Ce qui pousse Trump vers la victoire, par Ivan Rioufol

N’en déplaise à la basse-cour médiatique, qui lui est unanimement hostile, Donald Trump est de ces dirigeants qui ont le mieux compris leur époque. Il est dans le sens de l’histoire, qui oppose les déracinés aux enracinés. C’est ce que la gauche américaine ne veut pas comprendre. A ce titre, il pourrait être réélu le 3 novembre, en dépit des prédictions inverses. La condescendance des hommes politiques français à son égard est un conformisme, repris dernièrement par Nicolas Sarkozy. Il est vrai que le président américain a bien des défauts. Mais il a des idées claires sur les enjeux de son mandat. “Je fais la politique du XXI e siècle”, avait-il déclaré en septembre 2019. “L’avenir n’appartient pas aux mondialistes, l’avenir appartient aux patriotes”.

Plus que jamais, c’est cette vision qui s’impose. Jamais l’universalisme n’a été autant décrié. Jamais le souverainisme n’a été autant loué. La prochaine élection présidentielle française se jouera sur ce terrain. Il est arpenté par Trump depuis son élection en 2016. “Nous demandons un grand réveil des nations”, avait-il déclaré en septembre 2017 devant l’ONU. En juillet 2017, à Varsovie, il avait ajouté : “Si nous n’oublions pas qui nous sommes, nous ne pourrons pas être vaincus”. En France, la victoire en 2022 ira au candidat qui saura parler de la sorte.

Il est d’ailleurs plaisant d’observer la constance avec laquelle les détracteurs de Trump se mettent le doigt dans l’oeil. C’est à peine si les médias ont rappelé son rôle dans l’historique accord de normalisation conclu entre Israël, les Emirats arabes Unis et Bahreïn. L’événement a eu lieu le 15 septembre à la Maison Blanche. Ce rapprochement, qui scelle la défaite des Palestiniens, a été tacitement avalisé par l’Arabie saoudite, dont le prince héritier a promis de rompre avec le wahhabisme.

D’autres nations arabes sunnites pourraient s’y joindre. Or cette pacification, destinée à isoler l’Iran chiite, doit autant à la persévérance de Benyamin Netanyahou qu’au président américain. Il faut relire les augures de ceux qui annonçaient le soulèvement de la rue arabe, après la décision de Trump, en décembre 2017, de reconnaître Jérusalem comme la capitale d’Israël et d’y installer l’ambassade américaine. “Décision regrettable”, avait commenté Emmanuel Macron. Le choix du président français de rester l’interlocuteur de l’Iran des ayatollahs et du Hezbollah terroriste isole désormais la France dans le monde sunnite. Sale temps pour les donneurs de leçons.

Ivan Rioufol

Texte daté du 21 septembre 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Paris, Montpellier, Lyon, Rosny-sous-Bois… Un week-end d’ensauvagement ordinaire

N’en déplaise au calamiteux Dupond-Moretti et à ses camarades de la classe politico-médiatique qui se refusent toujours à admettre que notre pays est en proie à un ensauvagement croissant et s’obstinent – pour des raisons purement idéologiques – à parler pudiquement d’« incivilités », le week-end qui vient de s’écouler, avec son lot effrayant d’agressions violentes, meurtres et autres règlements de comptes entre bandes ethniques, a une nouvelle fois apporté la preuve que notre pays, hélas, sombrait chaque jour un peu plus dans la barbarie.

« Un Libyen et un Tunisien en situation irrégulière »

C’est ainsi que dimanche midi, dans le quartier de La Paillade à Montpellier, trois « jeunes » âgés de 20 à 30 ans ont été blessés à l’arme blanche au niveau du dos et du visage lors d’une violente bagarre opposant deux bandes ethniques de cette zone de non-France. La nuit précédente, déjà, un jeune « de nationalité étrangère », âgé d’une vingtaine d’années, avait trouvé la mort dans le métro lyonnais après avoir été poignardé au cœur et subi une tentative d’égorgement de la part de deux individus rapidement interpellés par les agents de la BAC, grâce à des témoins qui avaient assisté à la scène. Selon le syndicat de police Synergie-Officiers, les deux suspects, arrêtés « en état d’ébriété », en possession d’« un couteau taché de sang » et alors qu’ils tentaient de « négocier les tarifs de prostituées », sont « un Libyen et un Tunisien en situation irrégulière ». Petite précision des policiers : pendant que l’un des deux agresseurs tentait d’égorger la victime avec un tesson de bouteille, le second le poignardait directement au cœur…

« Le visage dissimulé derrière un hidjab »

Un peu plus tôt dans la journée de samedi, mais cette fois-ci en Seine-Saint-Denis, les secours découvraient dans un immeuble de Rosny-sous-Bois le corps sans vie d’un individu âgé de 29 ans présentant au moins une blessure par balle à l’abdomen, probablement à la suite d’un règlement de comptes entre bandes ethniques. Dépêchée sur les lieux, la police a rapidement interpellé et placé en garde à vue deux suspects âgés de 22 et 23 ans qui se trouvaient avec le défunt, et cherchait à déterminer lundi matin si la victime avait été tuée à cet endroit ou si elle avait été déplacée. Quant à la mairie, interrogée par Le Parisien, elle a confié – très sérieusement – de son côté : « depuis quelques années, nous avons des soucis avec cette rue. Beaucoup de riverains nous remontent un possible trafic de drogue. La situation y est tendue »… Enfin, autre fait marquant de ce énième week-end de sauvagerie d’importation : vendredi soir, à Paris, un individu vêtu « d’une longue tunique et le visage dissimulé derrière un hidjab » faisait brutalement irruption sur la place Lachambeaudie, et tirait à plusieurs reprises avec un revolver au milieu des badauds (heureusement sans faire de victimes), avant de prendre la fuite à scooter avec l’aide d’un complice. Une attaque qui, selon les premiers éléments de l’enquête et l’exploitation de la vidéosurveillance du quartier, visait semble-t-il un autre individu qu’il poursuivait et qui aurait réussi à prendre la fuite sans être touché par les projectiles.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 21 septembre 2020

Jean-Frédéric Poisson : « Le gouvernement profite de la crise sanitaire pour raboter nos libertés publiques »

Jean-Frédéric Poisson dénonce la gestion de la crise sanitaire par le gouvernement qui, selon lui, se sert « des contraintes sanitaires pour faire taire les oppositions », et dénonce les « incohérences » des mesures prises, en particulier celles concernant le port du masque.

