Afrique : la question de l’Etat, par Bernard Lugan

Bernard Lugan

De tous les mensonges faits à l’Afrique, celui qui prétend lui faire croire qu’il n’y a pas de développement sans démocratie est celui qui y a provoqué les plus grandes catastrophes.
Ce diktat impose en effet un système politique fondé sur l’individu à des sociétés communautaires, avec pour résultat une ethno-mathématique électorale garantissant le pouvoir aux peuples les plus nombreux. D’où un désordre permanent.
Le développement de l’Afrique demeurera donc une chimère tant que la question de l’Etat n’y sera pas résolue.

Dans les Afriques où la criante nécessité d’Etats forts est une évidence, l’impératif démocratique décrété à la Baule par le président François Mitterrand le 20 juin 1990 a eu des conséquences désastreuses. Le multipartisme y a en effet affaibli des Etats en gestation et réveillé les luttes de pouvoir à travers des partis qui ne sont, dans leur immense majorité, que des habillages ethniques.

C’est pourquoi les Afriques doivent :
1) Reprendre au plus vite ce « raccourci autoritaire » qui traumatise tant les démocrates européens, mais qui, seul, est susceptible de provoquer une coagulation nationale.
2) Répudier le système électoral fondé sur le destructeur principe de « un homme une voix ». Donnant automatiquement le pouvoir aux peuples les plus nombreux, il fait donc des membres des ethnies minoritaires des citoyens de seconde zone ; d’où d’incessantes guerres civiles.
3) Réfléchir à des modes électoraux communautaires et non plus individuels.

En un mot, les Africains doivent se décoloniser mentalement pour revenir à la culture du chef en laissant celle du consensus mou aux donneurs de leçons européens. Leur salut en dépend. Tout le reste n’est que nuées européocentrées. A commencer par le mythe du développement[1].

Autrement, l’Afrique restera un continent-mendiant vivant de la charité internationale et des remises de dette. Compte tenu du contexte économique mondial, pourra-t-elle d’ailleurs continuer à recevoir année après année, ces sommes colossales versées par les pays dits « riches » au titre de l’APD (Aide pour le Développement) ?
Pour mémoire, de 1960 à 2018, le continent a reçu en dons, au seul titre de l’APD, près de 2000 milliards de dollars (pour une dette d’environ 400 milliards de dollars dont entre 180 et 200 milliards de dollars de dette chinoise), soit en moyenne 35 milliards de dollars par an, c’est-à-dire plusieurs dizaines de fois plus que l’Europe du lendemain de la guerre avec le plan Marshall.

Or, ces prêts, ces allègements de dette, ces aides et ces dons n’ont servi à rien car, en plus de sa suicidaire démographie, le continent est paralysé par son immobilisme.
En effet, en dehors du don de la nature constitué par le pétrole et les minerais contenus dans son sous-sol, l’Afrique ne produit rien.
Sa part de la valeur ajoutée mondiale dans l’industrie manufacturière est en effet de moins de 2% dont les 9/10e sont réalisés par deux pays sur 52, l’Afrique du Sud et l’Egypte…

[1] Voir à ce sujet mon livre Osons dire la vérité à l’Afrique.

Bernard Lugan

Texte repris du site Blog de Bernard Lugan

Donald Trump se lance dans une guerre contre les réseaux sociaux

04/06/2020 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Donald Trump a une nouvelle fois provoqué la polémique sur les réseaux sociaux. Selon Twitter et Snapchat, des messages du président américain incitent à la violence raciale.

Les plateformes ont donc décidé de signaler les messages en question. De son côté Facebook a choisi de ne pas modérer les propos de Donald Trump, provoquant des divergences entre les salariés et son PDG, Mark Zuckerberg.


Bronx-sur-Seine – Manifestation interdite du Comité Adama Traoré, par Franck Deletraz

Forces de l’ordre violemment prises à partie, quartier entièrement saccagé et boulevard périphérique envahi : alors que la Préfecture de police de Paris l’avait formellement interdite et que plusieurs syndicats de policiers avaient mis en garde les autorités contre les graves débordements que celle-ci pouvait entraîner, la manifestation ouvertement anti-flics organisée par le Comité Adama Traoré s’est quand même tenue mardi devant le tribunal judiciaire de Paris, donnant lieu, comme l’on pouvait s’y attendre, à d’innombrables violences. Retour sur un véritable scandale qui, dans tout pays normalement constitué, entraînerait la démission immédiate du ministre de l’Intérieur.

