Violences : comment Nantes s’est libanisée, par Ivan Rioufol

Nantes, la belle alanguie, est devenue une poudrière. Trente ans à peine auront suffi pour fracturer culturellement la Cité des Ducs de Bretagne et la rendre méconnaissable. Cette nuit, trois quartiers “sensibles” ont été le théâtre d’une insurrection urbaine : au Breil, à Malakoff, aux Dervallières. Les émeutes ont été déclenchées, dans le quartier du Breil, après la mort d’un jeune voyou touché par le feu d’un policier qui tentait de protéger son collègue d’une manoeuvre d’écrasement lors d’un contrôle. L’homme était sous le coup d’un mandat d’arrêt. Dans ces trois endroits, des voitures et des locaux ont été rapidement incendiés, dont un centre paramédical, une mairie annexe, une maison de la justice et du droit. Ce mercredi, le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, a “condamné avec la plus grande fermeté” ces actes.

Il a rappelé que le Breil faisait l’objet d’un dispositif de sécurisation renforcée à la suite de plusieurs incidents violents survenus depuis le 28 juin. Malakoff et les Dervallières ont été retenus pour être des “quartiers de reconquête républicaine” dès septembre. Ayant été longtemps journaliste à Nantes (à Presse-Océan, de 1976 à 1984), je connais bien cette ville où je suis né. Quand je l’ai quittée en 1984, elle était la tranquillité même, y compris dans les quartiers traditionnellement plus populaires, dont Les trois sites devenus explosifs. Les immigrés y étaient minoritaires. Les foyers Sonacotra hébergeaient les travailleurs venus du Maghreb ou d’Afrique noire. Aujourd’hui, Nantes s’est libanisée. Son histoire est celle de la France.

Ma dernière enquête pour Presse-Océan, en 1984, avait été consacrée à la petite et alors unique mosquée du quartier Malakoff, située en face du vieux stade Marcel Saupin. Cette ancienne chapelle Saint-Christophe, construite après-guerre, avait été donnée par l’évêché au culte musulman en 1980. A l’époque j’y avais révélé le lien qu’entretenait ce discret lieu de culte avec l’Iran. Depuis, la mosquée de Malakoff a pris une toute autre envergure : reconstruite un peu plus loin, elle compte 1200 places et a érigé un minaret de 17 mètres. A cette “mosquée cathédrale” s’ajoutent quatre autres mosquées pour la ville, sans parler de celles des communes voisines. Cette emprise de l’islam a accompagné le nouveau peuplement des quartiers populaires, sous les encouragements des municipalités socialistes successives.

Des “figures” locales ont vite émergé, comme le “Nantais” Lies Hebbadj, cet islamiste polygame qui s’était fait connaitre il y a quelques années pour mettre ses femmes sous des draps noirs et militer pour la construction de dizaines de mosquées dans la cité du muscadet, des luttes ouvrières et du surréalisme. A Nantes comme ailleurs, l’indifférence des autorités publiques a permis à une contre-société, majoritairement islamique, de se consolider sur ses territoires. Breil, Malakoff, Dervallières sont les noms des places fortes en rupture avec la république. Les policiers et les gendarmes qui s’y risquent y sont vus le plus souvent comme des forces d’occupation. Merci qui ?

Ivan Rioufol

Texte daté du 4 juillet 2018 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Mayotte : l’immobilité du gouvernement devant la submersion migratoire, par Anne Isabeth

Les débats et prises de bec pour déterminer qui devait accueillir, ou pas, les migrants embarqués sur l’Aquarius ou le Lifeline ont fait oublier la situation dramatique qui est celle de notre 101e département français depuis 2009, Mayotte. Mansour Kamardine, député Les Républicains tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme.

« A Mayotte, c’est un “Aquarius” qui arrive par semaine. En 4 mois et en toute impunité, 12 000 clandestins sont arrivés sur l’île, ce qui représente une croissance démographique record de + 4,7 %. Rapporté à la population, c’est comme si la métropole avait accueilli plus de 3 millions de clandestins en 4 mois ! Voilà ce que nous vivons à Mayotte ! Quel territoire de la République supporterait une telle pression migratoire ? », s’est alarmé le 4 juillet le député, dans un communiqué.

Il faut dire que rien n’est fait pour aider, sur place, les autorités à refouler ce flot de clandestins qui submergent littéralement l’île. L’horizon est pour le moins obscur puisque les autorités comoriennes ont décrété, en mars dernier, qu’elles ne voulaient pas admettre leurs ressortissants sur le territoire, car les Comoriens seraient chez eux à Mayotte ! Cette prise de position, pour le moins ahurissante, ne risque pas d’être infléchie par la position de notre gouvernement qui réagit plus que mollement. Après avoir décidé, le 4 mai dernier – soit deux mois plus tard ! – que plus aucun visa pour l’espace Schengen ne serait délivré aux ressortissants comoriens, le gouvernement est revenu en partie sur sa décision en indiquant que cette mesure n’affecterait pas les étudiants en demande de visa.

C’est donc un flot ininterrompu qui, depuis quatre mois, vient grossir le nombre des clandestins. Une situation qui ne semble pas émouvoir en métropole – Mayotte est loin des yeux et donc loin du cœur ? Le député LR ne mâche pas ses mots : « Dans les faits, derrière une façade de fermeté et de détermination, se cachent la mollesse, la faiblesse, la lâcheté et l’impuissance de nos dirigeants actuels à protéger le territoire national, à garantir le contrôle des frontières et à protéger nos compatriotes, en particulier les plus pauvres d’entre eux. » Et il conclut en prévenant : « J’en appelle au sursaut de conscience du gouvernement, avant qu’il ne soit trop tard, avant que les citoyens ne décident d’assurer leur sécurité par eux-mêmes à la frontière du territoire. »

Anne Isabeth

Article paru dans Présent daté du 5 juillet 2018

Alexandre Langlois : « Il faut a priori que les policiers apprennent à grimper aux immeubles pour être reçus à l’Élysée »

Alexandre Langlois, Secrétaire Général du syndicat de police VIGI, revient sur les émeutes qui ont embrasé des quartiers à Nantes et sur le passif très lourd du délinquant tué.

Il évoque les réactions relativement mesurées des médias et des politiques, mais déplore celles du ministre de l’Intérieur et du président de la République Emmanuel Macron.

Le quartier du Breil, à Nantes, connaît sa deuxième nuit d’émeute suite à la mort d’Aboubakar. En savez-vous un peu plus sur ce qui s’est passé ?

Nous n’avons pas d’autres nouvelles. Le gouvernement avait promis, depuis plusieurs années, que les policiers seraient équipés de caméras piétons. Malheureusement, nous sommes toujours en attente de ce matériel. Ce type de matériel éviterait que la parole des policiers soit remise en doute et permettrait de savoir exactement ce qu’il s’est passé.
Mes collègues de la PJ sont en train de faire le tour des réseaux sociaux et des riverains pour trouver des vidéos plus ou moins bien cadrées et chronométrées suivant l’angle de vue et la durée. Le manque d’équipement et de vision politique nous amène à cette situation.
Je tiens à souligner que la police de sécurité du quotidien a prévu 10.000 caméras pour les policiers et gendarmes, d’ici fin 2019. Cela représente 5 % des effectifs. Le monde de demain ne sera donc pas encore très satisfaisant.

L’affaire Théo a sans doute servi un peu de leçon, car les réactions politiques ont été un peu plus nuancées et prudentes sur le sujet. L’opprobre n’a pas été jeté sur les policiers de manière automatique.

Cela a peut-être servi de leçon aux personnels politiques. Trois prises de position nous intéressent plus particulièrement, car elles sont institutionnelles.
Le Premier ministre était sur Nantes pour un déplacement. Il a fait l’effort de venir et de s’intéresser au sujet en disant qu’il soutenait les forces de l’ordre. Nous n’avons pas bien compris pourquoi il était allé voir la famille de la victime, mais c’est une autre question.
D’autre part, le ministre de l’Intérieur condamne une fois de plus avec une grande fermeté. C’est ce qu’il fait à chaque nouveau fait divers. Il condamne avec fermeté. Mais jamais rien n’est fait derrière. Il parle du décès d’un automobiliste suite à un contrôle de police. C’est politiquement correct. Nous préférerions qu’il parle d’un délinquant mort en tentant d’échapper à la police qui a agi dans le cadre du Code de la sécurité intérieure ou de la légitime défense. La présentation du même fait n’est pas du tout identique. Nous attendons davantage du ministre de l’Intérieur.
La palme revient à notre président de la République. Il a déclaré que ce n’était pas son rôle d’écumer ces choses-là. Il agit sur le long terme. Il faut a priori que les policiers apprennent à grimper aux immeubles pour être reçus à l’Élysée…
Tous les autres partis politiques font leur beurre sur le sujet, mais nous ne sommes pas jetés en pâture comme pour Théo.

Aboubakar était natif d’Île-de-France. Il se trouvait à Nantes pour voir de la famille.
Il était placé sous mandat d’arrêt. C’est un délinquant bien connu des services de police avec un passif assez lourd. Aurait-il dû être en prison ?

Son mandat d’arrêt était daté du 15 juin 2017. Depuis cette date, les services de police et de gendarmerie avaient pour mission, s’ils le trouvaient, de l’envoyer en prison.
Cela fait donc plus d’un an. Il était originaire de Garges-lès-Gonesse, en région parisienne. Il était à Nantes pour échapper aux poursuites dont il faisait l’objet. En étant à Nantes chez sa famille, il se camouflait.

Pour l’instant, les émeutes sont circonscrites à Nantes. Craignez-vous que ce phénomène se propage dans d’autres villes et dans d’autres quartiers sensibles ?

Il y a un risque que cela se produise à Garges-lès-Gonesse. Une marche blanche est organisée. Nous savons que ce genre de manifestation peut toujours déborder.
Tant que l’on encouragera les personnes en leur disant qu’ils peuvent prendre la défense d’une pauvre victime innocente, ça ne peut que conduire à un embrasement.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Pour Bernard Lugan, “l’Afrique retourne peu à peu à l’économie de traite”

Selon le rapport de mai 2018 de la Banque africaine de développement (BAD), l’Afrique a besoin annuellement de 170 milliards de dollars (mds) d’IED (Investissements étrangers directs) dans le seul domaine des infrastructures. Or, en 2016, pour le total de tous ses postes, elle n’en a reçu que 59 mds, un volume dérisoire qui plus est, en baisse de 3% par rapport à 2016 (Banque mondiale).

Selon le rapport de juin 2018 de la CNUCED, pour l’année 2017, le total en projection des IED mondiaux s’est élevé à environ 1800 milliards de dollars – entre 1670 et 1870 mds – (CNUCED, World Investment Report 2017). Avec ses 60 mds – 65 mds en projection pour 2017), l’Afrique, dans son ensemble continental, et avec son 1,2 milliard d’habitants, a donc reçu presque autant d’IED que Singapour (61,6 mds pour 6 millions d’habitants), et moins que l’Irlande (79,2 mds pour 5 millions d’habitants).

La raison de ce désintérêt de la part des investisseurs est qu’ils n’ont pas confiance dans l’avenir de l’Afrique où, ce qui y fonctionne aujourd’hui peut exploser du jour au lendemain. Et cela parce que tous les pays africains connaissent les mêmes problèmes d’inadéquation entre les réalités humaines (ethniques) et le placage institutionnel importé.

Les exemples de la Côte d’Ivoire et de la Sierra Leone sont éloquents à ce sujet_: voilà deux pays qui, à la fin du siècle dernier, étaient présentés comme deux miracles africains et qui, l’un et l’autre se sont effondrés en quelques semaines avant de sombrer dans deux terribles guerres ethno-civiles.
Quant à l’Afrique du Sud, avec à peine 1,3 md de dollars d’IED en 2017 contre 2,3 mds en 2016, son cas est emblématique de la faillite d’un pays dont les dirigeants ont consciencieusement dilapidé et pillé l’immense héritage légué par les Blancs.

Alors, laissons les adeptes de la méthode Coué à leurs nuées pour nous en tenir au seul diagnostic[1] :
1) A l’exception de quelques matières premières, rien de ce que produit l’Afrique n’est stratégique.
2) Pour les investisseurs qui sont tout sauf des philanthropes, il n’y a guère d’intérêt à investir en Afrique où les infrastructures sont à faire ou à refaire périodiquement, et où la corruption fausse toutes les règles du marché.

Voilà qui explique pourquoi, en dehors d’enclaves quasi exterritorialisées et tournées vers l’exploitation et l’exportation de matières premières à forte valeur, la quasi-totalité du continent africain, au sud du Sahara, n’attire pas les IED.
Les lamentations et les discours incantatoires ne changeront rien à cette réalité.
Résultat, l’Afrique retourne peu à peu à l’économie de traite… Comme au XVIIIe siècle, car, si l’investissement n’y est pas rentable, le commerce l’est, lui qui n’a en effet pas besoin de lourds investissements dont la rentabilité est à long terme. Ses perspectives étant à court terme, il ne recherche pas cette visibilité que l’Afrique est incapable de donner aux investisseurs qui exigent une triple sécurité financière, politique et existentielle.

[1] Voir à ce sujet mon livre Osons dire la vérité à l’Afrique. En commande ici.

Bernard Lugan

Texte repris du site Blog de Bernard Lugan

Crise migratoire : nouvelle passe d’armes entre Angela Merkel et Victor Orban

06/07/2018 – EUROPE (NOVOpress)
Quatre ans qu’une telle rencontre n’avait pas eu lieu. Victor Orban était l’invité d’Angela Merkel à Berlin. A l’heure où la ligne migratoire dure du premier ministre hongrois semble s’imposer en Europe et que la question fait vaciller la coalition de la chancelière, les deux dirigeants n’ont pas masqué leurs désaccords.

C’est Angela Merkel, qui a dégainé la première : “C’est probablement ce qui nous sépare car l’humanité, c’est l’âme de l’Europe. Et si nous voulons la conserver. si l’Europe avec ses valeurs veut jouer un rôle dans le monde, elle ne peut pas se détourner de la détresse et de la souffrance humaine“.

Récemment réélu et en position de force ces derniers mois grâce à l’arrivée de gouvernement hostiles aux migrants, Victor Orban n’a pas apprécié la leçon :

Nous trouvons injuste d’être accusé de ne pas être solidaire vis-à-vis de l’Allemagne. 8 000 gardes sont postés en permanence le long de la frontière hongroise et ils empêchent les migrants de venir en Allemagne. Si les gardes armés hongrois ne protégeaient pas les frontières avec la Serbie et la Croatie alors 4 à 5000 migrants passeraient en Allemagne chaque jour… C’est ça la solidarité, une bonne solidarité !


Porte ouverte pour 132 « naufragés » de l’Aquarius et du Lifeline, par Pierre Malpouge

La France terre d’accueil et d’asile pour tous : telles sont les prétendues « valeurs » de leur République dont ils nous bassinent à longueur de temps depuis le début d’un flux migratoire qui ne connaît pas de répit. D’où un arrivage massif sur les côtes de leur Europe en pleine implosion de « réfugiés », économiques pour la plupart, fuyant la misère de leur pays d’origine. Comme ceux de l’Aquarius et du Lifeline sauvés des eaux méditerranéennes par les navires affrétés par des ONG complices des passeurs et autres trafiquants de vies humaines.

A bord de ces deux cargos façon « coke en stock » moderne, 629 « migrants » pour l’un, 234 pour l’autre, que l’Italie puis Malte (qui entre temps a cédé à la pression de l’Europe bien-pensante) et même, indirectement, la France ont refusé de les laisser jeter l’ancre dans leurs ports, renvoyant cette « patate chaude » notamment à l’Espagne pour l’Aquarius. Ce dernier ayant accosté à Valence le 11 juin dernier et ayant reçu, nous dit-on, un accueil chaleureux de la part des Espagnols.

Solidaire, un peu honteux mais assurément hypocrite comme pas deux, le gouvernement français qui avait préféré regarder ailleurs pendant l’errance de l’Aquarius, avait alors tenté de redorer son blason en assurant qu’il prendrait sa part de « migrants » (précisons que parmi les 629 « migrants » qui se trouvaient à bord de l’Aquarius, les nationalités les plus représentées sont notamment des Soudanais, 184, des Nigérians, 144, des Erythréens, 52, ou encore des… Algériens, 41. Même origine ou quasiment pour les « rescapés » du Lifeline). Aujourd’hui, c’est chose faite.

A la suite du déplacement de Pascal Brice, directeur de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra), à Valence pour identifier des personnes pouvant relever de l’asile, sur les quelque 215 « migrants » – 121 Soudanais, 39 Erythréens et 37 Algériens (surprenant quand on connaît la générosité de la France en matière de visas accordés à ceux-ci) s’étant manifestés pour déposer une demande de « protection auprès de la France » – la France en accueillera donc 132. Cent trente-deux futures chances pour la France, essentiellement Soudanais et Erythréens, qui devraient arriver « rapidement » sur le territoire, a précisé Pascal Brice avant d’ajouter que « les personnes secourues en mer relèvent bien du droit d’asile ». Emballé, c’est pesé. D’où un appel d’air (notamment pour la France accueillante) qui laisse présager un bel avenir pour une Europe incapable de gérer la crise migratoire.

D’autant plus qu’au sortir du Conseil européen des 28 et 29 juin, l’Union européenne s’est engagée à « explorer » la mise en place de « plateformes régionales de débarquement » et de « centres contrôlés » pour « étudier » au cas par cas les demandes d’asile.

Pierre Malpouge

Article paru dans Présent daté du 4 juillet 2018

Un été avec Homère…

Un été avec Homère… Quelle belle idée, n’est-ce pas ? Mais, me direz-vous, pourquoi justement ne pas se « contenter » de lire l’Iliade et l’Odyssée plutôt qu’une nouvelle « analyse » sur les œuvres du divin aède ?

C’est que ce livre ne donne pas envie de découvrir Homère. Ou plutôt, il ne doit pas s’adresser à un lecteur qui ne s’est jamais plongé dans les chants homériques, dans cette « nourriture de l’âme européenne » comme l’écrit, le dit, Sylvain Tesson.

Mais c’est un livre, ou plutôt un recueil d’une série d’émissions radiodiffusées l’été dernier sur France Inter, qui nous invite à relire Homère, à se replonger dans le fracas des combats des héros achéens et troyens devant les murs de la cité de Priam, à repartir avec Ulysse au cours de ses aventures pour retrouver son royaume… Et pour nous aider à mieux vivre

Cette invitation commence dès l’esthétique d’Un Été avec Homère.

La couverture sobre, à l’iconographie immédiatement reconnaissable, fait d’emblée résonner nos esprits à l’heure de la Grèce antique et mythologique.

Son format “poche” permet de l’emporter partout, en faisant un parfait petit bouquin à glisser dans son sac, qu’il soit à dos, de voyage ou de travail.

Plaisir des yeux enfin, au cours de la lecture, grâce au choix très poétique d’imprimer en un beau bleu les extraits de l’Iliade et de l’Odyssée parsemant les différents chapitres.

Un bleu qui rappelle le ciel et la mer de Méditerranée, “le soleil, et peut-être […] les yeux d’Homère”, et sans nul doute un bleu faisant écho aux yeux des déesses aux bras blancs ou casquées, à ceux d’Hélène aux longs cheveux, à ceux de la fière Pénélope…

Organisé en courts chapitres classés par thèmes (les origines des chants homériques, leur géographie, le destin, l’ordre, les dieux et la liberté, l’hubris, la guerre, la beauté…), leur rythme en est vif et efficace.

Je vous invite d’ailleurs à ouvrir le livre au hasard, et à y lire le chapitre sur lequel vous êtes tombé. Car Sylvain Tesson ne cherche pas à démontrer, mais à montrer la beauté, la portée, la sagesse intemporelle de l’Iliade et l’Odyssée.

S’inscrivant à la suite de Virgile, Racine, Nietzsche, d’Ormesson (sans oublier Dominique Venner), il souligne que chacun trouvera quelque chose de différent à la lecture de l’Iliade et de l’Odyssée.

Et sans doute que chacun trouvera, selon sa sensibilité du moment, selon le moment de sa vie, un sens nouveau, une autre profondeur, un écho plus moderne que « le journal de la veille » avec ses propres préoccupations ou les soubresauts du monde.

Pour autant, si l’Iliade et l’Odyssée sont des chefs d’œuvre « universels », Sylvain Tesson rappelle de manière très claire qu’ils ne peuvent résonner pleinement que pour un Européen.

Il est d’ailleurs assez réjouissant que les messages véhiculés par Sylvain Tesson soient passés sur France Inter, car ils sont loin d’être « universels », mais alors pas du tout !

Par exemple, dans le chapitre “Aimer les îles”, l’auteur assène que “Les îles ne communiquent pas. Voilà l’enseignement homérique : la diversité impose que chacun conserve sa singularité. Maintenez la distance si vous tentez à la survie du divers !

Voilà qui ne peut que détonner (voire étonner) alors que Le Camp de Saints se joue sous nos yeux, acclamés justement par les radios d’Etat…

Sylvain Tesson voyage ainsi entre le monde mythologique et le monde actuel, ose des rapprochements entre le courage des héros antiques et les guerriers kurdes, parle de la folie, de l’irrespect des hommes pour la nature (et pour les dieux), nous invite à danser dans le monde d’ici, sous la lumière du soleil, et ne pas s’égarer dans l’espoir d’un mirage, de chimères d’un monde à venir, rappelle que “la guerre est notre mère” mais aussi que seul l’ordre et l’harmonie sont à rechercher…

Bon voyage sur les rivages ensoleillés de la mythologie !

Harald S.

Tribune reprise de institut-iliade.com

Un Été avec Homère, Sylvain Tesson, éditions des Équateurs, mai 2018, 253 p.

Attentats du 13-Novembre 2015 : “les victimes veulent savoir la vérité”

05/07/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Le tribunal administratif s”est penché mercredi 4 juillet sur un recours déposé par une trentaine de victimes des attentats du 13-Novembre 2015 concernant les “défaillances” de l’État.

L’avocate Samia Maktouf, qui défend plusieurs familles de victimes, explique leur démarche sur l’antenne de France 24.


L’immigration, l’émotionnel et l’Europe, par Jean-Gilles Malliarakis

La quasi-crise gouvernementale allemande semble donc avoir été surmontée. Madame Merkel paraît s’être pliée aux conditions des partisans d’une politique plus restrictive de l’immigration et de l’asile. Voilà qui pourrait bien annoncer la confirmation d’une poussée continentale qu’il est de bon ton de qualifier de populiste, sans doute parce qu’elle répond au sentiment et à l’opinion des peuples.

Dans sa chronique politique, en date du 26 juin[1], Guillaume de Thieulloy dénonçait en effet la dictature de l’émotion dans le traitement de l’immigration. Cette critique, certes justifiée dans la plupart des circonstances, n’empêche pas la possibilité d’un retournement des forces émotionnelles.

Ainsi, trois jours plus tard, dans la nuit du 28 au 29 juin, un accord européen de type chèvre chou était intervenu, largement inattendu et curieusement commenté.

Certains bons esprits s’étaient préoccupés, en effet, depuis l’élection législative italienne du 4 mars de savoir si l’Italie pouvait sortir de l’Europe. La formation, le 1er juin, du gouvernement de Giuseppe Conte a porté cette hypothèse à un haut degré de scandale et de sottise, pour ne pas parler de ridicule.

La première question aurait dû consister plutôt à se demander d’abord si l’on peut concevoir une Europe sans l’Italie, sans Rome, sans Florence, sans Venise, etc. L’absurde mène à l’invraisemblable.

Le questionnement même repose sur le maintien d’une confusion. Depuis la nuit des temps, l’Europe, continent dont les frontières extérieures se situent principalement à l’est, est habitée d’une famille de nations et de peuples apparentés. Elle ne s’est jamais réduite aux fragiles institutions d’un ensemble qui s’appelle, depuis 1993 c’est-à-dire depuis 25 ans, l’Union européenne.

La chose étant impossible, y compris dans le cadre des institutions actuelles, il a bien fallu tenir compte d’une “autre” émotion, différente de celle des groupuscules subventionnaires que l’on appelle, en langue bois médiatique “les associations”.

Celle du peuple italien paraît sans doute au moins aussi partagée majoritairement par les peuples autrichien, hongrois, polonais, danois, tchèque, slovaque, bulgare, néerlandais et clairement aussi par les Bavarois. J’ai cru comprendre que l’une des causes fondamentales de la victoire du Brexit en Angleterre en 2016 tenait à une émotion du même type. D’importantes minorités la partagent y compris dans les pays bien pensants et bien pourvus.

On aurait pu se souvenir de l’époque où Chirac et son Premier ministre Jospin en France en communion avec le gouvernement belge avaient envisagé de sanctionner l’Autriche pour avoir mal voté et laissé accéder au pouvoir, en février 2000, après 30 ans de règne social-démocrate, une coalition conservatrice dirigée par Wolfgang Schüssel démocrate-chrétien allié aux libéraux-autrichiens du FPÖ.

Le professeur moraliste Marc Uyttendaele, s’exprimant dans l’excellent quotidien bruxellois Le Soir rappelait déjà en décembre 2017 “qu’il s’était agi de stigmatiser le réveil de la peste brune en Europe. Louis Michel avait conseillé aux Belges de ne plus aller skier en Autriche. Hervé Hasquin avait suspendu les classes de neige dans ce pays. André Flahaut avait interdit aux militaires de participer à un championnat de ski. Martine Aubry et Laurette Onkelinx avaient refusé de participer aux débats d’un sommet européen quand un ministre autrichien s’exprimait.”[2]

On ne peut s’empêcher de sourire à l’évocation de ces terribles sanctions franco-belges contre la politique de Vienne. Elles demeurèrent minoritaires au sein de l’Union européenne et se traduisirent par un gros plouf. Et, imperturbable, l’auteur de l’article de conclure tristement : “Bien sûr, la réal politique avait fini par prendre le dessus.”

Sauf erreur l’émotion, dont on prétendait et dont on prétend encore se prévaloir à Paris, n’avait guère franchi alors les limites du boulevard périphérique.

[1] cf. Les 4 Vérités Hebdo édition papier n°1150 daté du 29 juin 2018, éditorial daté du 26.
[2] cf. Le Soir le 22 décembre 2017

Jean-Gilles Malliarakis

Article paru sur le site de L’Insolent

Santé Publique : des militants d’ATTAC occupent un Apple Store

05/07/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Le 30 juin dernier, des militants d’ATTAC ont occupé un Apple Store de Paris, le transformant en service d’urgences improvisé.

Le message : les caisses sont vides pour la santé en France, alors que les multinationales échappent à des taxes qui pourraient lui être bien utiles.

Un reportage proposé par Radio Sputnik.


Vu sur Twitter

En Seine-Saint-Denis, les immigrés clandestins pèseraient entre 8% et 20% de la population

Publié le

Belloubet, démission !, par Guy Rouvrais

Ce serait là l’occasion pour Nicole Belloubet, ministre de la Justice, de quitter son poste sans avoir à démissionner : le président de la République a commencé le 3 juillet des « entretiens d’évaluation » avec chacun de ses ministres. Dans ses engagements de campagne, il y avait en effet : « Chacun des ministres aura une feuille de route avec des objectifs en termes de politiques publiques et de budget. Leur efficacité sera évaluée régulièrement et je déciderai une fois par an, en lien avec le Premier ministre, de les reconduire ou pas. »

On suppose que, pour le garde des Sceaux, il y avait, parmi ses objectifs naturels, celui de conserver en prison les détenus et notamment les plus dangereux, les terroristes et ceux appartenant au grand banditisme, comme Redoine Faïd (voir Présent du 4 juillet) toujours en fuite après sa spectaculaire évasion. De fait, le Premier ministre est revenu sur la promesse présidentielle, car, finalement, tous les ministres seront reconduits au terme de l’« entretien d’évaluation : « Je ne suis pas dans la sanction, je suis dans l’amélioration », a dit le chef du gouvernement, son objectif est seulement de « faire le bilan de l’avancement de la feuille de route, vérifier ce qui a été engagé, étudier la suite ». Pas de sanction pour le garde des Sceaux, donc !

Il ne reste plus d’autre choix à Nicole Belloubet que de démissionner par esprit de responsabilité et par égard pour la victime du malfrat, Aurélie Fouquet, dont le meurtrier est libre de frapper à nouveau. Le garde des Sceaux reconnaît une « défaillance », le mot est faible, elle en recherche les causes et, par là, les responsables. Mais on ne saurait admettre qu’on fasse porter le chapeau à un lampiste, selon la médiocre habitude des politiques fuyant leurs responsabilités. C’est pourquoi Marine Le Pen a demandé le départ de Nicole Belloubet du gouvernement, jugeant qu’elle n’est « pas à la hauteur » de ses fonctions de ministre de la Justice.

C’est un fait que, dans la prison, les surveillants ont fait leur travail : ils ont décelé chez ce détenu particulièrement dangereux, à l’affût des occasions de se faire la belle, les signes avant-coureurs d’une évasion. Ils les ont signalés à l’administration centrale à plusieurs reprises, la dernière insistant sur l’« l’urgence » de le déplacer dans un autre établissement. Réponse en haut lieu ? On verra ça …en septembre !

Quant au fait qu’il n’y avait pas de filins au-dessus de la cour d’honneur, ce qui a permis l’atterrissage de l’hélicoptère des complices du fugitif, le ministre l’assume et en justifie a posteriori le bien-fondé en ces termes : « Il n’y avait pas de raisons pour qu’il y ait des filins sur ce lieu-là. » Pourquoi ? Parce que les détenus n’y ont pas accès. Comme si ces filins avaient pour fonction d’empêcher les détenus de se promener dans cette cour et non pas d’interdire à un hélicoptère de s’y poser afin d’embarquer les prisonniers ! Dans la logique du ministre et la continuité de son propos, il ne devrait pas y avoir demain pas plus qu’hier de filins au-dessus de cet endroit-là. Belloubet démission !

Guy Rouvrais

Article paru dans Présent daté du 4 juillet 2018

Macron dépassé par la Hongrie d’Orban, par Ivan Rioufol

Le sol se dérobe sous Emmanuel Macron et Angela Merkel. Leurs voix ne portent plus, à force de rester dans l’entre-soi des encouragements mutuels. La chancelière est, ce lundi, à la merci de son ministre de l’intérieur, Horst Seehofer (CSU) : il menace de faire éclater l’alliance historique (1949) avec la CDU s’il n’obtient pas d’ici mercredi des engagements sur un revirement de la politique migratoire. Lors de l’émouvant hommage rendu, dimanche, à Simone Veil avant son entrée au Panthéon avec son mari Antoine, le président a évoqué “les vents mauvais (qui) à nouveau se lèvent”. Macron visait-là les mouvements populistes.

Or, ce sont eux qui résistent au nouvel antisémitisme porté par l’islam politique en Europe. La “France des collabos”, évoquée par Macron pour se réhausser, est aujourd’hui celle qui se tait ou pactise devant la “peste verte”. Dans une note confidentielle écrite il y a deux semaines, l’ambassadeur de France en Hongrie, Eric Fournier, a fustigé “la presse française et anglosaxonne” : le diplomate soupçonne les médias, qui accusent la Hongrie d’antisémitisme, de vouloir détourner l’attention du “véritable antisémitisme moderne”, celui des “musulmans de France et d’Allemagne”. Pour avoir osé écrire cette vérité interdite, l’ambassadeur a été limogé samedi par Macron. Parlant de Orban le 15 avril lors d’un entretien télévisé, le chef de l’Etat avait déjà dit : “Je ne partage rien de ses valeurs”. Mais c’est le premier ministre hongrois qui trouve, de plus en plus, l’écoute de ceux qui s’inquiètent de leur survie dans un monde ouvert et relativiste.

Le 15 mars, Orban a déclaré ceci, en désignant Bruxelles et les mondialistes : “Ils veulent qu’en quelques décennies, de notre propre gré, nous donnions notre pays à d’autres : des étrangers venus d’autres coins du monde, qui ne parlent pas notre langue, ne respectent pas notre culture, nos lois ni nos modes de vie, qui veulent remplacer les nôtres par les leurs (…) Bruxelles ne défend pas l’Europe (…) Nous avons renvoyé le sultan et ses janissaires, nous avons renvoyé l’Empereur Habsbourg et ses soldats, les Soviets et leurs camarades et maintenant nous allons renvoyer George Soros et ses réseaux. Nous lui demandons de retourner en Amérique“.

Au prétexte que Soros est Juif, le procès en antisémitisme est ouvert contre Orban par ceux qui ne veulent surtout pas l’entendre. Or c’est Orban qui, en avril dernier, a déclaré à l’adresse de Benyamin Netanyahou, premier ministre d’Israël et soutien du Hongrois : “La Hongrie fera preuve de tolérance zéro contre l’antisémitisme (…) La Hongrie a commis un crime durant la seconde guerre mondiale en échouant à protéger les Juifs, mais cela n’arrivera plus”. En considérant la Hongrie comme un “modèle” dans sa “gestion des mouvements migratoires illégaux”, l’ambassadeur Fournier n’a certes pas craint d’aller à contre-courant du récit macronien. La réponse brutale du chef de l’Etat est conforme à ce qu’il a déjà montré de son autoritarisme mal venu. Mais c’est lui, Macron, qui est en train de perdre pied.

Ivan Rioufol

Texte daté du 2 juillet 2018 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Hervé Morin: “Si l’Europe n’est pas capable d’accueillir 5000 réfugiés politiques, c’est qu’elle va mal”

04/07/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Hervé Morin, président de l’Association des régions de France et président de la région Normandie, était ce mercredi matin l’invité de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV et RMC.

Interrogé sur la crise migratoire qui divise les Européens, Hervé Morin – en bon immigrationniste – a déclaré :

Si l’Europe n’est pas capable d’accueillir 5000 réfugiés politiques, c’est qu’elle va mal.


L’homme blanc, pas homme et pas blanc, existe

Dire que celui qui ressemble en tous points à un homme est un homme est tout de même très inconvenant.

La séquence a fait le tour des réseaux sociaux à la vitesse de la lumière. L’invité de Schneidermann, qui interprète Je ne suis pas un homme, je ne suis pas blanc, est incontestablement le tube de l’été. Celui sur lequel nous allons danser. Le refrain entêtant qui envahira les plages. Remixé par David Guetta : “I’m not a man, I’m not white.” Ibiza en délire…

Il nous faut, hélas, quitter le monde de la fête pour tenter d’analyser les raisons de ce succès. Comprendre pourquoi la réaction d’Arnaud Gauthier-Fawas, refusant d’être pris pour ce à quoi il ressemble, est comico-ridicule.

Son air très contrarié, d’abord. Derrière les lunettes, le regard se durcit, puis la bouche se pince. « Ah, ben, dites donc, où suis-je tombé ? Dans quelle pétaudière me suis-je égaré ? »

Ce Schneidermann qui ose prétendre qu’il y a quatre hommes sur le plateau. Quelle outrecuidance ! Quel cuistre !

Il faut reconnaître que l’animateur journaliste n’a pris aucune précaution. Il pouvait s’agir de quatre réverbères ou peut-être même n’y avait-il que deux entités qui, par un effet d’optique rarissime, semblaient s’être dédoublées. Schneidermann s’avoue désolé d’avoir commis une telle bourde. Dire que celui qui ressemble en tous points à un homme est un homme est tout de même très inconvenant. Où avait-il la tête ? Présumerait-on qu’un individu en salopette bleue pleine de traces de cambouis est mécanicien ? Évidemment non. Il s’agit peut-être d’un pianiste de jazz qui vient d’interpréter un morceau très technique.

Alors que le débat semble pouvoir commencer, un deuxième incident survient. Cette fois-ci, voilà qu’un des invités, pourtant très LGBTiste, affirme que tous les participants de l’émission sont blancs. Re-boulette. L’être humain avec une barbe et une calvitie naissante qui n’est pas un homme revendique de ne pas être blanc non plus. Des téléspectateurs s’emparent de leur télécommande pour régler les paramètres de l’écran. Effectivement, en forçant la luminosité, il est noir. Mais les autres aussi. Que faire ?

À la problématique d’Arnaud Gauthier-Fawas, le non-ceci et non-cela, une seule solution possible : l’apposition de Post-it®. Un sur le front portant la mention « Je ne suis pas un homme ». Un autre sur la joue : « Je ne suis pas blanc. » Éventuellement un autre sur le bras : « Ceci est ma jambe. » L’être humain livré avec une notice explicative. Toutes revendications possibles : « Je suis Nadine Morano », « Je suis mort », etc.

Ces deux obstacles majeurs surmontés, le débat peut reprendre. Après quelques minutes d’une discussion plutôt intéressante, le non-homme à barbe fait un retour fracassant. « Sur Tinder, il y a désormais plus de 50 auto-définitions de genre possibles », clame-t-il. Schneidermann n’en revient pas ! C’est le BHV ! « Certaines associations en ont recensé 70 ! », ajoute-t-il. Le débat devient trop technique. Seul un mécanicien en salopette pourrait démêler tout ce bazar. Mais s’il est, en réalité, pianiste de jazz, on est mal barré…

Jany Leroy

Tribune reprise de Boulevard Voltaire