Le pouvoir d’achat, tube politique de l’été

pouvoir achat

Le tube politique de l’été c’est le pouvoir d’achat ; à ne pas confondre avec le pouvoir d’Aïcha comme disait l’humoriste Smaïn, dans l’un de ses sketchs. Le pouvoir d’achat voilà la préoccupation majeure des Français depuis l’élection présidentielle. C’est du moins ce que nous disent en boucle les instituts de sondage, les médias et les politiques, trop contents d’évacuer les sujets qui fâchent, notamment l’insécurité, le grand remplacement, l’OTAN ou le grand déclassement français. Avec la guerre en Ukraine, le pouvoir d’achat a donc permis de formater les élections présidentielle et législatives dans le sens souhaité par le Système.
Une tribune signée Michel Geoffroy,.

Pouvoir d’achat : de qui se moque-t-on ?

Emmanuel Macron a fait campagne sans programme mais avec un chéquier : des problèmes ? Hop, voilà des millions ! Les autres candidats ont promis eux aussi de sortir leurs chéquiers.

Et voilà qu’un gouvernement sans majorité s’empresse de présenter un projet de loi sur le pouvoir d’achat qui contiendrait 20 Mds de mesures.

Mme Borne ne peut faire autrement , il est vrai : pour survivre politiquement il lui faut faire du consensuel. Alors elle promet une « indemnité carburant », une aide alimentaire, une augmentation des pensions, des fonctionnaires, des prestations sociales, un relèvement des bourses, une baisse des cotisations sociales des indépendants, la fin de la redevance de l’audiovisuel, de moindres hausses de loyer, une augmentation de la prime exceptionnelle de pouvoir d’achat ….

Qui dit mieux ? Finalement le pouvoir d’achat c’est facile : il n’y a qu’à promettre. Le Bloc Populaire sera content.

Mais de qui se moque-t-on ? Des Français bien sûr.

Comment financer ces promesses ?

D’abord comment ces promesses et ces annonces sont-elles financées, en admettant qu’il ne s’agisse pas du simple recyclage de mesures déjà actées, une pratique habituelle des gouvernements, consistant à faire du neuf avec du vieux ?

Durant la campagne présidentielle, Eric Zemmour avait pourtant averti : méfiez-vous de ceux qui promettent de vous verser des chèques, car c’est votre argent en réalité qui les financera ! Car l’argent magique n’existe pas.

Nous y sommes.

Car s’il s’agit bien en effet de dépenses nouvelles pour le budget de l’État, les comptes sociaux ou les établissements publics, alors il faudra les financer soit en réduisant d’autres prestations, soit en augmentant les prélèvements publics. Comme la France est déjà le premier pays de l’OCDE pour le poids de l’impôt, les contribuables potentiels apprécieront.

Soit on financera en augmentant une nouvelle fois la dette publique qui atteint déjà 2900 Mds € -un détail bien sûr-ou par création monétaire, comme le fait si bien la BCE, puisque la valeur de l’euro est au plus bas depuis 20 ans.

En d’autres termes l’impôt, les taxes, la CSG ou l’inflation auront tôt fait d’effacer les effets mirifiques du projet de loi sur le pouvoir d’achat que nos parlementaires vont certainement voter avec entrain.

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Folies fiscalistes, par Jean-Gilles Malliarakis

piketty

On a commencé ce 18 juillet à l’Assemblée nationale un débat sur le projet de loi gouvernemental supposé compenser, par 20 milliards d’aides ciblées, les pertes de « pouvoir d’achat » résultant de la hausse des prix. Les travaux parlementaires seront une fois de plus perturbés par l’avalanche des quelque 1 100 amendements déposés en 48 heures.

Dans la pratique cependant, il est à peu près clair que personne n’ose envisager vraiment de remettre en cause ni la revalorisation à hauteur de 4 % des retraites et des minima sociaux ou celle de 3,5 % sur les aides au logement, quand les chiffrages officiels reconnaissent une dérive des prix d’au moins 5 %, ni même le triplement de la fameuse « prime Macron ». En revanche, un autre débat suivra, qui le conditionne, autour du budget rectificatif supposé « financer » toutes ces générosités compensatrices. Or, l’article 40 de la constitution interdit en principe, aux députés, toute proposition de dépense nouvelle qui ne serait pas couverte par une recette correspondante : sur ce principe, le gouvernement s’assoit en général allègrement puisque depuis quelque 50 ans aucune loi de finances n’est équilibrée en France.

Car dans le même temps, la coupure de la ristourne de 18 centimes sur le carburant en octobre, la fin du bouclier tarifaire à l’horizon 2023 illustrent le passage systématique à ce que le gouvernement évoque désormais comme des « aides ciblées » en réponse à la flambée des prix de l’énergie et la baisse du pouvoir d’achat.

Ceci veut dire que, sous prétexte de venir en aide à 8 millions d’habitants de l’Hexagone, on s’apprête une fois de plus à faire payer les classes moyennes, cet ensemble de catégories les plus diverses englobant les 2/3 des Français.

À cet égard Véronique Louwagie, députée de l’Orne, hélas peu connue du grand public, interrogée par Louis de La Houplière ce 13 juillet dans Valeurs Actuelles, répondait à la question fondamentale : « Bruno Le Maire a confirmé une politique d’aides ciblées à partir de janvier 2023, le gouvernement verserait alors une aide économique en fonction du revenu des ménages. Est-ce judicieux ? »

Face aux absurdités du pouvoir technocratique si bien représenté par Bruno Le Maire, – toujours si péremptoire – elle dénonce notamment le phénomène bien connu de l’impôt cumulatif sur l’impôt la TVA qui s’applique sur toutes les taxes parafiscales qui existent au niveau de l’électricité, du carburant et du gaz. Elle affirme par conséquent : « la seule réponse durable que nous proposons c’est d’aller vers des diminutions de taxes de manière générale ».

Une voix et un discours que l’on n’entend pas assez. Dans notre pays l’augmentation du pouvoir d’achat, qui suppose une augmentation de la productivité, passe d’abord par une réduction des prélèvements obligatoires. Et par conséquent une réduction des dépenses démagogiques.