Importer le conflit racial en France

Pas besoin d’être grand clerc pour comprendre que la foule des groupuscules communautaristes, racistes, et d’extrême gauche qui sévissent impunément depuis des années sur notre sol, inspirés par les émeutes qui secouent les Etats-Unis depuis la mort de George Floyd, tentent aujourd’hui d’importer chez nous ce conflit racial et anti-flics. Le préfet Lallement semble lui-même en avoir conscience puisque, dans un mail qu’il a adressé mardi aux policiers pour leur apporter son soutien, il y a fait indirectement allusion en rappelant qu’en France « une accusation ne suffit pas à faire une vérité » et que « la police de l’agglomération parisienne n’est ni violente, ni raciste ». Conscient également que « la tonalité de l’appel à manifester relayé par les réseaux sociaux (laissait) craindre que des débordements aient lieu sur un site sensible », Lallement avait aussi formellement interdit le rassemblement prévu par le Comité Traoré. Une interdiction qui ne devait cependant pas impressionner les organisateurs puisque, à peine le communiqué de la Préfecture publié, ceux-ci défiaient ouvertement l’autorité en annonçant que la manifestation aurait quand même lieu. Dans la soirée, plusieurs milliers de militants communautaristes et d’extrême gauche se rassemblaient ainsi devant le tribunal judiciaire, porte de Clichy, à Paris, pour manifester aux cris de… « tout le monde déteste la police ». Des appels à la haine qui n’ont évidemment pas tardé à donner lieu à de violents incidents, au cours desquels les forces de l’ordre ont été sans cesse prises à parti, le quartier saccagé, des vélos et du mobilier urbain incendié, des barricades érigées et le boulevard périphérique envahi par les manifestants. Des affrontements qui se sont poursuivis jusque tard dans la soirée, s’étendant même à la commune limitrophe de Clichy, où les vitres d’un poste de police municipale ont été saccagées.

Castaner dehors !

Au lendemain de ces émeutes qui étaient largement prévisibles, on ne peut que se demander pourquoi les autorités ont piteusement renoncé à faire respecter l’interdiction de manifester prononcée par la Préfecture et n’ont pas donné l’ordre aux policiers de disperser immédiatement les manifestants. Pas gêné plus que cela, semble-t-il, d’avoir vu l’autorité de l’Etat ainsi ouvertement bafouée, le ministre de l’Intérieur devait se contenter de publier un banal tweet en fin de soirée affirmant que « la violence n’a pas sa place en démocratie », et que « rien ne justifie les débordements survenus ce soir à Paris, alors que les rassemblements de voie publique sont interdits pour protéger la santé de tous » ! Une réaction d’autant plus inacceptable que l’on a pu voir Castaner, en d’autres occasions, faire preuve d’un zèle tout particulier dès lors qu’il s’agissait de faire respecter des interdictions de manifester prononcées contre des manifestants pro-Vie ou encore des Identitaires. Par ailleurs, au moment où les comités prétendument « anti-racistes » et autres groupuscules d’extrême gauche multiplient en France les manifestations violentes et les appels à la haine anti-flics, on ne peut que se demander, là aussi, comment il se fait que le ministère de l’Intérieur n’ait pas depuis longtemps déjà demandé leur dissolution immédiate.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 3 juin 2020

“Les Noirs sont d’abord tués par des Noirs” : pour les propagandistes des médias évoquer de simples faits objectifs, c’est « polémique »

PMA-GPA : la série “Le monde en face” sur France 5, ou l’instrumentalisation de la parole de l’enfant

Alors qu’un documentaire publié ce mardi sur France 5 prétend éclairer les débats sur le projet de loi bioéthique en donnant la parole à sept enfants (dont 5 mineurs), le docteur Christian Flavigny, pédopsychiatre et psychanalyste, dénonce la supercherie qui consiste à utiliser les enfants pour justifier une loi contraire à leur intérêt.

Mardi 2 juin, la série « Le monde en face » sur France 5 prétend éclairer les débats sur le projet de loi de bioéthique en faisant s’exprimer sept enfants issus de PMA (pour les femmes) ou de GPA, filmés en train de répondre à des questions posées sur leur famille. Cinq d’entre eux sont de jeunes mineurs âgés de 8 à 13 ans. Seuls deux sont majeurs (18 et 20 ans).

Ce documentaire entend montrer que ces enfants sont heureux et que, s’ils ressentent un mal-être, c’est uniquement en raison du « regard pesant » des tiers sur leur histoire et de l’homophobie d’une partie de la société.

