Chard Edouard Philippe

Edouard Philippe, un Premier ministre exemplaire !, par Caroline Parmentier

Pendant que le nouveau président se dépêche de vérifier si ses nouveaux ministres ont bien eu le temps de planquer leur magot, son nouveau Premier ministre a déjà un problème de patrimoine.

Edouard Philippe a écopé d’un « blâme » de la part de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique, qui avait constaté des « manquements d’une certaine gravité » dans sa déclaration de patrimoine. En 2014, invité à renseigner dans le formulaire la valeur de son appartement à Paris, Edouard Philippe écrit « aucune idée ». Même réponse pour la valeur de sa propriété en Indre-et-Loire : « aucune idée ». Et pour sa résidence en Seine-Maritime, toujours « aucune idée ». Dans la case où il doit indiquer sa rémunération, il va même jusqu’à écrire : « Je ne suis pas certain de comprendre la question. »

Faites la même chose, brave citoyen français, dans votre déclaration d’impôts à rendre ces jours-ci et voyez ce qui se passe ! Ce n’est pas sans rappeler un certain Thomas Thévenoud et sa « phobie » des déclarations d’impôts. Edouard Philippe s’est formellement opposé aux lois sur la transparence de la vie publique adoptées en réaction au scandale Cahuzac. C’est cet homme-là qui va exiger de nous un comportement exemplaire, nous demander de nous serrer la ceinture et de faire des sacrifices.

Charia alimentaire

Edouard Philippe est également soupçonné de conflit d’intérêts : l’Observatoire du nucléaire accuse le maire du Havre d’avoir « offert un pont d’or à son ancien employeur Areva pour qu’il installe deux usines d’éoliennes off-shore ».

Le Premier ministre figure aussi systématiquement parmi les 150 parlementaires les moins actifs, tant en ce qui concerne ses interventions en séance que ses propositions de loi, ses questions orales et écrites ou encore sa présence en commission. Il affiche 113 semaines d’activité sur 47 mois de mandat, soit l’un des plus mauvais ratios de l’Assemblée.

Mais l’un de ses plus beaux exploits reste sa stricte application de la charia alimentaire dans les écoles publiques du Havre. En décembre 2012, sa mairie ordonne de jeter 8 500 portions de mousse au chocolat destinées aux cantines scolaires en raison de la présence de gélatine de porc dénoncée par le personnel des cuisines et interdite par l’islam. Son opposition municipale dénonce « un gâchis alimentaire et financier scandaleux alors que les Restos du cœur et les associations caritatives se démènent à la veille de Noël pour donner à manger à de plus en plus de nos concitoyens ».

Caroline Parmentier

Article et dessin de Chard parus dans Présent daté du 18 mai 2017

Macron Philippe

Emmanuel Macron ou la révolution du cynisme, par Alain Hasso

Monde & Vie Marion MacronIl y a plusieurs manières de faire la révolution. On peut la faire au nom d’une vision de l’homme. On peut aussi la faire au nom d’une absence totale de scrupules : le cynisme, à un certain degré, est en soi révolutionnaire.

« La présidence Macron est le produit de ceux qui ne pensent pas. De ceux qui s’imaginent que les idéologies sont dépassées, que nous n’avons plus de nécessité d’interpréter le monde, qu’il y a des faits bruts. » Cette formule d’Alain de Benoist dans un entretien avec Sputnik, l’agence russe, pourrait sans doute servir à caractériser les onze candidats à l’élection présidentielle de 2017, à l’exception peut-être de Jean-Luc Mélenchon.

Le patron de la France insoumise, étant dans l’obligation de camoufler son marxisme d’un autre âge, avait préparé son positionnement. Abandonnant l’expression « Front de gauche » qui ne lui avait guère porté chance à Hénin-Beaumont en 2012, face à Marine Le Pen, il avait tenté d’exprimer une philosophie de la vie, une attention pour « vous les gens », une nouvelle image d’une gauche réduite à sa philosophie. Voilà ce qui lui a permis de vampiriser le Parti socialiste, qu’il laisse à 6, 15 % des voix.

