Forum de la Dissidence. Ne pas céder aux intimidations du pouvoir ! – L’intervention de Maître Pichon

02/12/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Ce 23 novembre, à Paris, avait lieu le 5e Forum de la Dissidence sur le thème de la « dictature Macron ».

Cet événement réussi aura réuni plus de 500 personnes.

Voici l’intervention de Frédéric Pichon, avocat.


Nos fragilités face au djihadisme, par Jean-Gilles Malliarakis

djihad

À Londres et à La Haye, ce 29 novembre, la guerre continuelle, que l’islamo-terrorisme mène contre l’Europe, frappait à nouveau. Et, comme d’habitude, la première de nos fragilités consiste à ne pas accepter de voir et de nommer cet ennemi.
Supposant l’islam religion pacifique, nos bons esprits se refusent à considérer qu’il se réclame d’un fondateur admiré comme chef de guerre[1].

Une émotion légitime, que l’auteur de ces lignes partage, accueillait, ce 25 novembre en France, la nouvelle de la mort au Mali de 13 soldats. Et l’hommage de la nation devrait, dans de telles circonstances, soutenir ces hommes et leurs familles engagés en première ligne dans la défense de l’Europe et de notre civilisation, issue du christianisme, contre la sauvagerie sanguinaire des djihadistes.

Ne perdons pas de vue cependant, en l’occurrence, que ce sont deux hélicoptères militaires français qui se sont heurtés l’un à l’autre. Et si Daesh a cru bon de revendiquer, dans un communiqué du 28 novembre, la gloire de cette collision, cette vantardise opportuniste a été démentie dès le lendemain par le chef d’État-Major des armées françaises le général Lecointre.

Qu’on me permette ici de comparer d’abord deux chiffrages des morts de chaque côté.

Auditionnée au Sénat le 27 février 2019 la ministre des Armées Florence Parly dénombrait à hauteur de 600, les djihadistes neutralisés dans l’opération Barkhane depuis 2015.

Au 11 novembre, de notre côté, le chef de l’État pouvait comptabiliser 549 militaires tués[2], dans les opérations extérieures, menées sur décision du gouvernement de Paris dans d’innombrables pays, depuis 1963. Une telle statistique macabre s’est aggravée de 13 victimes supplémentaires mais elle demeure inférieure, et de très loin si on la rapporte à son étalement sur 56 ans, au rythme des pertes adverses, sur un seul théâtre d’opérations, en 4 années.

Rappelons à cet égard que si la mort des nôtres nous bouleverse, celle de nos ennemis les stimule.

Nos bons esprits politiquement corrects croient possible une guerre sans morts, fraîche et joyeuse, pour reprendre la formule utilisée par les radicaux-socialistes dans les années 1900, avant la saignée de 1914-1918.

Souvenons-nous de l’intervention en Afghanistan. Entreprise en 2001, sous le gouvernement Jospin, elle se déroulait sous commandement Otan. Elle exprimait une solidarité, scellée par le traité de 1949 et mobilisée par les attentats du 11 septembre, auxquels on souhaite répondre en liquidant les talibans et al-Qaïda.

La mise en œuvre de l’alliance supposait le principe “on est venu ensemble on partira ensemble”.Or, la fragilité française conduisit à s’écarter de la règle. La défection fut décidée sous la présidence Sarkozy. Celui-ci, au début de son mandat, n’avait pas hésité pourtant, à rendre des hommages appuyés aux unités de chasseurs alpins présentes en cette terre lointaine. En novembre 2009, 3 850 militaires français sont engagés. En 2010 encore, 250 soldats supplémentaires sont envoyés. Le contingent français, quatrième contribution de la coalition, atteint alors le nombre de 4 000 .

Mais, fin 2012, les forces combattantes sont retirées. Et, le 31 décembre 2014, les 150 derniers soldats français de la mission Pamir, passaient le relais à un contingent turc[3].