Mise en scène des enfants

Cette exhibition des enfants pour les faire parler de leur propre situation familiale est très impudique. Certaines choses parmi les sujets abordés devraient seulement s’évoquer dans un cadre très confidentiel, sous peine de tourner à une sorte de télé-réalité déplaisante conduisant à une véritable exploitation de la parole des enfants. Que signifie qu’ils sont « filmés à hauteur d’enfant » ? Ils sont surtout saisis dans un piège ; car pour ne pas sembler trahir leurs parents, ils ne peuvent que répondre loyalement ce qui conforte ceux-ci : qu’ils sont heureux. Ce genre d’émission ne peut que demeurer en façade ; on prétend respecter les enfants en leur « accordant » d’écouter leur parole, ce qui est bienvenu, sauf qu’ils ne peuvent répondre en vérité aux questions intimes que leur pose les situations évoquées de leur venue au monde.

Quelle capacité pour l’enfant d’analyser sa propre situation ?

Un enfant ne peut pas être « interviewé » sur les conditions de sa venue au monde ; c’est une aberration psychologique ravalant au concret ce qui est une interrogation existentielle. S’il y a une question que se posent intimement ces enfants, c’est : « pourquoi ce parcours plutôt qu’un enfantement avec un papa et une maman ? » La question pour eux très délicate est au fond : pourquoi je n’ai pas mérité d’avoir un papa et une maman ? Comment voudrait-on que ce type d’interrogation soit abordé en public ? L’émission traite en fait la question des adultes, qui rabattent la réflexion sur le « comment », alors que la question de l’enfant relève du « pourquoi ? » : pourquoi ce détour dans leur désir, qui me prive d’avoir mon père et ma mère ? Les adultes veulent contourner cette question ; et la griserie de l’inhabituel cherche à masquer l’évitement de l’enfantement.

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L’immigration, angle mort du déconfinement pour les médias de grand chemin

Alors que la ré ouverture de certains commerces fait la une des médias, il est un sujet dont on parle peu en cette période de déconfinement : l’immigration. Pourtant, selon de nombreuses informations, ce sujet revient comme un boomerang, un boomerang que les médias de grand chemin aimeraient ignorer.

Plusieurs articles publiés récemment dans les médias nous informent ponctuellement de l’ampleur de l’immigration illégale qui arrive en France. Bien qu’aucun – ou si peu — ne dresse un tableau d’ensemble, il en ressort que pour les migrants clandestins qui souhaitent venir en France, l’horizon s’est éclairci, notre pays semblant selon des indices concordants plus démuni que jamais pour lutter contre l’immigration clandestine.

Les signaux d’une déferlante migratoire s’accumulent

Dans un silence médiatique parfois assourdissant, plusieurs institutions internationales viennent de mettre en garde les européens contre le risque d’une très forte reprise de l’immigration illégale.

A partir d’informations issues d’un rapport du Bureau européen d’appui en matière d’asile publié le 5 mai, le Courrier du Vietnam nous informe que « L’Union Européenne prédit une hausse de demandes d’asile à cause de l’épidémie ». Le rapport souligne également la suspension de la lutte des pays de la coalition contre l’État islamique, qui comporte le risque d’une résurgence de cette mouvance terroriste.

Peu après la publication le 14 mai d’un rapport sur les effets du Covid-19 sur l’immigration illégale écrit par l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime, l’ONU Info met en garde le 16 mai « contre les risques accrus pour les victimes de la traite des êtres humains ».

Le 15 mai, c’est selon Le Figaro « Europol (l’agence européenne de police criminelle NDLR) (qui) prévoit une recrudescence du trafic de migrants après le déconfinement ».

En dépit de ces signaux inquiétants, Breakingnews.fr nous apprend le 28 avril que « les ministres de l’Union Européenne demandent à Bruxelles de coordonner la réouverture des frontières ».

On apprend par EuObserver.com la priorité de la commissaire européenne aux affaires intérieures Ylva Johansson :

« Permettre aux migrants d’entrer en Europe par des voies légales sera un élément central du nouveau pacte sur les migrations ».

La pression migratoire s’intensifie

La pandémie du coronavirus n’a pas atténué la détermination des centaines de milliers, voire des millions de migrants qui attendent leur heure pour venir en Europe de l’Ouest.

L’Economiste maghrébin nous apprend le 27 avril que selon le ministre maltais des Affaires étrangères, « plus de 650 000 personnes attendent sur les côtes libyennes ». Selon le site d’information Voice of Europe, près de 100 000 clandestins attendent dans les Balkans pour passer en Europe de l’ouest.

De nouveaux flux d’immigration se développent, comme nous l’indique le site ObservAlgérie le 24 mai à partir d’informations du quotidien espagnol El Pais :

« Les fortes arrivées clandestines de migrants vers l’Espagne en provenance d’Algérie inquiètent les autorités espagnoles et européennes ».

