Heureux comme un clandestin en France

Les Français ont des dirigeants formidables. Alors que la France est confrontée à une crise sociale, économique et identitaire d’une rare ampleur, nos gouvernants font tout pour que notre pays devienne le réceptacle de la misère du monde. Ces propos sont-ils exagérés ? Nous vous livrons quelques faits bruts afin de vous forger votre opinion, en préambule à l’analyse critique de la partie du rapport de la Cour des comptes consacrée à l’immigration illégale, rendu public le 5 mai.

Il fut un temps où le fait de pénétrer massivement et clandestinement dans un pays était appelé une invasion. Au vu des flux massifs de clandestins qui arrivent en France, nos dirigeants ont dû oublier que nos anciens se sont battus pour défendre l’intégrité et la culture de notre pays. Les nombreux signes de bienvenue qu’ils lancent à l’adresse des clandestins en témoignent.

Des clandestins de plus en plus nombreux à entrer en France

Pour mesurer l’ampleur de l’immigration clandestine, Le Figaro révélait dans un article paru en mars 2018 l’explosion du nombre de clandestins recensés arrivant chaque année en France, qui est passé de 26 000 en 2014 à 79 500 en 2017 selon le Pôle national d’analyse migratoire rattaché au ministère de l’Intérieur (1). Depuis 2018, l’administration ne divulgue plus ces statistiques annuelles. Voudrait-on cacher la température du patient en cassant le thermomètre ?

Relocalisations des clandestins : la France en première ligne

Chaque année, des centaines de milliers d’extra-Européens arrivent clandestinement par la mer ou par la terre dans les pays du sud de l’Europe, souvent aidés en cela par de multiples O.N.G. La Grèce, l’Italie et l’Espagne sont en première ligne de cette invasion migratoire qui ne dit pas son nom et qui est relancée dès la fin du confinement, comme le constate déjà l’agence européenne de garde-frontières Frontex (2).

La Commission européenne et les pays les plus en pointe pour organiser la submersion migratoire de l’Europe, la France et l’Allemagne, font actuellement pression pour que l’ensemble des pays européens allège le fardeau des pays dits de « premier accueil ». En renvoyant les clandestins chez eux, comme la raison le commanderait ? Certainement pas. Avant qu’une « clef de répartition » permanente soit mise en place, un cartel de pays dont les gouvernants sont de fervents immigrationnistes propose aux pays de l’Union européenne, au gré des arrivées des bateaux des passeurs et des O.N.G., une répartition et une relocalisation des clandestins, systématiquement présentés comme des « réfugiés ». Plusieurs pays, en particulier ceux de l’est de l’Europe, refusent avec réalisme ces propositions (3). On ne peut pas en dire autant du gouvernement français.

La France, championne de l’accueil des migrants relocalisés

Le doigt sur la couture, le gouvernement français s’empresse,dès que l’occasion se présente, de prendre une part importante des clandestins prévus à la « relocalisation ». Dès la fin du confinement, les affaires ont repris. Le gouvernement français a récemment annoncé que notre pays allait accueillir 750 migrants présents en Grèce. Voilà qui ne peut que satisfaire le ministre grec des Affaires étrangères, qui annonce :

« Les procédures de relocalisation qui s’étaient arrêtées temporairement en raison de la crise sanitaire vont démarrer de nouveau au plus vite » (4).

Même empressement pour des clandestins arrivés à Malte fin mai. Selon un journal local, alors que 162 migrants sont hébergés sur deux bateaux au mouillage au large de La Valette, « le seul pays à ce jour à avoir promis son soutien à Malte est la France, qui s’est maintenant engagée à prendre 30 des 162 migrants » (5).

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Sahel : entre jihadisme universaliste et jihadisme ethnique, par Bernard Lugan

Bernard Lugan

L’attaque dans la nuit de mercredi 10 à jeudi 11 juin d’un poste frontière entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire, est la première action jihadiste visant la Côte d’Ivoire depuis les attentats de Grand Bassam en 2016. Elle s’inscrit dans le cadre de la lutte à mort opposant l’EIGS (Etat islamique dans le Grand Sahara) à AQMI (Al-Quaïda pour le Maghreb islamique).

Dans la partie ouest du Sahel, le jihadisme a en effet éclaté en deux grands courants qui, désormais, se combattent :
– L’un, celui de l’EIGS (Etat islamique dans le Grand Sahara), est rattaché à Daech et il a pour objectif la création dans toute la BSS (Bande sahélo-saharienne), d’un vaste califat trans-ethnique remplaçant les actuels Etats. Son chef, Adnane Abou Walid al-Saharaoui est un arabe Réguibat, ancien cadre du Polisario.
– L’autre, celui d’Aqmi (Al-Quaïda pour le Maghreb islamique), est l’émanation de larges fractions de deux grands peuples, les Touareg et les Peul, dont les chefs locaux, le Touareg Iyad Ag Ghali et le Peul Ahmadou Koufa, ne prônent pas la destruction des actuels Etats sahéliens.

Les revendications des Touareg de l’Azawad n’étant pas celles des Peul du Macina, du Soum ou du Liptako, c’était donc tout à fait artificiellement que leurs combattants s’étaient réunis sous la bannière d’Al-Qaïda qui, tout comme Daech, revendique le califat, donc la destruction des Etats sahéliens.
Cette artificialité a fini par aboutir à une fracture entre l’Algérien Abdelmalek Droukdal, chef d’Al-Qaïda pour toute l’Afrique du Nord et la BSS, et les deux principaux chefs ethno-islamistes régionaux, à savoir Iyad Ag Ghali et Ahmadou Koufa. Ces deux derniers qui détiennent une partie des clés du conflit, négocient actuellement avec Bamako. Iyad Ag Ghali sous les auspices de son parrain algérien inquiet de la progression régionale de Daech ; Ahmadou Koufa sous celles de son mentor, l’imam Dicko.