On ne s’étonnera pas qu’opposé à cette doctrine de bon, faux-économiste « à la française », en tête des manipulateurs des statistiques se retrouve un Piketty. Dans un nouveau livre à la gloire de l’Égalité il répartit nos compatriotes en trois catégories : une moitié théorique des 50 % de « pauvres », une minorité de 10 % de « riches », les « classes moyennes » étant ramenées à 40 %. Un tel découpage, totalement arbitraire, ne repose sur rien, dans un pays par exemple, où 60 % des citoyens sont propriétaires de leur logement. Mais il a une fonction politique et psychologique : celle de justifier les hausses d’impôts, sachant que, depuis Hollande, 57 % des électeurs ne payent pas l’impôt sur le revenu mais sont supposés décider de son montant.

La réalité finale fait qu’en dehors même de cet impôt sur le revenu, tout le monde en France paye trop d’impôts, sous des formes diverses. La matière la plus imposée est finalement le travail, du fait de la sécurité sociale monopoliste dont le budget dépasse, depuis la réforme constitutionnelle Juppé-Chirac de 1996, celui de l’État.

Depuis 10 ans maintenant j’ai proposé qu’un débat se déroule effectivement, franchement et pourquoi pas courtoisement, entre le livre rouge de Piketty, qui se conclut par « place au débat », et s’intitule « pour une révolution fiscale ». Ma modeste réponse prit la forme d’un petit livre bleu « pour une libération fiscale ».

Je présumais, certes, que cet auteur à succès, enfermé dans les certitudes du sectarisme de gauche ne répondrait pas au modeste exercice de style d’un adversaire de droite.

Le glorieux Piketty a, depuis, publié un autre livre, pratiquant l’intimidation par le nombre de ses 970 pages, « le Capital au XXIe siècle » dont l’ambition est annoncée dans le titre lui-même… reprendre le « chef-d’œuvre », Das Kapital, que Marx lui-même a mis 30 ans à ne pas écrire et que son ami Engels achèvera artificiellement après sa mort

Son livre est tellement gros que, commercialisé à des dizaines de milliers d’exemplaires, aucun insomniaque ne peut prétendre l’avoir lu jusqu’au bout. Quelques économistes américains se sont employés courageusement à en relever toutes les impostures méthodiques, peine perdue.

Ses oracles continuent d’inspirer hélas dans notre pays les délires fiscalistes qui le ruinent.

Jean-Gilles Malliarakis

Article paru sur le site de L’Insolent

La députée Panot ou la misère intellectuelle, par Philippe Bilger

Mathilde Panot

Ils devraient tous avoir honte. Mathilde Panot, la présidente du groupe parlementaire LFI, a tweeté : “Il y a 80 ans, les collaborationnistes du régime de Vichy ont organisé la rafle du Vél d’Hiv. Ne pas oublier ces crimes, aujourd’hui plus que jamais, avec un président de la République qui rend honneur à Pétain et 89 députés RN”. Je pense que presque tous les députés ont eu conscience de l’absurdité et de l’indignité de cette relation entre la rafle du Vél d’Hiv, Emmanuel Macron (et son “honneur” prétendu à Pétain) et les 89 députés RN. Ils savent en effet que le président de la République a rappelé que Philippe Pétain n’avait pas été seulement le personnage honteux du régime de Vichy mais aussi “le grand soldat” de Verdun, ce qui est une évidence. On a encore le droit de ne pas mettre l’ensemble d’une destinée historique dans le même sac !

Je ne doute pas que derrière les affrontements de façade, le consensus existe sur la perversion historique, politique et intellectuelle de ce tweet que Mathilde Panot s’est entêtée tristement à justifier. Alors pourquoi s’est-elle laissée aller, en un jour de recueillement et de mémoire, à cette outrance choquante ? Parce que LFI aurait pour dessein de pousser au paroxysme le climat démocratique et d’organiser délibérément une frénésie parlementaire ? C’est le point de vue qui a été développé, notamment par François Kalfon et Jean-Loup Bonnamy, dans L’heure des pros, animée par Eliot Deval le 18 juillet sur CNews.

Solidarité gênante

Au risque d’apparaître naïf, j’ai émis une contradiction et me suis davantage attaché à l’inexpérience et à la personnalité de Mathilde Panot. Sans une once de mépris, je relève qu’on lui a confié une charge parlementaire très importante et qu’à l’évidence elle ne semble pas à la hauteur de cette mission. On ne peut pas considérer que l’extrémisme du verbe et le manichéisme délétère de la pensée constituent une force dans le rôle qui lui a été attribué. Je n’ai pas envie de supposer que d’une certaine manière, alors que tant d’autres auraient été plus adaptés à cette responsabilité, on l’a abandonnée en rase campagne parlementaire. On est assuré certes, et Jean-Luc Mélenchon le premier, que Mathilde Panot ne fera d’ombre à personne. Malgré son énergie indiscutable et le soutien que LFI et, avec quelques exceptions, la Nupes lui ont apporté, je crains qu’à l’avenir se coagulent la partialité partisane et sa maladresse personnelle.

Pourquoi ai-je écrit que tous devaient avoir honte ? Était-il fatal que des personnalités reconnues de LFI, par exemple Alexis Corbière qui a été professeur d’Histoire pourtant, Manuel Bompard et Clémence Guetté, connaissant la vérité historique, se placent mécaniquement derrière Mathilde Panot et n’aient pas l’objectivité nécessaire pour dénier ce que leur présidente de groupe avait osé affirmer ? Est-il normal qu’une Clémentine Autain que j’ai appréciée en dehors du contexte politique se soit tue et n’ait pas rectifié ? Faut-il que la solidarité aille jusqu’à assumer l’inacceptable ? Était-il inévitable qu’Olivier Faure, à nouveau – comme pour le “la police tue” de Jean-Luc Mélenchon – murmure une si faible contradiction ? Il a seulement regretté que les mots de Mathilde Panot aient été prononcés ce jour-là… tout en pourfendant vigoureusement la macronie !

Lâcheté collective

Si on continue sur ce registre dégradant d’une sorte de guerre civile instillant son poison sectaire et approximatif dans l’espace démocratique, l’urbanité républicaine, qui n’interdisait pas l’affrontement vigoureux sur le fond mais concentrait l’attention sur lui, ne sera plus qu’une nostalgie. Je sais bien que cette lâcheté collective qui conduit chacun dans son camp à valider le pire, résulte de l’étau dans lequel un Olivier Faure par exemple s’est placé lui-même : soutenir l’insoutenable pour ménager son futur politique.

Je devine qu’on va m’opposer que les choses étant ce qu’elles sont, il faut arrêter de rêver et être réaliste. Pourtant, je déteste profondément cette posture qui consiste, sans réfléchir, à dénoncer par principe ou à applaudir par réflexe. LFI, cela signifierait-il “la France inconditionnelle” pour Eric Coquerel comme pour Mathilde Panot ?

En tout cas, cette dernière ne devrait pas être la seule à être stigmatisée. Les autres, complices par soutien malvenu, aussi !

Tribune reprise de Causeur

Une de Valeurs Actuelles – Les héros du patrimoine : face au grand abandon, ceux qui se dressent pour éviter que ne disparaisse notre héritage

[Interview] Viktor Orbán sur les sanctions contre la Russie : « L’économie européenne s’est tirée une balle dans les poumons »

Viktor Orbán

Nous vous proposons de découvrir ci-dessous la traduction française de l’interview donnée par le Premier ministre de Hongrie, Viktor Orbán, lors de l’émission Good Morning Hungary, animée par Zsolt Törőcsik. L’occasion de découvrir le point de vue du dirigeant hongrois sur la crise majeure qui frappe aujourd’hui l’Union Européenne du fait de la situation en Ukraine.

Zsolt Törőcsik : La situation des prix de l’énergie en Europe occidentale devient de plus en plus intenable, et ce n’est vraiment pas une question de quantité d’énergie disponible, mais de savoir s’il y a de l’énergie tout court. Je ne pense pas que beaucoup d’entre nous aient cru que la pandémie serait suivie d’une crise encore plus grave, et que la situation là-bas toucherait également la Hongrie. Dans quelle mesure cela est-il impactant ?

Viktor Orbán : Nous assistons effectivement à une guerre des prix de en Europe. Le jeudi 24 février – si je m’en souviens bien – personne n’aurait pensé que ce qui était apparu n’était pas simplement un conflit ou une guerre entre l’Ukraine et la Russie, mais qu’une ère se terminait et que nous entrions dans une nouvelle phase de l’histoire européenne : une ère de guerres. Et cela a un impact. Il est vrai que la Hongrie essaie de rester en dehors de cette guerre, et nous devons rester vigilants afin de veiller à ce que le conflit armé ne s’étende pas à la Hongrie. Mais nous devons aussi reconnaître que cette guerre ne se déroule pas seulement sur les lignes de front, mais aussi dans l’économie mondiale – ou du moins dans l’économie européenne ; et nous devons reconnaître qu’une partie de cette guerre est l’augmentation des prix de l’énergie, avec une inflation de guerre, des prix de guerre, et que cela remet en question tout ce à quoi nous sommes habitués. Nous pouvons dire que nous avions une vie moderne et sûre, et les conditions de base pour cela existaient dans toute l’Europe.

Bien sûr, certains gouvernaient mieux que d’autres, d’autres moins, mais rien ne remettait en cause les conditions de base de la vie en Europe. Aujourd’hui, cependant, nous devons nous battre pour tout ce que nous avons considéré comme acquis. Il y aura deux grandes batailles ici, dont la première est en train de se dérouler. Il s’agit de la lutte pour l’énergie, pour freiner l’augmentation du coût de la vie, pour des prix des services publics tolérables. Mais il y aura aussi une bataille pour l’emploi. En effet, toutes les prévisions sur lesquelles je me base, les études et les analyses internationales, montrent que l’effet combiné de la politique de sanctions et de la guerre entraînera l’entrée en récession de l’économie européenne, en d’autres termes, le début d’une contraction ou d’une baisse des performances. Il y a toujours une pénurie de main-d’œuvre en Hongrie, mais je conseille à tous ceux qui ont un emploi et un travail de le valoriser et de tout faire pour le conserver ; car dans les mois à venir, nous pouvons nous attendre à un ralentissement de l’économie européenne

Zsolt Törőcsik : Mais nous sommes toujours dans la première bataille pour l’énergie. Il n’y a pas si longtemps, les Russes ont déclaré que l’exploitation de Nord Stream ne pouvait être garantie, et hier, le président Macron a déclaré que nous devions nous préparer à l’éventualité que le gaz russe cesse de circuler. Ici, en Hongrie, devrions-nous avoir davantage peur que l’énergie soit chère, ou qu’il n’y en ait pas ?

Viktor Orbán : La guerre a fait quintupler les prix de l’électricité et sextupler les prix du gaz. Maintenant, il y a des pays qui s’engagent dans la politique de sanctions. Le plus important serait que Bruxelles se rende compte qu’une erreur a été commise. Non seulement la politique de sanctions n’a pas répondu aux espoirs qui avaient été placés en elle, mais elle a eu l’effet inverse de celui escompté. Ils pensaient que la politique de sanctions ferait plus de mal aux Russes qu’aux Européens. Cela ne s’est pas produit, et nous avons été plus touchés. Ils pensaient que la politique de sanctions pourrait être utilisée pour raccourcir la guerre, avec la possibilité d’obtenir un succès rapide en affaiblissant la Russie. Cela n’a pas fonctionné non plus et, loin de réduire le conflit, de nous rapprocher de sa conclusion, la guerre s’éternise. Et la politique de sanctions ne peut en aucun cas nous y aider. Je dois dire qu’au début, je pensais que nous nous étions tirés une balle dans le pied, mais maintenant il est clair que l’économie européenne s’est tirée une balle dans les poumons, et partout nous voyons qu’elle est à bout de souffle. Dans certains pays, cela signifie qu’il n’y aura pas d’approvisionnement en énergie, pas de gaz naturel ; dans d’autres pays, il y aura du gaz, mais le prix sera très élevé.

Notre situation sera la seconde, car nous avons pris des décisions qui nous permettent d’obtenir la quantité d’énergie nécessaire. La question est de savoir combien de temps nous pourrons maintenir le coût de cette énergie dans des limites tolérables. Nous avons dû déclarer l’urgence énergétique, ce que nous avons fait lors du Conseil des ministres de mercredi. Vos auditeurs ont beaucoup entendu parler de cela, mais peut-être moins du fait que j’ai également ordonné la création d’un groupe opérationnel, qui sera dirigé par Gergely Gulyás. Sa tâche sera de mettre en œuvre ces décisions, ces décisions d’urgence en matière d’énergie, et d’en élaborer de nouvelles si nécessaire. Nous avons augmenté la production nationale de gaz naturel – ou demandé aux entreprises de l’augmenter. Il y a un débat sur la question de savoir si cela est même possible. J’ai écouté ce débat et voici la décision que nous avons prise : augmenter la production – notre propre production nationale – de 1,5 milliard de mètres cubes à 2 milliards. Nous avons autorisé le ministre des affaires étrangères, M. Péter Szijjártó, à acquérir de nouvelles réserves de gaz naturel, et il est déjà en passe d’obtenir 700 millions de mètres cubes de gaz supplémentaires. Nous avons imposé des interdictions d’exportation aux transporteurs d’énergie, à l’exception bien sûr des réserves que nous stockons pour d’autres sur une base locative. Nous fournirons ces quantités aux parties qui louent ces installations de stockage – car, après tout, nous sommes Hongrois. J’ai dû ordonner une augmentation de la production de lignite : actuellement, deux unités alimentées au lignite fonctionnent dans notre centrale électrique de Mátra, et deux autres sont en réserve ; j’ai dû ordonner l’activation de ces deux dernières unités. Nous avons également dû ordonner la prolongation de la durée de fonctionnement des unités déjà en service à la centrale nucléaire de Paks. Enfin, pour maintenir les réductions des charges des ménages, nous avons dû nous tourner vers une consommation supérieure à la moyenne. En d’autres termes, en essayant de préserver les réductions des charges des ménages, nous avons dû prendre une décision qui garantit que les réductions continueront à s’appliquer à ceux qui consomment une quantité moyenne d’énergie, tandis que ceux qui consomment plus que la moyenne devront payer le prix du marché pour cette énergie – ou essayer de réduire leur consommation en dessous du niveau moyen s’ils le peuvent. Je demande respectueusement aux Hongrois et aux familles qui consomment plus que la moyenne de reconnaître que nous sommes maintenant obligés de faire payer le vrai prix pour une consommation supérieure à la moyenne ; si nous ne le faisons pas, toute la politique de réduction de la facture énergétique des ménages devra être abolie.

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« Le ministère de l’Intérieur n’a aucune stratégie face à la délinquance », explique Sébastien Roché, directeur de recherche au CNRS, à l’heure où une nouvelle flambée de délinquance frappe la France

Face à l’échec du principe de laïcité : l’impératif d’identité, par Bruno Mégret

Bruno Mégret

Le discours officiel tenu sur l’immigration, l’islam et l’intégration repose essentiellement sur le principe de laïcité. Une antienne laissant à croire que l’antagonisme séparant l’immigration extra-­européenne du peuple français se réduirait à cette notion et que tous les problèmes liés au fameux « vivre ensemble » seraient résolus si les immigrés se ralliaient à cet étendard.
Par Bruno Mégret, polytechnicien, haut fonctionnaire, essayiste.

Rien n’est plus faux. Car, s’il n’est pas question ici de contester le concept de laïcité qui instaure la séparation des églises et de l’État, concept qui appartient à notre patrimoine philosophique depuis des lustres, force est cependant de constater qu’il se révèle totalement inopérant pour clarifier les enjeux liés aux questions migratoires. Le discours sur la laïcité présente en effet trois failles majeures.

Immigration : le principe de laïcité est néfaste et inopérant

La référence à la laïcité conduit d’abord les acteurs du Système à placer toutes les religions sur un pied d’égalité. Une pratique qui assure à l’islam, présent sur notre sol depuis quelques décennies seulement, une promotion extraordinaire le hissant au même niveau que le christianisme, lequel a façonné notre civilisation pendant près de quinze siècles. De ce point de vue, le discours officiel sur la laïcité apparaît donc néfaste puisqu’il conduit à pénaliser notre identité tout en favorisant celle des nouveaux venus.

Ensuite, la laïcité s’avère être un instrument doctrinal difficile d’emploi quand on en vient à vouloir l’appliquer aux réalités concrètes. Le burkini est-­il ou non conforme au principe de laïcité ? Le débat ne cesse d’être rouvert. S’agissant du voile à l’école, les textes qui l’interdisent ne le nomment même pas explicitement, utilisant à la place la formule « signes religieux ostentatoires ». En vérité, le principe de laïcité est inopérant et laisse donc d’innombrables polémiques s’instaurer à propos de chaque nouvelle manifestation publique de l’identité musulmane. Une confusion qui est d’ailleurs largement exploitée par les activistes islamiques et qui, de surcroît, discrédite largement le discours officiel.

Enfin, la laïcité n’est pas une thématique qui pousse à l’adhésion, au rassemblement et à la cohésion autour de notre nation. Expliquer aux jeunes musulmans que la France se résume aux valeurs de la République et principalement à la laïcité est une aberration qui ne peut susciter que l’indifférence, le rejet, voire le mépris. Notion abstraite et incompréhensible pour beaucoup, la laïcité ne peut pas servir de creuset pour transformer les immigrés en Français à part entière.

Le discours officiel fondé sur la laïcité ne peut donc conduire qu’à l’échec. Un échec qui d’ailleurs est aujourd’hui patent. Aussi faudrait-­il adopter un discours radicalement différent fondé, lui, sur le concept d’identité. Celui-­ci permettrait d’asseoir quelques principes clairs que chacun pourrait comprendre et reconnaître comme légitimes, à défaut de les admettre.

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L’affaire de Telford (Royaume-Uni) : quand le politiquement correct devient complice d’actes criminels

viols enfants

Près de 1000 enfants en ont été victimes. Alors que la pédophilie est sans doute, hormis le meurtre, le pire crime commis sur l’être humain puisqu’il porte atteinte à son intégrité physique et psychologique, qu’il blesse violemment, irrémédiablement, l’âme et le corps d’un enfant, ce scandale a été étouffé par les autorités du Royaume-Uni, police, municipalité et services sociaux pendant… trente ans. Une députée anglaise vient de livrer une enquête approfondie.

À Telford, ville moyenne de 170.000 habitants dans le Shropshire en Grande-Bretagne, des gangs organisés, soit près de 200 hommes, ont violé, drogué, torturé, prostitué, fait avorter et parfois assassiné plus de mille enfants, dont certains à peine âgés de 11 ans. « Comme dans les autres affaires similaires, les auteurs étaient très majoritairement d’origine pakistanaise et bangladaise et de religion musulmane, a écrit Steve Bird dans The Telegraph du 9 décembre 2017. Par crainte d’être considérées comme racistes, les autorités ont longtemps refusé d’enquêter ».

C’est notamment par la presse que le scandale a éclaté, palliant ainsi l’absolue et coupable inefficience des institutions. En mars 2018, le Sunday Mirror publie une enquête qui lève le coin du voile sur l’horreur : dix-huit mois d’investigations seront salués par Teresa May et déclencheront enfin, après l’insistance remarquable de la députée conservatrice Lucy Allan, une enquête approfondie dont nous sont aujourd’hui livrées les conclusions, trois ans après. La pugnacité de Lucy Allan, indéfectible soutien des victimes, a permis d’élargir une première enquête, début 2010, qui avait déjà autorisé l’identification de deux cents coupables – seuls neuf furent emprisonnés.

Pourquoi un tel retard, un tel silence pour des faits commis à très grande échelle et dont certains remontaient aux années 90 ?

Concrètement, les victimes de ces gangs indo-pakistanais étaient issues de la classe ouvrière blanche britannique. Les victimes, dont le supplice a duré de nombreuses années – jusqu’à quinze ans – étaient menacées, réduites au silence sous peine d’attaques contre leurs familles, leurs mères, leurs sœurs. Au poste de police, les rares victimes à oser briser l’omerta n’étaient pas prises au sérieux. Certains policiers parlent dans leur rapport de sexe consenti…pour des adolescentes prépubères !

Les conclusions de l’enquête commandée en 2018 par le Ministère de l’Intérieur sont accablantes.

Ce n’est pas par simple négligence, scepticisme ou manque de formation aux crimes sexuels que la police locale, pourtant alertée de nombreuses fois, a manqué à son devoir de protection des plus vulnérables. C’est par crainte de subir l’accusation, infamante entre toutes, de « racisme ». Dans la société multiculturelle britannique, la crainte des tensions raciales est bien plus grande, plus importante que l’innocence saccagée d’enfants britanniques. Cité par le Telegraph, (12/07/2022) Tom Crowther QC, qui a présidé l’enquête, a déclaré : « D’innombrables enfants ont été agressés sexuellement et violés. Ils ont été délibérément humiliés et dégradés. Ils ont été partagés et trafiqués. Ils ont subi des violences et leurs familles ont été menacées. […] Ils vivaient dans la peur et leur vie a été changée à jamais », bien que la police de West Mercia ait été consciente de ces crimes « dans le détail ». Il a ajouté « Il est impossible de ne pas se demander à quel point la vie de ces victimes d’exploitation sexuelle d’enfants au début des années 2000 – et en fait de nombreuses autres inconnues de cette enquête – aurait pu être différente si West Mercia Police avait fait son travail le plus élémentaire et agi sur ces rapports de crime. »

Ici, l’inversion des valeurs est complète, les bourreaux, par leur qualité – mais qui l’a donc décrété ?- d’immigrés extra-européens, sont a priori intouchables, quand ils ne sont pas a priori victimes de la société britannique, blanche et occidentale. L’absence de réaction de la police locale, par crainte d’être les victimes – seulement sociales, rappelons-le – de l’anti-racisme élevé au rang de dogme intangible a eu des conséquences proprement criminelles. On peut, au sens propre, parler ici de complicité de crime contre l’humain.

L’intelligentsia médiatique britannique et européenne, quant à elle, n’a pas bronché, ou si peu. Car ces atrocités, à caractère objectivement raciste et sexuel ne rentraient pas dans le logiciel MeTOO. Et le racisme anti-blanc n’existe pas ou n’est qu’un fantasme d’extrême-droite, of course.

Marie d’Armagnac

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Barbarie sanguinaire au « jardin de la France », par Maxime Tandonnet

immigration delinquance

Pendant que la classe politique et médiatique se contorsionne autour de « l’homophobie » supposée d’une ministre, ses propos sur « ces gens-là » et sur les déclarations débiles d’une misérable député d’extrême gauche concernant Pétain, la barbarie française a encore sévi, à l’aune de l’indifférence et de la banalisation. A Angers, au cœur du « jardin de la France », un réfugié soudanais de 32 ans a massacré au couteau trois jeunes gens venus de la France d’Outre-Mer pour jouer au rugby dont un mineur de 16 ans.

Les médias parlent d’une « rixe » ce qui suppose une bagarre, donc une sorte de co-responsabilité. Selon les témoignages, les trois jeunes gens avaient pris la défense d’une jeune fille importunée sexuellement par le tueur. Qu’est-ce qu’un réfugié? Une personne persécutée dans son pays d’origine et non un potentiel barbare sanguinaire.

Que faisait ce tueur à Angers? Ou est l’erreur? Ou est la faute? A ceux-là qui ferment les yeux: et si c’était votre frère ou votre fils tombé sous le couteau? Les médias parlent de rixe ou de fait divers pour banaliser un crime atroce et éluder la question de la chaîne des responsabilité qui mène au massacres de trois jeunes gens courageux ayant pris la défense d’une jeune femme. Un signe supplémentaire, un de plus, du vertigineux effondrement de ce pays dans un climat de déni et d’irresponsabilité.

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet

La droite française est-elle en état de mort cérébrale ? – Débat avec François Bousquet et Nicolas Vidal

bousquet vidal

20/07/2022 – FRANCE (NOVOpress)
La droite française est-elle en état de mort cérébrale ? En est-il de même pour la démocratie ? La grande discussion entre François Bousquet (rédac chef de la revue Eléments) et Nicolas Vidal (fondateur de Putsch.Media) : Le rôle de Marine Pen et du rassemblement national, l’échec d’Eric Zemmour, révoltes populaires et mouvement des gilets jaunes pourraient-il sauver la démocratie ?


Jugement en Allemagne : la suppression de comptes est opérée par Facebook selon des critères politiques et arbitraires

facebook

Un nouveau jugement du Tribunal régional supérieur de Hambourg dénonce l’arbitraire avec lequel Facebook supprime les publications qui ne lui conviennent pas et bloque les internautes. Ce, en dépit du fait « qu’il n’y a pas de base légale pour cela », comme le sait fort bien la plate-forme.
Revoilà les « discours de haine »

Ce jugement clôt une affaire, remportée par l’avocat Joachim Steinhöfel, spécialiste des médias sociaux, opposant une internaute à Facebook en raison d’une citation du philosophe naturaliste et publiciste catholique Joseph Görres (1776–1848), critiquant la naïveté des Allemands :

« Il n’y a pas de peuple plus gentil, mais aussi de plus crédule que les Allemands. Je n’ai jamais eu à semer la discorde entre eux. Je n’avais qu’à étendre mes filets, ils y couraient comme un gibier timide. Ils se sont entre-tués, croyant faire leur devoir. Pas un seul peuple sur terre n’est aussi insensé ; aucun mensonge ne peut être assez gros, les Allemands y croient. Pour un slogan, ils ont persécuté leurs compatriotes avec plus d’acharnement que leurs véritables ennemis ».

Facebook a supprimé la publication parce qu’elle « violait les normes de la communauté », bloquant également l’internaute sous prétexte qu’elle se serait rendue coupable de « discours de haine ». Le tribunal de Hambourg a néanmoins statué que la suppression de la publication tout comme le blocage de l’utilisatrice étaient contraires à la loi.

Les conditions générales de Facebook sont « contraires à la loi »

Les juges ont critiqué le fait que la société mère de Facebook, Meta, nonobstant une décision de la Cour fédérale de justice il y a un an, s’en tient toujours à ses conditions générales de 2018, jugées contraires à la loi allemande, les utilisant même comme fondement pour poursuivre sa pratique de suppression arbitraire. Selon les magistrats de Hambourg, le média social continue sa « pratique de sanction fondée sur des clauses et conditions générales contraires à la loi », les « normes de communication » spécifiées étant nulles.

Après le verdict, Steinhöfel a vivement critiqué la société de Zuckerberg : « Selon le tribunal régional supérieur de Hambourg, Facebook est un contrevenant délibéré et en série à la loi. Meta nivelle la liberté d’expression sur ses plates-formes, au mépris des principes de l’État de droit », a déclaré l’avocat au journal Bild ; par ailleurs, il demande au législateur de fixer « une indemnité forfaitaire pour suppression injustifiée et pour chaque jour de blocage illicite ».

Source : Junge Freiheit, 08/07/2022. Traduction : AC

Texte repris du site Ojim

«La polémique Mathilde Panot met en lumière les nouvelles méthodes de mobilisation adoptées par LFI»

Ludovine de La Rochère : « Le gouvernement et la Justice se couchent devant les associations LGBT ! »

Ludovine de La Rochère

150.000 euros pour se procurer un enfant : c’est possible en signant un contrat de gestation pour autrui (GPA). Le salon « Désir d’enfant », qui se tiendra à Paris au mois de septembre pour la troisième année consécutive, met en relation professionnels et potentiels clients. Dans la plus pure illégalité. La Manif pour tous a enquêté. Un reportage choc. Sa présidente, Ludovine de La Rochère, répond à nos questions.

Sabine de Villeroché. Futurs parents, mères porteuses et donneurs de gamètes, tous ceux qui interviennent dans le processus d’une GPA sont consentants. Pourquoi, dans ces conditions, continuer à dénoncer un « trafic d’êtres humains » ?

Ludovine de La Rochère. Dans toute forme de traite humaine, des victimes se disent consentantes. Le plus souvent parce qu’elles dépendent de ceux qui les exploitent, qui exploitent leur détresse. Et si la vulnérabilité de ces personnes est le plus souvent économique, elle peut être aussi psychologique, sociale… En Californie, par exemple, des mères porteuses se disent « consentantes ». Elles veulent être « altruistes ». Voilà des femmes qui sont manipulées, soumises à la pression sociale. Elles ne voient plus que la maternité, comme les relations amoureuses d’ailleurs, ne peuvent être mises à disposition d’autrui.

Par ailleurs, il ne faut pas se laisser piéger par les témoignages de femmes exploitées comme mères porteuses par des agences : elles sont payées, bien sûr, pour dire qu’elles en sont heureuses. À ce sujet, regardez notre enquête. Vous verrez comment ces agences parlent de ces femmes… À propos du consentement, la loi est faite pour protéger chacun, y compris de soi-même : en France, par exemple, il est interdit de vendre ses propres organes, même lorsque nous en avons deux, comme les reins. Il est aussi interdit de vendre ses gamètes. C’est ce qu’on appelle en droit la « non-patrimonialité du corps humain et des produits du corps humain ». Et justement, en ce qui concerne les « donneurs de gamètes » auxquels recourent ces agences de GPA, attention aux termes : ces « donneurs » sont en réalité payés.

En effet, très peu de personnes acceptent de donner leurs cellules sexuelles, dont chacun sait qu’elles sont le support de la filiation : c’est par elles que nous donnons la vie et c’est par elles que parents et enfants se ressemblent. Et, au-delà, c’est ce qui situe chacun dans la succession des générations d’une famille. Nous ne sommes pas une page blanche comme nous ne sommes pas seul au monde. Ainsi, les gamètes sont d’une importance humaine – vitale, charnelle et psychique – immense. Et donc, comme très peu veulent bien donner leurs gamètes, le business de la procréation a obtenu dans certains pays de pouvoir payer ceux qui fournissent leurs gamètes. C’est là aussi une forme d’exploitation, qui utilise la pauvreté de certains pour obtenir ce que ces hommes et ces femmes ne voulaient pas faire, à savoir fournir leurs gamètes à des tiers. Là aussi, c’est une violence qui leur est faite.

S. d. V. Des associations s’activent pour dénoncer ces pratiques interdites, des juristes portent plainte et alertent les autorités, mais personne ne réagit. Comment expliquer ce silence : complicité, incurie ou volonté de petit à petit banaliser la GPA avant sa légalisation ?

L. d. L. R. Oui, nous sommes plusieurs associations à avoir porté plainte, à avoir alerté le gouvernement, les parlementaires, mais aussi le maire du 17e arrondissement où se tient ce salon « Désir d’enfant ». Du côté du gouvernement, le ministre de la Justice a renvoyé la balle au ministre de l’Intérieur, qui lui-même l’a renvoyée au ministre de la Santé. Et ce dernier, interrogé aussi par des parlementaires, a répondu qu’il n’avait pas d’avis sur ce salon et que c’était à voir avec la Justice… laquelle n’a même pas accusé réception de nos plaintes ! Et pourtant, la Manif pour tous a transmis à la Justice, par son avocat, toutes les preuves : plaquettes publicitaires d’agences de GPA, tarifs des prestations de GPA, constat d’huissier, etc.

Mais le gouvernement et la Justice se couchent devant les associations LGBT. Ils préfèrent regarder ailleurs plutôt que de gêner ceux qui veulent pouvoir faire une GPA. Certes, ce sont aussi bien des couples homme-femme que des couples d’hommes et des hommes seuls qui recourent à la GPA. Mais le fait est que la revendication de sa légalisation est portée par les associations LGBT. Certains, comme Olivier Véran, par idéologie progressiste, sont porteurs des mêmes objectifs. Et d’autres, tout simplement, ont peur de déranger.

S. d. V. Ces derniers jours, des militants écologistes font la une des médias en multipliant les actions : blocages de routes et même du Tour de France. À l’inverse, des actions comme ce reportage de la Manif pour tous sont peu relayées. Est-ce le signe que, dans la tête des Français, l’avenir de la planète est plus préoccupant que l’humain ?

L. d. L. R. En effet, si l’association antispéciste L214 avait diffusé une vidéo, elle serait bien davantage relayée. Le combat est infiniment plus difficile quand on n’est pas libertaire, individualiste, etc. Pour tout dire, quand on n’est pas de la gauche progressiste !

Le problème, c’est le progressisme des médias du service public et des principales chaînes de télévision. Cela donne à ce courant de pensée un impact incroyable, qui influence même les personnes de bonne volonté. Je pense à ceux qui croient, aujourd’hui, que s’opposer au mariage de personnes de même sexe est trop clivant. Mais c’est le mariage de personnes de même sexe qui est clivant, pas nous !

Une autre difficulté, c’est que notre insistance agace parfois. Or, en fait, ce sont les associations LGBT et leurs alliés qui ont envahi la société de leurs revendications, et nous ne pouvons pas nous taire !

Ces questions anthropologiques et civilisationnelles sont fondamentales. La persévérance n’est donc pas une option, elle est une nécessité. Et si ce combat doit prendre des années, ce n’est pas une raison de baisser les bras, bien au contraire !

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Vulcain n’a pas été dérangé…, par Philippe Bilger

macron

L’entretien avec le président de la République le 14 juillet.

Avec Emmanuel Macron, la tradition de ce rendez-vous, chaque année, le jour de la fête nationale, n’avait pas été respectée. D’où l’importance qu’on attachait à tort ou à raison aux échanges d’hier dans un cadre superbement champêtre.

Je n’ai rien trouvé à redire au principe de deux journalistes femmes procédant à l’interview. À partir du moment où l’excellence est garantie, la notion de parité dans un sens ou dans l’autre m’est totalement indifférente.

Puisque personne n’en parle, il faut bien se pencher sur la manière dont l’entretien a été mené et le confort dans lequel il a placé le président. Le milieu médiatique, par corporatisme, répugne à juger la pratique de ceux, hommes ou femmes, qui ont l’honneur de pouvoir procéder à un questionnement capital. Alors que la forme, en l’occurrence, est centrale. Passive, pas incisive, elle empêche un authentique dialogue républicain.

Pour exposer brutalement ma perception, nous avons eu droit à un monologue présidentiel coupé par quelques questions (des interruptions multiples dont il ne se souciait pas). Ainsi Emmanuel Macron a pu « dérouler » sur l’Ukraine, sur l’armement, sur le gaz russe, sur les crédits militaires, sur la sobriété énergétique. Quand on a abordé sur le tard des sujets plus sensibles, les retraites, l’Assemblée nationale et Uber, nous sommes évidemment restés sur notre faim.

Sur ce dernier thème – les liens de proximité entre la société mondiale Uber et le président -, face aux éloges dont il se gratifiait pour avoir favorisé Uber, j’aurais attendu une interrogation directe sur le point suivant : convenait-il de se rengorger alors qu’à l’évidence, sur beaucoup de plans, Uber n’avait pas servi les intérêts français ?

J’entends bien qu’Emmanuel Macron use d’une méthode très efficace qui tient à sa nature, à son talent pour l’explication (non contredite) et à sa rouerie intellectuelle et politique. Il parle souvent trop longuement de sorte qu’occupant le terrain, il rend les interruptions malaisées, ou audacieuses, voire provocatrices.

Le problème qui s’est posé le 14 juillet est que l’une des journalistes, avec en permanence un sourire bienveillant comme si le président annonçait des merveilles, s’est plus exprimée que l’autre trop discrète et qui pourtant, les rares fois où elle a pu s’immiscer, l’a fait avec plus de vigueur et sans surjouer l’écoute aimable.

Ce monologue présidentiel a eu au fond pour dessein d’empêcher que le fond précisément puisse prêter à un véritable questionnement. Il a pour vocation d’interdire, face aux saillies et au mépris, par exemple des groupes ayant mis en échec le gouvernement à l’Assemblée nationale et de l’Assemblée nationale elle-même, toute réaction de la part des journalistes. Il a pour finalité, quand une journaliste a formulé une question d’importance – le gouvernement était-il informé de vos liens privilégiés avec Uber ? -, de la renvoyer dans ses cordes avec dérision : « vous rigolez ou pas ? ».

On est encore loin, en France, de la pratique américaine où la multitude des questions n’autorise aucune fuite de la part des responsables politiques. Dans notre pays, le plus souvent, on oscille entre révérence et, plus rarement, grossièreté : deux caricatures d’entretien.

Vers la fin, le président a souligné – sa connaissance de la mythologie est indiscutable – qu’il ne se sentait pas ou plus Jupiter mais plutôt Vulcain, celui qui est à la forge et qui travaille sans relâche pour son pays. Pourquoi pas ?

Mais il est sûr que Vulcain ne s’est pas fatigué lors de ces échanges dont on espérait trop. Bien au contraire, il s’est reposé.

Dommage.

Philippe Bilger

Tribune reprise de Philippebilger.com

La justice russe condamne le géant américain Google à 360 millions d’euros d’amende pour ne pas avoir bloqué de « fausses informations »

Royaume-Uni. Plus de 1 000 enfants violés par des gangs pakistanais à Telford : les autorités auraient fermé les yeux par crainte du « racisme »

viols pakistanais

Dans la ville de Telford (Royaume-Uni), où des gangs de pakistanais auraient violé et prostitué pas moins de 1 000 enfants durant une trentaine d’années, une commission d’enquête vient de révéler que la police et des responsables politiques locaux avaient fermé les yeux sur ces crimes par crainte d’être accusés de racisme. Retour sur une affaire aussi sordide que révoltante.

À Telford, plus de 1 000 enfants violés en 30 ans…

Telford, ville située à un peu moins de 50 km au nord-ouest de Birmingham, s’est faite tristement connaître de notre lectorat il y a quelques années lorsque nous évoquions (encore une fois dans le silence total ou presque des médias français mainstream à l’époque) ce qui semblait s’apparenter au « plus grand scandale de viols collectifs sur mineurs de l’histoire du Royaume-Uni ».

Nous étions au mois de mars 2018 et le journal britannique Sunday Mirror avait alors rapporté qu’un gang ethnique aurait violé et exploité sexuellement, en toute impunité, jusqu’à 1 000 jeunes filles (la plupart d’origine européenne) en l’espace de plusieurs décennies dans la ville anglaise.

Mais cette affaire sordide vient de connaître un nouveau rebondissement avec les révélations explosives d’une enquête rapportée par les médias britanniques le 13 juillet.

Les autorités ont-elles fermé les yeux par crainte du « racisme » ?

L’enquête en question, lancée après les révélations du Sunday Mirror en 2018, a ainsi conclu qu’à Telford, la police et le Conseil municipal ont « ignoré » ces centaines de viols et abus en tous genres par crainte d’être accusés de racisme et, comme l’a souligné la BBC, « d’exacerber les tensions raciales » au Royaume-Uni en raison de l’origine extra-européenne des criminels impliqués dans ces faits.

Par ailleurs, s’exprimant au nom de la police du comté de Shropshire (auquel appartient Telford), le chef de police adjoint Richard Cooper a déclaré : « Je voudrais dire que je suis désolé. Désolé pour les survivants et tous ceux qui sont touchés par l’exploitation sexuelle des enfants à Telford. Bien qu’aucune corruption n’ait été constatée, nos actions sont loin d’avoir apporté l’aide et la protection que vous auriez dû recevoir de notre part, c’était inacceptable, nous vous avons laissé tomber. Il est important que nous prenions maintenant le temps de réfléchir de manière critique et attentive au contexte du rapport et aux recommandations qui ont été faites. »

De son côté, le Conseil municipal de Telford a également présenté ses excuses. Pas de quoi faire cependant oublier les conclusions de l’enquête qui ont signalé des défaillances « choquantes » de la part du Conseil en question comme de la police.

La lâcheté de la police de Telford pointée du doigt par l’enquête

Pour ajouter de l’horreur à l’horreur, parmi les révélations de l’enquête rendues publiques le 13 juillet, on apprend également que ces divers crimes sexuels ont aussi été commis dans plusieurs commerces de la région de Telford ayant « pignon sur rue », notamment des boîtes de nuit, des restaurants et des établissements de vente à emporter. Des lieux où les enfants étaient « prostitués » et emmenés dans des pièces de l’établissement pour être exploités sexuellement.

Par ailleurs, ces gangs de violeurs d’origine pakistanaise disposaient pour leurs exactions d’un bâtiment dédié depuis de nombreuses années, que le président de la commission d’enquête, Tom Crowther, a dénommé « maison du viol ».

Quant à la question manifestement taboue de l’origine ethnique des criminels, le rapport met en lumière des témoignages suggérant que les hommes de type pakistanais et autres origines assimilées n’étaient pas ciblés dans le cadre des enquêtes parce que cela aurait été « trop politiquement incorrect ».

L’un des témoins a affirmé à ce sujet que la police avait « peur de poser des questions ou de contester » en raison de l’origine ethnique des personnes impliquées, craignant d’être qualifiée de raciste. Une crainte paraissant d’autant plus lâche à la lumière des conclusions de l’enquête, qui ont aussi révélé que des filles avaient été menacées de mort « dans plusieurs cas » (ainsi que leur famille) par leurs bourreaux si elles tentaient de mettre un terme aux abus. Ce fut le cas d’une certaine Lucy Lowe, assassinée au mois d’août 2000 avec sa mère, sa sœur et son enfant à naître.

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