Nicolas Sarkozy aurait “une autorité morale” ?, par Philippe Bilger

L’ancien président de la République a de grandes qualités d’intelligence, d’énergie et de communication. Il les a démontrées lors d’un quinquennat même imparfait après une campagne éblouissante en 2007.

Il paraît que, depuis l’échec des européennes, “l’ombre de Sarkozy plane toujours sur la droite” (Le Monde).

J’ai dit à quel point celle-ci authentique, sincère, convaincue et convaincante, me manquerait si jamais elle venait à disparaître comme peu ou prou le parti socialiste. Je maintiens que “sans ma droite“, en effet, “je serais mal“, comme je l’ai écrit dans mon billet du 7 juin 2019.

Mais l’espace politique dévolu à la pensée conservatrice, à un projet mettant au premier plan l’efficacité économique, la justice sociale, l’autorité de l’Etat et la morale publique est-il donc si pauvre qu’on ne puisse pas imaginer, pour l’occuper valablement, quelqu’un d’autre que Nicolas Sarkozy ? Quelle étrange maladie est donc celle d’une droite qui semble plus désireuse de gratter ses plaies que de les oublier ? Plus éprise d’un homme providentiel plombé par les défaites que d’une personnalité encore vierge face à l’avenir et à l’exercice du pouvoir ?

Serait-il offensant de soutenir que Nicolas Sarkozy n’est pas forcément désiré par les Français si lui, paraît-il, selon Hubert Falco, est prêt à les sauver. Brice Hortefeux, l’ami fidèle, ne cesse pas de nous seriner la même chanson au point de rendre prévisibles tous ses propos.

Je me demande si on ne cherche pas à enkyster dans la tête des citoyens de droite, pour que le futur du redressement soit impossible, l’idée que seul un Nicolas Sarkozy, pourtant démonétisé, serait à même de sauver ce camp du naufrage.

Parce que Laurent Wauquiez a dû assumer ses responsabilités en se mettant en retrait, parce que naturellement un arbitrage va devoir se faire entre des ambitions présidentielles à la tête du parti – je songe notamment à Bruno Retailleau – et une gestion consensuelle et d’attente avant 2022, genre Christian Jacob, il faudrait faire sortir Nicolas Sarkozy de sa boîte somptuaire ?

Avant même que LR, par ses propres moyens, reprenne vie politique en puisant dans un vivier que ses adversaires jugent à tort médiocre, il conviendrait, toutes affaires cessantes (si j’ose dire), de précipiter l’irruption renouvelée d’un Nicolas Sarkozy faisant don de sa personne aux militants et sympathisants de droite comme si l’impatience de ceux-ci était à son comble ?

Et si c’était l’inverse ? Si ce parti ne pouvait espérer sortir de la nasse qu’en se « débarrassant » définitivement de Nicolas Sarkozy, en cessant de permettre à celui-ci de nourrir l’illusion permanente qu’on l’attend et qu’on a besoin de lui ?

Certes tout le monde a le droit de fantasmer sur un retour qu’on s’acharne à nous présenter comme inévitable et nécessaire mais il n’empêche qu’on se moque du monde.

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Xavier Raufer : « Criminalité : les chiffres d’Édouard Philippe ne sont pas honnêtes »

14/06/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Xavier Raufer revient sur le discours de politique générale du Premier ministre, présenté devant les députés, durant lequel le thème de la sécurité en France a été abordé.

Selon Xavier Raufer, « le ministère de l’Intérieur triche » sur les chiffres de la délinquance.


La modernité est dans la France profonde, par Ivan Rioufol

Emmanuel Macron incarnerait donc l’air du temps. À entendre un complaisant récit médiatique, la droite serait en train de payer ses idées réactionnaires. D’ailleurs, dans Le Point du 8 juin, l’ex-conseillère de Nicolas Sarkozy, Emmanuelle Mignon, l’assure : “Il faut clairement abandonner les sujets de mœurs. (…) Les Français sont devenus libéraux : les gens vivent comme ils veulent.” Il est vrai que la droite aurait mieux fait de créer, naguère, une union civile entre homosexuels. Ce statut aurait peut-être évité d’en venir au mariage gay et à ses filiations artificielles, promues par la gauche transhumaniste. Toutefois, les gens demeurent partagés sur l’extension de la procréation médicalement assistée (PMA) aux femmes célibataires et aux couples de femmes.

Jérôme Fourquet (Ifop) : “Les Français se divisent en trois blocs : 40 % sont pour l’extension de la PMA, 40 % y sont opposés et 20 % basculent de l’un à l’autre en fonction de la question” (La Croix, mardi). Les oppositions sont plus vives pour la gestation pour autrui (GPA), que réclament des couples d’hommes au nom d’un “esprit du temps” bricolé pour l’occasion.

La macronie se dit portée par la pensée dominante, forcément progressiste. Mais rien n’étaye sa prétention. Après avoir laissé croire que LREM avait gagné les européennes, remportées par le RN, les propagandistes du nouveau monde assurent qu’une vague d’élus LR rejoindrait la majorité, fuyant le monde rétréci et fané du conservatisme. Or, sur les 72 signataires d’une tribune du JDD qui disent préférer Macron, la majorité n’était déjà plus chez LR. Ceux qui partent font des phrases solennelles sur le gaullisme. Ces traîtrises sont plus simplement la caricature d’une classe politique sans grandeur.

Les retournements de veste restent méprisables. Parce qu’il n’a pas compris son époque, exigeante et critique vis-à-vis des “ élites”, Macron s’est heurté aux “gilets jaunes”. C’est dans leur pays profond et sa fureur de vivre que se trouve la modernité.

Les Françaises ne trépignent pas d’impatience devant la PMA pour toutes, attendue par une infime minorité.

Ivan Rioufol

Texte daté du 16 mai 2019 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Et voilà la PMA ! Cela passera peut-être comme une lettre à la poste… ou pas. Sont-ils prêts à ce risque-là ?, par Gabrielle Cluzel

C’est parti. Édouard Philippe a promis la PMA. Le sociétal, c’est facile : quand on patine sur tous les dossiers, on fabrique du succès artificiel à bon marché. Il va réussir la « PMA », pensez, déjà son camp l’a applaudi à l’Assemblée.

Pourtant, tous les sondages le montrent, le sujet n’est pas du tout « prioritaire » pour les Français. Qu’importe. Ça plaît à une minorité qui le soutient et l’a porté.

Le plus croquignolet est qu’évidemment, Édouard Philippe se disait lui-même opposé à la PMA en 2013. Qu’importe. La mode est à l’écologie, et donc à la politique de l’éolienne. D’où vient le vent ? Il paraît que la population serait « prête ».

Un récent sondage de l’IFOP, publié ce jeudi matin, montre en effet que 6 Français sur 10 sont favorables à la PMA pour toutes. A-t-on vu, pourtant, une seule pancarte réclamant la PMA sur les ronds-points ? Qu’importe la contre-performance de François-Xavier Bellamy aux européennes, le dénigrement par un certain nombre de Républicains de ses options conservatrices qui auraient signé son échec : le sondage La Croix-IFOP indiquant que les catholiques auraient majoritairement voté Macron rassure. La réaction sera faible !

Sauf que.

Sauf que personne n’avait prévu la mobilisation du mariage pour tous. Et cette fois, les réseaux sont déjà là, structurés. Prêts à être mobilisés. Ils échoueront peut-être in fine, comme la dernière fois, mais Emmanuel Macron devrait se souvenir que François Hollande n’a jamais pu se représenter, et que cet épisode-là n’y est pas étranger.

Sauf que Les Républicains qui dénoncent ces choix passés sont ceux qui n’y avaient jamais adhéré, et que l’on traînait sur les tribunes, où ils se faisaient d’ailleurs siffler (comme Valérie Pécresse) par des manifestants méfiants. Ils ne sont donc en rien des témoins d’une évolution des mentalités à droite.

Sauf que l’électorat catholique « plus diplômé et âgé que la moyenne » – tel que décrit par Jérôme Fourquet dans La Croix -, qui aurait été « une des clés du score honorable » de LREM aux dernières élections, pourrait être troublé s’il va à la messe et écoute un tout petit peu son clergé prêcher sur le sujet. Rappelons, au passage, que 36 % des catholiques ont voté Bellamy ou Bardella : les plus jeunes et les plus déterminés, ceux que l’on a vus gambader lors de LMPT, avec, six ans plus tard, au vu de leur natalité dynamique, des effectifs augmentés.

Sauf que les Français n’ont peut-être pas la mémoire de poisson rouge qu’avec facilité et mépris on leur imagine souvent. Ils n’ont pas digéré la grossière entourloupe Maastricht. Dans un tout autre genre, ils n’apprécieront peut-être pas qu’on leur ait vendu, à l’époque, le mariage pour tous en leur jurant, croix de bois croix de fer, que cela ne déboucherait pas sur la PMA, vous n’y pensez pas… et que l’on nous susurre aujourd’hui, le même refrain, avec un autre couplet, pour la GPA : jamais ça !

Sauf que, dès que l’on n’utilise plus l’acronyme obscur PMA et le « pour toutes » orwellien qui repeint d’un vernis de justice lénifiant tout cela, la réalité et le bon sens reprennent leurs droits : un autre sondage récent de l’IFOP montre que, pour 82 % des Français, « un père et une mère ont des rôles différents et complémentaires », que pour eux, encore, « les enfants nés par PMA ont le droit d’avoir un père et une mère ».

Sauf que la droite conservatrice qui transcende le vote Bellamy et Bardella pourrait trouver là le terrain d’union, le ciment d’unification qui lui manquait et que certains appelaient de leurs vœux.

Sauf que les gilets jaunes eux-mêmes, que l’on dit peu sensibilisés aux sujets sociétaux, tout occupés qu’ils sont à survivre – encore qu’ils sachent mieux que tout le monde l’importance des solidarités familiales et du lien filial -, pourraient trouver fort de café qu’on leur fourgue une réforme qui alourdirait le budget de la Sécurité sociale – sachant qu’on créerait un précédent : celui d’un remboursement sans pathologie à la clé – alors que leurs hôpitaux ferment.

Imaginons que se réalise l’hypothèse, peu probable mais possible, souhaitée en tout cas tant par Éric Zemmour que Marion Maréchal, d’une convergence des luttes ? Cela mérite d’y réfléchir avant de se lancer…

Gabrielle Cluzel

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Entre peine de mort et rapatriement, le cas des djihadistes “français” divise

13/06/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Ce mardi 11 juin, une famille djihadiste a rejoint le sol français en provenance de la Turquie, où les neuf enfants, leur père et ses deux compagnes avaient été placés en centre de rétention. La veille, douze orphelins de djihadistes avaient également été rapatriés depuis le Kurdistan syrien.

Ces informations font suite à l’annonce de la condamnation à mort, en Irak, de sept puis onze ressortissants français membres du groupe Etat islamique, transférés par les forces armées du Kurdistan syrien aux services de sécurité irakiens.

Qu’en est-il du réel traitement des djihadistes en France ?

Le jugement du tribunal irakien a soulevé de nombreuses critiques en France parmi les opposants à la peine de mort et les familles des djihadistes français. Néanmoins, il ne s’agit que d’une opposition de principe : en France, aucun mécanisme judiciaire ne permet de répondre efficacement à ces situations inédites et complexes. La peine de prison à perpétuité existe en droit français, mais elle se réduit en moyenne à une vingtaine d’années réellement effectuées, selon une étude récente.

On peut se poser la question de l’opportunité pour la France de s’opposer à ces condamnations, qui n’ont pas encore été mises en œuvre, dans la mesure où l’on sait que fin 2019, pas moins de 450 individus radicalisés sortiront de prison – dont une cinquantaine condamnés pour terrorisme.

La question du rapatriement des enfants de djihadistes soulève également les interrogations.

Le principe de précaution voudrait en effet que le retour de ces enfants ne soit pas accepté, mais pour cela faudrait-il que la sécurité des citoyens français demeure une priorité. Sortant des débats juridiques généralement en cours sur le sujet, il est intéressant de notifier que la préparation des futurs combattants passe par des exécutions de prisonniers par des enfants de 3 à 10 ans.

Génération identitaire poursuivi en justice et par les médias

Génération identitaire, groupe politique attaché à la défense de la civilisation européenne, ses valeurs, la diversité de ses racines, ses coutumes et ses traditions, toutes choses qui eussent parues normales à n’importe quel Grec ancien, est poursuivi en justice à travers trois de ses membres. Rappel des faits et analyse des réactions médiatiques.

Défenseur d’opinions politiques plutôt partagées en France et en Europe, par les peuples plus que par les « élites » autoproclamées, comme le constat d’une islamisation en cours du continent européen par le biais de politiques migratoires volontaires ou la complicité d’ONG et d’organisations politiques de gauche radicale avec les passeurs de migrants, Génération identitaire est régulièrement attaquée en justice, comme pour l’occupation pacifique du toit d’une mosquée en construction de Poitiers. Des actions toujours non violentes et présentant fort peu de troubles à l’ordre public, contrairement à celles menées par une ultra gauche dont les auteurs, impunis, courent toujours, que l’on pense aux émeutes urbaines de fin 2018 ou début 2019, ou au saccage de l’ISSEP Lyon.

Les faits

L’OJIM avait étudié les réactions médiatiques à l’époque : voir ici ou encore ici.

Le 21 avril 2018, une centaine de militants très organisés de Génération Identitaire, avec l’appui de deux hélicoptères loués, s’installaient au col de L’Echelle dans les Alpes, puis se déployaient pour une mission de « contrôle des frontières » afin de démontrer qu’il est possible d’empêcher le franchissement incontrôlé par des migrants clandestins venus d’Italie, souvent guidés par des européens complices. Trois de ses membres seront jugés le 11 juillet 2019 à Gap. L’objectif est clairement de tendre à la dissolution de ce mouvement politique, suivant la ligne fixée par le président de la République lors du dernier dîner du CRIF, ligne ayant déjà conduit à la dissolution du Bastion social. La droite dite radicale serait ainsi la principale menace pesant sur la France.

Factuellement, les militants de Génération Identitaire n’ont provoqué ni violence ni dérapage, la seule victime de cette affaire étant l’un de ses portes paroles, licencié de son entreprise du fait de ses opinions. Ce licenciement comme ce procès posent question : un délit d’opinion politique est-il en vigueur dans l’hexagone ?

De quoi les militants de Génération identitaire sont-ils accusés ? Officiellement ? Pas d’avoir des opinions politiques, pas plus d’être allé en randonnée dans les Alpes. Non, ils sont accusés « d’activités exercées dans des conditions de nature à créer dans l’esprit du public une confusion avec l’exercice d’une fonction publique ». Il fallait bien trouver quelque chose. Ce n’est pas anodin : les accusés risquent un an de prison, 15 000 euros d’amende à titre individuel ; l’association risquant elle 75 000 euros d’amende et 5 ans d’interdictions de toutes sortes. Chacun jugera de la politisation ou non de la justice en France. Ces faits étant rappelés, voyons comment les médias ont réagi.

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Michéa l’hérétique et les Inquisiteurs des Temps Modernes

Dans Mystère Michéa, portrait d’un anarchiste conservateur, Kevin Boucaud-Victoire fait la démonstration que le philosophe Jean-Claude Michéa est le meilleur perturbateur contemporain! Il bouscule les pouvoirs économiques, universitaires et médiatiques, n’en déplaise à toute une partie de la gauche…

S’il est une chose qui caractérise la période actuelle, c’est bien le brouillage et la reconfiguration en profondeur des axes théoriques, idéologiques, sociologiques, politiques, méthodologiques qui structuraient les schémas de réflexion dominants depuis de nombreuses décennies.

La crise des Gilets Jaunes a ainsi tout récemment permis de mettre sur le devant de la scène intellectuelle des modèles et grilles d’analyse innovants (comme ceux de Christophe Guilly ou Jérôme Fourquet pour ce qui concerne l’analyse de la société française), et qui ont trouvé dans cet événement une résonance particulière, illustrant de façon manifeste la vitalité novatrice de leurs propos. Dans le domaine de la réflexion de type philosophique et politique, la pensée de Jean-Claude Michéa a pareillement fait et trouvé son chemin selon des voies originales et un public conquis depuis plus de vingt ans.
N’en déplaise à ses très (trop) nombreux détracteurs !

Michéa l’hérétique

A ceux tout d’abord qui, détenteurs du pouvoir universitaire et de sa mécanique normative, voient d’un mauvais œil qu’un simple prof de philo de lycée montpelliérain vienne se piquer de théoriser et articuler des concepts sans leur en demander l’autorisation, sans se prévaloir préalablement de leur onction et sans nécessairement respecter le formalisme abscons qui règne en la matière… Michéa n’a que faire des incontournables adoubements de chapelles qui les caractérisent. Sans non plus passer par les fourches caudines des systèmes de légitimation intellectuels et médiatiques habituels. De ce point de vue, et tout en refusant par principe tout passage télévisé (ce qui rend crédible sa critique de la société du spectacle), Michéa parvient à ringardiser dans le même mouvement les impostures pseudo-philosophiques d’un Bernard-Henri Lévy mais aussi les postures d’autorité post-marxisantes et pontifiantes d’un Badiou en bout de course.

A ceux qui, ce faisant, se servent des circuits institutionnels de légitimation des productions intellectuelles pour faire valoir leurs présupposés idéologiques devenus outils de domination sociale et culturelle, au sens gramscien du terme, et dont ils sont à la fois les rejetons baby-bommers, les prescripteurs et les usufruitiers. En l’occurrence, quel fol hérétique faut-il que soit ce Monsieur Michéa pour oser critiquer et formaliser avec autant d’aplomb le libéralisme économique, capitaliste, en l’articulant avec une critique salutaire du libéralisme culturel issu de la théorie du Progrès, dont les tenants du pouvoir intellectuel, culturel, médiatique et universitaire contemporain sont précisément les plus parfaites incarnations ?

Pour lire la suite, c’est ici !

Le Sénat renonce à prolonger de deux semaines le délai pour avorter

12/06/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Actuellement, l’avortement peut être pratiqué jusqu’à 12 semaines de grossesse. Vendredi soir, le Sénat avait adopté un amendement au projet de loi « santé » qui repoussait ce délai à 14 semaines. Le gouvernement et la majorité sénatoriale de centre-droit n’y étaient pas favorables, mais l’ancienne ministre socialiste Laurence Rossignol avait profité de l’hémicycle clairsemé pour faire passer son amendement.

Le Sénat est finalement revenu sur ce vote hier soir.

La majorité sénatoriale a demandé une seconde délibération, ce que le gouvernement a accepté. C’est à une large majorité qu’un second vote a rejeté l’amendement : le délai pour pratiquer l’IVG restera donc à 12 semaines, du moins pour le moment.

Mais le ministre de la Santé, Agnès Buzyn, ne ferme pas la porte.

Elle s’est surtout opposée à la proposition de Laurence Rossignol pour des raisons de forme, estimant que « les conditions [du vote n’avaient pas été] satisfaisantes ». Elle n’a pas fait part de sa position sur le fond, renvoyant à un « débat légitime ».

Il n’est pas exclu que La République en marche se rallie à l’amendement de Mme Rossignol, au nom du « pacte Simone Veil ».

Ce pacte que Nathalie Loiseau a promu tout au long de la campagne aux européennes consiste à « harmoniser par le haut les droits des femmes en Europe ». Or le délai légal maximal pour pratiquer un avortement – hors raisons médicales – s’élève à pas moins de 18 semaines en Suède.

Les « progressistes », selon l’adjectif mis en avant par le président Macron, pourraient y voir une marge de progrès.

“Vous êtes un gros raciste !” – Le clash entre Jean Messiha et Pierre Henry pendant le Débat

12/06/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Pendant le débat de l’Info Vérité, le député RN, Jean Messiha, et Pierre Henry, président de “France Fraternités” se sont ardemment expliqués après que ce dernier a rappelé les origines du député RN…


Foot : ces Turcs qui insultent la France, par Ivan Rioufol

La France se fait humilier en Turquie ? Pas grave, répondent les arrondisseurs d‘angle. Certes, Emmanuel Macron a qualifié d’”inacceptables”, dimanche, les sifflets qui ont couvert La Marseillaise, lors du match de foot France-Turquie qui a eu lieu samedi à Konya (Turquie). Les huées ont également accompagné chaque Bleu qui touchait le ballon. Le soir-même, place de l’Etoile à Paris, des drapeaux turcs se sont appropriés le périmètre de l’Arc de Triomphe pour fêter la victoire (2-0). Réagissant à l’hymne national insulté, le chef de l’Etat a “fait savoir” son émotion à Noël Le Graët, président de la Fédération français de football (FFF). Ce lundi, ce dernier a néanmoins voulu minimiser l’incident : “Les Bleus n’ont pas été bien accueillis par un certain nombre de supporters mais très bien par d’autres, donc pour moi il n’y a pas d’incident”. Cette naïveté de Le Graët est plus généralement celle qui s’observe chez ceux qui refusent de voir ce qu’ils ont sous les yeux.

En l’occurrence, les marques d’hostilité contre la France ont été portées par un public populaire encouragé par leur président de la République, Recep Tayyip Erdogan, à mépriser l’Europe craintive et capitularde au nom d’un islam guerrier et conquérant. Erdogan interdit notamment aux Turcs de France de s’assimiler à la nation d’accueil. Il ne tolère aucune critique portée à son peuple, y compris dans sa diaspora. Il n’a d’ailleurs pas daigné répondre à Macron ni présenter d’excuses.

Dans son dernier essai (1), Amin Maalouf confirme une observation faite ici et ailleurs depuis des décennies : “Force est de constater que, dans le monde d’aujourd’hui, nulle part on ne parvient à faire vivre ensemble, de manière équilibrée et harmonieuse, des populations chrétiennes, musulmanes et juives“. La faillite de son Liban natal le prouve. Dans ce contexte conflictuel, les hourvaris contre La Marseillaise ne sont pas seulement des expressions de supporters imbéciles et électrisés par le foot. Ces rejets témoignent plus gravement de la détestation séculaire que peut éprouver un public musulman, dirigé par un islamiste “modéré” de plus en plus dictatorial, pour l’Occident libre et prospère.

Or ce dernier a tort de ne pas mesurer le défi qui lui est lancé. Sa lâche indifférence peut se transformer en renoncement. Ce week-end, j’ai lu que le parquet de Liège (Belgique) avait inexplicablement classé sans suite une plainte déposée contre un cafetier Turc de Saint-Nicolas. Ce dernier avait placardé sur sa vitrine deux affichettes. Celle en français disait : “L’entrée est autorisée aux chiens, mais aux sionistes en aucune façon !“. La seconde, en turc, était plus explicite encore : “Dans ce commerce, les chiens sont autorisés, mais les juifs en aucun cas !“. Pas grave ?

(1) Le naufrage des civilisations, Grasset

Ivan Rioufol

Texte daté du 16 mai 2019 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Grand Remplacement en Europe. La Belgique en voie de submersion

Après avoir étudié l’emblématique cas de la Suède, au tour de la Belgique de passer au scalpel de Paul Tormenen. Chez nos voisins, la situation est assez catastrophique.
Au 1er janvier 2018, sur les 11,3 millions d’habitants que compte la Belgique, près de 17 % étaient nés à l’étranger (1,9 million de personnes). Certes, ce chiffre ne fait pas la distinction entre immigrés extra-européens et Européens. Mais il ne tient compte ni des clandestins ni des demandeurs d’asile ni, bien entendu, des descendants d’immigrés.
Les histoires belges sont censées faire rire, celle-ci ferait plutôt pleurer…

Si la Belgique a connu au 20e siècle plusieurs vagues d’immigration, celle qui est en cours se caractérise par son ampleur et son caractère « subi » par une partie de la population. Les revendications communautaristes et la radicalisation d’une frange de la population immigrée provoquent des réactions contrastées chez les wallons et les flamands. En Belgique, comme dans d’autres pays européens, la question migratoire et identitaire est devenue centrale dans la vie politique du pays.

Du 20e siècle à aujourd’hui

Une première vague d’immigration a été organisée dans la période de l’entre-deux guerres mondiales, sous la pression du patronat belge de l’industrie lourde.L’immigration de travail a ensuite été relancée dans les années 1960. Les pays d’origine des immigrés appelés à travailler notamment dans les mines étaient alors essentiellement européens (Italie, Espagne, Grèce). A partir de 1964, des accords bilatéraux ont été conclus avec des pays de culture musulmane (Maroc, Turquie, Algérie) afin de faciliter l’accueil de travailleurs étrangers(1). Indépendamment de toute considération culturelle, l’immigration familiale a également été favorisée, afin, selon certains dirigeants du pays, de faire face au vieillissement de la population (2).

Depuis la fin des années 1980, la Belgique connait une nouvelle vague migratoire. Alors que les flux annuels étaient relativement stables des années 50 aux années 80, avec des entrées comprises entre 40 000 et 60 000 (3), le regroupement familial et les demandes d’asile ont contribué à faire augmenter considérablement les arrivées d’étrangers. Plus d’un million d’entre eux sont ainsi entrés légalement en Belgique entre 2000 et 2010 (4).

Sur la seule période 2009 – 2011, le regroupement familial, qui représente près de la moitié des titres de séjour délivrés, a permis à 121 000 étrangers de s’installer légalement en Belgique. Un sénateur belge, Alain Destexhe, parle de l’« effet domino » du regroupement familial, en raison des différentes possibilités de faire venir de l’étranger les membres de la famille (4).

Depuis 2007, le nombre annuel d’arrivées d’étrangers en Belgique dépasse invariablement les 100 000. En 25 ans, la population immigrée (de nationalité étrangère ou belge) a doublé. La croissance annuelle de la population d’origine étrangère est estimée quant à elle entre 1 et 5 % (5). Au 1er janvier 2018, sur les 11,3 millions d’habitants que compte la Belgique, 16,7% est né à l’étranger (1,9 million de personnes) (6). Ces chiffres ne tiennent compte ni des clandestins présents sur le territoire non recensés ni des demandeurs d’asile qui sont inscrits au registre d’attente.

La concentration d’étrangers est surtout perceptible dans les grandes villes. Par exemple, dans l’agglomération bruxelloise, les étrangers sont presque aussi nombreux que les citoyens belges (7). La ville d’Anvers compte désormais plus d’immigrés que d’autochtones (8).

Les flux secondaires de la demande d’asile

Outre l’immigration clandestine, la Belgique subit comme la France des « flux secondaires » de demandeurs d’asile. De plus en plus de demandeurs d’asile en Belgique ne viennent pas d’arriver sur le continent européen. Ils ont été déboutés de leur demande dans un autre pays et tentent leur chance en Belgique (9). Le phénomène, qui illustre la faillite du « système » d’asile européen, trouve son origine dans le durcissement des politiques migratoires des pays scandinaves et de l’Allemagne. Cette pratique de « guichet » aurait concerné un demandeur d’asile sur trois en 2018. Plus globalement, entre 1991 et 2015, 517 000 demandes d’asile ont été déposées dans le pays.

L’origine des immigrés a changé

Si les Européens sont toujours majoritaires dans la population étrangère, les Turcs (155 701 personnes) et surtout les Marocains (309 166 au 1er janvier 2016) représentent de forts contingents. Parmi les étrangers ayant acquis récemment la nationalité belge, ces deux dernières nationalités figurent en tête (10).

Selon le Pew Research Center, la population musulmane représente 7,6 % de la population belge, soit près de 796 000 habitants. En fonction de la politique migratoire choisie dans les prochaines années (de l’immigration zéro à une politique d’ouverture contrôlée des frontières), le « think tank » américain estime que la population musulmane pourrait représenter entre 11% et 18% de la population à l’horizon 2050(11).

Coût de l’immigration

Pour la seule année 2018, 23 400 personnes ont introduit en Belgique une demande de protection internationale (12). Le coût annuel des demandeurs d’asile en matière de minimas sociaux est passé de 120 millions d’euros en 2014 à 200 millions d’euros en 2018. Il faut ajouter à ces chiffres les dépenses pour l’accueil des demandeurs d’asile, qui ont plus que doublé entre 2014 et 2016, pour atteindre 524 millions d’euros (13).

Plus globalement, le taux d’emploi des immigrés non issus de l’Union européenne est inférieur de 20 % à celui des natifs (14). Cause ou conséquence de ce phénomène, 70 % des bénéficiaires des prestations d’assistance sociale sont d’origine non belge selon un universitaire belge, Bea Cantillon (15).

« La Belgique finira arabe »

Cette prédiction n’émane pas d’un dangereux complotiste. Elle a été formulée par une journaliste Fawzia Zouari, dans les pages du journal « Jeune Afrique » pour résumer « l’islamisation des esprits », en particulier parmi une partie de la jeune génération de culture musulmane (16). Si la population musulmane est minoritaire, son importance devient en effet croissante et surtout plus visible. L’islamisation se manifeste de plusieurs façons : dans les croyances, les convictions, les comportements, la pratique religieuse et la vie politique.

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