Visite d’Emmanuel Macron en Serbie : une nouvelle occasion manquée pour la France ?

Visite d'Emmanuel Macron en Serbie : une nouvelle occasion manquée pour la France ?

NOVOPress – 09/09/2019 – Le 15 juillet dernier, Emmanuel Macron était reçu en grande pompe à Belgrade, pour une visite très attendue, d’une durée de deux jours. Pour le géopolitologue Alexis Troude, spécialiste des Balkans, cette visite est en demi-teinte : s’il faut bien sûr se réjouir que la France cesse de négliger son allié historique, il déplore toutefois le côté timoré des entrepreneurs français embarqués à la suite du Président. Il s’en explique dans un article paru dans Causeur dont nous reproduisons un court extrait.

Pour les Serbes, quelques années seulement après la renaissance de leur Etat (2008), la visite d’un chef d’Etat français revêtait la plus haute importance. Pour la France aussi, qui avait délaissé cette région depuis quelques années, avec par exemple une décevante septième place d’investisseurs étrangers, derrière des pays concurrents comme l’Italie ou l’Allemagne, il fallait rattraper le temps perdu. (…)

La question est à présent de savoir quelles seront les retombées de cette visite officielle du Président de la République. Arrivé comme tous les présidents français avec une bardée de chefs d’entreprises, on s’attendait à la signature d’accords commerciaux et économiques d’envergure. Mais on a très vite déchanté. A part des accords culturels sur la francophonie et d’autres très techniques sur des échanges militaires, aucun accord économique d’envergure ne pointe à l’horizon. (…)

En fait, la France officielle a compris que le retard pris depuis quelques années dans cette région allait mettre du temps à être comblé. Comme nous l’a déclaré Monsieur Mondoloni, Ambassadeur de France à Belgrade ces deux dernières années, « nous sommes absents de la région depuis 2010 ». Malgré cet déplacement exceptionnel et le fort sentiment de francophilie dans la population et le gouvernement serbes, il sera difficile de remplacer les géostratégies chinoise et russe à l’œuvre en Serbie.

Culture : Sylvain Tesson lu par Slobodan Despot

Culture : Sylvain Tesson lu par Slobodan Despot

Suite à son grave accident, Sylvain Tesson a décidé de se « rééduquer » par la marche plutôt que dans les centres de réhabilitation. Il a décidé de traverser toute la France par les « chemins noirs », ces voies de l’« hyper-ruralité » qui échappent encore, parfois, au nivellement de l’Administration. Il en a tiré un récit puissant, concret, philosophique et immédiat tout à la fois. Lecture par l’éditeur et écrivain suisse d’origine serbe Slobodan Despot.

Philosophie : Alain de Benoist à propos du libéralisme

Philosophie : Alain de Benoist à propos du libéralisme

Le philosophe Alain de Benoist accordait en mars dernier un entretien conséquent au webmagazine Philitt à propos de son dernier livre, Contre le libéralisme, paru aux éditions du Rocher. Nous publions un extrait de cet entretien, disponible en intégralité ici.

Vous distinguez la « liberté libérale », que vous critiquez vivement, de la liberté tout court dont vous êtes partisan. Pouvez-vous développer cette distinction ?

Le libéralisme n’est pas l’idéologie de la liberté, mais l’idéologie qui met la liberté au service du seul individu. La seule liberté que proclame le libéralisme est la liberté individuelle, conçue comme affranchissement vis-à-vis de tout ce qui excède cet individu. Le principe d’égale liberté se fonde lui aussi sur le primat de l’individu, dans la mesure où celui-ci n’est plus considéré comme un être politique et social, mais comme un atome qui n’est par nature intrinsèquement lié à aucun autre. La liberté libérale se pose ainsi de manière abstraite, indépendamment de toute appartenance ou ancrage historique.

Fort heureusement, la liberté libérale n’est pas la seule façon possible de concevoir la liberté. On sait déjà, depuis Benjamin Constant, tout ce qui oppose la liberté des Anciens, comprise comme faculté de pouvoir participer à la vie publique, et la liberté des Modernes, définie comme le droit de s’en affranchir. Une autre manière de comprendre la liberté est la manière républicaine ou néorépublicaine, ce terme désignant ici la tradition politique qui va de Tite-Live et Machiavel (Discours sur la première décade de Tite-Live) jusqu’à James Harrington (Oceana, 1656), pour aboutir à des auteurs comme Quentin Skinner et John Pocock. Si pour les libéraux la liberté se définit comme ce qui échappe à toute interférence susceptible d’entraver les choix individuels, pour les républicains la liberté se définit comme « non-domination » et ne se restreint jamais, par principe, à la sphère individuelle : je ne peux être libre si la communauté politique à laquelle j’appartiens ne l’est pas. Cette conception, qui conçoit la société comme un champ de forces dont le cours n’est jamais donné à l’avance, implique évidemment le primat du politique, seul capable d’imposer et de garantir la liberté d’un peuple ou d’un pays. La liberté républicaine a le souci de la société en tant que telle, tandis que la liberté libérale l’ignore superbement. (…)

Renaissance(s) : première exposition pour l’Institut ILIADE

Renaissance(s) : première exposition pour l'Institut ILIADE

NOVOPress – 08/09/2019 – Le classicisme et le figuratif sont-ils dissidents ? Au vu de la production contemporaine, c’est fort possible. Et c’est donc à une exposition dissidente que nous convie l’Institut ILIADE, association œuvrant au “réveil et à la transmission de la conscience européenne”, le 20 septembre prochain.

Au programme, une exposition transversale d’une soixantaine d’œuvres de jeunes artistes et graphistes engagés du côté de la “renaissance” européenne, entendre par là un art figuratif, aux antipodes de l’art contemporain, auxquels s’est joint le dessinateur et scénariste de bande dessinée bien connu Jacques Terpant, qui sort un album Traits-Portraits aux éditions Lohengrin. Si le dessin et le graphisme sont à l’honneur, le collage, la sculpture et le textile seront aussi présents.

https://twitter.com/InstitutILIADE/status/1170707283359227906

Cette exposition est réalisée en partenariat avec La Nouvelle Librairie, le média en ligne Paris Vox, TV Libertés, le quotidien Présent, la revue littéraire Livr’Arbitres sans oublier la revue Éléments, et ne dure que 5 jours, du 20 septembre au 25 septembre.

