Nicolas Bay, vice-président du Front national, invité de Bistro Libertés

Nicolas Bay Bistro Libertés

27/11/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Nicolas Bay, vice-président du Front national, était l’invité de Martial Bild dans un numéro exceptionnel de Bistro Libertés sur TV Libertés. Outre la refondation du parti présidé par Marine Le Pen, Nicolas Bay s’est exprimé sur de nombreux sujets.

Clichy : la problématique des prières de rues sur le tapis

Depuis plusieurs mois, la vile de Clichy la Garenne focalise toutes les attentions. L’Union d’associations musulmanes a appelé, depuis mars 2017, à prier devant la mairie pour protester contre la fermeture d’un lieu de culte qui accueillait auparavant 2000 à 3000 fidèles. Tous les acteurs, des membres de la communauté musulmane au maire, des élus d’île-de-france au préfet des Hauts de Seine, interviennent dans un dossier qui pourtant s’enlise. Que faire, alors que toute la problématique des prières de rues est mise aujourd’hui sur le tapis ?

Exonération de la taxe d’habitation : révolution ou mauvaise décision ?

L’exonération de la taxe d’habitation pour 22 millions de foyers va s’échelonner sur trois années. Mesure phare du programme d’Emmanuel Macron, il s’agit de mettre fin à un impôt injuste et opaque dans son mode de calcul. Pourtant des élus pointent le caractère anticonstitutionnel de la mesure au nom de la rupture d’égalité des citoyens devant l’impôt. D’autres évoquent un lourd handicap pour les communes ou une nouvelle fracture entre la France urbaine et la France rurale. La suppression partielle de la taxe d’habitation : révolution ou mauvaise décision ?

L’éducation sexuelle à l’école : rempart contre les violences ?

«La libération de la parole sur les violences sexuelles repose la question de la mise en œuvre de l’éducation à la sexualité à l’école», estime le Défenseur des droits, Jacques Toubon. Harcèlement sexuel, violences et cyberviolences à caractère sexuel, grossesses précoces, exposition des jeunes à la pornographie, homophobie, augmentation de la prostitution occasionnelle des mineurs… La liste des maux qui pourraient faire l’objet d’une meilleure prévention à l’école a été listée par le défenseur des droits. Mais l’éducation sexuelle à l’école est-elle le meilleur rempart contre la violence ?

I-Média : Emeutes de Mantes-la-Jolie, cachez ces zones de non-droit !

Zones de non-droit I-Média

26/11/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Zones de non-droit à Mantes-la-Jolie ! Depuis une dizaine de jours, la police ne peut plus accéder au quartier du Val-Fourré sans que des voyous ne provoquent une émeute. Zone de non droit, «no go zone », une expression inacceptable pour la presse mais qui reflète pourtant la réalité. Tel est le sujet principal de cette nouvelle édition de I-Média, l’émission de décryptage des médias de Jean-Yves Le Gallou sur TV Libertés.

Egalement au sommaire :

Le Zapping d’I-Média

• Pour Raphaël Enthoven, c’est par islamophobie que l’Église modifie la traduction d’un mot du Notre-Père.

Le 21 novembre, le philosophe s’est livré à une interprétation très personnelle de la nouvelle traduction du Notre-Père : « Tous les fidèles francophones qui diront le Notre-Père ânonneront quotidiennement à mots couverts : chez nous, Dieu ne soumet pas, nous ne sommes pas du tout des musulmans. » La chronique a suscité une vive réaction sur les réseaux sociaux, mais le jeudi 23 novembre Raphael Enthoven a fait sa chronique sous forme de mea culpa : la chronique du mardi n’était « pas bonne, mauvaise et surtout maladroite ».

• Allemagne : l’immigration pomme de discorde

L’avenir d’Angela Merkel serait compromis. La chancelière n’est pas parvenue à unir les partis pour créer son gouvernement. Pour les médias, la faute en incombe aux électeurs qui ont mal voté, mais aussi au FDP qui refuser de négocier avec la CDU. Mais la question de l’immigration, pomme de discorde en Allemagne a été évincée par les journalistes.

Les Tweets d’I-Média

• Samuel Laurent, responsable des « décodeurs », dresse sur Twitter la liste des sujets polémiques de novembre : prières de rue à Clichy, écriture inclusive, cigarette au cinéma, Sud éducation dans le 93. Des faits d’actualité qualifiés par le journaliste de polémiques pour interdire ou dénigrer des débats d’actualité.

• Les gros d’internet censurent les médias russes
Les grands acteurs d’internet dans une lutte acharnée contre les médias russes. Google, Facebook, Twitter, veulent lutter contre Russia Today et Sputnik. Mais la liberté d’expression sera la première victime.

Scandale : la manifestation « Face aux islamistes : défendons l’Europe » définitivement interdite !

Génération identitaire Défendons l'Europe 2

25/11/2017 – FRANCE (NOVOpress) : La manifestation de Génération identitaire « Face aux islamistes : défendons l’Europe » est définitivement interdite. Le tribunal administratif de Paris a rejeté le préféré-liberté déposé par les organisateurs après que la préfecture de police avait décidé, hier, d’interdire la manifestation sous la pression de l’extrême gauche, qui menaçait de commettre des actions violentes et de créer des tensions.

« Nous étions confiants en nos chances de gagner cette bataille judiciaire, tant les justifications de la préfecture de police étaient absurdes », indique Génération identitaire dans un communiqué, ajoutant :

« La nouvelle est tombée ce matin : notre manifestation est définitivement interdite. La justice, si douée pour protéger les délinquants et les clandestins, refuse à la jeunesse européenne la possibilité de défiler chez elle, dans ses rues, contre l’islamisme. »

Prenant acte de cette décision – la manifestation n’aura donc pas lieu –, Génération identitaire ne baisse pas les bras et ajoute, dans ce même communiqué :

« La répression et l’acharnement judiciaire ne nous ont jamais fait plier, au contraire nous en sommes toujours sortis plus forts. Vous pouvez nous faire confiance, Génération Identitaire, fidèle à son ADN, sera très bientôt de retour dans la rue ! »

Stage « racisé » de Sud-Education : Natache Polony dénonce un « crachat facturé aux citoyens »

Natacha Polony

25/11/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Dans une tribune intitulée « Non-mixité, le racisme facturé au contribuable », Natacha Polony s’en prend vivement au stage « racisé » organisé par le syndicat Sud-Education. Extrait de cette tribune publiée par le Figaro.

« En 2011 avait été introduite dans les concours d’enseignement une épreuve intitulée “agir en fonctionnaire de l’État et de manière éthique et responsable“. Certains s’étaient inquiétés d’une volonté de caporalisation des professeurs, d’une forme de contrôle idéologique exercé sur eux. Et sans doute l’éthique et le sens de la responsabilité ne se définissent-ils pas dans des cours et des examens. Mais les pratiques du SUD-éducation montrent à tout le moins que la préoccupation était légitime.

D’autant qu’on trouve parmi les intervenants dudit stage une professeur en ESPE, École supérieure du professorat et de l’enseignement, chargée, donc, de la formation des jeunes enseignants. La liberté syndicale n’a pourtant jamais eu pour objet de supprimer le devoir de réserve des fonctionnaires.

On comprend donc que des gens qui haïssent l’idée même de nation, et se fixent pour but de déconstruire le sentiment d’appartenance commune, utilisent leur statut de fonctionnaire pour miner l’institution qu’ils sont censés servir et transformer leurs élèves les plus défavorisés en cobayes de leurs projets politiques.

Pire, ils sont à ce point persuadés d’être des résistants à un ordre quasi fasciste qu’il ne leur vient pas à l’esprit qu’ils s’asseyent ainsi sur les principes les plus élémentaires de la démocratie.

SUD-éducation, comme tous les syndicats, bénéficie de postes détachés, en une période où les professeurs manquent devant les classes. Il utilise l’argent public pour financer ce genre de stage quand la formation continue des enseignants est un désert. Il n’est parfois plus temps de s’indigner, mais de se révolter contre ce crachat lancé à la démocratie, qui plus est, un crachat facturé aux citoyens. »

Gourévitch fait école outre-Jura : le vrai coût de l’immigration établi en Suisse

Coût immigration Suisse

Inlassablement, l’Union démocratique du centre (UDC), qualifiée en France de formation « populiste », repart au combat pour stopper le flux migratoire qui, en Suisse comme ailleurs, ne se tarit pas. Avec des arguments sonnants et trébuchants qui ne sont que trop peu exploités en France.

Cela fera quatre ans, en février prochain, que, par un référendum d’initiative populaire, les Suisses se sont prononcés contre « l’immigration de masse ». Et pourtant, elle n’a pas été stoppée. La belle et si ancienne démocratie helvétique n’est pas si démocratique que cela. Ce que le peuple avait décidé, le 9 février 2014 – une modification de la Constitution impliquant que la Suisse « gère de manière autonome l’immigration des étrangers » en fixant des quotas annuels d’embauche « dans le respect du principe de la préférence nationale », et avec diverses mesures concernant le contrôle du droit d’asile –, le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif l’ont patiemment déconstruit, au point que l’Union démocratique du centre (UDC), qui avait lancé cette « votation » populaire, parle de « plus mauvaise action commise […] dans l’histoire de la démocratie suisse » ! Avec l’appui, bien entendu, de l’Union européenne, le porte-parole de la Commission européenne s’étant publiquement félicité de cet arrangement avec le suffrage populaire, que l’UDC qualifie plus clairement de « déni de démocratie ».

Le flux migratoire, c’est aussi du béton

L’Helvète étant obstiné, surtout quand il est de droite et dit « populiste », l’UDC vient de décider de soumettre aux électeurs de la Confédération, si le principe en est approuvé par la Chancellerie fédérale et si est récolté le nombre suffisant de signatures pour organiser la consultation, une nouvelle initiative populaire : « Pour une immigration modérée (initiative de limitation) ». L’objectif, encore une fois, est de modifier la Constitution pour limiter les flux migratoires, mais de telle façon qu’il soit impossible, lors de sa mise en œuvre, d’en limiter la portée sous de nouveaux prétextes de politique internationale.

L’article 121 b de la Constitution fédérale se verrait ainsi adjoindre trois phrases : « La Suisse gère de manière autonome l’immigration des étrangers », puis : « La Confédération n’a pas le droit de conclure des nouveaux traités de droit international […] qui accordent la libre circulation des personnes aux ressortissants étrangers », et enfin : « Des traités de droit public et d’autres engagements de droit public existants ne peuvent pas être adaptés ou élargis en contradiction avec les alinéas 1 et 2. »

Circulez, ou plutôt, ne circulez plus, il n’y a plus rien à dénaturer sous la pression de la Commission européenne ou de toute autre organisation qui viendrait se mêler de ce qui ne la regarde pas, vu que la Suisse n’en est pas membre.

La Suisse, réputée paisible, serait-elle donc, elle aussi, submergée par l’immigration ? A en croire l’UDC, oui : « L’immigration incontrôlée se poursuit sans changement […]. Depuis des années, l’immigration nette se situe entre 60 000 et 80 000 personnes par an », estimait-elle fin octobre, en en listant les conséquences, comme « des problèmes culturels souvent insolubles dans les écoles », mais aussi, de façon surprenante pour un Français peu habitué à ce mode de raisonnement, au titre des « conséquences négatives de ce phénomène » qui sont « perceptibles tous les jours » : la raréfaction des logements, l’explosion des loyers et du prix de l’immobilier, et même le bétonnage des paysages et le fait que « les infrastructures comme les routes, les trains, les écoles, etc. sont bondées ».

« Choc de l’offre » ou « choc de la demande » ?…

C’est que, dans une étude très fouillée publiée l’été dernier, l’Union démocratique du centre a dressé un tableau détaillé de tous les coûts engendrés par l’immigration. Sur la base d’un solde migratoire de 80 000 personnes par an, cela représente, sur dix ans, pour subvenir aux besoins de 800 000 personnes supplémentaires, des coûts en hommes et en matériel, tels que « une surface construite de la taille de 43 500 terrains de football » (« norme Fifa », est-il précisé, sans qu’on soit bien certain que ce soit de l’humour), 348 000 logements, 20 hôpitaux (ou 3 680 lits d’hôpital), « 2 900 classes d’école et 5 560 enseignants » – sans compter les 520 jardins d’enfant, précise l’Helvète, qui est décidément méticuleux et précis – ou encore 435 000 voitures de tourisme, ce qui navre d’autant plus le Suisse qu’il en fabrique très peu.

L’énumération peut faire rire – elle comprend aussi le nombre de kilowatts/heure qui sont consommés par cette population nouvelle rapportés au nombre de centrales nucléaires ou d’éoliennes qu’il a fallu construire et suggère l’usure supplémentaire causée aux routes… –, mais elle a le double avantage de frapper les esprits et de prendre véritablement en compte tous les coûts induits par cette augmentation de population non souhaitée. Réduire l’afflux de personnes qui sont le plus souvent en quête d’un mode de vie meilleur, explique l’UDC, c’est aussi réduire les coûts, donc réduire la fiscalité.

Appliqué à la France, on pourrait ainsi dire à Emmanuel Macron, exemple pas tout à fait au hasard, que la solution au problème du logement – trop rare, trop onéreux, tout le monde est d’accord là-dessus – ne se trouve pas dans un « choc de l’offre », mais dans un « choc de la demande »…

Au moyen de la remigration ou, si ce terme-là aussi fait peur, par la « rétro-migration » qu’il va bien falloir enclencher, ainsi que le confiait il y a quelques jours, en privé, un cadre – égaré ? – de la République en marche ! Peut-être, lui aussi, avait-il fait chauffer sa calculette…

Marc Bertric

Article paru dans le n° 2847 de Minute daté du 15 novembre 2017

Philippe Folliot, député LREM, veut envoyer les homos se faire voir en Egypte !

