Islamisme : la grande naïveté de Macron comparée au réalisme de Trump

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09/11/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Sous le titre « Terrorisme : Trump plus lucide que Macron », Ivan Rioufol a publié, le 1er novembre, un comparatif accablant entre la réaction du Président américain après l’attentat islamiste commis le jour même à New York et la politique en la matière conduite par la France sous la direction d’Emmanuel Macron. Nous le publions ci-dessous.

« Je viens juste d’ordonner à la Sécurité intérieure de renforcer notre programme de vérification déjà extrême. Etre politiquement correct, c’est bien mais pas pour ça ! »

Donald Trump a posté ce tweet, ce mercredi matin à 2 h 26 (heure française), peu après l’attentat islamiste à New York, près du site du World Trade Center. Sayfullo Saipov, un jeune Ousbek, au volant d’une camionnette, a tué huit personnes et en a blessé 11 avant d’être blessé lui-même par la police. Des témoins l’ont entendu crier Allah Akbar. Le tueur était arrivé aux Etats-Unis en 2010. Il bénéficiait d’une carte verte. Il était chauffeur chez Uber. Autre tweet du président américain : « Nous ne devons pas permettre à l’Etat islamique de revenir ou d’entrer dans notre pays après l’avoir vaincu au Moyen-Orient et ailleurs. Assez ! »

En France, c’est une politique inverse qui est suivie par Emmanuel Macron. En ressort une grande naïveté, qui ne peut qu’inquiéter.

En dépit des attentats islamistes qui frappent le pays – Laura et Mauranne, assassinées à Marseille, étant les dernières victimes – l’état d’urgence a été levé ce 1er novembre. Le dispositif arrêté par la nouvelle loi sur la sécurité intérieure, publiée mardi, maintient certaines protections. Elles resteront néanmoins en deçà de celles que permettait l’état d’urgence. Il était en en vigueur depuis les attentats de novembre 2015. Lors de son discours à la Sorbonne, fin septembre, le chef de l’Etat s’était fait également l’avocat de l’accueil : « Faire une place aux réfugiés est notre devoir commun », avait-il déclaré en s’engageant à renvoyer ultérieurement, sans dire comment ni sur quels critères précis, les déboutés du droit d’asile.

C’est bien le politiquement correct, dont s’est affranchi le président américain, qui lie les mains du président français. A l’évidence, la menace salafiste reste sous-évaluée par les pouvoirs publics.

Lundi, sur RTL, le ministre de l’Intérieur a reconnu que seules 11 mosquées salafistes avaient été fermées (et certaines vont rouvrir) alors que la France en compte plus d’une centaine. Gérard Collomb a confirmé également que sur les 250 djihadistes déjà revenus en France après avoir combattu en Irak ou en Syrie, 110 sont en liberté, même s’ils sont suivis par la DGSI. Il est à craindre que les demandes de rapatriement de nombreux autres combattants islamistes encore sur place ne soient entendues par ce gouvernement, qui se veut exemplaire dans la défense des droits de l’homme.

Or ces droits ne sont évoqués par les égorgeurs et autres barbares, qui redoutent la justice locale, que pour être violés ultérieurement par leurs bénéficiaires.

Le procès Merah […] a montré le gouffre entre la contre-société salafiste qui s’est installée dans les cités et la République bonasse qui continue de ne rien voir. Celle-ci n’a toujours pas compris qu’une guerre avait été déclarée contre elle, au nom d’un islam porteur d’un projet de société.

Contrairement à ce que dit Macron, ce ne sont pas les crises sociales ni le réchauffement climatique qui motivent les terroristes, mais la haine de la France et de l’Occident. Oui, Trump a tout compris.

Texte repris du blog d’Ivan Rioufol

Légion d’honneur : Macron patronne la chasse à l’homme blanc !

Homme blanc Légion d'honneur Patrie

On avait déjà les féministes qui chassaient, devant les caméras, les mâles blancs harceleurs, ces « porcs ». On avait Delphine Ernotte, présidente de France Télévision, qui affirmait qu’on « a (sic) une télévision d’hommes blancs de plus de 50 ans, et ça, il va falloir que cela change » (1). On avait aussi ceux qui veulent que l’orthographe devienne « inclusive », pour échapper à l’horrible domination lexicale des mâles blancs français. On avait aussi ces PDG tout contents de dire qu’entre un candidat de souche et un autre « issu de la diversité », ils donnaient la préférence au second. Nous avons maintenant un président de la République qui entend réformer les conditions d’attribution de la Légion d’honneur. D’après le porte-parole du gouvernement, Jupiter estimerait en effet son attribution à la fois trop large et trop dominée par les « mâles blancs de plus de 60 ans » (2).

Désormais la chasse aux Blancs de sexe (pardon : de genre) masculin est donc ouverte au plus haut niveau de l’Etat !

On a les priorités que l’on peut.

A vaincre sans péril…

L’expérience présidentielle prouve en effet que les réformes importantes se font durant les six premiers mois du mandat : ensuite elles sont nettement plus difficiles à conduire. Emmanuel Macron, dont les bonnes opinions plafonnent à 40% dans les sondages, entame donc son sixième mois de mandat avec cette réformette de la Légion d’honneur : mauvais présage, auraient dit les Romains !

Il est vrai qu’il est nettement plus facile de morigéner la Grande Chancellerie que de rétablir l’autorité de l’Etat dans les zones dites de « non-droit », de réguler l’immigration ou de lutter contre l’appauvrissement des Français !

« A vaincre sans péril on triomphe sans gloire », écrivait Pierre Corneille. Mais peut-être Emmanuel Macron n’a-t-il pas lu Le Cid puisqu’il affirme n’avoir jamais rencontré la culture française ? (3)…

La doxa du Système

En s’en prenant aux « mâles blancs de plus de 60 ans », Emmanuel Macron couvre surtout de son autorité présidentielle la doxa du Système sur les vertus supposées de la « diversité », de la « mixité sociale » et du « métissage ».

Déjà, lors de la campagne présidentielle, en déplacement à Marseille le candidat Macron avait surtout vu « des Arméniens, des Comoriens, des Italiens, Algériens, Marocains, Tunisiens, Maliens, Sénégalais » (4). Car, en digne représentant de l’oligarchie, Emmanuel Macron ne se sent manifestement à l’aise que lorsqu’il n’est pas en présence de Français de souche, a fortiori lorsqu’ils sont de sexe masculin, blancs et âgés. Est-ce pourquoi il faudrait « changer la France » ? Parce que trop blanche et trop masculine à son goût ?

Pourquoi s’arrêter en si bon chemin ?

Mais pourquoi s’en tenir à la Légion d’honneur ? Pourquoi s’arrêter en si bon chemin ?

Pourquoi, par exemple, ne pas créer un impôt sur les Blancs ? ou les obliger à porter un signe distinctif ?

Ou pourquoi ne pas ouvrir, dans les lieux publics ou dans les transports urbains, par exemple, des espaces « sans Blancs » comme il y a des espaces non-fumeurs ?

Ce n’est pas une plaisanterie : aux Etats-Unis, les « minorités » exigent déjà une journée « sans Blancs » dans certaines universités. On enlève aussi la statuaire grecque, jugée trop blanche par les Afro-Américains. Et on autorise les étudiants « non blancs » à ne pas suivre les cours de littérature anglaise, au même motif. Et les universitaires « caucasiens », comme on dit aux Etats-Unis, d’acquiescer par ethnomasochisme et pour ne pas être taxés de « suprémacisme ».

Les Français de plus en plus indésirables chez eux

Du fait de l’accumulation de ces discours mais aussi de ces initiatives, les Français blancs, et aussi hétérosexuels par la même occasion, ont le sentiment, non seulement de n’être plus chez eux en France, mais aussi de devenir de plus en plus indésirables dans leur propre pays.

Car, à en croire tous ces oligarques mais aussi toutes ces autorités publiques, il y en aurait donc trop dans les médias, trop dans les assemblées, trop dans les conseils d’administration, trop dans certaines écoles ou dans certains quartiers (pas assez « populaires » pour cette raison) et donc finalement trop aussi dans l’ordre national de la Légion d’honneur. Bref : il y aurait trop de Français en France.

Ceci n’est pas du racisme ?

