Instrumentalisation de l’immigration : la capitulation de l’Union européenne

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Les flux migratoires ont pris une ampleur considérable en ce début de 21ème siècle. Les pays européens sont particulièrement vulnérables : le manque de contrôles aux frontières et un arsenal juridique favorable permettent en effet à de nombreux migrants clandestins d’entrer en Europe et de s’y maintenir. Les dirigeants de certains pays tiers l’ont bien compris et utilisent l’ouverture intermittente de leurs frontières pour faire pression sur les États européens et sur l’Union européenne.

Pourtant, en dépit de l’usage répété de ce nouveau moyen de pression, l’Union européenne multiplie les obstacles aux mesures permettant aux pays européens agressés de se défendre. L’évolution possible du contexte politique dans les pays du sud de l’Europe pourrait bientôt changer la donne.
Par Paul Tormenen, juriste et spécialiste des questions migratoires

Les différents aspects de l’instrumentalisation des flux migratoires par des pays tiers à l’U.E. abordés dans le présent article sont les suivants :

1- L’instrumentalisation des flux migratoires, une nouvelle forme de conflit ;
2- L’instrumentalisation des migrants, une pratique devenue courante ;
3- L’instrumentalisation des migrants, une stratégie payante ;
4- Le droit au service de l’immigration clandestine ;
5- De nombreux pays européens ont renoncé à faire respecter leurs frontières ;
6-Les évolutions envisagées dans le cadre du pacte européen sur l’asile et les migrations : un cautère sur une jambe de bois ;
7- Un motif d’espoir : l’évolution possible du contexte politique dans les pays du sud de l’Europe.

1- L’instrumentalisation de l’immigration, une nouvelle forme de conflit

L’instrumentalisation des flux migratoires s’inscrit dans le contexte de l’émergence de nouvelles formes de conflits (cyberattaques, sanctions économiques, etc.), communément désignées sous le terme de « guerre hybride ». Le centre d’excellence pour la lutte contre les menaces hybrides rattaché à l’OTAN décrit une menace hybride comme une action « coordonnée et synchronisée et ciblant délibérément les vulnérabilités des États et des institutions démocratiques. (Les guerres hybrides) sont conduites à l’aide d’un large éventail de moyens et conçues pour rester en deçà du seuil de détection et d’attribution. (…) L’objectif est de saper ou de nuire à une cible en influençant sa prise de décision au niveau local, régional, étatique ou institutionnel » (1).

Le conseil de l’Union européenne donne la définition suivante de l’instrumentalisation des migrants : « des situations dans lesquelles un pays tiers ou un acteur non étatique a (…) encouragé ou facilité le déplacement irrégulier de ressortissants de pays tiers vers (…) un territoire, afin que ceux-ci se rendent à la frontière extérieure des États membres ». (2)

Le mode opératoire consiste précisément à provoquer un afflux massif et soudain de migrants clandestins dans un pays donné, dans l’objectif – non revendiqué officiellement – de faire pression sur les autorités de ce pays en désorganisant sa capacité de riposte et en saturant ses capacités d’accueil, afin d’en obtenir un bénéfice.

2- L’instrumentalisation des migrants, une pratique devenue courante

La question migratoire est particulièrement sensible en Europe. Depuis le début des années 2010, l’immigration extra-européenne y a pris une ampleur considérable, amenant une partie non négligeable de l’électorat à voter pour des partis politiques prônant un coup de frein à l’immigration tant légale que clandestine (3). Dans ce contexte, l’afflux plus massif et brutal qu’à l’accoutumée de migrants dans l’un des pays de l’Union européenne est surveillé avec attention par nos dirigeants. Certains chefs d’État de pays tiers ont bien compris le bénéfice qu’ils pouvaient en tirer.

Les tentatives de déstabilisation des États européens par l’ouverture aussi brutale que temporaire des frontières aux migrants ont été nombreuses ces dernières années. On peut même dire qu’elles se multiplient, en dépit d’accords prévoyant un contrôle des départs des clandestins des pays qui utilisent un tel procédé. Nous n’en présenterons que six parmi les plus importantes.

Le 2 mars 2020, le président de la République turque, R.T. Erdogan, brandissait la menace de l’arrivée de millions de migrants en Europe en ouvrant ses frontières avec la Grèce (4). Quelques jours plus tard, le 7 mars, il mettait sa menace à exécution. Des milliers de clandestins se massaient à la frontière entre la Turquie et la Grèce et pour certains d’entre eux, affrontaient les forces de l’ordre grecques (5). Plusieurs experts en géopolitique s’accordent sur le fait que R.T. Erdogan a amené les migrants à la frontière grecque pour faire pression sur l’Union européenne afin que celle-ci soutienne – ou à tout le moins ne condamne pas – ses opérations militaires menées dans la période en Syrie.

Le 17 mai 2021, plusieurs milliers de migrants d’origine subsaharienne forçaient la frontière entre le Maroc et l’Espagne afin d’accéder au territoire de Ceuta, parfois en agressant des douaniers espagnols (6). Ces franchissements n’ont très certainement été possibles qu’avec le consentement tacite des autorités marocaines. Bien que non revendiquées officiellement, il s’agissait sans nul doute de représailles du gouvernement marocain, après que le gouvernement espagnol ait autorisé un leader du Front Polisario, militant pour l’autonomie du Sahara occidental, à se faire soigner en Espagne.