Rendez-vous vite, donc, du 20 au 25 septembre 2019 de 10h à 19h, à la Galerie Espaces 54, 54 rue Mazarine, en plein cœur du 6ème arrondissement de Paris.
Page Facebook de l’événement : facebook.com/events/375658820007931/

I-Média n°262 – Villeurbanne : islamisme et relativisme

Nouveau format pour l’émission I-Média sur TV Libertés, avec Jean-Yves Le Gallou et Nicolas Faure. Au sommaire (détaillé ci-dessous) : islamisme, censure, justice, Allemagne…

Sommaire

02:25 Villeurbanne : islamisme et relativisme

Un migrant afghan a poignardé mortellement un jeune Savoyard de 19 ans et blessé plusieurs personnes à Villeurbanne. Les médias ont tout fait pour relativiser l’attaque islamiste.

12:56 Revue de presse

Dans cette nouvelle rubrique, nous balaierons quelques actualités médiatiques particulièrement intéressantes. Censure, bien-pensance et folie végane, il y en aura pour tous les goûts !

25:07 Condamnation inique, silence médiatique

Trois militants identitaires ont été iniquement condamnés pour avoir mené une opération symbolique de sécurisation des frontières dans les Alpes. Les médias ont fait profil bas.

33:55 Vers le réveil allemand ?

Pour clore l’émission, Jean-Yves Le Gallou analysera la hausse notable des scores de l’AfD en Allemagne.

Condamnation de Génération Identitaire : une justice à la dérive ?

Qui est Isabelle Defarge, la juge qui a condamné les militants de Génération Identitaire ?

NOVOPress – 06/09/2019 – Un tollé à droite, des réjouissances à gauche, c’est ainsi que l’on pourrait résumer le jugement, très politique et très politisé, qui a été rendu par le Tribunal Correctionnel de Gap à l’encontre de 3 militants de Génération Identitaire pour avoir mis en lumière les carences de l’État en matière de protection des frontières : 6 mois de prison ferme et 75.000 € d’amende. De LR au RN, en passant par des figures plus autonomes de la droite, les identitaires ont pu mesurer le soutien dont ils bénéficient.

Du côté des politiques, les députés européens Nadine Morano (LR, assez rares tout de même), Thierry Mariani (RN) et Jordan Bardella (RN) sont montés au créneau, prenant publiquement la défense des identitaires. C’est aussi le cas du Sénateur-Maire (RN) Stéphane Ravier et du député du Pas-de-Calais Ludovic Pajot (RN).

Du côté de la société civile, on peut lister l’avocat Gilles-William Goldnadel, Marion Maréchal nièce de Marine Le Pen et directrice de l’ISSEP ou encore Jean-Yves Le Gallou, président du think tank Polémia, qui s’est quant à lui prononcé pour une épuration du corps judiciaire.

https://twitter.com/_polemia/status/1169585472185733122

Le discrédit de la “Justice” et de la magistrature

L’essayiste Éric Zemmour, dans une tribune parue ce jour dans le FigaroVox, est lui aussi monté au créneau :

“Dans l’ancien monde, les jeunes gens qui défendaient leur frontière contre les envahisseurs étaient des héros. Nos monuments aux morts en sont pleins. Aujourd’hui, on les insulte, on les traite de racistes et on les met en prison.”

Plusieurs voix se sont étonnées de la lourdeur de la peine, caractéristique d’une magistrature à la dérive, soumise à l’idéologie de gauche, et ont mis en cause la partialité du juge, Isabelle Defarge. Cette dernière, qui s’était également illustrée dans la condamnation de militants d’extrême-gauche “pro migrants” en décembre 2018, a eu la main particulièrement lourde pour les militants de Génération Identitaire. Sa participation à un colloque “pro migrants” en 2017 à Toulon, l’étranger entre la loi et les juges, a été relevée, aux côté de membres de la Ligue des Droits de l’Homme et de la CIMADE, organisations promouvant l’invasion migratoire.

Attaque de Villeurbanne : des médias moins politiquement correct qu’à l’accoutumée ?

Attaque de Villeurbanne : des médias moins politiquement correct qu'à l'accoutumée ?

NOVOPress – 06/09/2019 – Habituellement gênés dès qu’un étranger est mis en cause dans un fait divers sanglant, à plus forte raison s’il est musulman ou d’origine arabe (avec des mots de novlangue tels que “camion fou”, “déséquilibré”…), les médias ont cette fois décidé de ne pas dissimuler l’origine de l’agresseur de l’attaque de Villeurbanne, immigré afghan, et ont donné dans le factuel, ce qui est plutôt rare. La vidéo de son arrestation était en effet disponible sur les réseaux sociaux quelques minutes à peine après le drame, et donc impossible à censurer. L’Observatoire du journalisme (OJIM) a publié une synthèse des réactions dans les médias ayant suivi l’attaque. La voici.

Le suspect : un “Afghan demandeur d’asile”

Chose assez rare pour la souligner, suite à cette attaque, les médias semblent nommer unanimement la situation dans laquelle se trouve le présumé meurtrier. En effet, ce dernier est un “Afghan demandeur d’asile”, ce que même Libération relate. La Croix, va jusqu’à utiliser le terme de “migrant” dès le titre de son article.

Cela ne les empêche pas de rapidement accoler le terme de “déséquilibré” aux précédents, comme pour écarter toute tentative de rationalisation.

La question du motif religieux

La piste terroriste a, pour le moment, fortement été écartée. Cependant, à l’écoute les propos du Procureur de la République, l’absence de lien avec la religion dans cette attaque, apparaît loin d’être certaine.

Plusieurs articles relatent ses propos, le Procureur décrit le suspect comme étant dans un “état psychotique, avec un délire paranoïde à thématiques multiples dont celle du mysticisme et de la religion“. Il aurait d’ailleurs mentionné aux enquêteurs ”être musulman et avoir entendu des voix insulter Dieu et lui ordonner de tuer”.

Le Progrès évoque un témoin qui rapporte avoir entendu le suspect directement faire référence à la religion lors de son acte en disant “Ils ne lisent pas le Coran”. Le Monde parle “d’un acte délirant, animé d’un mysticisme confus” pour qualifier l’attaque. Déséquilibré ou pas, attentat islamiste ou non, on est une fois de plus devant un cas où un passage à l’acte sur un fond religieux est avéré, et de nouveau, ce n’est pas le bouddhisme que le déséquilibré invoque.

Suite à l’attaque, le débat sur l’immigration s’invite

Ce “débat”, lancé par ce que certains médias qualifient d“extrême droite” pour s’interroger sur les liens entre immigration incontrôlée et ce genre d’incident, la majorité des médias l’évoquent par le biais de la réaction du maire de Villeurbanne, qui trouve “honteux” que de telles comparaisons puissent être faites.

