Pour Marine Le Pen, “La France insoumise” devrait s’appeler “La France islamiste”

22/05/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Marine Le Pen tenait un meeting à Villeblevin dans l’Yonne ce mardi soir, à 5 jours des élections européennes.

La présidente du Rassemblement national a notamment vilipendé le programme de “La France insoumise” sur l’immigration et l’acquisition de la nationalité française.


Le Rassemblement national fait face à une chasse aux sorcières ciblée autour de ses liens avec Steve Bannon, ancien conseiller de Donald Trump

22/05/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
L’homme d’affaires conservateur américain gravite autour des mouvements nationalistes d’Europe depuis mi-2018, échangeant notamment avec Matteo Salvini et Boris Johnson. Le Rassemblement national est sous le feu des critiques depuis quelques jours, à cause de certaines rencontres entre monsieur Bannon et des élus du parti.

Il est reproché à M. Bannon de porter atteinte à la souveraineté des élections. Ces accusations, lancées d’abord par le directeur de la campagne de La République en marche Stéphane Séjourné ce samedi, ont été reprises par le Premier ministre, puis par Nathalie Loiseau lundi matin dans un entretien au Figaro. Le reste de l’échiquier politique a, lui-aussi, lancé ses forces dans cet ultime assaut contre le Rassemblement national.

Un appel demandant à « enquêter sur les liaisons dangereuses de Le Pen et Bannon » lancé par l’ancien député des Républicains François Lefebvre et signé par une quinzaine de députés allant du Parti socialiste au Modem a ainsi suivi ce lundi.

À une semaine du scrutin cette union des forces politiques contre le Rassemblement national n’est pas sans rappeler le second tour des élections de 2017. Reste donc à voir si les deux ans de gouvernement Macron qui ont suivi ont fait réfléchir les électeurs français.

Patriotes réunis à Milan : « Le jour de gloire des patries est arrivé »

A quoi se mesure la réussite d’une campagne électorale ? A la dynamique qu’elle suscite. Ce qui se passe actuellement, qui s’est matérialisé samedi en Italie, est totalement inédit : l’expression d’une dynamique, plus que cela, l’expression d’un immense courant d’unité, d’espérance, comme on en voit rarement, qui traverse actuellement l’Europe. Il y a eu 1989 et l’effondrement du rideau de fer. Trente ans plus tard, sous nos yeux incrédules, nous assistons à l’ébranlement du rideau de fer mental qui étouffe les peuples d’Europe.

A Milan, devant plusieurs centaines de milliers de personnes rassemblées sur la grande place du Duomo, la cathédrale de Milan, et aux abords, c’est un message de libération qui s’est exprimé. Cette foule massive, extraordinairement attentive, extraordinairement mobilisée, révélait à la face du monde que les peuples qui composent notre Europe se sont mis en marche, et que cette marche sera irréversible.

Les organisations politiques de douze des pays composant l’Union européenne avaient appelé à ce rassemblement, point d’orgue d’une campagne électorale globalement peu mobilisatrice, mais où les initiatives, le mouvement, les propositions, sont venus des partisans de l’Europe des peuples, des identités, de la mémoire et de l’enracinement. Matteo Salvini, le chef de la droite italienne et numéro deux du gouvernement, a su faire l’unité des principaux partis souverainistes. Le charisme de cet homme – quasiment inconnu il y a deux ans seulement –, est proprement stupéfiant. « L’Europe a besoin de plus de Salvini », a affirmé le Néerlandais Geert Wilders, sous les ovations de la foule.

Les tenants du système avaient la conviction que les souverainistes ne seraient d’accord sur rien, ni sur la discipline budgétaire, ni sur la répartition des migrants déjà arrivés, ni sur les rapports avec la Russie, et qu’Orbán et le PiS polonais réintégreraient le « camp du bien » après avoir fait amende honorable. Mais le succès de Milan a montré que les facteurs d’unité et de convergence sont considérables.