Depuis, les courageux Afghans qui avaient servi d’interprètes de nos soldats attendent encore la reconnaissance de leurs services.

Le gouvernement de Paris n’a pas supporté de compter 89 soldats morts pendant les 13 ans de présence française en Afghanistan. Cette défaillance n’a pas manqué d’être repérée dans les autres capitales alliées.

Au Mali, en 2014, face à une situation militaire catastrophique, Hollande décidait de se porter au secours d’une armée en débandade, d’un pays en pleine décomposition, d’un État gangrené par la corruption, qui se refuse au rapatriement des innombrables immigrés illégaux dont il inonde la Seine-Saint-Denis.

Depuis, un retournement dialectique s’est produit. Les 4 500 soldats français salués au départ comme des protecteurs, des pacificateurs, des libérateurs, sont désormais dénoncés, et en partie ressentis, comme des néocolonisateurs. Ce jugement est évidemment issu, aussi, de l’enseignement que distille notre Éducation Nationale monopoliste, y compris dans l’Hexagone, auprès des populations dites des banlieues.

La fragilité conceptuelle ne s’arrête pas là. Que vaut en effet le discours, euphémique et administratif, sur ce qu’on nomme pudiquement radicalisation, mais aussi sur l’obligation de laïcité ?

En théorie par exemple, une simple prière au bureau, cela peut entraîner une radiation définitive des services de police. Ceci vaut sur le papier. Certes, dans la pratique, depuis l’attaque d’octobre à la préfecture de police, le nombre des dénonciations, des signalements de policiers et des soupçons de radicalisation s’est multiplié. On en a compté une centaine en deux mois ; elles ont été classées sans suite. Le préfet Lallement n’a su demander la suspension que de 3 agents ; il n’en a obtenu qu’une seule.

Comme pour le communisme, tout se passe comme si l’expérience historique ne nous enseignait rien. Nos bons esprits politiquement corrects se refusent à en tirer les leçons. On continue de vouloir ignorer, par conformisme anticolonialiste, la dimension religieuse de la Guerre d’Algérie[4]. On juge tellement plus confortable, consensuel et progressiste de fermer les yeux sur la signification de la Toussaint sanglante de 1954, quand le FLN affirma dans le sang de ses première victimes innocentes son objectif de “restauration de l’État algérien”(lequel n’avait jamais existé) et l’inscrit “dans le cadre des principes islamiques”. En 1955, les massacres de Philippeville ouvrent les yeux d’une partie des responsables républicains. En 1956, le congrès de la Soummam entérine l’adhésion de l’insurrection à l’unanimisme autoritaire de l’islam. Depuis, 57 années de dictature islamo-étatiste dans ce pays en ont confirmé la tragédie. Aujourd’hui encore, ses dirigeants incapables et corrompus font reposer sur la France les responsabilités de leur propre échec.

Et nos fragilités consistent toujours à ne pas voir en face les réalités de l’islamo-terrorisme.

[1] cf. Henri Lammens “Qui était Mahomet”
[2] Chiffrage officialisé ce 11 novembre par le discours d’hommage du président
[3] cf. in Le Monde du 31.12.2014 : “Afghanistan : l’armée française quitte le pays après treize ans de présence”
[4] cf. Roger Vétillard “La Dimension religieuse de la guerre d’Algérie, 1954-1962”: prémices et conséquences ed. Atlantis 2018, 190 pages.

Jean-Gilles Malliarakis

Article paru sur le site de L’Insolent

Des milliers de “sardines” manifestent contre Matteo Salvini…

02/12/2019 – EUROPE (NOVOpress)
“Les consciences politiques se réveillent” (sic). Des milliers de “sardines”, sympathisants d’un mouvement civique fondé il y a 15 jours à Bologne, ont manifesté samedi à Florence (centre-nord de l’Italie) contre les idées souverainistes de Matteo Salvini.

