Blanquer à l’Éducation nationale, la dictature en marche

C’était couru d’avance ! Pour qui s’était penché sur le cas Blanquer dès sa nomination au poste de ministre de l’Éducation nationale et ne s’était pas laissé prendre à son enfumage permanent, il était clair que la dictature était en marche au sein même de l’Éducation nationale.
Découvrez cette analyse signée Claude Meunier-Berthelot, enseignante, essayiste.

C’est ainsi que ce 19 octobre 2021, il a déclaré sans ambages : « Les enseignants doivent transmettre les ‘valeurs de la république’ ou ‘sortir de ce métier’. »
Pas moins !

À cet effet, il prévoit un « vaste plan de formation sur 4 ans des personnels, à la laïcité et aux valeurs de la république », prenant appui sur les hommages rendus à Samuel Paty, assassiné pour avoir illustré la liberté d’expression – au programme – par la présentation d’une caricature de Mahomet. C’est précisément pour avoir appliqué la politique du gouvernement qu’il a été assassiné.
C’est ce qui explique que, pour masquer leur responsabilité, non seulement ceux qui nous gouvernent lui rendent un hommage retentissant mais qu’en plus Jean-Michel Blanquer prend abusivement appui sur cette tragédie pour imposer une politique dictatoriale, qui plus est, non pas aux fauteurs de troubles mais aux victimes réelles ou potentielles.

Quid des valeurs dites « de la république » ?

La république est un mode de gouvernement – la res publica – et non un catalogue de valeurs. Néanmoins, celles dont se recommandent ceux qui nous gouvernent pourraient être louables – liberté, égalité, fraternité – si elles n’étaient outrageusement interprétées et mises en œuvre.
Dans les faits, quelles sont-elles ?

Vincent Peillon nous dit : « La laïcité consiste à placer le bien commun, l’égalité des droits et le respect de la personne humaine au-dessus des coutumes et des traditions… Il faut être capable d’arracher l’élève à tous les déterminismes, familial, ethnique, social, intellectuel… »
Autrement dit, il faut le dépouiller de toute attache pour en faire un zombie sans défense afin d’anéantir notre civilisation et faire un homme nouveau.

Par ailleurs, Dominique Schnapper, à la tête d’un prétendu « Comité des sages » (sic), affirme la « nécessaire défense des valeurs républicaines pour dépasser les sentiments d’identification à des identités particulières » (notons au passage que notre « identité particulière » n’est qu’un sentiment !)

L’homme n’ayant plus d’attaches, tous les hommes sont égaux.
L’égalité est donc la « valeur phare » de la république de ceux qui nous gouvernent avec toutes les dérives que nous connaissons : idéologie du genre déversée aux enfants sans état d’âme, éducation sexuelle dès la maternelle « sans finalité normative de telle sorte que l’élève puisse construire son choix », lutte contre le racisme avec son corollaire, l’ouverture des frontières sans réserve, lutte contre l’antisémitisme, contre le colonialisme assassin, les traites négrières… bref ! Tous les délires mondialistes déversés à haute dose par des associations type LGBT, LICRA, SOS racisme et autres imams qui ont leur entrée pleine et entière dans les établissements dits encore scolaires, lieux où « les intervenants extérieurs ont le droit de manifester ostensiblement leurs convictions philosophiques ou religieuses » en vertu du vade-mecum de la laïcité produit pat Jean-Michel Blanquer en 2017 et auquel tout établissement doit se référer, quand dans le même temps, les enseignants qui n’enseignent plus sont condamnés au silence par le fameux « devoir dit de réserve » qui leur est imposé.

Exit le savoir… mais uniquement pour nos enfants !

Pour nos enfants, il n’est donc plus question de transmettre des savoirs – exit le français, la littérature française, l’histoire de nos rois, la géographie de la France et du monde… tout cela est révolu ! Nous sommes aux antipodes des recommandations de Jean Jaurès aux instituteurs dans laquelle il soulignait l’importance de connaître la géographie et l’histoire de la France, « son corps et son âme » disait-il.

Mais cette éradication des savoirs concerne uniquement nos enfants car, dans le même temps, des structures d’excellence se développent dans les banlieues depuis plus de vingt ans, du primaire à l’université incluse, bénéficiant à plusieurs centaines de milliers d’immigrés répartis dans 1 200 réseaux d’éducation prioritaire, en métropole et outre-mer, dans des banlieues où Jean-Michel Blanquer a couronné le système par la création de 126 « cités de haute qualité éducative » bénéficiant à 700 000 enfants et jeunes de 0 à 25 ans, et également par la création de 13 000 nouvelles places d’internats d’excellence réservées aux élèves « issus de milieu modeste résidant en zone sensible » (sic) qui viennent s’ajouter aux 20 000 places créées par Jean-Michel Blanquer soi-même en 2007 lorsqu’il était recteur de l’académie de Créteil et aux 6 000 créées par Vincent Peillon en 2013 dans une implacable continuité politique, afin de procéder au grand remplacement des élites et accompagner le grand remplacement de population.

Se soumettre ou se démettre…

C’est le programme de Jean-Michel Blanquer à l’égard des enseignants qui éprouvent la volonté coupable de transmettre des connaissances et d’assurer en même temps une formation intellectuelle aux enfants qui leur sont confiés dans le cadre de leur métier dans la soi-disant « Ecole de la république » qui n’a plus rien d’une Ecole, à l’égard de ceux qui ne se résignent pas à la dénaturation de leur métier et de leur mission auprès des enfants et des jeunes qui leur sont confiés.

Il faut « transmettre les valeurs de la république ou sortir de ce métier ».

Parfait ! Monsieur le ministre ! Seulement voilà, faut-il vous rappeler qu’au fronton des mairies, trônent trois « valeurs – dites – de la république » dont la première affichée est la LIBERTE.

Alors, nous sommes d’accord ! Appliquez, appliquons les « valeurs de la république » : rendez aux professeurs et aux parents la liberté d’éduquer, d’instruire comme ils l’entendent, rendez la liberté à ceux qui veulent réellement enseigner et qui souffrent de l’effondrement du système, dit encore scolaire, refusant d’y apporter leur caution !

Allez jusqu’au bout de la mise en œuvre des « valeurs de la république » : donnez à ces enseignants la liberté d’enseigner dans des écoles indépendantes, donnez à chaque famille la liberté de choisir l’école de leurs enfants, la liberté leur est due : ce sont des républicains, ce principe doit leur être appliqué.

Or vous, qu’avez-vous fait ? Vous avez fait voter en 2018, la loi Gatel dans le but d’assujettir les écoles libres, les écoles indépendantes dites « écoles hors-contrat » aux contenus et méthodes de l’Education nationale autrement dit vous voulez leur faire perdre leur liberté et leur spécificité, c’est-à-dire la marque de leur excellence car c’est ce que vous combattez plus que tout : l’excellence pour nos enfants.