« Reprendre les clés de notre maison »

Matteo Salvini, Marine Le Pen, Geert Wilders (Parti pour la liberté), ont trouvé les mots qui rassemblent. « Il faut reprendre les clés de notre maison », a lancé Salvini pour qui ces élections constituent « un référendum entre la vie et la mort, le passé et l’avenir, une Europe libre et un Etat islamique basé sur la peur ». « Une religion qui dit qu’une femme vaut moins qu’un homme ne pourra jamais faire la loi chez moi. » « Basta islam », a fait écho Geert Wilders. Quant à Marine Le Pen, elle a rappelé pourquoi le RN dit « non à cette immigration qui submerge nos pays et qui met en danger la sécurité de nos peuples, nos comptes sociaux et nos valeurs de civilisation ». Pour elle, l’Europe, « plurimillénaire », est « fille d’Athènes et de Rome, de la chrétienté et des Lumières ». « Nous voulons vivre en France comme des Français, en Italie comme des Italiens, et plus largement en Europe comme des Européens. » « Le jour de gloire [des patries] est arrivé », a conclu la présidente du RN.

Ce sont certes les mots d’un meeting, pas la plate-forme politique d’une coalition qui façonnera l’Europe de demain. Mais à Milan, samedi, il y avait davantage qu’une simple démonstration de force, il y avait l’affirmation d’une volonté.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 20 mai 2019

L’Europe, ébranlée par le réveil des nations, par Ivan Rioufol

Souverainistes parlement européen

Et les gagnants des européennes du 26 mai seront… les abstentionnistes ! La crise de confiance ne déstabilise pas seulement la plupart des dirigeants politiques confrontés à la colère des peuples. La confiscation du pouvoir par une oligarchie est un grief qui touche plus encore l’Union européenne. Elle s’est construite au fil des ans, derrière une démocratie de façade, sur une cooptation de technocrates insensibles aux vaincus de la mondialisation. Dans son roman L’Ignorance, Milan Kundera, d’origine tchèque, fait dire à l’un des personnages : “L’empire soviétique s’est écroulé parce qu’il ne pouvait plus dompter les nations qui voulaient être souveraines.” Ce même réveil des nations, remisées au nom du commerce, ébranle la forteresse bruxelloise et ses fadaises sur les bienfaits du marché pour tous et du grand mélangisme. Lundi, la commissaire européenne Elzibieta Bienkowska a repris la rengaine : “Le plus grand risque, c’est le populisme.” L’islamisme, parti à l’assaut de l’Europe désarmée, n’a en effet rien à craindre des apparatchiks aux yeux clos et aux cerveaux cadenassés.

La mondialisation profite d’abord aux multinationales. Il faut être sourd comme un pot pour ne pas entendre la rage des agriculteurs, artisans, commerçants, entrepreneurs, étouffés par les directives européennes et leurs contraintes budgétaires. Ceux qui abominent le libre-échange ont beau jeu de montrer les catastrophes nées de l’abandon progressif, depuis 1974, de la préférence communautaire. La libéralisation mondialiste des marchés, voulue par Bruxelles, est à la source de la destruction de l’industrie et de la croissance nationale. Cependant, n’en déplaise aux dirigistes, le libéralisme n’a rien à voir avec cette course aux délocalisations et aux concurrences faussées par la disparité des règles. En 2005, le Prix Nobel d’économie Maurice Allais avait prévenu : “Les perversions du socialisme ont entraîné l’effondrement des sociétés de l’Est. Mais les perversions laissez-fairistes du prétendu libéralisme de ces trente dernières années nous ont menés au bord de l’effondrement de la société française.” Nous y sommes. Une abstention des électeurs aux alentours de 60 % confirmerait le rejet de l’UE.

L’Union européenne n’est certes pas assimilable à l’ex-Union soviétique : le communiste était autrement plus oppressant et liberticide que l’idéologie melliflue de Bruxelles, armée de ses commissaires moralisateurs et de sa presse prêchi-prêcheuse.