En face de Jean-Luc Mélenchon, aucun candidat n’a fait véritablement ce travail de renouvellement, et surtout pas celui qui se targue de renouvellement, et qui est plutôt en train de tenter une véritable OPA sur la politique française.

Champion de l’esprit libéral libertaire, Emmanuel Macron est sans doute le plus conservateur de tous les candidats, il conserve la société telle qu’elle est, en flattant encore ses travers, en faisant la promotion de tous les droits sociétaux.

[…] Il change le personnel politique ou tente de le changer, à travers un mouvement à ses initiales, En Marche, rebaptisé La République en Marche, mais c’est pour utiliser les mêmes rituels et la même langue de bois, voire – François Bayrou en sait quelque chose déjà – les mêmes coups de poignard dans le dos et le même cynisme calculateur. Il n’y aura pas d’état de grâce pour le parti d’Emmanuel Macron. Il faudra vraiment pour lui que les Législatives arrivent très vite, avant que la supercherie ne se dévoile et que l’on comprenne que, comme dit Alain de Benoist, Macron n’avait pas d’autres idées que de faire (lui) ce qui se fait et de dire (lui) ce qui se dit.

Là est le changement : autrefois, il y avait des images de l’homme, des idéologies différentes, un intérêt porté par l’animal humain à sa condition. Aujourd’hui tout se réduit à l’argent, celui que l’on peut faire sur le moment.

Emmanuel Macron n’a pas seulement plu par sa mine de gendre idéal. Il a été élu sur le prestige de cet argent-là et de son parcours Rothschild. L’argent donc ? Mais peut-être pas seulement… Il a été élu aussi sur sa bonne mine de “dégagiste”. Son principal mérite ? Il fait le ménage et parvient à imposer son attitude de gandin mal décontracté, qui sera jugée préférable au sérieux compassé de François Fillon, un François Fillon dont le sort final avait d’ailleurs sans doute été décidé à Bercy, juste après sa victoire écrasante à la primaire de la droite.

Macron est né jeune, des cendres de François Hollande, brûlant la politesse à un Manuel Valls, dont le républicanisme franco-français a été jugé décidément ringard par les électeurs de la primaire socialiste. C’est à cet extraordinaire alignement des planètes qu’il doit cette vocation de dégagiste. François Bayrou l’a réalisé : ses embrassades sont des baisers de la mort. Du reste, Macron lui-même s’en était fait une gloire. Parlant de la droite juppéiste, après la victoire de François Fillon à la primaire de la droite, il avait averti sa petite start-up : « Il faut déstabiliser cette partie de la droite qui ne se retrouve pas dans le vote Fillon. Je ne cherche pas à les faire venir, je cherche à les déstabiliser… en leur ouvrant les bras ». Quel cynisme ! Et cela vis-à-vis de la droite la plus proche de lui…

Quel est son intérêt ? Quelle est sa tactique ? Préparer le terrain pour créer une fantastique machine à gagner. Il a déjà dégagé le PS, en ne gardant que Jean-Luc Mélenchon comme adversaire, à l’extrême gauche (il parle sans cesse « des extrêmes »). Il doit maintenant s’atteler à dégager aussi la droite parlementaire, pour n’avoir plus en face de lui que le Front national… qui le fera gagner infailliblement.

Même le sigle du nouveau nom de son Parti (LR-EM) résonne comme une invitation à chiper l’identité LR. La première liste de candidats de LREM ne comporte d’ailleurs que 24 députés sortants, ils sont tous socialistes. Les 404 autres à faire partie de la première liste annoncée n’ont jamais été députés. Même Mai 68 n’était pas parvenu à un tel nettoyage ! Ces gens, issus de la société civile, trop contents de toucher leur paquet, seront totalement soumis au Parti LREM. Quel jeunisme, oui quel cynisme. Il faudra vite voter, vite : notre nouveau Président ne doute pas que l’on votera aussi pour lui aux législatives et que l’on donnera sa voix aux inconnus qu’il promeut, simplement parce qu’il leur a donné son label.