Si vous ne consentez pas à cette liberté par l’attribution du « chèque éducation », par la liberté des programmes et des méthodes, alors, Monsieur le ministre, nous sommes en droit de vous dire, nous aussi : « Laissez transmettre le savoir à nos enfants ou sortez de ce métier ! »

Tribune reprise de Polémia

Eric Zemmour : “Je n’ai rien contre les boucheries halal. Le problème, c’est quand il n’y a que des boucheries halal. Là, ça veut dire qu’on n’est plus en France”

Une grossière manip : le « massacre » du 17 octobre 1961 – Trois questions à Bernard Lugan

massacre 17 octobre 1961

Le journal Présent a publié un entretien avec Bernard Lugan au sujet de la commémoration du « massacre » du 17 octobre 1961.

— En quoi la version devenue « officielle » des événements du 17 octobre 1961 est-elle une pure escroquerie ?

— La version « officielle » des événements du 17 octobre 1961 repose sur des chiffres inventés ou manipulés à l’époque par le FLN algérien et par ses alliés communistes qui ont joué sur les dates, additionnant les morts antérieurs et postérieurs au 17 octobre. Pour eux, tout Nord-Africain mort de mort violente durant le mois d’octobre 1961 est une victime de la « répression policière »… Même les morts par accident de la circulation ! N’ayant pas la place de développer ici la critique détaillée de ces auteurs et ma contre-argumentation, je renvoie au chapitre IX intitulé « 17 octobre 1961, un massacre imaginaire » de mon livre Algérie, l’histoire à l’endroit.

La version « officielle » est d’autant plus scandaleusement admise qu’en 1998 le Premier ministre de l’époque, le socialiste Lionel Jospin, constitua une commission d’enquête présidée par le conseiller d’Etat Dieudonné Mandelkern. Or, du moins si on le lit en intégralité, le rapport remis par cette commission a fait litière de la légende du prétendu « massacre » du 17 octobre 1961 (1).

Il est donc incompréhensible que les manipulateurs puissent impunément continuer à citer des chiffres totalement faux. Quant aux « idiots utiles », comme ceux du Figaro par exemple, comme ils n’osent pas tirer la seule conclusion qui s’impose, à savoir qu’il n’y a pas eu de massacre, en bons « centristes » qu’ils sont, ils proposent une version minimaliste, non la réfutation totale du « massacre » qu’ils devraient faire s’ils avaient un peu de courage…

— Il n’y aurait eu « que » trois morts. Cette estimation n’est-elle pas minorée pour le coup ?

— Non, il n’y a pas eu trois morts dans la manifestation, mais… un seul. Plus deux ou trois autres probablement (?) morts plusieurs jours plus tard des suites de la manifestation. Une fois encore, allons aux sources. Le paragraphe 2.3.5 du rapport Mandelkern, intitulé « Les victimes des manifestations », évoque sept morts, chiffre repris sans vérification par Le Figaro. Or :

1/ le rapport précise qu’il n’y eut qu’un mort dans le périmètre de la manifestation, et ce ne fut pas un Algérien, mais un Français nommé Guy Chevallier, tué vers 21 heures devant le cinéma Rex, crâne fracassé. Par qui ? L’enquête semble attribuer cette mort à des coups de crosse de mousqueton ;

2/ les six autres victimes n’ont pas été causées par la « répression » de la manifestation car ces morts sont postérieures à ladite manifestation et dans des circonstances parfaitement détaillées dans le rapport que ceux qui le citent n’ont pas lu.

L’« Annexe III » du rapport Mandelkern donne un décompte détaillé des 41 cadavres de Nord-Africains entrés à l’IML de Paris (l’institut médico–légal, la morgue) du 19 octobre au 4 novembre. Pour mémoire, le 17 octobre il n’y eut aucune entrée, et deux le 18 octobre, mais sans lien avec la manifestation. Sur ces 41 morts, 25, dont treize identifiés et douze non identifiés, sont mentionnés sous la rubrique « Dossiers pour lesquels les informations disponibles sur la date de la mort ou ses circonstances ne permettent pas d’exclure tout rapport avec les manifestations des 17-20 octobre ». Cela fait que les seize autres morts n’ont donc rien à voir avec la manifestation du 17 octobre.

En ce qui concerne les 25 morts restants, notons immédiatement que le sous-titre de l’« Annexe III » est insolite, car la manifestation dont il est question eut lieu le 17 octobre, non les 19 et 20 octobre. De plus, ce titre laisse sous-entendre que ces 25 décès auraient donc pu être causés par la police française, chiffre d’ailleurs régulièrement et péremptoirement transformé en morts avérés par certains auteurs ou par des journalistes paresseux ou craintifs. Or :

1/ si ces derniers avaient pris la peine de lire le document en question dans son originalité et son intégralité, ils auraient vu qu’en face de chaque corps est porté un numéro de dossier de la police judiciaire, suivi de la précision suivante : « Indications relevées dans le dossier d’enquête de la police judiciaire » ;

2/ grâce à ces « Indications relevées dans le dossier d’enquête de la police judiciaire », il apparaît clairement que 17 de ces 25 défunts ont été tués par le FLN, la strangulation-égorgement, l’emploi d’armes blanches, etc., n’étant pas d’usage dans la police française… D’autant plus que, parmi ces 17 morts, quatre furent assassinés le 19 octobre, soit deux jours après le 17 octobre, dont un commerçant qui avait refusé de suivre la grève du 19 octobre décrétée par le FLN et deux autres ligotés et noyés par ce même FLN…

Voyons le détail de cette liste.

Corps identifiés :

– six furent tués par le FLN (strangulation, arme blanche, arme à feu) ;

– deux décès sur la voie publique (troubles mentaux et alcoolisme) ;

– un décès par crise cardiaque le 21 octobre ;

– un décès par accident de la circulation ;

– un mort à l’hôpital Boucicaut des blessures reçues le 17 octobre ;

– deux morts dont les causes ne sont pas élucidées.

Corps non identifiés :

– sept tués par le FLN (un par arme blanche ; deux par noyade ; un par noyade, nu, corps ligoté ; deux par armes à feu, un par strangulation) ;

– un mort de blessures à la tête. Blessures reçues le 17 octobre ? Nous l’ignorons ;

– un mort des suites de blessures reçues place Saint-Michel ;

– trois morts dont les causes ne sont pas élucidées.

Conclusion : sur 25 morts dont parlent désinformateurs et idiots utiles, la morgue n’en a donc reçu que deux décédés probablement des suites de blessures reçues le 17 octobre. Une interrogation demeure pour l’un d’entre eux, mais sans aucune certitude, et, concernant trois autres, rien ne permet de dire qu’ils résultent de la « répression » de la manifestation interdite du 17 octobre.

Nous avons donc deux manières de présenter ces chiffres indiscutables :

1/ les morts certains de la manifestation du 17 octobre s’élèvent à un mort le jour même et à deux probables les jours suivants ;

2/ si nous comptons les morts non élucidés parmi les victimes de la « répression », nous obtenons toujours un seul mort le jour même, deux les jours suivants, morts de leurs blessures, et cinq que rien ne permet de ranger dans cette rubrique, soit les sept ou huit morts cités par Le Figaro.

La manifestation elle-même n’a donc connu qu’un seul mort, le Français Guy Chevallier.

Nous voilà ainsi très loin des 25, 50, 100, 200 ou même 300 morts « victimes de la répression », avancés par certains, et pour lesquels François Hollande a reconnu la responsabilité de la France avant qu’Emmanuel Macron n’aille se ridiculiser aux yeux de l’histoire !

Allons encore plus loin :

1/ le « Graphique des entrées de corps “N.A.” (nord-africains) par jour. Octobre 1961 » nous apprend que du 1er au 30 octobre 1961, 90 cadavres de « N.A. » furent reçus à l’institut médico-légal. Or, selon les enquêtes judiciaires, chaque décès étant suivi d’une enquête, la plupart de ces morts étaient des musulmans pro-Français assassinés par le FLN !

2/ pour toute l’année 1961, 308 cadavres de « N.A. » entrèrent à l’IML, dont plusieurs dizaines de noyés. Or, toujours après enquête, il fut établi que la quasi-totalité de ces morts étaient des victimes du FLN (harkis, partisans de la France, individus ayant refusé d’acquitter « l’impôt de guerre », membres du MNA, etc.). Une des méthodes d’assassinat du FLN était l’étranglement ou l’égorgement suivi de la noyade…

— Perpétuer et véhiculer un tel travestissement de l’histoire et des faits, n’est-ce pas nourrir encore la haine des zones de non-France ?

— Effectivement. Ce prétendu « massacre » constitue un exemple extrême de manipulation de l’histoire, comme Katyn, comme les « charniers » de Timisoara en Roumanie, comme les « couveuses » au Koweït ou encore comme les « armes de destruction massive » en Irak. Ils servent aux islamo-gauchistes, aux agents d’influence et autres affidés d’Alger ou à ses habituels supplétifs de presse à culpabiliser les Français afin de les désarmer moralement.

(1) « Rapport sur les archives de la Préfecture de police relatives à la manifestation organisée par le FLN le 17 octobre 1961 ». Rapport établi à la demande du Premier ministre, M. Lionel Jospin, et remis au mois de janvier 1998 par M. Dieudonné Mandelkern, président de section au Conseil d’Etat, président ; M. André Wiehn, inspecteur général de l’administration ; Mme Mireille Jean, conservateur aux Archives nationales ; M. Werner Gagneron, inspecteur de l’administration.

Propos recueillis par Alain Sanders

Article paru dans Présent daté du 25 octobre 2021

Marine Le Pen : confidences sur Eric Zemmour [vidéo]

Marine le Pen

26/10/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Samedi 23 octobre 2021 – En marge de son déplacement à la foire agricole de Poussay dans les Vosges, Marine Le Pen s’est confiée à Livre Noir, sans filtre.

Un début de campagne présidentielle bousculé par la percée d’Éric Zemmour dans les sondages. Un phénomène qui ne semble pas pour autant déstabiliser la candidate “habituée à la violence en politique”.

Âpreté de la vie politique, équilibre avec sa vie personnelle, confidences sur Éric Zemmour, Jordan Bardella et Marion Maréchal et l’après-Le Pen, Marine nous dit tout.


Zemmour-Onfray, même combat ?, par Philippe Bilger

Philippe Bilger Union des droites

Quoique engagé par ailleurs, j’adore me pencher sur l’analyse de débats et de complicités qui ne me regardent pas directement.

Je commence ce billet après avoir écouté Eric Zemmour (EZ) qui, dans Le Grand Jury, a littéralement mis KO debout Benjamin Sportouch et Adrien Gindre, Guillaume Roquette ayant été réduit à une portion congrue. Les deux premiers, en effet, ont été saisis par une stupéfaction qu’un reste d’objectivité ne rendait pas aussi indignée qu’ils l’auraient souhaité.

Il est vrai que EZ a fait fort, renvoyant par exemple Marine Le Pen et son programme à une aimable bluette, en poussant notamment jusqu’à des limites extrêmes la préférence nationale, induisant selon lui une distinction radicale entre Français et étrangers. Il a également confirmé, reprenant un point de vue déjà exprimé, que le mouvement #MeToo n’était pas “émancipateur mais éradicateur” et avait plus relevé de la “délation” que de la dénonciation légitime. On imagine comme avec de telles pensées provocatrices et totalement assumées, il a secoué le ronron de cette émission dominicale que je ne manquerais pour rien au monde.

Elle ne m’a pas éloigné de mon thème initial qui visait à attirer l’attention sur le lien fort entre EZ et Michel Onfray (MO). On sait depuis longtemps, au fil de leurs débats, de leurs rencontres et du point de vue qu’ils expriment l’un sur l’autre, qu’ils sont de plus en plus proches pour ce qui concerne le constat sur la France, sur l’immigration et la réalité dramatique d’un vivre-ensemble dévasté.

Ce qui est nouveau et ne devrait pas étonner les esprits lucides et de bonne foi est l’affirmation récente de MO sur CNews selon laquelle il pourrait voter pour EZ, à condition qu’il “muscle son bras gauche” concernant la question sociale (Le Point).

Il me semble que cette éventualité qui constituerait tout de même un choc dans le monde médiatico-politique, apporterait à EZ une crédibilité d’importance largement aussi décisive que, à rebours, les attaques programmées des politiques contre lui.

Il est piquant que cette relation entre EZ et MO résulte d’un double mouvement contradictoire qui se rapporte au terreau intellectuel et politique de ces deux personnalités et à leur évolution.

D’une certaine manière, EZ, déçu par la droite classique et l’extrême droite de Marine Le Pen, n’a pas eu, selon lui, d’autre choix que de proposer aux Français, à partir d’une vision extrême du réel, un programme en tirant les enseignements, aussi abruptes ou choquantes qu’en soient les conclusions.

C’est parce que MO croit à une gauche humaniste et sociale et que la gauche d’aujourd’hui a trahi celle-ci qu’il se retrouve accordé avec EZ et a la tentation de lui apporter sa voix.

Reste que j’imagine mal MO valider un renforcement social d’EZ si ce dernier demeure dans la conception intégriste et implacable qu’il a développée le 24 octobre, par exemple, sur la préférence nationale.

MO n’a pas peur de la vérité, ni des idées et des mots même les plus décapants, mais il y a chez EZ – qui ne ressemble à personne d’autre qu’à lui-même – une sorte d’audace suicidaire à faire advenir dans l’espace public et médiatique ce qu’on n’a jamais entendu, ce qu’on n’a jamais osé dire et dont il espère que cela fera de lui le porte-voix d’une majorité de citoyens. Ceux qui, selon lui, approuvent largement ses thèmes dominants.

Pour que la droite traditionnelle s’immisce victorieusement dans ce langage qui rend caduques les scrupules et les précautions d’avant, il conviendra qu’à partir de l’acceptation sans doute du même constat, LR maîtrise la politique comme “l’art de rendre nécessaire ce qui est possible” selon la belle formule du Cardinal de Richelieu.

MO doit encore hésiter.

Philippe Bilger

Tribune reprise de Philippebilger.com

[ZOOM] Erick et Sylvie Pétard : “Nous avons perdu nos deux filles sous les balles des terroristes”

Renaud Camus face au remplacisme global

grand remplacement

Le Grand Remplacement n’est pas une « théorie » : c’est un constat et un signal d’alarme. Derrière le droit des peuples à la continuité historique, il s’agit de défendre la polyphonie du monde – tout ce qu’il conserve encore d’irremplaçable.

Si l’expression « Grand Remplacement » est désormais assez systématiquement associée au nom de Renaud Camus, notamment par tous les automatismes journalistiques autour de la « théorie » du grand remplacement, on ne peut que déplorer que les écrits de celui-ci restent peu lus. Il est vrai en particulier, quoique cela n’excuse en rien les non-lecteurs, que Le Grand Remplacement[1] n’avait pas connu jusqu’ici une aussi grande diffusion que l’expression.

Ce titre fut d’abord en 2011 celui d’une mince brochure rassemblant le texte de trois conférences, publiée aux éditions David Reinharc. Le livre fut étoffé dès l’année suivante, mais désormais en auto-édition (« Chez l’auteur »), puis complété par un texte important sur Le changement de peuple. Ce noyau, auquel s’agrégèrent progressivement une vingtaine d’autres textes, a fini par constituer au fil des rééditions successives un fort volume de plus de cinq-cents pages, désormais proposé et diffusé par les éditions de la Nouvelle Librairie.

Qu’est-ce que le « Grand Remplacement » ?

Qu’est-ce donc que le « Grand Remplacement », selon Renaud Camus ? C’est une dénomination, un syntagme marquant, la désignation d’un événement majeur, d’un phénomène historique.

Ce n’est pas une « théorie », pas plus qu’il n’y a de « théorie de la Guerre de Cent Ans », de « théorie de la Grande Guerre », de « théorie de la Révolution française », etc. Le Grand Remplacement, c’est d’abord un constat, celui que peuvent faire ceux qui ouvrent les yeux sur le destin historique de leur civilisation, qui la savent et la craignent mortelle ; un constat et un signal d’alarme, dans la lignée du discours des « fleuves de sang » prononcé en 1968 à Birmingham par Enoch Powell[2], l’un des « deux prophètes », avec Jean Raspail, à qui Camus a dédié son livre.

Ce constat, Renaud Camus le fit lui-même dans les années 1990 en parcourant, pour l’écriture d’un livre sur le département de l’Hérault, de vieux villages fortifiés autour de Lunel ; il résume d’une formule simple ce qui lui apparut alors : « vous avez un peuple et presque d’un seul coup, en une génération, vous avez à sa place un ou plusieurs autres peuples ».

Pourtant, bien souvent, au lieu du constat lucide de l’évidence et du désastre, l’auteur remarque une triple réaction, une triple fuite, un triple déni, sur le mode du « chaudron percé » évoqué par Freud : le Grand Remplacement, récite-t-on, d’une part n’existe pas, d’autre part est souhaitable et bénéfique, enfin est naturel et inéluctable. Face à ces arguments incohérents, il s’agit donc de dire ce que l’on voit, et d’abord même de voir ce que l’on voit. C’est le sens du percutant conte Ørop, l’un des précieux textes repris ici, présenté comme un conte inédit et inachevé d’Andersen. Comme dans les Habits neufs de l’empereur, la vérité sort de la bouche d’un enfant, parce qu’il ignore le nouveau dogme selon lequel il n’y aurait plus d’histoire ni de peuple. Or l’histoire « est une vieille dame toujours jeune, énergique et fantasque, romanesque en diable, qui s’ennuie facilement et ne rêve qu’aventures, plaies et bosses, sombres drames, coups d’éclat, de théâtre et d’État. Elle ne déteste rien tant que la dérobade et le retrait, surtout lorsqu’elle pressent qu’ils sont organisés contre elle, par défiance à son endroit, afin de se soustraire à son emprise. » Reste à savoir comment s’opérera le retour de l’histoire, le retour à l’histoire : par le réveil des remplacés ? ou par le triomphe des remplaçants, une fois rompu le « pacte germano-soviétique » entre les « deux totalitarismes rivaux et provisoirement alliés », le remplaciste et l’islamiste, celui qui rend possible le remplacement et celui qui en profite ?

Contre le règne du faux

Avant même la tâche, politique par excellence, qui consiste à contrer le phénomène du Grand Remplacement et à sauvegarder la continuité historique des peuples d’Europe, celle que s’assigne l’écrivain consiste donc à lutter contre le déni, contre l’occultation, contre ce qu’il nomme le faussel, le réel inversé, ce discours – plus qu’un discours, d’ailleurs, une façon d’appréhender le monde – qui nomme par exemple « populaires » des quartiers qui se caractérisent au contraire par l’absence du peuple indigène, ou qui prête un sens autre qu’administratif et hermogénien[3] à l’oxymore « djihadiste français ». Le faussel consacre le règne du faux, du toc, de l’ersatz, du substitut, du bidon, de l’inauthentique. Et il n’y a dès lors rien d’étonnant à ce que le faussel soit indissociable de ce que Camus nomme le remplacisme.

Car, si la « théorie du Grand Remplacement » n’est on l’a dit pas une théorie, Camus admet en revanche bien volontiers que, par-delà ce phénomène et le constat qu’il appelle, il est possible et nécessaire de théoriser ce qui se passe, pour en comprendre les ressorts. C’est là qu’intervient le concept du « remplacisme global ». Pour rendre celui-ci intelligible, et même lumineux, l’écrivain forge un certain nombre de mots ou d’expressions, ou en reprend et développe qu’il avait forgés précédemment, et dont on ne fera ici que citer une sélection : industrie de l’hébétude, Amis du Désastre, davocratie, matière humaine indifférenciée (MHI)…

Derrière le phénomène historique, démographique, géopolitique, social, qu’est le Grand Remplacement, on peut en effet observer une mutation anthropologique, l’avènement de l’homme remplaçable, qui n’est lui-même que l’aspect le plus spectaculaire – pour qui reste sensible à ce qu’était l’humain d’avant la fin de l’Histoire – de l’avènement du remplaçable tout court. De la banlieue universelle au voyage touristique, les paysages, l’architecture, la cuisine, l’art, les matériaux, le monde lui-même, « tout est remplacé par son double standardisé, normalisé, simplifié, taylorisé, fordifié, industrialisé, marchandisé, massifié, plastifié, low cost »[4]. Et c’est ce remplacisme, lui-même nourri par la déculturation et le Petit Remplacement[5], qui permet le Grand Remplacement, car « un peuple qui connaît son histoire et qui sait ses classiques ne se laisse pas mener béatement dans les poubelles de l’histoire ».

Derrière les défis migratoires : l’avènement du « remplaçable »

Le « Grand Remplacement », c’est donc d’abord une formule percutante qui peut aider à dessiller des yeux et à faire admettre la réalité et la gravité de la submersion migratoire – autant d’ailleurs qu’elle peut servir de repoussoir à ceux qui préféreront toujours nier cette réalité, ou la justifier, ou s’y résigner. Force est de constater en tout cas que depuis que cette formule circule – tandis certes que la chose elle-même se confirme – les enjeux existentiels qui sont au cœur des migrations de masse sont moins facilement mis sous le tapis.

Mais ce qui justifie la lecture attentive du Grand Remplacement, au-delà de cette formule essentielle, de ce mot-obus, c’est bien toute la réflexion qui l’accompagne et porte sur le remplacisme global : « Un spectre hante l’Europe et le monde. C’est le remplacisme, la tendance à tout remplacer par son double normalisé, standardisé, interchangeable : l’original par la copie, l’authentique par son imitation, le vrai par le faux, les mères par les mères porteuses, la culture par les loisirs et le divertissement, les connaissances par les diplômes, la campagne et la ville par la banlieue universelle, l’indigène par l’allogène, l’Europe par l’Afrique, l’homme par la femme, l’homme et la femme par des robots, les peuples par d’autres peuples, l’humanité par une posthumanité hagarde, indifférenciée, standardisée, interchangeable à merci. » Si l’on tient au contraire à l’irremplaçable, alors il faut voir ce que l’on voit, dire ce que l’on voit et, pour comprendre ce que l’on voit et ce que l’on refuse, lire et relire Renaud Camus et ses mots eux-mêmes irremplaçables.

Fabien Niezgoda

Renaud Camus, Le Grand Remplacement. Introduction au remplacisme global, La Nouvelle Librairie éditions, Paris, 586 pages, 26,50 €. Acheter cet ouvrage en ligne.

Notes

[1] « Le Grand Remplacement n’est certainement pas le plus grand livre de Renaud Camus, mais c’est le grand livre de notre temps ; celui qui a fait entrer son auteur dans la langue commune », écrit François Bousquet à l’occasion de sa réédition (Éléments n°190, juin 2021).
[2] Discours dont Renaud Camus a justement préfacé l’édition publiée en 2019 par la Nouvelle Librairie.
[3] L’opposition entre Cratyle et Hermogène, tirée de Platon, est au cœur de Du Sens (P.O.L., 2002), livre majeur de Renaud Camus.
[4] Entretien avec Renaud Camus, Éléments n°181, décembre 2019.
[5] Renaud Camus, Le Petit Remplacement, Pierre-Guillaume de Roux, 2019.

Tribune reprise de Institut-iliade.com

Etat d’urgence prolongé: scandaleux absentéisme parlementaire, par Maxime Tandonnet

assemblée nationale

Le prolongement de « la période transitoire de sortie d’état d’urgence sanitaire » (dont l’échéance est prévue au 15 novembre 2021), sollicité par le gouvernement jusqu’au 31 juillet 2022 soulève de nombreuses interrogations.

De fait, le régime de « sortie d’état d’urgence » ressemble à celui de l’état d’urgence en soi et ses conséquences sont significatives en termes de libertés publiques. Il donne la possibilité à gouvernement de restreindre les libertés en dehors du cadre parlementaire. Ce choix traduit une banalisation d’un état d’urgence sanitaire qui aura été en vigueur pendant presque deux années. Dès lors que son usage est ainsi normalisé et s’inscrit dans une logique de long terme, il sort de la définition d’un pouvoir d’exception.

Dans ce contexte, face à une situation qui met en jeu l’essence même et la raison d’être de la démocratie libérale ou parlementaire – l’absentéisme parlementaire est particulièrement incompréhensible. Que seuls 261 députés sur 577 aient voté le prolongement de l’état d’urgence sanitaire constitue une authentique anomalie de la démocratie. Ainsi, le taux de participation à ce vote tellement emblématique et stratégique pour le Parlement n’a pas dépassé les 45%… Les parlementaires, qui sont élus et rémunérés pour voter les lois s’abstiennent ainsi à 55% au sujet d’une loi qui, de fait, touche à l’essence même de leur mission. Et après, les mêmes s’indigneront du même taux d’abstention des électeurs aux scrutins locaux ou nationaux…

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet

Grand Remplacement – De toute évidence – 67 % des Français « inquiets », par François Hoffman

grand remplacement

Un sondage le dit : les Français croient au Grand Remplacement. Avec des chiffres plus hauts qu’on ne l’attendrait chez les sympathisants LREM, PS, LFI et écolos. Un reflet de ce que chacun vit au quotidien.

Pour certains observateurs, le Grand Remplacement ne serait qu’un fantasme ou une déformation de la réalité. Mais pour une forte majorité de Français, c’est un phénomène inquiétant. C’est en effet ce que révèle un sondage réalisé par l’institut Harris Interactive pour le journal Challenges. L’inquiétude n’est pas seulement affichée par les électeurs des Républicains et du RN, mais elle est aussi partagée par ceux de LREM.

Plusieurs questions sont posées dans ce sondage. La première est simple : il est demandé si le sondé croit à l’affirmation selon laquelle « les populations européennes, blanches et chrétiennes sont menacées d’extinction suite à l’immigration musulmane, provenant du Maghreb et d’Afrique noire ». 61 % des personnes interrogées y répondent positivement, allant de 57 % à 63 % selon les classes d’âge et de 59 % à 63 % selon la catégorie sociale. On notera ainsi peu de différences entre les classes aisées et populaires. Cette absence de différence pourrait ainsi expliquer le phénomène Zemmour.

Si 92 % des sympathisants du RN estiment que le Grand Remplacement se réalisera « probablement » ou « certainement », ils sont 72 % chez les sympathisants de LR, 52 % chez ceux de LREM, 44 % chez ceux du PS et de LFI, mais juste 30 % chez ceux des Verts. Plus on se rapproche de la gauche, moins le chiffre est écrasant – mais suffisamment haut pour être remarqué.

Quant à la question sur l’inquiétude qu’un tel phénomène puisse se produire, 67 % des Français affirment être « plutôt » ou « fortement » inquiets. Les femmes sont un peu plus inquiètes (67 %) que les hommes (66 %). Ce sont surtout les 35-49 ans qui y croient le plus (71 %), mais toutes les classes d’âges sont majoritairement inquiètes : aucune d’elles n’affiche une majorité à moins de 54 %. Ce sont logiquement les sympathisants du RN qui se déclarent les plus inquiets (93 %). Ils sont suivis par ceux de LR (83 %), de LREM et du MoDem (62 %), du PS (53 %), de LFI (42 %) et des Verts (41 %). Un thème qui devrait logiquement jouer dans la présidentielle.

François Hoffman

Article paru dans Présent daté du 22 octobre 2021

Halal : la cafétaria de Sciences Po Grenoble présente ses excuses pour “une erreur de communication”

halal

La polémique a fait grand bruit, et pour cause. Mais suite à un bras de fer médiatique entre l’UNI et l’école de Sciences Politiques, la situation vient d’être clarifiée par un communiqué, l’association étudiante regrette « une erreur de communication » et la direction de l’IEP dément les faits incriminés. Retour sur cette affaire.

« Après les plats végé qu’on vous propose, on vous annonce que l’ensemble de nos produits sont maintenant 100 % halal ! Et cela grâce à notre nouveau fournisseur 😉 On est fier que la cafet propose de nouvelles saveurs et on espère vous satisfaire au mieux ! Des bisous de l’équipe cafet ». Ce post enthousiaste publié sur les réseaux sociaux par la « Cafét en Kit » de l’IEP de Grenoble avait depuis été supprimé. Mais il déclarait fièrement imposer désormais aux étudiants sous le vocable enchanteur « de nouvelles saveurs », un peu comme une invitation au voyage, de consommer de la viande abattue selon le rite musulmans.

Mais au nom de quoi, une école aconfessionnelle allait-elle proposer de la viande halal à ses étudiants ? L’UNI a aussitôt réagi par un communiqué expliquant que cette cafétaria située au sein de l’IEP était plus pratique que celle du CROUS où les files d’attente pouvaient être longues, et que de ce fait, les étudiants n’avaient d’autre choix que de consommer halal. Interrogé par L’Incorrect, Yvenn Le Coz, responsable de l’UNI Grenoble réagissait : « S’ils avaient décidé de changer de ligne, ils auraient probablement fait un contre-communiqué ». Un avis confirmé par Rémy Perrad, délégué national d’UNI qui déclarait dans l’émission Morandini Live que ce choix « a été décidé. On a alerté les étudiants et la direction de l’IEP. Il n’y a eu aucune réaction. Ils font la sourde oreille ».

« Cette soumission à l’idéologie woke », largement dénoncée donc dans la presse par le syndicat étudiant de droite, a contraint la direction de l’établissement à clarifier la situation en brandissant le droit à l’erreur et en démentant les faits. Ainsi, l’école « se doit d’assurer un enseignement laïque et indépendant de toute emprise politique, économique, religieuse ou idéologique » ; « le choix de ce fournisseur par l’association n’était pas motivé à fournir en viande halal », et « seuls 1/3 des produits fournis par cette boulangerie et vendus par “Cafét en Kit”, sont halal ». Même rétropédalage de la part des étudiants de la Cafét en Kit justifiant leur annonce par « souci de transparence », que les critères de choix de fournisseurs étaient d’ordre économique et pas idéologique. Le sujet est clos, l’association rentre dans le rang, présente ses excuses et affirme « se conformer à l’obligation de neutralité et de laïcité. »

Qu’il s’agisse d’une erreur de communication est un fait indéniable au regard de cette nouvelle polémique dont l’établissement se serait bien passé, quelques mois seulement après l’épisode des deux professeurs jetés en pâture en mars dernier. Pour mémoire, leurs noms avaient été placardés sur les murs de l’établissement les accusant d’islamophobie. En revanche, l’argument peu crédible portant sur le fait que « la cafét n’est pas un espace de politisation », de la part de ces étudiants, fait sourire mais ne convainc pas franchement. Le portail de l’établissement affiche sur sa page d’accueil, en écriture inclusive, une aide et une écoute « aux étudiant.e.s » face aux « discriminations, violences sexistes et sexuelles ». Un condensé d’idéologie woke dont on peine à croire que, tel le nuage de Tchernobyl, elle s’arrête aux cloisons de la cafet’.

La direction de Science Po Grenoble annonce avoir porté plainte contre les personnes qui ont relayé une information mensongère. La culture de la victimisation (propre aussi aux “éveillés”) impose donc que « Cafet’en Kit a été accusée de pratiquer la discrimination en proposant des plats 100% halal. ». Réponse d’Yvenn Le Coz dans Le Figaro étudiant « Ces menaces juridiques sont ridicules, n’ont aucun fondement, et ne sont là que pour tenter maladroitement de faire taire la polémique ainsi que notre syndicat. Je suis fier de constater que grâce à la mobilisation de l’UNI, l’IEP décide enfin de faire respecter la laïcité et la neutralité du service public. »

Iris Bridier

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

« Les immigrés font le boulot que les Français ne veulent pas faire » : slogan éculé et mensonger

travail immigration

« Les immigrés font le boulot que les Français ne veulent pas faire. » Tel est le pont aux ânes des immigrationnistes. Une affirmation constamment répétée depuis un demi-siècle (!) qui mérite un sérieux décryptage. Réfutation en 7 points par Jean-Yves Le Gallou.

Un mensonge total

1– Remarquons d’abord que cet argument s’inscrit dans une stricte logique économique. À supposer qu’il soit vrai (nous démontrerons que ce n’est pas le cas), il devrait être mis en balance avec d’autres facteurs et d’abord avec les conséquences nuisibles de l’immigration en termes d’identité, d’éducation, de sécurité ou encore de budget.

2– Observons ensuite que les étrangers déjà présents en France ont un taux de chômage plus élevé que la moyenne nationale (18 % pour les étrangers venus d’Afrique contre 7 % pour les Français).

Il en va de même pour les descendants d’immigrés non européens dont le taux de chômage cinq ans après l’entrée dans la vie active est deux fois plus élevé que celui d’un Français de souche (voir Immigration la catastrophe, que faire, page 46).
Quitte à garder le slogan « Les immigrés font le boulot que les Français ne veulent pas faire », il serait donc plus juste de l’adapter et d’affirmer « les nouveaux immigrés font le travail que les Français et surtout les immigrés plus anciens et les descendants d’immigrés ne veulent pas faire. »

3– En fait, la réalité est la suivante : l’entrée de nouveaux immigrés, même réguliers et surtout clandestins, fausse le marché du travail.
L’arrivée d’une main d’œuvre précaire, au départ peu exigeante et souvent clandestine, biaise la concurrence et tire les salaires à la baisse. Ce qui décourage les anciens résidents en France de prendre ces emplois.
Ceci vaut notamment dans les secteurs de l’hôtellerie/restauration, du bâtiment et des travaux publics, du contrôle et de la sécurité ainsi que des services à la personne.

4– Nuançons toutefois ce propos. Cette fuite des Français de certains métiers concerne bien davantage les grandes villes que la France périphérique. Cela s’explique par les surcoûts immobiliers dans les grandes métropoles et le fait que les classes populaires de souche ont été refoulées très loin des centres villes. Ainsi le profil du personnel hospitalier et des soignants en EHPAD n’est pas le même en province et dans les grandes métropoles. Et ce alors même que dans les grands ensembles à forte population immigrée l’aide sociale et les trafics assurent souvent des revenus substantiels.

5– Ceci étant, le recours à une main d’œuvre étrangère – clandestine ou non – n’est pas une fatalité. Bien au contraire il apparaît que les employeurs n’ont pas toujours le libre choix de l’embauche. SOS Racisme a réalisé un test sur les recherches en personnels des entreprises de bâtiment et des travaux publics et déplore que 45 % d’entre elles (45 %, ce n’est pas rien !) auraient aimé pouvoir discriminer à l’embauche selon l’origine en excluant les candidats de type non européen. Preuve s’il en est que l’africanisation de ces métiers n’est pas inéluctable.