Suite au détournement le 23 mai 2021 par le gouvernement biélorusse d’un avion de la compagnie Ryan Air à Minsk afin d’arrêter un dissident politique, l’Union européenne a durci à partir du mois de juin de cette même année les sanctions à l’encontre de la Biélorussie impactant plusieurs secteurs de son économie.

La riposte des autorités biélorusses ne s’est pas faite attendre : elles ont rapidement organisé une offensive migratoire contre les pays voisins membres de l’Union européenne, la Lituanie, la Lettonie et la Pologne. Des navettes aériennes ont ainsi acheminé depuis leur pays d’origine ou d’accueil (Turquie, Syrie, Irak, Liban, etc.) des milliers de migrants en Biélorussie, qui ont ensuite été poussés vers la frontière occidentale du pays. La réponse ferme des pays limitrophes et des démarches diplomatiques ont permis en fin d’année de « calmer le jeu » entre les parties concernées.

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Michel Onfray : « J’en ai un peu assez de cette gauche qui dit aimer le peuple, et qui ne fait rien dans ce sens là »

Pourquoi il est essentiel d’expulser le prédicateur islamiste Hassan Iquioussen

Hassan Iquioussen

La sphère islamiste et les réseaux sociaux retentissent depuis jeudi des cris d’orfraie des alliés des Frères musulmans, qui s’indignent que la France puisse expulser le prédicateur Hassan Iquioussen, présenté comme un « Français de fait », amoureux de la République. Le tout au détriment de la réalité du discours tenu par cet imam du Nord.
Une tribune signée Céline Pina.

Pour le grand public, l’homme n’est guère connu. Il est pourtant l’un des prédicateurs les plus en vue de « Musulmans de France ». Cette association, qui appartient à la mouvance des Frères musulmans, n’est autre que la fameuse UOIF. Elle a été rebaptisée ainsi par souci marketing et politique : le nouveau nom permet d’assimiler tout musulman aux islamistes, et d’espérer faire oublier son rôle dans la diffusion de l’idéologie frériste et du discours victimaire sur la soi-disant persécution des musulmans en France.

« Musulmans de France » a pour guide spirituel Yousouf Al Qaradawi, dont le discours n’a rien à envier à l’idéologie nazie. Les Frères musulmans ont d’ailleurs été les alliés de ces derniers durant la Seconde Guerre mondiale. L’homme est ouvertement antisémite, raciste, sexiste, il ne considère pas que tous les hommes sont égaux. Partisan du jihad, il justifie le terrorisme et prône la haine et le meurtre, il appelle à l’éradication des homosexuels et justifie la violence envers les femmes. Pour Qaradawi, l’Europe est une terre à conquérir au nom de l’islam, et ses disciples partagent ses représentations et sa vision du monde.

Quand Anne-Lise Dufour (PS) sent le vent tourner…

Hassan Iquioussen ne fait pas exception. Pour s’en rendre compte, il suffit d’écouter ses prêches. Sachant que ceux en français sont édulcorés, ils n’en restent pas moins gratinés ! Ainsi l’homme est profondément antisémite. Pour lui, les Juifs se sont alliés à Hitler provoquant la Shoah pour permettre l’édification d’Israël. Oh, il ne nie pas la Shoah, il explique qu’elle a été voulue par les Juifs pour servir leurs intérêts territoriaux en Palestine ! On ne saurait aller plus loin dans l’abjection. Il reprend par ailleurs tous les clichés de la haine des Juifs qu’il décrit comme avares et usuriers. Passage du Coran à l’appui, il déclare « les Juifs n’ont cessé depuis ce temps de comploter contre l’islam et les musulmans ». Il a longtemps aimé s’afficher avec Alain Soral, tient des propos négationnistes, notamment concernant le génocide arménien. Il fait de l’Occident une civilisation islamophobe et défend l’idéologie islamiste. Pour lui les attentats sont de « faux problèmes » qui permettraient d’éviter de parler des problèmes de la société occidentale. Bien sûr, il fait passer la charia avant les lois de la République, refuse l’égalité aux femmes, magnifie l’idée du martyr. Il en appelait également à mettre « douze balles dans la tête aux apostats de l’islam ». Ce florilège est loin d’être exhaustif. Il a même expliqué dans une vidéo comment obtenir des créneaux réservés aux musulmanes dans les piscines. La méthode passe par l’imposition du burkini et a été reprise par l’association « Alliance citoyenne » à Grenoble.

L’homme n’est pas un marginal au sein de la communauté musulmane. Il a su s’enrichir et a longtemps bénéficié de protections politiques. Lui et son fils ont été très soutenus par la maire PS de Denain, Anne-Lise Dufour. Le fils a même été un des piliers de la mairie et de la stratégie électorale de la maire. Celle-ci ne les a même pas éloignés lorsque les affaires du père comme du fils ont fait l’objet d’enquêtes, récemment relancées, notamment pour recel et détournement de fonds publics. En effet les islamistes sont rarement détachés des biens matériels et considèrent qu’escroquer les « kouffars » (les nons-musulmans) n’est pas illégitime. Après avoir largement contribué à asseoir leur respectabilité et leur influence, la maire a pris ses distances quand elle a senti le vent tourner, sans toutefois couper absolument les liens, clientélisme électoral oblige. Elle est d’ailleurs très silencieuse, à la fois sur la dimension islamiste et sur le rapport particulier à l’honnêteté qu’entretient la famille Iquioussen.