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Cette guerre raciale qui vient, par Benoît Busonier

Le point commun entre le commissaire de police, le gouverneur et le maire de Minneapolis ? Ils sont tous de gauche. Aux Etats-Unis, on dit démocrates. Autrement dit, ils sont théoriquement sensibles à la cause dite des « minorités ». Or, c’est leur ville qui brûle. Peut-être est-ce parce que leur logiciel mental, consistant en une culture de l’excuse et de la repentance, a enfanté un monstre de haine qu’il sera très difficile de calmer.

Pourtant les chiffres sont éloquents. 2 % des victimes noires sont tuées par des Blancs. 1 % des Noirs sont tués par la police. 97 % des Noirs sont tués par des Noirs. Pour mettre ces chiffres en perspective, 81 % des victimes blanches ont été tuées par des Noirs, 3 % par la police, et 16 % par des Blancs. Les Noirs, soit environ 12 % de la population aux Etats-Unis, représentent jusqu’à 40 % de la population carcérale.

Nul besoin d’avoir une carrière d’analyste politique ou un cursus universitaire pointu pour trouver la vérité qui se cache derrière ces données : la population noire est extrêmement violente et criminogène, et est responsable en grande partie des malheurs qui l’accablent. Logements, emploi, les discriminations à leur encontre sont factuellement une réalité aux Etats-Unis. Mais qui a envie d’employer le membre d’une communauté incapable de s’autodiscipliner à ce point ?

La preuve en est que, lors des émeutes en cours, déclenchées par la mort de Georges Floyd, un homme qui n’a pas mérité de mourir ainsi mais qui avait tout de même un casier judiciaire long comme le bras, les Noirs se sont attaqués à des commerces. Autrement dit, pour protester contre le préjugé qu’ils seraient des voleurs, ils pillent. Pour protester contre le préjugé qu’ils seraient violents, ils lynchent. Pour protester contre le préjugé qu’ils seraient indolents, ils cassent des petites boutiques de commerçants qui travaillent dur. On aurait préféré que pour protester contre le préjugé qu’ils sont bêtes, ils passent des doctorats.

Mais comment leur en vouloir après tout ? Il se trouve un personnel politique pour excuser toutes leurs actions, les justifier, et même participer aux manifestations, voire les organiser. Mais si ce savoir-faire en guérilla urbaine des antifas est, un temps, efficace contre les forces de l’ordre, il risque de se retourner contre eux rapidement. Les Américains, dont la culture de la manifestation n’est pas aussi poussée que la nôtre, ne disposent pas d’un savoir-faire aussi sérieux que le nôtre en matière de maintien de l’ordre. Assez rapidement, ce sera l’armée qui sera envoyée contenir la foule et les désordres. Or, toute armée est entraînée pour tuer. Le risque d’autres morts augmentera jusqu’à être une certitude lorsque des militaires seront déployés. Et, avec ce risque, celui d’un embrasement généralisé. Et la possibilité que l’Amérique profonde et plus rurale, celle de la « Rust Belt », mais également l’Amérique des gangs latinos commencent à se mêler de remettre de l’ordre.

En France, un personnel politique dit « indigéniste » travaille à importer ce conflit propre aux Etats-Unis sur le sol français : Rokhaya Diallo, Maboula Soumahoro, Taha Bouafs, ils attisent le feu social pour déclencher la guerre raciale de leurs vœux, pour enfin faire la peau aux Blancs qu’ils détestent. Les cités, frémissantes pendant le confinement, n’attendent qu’une bavure. Et le match sera lancé.

Benoît Busonier

Article paru dans Présent daté du 2 juin 2020

Manifestation interdite pour Adama Traoré mais 20 000 personnes défilent dans la rue. Que fait le préfet Lallement ?

03/06/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Près de 20 000 manifestants se sont rassemblés le 2 juin malgré l’interdiction devant le tribunal à Paris pour “dénoncer les violences policières” et demander la justice et la vérité sur la mort d’Adama Traoré.

Jets de projectiles, tirs de gaz lacrymogènes, manifestants sur le périphérique, barricades… Des heurts ont émaillé la fin du rassemblement… Mais que fait le préfet de police de Paris Lallement que l’on a connu plus dur quand il s’agissait de faire taire les Gilets jaunes ?


En Italie, Facebook condamné pour censure et atteinte à la liberté d’expression

Sidération et soumission, effets secondaires du Covid-19

Le plus insupportable de l’épisode épidémique que nous venons de vivre ne tient pas aux mensonges du gouvernement. Les mensonges ne nous surprennent plus puisque la macronie elle-même, née d’un coup d’État médiatique et judiciaire en 2017, repose tout entière sur la duperie et la violence qui va toujours avec.
L’insupportable ne tient pas non plus au déversement médiatique continu de la propagande catastrophiste depuis bientôt trois mois. Nous savons depuis longtemps que les médias mainstream ne nous informent pas, mais nous manipulent.
Non, le plus insupportable tient au comportement soumis de nos concitoyens qui, durant cette période, ont tout accepté et tout abandonné. Parce qu’ils étaient morts de trouille.
Soyons sûrs que l’oligarchie, qui prépare activement le monde d’après, aura retenu la leçon.

La sidération nationale

En 1938, une émission radiophonique reprenant le thème du livre de H. G. Wells, La Guerre des Mondes[1], provoque un début de panique aux États-Unis car nombre d’auditeurs croient que les Martiens ont vraiment débarqué… parce que des journalistes l’affirment.

La peur de la « pandémie » véhiculée par tout le système institutionnel a repris cette logique de panique mais à la puissance mille : celle du pouvoir de sidération des médias audiovisuels modernes.

La peur panique provoque la plupart du temps la sidération : un affaiblissement du jugement rationnel, accompagné de stupeur. La peur peut aussi provoquer une réaction vitale positive – ce qu’on nomme l’énergie du désespoir – mais cela ne s’est pas produit chez nous. La peur n’a produit qu’une soumission abyssale à l’autorité.

Pour la première fois depuis la fin des grands totalitarismes du xxe siècle, l’épidémie de coronavirus a en effet conduit le gouvernement à placer en résidence surveillée l’ensemble de la population, sans que celle-ci ne se rebelle. Fâcheux précédent !

La trouille

Aux États-Unis, dans de nombreux États, la population a manifesté contre le confinement au nom de ses droits constitutionnels et de sa survie économique. En Allemagne, on a manifesté aussi contre le confinement. En Belgique, les soignants ont exprimé leur mécontentement contre le gouvernement. En France, rien, sinon une colossale trouille collective.

La sidération médiatique a réussi à tuer le sens commun, pour le plus grand profit du pouvoir.

Les Français ont ainsi été privés de masques de protection lorsque l’épidémie se développait : ils n’ont pourtant pas protesté, puisque, au contraire, ils ont applaudi les « soignants » qui soignaient… ce qui est quand même leur vocation. On a ainsi réussi à transformer la gabegie gouvernementale en célébration des soignants !

Et aujourd’hui que l’épidémie recule, on impose le port du masque ! Mais les Français se plient à cette nouvelle contrainte avec un égal entrain. On met même des masques aux enfants.

Les bonnes âmes cathodiques expliquent qu’il s’agirait d’un comportement civique, destiné à protéger les autres. Belle hypocrisie car il s’agit avant tout de protéger ceux qui ont le trouillomètre à zéro.

La France orwellienne

La docilité de la population aux injonctions contradictoires des experts en blouse blanche et des ministres a quelque chose d’orwellien. Comme sa docilité face à l’accumulation des mesures liberticides a aussi quelque chose d’effrayant.

Le gouvernement français a en effet imposé un nouvel état d’urgence (déjà prolongé !) et multiplié les mesures liberticides : interdiction des manifestations, obligation de justifier son déplacement ou son lieu de domicile, réduction des garanties de procédure judiciaire, nouvelle réduction du nombre de jurys populaires, application StopCovid, usage de drones de surveillance[2], loi de censure des réseaux sociaux, instauration d’une discrimination géographique entre Français. Pendant que l’Éducation nationale demande aux maîtres, dans une fiche pédagogique[3], de signaler les propos « manifestement inacceptables » tenus par les élèves vis-à-vis de la façon dont le gouvernement a géré l’épidémie.

Pendant que l’écologisme punitif repart de plus belle sous prétexte d’encourager l’usage du vélocipède. Et que la Commission européenne engage le processus d’adhésion de l’Albanie et préconise de nouvelles régularisations d’immigrants clandestins.

Soumission

Que le pouvoir politique substitue de plus en plus ouvertement le contrôle social, la techno-surveillance et la répression à l’exercice de la démocratie ne semble pas concerner nos concitoyens. Pas plus qu’ils ne semblent préoccupés par l’assombrissement continu de l’horizon économique de notre pays, du fait d’un confinement qui n’en finit pas et qu’ils plébiscitent.

Nos concitoyens vivent déjà sur une autre planète : la planète cathodique qui attend avec terreur, après le dérèglement climatique, la deuxième – et pourquoi pas la troisième – vague du coronavirus. Celle où il faudra toujours faire la queue devant les magasins – du moins ceux qui n’auront pas fermé – en respectant les gestes barrières et en se lavant rituellement les mains au gel hydroalcoolique, enfin disponible.

En 2020, la France roule à vélo, accepte sagement la place qu’on lui assigne sur la plage et regarde Michel Cymes à la télévision.

