Les terroristes, déséquilibrés… climatiques, par Guy Rouvrais

On a remarqué que, dans son discours devant le Congrès l’autre semaine, le chef de l’Etat a brièvement évoqué le « terrorisme » qui nous frappe sans préciser que celui-là est « islamique », s’inscrivant ainsi par cette abstention dans la continuité de son prédécesseur. C’est que, dans « islamique » il y a islam ce qui est désagréable quand on ne cesse de professer contre l’évidence qu’il n’y a aucun rapport entre l’adjectif et le substantif. S’il n’y a aucun lien entre eux quelle est l’origine de ce terrorisme-là et comment alors « l’éradiquer » comme le dit Emmanuel Macron ? Il y a ceux qui voient dans le terrorisme l’expression du « malaise » des banlieues et qui serait donc soluble dans l’action sociale, d’autres désignent le Moyen-Orient et le conflit israélo-palestinien ou encore le déséquilibre Nord-Sud, etc. Tout est bon qui exempte l’islam !

Il appartenait à notre nouveau président d’ouvrir une nouvelle perspective en ces termes lors du G20 : « On ne peut pas prétendre lutter efficacement contre le terrorisme, si on n’a pas une action résolue contre le réchauffement climatique. » Celle-là, on ne nous l’avait encore pas faite !

Cette singulière et époustouflante persuasion explique le peu d’initiatives nouvelles du ministre de l’Intérieur, comme de son collègue de la Défense, pour renforcer notre arsenal contre la terreur islamiste : celui qui en a la charge est en réalité… Nicolas Hulot, le ministre de l’écologie ! Le plan de lutte contre le terrorisme se confond donc avec son « plan climat » pour la transition énergétique présenté la semaine dernière. Grâce à lui, le réchauffement de la planète baissera de 1,5 degré en… 2040, on arrivera ainsi à une « neutralité carbone » en 2050. D’ici là, selon Macron, on ne pourra donc pas « lutter efficacement contre le terrorisme » qui a encore devant lui quelques belles décennies pour répandre le sang et la mort d’innocents.

Quand le président se prend pour Jupiter, De Gaulle ou Jeanne d’Arc, on sourit de cette puérile mégalomanie, mais quand il profère de telles énormités, on ne sourit plus, on tremble. Avoir un chef des Armées qui veut faire reculer le terrorisme en multipliant les éoliennes et les panneaux solaires est pour le moins inquiétant. Pour justifier cette prise de position déroutante, il assure que « tout est lié », tout est dans tout et réciproquement, donc « le terrorisme et le climat » et même bien au-delà : « les grands déséquilibres de notre monde, ceux que nous sommes en train de vivre, sont liés au déséquilibre climatique ». C’est sans doute pour cela qu’on veut faire passer les terroristes pour des déséquilibrés, un déséquilibre en appelant un autre…

Sur le terrorisme islamique et son rapport à l’écologie, nous inverserions plutôt la formule macronienne en affirmant que rien ne sert de lutter contre le réchauffement climatique si l’on n’a pas une action résolue contre le terrorisme. A quoi bon en effet respirer un air purifié de CO2 sur une planète « propre » si c’est pour s’y faire égorger par les tueurs djihadistes ? A quoi bon laisser à nos enfants une Terre à bonne température si c’est pour qu’ils y survivent sous la loi islamique ?

Guy Rouvrais

Article publié par Présent daté du 11 juillet 2017

Renaud Camus : « Si le remplacement n’est pas grand, qu’est-ce qu’il leur faut ? »

Renaud Camus, dans un entretien accordé aux Dernières Nouvelles d’Alsace, l’archevêque de Strasbourg a évoqué le « grand remplacement » et « la fécondité des musulmans ». Y aurait-il une prise de conscience de l’Église de France sur ce sujet ?

Vous ne savez pas à quel point j’aimerais le croire ! Hélas, un archevêque ne fait pas le printemps. La nouvelle m’a beaucoup réjoui, vous l’imaginez bien. Mais de là à penser que l’Église de France va prendre ses distances envers la pensée chaque jour plus affirmée du pape, et chaque jour plus « remplaciste », si vous voulez bien me permettre de rester dans ma propre terminologie…

Cette terminologie, en l’occurrence, et ce mot de remplaciste, et le remplacisme en général, ont l’avantage de mettre le doigt sur une contradiction morale, spirituelle et presque théologique où l’attitude actuelle de l’Église enferme le catholicisme, ou peut-être plus exactement le christianisme, car la nuance entre les deux termes me semble de plus en plus marquée, et François se montre plus chrétien que catholique, à mon avis. Mais même en disant chrétien, comment une pensée chrétienne peut-elle s’accommoder de l’homme remplaçable, interchangeable, délocalisable à merci ? Le message du Christ et la doctrine chrétienne ne proclament-ils pas que chaque homme est unique, irremplaçable, et n’érigent-ils pas ces qualités en idéal éthique ? L’Évangile est d’accord avec Les Nourritures terrestres, sur ce point (et sur quelques autres). Le pape ferait bien de considérer ses alliés, dans cette affaire : il a dans son camp toutes les institutions, toute la finance, tous les pouvoirs, tous ceux qui ont intérêt à faire de l’homme un produit comme un autre, à confondre le producteur, le consommateur et le produit, à chosifier le vivant, à accélérer et simplifier, normaliser, la production et la circulation de la Matière Humaine Indifférenciée (MHI). Il ne peut pas vouloir cela.

Les écologistes sont antiremplacistes pour les choses mais remplacistes pour les hommes. C’est une contradiction insurmontable. Or, l’Église est dans une contradiction assez semblable : comment pourrait-elle lutter contre la GPA, la PMA, la destruction de la famille, toutes les manifestations typiques du remplacisme global, et, en même temps, comme dirait Emmanuel Macron, œuvrer à la destruction des appartenances nationales, culturelles, civilisationnelles — car c’est bien de cela qu’il s’agit ?

Nos lecteurs voudront bien pardonner la trivialité un peu profane du rapprochement mais je vois quelque ressemblance entre la situation actuelle de l’Église et celle du… Front national. Dans les deux cas, et c’est au moins mon espérance, il y a un certain divorce, si j’ose dire, entre la tête et le corps, entre la hiérarchie et les fidèles. Dans le cas du Front national, cette divergence pourrait bien évoluer très rapidement. Dans celui de l’Église, c’est plus difficile. Mais peut-être peut-on fonder quelque espoir en des résurgences gallicanes, dont les propos de Mgr l’archevêque de Strasbourg seraient un premier signe ?

Le député Jacques Bompard, à la tribune de l’Assemblée, a évoqué, lui aussi, le « Grand Remplacement à l’œuvre dans notre pays ». Le FN, en revanche, renâcle toujours à prononcer ces mots, alors que ceux-ci constituent, si j’ose dire, historiquement son cœur de métier. Comment expliquez-vous cela ?

Oh, très simplement. Le Front national, comme tous les partis très centralisés, comme le Parti communiste avant lui, a une sainte horreur de tout ce qui ne vient pas de lui. À l’égard de l’expression « Grand Remplacement », il s’est comporté comme ces policiers qui disposent de la cocaïne, à l’avance, dans les appartements qu’ils vont perquisitionner. Il a proclamé que c’était une théorie racialiste et conspirationniste — trois mensonges en trois mots, et aussi dépourvus de fondement les uns que les autres : car il n’y a pas la moindre trace de conspirationnisme ou de racialisme dans ce qui n’est en aucune façon, hélas, une « théorie ». Seulement, maintenant, le FN aimerait bien récupérer le contenu. Il en est donc à déclarer, un peu ridiculement, qu’il y a bien remplacement, oui, mais qu’il n’est pas grand ; que « grand » ajoute à la tournure un on ne sait quoi de suspect, de non scientifique. C’est aussi le point de vue de Michèle Tribalat, mais il est plus compréhensible de sa part. Car enfin, si le remplacement n’est pas grand, qu’est-ce qu’il leur faut ? Un génocide en bonne et due forme ?

On a eu le sentiment, avec les récentes élections, que face à ce Grand Remplacement, il y a eu un grand découragement : il n’y a rien à faire, on ne peut pas lutter et, inexorablement, eu égard à la croissance démographique, la résistance par les urnes va devenir — à court, moyen ou long terme, selon les lieux — inopérante. Êtes-vous, vous-même, atteint par ce « grand découragement » ?

Ça m’arrive, je dois le reconnaître, mais ça ne dure pas. Heureusement, la fureur et le désespoir me protègent du découragement. Il serait si facile de se regrouper, de constituer une force qui, par sa seule existence, pourrait suffire à renverser le cours de l’Histoire, c’est-à-dire l’invasion, la conquête, la colonisation, le triomphe des deux totalitarismes rivaux : le remplacisme et l’islamisme. Je prêche pour cette union depuis des années, largement dans le désert. J’ai proposé comme point de convergence le NON (au Changement de Peuple et de Civilisation). Ma voix n’est sans doute pas assez forte et, de plus, elle est bannie de partout, ce qui ne facilite pas les choses. C’est la coutume de fustiger la guerre des ego, pour expliquer que l’union contre le Grand Remplacement ne puisse se faire. Mais, ce faisant, on prolonge la division, qui déjà perdait les Gaulois, selon César. La question du chef n’a, en fait, que peu d’importance, au moins dans un premier temps. Il y en aurait un, ce serait très bien ; s’il n’y en a pas, unissons-nous quand même. Ou choisissons symboliquement Rémi Gration, ce héros jeune et sympathique, qui porte dans son nom la seule réponse qui vaille à tous nos problèmes.

Gabriel Robin

Reprise d’une tribune publiée par Boulevard Voltaire

Paris Plages : Anne Hidalgo invente la plage sans sable

10/07/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Avant, à Paris Plages, le Parisien épanoui profitait de son demi-mètre carré de sable pour s’asseoir, heureux, entre une capsule de Kanterbrau et un trognon de pomme bouffé par un rat. Mais cette année, Anne Hidalgo s’étant fâchée avec le cimentier Lafarge, il n’y a pas de sable. À moins d’aller chercher sous les pavés.

Tanguy Pastureau revient sur cette édition de Paris Plages sans sable :

L’été, c’est nul, c’est mou, on s’ennuie sur des plages dégueus avec des puces de mer plein les orifices, et depuis l’explosion du burkini on peut même plus mater des nibards. Mais à Paris, c’est encore pire, car il y a Paris Plages, où 4.000 gusses se partagent 120 transats, en regardant des rats leur bouffer le dernier Marc Lévy, tandis que flottent sur la Seine des bouteilles vides. Et cette année, il n’y a même pas de sable, car Anne Hidalgo, la reine-mère de Boboland tendance claquette-chaussette, a puni le groupe Lafarge…


Quand deux montagnes accouchent d’une souris, par Jean-Gilles Malliarakis

Le discours de Macron à Versailles ce 3 juillet confirme en tout point l’impression de malaise qui suintait déjà de sa campagne électorale. À la fois le chef de l’État tend à tourner le dos à la lettre de la constitution. Limitant son pouvoir, la loi fondamentale irrite en particulier ses courtisans. En même temps il reste extrêmement vague quant aux réformes concrètes auxquelles il songe.

On trouvera donc au hasard dans son propos quelques bonnes idées isolées, lesquelles font d’ailleurs depuis longtemps consensus au sein de la classe politique. Mais le pays réel ne saurait non plus se contenter de cette seule perspective.

Il semble qu’actuellement le pouvoir concentre ses préoccupations sur la réforme du Code du travail et un certain grand patronat trouve cela tellement prioritaire qu’il s’accorde avec le gouvernement pour occulter certains problèmes très graves et qui, manifestement, irritent de plus en plus le peuple français.

Ceci se traduit par le silence assourdissant à propos des sujets qui inquiètent désormais de plus en plus tous les Européens en général et l’opinion française en particulier : la menace islamo-terroriste et l’invasion migratoire.

Un discours de Macron, à vrai dire, les Français tant soit peu avertis commencent à savoir comment ça fonctionne. Cela se révèle d’abord très creux et ça n’embraye guère sur des actions ou des décisions concrètes et tangibles. La réalisation des idées générales et vagues attendra sans doute longtemps.

Cela demeure aussi très creux.

Paradoxalement le p. de la r. a donc respecté une disposition constitutionnelle du texte de 1958 qui définit encore aujourd’hui un régime théoriquement parlementaire et non présidentiel. L’article 21 dispose en effet que c’est le Premier ministre qui “dirige l’action du Gouvernement. Il est responsable de la Défense nationale. Il assure l’exécution des lois (…) il exerce le pouvoir réglementaire et nomme aux emplois civils et militaires.” Chef constitutionnel de la majorité parlementaire, qui lui vote sa confiance, il ne saurait être qualifié de simple “collaborateur” du chef de l’État.

Dans ce cadre et quel que soit le contexte, le président pouvait seulement, s’adressant au congrès des députés et des sénateurs ; comme la réforme de 2008 lui en donne le loisir, exprimer des vœux d’ordre institutionnel et c’est ce qui s’est produit le 3 juillet dans l’attente du discours du premier ministre prévu le lendemain.

En cela, contredisant le déferlement des commentaires médiatiques formulés à l’avance les deux montagnes ont accouché d’une souris.

Les Français ont eu droit, coup sur coup, à deux prestations abusivement médiatisées à l’avance, commentées et disséquées.

Le 3 juillet le président jupitérien il avait disserté devant avait réuni le congrès à Versailles, à propos de la philosophie du quinquennat, égrenant des propositions de réformes institutionnelles qui, très probablement, ne se réaliseront même pas.

Ceux qui attendaient beaucoup d’une telle intervention, – désormais autorisée, quoique limitée, par l’article 18 de la constitution – auront sans doute éprouvé quelque déception. Votre serviteur se doutant qu’il n’y avait rien à en espérer, n’a donc quant à lui ressenti aucun malaise, aucun vertige face au vide sidéral du propos élyséen, simplement une bonne dose d’ennui.

Quant au style, le chef du gouvernement prit le contre-pied de la boursouflure macronienne. Il fit couler un robinet d’eau tiède charriant le morne écoulement de mesurettes ponctuelles.

Sans s’attarder au catalogue de ses annonces peu signifiantes retenons en quand même quelques caractéristiques.

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Simone Veil Paradis

Simone Veil : « Simone iras-tu au paradis ? », ironise iMédia de Jean-Yves Le Gallou

10/07/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Simone Veil aux Invalides puis Panthéon avant d’aller au paradis et d’être canonisée ? On nage en plein délire et en plein bourrage de crâne médiatique, comme le démontre Jean-Yves Le Gallou dans cette nouvelle édition d’iMédia pour TVLibertés.

Simone iras-tu au paradis ?
Simone Veil Sancto subito !!! Sancto subito c’est le cri poussé par la ferveur populaire qui réclame une sanctification immédiate. Cette fois-ci la ferveur n’est pas populaire, elle est médiatique !
Pendant une semaine les médias ont encensé l’ancien ministre pour la porter jusqu’au Panthéon.  Simone Veil héroïne des temps modernes ? I-Média dévoile les ombres et lumières d’une femme qui a (presque) tout fait pour être dans le politiquement correct.

Le Zapping d’I-média
Le Point fait dans le bobard et confond les Bild et les Bilde. Pour montrer qu’au FN, le parti travaille en famille, les journalistes du Point ont fait de Martial Bild, Dominique Bilde et Bruno Bilde les membres d’une même famille. Si Dominique Bilde est effectivement la mère de Bruno Bilde, elle n’est pas l’épouse de Martial Bild. Des familles différentes, avec un nom orthographié différemment.

Camus le pestiféré des médias
« Complotiste, conspirationniste, raciste » : l’intellectuel Renaud Camus ne doit pas être invité sur les ondes du service public ! Les médias font la chasse aux “cerveaux malades”, l’invitation par Alain Finkielkraut du penseur du Grand Remplacement ne passe décidément pas.

Les tweets de la semaine
Bobard transgenre pour clôturer le « mois de la fierté » . De nombreux médias avaient relayé entre le 1er et le 2 juillet une information fausse concernant Shiloh Jolie Pitt. La presse avait affirmé que la fille biologique d’Angelina Jolie et de Brad Pitt avait commencé un traitement hormonal pour ralentir son développement en tant que femme. Un bobard qui tombait en plein mouvement transgenre aux Etats Unis.

Portrait piquant : Thomas Guénolé le chauve mais pas chauvin.
Nicolas Faure dresse le portrait piquant du directeur de Vox politica : le journaliste Thomas Guénolé. Un pur produit de marketing qui roule pour l'”antiracisme” débridé et qui défend béatement les banlieusards.

Stockholm police

A Stockholm, la délinquance organisée est sous le contrôle total des immigrés

Alors que la Suède était autrefois un pays paisible qui connaissait peu de délinquance, l’arrivée massive de migrants a modifié la donne et la criminalité a explosé. Une étude du quotidien Expressen montre que

au sein de la capitale du pays, Stockholm, 94,5 % des personnes impliquées dans la délinquance organisée ont au moins un parent d’origine étrangère et 82 % ont leurs deux parents qui sont originaires d’un autre État.

Les pays dont sont originaires ces délinquants sont avant tout l’Irak, la Somalie, la Syrie et  la Turquie.

En Suède, 61 zones sont définies comme « vulnérables » et au sein de ces endroits, les allochtones sont massivement surreprésentés. Une responsable de la police, Linda Staaf, déclare :

« Au sein de ces zones vulnérables règnent les criminels. Autrefois, ils tiraient dans les jambes afin d’intimider, désormais ils tirent dans la tête pour tuer. »

Un enquête précédente, conduite par l’organe de presse Dagens Nyheter, montre que 90 % des personnes impliquées ou soupçonnées d’être impliquées dans des délits avec arme(s) à feu ont une origine étrangère, la plupart étant des hommes originaires d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient. 

Texte repris du blog de Lionel Balland

Un bébé canadien au « genre inconnu »

08/07/2017 – CANADA (NOVOpress)
Sur la carte de sécurité sociale du bébé canadien Searyl Alti, la case sexe n’est remplie ni par un M. pour « mâle » ni par un F pour « female », mais par un « u » pour « undetermined ». L’enfant, âgé de huit mois, a tout d’un petit garçon, mais son parent, lui même transgenre, refuse de l’inscrire dans un genre avant qu’il n’ait lui même décidé.

Pour être sûr de ne pas contraindre sa liberté de choix, il préfère même employer le pronom pluriel « they » plutôt que « she » ou « he » quand il parle de Searyl, et ce jusqu’à ce que ce dernier soit lui même en mesure d’exprimer qui il est.

Respectant ce souhait étonnant, les autorités sanitaires ont accepté de lui remettre un document officiel non genré. C’est une première, emblématique des inquiétants progrès de la théorie du genre au Canada.


« Quotidien » s’interroge : fallait-il donner la parole à Renaud Camus ?

Source : OJIM « Quotidien » s’interroge : fallait-il donner la parole à Renaud Camus ?

Samedi 24 juin, l’écrivain Renaud Camus était l’invité d’Alain Finkielkraut sur France Culture. Pour cette radio, peu habituée à la diversité des opinions, cette invitation faisait figure d’exception. Mais pour certains, c’était déjà trop…

Lors de cette émission, Renaud Camus, connu et présenté comme « le théoricien du Grand remplacement », avait pourtant un contradicteur : Hervé Le Bras, démographe, chroniqueur et favorable à l’immigration de masse. Au sommaire, cette question : le remplacement de la population française par des populations étrangères est-il une impression ou une réalité ? Un débat ô combien intéressant donc, avec des intervenants radicalement opposés sur les conclusions. Mais cela n’aura pas suffit.

Dans la foulée, le médiateur de France Culture assure avoir reçu des centaines de messages de mécontentement. Certains auditeurs de la radio étaient, semble-t-il, outrés qu’une station publique laisse s’exprimer ainsi un personnage « condamné pour des propos racistes » et « adepte d’une France blanche, chrétienne et refermée sur elle-même ». Quelques jours plus tard, Alain Finkiekraut a répondu à ces messages, lors de l’émission « Le point de vue du médiateur ». Pour lui, cette invitation, « ce n’est pas pour choquer. C’était pour mettre fin à une anomalie. Renaud Camus qu’on ne voit nul part a fondé une expression qu’on entend partout : « le grand remplacement ». Il s’agissait de le mettre face à un contradicteur. »

De son côté, le médiateur a précisé : « Réclamer la censure m’étonne toujours dans une démocratie. D’accord ou pas d’accord avec certaines opinions, toutes doivent pouvoir s’exprimer dès l’instant qu’elles ne contreviennent pas à la loi et à la dignité humaine. Il faut d’ailleurs les connaître si on veut les combattre. »

Du bon sens, qui n’a pourtant pas empêché l’équipe de « Quotidien » sur TMC de s’en émouvoir. Dans cette émission animée par Yann Barthès, une chroniqueuse revient sur cette affaire « incroyable », qualifiant Renaud Camus d’« intellectuel d’extrême-droite » et n’hésitant pas à caricaturer ses propos. Pire, cette dernière s’interroge, très sérieusement : « Faut-il donner la parole à des personnes qui tiennent ce genre de propos ? Faut-il censurer ceux avec qui ont n’est pas d’accord ? »

Une belle leçon de démocratie et de pluralisme de la part de « Quotidien ». Mais faut-il encore s’en étonner ?


Vers la fin de l’état d’urgence

08/07/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Entrée en vigueur le 13 novembre 2015, l’état d’urgence aurait évité bon nombre d’attentats. Selon Gérard Collomb ministre de l’Intérieur, depuis début 2017, sept projets d’attentat ont pu être déjoués grâce à ce régime d’exception.
Le Parlement a adopté jeudi par un vote de l’Assemblée une sixième et, en principe, dernière prolongation de l’état d’urgence ce dernier devrait donc durer jusqu’au 1er novembre 2017.

Que change l’état d’urgence en pratique ?

En pratique l’état d’urgence réduit le nombre de manifestations publiques, permet de restaurer un contrôle aux frontières, de simplifier les procédures de perquisitions.
L’état d’urgence permet également d’assigner à résidence.
En réalité cette mesure aura été utile les 6 premiers mois, en pratique le nombre de perquisitions administratives était de 3 600 dans les 6 premiers mois et est passé à 161 dans les 6 derniers mois. En ce qui concerne les assignations à résidence, elles sont passées de 400 à 62.

Emmanuel Macron est il crédible quand il annonce la dernière prolongation de l’état d’urgence ?

François Bayrou alors garde de Sceaux disait déjà craindre une « banalisation de l’exception », le 15 mars 2017 redoutant « un risque pour la démocratie ».
Le président lui même dans son ouvrage Révolution paru fin novembre 2016 appelait à la cessation de l’état d’urgence : « indispensable au lendemain des attentats », car ayant « permis que des mesures immédiates soient prises dans des conditions qui n’auraient pas été réunies sous un autre régime de droit », et déclarait que « sa prolongation sans fin, chacun le sait, pose plus de questions qu’elle ne résout de problèmes ». Et ajoutait : « nous ne pouvons pas vivre en permanence dans un régime d’exception. Il faut donc revenir au droit commun, tel qu’il a été renforcé par le législateur et agir avec les bons instruments. Nous avons tout l’appareil législatif permettant de répondre, dans la durée, à la situation qui est la nôtre ».

Oliver Stone : « J’ai fait ce film sur Vladimir Poutine de manière libre »

08/07/2017 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Oliver Stone a réalisé un long film d’entretien avec le Vladimir Poutine. Il a été très attaqué par les médias bien pensants pour ce documentaire, manifestement pas suffisamment à charge contre le président russe.

Oliver Stone état invité le 26 juin dernier sur Europe 1, à l’occasion de la diffusion de ce documentaire. Le journaliste Fabien Namias lui demande alors sa vision de l’enfer. Stone répond : « C’est d’être interrogé par Libération et le Monde. Ces gens là ont des objectifs précis… ».

Fabien Namias ne comprend pas : « L’objectif de tout professionnel est de faire son métier ».

Réponse définitive du réalisateur : « ce n’est pas leur métier de haïr ».

Le vrai problème d’Oliver Stone, pour les journalistes de propagande, c’est qu’il affirme : « J’ai fait ce film sur Vladimir Poutine de manière libre ».

Le nationalisme économique américain à la croisée des chemins

Dans un monde occidental qui semblait irrémédiablement voué à la mondialisation totale, l’élection de Donald Trump a été un coup de tonnerre. Au-delà des reproches qui lui ont été faits quant à ses idées et à ses postures sur des sujets distincts de l’économie, force est de constater que Donald Trump a été élu, au moins en partie, sur un projet protectionniste. Christian Harbulot, spécialiste de l’intelligence et de la guerre économique, deux sujets étroitement liés, ne s’y est pas trompé en consacrant son dernier ouvrage au nationalisme économique américain.

Nationalisme économique Harbulot« La résurgence du nationalisme économique dans le débat politique entre en contradiction avec le discours jusqu’alors dominant sur la mondialisation des échanges », analyse en introduction le directeur de l’Ecole de guerre économique. Et Christian Harbulot de pointer du doigt les succès du dirigisme chinois qui a permis un développement industriel et commercial sans pareil.

Analysant la volonté de Donald Trump de promouvoir un protectionnisme raisonné mais puissant, il donne crédit au nouveau président des Etats-Unis d’avoir pris conscience « des effets dévastateurs de l’agressivité commerciale d’économies étrangères sur l’emploi aux Etats-Unis ». Et Christian Harbulot ne manque pas de rappeler ce qui semble avoir été oublié par de nombreux observateurs du géant américain : pendant de nombreuses décennies, les Etats-Unis se sont construits grâce au protectionnisme, grâce au nationalisme économique.

C’est après la Guerre d’indépendance que les Américains ont compris que le territoire sur lequel ils régnaient devait être protégé. Christian Harbulot cite notamment un extrait révélateur d’un discours d’Ulysses Grant faisant l’apologie du protectionnisme en étudiant le cas du développement de l’Angleterre.

C’est dans un objectif de « rupture des liens de dépendance vitale avec l’Europe » que les Américains du Nord optent pour le nationalisme économique.

Enfin, tout au long de leur histoire, les Américains ont su faire preuve d’adaptabilité en passant en mode isolationniste quand leur économie le nécessitait (crise de 1929, crise de 1970, etc.).

Tchatchérisme ou Reaganisme ?

Les deux exemples les plus récents et emblématiques de nationalisme économique dans l’esprit des Occidentaux sont évidemment les politiques menées par Margaret Thatcher et Ronald Reagan.

Dans un chapitre limpide, Christian Harbulot démontre que les différences avec la « Dame de fer » sont nombreuses malgré les points communs existant entre les deux dirigeants politiques. Les efforts de la dirigeante anglaise se sont presque exclusivement portés sur la réforme du système social. Elle n’a pas cherché à « développer une politique d’investissement national à des fins industrielles » mais a plutôt voulu développer l’économie de son pays, au prix même de la perte de fleurons industriels ou technologiques.

L’héritage reaganien est, lui, parfaitement assumé par Donald Trump. Christian Harbulot rappelle d’ailleurs que tous les candidats républicains s’en sont réclamés lors de la campagne. En France, pareil patronage fait immanquablement penser à celui du général De Gaulle. Adepte de la realpolitik, Reagan était un libéral convaincu mais finalement capable de prendre des mesures pragmatiques de protection de l’économie nationale. Par exemple, il avait pris en 1981 la décision de réduire l’importation de véhicules automobiles japonais pour lutter contre le dumping économique de ce secteur industriel étranger.

Depuis Reagan, deux concepts ont alimenté la politique économique américaine : pragmatisme et protection des intérêts américains. Christian Harbulot ne peut que constater que Donald Trump, au moins en apparence, est bien l’héritier de Donald Reagan.

Un ouvrage synthétique qui balaye plusieurs champs d’étude

Christian Harbulot

Christian Harbulot

Au travers de plusieurs chapitres bien construits et faciles à lire, Le Nationalisme économique américain de Christian Harbulot et ses élèves de l’Ecole de guerre économique met en perspective avec justesse les promesses et les menaces du début de règne de Donald Trump.

Deux chapitres complémentaires permettent d’appréhender des limites idéologiques avec lesquelles Donald Trump devra composer : d’un côté celles de son électorat pour qui la radicalité de l’Alt-Right peut être un aiguillon à prendre en compte ; de l’autre, l’idéologie cosmopolite véhiculée par les nouveaux maîtres du monde que sont les multinationales de la Silicon Valley.

Allant plus loin que le continent américain, Christian Harbulot rappelle que le nationalisme économique n’est pas une lubie de Donald Trump mais bien une constante de l’histoire humaine. Balayant rapidement mais efficacement quelques exemples historiques (République de Venise, Compagnie des Indes, etc.) et convoquant Keynes ou Braudel, Harbulot explique que le protectionnisme est au cœur des textes de grands penseurs depuis des générations.

Le nationalisme économique semble gagner du terrain aux Etats-Unis. En Europe, les peuples semblent peu à peu se tourner vers l’idée de protectionnisme, principalement motivés par la désindustrialisation mais aussi par l’immigration extra-européenne massive.

Pour juger de la pertinence d’un tel choix, tous les regards seront tournés vers les Etats-Unis durant les années à venir.

Nicolas Faure

Ouvrage collectif sous la direction de Christian Harbulot, Le Nationalisme économique américain, Collection Guerre de l’information, VA Editions, 2017, 118 pages.

Texte repris du site de Polémia
(titre initial : « “Le Nationalisme économique américain“ de Christian Harbulot »)

 

Migrants Méditerranée Italie

Migrants : l’impuissance de l’Union européenne, par Guy Rouvrais

Dimanche dernier, trois ministres de l’Intérieur de l’Union européenne les plus concernés par le flot migratoire (Italie, France Allemagne) se sont réunis à Paris pour préparer des mesures d’urgence face au déferlement des « migrants ». Il s’agissait de préparer le sommet de leurs collègues, ce jeudi, afin de concocter un plan d’action.

Le flux des illégaux ne cesse de croître et d’embellir, il y a quelque ironie à en découvrir aujourd’hui « l’urgence » et songer à un « plan d’action », confessant ainsi qu’il n’y en avait pas ou, plutôt, qu’il en existe mais inefficace pour enrayer le phénomène. L’urgence, en réalité, pour les ministres, c’est la nécessité d’éviter que l’Italie ne ferme ses ports, comme elle menace de le faire, interdisant ainsi aux « migrants » d’y débarquer. Les bateaux seraient alors dirigés vers… la France et l’Espagne. Il est vrai que notre sœur latine paie un lourd tribut au laxisme européen.

En 48 heures la semaine dernière, elle a vu déferler sur ses côtes 12 000 individus et près de 90 000 en une seule année, 500 000 en trois ans. Nos voisins n’en peuvent plus, les moyens manquent, les services sociaux sont débordés. Ce ne sont pas des réfugiés politiques qui viennent, même Macron le reconnaît : « 80 % sont des migrants économiques ».

Selon l’agence européenne Frontex, 93 % de ceux qui débarquent en Italie viennent d’Afrique. Et il n’y a aucune raison que cela s’arrête.

Le « plan d’action » que, dans l’urgence, les ministres de l’Intérieur européens ont esquissé reprend les vieilles recettes qui ont été impuissantes jusqu’ici à enrayer ce déferlement : octroi de crédits à l’Italie, envoi de garde-côtes supplémentaires et tentative de mater les récalcitrants de l’Europe de l’est afin qu’ils acceptent des « relocalisations » de « migrants ». Or, évidemment, ce ne sont pas des solutions mais des attitudes qui, au contraire, nourrissent le problème.

Si les Africains savent que l’on est prêt, non pas à les expulser, mais à les relocaliser, ça ne peut que les encourager à venir !

N’étant pas des réfugiés politiques, ils n’ont pas vocation à être accueillis en Italie, ni ailleurs en Europe. Un nombre dérisoire est reconduit dans le pays d’origine.

Le ministre de l’Intérieur autrichien demande, en vain, qu’ils ne soient pas débarqués mais aussitôt renvoyés chez eux, sans pénétrer sur le territoire de l’Union. A défaut de la fermeture hermétique et effective des frontières, il faut surtout que toute incitation à venir dans l’Union européenne disparaisse et signifier aux candidats à l’exil que violer ses frontières, bafouer notre droit, n’ouvre aucun droit, ne procure aucune aide financière et pas davantage la perspective d’une régularisation. L’Union européenne doit cesser d’être un Eldorado pour que nul ne risque sa vie en voulant la rejoindre. Or, pour être politiquement correct, l’Union européenne, refusant des mesures intransigeantes et dures pour tarir la source de cette immigration illégale, ne peut envisager que des initiatives qui sont cautères sur une jambe de bois. Le plan d’action masque bien mal son inaction et son impuissance.

Guy Rouvrais

Article publié par Présent daté du 8 juillet 2017

L’ordinateur du futur sera-t-il européen ?

07/07/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Se souvient-on encore des premiers modems, permettant, certes, d’accéder à Internet, mais pour un prix prohibitif, bloquant la ligne téléphonique ? En moins de 10 ans, la « révolution numérique », des réseaux sociaux à l’Iphone, véritable bureau portatif dont seule la conception est assurée dans des pays occidentaux, a bouleversé notre vie quotidienne.

Néanmoins, les progrès en matière de puissance des ordinateurs commencent à trouver leurs limites physiques. Une équipe de chercheurs hollandais vient d’annoncer d’importants progrès sur la voie d’un « ordinateur quantique ».

Il s’agit en quelque sorte du « saint Graal » de l’informatique. Selon Google, une machine quantique calculerait ainsi en une seconde ce que nos ordinateurs calculeraient en 10 000 ans ! Un enjeu de souveraineté et en matière de sécurité informatique considérable.

La Chine, qui vient de dévoiler son nouveau superordinateur, baptisé : « Lumière du soleil », en semble bien consciente.

L’Europe n’est pas en reste. ATOS, société d’informatique industrielle d’origine française, propose la première version de son simulateur d’ordinateur quantique.

Hervé de Lépinau

Pour une véritable reconstruction du Front national, par Hervé de Lépinau

07/07/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Hervé de Lépinau, ancien suppléant de Marion Maréchal-Le Pen à l’Assemblée nationale, est conseiller départemental de Vaucluse et conseiller municipal de Carpentras. Aux dernières élections législatives, il a échoué à conserver la circonscription de Marion Maréchal au FN. Sur sa page Facebook, il a apporté ce matin sa contribution au débat en cours sur la refondation du Front national. Nous la publions ci-dessous dans son intégralité.

Hervé de Lépinau

Hervé de Lépinau

« L’onde de choc Macron n’en finit pas de déstabiliser quarante ans de vie politique française : le Parti socialiste et Les Républicains ne sont plus qu’un vaste champ de ruines. Le Front national donne quant à lui l’illusion d’avoir résisté au séisme : sa présidente a été qualifiée pour le second tour de l’élection présidentielle et l’entrée de huit députés Front ou apparentés à l’Assemblée nationale se traduit en chiffres par une progression du nombre de parlementaires de 300% ! Mais ces constats spectaculaires ne peuvent contredire le fait que les fondations de l’édifice frontiste sont passablement fissurées. Et en politique comme en sismologie, gare aux répliques !

J’en veux pour preuve la déperdition de voix FN entre le 1er tour de l’élection présidentielle et le 1er tour des élections législatives, qui atteint, au niveau national, près de 60 % ! Du jamais vu.

Candidat à la succession de Marion Maréchal Le Pen sur la 3ème circonscription de Vaucluse, j’ai subi ce coup de rabot : 46 % des électeurs qui avaient voté Marine au 1er tour se sont abstenus le 11 juin dernier… Et cette circonscription fait partie de celles qui ont le mieux résisté (49,33 % au 2nd tour) pour être classée parmi les dix premières.

Le constat est implacable : le Front national obtient péniblement six députés et deux apparentés là où ses espérances étaient dix fois supérieures, sans qu’il soit nécessaire d’accabler cette fois le mode de scrutin. Le fameux socle frontiste a perdu plus de la moitié de ses électeurs, c’est un fait.

Le candidat que j’ai été doit faire montre d’humilité et rechercher les causes intrinsèques de son échec électoral. Il est certain que la hargne coutumière du système médiatique n’a pas facilité les choses, mais là encore l’accuser d’être seul à l’origine de la défaite serait une preuve de mauvaise foi. J’ai ma part de responsabilité et je l’assume. Mais celle-ci est marginale au regard du phénomène général qui a balayé 98,6 % des candidats soutenus par le Front.

Les instances du parti ont annoncé l’ouverture d’un grand chantier afin de tirer les enseignements de ces scrutins décevants dans le but de réformer le mouvement. La base appelle de ses vœux une mise à plat et certainement pas un entre soi au nettoyage cosmétique. La forme du séminaire est-elle la plus adaptée alors qu’un cadre réglementaire nécessaire à ce devoir d’inventaire existe déjà ?

En droit, et conformément à l’article 10 alinéa 5 des statuts du Front national, à jour au 11 avril 2011, c’est au Comité Central de se réunir, sur convocation de la présidente, pour se prononcer sur les grandes orientations du mouvement et émettre des avis sur les sujets soumis à sa réflexion. Et au Comité Central d’être convoqué au moins une fois par an. Or, cet organe démocratique interne ne s’est pas réuni depuis des années, alors qu’il doit constituer l’ossature de toute réforme.

Et si le Comité Central n’est pas considéré comme suffisamment représentatif, il existe aussi le Conseil National institué par l’article 22, lequel est composé des membres du Comité Central, des secrétaires départementaux et régionaux, des élus aux parlements français et européen, des Conseillers Régionaux et Départementaux, des maires des villes de plus de 10 000 habitants, des membres du conseil scientifique, son bureau ou son président. Le Conseil National se réunit sur convocation du Bureau Politique ou de sa présidente au moins une fois par an. Il donne son avis sur l’orientation général du mouvement. Cette instance n’a pas davantage siégé que la première…

Hervé de Lépinau Marion Maréchal

Hervé de Lépinau et Marion Maréchal-Le Pen

Il serait dans ces conditions légitime que Marine Le Pen convoque dans les meilleurs délais soit le Comité Central, soit le Conseil National, seules instances statutaires habilitées pour tirer les conséquences des échecs électoraux successifs et définir ce que sera la ligne politique pour l’avenir dans le cadre d’un véritable débat.

Quand certains font du chantage à la scission en cas de remise en cause de cette ligne monétariste et économiste dominante dans le programme présidentiel, d’autres pourront rappeler l’importance du combat civilisationnel et culturel. Quand le discours sur l’immigration est considéré comme anxiogène, il sera rappelé que nos électeurs nous attendaient sur ce sujet, alors que la sortie de l’euro a eu l’effet d’un véritable répulsif électoral.

Et ce courant, souverainiste attaché au principe de subsidiarité, conservateur et identitaire, entrepreneuriale sur le plan économique, trop longtemps laissé sous le boisseau, trouvera un espace d’expression salutaire pour porter cette contradiction indispensable à tout débat démocratique.

Le boulevard électoral était sur notre droite et les coups de volant n’ont eu de cesse de nous conduire vers la gauche pour finir dans une impasse. Le Front national doit-il rester dans le ni droite-ni gauche ou s’assumer comme un parti de droite populaire et attaché à l’esprit d’entreprise ? Ou rejoindre la gauche souverainiste mais intrinsèquement socialiste ? Autant de questions qui ne peuvent rester plus longtemps sans réponses, au risque de ne plus retrouver ces électeurs qui nous reprochent d’avoir trahi leur confiance.

Ce souci de clarification aura aussi le mérite de permettre à chacun de se repositionner sur l’échiquier politique en recalant sa boussole idéologique pour prendre ensuite les décisions qui s’imposent.

Nous vivons une crise de civilisation (j’en veux pour preuve l’offensive pro PMA-GPA pour les couples homosexuels) et l’abstention massive signifie qu’une majorité de Françaises et de Français ne nous considèrent pas capables de relever ce défi en l’état.

Il est donc urgent de réformer notre pensée pour proposer une ligne politique claire, sans quoi la quête du pouvoir pour le bien commun restera une chimère. Encore faut-il s’en donner les moyens : c’est tout l’enjeu d’une refondation.

Hervé de Lépinau

Texte repris de la page Facebook de Hervé de Lépinau

Bouteflika veut que la France reconnaisse officiellement “ses crimes” en Algérie

07/07/2017 – ALGERIE (NOVOpress)
La demande n’est pas nouvelle. L’Algérie a déjà – par le passé – réclamé que la France reconnaisse officiellement “ses crimes” en Algérie et s’en excuse.

Dans un message diffusé par l’agence de presse officielle APS, le président algérien Abdelaziz Bouteflika souhaite que la France reconnaisse “les souffrances de la colonisation” :

Notre peuple exige toujours une reconnaissance de ses souffrances de la part du colonisateur d’hier, la France.

“Le partenariat d’exception” dont l’Algérie et la France ont engagé la construction depuis la visite à Alger, fin 2012, du président français François Hollande, “gagnera en sérénité et en élan dans une reconnaissance des vérités de l’Histoire”, a poursuivi le chef de l’État algérien.

Le voeu du président algérien sera-t-il un jour exaucé ? Pour rappel, Emmanuel Macron – alors candidat à l’élection présidentielle – avait qualifié la colonisation française en Algérie de “crime contre l’humanité”. Normal quand on sait que Bouteflika avait présenté l’ex-banquier comme un “ami de l’Algérie”.