Londres, le royaume des pubs de jeux !
Des promesses oubliées
Au début de son mandat, Sadiq Khan avait promis de s’attaquer aux publicités pour les jeux d’argent comme un super-héros de la lutte contre cette épidémie. Mais voilà, aujourd’hui, plus de 500 campagnes publicitaires pour casinos en ligne et bookmakers s’affichent dans le réseau de Transport for London (TfL) avec un total de près de 5 millions de livres dépensés depuis 2021. Oups !
Une ville à deux vitesses
Rappelez-vous, lors de la campagne électorale de 2021, Khan voulait interdire les pubs pour jeux d’argent, tout comme il a déjà bloqué les réclames pour des fast-foods riches en sucre et en gras. Pourquoi ? À cause de l’impact dévastateur que peut avoir l’addiction au jeu sur des vies, des familles… et probablement aussi sur le bonheur de leur chat. En 2021, il avait même affirmé : « Je ne veux pas voir des pubs qui ruinent des vies sur les murs des métros, c’est comme si on vendait des glaces à un esquimau ! »
Cependant, quatre ans plus tard, cette promesse a pris la poussière. Sans mesures concrètes ni dates fixées pour agir, les pubs pour des jeux d’argent continuent de pulluler et se multiplient comme des lapins. Il semblerait que la mairie soit coincée dans un labyrinthe juridique, quelque part entre Londres et Westminster, à tergiverser tout en laissant le train des pubs filer à toute allure.
Pour couronner le tout, selon les stats obtenues, ce sont environ 4,6 millions de livres qui ont été amassés simplement grâce à ces pubs, ce qui représente plus de 7,5 millions depuis que Khan est aux manettes. Alors, où sont les actions ?
En gros, les autorités affirment qu’elles n’osent pas agir sans qu’un cadre national soit mis en place, de peur d’affronter des poursuites judiciaires. Pendant ce temps, le Department for Digital, Culture, Media and Sport (DCMS) fait les comptes, mais il n’y a rien de programmé concernant les effets des pubs de jeux d’argent. En gros, tout le monde parle, mais personne n’agit.
Et ce n’est pas juste un petit bruit de couloir. Des organisations et des conseils londoniens, eux, rabâchent qu’il est temps que le maire honore ses promesses. Nick Harvey, le porte-parole de la Coalition to End Gambling Ads, a lancé un cri du cœur : « Sadiq Khan doit se réveiller et stopper cette folie avant qu’il ne soit trop tard ! » En gros, chaque jour qui passe sans interdiction, des familles londoniennes se retrouvent exposées à ces pubs qui rendent le jeu presque normal.
Avec une industrie du jeu qui dépense entre 1 et 2 milliards de livres par an en pub, autant dire que ça en fait du bruit. Même si le Betting and Gaming Council tente de minimiser les chiffres, les défenseurs de la santé publique se battent pour mettre un frein à cette normalisation du jeu dans notre quotidien. En somme, un vrai sketch comique qui tourne au drame !