gilets jaunes

Les Gilets jaunes du premier décembre : un nouveau jour de colère !

03/12/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Mobilisation sans précédent dans toute la France pour la troisième journée d’action des Gilets jaunes. Mais les médias ont surtout retenu les affrontements qui se sont déroulés à L’Arc de triomphe samedi matin.

Mais pourtant, un important dispositif de sécurité avait été mis en place dans tout le quartier des Champs-Élysées ?

Castaner avait décidé d’y interdire la circulation automobile et de boucler la plupart des accès à la plus belle avenue du monde : pas moins de dix stations de métro étaient fermées et la plupart des magasins avaient tiré leurs rideaux métalliques. De véritables « check points » étaient installés aux carrefours afin de filtrer les Gilets jaunes qui affluaient de toute part. Mais à certains endroits, il était impossible de passer.

Et pourtant les débordements n’ont pas tardé ?

C’est effectivement autour de l’Arc de triomphe que les premiers heurts se sont produits. Mais les informations restent confuses. Castaner accuse les Gilets gaunes d’avoir profané un lieu de mémoire alors que les gilets jaunes prétendent au contraire avoir protégé la tombe du soldat inconnu. Il parait probable que de faux Gilets jaunes se soient infiltrés parmi les vrais pour défier les forces de l’ordre et discréditer ainsi le mouvement.

Et que s’est-il passé ensuite ?

Les manifestants refoulés des Champs-Élysées, ont formé des cortèges qui n’ont eu comme seule solution que de se déployer au hasard des rues, ce qui a permis aux casseurs d’échapper aux contrôles et de s’infiltrer très facilement. A partir de là, les forces de l’ordre, livrées à elles-mêmes, ont rapidement été débordées et des foyers d’incendie ont été allumés un peu partout dans la capitale jusqu’à la tombée de la nuit.

Et dans le reste de la France ?

Peu de villes ont échappé à la colère des Français qui ont appelé partout Macron à la démission : blocages d’aéroports comme à Nantes ou à Nice, pillages de magasins ou de centres commerciaux comme à Saint-Étienne ou à Marseille, attaques de préfectures comme à Tarbes ou au Puy-en-Velay et vandalisme sur des marchés de Noël. Plus d’une centaine de blessés est à déplorer : une véritable guérilla dont les conséquences sont à suivre dans les prochains jours.

Si les gilets jaunes n’aiment pas les journalistes, peut-être faut-il se demander pourquoi ?

Si le mouvement des gilets jaunes ébranle le gouvernement, il ébranle aussi, même si peu le soulignent, la presse « mainstream », qui se voit remise en cause dans sa légitimité… au même titre que nos dirigeants parce que, pour beaucoup de manifestants, à tort ou à raison, ils en sont les dociles valets.

La preuve par l’agression – « la tentative de lynchage », ce sont leurs mots – subie par des journalistes de BFM TV, samedi, à Toulouse, qui ont eu, semble-t-il, la peur de leur vie : « Ils avaient la bave aux lèvres », décrit l’un d’eux, comme s’il avait croisé la bête du Gévaudan.

Les gilets jaunes criaient « C’est l’autre enfoiré de BFM, la chaîne de Macron, ces bâtards de BFM », « BFM collabo, BFM collabo »… « Ça, c’est le premier truc qu’on n’oublie pas », commente le journaliste. Et puis : « Au bout d’un moment, un mec a donné le top départ, en criant : dégagez, sinon on vous défonce. »

Il affirme ne plus pouvoir mettre la bonnette identifiant son média sur son micro lorsqu’il fait un reportage. Il faut qu’il passe incognito.

Si l’agression de cette équipe est, évidemment, absolument condamnable, elle en dit long sur l’état de délitement du lien entre la presse et les Français et sur la fin d’un règne sans partage depuis des dizaines d’années : celui de la télé.

Celle-ci a envahi les foyers, devenant la baby-sitter des enfants quand ils rentrent, à 4 heures, avec leurs clés, dans un appartement déserté, la demoiselle de compagnie dans les EHPAD à toute heure du jour et de la nuit des personnes âgées, le seul ami venant visiter quotidiennement bien des personnes isolées.

Sauf que, comme dans le fameux roman Une chanson douce de Leïla Slimani (Goncourt 2016), la confiance est rompue. La nounou m’a tuer !

Une grande partie de la « grosse » presse papier et des sites qui lui sont affiliés souffrent du même désamour.

Comment justifier, il est vrai, que le site du Point, magazine sérieux s’il en est, titre, le 24 novembre « EN DIRECT #Gilets Jaunes : l’extrême droite fait basculer la manifestation dans la violence » ? Puis, le 26, sans sembler embarrassé : « Gilets jaunes : les meneurs des casseurs appartiendraient à l’extrême gauche. » On notera, au passage, dans le premier cas, l’emploi de l’indicatif, dans l’autre, du conditionnel…

N’avaient-ils pas des yeux pour voir ? Trouvaient-ils cette manifestation trop insignifiante pour y dépêcher un reporter ? Ou ont-ils bu aveuglément les paroles de Christophe Castaner ?

Qui, s’il n’y avait pas eu les réseaux sociaux, aurait relayé les photos prises sur le vif de slogans antifas et de drapeaux de Che Guevara ? La grande presse court, derrière, lourdement, à son corps défendant (sans jamais la rattraper), derrière la presse alternative, furtive et toujours sur le qui-vive. Et c’est cette vieille dame fatiguée, de mauvaise volonté, bourrelée de préjugée, que les impôts des Français – puisque c’est le cœur du sujet – devraient continuer à subventionner ?

Bien sûr, L’Express a beau jeu de souligner – et c’est une réalité – que de fausses images circulent sur Facebook : des visages molestés antérieurement, dans un autre contexte que celui, samedi, des Champs-Élysées, ou un messages de soutien des forces de l’ordre destiné à d’autres manifestants, il y a deux ans.

Et il est indéniable qu’il est de la responsabilité des médias alternatifs d’être attentifs et de veiller à ne pas relayer des images vieilles ou bidonnées. Il en va de leur honnêteté et de leur crédibilité. Certes, l’oligarchie subclaquante qu’est l’information devenant peu à peu joyeuse anarchie, on trouve, sur la Toile, un peu n’importe quoi. Mais pour qui veut bien trier le bon grain de l’ivraie surgit, dans ce virtuel fatras, un bout de vérité. Que l’on cherchait parfois, il faut bien le dire, désespérément autrefois.

Gabrielle Cluzel

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Gilets jaunes – Nicolas Dupont-Aignan : “Christophe Castaner est un incompétent et un cynique”

03/12/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Nicolas Dupont-Aignan, député de l’Essonne, président de Debout la France, était l’invité politique du Grand Matin Sud Radio.

Deux jours après une nouvelle manifestation des Gilets Jaunes marqués par des scènes de violence sur les Champs-Élysées, Nicolas Dupont-Aignan a mis en cause la responsabilité du gouvernement et du ministre de l’Intérieur.

J’ai demandé la démission de Christophe Castaner, qui est un incapable et un cynique. C’est inadmissible ce qui s’est passé, il fallait protéger l’Arc de Triomphe. Pourquoi n’était-il pas protégé ? On nous prend pour des imbéciles. Comment une préfecture de police, qui connaît par cœur les casseurs, notamment d’extrême-gauche, a pu laisser des rues de Paris comme ça ?

Le député de l’Essonne voit dans ce mouvement des Gilets Jaunes “la France qui se lève” : “Ce n’est pas la question de la droite ou de la gauche, mais d’un peuple qui doit pouvoir vivre. Et pour vivre, il faut pouvoir changer de politique. On est en concurrence avec des esclaves, en Bulgarie, en Chine ou ailleurs. On a supprimé toutes les protections et les Français commencent à vivre comme des esclaves eux aussi.”

Derrière les casseurs, Nicolas Dupont-Aignan voit l’œuvre de “racailles de banlieues” :

J’ai vu des gens formidables, des Français comme les autres, qui manifestaient paisiblement. J’ai vu de la racaille de banlieue qui venait piller les magasins. Peut-être parce qu’elle avait des ordres, la police ne faisait rien. Par contre, le retraité, la police lui mettait des coups de matraque et lançait le canon à eau. J’ai peur de l’engrenage. Je trouve le gouvernement irresponsable. Je crains qu’il y ait une liaison entre la racaille des banlieues et les casseurs et que tout ça finisse très mal. Je suis très sévère avec le président de la République qui me fait penser à ces pyromanes déguisés en pompiers.


1914–1918 : l’esprit de sacrifice et de cohésion, condition du sursaut nécessaire à notre survie

Un siècle après la fin de la Grande Guerre, on a du mal à imaginer ce que fut l’enfer de Verdun, le terrain bouleversé par l’artillerie lourde, la boue, les cadavres, les gaz, l’agonie des blessés, la triste noria des unités montant vers les premières lignes ou en redescendant. On peine encore plus à comprendre les ressorts de l’extraordinaire résilience dont surent faire preuve les Poilus et les raisons qui les firent « tenir » malgré la violence des combats et la proximité permanente de la mort, dans cette lutte inouïe où les qualités traditionnelles du soldat ne pesaient plus grand-chose sous le feu d’obus tirés à des kilomètres par des artilleurs invisibles.

La durée et l’intensité des combats de Verdun témoignent de l’endurance, de la ténacité et de l’inflexible volonté de ces hommes qui avaient le sentiment de défendre le « sol sacré de la patrie » et qu’animait la conviction, ressentie plus ou moins confusément, qu’ils se battaient pour une cause dépassant leur seule personne, en un moment où ils incarnaient, avec leur volonté de vaincre et l’acceptation du sacrifice éventuel de leur vie, une part de l’âme de la France – une France perçue comme une précieuse unité de destin forgée au fil des siècles, une France à laquelle ils étaient attachés de tout leur être parce qu’ils avaient appris ses grandeurs, ses gloires et ses malheurs passés, parce qu’elle constituait le cadre précieux de leur vie et de celle de leurs familles. Frères d’armes, de larmes et de sang de leurs camarades de misère et de gloire par-delà leurs différences sociales, religieuses et politiques, les combattants de Verdun témoignent aussi de l’importance vitale de la cohésion dans les pires moments d’adversité. Symboliquement, c’est à Douaumont, « ce champ de bataille où il fut démontré qu’en dépit de l’inconstance et de la dispersion qui nous sont trop souvent naturelles […], nous sommes capables d’une ténacité et d’une solidarité magnifiques et exemplaires…», que, cinquante ans plus tard, le général De Gaulle appellera à « faire à jamais de la sépulture de nos soldats ”couchés dessus le sol à la face de Dieu” et dont les restes sont enterrés sur cette pente en rangs de tombes pareilles ou confondues dans cet ossuaire fraternel, un monument d’union nationale que ne doit troubler rien de ce qui, par la suite, divisa les survivants. »

Les peuples et les nations connaissent au cours de leur histoire des moments d’épreuves qui, surmontés, peuvent être suivis de relâchements funestes. Nous sommes aujourd’hui, à l’évidence, dans cette situation et, plus que jamais, l’idéal de nos anciens doit nous inspirer et guider les nouvelles générations bien peu préparées aux âges de fer à venir.

Après les célébrations calamiteuses du centenaire de la bataille de Verdun, « chorégraphie pour analphabètes au milieu des tombes » selon le regretté général Bach, il est de notre devoir de nous interroger sur le message que nous ont, par-delà leur sacrifice, légué les héros de cet affrontement titanesque : en ce début du XXIe siècle, la séculaire querelle franco-allemande est fort heureusement apaisée, mais le nouveau monde en gestation recèle des périls mortels qu’il ne nous sera possible de conjurer qu’à la condition de faire nôtres les valeurs qui animaient les combattants du Bois des Caures, de Souville, de Vaux et du Mort-Homme. Les peuples et les nations connaissent au cours de leur histoire des moments d’épreuves qui, surmontés, peuvent être suivis de relâchements funestes. Nous sommes aujourd’hui, à l’évidence, dans cette situation et, plus que jamais, l’idéal de nos anciens doit nous inspirer et guider les nouvelles générations bien peu préparées aux âges de fer à venir. Ce réveil de l’esprit de sacrifice et de cohésion est la condition du sursaut nécessaire à notre survie. Puisse ce livre contribuer à ce que le martyre des combattants de Verdun ne demeure pas vain.

Philippe Conrad, président de l’Institut ILIADE

Article paru sur le site de Présent L’Institut Iliade

Les Gilets jaunes, c’est la France des ronds-points et des péages

Comme il est difficile d’être un représentant des Gilets jaunes ou un porte-parole des blocages ! A peine un membre est-il nommé qu’il est aussitôt déprécié. Il en fut ainsi pour la délégation des huit « gilets jaunes » qui affirmait vouloir nouer un contact « sérieux » avec le gouvernement (au total ils ne furent que deux à rencontrer le ministre de la Transition écologique). De nombreux participants actifs considéraient qu’ils n’étaient pas représentatifs pour parler de baisse des taxes et de création d’une « assemblée citoyenne ».

Alors comment trouver une véritable représentativité, celle-ci devenant de plus en plus nécessaire à la structuration de ces multiples rassemblements ?

Un responsable local des Gilets jaunes interrogé par CNews a peut-être, sans le vouloir, apporté une réponse.

A la question « Irez-vous samedi 1er décembre à Paris ? », il a répondu :

« Non, nous resterons ici sur notre rond-point car ici on se connaît et on peut mieux organiser des ripostes. »

On le voit, la confiance est le maître-mot des Gilets jaunes. Cette nouvelle appellation militante ne croit plus dans les partis politiques, dans les gouvernants et dans les syndicats, tout simplement parce que depuis 40 ans les corps constitués n’ont fait que les tromper. Aujourd’hui leur croyance est circonscrite là où ils se retrouvent, sur les carrefours et sur les péages. Ils ont besoin de dialoguer entre eux, de se retrouver, de s’apprécier, de recréer des attaches fortes. Comment des saltimbanques de l’audiovisuel, amis des puissants et chéris des médias, pourraient-ils les comprendre, eux qui touchent en un mois ce que ceux d’en bas n’arrivent pas à gagner en deux ans, voire plus ?

Des qualités humaines

La méfiance est une des constantes de cette majorité de ruraux. Ils ne créent un lien et font crédit à l’autre que si celui-ci est en interaction avec leur combat. C’est pour cette raison qu’ils apprécient l’aide des citoyens qui les ravitaillent en vivres, en ustensiles de cuisine ou en matériel de couchage.

La solution pour trouver dans cette configuration des mandataires est difficile mais elle existe. Tout l’édifice repose sur les « chefs » des grands ronds-points. Ils doivent constituer l’ossature de cette révolte. Certes, ils n’auront pas les connaissances suffisantes pour résister à la dialectique d’un énarque mais ils auront des qualités humaines supérieures : l’abnégation, l’engagement, la ténacité, la confiance de leurs affidés. De plus, en 15 jours le groupe aura eu le temps de reconnaître celui qui se sera mis en avant par sa droiture, son honnêteté et sa bienveillance. Une personne non pressentie par un média ou un politique mais par l’ensemble du clan.

Lui seul pourra porter efficacement les revendications de cette population qu’il connaît et qu’il solidarise. Ensuite, intégré aux milliers d’autres locaux semblables à lui, il pourra avec eux débattre lors d’un grand week-end pour désigner les représentants nationaux. Certes, ce ne sera pas facile, chacun tirant à hue et à dia, mais impérativement à la fin des deux jours un conseil représentatif devra être nommé et un responsable validé. Alors cette assemblée hétéroclite s’accordant par capillarité sur des noms deviendra crédible. N’oublions pas que derrière les Gilets jaunes, c’est l’espoir de tout un peuple qui se dresse (84 % des Français trouvent le mouvement justifié). Il serait déplorable que ce soulèvement soit annihilé par des disputes de bas étage que les médias se feraient un plaisir de rapporter et dont seul l’Etat profiterait.

Guillaume Bernadac

Article paru dans Présent daté du 30 novembre 2018

[vidéo] Pourquoi le pacte sur les migrants pose-t-il problème ?

30/11/2018 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Le Pacte mondial sur les migrations devrait être signé à Marrakech les 10 et 11 décembre par 190 pays mais il est de plus en plus contesté par certains pays d’Europe qui refusent de le ratifier.

L’Autriche reproche notamment au document d’instaurer un droit à l’immigration. Explications.


Ce que réclament les Gilets Jaunes

30/11/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Jeudi, le mouvement des Gilets jaunes a envoyé aux médias et aux députés un communiqué comprenant une quarantaine de revendications.

Voici une sélection des mesures réclamées par ce mouvement populaire :

• Smic à 1 300 euros net.
• Favoriser les petits commerces des villages et centres-villes. Cesser la construction des grosses zones commerciales autour des grandes villes qui tuent le petit commerce et davantage de parkings gratuits dans les centres-villes.
• Grand plan d’Isolation des logements pour faire de l’écologie en faisant faire des économies aux ménages.
• Impôts : que les GROS (MacDo, Google, Amazon, Carrefour…) payent GROS et que les petits (artisans, TPE PME) payent petit.
• Même système de Sécurité sociale pour tous (y compris artisans et autoentrepreneurs). Fin du RSI.
• Le système de retraite doit demeurer solidaire et donc socialisé. Pas de retraite à points.
• Fin de la hausse des taxes sur le carburant.
• Pas de retraite en dessous de 1 200 euros.
• Tout représentant élu aura le droit au salaire médian. Ses frais de transports seront surveillés et remboursés s’ils sont justifiés. Droit au ticket restaurant et au chèque-vacances.
• Les salaires de tous les Français ainsi que les retraites et les allocations doivent être indexés à l’inflation.
• Protéger l’industrie française : interdire les délocalisations.
• Pour la sécurité de l’emploi : limiter davantage le nombre de CDD pour les grosses entreprises. Nous voulons plus de CDI.
• Fin du CICE. Utilisation de cet argent pour le lancement d’une industrie française de la voiture à hydrogène (qui est véritablement écologique, contrairement à la voiture électrique.)
• Fin de la politique d’austérité. On cesse de rembourser les intérêts de la dette qui sont déclarés illégitimes et on commence à rembourser la dette sans prendre l’argent des pauvres et des moins pauvres, mais en allant chercher les 80 milliards de fraude fiscale.
• Que les causes des migrations forcées soient traitées.
• Que les déboutés du droit d’asile soient reconduits dans leur pays d’origine.
• Salaire maximum fixé à 15 000 euros.
• Que des emplois soient crées pour les chômeurs.
• Augmentation des allocations handicapés.
• Limitation des loyers. Davantage de logement à loyers modérés (notamment pour les étudiants et les travailleurs précaires).
• Interdiction de vendre les biens appartenant à la France (barrage, aéroport…)
• Moyens conséquents accordés à la justice, à la police, à la gendarmerie et à l’armée. Que les heures supplémentaires des forces de l’ordre soient payées ou récupérées.
• L’intégralité de l’argent gagné par les péages des autoroutes devra servir à l’entretien des autoroutes et routes de France ainsi qu’à la sécurité routière.
• Le prix du gaz et l’électricité ayant augmenté depuis qu’il y a eu privatisation, nous voulons qu’ils redeviennent publics et que les prix baissent de manière conséquente.
• Le référendum populaire doit entrer dans la Constitution.
• Retour à un mandat de 7 ans pour le président de la République.
• Retraite à 60 ans.
• Pas de prélèvement à la source.
• Fin des indemnités présidentielles à vie.



Pacte migratoire de l’ONU – Pour Nicolas Bay, on cherche à aboutir “à la consécration d’un prétendu droit à la migration”

30/11/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Si le gouvernement français soutient le pacte migratoire de l’ONU, le Rassemblement national s’y oppose logiquement, voyant dans ce texte la porte ouverte à de nouveaux mouvements migratoires.

Selon Marine Le Pen, ce texte “exprime un immigrationnisme radical qui non seulement engage tous les pays à faire la promotion de cette immigration sans limite, mais fait disparaître le concept de clandestinité.”

Nicolas Bay ajoute : “C’est toujours la même manière de procéder. On va aboutir à la consécration d’un prétendu droit à la migration présenté comme un nouveau droit de l’homme“.

Diverses pétitions fleurissent sur le Net pour dénoncer ce projet de l’ONU. Exemple avec celle-ci : “Non au Pacte mondial sur les migrations qui met en danger la France et l’Europe


La réforme de la justice pénale des mineurs

30/11/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Madame Belloubet, ministre de la Justice, a obtenu du Parlement vendredi dernier l’autorisation de réformer par voie d’ordonnance la justice pénale des mineurs. C’est qu’au gré des multiples réformes pénales, l’ordonnance de 1945 fondant notre système judiciaire de prise en charge de l’enfance délinquante, est devenue un mille-feuille difficilement lisible. Si la nécessité d’une réforme fait consensus, le projet porté par le gouvernement est pourtant largement critiqué.

Qu’est-il reproché à cette réforme sur le fond ?

Aujourd’hui, le véritable talon d’Achille de notre système de protection judiciaire de la jeunesse réside dans un manque de moyens cruel. C’est le sens de l’appel au secours lancé par les juges pour enfants du tribunal de Bobigny début novembre, déplorant n’être plus que « les juges de mesures fictives ». Message relayé par près de 200 magistrats spécialisés en début de semaine, en réaction au vote du Parlement : « Il ne sert à rien (…) de réformer l’ordonnance du 2 février 1945 sur l’enfance délinquante si les moyens éducatifs en structures et en personnels permettant la mise en œuvre de ces mesures ne sont pas à la hauteur des ambitions proclamées. »

Et sur la forme ?

En légiférant par ordonnance, c’est la possibilité d’un débat contradictoire de fond qui est évincée. Si dans le cadre général de la réforme de la justice, les députés de la majorité prévoyaient bien d’apporter quelques amendements à l’ordonnance, Madame Avia, co-rapporteur, avait clairement assuré quelques semaines plus tôt, que la justice pénale des mineurs était un sujet trop grave, méritant « d’être traité à part, de manière raisonnée et mesurée ». Effectivement une mission parlementaire devait rendre début décembre son rapport sur le sujet, étudié avec toutes les garanties de consultation pluridisciplinaire possibles depuis plusieurs mois déjà. Députés et professionnels dénoncent là un « coup de force » du gouvernement.

Gilets jaunes : Non, sire Macron, ce n’est pas une révolte, c’est une révolution, par Francis Bergeron

Le président Macron a la tête bien faite. Il a un plan rationnel pour le redressement de la France, qui passe par des étapes précises : d’abord le retour dans le vert des comptes des entreprises. Nous y sommes à peu près. Puis la réforme de l’appareil d’Etat. Elle est annoncée, avec une réduction du nombre de fonctionnaires, et une simplification des procédures administratives. Cette étape sera atteinte à la fin de son quinquennat. Nous entrerons alors dans une troisième étape, qui correspondra à son second quinquennat : la marche vers le plein emploi, l’augmentation du pouvoir d’achat. Il est à craindre (pour lui) qu’il ne voie jamais cette troisième étape. Et même la deuxième étape est déjà en train de se gripper. L’exécutif est tellement affaibli que la macronie pourrait tomber dans l’apathie hollandaise. Mais rien n’exclut non plus que la tête de Macron ne finisse au bout d’une pique.

Depuis deux siècles on berce notre imaginaire avec la colère du peuple, qui finit bien, quand elle se termine en révolution. La révolte est partie d’une fiscalité punitive sur les carburants, pénalisant d’abord ceux qui travaillent, ceux qui vivent en banlieue et en province, ceux qui se lèvent tôt, comme disait Sarkozy. Une fiscalité pour supporter aussi notre part de charges migratoires, le coût d’une transition énergétique, née de l’idéologie écologique, le coût d’un Etat obèse, les coûts de la Communauté européenne, et alors même que la croissance, dans le monde, se ralentit, et qu’à l’heure des comptes chacun découvre que son pouvoir d’achat a chuté ces dernières années.

Pour éviter que la révolte ne se transforme en révolution, il faudrait que Macron baisse les pouces sur les carburants. Un Sarkozy, un Mitterrand, un Chirac, et même peut-être un Hollande, l’auraient compris, car ce sont des animaux politiques. Mais Macron ? Il n’en prend pas le chemin ? Tant pis pour lui. Car avec les Gilets jaunes, il est fort possible que nous assistions à un événement d’une portée inédite, qui pourrait bel et bien renverser la table.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 27 novembre 2018

[Vidéo] Interdit d’interdire – Loi anti fake news : le débat

29/11/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Frédéric Taddeï reçoit Jérémie Assous, avocat, Christophe Deloire, ancien directeur du CFJ et secrétaire général de Reporters sans frontières, François-Bernard Huyghe, directeur de recherche à l’IRIS, David Lacombled, président de La villa numeris, ainsi que Cédric Mathiot, créateur de Check News de Libération.


La mort d’un chef djihadiste au Mali suite à une opération française

29/11/2018 – INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
L’armée malienne a confirmé samedi la mort du chef djihadiste Amadou Koufa, tué à l’occasion d’une opération « d’ampleur, complexe et audacieuse » des troupes françaises (CEMA général Lecointre). Chef de file d’un groupe djihadiste particulièrement virulent au centre du Mali, rattaché par le Groupe de Soutien à l’Islam et aux Musulmans (GSIM) à la nébuleuse islamiste d’Al Qaeda au Maghreb islamique (AQMI), il avait dernièrement appelé toutes les populations peules à rejoindre le djihad.

Sa mort ne peut qu’être saluée ; mais ne signe pourtant pas le retour de la paix dans la région. D’abord parce qu’on peut s’attendre à des représailles de la part du GSIM. Ensuite parce que la guerre au centre du pays n’est que la suite de celle menée au nord. Enfin car seul le retour de l’autorité étatique pourra mettre un terme aux conflits intercommunautaires dont se nourrit le djihadisme local.

Merkel, Macron et le pacte migratoire, par Jean-Gilles Malliarakis

Courant décembre, trois réunions vont orienter la politique de l’Union européenne et conditionner son avenir.

La conférence dite COP24 se tiendra à Katowice en Pologne. Elle prétendra trancher sur le climat. Elle préoccupe certes notre président préféré et les stratèges politiciens parisiens[1].

Or nos grands habiles ne sauraient ignorer que deux échéances plus importantes et probablement plus explosives attendent les Européens. On y débattra, en deux temps, du projet tout à fait délirant d’un pacte mondial migratoire. IL consiste à imposer, à quelques pays cibles, considérés comme importateurs de main-d’œuvre, d’accueillir la misère du reste du monde.

Chaque jour ce dossier s’aggrave. Et, dans certaines nations développées, un conformisme idéologique de plus en plus intolérant proclame une réponse que l’on qualifiera de complaisante.

Rappelons avant tout que, si le projet onusien apparaît en surface comme ratifié par 190 États, bien peu nombreux se trouvent les pays d’accueil en capacité, en désir ou en capitulation devant l’application du principe.

Or, le pacte doit être entériné à Marrakech les 10 et 11 décembre. Il doit cependant être dénoncé comme totalement faux de limiter les réticences à deux ou trois mauvais coucheurs. En mettant seulement en avant, le 27 novembre, les craintes de l’Autriche et de la Hongrie, Le Monde reste fidèle à ses habitudes. Il rappelle, mais de façon subliminale, leur défaite en 1918 et le démantèlement de l’Europe centrale.

Et, certes les discours d’une Merkel, de l’actuelle commission Juncker à Bruxelles, de Macron en France, d’un Trudeau au Canada vont hélas dans le sens du projet et de sa moraline hypocrite.

Au contraire, les grands pays du monde, dans les faits, ne se préparent pas à accueillir la vague migratoire qui en résulte, et qui se révélerait un tsunami. Les soi-disant experts onusiens manifestent au moins le mérite de nous en révéler la dimension. Leur chiffrage ne se limite pas aux 25 millions de réfugiés vrais ou faux. Il atteint actuellement une projection 9 (neuf) fois plus large soit 225 millions de « chances » pour leurs pays, offertes essentiellement à 400 millions d’Européens et aux Canadiens. Ce chiffre pour commencer…

Notons qu’ailleurs personne ne s’y consent.

Ne parlons même pas des pays musulmans riches : les pays du Golfe ou l’Arabie saoudite manifestent une compassion bien limitée envers leurs frères islamiques pauvres.

Les États-Unis, où les bien-pensants feignent de rappeler qu’ils ont été peuplés d’immigrants, les refoulent activement à la frontière du Mexique. Mais ni la Chine, ni le Japon, ni la Russie, le plus vaste espace sous-peuplé du monde ne leur ouvre vraiment les bras. N’oublions pas que la raison principale de la victoire du Brexit en Angleterre en 2016 vient de ce dossier. L’immense Australie les rejette à la mer : ils n’y viennent plus.

Le 28 novembre il se confirme que deux pays comme l’Italie[2] ou la Belle Province du Québec[3] se rallient à une opposition significative.

Et, deux jours avant la conférence de Marrakech des 10 et 11 décembre, en Allemagne, les 7 et 8 décembre, les 1000 délégués de la droite en débattront.

Ce 21 novembre, au Bundestag, favorable au texte, la chancelière a encore cru pouvoir soutenir que “la question migratoire ne peut être abordée que dans un cadre international, et il ne faut pas croire qu’un pays peut à lui seul affronter cet enjeu”.

En face Jens Spahn, candidat à sa succession et opposant au projet a pu obtenir, le 26 octobre que le congrès se prononce sur le texte. Sa rivale Annegret Kramp-Karrenbauer, au contraire, s’est prononcée sans ambiguïté en faveur du pacte tout en ronchonnant contre la double nationalité, ce qui ne fait, à terme, qu’aggraver le problème.

Ceci concerne en fait l’ensemble de l’Union européenne puisque son enjeu déterminera le premier et le plus puissant des États-Membres. Hors d’Allemagne l’Union CDU-CSU, est considérée en général comme la représentative de la partie conservatrice de l’opinion. Mais, attelage un peu étrange, elle est composée d’un parti implanté dans l’ensemble des Länder et d’un autre qui domine en Bavière, ceci pratiquement depuis les élections régionales de 1946. Sous l’étiquette chrétienne-sociale, cette CSU constitue sans doute l’une des principales forces authentiquement étiquetées à droite outre-Rhin. Elle ne manque pas de se présenter comme très proche de partis homologues dans l’espace germanique, l’Union du centre en Suisse alémanique et l’ÖVP, parti populaire en Autriche. Une forte résonance fonctionne aussi dans des pays de tradition habsbourgeoise et catholique comme la Hongrie, la Tchéquie, la Slovaquie, la Slovénie et même la Pologne.

La CDU qui, elle aussi, a le plus souvent dominé les autres Länder cherche aujourd’hui à survivre aux deux grandes erreurs émotionnelles imposées au pays par la chancelière Merkel. Celle-ci, en 2011, avait prétendu rompre avec le modèle dit “multikulti” laissait certes un espace économique social libre à ceux qu’on appelait des Gästarbeiter, des travailleurs hôtes. Mais on ne leur accordant pas ou très difficilement la citoyenneté allemande. L’idée nouvelle consistait à leur imposer une assimilation, comparable à [l’ancien] modèle français, l’apprentissage de la langue allemande, etc. Les immigrés allaient devenir citoyens, et électeurs, beaucoup plus vite, et ceci pour des rasions analogues à celles de la Troisième république en France, ou dans le Bas Empire Romain : la dénatalité. Rappelons que la plupart de nos dirigeants, à commencer par celle qu’on appelle Mutti, n’on pas élevé d’enfants.

En 2015, faute pratiquement impardonnable aux yeux de la majorité de ses compatriotes, la chancelière allait élargir le champ de cette politique en accueillant massivement les réfugié, son fameux “wir schaffen das” – “nous y parviendrons”. Cette nouvelle politique n’a pas seulement produit de graves remises en cause dans le paysage politique de son pays, elle a engendré un déséquilibre et une crise d’identité dans toute l’Europe.

[1] cf. Chronique de L’Insolent du 28 novembre : “L’Écologisme dictatorial persiste dans son mépris”
[2] cf. “Les députés italiens adoptent la loi anti-migrants souhaitée par Matteo Salvini”

Jean-Gilles Malliarakis

Article paru sur le site de L’Insolent

La Suisse ne sera pas présente à Marrakech pour signer le pacte mondial sur les migrations

29/11/2018 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Alors que le 10 octobre, le gouvernement suisse avait annoncé approuver le Pacte sur les migrations de l’ONU, il ne se rendra finalement pas à Marrakech les 10 et 11 décembre pour signer le texte.

Le Conseil fédéral suisse a écouté l’opposition manifestée par les commissions parlementaires qui ont voté pour les trois quarts contre l’adoption du pacte sans débat. Le Parlement pourra ainsi en débattre convenablement, avant une éventuelle signature à une date ultérieure.

Cette décision réjouit le parti populiste UDC qui espère que le texte de l’ONU serait soumis au peuple suisse, sous forme de référendum.

Salvini et Pellegrini hostiles au Pacte de l’ONU sur les migrations, par Olivier Bault

Matteo Salvini, ministre de l’Intérieur de l’Italie et chef de la Ligue, a déclaré mardi être « absolument opposé au Pacte sur les migrations » et a assuré vouloir en parler avec ses alliés du Mouvement 5 étoiles (M5S). « Je ne vois pas pourquoi il faudrait déléguer aux organisations supranationales des choix qui reviennent aux pays » et « je ne vois pas pourquoi on mettrait sur le même plan les immigrants économiques et les réfugiés politiques », a expliqué Salvini, qui a cité le pape Benoît XVI, quand celui-ci avait rappelé qu’avant le droit d’émigrer, il y a un droit à rester dans son propre pays.

C’est donc un nouveau front qui pourrait s’ouvrir entre les deux alliés « populistes » au sein du gouvernement Conte, juste au moment où le parlement italien doit voter sur la loi relative à la Sécurité, qui permettra de mieux lutter contre l’immigration illégale mais qui déplaît au sein de l’aile gauche du M5S.

Néanmoins, la Ligue dépassant désormais 36% des intentions de vote dans les sondages, contre 27% pour le M5S (sondage IPSOS du 22 novembre), Matteo Salvini est en position de force pour imposer ses vues.

En Slovaquie aussi, ce « Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières » suscite des remous au sein du gouvernement depuis que le premier ministre Peter Pellegrini a annoncé dimanche que son pays ne le signerait pas.

La Slovaquie rejoint ainsi la liste des pays qui ont annoncé leur retrait officiel et définitif de ce pacte immigrationniste: les États-Unis, l’Australie, Israël, l’Autriche, la Hongrie, la Tchéquie et la Pologne. La Roumanie, la Bulgarie et la Croatie pourraient suivre bientôt, et peut-être même aussi la Belgique où l’un des partis de la coalition gouvernementale s’y oppose. En Allemagne, le débat fait rage au sein de la CDU et la CSU.

Le Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières doit être signé à Marrakech les 10-11 décembre prochain.

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 28 novembre 2018

Les poilus : Mohamed ou Martin ? Quand Le Parisien a la berlue, Europe 1 devient aveugle

Une nouvelle douteuse diffusée par Le Parisien au sujet des morts de la Grande Guerre a conduit l’OJIM à observer pendant dix jours tous les décodex, checknews et autres services de détection des infox/fake news. Que croyez-vous qu’il arriva ? Rien.

Pour les médias de grand chemin officiels et installés de longue date, les infox/fakenews n’existeraient-elles que chez les autres ? Au vu d’une surprenante « information » diffusée par Le Parisien, le jour de la saint Martin, le 8 novembre 2018, on peut le penser.

Le Parisien voit des “Mohamed” partout

Ce 8 novembre 2018, le quotidien de Bernard Arnault publie un article intitulé « Grande Guerre : plus de Mohamed que de Martin parmi les morts pour la France », le texte est accompagné d’une grande photo de Macron sous le monument aux morts des Éparges.

L’accroche de l’article : « Compter les prénoms présents sur les monuments aux morts de la Grande Guerre permet de dresser un portrait inattendu des morts pour la France ». De quoi s’agit-il ? D’une plongée dans la base de données « Mémorial Genweb », laquelle recense les soldats morts pour la France durant la première guerre mondiale (700 par jour en moyenne). 8 % des tués se prénomment Jean, Pierre, Louis, Joseph et François. Un graphique montre d’ailleurs une série de prénoms tirés du calendrier chrétien… mais ce n’est pas l’objectif politique de l’article du Parisien. Celui-ci arrive juste après : « si l’on regroupe les variantes Mohamed, Mohammed, Ben Mohamed et Ben Mohammed » [autrement dit, si on trafique le principe du classement par prénom pour parvenir à la conclusion que l’on souhaite] », eh bien, le prénom Mohamed devient l’un des 50 prénoms de soldats « qui ont versé le plus lourd tribut au conflit ». Non ? Si. C’est même plus que les Américains.

Des organes de presse (Le Parisien) mais aussi des opérations médiatiques de haute diffusion veillent au formatage idéologique, y compris au sein l’éducation nationale par la plateforme Francetveducation. On consultera à ce propos l’enquête en 5 volets de l’OJIM au sujet de la réécriture de l’Histoire de France par France Télévision, L’Obs et France Inter, par le biais d’un documentaire intitulé Histoires d’une nation. « Histoire » justement de montrer qu’en réalité la France est née de tous les Mohamed du monde.

“Martin” : un prénom peu courant en 1900

La manipulation du Parisien est d’autant plus grotesque qu’un simple coup d’œil aux statistiques de l’INSEE, croisement des sources oblige, sur le classement des prénoms en France depuis 1900 démontre que le prénom “Martin” n’est devenu très populaire que depuis 1980 environ.

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