Rassemblements normalement interdits ? Castaner ne sanctionnera pas les manifestations contre le racisme et les violences policières

«Les manifestations ne sont pas autorisées dans les faits car il y a un décret du premier ministre dans le cadre de la deuxième phase du déconfinement qui interdit les rassemblements de plus de dix personnes. Mais je crois que l’émotion mondiale, qui est une émotion saine sur ce sujet, dépasse au fond les règles juridiques qui s’appliquent»

Cette déclaration politique de M. le ministre de l’Intérieur est d’un intérêt exceptionnel au regard de ce qu’elle nous apprend, ou nous confirme, sur l’évolution de la politique et de la société actuelles dans le monde occidental et en particulier en France. La source essentielle de l’autorité ne se situe plus dans les règles juridiques, c’est-à-dire le droit international, la Constitution, les lois et les règlements, mais dans l’émotion mondiale qui, dès lors qu’elle est « saine » , prédomine sur le droit. Ces paroles ne font que traduire une vérité soigneusement occultée du monde contemporain. Une image fortement médiatisée, bouleversante, déclenchant une vague d’émotion planétaire, partie de n’importe quel point du village global, l’emporte, par sa puissance sur toute norme juridique existante.

Les conséquences de ce phénomène sont titanesques. Il signifie que les notions de souveraineté, de démocratie, de frontières, d’Etat, sont réduites à néant. Il suffit d’une image, venue de n’importe quel point du globe, pour balayer d’un revers de main les principes, les règles de droit que les peuples se sont forgées par la voie du suffrage universel. L’autorité de l’Etat s’efface, comme balayée par de grandes vagues d’émotion mondiale. « L’émotion saine », déclenchée par delà les frontières, se traduit donc, sur le terrain, par l’affaiblissement ou la disparition des règles du jeu fondatrices de la vie sociale, forgées par la voie démocratique. Or, comme le disait Charles Péguy, « L’ordre et l’ordre seul, en définitive, fait la liberté ». Ce sont bien les règles de l’Etat de droit qui protègent les hommes, les femmes, les familles, de la violence et de la tyrannie des gangs et des mafias ou autre formes de terreur. « Qui veut faire l’ange fait la bête » disait aussi Pascal. Ou comment la logique de « l‘émotion saine » peut déboucher, à terme, sur le chaos l’abolition de toute démocratie – pourquoi voter dès lors que les lois ne servent plus à rien? – et le pire des despotismes.

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet


Hystérie anti-blanche : d’où vient-elle et comment la combattre ? [Vidéo]

10/06/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Il y a quelques mois, Polémia organisait le 5e Forum de la Dissidence à Paris. Au cours de cet événement, Nicolas Faure a pris la parole sur le thème de la dictature des minorités. Son intervention mérite d’être écoutée et partagée de nouveau alors que l’hystérie anti-blanche semble vouloir submerger le monde occidental.


Castaner et l’exécutif abandonnent la police française

Alors que des manifestants très politisés prétendent lutter contre « les violences policières » qui, disent-ils, seraient « racistes » et du même acabit en France qu’aux Etats-Unis, le ministre de l’Intérieur a abandonné sa police, ses hommes et ses femmes à la vindicte populaire. L’événement a eu lieu le lundi 8 juin 2020, lors d’une conférence de presse donnée par Castaner après que le président Macron a demandé que « le gouvernement se saisisse du sujet » du prétendu racisme dans la police – prétendu car ultra-minoritaire. Un exemple ? La majorité des policiers qui ont interpellé Adama Traoré, sans violence autre que celle du délinquant, sont Noirs.

Juste avant la conférence de presse, la porte-parole de son ministère, invitée de France Info, répondait : « J’ignore ce que le ministre va dire. » Un aveu innocent mais ô combien révélateur. Elle a donc découvert les annonces de son chef, pour la plupart décidées en suivant les « révélations » de StreetPress, média engagé contre tout ce qui est blanc. Qu’a déclaré Castaner ? Il « regrette et condamne » les exactions « d’une minorité » des 25 000 manifestants mais constaterait que « ces dernières semaines, trop ont failli dans leur devoir républicain. Je veux une tolérance zéro contre le racisme dans notre République. » Un oubli : il est le donneur d’ordres.

Le problème ? C’est la police

Les policiers n’avaient déjà guère de moyens d’exercer leur métier, la plupart des « jeunes » étant relâchés à peine interpellés, ils ne pourront plus maintenant arrêter « par le col », ni appuyer sur la nuque de l’interpellé. Le ministre veut aussi plus de contrôles dans les services. A aucun moment la violence et le racisme à l’égard des policiers n’ont été évoqués. Ils sont pourtant massifs. Les Noirs ne sont pas plus victimes de racisme mais sont plus coupables de délinquance, tout le montre. La police française, insultée, violentée, agressée par des racailles, en effet noires et/ou immigrées, est contrainte par sa hiérarchie à tant de retenue que maintenir l’ordre est impossible. La loi, en France, Castaner l’a officialisé, est faite dans la rue par des minorités immigrées dont les têtes de pont sont racistes, la Ligue de défense noire africaine, ou défendent des caïds comme Adama Traoré.

Ainsi, avec Castaner, la justice est celle des dealeurs de drogue des cités et des petites frappes qui, comme Adama Traoré, sont surprises en train de cambrioler de vieilles personnes blanches. Quand ils ne massacrent pas des policiers à leur domicile ou devant leurs enfants. Qui ne sait que, en France, le désordre et la délinquance sont – dans toutes les villes, pas seulement dans les cités mais dans les centres-villes des métropoles de province aussi – le fait d’immigrés de l’une ou l’autre génération ? Qui ne sait que c’est la même chose dans les collèges ou les lycées professionnels ? A part LREM, Macron et Castaner, tout le monde sait cela. Le racisme ordinaire touche en premier lieu les Français blancs. Un point positif ? Il y a de nouveau des Blancs et des Noirs en France.

Paul Vermeulen

Article paru dans Présent daté du 9 juin 2020

Olivier Marchal soutient la police et tacle Omar Sy : “Tous ces artistes qui chient sur les flics, j’ai pas envie de les défendre”

Le racisme a chassé le Covid-19 comme ennemi n° 1 !

On peut s’étonner qu’un vaste mouvement de protestation rassemblant des foules ait lieu aux États-Unis alors que l’épidémie y sévit encore fortement. Un Afro-Américain court davantage le risque d’être tué par un membre de sa « communauté » que par un policier, mais l’image insupportable, ici celle d’un policier étranglant avec le genou sur le cou un homme noir interpellé, a, comme d’habitude, servi de détonateur à une onde de choc psychologique et planétaire.