Comme je l’explique dans mon communiqué en date du 6 juin, Abdelmalek Droukdal qui était opposé à ces négociations, avait décidé de restaurer son autorité sur Iyad Ag Ghali et Ahmadou Koufa. Or, sa tentative de torpiller de futurs accords de paix qui sont actuellement l’objet de fines et plus que complexes discussions, a été très mal vue à Alger. D’autant plus que, depuis quelques semaines, le président Tebboune a tiré de leur état de « demi-soldes » certains des anciens du DRS, vrais « connaisseurs » du dossier, qui avaient été écartés par le général Gaïd Salah et le clan Bouteflika.

La mort d’Abdelmalek Droukdal et de trois de ses commandants locaux, à savoir Sidi Mohamed Hame, Abou Loqman alias Taoufik Chaib et Ag Baye Elkheir, le 3 juin, à Talahandak, dans le cercle de Tessalit au Mali, à quelques kilomètres de la frontière algérienne, achève donc de rendre leur liberté à Iyad Ag Ghali et à Ahmadou Koufa.

Enfin, comme les « émirs algériens » qui ont longtemps dirigé Al-Qaïda dans la BSS ont été tués les-uns après les autres, l’élimination d’Abdelmalek Droukdal marque la fin d’une période. Désormais, Al- Qaïda dans la BSS n’est plus dirigé par des étrangers, par des « Arabes », par des Algériens, mais par des « régionaux » qui ont une approche politique régionale et dont les revendications sont d’abord des résurgences enracinées dans leurs peuples, comme je le montre dans mon livre Les guerres du Sahel des origines à nos jours. Depuis des années, j’écris ainsi que les composantes locales d’Aqmi se servent de l’islam comme paravent de revendications d’abord ethno-politiques, ce qui se vérifie actuellement sous nos yeux.

Nous sommes donc, et une fois encore, face au retour, sous une forme « modernisée », de la grande réalité africaine qui est l’ethnie. S’il en était encore besoin, ces évènements montrent en effet que, certes, l’ethnie n’explique évidemment pas tout… mais que rien ne s’explique sans elle…

Reste donc Daech, dont la destruction dans la BSS ne pourra se faire qu’en :
1) Opposant sa direction allogène, dont le « marocain » Adnane Abou Walid al-Saharaoui, à ses troupes authigènes.
2) Exacerbant les contradictions entre les revendications de ses diverses composantes ethniques, tribales et claniques.
3) Empêchant notre « loyal allié » Turc au sein de l’OTAN de ravitailler les combattants de Daech. Mais, si la déroute du maréchal Haftar se poursuivait et si ses troupes perdaient le contrôle du Fezzan comme cela semble être en cours, alors…

Bernard Lugan

Texte repris du site Blog de Bernard Lugan

Perpignan : ville RN

Quand le RN a un très bon candidat, un candidat qui s’investit pour sa ville, sans compter son temps, qui occupe le terrain, qui est capable de faire travailler militants et sympathisants en équipe, sans sectarisme, et quand ce candidat tient un discours clairement de droite, il gagne. Telle est la leçon de la brillantissime élection de Louis Aliot à Perpignan.

Aliot affrontait un maire sortant LR. Toutes les autres listes s’étaient désistées pour ce dernier. Sur le papier, le front républicain était parfait, et cela aurait dû se traduire par une défaite du député RN des Pyrénées-Orientales. Au premier tour, Aliot avait recueilli 35,7 % des voix : cela représentait certes le double des voix de son rival, Jean-Marc Pujol (18,4 %). Mais le candidat RN devait gagner encore plus de 15 % des voix, alors qu’il ne disposait d’aucune réserve. La marche était théoriquement infranchissable.

Au cours de la journée, quand les indicateurs sur le taux d’abstention ont montré qu’à Perpignan les électeurs étaient davantage mobilisés qu’au premier tour, et bien davantage que dans le reste du pays, les « progressistes » et « républicains » de tout poil ont cru que c’était gagné : l’appel à la mobilisation contre Aliot, relayé en boucle, avait fini par ébranler le corps électoral… Or ce surcroît de votants lui a au contraire profité, et il a finalement réussi à attirer 18 % de bulletins de vote supplémentaires.

On se doutait que l’impopularité de Pujol était très forte. On savait que le « front républicain » avait du plomb dans l’aile. On sentait que la dynamique était du côté d’Aliot. Mais l’orchestration médiatique hostile était impressionnante. Les manifestations « antifas » locales se succédaient, comme les prises de position, sur le petit écran. Le moindre gratteur de guitare se croyait obligé d’y aller de son couplet « No pasarán ! » devant les micros complaisants.

Or le résultat est sans équivoque. Il est en outre parfaitement en ligne avec ce prétendu faux sondage du 16 juin qui donnait Aliot vainqueur avec 54 % des voix : il a recueilli 53,1 % des suffrages. Non seulement le « sondage de la fachosphère », comme l’appelaient avec mépris le Midi Libre ou La Dépêche du Midi du 19 juin, se révèle exact, mais il avait donné, douze jours à l’avance, les résultats conformes à ceux sortis des urnes, à 0,9 % près ! Qui dit mieux ?

« Un front républicain qui est une escroquerie »

Louis Aliot aurait aujourd’hui cent bonnes raisons pour brocarder ses adversaires politiques, les journalistes mainstream, les innombrables associations « démocrates et républicaines » et tous les oiseaux de mauvais augure qui lui prédisaient un échec cuisant.

