Fraude au casino de Chaudfontaine : trois employés condamnés
Une affaire croustillante au casino
Accrochez-vous ! On parle d’un petit drame plein de rebondissements venu tout droit du casino de Chaudfontaine ! Trois joyeux lurons, qui se faisaient passer pour des employés modèles, ont vu leurs rêves d’argent facile se transformer en un joli dossier judiciaire. Zoom sur cette affaire savoureuse où la tentation a fait des ravages !
Le stratagème farfelu
Tout a commencé un beau jour d’été, le 9 juillet 2023 pour être précis. Nos trois compères, tous dans la fleur de l’âge (entre 25 et 33 ans), débarquent à une soirée d’information au casino. Ils sont embauchés, et hop, direction une formation éclair de deux mois pour devenir croupiers. Mais, au lieu de jouer la carte de l’honnêteté, ils décident de jouer un autre jeu.
Les trois gaillards, fraîchement diplômés, pensent avoir déniché une astuce en or. Ils s’attaquent à des plaques de jeu d’une valeur de 1.000 euros chacune. À l’opposé des jetons, ces plaques doivent suivre un parcours bien défini et se retrouver dans certaines machines, notamment les trieuses automatiques. Or, devinez quoi ? Ils découvrent une petite faille et s’en donnent à cœur joie.
Entre le 17 et le 23 août 2024, deux de ces clownesques croupiers laissent tomber bien tranquillement plusieurs plaques dans la trieuse. Et là, attention ! Ça coince. Les plaques se retrouvent bloquées au fond de la machine, loin des regards indiscrets. Huit plaques sont ainsi planquées.
Et un troisième complice, camouflé hors de ses heures de travail, entre en scène. Avec une clé qu’il ne devrait même pas toucher, il réussit à ouvrir la trieuse et à récupérer les précieuses plaques. Mais attention, pas question de les encaisser directement. Ils ont prévu une petite combine : un client est recruté pour faire le sale boulot. Lui, persuadé de simplement donner un pourboire, se pointe à la caisse pour échanger les plaques contre de l’argenterie, touchant au passage une commission entre 50 et 150 euros par plaque. Quel drôle de monde, n’est-ce pas ?
Le 5 septembre 2024, l’affaire prend un tour inattendu. Un technicien, pas dupe, tombe sur les plaques coincées. Alarmé, il prévient la direction qui consulte les vidéos de la honte. On y voit un employé jouer les acrobates avec la machine. Ça ne pue pas un peu le roussi tout ça ?
Au tribunal, l’avocat du casino ne rigole pas. Il évoque un préjudice de 40.000 euros, arguant non seulement la perte des plaques, mais aussi une baisse d’activité. Pour appuyer ses dires, une table de jeu est même installée dans la salle d’audience. Le tout, avec un croupier en chair et en os pour expliquer le petit jeu de manipulation.
Les avocats des prévenus, quant à eux, tentent de minimiser les dégâts, avançant des montants bien plus modestes. Après une analyse détaillée, le verdict tombe : le montant détourné est fixé à 15.000 euros. Les juges précisent que, malgré cette petite combine, il ne s’agit pas d’une organisation criminelle. Les condamnations tombent : 60 heures de travail pour le chef des opérations et 80 heures pour ses acolytes. S’ils ne les effectuent pas, c’est direction la case prison !