Ivan Rioufol

Texte daté du 16 mai 2019 et repris du blog d’Ivan Rioufol

À l’approche des élections européennes, un nouveau mot-clé s’introduit dans le discours de Macron : « Protection »

21/05/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Il existe sur Internet des outils qui permettent de savoir quels sont les mots les plus récurrents dans un texte. Si l’on analyse le prospectus d’Emmanuel Macron et de son parti, on se rend compte que, après les pompeux termes de « liberté » et de « progrès », le mot le plus usité est celui de « protection ». Macron veut donc une Union européenne qui protège. Mais qui protège qui et contre quoi ?

Un rappel des grands poncifs européens autour de la thématique de la « protection » pour emporter facilement l’adhésion

Tout d’abord, Macron veut une Europe qui se protège d’elle-même, c’est-à-dire des guerres entre les nations afin de ne pas reproduire le désastre de la seconde Guerre mondiale. Ensuite, il veut une Europe qui s’unit face aux grandes puissances, notamment d’un point de vue économique. Mais quel Européen ne souhaite pas la même chose ? Le ressassement de ces grands poncifs n’est qu’un commode moyen de s’épargner quelques phrases de langue de bois supplémentaires et d’emporter immédiatement l’assentiment des plus naïfs d’entre nos concitoyens français.

L’apparition du terme « protection » : une tentative de détournement du thème national de la « sécurité » à des fins mondialistes

« Protection » et « sécurité » : ces deux termes sont très proches, et utilisés dans des discours similaires, ils pourraient apparaître comme des synonymes. Pour un nationaliste, le besoin de sécurité signifie qu’il sature d’immigration, qu’il en a marre d’apprendre dans les médias que M. ou Mme Dupont se sont fait agresser par x ou y personne d’origine étrangère. Mais pour Macron, le besoin d’une Europe qui protège, c’est avant tout le besoin d’une Union européenne qui encadre une immigration de masse et qui garantit aux colons fraîchement débarqués en Europe un même accès à l’emploi. Mais à qui cela profite-il réellement ? Au final, on aura donc compris que Macron veut une Union européenne qui protège les intérêts de la superclasse mondiale cupide au détriment des peuples européens.

De l’Europe, de sa Défense, et de son Destin, par Jean-Gilles Malliarakis

Le premier souvenir de votre chroniqueur d’un débat sur la nature de l’Europe remonte à plus de 60 ans.

Après la période enthousiaste du congrès de La Haye de 1948 et de la déclaration Schuman de 1951, était survenu en 1954 le vote des communistes, des gaullistes et des mendésistes contre le projet de CED d’une communauté européenne de Défense. De la sorte l’idée européenne fut privée, depuis lors, de son pilier militaire et stratégique.

En cet an de grâce 2019, le 22 avril à Luxembourg, avec 65 ans de retard, a été signée par 8 pays une lettre d’intention supposée lancer l’Initiative européenne d’intervention (IEI)[1], une amorce de coopération sur ce terrain.

Dès 1959, les esprits libres ne pouvaient accepter qu’on se cantonne à un simple espace économique. Ni seulement un continent, ni simplement un marché, nous enseignait-on dans les cercles les plus actifs de la vraie droite militante, il s’agissait d’unir une communauté de peuples décidés à défendre leur civilisation commune.

Dans le concert de nos nations, cela semblait d’une certaine façon donner raison aux gouvernements britanniques. Pour eux, l’Europe se limitait, en fait, à une perspective d’alliance militaire et d’échanges commerciaux. En 1960, le gouvernement de Londres signa donc la convention de Stockholm, établissant une Association européenne de libre-échange avec leurs partenaires norvégiens, danois, suisses, portugais, suédois et autrichiens. Le projet concurrent, celui du Marché commun des Six pays fondateurs du traité de Rome signé en 1956, l’absorba progressivement.

