Le Covid, la guerre et la peur

trump macron

Si la peur et la sécurité sont parmi les fondements psychologiques de la légitimité d’un pouvoir, c’est-à-dire de l’adhésion passionnelle d’un peuple à ceux qui le dirigent, ce principe est d’autant plus vrai que l’on s’éloigne de la démocratie. Cette dernière a pour idéal un régime où règne un droit voulu par des hommes raisonnables. Son instauration conduit un pays à vouloir la paix et, selon Kant, la « paix perpétuelle » coïnciderait avec la démocratie universelle. Depuis, les démocraties, ou les régimes qui prétendent l’être, ont un rapport à la peur et à la guerre plus trouble.

D’une part, elles ont tendance à faire la guerre à reculons, de mauvais gré, et toujours en réaction défensive à une attaque. D’autre part, elles trouvent dans l’existence de cette menace un appui à la cohésion nationale et une inhibition spontanée aux dissensions que le débat démocratique introduit dans la société. Les États-Unis ont été timorés contre le communisme lors de la guerre civile chinoise et ils n’ont pas combattu en Corée pour écraser définitivement la Corée du Nord. MacArthur, le stratège du redressement militaire allié lors de ce conflit, et limogé par la suite, avait condamné la politique américaine. Par la suite, le communisme est devenu un ennemi dangereux, certes, mais bien pratique pour consolider la nation. L’effondrement du bloc soviétique a rendu les Américains orphelins de cet adversaire idéal. Il a eu deux successeurs qui ont fait apparaître au grand jour ce que la politique américaine pouvait receler de machiavélisme : le premier est l’islamisme à l’essor duquel, par leurs alliances et leur intervention en Afghanistan pour soutenir les rebelles, les États-Unis n’étaient pas étrangers. Le second est la Russie, héritière amputée de l’URSS, et délivrée de l’idéologie incompatible avec celle du monde « libre ». La guerre menée par Washington contre le terrorisme, après le 11 septembre 2001, n’a pas affronté l’islamisme. L’Arabie saoudite, le pays idéologiquement le plus éloigné, est resté le grand allié, les Frères musulmans ont été soutenus sous Obama. En revanche, les dictatures militaires et nationalistes d’une part, l’Iran chiite d’autre part, sont devenus les cibles privilégiées malgré leur absence de lien avec le terrorisme islamiste.

Le problème qui se pose aux démocraties occidentales qui ont compris qu’aucune politique ne peut se passer d’ennemis, comme le suggérait le sulfureux Carl Schmitt, comporte trois éléments : d’abord, en raison de la composition de plus en plus diverse de leur population et du refus de toute discrimination érigé en dogme, l’ennemi ne doit pas ni sembler proche d’une communauté intérieure, ni apparaître comme contraire aux postulats du politiquement correct ; ensuite, l’individualisme a fait de la vie des vivants, une fois nés, une valeur sacrée, et « zéro mort » est devenu le principe des guerres à coups de drones et avec le moins possible de combattants sur le terrain, professionnels au demeurant ; enfin, en raison de l’idéal démocratique d’une paix universelle, il est préférable que l’ennemi soit celui du genre humain plutôt que d’une nation ou d’une civilisation en particulier.

En raison de leur poids mondial, les États-Unis ne manqueront jamais d’ennemis plus ou moins réels. Ce n’était pas innocent de la part de Trump d’évoquer le virus « chinois ». Pour la France, c’est plus compliqué. La lutte contre l’islamisme met mal à l’aise un gouvernement qui se veut « multiculturel ». Des soldats français meurent au Sahel dans une guerre sans fin, comme d’autres sont morts en Afghanistan dans une guerre qui n’est pas finie, et pendant ce temps, Maliens et Afghans continuent à se réfugier en France, non sans poser des problèmes.

De plus, ceux qui sont les plus opposés à leur présence sont considérés comme l’ennemi de l’intérieur qu’il faut empêcher à tout prix d’accéder au pouvoir. On voit par là que le mot de « guerre » n’a pas été employé par hasard par Macron pour désigner l’épidémie du Covid-19.

Christian Vanneste

Texte repris du site Boulevard Voltaire

Olivier Duhamel : l’effet Springora ?

olivier duhamel

Vanessa Springora a-t-elle été le caillou qui précède l’avalanche avec son livre « Consentement » ? L’éditrice qui, dans son ouvrage, a « balancé » Gabriel Matzneff en révélant l’emprise sexuelle qu’il exerçait sur elle au début de son adolescence, a semble-t-il ouvert les vannes. Après l’écrivain sulfureux, c’est le « politologue » Olivier Duhamel qui est visé depuis ce mardi par une enquête du parquet de Paris pour « viols et agressions sexuelles par personne ayant autorité sur mineur de 15 ans ». Beau-père de Camille Kouchner, Olivier Duhamel est accusé par celle-ci, dans un livre à paraître ce jeudi en librairie, d’agressions incestueuses imposées à son beau-fils « Victor », quand ce frère jumeau de Camille était adolescent à la fin des années 1980. Le politologue a indiqué sur son compte Twitter qu’en raison « d’attaques personnelles », il « met fin à ses fonctions » dans les institutions pour lesquelles il travaillait jusque-là. Un tweet qui ne conteste par ailleurs pas les accusations portées dans ce livre.

Dans ce livre, on découvre toutes les turpitudes d’une famille éclatée aux vies brisées. Ces quelques lignes rapportées par nos confrères du Figaro parlent d’elles-mêmes :

« Par sa tendresse et notre intimité, par la confiance que j’avais pour lui » décrit Camille Kouchner, « tout doucement, sans violence, en moi, il enracinait le silence ». Elle protège Olivier Duhamel parce qu’elle l’aime « comme un père et que dans l’explosion de notre famille, il était tout ce qui (lui) restait ». Quant à Victor, il ne « veut pas en parler ». « C’est le moyen que j’ai trouvé pour construire ma vie », explique-t-il à sa sœur. Le Monde, qui a révélé les faits lundi, l’a interrogé : « Je vous confirme que ce que ma sœur a écrit à propos des agissements d’Olivier Duhamel à mon égard est exact », a-t-il simplement répondu.

Trop de zones d’ombre encore dans cette affaire. Le nom de Marie-France Pisier, sœur d’Evelyne Pisier, mère des enfants Kouchner et compagne d’Olivier Duhamel, est dans tous les questionnements. L’actrice, retrouvée au fond de sa piscine coincée sous une chaise métallique, et dont l’enquête a conclu à un suicide, avait menacé de tout révéler. De quoi largement relancer l’enquête.

Il est difficile d’appréhender la puissance de l’onde de choc. Comme pour l’affaire Matzneff, l’intelligentsia parisienne semble tomber de sa chaise, comme si tous découvraient que Duhamel était un prédateur sexuel. Tous, jusqu’à Elisabeth Guigou, pourtant proche de l’ancien député européen socialiste et président du Siècle, ce club influent rassemblant ces mêmes élites, prétendent tout ignorer. Difficile à croire, tant la lecture des « bonnes feuilles » et des déclarations de Camille Kouchner sont sans équivoques. Une affaire qui accessoirement tombe mal pour Guigou qui s’est vu confier la tête d’une mission censée enquêter contre le drame de l’inceste dans la société…

Quand un fruit est pourri, on l’arrache. Mais quand un arbre ne donne que des fruits pourris, on le déracine et on le jette au feu. Il y a fort à parier qu’ils sont nombreux à trembler. Tous ces prédicateurs gauchistes vantant l’ouverture, la tolérance et la dissolution de la nation dans la mondialisation… Nous ne les nommerons pas mais tous les connaissent. Pour reprendre la formule de Roger Holeindre : « Que l’on m’arrête à la sortie si ce n’est pas vrai ».

Etienne Defay

Article paru dans Présent daté du 6 janvier 2021

La faillite du jupiterisme, par Maxime Tandonnet

« Ca doit changer vite et fort! » Bien sûr. Mais qui prétend diriger? Qui est responsable? Le début de 2021 est marqué par une nouvelle débâcle nationale sur les vaccinations contre le covid 19: une vertigineuse crise de méfiance (60% des Français ne veulent pas se faire vacciner faute de confiance en la parole publique) et la France une fois de plus au dernier rang du nombre des vaccinations réalisées.

Depuis un an, les fiascos français s’enchaînent: l’effarant désastre des masques, des tests virologiques, du nombre de lits en réanimation, l’avalanche des mesures aussi arbitraires, absurdes que liberticides et destructrices de la confiance, un authentique ravage de l’économie française (dette publique, assistanat, prélèvements, chômage, désindustrialisation), persécution avérée des « petits », restaurateurs, commerçants, gens du spectacle.

A quoi fallait-il s’attendre pour les vaccins? Tout ceci est le résultat d’un système, d’une mentalité: le jupiterisme, ou le mirage de « l‘être providentiel » dont la fuite éperdue dans la logorrhée quotidienne ou l’ivresse vaniteuse, sans autre dessein que de se perpétuer, est supposée recouvrir d’un éclat éblouissant la désintégration profonde d’un pays, de son administration, de sa justice, son éducation, sa société civile. Le principe du nouveau monde est relativement simple: le niveau de gesticulation médiatique exactement proportionnel à celui de la décomposition du système. L’autocratie détruit le sens de la responsabilité et de la sanction: après une telle avalanche continue de calamités, il est invraisemblable que les mêmes détenteurs de l’autorité soient toujours là à pérorer et à narguer sur les écrans de télévision les victimes de ce désastre, c’est-à-dire les Français.

Mais il y a pire: quand on explique cela à des surdiplômés (sc po, X, ou hec), ils répondent invariablement, d’un air effaré: « Mais depuis 1958, avec notre demi-dieu élyséen, n’avons-nous la meilleure république au monde? » Nous ne sommes plus en 1958 et de Gaulle n’a rien à voir là-dedans! La catastrophe est là, sous nos yeux, le désastre d’une classe dirigeante, d’un système politique, d’un état d’esprit, d’un régime et de ses hommes, des hommes et de leur régime, mais ils ne veulent pas la voir. L’aveuglement: fléau suprême. Ou, comme disait l’autre, « la bêtise de l’intelligence ».

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet

Politiquement correct : Google demande à ses chercheurs de modérer leurs études sur les sujets sensibles

Google Fisc

Google semble imposer de nouvelles restrictions auprès de ses chercheurs, et plus particulièrement dans le domaine de l’intelligence artificielle. Selon certains rapports, la société souhaiterait avoir le contrôle sur les sujets sensibles.

La société Google est-elle en train de brider le travail de ses chercheurs ? C’est en tout cas ce que rapporte Reuters. Certains employés estiment ne plus être libres de publier les résultats de leurs travaux si ces derniers vont à l’encontre de la politique de la société.

Des recherches conformistes et positives

Google demande désormais à ses chercheurs de consulter systématiquement des équipes de relations publiques et légales de la société avant de poursuivre leurs travaux portant sur certains sujets sensibles. Parmi ces derniers, Google mentionne notamment les recherches à caractère racial, genré ou politique.

Dans l’une de ses dernières dépêches, Reuters explique avoir récupéré un document interne, lequel explique que « les avancées dans la technologie et l’environnement externe toujours plus complexe conduisent à des situations au sein desquelles les projets en apparence inoffensifs posent des questions d’éthiques, de crédibilité, de réglementation et de légalité ».

Reuters précise que cette nouvelle politique est entrée en vigueur au mois de juin et les équipes chargées de relire les études seraient intervenues de plusieurs manières. Selon certains employés, la société aurait pris soin de véhiculer une image positive sur le contenu.

Pour lire la suite, c’est ici !

Réalités de l’islamisme, par Jean-Gilles Malliarakis

islamisme

Portant à 49 ce 2 janvier, le nombre de soldats français tombés au Mali dans la lutte où notre armée est engagée dans la guerre contre l’islamo-terrorisme, ce sacrifice devrait imposer, par respect, un peu plus de rigueur à nos dirigeants.

Comme l’écrit clairement le chef de file de la droite sénatoriale : “La France [étant] de nouveau endeuillée par la mort de deux soldats au Mali, leur sacrifice dans la lutte contre le terrorisme nous oblige à mener cette guerre sans trembler sur notre sol. Je pense ce matin à leurs familles et à leurs frères d’armes.

Quelques jours plus tôt, dans un communiqué daté du 28 décembre,le recteur de la Grande Mosquée de Paris, Chems-Eddine Hafiz, infligeait un camouflet à la politique musulmane de l’État, en annonçant qu’il se retirait de façon “irrévocable” du dernier projet administratif en date : celui d’un illusoire “Conseil national des imams”. Ce projet, étant lié au fameux “Conseil français du culte musulman” lui semble inacceptable du fait de l’influence islamiste au sein du CFCM, autrement dit de la connivence de cet organisme avec les adeptes de l’islam radical que combattent nos soldats en Afrique. Il accuse clairement les islamistes radicaux de “saborder toutes les initiatives qui visent à créer des rapprochements salutaires entre les musulmans de France et la communauté nationale”.

En quittant l’instance gouvernementale, il saborde clairement le projet puisqu’il le prive de la participation de 300 mosquées.

Or, depuis peut-être 30 ans, les ministres de l’Intérieur qui se sont succédé, déjà Pierre Joxe (1988-1991), déjà Chevènement (1997-2000), et même Pasqua (1993-1995) auront caressé, l’un après l’autre, la même chimère administrative : organiser en France une pratique nationale de la prédication mahométane.

La plus grave erreur commise au cours de ces diverses tentatives, remonte à plus de 20 ans, à l’époque où Chevènement occupait la place Beauvau dans l’équipe de la gauche plurielle sous le gouvernement Jospin. Sous prétexte de respecter en effet les convictions islamiques, il fut acté que la version française intégrerait une de leurs traditions les plus inacceptables, les plus contraires aux nôtres : “celui qui change de religion tue-le”.

Mais l’étatisme ne recule devant aucune imposture, en vertu sans doute du théorème bien connu de Michel Audiard : les sots ça ose tout c’est même à cela qu’on les reconnaît.

Dans la dernière version, celle qui se réclame d’un projet “d’islam de France”, l’État en arrive à ambitionner de l’unifier et d’en “former” les prédicateurs (imams).

D’abord, l’illégitimité du projet du point de vue des intéressés devrait sauter aux yeux de manière éclatante, si nous n’étions paralysés par le laïcisme : que penseraient en effet les catholiques de France si on leur imposait une organisation unitaire de tous les chrétiens, des traditionalistes aux conciliaires les plus “progressistes”, des luthériens aux calvinistes, etc., et si, fusionnant le séminaire d’Écône avec celui d’Issy les Moulineaux, on leur assignait des formateurs choisis par Gérald Darmanin ?

D’autre part, pour parler d’un islam “de France”, il faudrait pouvoir lui trouver des racines, des théologiens, des mystiques, représentatifs d’une filiation dans l’histoire de notre pays. De la Trappe de Soligny dans le Perche à l’abbaye de Sénanque dans le Luberon, en passant par le temple de l’Oratoire à Paris ou par la vieille synagogue d’Orgon en Provence, il n’en existe pas.

Le préfet Lallement qui aime citer Trotski imagine-t-il inaugurer la série ?

La réalité des communautés musulmanes que l’on recense dans l’Hexagone ne se révèle pas seulement divisée : elle se trouve déchirée entre des influences, toutes étrangères.

Citons en particulier celles qui se sont opposées à la tiédasse charte des valeurs officielles. Il s’agit : du Tabligh fondamentaliste et de son organisme Foi et Pratique ; de l’ex-UOIF renommé Musulmans de France, succursale des Frères musulmans ; et du Milli Görüs turc représenté par Fatih Sarikir. Dans la doctrine et dans la pratique de ces courants, la religion musulmane sert à combattre toute assimilation. La plus “francisée”, ne lui en déplaise se situe à la Grande Mosquée de Paris, dans l’orbite de l’État algérien qui, sauf erreur, n’aime pas beaucoup s’entendre dire qu’il procède de 12 départements anciennement français.

Avec quelles autres influences se trouve-t-elle ainsi en concurrence : d’abord celle du Maroc dont le roi se veut lui-même commandeur des Croyants ; de plus en plus avec celle de la Turquie, via une diaspora qui considère l’assimilation comme un crime contre l’humanité, et via les Frères Musulmans qui, chassés d’Égypte sont passés sous protection d’Erdogan ; et enfin celle de l’Arabie saoudite qui encourage et finance les salafistes.

Où est-il donc l’islam “de France” ? Dans les rêves de nos technocrates, peut-être ; dans la réalité nationale sûrement pas.

Jean-Gilles Malliarakis

Article paru sur le site de L’Insolent

Fatoumata Bond, Norman Thavaud et la police de la pensée

Norman antiracisme

Norman Thavaud est un célèbre YouTubeur français, présent sur la toile depuis une dizaine d’années. Il est humoriste, acteur et pratique le one-man-show depuis peu. En termes de chiffres, il est le 3ème plus gros vidéaste français sur internet et sa chaîne YouTube comptabilise plus de 2,4 milliards de vues. À la suite d’un sketch, il a été rattrapé par la police de la pensée.

Un humour adolescent

Depuis 10 ans la ligne directrice de Norman n’a pas changé. Son humour est très adolescent et s’adresse essentiellement aux jeunes. Il est difficile de faire moins subversif : du point de vue de la “bien pensance”, Norman Thavaud a toujours été parfaitement dans les clous.

Une James Bond noire ?

Pourtant, son dernier spectacle, diffusé sur Amazon Prime a déclenché une très vive polémique. Dans un sketch, Norman se permet d’ironiser sur le fait qu’une femme noire se verra endosser le rôle de James Bond dans le prochain film.

La chanteuse noire Yseult réagit sur Twitter. Et ses followers embraient instantanément dans un déferlement de haine assez spectaculaire.

Twitter s’est enflammé si brusquement avec tant d’ardeur qu’un grand nombre de médias, parmi lesquels de très respectables noms, se sont empressés de pondre un papier sur cette ridicule affaire : Cnews, Ouest-France, Huffingtonpost, Valeurs Actuelles…

Mais c’est surtout la presse féminine qui s’en donne à cœur joie dès qu’il y a possibilité de dénoncer un peu de misogynie supposée : TerraFemina, Aufeminin, Closer, Femme Actuelle…

Norman s’excuse

Ce déferlement de critiques excessivement violentes a forcé Norman a réagir. Il s’est empressé de rappeler que son spectacle n’était pas raciste : « dans ce spectacle, je parle du privilège blanc, de la culpabilité blanche, de mes potes rebeu qui passent leur temps à se faire contrôler, des inégalités salariales… (…) bref, la liste est longue ». Le malheureux garçon s’agenouille moralement (c’est à la mode) et demande platement pardon pour son sketch qu’il reconnaît maladroit. Il ajoute tout de même à la fin de son mea culpa :

« Le contenu du spectacle ne laisse planer aucun doute sur le fond de ma pensée et sur la sincérité de mon engagement antiraciste. »

Mais les critiques ont continué : plus vous vous excusez plus la meute s’acharne contre vous.

Un jour de plus au pays de la bienpensance totalitaire où même des humoristes ultra conformistes sont obligés de s’excuser lorsque certaines minorités susceptibles montent au créneau pour dénoncer un humour qu’elles jugent oppressant. Le tout aux dépens de la majorité des indigènes, nous parlons ici des Européens en Europe.

Comme l’écrit Jean-Yves Le Gallou (1) « Cessons de craindre les qualificatifs des adversaires : les épithètes ne mordent pas… Il faut assumer avec fierté la condition de diabolisé et ne pas plier » (Manuel de lutte contre la diabolisation, La Nouvelle Librairie éd, 2020, 80p, 7€).

Texte repris du site OJIM

L’incident : l’enquête d’un insider sur le Coronavirus – Préface de Laurent Obertone

Immigration, Covid-19, vaccin… Jean-Yves Le Gallou face à Thomas Guénolé sur Sud Radio

Jean-Yves Le Gallou

05/01/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Jean-Yves Le Gallou était l’invité d’André Bercoff ce lundi 4 janvier 2021 sur Sud Radio.

Confronté à Thomas Guénolé, politologue et ancien membre de La France Insoumise, il a abordé de nombreux sujets liés à la crise du Covid-19.


Mali : allons-nous continuer encore longtemps à faire tuer nos soldats parce que les décideurs français ignorent ou refusent de prendre en compte les réalités ethno-politiques locales ?, par Bernard Lugan

soldats Mali

C’est très probablement en représailles de la mort de Bag Ag Moussa, un des principaux adjoints du chef touareg Iyad ag Ghali tué par Barkhane le 10 novembre 2020, que deux Hussards de Chamborant (2° de Hussards), ont perdu la vie le samedi 2 janvier, à quelques kilomètres de la base de Ménaka, quand leur VBL (véhicule blindé léger) a sauté sur une mine.

A la différence de la mort de nos trois hommes du 1° Régiment de Chasseurs de Thierville survenue le lundi 28 décembre, au sud de Gao, l’explosion qui a provoqué celle des deux Hussards s’est produite plus au nord, dans une région qui était devenue « calme », les décideurs français semblant avoir enfin compris qu’ici, nous ne sommes pas face au même jihadisme que plus au sud. Comme je ne cesse de le dire depuis des années, et comme je le montre dans mon livre Les Guerres du Sahel des origines à nos jours, ici, le conflit n’est en effet pas à racine islamiste puisqu’il s’agit d’une fracture inscrite dans la nuit des temps, d’une résurgence ethno-historico-économico-politique touareg conjoncturellement abritée derrière le paravent islamiste.

Pour bien comprendre la situation, il nous faut revenir en arrière, au mois de juin 2020 avec la mort de l’Algérien Abdelmalek Droukdal, le chef d’Al-Quaïda pour toute l’Afrique du Nord et pour la bande sahélienne, abattu par l’armée française sur renseignement algérien. Cette liquidation qui libérait le Touareg Iyad ag Ghali de toute sujétion à l’Arabe Abdelmalek Droukdal, s’inscrivait dans le cadre d’un conflit ouvert qui avait éclaté entre les deux branches du jihadisme régional. L’EIGS (Etat islamique dans le Grand Sahara), rattaché à Daech prône en effet la disparition des ethnies et des Etats et leur fusion dans le califat universel. Tout au contraire, le groupe d’Al-Qaïda, dirigé par Iyad ag Ghali « associé » aux services algériens privilégie l’ethnie touareg et ne demande pas la disparition du Mali.

Le coup d’Etat qui s’est produit au Mali au mois d’août 2020, a ensuite permis de donner toute liberté à la négociation entre Bamako et la branche locale d’Aqmi, avec pour but de régler le conflit du nord Mali. Pour la France, l’opération était entièrement profitable car cela permettait de fermer le front du nord.

Même si nous avons perdu ce « doigté » qui était une de nos spécialités à l’époque des « Affaires indigènes » et ensuite des emprises militaires permanentes, dans la durée, avec des unités dont c’était la culture, il allait donc être possible, avec un minimum d’intelligence tactique, et en jouant sur cette opposition entre jihadistes, de laisser se régler toute seule la question du nord Mali. Et cela, afin de commencer à nous désengager après avoir concentré tous nos moyens sur la région des « 3 frontières », donc sur l’EIGS, et également sur certains groupes peul jouant sur plusieurs tableaux à la fois[1].

Or, le 10 novembre 2020, une insolite opération française menée près de Ménaka, donc en zone touareg, s’est soldée par la mort de Ba Ag Moussa, un des principaux adjoints de Iyad ag Ghali. Les Touareg ayant pris cette action comme une provocation, il était donc clair qu’ils allaient mener des représailles.

Par devoir de réserve, je n’ai alors pas commenté cette opération sur mon blog, mais j’ai prévenu « qui de droit » que les Touareg allaient, d’une manière ou d’une autre, venger la mort de Ba Ag Moussa et qu’il allait falloir être vigilants dans la région de Ménaka. D’autant plus que, alors que, depuis plusieurs mois, les opérations françaises avaient évité la zone touareg, les derniers temps, elles y avaient repris. Comme si un changement de stratégie avait été décidé à Paris, un peu « à l’américaine », c’est-à-dire en « tapant » indistinctement tous les GAT (Groupes armées terroristes) péremptoirement qualifiés de « jihadistes », et peut-être pour pouvoir « aligner du bilan ». Une stratégie sans issue reposant sur une totale méconnaissance des réalités ethno-politiques locales, et dont nos soldats viennent de payer le prix sur le terrain.

Le signal donné par les Touareg étant donc clair, aux autorités françaises d’en tirer maintenant les leçons. Veulent-elles oui ou non ré-ouvrir à Barkhane un deuxième front au nord ?

En ce jour de tristesse, j’ai une pensée particulière pour le sergent Yvonne Huynh, avec lequel, à la veille de son deuxième séjour au Mali, j’avais longuement échangé sur les causes profondes du conflit, et je tiens, à travers ce communiqué, à faire part de mes sincères condoléances aux « Frères bruns », ses camarades de Chamborant hussards.

Bernard Lugan

[1] L’on pourra à ce sujet se reporter à mon communiqué en date du 24 octobre 2020 intitulé « Mali : le changement de paradigme s’impose ».

Bernard Lugan

Texte repris du Blog de Bernard Lugan

[vidéo] Restaurants fermés : « Je peux encore tenir un mois et demi, pas plus»

restaurants covid

05/01/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Les restaurateurs n’avaient que très peu d’espoir et les dernières lueurs semblent bel et bien s’envoler. Le gouvernement, qui doit se prononcer le 7 janvier sur une éventuelle réouverture des bars et restaurants à partir du 20, devrait reporter cette échéance. Un nouveau coup dur pour la profession, qui tentent de survivre avec un peu de vente à emporter et les aides de l’Etat.

Romain Rozier, qui tient un restaurant dans le 19e arrondissement de Paris, MYL (Make Your Lunch), estime qu’il peut « encore tenir un mois et demi, deux mois, pas plus… avant de fermer ». Pourtant, en temps normal, son activité repose en grande partie sur la vente à emporter. Une particularité complètement plombée par le télétravail et la désertification des bureaux situés à côté de son restaurant.


Vaccin à petites doses, incompétence en surdose

vaccin covid

Tout a commencé comme une vraie course à l’échalote : tout le monde voulait son vaccin tout de suite pour pouvoir vacciner un maximum de personnes le plus rapidement possible. Il faut dire que le vaccin est vu comme LA solution et le remède à tous nos maux, le sésame qui nous permettra de retrouver une vie normale. Ou presque. A chaque pays, sa stratégie. La France a opté pour la vaccination des plus fragiles, notamment dans les Ehpad, et des personnels soignants.

On pouvait légitimement penser que la vaccination débuterait sur les chapeaux de roues. Sans compter que le gouvernement nous avait bien dit que tout était prêt, annonçant que des super-congélateurs n’attendaient plus que les vaccins – mais en janvier nous étions prêts aussi, paraît-il, à faire face au coronavirus. Une fois de plus, le verbiage gouvernemental vient s’écraser contre le mur de la réalité : la vaccination démarre plus que lentement et suit son petit rythme d’escargot. Le 1er janvier, seulement 330 personnes s’étaient fait vacciner en France, contre 78 000 en Allemagne, alors que les deux pays ont commencé leur campagne de vaccination le même jour : le 27 décembre.

Pourtant, d’après les dires de nos politiques, ce vaccin est LA solution. Qu’en aurait-il été s’il n’avait pas eu cette importance ? La question de la gestion de cette politique vaccinale – que l’on soit pour ou contre – aura, comme celle des masques, montré l’incapacité de notre gouvernement à gouverner. Et l’impréparation crasse de ses équipes. D’autant que, à cause de cette lenteur, entre 25 et 30 % des doses de vaccin pourraient être perdues… Pendant ce temps-là, on apprend dans la presse que des dizaines de super-congélateurs attendent bien sagement d’être validés par le ministère pour pouvoir être utilisés.

Ce retard fait tâche à l’échelle européenne et gêne manifestement notre président qui s’est épanché, en off, au JDD. Emmanuel Macron est en colère et « tape du poing sur la table », fustigeant une « lenteur injustifiée ». Evidemment ce n’est pas de sa faute si tout cafouille. Ses ordres sont mal exécutés. Voilà qui doit faire chauffer les oreilles du ministre de la Santé, Olivier Véran, lequel soutient mordicus que tout va s’accélérer et que cette lenteur n’est due qu’au recueil du consentement – une spécificité française – et au scepticisme de nos compatriotes. Promis, à l’été, 26 millions de Français seront vaccinés.

Car, oui, malgré toute la publicité qui est faite autour du vaccin – il n’est question que de cela sur les ondes –, de plus en plus de Français se montrent réticents à l’idée de le recevoir. Et ce n’est pas le cafouillage de nos politiques ni toutes les annonces sur la non-responsabilité des médecins et des laboratoires qui vont les rassurer. Pour y remédier, le gouvernement a sorti de son chapeau un énième machin inutile : le collectif citoyen. Ce dernier rassemblera 35 Français tirés au sort ce lundi, qui seront chargés de suivre la campagne de vaccination et pourront poser toutes les questions qu’ils souhaitent. On a du mal à imaginer plus démagogique. On se demande bien à quoi servent ces Français désignés via les urnes, les élus, qui sont censés nous représenter.

Anne Isabeth

Article paru dans Présent daté du 4 janvier 2021

Les « Gaulois réfractaires » ont-ils renoncé à lutter contre Macron ?

gilets jaunes gaulois réfractaires

Il est courant, dans les allées du pouvoir, de gloser sur les « Gaulois réfractaires ». Mais ces fameux Gaulois ont à l’évidence disparu… D’abord en 2019, pour cause de répression policière, et surtout en 2020, pour cause de Covid-19.
Les néo-gaulois, qui les remplacent, n’inquièteront plus le Pouvoir. Ce sont désormais des réfractaires en peau de lapin, ou plus exactement en peau de mouton. Déjà mûrs pour une nouvelle dhimmitude. Car, en 2020, les néo-gaulois, en se soumettant à la dictature sanitaire, ont envoyé un message clair à l’oligarchie : « Nous nous soumettrons à tout ».

Le ciel sur la tête

Les Gaulois, peuple fier, ne craignaient qu’une chose : que le ciel leur tombe sur la tête.
Mais leurs très lointains descendants, les néo-gaulois de 2020, sont terrorisés par un virus qui tue moins de 1 % de la population et, pour plus de la moitié, des personnes dont le pronostic vital était déjà engagé au titre d’autres pathologies. Et des personnes dont ils avaient de toute façon l’habitude de les remiser dans les EPHAD.
Rivés à leurs écrans, les néo-gaulois croient tout ce que leur disent les augures cathodiques.
Des dizaines de millions d’entre eux, paraît-il, regardent Emmanuel Macron ou Olivier Véran annoncer périodiquement le renforcement de la dictature sanitaire au prétexte de prédictions catastrophiques.

Les néo-gaulois vivent dans la peur

En 2020, les néo-gaulois ont docilement tout accepté : le couvre-feu, le port du masque, la « distanciation sociale », les attestations de déplacement, les fermetures de commerces, de restaurants et de cinémas, les enterrements en catimini, les églises cloitrées, les interdictions de fêtes et de rassemblements, les tests imposés, les repas de famille réglementés, les queues devant les magasins…

Ils acceptent même d’être les cobayes d’une thérapie génique aux effets encore mal mesurés et pour laquelle le fameux principe de précaution n’a curieusement plus cours.

Pire, ils en rajoutent dans la soumission : en portant un masque quand ce n’est pas obligatoire, en affublant de cet accessoire leurs enfants dans les rues, en se précipitant pour se faire tester, en dénonçant leurs voisins qui reçoivent plus de convives qu’autorisé.

Avec le virus, chacun devient le censeur de son voisin, comme aux « heures les plus sombres de notre histoire ». La dictature sanitaire, mais en mode collaboratif !

Les néo-gaulois mûrs pour la dictature

Le Covid confirme une vieille sagesse : la liberté ne va pas de soi, il faut du courage pour la défendre.

Pour cette raison, les néo-gaulois, qui manifestement en manquent, paraissent déjà mûrs pour la dictature.
Ils acceptent déjà le bouleversement des institutions et que des comités Théodule, n’ayant aucune légitimité démocratique, décident de leur sort. Ils ne disent rien quand le Parlement devient la chambre d’enregistrement des diktats d’une partie du corps médical ou de Big Pharma. Rien quand l’exécutif écrase le Parlement. Rien quand on reporte les élections.

Les néo-gaulois acceptent l’avalanche de mesures liberticides que le pouvoir ne cesse de prendre car, en matière répressive, l’imagination est bien au pouvoir en Macronie !

Et il suffit que le gouvernement annonce que des milliers de policiers vont contrôler le respect des mesures barrière ou que les médias mettent en scène le méchant-gendarme-qui-a-verbalisé-une-grand-mère (alors que la plupart du temps on ne voit pas un policier à la ronde), pour que les néo-gaulois se tiennent coi. De simples paroles cathodiques suffisent désormais à les faire rentrer à la niche !

Dans certains pays européens, une partie de la population a protesté contre le confinement imposé par les autorités. Mais en France les néo-gaulois ne manifestent plus.

Le mythe de la guerre civile

On évoque périodiquement dans certains milieux, pour jouer à se faire peur, le risque de guerre civile en France.

Mais soyons sérieux : qui chez les néo-gaulois prendrait les armes pour défendre quoi que ce soit ?
Ceux ne disent rien quand on incendie les églises ? Ceux qui ne réagissent pas quand les islamistes tuent des Français ou prêchent la haine de la France ? Ceux qui croient tous les mensonges du Pouvoir ? Ceux qui se laissent insulter par les furies féministes ou les indigénistes ? Ceux qui rasent les murs devant les racailles ? Ceux qui ont peur de sortir sans masque ?

D’ailleurs, les armes c’est le Pouvoir qui en dispose ainsi que les racailles. Pas les néo-gaulois, déjà désarmés dans leur for intérieur.

Certes les émissions d’Éric Zemmour ont une forte audience. Mais cela réveille-t-il les néo-gaulois ? Compte tenu de ce qui s’est passé en 2020, on peut en douter.

Le Pouvoir passera de bonnes fêtes de fin d’année.
Ce ne sont pas les néo-gaulois qui l’empêcheront de mettre en œuvre son agenda en 2021. D’ailleurs ne nous promet-il pas déjà une « 3e vague » ?

Michel Geoffroy

Texte repris du site Polémia

Priorité 2021 : retrouver une France libérée, par Ivan Rioufol

La priorité, pour la France des libertés, est de fuir la prison de la Santé où elle est recluse depuis neuf mois. L’esprit ne souffle plus sur un monde claquemuré et tremblant : il est soumis à la jactance de dirigeants autosatisfaits mais inefficaces, hormis pour semer l’angoisse.

Or une société compressée ne peut qu’exploser. L’Exécutif doit se préparer à affronter la colère d’une partie des citoyens, s’il ne se décide pas à relâcher son emprise. L’assentiment de l’opinion aux confinements et aux couvre-feux reste précaire. Trop d’Etat amène au rejet de l’Etat.

Lors de ses vœux pour 2021, Emmanuel Macron a évoqué “la liberté que nous retrouverons”. Mais c’est lui qui, le 14 octobre 2020, avait prévenu : “On s’était progressivement habitué à être une société d’individus libres. Nous sommes une nation de citoyens solidaires. Nous ne pouvons pas nous en sortir si chacun ne joue pas son rôle, ne met pas sa part. Voilà la clé”. Ce raisonnement collectiviste a justifié les atteintes aux libertés d’aller et venir, d’organiser sa vie, de commercer, d’enseigner, d’exercer son culte, de pratiquer la médecine, etc. Il est tentant pour le Pouvoir de poursuivre cette régression, en maintenant la politique de la peur et de l’infantilisation. Beaucoup de Français terrorisés sont prêts à abandonner leur liberté pour leur sécurité. Cette aboulie est un poison pour la démocratie.

Un spectre hante la France : le spectre du totalitarisme de la biopolitique. Cette dérive étatiste, précautionneuse et sans âme, avait été pressentie dès la fin des années soixante-dix par Michel Foucault (1). Aujourd’hui, le “modèle chinois“, construit sur une société policière, des notations citoyennes et des surveillances mutuelles, est source d’inspiration pour trop de démocraties occidentales avachies. Les drones de surveillance, les projets de passeports vaccinaux, les dénonciations de “teuffeurs“, les assignations à résidence, les intimidations moralisatrices, la marginalisation des contre-pouvoirs font déjà partie des éléments insufflés par la dictature chinoise, qui a réussi ainsi à venir à bout du Covid. La justice vient d’emprisonner pour quatre ans la journaliste Zhang Zhan qui avait couvert l’épidémie de Wuhan en montrant la réalité derrière la propagande. La France n’en est pas là. Mais l’Ordre sanitaire y produit sa pensée unique, ses dissidents, ses désinformations. L’accès au réel est faussé, parfois bidonné.

Le chef de l’Etat avait annoncé 400.000 morts en France si rien n’était entrepris. Le bilan n’a rien à voir : il est officiellement de 61.000 morts du virus. Pour sa part, l’Insee a certifié un total de 613.800 morts en 2019 et, au 7 décembre dernier, 617.197 morts pour 2020, soit 3397 morts supplémentaires. Seront donc à ajouter les décés entre le 8 et le 31 décembre 2020 : ils ne sont pas à ce jour communiqués. Mais où sont, dès à présent,“les dégâts considérables” brandis par Olivier Véran, ministre de la Santé, le 29 décembre sur France 2 ? L’abus de confiance et le mensonge se paient toujours en retour.

(1) Naissance de la biopolitique, Cours au Collège de France (1978-1979), Gallimard

Ivan Rioufol

Texte daté du 4 janvier 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

L’Opéra de Paris va-t-il supprimer certaines oeuvres cultes au nom de la diversité ?

Opéra de Paris

04/01/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Prétendant mener une réflexion sur la place des danseurs issus des minorités, Alexander Neef a évoqué la suppression de certaines œuvres du répertoire classique.

Alors, fini le Lac des cygnes ou Casse-noisettes ?

Marine Le Pen a réagi en postant un tweet accompagné d’une vidéo du Lac des Cygnes :

Voilà ce que de pseudo-progressistes, au nom d’un antiracisme devenu fou, veulent supprimer du répertoire de l’Opéra de Paris. Ça n’a rien à voir avec l’antiracisme, mais tout à voir avec l’obscurantisme.

Révoltée également par cette décision, Isabelle Barderis, maître de conférence en arts de la scène, a déclaré :

On est face à un académisme anti-culturel décomplexé qui transforme l’art, patrimoine et créations, en ingénierie sociale. Les directions des Conservatoires nationaux sont désormais formatées par cette idéologie du ressentiment.


Avoir laissé les frontières ouvertes : l’erreur gravissime qui vaut à la France une épidémie de covid-19 sévère

frontières

On se souvient de la palinodie gouvernementale des masques chirurgicaux, d’abord inefficaces puis obligatoires. Mais il y a bien plus grave. Au mois de février dernier, alors que des responsables politiques, surtout à droite, réclamaient la fermeture des frontières d’urgence, le gouvernement avait exclu une telle mesure. « Les frontières physiques n’ont pas de sens contre un virus » déclarait Sibeth Ndiaye, alors porte-parole du gouvernement, le 27 février. Cette position gouvernementale était purement idéologique. Médicalement absurde, elle a eu des conséquences désastreuses.

Comme pour les masques, le gouvernement a fini par renier sa politique antérieure. Pas de sa propre initiative d’ailleurs : il s’agissait d’une mesure prise par le conseil européen le 17 mars pour tenter d’endiguer l’épidémie. Trop tard : le virus avait eu le temps d’entrer en France massivement.

La revue Nature vient de confirmer que la fermeture des frontières était la mesure à prendre au début de l’épidémie. « Les modèles ont constaté que des fermetures de frontière strictes pouvaient aider à limiter la transmission virale dans les premiers jours de l’épidémie », écrit la célèbre revue scientifique. « Mais une fois que le virus a commencé à se répandre dans d’autres pays, la fermeture des frontières s’est avérée peu efficace. »

La France isolée… mais ouverte

Ainsi, la mesure rejetée par le gouvernement au mois de février, quand elle aurait pu être utile, n’avait plus guère d’intérêt dans la deuxième quinzaine de mars, quand il l’a imposée ! Le gouvernement ne peut invoquer qu’une seule circonstance atténuante : l’Organisation mondiale de la santé (OMS) préconisait elle aussi de laisser les frontières ouvertes. Probablement parce qu’elle avait tiré des conclusions erronées de l’épidémie de SRAS de 2003. Mais, souligne Nature, « la plupart des pays sont passés outre à son conseil et beaucoup ont même fermé leurs frontières à tous les autres pays ». La France n’était pas du nombre. Elle l’a payé d’une épidémie spécialement sévère.

L’article de Nature s’appuie principalement sur une étude internationale réalisée par des chercheurs canadiens, chinois et américains. Elle montre que « les restrictions aux voyages et les fermetures de frontières ont réduit l’arrivée de porteurs du COVID-19 dans de nombreux pays au début de l’épidémie ». « L’OMS a dit une chose et le monde a fait autre chose », constate Karen Grépin, première auteure de l’étude. Le monde, mais pas la France. Celle-ci aurait pu vivre une épidémie bien moins sévère si le gouvernement avait renoncé à son mondialisme pour protéger les Français.

Les conséquences catastrophiques de l’épidémie pour les Français sont en grande partie dues au choix idéologique initial du gouvernement. Comme dit le titre du livre du professeur Christian Perronne, Y a-t-il une erreur qu’ils n’ont pas commise ?

Texte repris du site Breizh-info