Une association veut développer des solutions d’hébergement pour les émigrés

04/05/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Utopia56, association venant en aide aux émigrés, lance une nouvelle initiative : toute personne majeure, volontaire, au casier judiciaire vierge et disposant d’un peu d’espace peut accueillir une personne clandestine chez elle.

La particularité par rapport aux autres organismes proposant des plans d’accueil semblables : les conventions s’appliquent également aux mineurs. L’association précise que cela ne peut se dérouler que dans un contexte de demande d’asile, sous peine de se retrouver hors la loi.

Utopia56 déplore le manque de place pour accueillir ces personnes : « Il y a une demande des exilés trop importante par rapport aux capacités d’accueil » et veut donc pallier ce déficit en invitant les Français à devenir hébergeurs : « on souhaite une France plus accueillante », conclut elle.

visuelaccueil

Agnès Marin

Massacre de la jeune Agnès Marin : l’Etat condamné pour « faute lourde »

Souvenez-vous, c’était en novembre 2011. La France, horrifiée, découvrait le martyre d’Agnès Marin, une jeune fille de 13 ans, élève au collège-lycée Cévenol du Chambon-sur-Lignon (Haute-Loire), violée, poignardée à 17 reprises et finalement brûlée par un autre élève de l’établissement.

Comble de l’abomination et du scandale, les Français apprenaient dans la foulée que le coupable, âgé de 17 ans et toxicomane, avait déjà effectué, un an auparavant, quatre mois de détention provisoire pour le viol (avoué), sous la menace d’une arme, d’une autre jeune fille dans le Gard.

Remis malgré tout en liberté par le juge d’instruction, avant même que les conclusions de l’enquête socio-éducative et de l’expertise psychiatrique ne soient connues, le meurtrier avait été envoyé dans cet internat mixte, où il devait normalement être soumis à « un contrôle judiciaire strict ». Ce qui ne l’avait pas empêché de passer devant un conseil de discipline au mois de juin précédent pour des « comportements déplacés » à l’égard de plusieurs jeunes filles de l’établissement…

Un laxisme impardonnable qui avait poussé les parents d’Agnès, au lendemain du massacre de leur enfant, à engager des poursuites contre l’Etat. Or, dans sa décision rendue le 24 avril dernier, mais révélée seulement mercredi, le tribunal de grande instance de Paris a reconnu que l’Etat avait commis des « négligences fautives » dans le suivi du meurtrier. Soulignant notamment que le juge d’instruction n’avait pas demandé l’avis de la Protection judiciaire de la jeunesse avant de libérer le meurtrier et n’avait pas non plus attendu le rapport de l’expert psychiatre, pointant pourtant les « traits pervers très actifs et effrayants » du coupable, le tribunal a conclu que

« ces négligences fautives […] doivent être assimilées à une faute lourde de l’Etat qui a pu favoriser le passage à l’acte du 16 novembre 2011 » et condamné celui-ci à verser 185 000 euros de dommages et intérêts à la famille de la victime.

Cependant, plus que de prétendues « réparations », ce que souhaitait surtout la famille d’Agnès, c’était que l’Etat mette fin au laxisme judiciaire qui sévit depuis des années dans notre pays. Or, pour cela, peut-être serait-il temps de rendre les magistrats pénalement responsables de leurs décisions.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 5 mai 2017

Robert Ménard

Robert Ménard : « C’était un débat comme on n’avait pas l’habitude d’en voir »

04/05/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Au lendemain du débat télévisé de l’entre-deux tours de la présidentielle, Robert Ménard était l’invité de France Inter. « C’était un débat comme on n’avait pas l’habitude d’en voir », a diplomatiquement commenté le maire de Béziers : « Jusqu’ici on avait la droite classique contre la gauche classique. [Là] on est sur un pugilat » entre Marine Le Pen, qu’il a trouvée bonne sur les questions régaliennes, et Emmanuel Macron, qui, lui, était calme. Robert Ménard en a profité pour réaffirmer qu’il était contre la sortie de l’euro.

Combat identitaire 2

Vincent Martigny : « Le combat identitaire ne fait que commencer »

Le 1 Marine Le Pen03/05/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Maître de conférences en science politique à l’Ecole polytechnique et chercheur associé au Cevipof, Vincent Martigny est un homme de gauche qui s’intéresse tout particulièrement au nationalisme et aux débats sur l’identité et co-anime, avec Thomas Wieder du journal Le Monde, L’Atelier du pouvoir sur France Culture. Sous le titre « Ces essayistes qui font monter Marine Le Pen », il signe cette semaine dans Le 1 un article engagé consacré à l’influence des thèses défendues par Patrick Buisson, Eric Zemmour et Philippe de Villiers. En voici la conclusion :

« Quels que soient les résultats du second tour le 7 mai prochain, les trois essayistes [Eric Zemmour, Philippe de Villiers et Patrick Buisson, Ndlr] continueront de semer les graines de leur influence dans les rangs de la droite classique (notamment autour de Laurent Wauquiez), chez les catholiques conservateurs, dans la jeune génération des militants de la droite identitaire (à l’image des journalistes Eugénie Bastié et Geoffroy Lejeune) ou auprès de Marion Maréchal-Le Pen, qu’ils couvent d’attentions. »

L’auteur de Dire La France – Culture(s) et identités nationales ajoute :

« Quand Marine Le Pen oriente ses messages politiques de deuxième tour autour de l’opposition entre patriotes et mondialistes, on mesure l’influence des trois essayistes dans la pensée de la dirigeante frontiste, et au-delà. Dans ce contexte, et tandis que le clivage “France ouverte“ contre “France fermée“ semble appeler à structurer durablement la réorientation de la vie politique française, tout porte à croire que le combat identitaire ne fait que commencer. »

Uli Windisch : « La Suisse brûle ! »

La-Suisse-brule03/05/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Uli Windisch est professeur en sociologie, communication et médias. Il est aussi le responsable du principal site alternatif de Suisse : Les Observateurs. Dans La Suisse brûle (éd. Bibracte), recueil d’articles et d’éditoriaux, celui qui a été professeur à l’université de Genève évoque les cinq années d’existence du site. Dans un pays où la liberté d’expression est mise à mal, il réussit à jouer le rôle d’un contrepoids idéologique à la bien-pensance, à la propagande journalistique de gauche et au mensonge.

Invité de TVLibertés, il analyse aussi les nouvelles menaces qui submergent la nation helvétique : le remise en cause de la démocratie directe, la politique immigrationniste de renforcement des naturalisations ainsi que le danger islamiste. Pour Uli Windisch, il convient de se battre contre la naïveté, le manque de courage et le défaitisme : « Même petit, notre pays ne doit pas avoir peur. »

Marine Le Pen Premier Tour

Une claque pour Estrosi : Marine Le Pen l’emporterait avec 50,5 % en Paca !

03/05/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Marine Le Pen est en tête ! Avec 50,5 %, elle devance Emmanuel Macron, crédité de 49,5 % ! Tel est le rapport de forces dans la région Paca mesuré par le sondage Cevipof/Ipsos Sopra Stéria réalisé du 30 avril au 2 mai pour le réseau régional de France 3.

Une grande claque pour le président du conseil régional Christian Estrosi et une belle reconnaissance pour le travail effectué par son opposition – sa seule opposition – conduite par Marion Maréchal-Le Pen.

En Provence-Alpes-Côte d’Azur, Marine Le Pen avait obtenu 28,2 % des voix au premier tour tandis qu’Emmanuel Macron n’en avait eu que 18,9 %, devancé par François Fillon (22,37 %).

Dans toutes les autres régions, Marine Le Pen serait devancée par Emmanuel Macron, y compris dans les Hauts-de-France, où le leader d’En Marche ! recueillerait 50,5 % des voix, ce qui est certes tout autant dans la marge d’erreur que l’estimation concernant la Paca.

Emmanuel Macron, qui est donné à 59 % au niveau national, dépasserait largement ce score dans quatre régions : il recueillerait 63 % des suffrages en Nouvelle Aquitaine, 64 % dans les Pays de la Loire, et même 69 % en Bretagne et en Ile-de-France…

Vote Musulman Mélenchon

Au premier tour, le vote musulman a favorisé Jean-Luc Mélenchon

03/05/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie: Dans une étude publiée sur le site de Polémia, Etienne Lahyre a analysé le vote du 23 avril et notamment le vote musulman. Traditionnellement de gauche, l’électorat musulman s’était fortement mobilisé il y a cinq ans pour François Hollande par anti‑sarkozysme. C’est sans doute le rapport des candidats à l’islam qui motive le comportement électoral des musulmans français, dont les revendications concernent principalement la construction de mosquées et la lutte contre l’« islamophobie ». Ce qui ne suffit pas pour proposer une vision de la société française.

En 2017, cet électorat s’est massivement déporté vers Jean-Luc Mélenchon. Les villes à forte population afro‑maghrébine ont massivement voté pour le candidat de la France insoumise.

Prenons le cas de La Courneuve en Seine‑Saint‑Denis. En 2012, Hollande y avait rassemblé 47 % des suffrages au premier tour. En 2017, c’est Mélenchon qui a raflé la mise avec 44 % des voix.

Les signaux envoyés par Emmanuel Macron aux musulmans n’ont donc pas suffi. Son libéralisme libertaire a pu en rebuter plus d’un. Quant au candidat PS, bien que particulièrement islamophile, il n’avait aucune chance d’accéder au second tour. L’électorat immigré s’est donc porté massivement sur Jean‑Luc Mélenchon.

Les résultats électoraux attestent aussi de la réalité du Grand Remplacement. A La Courneuve, Marine Le Pen a obtenu moins de 12 % des voix. A peine mieux qu’en 2012 et nettement moins que les 19 % de la droite nationale en 2002.

De fait, les Français de souche quittent ces villes pour s’installer en secteur périurbain et, surtout, rural.

Trump Congrès Immigration

Comment Donald Trump a changé la présidence en cent jours

Dès dimanche dernier, qui marqua les cent jours que Donald Trump a passés à la Maison Blanche depuis son inauguration, on sut que le magnat de l’immobilier appartenait à la seconde catégorie de président. La première regroupe les hommes qui ont été changés par la fonction. L’autre catégorie rassemble les hommes qui ont changé leur fonction. Ils sont peu nombreux, à peine une petite poignée sur les quarante-cinq fournis par l’histoire. Dans le lot, Andrew Jackson, Abraham Lincoln, les deux Roosevelt, John Kennedy, Ronald Reagan… En ce qui concerne Trump, on se serait douté que son autorité, son envergure ne pouvaient que bousculer le paysage traditionnel du pouvoir exécutif. Encore fallait-il en avoir la preuve. C’est fait.

Déconcertant

Le premier sceau que Trump a imprimé à sa présidence est psychologique. Il est le seul chef de la Maison Blanche de l’histoire moderne à ne pas avoir été obligé de multiplier les dettes pour se faire élire. Il a utilisé sa fortune. Il ne doit rien à personne. Il veut que cela se sache. Et on le sait à sa façon libre et indépendante de gouverner. Le deuxième sceau appartient à la même catégorie. Trump a mis son impulsion et son inexpérience au service de son intuition, avec un raisonnement simple : puisque je déconcerte, autant transformer le trouble provoqué en atout. C’est ainsi qu’il marqua, début avril, quatre points simultanés en politique étrangère : il a cloué Poutine, tancé Assad, figé Xi et gelé Kim. Le troisième sceau consiste à avoir adapté son aisance de milliardaire à tous les types de contact humain, du plus humble au plus sophistiqué. Trump se veut omniprésent. Il est aussi à l’aise avec un éboueur dont le fils a été tué par un immigré illégal qu’avec le PDG de Ford à qui il demande de rapatrier ses usines aux Etats-Unis.

Le quatrième sceau est celui d’un iconoclaste, et fier de l’être. Trump apparaît comme un briseur de tabous, un pourfendeur de convenances. Il en abuse. C’est sa façon d’être le chef. Il négocie lui-même de grands contrats passés entre l’Etat et l’industrie de la défense. Il téléphone à ses homologues étrangers sans briefing préalable. Il a écarté comme « inutiles » les rapports quotidiens des services de renseignement et, si on le laissait faire, la moitié des chefs d’Etat de la planète seraient déjà passés par la Maison Blanche.

Le cinquième sceau ne surprendra personne. Trump s’est montré parfois, au cours de ces cent jours, d’une extraordinaire agressivité. Avec un but : la destruction du legs d’Obama. Sur le commerce international, la réglementation industrielle, la protection de l’environnement, la promotion de l’avortement, il ne restera pratiquement rien de son prédécesseur. Chose promise, chose due.

Méfiance

Son impressionnante fonction a-t-elle déteint sur Trump ? Autrement dit, le Bureau ovale a-t-il, malgré tout, changé l’impétueux New-yorkais ? Ses proches en témoignent, les observateurs le remarquent : Trump écoute davantage que naguère. Les cent jours lui ont appris que gouverner la plus influente puissance mondiale est une aventure pleine de risques et de pièges. Or, s’il flaire assez bien l’obstacle, il a horreur de l’échec. Sa méfiance est donc devenue plus grande.

On s’en aperçut dans trois affaires : les sanctions économiques contre la Russie, le déplacement de l’ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem et les traités commerciaux avec la Chine. On a senti assez vite que l’enthousiasme du début était passé au crible des avis autorisés. C’est le côté intimiste de Trump. Le côté humain. Trump qui hésite, qui doute, qui calcule – sans son style tonitruant et provocateur. Il ne serait pas étonnant que cet aspect encore mal connu du président ne lui fasse gagner encore quelques millions de sympathisants dès que les Américains en auront pris conscience.

Christian Daisug

Article paru dans Présent daté du 4 mai 2017

Macron VSD

Les Français s’apprêtent à élire Emmanuel Macron sans le connaître

03/05/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie: Sans préjuger de l’impact du débat de ce soir, les derniers sondages publiés indiquent que le candidat mis en selle par les médiacrates et les réseaux de pouvoir l’emporterait dimanche avec 59 à 60 % des voix. Un vote qui ne représenterait pas une adhésion à la personne et au projet de l’impétrant, mais qui traduirait un rejet pavlovien de Marine Le Pen.

Selon le sondeur Kantar‑Sofrès, seulement 36 % des personnes qui déclarent vouloir voter Macron au second tour le font par adhésion ! A l’inverse, ce taux est de 53 % pour Marine Le Pen. Au total, il y aurait même un peu plus d’électeurs qui adhèrent à la candidature de Marine Le Pen que d’électeurs qui adhèrent à la candidature de Macron !

En réalité, l’adhésion à M. Macron serait probablement moindre, si M. Macron était connu, autrement que par les « unes » complaisantes que lui accordent les médias. Henri Guaino déclarait récemment :

« Je me demande si le danger de monsieur Macron n’est pas pire, parce que c’est une imposture. Au moins les gens qui votent pour Marine Le Pen savent pour qui ils votent. »

Qui est-il vraiment ? Nul ne le sait, et peut-être pas même ses plus proches, tant la personnalité d’Emmanuel Macron est tout entière empreinte d’ambiguïté.

Tout juste peut-on dire que, sur le plan psychologique, Macron a toutes les caractéristiques du Narcisse qui n’a pas atteint le stade de l’homme adulte, qui a trouvé en Brigitte Trogneux une mère de substitution, sinon une épouse de couverture. D’après la journaliste Anne Fulda, sa mère a déclaré : « Avec Brigitte, c’est l’adoration. On pourrait déshabiller Laetitia Casta devant lui, ça ne lui ferait rien. »

eric-zemmour

Zemmour : « L’instrumentalisation du malheur juif : un truc de campagne électorale »

03/05/2017 – FRANCE (NOVOpress) : « A suivre la campagne présidentielle ces derniers jours, se désolait Eric Zemmour hier matin sur RTL, on se croirait dans une bande d’actualités de la fin de la Seconde Guerre mondiale. Ne manquent que les images en noir et blanc. […] La classe politique française toute entière joue à plus gaulliste que moi tu meurs. On parle de Pétain, de Laval, on traque les collabos sans relâche. Emmanuel Macron use et abuse des références à la guerre et au nazisme. Comme s’il voulait rejouer contre son adversaire du second tour un imaginaire historique qui avait si bien fonctionné pour marginaliser son père. Marine Le Pen s’en est elle-même inquiétée puisqu’elle se sent obligée d’aller elle aussi se recueillir devant le mémorial de l’extermination des juifs à Marseille. »

Or, pour l’éditorialiste, ces tentatives de rediabolisation ne fonctionnent plus :

« L’instrumentalisation du malheur juif ne marche pas. Elle scandalise davantage qu’elle ne mobilise. Elle apparaît pour ce qu’elle est : un truc de campagne électorale. Trop d’Histoire tue l’Histoire. »

Mais ce n’est pas tout. Pour Eric Zemmour, les références incessantes au général de Gaulle, à droite comme à gauche, sont telles qu’un « téléspectateur distrait » pourrait croire que celui-ci est encore candidat… Et « il est piquant de voir la gauche discerner des leçons et des brevets de gaullisme, alors même qu’elle a longtemps traité le général de Gaulle de fasciste et de factieux ».

« L’obsession historique ne doit pas nous aveugler », poursuit Eric Zemmour, car « c’est au contraire l’avenir politique que forge cet entre-deux tours » et il s’en explique.

Minute Marine Le Pen second tour

« Pas une voix ne doit manquer à Marine Le Pen » titre l’hebdomadaire Minute

03/05/2017 – FRANCE (NOVOpress) : « Pas une voix ne manquer à Marine Le Pen », titre ce matin l’hebdomadaire Minute, qui consacre tout son numéro au second tour de l’élection présidentielle, avec des entretiens avec Karim Ouchikh, président du Siel, Jacques Bompard, député-maire d’Orange et président de la Ligue du Sud, ou Bruno North, président du Centre national des indépendants et paysans (CNIP), qui, tous, sans cacher leurs divergences avec Marine Le Pen, expliquent pourquoi il faut faire barrage à Emmanuel Macron. Extraits de l’éditorial de ce numéro de Minute.

Minute Marine Le Pen second tour« […] Depuis le milieu de la semaine dernière, la campagne du second tour est enclenchée et cette seule bonne nouvelle – quand a-t-on parlé politique, avant ? – est à mettre au crédit de Marine Le Pen, qui a décidé de prendre l’initiative. Marine Le Pen y est pugnace, elle mène une guerre de mouvement alors que son adversaire se serait bien contenté d’une guerre de positions, elle marque Emmanuel Macron à la culotte, mais sans rien faire bouger. Bataille de Whirpool, tournée des cimetières, ralliement de Nicolas Dupont-Aignan : les faits sont sans effet.

Alors quoi ? Tout est figé ? Tout est joué ? Non. Peut-être pas.

Le premier tour a vu une double victoire pour Marine Le Pen. La première, la plus attendue, a été sa qualification pour le second tour. Elle était attendue, certes, mais encore fallait-il confirmer les pronostics. C’est fait.

La seconde, invraisemblable au début de l’année, a été l’élimination du candidat de la droite classique, que tout un chacun voyait à l’Elysée après son sacre à la primaire de la droite (et du centre !) et après le quinquennat de François Hollande. Quoiqu’il se passe le 7 mai, cette droite, telle que nous l’avons connue depuis trente ans, sûre d’elle, dominatrice, mais aussi lâche et sotte, aura reçu une leçon unique sous la Ve République. Blessée, l’est-elle à mort ? Les législatives nous le diront.

Au delà de la victoire au second tour, ce qui se joue cette semaine, c’est la capacité de Marine Le Pen a incarner la principale force de droite. Qu’on la baptise « nationale » – avant-hier –, « patriote » – hier – ou « patriote et républicaine », depuis l’accord entre Marine Le Pen et Nicolas Dupont-Aignan, peu importe. Pour cela, il faut passer la barre des 40 % et même celle des 45 %. Cet objectif est possible.

L’emporter ? Oui, bien sûr, il est beau d’entretenir encore ce rêve durant les quelques jours qui nous séparent de dimanche. Il arrive que les rêves se réalisent. Et le vent espéré qui vous pousserait jusqu’à 45 %, pourquoi faiblirait-il avant 50,1 % ? Certes.

Mais, au-delà de la victoire absolue ou relative, au-delà des objectifs politiques, il existe plusieurs millions de raisons de voter pour Marine Le Pen. Chacun de ses électeurs a une histoire et chacune d’entre elle est une raison. Du prolo du Nord au pied-noir du Sud, du paysan d’Aquitaine au chômeur de l’Est, la phrase du président Nasser trouverait à coup sûr un écho : « Relève la tête, mon frère, car les jours d’humiliation sont passés ! »

Etre privé de travail, être méprisé par le système, être volé ou violée par la racaille toujours impunie, tué par des islamistes, voir le drapeau humilié, les femmes françaises condamnées à ne plus sortir seules, notre histoire insultée, quel électeur de Marine Le Pen – mais aussi de presque tous les autres candidats, à l’exception peut-être de ceux de Philippe Poutou – reste insensible à cette liste abrégée de nos malheurs récents ?

On pourrait ajouter bien d’autres raisons, littéraires comme le « c’est bien plus beau lorsque c’est inutile » du Cyrano d’Edmond Rostand ou toute simple, si vraie, comme celle donnée par Nicolas Dupont-Aignan dans son discours du meeting de Villepinte : « Je n’aurais jamais pu me regarder dans la glace s’il manquait une voix pour gagner dimanche. »

En 1974, Valéry Giscard d’Estaing l’avait emporté sur François Mitterrand de 425 000 voix… Moins que le nombre de suffrages recueillis le 23 avril par Jean Lassalle…

Notre France est en train de crever. Le temps est compté. Il n’y aura peut-être pas d’autres occasions. Alors, oui, sans hésiter, pour la France, pour se libérer de la tyrannie de l’oligarchie, mais aussi pour l’Europe des peuples et des nations, dimanche, pas une voix ne doit manquer.

Au moins, ceux qui ont des enfants sauront quoi leur répondre si un jour ceux-là les interrogent sur leur vote de 2017. Et pour tous, il y aura la conscience d’avoir joué la carte politique jusqu’au bout. »

Extraits de l’éditorial du n° 2820 de Minute daté du 3 mai 2017

Alain de Benoist

Alain de Benoist : « Nous vivons une époque de transition »

02/05/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Ecrivain et philosophe, directeur des revues Eléments et Krisis, Alain de Benoist vient de publier Le Moment populiste. Dans cet ouvrage passionnant, il analyse le phénomène populiste à l’œuvre ces dernières décennies et qui s’exprime par le vote contestataire des peuples.

Il résume l’essentiel : le populisme résulte du décalage croissant entre l’offre de la classe politique occidentale et la demande de l’électorat. On assiste à une véritable fracture entre les bénéficiaires du libéralisme mondialisé et ses victimes : les classes populaires ou les populations de la France périphérique. Pour le philosophe, la cause semble entendue : gauche-droite, c’est fini.

Un entretien d’Alain de Benoist avec Martial Bild sur le plateau de TV Libertés

Karim Cheurfi

La vérité sur Karim Cheurfi, l’assassin du policier sur les Champs-Elysées

02/05/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Le 21 avril 2017, Karim Cheurfi abat le capitaine Xavier Jugelé, policier en service sur les Champs-Elysées. Le terroriste est abattu par les tirs de riposte. Karim Cheurfi était connu des services de police, et pour cause. Il avait une obsession : tuer des policiers. En 2001, après avoir dérobé une voiture, il blesse deux frères qui tentent de l’arrêter, dont un porte un brassard de policier. Deux jours plus tard, en garde à vue, il s’attaque à son gardien. Karim Cheurfi le désarme et tire à 5 reprises. Il blesse grièvement le policier.

Malgré ces faits d’arme, le criminel a le droit à une libération conditionnelle en 2013. A peine un mois après sa sortie, il commet un vol aggravé et retourne à la case prison quelques temps… En 2016, alors qu’il est libre depuis un an, un témoin affirme à la police que Cheurfi s’est radicalisé. Un autre déclare qu’il est à la recherche d’armes et qu’il veut partir en Irak ou en Syrie pour combattre avec les djihadistes.

Karim Cheurfi est inscrit sur le fichier FSPRT (Fichier des radicalisés pour la prévention et radicalisation terroriste), pourtant… il est libre… mais a l’interdiction de sortir du territoire. Qu’à cela ne tienne, il part plus d’un mois en Algérie. Un écart qui lui vaut, à son retour, un simple rappel à la loi. Son sursis n’est pas révoqué toutefois, son dossier est transmis à la DGSI pour être surveillé de près. Encore raté ! Karim Cheurfi parviendra à se procurer des armes de guerre et à attaquer, ce soir du 21 avril 2017, une équipe de policiers… dont un sera assassiné.

Le criminologue Xavier Raufer revient sur cette succession d’incompétences incroyables en plein état d’urgence. Des fautes politiques des responsables au sommet de l’Etat qui ont finalement coûté la vie d’un homme.

Oradour Macron

Emmanuel Macron, le candidat des cimetières ?

02/05/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie: Vendredi, Emmanuel Macron effectuait une visite à Oradour‑sur‑Glane. Il a été accueilli par le dernier survivant du village, Robert Hébras, puis il a déposé une gerbe à la mémoire des victimes. Le candidat d’En Marche ! s’est ensuite rendu à la mairie du village sur le perron de laquelle il a souhaité souligner l’importance du devoir de mémoire parce que « oublier ou décider de ne pas se souvenir, c’est prendre le risque de répéter l’histoire et ses erreurs ».

A défaut des erreurs de l’Histoire, c’est surtout le coup de com qui a été répété. En effet, dimanche, Emmanuel Macron s’est rendu au mémorial de la Shoah à Paris, afin de rendre hommage à « toutes ces vies fauchées par les extrêmes ». Le candidat en a profité pour attaquer implicitement sa rivale en dénonçant « le négationnisme dans lequel certains trouvent refuge » : « Ce qui s’est passé est inoubliable, impardonnable, et ne doit plus jamais advenir. »

Cette sortie lui a valu l’ire d’Alain Finkielkraut qui lui a vivement reproché d’instrumentaliser la souffrance juive : « On ne peut pas faire de la Shoah un argument de campagne » a déclaré l’académicien.

On imaginait que cette remontrance allait inciter le candidat d’En Marche ! à recentrer sa campagne sur le fond de son programme. Eh bien non !

Hier, Emmanuel Macron a rendu hommage à Brahim Bouarram et s’en est ouvertement pris au Front national. Accompagné de Bertrand Delanoë, le candidat à la présidentielle a affirmé qu’il « n’oubliait rien » du passé du parti de Marine Le Pen dont les « racines » extrémistes seraient « encore vivaces ».

Cette séquence mémorielle lui a valu, de la part de Jean‑Marie Le Pen, la pique suivante :

« Monsieur Macron fait la tournée des cimetières, c’est un mauvais présage pour lui. »

marine le pen-dupont Villepinte

Reportage à Villepinte : l’alliance entre Marine Le Pen et Nicolas Dupont-Aignan

Dupont-Aignan VillepinteMais qui est ce Nicolas dont 10 000 personnes scandent le prénom et réservent un accueil de rockstar au point qu’il en est un peu gêné ? Il est le chef du premier parti politique français à s’allier à Marine Le Pen. Du jamais vu. Une étape historique dans la recomposition de la droite.

« Je n’aurais jamais pu me regarder dans le miroir de l’histoire de France s’il avait manqué une seule voix dimanche. J’ai choisi la France, j’ai choisi Marine  ! J’ai fait ce choix en conscience. Je suis fier de mon choix. C’en est définitivement fini du piège mitterrandien de division des patriotes. […] Allons-nous enfin reprendre notre destin en main  ? »

chard dupont-aignanDans un beau discours d’ouverture aux accents souvent émouvants, le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan explique que l’intérêt supérieur du pays l’a emporté sur les différences minimes qui le séparent de Marine Le Pen. Leur alliance a d’ailleurs été précédée d’une négociation sur laquelle nous reviendrons dans nos articles cette semaine. Nicolas Dupont-Aignan a notamment demandé que le programme commun mette plus encore l’accent sur la défense des handicapés en France, l’un des combats du président de Debout La France : « J’intègre la mesure portée par Nicolas d’accorder une part fiscale pleine par enfant touché par le handicap » annoncera Marine Le Pen quelques minutes plus tard.

L’ovation que reçoit Nicolas Dupont-Aignan est proportionnelle aux tombereaux d’injures qu’ont déversés sur lui depuis vendredi la majorité de la classe politique et les ringards du show-biz. Dupont-Aignan est un homme libre :

« Notre responsabilité était historique, je ne pouvais pas me dérober. »

Marine Le Pen VillepinteLorsque Marine Le Pen lui succède à la tribune, elle répète qu’une fois élue présidente de la République, Nicolas Dupont-Aignan sera son Premier ministre : « Il conduira l’action gouvernementale. Les patriotes peuvent enfin voir leurs forces se grouper pour la défense du pays et de nos valeurs de civilisation. » Elle annonce également la présence et le soutien de Bruno North, du Centre national des indépendants et paysans (CNIP).

« M. Macron n’ose pas dire qui est son Premier ministre » attaque-t-elle « car imaginez, si c’est bien Laurence Parisot, si c’est confirmé, imaginez le désastre électoral que cette annonce serait … » Marine Le Pen demande à son rival de dire aux Français « combien de députés socialistes sortants seront investis par son mouvement » :

« C’est Hollande qui veut rester, c’est Hollande qui continuera d’inspirer la politique du pays. »

Elle dénonce un programme « si flou que même le pape ne comprend pas son message ». « Le winnerautoproclamé , le fêtard de la Rotonde qui commence à perdre de sa superbe » et « pense davantage au statut de première dame qu’à un programme de lutte contre le terrorisme », le « candidat de la finance », « soutenu par les islamistes de l’UOIF, soutenu aussi par Hani Ramadan qui justifie la lapidation des femmes » pourrait sortir KO du grand débat télévisé du 3 mai si Marine frappe comme ça : « La lutte contre le terrorisme sera une priorité cardinale de mon action et ma main dans ce domaine ne tremblera jamais. » Quand Emmanuel Macron, lui, comme elle ne manque pas de le rappeller, répondait au lendemain de l’attentat islamiste sur les Champs-Elysées : « Je ne vais pas inventer un programme de lutte contre le terrorisme dans la nuit, cette menace sera le quotidien des Français pendant quelques années. » […]

« Sa philosophie, c’est En Marche ou crève ! »

L’ensemble du discours de la candidate apparaît posé, équilibré, plus positif que celui du Zénith, celui d’un chef d’Etat déjà presque dans sa fonction :

« La France doit choisir un chef qui lui offre une vision, une conscience claire de son identité, de son rôle. Nous allons arracher la France des mains de prétendues élites qui la confisquent, la brident, l’égarent. »

Lundi à Villepinte Marine Le Pen et Nicolas Dupont-Aignan ont définitivement achevé et enterré le vieux Front républicain.

Caroline Parmentier

Article et dessin de Chard parus dans Présent daté du 3 mai 2017

Les chances de succès de Marine Le Pen en hausse

Source : Boulevard Voltaire – “Les chances de succès de Marine Le Pen en hausse”

Avec le ralliement de Nicolas Dupont-Aignan, la base de Marine Le Pen s’élargit d’un apport solide, complété par celui des « petits » candidats.

Le second tour de l’élection présidentielle se présente de mieux en mieux pour Marine Le Pen. Il y a à cela des raisons.
D’abord le fait que le premier n’avait pas été, pour elle, si mauvais qu’on l’a dit. Si Macron apparaît largement en tête, c’est par la conjonction, relativement fortuite, de deux événements. La chute plus grande que prévue de Hamon, descendu à 6,36 %. Le succès relatif des candidats souverainistes indépendants : Dupont-Aignan (4,7 %), Jean Lassalle (1,21 %), Asselineau (0,92 %), Cheminade (0,18 %), soit au total 7,01 %.

Imaginons que, au contraire, les petits candidats souverainistes n’aient pas été là et que le candidat socialiste ait tenu la ligne des 10 % : Marine Le Pen aurait été à 28,31 % et Macron à 20,37 % (en faisant des additions nécessairement simplificatrices) sans qu’il y ait, quant au fond, de changement du rapport de force global droite/gauche.

10 % pour le candidat du PS, cela aurait déjà été un grave revers. Que près de 4 % des électeurs socialistes aient basculé de Hamon à Macron au dernier moment échappait complètement au contrôle des candidats de droite.

Non seulement de Marine Le Pen, mais aussi de François Fillon : un point de plus retenu par Hamon (soit 11 %) et Fillon se serait même retrouvé au second tour ! Parler de défaite retentissante à son sujet est donc exagéré. Dans un contexte national et européen d’effondrement des partis de gouvernement, Les Républicains s’en sont même bien mieux tirés que les socialistes. Imputer l’échec de Fillon à Sens commun est absurde. Le ralliement à Macron d’électeurs du centre a précédé de beaucoup l’intervention de ce mouvement, d’ailleurs très exagérée. C’est à gauche que, dans la dernière ligne droite, Macron a gonflé son score, par la volonté de Hollande et de son entourage. On peut même dire que, compte tenu de tout ce qui lui a été infligé, atteindre les 20 % n’était pas si mal pour Fillon. Chirac avait fait moins que lui au premier tour de 1995.

D’une certaine manière, en n’étant pas en pole position, Marine Le Pen amortit le mouvement « Tout sauf Marine ». L’attention se concentre davantage sur Macron, ce qui est une chance pour elle.

Or, Macron a une grande faiblesse : le seul réservoir de voix qui lui soit assuré (et encore) est celui de Hamon. Les électeurs de Mélenchon et ceux de Fillon sont bien peu motivés pour se rallier à lui. D’avoir, par une audacieuse anticipation, fêté sa victoire finale le soir du premier tour avec la jet-society n’a rien arrangé.

Avec le ralliement de Nicolas Dupont-Aignan, la base de Marine Le Pen s’élargit au contraire d’un apport solide, complété par celui des « petits » candidats.

Ainsi, pour le second tour, le résultat est plus serré qu’on ne pense : Macron + Hamon + ¼ de Fillon + ¼ de Mélenchon + Arthaud = 40,91 %. Le Pen + NDA, Lassalle, Asselineau, Cheminade + 50 % Fillon + 10 % Mélenchon = 40, 21 %. Ce calcul repose sur des hypothèses qu’on peut juger optimistes mais il n’est pas invraisemblable. En définitive, comme en 2012, gagnera celui qui sera le moins rejeté.

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