On doit rappeler que la même Grande Bretagne, vieille nation européenne, – qu’elle le veuille ou non, que cela plaise ou non aux héritiers du jacobinisme et du bonapartisme, – s’est toujours située à l’avant garde des efforts de défense. Les siens sont demeurés budgétairement supérieurs à ceux de la France.

Or, elle ne les conçoit pas en dehors de l’Otan. Et chaque fois que les dirigeants de Paris ont essayé de la mettre en porte-à-faux sur ce point, l’Angleterre s’est rebiffée. Ainsi refusa-t-elle par exemple, en 1998, au lendemain des accords franco-britannique de Saint-Malo, l’instrumentalisation maladroite de cette coopération par Chirac[2].

Comme tous ceux qui ont sincèrement cru à l’utopie d’une Armée européenne, avouons que les questions concrètes en bloquent la mise en œuvre. En particulier les formats actuels, les industries de défense, les ennemis envisagés, n’évoluent pas aisément.

En 1979, une assemblée avait été élue pour la première fois au suffrage direct. Ayant fait partie des rares malcontents osant critiquer à l’époque cette procédure votre chroniqueur ne regrette pas d’en avoir dénoncé les quelques conséquences que l’on déplore aujourd’hui.

Il s’agissait, en effet, et il s’agit toujours, d’une structure “partitocratique” comme on disait alors en Belgique. Basée sur la représentation proportionnelle de partis et sur des circonscriptions purement nationales, cette assemblée a toujours fonctionné au rebours des véritables traditions parlementaires. Elle n’a jamais cessé de promouvoir une idéologie qu’on peut qualifier de matérialiste, préoccupée de consommation, d’écologisme doctrinaire et trompeur, etc.

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Européennes 2019 : le choix d’être « Européen d’abord » !

Emmanuel Macron a raison. Derrière la compétition électorale entre « populistes » et « progressistes », ce sont bien deux visions du monde, deux façons d’être au monde, et à l’Europe, qui s’affrontent : celle des Somewhere et des Anywhere (David Goodhart). Rapport au lieu, au territoire, mais également au temps, à l’espace.

Quand les troupes du président de la République prêchent une « Renaissance » qui ne serait que l’accélération de la disparition de l’Europe par dilution dans le magma mondialiste, le camp identitaire doit faire sienne la devise de Laurent le Magnifique : « Le temps revient ». Le temps de retrouver la fierté de ce que nous sommes, de renouer avec notre génie propre et avec notre destin, d’affirmer enfin ce qui nous (re)lie, Européens, et ce qui nous distingue des Autres. C’est l’enjeu de ce prochain scrutin mais aussi, au-delà, des combats à mener par les générations à venir dans tous les autres domaines. C’est dire, dans ce contexte et cette perspective, l’importance de se doter des cartouches « intellectuelles et morales » nécessaires — et donc l’intérêt du manifeste que publie Jean-Yves Le Gallou chez Via Romana : Européen d’abord, Essai sur la préférence de civilisation.

Refuser d’être « Grand Remplacé »

Enarque, ancien député européen, président de la fondation Polemia et cofondateur de l’Institut Iliade, Jean-Yves Le Gallou est connu notamment pour avoir élaboré le concept de « préférence nationale », qui fut le cœur nucléaire idéologique du Front national des années 1980 et 1990, avant l’aseptisation voulue par sa présidente actuelle (jusqu’à ce que ses alliés européens, précisément, lui démontrent que seule une ligne radicale permet de gagner des élections puis surtout d’exercer utilement le pouvoir). Le basculement du concept de préférence nationale à celui de « préférence de civilisation » est une réponse réaliste à une évolution mortifère : la révolution anthropologique qui, par mécanique remplaciste, a vu la France se transformer en « archipel » de communautés (Jérôme Fourquet) et les Français se sentir davantage chez eux à Prague qu’à Mantes-la-Jolie. Si « tout le monde il est français », qu’est-ce encore qu’être Français ?