Alain Hasso

Extrait d’un article paru dans Monde & Vie n° 940 daté de mai 2017

À Toulouse, la mosquée sera le plus grand édifice religieux de la ville !

17/05/2017 – FRANCE (NOVOpress)
La construction est bien entamée. Fin 2017, un immense dôme vitré et un minaret de 22 mètres de hauteur surplomberont le quartier.
Avec ses quelque 3 700 mètres carrés, elle pourra accueillir au moins 4 000 personnes. La mosquée du Mirail deviendra l’édifice religieux pouvant accueillir le plus de fidèles à Toulouse.

Pour comparaison, la cathédrale Saint Etienne peut réunir 1 200 fidèles, la basilique Saint Sernin moins de 1 000.

Abdellatif Mellouki, du Conseil régional du culte musulman, n’a pas de doute sur le taux de remplissage de la mosquée : Toulouse compte au moins 50 000 musulmans, et selon lui, « bien qu’indispensable pour la pratique religieuse, la mosquée cathédrale du Mirail ne suffira pas à répondre aux besoins ».



Marine Le Pen Hillary Clinton 1

Révélation : Hillary Clinton a été réquisitionnée pour Marine Le Pen !

17/05/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Dans son numéro paru ce matin, l’hebdomadaire Minute révèle qu’à deux jours du premier tour de l’élection présidentielle, Hillary Clinton a été réquisitionnée pour un clip de dernière heure de Marine Le Pen ! Voici l’article de Minute.

Marine Le Pen Hillary Clinton 1Vendredi 21 avril 2017, avant-veille du premier tour de l’élection présidentielle, peu avant minuit, heure limite autorisée pour la propagande électorale, une vidéo de 45 secondes est diffusée. Sobre mais très efficace. Ambiance angoissante garantie. Tandis que des images d’enfants endormis, se tenant la main, défilent à l’écran, une voix off féminine récite :

« Il est trois heures du matin. Vos enfants sont en sécurité et endormis. Le téléphone sonne à l’Elysée. Un danger grave et imminent menace la France. Qui voulez-vous voir répondre au téléphone ? Une personne forte, indépendante, qui combattra le terrorisme islamiste sans faiblesse, protègera les Français et défendra l’intérêt de la France par-dessus tout ? »

Une voix masculine rend le relais :

« Il est trois heures du matin. Vos enfants sont en sécurité et endormis. Le téléphone sonne à l’Elysée. Un danger grave et imminent menace la France. C’est votre vote qui décidera qui doit répondre au téléphone. »

Sur l’écran apparaît un bulletin de vote, et sur celui-ci c’est le nom de Marine Le Pen qui est inscrit.

Cette vidéo a beaucoup circulé et elle aurait pu « buzzer » bien plus si elle avait été repérée pour ce qu’elle était : un plagiat, totalement assumé, totalement volontaire, d’une vidéo réalisée neuf ans plus tôt pour… Hillary Clinton !

Marine Le Pen Hillary Clinton 2A la veille de la primaire démocrate de 2008 dans le Texas, Hillary Clinton, sénateur de New York et épouse de l’ancien président Bill Clinton, avait en effet fait diffuser un spot destiné à faire ressortir l’inexpérience de son rival, un certain… Barack Obama.

Sur des images d’enfants endormis, une voix off disait :

« Il est trois heures du matin, vos enfants sont endormis, un téléphone sonne à la Maison Blanche. Quelque chose se passe dans le monde. Votre vote décidera de qui répondra à cet appel. Quelqu’un qui connaît déjà les leaders mondiaux, les forces militaires du pays, quelqu’un de rompu, prêt à gouverner dans un monde dangereux. Qui voudriez-vous voir répondre à cet appel ? »

Marine Le Pen Hillary Clinton 3Puis apparaissait Hillary Clinton, répondant au téléphone avec sérénité…

A notre connaissance, nul n’a relevé la quasi parfaite similitude des deux vidéos, qui était destinée à être remarquée. Peut-être avait-t-elle été mise en ligne trop tard. Voici une omission en tout cas réparée.