Hassan Iquioussen est un homme puissant et respecté dans le milieu frériste, lequel ne cesse de croître en influence. La stratégie des islamistes, version Frères musulmans, est d’investir le milieu politique, associatif et culturel pour peser sur les représentations et réislamiser la population arabo-musulmane en marquant dans tous les domaines la différence avec la civilisation et la civilité européenne. Force est de constater que cette façon de faire est payante et se mesure aujourd’hui dans les revendications identitaires que portent de plus en plus de musulmans, notamment les plus jeunes. Leur travail de radicalisation politique et religieux, relayé par le discours d’une gauche qui reprend la lecture victimaire et l’accusation incessante « d’islamophobie » de l’islam politique, porte de plus en plus ses fruits. De nombreuses études et sondages, qu’ils soient faits par la Fondapol ou l’institut Montaigne témoignent de l’emprise de plus en plus profonde de ce type de discours. Aujourd’hui ils ne touchent pas qu’une portion marginale des personnes d’origine arabo-musulmane. La cible des islamistes est prioritairement la jeunesse : l’enquête sur les lycéens d’Anne Muxel ou différents sondages IFOP, notamment ceux commandés par Charlie Hebdo et la Fondation Jean Jaurès montrent que le travail réalisé auprès des moins de 25 ans a été particulièrement efficace. Ils étaient 74% en 2020 à faire passer la charia avant les lois de la République. Ce résultat ne s’explique que par un travail d’ensemencement des esprits, lequel porte aujourd’hui de tristes fruits en termes de violence et de séparatisme.

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Gérald Darmanin, fossoyeur de la sécurité des Français, par Clément Martin (Les Identitaires)

Gérald Darmanin

Il est difficile de se remémorer un ministre de l’Intérieur aussi incompétent que Gérald Darmanin, et, par conséquent, aussi nocif pour la sécurité des Français. En deux ans, le roitelet de la Place Beauvau a réussi à synthétiser toutes les forfaitures et tous les échecs de la politique sécuritaire française.

Le digne héritier du sarkozysme

Les années Darmanin ont sans conteste été marquées par le sceau de l’anarcho-tyrannie. Alors que la France subit une montée de violence et d’insécurité, le ministre de l’Intérieur a pris l’habitude d’arborer le costume d’un homme sévère, prêt à lutter coûte-que-coûte contre l’ensauvagement. En janvier dernier, Darmanin annonçait fièrement que le quinquennat de Macron (le premier) avait été marqué par une baisse de la délinquance. Prenant pour preuve la baisse du nombre de cambriolages ou de vols avec violences, il avait pris soin d’occulter les mesures sanitaires (dont le confinement du début de l’année 2020) qui expliquaient mécaniquement cette baisse, et dont le terme allait de paire avec une remontée de ces actes de délinquance avec la moyenne observée depuis un moment[1]. Cette opération grossière n’est pas la seule au compteur du ministre, qui, un an plus tôt, avait tancé Marine Le Pen pour sa « mollesse » sur la question de la lutte contre l’islamisme[2].

En tentant de doubler la présidente du Rassemblement national sur sa droite, Darmanin comptait bien entendu rallier à lui la droite sécuritaire, accro aux discours et aux effets d’annonce et allergique aux mesures concrètes et efficaces. Car, plus que tout autre chose, ce qui caractérise la sécurité sous Gérald Darmanin, c’est bien la faiblesse extrême de la répression contre les délinquants et les criminels et le champ libre qui leur est laissé. En cela, il est bien le véritable héritier du sarkozysme, friand des déclarations incendiaires, jamais suivies d’effets concrets.

La communication politique au service de l’impuissance

En réalité, pour qui s’intéresse aux résultats observables et concrets de la politique menée par l’Intérieur, force est de constater que c’est bien le même laxisme qui domine. Certains pourraient penser que la dissolution du CCIF et de Baraka City ont constitué un pas important dans la lutte contre l’islamisme, mais il s’agit d’une illusion d’optique : dissoudre deux associations tout en refusant de fermer les mosquées radicales et en continuant à traiter les frontières comme des passoires n’a aucun effet autre que médiatique. D’autant plus que ces dissolutions ont été suivies par celle de Génération Identitaire. La manœuvre de communication politicienne est évidente : incarner, pour le plus grand plaisir des modérés, l’ordre républicain, plus prompt à faire taire les patriotes que les ennemis de la France. Cette faiblesse du ministre est d’ailleurs illustrée par le petit manège habituel qui suit chaque fait divers : comme du papier à musique, le ministre se rue sur Twitter pour faire part de son indignation, avant de se rendre sur place pour y surjouer l’émotion. Notons tout de même que les trois jeunes gens tués au couteau par un réfugié politique soudanais à Angers[3] n’ont pas eu le droit à ce traitement.