Magritte aurait pu en faire, à la place de sa célèbre pipe, un tableau intitulé : « Ceci n’est pas du racisme ».

Car ne croyez pas, bien sûr, que la chasse aux hommes blancs soit de nature raciste. Non pas du tout ! La justice nous le rappelle : le racisme anti-Blancs n’existe pas puisque les races humaines n’existent pas : CQFD ! Seuls les Blancs – ces cochons – sont racistes, tenez-le-vous pour dit.

On devrait d’ailleurs dire, conformément au politiquement correct, « perçu comme Blanc », puisque les races ne sont – comme chacun a désormais l’obligation réglementaire de le croire en Europe occidentale – qu’une illusion de la perception, qui frappe avant tout les personnes d’extrême droite. Comme les sexes, d’ailleurs, qui ne sont bien sûr qu’une construction personnelle de nature culturelle, comme on l’apprend à nos enfants.

La chasse aux Blancs : l’incitation à la haine ethnique

Bien entendu, tous ces bobos et ces bourges parvenus qui nous vantent en permanence les vertus de la « société ouverte », du « vivre-ensemble » et de la « mixité sociale » n’envisagent en aucune façon d’appliquer à eux-mêmes et à leurs proches ces mots d’ordre. Ils ne font profession de chasser le « mâle blanc dominateur » qu’à des fins électoralistes et politiques : chez eux, le pouvoir reste en effet exercé par ces mêmes mâles blancs, que ce soit dans le monde de la finance, de l’entreprise et des médias, c’est-à-dire dans le réacteur du Système !

En engageant la chasse à l’homme blanc, les oligarques s’efforcent de séduire l’électorat d’origine étrangère, qui est lui-même travaillé par le communautarisme. Précisément pour remplacer un électorat autochtone qui leur échappe.

Et au moment où certains rappeurs de nos « banlieues populaires » font profession de « niquer la France » et où les « jeunes » méprisent les « faces de craie », les « mécréants » et autres kouffars, cette chasse officielle à l’homme blanc ne peut qu’encourager la propagation de la haine ethnique dans notre pays. A quelle fin, sinon pour mieux briser l’homogénéité des nations européennes, afin d’asseoir la domination durable de l’oligarchie ?

Il ne faut pas s’y tromper : cette chasse au mâle blanc cache la haine de l’oligarchie pour les peuples européens.

Il serait temps que les « perçus comme Blancs » se réveillent.

Michel Geoffroy

Texte repris du site de Polémia

Charte des Patriotes : Florian Philippot révèle ses contradictions, par Marc Limeuil

Florian Philippot et Thiébaut

08/11/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Publiée hier, la Charte des Patriotes, le parti créé par Florian Philippot, révèle au grand jour les contradictions de celui qui n’a rien de la belle mécanique intellectuelle qui manquerait au Front national. Florian Philippot fait clairement prévaloir ses idées progressistes sur la souveraineté populaire.

Outre que, dans cette Charte qui comprend vingt-six points, la question de l’immigration, réduite aux seuls clandestins, n’arrive qu’en vingt-et-unième position – alors que le « bien-être » des animaux, ces « êtres sensibles », est le point n° 6… –, Florian Philippot affirme dans le même article 23, d’un côté que « le gouvernement doit se concentrer sur les grands problèmes de la nation et laisser à la société le soin de définir son modèle de société, par des outils comme le référendum d’initiative populaire », et de l’autre, à la ligne suivante, que « Les Patriotes respectent les derniers choix de société comme le mariage pour tous », défini comme ressortant de « l’épanouissement de chacun dans un respect scrupuleux des libertés individuelles ».

Or, rappelons-le à l’auteur de cette « charte » qui ferait rigoler n’importe quel jury de son cher Sciences Po, ce n’est pas « la société » qui a décidé d’imposer le « mariage pour tous », mais le gouvernement de l’époque, et celui-ci l’a fait contre l’avis de « la société », qui avait justement réclamé un référendum sur le sujet par le dépôt, au Conseil économique social et environnemental (Cese) d’une pétition signée par près de 700 000 personnes !

Celle-ci avait été jugée irrecevable, sans doute au grand soulagement de Florian Philippot, qui sera aimable d’indiquer, dans une prochaine mouture de sa « charte », quels sujets peuvent être soumis à référendum… et quels sujets ne doivent surtout pas l’être.

Marc Limeuil

Jean-Yves Le Gallou : seuls les banquiers et les lobbies ont pleuré Pierre Bergé

Le Gallou Pierre Bergé

07/11/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Le 8 septembre mourait l’homme d’affaires et propriétaire du Monde Pierre Bergé, sans que l’on sache encore que le producteur américain Harvey Weinstein serait passé pour un « enfant de chœur » à côté de lui selon la formule de son accusateur post-mortem, l’un de ses anciens amants. Avec le recul, il n’est pas inintéressant d’effectuer un retour sur l’hommage médiatique mitigé qui lui avait été rendu, seuls les banquiers et les lobbies ayant pleuré sa mort comme l’expliquait Jean-Yves Le Gallou sur le plateau de TV Libertés.

Danièle Obono, Houria Bouteldja, Sonia Nour : ces femmes qui insultent la France

Chard Obono

Danièle Obono, Houria Bouteldja, Sonia Nour. Ces trois femmes ont en commun de haïr la France et de l’insulter. Elles se soutiennent mutuellement. Islamo-collabos, racistes et antisémites, elles tiennent des propos criminels voire dangereux. Comme la négation de la radicalisation ou l’apologie du terrorisme islamiste. De qui accepterait-on de tels « dérapages » répétés ?

Danièle Obono plaît beaucoup aux médias. Après avoir affirmé que le comportement d’un chauffeur de bus qui refuse de conduire un bus souillé par les mains d’une femme ne relève pas de la radicalisation islamiste (voir l’interview de Ghislaine Dumesnil qui lui répondait dans Présent du 3 octobre), Obono va encore plus loin et fait corps avec la racialiste Houria Bouteldja.

Dimanche au micro de Radio J, la députée de la France Insoumise s’est lancée dans une défense enflammée de la femme porte-parole des Indigènes de la République (PIR) qui s’est illustrée à de multiples reprises, par ses déclarations communautaristes mais aussi antisémites et homophobes.

« Je considère Houria Bouteldja comme une camarade, c’est dans le mouvement antiraciste que je l’ai connue, c’est dans ces luttes-là que l’on s’est battues. »

Que pense Mélenchon de la substitution du concept de la lutte des races à celui de la lutte des classes et de la complaisance à l’égard des thèses racistes et antisémites ? On aimerait bien l’entendre là-dessus.

Leurs « martyrs »

La justice vient d’ordonner la réintégration à la mairie de la Courneuve de Sonia Nour, militante communiste et collaboratrice du maire PCF. Elle avait été suspendue par le maire Gilles Poux, après un tweet qualifiant l’auteur de l’attaque de Marseille de « martyr ».

Le 2 octobre, au lendemain de l’égorgement au couteau de Mauranne et Laura par un djihadiste se revendiquant de l’Etat islamique, Sonia Nour écrivait : 

« Quand un martyr égorge une femme et poignarde une autre là ça fait du bruit. Terrorisme, du sang, civilisation Bla Bla Bla…. Par contre que le terrorisme patriarcal nous tue tous les deux jours, on l’entend moins votre grande gueule. »

Le tribunal administratif de Montreuil a ordonné qu’elle soit réintégrée dans ses fonctions, « jusqu’à ce que le tribunal statue sur le fond de l’affaire ».

Sonia Nour va donc pouvoir continuer à faire entendre son discours islamo-indigéniste dans nos banlieues et nos cités. Elle qui se présente sur son compte Twitter comme une « militante décoloniale », accusant la France qu’elle « emmerde » selon ses propres termes, d’être « raciste, patriarcale, psychophobe, bourgeoise, communautaire, consanguine et maltraitante ». Thèses ordinaires des Indigènes de la République. Houria Bouteldja est d’ailleurs montée au créneau pour défendre Sonia Nour dénonçant « des méthodes expéditives et lâches » contre elle. Et maintenant la députée Obono monte au créneau pour défendre Bouteldja et la boucle est bouclée.

En qualifiant de « martyr » l’assassin de Maurane et Laura, outre l’ignominie de ces propos à l’égard des familles des victimes, c’est pour apologie du terrorisme que Sonia Nour doit être traduite en justice. Elle nous expliquera ce qu’il y a d’héroïque et de saint à égorger des jeunes femmes de 20 ans, à massacrer 130 personnes dans une salle de concert, à lancer un camion tueur sur une foule d’innocents ou à mettre une balle dans la tête d’une petite fille juive de huit ans.

Caroline Parmentier

Article et dessin de Chard parus dans Présent daté du 8 novembre 2017

Michel Geoffroy : « La droite constitue le dernier espoir des Européens »

Droite dissidence Geoffroy

Michel Geoffroy sera présent au 3e Forum de la Dissidence qui aura lieu le 18 novembre prochain à Paris. A quelques jours de ce grand événement, il répond à trois questions.

Polémia : Qu’est-ce que la droite pour vous ?

Michel Geoffroy : Le clivage gauche/droite a changé de contenu au XXIe siècle : il n’oppose plus les collectivistes aux défenseurs de la propriété privée des moyens de production comme au XXsiècle, mais les libre-échangistes, les atlantistes, les libertaires, les déconstructeurs et les immigrationnistes – qui constituent le nouveau positionnement de gauche – aux défenseurs de l’identité, de la souveraineté, de la liberté des peuples européens, comme du respect des cultures et de la multipolarité du monde,  qui constituent le nouveau positionnement de droite.

La gauche incarne aujourd’hui l’alliance destructrice du néo-libéralisme, du mondialisme et du libertarisme. La droite a donc vocation à rassembler tous ceux qui s’opposent à cette alliance chaotique. Et c’est pourquoi elle constitue le dernier espoir des Européens.

La France et l’Europe semblent engluées dans une crise identitaire sans fin. Comment en sortir ?

La crise identitaire que vous évoquez renvoie à un mal plus profond : tout simplement la décadence de l’Europe, beaucoup plus prononcée à l’Ouest qu’à l’Est de notre continent.

Ce déclin a avant tout des causes idéologiques, morales et culturelles : il découle principalement de l’individualisme radical, de la vision cosmopolite des droits de l’homme, de la soumission à la seule loi de l’argent, de l’ethno-masochisme, de la repentance et du nihilisme. Et de l’incapacité qu’ont les Occidentaux, désormais, à se projeter dans l’histoire comme le montre l’effondrement catastrophique de leur démographie.

On ne sortira de cette crise profonde qu’en rejetant toutes ces fausses valeurs mortifères, incarnées aujourd’hui dans la doxa politiquement correcte. Ce que la vieille droite n’a pas eu le courage de faire.

En quelques mots, quelle sera le teneur de votre intervention à ce 3e Forum de la Dissidence ?

Je vais m’efforcer de démontrer que contrairement à ce que prétendent les médias de propagande, l’élection d’Emmanuel Macron ne marque pas une rupture mais un simple aboutissement.

Macron n’a pas tué la gauche en effet : il a au contraire consacré son ralliement désormais sans complexe au néo-libéralisme mondialiste. Comme il a donné une tribune à l’extrême gauche immigrationniste en faisant de la France Insoumise de Jean-Luc Mélenchon, sa seule opposition.

Et Emmanuel Macron n’a pas non plus tué la droite pour la raison que celle-ci s’est tout simplement suicidée : la droite institutionnelle est morte parce qu’elle a trahi son héritage et ses valeurs. Et la droite nationale est morte parce qu’elle s’est trompée à la fois d’époque et de stratégie en ne sachant pas profiter du déclin historique de la droite de gouvernement.

L’élection d’Emmanuel Macron tire la conclusion politique d’un double ralliement qui a mis 30 ans à se concrétiser : le ralliement de la gauche au néo-capitalisme d’une part et le ralliement suicidaire de la droite de gouvernement à l’idéologie de la gauche, d’autre part.

C’est pourquoi il y place désormais pour une nouvelle alternative de droite, face à la Nouvelle Gauche installée incarnée par Emmanuel Macron.

Entretien repris du site de la fondation Polémia

Pour les mosquées islamistes, c’est déjà l’amnistie !

Chard mosquées amnistie

Après les périodes de confrontation, de guerre civile, arrivent l’apaisement, le pardon, l’amnistie, la page qui se tourne : communards, épurés d’après-guerre, détenus de l’Algérie française… L’amnistie signifiait que, quel que soit le camp dans lequel on se plaçait, le monde avait changé. Peut-on comparer avec la situation actuelle ? Et d’abord, la séquence terroriste est-elle achevée ? Evidemment non. Ensuite, peut-on considérer, comme dans les cas évoqués plus haut, que la vague terroriste a correspondu à un épisode de guerre civile ? Que deux camps français s’affrontaient, chacun pensant agir dans l’intérêt du pays ? Absolument pas.

Est-il alors raisonnable, prudent, sans risque, et même tout simplement décent à l’égard des centaines de victimes et de leurs familles, d’autoriser la réouverture des lieux de culte islamistes fermés pendant l’état d’exception ?

Or la décision prise par le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, d’autoriser la réouverture progressive d’une vingtaine de lieux de culte islamistes correspond à une sorte d’amnistie. A Mulhouse, Sartrouville, Fontenay-aux-Roses, des mosquées aux mains des courants les plus radicaux, où se prêchait le djihad, d’où sont partis des combattants pour la Syrie, des mosquées qui retentissaient de diatribes antichrétiennes, antifrançaises, qui avaient été fermées pendant l’état d’exception, sont autorisées à rouvrir.

Plus de 500 mosquées extrémistes

La salle de prière de Fontenay-aux-Roses avait été fermée le 29 septembre pour apologie du terrorisme, par arrêté préfectoral. Elle est à nouveau à la disposition des islamistes. On y avait pourtant entendu des propos du type : « Les terroristes sont des musulmans qui ont la foi », « Il y a les bons musulmans d’une part et les chiens de mécréants d’autre part. » Mais, jugeant que ces propos étaient ceux de fidèles et pas ceux de l’imam du cru, le ministre de l’Intérieur a accepté une sorte d’amnistie et, depuis le 3 novembre, la fréquentation de la mosquée est à nouveau autorisée.

A Sartrouville, la mosquée de la cité des Indes était un lieu de convergence de toutes les folies salafistes : les propos qui s’y tenaient, la fréquentation, le prosélytisme exacerbé, le soutien affiché à Oussama Ben Laden, les départs organisés de jeunes volontaires vers la Syrie dès 2013, avaient là aussi conduit à une fermeture. Mais un nouveau bureau a été élu, et la mosquée est autorisée à rouvrir ses portes. Nouveau bureau, certes, mais les fidèles, eux, sont les mêmes.

L’Association des musulmans d’Alsace ou AMAL (ce qui signifie Espoir, en arabe, le AMAL étant aussi le nom d’un mouvement terroriste islamiste) multiplie les démarches pour faire rouvrir les mosquées et pour en ouvrir de nouvelles en Alsace, et il vient d’organiser un colloque auquel participaient bon nombre d’extrémistes islamistes connus, comme Marwan Muhammad.

La France compte actuellement 147 moquées tablighis, 200 mosquées inféodées aux Frères musulmans, 120 mosquées salafistes et 50 mosquées Milli Gorus (islamisme turc), soit un total de plus de 500 mosquées islamistes. Que l’on « amnistie » la vingtaine de mosquées sanctionnées pendant l’état d’urgence est un très mauvais signal.

Francis Bergeron

Article et dessin de Chard parus dans Présent daté du 7 novembre 2017

Procès Merah : des peines gravement insuffisantes, par Francis Bergeron

Merah victimes

Merah Présent naïfsLe pire a été évité. Le pire aurait été l’acquittement, cet acquittement demandé par la défense au motif que le frère du tueur et l’armurier du tueur n’avaient ni l’un ni l’autre utilisé personnellement le pistolet-mitrailleur qui a tué sept innocents, dont trois jeunes enfants, et grièvement blessé deux autres personnes. Or il y avait un risque d’acquittement.

La décision de la cour, jeudi soir, se situe grosso modo entre la sanction réclamée par le procureur et l’acquittement. L’acquittement aurait été une décision gravissime. Dans certaines banlieues où Mohamed Merah est considéré comme un héros, cela aurait donné lieu à des cris de joie. Inversement, une condamnation à la hauteur de ce qui avait été demandé par le parquet aurait sans doute entraîné quelques émeutes.

Abdelkader Merah, la tête pensante, l’inspirateur des crimes, écope de 20 ans de prison, dont une peine de sureté des deux tiers. Il sera donc libre dans 14 ans. L’ami du tueur, Malki, celui qui a fourni le gilet pare-balle et l’arme de guerre, est condamné à 14 ans de prison. Il sera libéré dans 9 ans, selon toute vraisemblance.

Ce sont d’assez fortes peines, par les temps qui courent, qui sont des temps de laxisme. Mais comme l’évoquait le président Trump, à propos du terroriste de New York, seule la peine de mort est à la hauteur de ce type de crime.

Jugement mi-chèvre mi-chou, donc. Malki, « l’armurier » de Merah, a annoncé qu’il ferait appel. Abdelkader, le doctrinaire, n’a pas encore choisi. [Le parquet a également fait appel, estimant que la justice « n’avait pas tiré toutes les conséquences juridiques des faits qui lui étaient soumis », notamment pour avoir acquitté Abdelkader Merah de l’incrimination de « complicité d’assassinats », note de Novopress].

Ce verdict laisse un goût amer chez les parents des victimes : « Cette décision est un renoncement de la justice. Je suis sous le choc » (l’avocat de Loïc Liber, un militaire désormais tétraplégique à vie). « Le verdict est d’une sévérité incroyable pour les proches des victimes » (l’avocate de la famille d’un parachutiste assassiné). « Nos enfants, eux, ont pris perpétuité » (un membre de la famille des enfants exécutés).

Merah-latifa-ibn-ziaten-La parole la plus importante, celle que nous devons retenir à tout prix, est venue de la mère du premier militaire assassiné.

Écoutez bien ce qu’a dit Latifa Ibn Ziaten [ci-contre] : « On est trop naïf en France. Il faut qu’on se réveille pour protéger notre pays, pour protéger nos enfants. »

Car le problème de cette décision, c’est qu’elle ne créera pas l’indispensable cordon sanitaire autour des tueurs islamistes. Aider un tueur en série, en l’armant, en le formant, en le cachant, peut certes coûter quelques années de prison, mais pas plus. Comme pour un casse qui a mal tourné. Or ce procès était l’occasion de couper les assassins de leur base arrière, de les précariser, de faire d’eux des parias dans leur propre milieu, ceux que l’on fuit à tout prix, et que l’on dénonce à la police.

C’est ce qui fait dire à Marine Le Pen que ce verdict est « dérisoire et incroyablement laxiste eu égard à la gravité du contexte ». À droite, d’autres voix se sont élevées aussi contre cette relative clémence.

Oui, « on est trop naïf en France. Il faut qu’on se réveille ». C’est une question de survie pour le pays.

Francis Bergeron

Article repris du quotidien Présent

Honteux : la justice ordonne la destruction de la croix de Ploërmel

Chard Ploermel

Présent PloermelEn 2006, la mairie de Ploërmel avait érigé une statue de plus de sept mètres de haut représentant Jean-Paul II. Cette statue, de belle facture, était l’œuvre du sculpteur Zourab Tsereteli. Peu de temps après, le groupuscule maçonnique La Libre Pensée et deux (2 !) habitants de Ploërmel lançaient une procédure pour interdire la statue, au motif qu’elle heurterait leur liberté de conscience. En 2015, le tribunal administratif ordonnait la suppression du monument. Mais, coup de théâtre, la cour d’appel administrative de Nantes annulait la décision. Ploërmel pouvait garder son monument.

Portée devant le Conseil d’Etat, l’affaire vient de donner lieu, en dernier recours, à une décision mi-chèvre mi-chou. La statue elle-même n’est pas remise en cause, elle pourra rester. Mais la croix qui la surmonte doit être détruite, car la loi de 1905 interdit « d’élever ou d’apposer aucun signe ou emblème religieux sur les monuments publics ou quelque emplacement public ». La commune est en outre condamnée à verser 1 000 euros à la Libre Pensée.

Mais la petite ville n’a pas dit son dernier mot. Le maire n’exclut pas de porter l’affaire devant la Cour européenne des droits de l’homme :

« La statue fait partie depuis douze ans du paysage de Ploërmel, ça ne dérange nullement les habitants. C’est au contraire un atout touristique indéniable pour la commune. »

La statue est un hommage non pas au chef de l’Eglise catholique, ajoute-t-il, mais à l’homme d’Etat qu’était Jean-Paul II. Quant à l’ancien maire, Paul Ancelin, qui est à l’origine de son érection, il explique qu’il voit en Jean-Paul II « le tombeur du communisme ».

Ce monument est une œuvre d’art

Il était difficile d’interdire la statue d’un ancien chef d’Etat, alors qu’on continue à en ériger occasionnellement, comme celle de Churchill sur les Champs-Elysées. Difficile aussi de contester un monument pour cause de non-communisme. Restait la référence à la croix, et à la loi de 1905.

Mais se pose alors une autre difficulté : les droits de l’artiste sur son œuvre. « Cet édifice est une œuvre d’art. Il faut l’autorisation de l’artiste pour la modifier », explique le maire. Zourab Tsereteli pourrait se retourner contre l’Etat français, la censure opérée à l’encontre de son œuvre étant illégale à ce titre.

Les habitants de Ploermel font bloc derrière leurs édiles. Ici, aux dernières élections municipales, la droite a obtenu 72 %.

Un mot aussi de l’ancien maire, Paul Ancelin, par qui le « scandale » est arrivé : âgé aujourd’hui de 88 ans, il avait servi en Algérie comme officier parachutiste et s’était engagé pour l’Algérie française, par solidarité avec les pieds noirs et les harkis. Il fut maire de Ploërmel de 1977 à 2008. Il avait conçu l’érection de cette statue comme la conclusion de tous ses engagements.

Ploërmel est situé non loin du camp de Coëtquidan. Peu après sa première élection, en 1977, Paul Ancelin avait tenu à rencontrer les élèves officiers de réserve. On n’imagine évidemment pas qu’un tel homme puisse être intimidé par deux (2) habitants, une improbable Libre Pensée (sic !), voire même le Conseil d’Etat !

Francis Bergeron

Article et dessin de Chard parus dans Présent daté du 28 octobre 2017

Des « califats localisés » implantés dans de nombreuses villes d’Europe, par Yvan Blot

sharia califat Britain
Yvan Blot
Yvan Blot

Dans la revue du ministère des Affaires étrangères russe, La Vie internationale, on trouve un article du rédacteur en chef Armen Oganessian qui s’inquiète de la création de « califats localisés » dans les villes d’Europe occidentale. Il constate que le grand nombre d’immigrés illégaux de religion musulmane est un obstacle à leur intégration.

Se retrouvant entre eux, dans un milieu perméable aux réseaux islamistes, ces populations constituent de plus en plus des enclaves où règnent la charia et les tribunaux islamistes. Les États sont dans l’incapacité d’enrayer cette évolution.

Selon M. Oganessian (*) :

« L’apparition de communautés monoethniques et monoreligieuses, une sorte d’enclaves fermées, a poussé à la faveur de l’autorisation de construire des mosquées accordées aux musulmans. C’est l’Arabie Saoudite qui a financé en large partie ; (…) les mosquées ont dressé une barrière entre les musulmans et la société ouest-européenne (…) selon l’institut de l’Orient de l’Académie des sciences de Russie. Et tout cela s’est opéré dans le cadre des droits et des libertés garantis par les constitutions démocratiques des pays occidentaux. (…)

« L’éducation des jeunes, les cours de Coran, l’arbitrage des conflits entre musulmans, entre travailleurs immigrés et employeurs, entre membres de la communauté et institutions, tout cela se faisait au sein des enclaves où l’autorité, incontestable et en dernier ressort, est détenue par l’imam.

« Les tribunaux de la charia ont commencé leurs activités dans presque l’ensemble de l’Europe occidentale en dominant les diasporas musulmanes et en se substituant aux cours de justice de l’État. Les tribunaux de la charia en Europe sont financés en majeure partie par le Qatar. Ces enclaves musulmanes incrustées en Europe sont désignées par le terme expressif de “califat localisé” ».

Ces territoires sont de fait sous la loi islamiste, notamment en ce qui concerne le statut des femmes, toute autre religion que l’islam est de facto interdite de séjour et rien ne s’oppose sérieusement à la diffusion des idées djihadistes.

Califat MolenbeekDans ces zones peuplées d’immigrés clandestins non recensés par la police (sauf dans quelques pays sérieux comme la Suisse et la Norvège), l’activité de recrutement et de formation des nouveaux djihadistes échappe aux forces de l’ordre. Ces petits « califats localisés » sont des territoires où les imams islamistes font régner la loi islamiste, la charia, et où les tribunaux islamistes concurrencent les tribunaux de l’État d’accueil.

Ces petits califats ont aussi pour tâche d’empêcher toute forme d’intégration de leur population à la population d’accueil. Ils ont leurs formes d’économie parallèle et laissent le trafic de drogue s’épanouir si c’est nécessaire économiquement. Ils peuvent aussi le combattre si nécessaire. Ce trafic est destiné à l’exportation en dehors du califat localisé. A l’intérieur du califat localisé, la consommation de drogue est étroitement contrôlée comme toute forme de délinquance d’ailleurs.

Les services de police du pays d’accueil se félicitent parfois de voir la délinquance diminuer dans certains blocs d’immeuble. La prostitution disparaît, la consommation de drogue se réduit, et les incidents liés à la petite délinquance sont beaucoup moins nombreux. Mais il ne faut pas s’en féliciter de façon superficielle. Cela signifie généralement que les islamistes révolutionnaires ont pris le contrôle de la population et notamment de la jeunesse.

Superficiellement, le calme et l’ordre règnent. Mais certaines activités fleurissent en secret comme le trafic d’armes. Dans les pays occidentaux, notent les spécialistes russes, la population est désarmée (sauf certains pays comme la Suisse ou les États-Unis) mais les islamistes sont à peu près les seuls à accumuler les armes de façon occulte.

La législation sur le port d’armes est ridiculisée. On sait qu’un terroriste sur les Champs-Élysées à Paris avait obtenu six ports d’arme différents dans différentes préfectures et pourtant il était sur le fichier S des suspects en terrorisme !

On ne peut pas dissocier le problème du terrorisme de celui de l’immigration clandestine, comme le veut la pensée officielle en Occident. Le terrorisme a des petites bases où peuvent s’exercer le recrutement et la formation des guerriers de l’islam révolutionnaire. Ces bases sont les territoires où les immigrés clandestins, ou légalisés pour certains, s’entassent en grand nombre de façon incontrôlée. Ces bases géographiques sont le socle des activités islamistes révolutionnaires, ce sont les « califats localisés ».

Califat FranceIl est à souhaiter que le califat de Syrie et d’Irak, Daech, disparaisse militairement de ces pays grâce aux forces russes, à l’armée syrienne, à l’armée irakienne, aux pechmergas kurdes et aux forces occidentales d’appoint.

Mais même une telle victoire, qui semble proche aujourd’hui, n’empêchera pas le terrorisme de fleurir à partir des petits califats localisés dans les banlieues des villes d’Europe occidentale ou d’ailleurs.

L’idéologie islamiste révolutionnaire va continuer à se répandre dans une jeunesse qui a perdu ses repères religieux, nationaux et culturels, même en l’absence d’un centre étatique visible. On a connu cela avec le socialisme révolutionnaire avant la révolution bolchevique en Russie. Les militants révolutionnaires organisaient des réseaux à partir de petites bases très structurées dans certains milieux ouvriers.

Mao Tsé Toung a très bien dit que le militant révolutionnaire n’est efficace que s’il vit au sein du prolétariat comme le poisson dans l’eau. L’eau nourricière est présente pour nos djihadistes d’aujourd’hui et de demain dans les « califat localisés ».

La notion russe de « califat localisé » nous paraît très précieuse pour l’observation et la lutte antiterroriste dont nous avons besoin dans notre société déracinée. Ces califats sont des noyaux d’enracinement pour les terroristes à venir et doivent donc être combattus comme tels et non tolérés par des pouvoirs publics inconscients.

Outre l’action pour empêcher la multiplication des califats localisés, il faut aussi réarmer moralement le pays, mais, comme disait Kipling, ceci est une autre histoire !

Yvan Blot
ancien député, haut fonctionnaire

(*) La Vie internationale, 2016, page 110.

Texte repris du site de la Fondation Polémia

L’argumentaire des Identitaires sur la prétendue discrimination des banlieues

Discrimination Banlieues Identitaires

27/10/2017 – FRANCE (NOVOpress) : On nous le serine : l’Etat pratique une discrimination scandaleuse à l’égard des banlieues, qu’il abandonne à elles-mêmes. Dès lors, il ne faut pas s’étonner si ses habitants partent à la dérive. Pour faire litière de cette vaste blague, Les Identitaires ont réalisé un argumentaire, que nous publions ci-dessous.

1. Ils disent :

« Les habitants des banlieues sensibles sont traités comme des citoyens de seconde zone, ils sont mis à l’écart et discriminés. »

2. Pourquoi le disent-ils :

En insistant autant sur la discrimination dont seraient victimes les habitants des banlieues, ils disent que c’est aux Français de faire des efforts, de payer encore plus, pour régler les problèmes des banlieues sensibles.

Discrimination Hautes-Noues3. Pourquoi c’est faux :

L’universitaire Dominique Lorrain (Directeur de recherche au CNRS) a publié en 2006 (« La dérive des instruments. Les indicateurs de la politique de la ville et l’action publique », in Revue française de science politique 2006/3 (Vol. 56), p. 429-455) une étude comparant le quartier sensible des Hautes-Noues [photo ci-contre], à Villiers-sur-Marne (94), et le quartier de la cité Verte, à Verdun.

Avec des caractéristiques sociales extrêmement proches (avec une différence notable : un taux d’étrangers beaucoup plus important aux Hautes-Noues), il a montré que les Hautes-Noues bénéficiaient d’un investissement public de 12 230 euros par habitant via la politique de la Ville, quand Verdun ne recevait que… 11,8 euros par habitant, soit mille fois moins d’argent.

De plus, les habitants de Verdun n’ont accès qu’à peu de commerces et d’équipements sportifs et culturels, alors que les habitants des Hautes-Noues peuvent rejoindre le centre de Paris en transport en commun en moins d’une demie-heure.

D’une manière plus générale, les banlieues sensibles bénéficient de tous les avantages offerts par la grande ville voisine : transports en commun fréquents et performants, marché du travail extrêmement dynamique (même pour les personnes peu ou pas diplômées), services publics denses, équipements culturels et sportifs, établissements d’enseignement supérieurs. Les immeubles sont rénovés dans le cadre de la politique de la ville, et les associations sont largement soutenues par les pouvoirs publics.

La France périphérique, la France des petites villes et des campagnes, n’a rien de tout cela : les habitants sont dépendants de la voiture pour le moindre trajet, les délocalisations d’usine condamnent des régions entières à la mort économique, les cinémas et bibliothèques sont rares, les services publics inexistants… Et pour que leurs enfants puissent faire des études, les familles doivent pouvoir leur financer un logement dans une grande ville. Cette situation fait dire à Dominique Lorrain que

« si l’on considère que l’égalité des citoyens d’une même nation se marque par la possibilité matérielle d’avoir l’usage de biens publics, alors les habitants de Meuse (et le même raisonnement peut être soutenu pour de nombreux autres départements) se trouvent discriminés ».

L’argumentaire des Identitaires est à télécharger ici.

Procès Merah : la taqiya en action, par Francis Bergeron

Chard Procès Merah

Le frère du tueur Merah, Abdelkader, a subi son dernier interrogatoire ce mardi. Les enquêteurs avaient trouvé sur son iPod (son baladeur) des fiches audio enregistrées par Al-Qaida.

Ces fiches expliquent comment le bon djihadiste, quand il est dans la phase de confrontation avec l’ennemi peut et doit se dissimuler, se fondre dans son environnement, pour éviter d’être repéré, intercepté.

Cette ruse est prônée par le Coran, quand le djihadiste agit dans un environnement de « mécréants ». Cela s’appelle la taqiya. Tous les islamologues connaissent la taqiya, concept qui fait partie de la Charia, tactique de dissimulation de sa foi en vue de la conquête, du djihad.

Les proches de Merah semblent très familiarisés avec cette pratique. Dans l’enregistrement qu’Abdelkader écoutait en boucle, les recettes de la taqiya sont adaptées à l’action terroriste : « pas de barbe sur les photos des cartes d’identité », « s’adapter au mode de vie local », changer de manière de s’habiller, de coiffure etc. Cela explique par exemple pourquoi, lors des attentats de New York en septembre 2001, les enquêteurs avaient découvert que les kamikazes islamistes semblaient ne pas suivre les préceptes de leur religion, ou pourquoi Fettah Malki, l’armurier de Merah, a prétendu boire de l’alcool. La taqiya (qui n’a rien à voir avec la tequila) autorise et même recommande ces pratiques destinées à tromper l’ennemi.

Quand le président du tribunal spécial de Paris demande à Abdelkader Merah pourquoi il écoutait ces recommandations, à quel usage il les destinait (vingt heures de cours), Merah frère répond : « Je voulais savoir ce qu’était Al Qaida. On en a beaucoup parlé, mais il y a eu beaucoup de mensonges dans les médias. »

Le président insiste : quand même, des dizaines d’heures passées à écouter ces recettes pour agir chez l’ennemi en se dissimulant… Est-ce que cela ne va pas au-delà d’« un simple intérêt intellectuel » ? Le frère répond :

« Je suis musulman. Al-Qaida a un projet d’Etat islamique, je voulais savoir leur méthodologie, leur idéologie, leurs arguments. »

Réponse cousue de fil vert.

Un habillage pour éviter une lourde condamnation

Abdelkader Merah et les autres accusés, la mère, l’armurier Fettah, n’ont visiblement pas cherché à décourager l’assassin. Tout porte à croire qu’ils ont, au contraire, favorisé, supporté son action, qu’ils lui ont prodigué des aides affectives (la mère), matérielles (l’armurier), intellectuelles (le grand frère). Le reste n’étant qu’habillage, taqiya, pour échapper aujourd’hui à une condamnation lourde, pour association de malfaiteurs en vue d’une action terroriste.

L’avocat du frère Merah est un ténor du barreau, Me Dupond-Moretti. (On a les moyens de se payer les meilleurs avocats, chez les Merah). Son argument en défense consistait à soutenir que si le frère Merah n’avait pas détruit ces enregistrements, c’est qu’il ne pensait pas à mal… Avec un tel argument, toute preuve collectée devient un élément à décharge…

Verdict dans une semaine, après les plaidoiries.

Francis Bergeron

Article et dessin de Chard parus dans Présent daté du 27 octobre 2017

Pour Le Monde, Wauquiez « veut refonder la droite sur une ligne identitaire »

Le Monde Wauquiez Identitaire

26/10/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Le quotidien n’y va pas avec le dos de la cuillère : « Laurent Wauquiez veut refonder la droite sur une ligne identitaire », titre Le Monde à paraître ce soir, et à sa une s’il vous plaît. Le Monde en veut pour preuve que, lors d’un meeting tenu hier soir dans les Alpes-Maritimes, il a « revisité les fondamentaux du sarkozysme : trahison des élites, ode à la majorité silencieuse, identité d’une France menacée par l’islam ».

« Un cocktail droitier, écrit le journaliste du Monde, auquel il a ajouté sa petite dose de destin personnel. “J’ai fait ce qu’on appelle les grandes écoles de la République. (…) J’en connais aussi les codes et les limites”, a-t-il lancé avant de dénoncer ” le mépris d’une caste technocratique” et le ” moule de pensée” où “l’on apprend que le multi-culturalisme c’est bien, que parler d’immigration c’est mal, que la mondialisation c’est bien, qu’être de droite c’est mal”. »

Il est vrai que Laurent Wauquiez, en ces terres très droitières, n’a pas lésiné sur les moyens pour séduire son auditoire, qui ne demandait que ça, puisqu’il a aussi déclaré :

« Je préfère ce vieux pays si émouvant, au triste village global qui n’est que la vitrine déshumanisée d’un monde sans racine. »

Ou encore, en pourfendant ces élites qui voient l’Hexagone comme un « territoire sans passé avec les flux migratoires pour tout avenir démographique ».

Décidément très en verve, le président du conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes a encore parlé de ces quartiers qui ne sont plus qu’« une juxtaposition de communautés où le salafisme a remplacé l’adoration de la République française ».

Encore quelques efforts, comme par exemple un petit signe de soutien à ceux qui luttent vraiment contre l’islamisation, comme ceux qui viennent d’être jugés à Poitiers sans qu’il ait eu un mot pour eux – mais il n’est jamais trop tard pour bien faire – et Les Identitaires pourront peut-être lui préparer sa carte de membre d’honneur…

Eric Zemmour : « Laurent Wauquiez va devenir général d’une armée morte »

Eric Zemmour Françafrique

laurent-wauquiez26/10/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Certes, Laurent Wauquiez devrait être élu à la présidence des Républicains. Mais ceux-ci, qui ont décidé hier d’exclure les Constructifs, n’ont pas pu le faire faute d’avoir atteint le quorum au bureau politique du parti ! Pas très sérieux tout ça mais, pour Eric Zemmour, très révélateur de ce qu’est devenue cette formation, peu digne héritière du mouvement construit par le général de Gaulle.

L’éditorialiste s’en est gaussé avec férocité ce matin sur RTL :

« Il était une fois un grand parti politique, un monument de l’Histoire de France. Il y avait eu dans ses rangs des ministres du général de Gaulle, et même des premiers ministres […] Certains avaient été des résistants, parfois des héros. […] Ces hommes-là tutoyaient l’histoire. »

Et puis…

« Puis ces géants ont eu des enfants qui, eux-mêmes, ont eu des descendants. Les lois de la génétique politique sont parfois imprévisibles : les géants ont donné des nains. »

Et d’enchaîner :

« Les géants se demandaient si la France devait abandonner l’Algérie française, sortir de l’Otan, approuver le traité de Maastricht. Les nains se demandent s’il faut exclure Thierry Solère ou Franck Riester […] Non seulement les Républicains traitent de sujets dérisoires, mais il n’y a plus personne pour les traiter. C’est la double peine. »

Pour Eric Zemmour, l’opposition entre deux droites irréconciliables – entre ceux qui lorgnent vers le FN et ceux qui sont proches de Macron –, est « un jeu de rôles.

« Chacun porte un masque avec une mauvaise foi qui n’a d’égale que leur manque de talent. Les Républicains n’ont plus de raison d’être car ils sont dans l’opposition à un pouvoir qui fait la politique qu’ils auraient conduite s’ils avaient gagné. L’électorat de droite l’a d’ailleurs bien compris qui rallie massivement le nouveau président. »

L’éditorialiste va plus loin et s’en explique :

« Les Constructifs et leurs alliés ministres en rajoutent en prétendant que leur cible principale, Laurent Wauquiez, va droitiser leur cher et vieux parti, qu’il va enfermer Les Républicains dans un réduit droitier identitaire en oubliant que ce sont eux qui depuis la création de l’UMP, ont enfermé la droite dans un réduit centriste et politiquement correct. »

Deux droits irréconciliables, vraiment ? Foutaise !

« Ils théorisent les deux droites irréconciliables alors qu’il devraient parler des deux centres irréconciliables, le centre qui veut aller chez Macron et le centre qui veut rester dans l’opposition. Ils font mine de soupçonner Wauquiez d’abattre la digue qui sépare les Républicains du Front national, ils ont la main sur le cœur, pendant que l’autre main dissimule leur large sourire cynique et goguenard. Ils vouent aux gémonies le groupe Sens commun, émanation politique de la Manif pour tous dont le président a osé évoquer une plate-forme commune avec Marion Maréchal-le Pen – ouh le vilain ! »

Car au final,

« Laurent Wauquiez n’osera jamais s’allier avec le Front national, il va taper sur les doigts du président de Sens commun, il va donner tous les gages qu’on voudra. »

Conclusion d’Eric Zemmour :

« La semaine prochaine, les Constructifs seront définitivement exclus, Wauquiez sera élu président d’un parti fantôme. Il découvrira alors qu’il est devenu le général… d’une armée morte. »

Fettah Malki, l’armurier de Mohamed Merah

Fattih Malki armurier Merah

Nous avons eu la mère, nous avons eu le frère, voici maintenant un complice. Bien entendu il y a la présomption d’innocence. Mais quelle brochette de sinistres individus ! D’ailleurs Fettah Malki, l’armurier du tueur Merah, ne prétend pas être innocent. Son système de défense consiste simplement à soutenir qu’il est certes un malfrat et un trafiquant d’armes, mais pas un terroriste, et qu’il pensait que les armes serviraient à un braquage, un règlement de comptes, une fusillade laïque, en quelque sorte, pas à une tuerie islamiste.

Fettah Malki se présente simplement comme une « chance pour la France », selon la formule de 1985 du pas regretté du tout Bernard Stasi.

Malki débarque dans notre pays en 1993. L’intéressant individu va vivre, dans ce pays de cocagne, de « trafics plus ou moins légaux », pour parler comme un journaliste du Monde. Drogue, voitures volées, armes, attaque de passants et de touristes…

Il connaît bien les frères Merah, Mohamed et Abdelkader, même s’il compte quelques années de plus. Ils habitent tous les trois le quartier des Izards, une zone de non-droit située à Toulouse. C’est donc lui qui procure à Mohamed Merah l’arme de fabrication israélienne Uzi, et aussi le gilet pare-balles. Ce pistolet-mitrailleur est une arme courte et remarquable de maniabilité, qui peut être utilisée en arme de poing ou pour des tirs à l’épaule ou à la hanche. Même s’il existe dix millions de pistolets-mitrailleurs Uzi dans le monde, tous les Toulousains ne sont pas capables de s’en procurer. Fettah Malki, si.

C’est cette arme qui tuera les trois petites filles de l’école juive, ainsi qu’un professeur. Et c’est avec le gilet pare-balles de Fettah Malki sur le dos, que Merah affrontera les hommes du Raid.

Comme pour le « logeur » des terroristes de novembre 2015, la punition des complices est un enjeu capital, si l’on veut que les tueurs ne soient pas comme des poissons dans l’eau.

Malki risque au pire vingt ans de prison, dont il ne fera que dix, voire beaucoup moins, et il sortira alors libre, malgré ces cadavres de petites filles entre lui et nous.

Lors de son interrogatoire, Malki a lâché : « Je ne m’intéresse pas à la vie des gens. » C’est bien ce qu’on lui reproche. Grâce à Malki, Merah a donné en quelque sorte, en mars 2012, le signal du massacre des innocents, sur le territoire français.

Francis Bergeron

Extrait d’un article paru dans Présent daté du 26 octobre 2017

Mosquée de Poitiers : « Génération Identitaire doit être considéré comme un lanceur d’alerte »

Mosquée de Poitiers Référendum

25/10/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Son passeport le prouve : Arnaud n’était pas présent lors de l’occupation du toit de la mosquée de Poitiers en octobre 2012. C’est au titre de représentant de Génération identitaire qu’il s’est exprimé vendredi dernier, cinq ans après les faits, devant le tribunal correctionnel de Poitiers, comme l’a fait Damien Rieu, qui est lui poursuivi à titre personnel. Nous publions ci-dessous sa déclaration dans son intégralité.

Mosquée de Poitiers Génération Identitaire« Je me présente devant votre tribunal aujourd’hui en tant que représentant de l’association Génération identitaire. Notre mouvement est une organisation politique de jeunesse qui s’est toujours fixée pour objectif de dénoncer les menaces qui pèsent sur l’identité française et européenne.

En tant qu’organisation politique, nous avons toujours utilisé des méthodes traditionnelles d’agit prop, à la manière d’un Greenpeace pour l’écologie ou de l’association L214 pour la cause animale. Génération Identitaire doit être considéré comme un lanceur d’alerte, un mouvement qui informe sur les dangers qui menacent la France, son identité et son peuple.

Depuis octobre 2012, cinq ans se sont écoulés. Cinq longues années durant lesquelles l’islamisation et l’immigration ont mis à l’épreuve la France et ses institutions : submersion migratoire, avancée permanente de l’islam politique et vague de terrorisme au nom de l’Etat islamique. Le coup d’éclat médiatique d’octobre 2012 posait déjà, avec un temps d’avance, la question centrale des années à venir : la France demeurera-t-elle elle-même, confrontée à l’immigration massive et à l’islamisation ?

Plus précisément, les Français accepteront-ils de subir cette transformation sans précédent dans l’histoire de leur pays sans avoir pu être consultés directement par la voie d’un référendum ? Car c’est bien cela, un référendum, que nous demandions en octobre 2012.

Nous croyons profondément que les questions d’immigration et d’islamisation ne sont pas taboues et doivent être considérées comme de vrais sujets politiques sur lesquels tous les avis peuvent encore être exprimés.

Votre tribunal a la responsabilité de réaffirmer qu’en France, il est encore possible de s’opposer à l’immigration librement, que ce n’est pas devenu un débat interdit, qu’il est encore possible d’en appeler aux héros de notre Histoire commune. Si vous considérez que cela est un délit, alors vous acterez juridiquement la mort de la liberté d’opinion et d’expression, ainsi que l’effacement définitif de notre roman national.

Votre tribunal a également la responsabilité de défendre cette liberté d’expression face à des parties civiles dont les objectifs politiques ont éclaté au grand jour depuis quelques années.

En 2012, si le Collectif contre l’islamophobie en France paraissait encore comme une association neutre, nous savons désormais que cet organe est un satellite des Frères musulmans, dont l’objectif est de transformer la société française en société islamique. Son porte-parole au moment des faits, Marwan Muhammad, n’a jamais caché quelles étaient les intentions réelles de son organisation et déclarait à la mosquée d’Orly en aout 2011 : « Qui a le droit de dire que la France dans 30 ou 40 ans ne sera pas un pays musulman ? qui a le droit ? Personne dans ce pays n’a le droit de nous enlever ça. Personne n’a le droit de nous nier cet espoir-là. »

Génération identitaireSi notre action se voulait spectaculaire – tout en restant pacifique –, c’était bien pour souligner le caractère urgent de la situation. Malheureusement, la réalité n’a fait que confirmer les inquiétudes que nous portions.

L’islamisme est devenu une menace qui ne se cache plus et qui pullule dans nos quartiers, au vue et au su de tous les responsables politiques, qui n’osent pas régler le problème, tétanisés qu’ils sont par la peur d’être taxés d’une hypothétique islamophobie.

Enfin et pour conclure, je souhaite rappeler à votre tribunal que les Femen ont trois fois été relaxées par la justice suite à leur irruption en la cathédrale de Notre-Dame de Paris. Relaxées alors qu’elles intervenaient dans un lieu de culte consacré. Ce qui n’est évidemment pas notre cas, puisque la mosquée de Poitiers n’était encore qu’un chantier au moment des faits.

Suite à cette déclaration, je souhaite invoquer mon droit à garder le silence puisque tout a déjà dit sur les faits, et que malgré la fierté que j’éprouve à porter la parole de centaines de milliers de jeunes Français, j’estime que ma place n’est pas dans ce tribunal aujourd’hui. »

Arnaud Delrieux

Mosquée de Poitiers : la déclaration intégrale de Damien Rieu devant le tribunal

Damien Rieu Mosquée de Poitiers

25/10/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Poursuivi dans l’affaire de l’occupation du toit de la mosquée de Poitiers en octobre 2012, Damien Rieu s’est présenté, vendredi dernier, cinq ans après les faits, devant le tribunal correctionnel de Poitiers. Avant de garder le silence, comme il en tout à fait le droit, il a tenu à lire une déclaration, ce que le procédure lui permettait également. Nous publions ci-dessous cette intervention dans son intégralité, accompagnée de notes en bas de page de Novopress.

Damien Rieu Mosquée de Poitiers
Damien Rieu

« Je vous remercie de m’accorder un temps de parole. J’ai en effet choisi de ne pas répondre à vos questions, non par irrespect à l’égard du Tribunal, mais considérant d’une part que les explications qui vont suivre se suffisent à elles-mêmes, et d’autre part parce que j’estime que ma place n’est pas dans ce tribunal aujourd’hui. 

Je voudrais tout d’abord vous dire toute ma fierté d’être renvoyé devant le tribunal par les islamistes de l’UOIF, pour avoir participé à l’occupation pacifique du chantier de l’une de leur mosquée, le 20 octobre 2012. Il est important de rappeler que l’UOIF est l’antenne française des Frères musulmans en France, une organisation classée comme terroriste et interdite dans de nombreux pays.

L’imam de la Grande Mosquée de Poitiers, Boubaker El Hadj Amor, sans doute présent aujourd’hui dans le public, est d’ailleurs le vice-président de cette organisation. (1)

Youssef Al Qaradawi
Youssef Al Qaradawi

Il est également le directeur de l’IESH, un sulfureux institut de formation des imams qui a reçu le cheik Youssef Al Qaradawi, un dangereux prédicateur islamiste recherché par Interpol et désormais interdit de séjour aux USA, au Royaume-Uni et en France.

Pour bien situer, Youssef Al Qaradawi légitime les attentats suicides, la mise à mort des juifs et des homosexuels, la violence contre les femmes et a participé au financement d’Al Qaïda.

Aujourd’hui encore, quand on se rend sur le site internet de l’institut présidé par l’imam de la Grande Mosquée de Poitiers, Iesh.org, on trouve son nom inscrit en référence dans l’onglet Conseils et Fatwas. (2)

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Boubaker el Hadj Amor

Je rappelle également qu’en novembre 2014, l’imam de la Grande Mosquée de Poitiers, également professeur, s’était opposé à la diffusion d’un fascicule par le rectorat sur « la prévention de la radicalisation en milieu scolaire ». J’ai également ici des photos extraites de la page Facebook de la mosquée de Poitiers, où nous pouvons voir des fillettes de 6 ans en hijab (3) et des publicités de conférences avec les prédicateurs Hani Ramadan et Hassan Iquioussen, notamment connus pour ses sorties antisémites et ses propos sur les apostats auquel il faudrait mettre, je cite, 12 balles dans la peau.

J’invite donc chacun à ne pas se laisser avoir par l’habile vernis de tolérance régulièrement utilisé par Boubaker El Hadj Amor, pour cacher la vraie nature de sa mosquée. 

Ne soyons pas naïfs : oui la mosquée de Poitiers est radicale, oui les plaignants veulent interdire la critique de l’islamisme.

Maintenons que nous savons qui est qui, je souhaite revenir sur les faits qui me sont reprochés. Après cinq longues et intenses années d’instruction, il n’en reste que deux :

Tout d’abord les dégradations. On nous reproche d’avoir déplacé des tapis de prières. Aussi je demande aux plaignants de nous expliquer : que faisaient des tapis de prières sur ce chantier ? Ce chantier était-il utilisé comme une salle de prière annexe en toute illégalité ? C’est probable. Je tiens également à rappeler que ces tapis n’ont d’ailleurs été ni volés ni dégradés : ils ont simplement été déplacés et ont pris l’eau, car il pleuvait ce 20 octobre 2012 à Poitiers.

Ensuite, concernant les faits d’incitations à la haine, on nous reproche notamment d’avoir utilisé le nom d’un personnage historique (4). Faut-il le retirer des livres d’Histoire au nom du politiquement correct et interdire aux Français de prononcer son nom ? 

Vous en déciderez.

Je tiens néanmoins à souligner que le premier à avoir inscrit la mosquée de Poitiers dans cette dimension historique, c’est son imam lui même, qui, pour récolter des fonds pour sa construction, avait fait référence à la symbolique de l’histoire de la ville.

udc_minarets_ge_resultatJe rappelle enfin que cette occupation citoyenne d’un chantier s’est déroulée de manière totalement pacifique, et que les participants réclamaient un référendum sur l’immigration et la construction de mosquée, comme cela a été fait chez nos voisins suisses.

Alors si la méthode peut paraître un peu cavalière, j’en conviens, et même si depuis, ne faisant plus partie de Génération identitaire, j’ai choisi d’exprimer mes convictions patriotes sur d’autres terrains et avec des méthodes plus conventionnelles, il n’y a objectivement rien dans ce dossier qui puisse nous être reproché aux yeux de la loi, hormis peut être le fait d’avoir eut raison trop tôt. 

Car si en 2012 la chose était peut être moins évidente, personne ne peut aujourd’hui, en 2017, nier le fait que les problématiques de l’islamisme et de l’immigration soient au cœur des débats de société et des enjeux de sécurité qui préoccupent les Français.

Si votre tribunal décide de nous condamner, alors il offrira une victoire symbolique à des islamistes radicaux et enverra un signal terrible à toutes les victimes du terrorisme islamiste et à tous ceux qui risquent leur vie pour dénoncer cette menace dans notre pays.

Un islamisme qui, faut-il le rappeler, a tué des centaines de Français, de Charlie Hebdo au Bataclan, de la promenade des Anglais à Marseille.

Je finis d’ailleurs cette intervention en demandant au tribunal et au public de bien vouloir respecter une minute de silence en la mémoire de Laura et Maurane, tuées il y a 15 jours par un migrant clandestin islamiste. (5) »

Damien Rieu

Notes de Novopress :

(1) Effectivement présent, il s’est même constitué partie civile à l’audience. Il a confirmé avoir été vice-président de l’UOIF mais a déclaré ne plus l’être.

(2) L’imam El Hadj Amor a confirmé la présence de Youssef al Qaradawi dans l’organigramme de l’IESH, comme président de son « conseil scientifique », mais a expliqué avec art que celui-ci n’y figurait pas à titre personnel mais en vertu de sa fonction au sein du Conseil européen de la fatwa !

(3) Là encore, l’imam a confirmé mais a expliqué que ces fillettes étaient ainsi vêtues sur décision de leurs parents, et que d’autres n’étaient pas couvertes.

(4) Il s’agit bien sûr de Charles Martel. Voir à ce propos le long compte-rendu d’audience publié par l’hebdomadaire Minute dans son numéro de cette semaine.

(5) Minute de silence qui n’a pas été respectée.

Mosquée de Poitiers : le scandale du loyer annuel de moins de 5 euros !

Mosquée de Poitiers Loyer

25/10/2017 – FRANCE (NOVOpress) : L’information est révélée par l’hebdomadaire Minute, qui l’a découverte à l’occasion du « procès de la mosquée de Poitiers », en fait celui des Identitaires qui avaient occupé le toit du bâtiment en construction : l’UOIF ne paye que 4,5735 euros de loyer annuel (oui : quatre euros et cinquante-sept centimes !) à la Ville de Poitiers, propriétaire des lieux ! Comme le stipule le bail, cette somme ridicule n’est, de plus, due qu’à terme échu, c’est-à-dire au 31 décembre de chaque année.

« Qui dit mieux ? », ironise Minute, qui, par une simple division, a calculé que cela fait donc 0,3811 euro de loyer mensuel !

Ce scandaleux cadeau à l’UOIF, représentée représentée par Boubaker El Hadj Amor, l’imam de la mosquée de Poitiers, a été acté dans un bail emphytéotique, qui court jusqu’en 2021, que s’est procuré l’hebdomadaire et dont nous reproduisons l’essentiel ci-dessous.

On appréciera l’article 4 : « Le preneur s’engage à utiliser ces lieux exclusivement pour ses besoins associatifs. »

Le bail initial, auquel celui-ci se substitue, avait été conclu avec l’association nommée Communauté musulmane de Poitiers en 1991, d’où le montant originel de 30 francs, qui a simplement été converti en euros et même pas arrondi à l’euro supérieur.

Qui a décidé de cet invraisemblable cadeau ? Les élus de Poitiers, par une délibération du conseil municipal en date du 9 juin 2000, la municipalité étant alors dirigée par le socialiste Jacques Santrot qui fut maire de la ville de 1978 à 2008, et même député de la Vienne durant quinze ans.

« Le temps nous a manqué pour savoir s’il y a eu des oppositions, écrit Minute, mais l’enquête ne fait que commencer. »

Mosquée Poitiers Bail 1

Mosquée Poitiers Bail 2

Mosquée Poitiers Bail 3