Surtout que deux semaines plus tard, c’est Barack Obama, par une vidéo de soutien à Emmanuel Macron, qui venait se mêler des affaires intérieures françaises. Mais, là, ce n’était que pure ingérence.

Patrick Buisson Conférence

Patrick Buisson : « Marine Pen n’a fait que parler d’économie, c’est la raison de sa perte »

17/05/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Patrick Buisson donnait hier soir une conférence à Versailles à l’invitation des Eveilleurs d’espérance. Le Salon beige y assistait et en a livré une recension, dont nous avons extrait ces passages.

Patrick Buisson Versailles« Ils étaient 20 millions à marcher le 7 mai. Vers où ? Vers quoi ? Ça n’a aucune importance, ils sont en “mouvement”. C’est le règne du “bougisme”, de l’homme interchangeable, de la personne dissoute dans la matière. 2017 aura vu l’apogée des “médiagogues”. Pour la première fois, tous les médias se sont mis au service d’un candidat”. 1984, le roman de George Orwell, aura vu sa plus brillante adaptation durant cette présidentielle. Avec la télé-gouvernance, nous sommes passés des démagogues aux médiagogues. La tyrannie ancienne “s’arrêtait” à l’asservissement des corps. Le travail des adeptes de l’émancipation s’attache à asservir la pensée. Adrénaline et moraline sont les deux substances que secrète la médiacratie afin de produire du consensus. »

« De quoi Macron est-il le nom ? Le moins de passé possible, pas d’enracinement, pas de corps habité par un lieu, une culture. Une adresse postale : Silicon Valley. Californie. USA. Macron n’est pas le remède à la crise de la société française, il en est le symptôme : celui de la déliaison libérale.

« Le parti de l’économie est le parti révolutionnaire au sens où l’entendait Georges Bernanos. L’économisme est la nouvelle religion des temps modernes par la promesse d’une croissance durable et illimitée. Qui peut croire que l’identité d’un pays se résume à son PIB ? Dans cette campagne, le règne des médiagogues est allé de pair avec celui des hallucinés de l’économisme. »

« Face à ce trou noir, les populismes de Mélenchon et le Pen ont exprimé maladroitement la nostalgie d’une souveraineté perdue. Le Pen a payé au prix fort le fait d’en avoir appelé aux électeurs de la France Insoumise plutôt qu’à ceux de Fillon. Le vote FN ne procède ni de l’euro ni des institutions de l’UE mais de la remise en cause de notre mode de vie. Faute d’avoir construit une offre électorale crédible, le FN est resté ce qu’il était : le meilleur allié du système. »

« L’homme moderne considère que tous ceux qui ont vécu avant sont dotés d’une intelligence moindre que lui. C’est ce monde issu uniquement de l’économie qui a fait son entrée à l’Élysée. L’économisme est la nouvelle religion moderne. Les mots de l’économie ont totalement investi le langage usuel, investir, gérer, challenger… Cette belle mécanique a révélé ses limites avec la crise de 2008. L’homme qui fait de l’économisme prend son pays pour une grande surface. »

« Nous étions poussés à penser que la fonction de l’identité allait prendre le pas sur l’économie. C’est tout le contraire qui s’est passé. Jamais on n’a parlé autant d’économie qu’en 2017. Fillon et Macron ont récité les sourates de l’économie. Le management n’est pas le gouvernement des hommes mais la gestion des choses. Macron n’a d’autre ambition que de manager notre pays. »

« Marine Pen n’a fait que parler d’économie, d’euros. C’est la raison de sa perte d’ailleurs. »

« Macron à Vegas en janvier dernier a déclaré vouloir faire de la France une “Smart nation dans un monde connecté”. Macron et ces jeunes qui aiment à se présenter comme la jeunesse du monde ne sont en fait que la vieillesse du monde. Promesse du bonheur, du progrès, qui fait de l’homme un dieu. Nos sociétés sont les premières de l’histoire à rendre les gens malheureux de ne pas être heureux. »

« La droite ne peut plus ne pas constater le caractère insécable du libéralisme. Nous assistons à la réunification des libéraux de droite et de gauche. La droite qui défilait en 2013 réaffirmait la prévalence du sacré sur le matérialisme et le marchandisme. C’est le mouvement inverse qui fut amorcé par la droite de gouvernement. La Manif pour tous aura été l’acte de naissance de ce que je nomme “populisme chrétien” qui ne fait pas de l’argent un roi au-dessus de tout. En résumé, s’il était possible au siècle dernier d’accoler libéralisme et conservatisme, c’est aujourd’hui un oxymore. »

« L’explosion de la droite par Emmanuel Macron amorce un changement dont ont peut tout attendre, y compris le meilleur ! Je ne peux m’empêcher d’avoir une pensée pour ceux que nous allons perdre : NKM, Estrosi, Bruno Le Maire etc. Ces grands stratèges ! Navré de vous avoir connus ! Il est des divorces libérateurs ! La synthèse entre le conservatisme et populisme est la seule voie électorale de sortie possible. Macron y travaille de façon bénévole ! Le dégagisme ne concerne pas que les personnes mais aussi les idées fausses et concepts creux. Une grande politique conservative ne peut être qu’une politique de civilisation fondée sur la transmission. 

« Sur le papier, la droite conservatrice dispose d’une puissance de frappe incroyable aujourd’hui. Mais pour espérer la victoire politique il faut remporter la victoire culturelle. Le conservatisme a tout pour être la force alternative des années qui viennent (Gauchet). Il faut également avoir quelqu’un pour incarner ces idées conservatrices. C’est le grand problème de la droite. Nous voudrions remporter la victoire avant même d’avoir semé. Ce cycle du progrès, le sinistrisme, est en train de se refermer. Laissons celui en train de s’ouvrir porter du fruit. Tout ce qui s’est décomposé en deux siècles devrait se recomposer en deux ans ? Impossible. »

jean-baptiste_colbert

La petite histoire : Colbert, le véritable artisan du Grand Siècle

16/05/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Quand on évoque le Grand Siècle, on pense évidemment au Roi Soleil, jusqu’à éclipser le reste. Or derrière l’éclat de Louis XIV s’est dressé un homme, Jean-Baptiste Colbert. Jamais dans l’histoire de France un ministre n’eut autant de pouvoir. Economie, finances, grands travaux, marine : Colbert était partout, et son influence s’étendra bien après sa mort, avec une pensée économique qui porte d’ailleurs son nom, le colbertisme. Retour sur le parcours et l’œuvre d’un grand homme dans l’ombre du Roi Soleil. Une émission réalisée en partenariat avec la Nouvelle Revue d’histoire et diffusée par TV Libertés,

ENA Promotion Sédar Senghor

Pascal Praud : « On n’a pas changé de monde, mais de promotion de l’ENA »

16/05/2017 – FRANCE (NOVOpress) : « Emmanuel Macron : énarque ; Edouard Philippe, énarque ; Alexis Kohler, secrétaire général de l’Élysée, énarque », s’amusait ce matin Pascal Praud sur RTL : « Le PS est mort, les Républicains sont au bord de la crise de nerfs, c’est la fin de la droite, c’est la fin de la gauche, mais ce n’est pas la fin de l’ENA », ajoutait-il. « On a changé de monde ? Non, on a changé de promotion. » « Ouf ! La classe Voltaire –  celle de François Hollande et de ses amis, diplômés en 1980 – part à la pêche, remplacée par d’autres brillants élèves, frais émoulus de l’énarchie. »

« Le changement, ce sera pour les soutiers, les femmes ou les hommes politiques de troisième classe, la piétaille, ceux qui sont là pour amuser la galerie, les futurs députés qui formeront le parti des godillots de la majorité présidentielle. