Les données démographiques 2021 décryptées !

démographie

Quel est l’impact du covid sur la mortalité ? Voilà l’une des questions à laquelle l’Insee prétend répondre dans son bilan démographique de l’année 2021 paru mardi. Si les chiffres sont précis, les interprétations sont contestables.

La mortalité est particulièrement scrutée en ces temps de covid. Ainsi, dans son traditionnel bilan démographique publié le 18 janvier, l’Insee indique que celle-ci a baissé en 2021, avec 657 000 décès contre 669 000 en 2020, mais précise que le chiffre reste largement supérieur à celui de 2019, année lors de laquelle 613 000 Français étaient décédés.

Plusieurs analyses et interprétations peuvent se faire à la lecture de ces chiffres et l’Insee choisit les plus politiquement correctes, précisant que cette mortalité est « à cause de la pandémie et du vieillissement de la population ».

Si le deuxième point n’est pas discutable, la France ayant effectivement « pris de l’âge » (21 % de la population a désormais 65 ans ou plus), le fait de présenter la pandémie comme autre cause principale de la hausse des décès par rapport à 2019 est beaucoup plus sujet à débat.

En parlant de la pandémie, l’Insee songe-t-elle uniquement au virus ou inclut-elle les autres conséquences ? Les confinements et les restrictions en tous genres ont en effet poussé de nombreux Français à ne pas se faire dépister ou à ne pas se faire soigner. Par exemple, de nombreux cancers qui ont été fatals en 2021 n’auraient probablement pas dégénéré s’ils avaient été traités à temps. On peut parfaitement envisager que la surmortalité de 2021 est liée à cela.

Par ailleurs, depuis deux ans, des Français décédés d’autres maladies mais positifs au covid ont été classés parmi les victimes du virus.

Les Français les plus sceptiques sur la vaccination se demanderont certainement si l’augmentation des décès n’est pas tout bonnement due aux produits concoctés par Pfizer et les autres laboratoires. Les témoignages de vaccinés ayant subi des effets secondaires sérieux ne manquent pas.

Plus de naissances en 2021…quel lien avec l’immigration ?

Dans un autre registre, l’Insee nous apprend que la France compte désormais 67,8 millions d’habitants, dont 65,6 millions en métropole, et que les naissances sont reparties à la hausse. Il y a eu 738 000 nouveau-nés en 2021, soit 3 000 de plus que l’année précédente. La natalité était en baisse en 2020 mais il faut noter qu’elle était déjà en baisse depuis 2015. Le covid n’est pas la cause de tous les maux ! Le taux de fécondité est actuellement de 1,83 enfant par femme.

Naturellement, ces chiffres de l’Insee ne précisent par l’origine des bébés nés en France, les statistiques ethniques étant toujours interdites, même si le nombre de dépistages de la drépanocytose ou encore les classements des prénoms attribués dans chaque région peuvent être de bonnes indications.

Signalons enfin que l’âge moyen en France est aujourd’hui de 79,3 ans pour les hommes et de 85,4 ans pour les femmes (un record dans l’UE, à égalité avec l’Espagne !), ou encore que le nombre de mariages a bondi en 2021. Logique, quand on connaît les restrictions imposées aux réceptions en 2020 ! Parmi les 220 000 mariages célébrés, il y a eu – tout de même ! – 6 000 unions homosexuelles.

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 19 janvier 2022

Entretien – Florian Philippot au sujet du Pass-Vaccinal : « Petit à petit, des vérités émergent »

Florian Philippot TVL

20/01/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Avec le pass-vaccinal exigé par l’exécutif à marche forcée, 2022 s’annonce presque aussi mal que 2021. Pourtant, Florian Philippot, le président des Patriotes à l’origine de la mobilisation contre les mesures prétendument sanitaires depuis près de 18 mois, voit un motif d’espoir. En effet, l’arrivée du variant Omicron, qui a tout l’air d’être moins dangereux, conjugué au conditionnement du pass-vaccinal à toujours plus d’injections font changer les mentalités des Français.
Petit à petit, le narratif évolue malgré la malhonnêteté des médias du Système qui diffusent sans aucun discernement la propagande gouvernementale.

A 3 mois de l’élection présidentielle, quels espoirs pouvons-nous avoir pour sortir de cette crise ? Les candidats doivent-ils prendre leurs responsabilités pour s’allier et battre Emmanuel Macron ? La règle des 500 signatures doit-elle est abandonnée ?
Florian Philippot revient sur toutes ses questions dans Le Samedi Politique.


Jordan Bardella : « Monsieur Macron, votre Europe est devenue l’arrière-cour de Washington, la proie de Pékin, le paillasson d’Erdogan et l’hôtel de l’Afrique.»

Passe vaccinal – Un vote déshonorant, par Maxime Tandonnet

assemblée nationale

Le passe vaccinal a été définitivement voté par l’Assemblée nationale, après le Sénat, avec 215 voix pour (LREM, deux tiers des LR et une minorité des socialistes), 58 voix contre. L’AN compte 577 députés. En soi, cette mesure n’est pas destinée à exercer un effet direct de maîtrise de l’épidémie. On sait aujourd’hui de manière certaine que les personnes vaccinées peuvent aussi propager le virus. L’objectif déclaré du passe vaccinal est d’exercer une pression sur les personnes non vaccinées en les privant de l’accès à de nombreuses commodités de la vie sociale pour les pousser à se faire vacciner. L’idée est d’appliquer « une obligation vaccinale déguisée » en frappant les « non vaccinés« . C’est sans doute la première fois que la puissance publique châtie ouvertement des personnes qui n’ont rien commis d’illégal, la vaccination n’étant pas obligatoire.

Le passe vaccinal est ainsi destiné à exclure, à mettre au ban de la société un Français sur 10 n’ayant rien commis d’illégal (« j’ai très envie d’emmerder les non vaccinés« ). Il relève de la logique du bouc émissaire qui consiste à désigner implicitement les personnes non vaccinées comme les coupables d’une faillite de deux années de politique sanitaire. Ce passe vaccinal est à l’évidence, sans le moindre doute possible, inconstitutionnel heurtant de plein fouet l’article 5 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen (« Tout ce qui n’est pas défendu par la Loi ne peut être empêché, et nul ne peut être contraint à faire ce qu’elle n’ordonne pas ») et absolument contraire aux principes républicains les plus élémentaires.

58% des Français l’approuvent selon un sondage. Ceci n’est pas non plus à l’honneur du peuple français. Qu’une majorité de députés de l’opposition LR ait voté en sa faveur n’est pas seulement déshonorant, mais inintelligent. Que plus de la moitié des parlementaires aient été absents de l’hémicycle sur une question aussi grave, engageant la vie quotidienne d’un dixième de nos compatriotes, est simplement lamentable.

Un grand ponte LR m’a expliqué la situation: « Nous ne voulons pas laisser à Macron le monopole de la protection des Français (sic) ». Au fond, ils refusent de réfléchir au fond de la mesure, mais par calcul, se cantonnent au suivisme. C’est un calcul électoraliste, de court terme, contre le bon sens, le courage et le bien commun. Des individus qui raisonnent de la sorte méritent-ils, en tout état de cause, de revenir au pouvoir?

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet

Tyrannie bureaucratique. Un nouveau système pour les détenteurs d’armes à feu

armes feu

La France est le pays de toutes les tyrannies. La République ne cesse en effet d’étouffer les citoyens, entre contraintes, normes, règlements, obligations légales diverses et variées, et remaniées selon le bon vouloir de tel ou tel dirigeant.

Il en sera de même avec la législation sur les armes à feu qui, déjà très contraignante pour les chasseurs, tireurs sportifs, va évoluer de nouveau, avec un nouveau système mis en place pour les 5 millions de Français qui détiennent légalement une arme à feu chez eux (un chiffre « hallucinant » pour le journaliste de 20 minutes Jérôme Gicquel à qui visiblement cela fait peur…).

Parmi ces 5 millions de détenteurs, une large majorité de chasseurs, mais aussi des tireurs sportifs, des licenciés du ball-trap, des armuriers et autres professionnels des armes. Des gens formés au tir, à la sécurité, et qui, dans leur immense majorité, sont des personnes intègres et responsables, ce qui n’empêche pas l’Etat de s’en méfier comme de la Peste – un Etat impuissant par ailleurs à endiguer les trafics d’armes dans les banlieues, armes par définition non déclarées et dans les mains d’autres types de personnes et de personnalités (fort avec les faibles, faible avec les forts, encore et toujours le slogan de la République française…)

La fin d’Agrippa (2007-2022…)

A partir de février, le fichier Agrippa va disparaitre. Il n’était pas vieux, car datant de 2007 (argent public jeté par les fenêtres donc ?). Il s’agissait d’un fichier informatisé des propriétaires et possesseurs d’armes qui avait été officialisé au sein du ministère de l’Intérieur, selon un texte publié le 16 novembre 2007 au Journal Officiel.

Selon le texte officiel, il « a pour finalité l’enregistrement et le suivi des autorisations et des récépissés de déclarations délivrés par l’autorité administrative relatifs au régime des matériels de guerre, armes et munitions des 1e et 4e catégories et des armes et éléments d’armes soumis à déclaration des 5e et 7e catégories ».

Les données informatisées seront pour les personnes physiques, l’état civil, le domicile et la profession ; pour les personnes morales, la raison sociale, les n° Siren et Siret et l’adresse. Dans tous les cas, sont enregistrés les éléments suivants :

caractéristiques de l’arme,
date de la délivrance de l’autorisation ou du récépissé de déclaration,
date d’expiration de l’autorisation,
le cas échéant, date de refus et date de notification d’un refus d’autorisation
dates de recours déposés.

Ces informations pouvaient être conservées durant 20 ans, soit à compter de la date où l’intéressé(e) a cessé d’être en possession des armes et munitions en question pour des motifs autres que la perte ou le vol, soit à compter de la date de leur déclaration de perte ou de vol.
En cas de rejet d’une demande d’autorisation d’acquisition et de détention d’armes, les informations relatives au demandeur seront conservées durant cinq ans.

Les destinataires de ces informations sont les agents des services centraux du ministère de l’Intérieur (Direction des libertés publiques et des affaires juridiques et Direction des systèmes d’information et de communication) et les agents des services préfectoraux.
Les personnes autorisées à consulter ce fichier sont les agents des services de la police nationale, les militaires des unités de la gendarmerie nationale, les agents des services des douanes et du service national de la douane judiciaire, habilités par leur hiérarchie, précise ce texte signé par Mme Alliot-Marie et les ministres de la Défense Hervé Morin et de la Fonction publique Eric Woerth.

Le début du SIA, pour mieux vous contrôler tous ?

Un système est aujourd’hui jugé obsolète et peu fiable. En réalité, ce n’est pas le système qui est peu fiable, mais la bureaucratie qui règne dans les Préfectures, dont certaines sont incapables de traiter correctement et rapidement les dossiers de demande d’autorisation ou de renouvellement de détention d’armes à feu.

Le nouveau système d’information sur les armes (SIA), déjà déployé chez les armuriers depuis octobre 2020, vise à simplifier les démarches administratives. Chaque détenteur d’arme devra créer un compte en ligne où il pourra effectuer toutes les démarches administratives en ligne, en renseignant notamment le numéro de série de son arme.

Mais la simplification administrative n’est pas vraiment ce qui a poussé les autorités à mettre en place ce système : il y a derrière la volonté de contrôler toujours un peu plus les détenteurs d’armes à feu en France en assurant la traçabilité des armes à feu en temps réel, en les géolocalisant.

Avec ce nouveau système, les détenteurs d’armes seront également soumis à plus de contrôles. Dorénavant, leur casier judiciaire sera épluché régulièrement, de même que leurs antécédents psychiatriques ou les fichiers de police les concernant. Les armuriers auront également accès à ces informations et sauront ainsi, d’un simple clic, s’ils peuvent ou non vendre une arme à la personne en face d’eux. Avec le SIA, les autorités entendent aussi lutter contre la fraude, certaines personnes faisant usage de documents frauduleux pour tenter d’obtenir une arme.

Tout est mis en oeuvre, une fois de plus, pour déposséder le citoyen de sa liberté, et pour avoir un contrôle sur ce qu’il fait. Etat d’urgence permanent, Etat sécuritaire permanent, Etat sanitaire permanent, et pourtant, jamais les citoyens en France n’ont autant eu à être inquiets pour leur sécurité..

Texte repris du site Breizh-info

Désindustrialisation, chômage, insécurité : le grand déclassement : Jérôme Fourquet interrogé par Charlotte d’Ornellas

Jérôme Fourquet

19/01/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Avec Charlotte d’Ornellas, l’auteur de l’Archipel Français, directeur du département opinions de l’IFOP et politologue Jérôme Fourquet revient cette année avec « La France sous nos yeux« .

Il nous livre, dans cet entretien, les ressorts du déclassement d’une partie de la population française. Désindustrialsation, déchristianisation, atomisation des corps sociaux : le grand déclassement.


Macron s’attaque à la quasi-gratuité des universités

universités macron

Invité jeudi dernier au 50e anniversaire du congrès de la Conférence des présidents d’universités, Macron a prononcé un discours de clôture qui n’en finit plus de susciter l’inquiétude du monde universitaire et la colère des syndicats étudiants. Et pour cause : en esquissant les grandes lignes de ce que pourrait être un deuxième quinquennat pour l’enseignement supérieur, le président, jugeant inefficace le système d’études « sans aucun prix » pour les étudiants, s’est clairement prononcé en faveur de la fin de la quasi-gratuité des universités. Un choix qu’il a tenté de justifier notamment par le taux d’échec des étudiants en première année. Or, si ce dernier est effectivement impressionnant, ce n’est pas en raison de la quasi-gratuité des études universitaires, mais d’abord et avant tout parce qu’aucune véritable sélection n’a été effectuée en amont !

L’Etat, premier responsable du fiasco universitaire

Déplorant le fait que « seuls 50 % des étudiants se présentent aux examens » en fin de première année, Macron a ainsi averti : « On ne pourra pas rester durablement dans un système où l’enseignement supérieur n’a aucun prix pour la quasi-totalité des étudiants, où un tiers des étudiants sont considérés comme boursiers et où pourtant nous avons tant de précarité étudiante, et une difficulté à financer un modèle beaucoup plus financé par l’argent public que partout dans le monde. » Une situation dont le président, comme tous ceux qui l’ont précédé à l’Elysée depuis des décennies, est pourtant largement responsable. Comment en effet s’inquiéter aujourd’hui de l’incroyable encombrement des facs, du taux d’échec effrayant en première année, ou encore du coût faramineux des universités pour l’Etat, lorsque depuis des années on applique la politique démagogique du « baccalauréat pour tous » ? Rappelons que, l’an dernier encore, plus de 95 % des candidats de la filière générale ont décroché ce diplôme qui, à force de non-sélection, n’en est plus vraiment un !

L’argent plutôt que le mérite

Alors que le bon sens devrait aujourd’hui pousser l’Etat à revenir à la saine et juste sélection au mérite et au travail, Macron, pour ne pas aller contre la « religion de l’égalitarisme », projette maintenant d’instaurer la sélection la plus injuste qui soit : celle fondée sur l’argent. Sa proposition n’a en tout cas pas manqué de faire réagir l’opposition, notamment Valérie Pécresse qui a dénoncé une « provocation » du président. Mais surtout les syndicats étudiants, dont l’UNI qui a qualifié dans un communiqué le discours d’Emmanuel Macron d’« aveu de ses propres échecs ». En effet, a rappelé le syndicat rangé à droite, « cela fait cinq ans que le gouvernement refuse de prendre en compte les positions de l’UNI visant à une meilleure orientation des élèves dès le lycée, à promouvoir les filières courtes et à la professionnalisation de nos cursus » !

Franck Delétraz

Article paru dans Présent daté du 18 janvier 2022

A peine voté, le passe vaccinal est déjà inutile, par Ivan Rioufol

L’Assemblée nationale a voté très majoritairement, dimanche soir, l’impasse vaccinale. Par 215 voix contre 58, les députés ont avalisé un laisser-passer qui n’aura aucun effet sanitaire, sinon de perpétuer une soumission collective à l’Etat hygiéniste. Ce lundi, sur Europe 1, Valérie Pécresse (LR) a admis cette absurdité, au vu de la baisse de l‘épidémie et de sa banalisation : « Le passe vaccinal va entrer en vigueur et ne sera plus utile ». Cela n’a pas empêché la candidate « libérale » de soutenir, la veille, ce marqueur politique. Il appuie une politique discriminatoire et liberticide. Jeudi dernier, Christian Estrosi, qui a rallié Emmanuel Macron dans sa stigmatisation des sous-citoyens non-vaccinés, avait poussé le zèle jusqu’à se déclarer favorable au confinement des Français exclus du passe privilège, en ajoutant : « Ils ne devraient pas avoir droit à l’accès à l’assurance-chômage. Quand on fait prendre de tels risques à la société, on doit en payer le prix ».

Ce catastrophisme, qui ne repose plus sur aucune réalité dramatique, a été à nouveau avalisé dimanche par un tweet du chef de l’Etat : « Nous sortirons de cette crise en vaccinant la France, en vaccinant le monde, car le virus ne connaît pas de frontières. Pour aider tous les pays dans cette course, un milliard de doses ont été livrées avec Covax. Vacciner, vacciner, vacciner. Avec solidarité. On continue ». L’idéologie hygiéniste, imperméable aux faits, fonce dans le mur.

« Notre époque ne consent décidément pas à habiter le monde réel, complexe, contradictoire », observe la philosophe Bérénice Levet dans son dernier essai contre l’écologisme (1). Sa juste remarque vaut en fait pour toutes les constructions dogmatiques : elle s’attachent à faire plier les réalités à leurs certitudes, tout en disqualifiant les opinions contradictoires. Ainsi en est-il de la bio-politique macronienne. Cette dérive démocratique n’a plus rien à dire, hormis faire croire que la France est menacée d’un virus qui, pourtant, disparaît pour devenir une simple endémie.

Le ridicule est atteint quand le délégué général LREM, Stanislas Guérini, soutient ce matin sur RTL que le gouvernement a fait, avec ce passe, « le choix d’une mesure rationnelle ». La raison, que prétend s’approprier le président face à des anti-passe présumés bas du front, est absente de cette hystérie. Celle-ci prône la démesure en s’attachant à maintenir la peur. Alors que la macronie ne cesse de se réclamer de l’ « inclusion », qui prétend respecter toutes les différences et toutes les opinions, elle s’entête à installer un régime de ségrégation. Cet ordre sanitaire n’a aucun sens. Ce passe ne passe pas. Il s’apparente de plus en plus à un abus de pouvoir. Et cela se voit.

(1) L’écologie, ou l’ivresse de la table rase (L’Observatoire)

Ivan Rioufol

Texte daté du 17 janvier 2022 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Mathieu Bock-Côté : « Les deux guerres mondiales ont dévitalisé la civilisation européenne qui doute désormais de sa légitimité »

Le covid en Afrique : un petit rhume ?, par Bernard Lugan

afrique covid

Le centre épidémiologique Epicentre rattaché à (MSF) Médecins Sans Frontières, a publié en date du 28 décembre 2021 un article intitulé « Covid-19 en Afrique : le virus circulerait plus qu’annoncé » et, en sous-titre « L’épidémie de Covid 19 a-t-elle été sous-estimée ? »

Ces deux titres « alarmistes » cachent l’intérêt principal de l’article qui est de ramener le « fléau du siècle » à sa juste réalité. Du moins en ce qui concerne l’Afrique où les dévastations annoncées ne se sont pas produites puisque les cas officiels de Covid, y sont particulièrement bas. Un mystère compte tenu de sa contagiosité et du très faible taux de vaccination.

Aussi, afin de tenter de comprendre cette exception africaine, plusieurs études ont été réalisées sur la séroprévalence, ce marqueur infaillible permettant de comptabiliser le nombre de sujets ayant, à un moment ou à un autre, été en contact avec le, ou les, virus du Covid.

L’étude qui a été menée dans six pays, le Mali, le Niger, le Kenya, le Soudan, la RDC et le Cameroun a ainsi permis à ses auteurs d’établir que le pourcentage de personnes asymptomatiques, c’est-à-dire qui n’éprouvent aucun symptôme, est très élevé. Ainsi, selon les analyses de séroprévalence, 42% des Nigériens ont été infectés à un moment ou à un autre par le, ou les, covid, et cela, sans ressentir le moindre symptôme alors que le taux national officiel est de 0,02% malades. Au Mali, les rapports sont de 25% et de 0,07%, et au Soudan de 34% et de 0,08%.

L’étude balayant une volonté des autorités de camoufler les vrais chiffres de malades, l’explication est potentiellement triple :

1) N’ayant aucun symptôme, les ressortissants de ces pays ne vont pas se faire dépister.

2) Le virus circule d’une manière très importante, mais souterraine, et sans provoquer de formes graves. Sauf, comme en Europe, chez les personnes à risque, les jeunes y étant peu sensibles. Or, la population africaine est jeune. Dans ces conditions, écrit le rapport, « Au Niger il n’est peut-être pas nécessaire de vacciner toute la population, dont la moyenne d’âge est de 15 ans ». D’autant plus que l’étude nous apprend que 42% de la population est désormais immunisée puisqu’elle a été en contact avec le virus…

3) A travers ce qu’écrivent les auteurs, mais sans qu’ils le disent ouvertement, en Afrique, l’immunisation naturelle de la population semblant donc être une réalité, peut-il en être de même en Europe ? Voilà qui mériterait une nouvelle étude.

Bernard Lugan

Texte repris du Blog de Bernard Lugan

“Mafias”, “déconstruction” : mots et concepts massacrés par les médias d’information

langage mots concepts

Quand un prince lui avait demandé quelles seraient ses édits prioritaires s’il était au pouvoir, Confucius avait répondu « respecter les rites et restaurer le langage ». C’est à la deuxième partie de cette tâche que s’attelle pour l’OJIM le criminologue Xavier Raufer, déjà auteur d’un succulent « Édulcorer-oblitérer le crime, l’information selon les Gafam ».

Tordre en tous sens les mots et concepts c’est, à terme, l’assurance que nul ne s’entendra sur rien. Or, quoiqu’à l’origine in-former signifie donner une forme, des médias “d’information” massacrent allègrement, par sensationnalisme ou ignorance, des termes importants — certes, en criminologie ; mais aussi, en philosophie et pour les sciences humaines au sens large. À titre d’alerte, voici deux de ces termes utilisés à tort et à travers, générant de ce fait de pénibles confusions : “mafia” et “déconstruction”. Pour “mafia”, la critique sera factuelle, donc brève ; mais “déconstruction” nécessitera d’avancer un peu dans le conceptuel.

Médias d’information et “mafia”

Mafia, ce mot, au sens criminologique précis, désigne une redoutable “aristocratie” criminelle apparue dans moins de dix pays au monde ; or des médias mettent, par ivresse spectaculaire, le mot “mafia” à toutes les sauces : “la mafia des ordures”, lit-on ainsi récemment. Bien sûr, ce cafouillis sémantique provoque confusions et erreurs de diagnostic. Que dirait-on d’un médecin nommant “cancer” un “panaris” ou l’inverse ? Le mésusage du mot mafia est tout aussi dangereux ; en premier lieu, pour les populations subissant ce gravissime fardeau criminel.

Qu’est-ce alors qu’une vraie mafia ? Une entité séculaire accessible par initiation, fondée sur le triptyque intimidation-omerta-soumission. En février 2012, la Revue d’Histoire des Religions définit justement Cosa nostra de Sicile : “Société secrète dépourvue de statuts et de listes d’appartenance, disciplinée par des règles transmises oralement. Au sein de Cosa nostra, seule la ‘parole d’honneur’ engage à vie”. Et quelle pérennité ! Le 2e repenti de l’histoire de Cosa nostra se présente ainsi au juge Giovanni Falcone : “Je suis Salvatore Contorno, Homme d’Honneur de la 7e génération, de la famille de Santa Maria di Gesù” (Palerme). Hors de rares mafias, qui a jamais vu des criminels de père en fils, en ligne directe sur deux siècles ?

Enfin, les vraies mafias sont quasi-indéracinables : Cosa nostra traversa vingt ans de fascisme ; les grandes Triades chinoises, soixante-dix ans de communisme, dont dix d’une “Révolution culturelle” aux dizaines de millions de victimes ; toutes ont survécu. Le reste, y compris la fictive “mafia russe”, ne sont que bandes n’ayant jamais dépassé la première génération.

Libération et la “déconstruction”

En mode victimaire, Libé s’afflige en décembre passé que la “déconstruction” devienne “la nouvelle cible des conservateurs” : “Nouvelle obsession de la droite pour disqualifier les combats progressistes… Marotte idéologique… Nouvelle obsession pour polémistes de la réaction”… Mais comment osent-ils offusquer ainsi la “pensée deridienne” [de Jacques Derrida], qui nous permet, à nous la gauche, de “penser au-delà des structures binaires” ?

Nul besoin d’être “de droite”, “conservateur” ou “réactionnaire” ; simplement, d’avoir une modeste culture philosophique, pour vouloir rectifier ces larmoyantes sottises. Remarquons d’abord que jadis, Libé disposait de chroniqueurs de philosophie compétents ; mais, à mesure où les titres de ses articles sombrent dans ce qu’on nommait jadis “plaisanteries de garçon de bains” [1], le contenu s’affaiblit de même.

Voici donc ce qu’est le concept de déconstruction — inscrit dans un ouvrage illustre, trois ans avant que naisse M. Derrida. Depuis les “présocratiques”, Anaximandre, Héraclite, Parménide, etc., que parvient-il au philosophe du début du XXe siècle de l’expérience originelle de la pensée grecque ? “Un passé simplement conservé auquel on se cramponne sans que rien de fécond n’en jaillisse jamais”. Pour l’émergeant courant phénoménologique, tradition philosophique égale sclérose. L’originel “est recouvert par un passé devenu impropre” et ce conservatisme “fabrique la règle et l’idéal seulement à partir de ce qui est advenu” (le passé).

Pour lire la suite, c’est ici !

Pierre Gentillet : « Non, la France n’est pas un pays d’immigration (…) Comme l’a bien démontré le démographe Dupâquier, notre peuple est resté relativement sédentaire pendant plus de 1500 ans »

Me Olivier Pardo : « Tous les observateurs relèvent qu’il y a acharnement judiciaire à l’encontre d’Éric Zemmour »

Olivier Pardo

Pour avoir qualifié les mineurs isolés de « voleurs », d’« assassins » et de « violeurs » en septembre 2020, Éric Zemmour vient d’être condamné à 10.000 euros d’amendes, ce 17 janvier, par le tribunal correctionnel de Paris. Boulevard Voltaire a recueilli la réaction de son avocat maître Olivier Pardo.

Eric Zemmour est condamné à 10 000 euros d’amende pour ses propos sur les mineurs isolés. Quelle est votre réaction suite à ce verdict ?

Je suis très choqué par cette décision parce qu’à la lecture du jugement, le tribunal a dénaturé la poursuite. Il ne parle plus des migrants ou des mineurs isolés, mais des immigrés. Cela n’a rien à voir. Dans le cas de cette dénaturation de la poursuite, j’invite mon client à faire appel.
Je vous rappelle que dans les dossiers Zemmour, nous avons la plupart du temps gagné en appel, voire en cassation. Si un jugement a été rendu et que je considère comme un jugement contestable …. et bien la Justice n’est pas encore passée et la Justice passera quand nous aurons été en appel voire en cassation.

Votre client et ami à l’élection présidentielle a-t-il intérêt à faire durer cette séquence juridique ?

Il a intérêt comme toujours à faire valoir son droit. La seule condamnation définitive a été une condamnation, alors qu’il n’avait pas voulu faire appel. S’il avait fait appel, il aurait été innocenté.

Y a-t-il une forme d’acharnement judiciaire à l’encontre de votre client ?

Tous les observateurs le relèvent.

Est-ce un moyen pour d’éventuels adversaires qu’ils soient magistrats ou autres de contrecarrer ses ambitions politiques ?

Cela ne marchera pas, car ils n’ont pas l’audace d’aller jusqu’au bout. Ils ne suivent pas les parties civiles qui demandent à ce qu’il soit inéligible ce qui n’a pas été le cas en la matière.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Apartheid sanitaire : l’Assemblée nationale adopte le passe vaccinal, par Xavier Eman

Assemblée nationale

Sans grande surprise, les godillots macroniens ont définitivement entériné la mise en place du nouvel outil de contrôle social voulu par le gouvernement. Le texte « renforçant les outils de gestion de la crise sanitaire » a ainsi été voté par 215 députés, tandis que 58 se sont prononcés contre et sept se sont abstenus. On pourra noter au passage que 297 « élus du peuple » n’ont même pas daigné se déplacer pour participer à ce vote. Sans doute des opposants (tardifs) au travail du dimanche… Outre la majorité macroniste, une partie des députés LR et PS s’est prononcée en faveur des nouvelles restrictions de libertés, notamment Eric Ciotti, la nouvelle idole des droitards.

Le passage devant le Sénat n’aura finalement été qu’une formalité alors que certains naïfs espéraient une plus grande « résistance » de la part d’une assemblée réputée plus « sage » et « conservatrice ». Au contraire, le seul amendement sénatorial inscrit dans la nouvelle loi ne laisse pas d’être inquiétant et possiblement destructeur : en cas de désaccord entre parents sur la vaccination de leur enfant de 5 à 11 ans, l’un des deux pourra décider unilatéralement de le faire vacciner alors qu’il fallait jusqu’à présent un accord commun. De biens tristes drames et chantages familiaux en perspective !

Dès que la loi sera publiée par décret (vers le 20 janvier, espère le gouvernement), ce passe vaccinal se substituera donc à l’actuel passe sanitaire pour accéder à l’essentiel des lieux publics et des activités de loisirs (restaurants, cafés, bars, salles de sport, piscines, foires, transports publics interrégionaux…). Les magasins ou les lieux de culte ne sont pas concernés par la mesure, tout comme les établissements et services de santé (dont l’accès reste conditionné à un test négatif). Les non-vaccinés pourront donc encore acheter des denrées alimentaires, prier et éventuellement se faire soigner. Quelle générosité et quelle clémence envers ces irresponsables citoyens de seconde zone !

Dans ce nouveau cadre, les contrôles seront bien évidemment renforcés, chacun, ou presque, devenant le kapo de son voisin. Ainsi les restaurateurs et organisateurs de spectacles pourront vérifier l’identité des personnes présentant un passe vaccinal, en exigeant soit une carte d’identité, soit un « document officiel comportant sa photographie ». Le passe vaccinal ne s’appliquera qu’aux personnes à partir de l’âge de 16 ans, les mineurs de 12 à 15 ans restant soumis à l’obligation de présenter l’actuel passe sanitaire.

Alors que désormais tout le monde s’accorde à reconnaître que le « passe », sanitaire ou vaccinal, n’empêche nullement la transmission massive du virus et que son seul intérêt serait de limiter les « cas graves » et donc la pression sur les services de réanimation des hôpitaux dans lesquels le gouvernement refuse d’investir massivement comme la logique la plus basique le voudrait, ce vote apparaît clairement comme l’expression d’une volonté de « punir » les réfractaires aux oukases gouvernementaux bien plus que comme une quelconque mesure sanitaire.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 17 janvier 2022

Le rappeur Kerry James dans son nouveau clip : « A leurs sourires forcés, je ne serai jamais Français Ici les fils de colons ont peur d’être grand-remplacés »