Le nouveau maire n’a pas joué les revanchards : « C’est une victoire d’une équipe et de militants pour que cesse un système qui a duré trop longtemps. » Il a remercié « ceux qui ont contribué à démolir le mur de l’injustice, le mur des inégalités et le mur du mensonge ». « Nous avons eu à faire à un front républicain qui est une escroquerie. Ce soir, les Catalans disent que les murs sont faits pour être abattus… »

Pour tenter de minimiser cette victoire, les mêmes médias mainstream expliquent à présent que l’étiquette politique ne figurait pas sur les affiches électorales d’Aliot. Les électeurs auraient été abusés, en quelque sorte ? Mais il fallait être sourd et aveugle pour ignorer l’orientation politique du candidat et futur vainqueur.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 29 juin 2020

La poussée Verte, effet d’un somnambulisme, par Ivan Rioufol

La vague des abstentionnistes (60%) est le message à entendre des municipales. “La déferlante écologiste” – titre du Figaro de ce lundi – bouscule assurément la politique. Les partis traditionnels paient leur paresse intellectuelle, à commencer par LREM et son “en même temps” illisible. Mais cette poussée Verte, qui ramène la gauche décatie dans ses soutes, tire profit d’un environnement politique dévasté par le conformisme et le somnambulisme. La victoire d’Europe Ecologie les Verts, alliée à la gauche et à l’extrême gauche, illustre la persistante vitalité du politiquement correct, qui navigue de plus en plus en terrain conquis.

Or, c’est cette pensée obligée, dévolue à l’idéal mondialiste et diversitaire, qui a arasé le débat et privé des électeurs de porte-paroles. La déferlante écologiste est d’abord une déferlante idéologique. Est-ce à dire que la France se serait convertie à l’immigrationnisme, au communautarisme et aux aménagements avec l’islam politique, ces voies promues par les écolos ? Ce lundi sur Europe 1, Yannick Jadot, le patron des Verts, a redit qu’il fallait d’abord “apaiser les tensions”, en reprenant le vocabulaire de ceux qui, en fait, n’entendent pas résister aux assauts des minorités ethniques et religieuses contre la civilisation française. Cette poussée Verte réveillera-t-elle les endormis ?

Le défi à venir, pour ceux qui redoutent les conséquences de cette première victoire des adeptes du multiculturalisme, va être de tenter de remobiliser cette France qui ne veut plus jouer le jeu éthéré d’une démocratie tournant à vide. Le peuple, en colère ou désabusé, doit redescendre de l’Aventin. La passivité des abstentionnistes peut servir d’argument à des écologistes ayant un dessein subversif derrière leurs camomilles. Après tout : qui ne dit mot consent. On se souvient que l’égérie des vainqueurs de dimanche, la jeune suédoise Greta Thunberg, avait co-signé un texte il y a un an dans lequel le lien était fait entre la crise climatique et “des systèmes d’oppressions coloniaux, racistes et patriarcaux”. Cette dialectique est reprise en France par les mouvements “antiracistes” et indigénistes qui s’en prennent aux statues et à la mémoire française.

Jadot, ce matin, a admis que son mouvement visait à la reconstruction du socialisme et de ses valeurs. Mais il fut aussi celui qui signa l’appel à manifester contre l’islamophobie, en novembre 2019. Si Jadot s’abstint en définitive de rejoindre cette “manifestation de la honte”, organisée par des mouvements islamistes, bien des EELV se mêlèrent à la démonstration de force. Les Français trompés ne peuvent se laisser une nouvelle fois abuser par une écologie doctrinaire. A eux de réagir.


Ivan Rioufol

Texte daté du 22 juin 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Élections : l’enfumage continue, par Jean-Gilles Malliarakis

Dès le soir du deuxième tour, ce 28 juin, on pouvait entrevoir la manœuvre, grosse comme une maison. Mais il pouvait sembler un peu osé d’en anticiper complètement le développement. Hélas, dans un pays où les gouvernants nous prennent de plus en plus pour des jambons, la réalité, une fois encore, dépasse la fiction.

Première imposture, la Convention citoyenne porte de mieux en mieux son nom. Il est vrai que le régime républicain en France a été fondé, en septembre 1792, par une assemblée élue par 11,9 % des électeurs, un peu plus, soyons honnêtes, que pour l’Assemblée Législative en 1791, où la participation avait été de 10,2 %. Ces records d’abstention sont encore loin d’être dépassés. Mais on s’en rapproche et on conçoit qu’en l’honneur des grands ancêtres on appelle à nouveau Convention une réunion privée de représentativité.

Efficacement manipulé et longuement travaillé par de soi-disant experts non-contradictoires, l’échantillon artificiel des 150 néo-conventionnels s’est donc rallié à un programme prévisible, étrangement ressemblant à un projet issu de l’idéologie de la délicieuse et souriante Greta Thunberg.

Mais il ne suffit pas seulement d’intimider la pseudo-Convention, il faut également faire pression sur les assemblées délibératives qui détiennent encore, en théorie, le pouvoir législatif.

Cette pression sera double : d’abord on nous assène l’hypothèse de quelques ajouts de principe dans la Constitution. De modestes modifications, toutes petites en apparence, mais dont l’adoption même aura été mise en scène, nimbée d’emphase au point de l’emporter de façon péremptoire sur toute critique rétrospective. L’invention du mot “écocide”, – un néologisme particulièrement disqualifiant, – est en elle-même significative. Le progressisme n’accepte jamais d’être remis en cause, tel le message de Mahomet supposé “le sceau de la Prophétie” : revenir en arrière relève du blasphème – au moins jusqu’à ce que le système lui-même s’écroule.

Ensuite, et c’est là où l’enfumage électoral devient indispensable, il convient de permettre aux médias de dire n’importe quoi à propos des résultats, de les limiter à quelques grandes villes, et d’affirmer qu’il s’agit de la vox populi.

De toute évidence la prétendue vague verte, très modeste en réalité, n’est qu’un phénomène ne dépassant guère 7 ou 8 % de l’opinion. Elle ne constitue guère qu’une nouvelle phase du “dégagisme” qui s’est portée, en partie, sur le vote illusoire Macron au premier tour de 2017, puis sur les Gilets jaunes en 2018, ou sur la liste RN aux européennes, et maintenant, dans quelques grandes villes, sur certains listes de gauche effectivement “verdies” par l’adjonction de cette composante de l’extrême gauche. Mais si la gauche s’est élargie à sa dimension “écologiste” elle est loin d’avoir gagné partout et pas nécessairement sous cette forme.

