanquer a indiqué lundi, sur RTL, qu’il était nécessaire que les écoliers viennent en classe dans une tenue correcte. Il faisait allusion à certains vêtements indécents ou inappropriés portés par certains élèves. On ne pourrait qu’applaudir. Mais ce ministre a eu lui-même l’indécence d’évoquer l’obligation de s’habiller « d’une façon républicaine ».

Au début, Blanquer réclamait des dictées, il évoquait le retour de l’uniforme dans les cours de récréation. Son bon sens un peu provincial, son physique d’instituteur à blouse grise avaient séduit une droite en manque de repères. Quand, ce lundi, Blanquer a évoqué le manque de décence de certaines tenues à l’école, il s’est placé dans la continuité de ce discours-là : « Vous n’allez pas à l’école comme vous allez à la plage ou en boîte de nuit ». Il a ajouté : « Nos enfants sont sous la pression de bien des choses, notamment des marques, de la mode, du regard de l’autre sur les chaussures et les vêtements… Je souhaite qu’il y ait une certaine sobriété en la matière […]. » Le ministre aurait dû se limiter à ces formules auxquelles tous les parents ne peuvent qu’applaudir des deux mains.

Hélas, le ministre n’a pu s’empêcher d’ajouter quelques clichés destinés à dédroitiser ses préconisations : « C’est un enjeu d’égalité sociale, puis de protection des filles et des garçons. » Deux âneries en une seule phrase ! « Enjeu d’égalité sociale » : on reconnaît là une figure de style classique du discours gauchisant : tenter de justifier toute réforme par le principe d’égalité. Quant au second argument, il est très inquiétant : qu’est-ce que cette « protection des filles et des garçons » ? Et d’abord les protéger de qui ? De quoi ? Dans les cours de récréation ? Si réellement les tenues des garçons et des filles, à l’école, altèrent leur « protection », alors vite, que les uniformes y reviennent. Et d’abord les uniformes de police !

L’uniforme, Blanquer ne veut plus en entendre parler

La réponse la plus simple, au regard de ces problèmes et de ces risques, serait en effet l’uniforme, comme cela se pratique dans de très nombreux pays qui ne sont pas forcément des dictatures. Mais l’uniforme, Blanquer ne veut plus en entendre parler. Dans son interview à RTL, il préfère rappeler qu’« il est important d’arriver à l’école dans une tenue correcte ». Ce qui est la moindre des choses !

Quand le journaliste lui demande de préciser ce qu’est pour lui une tenue correcte, le ministre a lâché cette énorme bourde : les enfants doivent s’habiller « d’une façon républicaine ». Qu’est-ce qu’une « tenue républicaine » ? Si on se plonge dans nos livres d’histoire, la tenue républicaine se caractérise par deux choses : le bonnet phrygien, passé de mode depuis deux siècles et… l’absence de culotte. Mais jouer les sans-culottes, n’est-ce pas à la fois porter une tenue républicaine et faire preuve d’indécence ?

« Le vêtement ne doit pas être un facteur de stigmatisation ni de discrimination » a encore ajouté le ministre, « pour la défense des jeunes filles ». Sans exemples à la clé, les propos du ministre sont strictement incompréhensibles. On suppose (mais il tourne autour du pot) qu’il fait allusion à l’impossibilité (pour les élèves et professeurs de sexe féminin) de porter une jupe, dans certaines écoles ou des minorités islamiques font déjà régner l’ordre. Un ordre républicain, certes, mais de type République islamique.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 22 septembre 2020

I-Média – Deux journalistes menacées de mort par des islamistes

22/09/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Judith Waintraub, journaliste au Figaro, a relevé que BFM avait mis en avant une femme voilée le jour du 11 septembre. Une simple remarque qui a suscité une nuée d’insultes et de menaces.

Zineb El Rhazoui, ancienne journaliste de Charlie Hebdo, s’est aussi retrouvée menacée après avoir soutenu Judith Waintraub.


Le 23 septembre 2020 – Conférence à Lyon sur “les nouveaux enjeux identitaires”

22/09/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Premier événement à la Traboule après réouverture !

Les Identitaires lyonnais vous donnent rendez-vous mercredi 23 septembre à 20h.

Jean-David Cattin y abordera les nouveaux enjeux identitaires.

Inscription et contact : @generationid