Pascal Eysseric : “Salvini se dit fier de sa politique migratoire”

06/02/2019 – EUROPE (NOVOpress)
Entretien sur RT France avec Pascal Eysseric, directeur de la rédaction de la revue Éléments.

Il analyse la politique migratoire de Matteo Salvini en Italie. Il pratique, selon lui, un «populisme souverainiste qui correspond à une attente du peuple italien».


[vidéo] Retour des djihadistes en France : quel dispositif ?

06/02/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Georges Malbrunot (Grand reporter), Florentin Collomp (correspondant du Figaro à Londres), Paule Gonzalès (service société du Figaro) et Pierre Avril (correspondant du Figaro à Moscou) décryptent le projet de rapatriement des djihadistes français.


La politique nataliste ambitieuse d’Orban pour remédier au déclin démographique hongrois

06/02/2019 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Viktor Orban nous montre un exemple de mesures pour augmenter la natalité de son pays sans avoir recours à l’immigration ! Ainsi, la Hongrie met en place la gratuité des crèches, ainsi qu’une prime à la construction de leurs maisons pour les couples qui s’engagent à avoir des enfants.

De cette façon, un couple peut s’engager à avoir trois enfants en dix ans afin de toucher la prime d’état maximale.

Pour le secrétaire d’État hongrois à la Famille, « En Hongrie, nous pensons que l’immigration ne devrait pas être une solution aux défis démographiques. […] Il s’agit de notre avenir, nous demeurons des Hongrois en Hongrie ou nous cessons d’exister ».

La Macronie, entre complotisme et censure, par Ivan Rioufol

Emmanuel Macron ne se résout pas à écouter la colère populaire. D’autant qu’elle se focalise de plus en plus sur sa propre personne. “C’est une crise qui vient de loin“, a coutume d’expliquer le chef de l’Etat, comme pour s’exonérer de sa responsabilité. Il veut aussi croire que la grogne est manipulée par les réseaux sociaux, qui eux-mêmes seraient instrumentalisés par des mains étrangères invisibles. Le complotisme a gagné le chef de l’Etat quand ce dernier, jeudi face à quelques journalistes, laisse comprendre qu’il voit une instrumentalisation de la Russie de Poutine et de ses chaînes françaises derrière la frange la plus radicalisée des Gilets jaunes. Le 8 janvier, Marlène Schiappa s’était également interrogée : “Qui finance les casseurs ? Des puissances étrangères ? La question n’est pas incongrue, eu égard aux positions de responsables italiens.” La secrétaire d’Etat avait demandé, en vain, la divulgation de l’identité des donneurs de la cagnotte ouverte en soutien au boxeur Christophe Dellinger, qui s’était acharné sur un policier à terre.

En réalité, le pouvoir laisse voir un affolement qui lui fait lancer des soupçons à la volée. La Macronie aux abois ne jure plus que contre les “fake news” et les “infox”, sans se rendre compte qu’elle-même alimente la machine à fantasmes et à désinformations. Qui a parlé, à propos des Gilets jaunes, de “foule haineuse” ou de “peste brune” sinon le président et son entourage ? : des termes injurieux affiliés aux propagandes manichéennes des régimes autoritaires. L’anti-macronisme ne se réduit évidemment pas à ces caricatures. L’enferment du pouvoir, en dépit du grand débat, n’aboutira qu’à radicaliser davantage ceux qui réclament leur place dans un système politique et social actuellement asphyxié.

Le complotisme d’Etat pourrait à la rigueur faire sourire s’il ne s’accompagnait d’une volonté gouvernementale de reprendre en main une information qui lui échappe. Il y a près d‘un an, la ministre de la Culture d’alors, Françoise Nyssen, avait confié aux chaines publiques une mission de “décryptage des fausses nouvelles” en leur assignant comme objectif de “changer les mentalités sur le terrain”. Depuis, la loi anti fake-news est venue également alourdir les menaces sur la liberté d’expression en confiant à un juge le soin de dire si une information est vraie ou non. Récemment, le nouveau ministre de la Communication, Franck Riester, a annoncé le renforcement des pouvoirs du Conseil supérieur de l’audiovisuel, le gendarme de la pensée sur les radios et les télévisions.