On se demandait au soir du scrutin pourquoi le ministre de l’Intérieur, contrairement à la tradition, parlait si tôt et n’effectuait aucune synthèse du résultat, n’évoquant que les quantité de gel hydro alcoolique et autres prestations méritoires de l’administration, etc.

Il s’agissait en fait de passer aux médias le relais de l’enfumage.

Ainsi le président allait pouvoir passer à autre chose qu’à la prise en compte de l’esprit de la Constitution : ou bien le chef de l’État, désavoué par le peuple s’en va, ce que fit De Gaulle en 1969, ou bien il laisse le pouvoir au Premier ministre, que dans la lettre de la loi constitutionnelle de 1958 il ne peut pas contraindre à démissionner, ce qui donna aussi en 1986 la pratique de la cohabitation.

Mais de tels scénarios supposeraient que l’on accepte la démocratie, c’est-à-dire le pouvoir souverain du peuple.

Ni l’idéologie écologiste ni la technocratie relookée, pseudo-moderniste, celle du “monde nouveau”, n’acceptent une telle hypothèse. Pour la fustiger on a même inventé un doublon jargonnant : on parle donc de “populisme” un mot qui veut dire exactement la même chose, le pouvoir du peuple.

J’insiste aussi sur un point : le premier parti de France est de plus en plus celui des abstentionnistes. ; or, il a été alimenté volens nolens par le matraquage terrifiant, de mars à juin, des messages quotidiens du Dr Salomon. Les vieux enfants sages, ceux qui traversent dans les clous, ont été dissuadés de voter, laissant ainsi la majorité à ceux qui ne respectaient pas le confinement, confirmant un vieux chant révolutionnaire “la rue appartient à celui y descend”.

Jean-Gilles Malliarakis

Article paru sur le site de L’Insolent

Castaner, George Floyd, Adama Traoré, Dijon – Entretien avec le criminologue Xavier Raufer

29/06/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Depuis plusieurs semaines, la France sombre dans toujours plus d’anarchie. L’Etat régalien, visiblement si insignifiant pour Emmanuel Macron, est littéralement démantelé.

Après la mort de George Floyd aux Etats-Unis, le Collectif Justice pour Adama reprend du poil de la bête et organise des manifestations interdites. Christophe Castaner applaudit, au mépris des lois dont il devrait être l’un des garants. La Police est accusée de racisme, et Castaner fait allégeance, contre ces forces de l’ordre dont il a usé et abusé contre les Gilets Jaunes.

Nicole Belloubet, le garde des Sceaux, viole pour sa part le principe de séparation des pouvoirs.

Dans ce nouveau numéro du Samedi Politique, le criminologue Xavier Raufer revient d’abord sur les racines du communautarisme américain qui aboutissent à une situation proche de l’apartheid aux Etats-Unis. De quoi comprendre l’illégitimité des mouvements tels que Black Lives Matter en France, importés à grand renfort de subsides injectés par des mondialistes tels que George Soros et son Open Society. L’objectif : fracturer les sociétés pour les affaiblir et en faire des proies faciles.

Un objectif qui ne semble pas déplaire à la Macronie qui laisse s’installer l’anarchie dans les banlieues et quartiers « dits » difficiles, où les gangs de criminels, tantôt tchétchènes, tantôt d’origine maghrébine s’affrontent en toute impunité.

Une situation toujours plus hors de contrôle où la Police est prise en étau…


Black Lives Matter : chronique d’une surenchère permanente

29/06/2020 – INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Les séquences médiatiques s’enchaînent, avec leur lot d’indignations transfrontières issues des réseaux sociaux. Hier, la Covid-19, avant-hier, Greta, aujourd’hui le mouvement « Black Lives Matter ».

Outre-Manche, par exemple, où l’Université de Cambridge s’est adonnée à un étrange spectacle de démagogie anti-raciste

L’université a récompensé le Dr Priyamvada Gopal, âgée de 51 ans et enseignante au sein du département d’anglais de la faculté Churchill College, pour avoir affirmé sur son compte Twitter : « Je le répète. La vie blanche n’a pas d’importance. En tant que vies blanches. » Ces mots, écrits en réaction à la banderole « White Lives Matter » déployée au-dessus du stade de Manchester City la semaine dernière, ont suscité une vague de critiques à l’encontre de son auteur pointant un discours antiraciste s’apparentant en réalité à du racisme inversé. Temporairement suspendue de Twitter suite à plusieurs signalements, l’enseignante a finalement eu gain de cause auprès du réseau social. Son compte rétabli, celle-ci a aussitôt fièrement annoncé que l’Université de Cambridge lui conférait le grade de professeur titulaire. Dans un communiqué, l’université s’est dite attachée à la liberté d’opinion de Mme Gopal. Une promotion éclair que le journaliste et écrivain conservateur britannique Douglas Murray et le commentateur politique américain Dave Rubin ont vertement raillée pour son hypocrisie. L’un et l’autre ont rappelé qu’en 2019, la direction de l’université avait licencié sans ménagement le chercheur Noah Carl lorsqu’une campagne sur les réseaux sociaux l’avait pris pour cible en l’accusant d’être un extrémiste de droite. Cette même année, elle avait annulé la visite du professeur canadien Jordan Peterson au motif que ses idées, opposées à l’idéologie de genre, n’étaient pas inclusives.

Dans le contexte actuel de repentance générale, les grandes entreprises, elles non plus, ne sont pas en reste

Vendredi dernier, la firme Coca-Cola y est allée de son couplet anti-raciste. Elle a annoncé rejoindre le mouvement de boycott des réseaux sociaux. Pendant 30 jours, celle-ci ne fera plus la promotion de ses produits aux côtés d’autres entreprises, comme North Face ou Patagonia. L’objectif ? Que les plateformes renforcent leurs outils de censure. Dans le collimateur Facebook et Instagram notamment accusés de ne pas en faire assez contre les contenus dits « haineux », terme qui vise en réalité tout commentaire qui ne va pas dans le sens de la doxa politiquement correcte. L’Oréal va encore plus loin. Sa direction a publié un communiqué en anglais dans lequel elle indique que l’entreprise de cosmétique « a décidé de retirer les mots blanc/blanchissant (white/whitening), clair (fair/fairness, light/lightening) de tous ses produits destinés à uniformiser la peau ». On attend avec impatience que l’Etat rebaptise le Mont-Blanc.

Attaque au couteau à Reading : les médias pressés de passer à autre chose

Samedi 20 juin 2020, une attaque au couteau dans un parc de la ville de Reading, au Royaume-Uni, a fait 3 morts et 3 blessés. Un attentat qui fait suite à de nombreux autres. Depuis cette date, nous allons de découverte en découverte dans cette affaire. À tel point que la version initiale des faits est de plus en plus remise en question. Dans une très grande discrétion médiatique, voire dans un silence assourdissant en France.

Un terroriste « originaire de la ville »

Dimanche 21 juin, les médias de grand chemin nous informent que l’attaque perpétrée à Reading a été commise par « un homme originaire de la ville ». Cette origine de l’auteur de l’attentat, très probablement communiquée par l’AFP, ne fait pas débat. La quasi-totalité des médias reprennent cette information: Yahoo actualités, RTL, 20 Minutes, Ouest-France, etc.

L’agresseur originaire de la ville est un réfugié libyen

Dans le courant de la journée du 21 juin, l’« homme originaire de la ville » s’avère être « selon plusieurs médias britanniques » un « réfugié libyen » nommé Khairi Saadallah. Ce démenti de l’information initiale est apporté de façon uniforme par de nombreux médias français : Ouest-France, Sud-Ouest, Euronews, etc.. On aura compris qu’il faut suivre les médias britanniques pour avoir des informations précises sur cet attentat.

Un acte finalement qualifié de terroriste

À partir du 22 juin, de nombreux médias reprennent une information venant des autorités britanniques : l’attaque au couteau est qualifiée après quelques jours d’enquête de « terroriste ». Mais les explications sur les motivations du meurtrier sont parfois fortement divergentes selon les médias français. Elles vont de la suspicion d’une motivation islamiste à des explications psychiatriques.

Le Figaro nous informe que Khairi Saadallah était dans les radars du service de renseignements intérieurs britanniques (le « M15 ») en raison de sa volonté de rejoindre l’Etat islamique en 2019.

20 Minutes mentionne un projet de « rejoindre un groupe djihadiste à l’étranger ».

Moins précis, le Parisien ne parle que d’un projet de « départ à l’étranger (…) potentiellement pour terrorisme ». Le Monde cite le Daily Mail pour nous informer que le « principal suspect avait quitté son pays par crainte des islamistes et s’était converti au christianisme il y a trois ans ». Si le quotidien vespéral, citant la BBC, mentionne les velléités de Khairi Saadallah de « projet à l’étranger potentiellement dans un but terroriste », la destination de l’Etat islamique n’est aucunement mentionnée.

Bien que le mode opératoire de l’attentat corresponde aux préconisations de l’Etat Islamique, aucun média ne parle de motivations islamistes du « réfugié » libyen, mais beaucoup s’attardent sur sa santé mentale. Une explication courante que nous soulignions déjà en 2016 à l’occasion de nombreux attentats.

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Qui est Thaïs d’Escufon, la militante qui a enflammé la Toile ?

Thaïs d’Escufon faisait partie de ces jeunes de Génération identitaire qui ont déployé une banderole sur un toit de Paris, le 13 juin dernier, au passage de la manifestation « contre le racisme et les violences policières ».
Elle donne, aujourd’hui, une interview à Boulevard Voltaire pour expliquer le sens de son engagement et réagir, notamment, après la publication du sondage de CNews qui indique que, pour 47 % des Français, le racisme anti-Blanc est une réalité dans notre pays.

Thaïs milite à Génération Identitaire depuis plus de deux ans. Après avoir participé à plusieurs actions d’envergure nationale, elle était présente sur les toits de République face à la manifestation du collectif Traoré. Cette manifestation avait pour but de réclamer justice au nom des victimes du racisme anti blanc. Cette action aura été confortée par un sondage dévoilé par CNews où près de 47 % des Français estiment ressentir le racisme anti blanc.

Grâce au déploiement de cette banderole et à l’action que nous avons effectuée samedi dernier, les grandes retombées médiatiques ont permis notamment à CNews de faire cette enquête à propos du racisme anti blanc. Elle révèle qu’au moins un Français sur deux le considère comme existant. Comme ce sujet est tabou en France, on est très fier de cette victoire qui consiste à lever le voile sur le racisme anti blanc.

Accusée d’avoir fait un salut nazi par Jean-Luc Mélenchon, la jeune militante de 21 ans n’a pas froid aux yeux et compte bien attaquer en justice le leader de la France Insoumise, qui est d’ailleurs déjà en partie revenue sur ses dires.

Jean-Luc Mélenchon a eu des propos diffamatoires à notre égard. Dans un tweet, il nous a accusés d’avoir effectué des saluts nazis sur le toit. C’était totalement faux puisque je tenais uniquement un fumigène. Nos ennemis ne reculent devant rien quitte à utiliser le mensonge pour nous discréditer.
Ils savent qu’ils ont déjà perdu sur le plan idéologique et politique.
Jean-Luc Mélenchon a reconnu dans une tribune récente qu’il avait fait une erreur à mon sujet et au sujet de mes camarades identitaires. En revanche, il n’a pas supprimé le tweet diffamatoire en question.
Avant que mon compte ne se fasse supprimer, j’avais informé Jean-Luc Mélenchon que s’il ne supprimait pas ce tweet, Génération Identitaire et moi-même maintenions notre plainte.

Le compte Twitter de Thaïs a été supprimé les jours suivant l’action, après avoir récolté 20 000 abonnés. Le deuxième compte créé dans la foulée a lui aussi été visé par la plateforme, 24 heures après sa création malgré le soutien de 9000 personnes.

Nous sommes habitués à cette censure politique. J’ai déjà eu de nombreux comptes Instagram et Facebook qui ont été supprimés. Nous ne baissons évidemment pas les bras. Nous comptons trouver d’autres alternatives et des solutions pour continuer d’être présents sur ce réseau social. C’est un vrai handicap. Il est très important d’être présents sur ces réseaux de masse pour avoir une influence. Puisque les grands médias nous censurent, c’est le seul moyen que nous avons pour exprimer la liberté d’expression et d’avoir des retombées médiatiques.

La jeune militante a subi une vague de harcèlement de la part d’opposant, mais a pu compter sur des centaines de messages de soutien.

Voici quelques exemples de messages que j’ai reçus :
« un jour, je vais trouver ton adresse et celle de tes petits potes, on va brûler toi et ta famille »
« On a tous vos noms de salopes »
« Courage à vous, l’histoire et l’avenir vous donneront raison »
« Merci pour votre combat, même s’il est difficile à mener au quotidien »

Avec la censure de son compte, Thaïs n’aura finalement pas eu le temps de répondre à tout le monde.

J’ai reçu énormément de messages d’insultes, mais ce qui a été très encourageant, c’était les centaines de messages de soutien qui étaient deux fois plus nombreux voire trois fois plus.
Je remercie tous ceux qui ont pris la peine de m’écrire un message. Je n’ai pas pu répondre à tous, car il y en avait énormément, mais je les ai lus un par un. Je remercie encore une fois les nombreux soutiens que nous avons reçus, les adhésions et les dons, suite à cette action. Nous voulons donc faire savoir à toutes ces personnes qui nous soutiennent et nous suivent que nous ne lâcherons rien et que nous serons toujours en première ligne pour défendre notre peuple et son identité.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Clément Martin : “Je ne vois pas comment on peut parler de négrophobie d’État à l’heure où la France s’africanise chaque jour un peu plus”

26/06/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Le 23 juin, des activistes ont vandalisé la statue de Jean-Baptiste Colbert située devant l’Assemblée nationale. Le graffiti «négrophobie d’Etat» a notamment été inscrit sur son socle. Le racisme d’Etat est-il pour autant une réalité en France ?

Pour en débattre sur RT France, Stéphanie De Muru recevait Louis-Georges Tin, président d’honneur du CRAN (Conseil représentatif des associations noires de France), et Clément Martin, porte-parole de Génération identitaire.

Clément Martin a notamment déclaré :

Je ne vois pas comment on peut parler de négrophobie d’État à l’heure où la France s’africanise chaque jour un peu plus.


Le professeur Raoult tire à boulets rouges sur les autorités

Les membres de la Commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur la gestion de la crise du COVID-19, qui s’attendaient à une série de déclarations fracassantes et à une intervention dépourvue de toute langue de bois, n’auront pas été déçus mercredi. Auditionné pendant plus de trois heures par ces derniers, le sulfureux professeur Raoult n’a en effet pas mâché ses mots à l’égard des autorités, évoquant même « une faillite totale » du conseil scientifique.

Organisation archaïque et conflits d’intérêts

Premier motif de colère de l’infectiologue marseillais contre les autorités ? L’organisation « totalement archaïque » du dépistage de la pandémie en France. En effet, a déclaré Didier Raoult, « l’idée qu’on ne pouvait pas faire les tests n’était pas vraie ». Pointant du doigt la centralisation de ces tests au niveau des Centres nationaux de référence, qui a fait perdre beaucoup de temps, Raoult a alors rappelé qu’il n’était « pas d’accord avec la décision qui a été prise de ne pas généraliser les tests » et que, à rebours de la stratégie officielle, il avait d’ailleurs testé massivement dans son institut, y compris des personnes ne présentant pas de symptômes. Après quoi, le professeur Raoult s’est montré particulièrement critique à l’égard du Conseil scientifique chargé de conseiller l’exécutif sur la crise sanitaire, dénonçant même sa « faillite totale ». Renouvelant aussi son affirmation selon laquelle certains détracteurs de l’hydroxychloroquine seraient financièrement liés au laboratoire Gilead, fabricant du Remdésivir, autre molécule dont l’efficacité est testée dans le traitement du COVID-19, le microbiologiste a invité les députés à consulter la base de données Transparence Santé qui recense les liens d’intérêt entre les entreprises et les acteurs du secteur de la santé. « Je ne dis pas qu’ils ont été achetés pour ça », a précisé le professeur Raoult, mais, disant avoir remarqué une « obsession de vouloir traiter les gens avec le Remdésivir », il a déclaré y avoir vu un résultat de la stratégie d’« influence » de Gilead.

Véran et son entourage mis en cause

D’autre part, le chercheur marseillais a dit regretter que des « décisions médicales » aient été « préemptées par le politique ». Une allusion directe à l’interdiction de prescription de l’hydroxychloroquine dans le traitement du COVID-19 pour les médecins de ville, interdiction ensuite étendue le 27 mai à l’hôpital, sauf dans le cadre des essais cliniques. « Celui qui a dit qu’on ne pouvait pas l’utiliser, il a fait une faute », a alors déclaré le professeur Raoult. Avant d’ajouter : « que l’Etat se saisisse de tâches qui sont du soin usuel à la place des médecins et leur interdise des choses qui sont banales, je ne suis pas d’accord ». Une pique pour Olivier Véran, dont Didier Raoult a estimé qu’il avait « été mal entouré », mettant ainsi en cause, sans les nommer, le directeur de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé, ainsi que le président de la Haute autorité de santé (HAS). Quant à la décision du gouvernement de confiner le pays, Raoult, qui a rappelé que les études sur son efficacité étaient contradictoires, a estimé que, « comme celle des masques dans la rue », elle ne reposait « pas sur des données scientifiques établies, claires et démontrables ».