Les particuliers cherchant des aides ménagères ou à domicile se heurtent à la même difficulté d’orientation de leur recrutement. Une difficulté contournée par le personnel offrant ses services et précisant parfois « Français » ou « Dame portugaise ».

6– L’argument selon lequel « les immigrés font le boulot que les Français ne veulent pas faire » est encore plus faux pour les métiers du contrôle et de la sécurité. Il y a encore 20 à 30 ans, beaucoup de jeunes Français de souche ayant poursuivi des études modestes trouvaient des débouchés comme agents de sécurité. L’idéologie « anti raciste » les a progressivement exclus de ces métiers. Pour une raison simple: en cas de conflit entre un agent de sécurité et une personne contrôlée et refoulée c’est la règle du « deux poids, deux mesures » qui s’applique :

– l’agent de sécurité européen en conflit avec un Africain ou un Maghrébin sera souvent présumé « raciste » par les médias et les juges.
– a contrario, c’est le quidam européen en contentieux avec un agent de sécurité africain ou maghrébin qui risquera d’être présumé « raciste ».

Pour les employeurs, le choix est donc vite fait ! Sans parler du fait que recruter les membres d’une bande de racaille peut servir de police d’assurance…

Dans ce secteur, il est particulièrement faux de dire qu’on ne trouve pas de Français de souche pour travailler puisqu’ils sont exclus de fait de l’accès à l’emploi !

7– Ajoutons que les politiques publiques ont pu créer des pénuries artificielles de main d’œuvre : on pense en particulier à la médecine et à la chirurgie dentaire.
Difficile d’affirmer que personne ne veut être médecin hospitalier ou dentiste, mais le numerus clausus organisé par les gouvernements successifs a créé des pénuries artificielles.

Recréer une dynamique du travail français

Voilà qui permet d’affirmer que recréer une dynamique du travail français est possible par un ensemble de mesures :

– une dissuasion réelle du travail clandestin par un strict contrôle aux frontières et la fermeture administrative des entreprises employant des clandestins ;
– l’abrogation de la loi Pleven pour rendre aux employeurs le libre choix de leur personnel et recréer un marché d’emploi pour les autochtones ;
– et ce dans le cadre de la préférence nationale rétablie dans la Constitution ;
– la révision du code des marchés publics pour y imposer la préférence nationale à l’emploi et la traque des sous-traitants indélicats.

Cet ensemble des mesures produira mécaniquement une réévaluation de ces métiers (hôtellerie, restauration, sécurité, aides ménagères, aides à la personne, bâtiments/travaux publics) par l’amélioration des conditions et des relations de travail comme par la hausse mécanique des salaires par le jeu de l’offre et de la demande. D’autant que la diminution des coûts sociaux et médicaux du fardeau de l’immigration devrait permettre une baisse des charges sociales.

Enfin les parcours scolaires devraient accompagner ce mouvement en revalorisant les métiers manuels et de force. Par une réhabilitation de l’apprentissage, de l’enseignement professionnel et de l’exercice physique.

Tribune reprise de Polémia

Lettre ouverte d’une centaine d’élus de Haute-Savoie : «Nous, élus locaux, demandons l’abandon du passe sanitaire»

pass sanitaire

22/10/2021 – FRANCE (NOVOpress)
L’Assemblée nationale a donné, dans la nuit du mercredi 20 au jeudi 21 octobre, un premier feu vert au projet de loi « vigilance sanitaire », avec la possibilité controversée de recourir au passe sanitaire jusqu’au 31 juillet 2022.
Une centaine d’élus de Haute-Savoie décrivent les conséquences sociales du dispositif dans leur territoire et militent pour son abandon.


Plus que personne, nous connaissons les effets terribles et dévastateurs de la Covid-19. C’est nous, accompagnés des pompes funèbres, qui avons scellé par des cachets de cire rouge les cercueils des premières victimes de la pandémie, inhumées dans nos cimetières municipaux. C’est nous, une fois encore, qui avons soutenu les familles et les proches des malades décédés. C’est avec nos conseils municipaux, nos agents communaux, nos associations, dans nos infrastructures que nous avons organisé massivement les premiers centres de dépistage et de vaccination, les ateliers de confection de masques. Certains d’entre nous ont même approvisionné les professionnels de santé. Depuis le début de la crise, nous sommes sur le front, sans angélisme ni utopie. Nous connaissons le prix humain et économique de cette pandémie. Nous pouvons donc témoigner ici, que si notre pays a pu traverser cette épreuve sans précédent, ce n’est que par l’unité et la concorde entre la population et ses élus.

Pourtant, chaque jour, dans nos communes de Haute-Savoie, qu’elles soient grandes ou petites, rurales ou urbaines, nous constatons peu à peu la division s’immiscer. Nous voyons les couples que nous avons unis se déchirer. Nous assistons à l’éclatement d’associations centenaires. Aux refus gênés d’accueillir des clients par des restaurateurs déjà au bord de la rupture financière.

Plus globalement, nous voyons la politique s’immiscer là où elle n’avait pas sa place jusqu’alors. Les pro et anti, que ce soit sur le sujet du passe ou du vaccin, se retrouvent subitement en opposition, là où ils vivaient paisiblement en harmonie. Les contrôles permanents sont autant de rappels, de coups de couteau, dans cette plaie de discorde. Ils sont effectués par des hommes et femmes qui n’en ont pas la vocation et qui subissent eux-mêmes de devoir se substituer à ce qui, jadis, était le pré carré des compétences régaliennes. Hier, nos policiers municipaux ne pouvaient pas contrôler une identité dans la rue, aujourd’hui vigiles ou bénévoles d’associations sont contraints de mettre en œuvre des barrages filtrants à l’entrée d’un gymnase ou d’un centre commercial.À cette implosion sociétale sans précédent, nous voyons nos services publics, déjà fragiles, subir de plein fouet les suspensions d’agents. Les lits déjà trop peu nombreux de nos Ehpad se ferment les uns après les autres, à la suite de suspensions de soignants. Les mêmes, qu’hier encore, nous applaudissions tous le soir venu. Laissant ainsi, autant de familles dans l’embarras et les plus fragiles d’entre nous, nos seniors, dans des situations inacceptables. Nous constatons, aussi, le retour contraint de personnes en situation de handicap, qui ne peuvent rester dans leurs centres spécialisés, faute de personnel. Les pharmacies de nos villages se retrouvent contraintes à réduire leurs amplitudes horaires faute de personnel vacciné. Nos centres de secours, déjà en tension perpétuelle, doivent se réorganiser et faire face au refus de pompiers déjà volontaires à se faire vacciner.»