Folliot Homos Egypte

C’est une vraie série : les députés macronistes n’en ratent pas une. Cette semaine, c’est au tour de Philippe Folliot, député LREM du Tarn et président du groupe d’amitié France-Egypte, de décrocher le pompon. Cet ex-UDF, ex-Nouveau Centre, ex-UDI et désormais La République en Marche, veut faire de l’Egypte une destination touristique « gay friendly » !

Pour se faire une idée simple de la façon dont les autorités égyptiennes considèrent l’homosexualité, il suffit de taper les termes « homosexuels en Egypte » sur un moteur de recherche. Très vite, le lecteur se rend compte que la Gay Pride au pied des pyramides, ce n’est pas pour demain. Florilèges de titres de presse de ces dernières semaines : « Le Figaro », 27 septembre 2017 : « 6 personnes arrêtées pour un drapeau gay brandi » ; « Jeune Afrique », 1er octobre 2017 : « 17 hommes présentés comme homosexuels jugés pour “débauche“ et “incitation à la débauche“ » ; « Le Monde », 4 octobre 2017 : « En Egypte, l’étau se resserre sur la communauté homosexuelle » ; Europe 1, 24 octobre 2017 : « L’Egypte mène une véritable chasse aux homosexuels », etc. […]

C’est pourtant bien là, en Egypte, que le député LREM du Tarn, Philippe Folliot, veut envoyer en vacances la clientèle homosexuelle. Pourquoi ? Il l’a lui-même expliqué la semaine dernière, à l’occasion de la réunion du groupe d’amitié France-Egypte.

My gay is rich

Le 14 novembre dernier, le député Folliot lance les activités du groupe d’amitié parlementaire entre la France et l’Egypte, qu’il préside depuis déjà cinq ans. […] En guise d’introduction, le président Folliot détaille le programme des prochains mois : réception de l’ambassadeur, déplacement en Egypte, etc. Et soudain, entre deux considérations sur ses rencontres avec le président-maréchal Abdel Fattah al-Sissi, « à la pointe de la diplomatie parlementaire » (ci-dessus Folliot en compagnie de Claude Bartolone, alors président de l’Assemblée nationale, recevant al-Sissi en 2014) et le récit de ses aventures outre-Méditerranée, Folliot raconte sa conversation toute récente, « samedi dernier », avec un député égyptien. Et pas n’importe lequel, puisque il s’agit du président de la commission des droits de l’homme du Parlement égyptien.

Un échange « un peu langue de bois, mais franc et direct », selon les propres termes de Folliot. Sont notamment abordées la question des droits de l’homme et celle de la répression contre les Frères musulmans (que Folliot approuve), puis la dangerosité pour les femmes de se promener dans les rues du Caire, et, enfin, les droits des homosexuels. […]

« L’effondrement du tourisme, continue-t-il, fait partie de l’effondrement de l’image de l’Egypte vis à vis des droits de l’homme. Par exemple, en France, les homosexuels, c’est une communauté généralement avec un bon pouvoir d’achat, qui pourrait être une clientèle cible » !

A quand un « Dalida Tour » ?

Oui, pour le député macroniste Philippe Folliot, la baisse de la fréquentation touristique est due aux atteintes aux droits de l’homme, parmi lesquelles les persécutions contre les homosexuels. Oui, si l’Egypte veut sortir son secteur touristique du marasme économique, il lui faut récupérer le pognon des homosexuels français ! Et pour cela, il faut que le pouvoir égyptien respecte les « droits » des homosexuels égyptiens ! Bref, en organisant des visites « gay friendly » des pyramides pour homosexuels français – forcément fortunés –, l’économie égyptienne retrouvera ses couleurs !

Un pigiste de « Têtu » dénoncerait les affreux clichés homophobes de cette assertion, tel celui qui consiste à dire que les homosexuels ont forcément de l’argent : comme les juifs ?

A « Minute », on se contentera de dénoncer l’imbécillité du propos. Dans sa rubrique de « conseils aux voyageurs » qui partent en Egypte, le ministère des Affaires étrangères explique que « la menace terroriste est chronique sur le territoire égyptien », une menace islamiste dont nous ajouterons qu’elle ne ferait que se démultiplier si le pays devenait soudain un havre d’accueil des homosexuels.

N’en déplaise à Philippe Folliot, ce sont les attentats et massacres islamistes, à l’égard des coptes mais aussi dans les stations balnéaires, qui ont fait chuter le tourisme en Egypte, et ce n’est pas la création d’un « Dalida Tour » pour aller visiter la maison natale de l’icône des gays à Choubra qui y changera quelque chose, bien au contraire.

Lionel Humbert

Extrait d’un article paru dans le n° 2848 de Minute daté du 22 novembre 2017

Ecriture inclusive : Edouard Philippe tente de mettre fin à la bataille des sexes

Edouard Philippe Ecriture inclusive

L’écriture inclusive ne passera pas. Du moins dans les textes officiels. Alors que depuis des mois le débat sur l’écriture inclusive fait débat et divise, notamment depuis la parution d’un manuel scolaire (chez l’éditeur Hatier) en écriture inclusive, le Premier ministre Edouard Philippe, tout comme le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, a dit « non » à cette règle d’égalité concoctée, réclamée et portée par les passionarias et autres agité.e.s (avec un point de séparation comme elles/ils voudraient que soit désormais la nouvelle règle d’orthographe pour ne pas fâcher ces dames) du bocal du militantisme féministe.

Il n’y aura donc pas d’écriture inclusive dans les textes officiels. Ainsi en a décidé le Premier ministre qui a donné consigne aux membres du gouvernement de bannir des textes officiels cette forme d’écriture qui remet en cause la règle d’accord de la langue française. Règle selon laquelle, au pluriel, « le masculin l’emporte sur le féminin ».

« Outre le respect du formalisme propre aux actes de nature juridique, les administrations relevant de l’Etat doivent se conformer aux règles grammaticales et syntaxiques, notamment pour des raisons d’intelligibilité et de clarté de la norme », a précisé Edouard Philippe en invitant, « en particulier pour les textes destinés à être publiés au Journal officiel [JO] de la République française, à ne pas faire usage de l’écriture dite inclusive ».

Avec cette note [parue] mercredi 22 novembre dans le JO, le Premier ministre met donc fin à cette bataille des sexes portée par les cercles de féministes (et autres associations LGBT) hargneux envers le genre masculin.

Une sage décision qui n’est pas du goût de tou.te.s. A commencer par celle qui se moque éperdument des consignes, conseils, avis en désaccord avec sa dictature : Anne Hidalgo, la teigne de Paris.

Dénonçant une « décision autoritaire » de la part de Matignon, et question décision autoritaire elle en connaît un rayon la khmer de Paris, Anne Hidalgo s’est dite personnellement favorable à l’écriture inclusive et a fait savoir dès mardi qu’elle comptait bien ne pas se plier à cette décision. Plus têtue qu’une vachette d’Interville, la dame.

Pierre Malpouge

Article paru dans Présent

Enseigner la haine du Blanc, par Caroline Parmentier

Intersectionnalité anti-Blancs

Après le festival « afroféministe » Nyansapo, après le camp d’été « décolonial », le stage de profs interdit aux Blancs. Le faux antiracisme s’affirme de plus en plus ouvertement comme ce qu’il est : un authentique racisme anti-blanc.

Jean-Michel Blanquer porte plainte contre la tenue d’un stage d’enseignants interdit aux Blancs, organisé en Seine-Saint-Denis par SUD-éducation 93. Parmi ces fauteurs de guerre civile, on retrouve toute la clique habituelle des racistes et des islamo-collabos : le syndicat SUD, le CCIF (Collectif contre l’islamophobie en France), les compagnons de route des Indigènes de la République, Nacira Guénif, vice-présidente de l’Institut des cultures d’islam ou encore Marwan Muhammad (qui revendique le droit de se battre en France « pour que notre pays devienne musulman dans les trente ou quarante prochaines années »). Muhammad tiendra une conférence sur l’islamophobie dans l’éducation nationale. Il ne manque que Danièle Obono.

Intitulé « Au croisement des oppressions – Où en est-on de l’antiracisme à l’école ? » et prévu les 18 et 19 décembre, le stage syndical de SUD-éducation 93 prévoit des ateliers et réunions réservés aux « personnes racisées » c’est-à-dire non accessible aux Blancs : « Outils pour déconstruire les préjugés de race, de genre et de classe » et « Atelier récit d’expérience : quelle vie professionnelle pour les enseignant-e-s racisé-e-s ? ». En écriture inclusive of course. Il est particulièrement rassurant d’apprendre que 70 professeurs dont on imagine la bonne influence et le genre de savoir transmis aux élèves, sont déjà inscrits.

« On parle de non-mixité raciale, de blanchité, de racisés […] les mots les plus épouvantables du vocabulaire politique sont utilisés au nom soi-disant de l’antiracisme alors qu’ils véhiculent évidemment un racisme », a réagi le ministre de l’Education devant l’Assemblée nationale. « C’est pourquoi, puisque ce syndicat a décidé de parler aussi de racisme d’Etat, j’ai décidé de porter plainte pour diffamation à l’encontre de SUD-éducation 93. »

Le syndicat national SUD a apporté tout son soutien à sa section de Seine-Saint-Denis, assurant que « le ministre de l’Education n’a pas à intervenir sur le contenu des stages syndicaux ». Inutile de préciser que le premier syndicat de droite qui aurait appelé à une réunion interdite aux Noirs, aurait été immédiatement interdit et dissout, ses responsables lynchés dans les médias et traduits en justice. Marine Le Pen qui a salué l’intervention salutaire du ministre, a demandé des « sanctions exemplaires » contre « les professeurs fautifs ».

L’article annonçant le stage ségrégationniste a été publié sur le site internet de SUD-éducation 93 le 19 octobre, mais il a fallu attendre le 20 novembre, un mois plus tard, pour qu’il suscite des réactions, d’abord via les réseaux sociaux. Repéré dans un tweet par Nassim Seddiki, secrétaire général du Printemps républicain, il a été repris par le toujours très vigilant Fdesouche, qui en a fait un article qui a largement circulé. Dans cette gauche qui s’écharpe sur le racisme antiraciste, la Licra condamne les ateliers interdits aux Blancs mais également l’utilisation du terme « racisé » dans le programme : « Nous refusons d’étiqueter les enfants des écoles de la République et leurs enseignants en fonction de critères dignes d’une exposition coloniale. »

Caroline Parmentier

Article paru dans Présent daté du 23 novembre 2017

Robert Ménard, maire de Béziers : « Ce pouvoir méprise la province »

Robert Ménard

20/11/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Alors que se tient le congrès de l’Association des maires de France, Robert Ménard, maire de Béziers, a été interrogé par l’hebdomadaire Minute dans le cadre d’un dossier sur les rapports, de plus en plus conflictuels, entre l’Etat et les maires, dont les pouvoirs et les moyens ne cessent d’être rognés. Extraits de cet entretien.

« Minute » : Robert Ménard, quel regard portez-vous, en tant que maire de Béziers, sur la politique du gouvernement à l’égard des collectivités locales et des communes en particulier ? Pensez-vous qu’il veuille les mettre sous tutelle ?

Robert Ménard : Il y a une volonté de prendre la main sur les collectivités locales.

Nous avons affaire à un pouvoir qui pense qu’il n’y a de bon bec qu’à Paris et qui méprise profondément la province, qui nous prend pour des ploucs. On essaie depuis Paris de dire aux communes comment gérer, on nous demande de rendre des comptes, de montrer que nous sommes capables de faire une addition.

Cette tendance ne date d’ailleurs pas de M. Macron. Derrière une décentralisation en trompe-l’œil, les pouvoirs des maires ont été rognés par les gouvernements de gauche comme par ceux de droite, année après année et mois après mois. Si cela continue, je finirai par ne plus m’occuper que de l’état-civil.

Le pouvoir actuel, encore pire que les autres, s’applique à éloigner sans cesse les centres de décision, alors que les maires sont les élus les plus proches des Français, ce qui explique d’ailleurs leur popularité. Mais le gouvernement ne veut pas en entendre parler. Je ne suis pas opposé à l’idée de faire des efforts et les municipalités en ont déjà beaucoup fait ; mais j’attends que l’Etat fasse les mêmes.

Comment réagissez-vous à l’exonération de la taxe d’habitation promise par le gouvernement à 80 % des ménages ?

Je trouve les impôts locaux trop élevés et je les ai d’ailleurs baissés à Béziers. Concernant cette exonération, le gouvernement nous a proposé un dégrèvement et promis une compensation « à l’euro près », pour reprendre sa formule. J’espère que ce sera le cas, mais je connais les promesses parisiennes et finalement la réalité s’avère souvent très différente. Demain, qu’en sera-t-il ? Je me sens dépossédé de mon autonomie de maire.

Emmanuel Macron a prévu de s’exprimer devant l’Association des maires de France le 23 novembre. Qu’attendez-vous de son intervention ?

Personnellement, j’ai quitté l’Association des maires de France parce qu’elle avait pris position contre les crèches dans les mairies. Je n’y adhère donc plus – et cela fait autant d’économies pour ma ville.

J’écouterai attentivement ce que M. Macron dira aux maires et je ne veux pas lui faire de procès d’intention avant de l’avoir entendu. Mais la politique actuelle repose sur l’idée qu’il existe trop de communes et qu’il vaudrait mieux en réduire le nombre au profit de grandes intercommunalités ; alors qu’au contraire, ces 35 000 communes représentent une force pour la France. Les conseillers municipaux et les maires sont proches de la population.

[…]

Extraits d’un entretien paru dans le n° 2848 de Minute daté du 22 novembre 2017

Welcome aux enfants de Daesh, ces « lionceaux du Califat » !, par Caroline Parmentier

Enfants de Daesh

Enfants de Daesh PrésentEmmanuel Macron l’a annoncé : on étudie le retour en France des enfants de Daesh « au cas par cas ». Il paraît que c’est notre honneur.