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 25 juin 2020

Le piège de la dictature verte, par Jean-Gilles Malliarakis

La Convention artificielle de 150 personnes prétendument tirées au sort pour représenter la société civile peut et doit être regardée sous plusieurs angles.

Tout d’abord la démocratie se targue, par principe et par définition d’incarner le pouvoir du peuple. Et à de nombreux égards, il est loisible et même légitime de s’interroger quant aux nombreux points faibles qu’elle développe au sein des États dont elle inspire les institutions. Le gouvernement d’opinion vaut d’abord ce que valent le concept et la réalité de l’opinion publique : le court terme l’emporte trop souvent sur le long terme, et les choix des hommes de l’État soumis à l’élection reflètent le plus souvent leur préoccupation d’être réélus. À l’inverse toutes les expériences de non-réélection, y compris celle du non-cumul des mandats, se sont soldées par des échecs.

Les défauts intrinsèques de toutes les démocraties sont bien connus, depuis des siècles. Un certain Platon expliquait déjà que le point de départ de sa réflexion, qui d’ailleurs évolua considérablement après l’échec de ses premières propositions elles-mêmes utopistes, fut déterminé par la condamnation de Socrate en 399 avant Jésus-Christ dont il rend responsables les restaurateurs de la démocratie athénienne. L’Évangile nous laisse comprendre qu’entre Jésus de Nazareth et Barabbas, le peuple choisit Barabbas. Un certain Voltaire disait préférer être dévoré par un beau lion plutôt que par deux cents rats de son espèce. Un certain Rousseau écrivait que ce régime si parfait ne convient pas à des hommes : il inspira cependant les fondateurs de l’idée républicaine en France, et notamment à Robespierre, dictateur en 1793 et 1794, lui-même qui avait convaincu la Constituante de ne pas permettre l’éligibilité de ses membres à l’Assemblée Législative etc.

Toutes ces critiques méritent sans doute d’être rappelées, et au final on retiendra, cependant, avec Churchill que ce régime, sous sa forme la plus achevée, c’est-à-dire celui de la responsabilité parlementaire, se révèle certainement le pire, à l’exception de tous les autres.

En effet la force irremplaçable de la démocratie réside dans le débat : sans libre débat, aucune vérité ne saurait être découverte.

Un pays comme la France ne crève pas, en effet, de la liberté des opinions, qu’on doit probablement considérer comme l’essence positive des systèmes démocratiques : la France crève depuis deux siècles de l’égalitarisme, sous toutes ses formes, et précisément cet égalitarisme reste un tabou. Il est pratiquement interdit d’en débattre. Observez toutes les lois restrictives de libertés qui se sont imposées en France, et dont la mode s’est étendue en Europe : elles vont dans le même sens. La folie mémorielle prétendument “antiraciste” mondiale prend racine dans la glorieuse législation parisienne, etc.

Or un tabou écologiste supplémentaire est en train de se mettre en place d’une manière analogue.

On ne veut plus sauver l’homme de sa médiocrité originelle. Ce propos fondateur des religions disconvient au laïcisme, et il messied aussi, reconnaissons-le, à nos médiocrités elles-mêmes.

On prétend sauver la Planète, sauver le Climat, etc. On pourrait aussi revenir, en tant que de besoin, aux plus archaïques sacrifices humains, imaginant exorciser ainsi la colère des dieux. Au nom du Progrès bien sûr. Interdit d’en débattre, interdit même d’en rire.

Observons de plus près la ridicule petite Convention de 150 personnes réunies par la Macronie. Elles sont considérées, – on ne sait pourquoi – comme représentatives. Mais regardez bien les photos : elles donnent surtout l’impression d’incarner la sottise des groupes, l’intelligence du plus bête divisée par le nombre des participants. Il est couramment admis qu’un échantillonnage sociologique n’est tenu pour représentatif de l’opinion générale qu’aux alentours de 1 000 individus. Mais là, il s’agissait de propager des mots d’ordre, des impératifs, des slogans : 150 lambdas suffisaient.

Restera maintenant à empêcher que cette imposture soit érigée en précepteur de moraline à bon marché, comme si elle avait été dictée à Moïse sur le Mont Sinaï. Il est encore temps d’enrayer la dictature verte. On pourrait, à vrai dire, commencer ce dimanche par un geste civique, tant qu’il est encore temps, en votant par exemple pour les moins-disants en matière de délire écolo.

Jean-Gilles Malliarakis

Article paru sur le site de L’Insolent

Assa Traoré va recevoir un prix aux États-Unis pour « avoir mis en lumière l’injustice raciale et la violence policière » en France

Les trois leçons de l’affaire George Floyd, par Clément Martin (Les Identitaires)

Personne n’ignore l’onde de choc mondiale causée par la mort de George Floyd, un Noir américain étouffé par le policier Derek Chauvin dans le cadre d’une interpellation. La polémique attisée par les marxistes culturels, les antifas, les social justice warriors, les militants indigénistes et les professionnels de l’antiracisme ne doit pas occulter trois faits précis que nous allons présenter ici.

1. Le mythe du massacre des Noirs par les Blancs

Malgré les accusations régulières dont les Blancs – et les policiers en particulier – font l’objet, les Noirs ne font pas l’objet d’« exécutions racistes » aux Etats-Unis. Une étude publiée l’année dernière par les chercheurs du Maryland et du Michigan relève que, s’il y a bien des statistiques ethniques de la criminalité, il n’existe pas de base nationale de données sur les policiers concernés.