Emmanuel Macron a raison. La France ne manque pas de masques : les Français en portent désormais un en permanence devant leurs yeux.

Michel Geoffroy

Texte repris du site Polémia

[1] Publié en 1898…
[2] Dont le Conseil d’État vient de souligner l’absence de base légale.
[3] Aujourd’hui rectifiée devant les protestations syndicales.

Manifestation de clandestins : où sont le préfet Lallement et Christophe Castaner ?

Comment pouvons-nous permettre à des sans-papiers de se rassembler, de narguer les forces de l’ordre et nos autorités ? J’ai honte mais je garde espoir car la France ne mourra jamais…

Le jeudi 28 mai, le Premier ministre, Édouard Philippe, annonce la reconduction des mesures concernant l’état d’urgence sanitaire, notamment la règle interdisant les rassemblements de plus de dix personnes. En effet, au grand dam de beaucoup d’associations, aucun assouplissement des conditions de rassemblement sur la voie publique n’est autorisé et cette règle est reconduite jusqu’au 21 juin sur l’ensemble du territoire national. Ce samedi 30 mai, pourtant, la France entière a pu constater, suite aux appels de diverses associations, que plus de 5.000 personnes se sont rassemblées à Paris afin de manifester pour réclamer la régularisation des sans-papiers, et ce, malgré cette interdiction.

Oui vous avez bien lu… en France, malgré plus de 28.000 morts du Covid-19, des associations bravent l’interdiction de regroupement pour manifester afin de réclamer la régularisation des sans-papiers.

À ce niveau, en Île-de-France, ce n’est pas aux associations qu’il faut réclamer des comptes mais au préfet de police de Paris, lui si prompt à casser du gilet jaune ou du manifestant anti-loi retraite, lui, Didier Lallement, roulant des mécaniques devant les médias pour montrer son intransigeance. Où était-il, le 30 mai ?

Peut-être que si ce rassemblement avait été réclamé, par exemple, par des conservateurs pour s’opposer à la PMA sans père aurait-on eu l’occasion de voir en action notre « Commandante » !

Que dire de Christophe Castaner, cet intermittent du spectacle pathétique, un jour ministre avec un portefeuille dont il n’est pas certain d’en maîtriser les contours, un autre jour artiste noctambule, l’autre jour laudateur de la Macronie, chantre des vertus de l’échec ?

On est bien loin du temps des Pasqua et Pandraud, quand on avait des ministres, de vrais ministres, place Beauvau.

Comment pouvons-nous permettre à des personnes sans papiers, c’est-à-dire à des clandestins, autrement dit à des contrevenants à la loi, de se rassembler, de manifester en toute impunité ? Ce n’est pas seulement les forces de l’ordre, les autorités, qu’ils narguent, mais les Français à qui l’on a dit de se tenir bien tranquilles chez eux pendant plus de deux mois. C’est la France qu’ils narguent.

Verlaine Djeni

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Anti-Raoult : les dessous d’un lynchage (raté), par Ivan Rioufol

Le populisme, ce mot utilisé par les puissants pour récuser la parole non agréée, a de beaux jours devant lui. Les injures et les désinformations officielles, qui avaient tenté de délégitimer le mouvement social et identitaire des Gilets jaunes, avaient révélé la face sombre de la macronie. Or c’est ce même usage de la propagande d’Etat et du lynchage qui a été mis en oeuvre contre le professeur Didier Raoult, coupable aux yeux du pouvoir et de ses médias de ne pas se plier aux injonctions du nouvel ordre sanitaire. En publiant, le 22 mai, des conclusions négatives sur l’efficacité de la chloroquine contre le Covid-19, la prestigieuse revue médicale The Lancet a servi de prétexte au ministre de la Santé pour achever de marginaliser la forte tête marseillaise.

A la suite d’avis de l’OMS, du Haut Conseil de la santé publique et de l’Agence du médicament, Olivier Véran a pris la décision d’interdire le protocole Raoult, pourtant efficace dans son application précoce, aux dires de l’équipe de l’Institut hospitalo-universitaire de Marseille. Dès le 3 mai, le ministre avait déjà reproché à Raoult de n’être “pas très responsable”, notamment pour avoir assuré qu’il n’y aurait pas de seconde vague épidémique. Or, non seulement il n’y a pas de seconde vague, mais l’étude du Lancet se révèle être, selon des spécialistes, approximative et incohérente dans sa méthode. Une fois de plus, la morgue et l’autoritarisme du gouvernement donnent raison à ceux qui mettent en cause des pratiques claniques et mensongères de l’Exécutif.

De nombreux scientifiques s’interrogent désormais, notamment à travers une lettre ouverte aux auteurs, sur l’origine des données de cette étude et ses erreurs manifestes. Des soupçons liés au poids de l’industrie pharmaceutique, déjà évoqués par Marianne le 3 avril, se précisent. Dans Le Figaro du 30 mai, Didier Raoult évoque de possibles “manipulations hors du commun”, notamment pour placer sur le marché le Remdesivir, de la firme Gilead. Le propre rédacteur en chef du Lancet, Richard Horton, a soutenu cette idée dans un éditorial du 11 avril 2015 : “Une grande partie de la littérature scientifique, sans doute la moitié, pourrait être tout simplement fausse. Affligée d’études avec des échantillons réduits, d’effets infimes, d’analyses préliminaires invalidées et de conflits d’intérêt flagrants, avec l’obsession de suivre les tendances d’importance douteuse à la mode, la science a pris un mauvais tournant vers les ténèbres“.

Avant lui, la rédactrice en chef du New England Médical Journal, le docteur Marcia Angell, avait écrit en 2009 : “Il n’est tout simplement plus possible de croire un grande partie des publications de la recherche clinique ni de compter sur le jugement des médecins expérimentés ou des directives médicales faisant autorité“. Si la cabale du pouvoir contre Raoult devait se confirmer, il est à espérer que Véran aurait la dignité de démissionner. Quant à la meute médiatique, constatons pour l’instant son inhabituel silence…

Ivan Rioufol

Texte daté du 27 mai 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Crise sanitaire – Pour Gilbert Collard, « Le grand vainqueur, c’est le souverainisme »

02/06/2020 – EUROPE (NOVOpress)
Pourquoi le gouvernement a-t-il mis fin le 27 mai à l’autorisation de l’hydroxychloroquine contre le Covid-19 à l’hôpital ? Le professeur Raoult est-il victime d’un acharnement politique et médiatique ? Le souverainisme a-t-il gagné la bataille culturelle face aux partisans de la mondialisation et l’Union européenne ?

Comment le Rassemblement national et Marine Le Pen se préparent-ils à l’élection présidentielle en 2022 face à Emmanuel Macron ?

Gilbert Collard, député européen du groupe Identité et Démocratie, a répondu aux questions de Sputnik France.


Les Croisés ont-ils précipité la chute de Constantinople ?, par Jean-David Cattin (Les Identitaires)

Il y a 567 ans, le 29 mai 1453, Constantinople, la capitale de l’Empire byzantin, tombait aux mains des Turcs ottomans. Quelles sont les causes de l’écroulement du dernier vestige de la Rome impériale ? « La prise de Constantinople en 1204 par les Croisés a affaibli l’Empire byzantin avant les Turcs ». Lors d’un débat sur France Inter, Natacha Polony opposait sa vision de la chute de la capitale byzantine à la thèse d’Éric Zemmour pour qui les croisades avaient sauvé l’Europe. Il défendait alors son dernier ouvrage dont un chapitre revenait sur ces événements historiques majeurs.

Vous prendrez bien encore un peu de repentance ?

L’argumentation de la rédactrice en chef de Marianne est particulièrement pernicieuse car elle ajoute à l’entreprise de culpabilisation visant les croisades. La gauche et les islamistes nous martelaient déjà que les croisades étaient une agression motivée par l’intolérance religieuse et la cupidité. Voici qu’elles auraient également causé la chute de l’Empire byzantin. Deux repentances pour le prix d’une !

L’agression turque est bien antérieure aux croisades

Il est pourtant aisé de constater que les attaques turques précèdent, et de loin, les événements de 1204. La défaite byzantine décisive de Manzikert a eu lieu le 26 août 1071. Elle a ouvert toute l’Anatolie à l’occupation des Turcs seldjoukides. En 1081, Nicée, ville importante située à 100 kilomètres de Constantinople, tombait. La situation était critique et l’Empire byzantin était à deux doigts de s’écrouler. À tel point que l’empereur Alexis Ier demande à plusieurs reprise l’aide du pape malgré le récent schisme de 1054 entre les Églises d’Orient et d’Occident.

Le pape répond à l’appel à l’aide de l’empereur byzantin

On présente souvent la libération des lieux saints comme le motif principal de la première croisade. Pourtant, dans son appel à la Croisade de 1095 à Clermont, Urbain II met surtout en avant la détresse des chrétiens d’Orient :

Il importe que, sans tarder, vous vous portiez au secours de vos frères qui habitent les pays d’Orient et qui déjà bien souvent ont réclamé votre aide.
En effet, comme la plupart d’entre vous le savent déjà, un peuple venu de Perse, les Turcs, a envahi leur pays. Ils se sont avancés jusqu’à la mer Méditerranée et plus précisément jusqu’à ce qu’on appelle le Bras Saint-Georges (aujourd’hui le Bosphore). Dans le pays de Romanie (territoire byzantin), ils s’étendent continuellement au détriment des terres des chrétiens, après avoir vaincu ceux-ci à sept reprises en leur faisant la guerre. Beaucoup sont tombés sous leurs coups ; beaucoup ont été réduits en esclavage. Ces Turcs détruisent les églises ; ils saccagent le royaume de Dieu.