Le ministre de la Santé, Olivier Véran et l’ensemble du gouvernement semblent préparer les Français depuis quelques jours à un éventuel reconfinement. Que pensez-vous de l’action du gouvernement ?

L’action du gouvernement est une catastrophe depuis le début de la crise sanitaire. On est passé d’une attitude de déni avec un président de la République qui 48 heures avant l’annonce du confinement généralisé demandait à tout le monde d’aller au théâtre et au cinéma parce que finalement rien n’était grave. Je passe sur les incohérences multiples que nous avons tous connues sur « les masques ne servent à rien et puis ensuite tout le monde doit en porter ».
Aujourd’hui, on dit que tout le monde doit être testé, mais on attend les résultats pendant trois semaines quand on arrive à trouver un laboratoire qui accepte de le faire. Tout cela est anxiogène. C’est incompréhensible et ne repose sur aucune espèce de certitudes sanitaires et scientifiques. Quand je vois l’énergie que déploient les grands pontes médicaux de notre pays à se crêper le chignon pour savoir qui a raison, je me dis qu’au fond, les Français ont de quoi être très inquiets, absolument pas rassurés.
Je comprends qu’ils aient perdu confiance en le gouvernement. Ils voient comme tout le monde une crise sociale et économique sans doute sans précédent pointer son nez si j’ose dire au début de l’année prochaine avec là encore, un plan de relance qui ne ressemble à rien. Personne ne comprend comment il marche. Tout le monde a déjà compris que seules les grandes entreprises en profiteront. Conclusion, je ne suis pas loin de penser que tout cela relève d’intentions sans doute louables, mais je suis de plus en plus interrogatif sur une tentative de manipulation généralisée. Je ne comprends pas pour quels motifs, on restreint nos libertés. Je ne comprends pas ou alors je comprends trop bien pourquoi on décide de prolonger de cinq mois l’interdiction de se réunir. Je vois bien qu’on profite aussi de cette crise sanitaire pour raboter nos libertés publiques dans des proportions inédites jusque là.
Au fond, si la gestion de la crise sanitaire n’était que pilotée par des impératifs de santé, je dirais que c’est une catastrophe puisque personne ne comprend rien et qu’en réalité tout le monde à la trouille.
En revanche, si d’autres motifs sont davantage politiques, sociétaux, alors là je trouve que c’est très habile de la part du gouvernement et c’est très dangereux pour nous tous.

L’ancien Premier ministre, Édouard Philippe fait un peu de prospective sur l’année à venir et prédit que ce sera une année de tempête. On a parfois l’impression que cette crise sanitaire tombe à point nommé pour étouffer toutes contestations sociales.

Je partage assez ce point de vue. Je suis très surpris de la tonalité des propos d’un Premier ministre qui était encore en fonction il y a trois mois, oubliant qu’il a été aux manettes de notre pays pendant trois ans. Sa part personnelle de responsabilité dans la situation est très lourde. C’est presque irresponsable de sa part de tenir des propos d’une telle nature. On attend plutôt d’un Premier ministre ne fut-il plus en fonction, des paroles qui ne soient pas rassurantes. Les Français ne sont pas tous des enfants. À quoi sert le politique s’il n’est pas là pour donner des perspectives ?
Encore une fois, cette capacité pour le pouvoir en place de profiter d’un reconfinement ou de contraintes particulières liées à la crise sanitaire pour étouffer les protestations de toutes natures et faire taire les oppositions, je ne sais pas si c’est l’intention de départ, mais en tout cas aujourd’hui cela y ressemble beaucoup. À défaut que ce soit initialement une intention originelle, je pense que tout est fait pour que les protestations étouffent. Il nous appartient à nous adversaires du pouvoir en place, de rappeler les choses, de les dire, de faire de la pédagogie et de continuer à se bagarrer pour dire qu’il y a d’autres solutions que la France ne disparaîtra pas. Si effectivement, on continue avec une telle gouvernance et de tels responsables publics, il y a des chances que nous entrions dans l’ornière pour un moment.

Comment expliquer que les contestions visibles soient d’ordre racialiste avec les mouvements autour de la mort d’Adama Traoré et d’autre part autour de ceux qu’on appelle encore des Gilets jaunes même si ce terme est maintenant sujet à caution autour de personnalité comme Jérôme Rodrigues. Cette contestation est-elle légitime en France ?

Elle est légitime, mais il y a plusieurs raisons au silence. La première c’est que faire peur aux Français fonctionne. Tout le monde est exaspéré et moi le premier de devoir porter un masque partout et tout le temps pour des raisons que personnes ne comprend. De plus, ces raisons sont incohérentes. Lorsque je marche sur le trottoir, que je me tiens à 50 cm pour téléphoner sur les trottoirs parisiens, que deux personnes sont assises à la terrasse d’un café à 50 cm de moi et qui elles, parce qu’elles sont à une terrasse de café, ont le droit de ne pas porter de masques, où est la cohérence ?
Vous roulez à moto et sous le casque, vous êtes obligé de porter un masque. En revanche, si vous roulez à vélo, vous avez le droit de ne pas en porter. Expliquez-moi comment cette affaire-là fonctionne. Que comprenez-vous ? Sinon que, en chambre, le Conseil scientifique et les cabinets mystérieux et brumeux décident des trucs un peu contradictoires.
On fait peur aux gens et cela fonctionne. La peur empêche, d’une certaine manière, de poser les problèmes sur la table.
Deuxièmement, lorsque vous entendez le vice-président des Républicains, Guillaume Peltier expliquer qu’il préfère être en meilleure santé avec moins de libertés que l’inverse, je me dis que décidément je ne partage pas cette vision du monde. Quand vous êtes dans cette vision du monde, vous préférez être rassuré d’être en bonne santé, ce que personne ne peut vous garantir au prix d’une réduction de vos libertés. Où est la nécessité de s’opposer ? Cela ne sert à rien !
D’une certaine façon, le virus n’a pas pénétré uniquement les poumons et les bronches, c’est un virus mental qui nous attaque tous et qui réduit notre capacité de résistance entretenue par des gens qui devraient au contraire, participer à l’éclaircissement des intelligences et des esprits. Ils ont renoncé à cette tâche-là parce qu’au fond ils n’ont rien à dire. Je pense que cette situation convient très bien au pouvoir en place qui va pouvoir aborder les prochaines échéances électorales avec des oppositions très très affaiblies qui n’ont rien à dire et qui d’ailleurs, n’ont pas l’intention de dire quoi que ce soit de plus.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