Plus largement, le passe, mis en œuvre dans un manque de concertation certain, est générateur d’une incompréhension grandissante. Ce dispositif, à géométrie variable, crée un imbroglio des plus total. Une école de musique, si elle est portée par une collectivité en est exemptée, mais si dans la commune voisine elle est sous forme associative, le passe s’applique. Un groupe de musiciens professionnels n’a pas besoin du précieux sésame pour répéter, quand il est dans le même temps imposé aux amateurs. Les enfants des collèges jouent ensemble au basket sans passe, mais le soir venu, dans le même gymnase, avec les mêmes enfants et cette fois dans le cadre associatif, le passe s’applique. Il est obligatoire dans les trains, mais pas les métros, dans les musées, mais pas les écoles, les exemples sont nombreux… Générant ainsi autant de frustrations doublées d’un sentiment profond d’injustice, dont nous sommes malgré nous les réceptacles.

Le passe sanitaire est à l’origine de cette fracture sans précédent de notre société. Nous en sommes les témoins privilégiés, quand le cadre légal ne nous oblige pas à en être les acteurs malgré nous. Cette crise de la Covid-19 est doublée d’une crise de gouvernance. La gestion de la pandémie, faute d’une vision claire et pérenne, fait porter et appliquer aux acteurs de terrain la mise en œuvre d’une obligation vaccinale qui ne dit pas son nom. Sans avoir à émettre ici un jugement sur cette stratégie qui nous dépasse, nous constatons chaque jour ses limites.

La mise en place généralisée du passe est une démonstration parfaite de la citation de Julio Cortazar, «La lâcheté tend à projeter sur les autres la responsabilité qu’on refuse». En l’occurrence, les maires, les présidents d’associations, les petits patrons. C’est au dernier échelon, le plus fragile de toute la construction du système républicain et sociétal, qu’il incombe, une fois encore, la plus basse des besognes.

La parole politique, pour nous élus des territoires de France, chaque jour au contact de notre population, a encore un sens et une valeur impérieuse. C’est le fondement de ce qui nous lie à nos concitoyens, c’est grâce à cette sincérité que nous sommes les élus préférés des Français. En avril, Emmanuel Macron déclarait en parlant du passe : «Il ne saurait être obligatoire pour accéder aux lieux de la vie de tous les jours comme les restaurants, théâtres et cinémas, ou pour aller chez des amis». Aujourd’hui, alors que l’immunité vaccinale collective tant vantée (deux tiers de la population) est atteinte, il est temps de mettre en cohérence le dispositif et les propos passés du Président de la République. C’est à ce prix qu’il sera possible de redonner confiance aux Français, de reconnaître les efforts monumentaux concédés et qui, aujourd’hui, portent leurs fruits.»

Après la pandémie viendra le temps de la reconstruction, peut-être comme l’annoncent de nombreux observateurs, le temps de la récession, aussi. Ce n’est que dans l’unité, le dialogue et la sérénité, que peuvent l’appréhender les Français. Il est temps de faire confiance à notre population, de lui reconnaître sa liberté et sa responsabilité. Il est temps d’extraire du quotidien déjà lourd de nos concitoyens, la discorde créée par ce dispositif, d’ôter des frêles épaules de ceux qui n’ont rien demandé, un contrôle qu’ils n’ont pas à assumer à leur niveau. Il est pour nous, élus locaux, le temps d’abandonner le contrôle du passe sanitaire de la vie quotidienne des Français.

Découvrez la liste des élus signataires ici !

Tribune reprise de FigaroVox

Défendre la discrimination au nom de la liberté, par Clément Martin (Les Identitaires)

discrimination

À la fin du mois d’août dernier, le MEDEF a organisé la « Rencontre des entrepreneurs de France » autour du thème de la culture woke. Les entreprises sont visées par le wokisme en matière de discrimination. Le chef d’entreprise et essayiste Philippe Manière, citant le libéral Milton Friedman, rappelait que le but d’une entreprise était d’abord de faire du profit et qu’il était naturel que la marque Nike s’engage pour la culture woke, d’autant plus lorsqu’il s’agit de « nobles causes ». En effet, ajoutait-il, « qui est pour les maltraitances faites aux femmes et le viol des enfants ? » L’intervenant rappelait ainsi la méthode des wokistes : créer des polémiques autour de sujets présentés comme rassembleurs, avec un discours de justice sociale a priori inattaquable. Mais comme le précisait Xavier Gorce, ancien illustrateur au Monde, les wokes pratiquent la « guérilla », ils commettent des « attentats virtuels » pour saisir l’attention du public.

Face à cette stratégie du choc, nous pouvons être partagés entre deux attitudes. L’une d’elles consiste à dénoncer le deux-poids, deux-mesures parfaitement hypocrite des hyènes woke, puisque celles-ci ne dénoncent jamais le racisme anti-Blanc ou d’autres discriminations plus courantes, comme le fait de préférer une jeune célibataire à une femme en couple susceptible d’être enceinte. On peut s’offusquer de tels comportements, il est même nécessaire de les mettre en exergue avant de dégonfler la baudruche antiraciste obsessionnelle des militants woke, qui ne s’intéressent qu’aux discriminations faites aux « racisés », c’est-à-dire aux non-Blancs. Rappeler la réalité, prouver ce que l’on avance par des faits, est vital pour déchirer le voile du mensonge woke, qui redessine l’actualité à son avantage pour justifier le Grand remplacement. Ne soyons pas dupes, la dénonciation des discriminations faites aux « racisés » ne vise qu’un but : nous forcer à accepter la visibilité sociale et économique des descendants d’immigrés pour justifier leur présence en France et la continuation de l’immigration-invasion.

L’autre attitude, en fait complémentaire, vise à revaloriser l’idée de discrimination. « Qu’est-ce que la discrimination, écrit Thibault Mercier, si ce n’est l’action de distinguer une chose d’une autre ? Discriminer, c’est tracer des frontières, définir des limites. Dans l’absolu, être, c’est délimiter un dedans et un dehors, c’est donc également discriminer. Un pays n’existe que par ses frontières et les différences ne se concrétisent que par des séparations. Toute action effectuée ou parole énoncée en exclut fatalement une autre et se trouve de facto discriminatoire. Toute vie différenciée implique donc nécessairement une discrimination, une préférence, une hiérarchie. » (Athéna à la borne. Discriminer ou disparaître ?, Pierre-Guillaume de Roux éditeur, 2019).

Discriminer, c’est définir les choses. Discriminer, c’est affirmer son identité en la distinguant des autres. Discriminer, c’est tracer le cercle à l’intérieur duquel on se reconnaît proche de l’un et lointain de l’autre. Discriminer, à notre époque pourtant enivrée de droit-de-l’hommisme, c’est un droit fondamental que les wokistes, eux, n’hésitent pas à mettre en œuvre lorsqu’ils réclament des plages horaires réservées aux Noirs à l’Université. Alors, pourquoi un entrepreneur ne pourrait-il pas définir lui-même l’identité culturelle de son entreprise ? Dans la conception woke, celle-ci devient un service public soumis aux aléas idéologiques du moment, dans une conception parfaitement bolchévique des rapports sociaux. Le wokisme, énième avatar du marxisme, aboutit à la fin de la propriété privée. Le droit de discriminer constitue la preuve ultime que nous sommes encore dans une société de liberté.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires