Les sourds et la muette – Des Gilets jaunes en uniforme?

Macron militaires

Il flotte un petit air de Gilets jaunes dans les casernes.

On dira que le pouvoir l’a bien cherché. Après la publication de la première tribune, celle des généraux en retraite qui s’alarmaient du délitement de la France, la macronie s’est répandue en criailleries hors de propos, dénonçant factieux, putschistes et autres séditieux. Rejoignant en cela le chœur des vierges de gauche qui, entre deux assassinats de policiers, entendaient des bruits de bottes. Quant à la ministre des Armées, droite dans les siennes, elle a réagi en parfait petit chef, promettant sanctions et tracasseries à des vieux de la vieille qui, deuxième section ou pas, ont quitté l’armée d’active. Il aurait peut-être suffi d’un mot présidentiel, laissant entendre que, malgré tout, le message était passé et qu’on entendait en haut lieu les inquiétudes de ces fidèles serviteurs de l’État, pour désamorcer la suite.

À l’armée, le respect des anciens n’est pas seulement un slogan compassionnel destiné à montrer sa bonté. Le mépris et les sarcasmes déversés sur des hommes qui, quoi qu’on pense d’eux, ont accepté (par contrat) de risquer leur peau pour nous et pour pas un rond, semblent en avoir énervé plus d’un dans les popotes et mess. D’où la tribune numéro deux, signée par des militaires d’active placé sous le patronage du couplet des enfants de La Marseillaise – qui commence par « Nous entrerons dans la carrière quand nos aînés n’y seront plus » et se termine par « nous aurons le sublime orgueil de les venger ou de les suivre ». Les signataires font les deux à la fois pour leurs anciens, plantant au passage une sacrée épine dans le pied de l’exécutif.

Il est assez curieux de leur reprocher leur anonymat quand on se pâme devant le moindre « lanceur d’alerte » dénonçant les turpitudes de son entreprise, de son institution ou de son patron, qu’on s’émerveille devant metoo et sa cohorte de mains dans la culotte de ma sœur alléguées tout aussi anonymement et sans preuve. L’ami Geoffroy Lejeune, patron de Valeurs actuelles, garantit que les signataires initiaux sont effectivement des soldats d’active (et bien entendu je le crois, mais j’ignore quelle proportion des 163 137 signataires enregistrés lundi à 17 heures ils représentent). On voit mal comment ils parleraient ouvertement puisque cela leur est interdit, et cela vaut pour tous les fonctionnaires astreints à un devoir de réserve. Personne ne s’indigne parce que le Watergate a été déclenché et mené de bout en bout par un officier de renseignement. Gorge profonde a transgressé toutes les règles de son institution, sans doute parce qu’il pensait que l’intérêt supérieur du pays l’exigeait.

Cette tribune s’adresse personnellement au président de la République, aux ministres, parlementaires et officiers généraux. Le « délitement » a cédé la place à la « déchéance ». Et cette déchéance, écrivent-ils, « précède l’effondrement ». Il y est question des « camarades qui ont offert leur peau pour détruire l’islamisme auquel vous faites des concessions sur notre sol ». De leur expérience dans Sentinelle, ils tirent un portrait douloureux de notre pays : « Nous voyons la violence dans nos villes et villages. Nous voyons le communautarisme s’installer dans l’espace public, dans le débat public. Nous voyons la haine de la France et de son histoire devenir la norme. » Aussi, ils en sont certains : « la guerre civile couve en France et vous le savez parfaitement ». En réalité, personne ne peut savoir parfaitement qu’une guerre civile couve. J’ignore quant à moi si cette phrase relève de la lucidité du désespoir ou d’un pessimisme excessif. Que la France soit traversée par de multiples fractures, il faudrait avoir été en hibernation depuis dix ans pour l’ignorer. Sommes-nous pour autant proches de la guerre civile, j’ai du mal à le croire mais peut-être devrai-je reconnaître dans un futur proche que j’étais une somnambule. On laissera chacun se faire son idée, laquelle varie d’ailleurs au gré de l’actualité et de l’humeur.

En attendant, contrairement à mon cher William Goldnadel, et en dépit et de l’admiration que m’inspirent ceux qui choisissent le métier des armes, je ne signerai pas ce texte des deux mains, ni d’aucune d’ailleurs.

Inutile de jouer à se faire peur, il ne contient nul appel à la sédition. « Oui, si une guerre civile éclate, l’armée maintiendra l’ordre sur son propre sol, parce qu’on le lui demandera », peut-on encore y lire. Ce qui signifie qu’elle n’interviendra pas si on ne le lui demande pas.

Le problème n’est pas que le constat soit éventuellement exagéré mais qu’il traduise une opinion politique. Peu importe que celle-ci soit ou non pertinente (et en l’occurrence elle l’est au moins en partie), elle rompt avec une tradition démocratique bien établie : la neutralité politique de l’armée. Certes, de Gaulle fait de la politique, dès 1934 quand il publie Vers l’armée de métier, et surtout en 1940. D’abord, pas le moindre de Gaulle à l’horizon. Ensuite, en 1940, la légalité républicaine s’était effondrée. Nous n’en sommes pas là.

On peut penser tout le mal qu’on veut du président de la République et de ses lubies déconstructrices, mais il est élu, ce qui signifie que, comme dirait Mélenchon, sa personne est sacrée. Et il est le chef des armées. Le boulot des militaires, c’est de lui obéir, à moins que sa forfaiture ait été établie et/ou leur intervention requise dans les conditions prévues par la Constitution. En parlant de « fourberie », de « lâcheté » et de « perversion » à propos des autorités politiques et de leur propre hiérarchie, les signataires transgressent la règle première de leur institution, celle qui fait sa force : la discipline, le respect du chef. Tous les soldats veulent que l’État qu’ils servent soit fort et ils ont raison. Le risque est qu’en contestant frontalement ceux qui le dirigent, ils contribuent encore à son affaiblissement.