Le mouvement des “sardines” n’a pas de programme ni de structure centrale.

Mais pour l’un de ses fondateurs à Bologne, Mattia Santori, 32 ans, “c’est super de voir des consciences politiques qui se réveillent. Il y a beaucoup de gens qui n’étaient jamais descendus dans la rue et ils sont là aujourd’hui“…

Nous voulons une politique de qualité. Nous en avons marre d’une dialectique violente, populiste et surtout à matrice souverainiste“, a également expliqué Danilo Maglio.

Il a critiqué l’utilisation des réseaux sociaux par l’extrême-droite: “On en a marre de la haine et de la violence” (sic).

D’ailleurs, Matteo Salvini ironie sur le message d’amour des manifestants qui l’invite à se jeter à la porte de Pietra di Bismantova (“célèbre, me disait-on, pour les suicides“)…



Forum de la Dissidence. Le réveil des peuples face aux dictateurs – par Jean-Yves Le Gallou

29/11/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Ce 23 novembre, à Paris, avait lieu le 5e Forum de la Dissidence sur le thème de la « dictature Macron ».

Cet événement réussi aura réuni plus de 500 personnes. Voici la conclusion combative de Jean-Yves Le Gallou, en vidéo.


François-Bernard Huyghe : “Il y a un retour de la censure !”

29/11/2019 – FRANCE (NOVOpress)
François-Bernard Huyghe, politologue, essayiste français et auteur du livre “L’art de la guerre idéologique” (ed du Cerf) était l’invité d’André Bercoff sur Sud Radio.

Les actions des mouvements extrêmes, comme ceux des étudiants vegans qui refusent de s’asseoir dans une pièce où il y a un tableau de chasse du XVIIème siècle, traduisent “un mépris de la liberté” pour Bernard-François Huyghe. “Mais, au-delà de ça, il y a un retour de la censure” qui vient “de la post-gauche” et répond à un modèle “américain où les étudiants, au nom de leur sensibilité, se donnent le droit d’interrompre des conférences ou des expositions“.

Ce qui est intéressant, c’est pas qu’on soit devenu hyper-moraux, c’est qu’on le fait au nom d’une sensibilité de ceux à qui une opinion inverse serait insupportable“, explique l’auteur qui estime qu’on “rétablit un peu la crime-pensée” aujourd’hui.

Il y a une “américanisation de la vie intellectuelle” actuellement en France et une indignation permanente à laquelle “les réseaux sociaux contribuent beaucoup en permettant à chacun d’être un petit Jean Moulin“. Il y a également un “éclatement idéologique“, “une spécialisation“. Or “moins on est structuré idéologiquement, moins on a une représentation complète, plus on a tendance à dénoncer violemment l’autre pour des crimes qui seraient spirituels“.


I-Média – #NousToutes … ou presque ! Des féministes de droite exclues de la manif

29/11/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Ce dimanche, à Paris, avait lieu la marche contre les violences faites aux femmes.

Un événement largement relayé par des médias béats. Durant la manifestation, des féministes de droite ont été éjectées du cortège pour avoir parlé du profil des agresseurs sexuels.


Éric Zemmour : “Le Pape est idéologiquement et stratégiquement un homme de gauche qui prépare l’islamisation de l’Europe”

29/11/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Sur CNews, Éric Zemmour a fait cette déclaration forte : “Le Pape est idéologiquement et stratégiquement un homme de gauche qui prépare l’islamisation de l’Europe“.

Le polémiste réagissait alors sur le pape et le nucléaire face à Odon Vallet, historien des religions, notamment administrateur de la société des lecteurs du journal Le Monde.