[vidéo] Covid-19 : multiples rassemblements contre les restrictions sanitaires

21/09/2020 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Face au coronavirus, les restrictions ne cessent d’augmenter.

Ces 19 et 20 septembre ont été marqués par de nombreux rassemblements partout dans le monde pour protester contre les reconfinements, les masques et les mesures sanitaires imposés par les gouvernements.


Bobigny : les étranges protections municipales pour la famille d’un tueur

Abdel Sadi, le nouveau maire communiste de Bobigny, s’est fait photographier avec l’une de ses administrées, une femme voilée nommée Lynda Benakouche. Cette femme n’est pas n’importe quelle intégriste islamique. Employée municipale de la ville, elle est la conjointe du tueur Christophe Soumbou, condamné en 2009 à 18 ans de prison (et libéré en juillet 2019) pour l’enlèvement, la séquestration (pendant trois semaines), la torture collective dans une cave de Bagneux, et le meurtre du jeune Ilan Halimi en 2006.

Le « gang des barbares », dirigé par le dénommé Fofana, et dont Soumbou était l’un des trois principaux « animateurs », comportait environ 25 membres. Criminalité et prosélytisme salafiste constituaient les deux activités essentielles du groupe. Ilan Halimi, 23 ans, avait été choisi au hasard, sur le seul critère de sa judaïté, l’objectif étant d’obtenir une rançon de sa famille. Mais les barbares – comme ils s’appelaient eux-mêmes –, l’avaient torturé puis assassiné. A Bagneux, une stèle, destinée à perpétuer le souvenir du jeune homme dans cette ville, est régulièrement saccagée. Ce gang des barbares a donc des disciples, des admirateurs. Et d’ailleurs, la plupart de ses membres ont retrouvé la liberté, aujourd’hui. Selon notre pointage, seul Fofana lui-même est encore incarcéré.

Mais inutile de dire que cette affaire a laissé des traces. Des traces qui ne semblent pas traumatiser outre mesure le maire de Bobigny. Car Abdel Sadi ne s’est pas fait piéger par l’épouse du tueur. Il n’a pas posé avec elle sans savoir qui elle était, puisque c’est une fonctionnaire territoriale de sa commune. Et d’autre part, l’ancienne municipalité (UDI) avait déjà été accusée d’exercer une sorte de protection à son égard, sans doute pour s’assurer une partie des voix des islamistes locaux, ou au moins une neutralité bienveillante.

Bobigny, préfecture de Seine-Saint-Denis, compte 52 000 habitants. Le 28 juin, au second tour des municipales, c’est donc la liste communiste menée par le dénommé Abdel Sadi qui l’a emporté avec 55 % des voix face à une liste centriste. Mais l’abstention avait été extrêmement forte (62 %) et Abdel Sadi et sa liste n’ont en fait obtenu que 4 600 voix. Avec 4 600 voix, une préfecture peut donc basculer, par exemple entre des mains islamo-communistes.

On peut s’interroger sur les protections de la femme du tueur

L’affichage de cette proximité entre la mairie communiste et la femme du tueur du gang des barbares fait quelques vagues. Le caractère clairement antisémite du meurtre commis il y a 14 ans favorise la publicité. Qui plus est, cette employée municipale est loin d’être une employée modèle. Et là aussi, on peut s’interroger sur l’indulgence à son égard, malgré des violences à l’égard d’une autre femme, et aussi à l’égard d’un élu.

La cour régionale des comptes avait d’ailleurs relevé qu’elle percevait des revenus bien supérieurs à ses compétences. Comme si son poste n’était qu’une forme de remerciement pour des services rendus (des services électoraux, s’entend). Cette situation troublante avait été pointée du doigt à l’encontre de l’ancienne municipalité. Mais la pratique semble se poursuivre avec le nouveau maire PCF, qui n’hésite donc pas à afficher son soutien à cette personne. Précisons toutefois que Lynda Benakouche n’a pas été condamnée dans le dossier du meurtre d’Ilian Halimi. Mais cette pratique de la préférence antinationale devient insupportable.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 18 septembre 2020

Lacoste met fin à sa collaboration avec les rappeurs Moha La Squale et Roméo Elvis

21/09/2020 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Désormais Lacoste ne souhaite plus associer son image à Moha La Squale et Roméo Elvis. La marque française, critiquée depuis plusieurs jours sur les réseaux sociaux, a annoncé vendredi dernier avoir mis un terme à sa collaboration avec les deux rappeurs. Le premier de son vrai nom Mohamed Bellahmed est visé par une enquête pour « violences volontaires », « menaces de mort » et « agression sexuelle » suite aux plaintes déposées par quatre jeunes femmes. Le second a présenté ses excuses après avoir été accusé d’agression sexuelle par une jeune femme sur les réseaux sociaux. Aucune plainte n’a toutefois été déposée contre lui.

La direction de Lacoste indique que la collaboration avec les rappeurs ne sera pas renouvelée, pour une « question d’éthique » et de « morale ». Contactée par BFM Business, un représentant de la marque indique y avoir mis un terme « depuis plusieurs mois ». « Nos équipes sont fortement attachées aux valeurs de respect et de tolérance transmises par notre fondateur et nous condamnons absolument toute forme de violence, de harcèlement et d’agressions ».