Une vidéo, un slogan devenu un mouvement, « Black Lives Matter », des rassemblements, des défilés, parfois des émeutes avec violences, vols et incendies, le rite des policiers un genou à terre pour communier avec l’émotion collective : tout ceci, en dépit des risques sanitaires de l’épidémie, correspond à un trait typique de nos sociétés postmodernes où les emballements affectifs denses et courts dans le temps, relayés par les médias dans le monde entier, se propagent par mimétisme, chacun croyant devoir déposer sa fleur pour avoir l’âme en paix, dans un élan processionnaire, quasi religieux et quelque peu masochiste. Le racisme a chassé le Covid-19 comme ennemi n° 1. Il s’agit, bien sûr, du racisme blanc contre les Noirs, qui fait partie de ces motifs de « dénigrer », si j’ose dire, notre civilisation qui, décidément, ne vaudrait plus rien. Dans l’autre sens, ça ne compte pas, car c’est une juste revanche des opprimés contre les oppresseurs.

Faute d’être le pays des start-up, voici que notre pays copie l’Amérique. Il n’y a jamais eu d’esclavage en France métropolitaine, mais la présence d’immigrés africains venus librement y chercher un mieux-vivre, l’illusion de faire de tous ces passagers les membres admiratifs de la nation qui les accueille et la repentance coloniale injustifiée qu’entretient l’idéologie dominante y ont créé artificiellement une copie idéale de la communauté noire américaine, un tremplin idéologique de choix pour les revendications victimaires. Dans un pays où la distinction raciale n’existe pas, où le mot race a été mis à l’index de la République, voilà qu’il a débarqué comme le Coca-Cola™ et le jazz avec les libérateurs de 1944. Il y a, maintenant, un Collectif représentatif des associations noires, une Ligue de la défense noire africaine et une instrumentalisation de la victimisation raciale évidemment univoque, le Blanc étant raciste de naissance, les Africains subissant ce racisme depuis la nuit des temps à domicile et en France. « L’État français est un État totalitaire, terroriste, esclavagiste, colonialiste », délire un membre de la LDNA. Quant à Camélia Jordana, poing levé, elle a entonné en anglais une chanson des Black Panthers de 1968 « The Revolution has come… time to pick up the gun ». Quant à Christiane Taubira, tellement victime du racisme qu’ancienne indépendantiste guyanaise, elle s’était retrouvée ministre de la Justice, elle a enfoncé doublement le clou : « Quand Adama Traoré ou George Floyd meurent, c’est pareil : ce sont des hommes noirs qui meurent de leur rencontre avec des policiers. »

Les gendarmes qui ont interpellé Traoré n’ont tué personne. Un délinquant connu, porteur de cannabis et d’un argent liquide aussi abondant que douteux s’est soustrait à un contrôle légitime et est mort d’une faiblesse cardiaque. Rien à voir ni avec les États-Unis ni avec George Floyd ! Et pourtant, le « parallèle » court en boucle sur les médias et les réseaux sociaux et réunit 20.000 manifestants aux abords du nouveau Palais de Justice en dépit d’une interdiction justifiée par les règles de l’urgence sanitaire.

La réaction de Castaner est molle, côté manifestants : pas de plainte contre Camélia Jordana, qui appelle à prendre les armes contre la police, une répression des manifestations sans commune mesure avec celle qu’ont subie les gilets jaunes. Elle est plus vive, côté forces de l’ordre, dont le moindre mot, le moindre geste à connotation raciste ne sera plus toléré. Comme si la mobilisation des loubards de banlieues épaulés par les Black Blocs, les antifas et autres gauchistes avait une légitimité morale plus forte que la loi et l’ordre. Peur d’une révolte des cités ? Vieille complicité des « progressistes » avec la déconstruction de notre civilisation ? Calcul machiavélique en vue de faire monter le vote dit d’extrême droite afin d’assurer la réélection d’un Président inepte ?

Christian Vanneste

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

L’ignominie d’Emmanuel Macron, par Guy Milliere

Je n’ai cessé de le dire bien avant que Macron soit élu Président. Macron est un imposteur. C’est surtout un homme dangereux.

Il est arrivé au pouvoir en se comportant sans scrupule vis-à-vis de quiconque.

Grâce à une gigantesque opération mêlant publicité, propagande et instrumentalisation de la justice.

Avant que le coronavirus de Wuhan ne déferle sur la France, il avait déjà montré ce qu’il y avait de vil en lui.

Ce qui a mené au soulèvement des gilets jaunes a été son insupportable mépris pour les gens qui ne sont pas de sa caste, qu’il n’a cessé d’insulter.

Ses réponses au soulèvement des gilets jaunes qui, au commencement, était une révolte contre l’oppression étatique et fiscale, ont été absolument odieuses.

Elles ont associé le dédain arrogant au recours à la violence policière, agrémenté de l’usage de gauchistes violents chargés de faire apparaître de pauvres gens désespérés comme des barbares et des casseurs.

Son attitude pendant la grève contre la réforme des retraites a été identique.

Il était devenu à ce moment le Président le plus détesté depuis le début de la Ve République.

Puis est venu ce qui constitue pour l’heure une forme d’apothéose dans l’ignominie et l’horreur : la gestion de la pandémie. Les mensonges ont succédé aux mensonges, les mesures ineptes se sont ajoutées aux mesures monstrueuses.

Les frontières ont été laissées ouvertes jusqu’à une date tardive et les vols venus de Chine ont apporté leurs suppléments de contagion.

Les masques et les moyens de protection ont manqué au personnel soignant.

L’absence de gestion en aval a conduit à l’engorgement des hôpitaux, au tri des malades et au recours à l’euthanasie.

La peur a été agitée pour obtenir la soumission et un emprisonnement de la population sous contrôle policier.

Les Français ont dû passer ensuite à la liberté surveillée.

Des milliers d’entreprises vont déposer leur bilan.

La France sera en récession, voire en dépression, pendant une période indéterminée qui s’étendra jusqu’au milieu de 2021 peut-être au-delà.

En parallèle, les médecins en France se sont vu retirer l’autorisation de prescrire et n’ont pu offrir que paracétamol ou Rivotril.

L’hydroxychloroquine est soudain devenue un médicament diabolique et le professeur Raoult, qui s’est comporté en médecin digne de ce nom d’un bout à l’autre de la pandémie, a subi une opération de démolition qui a pu ressembler aux minutes de haine décrites dans le « 1984 » de George Orwell.

Des imposteurs dont la cuistrerie grandiloquente ressemblait à celle du docteur Diafoirus, si bien décrit jadis par Molière, se sont répandus en propos imbéciles sur les plateaux de télévision où les vomissures qu’ils ont proférées ont alterné avec leurs paroles de mansuétude servile envers le Président et le gouvernement.

Un « conseil de scientifiques » lié à de grands laboratoires est censé avoir « conseillé » la clique au pouvoir et est co-responsable de ce qui serait une simple farce ignoble s’il n’y avait des milliers morts et des millions de chômeurs et de gens réduits à la misère.

La situation est grave.

La France n’a pas été le seul pays où de mauvaises décisions aux conséquences mortelles ont été prises, mais – et j’ai bien observé –, dans aucun pays autant de mensonges contradictoires n’ont été proférés, dans aucun pays un soi-disant Président et un soi-disant gouvernement ne se sont moqués à ce point de la population.

Dans aucun pays, de soi-disant « scientifiques » ne se sont conduits ainsi. Dans aucun pays, autant de médias ne se sont faits complices à ce degré.

Il reste en France des hommes et des femmes politiques dignes de ce nom, des médecins intègres, des journalistes scrupuleux.

Cela suffira-t-il pour redresser le pays avant qu’il soit trop tard ? J’aimerais le penser. Pour l’heure, je n’y parviens pas. Je vois, avec douleur, le désastre, surtout le désastre.

Les mois à venir vont être douloureux, vraisemblablement ­ho­r­ribles. Toutes les institutions seraient à rebâtir, car elles sont toutes à terre. Et je n’ai rien dit des zones de non-droit, de l’islamisation du pays, du fait que tous les leviers de pouvoirs restent dans les mains de gens qui n’auraient jamais dû être à même de s’en approcher.

Est-il possible encore de sauver la France ? On le saura bientôt. Il reste peu de temps.

Guy Milliere

Tribune reprise de les4verites.com

Racisme sans complexes – Manifs pro-Floyd : La grande mobilisation mondiale contre l’Homme blanc, par Franck Deletraz

De Washington à Sydney, en passant par Montréal, Londres, Paris, Madrid et même… Tunis, ils sont des centaines de milliers à être descendus dans la rue le week-end dernier. Tout ce que la Terre compte de suprémacistes noirs, d’« indigénistes », d’immigrationnistes, d’anarchistes, de nervis d’extrême gauche, et autres idiots utiles prêts à s’excuser d’être Blancs par peur d’être taxés de racisme. Tous unis pour dénoncer officiellement, après la mort de George Floyd, les prétendues « violences policières » et « inégalités » raciales lors de manifestations qui ont souvent tourné au pillage et dont l’objectif réel n’est autre que de pousser toujours plus loin les Blancs dans la repentance.

Le pitre Trudeau à genoux !

En pointe dans cette gigantesque manipulation, les mouvements pro-Noirs américains, qui ont réussi, avec la complicité des réseaux sociaux, à rassembler samedi des milliers de manifestants dans plusieurs villes des Etats-Unis. Notamment à Washington, où les autorités auraient enregistré des chiffres de participation records. Des rassemblements qui, au passage, n’auront pas été sans effet puisque, dimanche, le conseil municipal de Minneapolis, sous la pression des démocrates, annonçait lamentablement sa décision de… « démanteler » sa police ! Au Canada, où de nombreux rassemblements ont également eu lieu, on a même pu voir, avec consternation, l’inénarrable Justin Trudeau se joindre aux manifestants et rester le genou à terre pendant plus de huit minutes en mémoire de George Floyd… Dans ce concert mondial contre l’Homme blanc, l’Europe envahie, repentante et minée par le communautarisme n’aura bien sûr pas été en reste. Ainsi, en France, où ces rassemblements étaient pourtant encore interdits, quelque 23 000 personnes au total ont manifesté à Paris, Bordeaux, Lyon, Lille, Rennes, Marseille ou encore Metz. Des manifestations qui, pour certaines, ont une fois de plus donné lieu à des heurts avec les forces de l’ordre, des pillages et autres violences. C’est ainsi qu’à Metz, le procureur de la République en personne, Christian Mercuri, a été blessé au visage par une pierre lancée par des manifestants.

Violences et pillages

Violences aussi en Angleterre où, à Londres, malgré là encore l’interdiction de se rassembler, des manifestants ont lancé dimanche des bouteilles sur la police et ont dégradé la statue de Churchill, en y inscrivant « Churchill était un raciste ». A Bristol, ils ont carrément déboulonné la statue du célèbre négociant anglais du XVIIIe siècle Edward Colston, et l’ont piétinée, avant de la jeter dans le port de la ville. A Bruxelles, ville minée par l’immigration, le communautarisme, et en voie d’islamisation, ce sont plusieurs centaines de voyous ethniques et autres nervis d’extrême gauche qui ont caillassé dimanche soir les forces de l’ordre, brisé les vitrines et pillé des dizaines de magasins, incendié du matériel pris sur des chantiers et du mobilier urbain, obligeant la police antiémeute à recourir aux canons à eau pour disperser la foule. Bilan de la soirée : 150 personnes interpellées, plusieurs policiers blessés et un quartier entier de la capitale belge saccagé…

Instiller la haine de soi dans les esprits blancs

Derrière cet incroyable déchaînement mondial de haine et de sauvagerie, nous l’avons dit, se trouve tout ce que la Terre compte de mouvements « indigénistes » et suprémacistes noirs, dont le but n’est autre que d’instiller dans les esprits blancs la culpabilité, la haine de soi, la repentance, et, au-delà, de les désarmer afin de les dépouiller de leurs dernières prérogatives. Un projet qui serait resté à l’état de fantasme d’extrémistes si ces gens ne bénéficiaient pas de la complicité totale, non dissimulée et scandaleuse des grands médias, qui multiplient depuis dix jours les reportages sur les pseudo-« bavures policières » et ne donnent la parole qu’à des individus se disant victimes du prétendu « racisme » de la police. Pire encore : alors que cette racialisation de la politique risque de déboucher sur de graves incidents en France, certains élus, tels que Mélenchon, par pur clientélisme, n’hésitent pas à mettre de l’huile sur le feu en venant déclarer, comme il l’a fait samedi à Marseille, que « les syndicats de police se comportent d’une manière indigne » ou encore que « Castaner […] dit “oui” à tout ce qu’ils disent et à tout ce qu’ils font ». Une véritable honte, quand on pense que, au moment où la police est traînée dans la boue comme jamais, le seul souci du ministre semble justement de mettre la main sur quelques policiers qui auraient proféré des « insultes racistes » sur Internet !

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 8 juin 2020

Black Lives Matter : toutes les populations dites « noires » en France ont-elles la même histoire ?

09/06/2020 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
En pleine crise des Black Lives Matter, on peut se demander si les Français créoles et les Français issus de l’immigration contemporaine sont la même population d’un point de vue ethnique, historique, culturel et social. Il apparaît que « non ».

Français depuis 1492

D’un côté, les créoles sont des Français dont les ancêtres, africains, ont été vendus par d’autres Africains comme esclaves aux européens à destination des colonies d’outre-mer, à l’instar des Afro-Américains aux États-Unis.

Concernant la France, l’histoire des créoles n’appartient plus au continent africain depuis 1492 et se rattache ainsi à notre pays depuis plus de 500 ans. Ils ont participé à la Révolution française. Malgré quelques aléas, ils ont obtenu le statut de « citoyen ».

Les Français issus du regroupement familial ne correspondent pas à la même population.

Ils sont arrivés d’Afrique depuis 1974, au cours des 40 dernières années grand max, que ce soit clandestinement ou par le regroupement familial, bien souvent pauvres, comme des mendiants et pas assimilés. Par le passé, leurs ancêtres n’ont pas connu l’esclavage, ni sous l’Ancien Régime, ni du temps de la République française coloniale du siècle dernier. En effet, les populations autochtones africaines avaient le statut d’« indigène ». Cela les contraignait au travail forcé, mais elles restaient des sujets français, avec un statut de « personne ».

Black Lives Matter (BLM) : le combat des descendants d’esclaves de 1492, que ce soit aux États-Unis ou en France, est-il le même que celui en France des descendants du regroupement familial de 1974 ?

Actuellement, aux États-Unis, ce sont les descendants des esclaves de 1492 qui participent aux Black Lives Matter (BLM).

De chaque côté de l’Atlantique, le traitement des créoles subissant l’esclavage n’a pas eu la même sévérité. De plus, l’esclavage a été aboli en 1865 aux USA tandis que la France l’a aboli en 1794, puis les États-Unis ont maintenu un apartheid ou ségrégation raciale jusqu’en 1965, situation qui n’a jamais eu lieu sur le territoire métropolitain français. Cela peut expliquer en partie le ressentiment et le mouvement de colère des Afro-Américains qui n’est pas aussi marqué chez les créoles en France, sauf peut-être chez quelques indépendantistes.

La famille Traoré est issue d’un père malien. Hadama Traoré est né de parents maliens installés en France en 1980… À l’exemple des Traoré, ces populations, qui ne sont pas créoles, n’ont pas connu l’esclavage, ni l’apartheid en métropole.

Virginie Despentes : une honte française, par Jean Messiha

Le délégué national du Rassemblement national Jean Messiha revient sur la lettre ouverte que l’écrivaine Virginie Despentes a écrit à ses “amis blancs”, dans laquelle elle s’attaque au “privilège” d’avoir la peau blanche.

Dans une missive intitulée Lettre à mes amis blancs, lue à l’antenne de France Inter, plus grand média anti-français du pays, puis largement reprise, l’écrivaine Virginie Despentes nous livre un de ces grands moments d’ignominie qui ont le mérite de nous faire réfléchir sur ce que nous sommes devenus et ce vers quoi nous nous dirigeons.

Examinons tout d’abord la biographie de cette « intellectuelle » censée nous inspirer. Internée en hôpital psychiatrique à 15 ans puis déscolarisée, elle vagabonde à travers la France… A 17 ans, elle est malheureusement violée au cours d’un voyage à Londres. Alcoolique, prostituée, squatteuse, meneuse de bande violente, elle est aussi branchée porno et écrit un bouquin intitulé Baise-moi, qui excite beaucoup un certain Thierry Ardisson, grand amateur des bas-fonds, qui en fait la promo. La suite de sa carrière sera à peu près du même tonneau.

Ce qui définit le mieux cette femme, ce sont ces lignes qu’elle écrira dans Les Inrockuptibles le 17 janvier 2015, quelques jours après le massacre à Charlie Hebdo : « J’ai été Charlie, le balayeur et le flic à l’entrée. Et j’ai été aussi les gars qui entrent avec leurs armes. Ceux qui venaient de s’acheter une kalachnikov au marché noir et avaient décidé, à leur façon, la seule qui leur soit accessible, de mourir debout plutôt que vivre à genoux. J’ai aimé aussi ceux-là qui ont fait lever leurs victimes en leur demandant de décliner leur identité avant de viser au visage. J’ai aimé aussi leur désespoir. Je les ai aimés dans leur maladresse – quand je les ai vus les armes à la main hurler ‘on a vengé le Prophète’ et ne pas trouver le ton juste pour le dire. Jusque dans leur acte héroïque, quelque chose qui ne réussissait pas ».

Virginie Despentes a donc « aimé » les frères Kouachi et a considéré « héroïque » l’assassinat des journalistes de Charlie Hebdo et du malheureux flic français d’origine maghrébine, Ahmed Merabet, qui s’est trouvé sur leur chemin. A-t-elle été pour autant condamnée pour apologie du terrorisme ? Que nenni ! La France de Hollande n’allait tout de même pas inquiéter une intellectuelle progressiste, féministe et, de surcroît, LGBT. Mieux, elle la récompense. Elle est nommée membre du jury du prix Femina en juin 2015 et élue à l’académie Goncourt en 2016 !

Mais revenons à ses « amis blancs ». Que leur dit-elle au juste ? En premier lieu, qu’elle ne se souvient pas d’avoir vu, en France, d’homme noir ministre. Ah bon ? A-t-elle vraiment oublié ces nombreuses femmes « noires », « arabes » ou métisses qui se sont vues confiées des maroquins ministérielles ces dernières années ? Alors rafraîchissons-lui la mémoire. La première femme ministre maghrébine fut Nafissa Sid Cara, nommée… en 1959. Ça ne date donc pas d’hier. Vint ensuite Tokia Saïfi, nommée secrétaire d’État chargée du Développement durable en 2002. Sans parler de la pléthore d’autres que nous citons aussi dans le désordre chronologique : Lucette Michaux-Chevry, Margie Sudre, Marie-Luce Penchard, Christiane Taubira, George Pau-Langevin, Ericka Bareigts, Hélène Geoffroy, Rachida Dati à la tête d’un ministère, Fadela Amara, Rama Yade, Jeanette Bougrab, Nora Berra, Najat Vallaud-Belkacem. Quant aux hommes issus de la diversité, ils ne sont pas en reste. Virginie Despentes ne sait-elle donc pas qui est Azouz Begag homme et « arabe » nommé ministre en 2005 ? A-t-elle vraiment oublié le métis Harlem Désir également ministre et qui sera aussi nommé premier secrétaire du PS ?

Madame Despentes tonne par ailleurs que les Arabes et les Noirs sont surreprésentés dans les prisons. Tiens c’est marrant, quand c’est le Rassemblement National qui le dit on nous répond : « fantasme d’extrême-droite », « racisme », « stigmatisation », etc. Venant d’une femme de gauche, prenons donc ce constat pour une donnée fiable. Nous serions donc racistes car nous condamnons davantage les hommes de couleur que les autres. Connaissant la forte inclinaison à gauche de notre magistrature, comment peut-on croire une telle ânerie ? Et si la vérité de cette surreprésentation des Noirs et des Arabes dans nos prisons ne s’expliquait tout simplement pas par le fait que les Noirs et les Arabes sont surreprésentés dans la criminalité et la délinquance en France ? Il ne faut évidemment y voir aucun déterminisme génétique. Juste une réalité sociologique.

Viennent ensuite, dans cette lettre à ses « amis blancs » des affirmations parfaitement invérifiables : « La dernière fois qu’on a refusé de me servir en terrasse, j’étais avec un Arabe ». Ah oui ? C’était où ? C’était quand ? Et pourquoi ne cite-t-elle pas l’adresse de cet affreux antre du racisme ? Le racisme étant puni par la loi, que n’a-t-elle porté plainte ? Autre fadaise : « La dernière fois qu’on m’a demandé mes papiers, j’étais avec un Arabe ». Très bien. Là encore peut-on savoir où et quand était-ce et surtout, l’identité de cet « Arabe » qui accompagnait Madame Despentes et qui pourrait, le cas échéant, corroborer ses dires ? Là encore, on est obligé de la croire sur parole, c’est-à-dire sur des élucubrations fantasmatiques.

Et ça n’est pas fini. Plus loin dans sa « lettre », l’auteur écrit : « La dernière fois, la personne que j’attendais a failli rater le train parce qu’elle se faisait contrôler par la police dans la gare car elle était Noire ». Là encore on hésite entre la colère ou l’éclat de rire. Dans les gares françaises, c’est bien connu, on contrôle systématiquement les Noirs. Qui n’a pas vu ces queues immenses de « Blacks » en train d’attendre de présenter leurs papiers à de patibulaires et pâles Tontons Macoutes hurlant « ausweis schnell » ? Ils ne doivent, le cas échéant, pas tous le rater vu leur nombre dans les trains de banlieue ! On nage en plein délire…

Poursuivons avec « les mères de famille, qu’on a vues se faire taser au motif qu’elles n’avaient pas le petit papier par lequel on s’auto-autorisait à sortir, étaient des femmes racisées, dans des quartiers populaires. » Faites une recherche Google et vous trouverez une femme tasée. Il s’agit d’une certaine Madame Ramatoulaye qui s’est embrouillée avec les policiers à Aubervilliers au début du confinement alors qu’elle était dehors sans son justificatif.

En revanche, c’est le « racisme anti-blanc » qui fait dire à Virginie Despentes que « le taux de mortalité en Seine-Saint-Denis (due au COVID-19) était de 60 fois supérieur à la moyenne nationale. » Chiffre totalement dingue qui n’est corroboré par aucune statistique. Paris et sa petite couronne ont effectivement connu un taux de mortalité très élevé mais pas spectaculairement plus en Seine-Saint-Denis.

Pour lire la suite, c’est ici !

Éric Zemmour: «Pas de souveraineté populaire sans identité nationale»

08/06/2020 – FRANCE (NOVOpress)
25 ans d’histoire et d’échecs des mouvements souverainistes analysés, sans concession, par Éric Zemmour, à l’occasion du lancement par Michel Onfray d’une initiative ambitieuse pour réunir souverainistes de droite et de gauche.

Découvrir cette vidéo : https://video.lefigaro.fr/figaro/video/zemmour-pas-de-souverainete-populaire-sans-identite-nationale/6161188721001/

La Police est-elle raciste ? Une comédie médiatique en 6 actes

Les journalistes français des médias de grand chemin ne font pas exception à leurs confrères d’outre-Atlantique : quand un sujet semble « populaire », ils s’en emparent de façon mimétique comme un banc de poisson. Après la mort d’un Noir à Minneapolis lors d’une interpellation policière, la tentative d’importation en France des tension raciales présentes aux États-Unis et de mise en accusation de la police est une vraie réussite. La bienveillante couverture médiatique du mouvement mené par des militants communautaristes et d’extrême gauche a permis à ce dernier de gagner en ampleur. Retour sur une comédie en 6 actes.

Acte 1 : la mort de George Floyd

La mort le 25 mai d’un Afro-américain appelé George Floyd lors d’une interpellation à Minneapolis aux Etats-Unis est un événement malheureux, comme tout décès. Ce qui aurait pu rester un fait divers a pourtant été l’élément déclencheur d’un mouvement international de protestation contre les violences policières et le « racisme anti-noir ». Le fait que l’interpellation ait été filmée y est pour beaucoup : voilà de quoi attirer l’attention des téléspectateurs. Les chaines d’information en continu ont rapidement passé les images en boucle, jusqu’à provoquer une colère complètement décontextualisée.

La large information faite au sujet des précédents violents du policier ayant interpellé George Floyd est venue alourdir le dossier à charge. Un dossier alimenté par la mise en avant, à l’image du Parisien, d’autres mauvais traitements dont ont été victimes des afro-américains.

Saisissant l’occasion au bond, des militants communautaristes, décoloniaux et antifas américains ne se sont pas limités à accuser un policier qui aurait dû être révoqué depuis longtemps. C’est selon eux l’institution policière voire la société dans son ensemble qui doivent être remises en cause.

Les médias de grand chemin ont repris à leur compte cette version des faits au-delà des espérances de ses promoteurs. Signe d’un emballement médiatique, ils ont à de rares exceptions près passé sous silence tout ce qui pouvait affadir le statut de victime de George Floyd comme son lourd passé de délinquant et ses multiples condamnation révélées par le Daily Mail ou le fait que le policier ayant interpellé George Floyd était accompagné par deux collègues issus des minorités ethniques. On n’a pas trouvé davantage dans les médias de grand chemin une mise en perspective sur le racisme systémique de la Police américaine contre les afro-américains qui n’est selon plusieurs études pas démontré, comme souligné lors de l’émission I‑Media sur TV Libertés même s’il existe des brebis galeuses en son sein.

Les militants communautaristes et d’extrême gauche se sont néanmoins empressés d’exploiter cette affaire en organisant de nombreuses manifestations aux États-Unis et en Europe de l’ouest, au cours desquelles les violences ont été très fréquentes.

Acte 2 : la réactivation du mouvement de soutien à Adama Traoré en France

C’est dans ce contexte, avec une intelligence certaine de la situation, que la famille d’Adama Traoré, un jeune délinquant décédé en 2016 lors d’une interpellation, décide de faire connaitre le résultat d’une contre-expertise médicale à charge contre la Police. Valeurs actuelles soulignait déjà en 2016 que leur avocat avait organisé avec talent un campagne d’honorabilité de la famille Traoré avec le soutien actif de nombreux médias, en dépit des démêlés judiciaires de certains de ses membres soulignés notamment par Boulevard Voltaire. Les recettes semblent toujours éprouvées en 2020 selon Louis de Raguenel avec une nébuleuse communautariste et d’ultra gauche à obtenir vengeance et à soulever les banlieues. En 2017, c’était le New York Times qui avait raccroché la mort d’Adama Traoré au mouvement Black lives matter. C’était déjà aussi « haro sur les flics ».

« Une nouvelle contre-expertise met en cause les gendarmes » selon Le Monde le 2 juin. « Quatre jours après la révélation d’une expertise médicale exonérant la responsabilité des militaires dans le décès d’Adama Traoré, les conclusions d’une nouvelle contre-expertise indépendante, réalisée à la demande des parties civiles, viennent la contredire ».

Ces éléments de langage ont été repris par l’ensemble des médias de grand chemin, sans plus de recherches sur ce qui différencie une expertise mandatée par le pouvoir judiciaire d’une « expertise indépendante ». Aucun média de grand chemin n’a en effet souligné que l’on ne s’improvise pas expert judiciaire, une fonction dont l’intéressé doit satisfaire à des conditions de technicité et d’indépendance très strictes, ni que l’expert judiciaire nommé par le Juge n’intervient pas pour défendre les intérêts du demandeur, son rôle se limitant à apporter au Juge des éléments nécessaires à l’instruction technique du dossier. Le Figaro et Valeurs actuelles sont bien seuls quand il modèrent les conclusions de l’expertise libre mandatée par la famille Traoré « chargeant » la Police. Qu’importe puisque cette expertise, la sixième, apporte de l’eau au moulin à un irrésistible mouvement « anti raciste » contre les « violences policières ».

Acte 3 : des manifestations en France largement médiatisées

Alors que le gouvernement continue d’interdire les rassemblements de plus de 10 personnes, et alors qu’il a su demander aux forces de l’ordre de réprimer les manifestations de gilets jaunes avec une rare violence causant éborgnements et autres blessures, plusieurs manifestations non autorisées contre le racisme de la Police ont été organisées en France à partir du début du mois de juin. La couverture médiatique de ces manifestations a été plus que bienveillante.

« On a en marre de cette chape de plomb sur les violences policières » titre L’Obs le 2 juin. Pour Le Monde, c’est « justice pour Adama » le 3 juin. « Une impressionnante manifestation contre les violences policières à Paris » selon France Info le 4 juin. Tout est à l’avenant.

En France comme aux États-Unis, les manifestations ont souvent été émaillées de violences, à Rouen, Paris, Lille, Toulouse, etc. sans que celles-ci aient un grand retentissement dans les médias. Des violences et des accusations caricaturales qui n’ont pas empêché de nombreuses vedettes de show biz d’apporter leur soutien à la famille Traoré, comme le souligne Closer. Des stars accablées du sanglot de l’homme blanc comme signe (involontaire ?) d’allégeance à l’ordre diversitaire marqué par les luttes communautaristes.

On aura noté que quand les médias de grand chemin relatent les violences commises contre les forces de l’ordre lors de ces manifestations, il s’agit exclusivement d’« incidents », alors que quand la Police intervient, il s’agit toujours de violences, comme si celle-ci détenait le monopole de la mise en accusation… C’est dans ce contexte que les médias de grand chemin ont interpellé l’opinion publique avec une question obsédante.

Pour lire la suite, c’est ici !

Les véritables raisons de la mort d’Abdelmalek Droukdal, par Bernard Lugan

Abdelmalek Droukdal, le chef d’Al-Quaïda pour toute l’Afrique du Nord et pour la bande sahélienne, l’homme le plus recherché d’Algérie depuis deux décennies, a quitté son sanctuaire de Kabylie avec son état-major pour rejoindre le nord du Mali où l’armée française l’a abattu. Il a été « neutralisé » dans la région de Tessalit, en territoire touareg, ce qui a son importance.

Deux questions se posent :
1) Pourquoi a-t-il pris ce risque ?
2) Pourquoi était-il devenu gênant pour les Algériens qui ne pouvaient pas ne pas savoir qu’il avait « bougé » ?

1) Depuis plusieurs semaines, des groupes jihadistes aux obédiences diverses et mouvantes se combattent dans la BSS (Bande sahélo-saharienne). Un conflit ouvert y a même éclaté entre l’EIGS (Etat islamique dans le Grand Sahara), rattaché à Daech, et les groupes se réclamant de la mouvance Al-Qaïda, l’EIGS accusant ces derniers de trahison.
De fait, les deux principaux chefs ethno-régionaux de la nébuleuse Al-Qaïda, à savoir le Touareg ifora Iyad Ag Ghali et le Peul Ahmadou Koufa, chef de la Katiba Macina, négocient actuellement avec Bamako.

2) L’Algérie est inquiète de voir que Daech se rapproche dangereusement de ses frontières. Or, comme elle considère le nord de la BSS comme son arrière-cour, elle y a donc toujours « parrainé » les accords de paix. Son homme sur zone est Iyad ag Ghali dont la famille vit en Algérie où il a une maison. Politiquement il présente quatre avantages :
– Il est touareg ifora.
– Il est musulman « fondamentaliste ».
– En plus du soutien touareg, il dispose d’une base de popularité à Bamako avec les fidèles de l’imam Mahmoud Dicko.
– Et surtout, il est contre l’éclatement du Mali, priorité pour l’Algérie qui ne veut pas d’un Azawad indépendant qui serait un phare pour ses propres Touareg.

La négociation qui se déroule actuellement « discrètement » a pour but de régler deux conflits différents et qui, contrairement à ce qui est trop souvent écrit, ne sont pas à racine islamiste. Il s’agit en effet comme je le montre dans mon livre Les Guerres du Sahel des origines à nos jours, de conflits inscrits dans la nuit des temps, des résurgences ethno-historico-politiques aujourd’hui abritées derrière le paravent islamique. Ces deux conflits qui ont chacun leur propre dynamique sont :
– Celui du Soum-Macina-Liptako, qui est porté par les Peul, d’où l’importance d’Ahmadou Koufa.
– Celui du nord Mali, qui est l’actualisation de la traditionnelle contestation touareg, d’où l’importance d’Iyad ag Ghali.

Or, Abdelmalek Droukdal qui était opposé à ces négociations, avait décidé ou bien avait été « persuadé » de se rendre sur zone, peut-être pour rétablir un modus vivendi avec Daech. Mais, surtout, pour reprendre en main et imposer son autorité, à la fois à Ahmadou Koufa et à Iyad ag Ghali.

Il était donc l’obstacle au plan de paix régional visant à isoler les groupes de Daech afin de régler à la fois le problème touareg malien et le problème peul couvrant le sud du Mali ainsi que le nord du Burkina Faso. Voilà pourquoi il est mort.

La stratégie du saucissonnage des groupes terroristes a donc réussi. Elle prouve deux choses :

1) L’Algérie est rentrée dans le conflit.
2) Les militaires français qui ont mené l’opération ont appliqué la maxime de Kipling qui est que « Le loup afghan se chasse avec le lévrier d’Afghanistan ». En d’autres termes, et je ne cesse de le dire depuis le début du conflit, une connaissance fine des populations concernées est indispensable

Si la stratégie actuelle était couronnée de succès, le retour dans le jeu politique des Touareg ralliés au leadership d’Iyad ag Ghali, et de ceux des Peul suivant Ahmadou Koufa, permettrait de concentrer tous les moyens sur l’EIGS, avec un glissement des opérations vers l’est de la boucle du Niger et de la BSS.

Le problème va désormais être de savoir si le Fezzan Libyen échappe au général Haftar (voir mon communiqué du 28 mai 2020). Si tel était le cas, la Turquie, notre « bon » et « loyal » allié au sein de l’OTAN, aurait donc un couloir direct permettant à ses services d’aider les combattants de l’EIGS. Il serait alors impératif de reprendre le contrôle physique de la région de Madama afin d’éviter un réensemencement du terrorisme via la Libye.

Bernard Lugan

Texte repris du site Blog de Bernard Lugan

I-Média – USA : Émeutes raciales : ce que les médias cachent

08/06/2020 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Dans le traitement médiatique de la mort de George Floyd et des émeutes violentes qui ont suivi, les médias omettent sciemment plusieurs données fondamentales pour comprendre la crise.

Nous vous dévoilerons ces informations cachées dans ce numéro d’I-Média.


Laurent Obertone : « Le “vivre ensemble” est avant tout un multi-séparatisme. Nous sommes à l’aube d’une crise de grande ampleur »

Laurent Obertone réagit aux événements récents aux États-Unis et en France : manifestations et revendications communautaires.

Émeutes, revendications communautaires, politiques, pillages… Que traversent les USA en ce moment ?

La même chose qu’à peu près tous les mois : l’instrumentalisation de la mort d’un délinquant pour exercer l’habituel chantage au racisme, justifier tous les débordements et avancer quelques revendications. Dans un contexte électoral, ça fonctionne toujours. Bien sûr, il y a aussi le plaisir de casser pour casser, ou le fantasme du Grand Soir, concernant les antifas. Et il y a plus largement le suivisme d’une part respectable de la population, celle qui croit que CNN a toujours raison. Cela dit, les petits Blancs de bonne famille peuvent s’agenouiller autant qu’ils veulent : l’insoluble question raciale, qui empoisonne le pays depuis toujours, ne peut qu’évoluer vers toujours plus de tensions, de communautarisme et de décohésion. Le cocktail détonant entre activistes noirs et coupables blancs ira toujours plus loin dans ce qu’il convient d’appeler une théorie du complot raciste : le Blanc coupable inné et éternel de tout le malheur des minorités… Allez unir une société avec de telles idées…

Sur la manifestation du collectif Justice pour Adama. De quoi s’agit-il ? Une américanisation du débat français ?

Oui, en un peu plus pathétique, puisque les méthodes policières sont très différentes et que si notre société était aussi odieuse que ces activistes le prétendent, ils en partiraient, et les immigrés n’y afflueraient pas par millions. Mais peu importe. Ces revendications ne reposent pas sur le réel mais sur une idéologie qui cherche à soumettre la société. Et le résultat sera le même : repli communautaire, défiance victimaire, décohésion, accusations, violences, émeutes, propagation de théories délirantes…

La France et les USA n’ont pas vraiment le même passif. Est-ce que le combat racialiste peut vraiment s’implanter en France ?

Étant donné qu’il existe partout là où différentes communautés cohabitent, y compris dans les pays les plus riches, la réponse est évidemment oui. Une part de la communauté qui s’en sort moins bien accusera toujours celle qui s’en sort mieux de spoliation. C’est le cas depuis toujours, et ça finit mal, en général. Quand on parle d’« inégalités », on sous-entend que les minorités sont des victimes exclusives et les Blancs d’odieux privilégiés qui doivent restituer, s’excuser, s’agenouiller, etc. En fait, cette idée est déjà implantée dans les esprits, par la gauche et les médias, et ne fait que mettre à jour son vocabulaire, via des activistes comme Rokhaya Diallo, qui recrachent le pire de la vulgate universitaire US « racisée ». Ça permet, notamment, de justifier les échecs et la sur-représentation criminelle de certaines minorités. « C’est systémique » est le nouveau « c’est social ». Un concept invérifiable au secours d’une réalité qui n’existe pas. En fait, comme je l’ai montré dans La France interdite, la discrimination, publique ou privée, a largement lieu au profit des minorités extra-européennes – sauf de la minorité est-asiatique, qui ne s’en plaint pas, ne revendique rien et réussit partout mieux que les autochtones, tout en ayant une criminalité plus faible. Ce qui est le cas partout dans le monde, et invalide strictement les thèses antiracistes.

Bizarrement, on n’entend pas beaucoup la « communauté » arabo-musulmane sur ce dossier. Ils étaient également peu présents à la manifestation. Pourquoi, d’après vous ?

Sauf erreur de ma part, le monde arabo-musulman se montre rarement très concerné par le sort des Africains subsahariens… Mais pas d’amalgame : ce que j’entends par là est que notre pays se communautarise pour rançonner le contribuable, et que chaque communauté défend d’abord ses intérêts. D’où la fragmentation progressive du pays.
Le « vivre ensemble » est avant tout un multi-séparatisme.

Difficile, en voyant certaines images, de ne pas penser aux temps des barbares. Pourtant, en voyant cette manifestation dans le détail, on s’aperçoit qu’ils ne sont que 20.000, ce qui est peu à l’échelle francilienne, et que sur ces 20.000, on peut dénombrer au maximum 10 % de fauteurs de troubles. Ne surréagit-on pas devant ces faits ?

Nous ne sommes qu’à l’aube d’une crise de grande ampleur, créée par nos dirigeants de toutes pièces, en quelques décennies, et dont il sera extrêmement difficile de s’extraire. L’important n’est pas tant la démonstration en elle-même que le nombre de ses sympathisants. Combien de personnes, à l’échelle francilienne, la soutiennent ? Il serait intéressant de le savoir. Compte tenu de la dynamique des populations concernées, ce nombre va augmenter de manière vertigineuse, et le risque de conflit toujours plus important avec lui. Par ailleurs, des pans toujours plus grands du pays feront office de territoires communautaires, exactement comme aux États-Unis. Et notre société n’aura plus rien d’une société.

Entretien réalisé par Marc Eynaud

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Manifestation pour Adama Traoré – Elisabeth Lévy :”Que fait la police ? Avec les Gilets jaunes, elle n’a pas fait dans la dentelle”

05/06/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Dans sa chronique sur Sud Radio, Elisabeth Lévy donne son point de vue sur les nombreux appels à manifester en France contre les “violences policières”.

Revenant sur le rassemblement organisé par le collectif Vérité pour Adama – une manifestation interdite mais qui a bien eu lieu – la journaliste pointe du doigt le pouvoir qui semblait plus virulent lorsqu’ils s’agissait de faire taire les Gilets jaunes.

Elisabeth Lévy conclut :

Le plus désastreux, ce serait donner l’impression que le pouvoir a la main lourde avec la France des bistrots et de la province et qu’il est mort de mort face à celle des banlieues.


L’Etat implacable, pétrifié par la culpabilisation, par Ivan Rioufol

L’Etat implacable se montre pétrifié par la culpabilisation. Les accusations en racisme portées contre lui ou sa police par des minorités ethniques ont pour effet de rendre ces dernières intouchables. Leur statut de victimes, qu’elles s’auto-délivrent, les exonère du droit commun. Mardi soir, 20.000 personnes ont bravé l’interdit de la préfecture de Paris, ainsi que l’état d’urgence sanitaire qui proscrit tout regroupement supérieur à dix personnes.

Rassemblés devant le tribunal de grande instance de Paris, les manifestants étaient mobilisés par le collectif Vérité pour Adama. Ils entendaient protester contre les “violences policières” qui seraient selon eux à l’origine du décès d’Adama Traoré en 2016, à la suite d’une interpellation. En décembre 2018, l’Arc de Triomphe pris d’assaut par des groupes d’extrême gauche avait déjà été tagué du slogan : “Justice pour Adama”. Une nouvelle et récente expertise médicale a mis hors de cause les gendarmes. Mais celle-ci était hier à nouveau contestée par la famille. Samedi 30 mai, 5500 “sans-papiers” avaient également défilé dans les rues de Paris, s’exonérant eux aussi des interdits de la préfecture et de leur propre condition de clandestins. Cette première démonstration de force depuis le déconfinement répondait aux mots d’ordre de 195 organisations “antiracistes”. Un hélicoptère observait le déroulé de la protestation de ces illégaux qui criaient : “Police assassin !”, “On veut des papiers !”.

Ces mouvements diversitaires de désobéissance à la loi se comportent en conquérant face à un Etat qui baisse les yeux. Ils pensent avoir trouvé une nouvelle dynamique après la mort, le 25 mai à Minneapolis, de George Flyod : un délinquant noir étouffé par son immobilisation à terre, sous le genoux d’un policier blanc. Hier, les émeutes urbaines, qui se sont propagées dans les Etats-Unis, ont atteint Manhattan. En dépit du couvre feu, de nombreux magasins y ont été pillés.

La tension est devenue telle que Donald Trump a évoqué la possibilité de faire usage de l’Insurrection Act, qui lui permettrait de déployer l’armée pour mettre un terme à l’insurrection civile. Reste que ces indignations morales ont du mal à dissimuler leur objectif plus politique, visant à déstabiliser le modèle américain. La mort de Flyod est instrumentalisée par l’extrême gauche américaine et les mouvements “antifa” qui, comme en France, se comportent par leur violence comme les fascistes qu’ils disent combattre. Trump a même suggéré de classer ces organisations comme terroristes. Le visage que montrent ces insurgés, pris comme modèles par les amis d’Adama Traoré, est répulsif. Jean-Luc Mélenchon croit y voir une forme de “gilet jaunisation” de la révolte américaine. Mais les Oubliés, qui furent la matrice de ce réveil français, semblent là-bas davantage à l’écoute de Trump. Son imperméabilité à la culpabilisation face aux casseurs pourrait rassurer les électeurs…

Ivan Rioufol

Texte daté du 3 juin 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Un ministre choisit le camp des voyous ethniques

Après trois ans de gouvernement Philippe, certains parmi nous pensaient peut-être avoir tout entendu en matière de propos indignes, intolérables et révoltants. Or, qu’ils se détrompent : bien que les groupuscules communautaristes, d’extrême gauche et autres suprémacistes noirs rassemblés mardi soir à l’appel du comité Traoré aient ouvertement défié l’Etat en bafouant l’interdiction de manifester prononcée par la préfecture de police, bien qu’ils s’en soient violemment pris aux forces de l’ordre et aient entièrement saccagé une partie du XVIIe arrondissement de Paris, Didier Guillaume a dit « comprendre » ce rassemblement « incroyable », et réclamé que « l’Etat français » fasse « toute la lumière » sur l’affaire Traoré !

Guillaume, l’idiot utile des suprémacistes noirs

Invité mercredi matin par Sud Radio, le ministre de l’Agriculture, manifestement très satisfait de cette manifestation sauvage qui a tourné à l’émeute et a donné lieu à de graves violences, a ainsi déclaré qu’« aucun enfant de France, aucun citoyen qui habite sur le sol de la France, ne doit être attaqué, discriminé, vilipendé ». Disant déceler « une tension extrême dans le pays et le sentiment de certains de nos concitoyens de subir des actes racistes », Didier Guillaume, qui n’avait sûrement pas en tête à ce moment-là le racisme anti-Blanc qui ne cesse de gagner du terrain dans notre pays, a alors expliqué que « la règle absolue dans la République, ce qui fonde notre pacte républicain, c’est justement l’accueil, la diversité et l’intégration ». Aussi, a-t-il poursuivi, « je souhaite désormais que la République passe. Et pour qu’elle passe, il faut que les règles de la République soient respectées pour tout le monde ».

« Désertion de l’Etat républicain »

Des propos qu’ont sûrement appréciés les centaines de policiers insultés et violemment caillassés pendant des heures mardi soir par les milliers de voyous ethniques rassemblés devant le tribunal. Deux d’entre eux ont d’ailleurs été blessés. Mais aussi les riverains et commerçants du XVIIe arrondissement qui ont vu leur quartier entièrement mis à sac. Parmi les innombrables dégradations ? La maison des avocats fracturée, plusieurs incendies de barricades alimentés avec du mobilier urbain (vélos, trottinettes électriques et deux engins de chantiers incendiés), des poubelles renversées ou incendiées, quatre vitrines de commerces taguées ou étoilées et enfin, à Clichy, la façade de la police municipale dégradée tout comme un véhicule et la devanture d’un supermarché. Pour le seul XVIIe, Geoffroy Boulard, maire de l’arrondissement, évaluait l’ardoise à… « un million d’euros » ! Bref, si Didier Guillaume a pu s’enthousiasmer devant ce scandale, fort heureusement d’autres ont vivement réagi face à cette manifestation. Parmi ceux-ci, on citera notamment le député RN Bruno Bilde qui, dans une question écrite au ministre de l’Intérieur, a dénoncé « la désertion de l’Etat républicain », en rappelant que « rien n’a été fait par les services du ministère de l’Intérieur pour empêcher la tenue de ce raout racialiste ».

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 4 juin 2020