Le gouvernement se mobilise à l’approche d’une grève interprofessionnelle soutenue massivement par les Français

29/11/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
À l’origine de celle-ci se trouve la future réforme des retraites, visant notamment à unir sous un même système universel de retraite les 42 différents régimes existants. Cette loi, qui sera présentée au parlement début 2020, a fait surgir de nombreuses protestations. Tout d’abord les corps de métier disposant d’un régime autonome efficace et même parfois bénéficiaire reprochent en substance à l’État de vouloir s’approprier leurs réserves pour compenser son propre système déficitaire. Au delà des catégories spécifiques de travailleurs le nouveau système dans son ensemble est vertement critiqué, surtout pour les nombreuses zones d’ombre qui l’entourent.

Alors qu’une mobilisation sociale considérable s’annonce le 5 décembre prochain, depuis plusieurs semaines le gouvernement a engagé une communication visant à réduire l’ampleur de ce mouvement.

Emmanuel Macron est monté au front plus tôt, afin de défendre cette réforme faisant partie de ses promesses de campagne. Il a tenté de qualifier cette grogne de corporatiste et limitée à quelques catégories de privilégiés et de conservateurs.
Malgré tout les rangs des futurs manifestants ne font que grossir. Les syndicats de la SNCF ont été rejoints par leurs homologues des transports aériens et de la RATP, mais aussi les avocats et les enseignants. Par ailleurs le secteur privé serait également impacté, les principaux syndicats ayant soutenu la mobilisation.

Qui plus est l’opinion publique, initialement opposée à cette grève, a évolué, puisqu’à présent selon un sondage publié hier deux tiers des Français jugent cette grève justifiée.

Le gouvernement est pourtant monté à nouveau au créneau par la personne d’Edouard Philippe pour endiguer la mobilisation. Celui-ci a ainsi annoncé mercredi que cette réforme pourrait être restreinte afin de ne pas impacter les plus vieilles générations de travailleurs, mais uniquement celles étant à plus de 10 ou 15 ans de leur retraite. Cette proposition dans la ligne droite de la stratégie gouvernementale habituelle du compromis restant non formelle, il est peu probable qu’elle mette un frein à la mobilisation de la semaine prochaine. Attendons nous donc à voir une nouvelle fois les Français protester contre une des mesures à venir du gouvernement.

Mali : des héros français, pour oublier les lâches, par Ivan Rioufol

Dans une France gangrenée par les traîtres, leur mort accidentelle prend une dimension héroïque : les treize officiers et sous-officiers qui ont été tués, lundi soir au Mali, dans une collision entre deux hélicoptères qui les transportaient, forcent l’admiration. Leur destin tragique enchantera les djihadistes du Sahel et des banlieues françaises. Mais l’exemple de ces soldats rappelle qu’il existe encore une jeunesse prête à mourir pour sa patrie, tandis que beaucoup d’autres ont capitulé ou collaborent déjà avec l’ennemi intérieur. Les victimes s’appellent Nicolas, Benjamin, Clément, Alex, Pierre, Julien, Romain, Romain, Alexandre, Antoine, Valentin, Jérémy, Andreï. Ils ont des prénoms et des noms qui se retrouvent familièrement sur les monuments aux morts des guerres passées.

C’est cette même histoire, généreuse et courageuse, que ces jeunes militaires poursuivaient, en affrontant depuis 2013 les groupes djihadistes au Sahel. L’honneur de la France est de tenir ce front, seule, afin d’épargner à toute une partie de l’Afrique d’être gagnée par le califat, qui servirait alors de possible base arrière à la conquête de l’Europe. “Cette tragédie ne peut être une remise en cause de notre engagement”, a précisé ce mercredi le chef d’état-major des armées, le général François Lecointre. Reste que la détermination française dans la lutte contre l’islamisme à l’extérieur ne se retrouve pas à l’intérieur.

La France a un rôle historique à tenir dans la guerre contre l’islamisme, ce totalitarisme du XXIe siècle. Elle ne peut se retirer du Mali, où la population est néanmoins gagnée par un sentiment anti-français, sans perdre la face et laisser un vide qui serait rempli par les mouvements terroristes. Sa présence au Sahel, avec 4500 hommes, est un rempart pour la sécurité des nations européennes. Celles-ci tardent d’ailleurs à lui prêter main forte, financièrement et militairement. L’Union européenne fait des phrases mais n’apporte rien de concret. Cette situation est anormale. Pour autant, l’observateur ne peut être que troublé quand il compare la combativité française au-delà de ses frontières et sa pusillanimité dès qu’il s’agit de résister à l’emprise fanatique dans les cités. La guerre menée au Mali contre l’islam conquérant est destinée à briser les reins d’une idéologie qui déteste l’Occident. Or le pouvoir donne le sentiment, au plan intérieur, de vouloir s’excuser de sa brutalité extérieure.

Si la main de la France est ferme au Mali, elle tremble dans les banlieues rebelles. L’extrême gauche, on l’a vu lors de la manifestation de la honte du 10 novembre à Paris, a même fait alliance avec les plus rétrogrades des organisations islamistes. Tandis que des héros meurent au Mali, des lâches paradent en France. Ceux-là font honte, voilà tout.

Ivan Rioufol

Texte daté du 27 novembre 2019 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Après la mort d’Al-Baghdadi, chef de Daech, quelle est la prochaine menace ?

28/11/2019 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Mieux qu’un film hollywoodien: en Syrie, les Delta Force américains ont éliminé Al-Baghdadi, chef de Daech.

David Rigoulet-Roze, chercheur à l’IFAS et l’IPSE, rédacteur en chef d’Orients stratégiques, revient sur le récit de cette opération et sur les conséquences de la mort du chef du groupe terroriste.


Hommage à la France des sans-grade : celle qui n’intéresse pas BHL et les autres…, par Philippe Bilger

Ils sont nombreux, ceux qui n’ont pas droit aux pétitions et aux tribunes, aux communiqués et aux soutiens artistiques, à l’honneur d’un article dans Le Monde ou à la solidarité dans Mediapart !

Ils sont nombreux, ceux dont on ne parle jamais parce qu’ils n’ont pas les infortunes rentables.

Il y a une France ordinaire, pas seulement celle des gilets jaunes, qui, jour après jour, est victime de délits, de crimes, de transgressions de toutes sortes. Une France modeste, parfois même misérable. Des femmes, des hommes, de tous âges et de toutes conditions, qui sont violés, volés, cambriolés, frappés, agressés, dépouillés. Il y a des commerçants qui n’en peuvent plus et finissent par ne plus compter le nombre de fois où ils ont été attaqués et spoliés. Avant, tragiquement, parfois, de se révolter et d’user d’une légitime défense qui ne les empêchera pas, confrontés à certains juges, d’être incarcérés.

Il y a une France banale, discrète, qu’aucun signe particulier ne distingue.

Ce n’est pas l’antisémitisme ou le racisme qui ont été le ressort du crime. Donc, on n’en a pas, ou peu, parlé.

Ce n’est pas un féminicide et Muriel Robin s’en désintéresse.

Il n’y a pas eu de film sur les violences et elles n’ont pas été commises dans les cités. Le président de la République n’a pas été « bouleversé » et n’en a eu cure.

Le terrorisme islamiste n’a pas tué et l’effroi collectif, les bougies, les défilés et les discours solennels sont donc inutiles.

L’honorable Durand, l’estimable Abdallah et le touriste Pei ont, chacun à leur tour, connu ce qu’il a été convenu d’appeler la douce France. Les deux premiers sauront que ce pays n’est plus le même et le dernier rejoindra la Chine, étrangement heureux d’être le citoyen d’une nation où il y a moins de libertés mais plus de sécurité.

La police n’est célébrée qu’au lendemain des attentats et on la laisse au quotidien, avec une gestion de l’ordre souvent erratique, faire comme elle peut. Hors de question, évidemment, de pouvoir lire ou entendre une grande voix pour venir à son secours sur le plan démocratique.

Il y a une France tristement usuelle, aux travaux et aux jours sans éclat, qui a peur, qui craint pour ses biens, son intégrité, sa vie, qui tente le moins mal possible d’assumer sa condition, mais quand elle est atteinte, blessée, souillée, même torturée, j’ai beau tendre l’oreille et consulter les médias, il n’y a rien qui vienne déplorer ce qu’elle subit. Pas d’acteur, aucun chanteur, pas le moindre BHL, encore moins le plus petit Plenel, évidemment pas Mélenchon ni Taubira. Juste Marine Le Pen, mais on a décidé que cela ajoutait à l’ignominie du crime !

Je rends hommage aux obscurs, aux sans-grade, à mes concitoyens effacés, aux destins niés, aux malheureux relégués, aux victimes anonymes.

À tous ceux qui n’auront jamais droit, dans leur malheur créé par une malfaisance aux multiples visages, à la considération symbolique et à la compassion de ceux qui ont l’indignation et la médiatisation fragmentaires, orientées, hémiplégiques.

Je n’aime pas la minorité française de la lumière qui tient pour rien ou oublie la majorité de l’ombre.

Philippe Bilger

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

En France, Google fait un don important à des associations pro-immigration

28/11/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Sur son blog officiel, le géant de Mountain View rappelle qu’il a lancé – en mai dernier – le Google.org Impact Challenge en France, un appel à projets de 3 millions d’euros, invitant les associations et les acteurs de l’économie sociale et solidaire à proposer leurs idées pour promouvoir l’inclusion numérique.

C’est ainsi que le 19 novembre dernier, 10 finalistes ont présenté leurs “idées innovantes” à un panel de jurés lors d’une cérémonie à la Maison de l’Artisanat.

Parmi les projets qui vont recevoir un don très important, on note deux associations qui viennent en aide aux réfugiés en France…

Le 1er prix du jury Konexio recevra un don de 600.000 euros pour son projet de parcours de formation au numérique gratuit pour un usage personnel et professionnel à destination des jeunes des quartiers défavorisés et des migrants.

Le 2e prix du jury Unis-Cité recevra 500.000 euros afin de favoriser l’intégration des réfugiés en France grâce à un parcours de formation au numérique animé par des jeunes en service civique.

Voir l’annonce complète sur le blog de Google France : https://france.googleblog.com/2019/11/google-recompense-10-associations.html

Barkhane, l’heure des questions, par Etienne Defay

13 morts. 13 soldats et officiers français qui ne rentreront pas chez eux. C’est l’épisode le plus meurtrier de l’armée depuis l’attentat du Drakkar au Liban en 1983.

Dans la nuit de lundi à mardi, un hélicoptère Tigre et un hélicoptère Cougar se sont percutés. Il n’y aurait eu aucun survivant. L’opération Barkhane aura, depuis son lancement en 2013, coûté la vie de 38 de nos soldats. De quoi poser cette question lancinante : à quoi bon ? Pour répondre à cette question, il faut revenir un peu en arrière : l’opération Barkhane est une opération militaire menée au Sahel et au Sahara par l’armée française, qui vise à lutter contre les groupes armés salafistes djihadistes dans toute la région du Sahel. On peut nommer les groupes Ansar Dine, AQMI, Al Mourabitoune, Etat Islamique dans le Grand Sahara ou encore Ansarul Islam. Face à cette menace protéiforme : l’armée française a déployé entre 3000 et 4500 hommes.

Lancée le 1er août 2014, elle prend la suite des opérations Serval et Epervier. Elle est menée sur le papier en coordination avec les pays membres du G5 Sahel à savoir le Mali, le Burkina Faso, la Mauritanie, le Tchad et le Niger. Mais c’est bien là que réside une facette du problème :

« Il n’y a pas de calendrier qui se dessine et les objectifs demeurent extrêmement flous. L’agenda est illisible, et la feuille de route semble absente. » remarque Caroline Roussy, chercheuse à l’Iris. En d’autres termes, aucune visibilité. C’est ce que font remonter les militaires présents sur place et qui nous parlent sous couvert d’anonymat. « Hormis tuer du terroriste, on ne sait pas vraiment ce qu’on fait là. A chaque fois qu’on détruit un convoi et condamnons de fait un passage, ils en empruntent un autre le lendemain. On est 3000 à devoir découper et ratisser le Sahara. » Autant chercher une aiguille dans une botte de foin ! Et cette botte de foin est infestée de serpents dont le venin imprègne tout et s’infiltre partout. Le corps français a beau se démener, piquer et repiquer la botte, le venin progresse et agrandit chaque jour son cercle d’influence. Aujourd’hui, toute la partie nord du Burkina Faso est classée rouge. Faute de frontières solides entre les pays, les djihadistes s’infiltrent, frappent et s’évanouissent ; cette menace fantôme oblige nos soldats à des trésors de patience, de diplomatie et exige des nerfs d’acier. Car bien souvent, les assassins se dissimulent sous les traits d’une population civile a priori amicale. Même si le sentiment anti-français progresse au Mali où nos forces sont de plus en plus regardées comme une armée d’occupation.

En effet, à l’annonce de la mort de nos soldats, de nombreux commentaires sur les réseaux sociaux montrent des internautes africains ravis ou hilares qui ne cachent pas leur hostilité. Or, sans l’armée française, le Mali serait aujourd’hui aux mains des islamistes. Mais, sans vision claire, sans feuille de route et surtout sans capacité des pays africains concernés de gérer le problème djihadiste efficacement, nos troupes sont en quelque sorte condamnées à rester. Car partir signifierait avouer un échec. Pire, une défaite. Une défaite qui rendrait caduques des années d’efforts, une défaite qui assurerait aux terroristes une base arrière, une défaite qui conférerait à nos pertes un statut d’inutilité. A l’inverse du sens de leur sacrifice. Ce dernier en revanche, ne s’en ira jamais.

Etienne Defay

Article paru dans Présent daté du 27 novembre 2019

L’association «Les Musulmans» a rendu public une batterie de mesures exigeantes et sans précédent

Robert Ménard : « Les Biterrois se contrefoutent de savoir ce qu’à Paris on décidera de ce qu’ils devraient voter »

Visiblement, l’union des droites progresse à Béziers puisque Robert Ménard est soutenu par plusieurs élus locaux LR et le Rassemblement national. Une union des droites qui avance, non seulement à Béziers, mais plus largement dans l’Hérault et le sud de la France.

L’union des droites progresse à Béziers. Vous êtes soutenu par plusieurs élus locaux LR et par le Rassemblement national. Saluez-vous cette décision ?

Nous souhaitons que les Biterrois nous soutiennent, quelle que soit leur étiquette politique. La liste que je mènerai ne sera directement associée à aucun parti. Il n’y aura aucun logo sur nos affiches. C’est une liste d’union des droites, au service de la ville. Aujourd’hui, des gens de cette liste sont au Rassemblement national, d’autres sont aux Républicains et d’autres encore, comme moi, sont de nulle part. C’est la seule chose que je veux retenir. Nous dirigeons cette ville depuis six ans, et nous le ferons encore six ans si nous gagnons les élections, sans nous soucier des cartes politiques des uns et des autres.

Les LR arrivent divisés. Le candidat Lewis Marchand, 35 ans était présent sur la liste de François-Xavier Bellamy aux Européennes. Antoine About du parti des Républicains va y aller en solo.

Ce sont de drôles adversaires. Antoine About était venu me voir avant l’été en me demandant d’être adjoint sur ma liste. Le même qui rêvait il y a quatre mois d’être sur ma liste n’a pas de mots assez sévères pour critiquer l’extrême droite.
Je ne sais pas qui est Lewis Marchand. Ce jeune garçon représente des Républicains dans une circonscription qui n’est pas celle de Béziers et où il ne vit pas. On verra bien…
Je crois que l’électorat des Républicains se retrouve d’abord dans nos idées et dans notre façon de diriger la ville. Les gens se contrefoutent de savoir ce qu’on décidera à Paris et de ce qu’on leur demandera de voter. Ils voteront comme ils l’entendent, ils voteront en Biterrois. C’est la seule chose qui les intéressera. Je ne m’inquiète pas beaucoup de ce côté-là.
Une partie des responsables des Républicains veut être sur notre liste. Ils doivent bien sentir que les choses bougent, changent et que le Béziers de demain se dessine.

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Voile, communautarisme, immigration : la présidentielle 2022 en ligne de mire ?

Le professeur de droit Christophe Boutin analyse la situation migratoire en France et la stratégie d’Emmanuel Macron sur cette question en vue de sa potentielle réélection en 2022.

De ce que les polémiques concernant les réponses présidentielle et gouvernementale à l’immigration se multiplient, certains n’hésitent pas à imaginer que nous serions déjà dans la précampagne des élections présidentielles de 2022, où l’on nous annonce comme quasi-inévitable un nouvel affrontement au second tour entre Marine Le Pen et l’actuel locataire de l’Élysée. Outre que les prévisions à si long terme doivent toujours être prises avec infiniment de précautions, ce serait oublier, d’abord, que le président doit faire face à une visibilité accrue de l’immigration, avec des interactions entre des questions différentes, et qu’il peut aussi faire des choix politiques résultant d’échéances électorales plus proches. Le premier point de cette visibilité accrue de l’immigration relève en effet de l’impact des obligations vestimentaires que s’imposent certains fidèles de la religion musulmane, et qui, quoi qu’en aient des commentateurs qui n’hésitent pas à convoquer pour cela l’image des vestales de la Grèce antique ou celle des nonnes de nos couvents, ne relèvent pas des pratiques usuelles dans notre aire culturelle – et moins encore de nos jours. On sait que depuis quelques années la France tente de réglementer ces pratiques, se lançant dans un jeu du chat et de la souris dans lequel l’État est nécessairement perdant lorsque les provocations de ceux qui entendent braver les normes reçoivent un large soutien médiatique et politique.

Au nom de la lutte contre l’islamophobie, ce mot que tentent d’imposer les courants islamistes les plus directement politiques, qu’il s’agisse de ceux qui sont proches des Frères musulmans ou de ceux soutenus par des États wahhabites, il s’agit, d’une part, d’imposer une législation sur le blasphème et, d’autre part, de pouvoir en finir avec des mesures restrictives. Mais à raison de l’importance de la population musulmane présente sur le territoire français, cette revendication rend plus visible, en même temps que plus conflictuelle, la question de l’immigration. D’une part, parce que cette dernière n’est clairement plus pensée en termes d’intégration des migrants à une communauté culturelle leur préexistant, mais bien comme devant faire coexister sur le même territoire des groupes communautaires différents ; d’autre part parce qu’il ne s’agit pas ici de quelques dizaines de bouddhistes en robes safran, vus alors avec amusement, mais de groupes devenus territorialement majoritaires dans certaines zones.

Cet aspect de contrôle territorial lié à une immigration rendue plus visible par l’appartenance religieuse l’est tout autant si l’on évoque la violence qui sévit dans ce que l’on nomme par euphémisation les «quartiers difficiles». Cette dernière aboutit on le sait à l’interdiction d’action des services publics de l’État – services de sécurité, bien sûr, mais aussi pompiers, ambulances ou médecins –, dans des zones passées sous le contrôle effectif de groupes de délinquants dans lesquels la proportion de personnes issues de l’immigration semble plus élevé que la moyenne nationale – même si l’interdiction de statistiques ethniques peut laisser planer un doute.

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