Lutter contre le séparatisme islamique ?

Après l’été sanglant que nous avons vécu, une partie du gouvernement semble se réveiller et considérer enfin que la première mission de l’État n’est pas d’accueillir la terre entière aux frais du contribuable, mais de protéger les Français.

Je dis: «une partie», car le gouvernement compte encore – et au plus haut niveau – des dangereux utopistes comme le Garde des sceaux qui a osé réemployer l’expression socialiste de « sentiment d’insécurité » pour mieux dissimuler le rôle de la «justice» dans le développement galopant de l’insécurité.

Pourtant, Emmanuel Macron a élevé le ton, ces dernières semaines, et dénonce martialement le «séparatisme islamique», contre lequel une loi devrait être votée bientôt.

Je ne peux que me réjouir que le candide technocrate parvenu au sommet de l’État, sans beaucoup d’expérience du gouvernement des hommes, découvre la réalité du danger islamique.

Mais j’avoue me méfier des gesticulations actuelles.

D’abord, je note que M. Macron refuse de regarder l’islam en face. Redisons une énième fois qu’il est faux et archi-faux que «l’islam politique», comme on dit désormais, constitue un dévoiement du « vrai islam », comme l’a encore déclaré récemment le chef de l’État.

Il suffit de feuilleter le Coran (dont je rappelle qu’il est supposé être la parole incréée de Dieu et donc ne peut faire l’objet d’aucune interprétation ni d’aucune contextualisation – à la différence notable de la Bible) pour constater que c’est bien la «révélation» islamique qui prévoit l’asservissement des femmes ou des «mécréants».

Par ailleurs, le problème n’est pas le «séparatisme». Ou plutôt n’est pas seulement le séparatisme.

Il est évident qu’il serait souhaitable que les territoires français où s’applique déjà, au moins partiellement, la charia soient reconquis.

Mais, d’une part, le séparatisme n’est pas un phénomène nouveau. Voici des années que des quartiers toujours plus nombreux passent sous une autre loi que la loi française – souvent avec la complicité des élus qui, en échange de suffrages, ferment les yeux ou encouragent.

Et, d’autre part, il y a pire que le séparatisme. Il serait peut-être temps que M. Macron et les siens prennent au sérieux nos adversaires (mais, comme leurs prédécesseurs du Front populaire avaient refusé de croire que «Mein ­Kampf» constituait le programme ­d’Adolf Hitler, ils refusent de croire que le Coran constitue le «programme» des islamistes).

Or, le Coran n’encourage pas au séparatisme, sinon en situation de minorité ou de faiblesse. Il encourage à la conquête. C’est tout différent. Au train où vont les choses, la lutte contre le séparatisme pourrait être prochainement «gagnée» par l’application de la charia à tout le territoire national!

Plus grave, le gouvernement fait mine de lutter contre le séparatisme islamique, mais il en aggrave les causes en réclamant encore plus d’immigration.

Cerise sur le gâteau, nous avons appris tout récemment – mais, à vrai dire, nous l’avions supposé dès qu’il fut question d’une loi – que la loi lutterait contre « tous les séparatismes ».

Point n’est besoin d’être devin pour comprendre que cette loi ne va pas beaucoup gêner les islamistes, mais qu’elle va attaquer les libertés de tous les Français.

Au fond, le problème n’est plus tellement que les islamistes détestent notre civilisation. Il est plutôt que ceux qui prétendent nous diriger ne voient pas pourquoi il faudrait l’aimer et la défendre. À tout prendre, les islamistes sont logiques; c’est nous qui sommes absurdes de nous donner des chefs qui nous haïssent ou nous méprisent.

Guillaume de Thieulloy

Tribune reprise de les4verites.com

Violences et criminalité en hausse – Pour Xavier Raufer : “À part des effets d’annonce, sur le terrain, rien n’a été fait”

Xavier Raufer, criminologue et essayiste, son dernier livre « Le Crime mondialisé » (Ed. du cerf, 2019), était l’invité de Patrick Roger le 16 septembre dans l’émission “C’est à la une” sur Sud Radio.

Les violences semblent s’être multipliées dans certains quartiers, à tel point qu’un journal parle d’un été meurtrier. On recense déjà 304 faits depuis le début d l’année, dont de nombreuses fusillades. Pourquoi cette flambée ?

Un effet de rebond prévisible

C’est tout simple, estime Xavier Raufer, criminologue et essayiste. Si au lieu d’écouter des sociologues gauchistes, le gouvernement écoutait les criminologues, il aurait pu prévoir tout cela. Le 16 mars 2020, le jours même où le confinement commençait, j’ai donné une interview à Boulevard Voltaire, où j’ai dit deux choses : premièrement, pendant le confinement, la criminalité des rues, celle qui s’opère sur la voie publique, va s’effondrer. Pourquoi ? Pour faire cela, il faut être dans la rue, or il n’y a plus personne. Les voyous vont se cacher en attendant d’être à nouveau cachés dans la foule comme ils le sont d’ordinaire.”

« J’avais aussi dit qu’après le 11 mai, il y aurait un rebond, poursuit-il. Rien n’a été fait concrètement pour prévoir cet effet de rebond. Ce qui régit la vie des criminels, c’est ce que l’on appelle l’effet de déplacement. Cela peut s’opérer dans l’espace : quand les banques sont trop blindées, on va braquer les supermarchés. Ou bien cela peut s’opérer dans le temps : quand je ne peux pas braquer au mois de mars, je le fais au mois de juin. Ce déplacement dans le temps est classique en criminologie.”

