Michel Déon interdit de sépulture parisienne – Le géant de la littérature et la virago socialiste, par Francis Bergeron

Le « journaliste » (sic) Claude Askolovitch avait vendu la mèche le 5 février, sur une chaîne de télévision : Michel Déon n’a pas sa place dans un cimetière parisien, car il a été le secrétaire de Charles Maurras qui, comme chacun sait, était un pilier de Je suis partout (sic).

La mairie de Paris, elle, ne se plaçait pas sur ce terrain. Elle invoquait des raisons légales, techniques : il est impossible d’inhumer à Paris une personne qui n’habitait plus à Paris, qui n’y payait plus ses impôts locaux, qui n’y votait pas, qui n’y était pas mort, et dont la famille n’y possédait pas de caveau.

L’excellent Mohammed Aïssaoui, critique au Figaro littéraire, et fin connaisseur de l’œuvre des « hussards », a enquêté sur ces soi-disant dispositions légales. Elles lui ont bien été confirmées par une dénommée Pénélope Komitès, élue socialo-zadiste de la capitale, et chargée de la gestion des cimetières parisiens. « La mairie de Paris n’a juridiquement pas le droit de transiger avec ces règles », lui précise-t-elle. Si la mairie cédait à cette indécente demande de la famille, ce serait alors un déferlement de personnes souhaitant absolument se faire enterrer dans la capitale, expliquait encore en substance, cette dame.

« Je suis fière qu’à Paris nous appliquions scrupuleusement ces principes fondateurs de notre République. »

Le problème est que tout ceci est un pur mensonge. Madame Komitès est en service commandé pour le compte de madame Hidalgo. Mais ayant trop vite lu le texte sur lequel elle appuie sa démonstration, elle en sort une règle inverse à la vérité. La vérité c’est que les personnes habitant Paris, décédées à Paris, ont certes le droit d’être enterrées dans la capitale. Mais nulle part il n’est indiqué qu’il serait interdit aux autres d’y être inhumées.

Punir un homme et sa famille

A meilleure preuve, il y a une dizaine d’années, très exactement en 2004, l’écrivain américano-polonaise Susan Sontag, engagée à l’extrême gauche et dans les mouvements homosexuels, avait été enterrée au cimetière du Montparnasse, alors même qu’elle avait vécu aux Etats-Unis et qu’elle y était décédée. Delanoë, le maire socialiste de l’époque, s’était réjoui d’accueillir les restes de cette femme très engagée pour les mêmes causes que lui. A l’époque, madame Hidalgo, qui siégeait déjà avec M. Delanoë, n’y avait rien trouvé à redire.

Nous sommes donc bien là devant une décision purement politique, absurdement politique, consistant à punir un homme et sa famille, pour avoir eu des complaisances intellectuelles à l’égard de l’Action française, il y a 75 ans, complaisances pour lesquelles Michel Déon n’a bien évidemment jamais été jugé ni condamné, ni même admonesté.

Madame Hidalgo, dont cette Komitès n’est à l’évidence que le porte-parole, entend effacer au plus vite le souvenir du dernier des « hussards », du dernier de ces écrivains d’après-guerre qui brisèrent le monopole communiste sur le monde intellectuel. Par cette action brouillonne et sectaire, elle favorise au contraire la mobilisation de ceux que répugne l’outrage aux morts.

Nul doute que dès qu’elle aura été chassée de la mairie, l’équipe municipale qui lui succédera, quelle qu’elle soit, aura à cœur de réparer cette ignominie, et de donner aux Parisiens un lieu leur permettant de communier dans le souvenir de ce magistral écrivain de l’après-guerre qu’était Michel Déon.

Francis Bergeron

Article repris du quotidien Présent

Gérard Depardieu au sujet des Algériens de Marseille : “ils ne pourraient pas se comporter comme ça en Algérie”

15/02/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Gérard Depardieu était l’invité de l’émission Quotidien sur TMC, le 13 février dernier. Il a ainsi été question de Marseille, ville où l’acteur a tourné la deuxième saison de la série éponyme de Netflix.

Gérard Depardieu en a profité pour évoquer le comportement des ressortissants algériens qui y vivent :

Les Algériens qui vivent à Marseille ne pourraient pas se comporter comme ils se comportent à Marseille en Algérie. Jamais vous voyez un Algérien mal se comporter en Algérie parce qu’ils sont vite ramenés au respect par les anciens.