Reste à savoir si nos gouvernants sont capables de répondre autrement que par des sanctions, des invectives et des tout ça c’est rien que de la racaille d’extrême droite. Si leur seule réaction est de lancer une chasse aux sorcières pour démasquer les contrevenants, elle ne fera que mobiliser autour de leurs camarades de nombreux militaires qui, aujourd’hui, se tiennent à l’écart de cette agitation. Dans la foulée, les policiers, qui en ont gros sur la patate et on les comprend, pourraient eux aussi vouloir interpeller leurs chefs. Et puis, pourquoi pas les Préfets qui, eux aussi, sont aux premières loges pour assister à ce qui se passe, qu’on le nomme délitement, déchéance ou ensauvagement. Autrement dit, si le pouvoir répond par la répression et le raidissement idéologique, il pourrait bien encourager une nouvelle forme de protestation au sein même de l’appareil régalien de l’État. Tous ces fonctionnaires astreints au devoir de réserve ne peuvent pas se mettre en grève et ceux qui ont le droit de manifester comme les policiers savent que cela ne sert pas à grand-chose. En revanche, ils peuvent ouvrir leur gueule – et vu le raffut provoqué par deux tribunes, la méthode risque de faire des émules.

S’il ne veut pas se retrouver confronté à des Gilets jaunes en uniforme, le pouvoir doit jouer fin, désapprouver sans doute, quoiqu’avec modération, mais en montrant qu’il comprend l’angoisse de disparition que nous sommes beaucoup à éprouver. En attendant, ne nous y trompons pas : ce que nous devons craindre, ce n’est pas une intervention intempestive des militaires ou des policiers, c’est qu’arrive un jour où ils refuseront d’intervenir.

Elisabeth Lévy

Tribune reprise de Causeur

[vidéo] Jean-François Chemain : “La France ne se résume pas à la République !”

Jean-François Chemain

17/05/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Jean-François Chemain, agrégé d’histoire et enseignant dans plusieurs grandes écoles, signe un ouvrage remarquable “Non, la France ce n’est pas seulement la République“.

L’auteur évoque les origines de la République : son instauration dans une violence extrême avec le génocide des Vendéens, son antichristianisme avec le massacre de membres du clergé, ses liens idéologiques avec la franc-maçonnerie ou avec les dictatures communistes.

Des origines sulfureuses dont la conséquence est le déclin de notre pays, chaque jour plus visible. Pour Jean-François Chemain, “le discours républicain favorise la dissociation ente la population de la France et celle de la République“.


Repentance à la chaîne – Les anciens et les nouveaux esclavagistes

immigration migrants

Bien que concurrencée le 10 mai par le 40e anniversaire de l’arrivée de Mitterrand à l’Elysée, la Journée nationale de commémoration des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leur abolition (instituée par Jacques Chirac en 2006) a été dignement célébrée le même lundi en ce 20e anniversaire de la loi Taubira du 21 mai 2001 exigeant repentance pour les « plus de 11 millions d’hommes, de femmes et d’enfants capturés en Afrique, transportés à travers l’Atlantique et réduits en esclavage ».

Emu aux larmes, flanqué de pas moins de cinq ministres (Gérald Darmanin, Eric Dupond-Moretti,Jean-Michel Blanquer, Roselyne Bachelot et Elisabeth Moreno), Emmanuel Macron a écouté pieusement la comédienne guyanaise Yasmina Ho You Fat déclamer une partie du discours de Taubira à l’Assemblée nationale en 1999, puis une Marseillaise, interprétée par des Ultramarins uniquement, devant le monument aux martyrs de l’esclavage érigé dans les jardins du Luxembourg. Une journée s’achevant en feu d’artifice le soir avec Stéphane Bern consacrant ses Secrets d’histoire sur France 3 à l’affranchi Toussaint Louverture, « homme de génie » et père de la république de Haïti – qui, depuis lors, stagne dans la gabegie, la misère, la corruption et l’anarchie.

Crime contre l’humanité ?

La loi Taubira occulte délibérément le rôle essentiel des trafiquants arabes dans la capture de ces 11 millions de malheureux (chiffre démesurément grossi compte tenu de la faible capacité des navires d’alors), et la poursuite jusqu’à nos jours de l’esclavage, de la Mauritanie à la péninsule arabique, sous prétexte de « ne pas stigmatiser les musulmans ». A l’inverse, par cette loi, rappelle le site du ministère de l’Education nationale, « la République française reconnaît que la traite négrière transatlantique ainsi que la traite dans l’océan Indien d’une part, et l’esclavage d’autre part […] constituent un crime contre l’humanité ». De plus, la loi « prévoit qu’une place conséquente [sic] soit accordée à la traite négrière et à l’esclavage dans les programmes scolaires ainsi que dans les programmes de recherche en sciences humaines et en histoire [le législateur a, en ce domaine, été entendu au-delà de toute espérance]. Enfin, elle prévoit qu’une demande de reconnaissance comme crime contre l’humanité soit déposée auprès de différentes organisations internationales ».

Descendants d’esclaves mais esclavagistes

Toutefois, les choses ne sont jamais simples. On sait qu’à Gorée, la fameuse « maison des esclaves » construite au XVIIIe siècle, inscrite en 1978 par l’Unesco au patrimoine mondial de l’humanité et où tous les touristes et les dirigeants occidentaux visitant le Sénégal doivent se recueillir, appartenait en fait à une riche mulâtresse, Anna Colas Pépin, et que n’y transitèrent pendant quelques décennies non pas des millions, mais environ 300 esclaves par an.

Mais, surtout, on peut consulter depuis le 7 mai sur le site Repairs.fr la base de données (https://esclavage-indemnites.fr/public/) établie par des chercheurs du CNRS et répertoriant tous les propriétaires d’esclaves français au XIXe siècle. Il en ressort qu’à la Martinique par exemple, au moins 30 % de ces propriétaires, dont entre 30 et 40 % de femmes, étaient eux-mêmes des descendants d’esclaves, qui furent dûment indemnisés quand, en 1848, fut aboli l’esclavage à l’initiative de Victor Schoelcher – dont, nonobstant, deux statues ont été abattues l’an dernier à la Martinique. Soit dit en passant, l’abolition avait été réclamée des lustres avant la révolution de 1789 et elle fut préconisée dès le 8 février 1815 par les négociateurs, tous issus de monarchies, du Congrès de Vienne statuant sur la nouvelle physionomie de l’Europe après la chute de Napoléon.

Justice pour Colbert !

Autant d’éléments négligés dans les programmes de l’Educ’ nat’, qui ne s’étend guère que pour le fustiger sur le Code noir élaboré par Colbert deux ans avant sa mort et promulgué en mars 1685. A l’époque, ce Code fut aussi critiqué, mais parce que, tout en ne remettant pas en cause l’esclavage, il accordait trop de droits aux esclaves.

Il exhortait ainsi à les faire baptiser (article 2), ce qui avait pour corollaire l’obligation pour leurs propriétaires de les traiter chrétiennement. Et d’abord en leur fournissant une nourriture suffisante « par chacune semaine » ainsi que « pour chacun an, deux habits de toile ou quatre aunes de toile » afin de se vêtir décemment (art. 22 et 25). La même règle devant s’appliquer aux « esclaves infirmes par vieillesse, maladie ou autrement, soit que la maladie soit incurable ou non » et que les maîtres devaient entretenir jusqu’à leur mort (art. 27).

Il leur était aussi interdit de « vendre séparément le mari, la femme et leurs enfants impubères » (art. 47). En revanche, « l’homme libre qui n’était point marié à une autre personne durant son concubinage avec son esclave, épousera dans les formes observées par l’Eglise ladite esclave, qui sera affranchie par ce moyen et les enfants rendus libres et légitimes » (art. 9). Tel le Guadeloupéen Joseph Bologne, autoproclamé chevalier de Saint-George (1745-1799), qui, selon une légende répandue à la fin du XIXe siècle, aurait mis tout Paris et la cour à ses pieds par sa maîtrise de l’escrime ou la qualité de ses compositions musicales – et en faveur duquel la rue Richepanse, anciennement dédiée à un général d’Empire près de la Madeleine, fut rebaptisée en 2002 à l’initiative du maire Delanoë. Inutile de préciser que ce « Mozart noir », et franc-mac comme le divin Amadeus, est devenu l’idole des « racisés », au point que Netflix va lui consacrer une série hagiographique alors que, de son vivant, il s’acharnait à faire oublier sa négritude.

Pas de pitié pour les mauvais maîtres !

Octroyant « aux affranchis les mêmes droits, privilèges et immunités dont jouissent les personnes nées libres » (art. 59), le Code noir interdisait aussi formellement « les crimes et traitements barbares et inhumains des maîtres envers leurs esclaves », lesquels pouvaient porter plainte : « Les esclaves qui ne seront point nourris, vêtus et entretenus par leurs maîtres, selon que nous l’avons ordonné par ces présentes, pourront en donner avis à notre procureur général et mettre leurs mémoires entre ses mains, sur lesquels et même d’office, si les avis viennent d’ailleurs, les maîtres seront poursuivis à sa requête et sans frais » (art. 26).

Certes, « l’esclave qui aura frappé son maître, sa maîtresse ou le mari de sa maîtresse, ou leurs enfants avec contusion ou effusion de sang, ou au visage, sera puni de mort » de même, « si le cas le requiert », que celui qui s’est rendu coupable d’un vol important de bétail ou celui arrêté à sa troisième tentative de fuite (art. 33, 34 et 36). Mais il s’agit ici de décisions de la justice royale car l’article 42 défend aux possesseurs d’esclaves criminels « de leur donner la torture, ni de leur faire aucune mutilation de membres, à peine de confiscation des esclaves et d’être procédé contre les maîtres extraordinairement », l’article 43 ordonnant même aux « officiers de poursuivre criminellement les maîtres ou les commandeurs qui auront tué un esclave étant sous leur puissance ou sous leur direction et de punir le meurtre selon l’atrocité des circonstances ».

Et l’esclavage moderne ?

A l’époque, combien de nations et de civilisations, hors l’Europe, protégeaient ainsi les esclaves ? Loin de réclamer un Nuremberg pour le principal ministre de Louis XIV aujourd’hui taxé de négrophobie et de barbouiller ses statues, nos Blacks devaient lui rendre grâce. Et admettre que l’esclavage moderne, tel qu’il a été importé chez nous par les nababs des émirats ou la nomenklatura africaine, est parfois plus inhumain que celui codifié sous le Roi-Soleil. Tout comme « le trafic d’êtres humains organisé par les passeurs en Méditerranée et qu’encouragent sous couvert d’humanisme dévoyé des ONG financées par l’Union européenne » si justement dénoncé par Marine Le Pen le 10 mai.

Camille Galic

Article paru dans Présent daté du 14 mai 2021

GAFAM, des entreprises privées plus puissantes que des États ?