20.000 à 40.000 euros de chiffre d’affaires par jour

À part des effets d’annonce et jouer sur le mot « ensauvagement », sur le terrain rien n’a été fait. Depuis le début du printemps, le gouvernement se borne à déplacer des compagnies de CRS épuisées d’un point du territoire à l’autre. On saupoudre en fonction du dernier maire qui a protesté.” La police laisse-t-elle faire les règlement de comptes entre bandes rivales ? “Certainement pas. La lutte entre criminels est darwinienne : les plus durs survivent. À laisser faire ce genre de règlements compte, on a à la fin un milieu criminel plus dur, féroce et déterminé. C’est quelque chose à ne jamais faire.” Pour autant, “l’idée d’embrasement général est absurde. Tous ces gangs sont en guerre les uns contre les autres, pas contre le gouvernement. Ce sont des bandits, en guerre pour une seule raison : le fric !

Article repris du site Sud Radio

La nature comme socle – Colloque de l’Iliade le 19 septembre 2020 à Paris

18/09/2020 – FRANCE (NOVOpress)
La pandémie actuelle est un choc supplémentaire pour les peuples mondialisés et hors-sols qui font face à une nouvelle crise sanitaire et écologique ?
La Nature, qui n’est ni bonne ni mauvaise, se rappelle donc avec force aux hommes !

Pour les Européens, qui en font le socle de leur génie civilisationnel, cette crise est l’occasion de repenser en profondeur leur place dans la Nature et de débuter un réel ressourcement. Un questionnement au cœur du colloque La Nature comme socle – Pour une écologie à l’endroit, le grand rendez-vous annuel de l’Institut Iliade qui aura lieu le 19 septembre prochain à La Maison de la chimie.

Les organisateurs de cette manifestation, qui prend chaque année un peu plus d’ampleur, veulent dénoncer une écologie mondialiste délirante qui ne cherche qu’à déconstruire « les identités et les traditions ». Le colloque de l’Iliade s’annonce comme une grande entreprise de « dé-jadotisation des esprits », en référence au patron des Verts et futur candidat à la présidentielle, Yannick Jadot.

Plus d’infos : https://www.weezevent.com/la-nature-comme-socle


Menaces de mort contre Zineb El Rhazoui – Le scandaleux silence des médias et de l’État, par Franck Deletraz

Faudra-t-il attendre tranquillement qu’un djihadiste ou autre fou d’Allah s’en prenne physiquement à Zineb El Rhazoui pour que l’Etat se décide enfin à sévir, et que les grands médias cessent de fermer lamentablement les yeux sur le harcèlement dont cette courageuse journaliste fait l’objet ? Prise pour cible depuis des années par l’« islamophère » et ses complices, qui ne lui pardonnent pas ses déclarations récurrentes contre l’islamisation galopante de notre pays, l’ancienne collaboratrice de Charlie Hebdo a vu redoubler ces dernières semaines les appels au meurtre contre sa personne, au point de devoir lancer un appel au secours déchirant sur Twitter !

« J’ai envie de la décapiter »

Son « crime » ? Avoir osé évoquer le 14 septembre dernier sur LCI la polémique autour d’Imane Boune, et déclaré, à propos de cette étudiante voilée présentée de façon gratifiante par BFM TV, qu’elle était, après « enquête sur [son] environnement idéologique », « une militante islamiste, extrêmement prosélyte et radicale ». Des propos qui auront suffi à enflammer immédiatement la foule considérable des islamistes qui hantent les réseaux sociaux et valent à Zineb El Rhazoui un déferlement incessant de menaces de mort depuis des semaines. Parmi les innombrables « amabilités » citées par la courageuse journaliste, on retiendra celles-ci, particulièrement révélatrices de la barbarie que le gouvernement a laissé s’installer et prospérer en France : « Je vais la brûler cette connasse », « Poussez-la sous un train », « Qu’on lui coupe la tête à cette salope », ou encore « J’ai envie de la décapiter à coups de hache »…

« Nous ne laisserons rien passer. Jamais »

Face à un tel déferlement de haine et d’appels au meurtre, nous aurions été en droit d’attendre du gouvernement et des grands médias qu’ils s’indignent comme ils savent si bien le faire lorsqu’il est question de « propos racistes » ou d’« extrême droite ». Et même, de la part de l’Etat, qu’il interpelle les internautes concernés et les punisse. Or, dans le cas de Zineb El Rhazoui, rien. Silence complet de la grosse presse. Absence totale de réaction du gouvernement ! La seule réponse apportée à ce jour à ce flot incessant de haine est l’annonce de poursuites, faite par Thibault de Montbrial, l’avocat de la journaliste, qui a promis : « Nous allons nous occuper de ces jeunes gens : les plaintes pour menaces de mort envers Zineb El Rhazoui seront déposées contre eux dans les prochains jours. » Avant d’ajouter : « Nous ne laisserons rien passer. Jamais. » Reste quand même, pour la journaliste, ce goût particulièrement amère que ressentent tous ceux (et ils sont nombreux) que la République a honteusement trahis. Ainsi, confiait Zineb El Rhazoui, « alors que je n’ai jamais reçu autant de menaces de mort aussi explicites en si peu de temps, c’est la tristesse et l’écœurement qui l’emportent sur la colère ou même la peur ». Car, ajoutait-elle, « ce qui m’arrive, c’est ce qui, hélas, arrive au pays. Pauvre France ! » Et la journaliste d’avertir alors : « A tous ceux qui me soutiennent, réagissez si vous ne voulez pas que vos messages de soutien se transforment en messages de deuil. Je tiens les dirigeants de ce pays pour responsables de ce qui m’arrive ou m’arrivera. »

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 17 septembre 2020

Thaïs d’Escufon : “L’identité, c’est tout simplement ce qui fait qu’en France, je me sens en France, et pas en Namibie”

Beaucoup de musulmans étrangers vivant en France votent islamiste

La France compte la plus importante communauté musulmane d’Europe. Cette caractéristique ne fait que se renforcer, compte tenu du nombre de titres de séjour délivrés à des étrangers issus de pays du Maghreb.
Une analyse du vote des ressortissants tunisiens et turcs présents en France fait ressortir que nombre d’entre eux portent leurs suffrages sur des partis islamistes. Voilà qui devrait amener à s’interroger les « progressistes » qui portent de grands espoirs dans le processus d’acculturation en France.