Sur le plan migratoire, l’échec est là aussi total : d’une part, un chiffre record d’entrées légales sur le territoire et de non-exécution des obligations de quitter le territoire français pour les clandestins[4], et d’autre part, l’annonce d’une nouvelle loi pour lutter contre les obstacles à l’expulsion[5], comme si le principal obstacle à l’expulsion n’était pas le ministre lui-même.

Nul ne demande au ministre de l’Intérieur de se comporter comme une cellule de soutien psychologique. Son travail est simple : s’assurer que la France ne devienne pas un coupe-gorge généralisé et un terrain de jeu pour les stratégies d’influence de l’islamisme. Sur ces deux points, la faillite de Gérald Darmanin est complète. Il est temps que les choses changent.

[1] https://www.lamontagne.fr/paris-75000/actualites/non-gerald-darmanin-a-tort-d-affirmer-qu-il-y-a-eu-une-baisse-continue-de-la-delinquance-durant-le-mandat-d-emmanuel-macron_14077221/
[2] https://www.lemonde.fr/politique/article/2021/02/12/l-islamisme-au-c-ur-d-un-debat-cordial-entre-gerald-darmanin-et-marine-le-pen_6069660_823448.html
[3] https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/rixe-mortelle-a-angers-ce-que-l-on-sait-sur-le-drame-qui-a-coute-la-vie-a-trois-personnes_5261719.html
[4] https://twitter.com/Pierre_GTIL/status/1551841855909896192?s=20&t=rrIAG-TVr7qttdk-cPxYug
[5] https://www.laprovence.com/actu/en-direct/6850699/etrangers-delinquants-darmanin-annonce-une-loi-pour-lever-les-obstacles.html

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Valeurs actuelles : L’invasion de la propagande woke – Comment les géants américains ont imposé les idéologies LGBT, racialiste, néo-féministe et la « cancel culture »

À Lyon, la mort de Gérard Corneloup, journaliste et intellectuel, ouvrira-t-il leurs yeux ?

lyon agression

Gérard Corneloup est décédé, annonce le quotidien lyonnais Le Progrès, ce 27 juillet. Plongée dans le coma après son agression « présumée » le 18 juillet dernier avant d’avoir pu décrire ce qui s’était passé, cette personnalité lyonnaise très appréciée n’a pas survécu à ses blessures. « À ce jour, si l’hypothèse d’une agression crapuleuse a été envisagée par les enquêteurs, dès la découverte de l’ancien journaliste, d’importantes zones d’ombre planent encore sur les circonstances dans lesquelles il a été grièvement blessé », écrit le quotidien lyonnais du 27 juillet. En l’absence de témoins directs, un appel à témoins a été lancé. La sacoche du journaliste et écrivain a été retrouvée à 400 mètres du lieu de son décès. « Est-il tombé suite à l’arrachage de sa sacoche ou a-t-il été victime d’une chute accidentelle, suivie du vol de sa sacoche par un individu qui aurait profité de la situation et se serait abstenu de lui porter secours ? », interroge le quotidien. Des expertises médico-légales devraient permettre d’éclairer les faits. « Il était si foncièrement gentil et avenant qu’il a pu laisser entrer une personne », glisse un résident de son immeuble au Progrès.

Décrit comme un homme souriant, serviable, un puits de science sur l’histoire de sa ville de Lyon, sur la musique, le patrimoine ou les arts, Gérard Corneloup, né en 1946, a longtemps travaillé à la bibliothèque municipale de Lyon, tout en signant dans différents journaux, Le Progrès, Le Journal Rhône Alpes ou Le Figaro dont il assurait la chronique musicale. Historien, auteur de plusieurs ouvrages, il a notamment reçu l’hommage de l’ancien maire de Lyon Gérard Collomb, « triste et atterré par la sauvagerie de cette agression ». Collomb qui reconnaît, ce 26 juillet sur BFM TV, que « la situation sur le quartier de la Guillotière et plus largement sur l’agglomération lyonnaise est une situation extrêmement dégradée ».

Le niveau de violence inédit dans la société française ne cesse de monter et touche cette fois, avec Gérard Corneloup, un journaliste et intellectuel. Cela suffira-t-il à dessiller ces intellectuels et journalistes qui refusent de voir ?

On attend toujours une mobilisation solidaire, une marque d’indignation de ces milieux largement idéologisés, si prompts à pétitionner pour toutes sortes de causes. Ils l’ont fait lorsque Marine Le Pen avait fait sortir un journaliste de ses conférences de presse. L’insécurité galopante les laisse muets.

Le meurtre présumé de ce journaliste et intellectuel comme eux ne suscite aucune indignation tapageuse. Pas plus que celui du médecin militaire Alban Gervaise et de tant d’autres. Il est vrai que la France reste ce pays où le garde des Sceaux lui-même avoue avoir voté NUPES, le parti qui conspue la police à toutes occasions et balaie d’un revers de main ces drames qui se multiplient. La police, voilà le coupable. Pour ses pairs, la mort de Gérard Corneloup n’est pas un symbole. Jusqu’à quand ?

Marc Baudriller

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Notre combat pour l’Europe

Discours de Nicolas Pradines, de la promotion Dante de l’Institut Iliade, prononcé le 11 juin 2022 à Florence.

