La macrocrature traque la liberté d’expression, par Ivan Rioufol

La macrocrature, ce monde clos érigé autour du chef de l’Etat, vient de faire un pas supplémentaire dans la mise sous surveillance des opinions non officielles. Dans la nuit de mardi à mercredi, les députés ont voté en nouvelle lecture les deux propositions de lois destinées à lutter contre “la manipulation de l’information” en période électorale. Il est également prévu d’instituer un “conseil de déontologie de la presse”, qui serait confié à l’ex-président de l’AFP, Emmanuel Hoog. C’est la ministre de la Culture, Françoise Nyssen, qui est montée mardi à la tribune de l’Assemblée, comme on monte à l’échafaud, pour défendre ces textes potentiellement liberticides : une besogne dont il n’est pas certain qu’elle lui sauve la tête lors du remaniement gouvernemental, suspendu au bon plaisir d’Emmanuel Macron, plus despote que jamais. En mai, Françoise Nyssen avait déjà mobilisé l’audiovisuel public à des fins de propagande d’Etat. Elle lui avait donné comme mission de “devenir un miroir de nos différences”, en jugeant “les mâles blancs” trop nombreux à l’antenne.

Taxant certains Français de “hautement réactionnaires”, l’ancienne éditrice avait également annoncé que les chaînes et radios auraient à “changer les mentalités sur le terrain”. Cette mentalité de garde-chiourme est une constante en Macronie : à peine élus, les député LaREM avaient, le 24 juillet 2017, complété l’article 1 de la loi sur la moralisation de la vie politique en y ajoutant un amendement “anti-raciste” inspiré de la Licra et destiné à accentuer l’arsenal répressif des délits d’opinion. Cette disposition avait été supprimée par le Conseil constitutionnel qui y avait vu une “atteinte disproportionnée à la liberté d’expression”.

La liberté d’expression fait peur à la macrocrature, comme à tous ceux que la vérité effraie. En janvier dernier, Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement, avait dit vouloir soutenir “une information propre”, aseptisée en somme. Cette traque aux “fake-news”, qui conduirait le juge à décréter ce qui est vrai et ce qui est faux, n’est autre qu’une volonté d’instaurer une indéfendable vérité officielle. Le Sénat, qui s’est opposé en première lecture à ces textes dangereux, n’a aucune raison de changer d’avis. D’autant que le chef de l’Etat, qui abuse lui-même d’une communication mobilisée sur sa propre personne, ne donne pas l’exemple d’une tempérance dans l’interprétation de sa politique sublimée.

La vérité qui se dessine est celle d’un pouvoir autocratique, renfermé sur lui-même, qui cherche à étouffer la parole d’une société de plus en plus furieuse. Le trop libre et impertinent Internet sera la prochaine cible de ce pouvoir aux abois, qui donne des leçons de démocratie aux pays de l’Est sans vouloir s’attarder sur ses propres turpitudes. Faut-il ici rappeler l’article 11 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 ? : “La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’Homme : tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement”. Sous la macrocrature, ces principes élémentaires ne vont plus de soi. Il serait temps que les Français s’en inquiètent.

Ivan Rioufol

Texte daté du 10 octobre 2018 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Matteo Salvini a ordonné le transfert des migrants installés illégalement dans le village de Riace

15/10/2018 – EUROPE (NOVOpress)
Matteo Salvini poursuit son coup de force contre Riace, cette petite commune de Calabre dont il qualifie d’illégale la politique d’accueil des migrants.

Le ministre italien de l’Intérieur a ordonné samedi le transfert des quelques 200 migrants du village vers des centres d’hébergement plus grands dès la semaine prochaine.

Le maire de Riace, Domenico Lucano, sympathisant communiste, a été arrêté et assigné à résidence au début du mois. Il est accusé d’aide à l’immigration clandestine. Mais ce dernier tient tête et affirme que les migrants resteront dans son village :

Ils ne partiront pas parce qu’ils n’ont pas d’endroit où aller avec leurs enfants. Il y a beaucoup de familles dans ce cas-là. Dernièrement, quelqu’un est parti parce qu’il y avait beaucoup d’incertitude, mais la majorité d’entre eux n’ont pas d’endroit où aller.

Le bras de fer ne fait que commencer entre Salvini et le maire pro-migrants.


Hubert Védrine : « Les élites doivent écouter les demandes d’identité, de souveraineté et de sécurité des peuples »

15/10/2018 – FRANCE (NOVOpress)
« Les élites doivent écouter les demandes d’identité, de souveraineté et de sécurité des peuples » c’est ce que déclare l’ancien ministre socialiste de Affaires étrangères de Lionel Jospin dans un long entretien accordé au journal « Les Echos ».

Est-ce un signe que les valeurs portées par un vent d’Est commencent à parvenir aux oreilles de nos dirigeants fussent-ils socialistes ?

Encore faut-il que ses recommandations puissent être suivies par les « élites » auto proclamées qui dirigent actuellement la France et plus généralement l’Europe.

Interdiction du port de la burqa – Le Comité des droits de l’homme de l’ONU épingle la France, par Pierre Malpouge

Depuis 2010, une loi française interdit la dissimulation du visage dans l’espace public. Une loi qui vise les femmes d’origine musulmane (ou converties) portant de plein gré ou de force la burqa comme le niqab et autre voile intégral – vêtements si seyants qui, comme chacun sait, cachent le corps et le visage de ces dames imbibées d’islamisme radical.

Une loi sur le port du voile intégral qui, comme l’a rappelé Bruno Retailleau, président du groupe LR au Sénat, « est si peu appliquée ou si peu contraignante que l’homme le plus recherché de France [Redoine Faïd] se sent en sécurité quand il est couvert par un vêtement pourtant interdit par la loi » – et, comme nous l’écrivions dans Présent du 6 octobre, combien d’autres dangereux criminels, terroristes islamistes ou de droit commun –, lequel Bruno Retailleau et son club de réflexion Force républicaine ont récemment proposé de transformer cette infraction, simple contravention, en délit.

Une loi si peu appliquée mais dérangeante malgré tout. Du moins selon le Comité des droits de l’homme (CDH) de l’ONU, comme le rapporte La Croix.

A l’heure où plusieurs voix s’élèvent en France pour demander un durcissement de cette loi, des juristes experts internationaux du Comité des droits de l’homme de l’ONU, estimant que cette loi porte atteinte à la liberté religieuse et crée une discrimination, remettent en cause l’interdiction et épinglent la France. Lesquels juristes experts avaient déjà désavoué la Cour de cassation qui, en 2014, avait validé le licenciement d’une puéricultrice voilée par une crèche (Baby Loup) dont le règlement intérieur imposait un devoir de neutralité.

Notons que cette loi (par ailleurs symbole d’une position jugée islamophobe par de nombreux Etats musulmans), qui chagrine les membres du CDH, est également en vigueur dans plusieurs pays européens – Autriche, Belgique, Danemark, Italie, Espagne – touchés comme la France par des attentats islamiques.

Toutefois, si le CDH de l’ONU (qui n’est pas une juridiction) épingle la France, la portée de ses appréciations est toute relative. Il ne s’agit pas là de condamnation mais de simple recommandation… pour satisfaire les « caprices » d’une seule religion. Et ce d’autant plus que la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a une autre vision quant à l’interdiction du port du voile intégral. Jugeant cette loi « nécessaire » dans une société démocratique, la CEDH estime que cette législation vise à assurer « la sécurité publique, l’égalité entre l’homme et la femme et une certaine conception du vivre-ensemble dans la société ». Il serait bon de rappeler aux blablateurs du CDH de l’ONU, dont les décisions n’ont aucune valeur juridiquement contraignante, que vivre en France, c’est avant tout vivre sous les lois françaises.

Pierre Malpouge

Article paru dans Présent daté du 12 octobre 2018

« Vox » : l’émergence d’une droite anti-immigration surprend la classe dirigeante espagnole

12/10/2018 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Un électrochoc a secoué dimanche 7 Octobre le monde politique espagnol. Les oligarques du « Système » se croyaient à l’abri du fléau du « populisme ». Le seul populisme qu’ils toléraient, incarné par Podemos, était un populisme de gauche dont ils avaient, d’ailleurs, favorisé l’émergence. Or, leur quiétude fut durement ébranlée dimanche dernier par le succès qu’a connu le premier grand rassemblement organisé à Madrid par le jeune parti VOX, mis en orbite par d’anciens membres dissidents du Partido Popular.

En effet, dix mille personnes s‘étaient entassées sur les gradins du palais de Vistalegre à Madrid en plus des cinq mille autres restées dehors pour acclamer pendant des heures les discours de Santiago Abascal et José Antonio Ortega, venus égrener leurs « cent mesures urgentes pour l’Espagne ». On y a célébré l’histoire. Non pas celle de la guerre civile, mille fois rabâchée par la gauche, mais la grande histoire, celle d’il y a 447 ans, lorsque le 7 octobre 1571 – la date du rassemblement ne fut pas choisie au hasard – la coalition chrétienne dirigée par l’Espagne vainquit à Lépante l’empire ottoman et empêcha l’Europe, « de tomber dans la barbarie ».

Dans un esprit évitant la langue de bois et les travers de la vieille droite espagnole, on y a défendu la patrie et la famille (deux mots tabous), mais aussi les coutumes et les traditions festives (corrida) ou sacrées, (les processions) qui, elles aussi, font l’objet de mépris et de sarcasmes de la part de tous les néo-marxistes culturels.

Leur programme comporte recentralisation de l’Etat, dissolution des régions autonomes, interdiction des partis indépendantistes, expulsion des immigrés en situation irrégulière, construction de murs à Ceuta et Melilla, retrait de l’espace Schengen, alignement sur le groupe de Visegrad.

Alerte ! L’épidémie de lèpre gagne l’Europe du Sud ! De quoi donner des sueurs froides à nos dirigeants euro-mondialistes.

Renaud Camus : “le Grand Remplacement est le seul problème sérieux”

12/10/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Renaud Camus et Karim Ouchikh ont annoncé qu’ils tenteront de présenter une liste aux élections européennes.

Dans une tribune publiée dans Valeurs Actuelles, l’écrivain et le président du SIEL (Souveraineté, Identités Et Libertés) affirment que le problème principal est le Grand Remplacement et qu’il existe une seule solution pour combattre ce péril : “la remigration, la décolonisation, la libération du territoire“.

Extraits :

La seule frontière qui compte aujourd’hui, c’est celle qui sépare les remplacistes des antiremplacistes, ou réfractaires, ou résistants, ou dissidents (du remplacisme).
D’un côté de cette frontière, il y tous ceux qui consentent au Grand Remplacement, peu ou prou, ou qui le promeuvent, ou qui l’incarnent, ou qui le nient ; de l’autre il y a ceux qui le refusent de tout leur être, de toute leur chair, de toute leur âme.
D’un côté, il y a ceux qui acceptent le changement de peuple et de civilisation, soit parce qu’ils en nient l’existence, soit parce qu’ils n’en sont pas dérangés, soit parce qu’il sert leurs intérêts ; de l’autre il y ceux qui aimeraient mieux mourir que de s’y résigner.
(…)
Outre la ligne claire, celle qui va du constat du Grand Remplacement à la double exigence de la Remigration et de la Désislamisation, nous disposons d’une arme formidable, que les autres, par définition, n’ont pas : la vérité. On l’a vue renverser des murailles, et défaire d’un coup des systèmes presque aussi redoutables que celui auquel nous avons affaire, et comme lui construits sur le mensonge.


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Philippe de Villiers : « il y a des gens qui ont fait sécession mentalement et qui le jour venu nous feront comprendre que c’est nous les étrangers »

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Francophonie = racisme et colonialisme ?, par Francis Bergeron

Des idées toujours plus folles

Dans son introduction à Destin français, Eric Zemmour raconte que les Zemmour étaient une tribu berbère, « une des dernières à se soumettre à la France, bien après la prise de la smala d’Abd el-Kader ». Néanmoins, poursuit Zemmour, « j’avais encore comme ancêtres les Gaulois et mon père bénissait cette filiation ». Rappelons-nous aussi ce dessin d’Hergé, où des enfants congolais lisent la phrase : « Nos ancêtres les Gaulois » sur le tableau noir. Comme l’histoire des Gaulois, la francophonie fait partie d’un passé commun, d’un héritage commun, de valeurs partagées, et cela indépendamment du fait que notre langue se soit propagée par le commerce, par la guerre ou par l’instruction.

Mais la tenue du 17e sommet de la francophonie a donné lieu, pour la première fois depuis que de tels sommets existent, et pour la première fois depuis que la langue française existe, aux plus saugrenues manifestations d’une contestation du principe même de la francophonie, au nom de l’antiracisme, de l’antifascisme et de l’anticolonialisme.

La presse de gauche s’est en effet fait l’écho, avec une certaine délectation, de prises de position à l’emporte-pièce de quelques brillants intellectuels, destinées à fustiger le principe même de cette défense et illustration de la langue française : « La francophonie n’est que le résidu archaïque d’une période coloniale révolue », nous dit l’un. Elle « compense symboliquement l’empire colonial perdu […]. Elle a juste transféré les indigènes d’hier en francophones d’aujourd’hui », nous assène un autre. Voilà qui fera plaisir aux 240 millions de personnes qui, de par le monde, outre les Français eux-mêmes, pratiquent cette langue depuis leur naissance !

A les entendre, le simple concept de francophonie véhiculerait donc racisme, fascisme et pour tout dire colonialisme.

Comme pour l’écriture inclusive, la musique de Berlioz, les romans de Pierre Loti, ou le mariage pour tous, la gauche, privée désormais de tout repère dans le champ politique, économique, social, financier, se rabat sur de dérisoires tentatives de dynamitage de quelques marqueurs identitaires, y compris donc la langue, prenant ainsi le risque de se marginaliser, voire de se ridiculiser toujours plus.

« La langue est fasciste » (Roland Barthes)

Cette offensive antifrancophone repose sur quelques idées fortes, par exemple celle-ci, venue de l’extrême gauche soixante-huitarde, et héritée du maoïste Roland Barthes, pour qui « la langue est fasciste », et bien évidemment d’abord la langue française.

Chez d’autres francophobiques, cette antipathie à l’égard du français trouve sa source dans le constat que notre langue n’est que la cinquième langue de la planète, après l’arabe. Il est évidemment tentant, pour les tenants de l’islamisme, de jeter l’opprobre sur le français, au profit de l’arabe, même si le recul de notre langue, y compris en terre d’Islam, quand il est constaté, s’opère toujours au profit de l’anglais (voyez le Liban, la Syrie ou l’Egypte).

Mais les plus francophobiques répondent majoritairement à d’autres motivations, sans doute plus vénales : la France aurait contracté une dette à l’égard de ses anciennes colonies, à cause de la langue française, qui a de fait privé ces peuples de leurs si riches langues ancestrales. Qui dit dette dit réparations financières. Suivez mon regard. L’autodénigrement et le révisionnisme historique, si bien portés chez nos élites, ne sont toutefois pas allés jusqu’à entériner à Erevan, cette semaine, ces discours fortement intéressés.

Francis Bergeron

Article repris du quotidien Présent

Vérone, la nouvelle ville pro-vie italienne

12/10/2018 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Quarante ans après l’adoption de la loi sur l’avortement en Italie, la ville de Vérone, cité emblématique de Roméo et Juliette vient d’approuver une motion soutenant les associations catholiques anti-IVG.

Un texte qui fait écho aux réclamations de nombreux parlementaires demande l’ouverture d’un débat pour abroger cette loi de 1978 sur l’IVG. A Vérone en tout cas, le texte prévoit plusieurs actions de marketing coup de poing avec l’argent public des caisses communales, un réel soutien financier aux associations pro-vies implantées et l’accès facilité aux centres des plannings familiaux.

Les associations pro-avortement se désolent du taux de plus en plus élevé de gynécologues et paramédicaux objecteurs de conscience et atteignant les 90% dans certaines régions. L’impact de Vérone est tel que les régions avoisinantes sont également en train de basculer du coté des militants pro-vies.

Islamisme : la trahison de nos « élites »

Le Figaro du 5 octobre 2018 a publié un entretien avec Yves Mamou, l’auteur d’un ouvrage paru le 25 septembre : Le Grand Abandon. Les élites françaises et l’islamisme. Cet ancien journaliste du Monde soutient des positions sur l’islamisme et l’immigration, qui devraient faire réfléchir nos prétendues élites, soumises à la bien-pensance par paresse intellectuelle ou par intérêt. Il les accuse de n’avoir pas pris la mesure de la question migratoire et d’avoir fermé les yeux sur l’islamisation du pays.

Yves Mamou évoque le départ de Gérard Collomb, qui a quitté son poste en annonçant, à propos de la fracture communautaire, que la guerre civile est à nos portes : « Aujourd’hui, on vit côte à côte. […] Je crains que demain on vive face à face. » Quand François Hollande, se confiant à deux journalistes dans Un président ne devrait pas dire ça…, souligne que « c’est quand même ça qui est en train de se produire : la partition », il ne dit pas autre chose. Dommage qu’ils n’aient fait publiquement ce constat qu’après avoir quitté leur fonction. Se taire, par idéologie ou par clientélisme, relève de la complicité et de la trahison.

Cette situation est le résultat d’une politique : « Les élites françaises, c’est-à-dire les grands corps de l’État, les partis politiques, les experts, les magistrats, les médias, les élites culturelles […] ont encouragé et légitimé l’immigration musulman. » L’Observatoire de la laïcité fait preuve de beaucoup de modération, quand il s’agit de l’islam, et le Conseil supérieur de l’audiovisuel est particulièrement sensible aux récriminations des téléspectateurs musulmans. Ils condamnent plus sévèrement Éric Zemmour, pour son prétendu racisme, que Nick Conrad, qui célèbre le meurtre des Blancs.

Voyez avec quelle indulgence nos élites traitent l’immigration musulmane, et tous les actes de communautarisme ! Rares sont celles qui ont relevé que le braqueur Rédoine Faïd se déplaçait en burqa, alors que le voile intégral est interdit depuis 2010. On condamne ceux qui dénoncent l’islamisme, l’afflux des immigrés, mais on peine à fermer des écoles ou des mosquées salafistes, comme si leur appartenance à l’islam était un sauf-conduit. On passe étrangement sous silence le destin, souvent tragique, des chrétiens d’Orient. Le pape François lui-même ramena de l’île de Lesbos trois familles de réfugiés musulmans : les dossiers des familles chrétiennes n’étaient pas prêts, paraît-il. Faut-il s’étonner que l’attitude du pape soit contestée par des catholiques ?

Quant aux médias, ils sont généralement, par préjugé ou sur ordre, au service de la bien-pensance. Yves Mamou cite le reportage de France 2 sur l’épidémie d’attaques au couteau qui sévit à Londres. Une semblable étude sur les incidents qui se produisent régulièrement en France pourrait être faite. Mais, avec la bénédiction du gouvernement, ils ignorent le nom de l’agresseur ou le traitent de « déséquilibré » : ils n’informent plus, ils désinforment. C’est ainsi que nos élites trahissent nos valeurs et le peuple français.

L’auteur constate qu’« en trente ans, la société française a quitté un modèle laïque républicain pour être projetée dans un modèle multiculturaliste, communautariste et anti-laïque ». C’est, hélas, vrai. On peut regretter qu’il juge que le Front national porte aussi une responsabilité dans la diffusion de l’islamisme : servant de « repoussoir », il aurait empêché « l’émergence de tout débat sérieux sur l’islam et l’immigration ». Quoi qu’on pense de ce parti, où en serait le débat s’il ne l’avait ouvert il y a des années ?

Philippe Kerlouan

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Nantes : une facture de 4 millions d’euros pour prendre en charge les migrants

11/10/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Depuis le début de l’année, la ville de Nantes a consacré plus de 4 millions d’euros à la question des migrants.

Ces dépensent incluent l’opération du square Daviais, la réquisition des gymnases et le relogement à suivre auquel s’additionne une enveloppe de 1,2 millions d’euros consacrés à la prise en charge des migrants comme leurs paniers repas ou leurs kit d’hygiène.

Selon le maire de Nantes, membre du Parti Socialiste, « Cet engagement financier témoigne du volontarisme qui est le notre et de la transparence dont nous faisons preuve ».

Le conseil municipal doit délibérer demain sur l’engagement financier de la ville ; à ce jour la mairie souhaite tout de même rappeler à l’Etat ses obligations en lui envoyant la facture. A l’échelle du pays tout entier la facture s’annonce colossale.

[vidéo] Entretien avec Eric Zemmour

11/10/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Alors que la censure s’abat sur Eric Zemmour et que le service public interdit d’antenne l’auteur de l’essai le plus important de la rentrée, TV Libertés est allée à la rencontre du journaliste et écrivain. Il est interrogé par Elise Blaise.


Communautarisme scolaire : Beaucaire entre en résistance

Le tribunal administratif de Nîmes a annulé mardi la décision de Julien Sanchez, maire RN de Beaucaire, dans le Gard, de supprimer les menus de substitution qui remplaçaient le porc, dans les cantines scolaires. La mairie a annoncé qu’elle maintenait néanmoins sa décision.

Le site du Parisien qui donne cette information, publie aussi les réactions des internautes. Et du même coup, nous savons enfin ce qu’est cette fameuse « fachosphère » qui fait si peur à nos élites médiatiques. Car massivement les lecteurs du Parisien plébiscitent le maire de Beaucaire, considérant que cette obligation de servir des menus conformes aux préceptes de l’islam, dans son interprétation rigoriste, est une forme de discrimination, et génère des dépenses qui n’ont pas à être assumées par les contribuables. Les lecteurs font preuve de bon sens en faisant remarquer que céder sur ce point, c’est favoriser le communautarisme, et que, si des familles ne veulent pas que leurs enfants mangent du porc, il suffit…qu’ils n’en mangent pas, voire que ces mêmes familles préparent pour leurs enfants un plat de substitution, une « gamelle ». La « fachosphère », c’est donc cela : c’est la libre expression d’une population qui parle sans passer par les intermédiaires médiatiques autorisés, sans utiliser les mots codés du « vivre ensemble ».

La polémique de Beaucaire survient au moment précis où le ministre de l’Intérieur, en démissionnant, révèle l’une des raisons majeures de cette démission : son incapacité à rétablir la loi et l’ordre dans les zones de non-droit. L’un des plus réputés experts français des questions de sécurité, Xavier Raufer, livrait mardi, sous le titre « testament explosif, sombres présages », l’explication suivante à cette démission : « A la fin, Gérard Collomb a réalisé qu’il n’y arriverait pas ; que la situation sécuritaire de la France était telle que lui, le ministre n’aurait pas la force de conduire ses troupes. » Quand Collomb dit que ceux qui sont aujourd’hui côte à côte seront bientôt face à face, il pense forcément à cette dérive communautariste, nourrie de toutes les lâchetés, mauvaises consciences, et aussi peurs des tribunaux et des lynchages médiatiques.

Edouard Philippe et Jean-Michel Blanquer viennent d’ailleurs de remettre à Macron une note confidentielle, élaborée par les services de renseignement, sur la dérive communautariste dans les écoles.

Les exemples donnés sont incroyables : des élèves refusent de travailler sur des bureaux de couleur rouge, une couleur « haram », c’est-à-dire incompatible avec le Coran. Des enfants refusent de dessiner des êtres humains, conformément à un précepte islamique. D’autres ou les mêmes refusent d’entendre de la musique, ou boycottent les séances de piscine pendant le ramadan, par peur de « boire la tasse », et de rompre involontairement le jeûne.

Des enfants menacés, frappés parce qu’ils mangent du porc

Les interdits religieux sur la nourriture passent désormais toute mesure. Non seulement les enfants refusent le porc, mais ils refusent de déjeuner à côté d’enfants qui mangent du porc. Dans certaines écoles, des dizaines d’enfants ont refusé toute viande, en l’absence de garantie qu’elle était « halal ». Les enfants non musulmans mais aussi musulmans qui mangent ce qu’ils ont dans leur assiette, sont menacés, injuriés, voire frappés.

Des parents distribuent à la sortie des écoles des tracts et des pétitions pour que, dès l’école primaire, une stricte séparation des garçons et des filles, conforme aux règles du Coran, soit opérée. Du coup les écoles cessent d’organiser des sorties, de peur que ce genre d’activité, à l’extérieur de l’école, ne dégénère.

Mais des parents commencent aussi à s’organiser pour exprimer leur exaspération et leur révolte. Dans certaines écoles, les cours sur l’étude des religions sont boycottés car les parents constatent qu’ils se transforment en séances de conversion.

Il n’est pas impossible que Collomb ait donné sa démission après la lecture de ce rapport, qui, pour le coup doit certainement heurter aussi ses convictions. Car si c’est ça le « vivre ensemble » maçonnique….

Francis Bergeron

Article repris du quotidien Présent

En Belgique aussi, les progressistes se font « remplacer » ! – François Vandenberghe (Les Identitaires)

Le dimanche 14 octobre prochain se dérouleront les élections communales et provinciales belges. L’occasion pour les Belges d’élire leurs représentants locaux. Sans surprise, c’est la NVA (Nieuw-Vlaamse Alliantie – Nouvelle Alliance flamande) qui dominera le scrutin coté flamand même si ce parti conservateur connait une baisse dans les sondages au profit de son concurrent, plus identitaire celui-là, le Vlaams Belang. À noter également une poussée du parti Groen, le parti écologiste de gauche. Autre bouleversement dans ce rendez-vous électoral : selon une étude de l’université de Gand menée par Bram Wauters, professeur de sciences politiques, le nombre de candidats issus de l’immigration a fortement augmenté cette année par rapport aux scrutins de 2012 et de 2006. Ils représenteraient 14,3 % des candidats aux élections communales, contre 9,5 % en 2012 et 6,7 % en 2006 avec une forte augmentation dans les villes touchées par l’immigration massive comme Anvers (+8,6 %) et Gand (+7,2 %).

Attaquée de toutes parts par ses concurrents dans médias belges, la NVA a récemment contre-attaqué en diffusant un reportage sur sa page Facebook démontrant que plusieurs candidats des partis « progressistes » (libéraux, chrétien-démocrates, écologistes), justement issus de l’immigration, affichent leur sympathie pour le nationalisme turc. Réponse du berger à la bergère qui a le mérite de démontrer l’hypocrisie des partis toujours prompts à dénoncer le nationalisme seulement chez ses adversaires. Mais ce n’est pas le seul enseignement de cette affaire.

Car le nationalisme turc, ou plutôt le néo-ottomanisme, a clairement changé de stratégie. À défaut de vouloir changer la Turquie pour intégrer l’Union européenne, le Sultan Erdogan a désormais la volonté de déstabiliser les pays européens par le biais de la diaspora turque, importante en Occident. Il en va de même pour les Frères musulmans en France et plus généralement l’internationale islamiste en Occident. Engager ses partisans dans les instances politiques, même les plus locales, c’est s’assurer une influence sur un continent sans défenses identitaires. Les progressistes se félicitent de la présence toujours plus grande des immigrés dans la vie politique, mais ne voient pas l’entrisme de minorités politico-religieuses qui, elles, ont une vision du monde et une stratégie du temps long. Quand le sage désigne la lune, l’idiot regarde le doigt.

Si la gauche se réjouit pour l’instant de la diversité accrue de l’origine de ses candidats, elle commence néanmoins déjà à subir ses premiers effets secondaires. En France, les revendications indigénistes commencent à scinder Les Insoumis après avoir fait exploser le NPA. Ce mariage de la carpe progressiste et du lapin communautariste, ne peut mener la gauche que vers la division. Un intermède troublé qui durera jusqu’au remplacement total des gauchistes à l’ancienne, submergés par le nombre et le déplacement du curseur politique vers la préoccupation majeure du XXIe siècle, la question identitaire.

François Vandenberghe

Texte repris du site de : Les Identitaires

En Belgique, un parti politique appelé Islam propose l’application de la charia

11/10/2018 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Ce parti présente deux listes dimanche 14 octobre aux élections locales à Molenbeek et à Bruxelles-ville. En avril 2018, le chef du parti Islam, Redouane Ahrouch, participait à un débat télévisé au cours duquel il a refusé de regarder en face la chroniqueuse politique qui l’interpelle.

L’autre membre du parti, Lhoucine Ait Jeddig, siège au conseil municipal de Molenbeek. “Islam c’est un acronyme, I comme intégrité, S comme solidarité, L comme liberté, A comme authenticité, M comme moralité”, explique Talal Magri, le vice-président du parti. Mais le leader aimerait aussi adapter la charia, la loi coranique fondamentale, pour la Belgique.

Il préconise de séparer hommes et femmes dans les bus et souhaite aussi la polygamie. Islam visait 30 listes aux municipales. Il n’en aura que deux. De là à minimiser ce phénomène révélateur de la progression de l’islamisme dans les grandes villes d’Europe, il n’y a qu’un pas qu’auront tôt fait de franchir les élites belges…

Matteo Salvini et Marine Le Pen à Rome, par Olivier Bault

Marine Le Pen a rencontré Matteo Salvini lundi à Rome pour annoncer le lancement d’un « Front de la liberté », c’est-à-dire d’une alliance électorale en vue des prochaines élections européennes. Il s’agit, selon les mots de la présidente du Rassemblement national, de « rendre leur pouvoir aux peuples, ce qui est le fondement même de la démocratie ». Le ministre de l’Intérieur italien a résumé ainsi la convergence de vues entre la Ligue italienne et le Rassemblement national français : « Nous partageons la même idée de l’Europe, de l’agriculture, du travail, de la lutte contre l’immigration, et nous sommes contre les ennemis de l’Europe que sont Juncker et Moscovici, enfermés dans le bunker de Bruxelles. »

La rencontre entre les deux leaders de la droite dite « populiste » s’est déroulée à l’occasion d’un forum sur le thème « Croissance économique et perspectives sociales dans une Europe des nations ». Le nom de « Front de la liberté » se justifie par le fait que, selon Marine Le Pen, les deux partis affiliés au groupe Europe des Nations et des Libertés au Parlement européen luttent « pour que les nations ne disparaissent pas au bénéfice de cet empire totalitaire qu’est devenue l’Union européenne ».

Fixer les populations sur leur territoire

Sur le thème de l’immigration, les deux dirigeants ont été d’accord pour dire qu’il fallait aider les pays d’origine des immigrants pour fixer les populations sur leur territoire. Marine Le Pen a dénoncé la volonté du patronat en Europe de laisser venir ces gens perçus comme source de main-d’œuvre à bon marché, alors que « les hommes veulent rester avec leur peuple dans leur pays, au sein de leur culture. Ils n’ont pas envie de partir de leur pays au risque de leur vie ». On se souvient que Salvini avait lui aussi dénoncé, lors d’un récent sommet européen à Salzbourg, la volonté des dirigeants européens de faire venir des « esclaves » pour remplacer les enfants que les Européens ne font plus. Lundi à Rome, Salvini a déclaré : « Marine Le Pen et moi sommes en train de rassembler l’héritage social de la gauche qui a trahi ses valeurs, nous défendons les précaires que la gauche a oubliés. »

En Italie, le dernier sondage IPSOS donne désormais la Ligue de Salvini à près de 34 % des intentions de vote contre un peu plus de 28 % pour son allié « populiste » de gauche au sein du gouvernement, le Mouvement 5 étoiles. Aux élections législatives de mars dernier, ces deux partis avaient obtenu, respectivement, 17,4 et 32,7 % des voix. C’est dire à quel point la politique du ministre de l’Intérieur et vice-président du Conseil italien est populaire de l’autre côté des Alpes ! En France, malgré les discriminations dont il fait l’objet de la part des banques et malgré les obstacles posés à son fonctionnement par des juges affiliés au très gauchiste Syndicat de la magistrature, le Rassemblement national est désormais à égalité avec LREM en termes d’intentions de vote pour les élections européennes de mai 2019. L’allié autrichien des deux partis, le FPÖ, qui, comme la Ligue, est désormais un parti de gouvernement, ne devrait pas non plus démériter à ces élections, avec près d’un quart des intentions de vote, et aussi bien Marine Le Pen que Matteo Salvini présentent ces élections comme une occasion historique d’insuffler à l’Union européenne une nouvelle orientation, vers un meilleur respect des libertés ainsi que de l’identité et la souveraineté des nations.

Après le vote de septembre au Parlement européen contre la Hongrie, qui a vu le Parti populaire européen (PPE) se scinder en deux, Matteo Salvini espérerait, selon certains journaux italiens, voir le Fidesz de Viktor Orbán rejoindre le groupe politique de la Ligue, du FPÖ et du Rassemblement national, d’autant que les positions des partis souverainistes occidentaux semblent s’être quelque peu rapprochées de celles des capitales du Groupe de Visegrád. La Ligue, notamment, n’envisage pas une sortie de l’OTAN ni de l’UE et la sortie de l’euro n’est pas à l’ordre du jour « ni pour aujourd’hui, ni pour demain ou après-demain », a déclaré Salvini.

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 28 août 2018