Les victoires des Croisés sauvent Constantinople

En 1097, grâce à l’aide des Croisés, les Byzantins peuvent à nouveau hisser l’étendard impérial sur les remparts de Nicée. Cette première victoire fut suivie par un succès décisif des Croisés lors de la bataille de Dorylée la même année. La débâcle seldjoukide permet à Byzance de reprendre une partie des territoires anatoliens perdus à la suite de la bataille de Manzikert. Selon l’historien des croisades René Grousset qu’évoque Éric Zemmour, l’intervention des Croisés est déterminante :

Deux siècles d’hégémonie européenne en Asie découleront de cette constatation, imposée à l’Islam par la bataille du 1er juillet 1097, deux siècles durant lesquels l’avance turque reculera non seulement devant la reconquête latine en Syrie et en Palestine, mais même devant la reconquête byzantine en Anatolie. La prise de Constantinople par les Turcs, qui semblait à la veille de se produire dès 1081, quand un sultan turc et des émirs turcs campaient à Nicée et à Smyrne, reculera dans les lointains de 1453. Résultat plus important peut-être pour le salut de l’Europe que la délivrance même de Jérusalem.[1]

Éric Zemmour a par conséquent raison, les croisades ont permis d’arrêter net l’avancée inexorable des Turcs. De ce fait, elles ont non seulement sauvé Constantinople mais aussi l’Europe d’une invasion certaine. L’affirmation de Natacha Polony est donc hors de propos. Sans les Croisés, Constantinople serait probablement tombée bien avant 1204 entre les mains des Turcs. Pour autant, qu’est-ce qui explique la détérioration des relations entre les Croisés et les Byzantins ?

Comment expliquer les événements de 1204 ?

Dès le début de la première croisade et la prise de Nicée, un malentendu s’installa durablement entre les alliés croisés et byzantins. Les Byzantins imaginaient se servir des Croisés comme auxiliaires pour récupérer leurs villes et territoires perdus. Les Croisés désiraient que les Byzantins se joignent à leur lutte destinée à faire disparaitre définitivement la menace islamique. Au lieu de restituer les provinces reconquises sur les musulmans à l’empereur byzantin, les Croisés établirent des états latins indépendants en Terre sainte. Pour les Croisés, venir au secours des chrétiens d’Orient ne voulait pas nécessairement dire rétablir la souveraineté byzantine dans les anciennes possessions de l’empire. Les barons et chevaliers avaient sacrifié beaucoup pour venir guerroyer au bout du monde. Pourquoi les Byzantins devraient-ils obtenir le fruit de leurs efforts ? Auraient-ils eu seulement les moyens de résister aux ripostes turques et arabes ? Du point de vue des Croisés, il était clair que les Byzantins n’avaient plus les moyens militaires de leurs ambitions impériales.

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Au Royaume-Uni, une femme en hidjab devient juge

01/06/2020 – EUROPE (NOVOpress)
Le voile islamique a fait son arrivé dans les tribunaux britanniques.

A 40 ans, Raffia Arshad devient la première juge musulmane du Royaume-Uni à porter le hidjab, voile qui, rappelons-le, recouvre les cheveux, les oreilles et le cou.

Son espérance est de devenir un modèle pour toutes les jeunes femmes voilées qui veulent faire carrière dans la justice. Elle rapporte au quotidien Métro :

C’est définitivement plus grand que moi […]. C’est important pour toutes les femmes, […] mais particulièrement pour les femmes musulmanes, et ainsi s’assurer que le son de la diversité soit entendu.


Malgré l’interdiction, une manifestation d’immigrés clandestins à Paris

01/06/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Plusieurs milliers d’immigrés clandestins et sympathisants ont manifesté ce samedi 30 mai à Paris, malgré l’interdiction de la préfecture de police, pour appeler à la “régularisation” des sans-papiers, qui, selon les organisateurs, ont “le plus souffert de la crise sanitaire”.

Nous sommes là pour rendre visibles les invisibles, les sans-papiers qui sont ceux qui souffrent le plus de cette crise sanitaire car ils vivent dans des foyers surpeuplés dans lesquels la distanciation sociale, l’hygiène ne sont pas compatibles avec les règles sanitaires pour lutter contre le coronavirus”, affirme Benoit Clément, de Solidaires Paris.