Est envisagée également la création d’une “instance de déontologie” de la presse. Et jeudi, Macron lui-même a évoqué l’idée d’installer l’Etat au cœur même de la fabrique de l’information, comme seule sans doute la Corée du nord ose encore le faire. Il a déclaré, en effet : “Le bien public, c’est l’information (…) Il faut s’assurer qu’elle est neutre, financer des structures qui assurent la neutralité. Que pour cette part-là, la vérification de l’information, il y ait une forme de subvention publique assumée, avec des garants qui soient des journalistes (…)“. Oui, le président envisage de faire prendre en charge par l’Etat certains journalistes à qui il serait demandé d’assurer une information propre, officielle, labellisée, certifiée conforme. Une information sous surveillance de la censure…

Ivan Rioufol

Texte daté du 4 février 2019 et repris du blog d’Ivan Rioufol

La perspective d’un référendum enflamme la classe politique et médiatique

05/02/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Le 31 janvier dernier, Emmanuel Macron confirmait devant quelques journalistes qu’il recevait, que l’hypothèse était « sur la table ». Il ne « l’exclut pas ». Mais c’est l’article du JDD publié le 2 février qui a relancé la question, annonçant que Macron serait prêt à organiser ce référendum le 26 mai, le même jour que les élections européennes. Pour étayer cette hypothèse, des preuves tangibles, puisque le bureau des élections au ministère de l’Intérieur, chargé de l’organisation des scrutins, vient d’effectuer une précommande de papier auprès des imprimeurs et papetiers pour être prêt le jour J.

Politiquement, un référendum réussi lui permettrait de gagner de l’élan

Le Rassemblement national, actuellement en bonne voie pour les européennes, fustige ce qu’il considère comme une manœuvre politicienne, à l’heure des Gilets jaunes et de l’impopularité croissante du président. Thierry Mariani, troisième de la liste du RN pour le scrutin européen, redoute ainsi la tenue d’un référendum « approbatoire. […] Ce serait une nouvelle forme de référendum où vous ne posez que des questions où vous êtes sûr que les Français sont d’accord. Par exemple, voulez-vous moins de députés, voulez-vous des quotas d’immigration ? », échappatoire politique idéale pour Emmanuel Macron.

Le gouvernement d’Orbán boycotte le Parlement européen, par Olivier Bault

Enième débat sur la Hongrie au Parlement européen mercredi dernier. Le gouvernement hongrois avait cette fois refusé d’y participer. Et pour cause, les reproches adressés à Budapest par les députés des groupes de gauche et de la fausse droite sont les mêmes que depuis huit ans alors que les électeurs hongrois ont déjà eu l’occasion de faire connaître leur propre opinion majoritaire dans les urnes en reconduisant Viktor Orbán en 2014 et 2018 (49 % des voix pour la coalition Fidesz-KDNP aux élections d’avril 2018).

L’autre raison du boycott du gouvernement d’Orbán était l’intervention du premier vice-président de la Commission, le travailliste néerlandais Frans Timmermans dont le parti a en revanche été durement sanctionné aux dernières élections législatives dans son pays, avec seulement 5,7 % des voix contre 24,8 % en 2012. Ne pouvant plus espérer se faire élire chez lui, reste à M. Timmermans l’espoir d’une nomination au poste de président de la prochaine commission. Selon le mécanisme du Spitzenkandidat non prévu dans les traités mais inauguré pour la nomination de Jean-Claude Juncker en 2014, le Parlement européen propose au Conseil européen son candidat à ce poste, et M. Timmermans est le candidat proposé par le groupe socialiste. La Hongrie, comme la Pologne, reproche au vice-président de la Commission chargée de l’amélioration de la législation, des relations interinstitutionnelles, de l’Etat de droit et de la charte des droits fondamentaux de mener sa campagne politique sur son dos.

Pendant la discussion de mercredi au Parlement européen, le Néerlandais a en effet à nouveau lancé ses accusations, toujours populaires auprès de la majorité des députés au Parlement européen qui supportent mal les gouvernements conservateurs, d’atteintes aux droits fondamentaux en Hongrie, de mauvais traitements à l’égard des Roms, de violation de l’indépendance du système judiciaire, d’influence excessive du gouvernement sur les médias, etc.

La Commission a d’ailleurs lancé une procédure contre la Hongrie qui devrait bientôt aboutir devant la Cour de justice de l’UE à propos des fameuses lois « anti-Soros » adoptées l’année dernière afin de lutter contre ces ONG qui favorisent l’immigration illégale.

Commission et députés ont appelé les Etats membres à se saisir de la procédure de sanctions contre la Hongrie lancée en septembre dernier par le Parlement européen, ce que les gouvernements nationaux ne sont pas pressés de faire. Il est vrai que pour lancer cette procédure sans disposer de la majorité des deux tiers prévue dans les traités, la présidence du Parlement avait choisi, en toute illégalité, de ne pas compter les abstentions. Quand on veut faire respecter l’Etat de droit chez les autres, il faut commencer par soi-même !

Pour le gouvernement hongrois, les vraies motivations de ce énième « débat » sont ailleurs. Il s’agit de maintenir les pressions sur un pays qui refuse d’ouvrir ses frontières à l’immigration. Zoltán Kovács, secrétaire d’Etat pour les communications et les relations internationales, l’a exprimé très clairement : « la gauche et les partisans d’une politique d’immigration libérale » ont « kidnappé » les institutions européennes, et le débat de mercredi est « de toute évidence une campagne politique ».

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 1er février 2019

L’épouse du boxeur Christophe Dettinger témoigne : “Si mon mari a réagi comme ça, c’est qu’il a vu une femme matraquée au sol”

05/02/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Discrète depuis l’incarcération de son mari, Christophe Dettinger, le boxeur accusé d’avoir frappé deux gendarmes lors d’une manifestation des “gilets jaunes”, Karine Dettinger est revenue sur l’affaire, lundi 4 février, devant la caméra de France 3.

Si mon mari réagit comme cela, c’est qu’il a vu une injustice devant lui, une femme matraquée au sol“, explique-t-elle, après avoir précisé qu’elle ne cautionnait pas son geste. Karine Dettinger révèle également que son mari a voulu être gendarme, un élément versé au dossier par l’avocate du boxeur.

Il n’a pas tapé l’uniforme, il n’a rien contre la police. Il a voulu être gendarme réserviste” Karine Dettinger à France 3

Ce sont les propos d’Emmanuel Macron qui l’ont poussé à s’exprimer. “C’est humiliant, complètement humiliant. Mon mari a fait des études, il est responsable, il travaille, on paye nos impôts, on est Français, on est des citoyens honnêtes et on nous rabaisse“, déplore-t-elle.


Les 5 points faibles d’Emmanuel Macron – Jérôme Barbet (Les Identitaires)

L’élection d’Emmanuel Macron a engendré un profond bouleversement du paysage politique traditionnel. Bien que bénéficiant du soutien de la quasi totalité des médias lors de sa campagne, le Président de la République s’est rapidement effondré dans les sondages. Malgré les éloges dithyrambiques de nombre d’éditorialistes, un divorce irrémédiable semble s’être produit avec le peuple français. Comment expliquer cette fracture ?

1. Un Président mal élu

La base électorale d’Emmanuel Macron est fragile. C’est le paradoxe de son élection à la présidence de la République. Il a certes obtenu 66 % des voix au second tour, mais c’est une victoire en trompe-l’œil. Car l’essentiel des suffrages qui se sont portés sur sa candidature procédaient d’un rejet de Marine Le Pen et non d’une adhésion à son projet. Il avait d’ailleurs recueilli seulement 17 % des voix des inscrits au premier tour. Plus de 8 Français sur 10 n’ont donc pas voté pour Emmanuel Macron. C’est le score le plus faible depuis 15 ans.

2. L’élection de 2017 : la grande méprise

Macron a été élu sur un malentendu. En se présentant comme « hors-système » (voire « anti-système »…) grâce à la complicité active des médias, il a fait croire aux Français qu’il allait rompre avec les 40 années de blocages, de léthargie et de pusillanimité. C’est aussi pour cette raison qu’il a été aussi long à dévoiler son programme, misant tout sur son image (jeune, séduisant et hors partis). Les électeurs ont cru qu’ils se débarrassaient de l’UMP et du PS alors qu’ils en ont propulsé la pire synthèse. Ils s’en sont très vite aperçus.

3. Une stratégie dangereuse

Notre système politique, comme toutes les démocraties européennes et occidentales, repose sur l’alternance. Macron a réussi à capitaliser sur la lassitude de ce match truqué (un coup on vote PS, un autre UMP, les deux partis faisant sensiblement la même politique) mais n’a fait que gagner du temps. Il essaye d’instaurer un nouveau clivage qui l’opposerait au RN en espérant bénéficier du même rejet de Marine Le Pen. Le jeu est dangereux. Tout système démocratique a besoin d’une alternance. En installant un duel avec le principal parti défendant des choix politiques « identitaires », il participe aussi à le légitimer. Il indique ainsi pour qui voter en cas d’insatisfaction de son mandat.

4. Un renouvellement mal maîtrisé

Pour donner corps à sa volonté de « rupture », Macron a souhaité renouveler la classe politique en balayant les vieux députés de l’UMP et du PS. Pour les élections législatives, il a ainsi donné l’investiture de son parti à de nombreux candidats issus de la société civile. Là encore, ce fut une victoire à la Pyrrhus. La République En Marche a certes obtenu la majorité absolue mais avec deux handicaps majeurs : une abstention record et des députés inexpérimentés. Ce cocktail explosif a affaibli considérablement le concept de « démocratie représentative », coupant encore un peu plus les élus du peuple. Avec le mouvement persistant des Gilets jaunes, nous sommes dorénavant au bord de la crise de régime.

5. Les contradictions de la Macronie

Enfin, tout le narratif de la macronie consiste à présenter une alternative implacable entre le Président d’une part, qui serait l’incarnation de la République et le sauveur de la démocratie et, d’autre part, les populistes, c’est-à-dire les partisans de l’arrêt de l’immigration et de l’enracinement. La mobilisation des Gilets jaunes a permis de mettre à jour ces contradictions. Leur première revendication est le référendum d’initiative populaire, soit la mise en place du procédé le plus démocratique. Et bien évidemment, le gouvernement ne veut pas en entendre parler, considérant à raison qu’un tel outil serait susceptible de détricoter toute ses mesures. De même, si l’on en croit les sondages qui vont systématiquement dans le même sens, l’arrêt de l’invasion migratoire ne serait qu’une formalité. Cela participerait aussi à inverser le récit des macronistes et rétablir la vérité : qui sont vraiment les défenseurs du peuple ? Qui sont les hypocrites et les menteurs ?

Jérôme Barbet

Texte repris du site de : Les Identitaires

Sordide : pour obtenir des papiers, un migrant algérien reconnaît un enfant contre 4.000 euros

04/02/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Un Algérien a été condamné par le tribunal d’instance de Denain, dans le Nord, pour des faits particulièrement sordides, rapporte le journal La Voix du Nord de vendredi.

En situation irrégulière, Abdelhakim D. résidait en France depuis plusieurs années. Pour tenter de régulariser sa situation, l’homme a proposé un marché à une mère célibataire en difficulté financière.

Il lui a ainsi offert de reconnaître son fils contre la somme de 4.000 euros, un geste qui lui permettait d’obtenir le titre de séjour tant convoité. Quelques semaines plus tard, la Denaisienne a dénoncé les faits auprès de la police.


Gilets jaunes : d’où vient le “Ahou !” des manifestants ?

04/02/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Depuis le début du mouvement des « gilets jaunes », vous avez peut-être déjà entendu ce cri : « Ahou ! Ahou ! ».

Le cri vient évidemment du film 300, qui raconte la légende des guerriers spartiates de l’Antiquité grecque. Des mouvements politiques – comme Génération identitaire – aux stades de football, le « Ahou ! » a depuis été repris un peu partout et sert maintenant à montrer la cohésion d’un groupe.


Gilets jaunes XIIe samedi de manifestation

04/02/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
La douzième samedi de manifestation des Gilets jaunes était sous le signe d’hommage aux victimes de la répression policière. Malgré la minimisation du nombre de participants par les médias dominants le mouvement ne s’essouffle pas.

L’exécutif dégaine une loi anticasseur

Dans la soirée de 30 janvier les députés ont donné le feu vert à la loi controversée dite anticasseur. L’arsenal juridique de la loi comprend des interdictions de manifester préalables qui peuvent être prononcées par le préfet à l’encontre des individus représentant une menace d’une particulière gravité pour l’ordre public. En cas de manquement à ces interdictions la personne contrevenante risque une peine de six mois d’emprisonnement et 7500 €. Des critères objectifs ont été ajoutés à ce dispositif, à savoir la personne devra avoir commis de atteintes graves à l’intégrité physique des personnes ainsi que des dommages important aux biens. Ainsi à la lecture du texte l’intention de l’auteur n’est pas sanctionnée.

Une loi faite sur mesure pour entraver le droit de manifester.

Vous avez dit Vichy

Les réactions des députés de l’opposition n’ont pas tardé à riposter ; pour le député centriste Charles de Courson qui a presque atteint le point Godwin, « On se croit revenu sous les régime de Vichy », le PS dénonce « les lettres de cachet », une loi de circonstance selon le PCF. Le Rassemblement national s’est également opposé au texte qui assimile les manifestants qui exercent un droit constitutionnel et des hooligans interdits de stade.

Eric Ciotti, (Les Républicains), a défendu un texte opportun et pertinent qui « va faire progresser la sécurité de nos concitoyens, des forces de l’ordre et des manifestants ». Il faudrait le rappeler aux nombreuses victimes de LBD, plus connu comme Flash-Ball.

Médias en Europe de l’est : George Soros veut racheter des stations de radio en Pologne

Dans le grand jeu de dominos des médias, nous vous avions présenté le rachat discret mais constant par des intérêts américains étroitement liés à la CIA d’une bonne partie des médias dans les Balkans. En même temps, le Tchèque Daniel Kretinsky rachetait une partie des parts de Mathieu Pigasse dans le groupe Le Monde, l’hebdomadaire Marianne et certains actifs du groupe Lagardère dont des radios en Pologne. Ce sont ces dernières qui pourraient changer de mains.

Cinq stations de radios en vente

Le groupe polonais Eurozet, propriétaire de plusieurs stations de radio (Radio Zet, Chillizet, Antyradio, Meloradio et Radio Plus) ainsi que d’un studio de production de radio et de télévision, avait été racheté par le Tchèque Czech Media Invest au Français Lagardère au printemps 2018, dans le cadre d’une transaction qui englobait encore des stations de radio en Tchéquie, en Slovaquie et en Roumanie. Le groupe tchèque de Daniel Křetínský n’aura attendu que quelques mois pour mettre en vente son acquisition polonaise. Le gouvernement polonais espérait que cette vente serait l’occasion de « repoloniser » un peu les médias polonais, qui sont aujourd’hui majoritairement entre des mains étrangères, mais il n’est pas sûr que ce soit le cas.

Quatre acheteurs potentiels dont Soros

Trois acheteurs potentiels sont polonais. D’abord l’homme d’affaires Zbigniew Jakubas. Puis le groupe médiatique PMPG Polskie Media, propriétaire des hebdomadaires Do Rzeczy (libéral-conservateur) et Wprost (à la ligne éditoriale plus difficile à définir). Et enfin le groupe médiatique Fratria, propriétaire de plusieurs sites d’informations (dont le très populaire wPolityce.pl), de deux hebdomadaires (Sieci et ABC) et d’une télévision émettant sur Internet et sur le câble (wPolsce.pl) – des médias conservateurs ouvertement favorables au PiS. Mais depuis le 25 janvier 2019, un autre concurrent est en lice, plus inquiétant pour le gouvernement de Mateusz Morawiecki alors que les médias qui lui sont hostiles dominent déjà assez largement dans le paysage médiatique polonais.

Ce concurrent, c’est George Soros par l’intermédiaire de la société tchèque SFS Ventures dont l’actionnaire minoritaire (avec 24 % des parts) est la société américaine Salvatorska Ventures LCC appartenant au fonds d’investissement sorosien Media Development Investment Fund (MDIF). MDIF avait déjà acquis en 2016 un peu plus de 11 % des parts du groupe médiatique polonais Agora propriétaire, entre autres médias, de la radio Tok FM et du quotidien Gazeta Wyborcza, deux médias libéraux-libertaires férocement anti-PiS et mis en difficulté après le retrait par le gouvernement de Beata Szydło (Pis) du soutien massif dont ils bénéficiaient (notamment Gazeta Wyborcza) de la part des gouvernements de Donald Tusk puis d’Ewa Kopacz, principalement sous forme de publicités et d’abonnements des administrations.

Soros et le soutien de la Commission Européenne

Aujourd’hui SFS Ventures propose de racheter le groupe polonais Eurozet en partenariat avec Agora, qui acquerrait 40 % des parts contre 60 % pour SFS Ventures. De cette manière, le fonds d’investissement dans les médias de George Soros, présent dans le capital des deux sociétés, étendrait son influence en Pologne, ce qui n’est bien entendu pas du goût du gouvernement du PiS déjà attaqué par les nombreuses ONG de la nébuleuse sorosienne. Ajoutons aussi que le journal Gazeta Wyborcza bénéficie désormais pour attaquer le PiS (qu’il soit dans l’opposition ou au gouvernement) d’un soutien financier de la Commission européenne, elle-même en très bon rapport avec Soros, grâce à des articles payés par Euractiv.

À l’inverse, le groupe Fratria aurait bénéficié, selon Gazeta Wyborcza qui se réfère à une information de Wirtualnemedia.pl, pour financer le rachat d’Eurozet, d’un crédit de 51 millions d’euros de la part de la banque publique Pekao SA, un crédit que le journal met sur le compte du soutien du PiS.

C’est toutefois à Czech Media Invest de Daniel Kretinsky que reviendra le dernier mot, sans doute en faisant monter les enchères.

Influence étrangère ou capitaux polonais ?

Plusieurs représentants du parti au pouvoir ont exprimé leur avis négatif sur la tentative de George Soros d’accroître son influence dans les médias polonais. Pour la présidente de la commission de la Diète en charge de la culture et des médias, la vente d’Eurozet à Agora et à SFS Ventures sera un coup porté au pluralisme des médias en Pologne et est dangereuse pour le marché des médias et le débat public. Selon la porte-parole du PiS, le parti « Droit et Justice et Jarosław Kaczyński considèrent que l’État doit tout faire pour que les spéculateurs boursiers n’accroissent pas leur influence sur le marché des médias ». L’objectif de la Pologne est au contraire « d’accroître la part des capitaux polonais et de défendre le pluralisme ».

Un secrétaire d’État du ministère de la Culture et du Patrimoine national a toutefois expliqué que le gouvernement polonais ne dispose pas d’instruments lui permettant de s’opposer à l’expansion de George Soros dans les médias. Il avait été question d’une loi de déconcentration des médias, mais le projet a pour le moment été abandonné, sans doute pour éviter d’ouvrir un nouveau conflit avec Bruxelles. Le sujet reviendra probablement sur le devant de la scène si le PiS parvient à reconduire sa majorité au parlement aux élections législatives de l’automne prochain. En attendant, seule l’autorité de la concurrence et des consommateurs (UOKiK) pourrait intervenir contre l’offre sorosienne, mais uniquement si ce rachat d’Eurozet par les sociétés dont son fonds MDIF est actionnaire conduirait à une situation de domination excessive sur le marché, ce qui n’est apparemment pas le cas. Le budget de la fondation Soros Open Society était d’un milliard de dollars en 2018 comme nous vous le disions ici. Le budget 2019 ne devrait pas être inférieur, de quoi faire quelques emplettes en Pologne et ailleurs.

Article repris du site de l’OJIM

Gilets jaunes : les mutilés prennent la parole

04/02/2019 – FRANCE (NOVOpress)
En pleine polémique sur les LBD (lanceurs de balle de défense) utilisés par les forces de l’ordre, les Gilets jaunes ont donc défilé samedi dernier pour “une grande marche des blessés” à Paris contre les violences policières.

Peu avant midi, ils étaient plusieurs centaines rassemblés place Félix Eboué à Paris (12e) derrière une banderole réclamant l’interdiction des grenades et des LBD, et un kaléidoscope montrant des visages tuméfiés.

Figure du mouvement et gravement blessé à l’œil la semaine dernière, Jérôme Rodrigues était acclamé et applaudi par des manifestants.


Vu sur Twitter

Pourquoi les «gilets jaunes» haïssent à ce point Emmanuel Macron

Publié le

Contre les « casseurs », la fin justifie-t-elle les moyens ? Interdiction de manifester et fichages abusifs sont à craindre

L’interdiction de manifester envisagée par la proposition de loi anti-casseurs et l’information du Canard enchaîné sur de potentiels fichages abusifs de manifestants ordonnés par le parquet, interrogent sur les libertés que s’octroie la Macronie.

Pour tenter de rester au pouvoir, le haut-fonctionnaire Emmanuel Macron et la Macronie disposent désormais de deux outils.

Tout d’abord, considérant comme incontournable l’exécution de la feuille de route qui leur a été fixée, c’est à dire la destruction la plus rapide possible de l’État-providence français et l’arrimage définitif à l’ordo-libéralisme allemand, les macronistes considèrent que la fin justifie les moyens. La violence, sans précédent depuis la guerre d’Algérie, des répressions policières et judiciaires contre le mouvement des gilets jaunes en est la traduction. Le bilan des violences physiques est catastrophique, celui des violences judiciaires, même si on en parle peu, ne l’est pas moins.

Le deuxième outil est la servilité apparente de la justice. Depuis l’élection pour le moins surprenante qui a porté Emmanuel Macron à la présidence, la justice pénale s’est complètement déconsidérée, accordant à la Macronie une impunité choquante et obéissant visiblement aux exigences des places Vendôme et Beauvau. Les milliers d’arrestations dont certaines préventives (!), les poursuites souvent absurdes, les procédures violées, les incriminations fantaisistes et la dureté des peines, semblent montrer que parquets et juges du siège confondus exécutent avec zèle les ordres de l’exécutif. Et naturellement, les organisations syndicales de magistrats sont muettes, ainsi d’ailleurs que les grandes âmes, professeurs de morale, universitaires, signeurs de pétition, docteurs de la gauche culturelle, tous sont atteints d’une sévère extinction de voix.

Fiché « même lorsque les faits ne sont pas constitués »

Deux petits exemples très récents témoignent de l’ampleur du mal. Tout d’abord l’information du Canard enchaîné sur les instructions données par la hiérarchie du parquet de Paris à propos des arrestations de manifestants. Il y a d’abord la consigne pour les personnes arrêtées de « maintenir l’inscription au TAJ (Traitement des Antécédents Judiciaires) même lorsque les faits ne sont pas constitués ». Pardon ? Mais cette inscription en dehors de toute justification dans un fichier de police est strictement illégale. Et c’est le parquet de Paris qui l’ordonne ? Manifestement, il n’est pas gêné et insiste pour que ce fichage soit effectué même si les faits sont « ténus ou si une irrégularité de procédure a été constatée ». Ben voyons ! Parce que ça peut toujours servir ?

Toujours soucieux du respect de la loi, le parquet de Paris poursuit en demandant de « ne lever les gardes à vue que le samedi soir ou le dimanche matin afin que les intéressés ne grossissent à nouveau les rangs des fauteurs de troubles ». Interrogé, le porte-parole de ce même parquet précise : « Ne laissez pas penser que le parquet de Paris prolonge les gardes à vue des gens qui n’ont rien fait. » Ben si, mon gars, c’est exactement ça. Ce qui est un peu ennuyeux, c’est que dans le Code pénal, ça porte un nom : la séquestration arbitraire. Infraction prévue et réprimée par l’article 224-1 que l’on va se faire un plaisir de citer : « Le fait, sans ordre des autorités constituées et hors les cas prévus par la loi, d’arrêter, d’enlever, de détenir ou de séquestrer une personne, est puni de vingt ans de réclusion criminelle. » Deux petites observations : en-deçà de sept jours de détention arbitraire cela cesse d’être un crime pour redevenir un délit (5 ans, 75 000 €). Ensuite ce ne sont pas les policiers qui sont visés mais bien ceux qui donnent des ordres aussi manifestement illégaux, c’est-à-dire le patron du parquet de Paris et les magistrats qui ont relayé ses ordres. Ce qui est quand même assez ennuyeux lorsque l’on lit l’article 432–4 du Code pénal, qui incrimine précisément les atteintes à la liberté individuelle commise par les dépositaires de l’autorité publique, ce que sont les magistrats du parquet. On citera pour la forme l’article 5 de la CEDH qui définit cette liberté individuelle d’aller et venir.