C’est être, pour Jean-Yves Le Gallou, dans la lignée de Dominique Venner, « des Européens de langue française ». Unis par une mémoire commune, conscients de la richesse d’une civilisation à préserver, mais aussi d’une aventure à continuer. Pour paraphraser Renan, c’est « avoir des gloires communes dans le passé, une volonté commune dans le présent ; avoir fait de grandes choses ensemble, vouloir en faire encore ». Car s’il ne se présente pas comme tel, l’ouvrage constitue le bréviaire d’un « patriotisme européen » conçu comme riposte au risque de Grand Effacement de nos peuples, à l’épuisement de leurs volontés – dont la première de toute, celle de vivre et se survivre dans l’histoire. Les esprits les plus lucides seraient tentés, après Paul Valéry, d’acter la mort de notre civilisation. Jean-Yves Le Gallou s’y refuse et propose bien au contraire de « réaffirmer le droit des peuples européens à l’identité et à la continuité historique ».

Renouer le fil de notre identité commune

« Les peuples européens ont une mémoire commune, relève Jean-Yves Le Gallou. Par-delà les différences de leur géographie et de leur histoire, ils partagent un même récit civilisationnel : ils sont les héritiers de la Grèce, de Rome, de la Chrétienté et de la Renaissance. » En une vingtaine de chapitres courts mais solidement étayés, dans le style direct et percutant qu’il affectionne, l’auteur livre en premier lieu une analyse de « la crise de conscience européenne », ouverte par la suicidaire ordalie de 1914 et accélérée au cours du XXe siècle par les ravages d’idéologies internes (la déconstruction et la culpabilisation principalement) et, dans un premier temps tout du moins, externes (l’américanisation du monde ou l’avènement d’une « civilisation du vide », l’islamisation et la tentation de la grande « soumission » dont les ressorts sont également très bien décrits par Houellebecq dans son roman éponyme).

Le constat dressé, restent les solutions. La première que préconise Jean-Yves Le Gallou est d’opérer un retour aux sources, de retrouver la fierté d’être nous-mêmes — « Sinn Féin » comme le proclament nos camarades gaéliques irlandais. Ce nécessaire « retour de la civilisation européenne » exige d’assumer et transmettre notre héritage, les traits distinctifs de notre identité. Il s’agit ainsi de rappeler que l’Europe, loin de se confondre avec les institutions bureaucratiques et marchandes du moment, est « la civilisation des libertés » (dont la liberté de penser, « marqueur de l’Occident ») et de « l’incarnation » (contre « la grande imposture de l’art contemporain » et la fureur iconoclaste des mahométans), « la civilisation qui voit du divin dans la nature » (supposant de retrouver l’équilibre entre Orphée et Prométhée) et celle « qui respecte les femmes » (la situation des femmes reflétant toujours une « structure de civilisation »), la civilisation enfin des grandes découvertes (qui ont fait « reculer les bornes du monde ») mais également de l’équilibre des fonctions sociales (attestant de la permanence du modèle « trifonctionnel » mis à jour par les études indo-européennes, c’est-à-dire puisant là encore dans notre plus longue mémoire). Pour Georges Dumézil, « l’idéologie tripartite » n’a pas besoin de s’incarner socialement, fonctionnellement. Elle peut n’être qu’un « idéal », c’est-à-dire « un moyen d’analyser, d’interpréter les forces qui assurent le cours du monde et la vie des hommes ». Ce qui permet à Jean-Yves Le Gallou de conclure cette deuxième partie par une exhortation : « Un idéal : voilà bien ce dont les peuples européens ont besoin » !

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Sommet souverainiste et identitaire à l’initiative de Salvini à Milan

20/05/2019 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Matteo Salvini, vice-président du Gouvernement italien et dirigeant de la Ligue, a réuni samedi plusieurs partis nationalistes européens.