“Attaque de Villeurbanne: le maire Jean-Paul Bret a jugé “honteuse” la réaction de l’extrême droite” (France 3), “Villeurbanne : le maire juge « honteuse » la réaction de l’extrême droite” (Le Figaro), “Attaque à Villeurbanne : le maire s’insurge contre la réaction “honteuse” de l’extrême droite” (BFMTV), que d’originalité ! Heureusement SaphirNews est là, pour évoquer cette fois, “l’abjecte récupération de l’extrême droite” !

Il n’y a finalement quasiment que L’Opinion pour évoquer ce “débat” de manière bien plus neutre en présentant simplement les arguments de part et d’autre. Tout comme Valeurs Actuelles.

Le HuffPost, Abdelkader et la mythologie grecque

C’est finalement Le HuffPost qui se distinguera le plus de ses petits camarades en faisant un article entier sur Abdelkader, qui aurait fait face à l’assaillant et aurait calmé les esprits. Cette histoire a aussi été évoquée par TF1 et reprise par LCI. Mais ici, Le HuffPost fait dans un certain lyrisme qui vaut le détour ! Voici la fin de l’article…

“Patiemment, le conducteur noue le dialogue. Il l’enjoint à tomber les armes. Une fois l’homme maîtrisé, Abdelkader doit faire face à une autre situation : la foule qui cherche à “lyncher” l’homme aux couteaux. En attendant la police, il essaie de contenir cette colère en affirmant la supériorité de la justice civile sur la justice des Hommes. Abdelkader semble sorti tout droit de la mythologie grecque.”

Rien que ça, Thémis, sors de ce corps !

Source : ojim.fr

Culture : Oswald Spengler aux Jeudis de l’ILIADE, c’est ce soir à Paris

Culture : Oswald Spengler aux Jeudis de l'ILIADE, c'est ce soir à Paris

Ce jeudi 5 septembre, La Nouvelle Librairie et l’Institut ILIADE organisent leur 3ème rendez-vous dans le cade des “Jeudis de L’ILIADE“, rencontres au cours desquelles un intervenant présente un ouvrage et un auteur.

NOVOpress 05/09/2019 – Après Ernst Jünger et Alexandre Soljenitsyne, c’est au tour du philosophe et essayiste allemand Oswald Spengler d’être présenté, à travers ses ouvrages Le Déclin de l’Occident et L’homme et la technique par Philippe Conrad, ancien directeur de publication de La Nouvelle Revue d’Histoire et président de l’Institut ILIADE.

Le rendez-vous a lieu dans le cadre exigu mais chaleureux de La Nouvelle Librairie, ce soir jeudi 5 septembre à 19 heures, 11 rue de Médicis 75006 Paris.

Les précédents rendez-vous ont été enregistrés et sont disponibles à la demande sur SoundCloud.

Google : ton univers impitoyable. Le cas Breizh-Info

Google : ton univers impitoyable. Le cas Breizh-Info

Après avoir permis l’émergence d’une information alternative de qualité, Google est-il en train de la tuer ? Les mésaventures rencontrées par nos confrères de Breizh-Info semblent faire pencher la balance en faveur du “oui”.

NOVOpress 05/09/2019 – Créé en 2013, Breizh-Info est un site web d’actualités traitant “de l’information bretonne et internationale”. Fort de plusieurs centaines de milliers de visites mensuelles, réalisant un travail quotidien d’information de qualité, factuelle, sourcée, le site était jusqu’à il y a peu indexé dans Google Actualités, au même titre que Le Figaro, Le Télégramme ou Ouest-France. Cela n’est plus le cas depuis cet été.

Dans un appel à ses lecteurs paru ce jour, le média breton s’interroge sur les raisons qui ont poussé Google à le bâillonner : “Plusieurs techniciens de la société nous ont d’abord assuré qu’il s’agissait d’un souci technique. Un détail non corrigé en trois semaines ? Techniquement, Google nous a habitués à plus d’efficacité ! Selon toute probabilité, le déréférencement résulte en fait d’une campagne de pressions menée auprès de la société américaine afin de nous exclure de Google Actualités.”

Victime de son succès ?

Fort de son influence, Breizh-Info s’est créé de très forte inimitiés, certainement justifiées : une ligne éditoriale de droite assumée, très critique de l’immigration, dans un paysage médiatique breton ouvertement marqué à gauche ; et un lectorat conséquent, émiettant le monopole d’une PQR en difficulté, quand elle n’est pas sous perfusion…

Cela n’a pas échappé au “grand quotidien de référence” Le Monde qui, fort de ses millions de subventions, s’en est même pris à plusieurs reprises au média local breton, qualifié de “vrai faux site d’info” par “Les Décodeurs” (Breizh-Info n’a pourtant jamais publié de “fake news” contrairement à Ouest-France ou au Monde).

De là à penser que Google aurait cédé à une forme de pression idéologique, il n’y a qu’un pas, que n’hésitent pas à franchir les rédacteurs de Breizh-Info : “Jamais condamné, jamais poursuivi, bien informé, notre site est clairement victime d’une discrimination idéologique.”

Pot de terre (breton, donc solide) contre pot de fer “Google”

Quelles parades mettre en œuvre ? Comment un “petit” média breton pourrait-il forcer la main du géant américain ?

Les rédacteurs de Breizh-Info ont bien l’intention d’aller jusqu’au bout avec Google : en poursuivant leur travail irréprochable tout d’abord, qui leur permettra de justifier de leur présence dans Google News.

Ensuite, par la mise en lumière de cette situation, qui n’est pas vraiment au bénéfice de Google (ces grandes plateformes n’apprécient pas que soient publiquement exposés les cas censures qu’elles pratiquent, comme ce fut récemment le cas avec Facebook pour l’Observatoire du journalisme).

Enfin, par la recherche d’alternatives techniques à Google et aux réseaux sociaux : à ce titre, la newsletter, qui semblait passée de mode, semble l’ultime rempart à la censure arbitraire des GAFAM.

Pour aller plus loin, ne pas hésiter à consulter les dossiers et actualités de l’Observatoire du journalisme : ojim.fr

Même les militants pro-migrants constatent que ce n’est plus possible !

Même les militants pro-migrants constatent que ce n’est plus possible !

Source : Boulevard Voltaire Sur les ravages de l’immigration en Europe, les yeux s’ouvrent les uns après les autres, les dominos tombent, et les forteresses que l’on croyait les plus inexpugnables s’effondrent. Devant la réalité des faits. Ainsi, la semaine dernière, dans deux pays européens, deux acteurs d’institutions ou d’associations « migrants-friendly » ont fait leur coming out pour dire différents aspects très concrets de l’impasse migratoire.