L’importance de la communauté musulmane en France

La France compte la communauté musulmane la plus importante d’Europe (1). Plusieurs indicateurs témoignent du caractère croissant de cette situation. Une étude de l’INSEE réalisée en 2019 montre une très forte progression du nombre de prénoms arabo-musulmans attribués aux nouveau-nés dans notre pays, qui s’élèverait actuellement à 21 % (2). Le Maroc (19 %), l’Algérie (17 %) et la Tunisie sont les principaux pays d’origine des bénéficiaires des premiers titres de séjour délivrés en 2018 (3). On retrouve ces nationalités en tête pour les naturalisations : le Maroc, l’Algérie et la Tunisie sont les trois premiers pays d’origine des étrangers ayant été naturalisés Français, « avec une grande stabilité d’une année à l’autre », comme le soulignait récemment la Cour des comptes (4).

Le vote des ressortissants de pays de culture musulmane présents en France peut apporter un éclairage intéressant sur l’orientation politico-religieuse d’une partie d’entre eux.

Kais Saied plébiscité par la communauté tunisienne en France

En septembre 2018 avait lieu l’élection présidentielle en Tunisie. Un universitaire de 62 ans, Kais Saied, a été élu président au second tour. Ses prises de position ont le mérite de la clarté.

Il s’est déclaré opposé à l’égalité homme-femme en matière d’héritage (5). Un président qui s’est affiché avec certains dirigeants d’un parti salafiste dénommé Hizb Ettahrir (6). À l’heure où des homosexuels sont enfermés en Tunisie, il n’est pas question pour Kais Saied de dépénaliser l’homosexualité et de changer le Code pénal qui la criminalise (7). Fervent défenseur du peuple palestinien, il refuse l’entrée en Tunisie aux porteurs de passeports israéliens (8), jusqu’à demander une enquête après la participation d’un joueur de tennis franco-israélien à une compétition dans la capitale tunisienne (9). Pour être élu, il aurait, selon certains observateurs, bénéficié des voix des électeurs du parti islamiste Ennahdha (10).

Kais Saied a été véritablement plébiscité par les Tunisiens vivant en France : il a obtenu 77,35 % des suffrages exprimés dans la première circonscription des Tunisiens de France et 67 % dans la deuxième circonscription (11).

Ces électeurs de l’étranger ont été invités, à la même période, à voter pour leurs députés. Ceux, peu nombreux, qui se sont déplacés ont placé en tête le parti islamiste Ennahdha. Une tendance également constatée parmi les Tunisiens vivant dans leur pays, qui font de la branche tunisienne des Frères musulmans le premier parti de Tunisie, même s’il est en perte de vitesse depuis les dernières élections (12).

Les Marocains de France privés du droit de vote

Il est plus difficile de connaître la sensibilité politique dominante parmi les électeurs marocains vivant en France : les Marocains résidant à l’étranger ne bénéficient pas du droit de vote aux élections communales et législatives. Leurs votes auraient-ils été sensiblement différents de ceux de leurs compatriotes vivant au pays ? Aux dernières élections législatives en 2016, le Parti de la justice et du développement est arrivé en première position, avec 27 % des suffrages exprimés. Ce parti ne cache pas son orientation islamiste. Il entretient notamment des liens avec le parti turc de la mouvance des Frères musulmans AKP (13).

En Algérie, des élections peu représentatives

La mesure de l’audience des islamistes parmi les électeurs algériens vivant en France tient de la gageure. Les élections législatives organisées en mai 2017 en Algérie ont été marquées par un très faible taux de participation des électeurs (38 %). Les partis islamistes sont arrivés en troisième position pour le nombre de députés élus, qui s’élève à 60. Des soupçons de corruption et des appels au boycott ont marqué le scrutin. Lors de la dernière élection présidentielle du 12 décembre 2019, le principal parti islamiste du pays, le Mouvement de la société pour la paix, n’a pas présenté de candidat. Le taux de participation des Algériens de l’étranger à ce scrutin a été dérisoire : 7,52 %… (14). Difficile dans ces conditions de considérer ces élections comme représentatives des convictions politiques des Algériens vivant en France.

Erdogan plébiscité par les Turcs vivant en France

Lors de la dernière élection présidentielle qui a eu lieu en Turquie en juin 2018, les 330 000 ressortissants turcs vivant en France, en âge de voter, ont massivement porté leurs voix à Recep Tayyip Erdogan. Le président turc, qui briguait sa réélection, a recueilli 65 % des voix parmi les Turcs vivant en France. Dans certaines villes, le scrutin a tourné à l’apothéose, comme à Lyon où Erdogan a recueilli 86 % des suffrages exprimés parmi les électeurs turcs (15).

La dérive autoritaire du président Erdogan et son islamisme militant ne sont plus à présenter (16). Cela n’a pas empêché un vote d’adhésion massif parmi les électeurs turcs présents en France. Le rôle des 250 mosquées dans notre pays où prêchent près de 150 imams turcs payés par la Direction des affaires religieuses est souvent mis en avant comme relais d’influence (17).

Pendant ce temps, selon de récents rapports, les minorités religieuses et ethniques ont de plus en plus de difficultés à être reconnues en Turquie, le président Erdogan ne manquant pas une occasion pour attiser la fibre nationaliste et islamiste parmi la population (18).

Les élections au Maghreb ont été marquées, ces dernières années, par une importante désaffection des électeurs. Le taux de participation des Algériens de l’étranger à la dernière élection présidentielle a été dérisoire. Les Marocains résidant en France ont tout bonnement été écartés des derniers scrutins organisés au Maroc. Les récentes élections organisées en Tunisie montrent en revanche qu’une frange importante de l’électorat tunisien vivant en France qui s’est déplacée a porté son vote sur un candidat dont les positions sont fortement marquées par l’islamisme.

Lors de la dernière élection présidentielle, les Turcs vivant en France ont véritablement plébiscité Recep Tayyip Erdogan.

Les progressistes pensent que l’ouverture des frontières et le grand déplacement des peuples apportent non seulement un enrichissement mutuel, mais aussi une communion autour de valeurs partagées, évidemment « progressistes ».

Les récents scrutins auxquels ont participé des étrangers de culture musulmane vivant en France sont un indice que l’acculturation dont rêvent les progressistes n’est souvent pas au rendez-vous. Au contraire, parmi une frange croissante de jeunes de culture musulmane vivant en France, on observe une tendance inverse avec la progression à grands pas d’un islam radical bien éloigné de celui des « chibanis » arrivés dans les années soixante.

Le gouvernement saura-t-il en tirer les conséquences, notamment en matière de politique migratoire ? Lors de la présentation de son plan de « lutte contre le séparatisme » ostensiblement présenté aux médias le 7 septembre, il a soigneusement évité la question. En faisant l’autruche, il risque de continuer à écoper l’eau qui s’infiltre dans le bateau avec un godet.

(1) « La population musulmane progresse en France et en Europe ». Le Figaro. 30 novembre 2017.
(2) « Fichier des prénoms – État civil ». INSEE. 1900 à 2018.
(3) « Les étrangers en France. 2018 ». Ministère de l’Intérieur.
(4) Rapport de la Cour des comptes sur la politique migratoire de l’État. 5 mai 2020.
(5) « “Le Coran est clair”… Kais Saied s’oppose à l’égalité successorale ». Webdo.tn. 14 août 2020.
(6) « Tunisie : qui est Kais Saied, l’invité surprise du second tour de la présidentielle ? ». L’Union. 15 septembre 2019.
(7) « Qui est Kais Saied, le nouveau président tunisien ? ». BBC News Afrique. 14 octobre 2019.
(8) « Tunisie : mais qui est M. Kais Saied, le nouveau président tunisien ? ». France Maghreb2. 16 octobre 2019.
(9) « La Tunisie demande une enquête après la participation d’un joueur israélien à une compétition de tennis ». i24news. 31 janvier 2020.
(10) « Tunisie – Présidentielle 2019 : pourquoi Kais Saied a gagné ? ». Business News. 15 septembre 2019.
(11) « Présidentielle 2019 : résultats préliminaires du second tour dans les circonscriptions de l’étranger ». Directinfo. 14 octobre 2019.
(12) « Élections législatives en Tunisie : les Tunisiens de France plébiscitent Ennahdha ». Europe 1. 7 octobre 2019.
(13) « Les secrets d’un mariage ». L’Observateur du Maroc et d’Afrique. Consultation le 14 septembre 2020.
(14) « Algérie : les résultats détaillés de l’élection présidentielle ». ObservAlgérie.com. 5 août 2020.
(15) « En France, la communauté turque a massivement voté pour Erdogan ». France Info. 25 juin 2018.
(16) « La Turquie sous Erdogan : le compte à rebours vers l’ultime explosion ». Sputniknews. 21 mars 2016.
(17) « La Turquie tisse sa toile dans l’islam de France ». La Croix. 19 janvier 2020.
(18) « Religious freedom report. Turqey ». Aide à l’Église en détresse.

Paul Tormenen

Texte repris du site Polémia

Le virus a bon dos, par Maxime Tandonnet

Les informations se suivent et ne se ressemblent pas. La rentrée de septembre est marquée par la peur d’une reprise de la pandémie et d’une seconde phase « exponentielle ». D’autres sources d’informations montrent le contraire, comme cet article de Capital. Depuis mars dernier, le monde a changé en mal. Il a basculé dans tout autre chose. Nous vivons dans le monde d’après et il n’est pas beau à voir. L’arrêt des grands voyages planétaires est emblématique de l’anéantissement de la liberté et de l’enfermement des consciences. Le chômage, le désœuvrement et la pauvreté ravagent nos sociétés mais la dissimulation et le truquage des réalités sont désormais banalisés, comme dans n’importe quel système totalitaire. La violence omniprésente est le signe de la désintégration du tissus social, dans un monde où il est interdit de voir le visage d’autrui et de serrer les mains. La montée des idéologies de la table rase extrémiste en politique n’est que le reflet de la barbarie croissante de la société. L’indifférence, l’abstentionnisme, le repli sur soi, le dégoût et la méfiance imprègnent toute vie politique.

Alors, l’unique explication à ces phénomènes qui est donnée est celle du virus. De fait, le virus n’est qu’un déclencheur, l’étincelle qui a mis le feu aux poudres de la maison globale. L’effondrement, la crise suprême de civilisation était déjà en germe dans l’exubérance de la mondialisation chaotique et débridée. Le virus a fait éclater une bulle qui devait de toute façon éclater. Aujourd’hui, il est un prétexte. Il est là certes. Il est là mais il a pris toute sa place, toute son utilité, sa raison d’être comme pilier du monde d’après. Il est là aussi pour faire peur, pour faire oublier nos malheurs, nos désastres et nos échecs, la chute dans le nihilisme.

Les élites dirigeantes ou influentes ont besoin de ce virus comme bouc émissaire d’une société épouvantable dans laquelle nous sommes en train de faire naufrage, une société sans travail, sans jeunesse, sans courage, sans imagination, sans désir, sans but, sans idéal, sans liberté – en particulier la première de toutes, la liberté de se déplacer, de franchir les frontières, de partir, bref s’évader, le plus joli mot de la langue française. Même quand le virus aura objectivement disparu, il sera toujours là, comme une menace infernale brandie par les autorités morales et nous tenir en laisse par le biais de la peur. Et s’il n’est vraiment plus là, il sera aussitôt remplacé par un autre virus.

Le « monde d’après » – le nôtre désormais – a besoin de lui, le virus est au centre de son équilibre et de sa survie. Et contre la peur, il n’existe qu’une seule arme: la vérité.

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet

Après Google, Twitter annonce un renforcement de la censure

Alors que Google déclare ouvertement contrôler les commentaires autour des « évènements sensibles », Twitter à son tour veut sélectionner les « bons messages » et éliminer les « messages qui sapent la confiance dans les élections ». Devinez pour qui et contre qui ?

Modération et censure

Ah la modération ! Et les modérateurs ! Si vous recevez un message de Facebook ou YouTube ou Twitter disant que votre prose/image/commentaire « n’est pas conforme aux règles de notre communauté » c’est que vous avez eu affaire à un modérateur (humain ou digital). La modération c’est le petit nom, le cache-sexe de la bonne vieille censure avec des ciseaux qui ne sont plus de métal mais sous forme d’algorithmes.

Un système anti Trump

Le 10 septembre 2020 Twitter annonçait avec le sourire de « nouvelles règles de modération ». Pourquoi ? Pour protéger le bon peuple ignare des « messages trompeurs » qui pourraient l’induire en erreur et le conduire par exemple à se tromper de bulletin de vote.

Le réseau social est très précis dans sa formulation. Seront supprimés (vous êtes alors un « agent trompeur », vous deviendrez muet avec un bâillon digital) ou précédés de la mention « trompeur » (vous n’êtes peut-être pas un vilain agent trompeur mais on vous avertit et on met en garde) certains types de messages :

les informations fausses ou trompeuses qui créent une confusion sur les lois régissant un processus démocratique », les « affirmations contestables qui sapent la confiance dans le processus [électoral], comme les informations sur la [fraude électorale] » ; et les « affirmations trompeuses sur les résultats d’un processus démocratique (…), comme les revendications de victoire avant que les résultats n’aient été certifiés, ou les incitations à des comportements illégaux qui empêcheraient une passation de pouvoir pacifique

Bigre ! Vous allez être bien protégés et en particulier les citoyens américains à la veille de leur scrutin de novembre. Twitter a déjà commencé à limiter la diffusion de certains messages de Trump. Cela ne vous rappelle rien ? Noam Chomsky appelle cela « la fabrication du consentement ». Pour vous mettre à l’abri des (perverses) tentations l’État profond (ou ses prolongements) vous met dans une bulle. Dans cette bulle ne pourront parvenir que les « bons messages » estampillés « conformes aux règles de notre communauté ». Dans ces conditions pourquoi encore voter ? Pourquoi, en effet.

Article repris du site OJIM

La guerre des Le Pen n’aura pas lieu !

C’est le scénario rêvé des médias français depuis quelques jours. Une opposition, voire une guerre ouverte entre Marion Maréchal et Marine Le Pen. L’ancienne députée du Vaucluse qui a quitté la vie politique pour fonder l’Issep revient dans le paysage médiatique. Il n’en fallait pas plus pour nos confrères. Se délectant d’avance, ils mettent en scène la nièce pour attaquer la tante. Marion s’exprime ? Elle « parasite la rentrée de Marine ». Marion a quitté le RN ? Elle ne « soutiendra pas Marine Le Pen ».

Une débauche de moyens et de fantasmes qui est en réalité très réjouissant pour le camp national. D’une part parce que c’est notre camp qui créée l’actualité politique aujourd’hui tant l’offre à gauche est inexistante, d’autre part parce que le camp médiatique identifie le RN et la « Marionsphère » comme les seuls opposants crédibles à la fois politiquement et intellectuellement au camp Macron. Dans les coulisses du Nouvel Obs, de France Inter et du Monde, on en est à appeler de ses vœux une telle confrontation simplement pour avoir (enfin) quelque chose d’intéressant à raconter. Et surtout, on est prêt à tout pour aller chercher noise au RN.

« Je ne vais pas faire semblant de ne pas voir ce que tout le monde voit. Je veux dire, ça paraît évident aujourd’hui qu’on ne peut pas gagner seuls » assène Marion chez Bourdin sur RMC. Le constat est clair et il est partagé par la plupart des observateurs. Pour autant, Marion Maréchal reconnaît que personne ne peut se passer du RN et de Marine Le Pen. Elle diffère en cela de Robert Ménard qui nie farouchement toute chance pour Marine Le Pen de remporter les élections présidentielles. « Je pense qu’on ne peut pas être si catégorique, je n’exclus pas du tout que Marine Le Pen puisse gagner, mais je pense qu’elle ne peut pas gagner seule, tout simplement parce que dans notre système d’institutions, on ne peut pas gagner sans coalition ».

Marion Maréchal est aussi très claire sur la question des coalitions. Invalidant de facto la stratégie mariniste de dragage ouvert des rangs Insoumis, Marion, et c’est aussi en cela que divergent souverainistes et conservateurs, regarde plutôt vers l’électorat et certains élus LR.

« Je pense que, une fois de plus, les marges de manœuvre se trouvent plutôt chez une partie des LR, pas exclusivement mais chez une partie des LR, et qu’il faut pouvoir assumer cette ouverture vers cet électorat particulier, vers ces Français et vers peut-être ces élus aussi. »

Au fond, il ne s’agit pas d’opposition entre la nièce et la tante. La première n’affrontera jamais la seconde. Elle s’y est engagée et ne sera pas celle qui mettra des bâtons sérieux dans les roues de Marine Le Pen. Toutefois, on rejoint la rhétorique qui saute aux yeux depuis l’élection d’Emmanuel Macron : ni Dupont-Aignan, ni Poisson, ni Ménard, ni Marion, ni Marine, ni Sarkozy, Wauquiez ou qui savons-nous encore ne pourra gagner seul.

Et si Marine Le Pen venait à remporter les élections présidentielles, aura-t-elle les moyens de gouverner seule et sans coalition ? Même si elle réunissait sans peine un gouvernement compétent, parviendra-t-elle à occuper tous les postes stratégiques et à obtenir une majorité à l’Assemblée nationale sans coalition ? La question mérite en tout cas d’être posée avant la course officielle à la présidentielle. Marion Maréchal en posant ces interrogations n’agit pas contre sa tante.

Etienne Defay

Article paru dans Présent daté du 16 septembre 2020

Viktor Orbán : “L’Europe occidentale souhaite un monde métissé et vivre ensemble avec des étrangers. Nous préférons rester hongrois”