L’arme de destruction massive : la crypto monnaie

28/11/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
L’adoption par le parlement des Îles Marshall, du principe d’une crypto monnaie mise en œuvre par une société israélienne présage de mauvais augures pour ce petit pays inerme dépendant de la protection assurée par les Etats-Unis, rapporte Le Réseau Voltaire.

Le FMI a brandit la menace de la non convertibilité en dollar de la nouvelle crypto monnaie qui s’intitule Sovereign.

Pour rentrer dans le rang, le Parlement se prononcera sur la mise en application de la crypto monnaie et risque de censurer le gouvernement d’Hilda Heine.

Actuellement seul le Venezuela dispose d’une crypto monnaie dont la valeur est fixée sur les réserves naturelles du pays, ce qui a permis de mettre fin à la dépréciation du Nouveau Bolivar.

Le Royaume-Uni, le Canada, Singapour, la Turquie et l’Iran étudient la possibilité de créer leur propre crypto monnaie.

Une souveraineté réelle pour s’émanciper de la mainmise du dollar sur le commerce et les échanges internationaux passe par une indépendance monétaire quelle qu’en soit la forme.

Révolte des Gilets Jaunes : l’histoire est bien le lieu de l’imprévu !

Le grand historien Dominique Venner aimait à dire que « l’histoire est le lieu de l’imprévu ». La révolte des Gilets Jaunes le démontre une fois de plus.

En Europe, la révolte des peuples contre le Système oligarchique qui les met en servitude, a pris avant tout une tournure identitaire et anti-immigration.

C’est pourquoi les pays du groupe de Visegrad sont entrés en dissidence contre l’Union Européenne. Et c’est la question migratoire qui explique l’opposition croissante à Mme Merkel en Allemagne et la victoire de la Ligue du Nord et du mouvement Cinq Etoiles en Italie. Comme elle explique pour une part aussi le vote britannique pour le Brexit.

Révolte sociale en France

En France le moteur de la crise est social : la France invisible, celle que le Système a rejeté dans les ténèbres périphériques, a revêtu un gilet jaune qui la rend visible, parce qu’elle a tout simplement de plus en plus de difficultés à vivre décemment.

Parce qu’elle voit son niveau de vie diminuer, parce qu’elle paye de plus en plus d’impôts et de taxes, parce que l’ascenseur social ne fonctionne plus et parce que l’Etat, si complaisant vis-à-vis des racailles, ne la protège plus. Parce que personne ne répond plus à son angoisse.

Il y a bien sûr un lien entre la question identitaire et la question sociale. La France invisible souffre d’autant plus qu’elle sent bien que le Système a plus d’égards pour les immigrants, surtout entrés irrégulièrement en France, que pour elle.

Mais la question migratoire n’a pas été pour autant mise en avant par les Gilets Jaunes : dommage pour le Pouvoir qui se préparait déjà à pourfendre la « xénophobie » ou la « peste brune [1]» !

Les astrologues n’ont rien vu venir

Evidemment les écrans de nos télévisions sont, depuis samedi dernier, pleins d’experts qui nous « expliquent » la révolte des Gilets Jaunes. Comme des météorologues qui nous présentent le temps qu’il fera ….hier.

Mais à vrai dire personne n’avait prévu l’ampleur de la réaction populaire.

Surtout pas l’oligarchie, qui vit dans sa bulle, dans ses « résidences de standing » protégées par les digicodes ou dans ses palais dorés protégés par la police.

Pas la classe politique, qui n’a rien vu venir, comme à son habitude.

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La mobilisation est générale, par Francis Bergeron

De la taxe sur les carburants à la folie des éoliennes

C’est l’augmentation perpétuelle de la taxe sur les carburants qui a mis en marche cette extraordinaire révolte sociale des Gilets jaunes. Le gouvernement vient d’annoncer qu’il renonçait aux péages urbains et à la nouvelle taxe poids lourds, ce qui est une première victoire. Mais la colère ne retombera que s’il est mis un terme à l’inflation des taxes sur les carburants. Déjà, le Sénat vient de voter un gel de la hausse des taxes. Bruno Retailleau, le chef des Républicains au Sénat, préconise que le projet de budget 2019 soit construit sans les augmentations de ces taxes.

Ce vote sera-t-il vu comme une porte de sortie possible à la crise ? Alors que le prix du pétrole est fortement en baisse, le fait que le prix à la pompe, lui, continue à augmenter, rend hystériques les Français. Retailleau expliquait dimanche qu’il faut « sortir de l’écologie idéologique, qui est un gauchisme, et de l’écologie médiatique que Nicolas Hulot incarne ».

Si Macron cède sur ce point, son schéma de « transition écologique » aura du plomb dans l’aile. Et c’est toute sa stratégie d’occupation de l’espace politique de l’écologie qui sera remise en cause. L’aile gauche du conglomérat « En marche » risque alors d’aller marcher… dans une autre direction.

« Peste brune » sur les plateaux du Limousin ?

Mais s’amorce déjà une seconde vague de contestation, plus rurale, tout aussi déterminée, concernant cette fois les implantations d’éoliennes. La colère contre les éoliennes prend en effet un virage radical. Et les Darmanin et autres Castaner auront beau chercher, ils trouveront encore moins de traces de « peste brune » sur les plateaux du Limousin que sur les Champs-Elysées. La radicalité, ce sont d’abord les très nombreuses associations qui sont en train de se fédérer, ces « vents de colère » qui soufflent sur les campagnes et créent de nouvelles solidarités rurales. Mais jusqu’à ce jour, les manifestations anti-éoliennes, si elles attirent du monde, ne font pas la une des journaux, y compris de la presse de province.

Le second symptôme d’une radicalisation contre l’écologie idéologique, ce sont les sabotages d’éoliennes. Une liste impressionnante a été mise en ligne, qui montre que de nombreuses éoliennes ont été prises pour cibles et sont à présent à l’arrêt. L’information est pour l’instant mise sous le boisseau pour éviter les phénomènes de contagion.

Qui sont les saboteurs ? Des gaucho-écolos ? Impossible, puisque ces éoliennes, ce sont eux qui les voulaient ; elles font partie du plan de transition énergétique. Des « pestes brunes » ? Ils auraient alors une capacité de dissimulation extraordinaire ! Non, les anti-éoliennes sont tout simplement ceux qui habitent à proximité des éoliennes. Ils ont pris conscience du préjudice esthétique, du saccage des paysages, ils découvrent le bruit, les conséquences sur l’équilibre écologique, précisément. Or les éoliennes de seconde génération sont en train d’arriver. Elles mesurent 150, 200 mètres de haut. Chacune d’elles nécessite une emprise au sol de 300 ou 400 mètres carrés. On ne peut pas les fixer sur les anciens emplacements. 1 000 ou 1 500 tonnes de béton et de structures métalliques doivent être coulées dans le sol. Ce sont donc des milliers d’énormes blocs bétonnés qui truffent peu à peu nos champs et nos collines, faisant s’effondrer l’immobilier local.

La fin des éoliennes ? Ce serait aussi la fin de la COP 21, de la transition énergétique, de la dictature de l’écologiquement correct. C’est le combat de demain des Gilets jaunes ruraux.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 27 novembre 2018

La frontière entre les États-Unis et le Mexique prise d’assaut par des clandestins

27/11/2018 – INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Plusieurs centaines de clandestins ont tenté de passer de force près du poste frontière situé entre Tijuana et San Diego, un des plus fréquentés au monde. En réponse, les gardes-frontières ont dû le fermer, avant d’arriver à repousser les assaillants à l’aide de gaz lacrymogène. D’autres ont tenté une nouvelle traversée illégale ce lundi, via le cours en partie à sec d’une rivière, et ont été eux aussi en majorité repoussés.

Ces faits continuent d’alimenter un long feuilleton médiatique

Ils sont en effet l’œuvre d’une partie du groupe de plusieurs milliers de personnes partie d’Amérique centrale en destination des États-Unis fin octobre, qui avait été fort médiatisée, alors que les élections de mi-mandat américaines approchaient. Soutenu par diverses ONG leur apportant des aides alimentaires, logistiques et médicales il avait par la suite traversé plusieurs pays, avant d’arriver cette semaine à Tijuana. Alors que la possibilité de déposer légalement une demande d’asile aux États-Unis ou même au Mexique leur était offerte ses membres ont donc tenté de passer clandestinement la frontière. Les autorités mexicaines, déjà critiquées pour avoir laissé ce groupe entrer au Mexique, n’ont pas été plus déterminées pour les empêcher de prendre d’assaut la frontière. Alors que d’autres caravanes d’immigrés similaires sont en route d’Amérique centrale, reste à voir si les menaces de fermeture totale de frontières brandies par le président Trump sauront inciter le Mexique à rétablir l’intégrité de ses frontières.

Ces événements semblent justifier les efforts effectués par le Gouvernement américain autour de leur frontière avec le Mexique

Et pour autant de nombreux médias américains libéraux ont tenté de retourner cet événement en faveur de leur rhétorique. Alors que les gardes-frontières ont fait face à des centaines de clandestins qui leur jetaient des pierres et tentaient de passer en force, leurs titres ne parlent que d’enfants en pleurs face au gaz lacrymogène, et de familles désarmées injustement agressées. De nombreuses vidéos circulent néanmoins et mettent à mal cette version des faits.

« Codes culturels », vraiment ? – Anthony Grange (Les Identitaires)

La cour d’assises de la Manche a rendu un verdict pour le moins… surprenant. Un lycéen, âgé de 18 ans au moment des faits, était poursuivi pour viol sur une mineure et agression sexuelle sur une autre. La cour a reconnu la réalité du viol mais a acquitté le violeur, arguant que celui-ci n’avait pas les « codes culturels » pour comprendre qu’il était en train de violer une adolescente de 15 ans. Il a juste été condamné à deux ans avec sursis pour l’agression sexuelle et est ressorti libre du tribunal.

Précisons que le violeur est un réfugié bangladais.

Précisons également que le président du tribunal a précisé à la victime du viol que sa parole n’était absolument pas remise en question. Il se trouve simplement que, en application de la jurisprudence, la cour a estimé que, n’ayant pas conscience de ce qu’il faisait, le réfugié était innocent.

Il y a légitimement de quoi être outré. C’est un véritable permis de violer qui est accordé à tous les immigrés venant de civilisations où le rapport à la femme est différent du nôtre. C’est-à-dire la plupart.

À l’heure où nous écrivons ces lignes, l’affaire est encore éclipsée par le mouvement des Gilets jaunes, mais elle va sans doute provoquer une indignation. Il est probable que des voix demandent une modification de la loi pour qu’un jugement aussi inique ne puisse plus être prononcé.

Mais il est aussi possible de tirer des conséquences imprévues de ce jugement. La Convention du 28 juillet 1951 relative au statut des réfugiés précise, dans son article 2, que tout « réfugié a, à l’égard du pays où il se trouve, des devoirs qui comportent notamment l’obligation de se conformer aux lois et règlements ainsi qu’aux mesures prises pour le maintien de l’ordre public ». Indépendamment du procès pénal, ce réfugié bangladais coupable de viol devrait donc perdre son statut de réfugié et être expulsé immédiatement.

Mais ce n’est pas tout. L’article 32 de cette même convention prévoit qu’un réfugié peut être expulsé « pour des raisons de sécurité nationale ou d’ordre public ». Or, que nous dit l’arrêt de la cour d’assises de la Manche ? Que les migrants bangladais sont culturellement susceptibles de ne pas faire la différence entre un rapport sexuel consenti et un viol. Ce n’est pas nous qui le disons, jamais nous ne nous permettrions de porter un tel jugement. C’est ce que dit la cour d’assises de la Manche.

Or, si pour des raisons culturelles, les Bangladais sont susceptibles de commettre des viols sans s’en rendre compte, il y a, à n’en pas douter, un trouble extrêmement grave à l’ordre public, qui peut même être considéré comme une atteinte à la sécurité nationale. Il faut donc, en application de l’article 32 de la Convention du 28 juillet 1951 relative au statut des réfugiés, expulser l’intégralité des migrants et réfugiés bangladais, indépendamment de leur statut et de la légitimité de leur demande de protection.

Mais allons plus loin. Puisque dorénavant, en application de la décision de la cour d’assises de la Manche, le droit français reconnaît que les codes culturels fournissent une excuse à des crimes, la France est justifiée à interdire l’accès à son territoire à tous les ressortissants de toutes les cultures dont les codes culturels sont comparables.

Concrètement, cela voudrait dire que, en raison du risque de troubles à l’ordre public graves que constituent les codes culturels de tel ou tel pays, tous les ressortissants de ces pays devraient perdre les protections juridiques auxquelles ils ont droit par ailleurs, et tous devraient être expulsés.

Et ce n’est pas nous qui le disons, mais bien la cour d’assises de la Manche.

Anthony Grange

Texte repris du site de : Les Identitaires

Gilets Jaunes : Jordan Bardella dénonce “le mépris et l’arrogance du gouvernement”

27/11/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Deux jours après la nouvelle mobilisation des Gilets Jaunes à Paris, marquée par de nombreux incidents, notamment concentrés sur l’avenue des Champs-Élysées à Paris, Jordan Bardella, invité politique du Grand Matin Sud Radio, a expliqué que le gouvernement “a cherché à jeter le discrédit sur l’ensemble du mouvement“.

Le porte-parole du Rassemblement national a notamment déclaré :

Les forces de l’ordre ont eu des ordres particulièrement étranges. J’ai vu des personnes âgées, des mères de familles, se faire gazer. Et on a laissé assez vite les casseurs monter en tête de cortège. Le ministère avait indiqué que les Champs-Élysées seraient fermés. Il faut que le ministre rende des comptes. Les Gilets Jaunes ne sont pas des casseurs. Ce sont des citoyens paisibles qui veulent dire stop à la politique de matraquage fiscal mis en place par Emmanuel Macron, qui est insupportable.


gilets jaunes

Les Gilets jaunes restent en position de force, par Ivan Rioufol

Le gouvernement ment. Alors qu’il vient de faire voter la loi anti-fake news voulue par Emmanuel Macron, il s’est prêté samedi à des désinformations grossières dans le but de diaboliser les Gilets jaunes, qui manifestaient à Paris. Passons sur le chiffre grotesque donné par Christophe Castaner de 106.301 manifestants qui auraient été précisément comptabilisés sur toute la France : que le ministre de l’Intérieur avalise une telle farce, mimant puérilement l’exactitude, en dit long sur la pratique du bidonnage mise en œuvre au sommet de l’Etat. Il n’est donc guère étonnant d’avoir entendu Castaner qualifier les protestataires des Champs Elysées de “séditieux”, en tentant une analogie loufoque avec la manifestation du 6 février 1934 place de la Concorde et en accusant “l’ultra-droite” d’être à l’origine des déplorables violences. Gérald Darmanin y est allé de son couplet : “Ce ne sont pas les Gilets jaunes qui ont manifesté (sur les Champs Elysées), c’est la peste brune qui a manifesté“.

Pour sa part, le chef de l’Etat lui-même, dans un premier tweet, n’a pas eu un mot à l’adresse du peuple en colère, sinon pour l’accabler de sa “honte”. Ce lundi, les médias révèlent que les 101 gardes à vue sont largement constituées de jeunes hommes venus des provinces et n’ayant rien à voir avec l’ultra-droite. En revanche, les Black Blocs (ultra-gauche) ont signé nombre des saccages commis contre des vitrines ou des cafés. C’est donc sciemment que le gouvernement a travesti les faits afin de tenter de couper les Gilets jaunes de l’opinion. Peine perdue évidemment.

Le recours à de telles désinformations illustre l’isolement du pouvoir, qui n’a plus que l’insulte et le mensonge à la bouche. En mars, Macron assurait : “Je ne sens pas la colère dans le pays”. Depuis, il se comporte comme s’il ne voulait toujours pas l’entendre. Quand il encourage ses ministres à évoquer des séditieux ou une peste brune chez les Gilets jaunes, il fait voir le mépris qu’il porte aux Oubliés, ces braves gens qui n’en peuvent plus de se faire insulter. D’autant que le chef de l’Etat, tout à son combat contre “la lèpre qui monte”, fiche la paix au nazislamisme qui gangrène les cités. En fait, Macon ne cesse de se mettre en position de faiblesse en dévoilant son incapacité à admettre ses erreurs. Jamais le pays n’a été aussi tendu, prêt à exploser de rage tant le mépris des “élites” semble inépuisable. L’urgence commanderait au pouvoir qu’il cesse ses provocations incendiaires et ses fake news, indignes d’une démocratie. Les Gilets jaunes, en dépit des incidents sur les Champs Elysées, sont en position de force.

Mardi, la réponse attendue de Macron ne saurait être de convoquer des experts, de créer des commissions ou d’imaginer des usines à gaz. Les Gilets jaunes exigent, dans l’urgence, la suppression immédiate des taxes supplémentaires sur les carburants. Ceux qui leur annoncent – grelin ! grelin ! – la fin du monde ressemblent aux illuminés d’une secte millénariste qui verraient partout des complots fascistes. La France n’a besoin ni d’un gourou, ni de cinglés.

Ivan Rioufol

Texte daté du 26 novembre 2018 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Vu sur Twitter

Si Libé vous dit que Laurent Obertone a tort, c’est que c’est vrai…

Publié le

Macron face aux Gilets jaunes : Honte certes, mais qui peut être fier ?, par Philippe Bilger

Le président de la République a exprimé sa “honte” par un tweet dans la soirée du 24 novembre.

Honte certes, pourquoi pas, à la suite des violences, des affrontements et de cette atmosphère d’émeute durant quelques heures, surtout sur les Champs-Elysées (Le Figaro).

Difficile de le contredire en effet quand il remercie “les forces de l’ordre pour leur courage et leur détermination” et dit sa “honte à ceux qui les ont agressées… à ceux qui ont violenté d’autres citoyens et des journalistes, à ceux qui ont tenté d’intimider des élus. Pas de place pour ces violences dans la République” (Europe 1).

Comme cette dernière phrase serait belle si elle était juste et que la République ne cesse pas d’être meurtrie par des violences de toutes sortes contre lesquelles, quotidiennes ou exceptionnelles, l’Etat ne montre que son impuissance !

“Honte” assurément à l’égard de ceux qu’il a visés par sa dénonciation mais, au-delà de l’opprobre ainsi jeté, qui peut être fier de son comportement, de son verbe et de ses actions depuis que les Gilets jaunes ont fait irruption dans notre espace démocratique, contre toutes les structures partisanes et syndicales, à cause initialement d’une hausse des carburants aggravant le gouffre entre Paris et la province, entre ceux qui pourront toujours circuler à leur aise et la majorité ayant besoin d’une voiture pour aller travailler, entre les privilégiés et les modestes ?

“Honte”, c’est sûr, mais qui dans ce désastre aurait l’impudence de s’épargner ?

“Honte” peut-être, mais le Premier ministre et le ministre de l’Intérieur, pour ce qui les concerne, peuvent-ils se féliciter de l’image qu’ils ont donnée et de la posture qu’ils ont adoptée ?

Ce dernier, par ses attitudes de Matamore qui révélaient plus d’incompréhension et de maladresse que d’autorité, par la précipitation avec laquelle il s’est engouffré dans la mise en cause de l’ultra-droite à Paris, a jeté de l’huile sur le feu, du sel sur une plaie à vif et surtout, avec une globalité dangereuse, n’a pas distingué une minorité de “casseurs” quasiment inévitable d’une multitude parfaitement honorable et tranquille de Gilets jaunes.

Cette dernière aurait eu besoin d’une considération qu’elle n’a jamais eue ou trop tard. A Paris, le refus de s’en prendre aux pompiers et de dégrader des commerces a été, pour beaucoup de manifestants, la marque même de leur singularité et de leur honnêteté.

Alors que dans la province les Gilets jaunes ont défilé et protesté dans le calme avec une force amplifiée par cette résolution irréprochable, quoi que ce soit, depuis le début de ce conflit, avait-il été proposé à cette masse angoissée par son pouvoir d’achat et son avenir devenant de plus en plus incertain, voire sombre ?

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[Vidéo] Marine Le Pen s’exprime au sujet des gilets jaunes

26/11/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Découvrez cet entretien du 23 novembre 2018 avec Marine Le Pen, présidente du Rassemblement National.

Pour RT France, elle revient sur la deuxième journée de mobilisation des Gilets jaunes partout en France ce 24 novembre.


Gilets Jaunes : Castaner cherche à diaboliser le mouvement

26/11/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Ce samedi 24 novembre, le rassemblement des « gilets jaunes » a rassemblé plus de 100.000 personnes partout en France, dont 8.000 à Paris. Ces chiffres sont ceux du ministère de l’Intérieur. Rappelons que le mouvement des gilets jaunes est né du mécontentement face à la hausse des taxes sur le prix des carburants annoncée par Macron. Depuis plusieurs semaines, ce mouvement ne cesse de grandir face à la surdité du président.

Comment s’est déroulée la neuvième journée de mobilisation ?

Généralement, les gilets jaunes ont manifesté pacifiquement dans tout le pays, malgré quelques blocages et barrages organisés sur des axes routiers. Pourtant, au total, Castaner a dénombré 191 interpellations par la police, dont 103 sur les Champs-Élysées. Comment expliquer ce décalage entre une manifestation majoritairement « bon enfant », selon le ministre de l’Intérieur lui-même, et ces interpellations ?

Des partisans d’extrême gauche et des racailles affublés de gilets jaunes

Le mouvement des gilets jaunes se veut spontané, protéiforme. Il ne revendique aucune appartenance à un parti politique. Le seul mot d’ordre est la protestation contre la hausse des taxes. Aussi, il est aisé de s’affubler d’un gilet jaune et d’aller militer pour sa cause au sein de la foule. C’est ce qu’on fait des partisans d’extrême gauche ou des racailles qui se sont ainsi données une occasion de s’exprimer, à la façon qu’on leur connaît. Affrontements avec la police, dégradations…

Le gouvernement fait porter le chapeau des violences à l’ « extrême droite »

Même si aucun activiste de droite n’a été recensé parmi les 103 interpellés, le gouvernement a désigné comme auteur des faits ce qu’il nomme l’« extrême droite ». Comme le gouvernement n’a pas l’intention de renoncer à la hausse des taxes, il cherche un moyen de décrédibiliser les gilets jaunes. Après les accusations de racisme ou d’homophobie, l’idée que les gilets jaunes sont violents et à ranger sous l’étiquette connotée d’extrême droite, est le dernier mensonge qu’a inventé le gouvernement pour diaboliser et réduire l’opposition.

Gilets jaunes : 2 – Macron : 0

Acte 2 réussi pour les gilets jaunes. Les images des fumées et des dégâts des Champs-Élysées que ne manque pas d’exploiter M. Castaner n’y changeront rien. D’abord parce que le ministre de l’Intérieur a perdu toute crédibilité depuis qu’il s’évertue, de façon indécente et mensongère, depuis huit jours, à mettre des morts sur le dos des gilets jaunes (voir la fake news du décès de mardi imputé à tort aux gilets jaunes). Ensuite parce que ces dégâts, visiblement causés par des casseurs infiltrés, sont sans commune mesure avec ceux que laissent les manifestations de l’ultra-gauche – pourtant encadrées par le service d’ordre des syndicats. Enfin, et surtout, parce que les Français apportent un soutien massif aux gilets jaunes : ils sont 77 % à trouver le mouvement « justifié » (dont 49 % « totalement justifié » !), selon le dernier sondage Odoxa pour Le Figaro et franceinfo publié samedi, et 82 % souhaitent qu’Emmanuel Macron et le gouvernement annulent les taxes sur les carburants, prévues pour janvier, qui ont déclenché l’incendie.

La victoire des gilets jaunes est totale car ils ont réussi à semer la discorde chez l’ennemi, et sur tous les fronts.

Sur le fond, ils ont démontré que leurs revendications étaient fondées en termes de pouvoir d’achat et de justice sociale, et démasqué le mensonge écologique et la culpabilisation du pouvoir. Les sociologues (Christophe Guilluy, Jean-Pierre Le Goff, etc.) qui, depuis des années, décrivent leur France et leurs souffrances économiques et culturelles leur ont fourni la caution intellectuelle face aux bien-pensants écolo-libéraux qui essaient de défendre encore -mais avec bien moins d’assurance – les décisions d’Emmanuel Macron. Et pas besoin de les avoir lus ou d’en avoir fait une fiche pour briller à Sciences Po quand ce qu’ils décrivent, c’est leur quotidien depuis des années, voire des décennies. Désormais, ces beaufs que l’on n’attendait pas sont sortis de leur invisibilité et sont conscients de la vérité et de la justesse de leur combat.

Mais ils ont aussi remporté la victoire du champ de bataille, ou plutôt des champs de bataille, car samedi, les rassemblements étaient encore très nombreux partout en province et, surtout, les gilets jaunes ne se sont pas laissés enfermer dans le piège du choix du terrain : à Bordeaux, ils ont bravé l’interdiction de la préfecture pour se diriger vers l’hôtel de ville ; à Paris, ils ne sont pas tombés dans le piège du pré carré du Champ-de-Mars. Mieux : ils ont opéré un prodigieux renversement et montré que c’est le pouvoir qui s’était enfermé dans son donjon. Georges Michel le disait ici il y a déjà une semaine. Arnaud Benedetti lisait cet enfermement dans « la carte du périmètre de sécurité enveloppant les hauts lieux de la République dans un no man’s land symbole d’un isolement, d’une coupure sur-signifiante entre l’exécutif et le peuple, […] image d’un État retranché, assiégé ».

Ce sont des actes d’insoumission minimes mais très forts symboliquement : ni les syndicats ni la trop bien élevée Manif pour tous n’avaient osé. C’est dans ces actes de désobéissance – comme celui de Jean Lassalle revêtant le gilet jaune à l’Assemblée -, que se lisent la détermination et l’intelligence d’un acte de révolte ou de dissidence. Les gilets jaunes ont choisi les heures et les lieux. Ce sont eux qui ont l’initiative et le pouvoir en est réduit à suivre. Un pouvoir qui n’est, en l’occurrence, ni fort ni intelligent.

Il y a là une transgression et une insolence légitimes, surtout quand elles s’adressent à Emmanuel Macron. Il n’est plus besoin de rappeler ses insolences à lui, ses provocations (« Qu’ils viennent me chercher ! »). Mais, plus profondément, Emmanuel Macron a accédé au pouvoir, comme il le reconnaissait lui-même en février dernier, par une sorte d’« effraction », une transgression et une insolence inédites. La révolte des gilets jaunes est le miroir de cette effraction, la réponse à cette disruption. Et ce n’est plus de la communication politique. Le premier président de l’ère 2.0 ne devrait pas s’étonner de voir déferler contre lui la première révolte sociale 2.0. Quant au match, le score est net : Gilets jaunes : 2 – Macron : 0.

Frédéric Sirgant

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

[Vidéo] Alba Ventura : “Les gilets jaunes ont obligé Macron à descendre de son piédestal”

23/11/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Emmanuel Macron compte annoncer de nouvelles mesures, mardi 27 novembre, sur le climat et l’écologie. Objectif : reprendre la main après un week-end particulièrement agité. Est-ce-que ce sera le signal d’une sortie de crise ? C’est toute la question.
Franchement, ça va être compliqué. Parce que voilà un gouvernement, un premier ministre, et un président qui expliquent depuis des jours et des jours qu’ils ne céderont rien.
Ils ont minimisé son impact. Ils l’ont caricaturé parfois comme Gérald Darmanin parlant des “gilets jaunes” comme de la “peste brune” ou Christophe Castaner de “séditieux”. Bref, ils n’ont pas perçu que les “gilets jaunes” faisaient écho à une partie de la population.

Mais, on dit que le président de la République a beaucoup consulté, qu’il a pris conseil ? Oui. Il a pris conseil. Il a réuni, à l’Élysée, tous ceux qui ont été au pouvoir ou premier ministre, tous ceux qui avaient connu des situations similaires : il a reçu Pierre Moscovici, l’homme qui a parlé le premier de ras-le-bol fiscal, sous François Hollande, après avoir augmenté les impôts.

On n’était pas dans le secret des Dieux, mais on peut aisément imaginer que les uns et les autres lui ont dit quelque chose du genre “ce n’est pas grave de céder, ce serait plus grave de s’obstiner”.

Voir le nouveau monde demander conseil aux vieux sages de l’ancien, ça ne manque pas de sel et ça… c’est la première victoire des “gilets jaunes”. Finalement, ils ont obligé Emmanuel Macron à descendre de son piédestal, à venir se confronter à la réalité. Maintenant, reste à savoir quelle leçon, le président va en tirer. Et de cela, on peut dire que la suite de son quinquennat en dépend.


D’après la Conférence internationale des ONG africaines, l’immigration africaine n’est pas du tout une menace pour l’Europe

26/11/2018 – INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Les membres du Conseil économique et social de l’ONU (Ecosoc) se réunissaient à Alger du 19 au 21 novembre, selon le journal El Watan.

Le thème de la rencontre était « Impliquer l’Afrique pour faire face à la crise migratoire ». Mais le Conseil est finalement loin de considérer les vagues d’immigration clandestines qui touchent l’Europe comme une « crise » puisque la conclusion que, « les migrants africains ne constituent pas une menace pour l’Europe ».

Les chercheurs africains ont avancé moult chiffres pour nier les statistiques européennes. Selon eux, les pays européens utiliseraient les chiffres de l’immigration comme un levier de pression sur les pays africains en leur faisant porter la responsabilité. Commence alors le révisionnisme des chiffres. « Ainsi l’Italie accueille 7% des migrants africains, alors que ses médias avancent le chiffre de 24,6%, le Portugal en accueille 6,2% et en déclare 20,6%, la Grèce 8,4% et en déclare 20%, l’Allemagne en accueille 8,8% et déclare 13% de migrants africains sur son sol ».

8 Français sur 10 sont derrière les « gilets jaunes » !, par Par Caroline Parmentier

Ni les « fake news » répandues par Castaner accusant les « gilets jaunes » d’« affaiblir le pays face au terrorisme », ni la légende urbaine des trois fameuses « bavures » raciste, islamophobe et homophobe (Présent du 22 novembre) ni l’inventaire à la Prévert des morts du Samu et des débordements racontés par les élus LaREM dans les médias, n’y font rien. Au contraire. Non seulement les Français ne se détournent pas des « gilets jaunes », mais ils sont encore plus nombreux à trouver légitime leur mobilisation et leur appel à bloquer Paris samedi, comme le révèle un sondage Odoxa pour Le Figaro et Franceinfo.

A Présent, nous avons été parmi les tout premiers soutiens de la contestation. Dès le mois d’octobre, nous avons protesté contre le prétexte écolo de la hausse du carburant qui pénalise toujours les mêmes, les classes populaires et moyennes, c’est-à-dire vous et moi. Dès le 10 novembre, Présent affichait tous les jours un gilet jaune en haut à droite de la une et je portais le mien sur le plateau de Bistro Libertés le 16 novembre, veille de la mobilisation nationale.

Preuve de l’échec de la stratégie de diabolisation du gouvernement, 62 % des sondés refusent de qualifier les « gilets jaunes » de « violents ». Une grande majorité les définit comme « populaires » (81 %), « courageux » (77 %), engagés dans « une lutte pour l’intérêt général » (78 %). Deux Français sur trois (66 %) appellent à ce que la mobilisation se poursuive. Sans surprise, 83 % des sympathisants de Marine Le Pen soutiennent la poursuite du mouvement. Et les sympathisants LaREM sont de plus en plus écartelés : quatre sur dix estiment la contestation « justifiée ».

Les « gilets jaunes » ont contre eux en revanche l’arrière-garde des syndicats préhistoriques d’extrême gauche, largement discrédités, furieux de voir que la mobilisation nationale se fait sans eux et leur petite boutique. Précision ahurissante, la CGT des agents de douanes a porté plainte mercredi contre ces « gilets jaunes » qui ont signalé la présence de migrants clandestins dans la cuve d’un camion, à Flixecourt (Somme) en déclarant qu’ils avaient « fait mieux que la douane » (Présent du 23 novembre). La CGT douanes les poursuit pour « injure », « diffamation » et pour « incitation à la haine raciale ». Quand on n’est pas complice des passeurs (même quand on est douanier !) on est un criminel raciste…

Deux nouveaux hashtags : #Balancetongilet et #Balancetongiletjaune ont fait leur apparition dans le matraquage médiatique pour décrédibiliser la contestation. De même qu’un groupe Facebook intitulé « Paye toi un journaliste » qui recense les mésaventures des journalistes bobos de l’autre côté du périphérique, au pays des gueux, des beaufs et des sans-dents. Comme cette jeune Bécassine de BFM TV qui s’est fait bousculer aux cris de « BFM menteurs » et « BFM macronistes » et qui raconte qu’elle n’a « jamais rencontré une telle haine ». Plus haineux que les bandes armées des cités, les racailles ou les djihadistes : les « gilets jaunes ».

Pour la première fois, Emmanuel Macron feint de remarquer la marée jaune et la révolte. Il répond à côté et annonce pour mardi « un nouveau cap pour la transition écologique » et de nouvelles aides individuelles pour la faire passer. Sans revenir sur l’étranglement fiscal et les taxes qui mettent les comptes au rouge dès le 15 du mois. Les Français qui bloquent les routes aujourd’hui ne réclament pas d’assistanat. Ce sont des hommes et des femmes qui demandent à vivre décemment de leur emploi et à nourrir, loger, scolariser, chauffer et soigner leurs enfants avec leur salaire, ce qu’ils n’arrivent plus à faire.

La mobilisation de samedi ne désarme pas. La manifestation a été interdite place de la Concorde mais autorisée sur le Champ-de-Mars (VIIe). Afin de « protéger les lieux sensibles » de la capitale. Sur LCI, Priscillia Ludosky, l’une des représentantes du mouvement, refuse cette alternative : selon elle, le groupement doit se dérouler dans « le cœur de Paris » près du rond-point des Champs-Elysées.

Sur les réseaux sociaux, les « gilets jaunes » appellent à rejoindre Paris très tôt dans la matinée, puis à dégainer leurs gilets à un endroit et un horaire précis qui sera divulgué au dernier moment.

Caroline Parmentier

Article paru dans Présent daté du 23 novembre 2018

Des gilets jaunes font arrêter des migrants clandestins : la gauche crie au scandale

Lors d’un barrage filtrant, à Flixecourt, dans la Somme, des gilets jaunes ont découvert six migrants cachés dans un camion-citerne. Ils les ont remis à la gendarmerie. Ce fait divers, relayé par les réseaux sociaux, a provoqué une réaction embarrassée de François Ruffin, député La France insoumise de la circonscription. La CGT Douanes, de son côté, a décidé de porter plainte.

François Ruffin, qui avait auparavant affirmé son soutien aux gilets jaunes, déclarant que Macron a « déchiré le contrat social de son injustice et de son arrogance » et que « le fauteur de troubles se trouve à l’Élysée », a, cette fois, fait un commentaire plus partagé. Au micro d’Europe 1, il a indiqué que, dans cette mobilisation, « on voit le meilleur et le pire de l’homme », ajoutant : « Il y a des moments où je suis fier de mon coin, fier des gens de mon coin, et fier d’être élu de Flixecourt, et des moments où je le suis beaucoup moins. ». Encore un qui aime le peuple quand il le suit.

On dirait qu’il soutient les gilets jaunes quand il pense pouvoir les récupérer, mais qu’il prend ses distances avec eux s’ils expriment une opinion différente de la sienne sur l’accueil des migrants. Position inconfortable et révélatrice de ses contradictions. Il approuve la révolte populaire quand elle conteste l’ordre établi, espérant renforcer son électorat, mais prend ses distances avec elle quand elle vise les migrants.

La CGT Douanes va moins dans la nuance. Dans un communiqué, elle annonce porter plainte contre ces gilets jaunes qui se sont félicités d’avoir permis l’interpellation de migrants et d’avoir « fait mieux que la douane ». Une plainte pour « injure », « diffamation » et « incitation à la haine raciale ». Rien que ça ! L’organisation dénonce leur comportement : « Forts de leurs convictions racistes, ils ont préféré appeler la gendarmerie plutôt qu’une association d’entraide pour les secourir. » Elle précise que le rôle des douaniers n’est pas de « faire de la traque aux migrants ». On se demande si c’est ce qu’elle leur recommande quand ils tombent sur des immigrés clandestins.

Les gilets jaunes concernés auraient sans doute pu s’abstenir de se réjouir, sur les réseaux sociaux, d’avoir permis ces arrestations : après tout, ils n’ont eu qu’un comportement citoyen. Auraient-ils dû, comme le suggère la CGT, appeler une association d’entraide et se faire ainsi les complices de l’entrée illégale de migrants sur le territoire français ?

Les gilets jaunes protestent contre les taxes qui se surajoutent les unes aux autres, contre la baisse de leur pouvoir d’achat. Ils constatent que le gouvernement s’intéresse plus au sort des migrants qu’au leur. Ainsi, le budget 2019 prévoit une hausse de plus de 40 % des crédits de l’intégration et un objectif de 86 % de demandeurs d’asile hébergés d’ici 2020, contre 50 % aujourd’hui. Ils ont le sentiment, comme beaucoup d’autres Français, de subir un véritable racket, sans compter les services publics qu’on leur enlève, les maternités et les écoles qu’on ferme. Est-ce de l’égoïsme que de penser qu’avant de s’occuper de la misère du monde, le gouvernement devrait s’occuper de la misère française ?

Finalement, cette gauche pro-migrants reprend les arguments de Christophe Castaner et Benjamin Griveaux pour discréditer cette colère des gilets jaunes. Elle se met du côté de ceux qu’elle prétend combattre. Étrange connivence entre les internationalistes et les mondialistes. Il est vrai que, mis à part leur conception de l’économie, ils ont de nombreux points communs.

Philippe Kerlouan

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Aujourd’hui est censé être le « vendredi noir » ou comment une fête traditionnelle a été dévoyée en farce consumériste

23/11/2018 – INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Hier se déroulait aux Etats-Unis la fête de Thanksgiving, une célébration traditionnelle chez les Américains. Retour sur l’origine de cette fête et sur son dévoiement commercial sous le nom de « Black Friday ».

En 1620, des puritains anglais fuyant les persécutions religieuses débarquent en Amérique et fondent la colonie de Plymouth dans l’actuel état du Massachusetts. Mais ces citadins, d’anciens bourgeois et commerçants, sont incapables de survivre dans ce nouveau monde où tout est à refaire, et ils ne doivent leur survie qu’à l’aide inespérée d’Indiens. Ceux-ci en effet leurs apprennent alors à cultiver le maïs, et les sauvent ainsi d’une grave famine. Le quatrième jeudi de novembre 1621, les Pères pèlerins célèbrent avec leurs amis indiens leur alliance et leur entente, la « Thanksgiving » ou le « merci du don » lors d’un grand repas où l’on mange avec plaisir du maïs et des dindes sauvages.
C’était il y a presque 500 ans, et bien des choses ont changé depuis.

Si la société américaine a conservé quelques aspects de la vie puritaine de ses fondateurs on aurait bien du mal à retrouver l’origine de Thanksgiving dans la débauche délirante du Black Friday. La plupart des entreprises américaines, n’ayant pas les mêmes réglementations que les entreprises françaises pour les soldes, décident de solder de manière importante beaucoup de leurs articles le vendredi suivant Thanksgiving.

Pour les familles américaines, et désormais européennes, c’est l’occasion de faire les courses de Noël en avance et à de supposés bas prix. Cette baisse de prix pour un laps de temps très court favorise l’achat impulsif. L’année dernière, un Américain sur cinq s’est rendu dans un supermarché pour l’occasion et a dépensé 381 dollars par personne.
Le commerce en ligne pratiquant les mêmes promotions, Amazon vendait l’année dernière près de 970 articles par minute à la même date.

Voilà comment les grandes entreprises, profitant des fêtes de fin d’année et d’une fête traditionnelle, ont réussi pour certaines d’entre elles à faire leur chiffre de l’année, au risque parfois de provoquer des morts écrasés par une foule obnubilée par la consommation. On observe le même phénomène de récupération consumériste est observé en Chine.

Le géant chinois Alibaba a créé la journée des célibataires le 11 novembre. Proposant des réductions pendant 24 heures, les commerçants déclenchent une frénésie d’achats sur Internet qui croît chaque année. Ainsi, en 24 heures, en 2017, se sont vendus pour 24 milliards de dollars de biens, soit plus que tout ce que produit en un an la Lettonie ou l’Islande.