« Exister, c’est combattre ce qui me nie » est sans doute la citation de Dominique Venner la plus appropriée à laquelle je peux rattacher mon engagement dans le combat pour notre identité.

Je fais partie de ceux qui, comme beaucoup, se seraient contentés de vivre une vie ordinaire sans se soucier de l’avenir de notre civilisation, s’il n’était pas gravement menacé. Mais l’époque en a voulu autrement. Admiratif depuis mon enfance des grands personnages de notre longue histoire européenne, des valeurs et vertus qu’ils incarnent, je réalisais que le monde nouveau qui se dessinait, voulait effacer ces modèles et tout ce qui a permis la grandeur de notre civilisation.

Écœuré par le reniement général qui frappe notre continent, par la mise en avant de la lâcheté et de la faiblesse, en réaction à cette dystopie, j’ai choisi d’agir en prenant part au combat pour notre identité, comme pour me définir face au monde du laid omniprésent, et répondre à l’appel du devoir, comme tant d’autres de ma génération.

En effet, une part croissante de notre génération est bien consciente du caractère inestimable et sacré de l’héritage civilisationnel commun que nous ont légué nos aïeux, et dont nous sommes de fait dépositaires. Héritage qui nous est donné avec la charge de nous en montrer digne, autant que nous le pouvons, de le conserver et le transmettre aux générations qui nous succéderont.

Pour nous lancer dans cette reconquête de l’identité, il est nécessaire de s’assurer d’avoir les bases théoriques.

C’est là la vocation de la formation proposée par l’Institut Iliade.

Cette formation se déroule sur une année universitaire. Chaque promotion est composée d’une vingtaine d’auditeurs sélectionnés par un entretien, permettant ainsi de rassembler des personnes déjà engagées dans divers mouvements, et qui ont toutes à cœur la défense de ce qui fait ce que nous sommes, de nos valeurs et de nos traditions.

Véritable formation métapolitique, elle est fractionnée en cinq week-ends à thèmes permettant aux auditeurs d’acquérir les bases ou de compléter leurs connaissances sur l’Histoire de l’Europe : les fondements de nos racines grecques et romaines, l’Histoire des idées, la géopolitique, et les pensées non conformes. Les conférences données par les intervenants éminents de l’Institut jettent les principes nécessaires et les références utiles à l’approfondissement personnel.

Chaque promotion commence par élire une figure tutélaire. Notre promotion, la 11ème, a ainsi choisi de se placer sous l’égide de Dante Alighieri, « Il sommo poeta », en hommage à son héritage, pour l’anniversaire des sept siècles de sa disparition. Père de la langue italienne et fondateur de son identité, son engagement fut total, et il nous rappellera sans cesse que la pensée accompagne l’action.

Pour stimuler la cohésion du groupe, l’une des sessions se déroule ainsi en province, à l’initiative des auditeurs, permettant de resserrer les liens au gré d’activités culturelles régionales autour du triptyque cher à l’Institut : la nature comme socle, l’excellence comme but, la beauté comme horizon.

Au-delà de la formation théorique, c’est un véritable esprit de cohésion qui se crée entre les membres des promotions, et des liens perdureront bien après le calendrier initial. Car la formation n’est pas une fin en soi, mais un moyen permettant de se forger les armes nécessaires au combat culturel que nous souhaitons mener. En prenant exemple sur nos figures tutélaires, il est demandé aux auditeurs de traduire dans l’action leur engagement, en produisant un travail personnel exploitable par l’Institut Iliade, sous forme d’article, d’évènement ou de toute autre initiative personnelle.

Il est en effet important de mettre l’accent sur l’action :

Face aux menaces qui pèsent sur notre civilisation, le temps n’est pas à la complaisance dans un bovarysme confortable, à rêver à la beauté d’un monde disparu, sans participer à la vie de la cité. Nous refusant à être des spectateurs, nous nous inscrivons en tant qu’acteurs de notre Histoire. Rejetant le statut de consommateur, nous aspirons à la création au service de nos valeurs. Sans pour autant vouloir en vain recréer ce qui a existé, mais en retrouvant l’esprit même qui a permis de bâtir ce monde, autour de ce qui a toujours eu et aura toujours de la valeur. Pour que nous n’ayons pas à rougir devant ceux qui nous ont précédés, et que nous puissions dire comme les spartiates : « Nous sommes ce que vous fûtes ; nous serons ce que vous êtes. »

Il y a maintes façons pour les jeunes Européens de mener leur action. Chacun selon ses talents et ses aspirations peut agir. Le réseau des promotions successives de l’Institut Iliade va ainsi permettre la mise en relation de ces compétences pour travailler en commun. Enfin, gardons l’espérance. Soyons convaincus du réveil des Européens appelé par Dominique Venner, et travaillons à l’amorcer.

Je finirai sur une anecdote relative à l’espérance :

Espérance que j’ai bien failli perdre une fois, un soir de novembre 2018. Nous nous étions rendus, avec le chœur dont je fais partie, sur la crête des Éparges, non loin de Verdun, haut lieu de sacrifice et d’héroïsme dans la Grande Guerre civile européenne.

Ceci afin de rendre hommage à notre poète Maurice Genevoix qui y combattit, et à nos ancêtres qui tombèrent au champ d’honneur, en chantant à nouveau les chants qui avaient été entonnés par eux, un siècle plus tôt, et ainsi raviver leur souvenir.

Après la prestation, regrettant tristement le maigre intérêt qu’avait suscité le centenaire de cette guerre pour nos contemporains et la trentaine de villageois seulement rassemblés, notre hôte m’interrompit : « Mais, ce que vous faites ici, c’est comme une étincelle dans la nuit, et ne vaut-elle pas davantage qu’un feu d’artifice en plein jour ? »

Si notre action ce soir-là, en rendant un bel hommage à nos anciens, a procuré de la ferveur et de la fierté aux habitants des Éparges, ce n’est pas en vain.

Il n’y a pas d’actions inutiles, si elles s’inscrivent dans la ligne de nos valeurs, et chaque étincelle que l’on fera scintiller participera au combat de la reconquête. La beauté, surgissant d’un acte si modeste soit-il, est toujours bonne à saisir. Et dans notre tenue, nos attitudes, en tous lieux, sachons toujours montrer notre enthousiasme dans notre combat.

Texte repris du site institut-iliade.com

Didier Lallement, fanatique de la répression

« Portrait de Didier Lallement » issu de la lettre d’informations confidentielles Faits & Documents (n° 505, février 2022, 12 pages, 8 euros). La lettre mensuelle fondée par feu Emmanuel Ratier aborde cette fois le cas du préfet de police qui part à la retraite en juillet 2020, après une dérogation l’ayant autorisé à une prolongation de quelques mois.

Une carrière fulgurante

Didier Lallement naît le 27 août 1956 à Lyon Vie, dans une famille de la classe moyenne. Son père est technicien commercial et sa mère secrétaire de direction.
Lors de ses études où il obtient un DESS de droit des collectivités locales, il s’engage dans le syndicalisme étudiant au sein du CERES, le courant de Jean-Pierre Chevènement au Parti socialiste. En 1984, il fait ainsi partie d’une délégation qui se rend au Nicaragua par solidarité révolutionnaire avec le mouvement sandiniste.
Parallèlement, il commence sa carrière en 1981 comme chef de bureau à la mairie d’Épinay-sur-Seine, ville de Seine-Saint-Denis dont il devient secrétaire général du syndicat intercommunal quatre ans plus tard.
Le 8 décembre 1987, son initiation au sein d’une loge parisienne du Grand Orient de France constitue un véritable accélérateur pour sa carrière. Après un semestre, il est nommé chef de cabinet de Roger Bambuck au secrétariat d’État chargé de la Jeunesse et des Sports. Il rejoint ensuite le secrétariat d’État chargé des Collectivités locales avant d’exercer, en tant que sous-préfet, les fonctions de directeur du cabinet du préfet de l’Essonne.
Après la débâcle de la gauche aux élections législatives de 1993, il exerce les missions de secrétaire général de la préfecture de la Marne et de chef de service de l’action régionale et rurale de la Délégation à l’aménagement du territoire et à l’action régionale.
Lors du retour de la gauche au gouvernement en 1997, il revient comme conseiller technique du ministre de l’Intérieur Jean-Pierre Chevènement, avant d’être rapidement promu directeur général des collectivités locales.

En 2000, ce ministre lui permet de « prendre sa casquette » en lui offrant la préfecture de l’Aisne, un poste qu’il occupe brièvement avant de se voir confier la direction de l’Administration pénitentiaire, où il est maintenu par le Garde des Sceaux Dominique Perben malgré l’alternance politique de 2002. Ce dernier négocie ensuite son arrivée à la préfecture de Chalon-sur-Saône avant de l’intégrer au ministère des Transport, où il occupe la fonction de directeur de cabinet avant d’être nommé directeur général de l’Aviation civile et commissaire du Gouvernement auprès des Aéroports de Paris.
Préfet du Calvados et de la région Basse-Normandie entre 2010 et 2012, il rejoint le ministère de l’Écologie après l’élection de Nicolas Sarközy, puis fait son retour en force place Beauvau après la victoire de la gauche à l’élection présidentielle, en tant que secrétaire général, un poste qui donne notamment la main sur les carrières du corps préfectoral.
Ses manœuvres à ciel ouvert pour prendre la tête de la préfecture de police de Paris finissent par entraîner une levée de boucliers contre lui. Il n’est pas considéré comme fiable par François Hollande et reste maintenu à distance par le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, mais il est nommé au tour extérieur conseiller maître à la Cour des Comptes en 2014 avant d’être promu président de section en 2017.
Bien que fort détaillé, son CV disponible sur Internet omet une des fonctions qu’il a occupées à l’époque, à savoir la présidence de la Commission d’examen des offres de la Société du Grand Paris, soit un des plus grands chantiers d’Europe. Des marchés « pour lesquels les procédures et les grands principes de mise en concurrence n’avaient pas été respectés, soit en attribuant un marché à une entreprise dont l’offre aurait dû être rejetée pour irrecevabilité, soit en modifiant en cours de procédure les modalités de calcul des offres financières, ce qui a eu pour effet de modifier l’ordre de sélection des candidats », note la Cour des Comptes dans un rapport rendu public le 17 janvier 2018.

Quand les cartes sont rebattues avec l’arrivée d’Emmanuel Macron, Didier Lallement est nommé préfet de la Gironde et de la région Nouvelle-Aquitaine puis, après seize mois passés à Bordeaux, à la tête de la préfecture de police (« PP »). Cette puissante institution est considérée comme un État dans l’État, gérant Paris et les départements de la petite couronne avec sa propre police judiciaire, ses prestigieuses brigades, son service de renseignement, son siège au Conseil de Paris, ses compétences en matière de lutte contre l’immigration, etc.

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Viktor Orbán : « L’immigration a divisé l’Europe en deux »

Tandis qu’en Occident, nos dirigeants multiplient discours creux, éléments de langage rédigés par des chargés de communication douteux, il est toujours intéressant de regarder ce qui se fait à côté de nous : voici quelques morceaux choisi du discours prononcé par le Premier ministre hongrois Viktor Orbán le 23 juillet 2022, devant des étudiants.

Chers amis,

Lorsque l’on observe le monde, ce qui est le plus frappant, c’est que les données suggèrent qu’il va de mieux en mieux et pourtant nous avons l’impression que c’est le contraire. L’espérance de vie a atteint soixante-dix ans, et en Europe, elle est de quatre-vingt ans. Au cours des trente dernières années, la mortalité infantile a diminué d’un tiers. En 1950, le taux de malnutrition dans le monde était de 50 %, alors qu’il est aujourd’hui de 15 %. En 1950, la proportion de la population mondiale vivant dans la pauvreté était de 70 %, et en 2020, elle ne sera plus que de 15 %. Dans le monde entier, le taux d’alphabétisation est passé à 90 %. En 1950, la durée moyenne de la semaine de travail était de 52 heures, mais elle est tombée à 40 heures par semaine aujourd’hui, le temps de loisirs passant de 30 à 40 heures. Je pourrais continuer la liste longuement.

(…)

Il y a cent ans, quand on parlait du déclin de l’Occident, on faisait référence au déclin spirituel et démographique. Ce que nous voyons aujourd’hui, en revanche, c’est le déclin de la puissance et des ressources matérielles du monde occidental. Je dois dire quelques mots à ce sujet pour nous permettre de bien comprendre la situation dans laquelle nous nous trouvons.

Il est important que nous comprenions que d’autres civilisations – la Chine, l’Inde, disons le monde orthodoxe, et même l’Islam – ont également connu un processus de modernisation. Et nous constatons que les civilisations rivales ont adopté la technologie occidentale et maîtrisé le système financier occidental, mais elles n’ont pas adopté les valeurs occidentales – et elles n’ont absolument pas l’intention de les adopter. Néanmoins, l’Occident veut diffuser ses propres valeurs, ce que le reste du monde ressent comme une humiliation. C’est quelque chose que nous comprenons, car nous ressentons parfois la même chose. Je me souviens d’un épisode de la vie de notre ministre des affaires étrangères Péter Szijjártó, vers 2014, sous une précédente administration américaine. Un fonctionnaire du gouvernement américain en visite a poussé négligemment une feuille de papier devant lui et a simplement dit que la Constitution hongroise devait être modifiée sur les points qu’elle contenait, après quoi l’amitié serait restaurée. Nous comprenons donc cette résistance du reste du monde à la propagation des valeurs par l’Occident, à son exportation de la démocratie. En fait, je soupçonne que le reste du monde a compris qu’il doit se moderniser précisément parce que c’est le seul moyen de résister à l’exportation des valeurs occidentales qui lui sont étrangères. Le plus douloureux dans cette perte de territoire, cette perte de pouvoir et de territoire matériel, c’est que nous, en Occident, avons perdu le contrôle des vecteurs énergétiques. En 1900, les États-Unis et l’Europe contrôlaient 90 % de tous les approvisionnements en pétrole, gaz naturel et charbon. En 1950, ce chiffre était tombé à 75 %, et aujourd’hui la situation est la suivante : les États-Unis et l’Europe contrôlent ensemble 35 %, les États-Unis 25 %, tandis que nous contrôlons 10 % ; les Russes 20 % ; et le Moyen-Orient 30 %. Et la situation est la même pour les matières premières. Au début des années 1900, les États-Unis, les Britanniques et les Allemands détenaient une proportion considérable des matières premières nécessaires à l’industrie moderne. Après la Seconde Guerre mondiale, les Soviétiques sont intervenus ; et aujourd’hui, nous constatons que ces matières premières sont détenues par l’Australie, le Brésil et la Chine – 50 % des exportations totales de matières premières de l’Afrique allant à la Chine. Mais si nous regardons vers l’avenir, ce que nous voyons n’est pas très bon non plus. En 1980, les États-Unis et l’Union soviétique dominaient l’approvisionnement de la plupart des terres rares qui constituent les matériaux de base des industries fondées sur la technologie moderne. Aujourd’hui, les Chinois en produisent cinq fois plus que les États-Unis et soixante fois plus que les Russes. Cela signifie que l’Occident est en train de perdre la bataille des matériaux. Si nous voulons comprendre l’état du monde, si nous voulons comprendre l’état de l’Occidental dans le monde, notre point de départ doit être que la plupart des vecteurs énergétiques et des ressources énergétiques du monde se trouvent en dehors de la civilisation occidentale. Ce sont des faits concrets.

