Pas de procès aux assises pour les assassins de Philippe Monguillot

Philippe Monguillot

Dans notre France abandonnée par ses élites gouvernantes à la pire sauvagerie, il ne s’écoule pratiquement plus une journée sans que celle que l’on hésite à nommer encore la « justice » ne nous apporte une preuve supplémentaire de son insupportable laxisme. Mardi encore, on apprenait ainsi que le juge d’instruction chargé du dossier du meurtre du chauffeur de bus Philippe Monguillot à Bayonne en 2020 avait tranquillement décidé de requalifier les poursuites engagées contre les deux principaux auteurs de ce lynchage à mort, permettant ainsi à ces derniers d’échapper à un procès aux assises et donc à une éventuelle condamnation à la prison à perpétuité. Une décision profondément révoltante au vu de l’extrême gravité des faits, et qui nous pousse à nous poser cette question : pendant combien de temps encore pourrons-nous tolérer que les juges encouragent ainsi le crime dans notre pays sans qu’on les oblige à rendre des comptes ?

Lynché à mort par des voyous ethniques

Rappelons d’abord les faits : le 5 juillet 2020, en début de soirée, le chauffeur de bus bayonnais Philippe Monguillot était sauvagement agressé par deux passagers, alors qu’il souhaitait contrôler leur titre de transport. Après l’avoir dans un premier temps copieusement tabassé à l’intérieur du bus, les deux barbares d’importation traînaient leur victime à l’extérieur du véhicule et se mettaient alors à la rouer de coups jusqu’à ce que celle-ci s’effondre sur le sol et soit atteinte d’une fracture du crâne ainsi que d’une hémorragie. Transporté en urgence à l’hôpital de Bayonne, Philippe Monguillot, après cinq jours de soins intensifs, devait malheureusement succomber à ses blessures.

La justice insulte les proches de la victime

On se souvient qu’à l’époque ce meurtre ignoble n’avait pas manqué de susciter l’indignation du pouvoir en place qui, suivant son habitude, s’était engagé à ce que ses auteurs soient sévèrement punis. Or, coup de théâtre mardi : alors qu’en avril dernier le parquet de Bayonne avait encore demandé le renvoi aux assises pour homicide volontaire aggravé, le juge d’instruction chargé du dossier requalifiait les poursuites en « violences volontaires en réunion ayant entraîné la mort sans intention de la donner ». Une requalification qui, précisons-le, permettrait aux deux meurtriers de comparaître devant une simple cour criminelle, donc sans jurés populaires, et avec la possibilité d’écoper au maximum de… vingt ans de réclusion ! Autant dire que, grâce à ce juge, les criminels viennent de remporter une grande victoire… Mais il y a peut-être plus scandaleux encore : en prenant cette décision, le juge d’instruction a en outre insulté les proches de la victime. Ainsi, interrogée par Le Figaro, Véronique Monguillot, veuve de la victime et mère de famille, ne cachait pas mercredi sa souffrance et sa peine. Profondément indignée, elle en appelait même désespérément au gouvernement nommé cette semaine, en rappelant que « les ministres avaient parlé d’un crime abject, avaient dit qu’il fallait punir sévèrement les auteurs », et puis… rien ! Aussi, ajoutait-elle, « il faut que le gouvernement agisse ! »

Franck Delétraz

Article paru dans Présent daté du 19 mai 2022

Nouveau premier féministre : quand la flagornerie dépasse les « bornes »

Élisabeth Borne

La réaction de l’idéologie médiatique à la nomination d’Élisabeth Borne au poste de Premier ministre a été sans surprise. On a eu droit à une course au titre de champion du monde de la flagornerie, toutes cartes de presse confondues.

Victoire féministe ?

Enfin, après plus de 30 ans, une femme : on entendait que ça. Et comme on veut que ce soit bien une victoire féministe contre le patriarcat politicien, on parle de « Première ministre ». La soumission aux idées passe une fois de plus par la soumission à la sémantique. Édith Cresson sortie des oubliettes a fustigé la misogynie des politiques dont, bien sûr, elle a été victime. Ce qui n’est pas tout à fait faux. Mais personne, bien sûr, n’a osé lui dire que son échec explique aussi son départ rapide et que, considérée comme une « fausse bonne idée », elle a participé par son exemple raté à cette si longue attente. Les féministes militants avec carte de presse n’ont pas fait en trente ans un formidable forcing dans le sens d’une féminisation de Matignon. Ils se rattrapent et en rajoutent pour être dans l’air du temps. On ne peut pas dire que Mme Borne ait été entravée dans sa carrière par son sexe. En 1987, elle rejoint le ministère de l’Équipement pour ensuite intégrer la direction régionale de l’équipement en Île-de-France deux ans plus tard. Dans les années 1990, elle tient différents postes de conseillère, d’abord pour le ministère de l’Éducation nationale, puis pour les transports en tant que conseillère technique. Au début des années 2000, elle occupe le poste de directrice de la stratégie pour la SNCF et, cinq ans plus tard, celui de directrice des concessions pour Eiffage. Directrice générale de l’urbanisme pour la mairie de Paris, puis préfet de la région Poitou-Charentes, elle passe un an au ministère de l’Écologie, en tant que directrice du cabinet de Ségolène Royal. Élisabeth Borne est nommée le 17 mai 2017, sous la présidence d’Emmanuel Macron, ministre chargé des Transports, auprès de Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire.

Le 16 juillet 2019, elle est nommée ministre de la Transition écologique et solidaire, à la suite du départ de François de Rugy.