En Allemagne, c’est une militante engagée dans l’aide aux réfugiés qui a confié à la presse polonaise et allemande l’amer savoir de son expérience au plus près des migrants musulmans. Elle s’appelle Rebecca Sommer. Pensant d’abord que « les visions médiévales des Arabes changeraient avec le temps », elle s’est rendue à l’évidence et a déclaré qu’il était « presque trop tard pour l’Allemagne ». Elle analyse le problème ainsi :

« Les réfugiés musulmans ont grandi avec un système de valeurs complètement différent du nôtre, ont subi un lavage de cerveau religieux depuis l’enfance et n’ont aucun désir de s’adapter à la vie occidentale. »

Lire la suite sur bvoltaire.fr

Renaud Camus sur la Jeanne d’Arc métissée : « Un piège diabolique »

Renaud Camus sur la Jeanne d’Arc métissée : « Un piège diabolique »

Par Renaud Camus, écrivain — La désignation d’une jeune française aux origines mixtes (polonaises par sa mère et béninoises par son père) pour incarner Jeanne d’Arc lors des prochaines fêtes johanniques d’Orléans n’en finit pas de faire couler de l’encre dans le milieu de la droite française. Renaud Camus, écrivain et infatigable combattant du Grand Remplacement a lui aussi pris la parole sur cette affaire qui semble déchirer la grande famille de la droite.


Plieux, vendredi 23 février 2018, minuit.  Les réseaux sociaux ne bruissent que de l’affaire d’Orléans, autour du choix d’une jeune métisse d’origine béninoise et polonaise, Mathilde Edey Gamassou, pour incarner Jeanne d’Arc aux prochaines fêtes johanniques. Il y avait là, pour les adversaires du changement de peuple, un piège diabolique, évidemment. Ils se sont empressés d’y tomber, moi le premier, car le moyen de faire autrement ?Parmi ces antiremplacistes la majorité ne trouve rien à redire, je le constate, à cette innovation un peu forte, une Jeanne d’Arc noire, ou demi-noire : la jeune fille est catholique, elle habite Orléans depuis longtemps, elle est profondément attachée, nous dit-on, à l’héroïne nationale et à la France. Bien, très bien : il n’est évidemment pas question — c’est encore trop d’avoir à l’écrire — d’insulter si peu que ce soit cette jeune personne, de mettre en doute sa sincérité, ou de lui causer le moindre chagrin, si du moins on peut l’éviter. Il reste qu’il n’est pas possible non plus d’envisager cet épisode en dehors du contexte politique, qui n’a pas grande importance, mais surtout du contexte historique, démographique, ontologique : celui du changement de peuple imposé, du remplacement ethnique, du génocide par substitution. Voici que la Pucelle d’Orléans, d’héroïne de la résistance qu’elle était, devient emblème du consentement, de la résignation, de la soumission. Et encore il faudrait applaudir, remercier.

Toutes les catastrophes qui ont été infligées à notre peuple depuis un demi-siècle l’ont été par ce procédé simple, et d’une efficacité sans pareille : obliger l’adversaire, s’il entend protester contre elles,  à tenir l’emploi du méchant — que personne ne souhaite assumer, évidemment : qui veut chagriner Mlle Gamassou ? qui veut jouer le rôle de l’affreux raciste ? C’est à quoi tout opposant est contraint, pourtant, à moins qu’il ne se résigne à se taire, et à accepter le fait accompli, dès lors qu’à la jeune Mathilde  échoit le rôle de Jeanne d’Arc. Or c’est là, d’évidence, une étape décisive dans l’effacement du peuple français, dans l’éradication de sa mémoire, dans la suppression de tout lien charnel entre sa pauvre existence d’aujourd’hui et ses aïeux, qui sont à peu près tout ce qui lui reste.

Tous les vertueux ont répété à l’envi, toute la journée, la bonne doctrine, et l’article de catéchisme afférent : « être français, ce n’a jamais été une couleur de peau ». Or il faut avoir le courage de l’assumer, avec quinze, vingt ou trente siècles de l’histoire de ce territoire, dès avant qu’il ne s’appelle France : bien sûr que si, c’est une couleur de peau. Ce ne l’est pas exclusivement, bien entendu, c’est bien autre chose aussi, ce peut aussi ne pas l’être, il y a de nombreuses exceptions, mais elles restent des exceptions, car ce l’est es-sen-ti-el-le-ment. De Gaulle a dit là-dessus tout ce qu’il y avait à dire, comme souvent ; et sa phrase fameuse est plus que jamais d’actualité, selon laquelle c’est très bien qu’il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns, mais à condition qu’ils restent une petite minorité :

« Sinon, la France ne serait plus la France ».

Pour ma part je n’en démords pas.

Pareille conviction est allée absolument sans dire pour tous nos aïeux sur des dizaines de générations, jusqu’aux deux ou trois dernières. Elle est d’ailleurs, mutatis mutandis, celle de tous les peuples de la terre, et notamment de ceux qui sont en train de nous remplacer, et qui ne peuvent le faire qu’à raison de notre silence. C’est ce silence qui nous livre. C’est ce sans dire qui nous perd, car il est exploité contre nous par les envahisseurs, bien sûr, mais d’abord, et surtout, plus cyniquement, par les omniprésents lobbyistes de l’industrie de la MHI. Il ne reflète à la vérité qu’une évidence si forte et si partagée que nul n’aurait seulement songé, aussi longtemps que la France fut la France, à la traduire en mots. Mais à présent qu’elle ne l’est plus, ou si peu, et si mal, ce sans dire est interprété et présenté, de la façon la plus mensongère, par ceux qui veulent à tout prix noyer les Français dans la pâte humaine universelle, comme un consentement doctrinal, consubstantiel à la nation.

Pour faire disparaître les races et les peuples, l’antiracisme est bien plus efficace que le racisme. Le remplacisme ne s’y trompe pas, d’ailleurs, qui l’a choisi comme allié privilégié, jusqu’à se confondre avec lui. Ils ont compris qu’un vrai génocide, pour être efficace et mené jusqu’à terme, ne saurait être accompli, désormais, qu’au nom du bien : c’est la condition nécessaire pour obtenir le soutien indispensable des génocidés — qu’il importe de convaincre, non seulement qu’ils n’existent pas, mais qu’ils n’ont jamais existé : d’où la formidable campagne actuelle pour mettre des arabes et des noirs partout, non seulement dans tous les coins et recoins du territoire, par le truchement du prétendu “logement social’, et par le biais de la redistribution des non moins prétendus “réfugiés”, mais dans tous les coins et recoins des siècles, aussi bien, de l’histoire et de la littérature : qu’il s’agisse des chevaliers de la Table ronde, des Trois Mousquetaires ou des courtisans de Louis XV. Avec Jeanne d’Arc, un pas décisif de plus est franchi. Bientôt on ne pourra plus distinguer Napoléon de Roustan.