Dans ce contexte, notre situation – celle de l’Europe – est doublement difficile. C’est la raison pour laquelle les États-Unis ont la stratégie qu’ils ont. L’année 2013 est une année qui n’a été notée ou écrite nulle part par personne. Mais c’est l’année où les Américains ont lancé de nouvelles technologies d’extraction de matières premières et d’énergie – pour simplifier, appelons cela la méthode d’extraction d’énergie par fracturation. Ils ont immédiatement annoncé une nouvelle doctrine de la politique de sécurité américaine. Je la cite, elle est la suivante. Cette nouvelle technologie, ont-ils dit, les mettrait dans une position plus forte pour poursuivre et atteindre leurs objectifs de sécurité internationale. En d’autres termes, l’Amérique n’a pas caché qu’elle allait utiliser l’énergie comme une arme de politique étrangère. Le fait que d’autres soient accusés de cela ne doit pas nous tromper. Il s’ensuit que les Américains mènent une politique de sanctions plus audacieuse, comme nous le voyons dans l’ombre de l’actuelle guerre russo-ukrainienne ; et ils ont entrepris d’encourager fortement leurs alliés – en d’autres termes, nous – à s’approvisionner chez eux. Et cela fonctionne : les Américains sont en mesure d’imposer leur volonté parce qu’ils ne dépendent pas de l’énergie des autres ; ils sont en mesure d’exercer une pression hostile parce qu’ils contrôlent les réseaux financiers – appelons-les interrupteurs pour simplifier – de la politique de sanctions ; et ils sont également en mesure d’exercer une pression amicale, ce qui signifie qu’ils peuvent persuader leurs alliés d’acheter chez eux. Une version plus faible de cette politique a été observée lorsque le président Trump s’est rendu pour la première fois en Pologne, où il a simplement parlé de la nécessité pour eux d’acheter du « gaz de la liberté ». Cette stratégie américaine n’a été complétée que maintenant, en 2022, par la politique de sanctions. Voilà où nous en sommes, et je ne serais pas surpris que l’uranium, l’énergie nucléaire, soient bientôt inclus dans cette sphère. Les Européens ont répondu à cela, nous, Européens, avons répondu à cela, car nous ne voulions pas nous rendre dépendants des Américains. Ce n’est pas gentil, mais entre eux, les politiciens européens disent : « Nous avons attrapé un Yankee, mais il ne nous lâche pas. » Ils ne voulaient pas vraiment maintenir cet état de fait, et ils ont donc essayé de protéger l’axe énergétique russo-allemand aussi longtemps que possible, afin que nous puissions faire entrer l’énergie russe en Europe. Cet axe est aujourd’hui mis en pièces par la politique internationale. Puis, sous l’impulsion des Allemands, nous avons apporté une autre réponse : le passage aux sources d’énergie renouvelables. Mais jusqu’à présent, cela n’a pas fonctionné, car la technologie est coûteuse, et donc l’énergie qui en est tirée l’est aussi. En outre, le passage à cette technologie moderne ne se fait pas automatiquement, mais seulement sous la pression d’en haut, exercée sur les États membres par la Commission de Bruxelles – même si cela nuit gravement aux intérêts des États membres.

En passant, je dirai quelques mots sur les valeurs européennes. Voici, par exemple, la dernière proposition de la Commission européenne, qui dit que tout le monde doit réduire sa consommation de gaz naturel de 15 %. Je ne vois pas comment elle sera appliquée – même si, d’après ce que j’ai compris, le passé nous montre le savoir-faire allemand en la matière. De plus, si cela ne produit pas l’effet escompté et que quelqu’un n’a pas assez de gaz, il sera retiré à ceux qui en ont. Donc, ce que fait la Commission européenne, ce n’est pas demander aux Allemands d’inverser la fermeture de leurs deux ou trois dernières centrales nucléaires encore en activité, qui leur permettent de produire une énergie bon marché : elle les laisse fermer ces centrales. Et s’ils manquent d’énergie, d’une manière ou d’une autre, ils prendront du gaz chez nous qui en avons, parce que nous l’avons stocké. Nous, les Hongrois, appelons cela un « Einstand » [confiscation forcée par une partie plus forte], ce que nous avons appris dans « Les garçons de la rue Paul » [le roman A Pál utcai fiúk]. C’est à cela que nous pouvons nous préparer.

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La mémoire païenne contre les ravages de la modernité – Le Zoom – Pascal Eysseric

Pascal Eysseric

28/07/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Directeur de la rédaction du magazine Eléments, Pascal Eysseric vient présenter le premier hors-série de la revue consacrée aux « sagesses païennes » ou la renaissance des dieux face la crise des valeurs.

Depuis plus de 50 ans, Eléments a recours à la mémoire païenne pour en faire un idéal de résistance face aux ravages de la modernité. En rassemblant dans ce hors-série exceptionnel une sélection d’articles et d’entretiens parmi les plus marquants consacrés aux anciennes religions natives des Européens, Pascal Eysseric et l’équipe du magazine ont voulu dévoiler ce que pourrait être un réveil des dieux. La renaissance des dieux face au nihilisme…


En quelques années, les menaces et les agressions contre les chrétiens se sont multipliées au Moyen-Orient