GAFAM

Tout le monde n’a pas subi la pandémie de coronavirus aussi difficilement. Certaines sociétés privées s’en sont même très bien sorties avec un chiffre d’affaires et des profits explosant tous leurs précédents records. En tête : les fameux GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft).

Il est difficile de reprocher à une entreprise de faire du bénéfice. En revanche, on peut leur reprocher une optimisation fiscale à outrance qui les préserve de nombreux impôts. Cette optimisation devient scandaleuse et immorale en leur permettant d’exploiter les failles administratives et juridiques, nationales et internationales des lois fiscales. On se retrouve in fine avec des sociétés dégageant des bénéfices colossaux et ne payant pratiquement aucun impôt alors qu’en France et une bonne partie de l’Europe les plus petites entreprises sont souvent assommées fiscalement.

Une pandémie « favorable »

La pandémie est venue enfermer des millions de gens dans leur domicile mais a également enrichi considérablement les géants de la technologie. Ces derniers ont en effet été les premiers appelés à la rescousse morale et psychologique des détenus du XXIè siècle en leur apportant les réseaux sociaux, le commerce en ligne, tout ce qui permettait de survivre sans contact avec le réel. Les déclarations de Sundar Pichai, le directeur de Google (récemment renommé Alphabet) sont éclairantes à ce propos : « les investissements réalisés dans l’intelligence artificielle et les autres technologies, afin de fournir des services vers lesquels les gens se tournent en cas de besoin, au quotidien ou en période de crise sont la preuve de l’appréciation des différents utilisateurs. »

Des chiffres faramineux

Ainsi Google, le géant de la publicité en ligne, a augmenté ses ventes de 34% au premier trimestre 2021 (55 milliards de dollars) et triplé son bénéfice (18 milliards de dollars).

De son côté, Amazon a dépassé pour la première fois les 100 milliards de chiffre d’affaires trimestriel et vu son bénéfice doubler au quatrième trimestre 2020, atteignant 7,2 milliards de dollars.

Facebook, numéro 2 de la publicité en ligne et malgré un boycott subi l’été 2020, s’en sort remarquablement en enregistrant une hausse du nombre d’utilisateurs (+ 14%), un chiffre d’affaires augmenté de 22% et quasi 10 milliards de dollars de profits au premier trimestre 2021.

D’après une étude recensant les entreprises les plus rentables au monde, datée du 11 janvier 2021 et en classant par capitalisation boursière, on obtient :

Facebook 757 milliards $ 8ème place soit le PIB de la Turquie
Alphabet (Google) 1 203 milliards $ 6ème place ; le PIB du Mexique
Amazon 1596 milliards $ 4ème place ; le PIB de la Corée
Microsoft 1653 milliards $ 3ème place ; le PIB de la Russie
Apple 2213 milliards $ 2ème place, plus que le PIB de l’Italie

(Source pour les PIB, Banque mondiale, 2019)

Toutes ces données ne sont pas véritablement encourageantes quand on sait la puissance de ces sociétés et leur capacité d’influence quand elles se mêlent de politique.

Plus puissantes que des États

Ces entreprises privées sont simplement plus puissantes que des États entiers malgré toutes leurs prérogatives. Elles font plus de bénéfices quand le monde entier est à l’arrêt, tout en payant très peu d’impôt. Thomas Mercey, avocat spécialisé en fiscalité internationale, déclare à ce sujet : « Toutes les entreprises agissent pour gagner de l’argent. Les GAFAM utilisent les leviers les plus efficaces, légalement. »

De son côté, l’ONG Global Justice Now veut mobiliser l’opinion publique sur un projet de traité international actuellement en chantier, visant à contraindre juridiquement les grandes entreprises à respecter les « droits de l’homme ». Touchante et naïve tentative d’humaniser ces entreprises qui se sont achetées une bonne conscience en militant pour BLM, les woke et autres combats pour les trans comme le notait le journaliste Glenn Greenwald que nous citions récemment. Le monde libéral et le monde libertaire, main dans la main.

Texte repris du site OJIM

Tribune des militaires d’active – Lecointre invite les signataires à prendre la porte

tribune militaires

Décidément, on a bien du mal à reconnaître dans ce chef d’Etat-major des armées aujourd’hui parfaitement domestiqué le fougueux capitaine qui, à la tête de ses marsouins, reprit aux miliciens serbes, baïonnette au canon, le poste de Vrbanja en 1995. Après s’être dit « absolument révulsé » par la tribune des généraux parue le 14 avril dernier, et avoir par la même occasion promis de lourdes sanctions disciplinaires contre ses auteurs qui sont aussi, qu’il le veuille ou non, ses frères d’armes, le général Lecointre, visiblement très soucieux de rassurer ses maîtres au pouvoir, vient cette fois d’inviter tout bonnement les signataires de la nouvelle tribune, celle des militaires d’active, à démissionner.

Faire preuve de lucidité en condamnant ces tribunes ?

Lundi, en effet, celui-ci s’est fendu d’une longue lettre aux « officiers, sous-officiers et officiers mariniers, soldats, marins, aviateurs, d’active et de réserve français », dans laquelle il a déploré le fait que, depuis plusieurs semaines, « l’obligation de réserve qui s’impose à tout militaire a été largement transgressée », et que « des prises de position éminemment politiques (aient) été attribuées à des militaires tenus à cette obligation, quand elles n’ont pas été revendiquées par ces derniers ». Ainsi, a-t-il ajouté, « au nom de la défense de convictions personnelles », certains, « peut-être par naïveté », ont contribué « à entraîner l’armée dans des débats politiques au sein desquels elle n’a ni légitimité ni vocation à intervenir ». « Face à cela, a alors écrit le CEMA, il me semble important de faire preuve de bon sens et surtout de lucidité, au moment où chacun d’entre nous perçoit nettement les tentatives d’instrumentalisation de l’institution militaire. » Or est-ce vraiment « faire preuve de lucidité » que de dénoncer et de sanctionner des hommes qui, après avoir défendu les armes à la main notre pays, mettent aujourd’hui en garde l’Etat contre les graves menaces qui pèsent sur la France ? N’est-ce pas plutôt être dans le déni ?

Le silence, ou la démission

En même temps, on est un peu surpris de lire ici et là dans la grosse presse que cette lettre adressée lundi par le général Lecointre aux militaires est marquée par « une évidente volonté d’apaisement » de la part du CEMA. Certes, il n’y est nulle part annoncé des sanctions disciplinaires à l’encontre des signataires de la deuxième tribune. Mais, ceux-ci ayant judicieusement gardé l’anonymat, les autorités seraient de toute façon bien en peine de punir les coupables. Surtout, loin en réalité de vouloir calmer le jeu, le général Lecointre y invite indirectement tous ceux qui soutiennent ces tribunes à prendre la porte ! Ainsi, écrit le CEMA, « chaque militaire est libre de penser ce qu’il veut mais il lui appartient de distinguer sans ambiguïté ce qui ressort de sa responsabilité de citoyen de ce qui ressort de sa responsabilité de militaire ». Et Lecointre d’ajouter alors : « si la politique l’emporte, le plus raisonnable est certainement de quitter l’institution pour pouvoir rendre publiques en toute liberté ses idées et ses convictions »…

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 12 mai 2021

[vidéo] I-Média – Délitement : militaires et policiers brisent l’omerta

i-média militaires policiers

14/05/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Militaires, gendarmes, policiers… Ils ont tous multiplié les appels à sauver la France ces derniers jours. Les médias et les politiciens de gauche, affolés, tentent de diaboliser ces lanceurs d’alerte.

Mais il se pourrait bien que la libération de la parole à laquelle nous assistons soit massive.


Général Jean-Luc Favier : « Cette nouvelle tribune de militaires répond à ce qui a été interprété et ressenti comme un profond mépris ! »

Une deuxième tribune de militaires lue plus d’un million de fois et signée par 2.000 militaires « d’active » est parue. Soutenue par des des centaines de milliers de citoyens.

Analyse et décryptage par le général de division (2S) Jean-Luc Favier qui répond aux questions de Boulevard Voltaire.

Il y a quelques semaines, plusieurs dizaines d’officiers supérieurs à la retraite ont publié une tribune dans l’hebdomadaire Valeurs actuelles appelant à plus d’honneur en politique. Ces militaires feront, a priori, l’objet de sanctions de la part du chef d’état-major des armées. Quinze jours plus tard, plus de 2.000 officiers d’active ont signé anonymement une tribune de soutien à leurs aînés signataires de la première tribune. Qu’est-ce que cela révèle de l’état de l’armée vis-à-vis du pouvoir ?

Cela révèle une interrogation profonde de la part de beaucoup de militaires. Je suis un jeune retraité et je reste en contact avec beaucoup de jeunes qui sont sur le terrain. Je suis frappé de leur désarroi et de leur recherche de sens. Ils sont complètement déboussolés. Les militaires s’engagent librement au service de leur patrie et acceptent librement l’hypothèse de pouvoir y laisser leur peau.
La question centrale qui se pose et qui fait l’objet du titre de l’ouvrage du signataire de la première tribune, le général de Richoufftz, est « Pour qui meurt-on ? »
Cette question reste d’actualité. Pour qui meurt-on ? Pourquoi se bat-on ? Que doit-on défendre ?
On peut discuter sur la forme mais, le constat opéré, n’importe qui de bonne foi ne peut que le corroborer.

L’eurodéputé François-Xavier Bellamy a déclaré, hier, que plutôt que d’entendre le message, on s’en prenait au messager. On dit toujours que les militaires ont un devoir de réserve. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que l’armée est appelée « la grande muette ». Ces militaires ont-ils eu raison d’intervenir ou auraient-ils dû respecter leur devoir de réserve et se soumettre ou se démettre ?

Il faut se pencher sur les textes qui encadrent les droits et devoirs des militaires. Les militaires ont adhéré en toute connaissance de cause à un État. Je vais vous citer exactement l’article L4111-1 du Code de la défense : « L’état militaire exige en toute circonstance esprit de sacrifice, pouvant aller jusqu’au sacrifice suprême, discipline, disponibilité, loyalisme et neutralité. » Une fois que l’on a dit cela, on parle beaucoup du devoir de réserve.
Plus loin, l’article L4121-2 du Code de la défense précise que les opinions politiques ne peuvent être exprimées qu’en dehors du service avec les réserves exigées par l’état militaire. Par ailleurs, le statut des militaires a été réformé en 2005. Il est bien précisé que les militaires doivent se plier aux exigences des discipline, loyalisme et neutralité. Comme je le disais tout à l’heure, les limites associées au devoir de réserve ne sont pas nettement identifiées. En général, ce qui est souvent reproché, c’est de dépasser les limites imposées par le devoir de réserve. C’est flou et souvent subjectif.
Dans une tribune sortie ce matin, Alain Bauer dit de façon assez nette qu’il voit l’expression d’un puissant mouvement de consternation et d’exaspération. Cette réplique est la réponse indirecte à la façon dont cette première tribune répond à ce qui a été interprété et ressenti comme un profond mépris pour le fond et la teneur du message. En effet, je souscris à ce qu’a dit François-Xavier Bellamy. Le constat opéré est l’aboutissement d’une dégradation progressive. Au cours de ma carrière, j’ai vu les relations sociales se dégrader progressivement pour en arriver au terrible constat que les gens ne se supportent plus.

Il y a quelque chose de révélateur dans cette deuxième tribune. L’hebdomadaire qui a décidé de la publier a proposé aux gens de la signer. Hier soir, il y avait plus de 100.000 signataires et la tribune avait été lue plus d’un million de fois. Un sondage avait dit que 57 % des Français étaient d’accord avec la première tribune publiée. Ce qui est rassurant ou pas pour le pouvoir en place, c’est que l’initiative des militaires a été très majoritairement soutenue par la population. Le constat que dressent les militaires est a priori celui, aussi, de la majorité des Français…

Cela fait appel à des ressorts à la fois sociologiques et psychologiques. Le pays traverse une crise grave où les tensions se sont exacerbées et il y a des inquiétudes pour le lendemain. Cet accueil positif de cette initiative au sein de la population ne me surprend pas. Il y a réellement une France qui doute d’elle-même, qui a peur et qui perd ses repères.
Je voudrais revenir sur l’impact direct de cette initiative. Personnellement, je suis triste de voir la communauté militaire se déchirer à ce point. Vous avez ceux qui sont pour, ceux qui sont contre, ceux qui critiquent le fond, ceux qui critiquent la forme et ceux qui critiquent et le fond et la forme.
Il faut que les esprits se calment et en revenir à la raison. Il faut se mettre autour d’une table et discuter sur un constat. Si on est de bonne foi, on peut difficilement le contester. C’est l’aboutissement d’un long processus qui aboutit au terrible constat que nous faisons actuellement. Il ne se passe pas un jour sans faits divers tragiques.
Il y a eu des échanges d’insultes. Très franchement, je suis triste pour le chef d’état-major des armées qui est un officier remarquable et qui vaut mieux que l’image que l’on projette de lui. Il doit probablement traverser une période extrêmement difficile. Il faut que la raison l’emporte. On ne peut pas balayer d’un revers de main cette initiative uniquement pour des questions de forme. Le général d’armée et président de la Saint-Cyrienne, Bruno Dary, a conclu cette tribune par une citation de Saint-Exupéry. « Puisque je suis l’un d’eux, je ne renierai jamais les miens quoi qu’ils fassent […] Quoi que je pense alors sur eux, je ne servirai jamais de témoin à charge ! »

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

De la déconstruction à la destruction

Macron anarcho-tyrannie

Déconstruire l’histoire, comme annoncé sur une chaîne de télévision US, c’est tout un programme: l’histoire étant la mémoire, l’identité de la nation, déconstruire l’histoire est une manière de déconstruire la nation. Mais cela ne suffit pas. Dans un pays forgé par l’Etat, il est urgent de déconstruire l’Etat.

D’où la suppression de sa haute fonction publique qui en est un pilier, son école l’Ena, issue de la Libération, le métier de préfet qui en est l’incarnation même depuis Napoléon. Il est essentiel aussi de déconstruire sa tradition de liberté à travers une dictature sanitaire qui ne dit pas son nom, constituée de mesures aussi absurdes et contreproductives que liberticides (emprisonnement à domicile et couvre-feu). Au passage il convient d’éradiquer les lieux de sa vie sociale (restaurants, théâtres, cinémas, commerces de quartier). L’anéantissement de la démocratie parlementaire, au centre de l’identité politique de ce pays en est un passage obligé avec l’abolition de fait du parlement (prolongation indéfinie de l’état d’urgence, usage des ordonnances à répétition).

Qu’il y a-t-il derrière cette politique de déconstruction? Un projet idéologique, certes, la table rase comme réminiscence des régimes totalitaires du siècle dernier. Y voir également une stratégie politicienne: ayant échoué ou renoncé à de grandes réformes indispensables (retraites), déconstruire est censé donner l’illusion du mouvement.

De même la grande casse doit permettre de détourner l’attention du chaos (violence, insécurité, gigantesques déficits) engendré par l’irrésolution et l’incompétence. Une dimension psychologique enfin, l’ultra-narcissime qui consiste à déconstruire le pays pour mieux pavoiser sur ses ruines. Entre le mot déconstruire et celui de détruire, la nuance est faible. Une certitude: tout cela se paiera un jour. « Ceux qui donnent le branle à l’Etat sont les premiers absorbés par sa ruine » (Montaigne, les Essais T 1- ch. 24).

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet

Samedi 15 mai – Manifestation nationale contre le Pass sanitaire à Paris

Voile islamique sur une affiche électorale : un (gros) caillou dans la chaussure LREM

voile islamique LREM

Les polémiques sont comme les petites fleurs au printemps : elles fleurissent, à tour de rôle, quand l’une se fane, l’autre prend le relais. Et tout cela avec une régularité cyclique de métronome.

Voici donc revenu le voile islamique.

Sur l’affiche de campagne des élections départementales de LREM pour le canton 1 de Montpellier apparaît une candidate voilée.

Jordan Bardella, du RN, a réagi aussitôt sur Twitter : « C’est cela, la lutte contre le séparatisme, Marlène Schiappa ? » Et c’est le député Stanislas Guerini, délégué général de LREM, qui lui a répondu : « Les valeurs portées par LREM ne sont pas compatibles avec le port ostentatoire de signes religieux sur un document de campagne électorale. Soit ces candidats changent leur photo, soit LREM retirent leur soutien. » Il n’a tout de même pas signé d’un « Stanislas, belle journée ! » constellé d’émoticônes rieuses, mais cela sentait son community manager empressé, soucieux de tuer dans l’œuf le brain shaming que pourrait susciter un consommateur mécontent.

Les polémiques reviennent, donc, mais si les thématiques restent les mêmes, les positions avancent.

Il n’y avait qu’au NPA, il n’y a pas si longtemps, que l’on osait montrer clairement une candidate voilée : c’était, d’ailleurs, pour Ilham Moussaïd, candidate NPA aux régionales en PACA, qu’un arrêt du Conseil d’État du 23 décembre 2010 avait tranché : « Il est permis de se présenter à une élection en arborant un signe religieux. » Effet papillon propre à la jurisprudence, un petit parti confidentiel sans réel poids démocratique embarrasse indirectement, des années plus tard, celui dit de la majorité.

Interrogée, le 20 mars 2019, sur Europe 1, Marlène Schiappa avait déclaré, un peu embarrassée, « que ça devrait être étudié au cas par cas. Légalement, rien n’empêche une femme qui porte un voile de se présenter à des élections. Il n’est pas utile de crisper inutilement sur de tel sujets. » Avant de s’empresser de rajouter que la question ne se « posait pas à sa connaissance ».

Sauf qu’à présent, elle se pose. Et cela canarde de tous les côtés en direction de Stanislas Guerini. De ses adversaires politiques – « Je crois que ce qui me sidère le plus, dans cette affaire, c’est un président de parti qui découvre ses candidats sur Twitter », ironise Nelly Garnier. « Vous retweetez l’extrême droite dans le plus grand des calmes », dénonce Raphaëlle Rémy-Leleu – à, plus gênant, son propre camp : Naïma Moutchou, députée LREM du Val-d’Oise, le met en garde : « Écarter cette candidate serait une discrimination […] Le mépris du droit, c’est l’agenda du RN. Pas le nôtre. »

Aurore Bergé, elle, lui a apporté un soutien. Comme Gabriel Attal, ce mardi matin, sur France Inter : « On ne souhaite pas présenter une candidate avec un signe ostensible religieux sur les documents officiels de campagne, c’est une question de choix politique. »

Mais on voit que l’argumentaire est en funambule sur la même ligne de crête. Stanislas Guerini et Gabriel Attal, dans le tutu de la laïcité que leur impose une loi séparatisme dont l’encre n’est pas encore sèche, avancent à petits pas comptés, s’accrochant à l’ombrelle d’une sémantique finement pesée : « sur un document électoral », précise l’un, « sur les documents officiels de la campagne », renchérit l’autre. Céline Pina, pas du genre à se laisser embobeliner, ne s’y est pas trompée : « L’idée n’est pas d’enlever le voile pour la photo, mais de dénoncer le symbole qu’il représente. Une fois élue, elle pourrait le porter dans les assemblées délibérantes, donc ? »

Car l’enjeu, c’est évidemment la présidentielle. Choisir, c’est renoncer, disait André Gide. Comment ne pas froisser cette gauche sur laquelle on compte au second tour sans faire fuir cette droite que l’on doit séduire au premier ? Et avant cela, c’est LREM, très clivé sur ce sujet – on pense notamment à Anne-Christine Lang -, qui pourrait s’entre-déchirer.

Gabrielle Cluzel

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Le colloque de l’Institut Iliade aura lieu le samedi 29 mai prochain à la Maison de la Chimie à Paris

colloque de l’Institut Iliade

12/05/2021 – FRANCE (NOVOpress)
« 2021 : au-delà du marché, l’économie au service des peuples. » Voici le titre du prochain colloque de l’Institut Iliade qui s’est donné pour mission de rechercher des voies alternatives au libéralisme, de façon à remettre l’économie au service des peuples, du politique et de projets civilisationnels.

De 10h jusqu’à 19h, des interventions se succéderont, présentées par de nombreux orateurs, dont Jean-Yves le Gallou, François Bousquet ou encore Marion Maréchal en tant que directrice de l’ISSEP.

En raison des contraintes gouvernementales, la salle est réduite avec une jauge et le nombre de places limité. Si vous souhaitez participer, il vous faudra donc acheter un billet en amont, alors n’hésitez pas à réserver dès maintenant sur le site internet de l’Institut Iliade.

Pour s’inscrire : https://www.weezevent.com/l-economie-au-service-des-peuples

Le tueur d’Éric Masson arrêté – Le vrai coupable s’appelle Macron

Macron

Quand un chef d’Etat met en cause les violences policières dans un entretien sur des réseaux sociaux suivis par des adolescents ou de tout jeunes gens (le média en ligne Brut, le 5 décembre dernier), quand ce même président, sur le même réseau en ligne, dénonce les contrôles au faciès et les discriminations, quand le même président, un an auparavant, au salon de la BD d’Angoulême, posait à côté du dessinateur Jul qui tenait un t-shirt attaquant la police, il ne faut pas s’étonner qu’un garçon de 19 ans, Ayoub A., multirécidiviste mais toujours traité avec une extrême indulgence, trouve normal d’abattre un policier. Il est clair pour des garçons de cet âge que les policiers appartiennent au camp des salauds. C’est le président qui le dit ou qui le laisse entendre. Ce sont ses profs qui l’assurent, peut-être, ce sont les médias qui le rabâchent en boucle.

Un garçon de 19 ans n’est pas capable de faire la distinction entre des propos outranciers de polémique politique et la vérité. Le résultat est là : ce jeune voyou a assassiné un policier comme on abat un chien enragé. Sans se poser de questions.

Ceci est tellement vrai que lundi des tags sont apparus (à Lyon, notamment) se félicitant de cet assassinat : « Balle dans le front pour Eric Masson. Prochaine cible BST [les brigades spéciales de terrain] du 8ème ».

Mais, rappelez-vous : des inscriptions ou des propos semblables, il y en a eu après l’assassinat d’Arnaud Beltrame, notamment dans les rangs de LFI, comme on en a lu sur les réseaux sociaux en soutien à Merah après ses crimes toulousains, y compris ce froid assassinat d’une petite fille de 7 ans.

Tout ceci est une suite logique, au fond : Macron a lâché sa police. Pire que cela, il l’a montrée du doigt, il a donné les mots qui la désignent comme dangereuse et punissable.

Consommation trop forte de drogue ?

Pour l’heure, quatre personnes ont été arrêtées dimanche soir : le tueur présumé et sa sœur, à qui appartiendrait la voiture utilisée pour la fuite en Espagne, le chauffeur du véhicule, âgé d’une cinquantaine d’années, et un autre jeune, de 20 ans.

Avec un bon avocat, genre Dupond-Moretti, capable de terroriser les jurés comme il croit pouvoir terroriser Marine Le Pen dans les Hauts-de-France, le jeune assassin présumé peut s’en tirer par la reconnaissance d’un état de délire morbide dû à la surconsommation de drogue. Il y a eu des précédents…

Celui que l’enquête semble désigner comme l’assassin explique pour l’heure qu’il était chez sa mère au moment des faits. Et son avocat ajoute qu’il n’a pas « le profil d’un tel délinquant » (délinquant ? Le mot est un peu léger !). Pourtant, ce même avocat sait que son (très fidèle) client a déjà été condamné pour violences et pour trafic de drogue. Beau palmarès, tout de même, à 19 ans !

Les policiers, eux, s’expriment avec une grande virulence : « Nous sommes devenus des cibles dans cette société », constate le secrétaire général du Syndicat des commissaires de la police nationale. « La lutte contre la délinquance met le policier dans une position de danger, voire met sa vie en danger. » Un comble, dans une société de droit, une société que l’on nous présente comme dé-mo-cra-tique.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 11 mai 2021

Pourquoi la France est un volcan, par Ivan Rioufol

La France est un volcan prêt à se réveiller. La colère n’est pas seulement chez les policiers et les militaires, qui ne prennent plus de gants pour l’exprimer. La colère est au cœur de ceux qui constatent les démissions quotidiennes de l’Etat bavard, confronté à la montée des violences et des insécurités. Certes, samedi, Emmanuel Macron a admis : « C’est une réalité de dire qu’il y a de la violence dans notre société et qu’elle enfle (…) Il nous faut continuer d’avancer pour que la réponse pénale soit au rendez-vous de la réalité de la société et de son évolution ». Mais que valent ces mots quand le garde des Sceaux, Eric Dupond-Moretti, choisit dès ce week-end de quitter son poste pour aller mener campagne contre Marine Le Pen dans les Haut-de-France, pour les régionales ? Il suffit, pour illustrer le décalage entre les « élites » et la vie des gens, d’observer ce ministre de la Justice, empli de suffisance et de mots gras.

Il semble n’avoir rien entendu du message des foules venues l’autre jour, place du Trocadéro à Paris et ailleurs en France, pour réclamer « justice » dans l’assassinat Sarah Halimi. Il semble ne rien mesurer non plus des désordres publics causés par le laxisme de l’institution. Dupond-Moretti ne trouve, en effet, rien de plus urgent que de se montrer devant des caméras pour insulter « Marine Le Peste », dénoncer la « haine que propage le RN » et qualifier lui-même sa présidente d’ « ennemie que j’exècre ! ». Cette violence verbale laisse voir une pensée frustre.

Cette classe politique, qui se caricature dans l’arrogance et le nombrilisme, n’est pas à la hauteur de la situation que connaît le pays. La décence devrait amener les responsables à s’interroger sur les faillites d’un système qui produit tant de désastres. Les socialistes ont, de ce point de vue, le bon goût de faire profil bas, ce lundi, à l’occasion de l’anniversaire de la victoire de François Mitterrand, le 10 mai 1981. Ils sont pour beaucoup – mais la droite n’a pas été en reste – dans l’affaiblissement de la nation. Et cette situation est parfaitement décrite par la deuxième lettre ouverte aux dirigeants, publiée hier soir sur le site de Valeurs Actuelles, signée cette fois par des militaires d’active. Dès ce lundi j’ai apporté, avec des milliers d’autres, mon soutien à ce texte qui refuse de se plier aux intimidations. La force du document, qui met en garde conte un « effondrement » et une « guerre civile », tient à son réalisme factuel.

Cette alerte militaire s’ajoute aux exaspérations des policiers qui prennent l’opinion à témoin. Outre une forte mobilisation populaire, dimanche à Avignon après le meurtre d’Eric Masson par un trafiquant de drogue, la « marche citoyenne » du mercredi 19 mai s’annonce importante. Les policiers et les militaires, conspués et ridiculisés par les ennemis intérieurs et leurs collaborateurs, sauront-ils réveiller les consciences ? Il est temps, pour les indignés, de se faire entendre.

Ivan Rioufol

Texte daté du 10 mai 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

[vidéo] Origines du Covid-19: la thèse officielle contredite ?

Brice Perrier

11/05/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Qualifiée au départ de complotiste par les médias, la thèse d’une fuite du Covid d’un laboratoire de Wuhan refait surface. Le 30 avril 2021, des experts scientifiques de renom ont écrit au directeur de l’OMS pour qu’une enquête indépendante soit menée en Chine. Un an et demi après le début de l’épidémie, l’origine du virus reste toujours obscure.

Pour en parler, Sputnik donne la parole au journaliste d’investigation Brice Perrier. Dans un livre d’enquête, Sars-CoV-2, aux origines du mal (éd. Belin), l’auteur fait la lumière sur les zones d’ombre, les contradictions et les faiblesses de la thèse officielle. Le scénario d’une fuite d’un laboratoire de Wuhan a selon lui toute sa place dans les enquêtes scientifiques à mener.