Le défi qui nous est lancé, d’ailleurs, doit être considéré de façon plus large encore, philosophique, presque métaphysique. Il s’agit toujours, en conformité avec les caractères fondamentaux du remplacisme global — cette haine de l’être —, et selon les pulsions constantes de la modernité prométhéenne, de refuser le donné, le déjà-là, l’acquis, l’irréversible ; et de jeter à la face des dieux que l’homme est tout-puissant, même sur le passé : pourquoi les géants en surpoids ne pourraient-ils être jockeys, les personnes de petite taille basketteurs, les hommes enceints, les homosexuels mariés (ensemble) et pères de famille ; et pourquoi les blancs ne pourraient-ils incarner Mandela ou Martin Luther King, et les noirs figurer Jeanne d’Arc ? Qui dit que ce doive être une femme, d’ailleurs ? Pourquoi ne serait-ce un garçon ? Je suis sûr que les statuts des fêtes johanniques n’ont même pas songé à l’exclure…

Mlle Gamassou doit bien s’en convaincre, et ceux qui nous accusent d’humilier Mlle Gamassou doivent bien le comprendre : ce n’est pas une humiliation, de ne pouvoir incarner Jeanne d’Arc. On me dirait que je ne peux pas incarner Anne Frank, ou Nelson Mandela, je ne le prendrais pour une insulte personnelle. Et je trouverais fort niais de consacrer ma vie à bien prouver que si, je le peux, ou à devenir critique musical, si j’étais  sourd, ou peintre, si je n’avais pas de bras, ou contrefait et monstrueux, si j’étais très beau et très bien bâti : c’est tout ordonnancer autour d’une impossibilité, se laisser obséder par elle, au lieu d’exploiter le champ du possible, et d’y fonder sa liberté.
Le remplacisme global est bien l’enfant de mai 68 et de la révolution petite-bourgeoise. Il s’interdit de s’interdire. Tout lui est bonheur de ce qui abolit les frontières, les empêchements, les distinctions, les limites, qu’elles soient géographiques, conceptuelles ou morales. Rien de ce qui est ne l’entrave. Il ne veut surtout pas d’héritage, ce facteur d’inégalité, de discrimination, de grumeaux. Il est toujours prêt à tout reprendre au début : d’autant que le passé n’est jamais bien profond, à ses yeux, ni le futur bien distinct. Tout lui est présent, rien ne lui est présence. Que les choses soient, voilà ce qui lui est intolérable : et surtout qu’elles soient ce qu’elles sont. Être lui semble une prétention abusive, et surtout qu’il comprend mal. Ce n’est pas dans sa culture, comme il dit. Il échange, déconstruit, subtilise, remplace. L’important est que les usines tournent vingt-quatre heures sur vingt-quatre, que la MHI soit livrée, que ceux qui l’ont produite l’achètent, et ainsi se dévorent eux-mêmes.

Renaud Camus
23/02/2018

Source : Journal en ligne de Renaud Camus

Crédit photo : Albert Lynch [Domaine public], via Wikimedia Commons

Les Bobards d’Or seront de retour le 12 mars à Paris

9ème cérémonie des Bobards d’Or, le 12 mars à Paris

28/02/2018 – FRANCE (NOVOpress) — Année 2018 : la guerre de l’information fait rage. Tandis que les principaux réseaux sociaux, détenus par des libéraux américains traumatisés par la victoire de Trump et le développement d’une information alternative qui échappe à leur contrôle, se lancent dans une campagne de censure sans précédent sur internet, le président français Emmanuel Macron fait de la chasse aux fake news sa priorité. Objectif louable, sans doute inspiré par Jean-Yves Le Gallou et son équipe de Polémia, figures de la “réinfosphère”, qui organisent chaque année les Bobards d’Or, cérémonie parodique récompensant les plus belles désinformations des “grands médias”. Le prix ? Une petite statuette dorée de Pinocchio, décernée au terme d’un vote à deux tours.

https://twitter.com/bobardsdor/status/968070329728987137

Si la composition du jury n’est pas encore dévoilée, les “bobards” 2018, eux, le sont : 14 magnifiques fake news comme il est convenu désormais d’appeler les “fausses nouvelles”, dûment sourcées, et dont les auteurs ont pignon sur rue. Pensez donc : l’Agence France-Presse est mise en cause dans la diffusion de pas moins 4 fake news ; L’Obs, France Info, Le Point, Les Inrocks, mais aussi des journalistes qui, dans la façon dont ils traitent certaines informations, ne laissent aucun doute quant à leur orientation idéologique. Car c’est l’un des mérites majeurs des Bobards d’Or : mettre en lumière la prétendue objectivité des médias, et leurs montages, parfois grossiers. Mention spéciale pour “l’affaire Théo“, qualifiée de plus bel exemple de la partialité du monde politico-médiatique envers les « jeunes de cité ».

https://twitter.com/bobardsdor/status/968573482954117121

Les votes, ouverts depuis quelques jours, permettront de sélectionner, parmi les 14 candidats retenus, 5 d’entre eux. La “soirée de gala”, qui se déroulera le 12 mars au soir en plein Paris, devant un public nombreux, permettra de départager lors d’un vote à main levée le grand vainqueur. La dimension humoristique de cette initiative ne doit toutefois pas faire oublier que le pouvoir médiatique est encore aujourd’hui tout puissant en France, qu’une nouvelle inquisition y règne en maître et que la liberté d’expression se paie au prix fort devant les tribunaux. Écorner avec le sourire les gardiens du temple que sont les médias donneurs de leçon est donc un salutaire exercice citoyen. Profitons-en tant que nous en avons encore le droit !

https://twitter.com/bobardsdor/status/968421042183077888

Black Panther ? Cinéma raciste mais en couleur

Black Panther ? Cinéma raciste mais en couleur

Observatoire du journalisme – La « guerre des genres et des racisés » fait maintenant rage dans le monde des médias et de la culture, des séries TV au cinéma, en passant par le Festival d’Avignon annoncé comme « transgenré ». Ayant du nez, Marvel relance donc, sans visée commerciale, son héros noir oublié, Black Panther. En salles depuis le 14 février 2018. De quoi rendre heureux le journaliste mondialisé moyen.

« Whitewashing », « Blackwashing », depuis plusieurs années le débat fait rage dans un monde du cinéma qui joue souvent le rôle de « père la morale » politique, bien que l’arroseur puisse parfois se retrouver arrosé, comme avec cette « affaire Weinstein » qui a pu montrer combien les lieux où l’on donne nombre de leçons ne sont pas nécessairement ceux où on en applique les bienfaits. Sur le plan des couleurs de peau, c’est à qui repère son actrice blanche jouant le rôle d’une tahitienne ou bien son comédien noir courant après le Graal dans l’Écosse des Chevaliers de la Table Ronde.

La télévision, c’est mieux en couleur

De l’avis général, la télévision et le cinéma en couleur ont été un progrès. C’est pourquoi, nombre de médias promeuvent la couleur dans le monde de la culture, et au-delà. De prime abord, le souci est louable : il s’agirait de rendre justice aux diverses minorités opprimées tout au long de l’histoire de l’humanité. Reste que vu le nombre de minorités qui se déclarent chaque jour, cette humanité opprimée minoritaire devenue majoritaire pose la question de la nature de l’oppresseur. On pense évidemment à l’homme blanc de culture européenne, grecque et chrétienne. Celui par qui tout mal semble arriver, et qui de ce fait est appelé à expier par le monde médiatico-culturel dominant. Bien sûr, il devrait sembler étonnant de définir les individus selon leur couleur de peau, raciste peut-être d’ailleurs, même quand il s’agit d’une personne considérée comme blanche ; de même, il pourrait sembler discriminatoire de caractériser des populations minoritaires blanches (au regard de cette majorité que sont devenues les minorités, si on les considère comme un bloc, ainsi qu’elles se perçoivent) comme étant coupables par essence, et particulièrement coupables d’actes perpétrés par des êtres humains (supposément blancs) morts depuis longtemps. Il y a une sorte de mode du progrès colorisé, fort visible au cinéma. C’est ainsi que fin 2017, Netflix annonçait coproduire avec la BBC une série sur la Guerre de Troie, avec comme objectif avoué de dépoussiérer les « vieux stéréotypes de genre ». C’est comme cela qu’Achille, héros grec à la blonde chevelure, devint noir. Le retour à la couleur, au fond, est surtout un retour au Noir et Blanc, mais sans blancs.

Si tu n’as pas ton super Héros, ta communauté a raté sa vie

Bien sûr, il serait déplorable que des universitaires s’intéressant de plus près à la figure d’Achille le découvrent profondément grec, bien que noir, et ainsi peut-être (le conditionnel s’impose) propriétaire d’esclaves, comme un vulgaire général confédéré Lee. Auquel cas, il conviendrait d’envisager de déboulonner les statues d’Achille, de nettoyer livres et médiathèques, de transformer un peu les photos et éventuellement de demander à tout un chacun de rectifier. Reste que nous n’en sommes pas là, et que pour le moment, en attendant que Super Woman ou Superman deviennent homos, bi ou trouplés (avec Batman, par exemple), la transfiguration miraculeuse de figures mythologiques européennes et blanches en personnages racisés s’appuie sur de véritables héros hors sol.

Ainsi en va-t-il de Black Panther, héroïque marvelien longtemps victime de discrimination de la part de ses copains, de Captain América aux Quatre Fantastiques, en passant par Batman, lequel pousse l’immonde jusqu’à porter un costume noir, comme une ultime provocation. Ne dit-on pas parfois que Batman nourrirait de noirs desseins, de même qu’aucun Pape ne devient l’Élu sans un peu de fumée blanche ? En matière de racisme, c’est bien connu il n’est pas de fumée sans feu. Voilà donc que ressurgit le super héros de la communauté minoritaire noire mondiale, dit-on, lequel vient à point nommer remettre un peu d’ordre.

Black Panther sur les écrans et dans les médias officiels

Pour France 24, c’est-à-dire pour l’État français, pas de surprise : le film « veut révolutionner la représentation des noirs au cinéma ». Il y a donc, à gauche de la pensée, des noirs et des blancs, peut-être même des « races ». Enfin, le commun des mortels n’est pas vraiment un « commun » mais un commun des mortels noir ou blanc, etc. Tout ceci sans racisme aucun, plutôt au nom de la lutte contre ce dernier. D’ailleurs, les acteurs sont noirs, le réalisateur est afro-américain et des militants racisés français projetaient d’organiser des séances réservées aux noirs à Paris, avant que la moutarde ne monte au nez des réseaux sociaux, un souhait antiraciste qui manquait un peu de clarté au sujet des métis, personne n’ayant saisi à partir de quel degré de noirceur de peau, ou selon quels critères physiologiques, il aurait pu ou non entrer dans le cinéma.

Sur Franceinfo, « Je suis très heureux affirme un jeune homme à la peau noire ». L’observateur impartial ne peut que souhaiter que les médias de l’État français organisent une ou deux soirées visant à déterminer ce que signifie « avoir la peau noire », que chacun puisse se situer dans l’échelle des couleurs de peau, puisque telle échelle semble exister . Pour Les Inrocks, les choses conservent une sorte de fraîcheur édénique touche pas à mon pote (de couleur) : l’heure est au « black super power » car il est « temps que les verrous sautent ». D’où la nécessité de ce film possédant « toutes les nuances du black power ». Heureusement, ce média ne pousse pas le bouchon jusqu’à user de termes tels que « white power » sans quoi l’accusation de racisme pourrait fuser.

Donc, en résumé : black power, c’est autorisé et c’est bien ; white power, c’est raciste et c’est mal. Faut déboulonner d’urgence. C’est qu’il « n’est plus question que d’émancipation du joug occidental dans ce spectacle prodigieusement dépaysant ». Il n’est pas interdit de s’étonner de voir fleurir ce genre de conceptions du monde dans un hebdomadaire qui accusait ainsi l’OJIM, par la voix du journaliste Doucet, en 2013 : « Pourtant, dans ses portraits, l’Ojim tourne parfois à l’entreprise voyeuriste. Les origines ethniques ou les orientations sexuelles supposées des journalistes classés à gauche prennent souvent le pas sur la description de leur carrière professionnelle ». Bien ou mal, on s’y perd.

Tu seras (et a été) noir mon fils

Du reste, on y perdrait presque son latin, pardon son afro-latinisme, étant donné que début février la presse officielle informait ses lecteurs du caractère noir, justement, de l’occident, par élucidation du mystère Cheddar Man, notre « ancêtre britannique à la peau noire » ; si bien que l’on ne comprend plus bien qui en occident, si ce dernier est noir depuis des Cheddar lustres, a opprimé qui. Sans compter que Google ayant mal référencé le film Black Panther, une recherche de son affiche le week-end précédant le 14 février 2018, conduisait à une image sous-titrée « La planète des signes, suprématie ». Comme Google est, en sa grande sagesse, appelé à contribuer à la lutte contre les fake news, l’heure est tout de même grave. Mais pas tant que cela aux yeux de LCI ou de L’Obs, médias pour lesquels ce film est avant tout important en tant qu’il lutte « contre Trump ». On l’avait presque oublié, celui-là. Heureusement, Black Panther passait par là. Pour Le Monde, il en va un peu autrement : « L’Afrique a enfin son super héros ». Un titre d’article digne d’un discours de Jules Ferry promouvant la colonisation à la tribune de l’Assemblée Nationale, sans que la rédaction semble s’en apercevoir, car, enfin…, ainsi l’Afrique n’avait pas de super héros ? Cette affaire sent le tollé continental car non seulement l’Afrique a nombre de super héros, sa mythologie en est pleine, et c’est heureux, mais… pourquoi aurait-elle besoin de super héros noirs, joués par des noirs, mais filmés, financés et voulus par le monde blanc, un monde qui, rappelons-le n’existe pas puisque de races il n’est pas ? Sans quoi, il y aurait des couleurs de peau. Vous suivez toujours ?

Cédric Herrou : la fabrique d’un héros par les médias dominants

Cédric Herrou : la fabrique d’un héros par les médias dominants

Il est devenu la coqueluche des médias. Depuis plusieurs mois, Cédric Herrou multiplie les passages à la télévision, dans les journaux et à la radio. Ses nombreuses apparitions l’ont fait sortir de l’anonymat et certains journalistes n’hésitent pas à le qualifier de « héros ». Il aurait même refusé un film inspiré de sa vie « avec peut-être Romain Duris ou Vincent Cassel dans (son) rôle », s’est-il confié au Parisien. Retour sur une construction médiatique manichéenne. Source : ojim.fr

Le métier de Cédric Herrou ne le destinait pas à connaitre la notoriété. En parallèle à ses activités professionnelles d’agriculteur à la frontière franco-italienne, M. Herrou est un militant « pour l’aide aux migrants ». Quelles sont donc les actions qui l’ont sorti de l’ombre pour l’exposer aux spotlights des plateaux de télévision ?

Une activité militante et judiciaire intense

Août 2016 : « Cédric Herrou (est) inquiété par la justice pour avoir transporté des Erythréennes, avant que l’affaire soit classée sans suite » le 10 février 2017, nous informe Le Monde. Une interview filmée accompagne l’article du journal du soir dans laquelle il est indiqué que « depuis 6 mois, Cédric Herrou estime qu’il a déjà aidé près de 200 personnes à franchir la frontière ».

Octobre 2016 : Cédric Herrou est mis en garde à vue « pour avoir installé sans autorisation une cinquantaine de migrants dans un centre de vacances de la SNCF désaffecté, à Saint-Dalmas-de-Tende (Alpes-Maritimes), ainsi que pour l’aide au séjour et à la circulation de migrants en situation illégale », nous informe France 24.

Janvier 2017 : L’Express nous relate que Cédric Herrou a été « de nouveau placé en garde à vue mercredi soir pour infraction à la législation sur les étrangers, a annoncé son avocat ».

10 février 2017 : Le militant est «  condamné à 3 000 euros d’amende avec sursis par le tribunal correctionnel de Nice, vendredi 10 février. La justice reproche à cet agriculteur d’avoir pris en charge des migrants sur le sol italien ». « Il a, en revanche, été relaxé des autres faits qui lui étaient reprochés : l’installation, en octobre 2016, sans autorisation d’une cinquantaine d’Erythréens dans un centre de vacances de la SNCF désaffecté (…), ainsi que l’aide au séjour et à la circulation de migrants en situation illégale » selon Le Monde.

17 juillet : Nice-Matin nous informe qu’« environ 130 demandeurs d’asile sont arrivés lundi matin en gare de Nice ». « Un nouveau convoi de réfugiés, plus important que les fois précédentes ». « Dès leur arrivée, ils ont été escortés par la police sur le trajet qui les mène à la Plateforme d’aide aux demandeurs d’asile (…), afin de déposer un dossier. D’après David Nakache, le président de l’association “Tous citoyens”, une vingtaine de demandeurs d’asile arrivent chaque jour dans la propriété de Cédric Herrou ».

24 juillet : Le journal Nice-Matin annonce que « plus de 200 migrants sont arrivés à Nice pour demander l’asile », accompagnés par Cédric Herrou et José Bové.

13 septembre : France Info nous informe que « l’agriculteur qui vient en aide aux migrants, (a été) placé en garde à vue pour la 7e fois depuis 2016 ». Son avocat s’interroge dans une dépêche de l’AFP reprise en boucle sur une volonté de « harceler » son client.

Côté pile

Les qualificatifs élogieux ne manquent pas dans les médias à l’égard de Cédric Herrou et de son association Roya citoyenne. Pour de nombreux journalistes, c’est une nouvelle figure quasi messianique : il est ainsi pour un journaliste du New York Times « un héros populaire ».

Selon Le Monde, c’est « le dernier né des Robins des bois ». France Inter l’invite le 9 août au « débat de midi », et il est qualifié de « héros » par l’animateur de la radio publique.

Qu’a-t-il fait ? L’Obs nous informe qu’en janvier, il a « été jugé pour avoir aidé les réfugiés ».

Dans le même registre, il a selon France Info « été jugé pour sa solidarité » (sic). La radio de service public diffuse en ligne une vidéo de M. Herrou, « arrêté pour avoir dénoncé la situation des migrants ». Pour France Culture, quand Cédric Herrou a maille à partir avec la justice, c’est le « délit des solidarité » qui est en procès.

Le 9 octobre, 500 « personnalités » signent un appel dans Libération en faveur de celui « qui a soutenu des migrants dans la vallée de la Roya ». C’est un « juste de la vallée » selon L’Humanité qui donne la parole à des militants qui comparent les « jeunes africains » que M. Herrou a accompagné aux « enfants juifs rescapés ».

Côté face

Devant un tel concert de louanges, l’affaire paraitrait pliée… si l’on ne s’attardait pas sur quelques faits et propos minimisés ou passés sous silence dans de nombreux médias.

Le 5 janvier 2017, à l’occasion d’un duplex lors de l’« Émission politique » de France 2 avec l’ancien Premier Ministre M. Valls sur France 2, Cédric Herrou accuse : « Vos frontières ont blessé des femmes, des enfants, des familles ». « Des familles qui ont fui la guerre (…) qui se sont fait persécuter dans leur pays par une politique européenne, mondiale ». Personne ne relèvera l’incongruité d’accuser l’Europe d’être à l’origine de persécutions qui motiveraient des migrations.

Le 8 juin, selon Nice-Matin un élu niçois dépose « un référé devant le tribunal de grande instance de Nice pour demander la dissolution de l’association Roya citoyenne ». Il estime que « cette association sert de base opérationnelle pour aller chercher des clandestins et les faire passer la frontière ». « La toute nouvelle association Défendre La Roya (…), s’est jointe au candidat FN pour demander la dissolution judiciaire de l’association d’Herrou ». Après un report, le jugement sera rendu le 9 novembre, nous informe 20 Minutes.

Le 26 juillet, Valeurs actuelles informe qu’à l’occasion d’une perquisition, «  les enquêteurs ont (…) découvert que Cédric Herrou fournissait de fausses attestations de demande d’asile ».

Le 11 août, 20 Minutes publie des extraits d’une lettre du Ministre de l’intérieur datée du 28 juillet évoquant « différents collectifs de la vallée de la Roya animés par la volonté d’occuper l’espace public et médiatique ». En témoigne cette intervention (4e50 mn) de Cédric Herrou devant les caméras de BFMTV : « c’est quand ils veulent. S’ils veulent m’attraper, je le revendique devant les caméras, j’en parle, je dis que j’accueille ».

Le 13 septembre, Cédric Herrou (est) placé en garde à vue pour « violences aggravées et séquestration » selon Nice-Matin. Il s’agirait, selon Roya citoyenne, citée par le journal d’une « plainte douteuse d’un passeur professionnel ». Cédric Herrou sera relaxé quelques jours plus tard.

Le 23 septembre, Nice Provence Info informe que des individus auraient agressé Patrick Feneau, le fondateur historique de l’association « Roya citoyenne ». Dans une vidéo en ligne, l’ancien président de l’association indique qu’il a déposé plainte pour violence. Il déplore le fait que l’objectif de l’association qu’il a créée a été modifié. Dans le différend qui l’oppose aux nouveaux responsables de l’association, il indique que quand « leurs arguments ne tiennent plus », « il reste les injures, les coups, les menaces ». Il ajoute « Nos cibles, ce ne sont pas les migrants, ce sont les gens qui se servent d’eux ». « On peut agir (pour les migrants) de la même façon, mais à Vintimille ». « Ces actions entrainent dans la population une division qui est très néfaste et qui va se terminer par un drame ».

Le 25 septembre, selon Nice-Matin, « une quarantaine de militants de Roya citoyenne et de sympathisants de Cédric Herrou ont démonté à l’aide de pinces (…) un grillage installé par un voisin de l’agriculteur ». Ce grillage avait été posé « afin d’empêcher Cédric Herrou de passer sur sa propriété afin d’accéder à la sienne ». Trois personnes seront interpellées.

Le 19 octobre, Nice-Matin nous informe que Cédric Herrou est « poursuivi pour injures par le Préfet des Alpes-Maritimes ». « Le défenseur des migrants est mis en cause pour avoir assimilé le transport des demandeurs d’asile par la SNCF à celui des juifs pendant la guerre ».

Pour être complet, signalons quelques rares titres qui ne sacrifient pas à l’éloge dithyrambique du militant no-border :

Pour Le Parisien, Cédric Herrou est un «  héros pour les uns, (un) provocateur pour les autres ». Celui-ci a « industrialisé » son aide « appuyé par l’association Roya citoyenne (…) lorsqu’il accompagne jusqu’à 200 personnes en train à Nice pour déposer leur demande d’asile ». Le mensuel Causeur donne la parole à un journaliste plus catégorique : « L’action de M. Herrou a un nom : le trafic de migrants ». « Le migrant qu’il accueille ne devient plus que le véhicule de son idéologie protestataire, anti frontière, anti-étatiste ». Pour Valeurs actuelles, « Cédric Herrou sert avant tout un projet politique, celui de l’affaiblissement des frontières et de l’autorité de l’Etat ». Pour Gael Nofri dans Le Figaro, « Tout se passe comme si, sur cette affaire comme sur bien d’autres hélas, l’Etat avait honte de lui-même, peur de son autorité, n’était pas certain de son bon droit ».

Alors que Vintimille se transforme en Calais bis, que des jeunes migrants se rapprochent parfois directement des services sociaux débordés des conseils départementaux, comme le relate Le Figaro, il semble difficile pour de nombreux titres de presse généralistes de dépasser le récit héroïque dans la relation de la crise migratoire à la frontière franco-italienne. Et quand les migrants sont comparés aux juifs fuyant les nazis sur le mode « reductio ad hitlerium », quelles que soient les circonstances, prière de se taire le point Godwin est atteint.

Crédit photo : capture d’écran vidéo Margaid Quioc via Vimeo

Agenda : 3ème Forum de la dissidence à Paris le 18/11

Agenda : 3ème forum de la dissidence à Paris le 18/11

Crise migratoire, islamisation, défaite de la droite aux présidentielles, élection d’Emmanuel Macron, toute-puissance de la bien-pensance médiatique… Face à l’urgence de la situation, la refondation de la droite est impérative.

Le samedi 18 novembre aura lieu le 3e Forum de la Dissidence organisé par Polémia. Le thème de cette année : « Face à Macron : une bonne droite ! »
Cette question de la refondation de la droite sera au centre des préoccupations des intervenants de cette journée. Avec comme leitmotiv : ne plus craindre la diabolisation et agir.

Après deux premières éditions ayant réuni plusieurs centaines de personnes, ce 3e Forum de la Dissidence s’étendra pour la première fois sur toute une journée.
De 10h à 18h, plusieurs orateurs de qualité – militants, penseurs, essayistes, entrepreneurs, etc. – seront réunis pour poser ensemble les bases d’une droite solide pour répondre – enfin – aux défis de notre époque.

Informations pratiques :
Samedi 18 novembre 2017 – de 10h à 18h
New Cap Event Center, Paris 15e
Entrée simple : 10 € – Entrée Soutien : 30 €