Auprès des pouvoirs publics et dans la presse, les chercheurs ont donc collecté un ensemble de faits servant d’échantillon. « Nous n’avons trouvé aucune relation entre la couleur du policier et celle de la personne tuée », explique le professeur de psychologie Joseph Cesario. La probabilité d’être tué par un policier dépend en réalité du « taux de criminalité local de chaque groupe ethnique ». En effet, « dans un comté où les Blancs commettent beaucoup de crimes violents, les Blancs ont plus de chances d’être abattus par des policiers » (Le Figaro, 23 juillet 2019). Ainsi, les Noirs tués par la police américaine le sont d’abord parce qu’ils commettent des délits ou des crimes. Dans un article du Washington Street Journal, Heather Mac Donald donne des chiffres saisissants : en 2018, 53 % des meurtres et 60 % des cambriolages sont perpétrés par des Noirs alors qu’ils ne sont que 13 % de la population ; en 2019, 1004 personnes sont mortes d’un tir de police, un quart d’entre elles seulement étaient noires (chiffre constant depuis 2015) ; un officier de police a 18 fois plus de chances de se faire tuer par un Noir qu’un Noir par un officier de police (WSJ, The Myth of Systemic Police Racism, 2 juin 2020).

De manière générale, les Noirs sont tués par d’autres Noirs : selon le FBI, 88,9 % des homicides d’Afro-américains ont été commis à l’intérieur de leur communauté (FBI, « 2014 Crime in the US », Expanded Homicide Data Table, 2014). Par ailleurs, les Noirs et Hispaniques sont très bien intégrés dans la police puisqu’ils composent 25 % de ses effectifs. A Los Angeles, c’est la moitié des policiers (Marianne, 1er juin 2020).

2. La police américaine n’est pas la même qu’en France

Le policier américain travaille dans un tout autre contexte que celui de la France. Aux Etats-Unis, 300 millions d’armes sont en circulation sur une population de 329 millions d’individus, soit presque une arme par personne. Par conséquent, les chances qu’un policier soit tué sont assez importantes. Il n’est pas rare de voir un policier poser sa main sur la crosse de son arme lors d’un contrôle routier. Ensuite, le contexte moral est différent : les notions de « bien » et de « mal » sont plus tranchées qu’en France, où l’inversion des valeurs a aussi échangé les rôles entre la victime et la racaille, celle-ci étant toujours un peu victime au nom de l’antiracisme médiatique et de l’antifascisme militant. Dans la conscience collective américaine, la différence entre le « bad guy » et le « good guy » est plus nette. La mort du premier est donc moins traumatisante que chez nous.

D’autre part, comme l’explique le chercheur Mathieu Zagrodsky, auteur d’une thèse sur le sujet (Marianne, 1er juin 2020), la police française descend du « lieutenant général de police » créé sous Louis XIV afin de protéger la royauté, d’où la quantité de moyens consacrés au maintien de l’ordre dans notre pays. La police américaine apparaît à Boston en 1829, lorsque les citoyens auxquels on a délégué le droit de porter une arme voient leur fonction professionnalisée. Ceci explique le phénomène de la milice et du justicier spontanés, que ce soit contre les émeutiers (on a vu des hommes en armes protégeant les magasins) ou contre l’Etat lorsque son action viole les libertés (affaire du Ranch Bundy, 2016).

Le rôle premier du policier américain est la protection des communautés locales, sur fond de culture du duel, quand son homologue français est davantage occupé de préserver l’ordre public. De plus, la police américaine est relativement décentralisée, divisée en de nombreux services locaux dépendant de gouvernements eux aussi locaux, chaque État ayant son administration. En France, la police est un bloc étroitement lié aux intérêts politiques avec, en bout de course, la crainte pathologique de la bavure. D’une rive à l’autre de l’Atlantique, la liberté d’action varie énormément.

3. La question noire existe bel et bien aux Etats-Unis

Enfin, même si des réseaux d’extrême-gauche stimulent le mouvement Black Lives Matter et favorisent la violence de rue, il serait erroné de n’y voir qu’une manipulation politique sans fondement ethnique. Dans La Démocratie en Amérique (1864), au sujet de la coexistence entre Noirs et Blancs aux Etats-Unis, Tocqueville écrivait : « Ceux qui espèrent que les Européens se confondront un jour avec les [Noirs] me paraissent donc caresser une chimère. (…) Jusqu’ici, partout où les blancs ont été les plus puissants, ils ont tenu les [Noirs] dans l’avilissement ou dans l’esclavage. Partout où les [Noirs] ont été les plus forts, ils ont détruit les blancs ; c’est le seul compte qui se soit jamais ouvert entre les deux races. »

De fait, même si un certain nombre de Noirs sont pacifiques et patriotes, une distinction culturelle forte demeure. Personne ne trouve à redire lorsqu’on évoque la culture « afro-américaine » : le gospel hérité du negro spiritual du XIXe siècle, le hip-hop dans les années 80, les congrégations évangélistes majoritairement noires ou la danse – à l’instar de la vie paroissiale en Afrique – est très présente, la blaxploitation au cinéma, etc.

La question est complexe dans la mesure où beaucoup de Noirs américains sont aux Etats-Unis depuis plus longtemps que certains Blancs, qu’ils soient anglo-saxons, allemands, irlandais ou italiens. Malgré cela, ils continuent à constituer une « minorité », un groupe social bien identifié, alors que les immigrés européens se sont fondus dans le moule WASP (White Anglo-Saxon Protestants). Balayer d’un revers de main la problématique identitaire, sous prétexte que certaines entités politiques soufflent sur les braises de la guerre ethnique, est une impasse. Au contraire, assumer le fait identitaire, aux Etats-Unis comme en Europe, selon les spécificités historiques de chacun, est absolument nécessaire pour agir efficacement.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires