La victoire que Zemmour a déjà remportée, par Ivan Rioufol

Ivan Rioufol

Eric Zemmour a-t-il déjà perdu ? Un consensus médiatique rédige sa nécrologie politique. Sa faute ultime aurait été, samedi à Marseille, de faire un doigt d’honneur en réponse à une femme qui lui en faisait autant. « Et bien profond », a-t-il ajouté. Cet épisode est évidemment navrant de vulgarité. L’intéressé a reconnu lui-même, dans un tweet, un geste « fort inélégant ». Reste que cette incontestable indélicatesse n’est pas spécifique à Zemmour. L’avachissement de la politique se retrouve jusqu’au plus haut sommet de l’Etat. Les commentateurs rappellent le : « Casse-toi pauv ‘con », lancé par le président Nicolas Sarkozy a un homme qui l’avait insulté.

Mais Emmanuel Macron, en apparence davantage policé, n’est guère plus exemplaire lorsqu’il invite à l’Elysée un groupe d’« électro » en bas résille pour la Fête de la musique, ou quand il laisse MacFly et Carlito faire une galipette dans les jardins. Samedi, le tutoiement du chef de l’Etat au pape François est une autre forme d’indifférence portée aux usages et aux conventions. Macron, reçu au Vatican, a offert à François un ouvrage d’Ignace de Loyola « que tu connais mieux de moi », a-t-dit. Sarkozy s’était contenté de consulter son portable durant une allocution du saint Père. La délicatesse n’est plus ce qui caractérise un monde politique mal élevé.

Toutefois, ce n’est pas son doigt d’honneur qui accable Zemmour. Au contraire : il est possible que ce geste spontané soit approuvé par une opinion en rébellion contre les faux-culs. Il faut toujours avoir en tête, à l’approche de l’échéance présidentielle, ces sondages récurrents qui montrent que plus de trois Français sur quatre envisageraient un vote antisystème en 2022. Le vote protestataire peut excuser les fautes de goût, pourvus que celles-ci aient du sens. En l’espèce, Zemmour répondait plus généralement à ceux qui, à Marseille, avaient cherché à le faire taire ou à perturber sa visite. Plus inquiétante en revanche semble être l’impréparation du possible candidat, qui a annoncé un grand meeting de lancement de son projet au Zénith dimanche.

Les déçus commencent à se confier et à faire nombre. Ils pointent un amateurisme et une désinvolture, au cœur même du couple désormais formé par Zemmour et Sarah Knafo. Zemmour saura-t-il redonner du souffle à sa campagne ? Les prochaines semaines le diront très vite. L’obstacle des 500 signatures risque d’être également difficile à franchir. Pour autant, Zemmour peut déjà être tenu comme celui grâce à qui la question de la survie de la France a été posée comme un thème central. Sa première victoire lui est déjà acquise. Il est possible qu’il en reste là.

Ivan Rioufol

Texte daté du 29 novembre 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Crise migratoire – Cardinal Robert Sarah : « L’important est d’aider l’Afrique à se développer sur place, et faire que ces jeunes trouvent du travail et restent chez eux » [vidéo]

immigration migrants

30/11/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Le Cardinal Robert Sarah, auteur de “Pour l’éternité” aux éditions Fayard, répond aux questions de Sonia Mabrouk au sujet des crises et des drames migratoires.

Au moins 27 migrants ont péri mercredi 24 novembre dans le naufrage de leur embarcation au large de Calais. Le cardinal Robert Sarah est revenu sur ce drame, le plus meurtrier depuis l’envolée en 2018 des traversées migratoires de la Manche.

Il a appelé à lutter contre ce mal à la racine :

Ma réaction est une révolte. Il y a une triple trahison. On retire des jeunes d’Afrique, des intelligences, des forces vives, qui sont arrachés de leur pays. Ensuite, on présente à ces jeunes l’Europe comme l’Eldorado, on leur dit qu’ils auront tout, alors que ce n’est pas vrai. Et enfin, on ne réagit pas contre les passeurs qui profitent de leur naïveté et les font succomber en pleine mer. Il faudrait lutter contre ce mal à la racine et présenter l’Europe comme elle est, avec ses difficultés aussi.

Selon lui, il est faux de croire que les frontières n’existent pas. “L’important est d’aider l’Afrique à se développer sur place, et faire que ces jeunes trouvent du travail et restent chez eux“, a-t-il poursuivi. “On doit leur dire de servir leur pays et leur continent“. Il a également affirmé que si l’Europe continue en ce sens, “elle sera envahie par une population étrangère“.


Geoffroy Lejeune tacle BHL : “Vous avez beaucoup d’empathie pour les pauvres du monde entier mais vous n’avez pas cette capacité quand les pauvres de France viennent crier leur désespoir à 300 mètres de chez vous”

Ferenc Almássy (Visegrad Post) : « Viktor Orbán est en recherche active de partenaires et d’alliés » [vidéo]

29/11/2021 – EUROPE (NOVOpress)
Manifestation du 11 novembre en Pologne (et désinformation de l’AFP, l’Agence France Presse, à ce sujet), tensions à la frontière polonaise avec la Biélorussie sur fond de crise migratoire, Covidisme en Hongrie, échanges politiques avec la France…

Breizh-info a fait le point sur de nombreux sujets d’actualité concernant l’Europe centrale avec Ferenc Almássy, rédacteur en chef du Visegrad Post, journal francophone, anglophone, germanophone incontournable pour comprendre l’Europe centrale.


Franc-Tireur : le nouveau fanzine pro-Macron

revue Franc-tireur

Un Président à la veille de sa probable candidature à une réélection a besoin d’une équipe de snipers pour tirer sur ceux qui voudraient empêcher son entreprise. C’est le rôle de Franc-Tireur, un nouvel hebdomadaire dont le destin est de durer… jusqu’à l’été 2022, fin de la période électorale. Visite guidée du numéro 1.

T’as l’bonjour de Daniel

Daniel, c’est Daniel Kretinsky dont le holding médias CMI édite et finance le journal. Vendu 2 € en kiosque, la distribution coûtant environ 55% de cette somme, restent 90 centimes pour mettre en page, imprimer, payer les rédacteurs dont on peut imaginer qu’ils ne sont pas rémunérés au tarif pigiste. Autrement dit le journal perd tout ce qu’il veut… ce qui n’a aucune importance pour un produit destiné à durer quelques mois. D’autant que Daniel Křetínský – propriétaire de Marianne très hostile à Macron – fait ainsi une fleur au président sortant, un petit bouquet qui pourra être utile pour les affaires si Emmanuel Macron est réélu. S’il est battu, Marianne pourra être mis en avant, ce qui s’appelle ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier (de crabes).

T’as l’bonjour de l’ours

L’ours en argot journalistique, c’est le cartouche qui indique l’éditeur, la direction de la publication, rédaction en chef, rédacteurs etc. Valérie Salomon présidente de CMI (venue de Lagardère) est directrice de la publication, le revenant Christophe Barbier qui a failli enterrer L’Express est directeur de la rédaction, avec Éric Découty (ex Libération et Marianne) comme adjoint et le sémillant Raphaël Enthoven comme éditorialiste.

Parmi les rédacteurs l’approximative professionnelle Caroline Fourest (qui fait le grand écart avec Marianne), Jean-Claude Mailly, ex patron de FO qui ne signe qu’un court article pour défendre… les fonctionnaires, et même le roi du complot anti-complotiste Rudy Reischstadt. Hasard, Reichsdadt et Fourest sont membres de la commission Bronner contre les « fausses informations »…

Barbier et bla et bla et bla

Bla-bla-bla c’est l’éditorial de l’homme à l’écharpe rouge en fin de journal. Le titre en est bien vu, tellement l’hebdomadaire semble avoir du mal à remplir ses colonnes. Huit pages seulement avec un demi-format qui rappelle Le 1, des rubriques cinéma, théâtre ou livre dont les analyses tiennent en quelques lignes insipides, le journal essaie de tenir une ligne « centriste » tapant de bons coups sur Zemmour (ça ne mange pas de pain) et quelques coups sur le wokisme ou les islamo-gauchistes. Il s’agit simplement de servir le président en coupant les deux morceaux « extrêmes » de l’omelette électorale, en gardant les personnes âgées effrayées par le Covid, les CSP+, les bobos à trottinette et les ayants droit du monde libéral libertaire, sans oublier ses dividendes matériels justifiés moralement par de faux francs-tireurs mais de vrais flagorneurs.


Texte repris du site OJIM

Nicolas Bay : « Le scandale, ce n’est pas tant la manière dont Éric Zemmour a réagi que la violence de l’extrême gauche. Quand est-ce qu’on va en finir avec l’impunité dont bénéficient les milices antifas ? »

Trois fois rien – Le gouvernement durcit sa dictature sanitaire

vaccin obligatoire

Les Français devront s’injecter une troisième dose de vaccin anti-Covid d’ici la mi-janvier pour conserver leur passe sanitaire. Les arguments gouvernementaux vantant l’efficacité du produit en prennent un coup, tout comme les libertés des non-vaccinés.

Passe sanitaire conditionné à une troisième injection, validité des tests négatifs réduite à 24 heures, retour du port du masque obligatoire en intérieur (et parfois même en extérieur), renforcement des contrôles policiers, et bientôt vaccination des 5-11 ans : en détaillant jeudi midi lors d’une conférence de presse les nouvelles mesures du gouvernement censées empêcher la propagation du Covid-19 sur notre sol, les trois oiseaux de mauvais augure que sont Olivier Véran, Jean-Michel Blanquer et Jérôme Salomon ont surtout annoncé aux Français un nouveau renforcement de leur dictature sanitaire.

Une vaccination obligatoire de fait

En imposant le passe sanitaire, qui n’est pas autre chose qu’une vaccination obligatoire de fait, le gouvernement avait assuré nos compatriotes que la conservation de ce dernier ne serait pas conditionnée à l’injection d’une troisième dose ni à un quelconque rappel. Or, une fois de plus, l’exécutif aura menti aux Français. A compter du 15 décembre, en effet, toutes les personnes âgées de 65 ans et plus devront avoir subi une troisième injection de vaccin pour pouvoir conserver leur passe sanitaire, et donc un semblant de liberté. Pour les autres, les 18 ans et plus, ce sera à partir du 15 janvier. Quant aux enfants âgés de 5 à 11 ans, pour lesquels le régulateur européen du médicament a – sans surprise – approuvé jeudi l’injection de sérum Pfizer, ils devraient eux aussi se voir imposer la vaccination à partir du « début de l’année 2022 » : l’exécutif attend juste le feu vert du Comité consultatif national d’éthique et de la Haute autorité de santé pour mettre en route la machine…

Les non-vaccinés traités comme des parias

En même temps, la vie va devenir totalement infernale pour les non-vaccinés, déjà traités par le gouvernement comme des citoyens de seconde zone. L’objectif, pas même dissimulé, étant de contraindre l’ensemble des Français à la vaccination, l’exécutif a annoncé que les tests, obligatoires pour bénéficier du passe sanitaire et pouvoir accéder aux lieux publics, resteraient non seulement payants, mais qu’en outre leur validité, en cas de résultat négatif, sera dès ce lundi ramenée de 72 heures à… 24 heures seulement ! Face à cette nouvelle dérive totalitaire du gouvernement, des voix n’ont fort heureusement pas manqué de s’élever. Comme celle de Marine Le Pen, qui a dénoncé des mesures non seulement « inutiles », mais surtout « attentatoires à nos libertés individuelles ». Avant d’ajouter : « Nous sommes passés d’un passe sanitaire à un passe vaccinal ». Ou encore Nicolas Dupont-Aignan, qui a estimé que « le gouvernement est devenu fou ». Ou encore Florian Philippot qui, après avoir fustigé « un régime carcéral de liberté conditionnelle à vie », a une nouvelle fois appelé tous les Français à refuser de se soumettre à la dictature sanitaire.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 26 novembre 2021

Patrick Jardin, père d’une victime du Bataclan : une colère interdite ? [vidéo]

patrick jardin

29/11/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Patrick Jardin refuse encore aujourd’hui toute forme d’oubli ou de pardon. Encore moins de réconciliation. Le 13 novembre 2015, 90 personnes sont assassinées au Bataclan, à Paris. Parmi les victimes, sa fille Nathalie, régisseuse lumière dans la salle de concert.

Patrick Jardin dit ne plus rien avoir à perdre et livre ses vérités devant les caméras de Sputnik. Quitte à dénoter face à la morale post-Bataclan et à d’autres proches de victimes, comme Antoine Leiris, auteur d’un texte publié sur Facebook quelques jours après l’attentat, intitulé «Vous n’aurez pas ma haine». Partick Jardin a d’ailleurs accusé par le quotidien Le Monde d’être «enfermé dans sa haine». La colère d’un père meurtri est-elle devenue incompréhensible ?


Vaccination des enfants : halte à la folie !

vaccination

Alors que l’hystérie sanitaire semble reprendre de plus belle, les politiciens et les « experts » de plateau évoquent de manière croissante la vaccination des enfants. Nicolas Faure suit cette crise sanitaire depuis ses prémices. Voici son regard sur la vaccination des enfants.
Une tribune de Nicolas Faure, animateur du média Sunrise.

« Vacciner les 5-11 ans, ça arrivera. C’est obligatoire vu ce qui se passe sur la planète. C’est fait d’abord pour les protéger [car] il y a un certain nombre d’enfants qui meurent. […] Il n’y a aucun problème, le rapport risques-bénéfices est clairement établi. »
Gilbert Deray, LCI, 16 novembre 2021

« L’intérêt collectif des enfants – même l’intérêt individuel des enfants –, c’est de retourner à une vie normale, d’aller à l’école sans avoir à porter le masque, c’est d’arrêter de faire des tests continuellement. […] [On a] montré l’innocuité des vaccins, ce qui a été le cas puisque des études ont été publiées et ont été bien menées. »
Karine Lacombe, France Inter, 15 novembre 2021

Les médecins de plateau comme Gilbert Deray ou Karine Lacombe multiplient les appels à la vaccination des enfants. Parallèlement, les médias et les hommes politiques évoquent de plus en plus ce sujet.
Si le gouvernement semble hésiter, la vaccination des enfants parait malgré tout être la prochaine étape logique de cette hystérie sanitaire délirante.
Pourtant, la vaccination des enfants est particulièrement absurde.

1/ Les jeunes ne risquent rien

Le gouvernement et Santé Publique France ne fournissent pas de données claires et précises sur les comorbidités et la classe d’âge des personnes en réanimations ou décédées à cause du Covid-19.
C’est évidemment un scandale absolu puisque ces données sont fondamentales pour évaluer la pertinence d’une politique vaccinale, notamment pour les plus jeunes.

Ceux qui me suivent sur Twitter le savent déjà mais je me suis donc attelé à produire un tableau avec la mortalité par classe d’âge (en utilisant des données de l’Ined datant du 11 novembre 2021) ainsi qu’une estimation du nombre de décès chez les personnes sans comorbidité, en m’appuyant sur le fait que Santé Publique France répète à plusieurs reprises dans diverses publications (par exemple dans son bulletin du 27 mai 2021) que 95 % des décès concernent des personnes avec comorbidités.

Comme je l’explique en longueur dans un article publié sur mon blog, les données officielles sur lesquelles je me suis appuyé pour établir ce tableau souffrent de deux limites.

Première limite : je me base sur des chiffres officiels de décès qui semblent gonflés, chez les plus jeunes au moins. Imaginez en effet la folie médiatique si les journalistes avaient pu « exhiber » des victimes de moins de 20 ans ! Les médias avaient par exemple publié de nombreux articles sur les bébés atteints du syndrome de Kawasaki ou encore sur Julie, jeune de 16 ans décédée du Covid-19. Où sont les publications médiatiques sur les 24 autres jeunes décédés du Covid-19 ?
Il est donc possible que ces chiffres aient été gonflés en y incluant des jeunes (et moins jeunes) décédés d’une autre maladie que le Covid-19 mais testés positifs.

Autre limite : il est tout à fait possible que le taux de décès sans comorbidités soit largement inférieur à 5 % des décès chez les plus jeunes.
Au Canada, les spécialistes affirment par exemple que, avant 45 ans, 100 % des personnes décédées du Covid-19 ont au moins une comorbidité !

Reste que ce tableau est édifiant : on voit clairement que les jeunes en bonne santé ne risquent quasiment rien !

Pour lire la suite, c’est ici !

Dix mille « petits matins blêmes », par Francis Bergeron

journal Présent

Au début de l’année 1981, Hugues Kéraly (de son vrai nom Hugues de Blignières, fils du colonel Hervé de Blignières, héros de l’Algérie française), avait lancé l’idée de créer un quotidien de la droite nationale, un quotidien de toutes les droites. Ceci se passait dans le contexte d’une probable arrivée de la gauche socialo-communiste au pouvoir en France, alors que nous sortions d’une séquence marquée par la forte progression du communisme dans le monde : Vietnam, Cambodge et Laos (1975), Angola et Mozambique (1975), Afghanistan (1978), tandis que les guérilleros marxistes sud-américains marquaient des points un peu partout. Les élections successives de Jean-Paul II, Margaret Thatcher et Ronald Reagan semblaient aussi amorcer une prise de conscience, une volonté de résister au nouvel ordre communiste mondial.

Ce projet de quotidien avait du sens. Kéraly multipliait les contacts, dressait la liste des futures collaborations. Il y eut un temps d’arrêt, qui laissa penser que le projet était abandonné ; mais à l’automne 1981 l’idée avait fait son chemin, et la journée d’amitié française organisée par Bernard Antony, le 22 novembre de la même année, donna lieu à la distribution d’un numéro 0 du journal Présent. Bernard Antony semblait la cheville ouvrière de ce projet : le titre, Présent, était celui d’un mensuel qu’il animait, il l’apportait dans la corbeille. Le lancement de la campagne d’abonnement, dans le cadre de cette journée d’amitié française, était un autre signe. Et c’est lui qui signait l’éditorial de ce numéro 0, positionnant clairement Présent dans la continuité de L’Action française, le journal de Maurras, Bainville et Daudet, le journal de l’intelligence française pendant 37 ans, de 1908 à 1944.

Les choses se précipitaient. Une réunion dans les locaux de la FACO, la Faculté libre de droit et sciences économiques, permit aux premiers collaborateurs sollicités de se rencontrer. Pour les plus jeunes d’entre nous, c’était la première fois que nous approchions de si près Jean Madiran et François Brigneau qui, à nos yeux, étaient des sortes de monstres sacrés. C’est aussi au cours de cette réunion que nous fîmes la connaissance des sœurs Zita et Annick de Lussy, véritables piliers du journal, dont le rôle fut primordial pendant les quarante années qui suivirent.

Quel plaisir nous procuraient ces réunions de rédaction, à 5 heures du matin, avec François Brigneau, Jean Madiran, Pierre Durand, Bernard Antony, Georges-Paul Wagner, Serge Dalens et d’autres, ces « petits matins blêmes » qu’évoquait souvent Brigneau. De toute l’équipe des origines, celle de novembre 1981, celle du numéro 0, du numéro 00 de Noël 1981, et enfin du numéro 1 du 5 janvier 1982, Philippe Vilgier et moi-même sommes les derniers « rescapés », avec notre chère Zita de Lussy.

Nous avons vu partir, au fil des ans, les démissionnaires, les retraités, ceux que la maladie éloignait, et nos morts, que nous avons pleurés et que nous pleurons encore. Nous avons vu arriver aussi de tout jeunes gens dont le talent s’exerce encore à Présent ou dans d’autres médias, avec parfois une notoriété considérable.

Présent s’est introduit un jour dans nos vies…

A l’automne 1981, j’étais allé sonner à la porte de publications amies pour qu’elles passent des placards publicitaires de souscription en faveur de ce quotidien en gestation. Jean Auguy m’avait dit qu’il préférait ne pas s’y associer car notre projet ne tiendrait pas quinze jours et ferait beaucoup de déçus. Camille Galic me rappelait récemment que Maurice Gaït, qui était alors le directeur de Rivarol, avait émis les mêmes réticences.

Et nous voici pourtant dix mille numéros plus tard. C’est un véritable trésor, très peu exploré par les historiens, et très peu exploité à ce jour, au-delà de la seule journée de publication de chacun de ces numéros. En feuilletant la collection, on reste surpris par la qualité des papiers publiés, par la somme de talents ainsi réunie, mais aussi par la pertinence des analyses. Le journal a connu des trous d’air, quand notre famille spirituelle et nos amis politiques se divisaient (l’affaire des sacres, la scission mégrétiste, les querelles de personnes), mais ils furent toujours suivis par des rebonds, quand la pérennité du titre paraissait menacée, quand les comptes du journal annonçaient sa disparition. Car les rapports entre l’équipe de Présent et ses lecteurs ne sont pas ordinaires, et ces derniers se sont toujours mobilisés quand procès, mauvais coups ou divisions menaçaient le titre.

Présent s’est introduit un jour dans nos vies, et pour beaucoup de nos lecteurs il a accompagné leurs joies et leurs peines pendant des dizaines d’années, pendant les dix mille numéros et les quarante années de son existence, parfois. Ce fut l’aventure d’une vie entière pour ceux qui ont mis Présent au premier rang de leurs engagements. Sans regrets, mais avec beaucoup de nostalgie, aussi, quand on tourne les pages un peu jaunies de ces dix mille numéros, quand on retrouve les noms, voire les photos, de ceux auxquels nous devons tant. Et que nous n’oublierons jamais.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 23 novembre 2021

Dictature sanitaire – Europe: une partie de la population «en colère» contre les restrictions de liberté [vidéo]

manifestations covid

26/11/2021 – EUROPE (NOVOpress)
La cocotte-minute va-t-elle exploser? À travers l’Europe, les contestations musclées se multiplient, comme à Rotterdam et Vienne. Pour les manifestants, le retour des confinements et la vaccination obligatoire marquent un point de non-retour.

La phrase du ministre allemand de la Santé en a choqué plus d’un. Les Allemands seront «vaccinés, guéris ou morts» d’ici la fin de l’hiver, a-t-il affirmé.

Sputnik a interrogé des acteurs locaux et des expatriés français. Selon eux, la colère mêlée à la résignation prédomine face au durcissement des mesures sanitaires.


J. K. Rowling ne plie pas face aux théoriciens du genre – Pourquoi l’intelligence est-elle souvent sans courage ?, par Philippe Bilger

J. K. Rowling

C’est l’extraordinaire J. K. Rowling qui a connu le dénuement avec sa famille puis la gloire et la fortune avec sa création d’Harry Potter qui m’a conduit à cette interrogation.

Cette femme subit les pires avanies parce qu’elle a refusé de tomber dans le catéchisme du “genre” et que par exemple elle a traduit “les personnes qui ont des règles” par “femmes”. Des activistes trans ont campé devant son domicile à Edimbourg et son adresse a été diffusée sur les réseaux sociaux. Elle est insultée, elle a reçu des menaces de mort et avec son esprit qui tire le meilleur du pire, elle affirme qu’il y en avait tellement qu’elle aurait pu en tapisser son appartement ! On fête l’anniversaire des 20 ans du premier film sur Harry Potter et, lâcheté collective – d’abord celle de l’acteur Daniel Radcliffe qui a joué le rôle – on ne l’invite pas (Morandini, TikTok).

Il est admirable que J. K. Rowling ne plie pas et que loin de l’intimider, les assauts injustes et scandaleux n’affaiblissent pas sa résolution de tenir la dragée haute à ces tenants délirants du “genre”. Ils sont alors capables d’une haine incommensurable pour qui les défie.

Pourquoi chez J. K. Rowling l’alliance de l’intelligence et du courage est-elle si éclatante alors qu’elle ne l’est plus nulle part ?

Parce qu’elle n’a plus rien à faire valoir, qu’elle a tout démontré et que donc elle n’est limitée par aucune peur puisqu’elle n’attend plus rien pour elle.

L’intelligence relève du registre de la réflexion alors que le courage est une disposition du caractère. Il y a déjà dans cette différence une explication essentielle qui montre que, n’appartenant pas au même univers, ces deux attributs peuvent être naturellement désaccordés. Ils font appel à des ressources plus contradictoires que complémentaires.

Songeant à l’intelligence trop souvent orpheline du courage, les exemples multiples qui pourraient illustrer mon propos viennent principalement des mondes politique, culturel et médiatique.

Au regard du politique, il serait trop facile de n’incriminer que le pouvoir présidentiel et tous ceux, collaborateurs, conseillers et ministres notamment, qui vivent de lui et sont soumis à son emprise. Mais il est exemplaire et presque caricatural de cette tendance à laisser l’intelligence se substituer au courage. Avec souvent une sorte de fierté, comme si la première, ses incertitudes et ses complexités étaient nobles et le second un zeste vulgaire. D’un côté ceux qui pensent et de l’autre ceux qui foncent.

Partout où le pouvoir au sens banal existe, où la subordination pèse et où des arbitrages sont à opérer, pour presque rien ou pour du fondamental, la lutte est inégale entre l’esprit et le tempérament, entre l’intelligence et le courage. Parce que l’intelligence est indépassable pour s’enlever toute mauvaise conscience et pour justifier, à chaque doute, sa réserve, son abstention, sa finesse prudente, ses précautions face à ce que les coups de boutoir du courage auraient eu d’inapproprié, d’intempestif et de trop désordonné dans une vie collective qui n’est jugée supportable par certains qu’à condition de ne jamais passer du verbe à l’acte, de la réflexion élevée à la bassesse de l’incarnation.

L’intelligence est le plus sûr bouclier contre le courage et pour peu que celui-ci, miraculeusement, apparaisse comme une priorité, nul doute qu’avant sa mise en oeuvre, le poison de l’analyse, la tentation du suspens, tenteront de la démobiliser.

Qui peut d’ailleurs accabler tous ces infirmes du courage et ces cracks de l’intelligence, ces personnalités qui au quotidien, dans les existences modestes ou les lumières prestigieuses, ne parviendront jamais à réussir cette parfaite synthèse d’une J. K. Rowling parce que, contrairement à elle, ils demeurent dans cet entre-deux où le courage n’a jamais le droit de s’allier avec l’intelligence.

Parce que l’intelligence est sans cesse dans l’attente, dans l’espoir, le calcul, dans le culte et le respect de sa pensée, dans l’hésitation élégante, dans le scrupule de qualité, dans tout ce qui la détourne de succomber à l’immédiateté brute et au réflexe malhabile et instinctif du courage.

Le courage sera trop rarement la tentation de l’intelligence parce qu’il donnerait l’impression à cette dernière de s’être dévoyée, quasiment de ne plus exister.

Personne n’a à se moquer de cet antagonisme, de ce débat qui est tout sauf stérile entre ce qui retarde l’action du courage et ce qui précipite le courage de l’action. Entre l’intelligence qui dit non, peut-être pas, pas encore, bientôt, trop tôt ou trop tard, attendons, et le courage qui se jette dans la mêlée et est presque fier de son aveuglement qui ne s’embarrasse pas de précautions, de son intrépidité bornée.

On me répliquera que ce post discute d’un faux problème puisqu’aucune fatalité n’impose qu’on abandonne le courage pour ne laisser place qu’à l’intelligence. Il y aurait des êtres qui, dans l’Histoire ou anonymes héros du quotidien, mèneraient de front cette richesse de l’esprit et cette force du caractère.

Sûrement mais ils sont trop peu nombreux pour qu’on ne se soucie pas d’abord de ces forts en intelligence mais éclopés du courage.

Philippe Bilger

Tribune reprise de Philippebilger.com

Buffalo Grill : le « wokisme » chasse les cowboys et les indiens

Buffalo Grill

Jusqu’où ira se nicher le « wokisme », cette maladie sénile de la modernité consistant à traquer névrotiquement toute trace, surtout fantasmée, de « domination » (patriarcale, occidentale, blanche…) ou « d’appropriation culturelle ? La réponse est désormais connue : partout, jusque dans les ultimes recoins des domaines les plus improbables tels que les chaînes de restauration.

En effet, la chaîne de restaurants dédiés aux grillades « Buffalo Grill », fondée en 1980, a décidé d’abandonner l’ambiance « western » qui était jusque-là sa spécificité. Après 41 ans d’existence, fini le décorum « cowboys et Indiens » inspiré des westerns hollywoodiens, place à un nouveau logo et un nouvel univers : « American BBQ ». La chaîne promet désormais une ambiance plus « cosy et moderne » sans toutefois modifier les produits stars de Buffalo Grill auxquels les plus fidèles clients sont attachés.

Ainsi, sur une vidéo postée sur les réseaux sociaux, on peut voir un serveur Buffalo Grill en train de retirer de son restaurant une énorme statue de bison sous l’œil attristé d’un « vrai » Indien d’Amérique. « Bye Bye les cowboys et les Indiens », précise l’agence, et d’ajouter que « Buffalo Grill se réinvente en House of BBQ ». Une restructuration qui devrait coûter près de 80 millions d’euros.

Si la raison officielle mise en avant par la direction de la chaîne est la « modernisation » et le « renouvellement » de l’image de la société, de nombreux observateurs y voient également la marque de l’influence de l’idéologie « woke » qui sévit de plus en plus dans tous les secteurs de la société. L’utilisation à des fins commerciales de l’image des « Indiens », peuple natif d’Amérique, par des employés non issus de cette minorité serait en effet « offensante » pour celle-ci. La « tragédie indienne » ne serait pas propice à une « récupération » dans un lieu de détente et de loisirs tel qu’un restaurant populaire. Cet argumentaire aurait sans doute paru risible voire totalement délirant il y a quelques années mais il est hélas aujourd’hui pris très au sérieux, notamment dans le commerce où de plus en plus d’enseignes craignent de provoquer l’ire de telle ou telle association de défense des « intérêts » d’une quelconque minorité, forcément souffrante, et de se voir boycottées voir traînées en justice. Bienvenue en Absurdistan, système à visée totalitaire où règnent la peur et la surveillance permanente au nom de l’amélioration morale de l’humanité. De quoi sérieusement nous couper l’appétit.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 24 novembre 2021

Et toujours, le virus qui rend fou, par Maxime Tandonnet

manif covid pays-bas

Face à la « cinquième vague », la folie humaine semble s’amplifier. Au Pays-Bas, les forces de l’ordre ont tiré sur la foule à balles réelles.

Depuis quand cela ne s’était-il pas produit en Europe? En Autriche, les manifestants contre le confinement et la vaccination obligatoire qui réclament le respect de leur liberté sont ouvertement traités de nazis. Partout, face à la nouvelle vague, les gouvernements prennent des mesures répressives contre la population ou menacent de les prendre. Comme dans les grandes épidémies du Moyen-Age, des boucs émissaires sont désignés à la vindicte populaire, aujourd’hui les personnes non vaccinées font office de coupable idéal alors que tout le monde sait, aujourd’hui, qu’on peut être vacciné et contagieux… Les gouvernements gesticulent, menacent, brandissent la foudre du confinement ou du passe sanitaire.

Les petits marquis poudrés, un peu partout, donnent du menton mussolinien et se vautrent dans l’autosatisfaction imbécile. Tout se passe comme si la planète était dévastée par la peste bubonique. Or tel n’est pas le cas. L’épidémie de peste du XIVème siècle fit 50 millions de morts pour une population d’un demi milliard: soit 10% de la population mondiale. L’épidémie de grippe espagnole en 1920 fit 20 à 50 millions de morts (selon l’Institut Pasteur) soit une moyenne de 35 millions, ce qui donne, pour une population mondiale de 2 milliards d’habitants, 0,0175 ou 1,7% de morts. Avec le covid 19 nous en sommes à 5 millions de morts déclarés pour une population de 8 milliards ce qui donne 0,0125% de victimes [si mes calculs sont exacts]. A l’échelle de toutes les causes de décès dans le monde, on est bien loin de l’apocalypse… Tous les morts sont tristes et regrettables (même si les décès comptent nombre de personnes très malades ou âgées dont le covid 19 n’a fait que précipiter la mort). Pour autant, la raison commande de voir que le covid 19 sans être anodin, n’est ni la peste noire, ni même la grippe espagnole.

Elle souligne que la panique des gouvernements qui alimentent la peur est totalement disproportionnée, les entraînant dans un phénomène de folie collective. La cinquième vague prouve que les mesures liberticides n’ont jamais été nulle part une solution miracle. Leur effet, au mieux, a été de déplacer les courbes de quelques semaines ou mois. Alors, pourquoi les pouvoirs publics en Europe deviennent-ils fous au point de faire tirer dans la foule?

Les événements montrent qu’ils ont fait tragiquement faillite depuis deux ans. Ils n’ont jamais cessé de se tromper en dramatisant la situation jusqu’au vertige, en écrasant la liberté des peuples et en prédisant à de multiples reprises une fin prochaine de l’épidémie qui n’est jamais venue et ne viendra probablement jamais. Ils ne supportent pas le constat avéré de leur impuissance. Vexés d’avoir si lamentablement échoué depuis le début, ils se vengent aujourd’hui dans une surenchère de mépris et de répression. Jusqu’à tirer à balles réelles sur la foule dans l’indifférence passive ou complice de la majorité du pouvoir médiatique…

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet

Jordan Bardella à la Guillotière ! Face aux militants d’extrême gauche, les tensions étaient présentes dans la rue