Eux aussi il va falloir les accueillir. Même eux. On n’a pas eu assez d’immigration, de vagues de migrants, de communautarisme, de terrorisme islamiste et d’attentats. On n’a pas eu assez de morts. On nous informe qu’il va falloir s’y préparer. On nous parle de « défi éthique, philosophique et éducatif ».

Nos djihadistes rentrent. Parfois seulement leurs femmes et leurs enfants. On nous explique que la guerre est une chose horrible. Pour tout le monde. Pour Mauranne et Laura comme pour les jeunes égorgeurs de Daesh. Tous victimes.

Le procureur de la République de Paris chargé des questions terroristes, François Molins, a mis en garde :

« Il faut se départir de toute naïveté. Il s’agit de ne pas confondre la déception, la désillusion et le repentir. Ils rentrent déçus mais pas repentis. Il faut faire attention : nous allons être confrontés à des mineurs ou à des femmes qui ont été souvent formés au maniement des armes. Nous faisons face à des appels au djihad qui continuent et qui s’adressent aussi à des mineurs et des femmes en leur demandant d’y prendre une part active. »

Les services secrets français estiment à environ 690 les personnes qui se trouvent dans la zone irako-syrienne. Parmi elles, 295 femmes et 28 mineurs combattants de plus de 15 ans. Dans son chiffre, il ne tient pas compte des mineurs non combattants, dont le nombre est estimé à 500. Plusieurs dizaines sont déjà rentrées.

On ne parle pas de criminels de droit commun ici. Or la justice française au nom de la démocratie et des droits de l’homme, s’apprête à les juger comme tels. Sans jamais aucune remise en cause de l’islam. Nous ne sommes absolument pas armés pour la guerre qu’ils nous livrent, on l’a vu avec le procès Merah. « Tous victimes », nous a également seriné Dupond-Moretti : le frère, la sœur, la mère…

Au nom du « tous victimes », on s’apprête à accueillir une armée de tueurs formés à égorger, à manier la kalach, à fabriquer des gilets d’explosifs et à s’en servir. Ceux-là mêmes qui ont contribué aux attentats en France. Ceux qui ont participé aux atrocités de Daesh et montré en exemple à leurs enfants les prisonniers brûlés vifs ou noyés dans des cages, les décapitations d’otages, les femmes lapidées, les chrétiens crucifiés, les homosexuels balancés du haut des immeubles.

Les journalistes qui ont eu l’occasion de rencontrer ces enfants dans les zones de guerre, racontent dans des reportages entiers combien ils ont été nourris dès le sein maternel à la haine fanatique de l’Occident et des « kouffars ». Ils décrivent leurs gestes d’égorgement dès l’âge de trois ans, à chaque fois qu’ils parlent des « mécréants ».

Pas un seul de ces « enfants de Daesh » ne doit remettre un pied sur le sol français quel que soit son âge. Ils doivent rester avec leurs parents qui ont choisi la charia et l’Etat islamiste et doivent être jugés sur place.

La plupart de ces djihadistes ont été arrêtés dans des Etats souverains. C’est le cas de l’Irak où ils risquent la peine de mort, la prison, et les camps.

Caroline Parmentier

Article paru dans Présent daté du 22 novembre 2017

Israël va expulser sans état d’âme 40 000 immigrés clandestins africains

Israël Migrants Clandestins

Netanyahou Clandestins21/11/2017 – ISRAEL (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : Dimanche, le gouvernement israélien a voté à l’unanimité la fermeture du centre de rétention pour migrants de Holot, dans le désert du Neguev, et donné aux clandestins « un délai de trois mois pour quitter le pays faute de quoi ils seront expulsés » :

« Selon des chiffres officiels à fin juin, rapporte l’AFP, 38 043 migrants africains, dont 27 494 Erythréens et 7 869 Soudanais, se trouvaient illégalement en Israël. »

Pour le premier ministre Benjamin Netanyahu, il s’agit maintenant de passer à « l’expulsion accélérée », après les deux premières étapes qu’ont été la construction d’une barrière à la frontière égyptienne puis, déjà, l’expulsion de 20 000 clandestins africains.

Selon le ministre de la Sécurité publique, Gilad Erdan, cité par l’Agence France Presse,

« Holot était devenu “un hôtel” pour migrants en situation irrégulière “à la solde des contribuables, ce qui n’encourage pas leur sortie” et coûte 240 millions de shekels (environ 58 millions d’euros) par an ».

Il est notable de remarquer qu’aucune voix internationale ne s’est élevée contre cette décision. Le contraste entre cette politique migratoire ferme et le laxisme de la plupart des pays européens est frappant.

Un dossier sur la mission Defend Europe dans le magazine Identitaires

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21/11/2017 – FRANCE (NOVOpress) : La mission Defend Europe fait la une du n° 25, daté de novembre-décembre, du magazine Identitaires, qui y consacre un dossier. Egalement au sommaire de ce magazine qui livre les « actualités de la résistance enracinée » :

– Université d’été : Défenseurs de l’Europe ;
– Chanas sans migrants ! ;
– 30 mesures pour une politique d’identité et de remigration ;
– Mouvements locaux : Face à l’invasion, les résistances locales s’organisent ;
– Les identitaires s’enracinent en Allemagne.

Un numéro à commander ici.

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Patrick Buisson : « Les Républicains comme le FN sont dans une triple impasse »

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20/11/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Patrick Buisson a accordé un long entretien à l’hebdomadaire Valeurs actuelles. Nous en publions cet extrait.

Patrick BuissonV.A. : Pourquoi la droite et le Front national se montrent-ils aujourd’hui incapables de faire émerger une véritable opposition ?

Patrick Buisson : Parce que l’un et l’autre se dérobent au bon diagnostic. L’élection de 2017 aura mis à bas leurs vieux schémas. La droite et le FN ont fait la démonstration, chacun à leur tour, de leur incapacité à reconquérir ou à conquérir le pouvoir sur la base de leurs seules forces. Faute d’avoir su opérer la nécessaire clarification idéologique, la droite ne peut plus se prévaloir du bénéfice automatique de l’alternance. Elle a perdu l’élection imperdable et à moins qu’elle ne sache se réinventer, on ne voit pas pourquoi elle ne perdrait pas les élections qui viennent.

Le FN, de son côté, faute d’avoir su construire une offre politique crédible, est resté ce qu’il a toujours été : le meilleur allié du système, son assurance vie. Englués dans des logiques d’appareils, Les Républicains comme le FN sont aujourd’hui dans une triple impasse : idéologique, stratégique, sociologique. Mais, pour rien au monde, ils ne voudront l’admettre. Je crains que cela ne débouche sur des désillusions encore plus cruelles.

Les Républicains ont entamé un véritable chantier de refondation. Par quoi doivent-ils commencer ?

Par tordre le cou aux incantations rituelles autour du “rassemblement”, mot-valise qui la leste comme un impedimentum. Le rassemblement appartient à l’ordre des moyens, ce n’est pas une fin en soi. Or, voici des lustres que, pour la droite, le rassemblement n’a pas pour objet de défendre des idées ou de promouvoir un projet, mais de servir ce désir du pouvoir pour le pouvoir que manifestent tous ceux — et ils sont, aujourd’hui, légion — qu’habite l’idée d’un destin personnel…

C’est la création de l’UMP et son principe que vous remettez en cause ?

C’est là l’erreur originelle, la faute inaugurale que continuent de payer Les Républicains. À vouloir marier les contraires sous couvert de rassemblement, l’UMP n’a jamais produit autre chose que des ambiguïtés et de l’incohérence. La droite plurielle d’Alain Juppé c’est, quinze ans après, la droite plus rien. Il est logique qu’il veuille maintenant la faire définitivement s’évaporer dans le trou noir d’« un grand mouvement central ». […]

Le départ des Constructifs ne va-t-il pas dans le sens de la clarification que vous appelez de vos voeux ?

Si la refondation se fait au nom du rassemblement de toutes les sensibilités et donc au prix de la cohérence idéologique, il n’y a rien à en attendre.

Remettre à flot le radeau de la Méduse avec l’ancien équipage du Titanic ne saurait garantir une arrivée à bon port en 2022.

Quelle stratégie pour la droite ?

Elle découle du rapport de force électoral. Il y a un antagonisme irréductible entre l’électorat libéral des grandes villes et les classes populaires, les insiders et les outsiders. Ces deux électorats ne sont pas miscibles, car leurs intérêts sont inconciliables. En revanche, la tension idéologique et sociologique entre l’électorat conservateur et l’électorat populaire est bien moindre. Il y a une propension, chez certains dirigeants des Républicains, à s’abuser volontairement sur la nature de leur électorat pour ne pas avoir à faire la politique de leurs électeurs.

La base qui a plébiscité Fillon lors de la primaire n’est pas réformatrice mais conservatrice : c’est la France provinciale des villes moyennes, qui s’est déterminée non pas sur son programme économique mais sur la vision sociétale qu’elle lui prêtait. Si bien qu’exclure ou marginaliser Sens commun équivaudrait pour ce qui reste de la droite à s’autodissoudre. À cet égard, la démission contrainte de son président n’est pas de bon augure.

Parfois, Les Républicains font penser au catoblépas, cet animal mythique, tellement stupide qu’il se dévore lui-même.

Une synthèse est-elle possible entre cet électorat conservateur et l’électorat populaire ?

Non seulement elle est possible, mais c’est la seule configuration susceptible de rouvrir à la droite les portes du pouvoir. Sans ce désenclavement de la droite par l’adjonction du vote populaire, Les Républicains sont promis à un avenir groupusculaire et crépusculaire. C’est cette alliance qui a fait le succès du RPF, en 1947, le triomphe de l’UNR, en 1958, et la victoire de Sarkozy, en 2007.

La jonction entre la France conservatrice et la France périphérique peut s’opérer naturellement à travers la défense du patrimoine immatériel que constituent l’identité nationale, l’enracinement et la transmission, le localisme et les circuits courts, le coutumier et les moeurs. Bref, tout ce que menacent la finance mondialisée et l’islam radicalisé.

L’effet Macron peut-il être un handicap durable pour la droite ?

Je ne m’illusionne en rien sur le projet global du chef de l’État, mais j’ai trop vu à quel point la droite s’empressait, une fois au pouvoir, de trahir ses engagements pour penser que son discrédit n’est que passager.

La droite paie, aujourd’hui, le mépris dans lequel elle a toujours tenu la bataille des idées et le combat culturel. Pensez-vous qu’un ministre de droite aurait eu le courage d’agir comme le fait aujourd’hui le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, en contraignant par sa politique le président du Conseil supérieur des programmes à la démission ?

Lorsqu’elle est aux affaires, la droite n’a de cesse que de donner des gages au gauchisme culturel. Il suffit de se remémorer le bilan de Luc Chatel, le ministre de Sarkozy, Rue de Grenelle : suppression de l’enseignement de l’histoire en terminale scientifique et introduction de la théorie du genre dans les manuels scolaires.

Tant qu’il y aura des dirigeants chez Les Républicains pour s’inquiéter d’une « dérive de la droite à la polonaise », Emmanuel Macron pourra nourrir les plus grandes espérances pour 2022.

À vous entendre, la présidence de Macron n’aurait que des effets désastreux pour la droite…

Pas du tout. Le phénomène Macron, qui opère la réunification politique des libéraux des deux rives, est en passe de dissiper un long malentendu historique. Il se peut qu’il mette fin à la domination de l’orléanisme, c’est-à-dire du libéralisme, sur la droite française. Du passage du capitalisme entrepreneurial au capitalisme financier, on peut attendre une fracturation irréversible entre le conservatisme et le libéralisme, entre la droite originelle et la droite situationnelle, autrement dit un centre qui a été classé à droite sans jamais pour autant être ontologiquement de droite.

Le clivage entre progressistes et conservateurs que revendique Macron est une aubaine pour une droite qui saurait redevenir elle-même au moment où il apparaît de plus en plus que le progrès est une idée du XIXe siècle frappée d’obsolescence, une idée de jeune vieux. […] »

L’Insee confirme l’explosion du nombre de fonctionnaires depuis trente-cinq ans

Ministère Fonction publique

Présent Insee FonctionnairesL’Insee, organisme officiel d’études statistiques, vient de rendre un rapport sur l’évolution, sur 35 ans, des métiers en France. On supposait que le monde professionnel avait changé. Mais, dans l’esprit de chacun, il s’agissait sans doute d’une simple évolution. Les chiffres de l’Insee, à cet égard, viennent contredire cette impression. En 35 ans, en deux générations, le monde du travail a connu le bouleversement sans doute le plus important jamais intervenu sur une période aussi courte.

Il peut se résumer en quatre points :

– Quasi-disparition statistique du monde agricole.

– Recul sans précédent du monde ouvrier, qui, peu ou prou, doit retrouver ses chiffres de… 1850.

– Très forte croissance de la population de cadres, concentrée dans les grandes métropoles, et spécialement dans les zones centrales urbaines. L’INSEE parle de phénomène de « gentrification ».

– Incroyable explosion de la population de fonctionnaires, dont le nombre s’accroît deux fois plus vite que tous les autres secteurs. Or ce mouvement s’accompagne d’une pratique de plus en plus fréquente de délégation de service public à des entreprises du privé : l’administration se défausse de toutes les tâches opérationnelles (sécurité, contrôle, etc.) mais elle multiplie les postes dans la gestion, la prospective, les loisirs, l’animation, l’étude, la réflexion, l’encadrement psychologique, périscolaire, l’assistanat, etc.

Autrefois, on apprenait que l’activité se répartissait en trois parts à peu près égales : le secteur primaire (agriculture et matières premières), le secteur secondaire, celui de la transformation, et le secteur tertiaire, celui des services et de l’administration. Aujourd’hui le secteur primaire n’existe plus et le secteur secondaire a perdu plus de la moitié de ses effectifs. Quant au secteur tertiaire, il est hégémonique.

Les “cols bleus” au zoo !

Revenons maintenant sur ces quatre tendances lourdes. 

La disparition des paysans, et plus généralement du secteur dit primaire, accentue la désertification des campagnes, alors même que les paysans avaient un rôle essentiel dans le domaine écologique et de préservation des paysages. L’équilibre démographique de la France en est totalement chamboulé.

Chard Insee robotsL’industrie française vit une déroute sans précédent, mis à part le secteur aéronautique, comme vient de nous le rappeler la vente de 430 Airbus A320. 

Au sein de l’industrie et des services, seuls les cadres tirent leur épingle du jeu, tandis que les robots et les workflows transforment en profondeur la démographie des entreprises. Les ouvriers, les « cols bleus » d’autrefois, deviennent des spécimens de zoo ! D’où le fait que les discours et les théories de lutte des classes sont de plus en plus incompréhensibles.

Ces évolutions ne sont ni bonnes ni mauvaises par essence, mais elles traduisent certaines graves faiblesses de l’économie française et de l’organisation de nos territoires. Une seule de toutes ces données de l’Insee reste extrêmement inquiétante : cette fonctionnarisation sans précédent de nos populations actives ; les trois fonctions publiques, d’Etat, territoriales et de la santé font de notre pays un Etat objectivement socialiste. Et le gouvernement, tout épris de réformisme qu’il soit, n’a toujours pas osé entreprendre l’escalade de cette montagne de Sisyphe.

Francis Bergeron

Article (et dessin de Chard) paru dans Présent daté du 18 novembre
sous le titre
 « Insee : l’inquiétante photographie de nos métiers »

Attentat de la rue Copernic : une bien curieuse enquête qui n’en finit pas

Attentat rue Copernic

Attentat rue Copernic Plaque17/11/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : Le 30 octobre 1980, une bombe explosait rue Copernic, à Paris, visant une synagogue et faisant quatre morts et 46 blessés. C’est naturellement la piste de l’extrême droite qui était immédiatement et exclusivement privilégiée. Le lendemain, une manifestation « spontanée » de plusieurs milliers de personnes se tenait devant la synagogue. Le 7 novembre suivant, 200 000 personnes défilaient entre Nation et République. Les heures les plus sombres de notre histoire étaient évoquées ad nauseam par les médias et la classe politique

Confiée au juge Bruguière, l’enquête va rester curieusement au point mort pendant plus de 25 ans, et cela malgré de nombreux éléments indiquant une piste moyen-orientale. Ce n’est qu’en 2007 que le juge Trevidic, qui succède à Bruguière, délivre une commission rogatoire aux Etats-Unis, au sujet d’un suspect du nom d’Hassan Diab, un professeur de sociologie, né au Liban de parents palestiniens. Il faut attendre novembre 2008 pour que Diab soit arrêté au Canada, et novembre 2014 pour qu’il soit extradé vers la France. Il est en détention provisoire depuis cette date.

En juillet dernier, faute d’éléments nouveaux, les juges d’instruction ont notifié la fin de leur enquête. Et cela, alors même que l’accusation est étayée par les portraits robots réalisés à l’époque, dont l’un d’eux ne laisse guère de doute sur l’implication du suspect. A charge également, la découverte d’un passeport à son nom avec des tampons d’entrée et de sortie d’Espagne, d’où serait parti le commando, ainsi que des expertises graphologiques et le témoignage d’un couple.

Attentat rue Copernic Hassan-Diab
Hassan Diab

Fin septembre, l’enquête est rouverte pour examiner une « note blanche » transmise par les services secrets israéliens à la justice française, à charge contre Hassan Diab. Note classée sans suite.

La semaine dernière, un juge des libertés et de la détention a donc ordonné l’élargissement de Diab, mais néanmoins son placement sous surveillance électronique. Puis coup de théâtre, mardi dernier : la chambre de l’instruction a infirmé cette ordonnance et décidé de prolonger pour six mois le mandat de dépôt d’Hassan Diab.

Une bien curieuse enquête, dont le déroulement particulièrement erratique semble avoir eu pour but de perdre la trace des coupables dans les sables de l’Orient compliqué…

 

Bruno Mégret : « La question identitaire et la question européenne sont intimement liées »

Bruno Mégret

17/11/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Bruno Mégret avait créé un parti, le MNR, visant à incarner une droite nationale différente de celle du Front national. Ce fut un échec, ce qui ne veut pas dire que, vingt ans plus tard, le parti présidé maintenant par Marine Le Pen occupe tout l’espace et donne toute satisfaction… Longtemps retiré de la vie politique française, Bruno Mégret sera présent demain samedi 18 novembre au 3e Forum de la Dissidence. Avant cet événement dédié à la refondation de la droite (« Face à Macron : une bonne droite ! », il a répondu aux questions de la Fondation Polémia.

Bruno MégretPolémia : Qu’est-ce que la droite pour vous ?

Bruno Mégret : Pour moi, la droite, c’est d’abord une vision du monde. C’est prendre en compte le monde tel qu’il est, croire qu’il n’y a pas de déterminisme, que l’histoire est aussi le fruit de la volonté des hommes. C’est voir en chaque personne un être libre et donc responsable de lui-même et de ses actes. C’est aussi savoir que les hommes n’existent pas seuls. Ils ne s’épanouissentqu’au sein de communautés qui leur donnent une place dans l’espace et le temps.

Être de droite c’est donc aussi croire à l’importance des racines, des traditions et de l’héritage. C’est être attaché à la notion de peuple et de civilisation. C’est aussi être porté par une volonté de dépassement qui a d’ailleurs toujours été l’apanage de la civilisation européenne.

Mais, aujourd’hui, la droite, c’est aussi un combat parce que ce sont les valeurs de droite qui sont attaquées par la nouvelle gauche maintenant au pouvoir avec M. Macron. Cette nouvelle gauche est en effet internationaliste, favorable aussi bien à l’ultralibéralisme qu’à l’immigrationnisme et, à ce titre, elle représente un danger majeur pour notre identité. Elle est aussi « libertaire », adepte de la déconstruction sociétale, et constitue de ce fait une menace pour nos valeurs.

Le clivage droite gauche est donc plus actuel que jamais et il porte cette fois sur l’essentiel. Car si la droite ne sauve pas notre identité et nos valeurs, notre civilisation disparaîtra.

La France et l’Europe semblent engluées dans une crise identitaire sans fin. Comment en sortir ?

Comme dans toutes les périodes de décadence, beaucoup de gens savent ce qu’il faudrait faire. Le problème c’est de le faire. Or, la droite dite républicaine n’existe plus politiquement pour s’être soumise à la gauche et au Système.

Quant à la droite nationale, elle n’incarne pas une force crédible pour s’être enlisée dans un programme et une stratégie passéistes.

Aujourd’hui, il faut une droite nouvelle. Peut-elle émerger des décombres du parti républicain ? Peut-elle surgir de la rénovation du Front national ? Viendra-t-elle de l’éclosion d’une force nouvelle ? Nous sommes à la croisée des chemins.

En quelques mots, quelle sera le teneur de votre intervention à ce 3e Forum de la dissidence ?

Je pense que la droite nouvelle doit s’adapter au monde multipolaire qui est le nôtre aujourd’hui et comprendre que la question identitaire et la question européenne sont désormais intimement liées. Si l’on veut faire l’Europe en détruisant nos identités, ça ne marche pas, comme le montre l’Europe bruxelloise. Si en revanche on veut défendre notre identité en tournant le dos à l’Europe, comme l’a fait le Front national pendant la campagne présidentielle, ça ne marche pas non plus.

Je m’efforcerai donc d’ouvrir des perspectives sur ces questions majeures en proposant de faire bouger les lignes. Car, pour rester fidèle à ses valeurs, la droite nouvelle qui est nécessaire à notre pays doit se mettre à l’heure du choc des civilisations.

Entretien repris du site de Polémia

Tous dans la rue le 25 novembre à Paris : « Face aux islamistes : défendons l’Europe ! »

Islamistes Attentats 321 Morts15/11/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Ces dernières années, l’Europe est régulièrement frappée par des attentats commis au nom de l’Islam. Les islamistes ont déclaré la guerre à notre civilisation et leurs cibles sont notre peuple, notre mode de vie. Nous n’oublions pas leurs victimes et n’accepterons jamais de vivre sous leur menace !

Le temps n’est plus aux mots ni aux bougies. Nous devons réagir, manifester notre colère, mais surtout montrer notre détermination à ceux qui pensent pouvoir nous terroriser et nous intimider.

Samedi 25 novembre, deux ans après les attentats du Bataclan, Génération Identitaire organise une grande manifestation à Paris. Des bus seront organisés au départ des grandes villes de France. Face aux islamistes, défendons l’Europe !

Toutes les informations sur l’événement Facebook

Philippe Bilger : « L’union des droites n’est pas un gros mot »

Philippe Bilger Union des droites

16/11/2017 – FRANCE (NOVOpress) : « L’union des droites : une aspiration criminelle ? » Tel est le titre que Philippe Bilger avait donné à son billet, écrit après qu’il eut participé, le 13 novembre, au Forum du Poche-Montparnasse animé par Christophe Barbier « au théâtre de Poche du délicieux et étincelant Philippe Tesson ». Si la soirée lui a plu, le débat ayant en partie porté sur la droite française, et particulièrement sur Laurent Wauquiez, qui n’a pas été ménagé, il a voulu apporter ce complément, fort intéressant, que nous reproduisons ci-dessous.

Bilger Union des droites« Je n’ai sans doute pas convaincu mais il m’a semblé, sur ce sujet, que la droite globalement entendue se laissait trop volontiers imposer par la pensée politique et médiatique de gauche ses limites, ses frontières, ses lignes jaunes et au fond jusqu’où elle avait le droit d’aller, la liberté de réfléchir et d’innover.

Au point d’en être elle-même déboussolée et de répugner à s’engager sur des territoires qui avaient été qualifiés d’interdits par ceux qui pourtant n’avaient aucune légitimité pour se mêler d’un projet qui ne les regardait pas.

Bien plus, à cause de ces diktats, la droite trouve en son propre sein des censeurs par avance de la moindre évolution, par exemple de la simple évocation d’une union des droites comme si cette aspiration seulement formulée était en elle-même scandaleuse et ne méritait même pas d’être examinée sur un plan intellectuel, politique, culturel et social.

Parce que concrétisée elle reviendrait à constituer un grand parti des droites avec un FN qui ne serait plus animé par l’obsession de faire extrémisme à part mais par le désir de s’arrimer à une structure classique de responsabilité et de liberté ? Par le fait que Sens Commun, le nouvel épouvantail que la droite doit à toute force détester puisqu’on le lui commande, n’y serait pas hostile ?

Sur le premier point, il est clair qu’après “l’épuration” historique heureusement opérée par Marine Le Pen au détriment de son père et la révélation médiatique de la faiblesse politique et économique de la présidente du FN, le noyau dur de ce dernier – son socle demeure inchangé et se situe toujours à peu près à 21% – n’est plus étranger à toute possibilité de rapprochement avec la droite de Laurent Wauquiez.

Sans compter que celui-ci a pour ambition d’attirer beaucoup d’électeurs du FN et que l’état de ce dernier ne rend pas absurde cette volonté.

Sur le second point, la droite devra-t-elle à perpétuité s’excuser de la vision qu’elle porte en la cachant sous la table démocratique, se flageller parce que l’identité d’un peuple et d’un pays est sa lancinante préoccupation et que l’islamisme, son grignotage au quotidien et ses crimes justifient ses angoisses, se repentir à cause des racines chrétiennes de la France et, plus généralement, accepter que tout ce qui fait sens, structure, cohérence, tradition et autorité soit avec désinvolture jeté dans les poubelles du temps ?

Derrière cette horreur trop partagée pourtant du seul concept – sans l’ombre d’une effectivité – de l’union des droites, je perçois que le christianisme invoqué, la religion chrétienne impliquée dans le bain du siècle et mêlée à la modernité pour en dénoncer les dérives ou la maintenir progrès véritable et qualité de civilisation représentent des adversaires qu’il convient de détester et que toute alliance qui les prendrait pour dénominateurs communs serait par elle-même malfaisante.

Je ne vois pas de meilleur – ou de pire – exemple qu’une analyse à charge de Sens Commun par Mediapart mentionnant avec des haut-le-coeur une phrase de Christophe Billan selon qui ” on ne peut être français si on n’est pas spirituellement ou culturellement chrétien”. Je n’aurais pas procédé à une telle assimilation même alternative mais il me semble que la répudiation systématique et provocatrice des racines chrétiennes de la France a pour rançon inévitable une surenchère dans l’autre sens.

En tout cas, en dépit des efforts de ce site qui a connu une période troublée avec la polémique liée à Tariq Ramadan – bien sûr il ne savait rien des horreurs imputées à cet étrange prêcheur et intellectuel mais les choix et les ciblages idéologiques à sens unique de Mediapart rendent celui-ci mal armé pour la lucidité et l’esprit critique pluralistes -, je continue à douter de l’apport démoniaque de Sens commun même si des personnalités que j’estime à droite pensent le contraire.

Marion Maréchal-Le Pen 2Il y a l’insupportable christianisme mais aussi Marion Maréchal Le Pen. Son absence et son silence sont tonitruants. Elle n’est pas apparemment présente dans ce débat mais avec Robert Ménard elle l’a rendu plausible, pertinent, de moins en moins sulfureux.

Elle est infiniment dangereuse pour tous les adversaires de cette union car elle représente un lien possible, fort, structuré, cohérent, avec une pensée conservatrice qui n’a pas peur de questionner tous les totems et tabous de notre Histoire, entre le FN de la tante sommairement partisan, pauvre sur le fond et une droite enfin sûre d’elle, donc ouverte.

Il a suffi à Billan de le laisser entendre allusivement pour qu’une tempête se lève : l’indignation étant proportionnée à la crainte de devoir admettre la pertinence à terme d’une telle évolution ! »

Texte repris du blog de Philippe Bilger, Justice au singulier