On va me dire que je pinaille. C’est à tort. Le parquet, autorité de poursuite, a la mission constitutionnelle de veiller au respect de la loi et de saisir la justice si elle est violée. S’il commençait par la violer lui-même, sa légitimité volerait en éclats. On va me dire aussi que les personnes arbitrairement séquestrées pourraient saisir la justice d’une plainte fondée sur les articles du Code pénal cités. Excellente idée ! La plainte devrait être adressée au procureur du tribunal de grande instance de Paris, sous l’autorité duquel ces consignes ont été données. On imagine sa célérité.

L’interdiction de manifester au menu de la loi anti-casseurs

Après avoir dit du mal des magistrats du parquet de Paris, retournons nous maintenant vers les parlementaires LREM, qui s’apprêtent à adopter une énième loi anti-casseurs. Ces textes qui abîment jour après jour les libertés publiques dans notre pays. On notera d’ailleurs qu’il s’agit d’un texte proposé par les Républicains (LR) qui méritent un ban pour cette démonstration de leur caractère indécrottable.

L’ensemble de ce texte est profondément liberticide, mais il y a un article qui sort du lot. Il s’agit de l’article qui donne le pouvoir au préfet d’interdire à des citoyens de manifester pour une durée pouvant aller jusqu’à un mois et éventuellement sur la totalité du territoire national. Un certain nombre d’esprits libres, toutes tendances confondues, se sont élevés contre cet arbitraire qui n’avance même pas masqué. Le droit de manifester est une liberté protégée par la Constitution. Ce pouvoir d’en interdire l’exercice a priori donné au pouvoir exécutif est inconstitutionnel. Il est également inconventionnel car contraire à la Convention européenne des Droits de l’Homme signée par la France. Il peut exister des abus du droit de manifester mais, comme pour la liberté d’expression, le contrôle se fait a posteriori. Ensuite, cette interdiction personnelle de manifester est une sanction et, dans un pays démocratique et civilisé, toute sanction doit être prononcée par un juge. Le fait qu’elle le soit par une autorité exécutive est le critère même de l’arbitraire. Et que l’on ne vienne pas prendre l’exemple des supporters interdits de stade, cela n’a rien à voir avec la liberté constitutionnelle de manifester, mais avec le droit d’aller dans un lieu privé pour une manifestation privée où l’organisateur ne souhaite pas votre présence.

Juges et parti

Trois juges sont concernés par ce que l’on peut qualifier de loi scélérate et par son application. Le juge constitutionnel d’abord, à qui elle sera probablement soumise ; le juge administratif ensuite ; et le juge pénal enfin car cette loi comprendra un volet pénal. Le Conseil constitutionnel présidé par Laurent Fabius, en totale connivence idéologique avec le macronisme, n’y verra probablement aucun inconvénient, comme il l’a fait avec la loi fake news. Le juge administratif, lui, pourra être saisi d’un référé-liberté pour contester une interdiction notifiée par un préfet : je connais parfaitement ces procédures pour les avoir pratiquées et je peux témoigner de la quasi impossibilité pour le simple citoyen de se lancer dans ce genre d’aventure. Ensuite, le juge administratif devra appliquer la loi telle qu’elle est, et donc examiner en urgence la valeur des critères utilisés par le préfet dans un débat contradictoire où l’État sera présent. On peut d’ailleurs craindre une objectivité très relative de ce type de juge, souvent passé par les mêmes écoles que les hommes et les femmes au pouvoir. Enfin, le juge pénal, pour ceux qui auront ignoré l’interdiction (six mois de prison et 7500 € d’amende).

J’avais récemment au téléphone un ami, électeur fidèle du PS, à qui j’expliquais le caractère très inquiétant de toutes ces dérives, et qui me répondit : « J’ai été sur un rond-point, il n’y avait que des beaufs. Il est normal que l’État se protège contre eux y compris avec ces moyens. Et s’il y a des illégalités comme tu dis, ils n’ont qu’à saisir le juge… » Excellente idée.

J’ai raccroché.

Régis de Castelnau

Texte repris du site Causeur

Bébé sur internet : le marché clandestin de la GPA

01/02/2019 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
La GPA (gestation pour autrui) est interdite en France et punie par la loi.

Pourtant des dizaines de couples y ont recours en toute illégalité. Une équipe de France 2 a mené l’enquête pour “Envoyé Spécial”.