Attentats du 13 novembre 2015 – Régis de Castelnau : “le danger de ce procès c’est qu’il offre une tribune aux terroristes. Ils en profitent et c’est insupportable”

Privilège blanc, déconstruction d’une imposture

privilège blanc

Qui avait entendu parler du privilège blanc avant que le mouvement Black Lives Matter, à la suite de la mort de George Floyd, en 2020, ne lui donne une audience internationale ? Pas grand monde en vérité. Un mort plus tard (et des centaines de manifestations), tout le monde en parle et ne parle même plus que de cela. Comment en sommes-nous arrivés là ? C’est l’objet même du livre de Georges Guiscard : « Le privilège blanc. Qui veut faire la peau aux Européens ? », paru à la Nouvelle Librairie sous le parrainage de l’Institut Iliade. Une enquête fouillée, première du genre, qui sort à point nommé.

ÉLEMENTS : On n’a jamais autant parlé de privilège blanc. Or, on en connaît mal la généalogie et la nature. Quels en sont les penseurs, les militants, les soutiens, les idiots utiles ?

GEORGES GUISCARD : Le premier à employer l’expression est le militant communiste américain Theodore W. Allen. Dans un ouvrage publié en 1975, il affirme que le concept de race blanche est une « invention » visant à diviser les travailleurs dans les plantations coloniales : un sentiment de « privilège de la peau blanche » aurait permis de créer une hiérarchie.

En 1988, la féministe antiraciste Peggy McIntosh popularisa l’expression en la reprenant dans son essai « White Privilege: Unpacking the Invisible Knapsack ». Elle y liste une série d’avantages liés à sa peau blanche, invisibles à ceux qui en bénéficient – Allen parlait déjà « d’angle mort blanc » –, comme la couleur des pansements qui rappelle que la norme, en Occident, est d’avoir la peau blanche.

McIntosh explique qu’elle pensait naïvement que « le racisme ne pouvait exister que par des actes individuels de méchanceté » avant de comprendre que le racisme est en fait un « système invisible » dont on jouit « de par sa naissance ». C’est l’idée centrale de cette théorie : l’Occident tout entier se serait construit sur le racisme au bénéfice des Blancs, par l’esclavage en Amérique et par la colonisation en Europe. Ce racisme, consubstantiel à nos sociétés, est présent partout quoique souvent diffus, prenant la forme de discriminations systémiques désavantageant en permanence les non-Blancs.

Au-delà de ces deux pionniers, le concept du privilège blanc prend sa source dans des axiomes typiquement marxistes de relations entre dominants et dominés, nourris par la théorie critique de l’École de Francfort et les postmodernistes de la French Theory. Ces intellectuels ont élaboré le cadre de référence, celui des « structures d’oppression » qui seraient constitutives de nos sociétés. L’expression actuelle de ces idées, conséquence de nos sociétés multiraciales, est la « théorie critique de la race » dans laquelle les Blancs se substituent schématiquement à la bourgeoisie et les non-Blancs au prolétariat.

Dans ce courant plus spécifique, on trouve notamment Kimberlé Crenshaw, féministe afro-américaine qui théorisa l’intersectionnalité – c’est-à-dire le cumul des discriminations – pour rappeler aux féministes blanches qu’elles restent des privilégiées. Plus récemment ont émergé des figures comme Ibrahim X. Kendi ou Robin DiAngelo, l’auteur de White fragility, dont le postulat est qu’un Blanc qui n’accepte pas d’être qualifié de raciste démontre par-là son racisme. Ce dernier exemple illustre bien l’une des caractéristiques du concept de privilège blanc, qui n’est fait que de raisonnement circulaire et de biais de confirmation.

Les militants appartiennent la plupart du temps à une minorité raciale et sont souvent issus des minorités. D’une part les convaincus, les politiques, les décoloniaux motivés par une forme de ressentiment, mêlant haine, jalousie et culture de l’excuse. Rohkaya Diallo et Houria Bouteldja sont, en France assez représentatives de ce phénomène. À leurs côtés se trouvent des personnes plus cyniques, qui manient ces idées à des fins plus personnelles : notoriété, argent… On pense à Assa Traoré, dont la position de victime fonctionne comme un statut social qui lui donne accès à la une du Time et à une paire de Louboutin, mais aussi plus largement à n’importe quel Afro-Maghrébin qui criera vite au racisme pour prendre l’avantage sur un adversaire ou attirer la sympathie.

Les soutiens sont plus blancs. Le capitalisme woke, qui joue sur les codes du privilège blanc mais aussi sur les thèmes du lobby LGBT pour des motivations à la fois idéologiques et commerciales. La haute bourgeoisie qui cherche à signaler sa vertu morale, tel Emmanuel Macron assurant dans les colonnes de L’Express qu’ « être un homme blanc peut être vécu comme un privilège ». Et bien sûr la cohorte de sociologues stipendiés – tel Éric Fassin –, artistes et journalistes qui prêchent la bonne parole de l’idéologie dominante.

Quant aux idiots utiles, ce sont tous les Blancs woke, « éveillés », qui acquiescent à leur expropriation au nom d’un antiracisme ethnomasochiste. Ils sont convaincus que la « blanchité » est un fléau à éradiquer, même si cela doit passer par leur contrition et, à terme, leur soumission. Il y a là une forme de néo-protestantisme, idée que je développe dans l’ouvrage.

ÉLEMENTS : La notion de privilège blanc a trouvé en Joe Biden un allié de poids. Comment expliquez-vous le ralliement de la bourgeoisie progressiste à cette thèse ? Serait-ce parce que la gauche Terra Nova US – les démocrates – a trouvé une majorité électorale composite à base de minorités (mais pas la gauche française) ?

GEORGES GUISCARD : Joe Biden, qui a parlé en juin du racisme systémique comme d’une « tache sur l’âme de la nation » – vocabulaire renvoyant au néo-protestantisme que j’évoquais –, est effectivement emblématique. Biden a été choisi par le parti démocrate car il incarnait une forme de pondération, d’équilibre, qui paraissait tactiquement opportune. Il a toujours été considéré comme un modéré et un centriste, de quoi rassurer les électeurs de droite rétifs au style tumultueux de Trump.

Biden, qui a pourtant très vite donné des gages à la gauche woke, a admis son propre privilège blanc et s’est même agenouillé devant des manifestants de Black Lives Matter. Il y a là un mélange de stratégie politique et d’idéologie. Stratégie d’abord, que le journaliste américain Steve Sailer a nommée la « coalition des marges ». Il s’agit d’unir toutes les minorités – non-Blancs, LGBT, musulmans… – ainsi que les femmes, entretenues dans un sentiment d’infériorité ou de désavantage structurel et partiarcalo-raciste, contre un adversaire oppresseur commun : l’homme blanc hétérosexuel et chrétien. D’après Sailer, cette approche a permis l’élection d’Obama en 2008.

En France, la stratégie « Terra Nova » dont vous parlez suit ce modèle. L’abandon des classes populaires pour la coalition des marges est explicite dans la « contribution n° 1 » du think tank au programme du PS en 2012, qui précise que, chez les Français immigrés et leurs enfants, « le rapport de force droite-gauche y est extrême, de l’ordre de 80-20 voire 90-10 ». L’avantage de cette approche électorale est que la part des minorités dans la population ne peut que croître par le jeu démographique, basculement accentué lorsque la gauche parvient au pouvoir.

Mais il ne faut pas y voir qu’un froid plan pour la prise du pouvoir : l’idéologie joue un rôle majeur dans cette mutation. Ce sont toujours les minorités fanatiques et intolérantes qui parviennent à vaincre, car elles refusent la tiédeur, les compromis. Elles sont capables de plus de violence, de plus d’intransigeance. C’est très visible avec le wokisme, de plus en plus exigeant, prêt à excommunier les lâches qui doutent. Plus dynamiques, plus convaincues, ces avant-gardes entraînent les autres à leur suite… ou bien les purgent, ce que l’on voit avec la cancel culture qui frappe volontiers les anciens alliés.

L’évolution de Mélenchon illustre parfaitement ce mécanisme, cette « spirale de la pureté » analysée par les sociologues Bradley Campbell et Jason Manning dans leur ouvrage The Rise of Victimhood culture. Vieux laïcard communisant qui défendait « l’idée qu’on a le droit de ne pas aimer l’islam » en 2015, Mélenchon marchait quatre ans après « contre l’islamophobie » avec les islamistes du CCIF. Il a été comme happé par sa jeune garde radicale et woke, dont Danièle Obono. À sa décharge, Mélenchon se refuse encore à parler de privilège blanc. Finira-t-il, comme Biden, à mettre le doigt dans l’engrenage par stratégie pour finir presque plus radical que ceux qu’il veut séduire ?

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RÉVOLTE contre le PASSE SANITAIRE – Entretien avec Florian Philippot [vidéo]

Florian Philippot

10/09/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Président des Patriotes, ancien vice-président du Front National, Florian Philippot est aussi engagé depuis le 24 octobre 2020 dans l’organisation de manifestations politiques contre les mesures sanitaires du gouvernement.

Il réaffirme aussi la ligne des Patriotes sur la sortie nécessaire de l’Union européenne pour que la France reprenne le contrôle de sa politique industrielle et migratoire.


Attentats du 13-Novembre – Alexandre Del Valle : « J’espère que ce procès reviendra sur les manquements de nos dirigeants de l’époque »

Alors que le procès des attentats du Bataclan a débuté ce mercredi, le politologue Alexandre del Valle s’exprime au micro de Boulevard Voltaire.

La France va juger les personnes ayant participé de près ou de loin aux attentats du 13 novembre 2015 qui ont coûté la vie à 130 personnes. Un procès sous haute tension et hors normes en termes de nombre de participants. Qu’attendez-vous de ce procès ?

Nous attendons d’en apprendre un peu plus sur les réseaux, les fonctionnements, les motivations et sur les différentes cellules pour pouvoir anticiper les prochaines fois. Ce qui est certain, c’est que la justice est très lente. Deux pays européens sont impliqués, la plupart sont des Belgo-Marocains, il y a également un Tunisien et deux clandestins, dont un arrivant de Syrie. Il y a donc des personnes de différentes nationalités ou ayant des doubles nationalités sur au moins deux pays européens et quatre ou cinq pays au niveau mondial.

Il y a un immense gâchis : peut-être que ces attentats auraient pu être évités si nous avions collaboré, à l’époque, beaucoup plus étroitement avec le régime syrien, sans forcément cautionner, bien sûr, la dictature et le profil de Bachar el-Assad. Un certain nombre des personnes qui vont être jugées, parce qu’ils sont là ou par contumace, figuraient sur une liste remise par les services syriens au ministère de l’Intérieur, sous François Hollande. Or, on n’en avait pas tenu compte car, jusqu’à l’arrivée de Macron, on refusait toute collaboration avec les méchants Syriens. Cela nous a fait perdre beaucoup d’énergie

Par idéologie, on a négligé une menace. Est-ce une complicité passive de l’État ?

C’est plus complexe qu’une complicité. Je l’avais écrit dans Les Vrais Ennemis de l’Occident : à l’époque, sous Hollande, on était au summum de la diplomatie moraliste. Les deux méchants étaient la Syrie et la Russie. Tout était bon pour renverser le pouvoir de Bachar el-Assad, y compris parler des rebelles au lieu de les désigner comme islamistes qu’ils étaient et qui étaient pires que le régime, car liés aux Frères musulmans, au Qatar, et à la Turquie d’Erdoğan et même à Al-Qaïda qui est aussi dangereux, en Syrie, que Daech.

Le Président Hollande lui-même, comme de nombreux démocrates occidentaux, appelait à renverser Bachar el-Assad. Certains, comme les néoconservateurs ou démocrates américains, voulaient intervenir militairement. L’ensemble de l’Occident, excepté l’Espagne, voulait éradiquer un régime dictatorial accusé d’être trop proche de la Russie. Cela aurait permis à l’OTAN de gagner du terrain en Méditerranée et de faire perdre à la Russie le seul accès qu’elle a à la Méditerranée.

Imaginez les islamistes français ou ceux qui étaient tentés d’aller en Syrie. Ainsi, l’imam de Lunel a dit : « Comment voulez-vous nous demander d’empêcher les jeunes de partir en Syrie puisque les pays occidentaux et le Président Hollande disent que Bachar est une ordure qu’il faut dégager ? » Cela a créé un climat de légitimation du djihad contre Bachar et cela a contribué au phénomène.

Il a donc été difficile de collaborer avec les services syriens. Quoi qu’on pense du régime syrien, ce pays était l’épicentre de l’organisation État islamique et d’Al-Qaïda à partir duquel étaient organisés les attentats et formés ceux qui sont venus mitrailler nos jeunes sur les terrasses et au Bataclan. Il aurait donc été obligatoire que les États occidentaux collaborent un minimum avec les interlocuteurs sécuritaires du pays. On n’a pas voulu les écouter, c’est gravissime.

J’espère que ce procès reviendra sur les manquements de nos dirigeants de l’époque.

La deuxième leçon que l’on tire est que l’Europe n’est pas du tout efficace. Les membres du commando du Bataclan se sont enfuis, ils ont été contrôlés par la police du nord de la France, ils étaient déjà condamnés plusieurs fois par la justice et on avait des informations, en Belgique, au sujet de leur radicalisation. La Belgique avait transmis les condamnations pour faits de délinquance, mais rien sur leur radicalisation islamiste. C’est pareil pour la police grecque qui aurait pu arrêter un des membres du commando du Bataclan. Or, elle n’a pas eu les informations de la part de la Belgique. La Belgique a une énorme responsabilité, dans cette histoire. Il n’y a pas eu de collaboration entre les polices de plusieurs États européens qui arrivent à collaborer pour nous empêcher d’aller au ski ou pour des passes sanitaires européens ! Ils ne sont pas arrivés à collaborer au sujet des radicalisés fichés.

C’est donc plus particulièrement le procès des administrations de l’Europe et de la Belgique ?

C’est le procès d’un manquement des administrations européennes qui collaborent sur beaucoup de bêtises et retirent la souveraineté aux États sur des choses inutiles. Et sur la seule chose qui devrait être un domaine de coopération réelle, ils ne sont pas efficaces.

Par ailleurs, il y a aussi un échec énorme de la bureaucratie française. Il y avait la BRI, le RAID, la gendarmerie, les gardes mobiles. Les forces de police et de gendarmerie pouvaient intervenir et elles ont eu l’ordre de ne pas intervenir. Certains ont eu l’ordre de faire demi-tour pour revenir ensuite deux heures plus tard. Il y a eu un couac administratif, une rivalité entre les polices, entre la police et la gendarmerie, entre des ministres. Il y a eu énormément de manquements. J’espère que ce sera aussi le procès des incohérences, des lenteurs administratives et du manque de coopération entre différents corps de police.

Je n’accuse pas la police, c’est de la faute des politiques.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Thaïs d’Escufon condamnée par la justice à 2 mois de prison et 3000 euros d’amende

Thaïs d’Escufon

La Justice a tranché. La jeune influenceuse de droite Thaïs d’Escufon a été condamnée par le tribunal de Saint-Gaudens à une peine de 2 mois de prison avec sursis ainsi qu’à une amende de 3.000 euros.

Une condamnation pour « provocation publique à la haine raciale »

Le parquet de Saint-Gaudens avait requis en première instance une peine de 4 mois d’emprisonnement et une amende de 4.000 euros. Le procureur en charge de l’affaire avait notamment retenu pour caractère pénal une infraction d’injure et avait expliqué que la militante « stigmatisait » les migrants. Ce dernier avait ajouté que les mots de Thaïs étaient « une expression outrageante, un terme de mépris ou invective ».

Thaïs, ancienne porte-parole du mouvement Génération identitaire, avait été mise en cause pour « provocation publique à la haine raciale et injures publiques » après l’opération anti-migrants menée par le collectif, mi-janvier, dans les Pyrénées. Plus précisément, Thaïs d’Escufon avait tenu les propos suivants : « Nous refusons que notre peuple continue d’être submergé et assassiné par cette immigration massive. […] À tous ceux qui veulent nous envahir, retournez chez vous. L’Europe ne sera jamais votre maison. »

Déclarée coupable des faits reprochés, la jeune Thaïs a déjà annoncé vouloir faire appel et assure continuer son combat idéologique. Elle a également lancé un appel aux dons afin de payer ses frais d’avocat.


Texte repris du site Valeurs Actuelles

Dans son nouveau livre, Zemmour qualifie la Seine-Saint-Denis d’”enclave étrangère” victime d’”une colonisation”

En France, l’asile pour les réfugiés afghans ou pour les islamistes ?

afghans islamistes

La récente prise de contrôle de l’Afghanistan par les Talibans a amené nos dirigeants à présenter la France comme un refuge pour ceux qui veulent fuir l’islamisme. Notre pays est-il un havre de paix si sûr pour ceux qui refusent l’application de la charia, ou, plus simplement, qui critiquent l’islam ? A bien des égards, les belles déclarations faites par le président de la République et des membres du gouvernement ne résistent pas à l’examen des faits.

Un accueil sans limite

Lors d’une allocation télévisée le 16 août, le président de la République, Emmanuel Macron, a indiqué que la France allait « mettre en sécurité nos compatriotes ainsi que tous les Afghans qui ont travaillé pour la France ». Sans s’en tenir à cette annonce, il a également déclaré que notre pays allait proposer son aide « à tous les Afghans menacés en raison de leur engagement » (1).

On peut s’interroger sur le réalisme de cette position, compte tenu du nombre potentiellement considérable d’Afghans « menacés » soit physiquement soit économiquement par l’arrivée des Talibans aux commandes de l’Afghanistan. Au-delà, notre pays est-il bien placé pour être présenté comme un refuge contre l’islamisme ? Plusieurs raisons que nous présentons ci-dessous permettent d’en douter.

En France, de plus en plus de quartiers conquis par les islamistes

Notre pays est un terrain fertile pour les islamistes : la France a la communauté musulmane la plus importante d’Europe. Les ressortissants d’Afrique du nord sont les plus représentés parmi les étrangers à qui un titre de séjour et la nationalité française sont accordés chaque année (2). Notre pays est donc bien placé, si l’on peut dire, pour subir l’offensive des islamistes qui gagnent chaque jour de nouveaux adeptes. Les islamistes ne se limitent en effet pas à pratiquer leur foi. En France comme ailleurs, ils ont un projet prosélyte d’imposition d’un nouvel ordre politico-religieux.

Un universitaire, Bernard Rougier, a, dans un livre paru fin 2019, décrit méthodiquement l’emprise des islamistes dans une partie croissante de la population musulmane. C’est une véritable stratégie de conquête de quartiers à forte concentration d’immigrés qui est à l’œuvre (3). Et c’est bien en France que cela se passe.

Cette stratégie passe notamment par la création d’écosystèmes islamistes dont les fidèles partagent une vision binaire du monde, divisé entre les mécréants et les fidèles de la communauté des croyants, la « Oumma ».

Les services de renseignement auraient évalué à plus de 100 000 les tenants d’un islam radical clairement identifiés en France (4). Mais comme le révèlent notamment les travaux de l’Institut Montaigne, de plus en plus de musulmans, notamment les jeunes, placent le Coran au-dessus des lois de la République. La conception intolérante de l’islam va donc bien au-delà de ce « premier cercle » (5).

Le fait que nos dirigeants fassent, contrairement à ceux d’autres pays comme l’Autriche, preuve d’une coupable complaisance vis-à-vis de la branche « présentable » des islamistes composée par des Frères musulmans, n’y est sans aucun doute pas étranger.

La stratégie des islamistes vivant en France a également été décrite dans un rapport parlementaire paru en juillet 2020 qui pointe le « développement d’un séparatisme islamiste (qui) s’est accéléré au cours de 20 dernières années » (6). Les rapporteurs soulignent que la mise en place d’écosystèmes intégristes de plus en plus nombreux expose non seulement les musulmans à un repli communautaire, mais également à un risque de radicalisation. Ils citent plusieurs exemples de la diffusion dans la société française de normes islamisées, comme l’importance croissante de la nourriture halal, la généralisation du port du voile parmi les femmes musulmanes, etc.

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Féminisme 2.0, les envahissantes d’internet ! – Entretien avec Anne Trewby [vidéo]

Anne Trewby

09/09/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Anne Trewby est la présidente d’Antigones, un mouvement qui réfléchit à la féminité et aux questions qui s’y rattachent. Elle publie “Le Néo-féminisme à l’assaut d’Internet”, une enquête sur ce nouveau féminisme façon “fast-food”, prêt-à-manger, prédigéré, prêt-à-liker.

Un phénomène de masse qui mène une guerre culturelle avec une grande variété d’offres pour des internautes manipulables à merci. Or, selon Anne Trewby, ce féminisme 2.0 n’a rien à envier à ses anciennes versions. Il est urgent de proposer des réponses pour contrer cette vague indigeste, envahissante… mais séduisante !


Zemmour sur l’idéologie woke : « C’est la défaite de l’intelligence. Ce sont des gens qui n’ont pas le niveau et qui veulent censurer et abattre ceux qui leur sont supérieurs, afin de les remplacer »

L’Institut de formation politique fait sa rentrée

Le 13 septembre fera sa rentrée une pépinière qui peut se targuer d’avoir vu grandir des dizaines de jeunes pousses prometteuses. Fondé en 2004 par Alexandre Pesey, Jean Martinez et Thomas Millon, l’Institut de formation politique a formé depuis plus de 1 800 jeunes. Au programme, des séminaires organisés en trois niveaux, qui permettent aux stagiaires d’apprendre les fondamentaux de l’action politique. Le slogan de l’institut est limpide : « Apprenez à servir vos convictions. » Les fondateurs aiment rappeler l’efficacité de cette école de cadres : « Depuis maintenant quinze ans, nos auditeurs s’engagent dans leurs universités. Aujourd’hui, plusieurs d’entre eux ont percé dans les médias, analysent les politiques publiques, conseillent les élus ou affrontent eux-mêmes le suffrage universel. »

Le séminaire de niveau I a marqué plusieurs générations de cadres militants qui y ont tissé de solides amitiés et appris le temps d’un week-end particulièrement dense des fondamentaux auxquels ils aiment se référer plusieurs années plus tard. Les joutes oratoires et l’exercice des « 2 minutes pour convaincre » permettent à tous de plonger dans le bain, et à certains de vivre leur « baptême du feu ». Les séminaires de niveau II permettent d’approfondir notions et méthodes. Quant aux deux séminaires de niveau III, ils offrent la possibilité de se spécialiser soit dans la prise de parole médiatique, soit dans l’entrepreneuriat politique.

Batailles politiques et guerre culturelle

Balayant large, l’IFP rassemble des jeunes de sensibilités très diverses : de LR aux Identitaires, en passant par des militants d’associations bioéthiques, de syndicats étudiants ou encore de futurs journalistes. Le dénominateur commun est l’amour de la France et la volonté de transmettre le formidable héritage civilisationnel reçu. L’institut peut aujourd’hui capitaliser sur la puissance d’un réseau étendu et engagé, sur le plan des participants comme sur celui des intervenants, qui se recrutent d’ailleurs parfois chez les premiers, le talent n’attendant pas le nombre des années. Les noms de Charles Beigbeder, Eric Brunet, Alexandre Del Valle, Jean-Yves Le Gallou, Charles Gave, Agnès Verdier-Molinié ou encore Eric Zemmour permettent de mieux comprendre la diversité des 350 intellectuels ou hommes d’action qui sont venus transmettre leur expérience aux jeunes auditeurs de l’IFP.

Avec la création d’un incubateur d’entreprises patriotes, la multiplication des sessions de formation mais aussi d’événements ouverts au grand public, l’institut a prévu d’accélérer pour que la droite de conviction tienne une place centrale dans les prochaines batailles, qu’elles soient électorales, universitaires, médiatiques ou culturelles. Citons pour terminer la création plus récente de l’Institut libre de journalisme (ILJ) qui ambitionne de former quarante jeunes journalistes chaque année. Mais nous y reviendrons dans une prochaine chronique.

Pour découvrir et soutenir l’IFP : www.ifpfrance.org

p class=”relecture” style=”text-align: right;”>Pierre Saint Servan

Article paru dans Présent daté du 8 septembre 2021

Lutter pour nos libertés par la contre-économie

Avertissement : cet article ne s’adresse pas à ceux qui demeurent convaincus que le pass sanitaire est un dispositif destiné à limiter la propagation d’un virus.

Je me tourne vers ceux qui ont compris que les mesures liberticides qu’on nous inflige relèvent plutôt de l’ingénierie sociale et pourraient fort bien se prolonger durablement.

Nous nous dirigerions alors vers une dystopie où les individus seraient étroitement contrôlés, appauvris par une hyperinflation, des faillites en cascade et, financièrement dépendants d’un revenu de subsistance alloué par le gouvernement.

Que l’oligarchie dirigeante parvienne à ses fins est un fait loin d’être acquis. Une partie des peuples résiste.

En attendant, nous sommes nombreux à nous interroger sur la façon de lutter contre cette chape technico-sanitaire qui s’abat sur le monde occidental.

Je suis de plus en plus convaincu que la solution passe par le développement de ce qu’on appelle une contre-économie.

C’est-à-dire repenser une économie en dehors des circuits classiques tenus par les grandes firmes.

Pour ce faire, nous devons revenir au « local » en nous orientant vers des échanges de proximité.

Pour y parvenir, il faudra nécessairement se regrouper pour produire nous-mêmes ce dont nous avons besoin pour survivre hors de ces systèmes qui se referment sur l’individu comme un piège orwellien.

En y réfléchissant bien, ces oligarchies ne doivent leur pouvoir qu’à notre consentement à nous soumettre à leurs diktats.

Ce sont majoritairement nos modes de consommation qui nous rendent dépendants de ces grandes puissances financières et économiques.

Si nous décidions soudainement de ne plus y recourir, leur cours boursier s’effondrerait aussitôt, ainsi que leur fortune constituée en grande partie de parts de fondateurs.

Nous avons donc notre part de responsabilité : en déléguant à d’autres nos conditions de subsistance et d’accomplissement, nous sommes, de proche en proche, devenus complètement inféodés à une forme de matrice géante.

Aussi le meilleur moyen d’é­chapper à leurs délires, vous l’avez compris, est de s’en extraire en boycottant les GAFAM (et autres) et en privilégiant les circuits courts.

Il faut absolument réinventer nos vies pour les recentrer sur des activités plus essentielles et surtout en développant des liens réels avec des personnes poursuivant les mêmes objectifs.

Dans cette mouvance de la contre-économie, on va même jusqu’à évoquer le concept de village autonome revenant à créer un écosystème coopératif au sein duquel seraient par exemple, développés le maraîchage pour relocaliser une partie des productions alimentaires, ainsi que les échanges de services.

Vous avez des compétences en plomberie ?

Échangez-les, par exemple, contre des cours particuliers pour votre enfant.

On ne peut plus aller au restaurant ?

Pas dramatique, on organise des pique-niques dans l’espace public.

On ne peut plus aller au cinéma ?

Organisons des projections privées entre amis.

Échanger un dépannage informatique contre un panier de fruits n’engendre aucune trace sur les comptes bancaires.

Aucune lecture de code QR.

Un tel acte échappe à tout contrôle ainsi qu’aux éventuelles sanctions du crédit social à la chinoise qui se profile à l’horizon.

Ce type de contestation économique par un changement radical de nos modes de vie semble plus efficace que les protestations de rue qui ne déboucheront que sur des contre-mesures gouvernementales encore plus liberticides.

Évidemment, tout cela à un coût car la vie moderne nous a habitués à bien des caprices d’enfants gâtés.

Sans le savoir, nous avons vécu à crédit.

Aussi, tout le monde n’acceptera pas d’en payer le prix : moindre pouvoir d’achat, moindre confort, moins de voyages, probablement plus d’efforts physiques, des distractions différentes, etc.

À n’en pas douter, la transition sera douloureuse.

Mais, en contrepartie, il s’agira d’un retour vers des activités plus basiques, plus authentiques, peut-être même plus spirituelles.

Ce n’est là, évidemment, qu’une piste de réflexion à approfondir mais, quoi qu’il advienne, n’oublions jamais que ce n’est pas la richesse de biens qui nous rend heureux, mais la richesse de liens.

Marc Amblard

Tribune reprise de les4verites.com

Comment « survivre à la désinformation » ? Entretien avec Alain de Benoist [vidéo]

Philosophie : Alain de Benoist à propos du libéralisme

08/09/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Sous le règne des fake news et des chaînes d’info en continu, s’informer correctement est devenu une gageure. Sous le règne de « l’infobésité », une information en chasse souvent une autre. Au risque de masquer au grand public le sens profond de l’événement. Comment alors remettre l’actualité brute en perspective, hiérarchiser les faits et aiguiser son esprit critique ?

Pour résoudre cette impasse, Sputnik donne la parole à l’intellectuel Alain de Benoist qui vient de publier Survivre à la désinformation (Éd. La Nouvelle librairie).


Talibans, l’esprit de Munich, par Maxime Tandonnet

taliban

Pour se donner bonne conscience, les élites du monde occidental font semblant de se demander si les talibans ont changé depuis 2001. Depuis l’abandon de l’Afghanistan entre leurs mains, ce pays est redevenu la proie de la barbarie à travers notamment les massacres des opposants et l’extermination des derniers vestiges des minorités religieuses, ou la fermeture des écoles de filles. Un décret oblige les étudiantes à porter le voile intégral cachant le visage et leur interdit l’accès aux mêmes enseignements que les hommes. L’obscurantisme est à l’oeuvre dans le plus grand silence et l’indifférence des occidentaux, y compris des féministes occidentaux… Rien n’est plus trompeur que le relativisme ambiant: « c’est leur culture, pas la nôtre » ou encore « c’est chez eux, pas chez nous ». La barbarie, où qu’elle se déroule, est la barbarie et ne connaît pas les frontières.

C’est ainsi que les occidentaux avec le même relativisme, ont jadis fermé les yeux devant les plus épouvantables génocides. Certes, l’occident n’a plus les moyens de se faire partout et en tout temps le gendarme du monde. Mais au moins cesser d’être dupe sinon complice. Notre complicité avec ce qui se passe en Afghanistan n’est d’ailleurs pas seulement passive. Elle est active.

Le rôle du Qatar comme financeur et base arrière des talibans ne fait aucun doute. Pourtant l’occident continue à s’agenouiller devant cet Etat.

Ainsi, nulle voix ne s’élève contre le déroulement de la coupe du monde de football, cette grand-messe planétaire, au Qatar en 2022. Au nom de l’idole ballon rond, cet opium médiatique des peuples, nos sociétés prétendument féministes et protectrices des minorités s’accommodent gentiment et la tête baissée d’un déchaînement de barbarie dirigé principalement contre les femmes et des minorités religieuses de ce pays.

Il est insupportable que l’an prochain se déroule un grand show médiatique planétaire dans un pays qui a apporté son soutien à l’encagement des femmes afghanes. Et dire le contraire est absolument, totalement, indiscutablement munichois.

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet

Le passe sanitaire : première des quatre étapes du futur système de contrôle numérique ?

qr code

Plusieurs nouvelles technologies apparemment indépendantes vont converger pour déboucher sur un système de contrôle qui modifiera profondément le quotidien des citoyens. Quatre étapes sont attendues. En voici une présentation rapide.

Étape 1 : le passeport sanitaire, dont le QR code téléchargeable sur téléphone est la représentation numérique. Tout individu est ainsi en mesure de prouver son statut vaccinal. Sans cela, il est à craindre que les portes de la vie moderne lui soient closes. Le sujet est suffisamment actuel et connu pour ne pas s’y étendre.

Étape 2 : le dispositif d’identification numérique universel. Des entreprises comme Thalès y travaillent depuis plusieurs années avec les gouvernements. Il fonctionnera avec le passeport sanitaire numérique pour ne faire qu’un. En deux mots, il s’agit de pouvoir prouver son identité de façon dématérialisée (sans carte d’identité). À l’aide de son portable dans un premier temps et grâce à une puce sous-cutanée un peu plus tard (c’est déjà en phase de test dans deux États africains).

Les certificats papier étant facilement falsifiables, toute personne pourra ainsi prouver qu’elle est vaccinée et qu’elle est bien la personne qu’elle prétend être.

Un consortium nommé Alliance ID2020 a été chargé de dérouler rapidement le processus. Il regroupe notamment Accenture, Microsoft, la fondation Rockefeller, MasterCard, IBM, MIT Safe Paths et GAVI Global Alliance for Vaccines de Bill Gates.

Étape 3 : la nouvelle monnaie numérique sur laquelle les banques centrales ont beaucoup travaillé (le digital wallet). Selon Christine Lagarde, l’euro numérique est déjà à l’étude et son lancement est prévu pour 2026. Fondé sur la technologie blockchain, il permettra de rendre tous les flux monétaires parfaitement traçables et contrôlables. Il sera ainsi possible de désactiver très facilement le compte d’un individu que les autorités suspecteraient d’activités illicites.

Nous le voyons, l’objectif est de créer une identité numérique complète, mixant des données sanitaires (vaccinales), civiles et bancaires infalsifiables.

Étape 4 : le passeport Internet. Ce dispositif constituera la dernière étape du système de contrôle numérique. Si la circulation sur la Toile est, aujourd’hui, libre pour tout le monde, elle ne le sera probablement plus puisqu’il est envisagé de créer une sorte de permis de conduire virtuel qui nous sera accordé sous réserve d’un examen périodique de notre activité en ligne.

D’aucuns pourraient y voir un outil destiné à éliminer toutes les voix dissidentes d’Internet. Il est vrai que dans la société hyper-numérisée qui s’en vient, être privé d’Internet signifiera une mise au ban de la société.

Pas d’inquiétude, cependant, puisque ce « Great Reset » qu’on nous prépare avec l’aimable collaboration de Big Pharma, Big Data et Big Tech n’a pas d‘autre vocation à encadrer nos vies afin de les rendre plus sûres, plus commodes, plus vertes, moins inégales et plus inclusives…

Rappelons-nous ce qu’avait écrit le fondateur du Forum de Davos, Klaus Schwab, dans un livre publié début 2016 : « La 4e révolution industrielle conduira à une fusion de nos identités physique, biologique et numérique. »

Grâce à la peur opportunément engendrée, le Covid-19 fut alors l’occasion de précipiter le processus en obtenant des peuples leur consentement.

Me Marc Amblard

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Parution : Le Privilège blanc. Qui veut faire la peau aux Européens ?

Privilège blanc

Trop blancs les pansements, le ballet et la ponctualité ? Racistes les statues, la randonnée et les mathématiques ? De Black lives matter à Emmanuel Macron en passant par l’afroféministe Rokhaya Diallo, ils sont nombreux à l’affirmer : la civilisation européenne est insupportablement blanche. Il faut la déconstruire.

La notion de privilège blanc est un élément central de la mutation socio-politique en cours. Dans son essai, Georges Guiscard décortique la genèse du concept, dogme principal de la nouvelle religion woke. Il en présente ensuite les multiples facettes – « intersectionnalité », signal de vertu de la bourgeoisie blanche, capitalisme woke, stratégie sociale des minorités… – pour mieux réfuter les arguments de ses zélateurs.

L’ouvrage a par ailleurs la fraîcheur d’aborder le tout sous un angle novateur à droite. Le phénomène woke sonne le glas de l’universalisme, dénoncé comme une conception typiquement européenne ; un « truc de Blancs ». Impossible de l’affronter sans fourbir de nouvelles armes. Puisque « c’est l’ennemi qui vous désigne » (Freund), Guiscard a pris le parti d’accepter la lecture raciale imposée par la gauche woke afin de pouvoir correctement la cerner.

Les partisans du concept de privilège blanc ne s’en cachent même plus : leur objectif est d’abolir la civilisation occidentale et de soumettre les Européens, les Blancs. Préfacé par François Bousquet, directeur de La Nouvelle Librairie et rédacteur en chef de la revue Éléments, Le Privilège blanc. Qui veut faire la peau aux Européens ? est une lecture indispensable à ceux qui veulent les protéger.

Georges Guiscard est étudiant en sciences politiques et est auditeur de l’Institut Iliade, promotion Don Juan d’Autriche (2015-2016).

Le Privilège blanc. Qui veut faire la peau aux Européens ? Georges Guiscard, La Nouvelle Librairie éditions, 2021, 222 pages.
ISBN : 978-2-491446-63-5
Prix : 16,00 €

Texte repris du site Valeurs Actuelles