Le 6 juillet 2020, elle est nommée ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion dans le gouvernement de Jean Castex.

Au lendemain de la nomination d’Élisabeth Borne à Matignon, la recherche de symboles est lancée. Outre le choix d’une femme pour diriger le gouvernement, c’est l’ascension d’une fille de résistant juif, rescapé des camps de la mort, qui est aussi soulignée. Celle d’une enfant de la classe moyenne aussi, pupille de la Nation, qui a connu les difficultés financières et qui, grâce à la méritocratie républicaine, est sortie diplômée de Polytechnique. Beaucoup saluent la nomination à Matignon d’une femme issue « de la gauche » et attachée aux questions écologiques ; l’opposition de gauche comme de droite crie à l’imposture. Un choix par défaut : elle est déjà surnommée « plan B ». La méchanceté n’a pas de sexe. Elle va bénéficier d’un état de grâce médiatique mais pas politique.

Brutalité

Invité de RTL au lendemain de la nomination d’Élisabeth Borne à Matignon, Éric Zemmour « salue l’arrivée du nouveau Premier ministre » mais le président du parti Reconquête ! refuse de féminiser la fonction, car « c’est moche », selon lui. « À l’oreille, le français pour moi doit d’abord être beau. Donc, oui, c’est le Premier ministre. Je salue l’arrivée du nouveau Premier ministre », a-t-il affirmé. Alors que la gauche redoute une politique économique de droite impulsée par le nouveau chef du gouvernement, Éric Zemmour a pour sa part considéré qu’il était désormais « le seul opposant de droite à ce Premier ministre de gauche et à cette politique de gauche ». Une nouvelle pique à l’endroit de Marine Le Pen, qu’il accuse de « passer son temps à draguer la gauche ».

Cette dernière n’a pas été tendre pour une femme de gauche accusée de saccage social. Il faut dire que Marine n’a aucune précaution à prendre car, en tant que femme, elle n’a jamais été épargnée. Les médias n’ont pas hésité à allumer des bûchers pour brûler la sorcière. L’antifascisme permettant sans doute d’être misogyne tout en restant dans le camp du bien. « En nommant Élisabeth Borne comme Premier ministre, Emmanuel Macron démontre son incapacité à rassembler et la volonté de poursuivre sa politique de mépris, de déconstruction de l’État, de saccage social, de racket fiscal et de laxisme », a réagi la finaliste de la présidentielle sur les réseaux sociaux. La finaliste de la présidentielle faisant notamment allusion à la réforme de l’assurance chômage durant le précédent quinquennat.

Mais il n’y a pas que la méchante extrême droite politique qui dit du mal de la nouvelle promue. Pour Mélenchon, pas de cache-sexe aux responsabilités politiques. Elle est même « l’une des figures les plus dures de la maltraitance sociale macroniste ». « Une nouvelle saison de maltraitance sociale et écologique commence. Élisabeth Borne incarne la continuité de la politique du président de la République », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse.

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LES PRIX EXPLOSENT ! (micro-trottoir et analyse)

inflation prix

20/05/2022 – FRANCE (NOVOpress)
+23% pour le riz, +13% pour le lait, l’inflation et là et les prix explosent depuis un an. Les énergies caracolent en tête d’affiche de ces hausses spectaculaires : gaz, électricité, essence, les tarifs s’affolent.

Vincent Lapierre est allé à la rencontre des Français qui n’osent plus faire le plein. Reportage !


La trop discrète tentative de justice punitive du militant no-border Cédric Herrou

Cédric Herrou

Cédric Herrou est un militant en faveur de l’abolition des frontières très populaire parmi les médias de grand chemin. Il est fréquemment invité sur les plateaux de télévision et dans les studios de radio pour exposer ses généreuses convictions sur la grande communauté humaine. Ces mêmes médias ont par contre été très discrets sur les dernières frasques du militant no border, qui a récemment essayé de mener une expédition punitive à l’encontre d’un clandestin suspecté de viol. Dommage, car c’est du lourd !

Cédric Herrou, la coqueluche des médias

La France est un pays formidable. On peut y revendiquer avoir fait passer la frontière clandestinement à des dizaines de migrants et être présenté comme un héros, une figure romantique digne de l’admiration de tous. C’est le cas du militant no-border Cédric Herrou.

On ne compte plus ses passages dans les médias. En novembre 2020, sur la chaine France 5, l’émission C l’Hebdo invitait Cédric Herrou afin qu’il présente son dernier livre. En décembre 2020, la radio de service public France Info donnait la parole au militant d’extrême gauche. L’occasion pour lui de nous donner la leçon : « apprendre à partager, c’est l’éducation ».

« Symbole de l’aide aux migrants en France » selon Le Monde en mars 2021, « paysan rebelle ami des migrants » pour Ouest France en juin 2021. On pourrait multiplier les exemples de tribunes qui lui sont données pour exposer ses convictions en faveur de l’abolition des frontières, qu’il a mises à exécution en allant chercher des clandestins à la frontière italienne pour les amener en France.

Côté pile et côté face

L’Observatoire du journalisme a plusieurs fois eu l’occasion de souligner la présentation manichéenne du militant d’extrême gauche dans les médias. Ainsi, en janvier 2017, nous constations que le passeur avait été dépassé dans son domicile par l’ampleur de l’immigration clandestine qu’il appelle de ses vœux. En novembre 2017, nous relevions quelques outrances dans ses déclarations et sa propension à faire justice lui-même. A l’occasion du festival de Cannes en juin 2018, nous constations que la participation du passeur de clandestins à cet événement était pour lui et son réalisateur l’occasion de populariser son combat, sous l’œil plus que bienveillant d’une large frange des médias.

Justice punitive

La carrière mouvementée du militant d’extrême gauche vient de connaître un nouvel épisode passé sous silence dans les médias de grand chemin. Vendredi 13 mai, Cédric Herrou a mis en ligne sur son compte Twitter une vidéo, vite supprimée. Sur celle-ci, il dénonce le fait qu’une personne suspectée du viol de l’une de ses amies a été remise en liberté après 48 heures de garde à vue.

N’écoutant que son courage face à une justice décidemment trop laxiste, le militant no border indique toujours sur Twitter, dans un tweet déjà supprimé mais sauvegardé par un internaute vigilant :

« Une jeune femme a été violée par cet homme et le procureur de Nice vient de le libérer. Cet homme arrivera en gare de Nice dans la journée. Nous avons tenté de faire justice nous-mêmes mais les policiers sont venus avant ».

Hormis le site Fdesouche et Valeurs actuelles, la seule couverture médiatique que nous avons trouvé de cet événement est celle de Nice-Matin. On apprend dans un article du 13 mai que l’individu suspecté du viol d’une amie de Cédric Herrou, relâché à Breil sur Roya (la commune où C. Herrou vit), a finalement été arrêté à Nice. « L’homme est sous le coup d’une obligation de quitter le territoire », indique laconiquement le journaliste en guide conclusion.

Arroseur arrosé

Résumons. Un militant en faveur de l’abolition des frontières, qui jouit d’une grande popularité dans le monde médiatique, a essayé de faire justice lui-même contre un étranger en situation irrégulière suspecté de viol, car il trouvait la justice de notre pays trop laxiste. Par chance, la police est intervenue avant que l’expédition punitive tourne mal.

En 2019, des habitants d’un village où des migrants sont hébergés par un membre de l’association de Cédric Herrou n’ont pas eu cette chance. Trois migrants nigérians et un Centrafricain y ont agressé un villageois. À la suite de cette agression, la victime et deux de ses amis ont essayé de faire justice eux-mêmes. Comme Le Figaro nous l’apprend, ils ont été condamnés en décembre 2021 à respectivement 18 mois de prison dont 12 avec sursis, six et huit mois de prison ferme. Le jugement les condamnant n’a donc pas retenu le principe de « fraternité » consacré par un autrement jugement, celui du Conseil constitutionnel en faveur de Cédric Herrou…

En conclusion, le tweet lapidaire d’Arpège LA résume les événements :

« L’immigrationniste Cédric Herrou se plaint qu’un migrant violeur soit aussitôt relâché par la “justice”. Belle synthèse ».

Texte repris du site Ojim

Laurent Toubiana : « Les autorités refusent de me donner le statut vaccinal des personnes décédés. On m’interdit d’évaluer l’efficacité du « vaccin » ! »

Macronie : la permanence socialiste – Borne, Valls, Castaner, Guérini, Ferrand…

Macronie PS

On a beaucoup écrit et glosé sur la fin du Parti socialiste et l’effondrement de ce parc à éléphants devenu cimetière. Destruction ? Ou transformation ? Car la nomination d’Elisabeth Borne à Matignon a tout pour nous rappeler que les socialistes ont la vie dure et la carrière pas compromise. Borne incarne l’aile gauche de la Macronie, cela c’est admis. Surtout, elle est l’ancienne directrice de cabinet de Ségolène Royal. Une ancienne cadre du PS nommée par l’ancien conseiller de François Hollande lui-même ancien secrétaire du Parti socialiste ? Le cadavre a l’air bien vivant et c’est le moins que l’on puisse dire.

Pour autant, il y a urgence dans le parti de la rose. Ecartelés entre la Macronie et La France Insoumise, le PS doit choisir. C’est du moins ce qu’on serait tenté de croire. En réalité, LREM c’est le PS débarrassé de son aile gauche. C’est la consécration de la sociale-démocratie de Hollande, Valls et consorts. Ce dernier a même réussi à se faire investir par le parti de la majorité, prolongeant ses espoirs de redevenir ministre un jour. Bémol : le député sortant des Français de l’Etranger en Espagne et au Portugal ne veut pas lui laisser la place et a maintenu sa candidature. Christophe Castaner, Stanislas Guérini, Barbara Pompili, Richard Ferrand… Macron c’est Hollande en plus vendeur !

La mésaventure de Valls, c’est un petit peu l’incarnation de ce qui se déroule au PS : si un véritable pont existe entre les exfiltrés du PS et le parti de la majorité, ils sont parfois victimes d’une part des ambitions contrariées de leurs pairs mais aussi des besoins du moment d’un Président s’étant aboli du clivage gauche-droite mais obligé de composer avec ses intérêts du moment ou d’une réforme que l’opinion marque encore à gauche ou à droite.

L’autre annonce de cette nomination, c’est l’entourage. Puisqu’en arrivant à Matignon, Elisabeth Borne s’est déjà vue administrer un directeur de cabinet : Aurélien Rousseau, conseiller d’Etat et ancien directeur de l’ARS d’Ile-de-France. Vous commencez à voir le problème ? Il est marié avec Marguerite Cazeneuve, ex du cabinet McKinsey qui a conseillé le gouvernement dans la mise en place de l’absurde politique sanitaire. Elle est depuis directrice de la CNAM. D’autres précisions ? Son père, Jean-René Cazeneuve, est député LREM du Gers. Encore ? Son petit frère, Pierre Cazeneuve, est conseiller d’Etat, conseiller d’Emmanuel Macron et candidat LREM aux élections législatives. Avouons qu’avec un entourage familial pareil, Elisabeth Borne est bien encadrée ! Rien ne change en Macronie donc, le PS a la vie dure et les vieilles habitudes perdurent. Il faut croire que les Gilets jaunes n’ont pas eu l’effet escompté et que tout ce qui était reproché à la Macronie prend corps.

Au fond, derrière la réussite du clan Cazeneuve, il y a un bel exemple de méritocratie française, mais aussi la confirmation d’une certaine consanguinité du pouvoir. Dont acte.

Etienne Defay

Article paru dans Présent daté du 18 mai 2022

L’autoroute de la servitude – Vous avez dit libéraux ?

Klaus Schwab

En 1944, Friedrich Hayek publiait La Route de la servitude et avançait que l’interventionnisme des élites politiques et des « sachants » finissait toujours par écraser les libertés. Alors que nous sortons d’une autre guerre, sanitaire cette fois, il faut se replonger dans ses réflexions.

Sauf si j’ai raté quelque chose, je ne crois pas que la guerre contre le Covid ait été annoncée comme étant terminée. Et entretemps, la guerre entre la Russie et l’Ukraine a été déclarée, à laquelle les dirigeants européens tentent de faire croire que nos pays ne participent pas malgré les sanctions de plus en plus lourdes et nombreuses infligées à la Russie et malgré les livraisons d’armes massives effectuées au profit du pays bleu et jaune. Or, c’est dans un contexte de guerre qu’a été publié La Route de la servitude, livre politique de Friedrich Hayek sorti en 1944 et présenté par lui comme un ouvrage qu’il était de son devoir d’écrire dans un moment où la guerre justement empêchait ses collègues économistes de réfléchir et de guider l’opinion publique sur les choix d’organisation de la société à venir lorsque la paix serait revenue. Un livre de combat donc, en partie circonstanciel, mais surtout un ouvrage court qui posait des bases de réflexion solides et fixait des principes fondamentaux que son auteur ne ferait que détailler, expliciter et améliorer par la suite.

Une inquiétante mainmise

Si le libéral convaincu que je croyais encore être il y a quinze ans s’était alors délecté de cette lecture, le socialiste-conservateur-libéral[1] que je suis devenu depuis le lirait certainement avec un œil un peu plus critique aujourd’hui. Ma mémoire conserve néanmoins quelques idées-clés qui me paraissent toujours aussi pertinentes et utiles dans la période que nous traversons, marquée par une poussée du fédéralisme européen, de l’autoritarisme sanitaire et du contrôle social. Parmi elles, on trouve une critique en règle des experts, notamment économiques (que Hayek range sous le vocable de « planistes »), qui auraient vocation à déposséder le personnel politique de leur pouvoir, au motif que la vie de la société serait pour ainsi dire une matière scientifique que seuls des spécialistes peuvent discuter et traiter. Derrière les attaques répétées contre le socialisme auxquelles se livre l’auteur, c’est aux « sachants » qui veulent tout régir de manière scientifique qu’il s’en prend : saint-simoniens, marxistes ou continuateurs d’Auguste Comte sont ses cibles de choix, dont on trouve de lointains successeurs 80 ans plus tard dans un monde occidental dont on souligne à l’envi la complexité pour abandonner sa gestion aux seuls experts.

Le phénomène n’est pas nouveau en Europe, mais à la faveur du Covid et de la guerre en Ukraine, il s’est aggravé dans des proportions inquiétantes qui laissent craindre qu’on ne puisse revenir en arrière. Ce que révèlent le coup d’État discret opéré par Ursula von der Leyen et ses confrères d’une part, et l’omniprésence même plus cachée des consultants et des experts sur à peu près tous les sujets d’autre part, c’est une nouvelle tentative de mainmise sur le pouvoir par une élite intellectuelle et économique qui estime être la seule à savoir ce qui est bon pour la société. La pluralité des théories économiques comme scientifiques devrait nous avertir que la vérité est bien difficile, voire impossible, à déterminer, et nous inciter par conséquent à la plus grande prudence et au maintien du débat ; au lieu de cela, une alliance de certains économistes et certains scientifiques avec la majorité du monde médiatique, politique et judiciaire, vise à faire croire à l’unanimité d’une communauté de ceux qui savent et au caractère indéniable, incontestable, des propositions qu’elle avance pour répondre aux crises et pour gérer la société.

Est-ce que 1984 restera une dystopie ?

Ce qui rend ce constat fait par Hayek en 1944 et par d’autres avant et après lui absolument glaçant, c’est l’état actuel de la technologie. Pour horribles et monstrueux que les totalitarismes du xxème siècle aient été, ils avaient contre eux un manque de sophistication technique qui autorisait quelques failles, quelques interstices : samizdats, marché noir et potagers clandestins étaient encore possibles. Pour les contemporains du nazisme et du stalinisme, le cauchemar était une surveillance absolue contre laquelle rien n’était possible : c’est bien la raison pour laquelle 1984 d’Orwell, outre sa critique assez limpide du régime soviétique, a toujours été considéré comme une dystopie, c’est-à-dire un monde imaginaire et non souhaitable. Est-ce toujours le cas ? Dans un monde où les objets connectés nous espionnent, où les smartphones nous écoutent et où le fichage pour ses opinions politiques ou syndicales est permis, il semble bien que Big Brother soit désormais en place, dans l’indifférence générale, avec la complicité passive de tout un chacun même, et ne soit plus vu comme un mauvais rêve mais une réalité avec laquelle il faut s’accommoder.

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De Taha Bouhafs au burkini : comment la gauche française piétine méticuleusement le féminisme

burkini

« Ne m’appelez plus jamais gauche, la gauche, elle m’a laissé tomber. » L’épave du paquebot féministe, navire amiral du progressisme occidental, vient une fois de plus de se fracasser sur ses insondables contradictions.

Le premier trou dans la coque, béant, c’est bien sûr celui des agressions sexuelles – gérées en interne – dont a fait l’objet l’ex-futur-candidat aux législatives Taha Bouhafs. « Si Clémentine Autain a eu une forme de discrétion (sic) sur la nature des accusations qui étaient portées contre Taha Bouhafs, c’est parce que d’abord et avant tout, ce qui doit primer dans ce genre de cas, c’est la parole et la volonté de ces femmes », a justifié Adrien Quatennens, sur Europe 1, dimanche. Les arguments sont éculés. Il est frappant de constater que ce sont exactement ceux que la gauche, à raison, n’a eu de cesse de dénoncer quand il s’agissait de pédophilie dans l’Église : faire du bruit fait plus de mal que de bien aux victimes qui sont traumatisées et préfèrent la discrétion, si les victimes n’ont pas souhaité ester en justice, et si leur entourage leur a déconseillé de le faire, c’est pour éviter de donner du grain à moudre à l’adversaire, en l’occurrence cette extrême droite raciste qui s’est acharnée sur Taha Bouhafs. Bref, toutes les femmes agressée sexuellement sont des victimes, mais certaines le sont plus que d’autres. Elles n’ont qu’à bien choisir leur bourreau. Comme Deborah Samuel. Car notons au passage que l’horrible supplice de la jeune étudiante nigériane insultée, frappée, flagellée, brûlée sous des pneus comme un cadavre de chien par des hommes, cochait toutes les cases pour susciter l’indignation des féministes… sauf une : ses agresseurs étaient des Africains musulmans. Cela a suffi pour l’invisibiliser dans le monde médiatique et politique.

De même, arguer d’une commission en interne permettant de gérer « ça » en famille est d’un rare et scandaleux culot : La France insoumise, dans les affaires de « violences policières », n’a-t-elle pas toujours accusé l’IGPN, parce que de « la maison », d’être juge et partie ?

La deuxième avarie dans le rafiot féministe est, bien sûr, le burkini grenoblois, avec cette fois dans le rôle principal Éric Piolle, qui prétend, en unissant dans la même phrase et en apposition, les seins nus et le burkini, réussir à faire cohabiter dans ses piscines ce que NUPES compte mélanger dans les urnes : la France libertaire des grandes métropoles et la France islamiste des banlieues. Reste à savoir qui va, in fine, faire boire la tasse à l’autre dès le pédiluve, même si l’on a quand même vaguement une idée.

Pour Éric Piolle, le port du burkini « devrait être vu comme un progrès social » (resic). L’étape prochaine sera sans doute la polygamie, sorte de progrès social aussi, puisque d’une certaine façon elle force au partage (toujours du même côté). Un bout du chemin dans les esprits est déjà fait, AssaTraoré, avec laquelle la ci-devant candidate aux primaires Sandrine Rousseau posait fière et dithyrambe, à la Fête de l’Huma l’automne dernier, a déjà, dans les colonnes de Paris Match, décrit la polygamie, citant le modèle de ses parents, comme « une expérience formidable ». C’est confirmé, les écolos sont bien verts, pas comme les petites feuilles tendres des arbres au printemps, mais comme la couleur préférée de l’islam.

Notons que parmi les 113 personnalités qui ont dit oui au burkini, dans une récente tribune intitulée « En mai, mets ce qu’il te plaît » figurent Caroline De Haas et Alice Coffin (qui, en 2004, se disait opposée au voile islamique).

Où sont donc passées les féministes de jadis, Benoîte Groult en tête, à laquelle Caroline De Haas, lors de sa disparition en 2016, avait rendu hommage dans les colonnes du Point, dans une tribune intitulée « Pourquoi Benoîte Groult a compté pour moi ? ». Caroline De Haas sait-elle seulement qu’en 1975, dans son célèbre livre Ainsi soit-elle (Livre de poche), Benoîte Groult avait repris à son compte, pour dénoncer la condition de la femme en pays musulman, la citation violente d’Ernest Renan : « L’islam est la chaîne la plus lourde que l’humanité ait jamais portée » ?

C’est confirmé, le féminisme n’est qu’un vulgaire escabeau pour la gauche : un outil sur lequel on s’appuie pour se hisser dans la carrière mais que l’on piétine en même temps.

Gabrielle Cluzel

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Sanctions vs Russie : vers le chaos économique ? Entretien avec Jacques Sapir

19/05/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Et si l’Europe était la grande perdante des sanctions contre la Russie ? Et la Chine la grande gagnante ? Pour y répondre, et revenir sur l’impact concret de ces sanctions sur notre économie et celle des Russes, Livre Noir reçoit l’économiste et spécialiste de la Russie Jacques Sapir, sur un nouveau format dédié à la géopolitique.


Extraordinaire lapsus: George W.Bush parle de « l’invasion brutale et totalement injustifiée de… l’Irak » euh… de l’Ukraine

Nomination d’Élisabeth Borne : Macron dame un pion – Une « techno » libérale à Matignon

Élisabeth Borne

Après avoir subi plusieurs refus, Emmanuel Macron a finalement nommé à Matignon un bon petit soldat de sa garde rapprochée en la personne d’Élisabeth Borne, ex-ministre du Travail et exécutrice des basses œuvres libérales du précédent gouvernement. Une continuité qui n’annonce rien de bon pour le modèle social français.

Pour le poste de Premier ministre des liminaires de son second mandat, Emmanuel Macron voulait une femme, une femme et rien d’autre. Pourquoi ? Parce que c’est dans l’air du temps, cela flatte les féministes et ça fait « progressiste ». Et tant pis si les exemples du passé, entre l’implacable marâtre ultra-libérale Thatcher et l’incapable gaffeuse mitterrandienne Cresson, ne sont guère réjouissants. Ce qui compte, c’est la communication et paraître moderne, le reste est accessoire. C’est donc Elisabeth Borne qui s’y colle même si elle n’était pas, semble-t-il, le premier choix de Jupiter qui aurait même essuyé quelques refus. Certains pourront d’ailleurs reprocher au président de la République son manque d’audace, se contentant d’une femme blanche hétérosexuelle alors que de l’autre côté de l’Atlantique on a le courage de promouvoir aux plus hautes responsabilités des lesbiennes noires (en attendant mieux). Mais il est vrai qu’il ne faut pas non plus trop effaroucher la bourgeoisie prétendument « conservatrice » (prière de ne pas rire), de Versailles et d’ailleurs, qui a largement apporté ses suffrages au président sortant.

Quoi qu’il en soit, avec Elisabeth Borne, pas ou peu de surprises en perspective. C’est un parfait petit soldat macroniste, une « technicienne » à sang froid qui s’affirme de gauche mais qui met en place consciencieusement les réformes voulues par la droite affairiste et lancées par l’homme de la banque Rothschild.

C’est d’ailleurs cet empressement libéral qui a fait réagir Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, pour une fois presque sur la même longueur d’onde.

Pour la première, le choix d’Elisabeth Borne, ancien ministre du Travail et membre de la majorité présidentielle, démontre « l’incapacité à rassembler » d’Emmanuel Macron et « la volonté du président de poursuivre sa politique de mépris, de déconstruction de l’Etat, de saccage social, de racket fiscal et de laxisme ». Quant à Jean-Luc Mélenchon, il considère que l’ancien ministre est « responsable de la baisse de l’allocation d’un million de chômeurs, suppression des tarifs réglementés du gaz, report de 10 ans de la fin du nucléaire, ouverture à la concurrence de la SNCF et RATP » et affirme que sa nomination annonce « une nouvelle saison de maltraitance sociale ». Pour une fois, il semble, hélas ! difficile de lui donner tort. Reste maintenant à savoir si la nouvelle « Première ministre » (sic) disposera d’une majorité législative suffisamment large pour avoir les coudées franches pour appliquer le programme macronien ou si elle devra faire face à une opposition importante et combative pour défendre les « sans dents » face à la « start-up nation ». Souhaitons, bien sûr, que le second scénario s’impose et que ce soit la droite nationale qui incarne cette résistance.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 17 mai 2022

Quelques conseils de lecture en ces temps difficiles, par Jean-Yves Le Gallou

Jean-Yves Le Gallou

Alors que la période à venir s’annonce catastrophique, Jean-Yves Le Gallou fait un point d’étape et conseille deux livres pour garder le sourire malgré tout.

Campagne présidentielle et vote utile

Les temps sont durs !

La campagne présidentielle a consisté pour les finalistes à sortir le carnet de chèque et à creuser un peu plus le déficit commercial et l’endettement de la France.
Et les Français viennent d’en reprendre pour cinq ans avec Macron. En route vers le Grand Déclassement !

Les législatives s’annoncent prometteuses pour l’extrême gauche. Mais l’opposition parlementaire « insoumise » qu’on nous prédit puissante sera surtout soumise au Grand Remplacement et à l’islamisation. Ce qui ne sera pas pour déplaire au conglomérat centriste dominant, alliance de sortants LREM rempilant et d’élus LR sarkozystes à la dérive.

À droite, faute d’une entente obstinément refusée par Marine Le Pen, il y aura, au mieux, une poignée de parlementaires dont on espère qu’ils ne se comporteront pas en rois fainéants, absents des principaux débats sensibles, comme dans la mandature précédente.

Ceci étant, on peut escompter que, quelque soit son score et son éventuelle entrée au Parlement, Reconquête, fort de ses cadres et de ses 130 000 adhérents, livrera les batailles idéologiques et politiques à venir : identité, sécurité, souveraineté, patrimoine, instruction, liberté… Tout comme les Patriotes de Philippot et Debout la France de Dupont-Aignan dont les actions contre la dictature sanitaire méritent d’être saluées.

Le vrai vote utile, c’est voter pour des gens qui se battent pour leurs idées 365 jours par an, pas pour des boutiquiers et des rentiers s’endormant entre deux élections.

Deux ouvrages pour se changer les idées

Mais puisqu’il faut faire contre mauvaise fortune électorale bon cœur dissident, je vous recommande deux lectures aussi éclairantes que distrayantes. Franchement réactionnaires, mais fort drôles.

QR codes et bancs publics, une farce covidique. Les charmants Aucassin et Nicolette y affrontent le sinistre Olivier Virus et le sanicrate Défraichi. On espère que son auteur, Eric Letty, plume de Monde et Vie pourra faire monter sa pièce, au moins par une troupe amateur (car il y a 11personnages !).

Paru aux éditions de la Nouvelle Librairie, Le rond de serviette est-il de droite ? est un livre plaisamment écrit où l’auteur nous invite à des réflexions mi-légères ; mi-profondes. Richard de Sèze – L’Incorrect, Politique Magazine, Radio courtoisie – y fait preuve d’une parfaite mauvaise foi pleine d’humour.

Texte repris du site Polémia

Stéphane Ravier : « Ces cris de joie saluent la victoire de l’islamisme. Il ne s’agit pas du droit d’aller à la piscine en burkini, mais bien d’une conquête territoriale »

Taha Bouhafs et l’agonie interminable de la politesse politique, par Clément Martin (Les Identitaires)

Taha Bouhafs

Dans un tweet récent[1], la journaliste du Figaro Eugénie Bastié se lamentait du fait que le militant indigéniste notoire Taha Bouhafs (épinglé à de multiples reprises dans son propre camp pour des déclarations incendiaires) retire sa candidature aux législatives dans la 14e circonscription du Rhône. Selon ce dernier, son choix aurait été motivé par la pression médiatique ultraviolente dont il aurait fait l’objet (menaces de mort, entre autres[2]). Eugénie Bastié affirme qu’il aurait été préférable de battre l’ex-candidat de La France Insoumise dans les urnes plutôt que d’employer la pression médiatique à son encontre. Ce que révèle l’attitude de la journaliste du Figaro, c’est l’aveuglement et la ringardise de la droite, empêtrée dans son souci de la respectabilité politique et de l’adhésion aux « règles du jeu », alors même que celles-ci n’ont jamais été que des entraves pour la droite.

Le temps béni de la démocratie apaisée

Les règles théoriques de la politesse politique se superposent de façon quasi-parfaite avec celles du discours social-démocratique : dans une telle société, rationnelle et progressiste, la lutte politique est un processus paisible, ordonné par la loi et la bienséance, au cours duquel la compétition pour le pouvoir ne doit jamais recourir à la violence. Chaque citoyen peut participer au « jeu politique », tant qu’il en respecte les règles ; ensuite, comme le veut la formule, « que le meilleur gagne ». Certes, les différentes factions politiques qui participent à la compétition pour le pouvoir ont des visions différentes de la direction dans laquelle il faut emmener la société (tant que cette direction est conforme aux fondements de la société, qui par ailleurs sont eux-mêmes issus d’un combat politique plus ancien). Pour autant, chacun doit voir son opposant comme un adversaire (quelqu’un que l’on veut battre dans un jeu) et non comme un ennemi (que l’on veut détruire ou soumettre brutalement). Celui qui gagne doit faire preuve de modération à l’égard de son adversaire et ne pas tomber dans l’humiliation du perdant. Celui-ci, à l’inverse, est tenu de respecter l’issue du processus démocratique sans faire de vagues.

Mais ces règles théoriques sont aujourd’hui un mode d’emploi complètement dépassé pour faire de la politique. La France, comme tant d’autres sociétés occidentales, est polarisée : à mesure que les années passent, le fossé entre la tribu de gauche et la tribu de droite se creuse. Entre les deux, un bloc centriste se fait l’arbitre de la vie politique, de façon sectaire et autoritaire. La gauche et le centre ont depuis longtemps compris que leurs opposants politique (droite et « extrême droite ») sont des ennemis existentiels et non de simples concurrents. Si la droite accède au pouvoir (a fortiori la droite populiste et identitaire), cela signerait à leurs yeux entre autres la fin de la démocratie et le retour du totalitarisme, l’abolition des droits de l’Homme et des subventions à SOS Méditerranée. Pour les bien-pensants, l’élection n’est plus un processus politique destiné à sélectionner les représentants politiques les plus en phase avec les attentes du peuple, mais une concoction instable et dangereuse qui pourrait déclencher un cataclysme sur la société. Par conséquent, tous les coups sont permis. Pour eux. Lorsque la gauche tente d’accéder au pouvoir, elle ne recule devant rien, pas plus que quand elle l’exerce.

« Ce qui doit tomber, il ne faut pas le retenir. Il faut encore le pousser. »

Aux règles théoriques (symétriques et égalitaires) du jeu démocratique se sont ainsi rajoutées d’autres règles informelles. Le problème, c’est que la droite continue de se référer aux vieilles règles pour mener le combat politique. Sans comprendre que les consignes ne s’appliquent qu’à celui qui les accepte, la droite signe ses défaites, nombreuses et successives.

La droite, en continuant de gémir auprès de la gauche pour que celle-ci revienne à la civilité de l’ancien monde et fasse le choix de l’apaisement, illustre son propre aveuglement : parce que les règles de la politique « sauvage » sont plus efficaces que les règles « polies », la gauche n’a bien évidemment aucun intérêt à accepter les demandes de ses compétiteurs. Dans un jeu comme le jeu politique, la tenue des règles n’advient que lorsque les deux parties acceptent de s’y soumettre : dès le moment où l’un des acteurs décide de s’émanciper de l’esprit des règles (tout en se conformant éventuellement à leur lettre), alors la compétition devient asymétrique tant que le deuxième joueur refuse de faire de même. Autrement dit, le seul espoir pour la droite, dans le contexte actuel, d’accéder au pouvoir pour ensuite l’exercer de façon effective, c’est de laisser tomber les entraves de la politesse politique.

Disons-le clairement : depuis des décennies, la droite subit les campagnes de dénonciation et de diffamation de la gauche. Les universités, le monde de la culture et de la presse ont été purgés des opposants à l’utopie égalitaire globale. L’hégémonie de la gauche lui permet même de faire pression pour que hommes politiques « de droite » votent le regroupement familial ou les restrictions à la liberté d’expression (restrictions qui s’appliquent à 99 % pour notre camp, ce qui est évidemment une coïncidence). Le service public fait office de bureau de surveillance et de correction des discours dérangeants, alors que l’Éducation nationale s’efforce d’écerveler les plus jeunes générations pour en faire de parfaits écocitoyens, domesticables et joyeux de voir leur pays se transformer en bidonville.

Nous aussi, nous avons le devoir de nous émanciper des chaînes de la bienséance politique et de comprendre que notre combat est existentiel : sans notre victoire, c’est notre civilisation qui est en péril, et pas simplement la mise en place de quelques ajustements politiques secondaires (point d’indice de calcul des retraites ou interdiction des pailles en plastique).

Réjouissons-nous que Taha Bouhafs ait décidé d’abandonner sa candidature avant le début de la campagne. S’attirer la sympathie de ceux qui nous détestent est un but illusoire.

Il est temps pour les populistes et les identitaires de prendre conscience du chaos ambiant et de la déliquescence de la société française : la France est un archipel dont les eaux ont vocation à être parcourues par des pirates en quête de pillage et des corsaires en quête de liberté, et non par des navires de croisière.

[1] https://twitter.com/EugenieBastie/status/1523933671824269313
[2] https://www.huffingtonpost.fr/entry/pourquoi-la-candidature-de-taha-bouhafs-aux-legislatives-a-tourne-a-lechec_fr_627a199fe4b00fbab632c797

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Pour combattre la subversion islamo-gauchiste et décoloniale, par Bernard Lugan

décoloniaux lugan

A travers la mainmise de Jean-Luc Mélenchon sur une gauche à la dérive, nous assistons au triomphe d’une idéologie de conquête révolutionnaire née de la confluence puis de l’engerbage de trois courants ou forces politico-religieuses qu’il importe de bien identifier si nous voulons la combattre efficacement.

1) Le courant décolonial

Pour les décoloniaux, le Français de souche est par essence esclavagiste, colonialiste et raciste. Comme sa « domination » repose sur une histoire et un mode de pensée fabriqués, les « dominés » doivent donc en déconstruire les fondements culturels et historiques en imposant de nouvelles normes raciales, philosophiques, culturelles, esthétiques, linguistiques, sociales, politiques, historiques, alimentaires, vestimentaires, artistiques, sexuelles et religieuses.
En raison de la démographie, donc grâce à l’ethno-mathématique électorale, ce courant va automatiquement occuper une place de plus en plus déterminante dans la vie politique française ainsi que l’a fort bien exprimé Houria Bouteldja :

« Notre simple existence, doublée d’un poids démographique relatif (1 pour 6) africanise, arabise, berbérise, créolise, islamise, noirise, la fille aînée de l’Eglise, jadis blanche et immaculée, aussi sûrement que le sac et le ressac des flots polissent et repolissent les blocs de granit aux prétentions d’éternité (…) » (Houria Bouteldja).

Pour le moment, la réussite de cette entreprise de subversion est totale puisque les indigènes français acceptent de débaptiser leurs rues, de dépouiller leurs musées, de renier leur histoire et d’abattre leurs statues.

2) Le courant islamo-gauchiste

Il s’agit là d’un authentique courant révolutionnaire né des échecs du marxisme et du communisme. Ayant perdu le prolétariat blanc passé au Rassemblement national, ses membres pensent avoir trouvé dans l’immigration le prolétariat de substitution qui leur permettra d’arriver au « grand soir ».
Dans cet espoir, ils courtisent sans vergogne la fraction la plus organisée de l’immigration, celle des musulmans islamistes. Par pur opportunisme, ces derniers acceptent cette offre de collaboration qui leur permet de faire avancer leur propre calendrier révolutionnaire… en attendant de pouvoir mettre leurs naïfs alliés « sous l’étrier »….

3) Le courant attrape-tout des « victimes de l’exploitation »

Ici se retrouvent toutes les postulées « victimes » de l’exploitation de l’homme blanc engagées dans une surenchère victimaire : tenants du « Genre », LGBT, fractions féministes pour lesquelles les femmes et les homosexuels sont les éternelles victimes du patriarcat blanc hétérosexuel, comme le sont les Noirs, les Arabes et les immigrés. Ce conglomérat gémissant et vindicatif est numériquement extrêmement minoritaire, mais il détient et contrôle les relais médiatiques, culturels et politiques qui permettent d’assurer visibilité et « respectabilité » à l’idéologie de conquête.

Face à cette force révolutionnaire en expansion, acculés dans l’impasse idéologique des « droits de l’homme », du « vivre ensemble », du « pas d’amalgame », du « cordon sanitaire contre l’extrême-droite » et du sépulcre phraséologique de la « laïcité », les dirigeants de la « droite » française sont désarmés et pour certains, déjà prêts à tous les abandons.
Reste donc la cohorte des résistants de la pensée…Et c’est pour éviter à ses membres de devoir un jour être contraints de choisir entre devenir des dhimis sur la terre de leurs ancêtres ou des « émigrés de l’intérieur », que j’ai écrit « Pour répondre aux « décoloniaux, aux islamo-gauchistes et aux terroristes de la repentance ».

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