Relaxe « surprise » de Bendaoud, par Franck Deletraz

Une chose est sûre : Jawad Bendaoud pourra remercier les gros médias. A force d’insister sur son interview surréaliste de novembre 2015, ses bouffonneries insupportables, et de le présenter comme une « petite frappe », ceux-ci auront en effet donné un prétexte à une justice noyautée par le Syndicat de la magistrature pour prononcer mercredi la relaxe de cet homme qui a logé les djihadistes responsables de la mort de 130 personnes lors des attentats de Paris.

Conscient de sa dangerosité, le parquet – qui a immédiatement fait appel de cette décision – avait pourtant requis contre lui quatre ans de prison. Mais le tribunal correctionnel présidé par Isabelle Prévost-Desprez, estimant que l’enquête n’avait pas permis d’établir que Bendaoud avait conscience d’héberger des islamo-terroristes et que lui-même n’en était pas un, a décidé de le remettre en circulation dès mercredi soir. Tout comme Youssef Aït Boulahcen qui, bien que condamné à quatre ans de prison dont un avec sursis pour « non-dénonciation de crimes terroristes », a pu repartir libre, faute de mandat de dépôt délivré par le tribunal…

Très en colère, la mairie de Saint-Denis, qui s’était portée partie civile dans cette affaire, a en tout cas fort justement dénoncé cette relaxe qui, a-t-elle souligné, « renvoie dehors un délinquant multirécidiviste dont les pitreries ne doivent pas masquer la réelle dangerosité ».

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 16 février 2018

Ce ne sont pas les habitants qu’il faut reconquérir, ce sont les criminels qu’il faut éliminer, par Olivier Damien

Nos policiers (nationaux et municipaux), nos gendarmes et nos pompiers sont au bord de la rupture. Ils n’ont plus confiance. Ils portent encore les stigmates de « l’affaire Théo ».

Il semblerait qu’au lendemain de la présentation de la « nouvelle » police de sécurité du quotidien par le ministre de l’Intérieur, un certain nombre d’élus aient été déçus de n’avoir pas été retenus pour expérimenter ce dispositif. Il est vrai que c’était certainement une bonne occasion de voir arriver dans leurs villes quelques policiers supplémentaires – vraisemblablement ponctionnés ailleurs au détriment d’un autre élu -, et de recevoir quelques centaines de milliers d’euros dans le cadre d’une politique publique qui se révélera, au final, aussi inefficace que les autres. Il fallait donc passer en premier, avant que le dispositif, à brève échéance, ne meure de sa belle mort.

Ce sont donc 15 « quartiers de reconquête républicaine » qui ont été retenus pour 2018. 15 autres devraient venir s’ajouter en 2019. Oui, mais voilà, il se trouve que les 15 quartier ciblés cette année sont loin d’avoir été oubliés dans le passé. Ainsi retrouve t-on les quartiers « Gros Saule » et les » Beaudottes » à Aulnay-sous-Bois et Sevran, « le Neuhof » à Strasbourg, « Les Tarterêts » à Corbeilles-Essonne, « La Mosson » et « La Paillade » à Montpellier, « Les quartiers nord » à Marseille, « Ousse-des-bois » à Pau, ou « Le Mirail » à Toulouse. Et 7 autres villes qui ont déjà, au cours de ces dernières années, largement bénéficié des finances publiques sans que la moindre amélioration à la sécurité quotidienne n’ait été apportée. Il s’agit donc bien là d’un puits sans fond que le contribuable français s’apprête à alimenter à nouveau.

Mais au-delà de la gabegie financière qui s’annonce, c’est bien le cœur même de ce dispositif qui est contestable. D’abord, parce qu’il repose sur un constat volontairement erroné. Ainsi est-il décrit comme ayant vocation à réconcilier les habitants (de ces quartiers) avec leur police. Or, tout le monde sait que les policiers et les habitants ne nourrissent aucune animosité réciproque. Et comme le souligne le boxeur Patrice Quarteron, issu de ces quartiers, « que c’est une minorité bruyante et violente qui se fait entendre à la place des gens honnêtes, et que si un habitant ose parler à quelqu’un d’extérieur, son appartement va brûler« … « Ceux qui ne veulent pas d’emmerdes se taisent« . Et son constat est implacable : « Ces trafiquants font régner la terreur et beaucoup d’enfants ont peur. » Alors, il ne faut pas se tromper d’objectif. Ce ne sont pas les habitants qu’il faut reconquérir, ce sont les criminels qu’il faut éliminer, et ce combat ne se gagnera pas à coup d’opérations médiatiques.

Ensuite, parce qu’aujourd’hui, nos policiers (nationaux et municipaux), nos gendarmes et nos pompiers sont au bord de la rupture. Ils n’ont plus confiance. Ils portent encore les stigmates de « l’affaire Théo » qui a vu 4 policiers, à Aulnay-sous-Bois justement, que l’on savait dès le départ innocents des faits qu’on leur reprochait, lâchés par leur hiérarchie. Jetés aux chiens par les élus et le gouvernement, président de la République en tête. Une honte pour notre démocratie et notre République. Et c’est à eux que Macron, l’ancien ministre de l’Économie de Hollande, complice cette trahison, demande un « profond changement de méthode » ?

Mais ne serait-ce pas plutôt à tous ces donneurs de leçons de changer de méthodes ? D’assumer enfin les responsabilités pour lesquelles les Français les élisent. D’avoir le courage de défendre les plus faibles contre les terroristes et les délinquants. De soutenir en toutes circonstances leurs policiers et leurs militaires. De cesser enfin, de gaspiller l’argent public pour des causes perdues d’avance du fait de leur lâcheté. Là serait sans doute la vraie réforme à entreprendre !

Gabriel Robin

Texte repris du site Boulevard Voltaire

[VIDEO] Donald Trump face à l’Europe

15/02/2018 – ÉTATS-UNIS (NOVOpress)
Un an après l’élection de Trump, les cartes du jeu international sont rebattues. Alors que l’on imaginait un frein à l’interventionnisme des Etats-Unis, on assiste au contraire. Jean-Loup Izambert offre un décryptage brillant de la géopolitique américaine actuelle.


Le prochain colloque de l’Iliade sera consacré à la fierté d’être européen

15/02/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Le colloque annuel de l’Institut Iliade pour la longue mémoire européenne se tiendra le samedi 7 avril à partir de 10h à la Maison de la Chimie, 28 Rue Saint Dominique, Paris 7e. Il sera consacré à la fierté d’être Européen et à l’amour de nos racines.

Comme chaque année, plusieurs personnalités prendront la parole. Nous compterons notamment : Philippe Conrad, Olivier Dard, Bernard Lugan, François Bousquet, Rémi Soulié et Jean-Yves Le Gallou qui conclura cette journée. Réservez déjà votre 7 avril !

Mobilisation gouvernementale pour Hulot, par Guy Rouvrais

Depuis un moment déjà, on nous explique que, face au viol, au harcèlement sexuel et autres atteintes à l’intégrité et la dignité des femmes, il faut écouter leurs plaintes afin de les protéger de l’homme potentiellement prédateur. Et voilà que deux ministres sont mis en cause pour des faits graves puisqu’il s’agit de viols. Et, là, on n’écoute plus les femmes mais les deux hommes. On croit spontanément leurs dénégations, ils sont innocents. Tous les ministres sont solidaires de leurs collègues, y compris le premier d’entre eux, Edouard Philippe, et le chef de l’Etat. Pourtant, la solidarité ministérielle porte sur la politique et non pas sur les affaires privées et judiciaires des membres du gouvernement.

Le Premier ministre n’a « aucune raison de douter » de la parole de Hulot quand il nie les faits dénoncés dans la plainte. Et pourquoi ne doute-t-il pas ? Parce que « Nicolas Hulot s’est exprimé avec sincérité et émotion sur les rumeurs dont il est l’objet depuis plusieurs jours. » Toutefois, ni Philippe, ni Macron n’ont été jusqu’à affirmer que « les yeux dans les yeux » leur ministre avait démenti, c’eût été fâcheux au moment où Jérôme Cahuzac doit répondre de ses mensonges devant la justice… Marlène Schiappa qui, jusqu’ici, donnait plus de crédit à la parole des femmes, défend cette fois Hulot ; elle n’a pas un mot pour celle qui a déposé plainte, elle croit en l’innocence de son collègue qu’elle qualifie d’homme « charmant et respectueux ». Le ministre de la Défense, Florence Parly, appelle, elle, à la mobilisation gouvernementale en sa faveur comme Darmanin : « Plus que jamais il faut que nous fassions corps autour de nos collègues dont la probité est mise en cause de façon totalement injustifiée. C’est difficile surtout pour ceux qui en sont les victimes. » Ne vous y trompez pas : les victimes, ce ne sont pas celles qui dénoncent les « collègues » mais ces derniers !

Arrêtons-là ce florilège ! Ces soutiens aussi excessifs qu’intempestifs transforment, dans le cas de Hulot, un fait « prescrit » en absence de fait, lequel devient alors une « rumeur » malveillante. Si aux yeux de nos ministres et du chef de l’Etat, il ne s’est rien passé, si donc Hulot dit la vérité, c’est que, corollaire inévitable, Pascale Mitterrand ment, qu’elle affabule ou qu’elle était consentante. Mais ils n’en savent rien et n’en sauront jamais rien, car, contrairement à ce que prétend Nicolas Hulot, la justice n’est pas passée, il n’y aura donc ni enquête ni jugement. Sauf du fait de Nicolas Hulot lui-même dont il semble qu’il vienne de se tirer une balle dans le pied en portant plainte pour diffamation contre Ebdo qui a publié l’enquête. Un accusé de diffamation a deux moyens de se disculper : prouver ce qu’il avance ou plaider la bonne foi. Le magistrat instructeur devra nécessairement convoquer et interroger la victime afin de vérifier ses dires publiés dans le journal. Le déballage que ne souhaite pas Hulot aura donc lieu. On imagine mal que la jeune femme dise maintenant qu’il ne s’est rien passé de criminel il y a 20 ans et qu’elle n’a déposé plainte en 2008 que pour embêter le futur ministre…

Guy Rouvrais

Article paru dans Présent daté du 15 février 2018

«France, pays de race blanche» : Nadine Morano persiste !

14/02/2018 – FRANCE (NOVOpress)
La conseillère politique des Républicains a maintenu ses propos affirmant que la France est un « pays de race blanche ». Patrick Cohen, sur la radio de l’oligarque Lagardère, l’accusait d’avoir « dérapé » lors de ses précédentes déclarations en 2015.

Rappelons que ces déclarations lui avaient coûté sa place de tête de liste départementale aux élections régionales.

Face au journaliste inquisiteur, elle a cette fois sorti le tome 1958-1962 des Mémoires du général De Gaulle et lui en a recommandé la lecture. Rappelons le passage de ces Mémoires : « Toutes [les nations qui peuplent l’Europe] étant de même race blanche, de même origine chrétienne, de même manière de vivre, liées entre elles depuis toujours par d’innombrables relations de pensée, d’art, de science, de politique, de commerce, il est conforme à leur nature qu’elles en viennent à former un tout, ayant au milieu du monde son caractère et son organisation. »

Nadine Morano a également maintenu ses propos au sujet du développement de l’islamisation de la France : “Oui, nous avons un problème avec l’islam“.


Les premiers candidats aux bobards d’or sont connus

14/02/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
La 9ème édition de la cérémonie des Bobards d’Or se tiendra le 12 mars prochain. Comme à chaque printemps, seront distingués les journalistes qui ont le mieux désinformé au nom de leur idéologie politiquement correcte. La pré-sélection des bobards en lice nous est déjà dévoilée.

Pour le « Bobard protéine », c’est un trio féminin qui est en concurrence pour la récompense.

10 jours avant son décès, l’anthropologue militante Françoise Héritier relayait la thèse d’une de ses étudiantes. D’après cette étude, les hommes auraient organisé une carence en protéine chez les femmes en les en privant. D’où la différence de taille entre les deux sexes.

Une théorie reprise tout de go par notre trio de candidates au Bobard d’or : Aude Lancelin, Lisa Beaujour et Nora Bouazzouni. Chacune s’appuyant uniquement sur la thèse en question pour unique source.

Fort heureusement, d’autres médias plus consciencieux ont jugé bon de chercher la contradiction.

Solveig Mineo a noté, sur le site Bellica, qu’aucun spécialiste en biologie évolutive n’avait soutenu cette théorie. Tandis que Peggy Sastre de Slate est allée interroger quelques personnalités en la matière. Pour eux, c’est sans appel, cette thèse est peu sérieuse et ridicule.

Cependant, aucun correctif n’a été publié par les désinformatrices et les vidéos de propagande soutenant cette étude, vues de très nombreuses fois, restent en ligne. Dans cette histoire, il est inquiétant de voir des journalistes s’emballer pour une théorie qui flatte leur idéologie, sans jamais vérifier la plausibilité de l’information.

Comment assister à la 9ème cérémonie des Bobards d’Or du 12 mars 2018 ?

La cérémonie aura lieu à 19h30, au théâtre du Gymnase Marie-Bell, 38 boulevard de Bonne Nouvelle, Paris 10e. La billetterie est ouverte et accessible via le site des Bobards d’Or. Vous pouvez aussi rejoindre l’événement sur Facebook créé pour l’occasion. Enfin, vous pourrez bientôt voter pour sélectionner les meilleurs bobards que le public départagera le 12 mars.

Contre la soviétisation du numérique, touche pas à mon net !

Depuis quelques années, un phénomène se met en place, une censure progressive et de plus en plus réelle. On peut s’interroger: que lira-t-on dans dix ans ? Y aura-t-il encore des opposants ?

L’homme est d’abord un être rationnel. Disons d’emblée qu’aucune censure ne peut, n’a pu et ne pourra empêcher de penser et d’agir autrement. C’est même la grande leçon des totalitarismes du 20ème siècle. Et pourtant, nous sommes inquiets ? La censure en cours ne va-t-elle pas handicaper les esprits libres et retarder les espérances ?

Paradoxalement, c’est la presse officielle qui semble en pâtir en perdant non seulement des lecteurs mais aussi toute crédibilité. En fait, la grande presse se tire une balle dans le pied en se faisant le relais officiel de l’apologie des censeurs ? Tout ce qui remet en cause l’idéologie officielle n’a plus sa place sur YouTube. Il faut donc le souligner : pour la première fois, nous n’avons plus affaire à une censure verticale, la censure d’État, une censure gouvernementale qui était rendue possible par tout un arsenal de mesures et de lois criminalisant les idées ou les thèses historiques (lois Pléven et Gayssot) et restreignant classiquement la liberté d’expression mais nous avons affaire à une censure horizontale qui passe par des entreprises privées, les grandes plates formes numériques du web qui opèrent dorénavant un rôle de censeur des opinions .

Aux États-Unis, YouTube a par exemple fait savoir que le contenu publié par RT serait systématiquement pénalisé dans les référencements. Les reportages de Russia Today, ses contenus, ses vidéos seront donc handicapés puisque le public y aura plus difficilement accès. On assiste donc bien en quelque sorte à la soviétisation du numérique et ceci ne peut tromper aucune personne avertie de la spécificité du web depuis le début à savoir le principe fondateur de l’open internet, de l’internet ouvert. C’est la fin d’une époque.

En France, les journalistes du Monde ou de L’Express sont devenus les vecteurs de campagnes systématiques de dénigrement des idées non conformes. Du coup, la grande presse française a choisi d’engager la bataille qu’elle perdra logiquement en rentrant en guerre contre l’éradication de toute pensée nouvelle et émergente. Ainsi, la presse française meurt chaque jour de la verticalité d’Etat, de sa subordination aux élites politiques et financières qui nous gouvernement. Les journalistes déjà quasi fonctionnaires, formés dans les écoles du journalisme aux réseaux lexicaux des non-dits et du camouflage sémantique se convertissent en gardiens humanitaires du net. Ainsi, le paysage médiatique français se retrouve complètement cadenassé et ne trouve d’autre issue que dans la culture des blogueurs et des sites alternatifs de réinformation.

Comme La Pravda d’hier, Le Monde crache ainsi son venin et les télégraphistes de la post-vérité en appellent à la répression de tous les dissidents. Avec la chasse aux fake news, on monte d’un cran, on horizontalise en quelque sorte l’inquisition. On tente la fermeture des canaux de diffusion.
C’est rigoureusement impossible à moins de changer d’époque

Nous sommes à l’ère numérique. A la Renaissance, on ne put rien faire contre la révolution de l’imprimerie et la diffusion des livres. Il apparaît évident qu’en 2018, rien ne pourra arrêter le déploiement du numérique. Les imprimeurs révolutionnaires ou réformés d’hier sont les hackers d’aujourd’hui et surtout de demain. Arrêtez la musique d’internet, c’est fermer le village global. On ne saurait vouloir ralentir ou supprimer la propagation du web. De plus, l’ère numérique a pour présupposé l’innovation et la créativité permanente avec une ubiquité des données qui exige la liberté d’opinion totale et c’est même l’instinct de conservation du système cybernétique lui-même. Sans ce principe de l’ouverture et de la création libre de contenus, la richesse numérique ne saurait être produite.

Twitter est allé plus loin en affirmant qu’il ne se contentera plus de purger les contenus écrits mais qu’il irait jusqu’à purger les utilisateurs malveillants. En se transformant en nouveaux bureaux politiques de la bien pensance humanitaire, toutes ces plates formes sont à terme condamnées par principe dans la nouvelle économie numérique.

Si votre engagement viole les conditions et les clauses de la charte de YouTube ou de Facebook, vous seriez exclu de leur plate-forme mais une plate-forme ne saurait se réduire à une police d’assurance fut-elle politique ou philosophique et une telle dérive inquisitoriale se retournera contre le principe même de la diffusion libre et du moteur algorythmique.

On est donc passé du tribunal de salut public, à la délation politique explicitée et légitimée par les journalistes et l’idéologie de la démocratie globale, directe et instantanée.

La répression et la censure auront beau se développer sur la toile, les contre-mesures se renforceront

Michel Lhomme

Texte repris de Metamag

Ivan Rioufol : « L’idéologie islamiste totalitaire est en train d’envahir non seulement la twittosphère, mais aussi le débat, au point de faire reculer des journalistes »

14/02/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Vendredi dernier, sur CNews, le journaliste Ivan Rioufol s’est étonné de voir la chanteuse Mennel « enturbanée, alors que les Iraniennes se battent pour enlever le voile », et a déclaré qu’un « voile, aujourd’hui, porté à la télévision, c’est un signe politique ».

Ces propos ont déclenché une polémique sur laquelle le journaliste revient au micro de Boulevard Voltaire.


L’Alternativ für Deutschland s’apprête à lancer sa propre chaîne de médias

14/02/2018 – ALLEMAGNE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Alice Weidel, députée de l’Alternativ für Deutschland, a déclaré lors d’une interview que son parti allait lancer sa propre chaîne d’information. Elle avance que cette décision est “la seule solution tant que l’AfD reste ignorée par de nombreux médias et délibérément calomniée par des fake news”. Une chaîne télévisée disposant d’une équipe de 20 personnes serait donc lancée en avril, avec comme but d’émettre 24 heures sur 24.

Le point de vue du parti sur les actualités allemandes ainsi que des messages et sujets chers à l’AfD seraient donc diffusés.

La fédération allemande du journalisme s’est évidemment outrée de cette initiative, déclarant que cela s’apparentait à de la propagande.

Nul-doute que les sympathisants de l’AfD dont le nombre augmente de jour en jour en Allemagne vont se réjouir de cette nouvelle qui leur offrira une alternative aux médias traditionnels allemands et leur discours aseptisé.

La Brigade anti-négrophobie contre le carnaval de Dunkerque, par Caroline Parmentier

On ne pourra bientôt plus se déguiser qu’en hétérosexuel blanc, ça va être sympa les carnavals…

Après le scandale Griezmann, contraint de s’excuser pour s’être grimé en basketteur noir (en hommage à son équipe de basket-ball américain préférée, les Harlem Globe Trotters), après la « crinière de lionne » de Miss France, les antiracistes obsessionnels s’en prennent au carnaval de Dunkerque et demandent son annulation. Dans le collimateur, l’une des manifestations de l’ancienne cité corsaire, la « Nuit des Noirs » durant laquelle les festivaliers se maquillent et portent pagnes et coiffes de plumes. Une tradition qui existe depuis cinquante ans.

La Brigade anti-négrophobie (c’est vraiment son nom) dénonce une fête « insultante » : « Avec ce genre de représentation, on fait perpétuer le racisme dont nous sommes victimes au quotidien », explique Lollia Franco, responsable de la Brigade. « On peut se déguiser en Noir mais pas avec des os dans le nez et de grosses lèvres rouges. On peut mettre une tenue zouloue sans être obligé de se grimer. Ce qui pose problème, c’est l’idée de singer, de se moquer. Ici, on justifie le lynchage d’une communauté. La France est porteuse d’un héritage colonial que l’on ne peut ignorer. »

On notera la rengaine obsédante de l’esclavage et du colonialisme, vieilles lunes dont les « assoces » utilisent en 2018 les inusables et bien pratiques « séquelles », qui tiennent lieu de fonds de commerce. Le seul terme de « Brigade » est en lui-même hallucinant, comme s’il existait en France un réel péril anti-Noirs qu’il faut combattre au moyen d’un escadron spécial.

Le maire divers gauche de Dunkerque, Patrice Vergriete, défend la « tradition séculaire » de son carnaval, « souvent considéré comme le plus important et le plus déjanté de France » qui réunit à chaque édition plusieurs dizaines de milliers de personnes. « Une femme devient homme et un homme porte robe et perruque, un ouvrier joue les banquiers, un athée se fait ecclésiastique, un Blanc se fait Noir, un bon bourgeois se mue en bagnard », énumère-t-il. « Dans ce contexte, les quelques procureurs, heureusement sans beaucoup d’écho, qui, de leurs bureaux parisiens, instruisent contre notre ville un procès en racisme, sont dans le meilleur des cas à côté de la plaque et dans le pire, qui n’est pas à exclure, d’une crasse mauvaise foi. »

Après les menaces d’internautes sur les réseaux sociaux, la mairie réfléchit néanmoins à une sécurisation plus importante du palais des Congrès en mars prochain.

La Brigade anti-négrophobie ne doit pas en rester là. Malgré diverses interventions, Tintin au Congo n’a toujours pas été retiré de la vente et Hergé n’a pas été rayé de la mémoire commune. Il faut évidemment supprimer « les années noires », de sinistre mémoire, l’expression « une journée noire » (en cas de grève de transports), les grands départs de vacances classés « noirs ». Sans oublier de débaptiser le Pata Negra.

Caroline Parmentier

Article paru dans Présent daté du 14 février 2018

Éric Zemmour : “40 ans après, enfin la mise à mort du pédagogisme à l’école ?”

13/02/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Le rapport Villani a été présenté lundi 12 février pour restaurer le niveau en mathématiques des élèves français. Et jeudi 15 février, on en saura plus sur la prochaine réforme du baccalauréat.

Chaque jour est un jour de souffrance. Chaque jour est une torture quotidienne. À Chaque jour sa catastrophe. À chaque jour son offense, son humiliation. Un jour, c’est la méthode syllabique, le bon vieux b.a-ba, qui revient en majesté. Un autre jour, la dictée. Et maintenant les quatre opérations. Même la division, dès le cours préparatoire !

Demain, peut-être la fin du Bac dans une pochette surprise ? Et pourquoi pas la sélection à l’université ? C’est trop de douleur. Entendre un membre de la commission Villani dire : “L’objectif de la mission est de rompre l’engrenage dans lequel l’enseignement est plongé depuis quarante ans”. C’est plus qu’ils n’en peuvent supporter.

L’engrenage, c’est eux. Quarante ans, c’est la durée de leur règne sur l’école. Depuis les années 70 jusqu’à aujourd’hui. Presque aussi long que le règne de Louis XIV. Au temps de leur splendeur, on les appelait les “pédagogistes”.

Ils auraient du se méfier. Dans l’école d’avant, on apprenait que la roche Tarpéienne était proche du Capitole. La chute du sommet. Blanquer est leur bourreau. Blanquer est leur tortionnaire.

Il les oblige à démissionner de tous leurs lieux de pouvoir. Il reconstruit pierre après pierre l’école d’avant qu’ils ont tant haïe. Il habille ce projet authentiquement réactionnaire des oripeaux de la modernité scientiste.