Médias traditionnels contre réseaux sociaux : une guerre de l’information ?

08/01/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Découvrez cet entretien avec Jean-Gabriel Ganascia, professeur d’informatique à l’université Pierre et Marie Curie, et président du comité d’éthique du CNRS.

Il réagit à la décision du CSA d’examiner la couverture médiatique des manifestations des Gilets jaunes.


Les dons affluent pour soutenir Christophe Dettinger, «le boxeur des Gilets jaunes»

08/01/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Samedi, le double champion de France des poids lourds-légers a été vu frappant des gendarmes mobiles lors de l’Acte VIII des Gilets jaunes à Paris.

Avant de se rendre aux autorités et d’être placé en garde-à-vue, le « Gitan de Massy » a enregistré un message pour expliquer son geste.

Christophe Dettinger admet avoir mal réagi, mais parle d’une réaction de défense face à une situation tendue.

En attendant, la cagnotte lancée pour soutenir Christophe Dettinger rencontre un énorme succès.



L’approvisionnement de l’Europe en gaz naturel, nouveau point de tension entre les Etats-Unis et la Russie sur le continent européen en 2019

08/01/2019 – INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Au cœur du conflit, un développement de l’« Initiative des Trois Mers ». L’« Initiative des trois Mers » (ITM) est le nom donné à un forum organisé par des pays d’Europe centrale et de l’est. Ces derniers sont presque tous d’anciens membres du Bloc de l’Est. Le but du forum est la création d’une coopération économique. Un des projets est notamment la construction d’un pipeline avec des terminaux en Pologne et en Croatie.

Quelles conséquences économiques ?

Ce projet s’oppose au projet germano-russe Nord Stream II, lequel viserait à renforcer le gazoduc qui relie déjà la Russie à l’Allemagne via la Baltique. Si ce projet de l’ITM aboutit, la Pologne et les Etats-Unis deviendront des acteurs majeurs de l’exportation du gaz naturel en Europe, aux détriments de l’Ukraine et de la Russie.

Quelles conséquences politiques ?

Ce changement pourrait engager une décentralisation au sein de l’Union européenne vers les pays de l’est. De plus, au sein du contient européen, cela pourrait diviser l’Europe et la Russie qui se tournerait alors vers l’Asie. Enfin, l’« Initiative des trois Mers » et son projet de pipeline sont très soutenus par les Etats-Unis et Donald Trump qui veulent rafler le marché européen et écarter la Russie. D’ailleurs, des sanctions économiques sont déjà prévues contre les entreprises, françaises ou autres, qui souhaiteraient collaborer pour la construction Nord Stream II.

I-Média : Face aux médias, les Gilets Jaunes ripostent !

07/01/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Comme chaque semaine, Jean-Yves Le Gallou décrypte l’actualité médiatique en déconstruisant le discours dominant. Cette fois-ci, l’émission diffusée sur TV Libertés est centrée sur le combat des Gilets Jaunes contre les médias.

Face au parti-pris médiatique et à l’absence de pluralité d’opinion, les Gilets Jaunes ont décidé de passer à l’offensive contre les médias.


Gilets jaunes : Quand agitation et discours officiels se rejoignent, par Jean-Gilles Malliarakis

L’acte VIII des gilets jaunes a sans doute montré qu’un retour de flamme peut se produire. Peu importe le fléchissement, ininterrompu de semaine en semaine, depuis le pic de 382 000, annoncé le 17 novembre, lors des premiers défilés. Ce 5 janvier, toujours en ne se basant que sur les chiffrages du ministère de l’Intérieur ce mouvement informel est remonté, de 32 000 manifestants le samedi précédent à 50 000, dont 3 500 à Paris et pas mal d’incidents spectaculaires. Comme dans le sketch de Robert Lamoureux, oublié des jeunes générations, mais combien subtil et élégant, le canard reste donc toujours vivant.

En fait, il vient de plus loin qu’on pourrait croire. Pour comprendre, en effet, la marche des événements, on gagne toujours à solliciter la chronologie. Ainsi le discours de Macron du 10 décembre nous a montré Jupiter commençant à se déballonner. Il condamne certaines violences jugées inadmissibles. Mais il donne raison sur le principe à pas mal des 42 revendications fabriquées par les équipes mélenchonistes et cégétistes à l’usage des Gilets jaunes.

Or, ce retournement doit être compris comme l’aboutissement d’une démarche esquissée dès le mois de septembre.

Bien avant l’agitation anarchique, développée à partir de novembre sur les réseaux sociaux, c’est le 13 septembre, que le chef de l’État lui-même avait cru pouvoir lancer un prétendu plan pauvreté en direction des 9 millions de Français les moins fortunés.

Il s’agissait, dans l’esprit des communicants vaseux de l’Élysée, de corriger l’image de président des riches. Celle-ci lui colle à la peau et, quoiqu’il cherche à faire pour s’en débarrasser, elle l’accompagnera éventuellement jusqu’à la fin de son mandat, fixée en principe en 2022, sauf accident de parcours.

À cette date rappelons aussi que, disposant d’une majorité confortable au sein de l’assemblée, les 309 députés sur 577 qui avaient été élus en 2017 sous l’enseigne de La République en marche, avec 6,4 millions de voix soit 28 % des suffrages exprimés, seront également soumis à réélection.

Entre-temps, l’échéance électorale de mai 2019 pour élire le Parlement européen menace elle aussi de faire tanguer le pouvoir.

Urgence par conséquent de rectifier le tir.

C’est ainsi en qualité de délégué général du parti que, dès le lendemain du plan présidentiel et gouvernemental, le 14 septembre, Christophe Castaner, alors ministre des relations avec le parlement, imagina opportun de lancer le sujet d’une compensation de l’ISF transformé en IFI au gré d’un “débat sans tabou” sur une hausse des droits de succession.

Il brûlait les étapes. Cette maladresse s’exposa très vite, 3 jours plus tard, à un démenti du Maître des Horloges.

N’empêche que la machine démagogique égalitaire était lancée depuis 48 heures. Et, le 15 septembre, l’artillerie de l’éditorial du Monde intervenait. Le texte était signé par l’inévitable Françoise Fressoz, toujours disponible quand il s’agit d’énoncer une sottise comme s’il s’agissait d’une nécessité civique. Et de développer par conséquent, sous l’apparence de fausse objectivité qu’adopte toujours son journal l’avertissement selon lequel “à l’approche des élections européennes, dominées en Europe comme en France par l’affrontement entre progressistes et populistes, le président de la République ne peut se laisser enfermer dans l’image du candidat des riches, porte-parole de la seule droite libérale. Il lui faut d’urgence réarmer idéologiquement le macronisme en se souvenant de l’apport que lui a fourni une partie de la gauche, au moment de la campagne présidentielle.”

Relançant ce mécanisme démagogique, le cénacle Terra Nova, qu’on n’entendait plus et dont on espérait être débarrassé, lançait l’idée d’augmenter de 25 % la fiscalité des héritages.

Cette proposition se veut représentative de la justice fiscale. Elle méprise superbement l’opinion publique réelle au sein de laquelle 82 % des Français jugent les droits de succession illégitimes.

Or, l’État central parisien applique déjà aux grosses successions le taux marginal le plus élevé d’Europe en les taxant à 45 %. La crainte de cette guillotine fiscale produit, en fait, dès maintenant plus d’exilés fiscaux que l’ISF.

Peu importe à nos démagogues que les services théoriquement compétents de Bercy, accaparés par le passage au prélèvement à la source, s’avouent actuellement incapables d’une étude d’impact : il suffit que les économistes bien en cours, tel Jean Pisani-Ferry, “venu des rangs de la gauche, ait fermement plaidé pour que la suppression de l’impôt de solidarité sur la fortune sur les revenus financiers s’accompagne d’un relèvement” du taux marginal des droits de successions. La cause est entendue auprès de ces milieux, bien habillés et bien nourris, propres sur eux, vivant confortablement d’argent public, souvent depuis des générations.

Dire que la république jacobine reste seule à tenir son discours égalitaire relève d’ailleurs de l’injustice. Cela revient à faire fi des réussites les plus exemplaires : d’abord celle de Cuba où, depuis 1959, tous les locataires sont devenus propriétaires de leurs appartements sans disposer du droit de le vendre. Ce pays n’est pas demeuré isolé. Son expérience a bénéficié par la suite au Venezuela de Chavez puis Maduro, mais aussi au Zimbabwe, du Nicaragua, et pendant quelques années, de 1983 à 1987, du Burkina Fasso de Sankara. Seule la Corée du Nord semble donner des signes de fléchissement.

Jean-Gilles Malliarakis

Article paru sur le site de L’Insolent

Gilets jaunes : la mobilisation continue

gilets jaunes

07/01/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Le samedi 5 janvier 50.000 Gilets jaunes ont manifesté dans plusieurs régions de France. Le nombre des Gilets jaunes repart à la hausse malgré de nombreuses tentatives de l’exécutif d’entraver le mouvement de contestation populaire. Des heurts ont éclaté avec les forces de l’ordre, notamment à Paris, suivis d’interpellations et de gardes à vue.

Le porte-parole du gouvernement évacué

Le porte-parole du gouvernement a dû être évacué de son ministère après une intrusion de Gilets jaunes à l’aide d’un engin de chantier dans la cour. Au micro de Franceinfo, Benjamin Griveaux a déclaré que, « ce n’est pas moi qui a été attaqué aujourd’hui, c’est la République, les institutions, la forme démocratique du gouvernement ».

L’acte VIII s’est poursuivit le dimanche

Au lendemain de l’acte VIII plusieurs centaines de femmes gilets jaunes se sont réunies place de la Bastille afin de donner une image non violente mais toute aussi déterminée du mouvement.

Une vidéo sur internet a beaucoup de succès

C’est encore une touche féminine des Gilets jaunes qui ne manque pas de sarcasmes. Elles ont repris un air de Michel Fugain pour faire une petite chanson innocente et sympathique, aux paroles plutôt bonnes, à voir sur le blogue Contre Info. Les Gilets jaunes risquent de devenir redoutables lorsqu’ils sont armés d’humour.

Femmes Gilets jaunes : «On manifeste pour le logement, les mères isolées, les femmes précaires»

07/01/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Au lendemain de l’ Acte 8 du mouvement, des centaines de femmes Gilets Jaunes ont décidé de manifester aux quatre coins de la France.

Sophie Tissier, 40 ans, « mère isolée de deux enfants », explique ainsi au mégaphone être au RSA depuis deux ans et demi :

C’est très difficile pour nous d’être mises en lumière dans la société en tant que femmes. Or nous sommes plus pacifiques que les hommes et on veut mobiliser de façon pacifique. (…) On est très nombreuses dans les manifestations, sur les ronds-points, car on est plus touchées par le travail précaire.

Les slogans visaient principalement le président de la République : « Macron démission », « Macron, t’es foutu, les gonzesses sont dans la rue » ou encore « Macron, si tu ne viens pas, c’est nous qui venons chez toi ».

« Le gouvernement veut nous faire passer pour des casseurs, mais aujourd’hui nous sommes des mères, des grands-mères, nous sommes les filles, les sœurs de tous les citoyens, et nous voulons dire que (…) notre colère est légitime. C’est lors des crises sociales que les droits des femmes sont le plus en danger », a déclaré pour sa part, la manifestante Chloé Tessier.


Salvini plus humanitaire et plus européen que Sánchez, par Olivier Bault

Si Matteo Salvini n’a pas complètement mis fin aux navettes des ONG entre les eaux libyennes et l’Europe, il leur rend la tâche beaucoup plus difficile et onéreuse. Sans compter que la fermeture des ports italiens met à nu toute l’hypocrisie des Sánchez et autres Macron qui vomissent dans les médias sur la « lèpre populiste ». Malte et l’Italie, mais aussi la France, ayant refusé d’accueillir les 300 immigrants clandestins à bord du navire de l’ONG espagnole Proactiva Open Arms, c’est l’Espagne de Sánchez qui a bien dû s’y résoudre pour ne pas se contredire elle-même. La cargaison humaine livrée à l’ONG immigrationniste par les passeurs libyens est arrivée à Cadix le 28 décembre.

Quand l’Open Arms avait demandé à débarquer en Italie une semaine plus tôt, la réponse du ministre de l’Intérieur et chef de la Ligue avait été on ne peut plus claire : « Le navire espagnol battant pavillon espagnol a recueilli 300 immigrants et a demandé un port italien pour les faire débarquer après le refus de Malte. Ma réponse est claire : les ports italiens sont fermés ! Pour les trafiquants d’êtres humains et pour ceux qui les aident, fini la belle vie ! »

Le résultat des courses, c’est que tandis que la pression migratoire s’est beaucoup relâchée sur l’Italie, elle s’est fortement accentuée sur l’Espagne depuis la constitution du gouvernement socialiste de Pedro Sánchez début juin 2018 et ses déclarations en faveur de l’accueil des « migrants ». C’est ainsi qu’on dénombrait au 26 décembre 63 755 arrivées d’immigrants illégaux en Espagne depuis le début de l’année 2018 contre 28 707 en 2017. Le précédent record de 2006, avec ses 39 180 illégaux arrivés par voie de mer, principalement aux îles Canaries, à cause de la politique d’accueil du socialiste Zapatero et ses régularisations massives d’immigrés clandestins. Du coup, il y a eu 769 noyades de recensées entre le Maroc et l’Espagne en 2018 contre 223 en 2017.

A l’inverse, la politique ferme du gouvernement Conte, lui aussi en place depuis début juin, a fait passer le nombre d’arrivées par voie de mer de 119 369 en 2017 à 23 206 en 2018 (au 26 décembre), et le nombre de noyés en Méditerranée centrale de 2 853 à 1 306.

En outre, la politique de Salvini a pour effet une moindre pression migratoire entre l’Italie et la France et une réduction très significative du nombre d’immigrants en situation irrégulière à Vintimille, ce qui a été relevé par les médias français début décembre, tandis que la « route espagnole » est devenue en 2018 la plus importante du continent européen. C’est donc à la frontière avec l’Espagne que les policiers et gendarmes français refoulent désormais les immigrants clandestins par centaines. Environ 7 000 auraient ainsi été refoulés en 2018.

Joseph Cilluffo, secrétaire départemental du syndicat Unité SGP Police pour les Pyrénées-Atlantiques, reconnaissait toutefois le 16 décembre dans Le Parisien : « Nos collègues de la police aux frontières contrôlent cinq points de passage. Mais il y en a beaucoup plus. Sauf que nos effectifs sont insuffisants pour faire un travail exhaustif. […] Parfois, vous pouvez contrôler plusieurs fois la même personne, mais vous savez qu’elle finira par revenir et réussir. […] Nos collègues espagnols ne nous aident pas vraiment. Ils savent que ces migrants ne souhaitent pas, pour la plupart, rester sur leur territoire, et veulent au contraire rallier la France, ou l’Angleterre pour une minorité d’entre eux. »

Et pourtant, à Paris comme à Bruxelles, c’est Sánchez que l’on vante et Salvini que l’on vomit. Va comprendre, Charles…

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 4 janvier 2019

Immigration, islamisation : 6 raisons d’espérer un basculement politique – Jean-David Cattin (Les Identitaires)

Il est une mode dans les milieux patriotes de céder au désespoir. Parfois même chez certains le défaitisme sert d’excuse pour l’inaction et le renoncement. En effet, si tout est perdu, à quoi bon s’engager ? Ce prétexte tient de moins en moins, il faudrait aujourd’hui être de bien mauvaise foi pour ne pas voir que la lumière est au bout du tunnel.

Bien sûr l’immigration n’a cessé de prendre de l’ampleur, l’islamisation suit son cours et progresse dans toute l’Europe. L’idéologie dominante n’a jamais été si intransigeante. Les médias à grande audience rabâchent un discours monochrome sur les questions identitaires. Il ne faudrait cependant pas considérer que l’assurance de nos adversaires politiques est gonflée par leur confiance dans l’avenir mais bien par l’idéologie qui les anime. Ils sont les promoteurs et vainqueurs de la mondialisation, ils auraient tort d’en reconnaitre les effets néfastes.

Ils ne veulent pas vivre dans un monde autre que le leur où la diversité tient lieu de quasi-religion et la repentance de culte. L’enracinement, la fermeture des frontières au déferlement migratoire, le protectionnisme économique leur font horreur. Même confrontés à l’échec de leur modèle et aux souffrances du peuple forcé de le subir, ils continueront de le défendre jusqu’à son écroulement total. Ils redoublent même d’efforts à mesure que l’issue fatale se précise.

Les premières fissures commencent à apparaitre au grand jour avec la révolte des gilets jaunes, mais les premiers signes sont perceptibles depuis de nombreuses années. Cela ne veut pas dire que l’arrivée au pouvoir de nos idées est forcément imminente, mais elle est en tout cas loin d’être improbable. Sur beaucoup de sujets, les Français partagent très largement nos options et convictions :

– 94 % des Français soutiennent la déchéance de nationalité des terroristes binationaux (Elabe, 18 novembre 2015)
– Huit Français sur dix considèrent que leur pays ne doit pas accueillir d’étrangers supplémentaires. (IFOP,1er décembre 2018)
– Près de trois quarts des Français trouvent que l’immigration coûte plus à la France qu’elle ne lui rapporte. (IFOP, 1er décembre 2018)
– 83 % des Français sont favorables à « l’expulsion des étrangers fichés S ». (Odoxa, 29 mars 2018)
– 88 % des Français sont favorables à l’interdiction du salafisme. (Odoxa, 29 mars 2018)
– 74 % des Français jugent que l’islam « cherche à imposer son mode de fonctionnement aux autres ». (Ipsos, 3 juillet 2017)

L’établissement d’un Référendum d’Initiative Populaire permettrait aux Français de s’exprimer sur ces sujets. Quand on sait qu’une écrasante majorité de Français (84 %) estiment qu’il n’est pas possible d’en discuter sereinement (IFOP,1er décembre 2018), cette revendication n’est pas innocente. Il faut sans doute considérer l’insistance des gilets jaunes au sujet du RIC comme un moyen de contrer l’unanimité gouvernementale et médiatique dans ces débats ainsi que de nombreux autres.

Jean-David Cattin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Fraude à la Sécurité sociale : 14 milliards par an

Une nouvelle fois, le lièvre est levé : selon les derniers chiffres, le total des arnaques à la Sécurité sociale atteindrait 14 milliards d’euros par an et concernerait 1,8 million de numéros de Sécurité sociale attribués sur la base de faux documents. C’est ce que vient d’affirmer Charles Prats, magistrat spécialiste de la fraude ayant travaillé au ministère des Finances sous la présidence de Nicolas Sarkozy.

Depuis fin 2011, la fraude a été découverte et la supercherie identifiée et signalée. Pour empêcher cette fraude, une loi a été votée. En vain. Le décret d’application n’a jamais été appliqué. Conséquence : un grand nombre de « pros » de l’escroquerie continuent de percevoir indûment les prestations de Sécurité sociale et d’allocations familiales.

Comment ça marche ? La combine est simple : cartes Vitale – volées ? – dans un premier temps falsifiées (parfois de simples photocopies suffisent) puis passant de main en main permettent aux fraudeurs de percevoir un joli pactole tous les mois. Certains se font même enregistrer en créant plusieurs numéros de Sécurité sociale sous plusieurs identités. Le tout sans contrôle efficace de l’organisme concerné. D’où une situation surréaliste et une gabegie sans nom. Pour preuve, depuis 2012, seuls 550 dossiers frauduleux sur 1,8 million ont été traités. Pendant ce temps, les vrais assurés remplissent, eux, la cagnotte et voient leurs remboursements de soins et de médicaments fondre comme neige au soleil. Pour Marine Le Pen, le scandale est énorme : « 1,8 million de numéros de Sécurité sociale, c’est un chiffre colossal ! […] Un pillage frauduleux dont le gouvernement est complice ! »

A qui profite le crime ? Sans aucun doute plus subtils qu’un Gilles Le Gendre et profitant du laxisme ambiant, la plupart des profiteurs, aidés en cela par des réseaux que l’on peut qualifier de mafieux et qui connaissent la clé pour entrer dans le système de protection sociale, sont issus de l’immigration-invasion : chaque année, 400 000 personnes nées à l’étranger intégreraient la Sécurité sociale ! Des profiteurs, nés à l’étranger et aux familles souvent… très nombreuses, qui connaissent souvent mieux que le simple Gaulois toutes les ficelles d’obtention d’aides et de remboursements.

A l’heure où les Gilets jaunes manifestent dans les rues et sur les ronds-points contre la pression fiscale, à l’heure où les retraités voient leurs pensions amputées, Charles Prats estime que « si on coupe ce robinet, c’est de l’argent économisé immédiatement » qui rentrerait dans les caisses (vides) de l’Etat.

Réagissant à ces chiffres, la sénatrice Nathalie Goulet, membre du groupe Union centriste et secrétaire à la commission des Finances, a indiqué qu’elle venait de faire voter un amendement demandant au gouvernement de rendre un rapport dans les six mois sur cette situation bien connue de tous.

Pierre Malpouge

Article paru dans Présent daté du 21 décembre 2018

François-Xavier Bellamy : “Il y a un ressentiment des élites contre le peuple”

21/12/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Adjoint au maire de Versailles, essayiste, philosophe, François-Xavier Bellamy est revenu au micro de Boulevard Voltaire sur le Pacte de Marrakech et les Gilets Jaunes.
Autant de sujets qui mettent en lumière les thèses avancées par son dernier ouvrage “Demeure”.


Le lien entre immigration et terrorisme est en partie reconnu par l’Union européenne

21/12/2018 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
En effet, mercredi 12 décembre, la commission spéciale sur le terrorisme (TERR) de l’Union européenne a présenté et fait voter un rapport pour faire des propositions en matière de lutte contre le terrorisme.

Le texte adopté reconnaît « que les attentats les plus meurtriers ont été perpétrés par des groupes djihadistes » et que les terroristes sont « entrés dans l’UE par des flux » (sous-entendu migratoires) révélant « de grands manquements dans le contrôle des frontières ».

Le rassemblement Bleu Marine a commenté sur son site, « Les solutions sont pourtant simples. Il faut contrôler nos frontières extérieures et lutter contre l’immigration de masse. Il faut fermer les mosquées radicalisées, enfermer les imams prêcheurs de haine, démanteler le financement du terrorisme, et empêcher la récidive par des peines adaptées. »;

Effrayant lorsqu’on sait que 450 détenus radicalisés vont être libérés de prison prochainement.

Immigration: le débat promis ne viendra pas – En France, il est (toujours) interdit de parler de ce sujet

En plus d’annoncer aux gilets jaunes des mesures économiques en trompe-l’œil, le président Macron évoquait, le 10 décembre dernier, la tenue d’un débat sur l’immigration. Mais comme les fois précédentes, la causerie nationale sera probablement biaisée.

L’autre soir, tandis que le président de la République menait l’opération Enfumage d’hiver devant vingt millions de Français, il évoqua, parmi les cinq débats donnés à son bon peuple comme un os à ronger, la tenue d’un sur le thème de l’immigration. Trop concentrée, à juste titre, sur les offrandes économico-sociales du jeune premier d’Amiens, la presse ne creusa pas immédiatement ce point.

Au bon souvenir de Sarkozy

Une fois prouvée l’entourloupe de la hausse du SMIC et de la baisse de la CSG, des journalistes, les plus émotifs, les plus obsédés, s’attaquèrent à cette annonce parfaitement imprévisible. Il faut comprendre que nombre de journalistes, en leur qualité de gardiens d’une certaine idée de la démocratie, se sont difficilement remis de la création, en 2007, d’un ministère dédié à l’immigration. En ce temps-là, Nicolas Sarkozy, à la droite d’Hitler selon Le Nouvel Obs, venait d’être élu « sur la peur » de l’étranger. Le fidèle Hortefeux, avec ses airs d’assureur libertin de sous-préfecture, recevait ce maroquin de la honte. La presse de gauche, le monde universitaire, les chansonniers voyaient déjà des rafles et des trains filant vers la Pologne. L’heure était à la résistance.

Finalement, bien sûr, il n’y eut ni rafles ni trains. Ici comme ailleurs, Nicolas Sarkozy s’arrêtait au stade de l’annonce ou plutôt de son effet. Gouvernant par les « signes », la « séquence identité » était destinée aux électeurs du FN, qu’il voulait séduire en irritant les immigrationnistes. Très vite, la dureté affichée durant la campagne – « La France, tu l’aimes ou tu la quittes » – et juste après céda la place au sempiternel « comme avant ».

Loin de brider les flux migratoires, Hortefeux fit mine de les organiser, se payant au passage une chouette tournée en Afrique durant laquelle il signa des accords sans consistance avec plusieurs États. Ces images rassuraient peut-être le militant UMP convaincu que la vie est une négociation. Mais en vérité, le rythme des arrivées sur le territoire français ne diminua pas ; celui des reconduites aux frontières, non plus.

Les paroles, les paroles, les paroles…

En fait d’immigration choisie, il s’agissait bien davantage, comme avant, du choix de l’immigration, supposément indispensable au fonctionnement de notre pays et de toute façon techniquement et humainement impossible à juguler. Éric Besson, le Iago de la Drôme, devait reprendre le flambeau. Décevant dans le rôle de Goebbels, il déclarait notamment en janvier 2010 à La Courneuve : « La France n’est ni un peuple, ni une langue, ni un territoire, ni une religion, c’est un conglomérat de peuples qui veulent vivre ensemble. Il n’y a pas de Français de souche, il n’y a qu’une France du métissage. » Cette profession de foi et la réalité de la politique migratoire du gouvernement Fillon auraient dû apaiser les immigrationnistes ; toujours insatisfaits, ces derniers continuaient de définir le quinquennat en cours comme un Reich de cinq ans. C’est le simple fait de vouloir, du moins en mots – et ça ne va jamais plus loin, et ça ne dépasse jamais le temps des campagnes électorales – contrôler les flux migratoires qui leur est insupportable ; ils ne consentiront à sourire que lorsque la planète entière habitera la France. Depuis cette époque, en tout cas, nul n’avait osé chatouiller le parti de l’Autre.

Depuis 1976, on n’a jamais demandé aux Français leur avis sur l’immigration

Ce ne sera pas aujourd’hui non plus. Quelques jours après l’annonce de ce débat qui nous aurait évidemment ramené « aux heures les plus sombres de notre histoire », Matignon l’a enterré. Énième couac au sein de l’exécutif, qui les a multipliés durant cette crise, manifestant un terrible amateurisme ? Pression des députés de la majorité redoutant de devoir broder sur un thème qui au mieux les indiffère, au pire les dégoûte ? Au fond, peu importe pourquoi. Qui a pu croire un seul instant, sinon les immigrationnistes cachés dans un maquis imaginaire, que le président de la République était prêt à affronter ce sujet pourtant capital ? Depuis 1976 et le regroupement familial, on n’a jamais demandé aux Français leur avis sur l’immigration. Comment Emmanuel Macron, champion libéral, pourrait-il rompre le silence imposé par ceux pour qui le monde doit être un flux permanent de biens et de personnes ? Comme Hollande avait, dans un moment d’égarement, songé à l’évidente déchéance de nationalité pour les islamistes binationaux enragés, son ancien ministre de l’Économie, sans doute pour sonder sa gauche, a laissé échapper cette idée de débat. Le jour-même, un vague secrétaire d’État avait signé au nom de la France le pacte de Marrakech. C’est encore mieux que de la duplicité : ces gens-là nous prennent vraiment pour des imbéciles.

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Allemagne : un journaliste du Spiegel falsifiait ses articles

21/12/2018 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Le magazine allemand Der Spiegel a révélé mercredi que Claas Relotius, un de ses journalistes, falsifiait ses articles depuis plusieurs années. Le comble est que ce journaliste de 35 ans avait été primé à plusieurs reprises pour ses articles ! Il a remis dimanche sa démission après avoir été confronté aux accusations d’un de ses collègues.

Il admet avoir inventé des citations et des scènes auxquelles il n’a en réalité jamais assisté, en particulier sur des réfugiés.

La rédaction du Spiegel dit être sous le choc après ces falsifications “à grande échelle” : ce sont minimum 14 articles qui ont été bidonnés, malgré pourtant un service de vérification interne.

Des Gilets Jaunes sur la liste RN aux Européennes ? “Une possibilité” selon Nicolas Bay

21/12/2018 – FRANCE (NOVOpress)
L’Assemblée nationale a voté cette nuit les mesures annoncées par Emmanuel Macron, la semaine dernière, en faveur du pouvoir d’achat. “Des mesures mineures qui ne règlent pas le problème de fond”, a estimé Nicolas Bay, député européen du Rassemblement national, invité politique du Grand Matin Sud Radio.

Emmanuel Macron ne répond pas non plus à la fracture démocratique, a poursuivi Nicolas Bay. Il y a une aspiration profonde à plus de démocratie, à une vraie démocratie directe avec le Référendum d’Initiative Citoyenne. On y est évidemment favorable. Le RIC pourrait être utilisé pour trois choses : adopter une loi que le gouvernement ne veut pas adopter alors qu’elle a un soutien populaire. Ensuite, abroger une loi. Et enfin, ratifier les accords internationaux.

Le député européen du Rassemblement national n’a d’ailleurs pas écarté l’idée que certains Gilets Jaunes intègrent la liste du parti aux prochaines élections européennes, l’an prochain : “C’est une possibilité. On est suffisamment connectés aux préoccupations des Gilets Jaunes pour ne pas avoir besoin de lancer un appel, mais nous tendons la main à tous ceux qui souhaiteraient prolonger leur engagement dans le combat électoral.”


“La France chrétienne, racines et traditions” – La Une de Valeurs actuelles

Manifestations en Hongrie et mensonges des médias

Les grands médias français, qui reprennent sans hésiter les éléments de communication du ministère français de l’Intérieur quand il s’agit de parler des manifestations des Gilets jaunes, font tout le contraire pour évoquer des manifestations en Pologne et en Hongrie : ils se transforment alors en caisse de résonance de l’opposition la plus radicale à des gouvernements pourtant issus d’élections plus démocratiques que les dernières élections présidentielles françaises caractérisées par l’intervention du parquet financier socialiste et de juges d’instruction connus pour leur affiliation à gauche.

Il n’en est pas autrement en ce qui concerne les actuelles manifestations contre le gouvernement de Viktor Orbán qui se déroulent en ce moment à Budapest. Si ces manifestations sont réelles, l’image qui en est donnée par les médias mainstream occidentaux est fortement déformée. Mais c’est normal, puisque en Hongrie ceux qui protestent contre le gouvernement sont les adeptes de la gauche et de l’idéologie progressiste, c’est-à-dire les amis de Macron appuyés par les ONG financées, entre autres, par l’Open Society Foundations (OSF) de George Soros. Et s’ils étaient une bonne dizaine de milliers dimanche dernier, dont moins de 3 000 ont poursuivi leur mouvement en se rendant à la télévision publique, leurs actions violentes sont rejetées par 80 % de la population. C’est donc la situation inverse de celle observée ces derniers temps en France.

Les médias français mentent aussi sur la loi à l’origine de ces manifestations. Tout est parti de l’adoption par le parlement hongrois, le 12 décembre, d’une loi sur le travail qui fait passer de 250 à 400 le nombre d’heures supplémentaires qu’un employeur peut exiger de ses salariés. Cela ne concernera qu’une petite minorité de travailleurs, et c’est pour répondre à la pénurie de main-d’œuvre : peu d’immigration, natalité en hausse mais toujours très faible, avec en moyenne 1,45 enfant par femme, chômage à 3,6 % de la population active, croissance du PIB supérieure à 4 %… La nouvelle loi permet aussi aux conventions collectives d’autoriser un calcul du temps de travail hebdomadaire (40 h) sur une période de 36 mois au lieu de 12, pour plus de flexibilité. Les médias français et européens, tels BFM TV et Euronews, prétendent, en reprenant les bobards diffusés par l’opposition hongroise la plus radicale, que les heures supplémentaires seront désormais payées au bout de trois ans, ce qui est faux ainsi que nous l’apprend depuis Budapest le correspondant du Visegrád Post, le site de réinformation sur l’Europe centrale, dans une analyse détaillée de la situation publiée jeudi matin.

Le Visegrád Post publie aussi les vidéos dévoilant les manipulations opérées par les députés de l’opposition qui se sont volontairement couchés à terre sur le ventre, les mains derrière la nuque, pour filmer les « répressions » du « régime » d’Orbán. Des mises en scène plutôt grossières, mais qui marchent quand on peut compter sur la collaboration des grands médias étrangers. Ces députés refoulés par le service d’ordre de la télévision publique prétendaient faire irruption dans le direct pour y lire leurs demandes : l’annulation de la loi « esclavagiste » sur les heures supplémentaires, moins d’heures supplémentaires pour les policiers et les fonctionnaires, des tribunaux indépendants, l’adhésion par la Hongrie au Parquet européen et des médias publics indépendants (alors que les médias privés restent majoritairement antigouvernementaux en Hongrie). La pétition porte le logo du parti libéral-libertaire et eurofédéraliste Momentum qui avait obtenu moins de 3% des voix aux élections législatives d’avril.

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 20 décembre 2018