Par ce rassemblement à Milan, Matteo Salvini et Marine Le Pen ont eu pour objectif de faire du groupe Europe des nations et des libertés (ENL) la troisième force du Parlement européen. Cette place est aussi convoitée par les libéraux de l’ALDE.

Selon les récents sondages, la Ligue est créditée de 26 eurodéputés, soit 20 de plus qu’actuellement, le RN passant à 20 élus (+5) et l’AfD à 11 (+10).


Envahissement de l’aéroport Paris-Charles-de-Gaulle par des clandestins qui se croient tout permis

Robert Ménard : « Qu’il aille donc manger un jambon-beurre dans certains quartiers sensibles de Trappes, on en reparlera ! »

Benoît Hamon s’est affiché, sur Twitter, à Béziers, dans le « meilleur kebab de la ville », en narguant Robert Ménard. Celui-ci a réagit dans les colonnes de Boulevard Voltaire.

Benoit Hamon s’est affiché dans votre ville à Béziers en train de manger un kebab. D’après lui, vous souhaitez voir disparaître ce sandwich. Qu’avez-vous pensé de cette petite provocation ?

C’est peut-être un moyen pour lui de faire enfin parler de lui et d’obtenir un peu plus de 2 % des voix le dimanche en 8.
Sur le fond, je suis, bien sûr, pour la diversité culinaire. En revanche, je ne suis pas pour qu’à Béziers ou ailleurs il n’y ait dans certains quartiers qu’un seul type de restauration et en l’occurrence des kebabs.
C’est peut-être la perception de Benoit Hamon pour la France de demain.

Il a critiqué votre vision de la France. Il a fustigé votre position qui dit que la France est un pays judéo-chrétien.

N’en déplaise à monsieur Hamon, la France est un pays judéo-chrétien. Je vois bien qu’il déteste cette Histoire, cette mémoire et cette civilisation judéo-chrétienne, mais c’est son affaire.
Monsieur Hamon se pose en une espèce de résistant de pacotille. Qu’il aille à Raqqa manger un saucisson dans certains quartiers sensibles et on en reparlera après.
C’est quelqu’un qui cherche désespérément à grappiller un certain nombre de voix. Il cultive le communautarisme. Il n’aime pas ce qu’est la France et il est prêt à vendre ce pays pour quatre ou dix voix. Je ne suis pas prêt à le faire.

Le week-end prochain se dérouleront les élections européennes. Le 10 mai dernier, vous aviez appelé à voter pour la liste menée par Jordan Bardella. Ce dernier a débattu hier face à Nathalie Loiseau. Ce débat vous a-t-il conforté dans votre prise de position en faveur de la jeune tête de liste RN ?

J’ai trouvé que Bardella avait de la tenue, qu’il était calme et qu’il savait se faire entendre. J’avais et j’ai encore un certain nombre de divergences avec le Rassemblement national. Moins qu’avant cependant, puisque la position du Rassemblement national a évidemment changé. Aujourd’hui, le Rassemblement national ne demande plus à sortir de l’Europe et de la zone euro.
Je voterai pour eux malgré les quelques divergences restantes.
On a besoin aujourd’hui de dire à monsieur Macron : ‘’ stop ! ça suffit votre arrogance et votre façon d’être’’. Il a besoin d’être battu pour être ramené sur terre. Le seul vote utile qui soit, c’est le vote pour la liste de Jordan Bardella !


Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Gilets jaunes : retour en chiffres sur les six mois de mobilisation

gilets jaunes

17/05/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Le mouvement des Gilets jaunes dure depuis maintenant six mois depuis la première mobilisation, le 17 novembre 2018.

Depuis cette date, des dizaines de milliers de manifestants battent le pavé chaque samedi pour réclamer plus de justice fiscale et sociale.

Retour en chiffres sur ces six mois de crise.


Un mois déjà depuis l’incendie de Notre-Dame de Paris

Incendie à Notre-Dame

17/05/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
La vague mondiale de soutien dédiée à la cathédrale le 15 avril appartient désormais à l’histoire de cet édifice français. C’est finalement un bilan encore assez partagé avec de nombreuses interrogations qui demeurent encore.

Car tout de même, deux points d’interrogations subsistent

Effectivement, la question du budget et de la collecte évoquée dès le lendemain de l’incendie amène aujourd’hui à de nouvelles réflexions. Les budgets et les délais tout d’abord demeurent inconnus et on ne peut certifier avec exactitude quand les prochains touristes et fidèles pourront pénétrer dans la cathédrale en toute sécurité. Par ailleurs le tristement célèbre « milliard » évoqué pour la reconstruction de Notre-Dame n’est à ce jour pas encore engagé par les fondations. En effet les discussions débutent tout juste afin de préparer toutes les conventions de droit qui en découlent.

La mobilisation des citoyens est toujours active ?

Il est certain en effet qu’un important message du don a été délivré lors de cet événement et que de nombreux citoyens y ont déjà contribué. La Fondation Notre-Dame a récolté au total 9,5 millions d’euros grâce à 43.000 particuliers français et étrangers. La fondation sera en mesure d’ici un mois de rendre public l’examen de tous les besoins nécessaires à la reconstruction. Car si la collecte sert en priorité à la sécurisation du site, un « Programme Cathédrale » vise à trouver des solutions plus innovantes concernant des chantiers plus minimes tels que la rénovation des chantiers, le nouvel accès à la visite du trésor, du matériel de retransmission de nouveaux besoins seront étudiés. Par ailleurs Monseigneur Aupetit a prévu de célébrer une messe dans la cathédrale dès que cela sera possible pour lui. Celle-ci sera retransmise sur diverses chaînes dans la cathédrale au plus vite.

Immigration : l’Europe ne peut plus être une passoire

Alors que la réforme du droit d’Asile et de l’espace Schengen est au cœur de la campagne pour les européennes, François de Lacoste-Lareymondie estime urgent de réviser en profondeur notre droit, afin de mieux réguler les flux migratoires et de redonner ses lettres de noblesse à la notion de frontières en Europe.

« Les mœurs, plus que les lois, font et caractérisent une nation », disait Charles Pinot Duclos, secrétaire perpétuel de l’Académie française au XVIIIe siècle. De fait, avant d’être soumis à une même loi, un peuple est façonné par une même histoire qui le conduit à adopter, au fil du temps, des mœurs communes que forgent un passé et un héritage communs. Aussi les frontières ne sont rien d’autre que la marque territoriale de cette communauté en ce qu’elle a de spécifique à une nation donnée.
L’Europe, désunie par la diversité

L’immigration massive des trente dernières années et l’abandon de toute politique d’assimilation ont profondément changé le visage de notre pays, conduisant à y faire coexister des populations qui ne partagent plus ce même fond commun anthropologique. Et sous l’emprise d’un modèle américain, d’ailleurs mal assimilé, qui n’est pas celui des peuples européens, une certaine élite dirigeante en est venue à nier cette réalité fondatrice au profit d’un multiculturalisme dont les ravages menacent toujours plus la cohésion de notre société.

Le constat est valable à l’échelle de l’Europe. De fait, on voit fleurir dans la plupart des pays du continent, des mouvements dits populistes qui regimbent plus ou moins fortement contre cette immigration massive que l’Union européenne a d’abord favorisée, puis a été incapable d’enrayer, et qui s’est amplifiée ces derniers temps, du fait de la déstabilisation du Maghreb et du Proche-Orient.

Schengen, Dublin, Frontex, ça ne marche pas

Soumise, dès l’origine, au principe inconditionnel de la libre-circulation, l’Union européenne a organisé, par la convention de Schengen (1990), la suppression des contrôles aux frontières internes des pays adhérents et institué un visa unique pour l’entrée et le séjour des résidents de courte durée. De sorte que les étrangers non communautaires disposant de ce visa peuvent passer d’un pays à l’autre, avec pour seule obligation celle de se déclarer aux autorités ; obligation peu sanctionnée et dont l’effectivité est incertaine.

Idem pour les demandes d’asile régies par le règlement dit « Dublin III » du 6 juin 2013. Les demandeurs d’asile dont la demande a été rejetée doivent être reconduits dans le pays où ils ont fait leur première demande, généralement l’Italie, la Grèce ou l’Espagne ; mais cette procédure de « réadmission » ne fonctionne pas, permettant ainsi à ces « dublinés » d’échapper à toute expulsion.

Les frontières extérieures de l’Union européenne les plus sensibles sont celles de ces mêmes trois pays. Or ceux-ci sont à la fois dépourvus des moyens nationaux nécessaires et dans l’incapacité de les renforcer en raison de l’état de leurs finances. Quant à l’agence Frontex, chargée de les suppléer, elle ne dispose que d’un budget de 320 millions d’euros, largement insuffisant, et n’a évidemment pas l’expérience opérationnelle ni la réactivité qui seraient celles d’une force nationale. Ainsi, ces frontières sont devenues de véritables passoires tandis que ces trois mêmes pays d’entrée ne voient d’issue que dans le transfert des immigrés arrivés chez eux vers d’autres destinations du continent.

La suite sur : Causeur.fr

France Insoumise : dehors les « mâles blancs » !

La France Insoumise craquelle de toute part. Cocq, Branco, Kotarac, Kuzmanovic… tous quittent le navire. Avec cette similitude chez les partants : tous sont des hommes blancs. Et il ne s’agit pas d’une coïncidence.

Le départ d’Andréa Kotarac, ancien membre de l’équipe de campagne de Jean-Luc Mélenchon en 2017, a été récemment le plus médiatisé en raison de son appel à voter pour la liste du Rassemblement National aux élections européennes. Une annonce qui a éclipsé une explication importante donnée par ce conseiller régional France Insoumise. Dans ses déclarations, Kotarac dénonce les pratiques ayant cours à l’extrême gauche, citant pêle-mêle les réunions et manifestations interdites aux hommes, l’incendie de Notre-Dame vu comme un « délire de Blancs » ou encore le soutien au projet d’Institut de la civilisation musulmane à Lyon.

Il est difficile de ne pas voir dans cette vague de départs un énième signe de la prise de contrôle de l’extrême gauche par les mouvements intersectionnels. L’intersectionnalité prône l’union de strates morcelées de la population ayant peu de liens les unes avec les autres (minorités ethniques, féministes, musulmans, LGBT…) mais dont le point de convergence est la volonté de pouvoir face au « mâle blanc ». Leur combat a pour racine le mythe d’une revanche fantasmée, avec comme objectif ultime l’accès aux postes. Pendant que Kotarac s’en va, Obono, la député FI très proche des Indigènes de la République, reste.

Signe des temps, la France Insoumise n’est plus assez attractive pour maintenir et faire coexister en son sein les tenants d’une ligne de gauche axée sur une forme de robespierrisme suranné mais encore soucieuse de prendre en compte la volonté populaire, et les partisans de l’intersectionnalité animés par la pulsion de mort et bien déterminés à faire place nette. La confrontation est inévitable, positionnant de facto Jean-Luc Mélenchon dans une situation très indélicate faite de compromissions et de lâchetés… jusqu’à quand ?

Les lignes de fracture de cette société multiculturelle, nourrie au relativisme et à l’hédonisme, se dessinent toujours plus en profondeur. Plus on creuse, plus on s’aperçoit que leur nature est moins idéologique qu’anthropologique. Les « mâles blancs » déserteurs de la France Insoumise ont longtemps cru à un rassemblement derrière le drapeau rouge ou le drapeau de la révolution française… ils avaient oublié qu’aux yeux de leurs rivaux, leur premier drapeau était leur couleur de peau.

Cyril Raul

Texte repris du site de : Les Identitaires