Parolin Vatican

Le secrétaire d’Etat du Vatican est intervenu au forum de Davos

Mgr Pietro Parolin, évêque italien fait cardinal par le pape François en février 2014, est le secrétaire d’État du Vatican qui, lors de la venue du président François Hollande au Vatican en janvier 2014, avait invité celui-ci à davantage « écouter et dialoguer avec les catholiques ». Intervenant au dernier forum de Davos le 19 janvier, le prélat a été interrogé sur les spécificités de la diplomatie vaticane.

Celle-ci, a-t-il expliqué, se concentre sur trois objectifs principaux : la lutte contre la pauvreté, la construction de ponts et l’instauration de la paix dans des situations concrètes. Mgr Parolin a beaucoup insisté sur les personnes et les problèmes concrets placés au centre de l’attention des services diplomatiques du Vatican qui ne se contentent pas de proclamer des principes.

Le cardinal a aussi fait remarquer que la présence de catholiques partout dans le monde permettait au Vatican d’avoir une grande connaissance de la situation sur le terrain. Et il a mis en avant l’importance pour l’Église de défendre la liberté religieuse de toutes les personnes, pas uniquement des catholiques ou des chrétiens :

« Les religions ne peuvent pas être cantonnées à la sphère privée. Elles ne sont pas que l’expression des sentiments personnels d’une personne, les religions ont quelque chose à dire dans le domaine public. Bien entendu en dialogue avec les autres fois, nous ne demandons pas de privilège pour l’Église catholique. […] Nous savons que nous vivons maintenant dans une société pluraliste où il y a de nombreuses expressions de la croyance religieuse et de la foi religieuse ».

Parlant d’une manière générale des problèmes du monde contemporain, Mgr Parolin a fait remarquer le caractère transcendant de chaque personne qui doit être reconnu, faute de quoi les gens risquent de se trouver réduits à leur dimension économique.

Insistant sur la valeur de solidarité entre êtres humains et l’importance de la fraternité entre tous, le secrétaire d’État du Vatican n’a pas échappé à la question du conflit entre cette nécessité et l’attitude des États européens qui n’ouvrent pas leurs frontières en grand ou qui les ferment pour préserver leur identité. Même s’il est resté toujours très politiquement correct, parlant de l’enrichissement issu de la rencontre entre les cultures et les religions, il a reconnu que l’ampleur du phénomène était nouvelle en Europe, et qu’il était indéniable qu’il y avait ici un réel problème. Mais, a-t-il encore insisté, toute attitude de fermeture et de non-acceptation des autres nous appauvrit.

Quant au terrorisme perpétré au nom de la religion, il a répété après le pape François, et comme lui sans citer l’islam, que c’était un détournement de la religion, la foi en Dieu ne pouvant pas conduire à de tels actes horribles. Avec de tels propos, le secrétaire d’État du Vatican devait se sentir comme un poisson dans l’eau au très mondialiste forum économique de Davos. L’auditeur qui aurait aimé connaître l’action de la diplomatie vaticane pour les chrétiens persécutés et notamment pour nos frères d’Orient persécutés au nom de l’islam sera resté sur sa faim, pas un mot n’ayant été prononcé sur ce thème.

Olivier Bault

Article paru dans le quotidien Présent sous le titre
« Le cardinal Parolin à Davos comme un poisson dans l’eau »

Benoit Hamon

Primaire de la gauche : le repoussoir Hamon

Manuel Valls aura donc bu la coupe de la défaite jusqu’à la lie ! Entre les deux tours de la primaire, il avait appelé les sympathisants de gauche à voter davantage le 29 janvier, il croyait que c’était-là son salut, la réserve de voix qui lui eût permis de rattraper son retard. Las ! Il y a eu 20 % d’électeurs en plus, mais ils se sont mobilisés pour être sûrs que l’ancien Premier ministre soit bel et bien éliminé, Hamon l’a donc écrasé, 59 % contre 41 %, le score est sans appel. C’est la grande victime d’un week-end pourtant faste pour notre pays : l’équipe de France de handball est championne du monde, Miss France est devenue Miss Univers mais Manuel Valls, lui, a tout perdu.

Ce n’est pas seulement l’ex-chef du gouvernement que les électeurs ont violemment rejeté, c’est François Hollande dont Valls n’était que la doublure, c’est donc aussi le bilan d’un quinquennat calamiteux. Les frondeurs qui, chaque jour, instruisaient le procès du pouvoir, minoritaires au Parlement, sont majoritaires dans l’électorat de gauche. Hamon était leur candidat, il est maintenant celui du PS.

Pendant trois mois, on va donc voir le parti socialiste soutenir un homme qui n’a cessé de dénoncer la politique gouvernementale, que ce même PS défendait. Et que dire des ministres, censés, eux aussi, être solidaires de la politique sociale libérale qui est celle de François Hollande sans pouvoir, pour autant, désavouer le candidat de leur parti ? Myriam El Khomri, ministre du Travail, investie à Paris, va-t-elle soutenir le candidat du parti dont elle porte les couleurs et qui a inscrit à son programme l’abrogation de la loi… El Khomri ? La situation est ridicule ! Le responsable, c’est François Hollande qui, en reniant ses promesses, a laissé prospérer la dissidence au sein de son propre camp. Il s’en lave les mains, maintenant. Sa seule et amère consolation est de penser que c’est lui qui, dimanche soir, aurait pu être à la place du mort, en l’occurrence Manuel Valls.

A quoi bon respecter la discipline d’un parti à l’agonie ? C’est pourquoi l’hémorragie au profit d’Emmanuel Macron s’accélère. Déjà, avant le scrutin, une cinquantaine de députés invoquait « un droit de retrait » en cas de victoire de Benoît Hamon. Ce droit-là, c’est celui dont les salariés se réclament pour cesser le travail en cas de danger. Le danger, pour ces élus, c’est de perdre leur siège s’ils se rangent sous la bannière utopique du candidat officiel. Ils migrent donc vers Emmanuel Macron. Depuis dimanche soir, les ralliements se multiplient, c’est le canot de sauvetage du Titanic socialiste. Au mieux, ceux qui resteront au PS seront les muets du sérail et ne lèveront pas le petit doigt pour aider le candidat dans sa campagne, à l’image du jeune pré-retraité Manuel Valls. Néanmoins, incapable de rassembler au sein de son propre parti, Benoît Hamon, en un appel dérisoire et surréaliste, invite l’écolo Yann Jadot à le rejoindre et Mélenchon de la France insoumise à se soumettre… François Fillon, dont la descente aux enfers continue, n’a plus qu’un seul motif de se réjouir, c’est de voir Benoît Hamon en champion du PS, il ne pouvait imaginer meilleur repoussoir.

Guy Rouvrais

Entretien paru dans Présent daté du 31 janvier 2017

Trump et Poutine s’entendent pour lutter contre le terrorisme islamiste

30/01/2017 – ÉTATS-UNIS (NOVOpress)
La première conversation téléphonique entre Donald Trump et Vladimir Poutine semble annoncer un nouveau chapitre dans les relations russo-américaines. Et ce malgré une forte opposition de certains milieux à Washington.

Selon Daniel McAdams du Ron Paul Institute :

Bien que l’idée générale d’une implication des Etats-Unis en Syrie soulève beaucoup d’interrogations, l’intention de Donald Trump de coordonner la lutte contre le terrorisme avec la Russie signifie au moins que, apparemment, les Etats-Unis n’agiront pas contre la Russie.

En tout cas, outre leur volonté de stabiliser et développer les relations bilatérales sur une base constructive, les deux chefs d’Etat ont convenu qu’il fallait donner la priorité à la lutte contre le terrorisme international et que cela passait donc par la mise en place d’une réelle coordination de leurs actions militaires respectives en Syrie.


Découverte d’une incroyable nécropole médiévale au Mont-Saint-Michel

30/01/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Qui ne connaît pas le Mont-Saint-Michel et sa rue principale, habituellement noire de touristes ? Or sous les pavés se cachait une nécropole datant du Moyen Age. Elle a été découverte lors de travaux de canalisations qui ont commencé en novembre dernier.

Les archéologues de l’INRAP (l’Institut national de recherches archéologiques préventives) ont alors pris la relève des ouvriers. Les fouilles se terminent des jours ci.

Les archéologues ont dénombré 30 sépultures d’adultes mais aussi d’enfants. La datation au carbone 14 et des recherches plus poussées permettront d’en apprendre plus sur ces squelettes et sur leurs conditions de vie.


Donald Trump Systeme

La justice américaine met un premier frein aux mesures de Donald Trump

30/01/2017 – ÉTATS-UNIS (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie)
Il avait commencé la première semaine de son mandat en fanfare. Décret après décret, Donald Trump prouvait qu’il avait bien l’intention de tenir ses promesses de campagnes, même les plus audacieuses. L’un de ces décrets, probablement le plus médiatisé, était l’interdiction d’entrée sur le territoire, de toute personne possédant la nationalité d’un des sept pays musulmans jugés dangereux : l’Iran et l’Irak, la Libye, la Somalie, le Soudan, la Syrie et le Yémen. Réfugiés ou possédant un permis de travail, tous les ressortissants de ces pays auraient dû être renvoyés à la frontière.

Seulement voilà, deux juges, dans deux cas différents, ont suspendu l’application du décret présidentiel

L’ordre présidentiel avait été attaqué en justice par plusieurs avocats et organisations de défense des droits, dont l’American Civil Liberties Union (ACLU). La juge Ann Donnelly de la cour fédérale de Broklyn a ordonné la suspension des arrestations, estimant que les gens arrivés étaient déjà dans l’avion quand le décret présidentiel était entré en vigueur. En Virginie, la juge Leonie Brinkema a rendu un arrêt semblable.

Toutefois, même si ces deux juges ont suspendu l’application du décret pour les gens arrivés au moment où le décret était signé, elles n’ont pas donné d’avis sur la légalité du décret en lui même

C’est pourtant ce qu’essayent de faire de nombreux opposants à ces décrets. L’ONU a ainsi demandé que Donald Trump poursuive ce qu’ils estiment être la longue tradition d’accueil des Etats-Unis. L’Eglise catholique s’est aussi mêlée de la partie par la voix de Monseigneur Joe Vasquez, évêque d’Austin et président de la commission pour les migrants qui a condamné les positions et les mesures prises par Donald Trump.

Et ceci, sans compter les innombrables starlettes de Hollywood qui continuent à s’agiter, reprises et encouragées par les médias de l’oligarchie !

Angers : Sanctionné pour s’être opposé à un projet de mosquée

30/01/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Benoît Couëtoux du Tertre, agent de la préfecture du Maine-et-Loire, a comparu la semaine dernière devant la cour administrative d’appel de Nantes. Son crime ? Opposé à un projet de construction de mosquée, il avait perturbé le conseil municipal d’Angers en avril 2011. Un happening qui avait défrayé la chronique, la plupart des militants identitaires présents ayant arboré un masque de cochon sur le visage pendant l’action.

Benoît Couëtoux du Tertre avait écopé d’une mutation-sanction à 40 km d’Angers. Mais des syndicats comme FO et SUD avaient pris la défense du fonctionnaire au nom de la liberté d’expression.

Vendredi, à Nantes, le rapporteur public a confirmé que l’acte du fonctionnaire était «délibérément provocateur», et ses masques de cochon «aux relents racistes» ont «incontestablement un caractère injurieux vis-à-vis des personnes de confession musulmane». Il a demandé la confirmation de la mutation-sanction. La décision de la cour sera rendue dans trois semaines.


francois-fillon

Après le Penelope Gate, un nouveau scandale va-t-il éclabousser François Fillon ?

30/01/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Alors que son épouse, soupçonnée d’emplois fictifs, recevait dimanche le soutien de milliers de sympathisants à Paris, le candidat de la droite à la présidentielle est soupçonné d’avoir bénéficié de fonds occultes quand il était sénateur.

François Fillon a ainsi lancé à la tribune :

À trois mois de l‘élection présidentielle, comme par hasard, on construit un scandale. À travers Penelope, on cherche à me casser. Moi, je n’ai peur de rien. J’ai le cuir solide. Si on veut m’attaquer, qu’on m’attaque droit dans les yeux, mais qu’on laisse ma femme en dehors de ce débat politique.

Toutefois, un autre scandale pourrait entacher l’image de François Fillon. D’après Mediapart et Le JDD, le vainqueur de la primaire de la droite aurait touché lorsqu’il était sénateur des sommes indues en marge d’un système de “détournement” mis en place au Sénat.


Primaire à gauche : Benoît Hamon décroche le premier rôle dans la tragi-comédie du PS

Source : Boulevard Voltaire – “Clap de fin pour les primaires, qui n’ont rempli aucun de leurs objectifs”

Ce dimanche soir, le rideau est tombé sur le dernier acte des primaires de la gauche. Comme il fallait s’y attendre, c’est Benoît Hamon qui décroche le premier rôle dans la tragi-comédie qui s’annonce pour le Parti socialiste dans les mois à venir. Le piètre bilan de Hollande et Valls ne pouvait être mieux sanctionné. Il est vrai que, pour les organisateurs de cette primaire, les défis étaient nombreux. Tout d’abord, il fallait crédibiliser le parti aux yeux d’un public qui n’a cessé de l’abandonner au cours de ces dernières années. Ensuite, il convenait de donner du poids au candidat choisi pour la présidentielle, pour affronter, à gauche, Mélenchon et Macron. Enfin, il était indispensable de faire émerger une ligne politique claire et cohérente, à même de permettre la reconstruction de la maison socialiste.

Force est de constater qu’aucun de ces objectifs n’a été atteint. En effet, sur le premier point, le faible taux de participation du premier tour, mais surtout les soupçons de tricherie qui ont été soulevés à l’intérieur même du parti, ont largement obéré la portée de la consultation. Et ce n’est pas le faible sursaut du second tour qui sera de nature à faire oublier ce qui restera inscrit comme un échec flagrant. Les électeurs de gauche désertent en masse, et livrent leur mouvement à une lente agonie.

Sur le second point, même si Hamon distance son concurrent de manière significative, ce score ne suffit pas au désormais champion de la gauche pour la présidentielle pour qu’il s’affirme comme le porteur d’un courant susceptible de rallier une majorité de Français en avril et mai prochains. Bien plus : les critiques émises dans son propre camp quant au contenu de ses propositions utopiques ont fini de le fragiliser et lui interdisent d’espérer compter dans l’élection présidentielle.

Enfin, sur le troisième point, il apparaît comme une évidence que le programme défendu par le député de Trappes ne saurait constituer une base suffisamment partagée chez les socialistes pour pouvoir reconstruire le parti de la rue de Solférino.

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Aveu Costa Gavras

Crimes d’Etat, par Eric Werner

29/01/2017 – SUISSE (NOVOpress) : Le texte qui suit a été rédigé par l’essayiste suisse Eric Werner, qui tient une chronique dans la revue en ligne hebdomadaire publiée par l’éditeur et écrivain Slobodan Despot, Antipresse. Il suffit de donner son adresse électronique pour la recevoir gratuitement chaque dimanche matin. Ses livraisons sont de haute tenue.

« La Cour constitutionnelle grecque vient de refuser l’extradition de plusieurs militaires turcs qui s’étaient réfugiés en Grèce après le putsch avorté (réel ou préfabriqué) de juillet 2016 en Turquie. C’est une décision qui honore la Grèce. Car la raison d’État aurait pu conduire ce petit pays, qui plus est économiquement exsangue, à céder aux pressions et menaces du dictateur Erdogan: or il ne s’est pas laissé intimider.

Épisode qui fournit par ailleurs l’occasion de s’interroger sur une tendance aujourd’hui sensible, quoique très peu commentée, celle d’une instrumentation croissante de l’entraide judiciaire internationale à des fins partisanes : certains régimes, effectivement, y recourant abusivement pour mettre la main sur certains de leurs opposants réfugiés à l’étranger. Parfois même ce sont des personnes de nationalité étrangère qui sont visées. Ainsi, en 2012, la Turquie, encore elle, réussit à faire arrêter en Italie un défenseur belge des droits de l’homme qu’elle avait dans son collimateur. Ne s’était-il pas permis d’interpeller un ministre turc en déplacement au Parlement du Strasbourg en le traitant de «menteur». La Turquie lança contre lui un mandat d’arrêt international, réclamant son extradition pour «terrorisme». L’homme resta incarcéré plusieurs mois durant en Italie, il fut même mis à l’isolement. Il ne pouvait pas parler à ses proches plus de 10 minutes deux fois par mois.

Au passage, on relèvera que le mandat d’arrêt en question avait transité par Interpol. Comme quoi cet organisme soi-disant créé pour combattre la criminalité s’était, en l’espèce, lui-même rendu coupable d’un acte criminel.

Dans un article en date du 22 novembre 2016 consacré au «rapatriement» (c’est le terme utilisé par le journal) d’une personne poursuivie en Chine pour corruption et qui s’était réfugiée aux États-Unis, Le Figaro relevait qu’un Chinois, Meng Hongwei, vient d’être nommé à la tête d’Interpol. Il exerçait jusqu’ici les fonctions de vice-ministre de la Sécurité dans son pays. «Une nomination, écrit Le Figaro, qui soulève des interrogations, face au risque que le régime utilise les ressources de l’organisation pour traquer ses opposants». Mais, comme on vient de le voir, Interpol n’a pas attendu cette nomination pour traquer des opposants et les faire embastiller.

On sait par ailleurs que la règle traditionnelle selon laquelle un État s’interdit à lui-même de livrer ses propres nationaux à un État étranger (règle qui, en France, ne fut suspendue qu’à l’époque de Vichy) n’a plus cours aujourd’hui, comme on l’a vu en 2013, quand la France livra à l’Espagne une de ses ressortissantes : personne soupçonnée, à tort d’ailleurs, de collusion avec l’ETA. Elle fut donc arrêtée et remise à la police espagnole, alors même que tout ce qu’on pouvait lui reprocher était ses sympathies à l’égard de la cause indépendantiste basque (elle avait participé à un meeting). Plus grave encore, elle n’eut pas même la possibilité de déposer un recours contre la mesure d’extradition prise à son encontre. Quelques heures à peine (1) après son arrestation, elle se retrouvait dans un cul de basse-fosse madrilène, en application des dispositions du «mandat d’arrêt européen», qui légalise justement ce genre de coup de force (rappelons que le mandat d’arrêt européen a été institué au début des années 2000 dans le contexte de la «lutte contre le terrorisme»). On est clairement ici en présence d’un abus de droit, autrement d’une utilisation frauduleuse, en l’occurrence, même, criminelle, de la règle de droit, par les pouvoirs en place.

Si l’on ajoute à cela, comme cela aujourd’hui est connu, que la police politique espagnole n’hésite pas, le cas échéant, à recourir à la torture pour faire parler les personnes non coopératives qu’elle soupçonne, à tort ou à raison, d’appartenance à l’ETA (4 000 cas de torture recensés entre 1960 et 2013) (2), on se demande, en l’occurrence, qui il faudrait accuser de terrorisme.

En se refusant, comme elle l’a fait, de céder aux injonctions du dictateur Erdogan qui lui réclamait ses ressortissants, la Grèce a donc prouvé qu’elle était encore un État de droit. Ce que ne sont à l’évidence plus des pays comme la France et l’Italie, si du moins on entend par État de droit un État respectueux de certaines limites, ne serait-ce que celles liées aux principes généraux du droit. Quand le recours abusif à des lois prétendument créées pour protéger les citoyens mais engendrant en fait tout le contraire (beaucoup pensent que telle était leur vraie raison d’être, ce pourquoi on les a créées) fait que les individus sont livrés à l’arbitraire de pouvoirs liberticides, on n’est tout simplement plus dans un État de droit. »

Eric Werner

(1) Le Monde, 3 novembre 2012.
(2) Le Temps, 16 septembre 2016.

 

Le Gallou décrypte iMédias

La propagande des médias décryptée par Jean-Yves Le Gallou

29/01/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Comme chaque semaine, Jean-Yves Le Gallou, président-fondateur de la fondation Polémia, décrypte le traitement médiatique de l’actualité dans son émission I-Média, diffusée par TV Libertés. Au menu de cette édition :

A 1:31 : Marche pour la vie, médias dans le déni

Bataille des chiffres, tentative de censure. A Paris, la Marche pour la Vie du 22 janvier a bousculé la bien-pensance. Les médias minorent le nombre de manifestants et mentent au sujet du délit d’entrave numérique relatif à l’IVG., un texte prétendument destiné à lutter les sites de « désinformation » sur l’avortement. Une loi liberticide soutenue par la classe médiatique. Aujourd’hui, être contre l’avortement est devenu interdit, à quand le prochain délit d’opinion ?

A 10:47 Le Zapping d’I-Média

Gilbert Collard versus Laurence Ferrari. Le 22 janvier dans Punchline sur C8, le député (RBM) affirme que « l’Otan est une structure dépassée ». La journaliste lui rétorque que l’Otan nous protège contre l’ennemi. Mais quel ennemi ? Laurence Ferrari n’a pas su répondre.

Plus Belle la vie est-elle un programme de gauche ? C’est la question que s’est posé le journal Le Parisien avec un dossier consacré au feuilleton de France 3. La série prône la légalisation du cannabis, le mariage homosexuel et l’accueil des réfugiés, pourtant, le producteur de la série, Hubert Besson dément : « Plus belle la vie n’est ni de gauche ni de droite »

A 19:40 Investiture de Trump : bataille de chiffre, médias poubelles

Concours du point Godwin sur Donald Trump. Le nouveau Président des Etats-Unis est devenu le bouc-émissaire de la presse bien-pensante. Dénigrements, censures, mensonges et calomnie ; plus rien ne les arrête !

A 31:49 Les tweets de la semaine

Emmanuel Macron accusé d’avoir utilisé l’argent de Bercy pour « des frais de bouche ». Pour Jean-Yves Le Gallou, c’est l’arbre qui cache la forêt. Mieux vaudrait s’intéresser aux liens d’Emmanuel Macron avec le groupe Drahi, aux études politiques de stratégie de la société Proxem : des études dont on ne connaît pas le moyen de financement.

A 36:39 Les Décodeurs du Monde, police de la presse. Police de la presse, apôtres de la vérité. Les décodeurs du Monde vous présentent leur dernier né : « Vérificator ». L’outil juge le sérieux des sites d’informations. De quoi garantir la mainmise de leur propagande.

Etat islamique Autriche

Un réseau terroriste de l’Etat islamique démantelé en Autriche

29/01/2017 – AUTRICHE (NOVOpress) : Un vaste coup de filet, qui a mobilisé près de 800 policiers, a permis en début semaine de démanteler un réseau terroriste de l’Etat islamique en Autriche. Onze personnes ont été arrêtées, dont, selon Euronews, « trois “Autrichiens d’origine étrangère”, deux Bosniens, un Syrien, un Bulgare et un Macédonien ». Les opérations ont eu lieu à Vienne et à Graz, la deuxième ville du pays.

Or il y a deux ans et demi, c’est justement dans ces deux villes que treize recruteurs pour djihad avaient déjà été arrêtés. Apparemment, il y avait de la relève…

Selon le ministère de l’Intérieur autrichien, ce sont « environ 300 candidats au djihad [qui] ont quitté ou tenté de quitter l’Autriche pour aller combattre en Syrie et en Irak ». Cinquante en ont été empêchés in extremis, et quarante ont réussi à partir et sont morts sur place. Sur les 210 autres, 120 sont dans la nature, en Syrie, en Irak ou ailleurs, car un seul autre chiffre est connu, celui des djihadistes qui sont rentrés en Autriche. Ils sont quatre-vingt-dix…

Le prix du menteur en politique : une belle mascarade !

28/01/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Boulevard Voltaire décrypte les dessous du Prix du menteur en politique et donne la parole au seul membre de droite de ce jury qui en dénonce l’idéologie. Quasi exclusivement de gauche, il ne désigne que des personnalités de droite ou aux idées conservatrices ! Pour l’heureux élu, Robert Ménard, c’est une nouvelle preuve du décalage complet entre la gauche idéologique hors-sol et le peuple, qui pense majoritairement comme lui qu’il y a trop d’immigration.



Le prix du menteur en politique : quelle mascarade par bvoltaire

george-soros

Trump et les médias : incassable, malgré Soros

Source : OJIM – “Trump et les médias : incassable, malgré Soros”

La campagne de déstabilisation de Donald Trump se poursuit, depuis la rencontre du 13 novembre 2016 tenue à l’hôtel Mandarin de Washington entre George Soros, un groupe de donateurs, ainsi qu’un certain nombre de leaders démocrates, dont Nancy Pelosi et Elizabeth Warren.

Après avoir tout essayé pour « annuler » l’élection (manifestations, recomptages, argument russe, argument FBI, intimidation des Grands Électeurs du collège électoral, argument uromaniaque…) la campagne s’est poursuivie avec méthode, fuites des agences de renseignement à la clé, afin de dénier à l’administration Trump le droit de proclamer un mandat clair, limité par une victoire « technique » mais pas « légitime ».
Règlements de comptes

Aussitôt au pouvoir, le Président Trump inflige un carton jaune aux journalistes. Message : « à partir de maintenant, les règlements de comptes, ça va marcher dans les deux sens ».

Récapitulons :

Le 18 janvier 2017 CNN se pose la question des conséquences constitutionnelles d’un assassinat de Trump survenant le 20 janvier, jour de sa prestation de serment. Sans doute afin de rassurer le public.
Le 19 janvier, une soixantaine de parlementaires démocrates (vissés à des sièges solides) confirment leur boycott de la cérémonie, et les médias insistent sur la difficile tâche des services de sécurité.
Le vendredi 20 janvier la police arrête plus de deux cents casseurs qui ne parviennent pas à perturber le déroulement d’une cérémonie qui s’est déroulée devant quelque 700 000 personnes
Le même jour Nielsen estime le nombre de téléspectateurs de l’évènement à 31 millions.
Après son intronisation, et un discours provoquant, Trump déjeune avec les leaders parlementaires des deux partis, ainsi qu’avec des invités de marque. Ils font ensemble une ovation à Hillary Clinton.
Suivent les défilés et parades, puis un bref séjour à la Maison-Blanche, avec la presse, afin de signer quelques ordonnances, avant de participer à trois bals (les militants, les citoyens, et les militaires et anciens combattants — ce dernier en lien vidéo avec des soldats postés en Afghanistan)
La journée se termine avec deux banderilles de la presse : un tweet comparant deux photos qui laissent conclure que Trump a échoué dans sa mobilisation des masses comparativement à Obama en 2009; et un journaliste de Time Magazine annonçant que le buste de Martin Luther King a disparu du bureau présidentiel [faux], alors que celui de Winston Churchill (qu’Obama avait retiré) y est réapparu [vrai]
Le lendemain, 21 janvier, voit la manifestation d’un million de femmes à Washington, venues de tout le pays, encadrées par les stars du showbiz et du cinéma.
C’est le jour du carton jaune : Sean Spicer, porte-parole et pit-bull de la Maison Blanche, convoque la presse afin de la tancer sur son irresponsabilité dans l’affaire du buste, qu’il présente comme un brûlot racial et intentionnel, en dépit d’excuses tardives. Il en profite pour revenir sur la cérémonie inaugurale, insistant sur le fait que l’évènement a réuni le plus grand public de toute l’histoire des présidentielles.
Dans l’après-midi, Trump se rend au siège de la CIA, en compagnie de son futur directeur, Mike Pompeo, pour faire connaissance avec l’agence. Il y reçoit un accueil chaleureux de la base. Il en profite pour étriller les médias devant des agents goguenards, notamment sur la mauvaise couverture de sa cérémonie inaugurale.
Trump rebondit le lundi suivant sur un sujet neuf : le respect de ses promesses électorales. Le 23, Trump lance une journée-marathon, signant décrets et ordonnances, annule la participation américaine au Partenariat Transpacifique (TPP), rencontre à quelques heures d’intervalle les patrons des grandes entreprises industrielles et ceux des syndicats (qui avaient soutenu Clinton), tous radieux à la sortie de leurs réunions respectives.
Trump reprend ainsi dès lundi le contrôle total de la thématique de la semaine : « jobs, jobs, jobs». Puis il finit la journée avec les leaders démocrates et républicains pour lancer une nouvelle bombe, leur rappelant « en privé » (donc espérant la fuite) qu’il s’est fait « voler » le vote populaire par le vote frauduleux de 3 à 5 millions d’immigrants illégaux orchestré par les démocrates. Rappeler que c’est bien l’administration Trump qui a reçu un mandat « franc et massif » des électeurs.
Et son porte-parole Spicer de boucler la boucle le même jour dans une conférence de presse : l’auditoire de Trump lors de son intronisation a bien été phénoménal, si l’on rajoute à la participation physique et à la Télévision les suivis sur internet et YouTube.
Pour ensuite rajouter, dans sa conférence du 24 janvier, qu’une enquête sur la fraude électorale des illégaux n’est pas à exclure, « certaines études » (Pew Research) ayant montré que 14 % des votants sont illégaux. Fake news ou avertissement?

La meilleure défense c’est l’attaque

En conclusion, tel le chilien Salvador Allende il y 43 ans, Trump sait qu’il n’a pas encore gagné, c’est encore la guerre. Il entame maintenant sa 3e campagne, celle de la consolidation, garante de sa légitimité. Excellant sur Twitter, il traite la presse comme son parti d’opposition, lui faisant annoncer le 21 janvier par Spicer qu’ils ne sont plus des dieux (Spicer a ainsi commencé à casser les droits acquis de la grande presse, présentant dès le 23 de nouvelles règles du jeu qui la dilueront parmi « petits » ou provinciaux).

Mais c’est l’alliance globaliste de George Soros, liant extrême droite libérale et extrême gauche socialiste, qui préoccupe Trump. Car elle semble vraiment vouloir le « sortir », du fait de son rejet de l’ordre mondial et de son intention de ne pas être une potiche.

Pour la première fois, Fox News, donc les Murdoch, laisse passer sur ses ondes le commentaire selon lequel Soros veut faire tomber Trump, d’abord avec Newt Gingrich (reprenant le 22 janvier sur Fox News une information du NYT parue le 20), puis avec Bill O’Reilly, la star de la chaine. Ce dernier, dans ses Talking Points du 23 janvier, explique qu’il voit un effort organisé pour évincer Donald Trump, expliquant que les récentes marches des femmes et autres casseurs ont été financées par 50 groupes eux-mêmes financés par Soros à concurrence de 90 millions.

Le harcèlement continue : la constitutionalité de son élection est attaquée maintenant en justice par un groupe activiste, cependant que certains parlementaires veulent soumettre un projet de loi lui refusant l’accès à l’armement nucléaire. D’autres enfin veulent lui limiter le droit d’annuler les récentes sanctions contre la Russie.

Pamela Anderson, les migrants et la politique spectacle

28/01/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Dans une tribune publiée sur FigaroVox, Claude Nicolet revient sur le déplacement de Pamela Anderson au camp de migrants de la Linière à Grande-Synthe.
Pour l’actrice américaine qui est venue se faire photographier quelques instants en talons aiguilles devant des migrants qui n’ont rien à faire en Europe, “le problème n’est pas politique, il est humanitaire”.

Refuser de l’aborder politiquement dans son origine, c’est refuser de l’aborder dans ses fondements et sa réalité. Cette transformation est en partie le résultat de ce moralisme permanent dans lequel nous baignons depuis des années et qui nous interdit de réfléchir de manière sérieuse aux problèmes du monde. Il y a le bien et le mal, le méchant et le gentil, le bon et le mauvais. La moindre tentative de remise en cause de cette approche, de cet «objet» et vous voilà accusé de faire le jeu des populistes, de l’extrême droite. Une telle cécité, venant souvent de ceux qui se disent «progressistes» et par moment désespérante.

La crise migratoire est un problème fondamentalement politique. Le développement de l’Afrique est un problème fondamentalement politique. Les frontières de l’Europe est un problème fondamentalement politique. Les délocalisations, la désindustrialisation sont des problèmes fondamentalement politiques.

Or, Madame Anderson illustre cette volonté (peut-être à son corps défendant mais ce n’est pas le problème) d’un système global dont l’objet vise à nous rendre aveugles et à nous soumettre à un ordre (appelons ça l’ordo-libéralisme) qui va à l’encontre de la marche de notre histoire et de la promesse républicaine d’émancipation, d’égalité et de progrès social qui fait la France pour ne parler que d’elle.


Revenu universel ? – Entretien avec Eric Verhaeghe

La question du revenu universel revient souvent dans les débats de la présidentielle. L’enthousiasme ou la répulsion qu’il suscite semblent basés sur une incompréhension ou une méconnaissance de ce concept. Eric Verhaeghe, que nous avions interrogé lors de la parution de Ne t’aide pas et l’Etat t’aidera (Présent du 25 février 2016), livre où il aborde la question, nous donne quelques clés pour mieux saisir les enjeux de ce fameux revenu.

— Dans votre livre, vous écriviez que le revenu universel est « l’avenir de la Sécurité sociale ». Pouvez-vous nous rappeler les caractéristiques de ce dispositif tel que vous le concevez ?

— Il me semble qu’il existe un malentendu curieux sur le revenu universel tel qu’il est promu par certains « libéraux ». Ceux-ci veulent ajouter une sorte de nouvelle prestation sociale, dont le coût est colossal, et qui bénéficierait à tout le monde. De mon point de vue, c’est une erreur de sens : le revenu universel ne doit pas s’ajouter aux prestations sociales existantes, et en particulier à la sécurité sociale, mais il doit la remplacer. Au lieu d’ajouter 400 milliards aux près de 1 000 milliards de prélèvements publics existants, il vaut mieux transformer les 600 milliards qui financent l’offre sociale (notamment l’offre médicale) en 600 milliards d’allocation universelle qui permettraient aux Français de souscrire aux contrats d’assurance sociale de leur choix. L’utilisation de ces 600 milliards serait exclusivement réservée à la souscription de contrats de protection sociale. On évite ainsi l’effet « paresse ». Le revenu universel ne sera pas versé pour acheter des téléphones portables ou des voitures, mais pour que chacun assure sa propre protection. La mesure est éminemment responsabilisante.

— Ce n’est donc pas une incitation à ne plus travailler et à se laisser vivre – objection qu’on entend souvent ?

— Eh non, puisque l’argent n’ira pas directement dans la poche des assurés et ne pourra être utilisé pour des babioles. Il sera fléché vers la protection sociale. Simplement, au lieu de subir une sécurité sociale déresponsabilisante comme aujourd’hui (avec cette fameuse phrase qu’on entend dans le métro : « J’ai droit chaque année à X jours de congé maladie », ou cette conviction ancrée dans certaines campagnes selon laquelle la sécurité sociale doit rembourser le taxi des malades jusqu’à l’hôpital), les Français devront faire un choix individuel réfléchi pour satisfaire à leur obligation d’assurance.

— Marc de Boni, journaliste au Figaro, écrit que la proposition d’un revenu universel se situe « à la jonction de la vision marxiste et de la pensée libérale ». Cela vous paraît-il juste ?

— Il me semble que le revenu universel est d’abord une idée libérale. Les marxistes l’ont volontiers repris à cause du malentendu introduit par certains « libéraux », pour qui le revenu universel est un outil de lutte contre la pauvreté. Sous l’expression « revenu universel » coexistent deux notions distinctes : d’un côté, la vision libérale d’une redistribution égalitaire d’une partie du PIB pour que chacun soit protégé, de l’autre, une vision plus marxiste selon laquelle le revenu universel est un outil nouveau et supplémentaire de lutte contre la pauvreté.

Propos recueillis par Samuel Martin

Entretien paru dans Présent daté du 28 janvier 2017

Une ex-Femen, porte parole de Manuel Valls

27/01/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Que deviennent les ex-Femen, qui ont récemment annoncé la dissolution de leur groupe, après leurs années d’activisme ? Sans surprise, certaines se recasent au Parti Socialiste, telle Loubna Méliane, désignée par Manuel Valls comme l’une de ses huit porte parole pour la primaire socialiste de 2017.

La jeune femme, âgée de 38 ans, actuellement conseillère régionale PS d’Ile de France, s’est notamment illustrée en 2013 lors de la profanation de la cathédrale Notre Dame de Paris.

La cathophobie affichée de l’ex militante Femen ne semble donc pas gêner Manuel Valls, qui déclarait pourtant récemment « que sa laïcité n’est pas à géométrie variable ».