Alerte : la dépendance au jeu explose chez les jeunes
Une nouvelle génération au bord du gouffre
La dépendance aux jeux d’argent, autrefois réservée aux adulescents, s’invite dans le monde des jeunes ! Avec l’essor des jeux en ligne, à portée de main, et une promotion qui semble fleurir comme des champignons, les conséquences sont de plus en plus visibles dans nos services de santé. Les jeunes, version 18-35 ans, se retrouvent en tête de liste des demandes d’aide pour dépendance au jeu. Qui aurait cru que la génération Snap serait aussi accro à la roulette ?
Un thérapeute, Bas Brons, travaille dans un centre de traitement et nous révèle : « Si nous voyons dix personnes en recherche d’aide, huit ont moins de 35 ans ! » Les aînés, eux, ont plutôt tendance à fréquenter les casinos en dur. Mais pour les jeunes, le divertissement est tout numérique. Il suffit d’un smartphone pour être à un clic de la roulette !
Quand le jeu devient banal
Ce qui est troublant, c’est le sérieux de la situation. Les experts pointent du doigt la banalisation du jeu dans notre société. Alors que les dangers de l’alcool ou de la drogue sont reconnus socialement, les jeux d’argent semblent bénéficier d’une sorte de « carte blanche ». La pensée commune pourrait être : « Si l’État approuve, c’est que c’est sûr ! » Spoiler alert : ce n’est pas aussi inoffensif qu’il n’y paraît.
Et ne nous le cachons pas, le jeu active notre cerveau d’une manière similaire à la cocaïne. On parle de système de récompense ici, où les petites substances chimiques libérées nous donnent un plaisir instantané qui donne envie d’y revenir, encore et encore. Mais contre toute attente, le stigmate social ne pèse pas si lourd sur cette activité. On est loin de la honte liée à d’autres addictions.
Les statistiques parlent d’elles-mêmes : en 2024, plus de 2 700 personnes aux Pays-Bas ont cherché de l’aide pour des problèmes de jeu, et c’est un chiffre qui grimpe depuis l’ouverture du marché légal du jeu en ligne. Fait préoccupant, ce chiffre est loin d’être isolé et révèle une problématique globale.
Face à cette montée en puissance, des dispositifs comme Cruks ont vu le jour, un registre d’exclusion volontaire pour les joueurs. S’inscrire là-dedans, c’est comme mettre un GPS sur sa dépendance… mais attention, c’est loin d’être la panacée. Les spécialistes s’accordent à dire que sans une prévention plus forte et un suivi rigoureux, cette crise pourrait continuer à s’aggraver.
Les gouvernements doivent agir avant qu’il ne soit trop tard, car sans des mesures concrètes, on pourrait bien se retrouver avec un bon vieux crash-test sur les mains, et pas celui que l’on rêve de vivre lors d’une soirée entre amis. Allez les jeunes, prenez soin de vous et vos jeux, avant que la roulette ne tourne en votre défaveur !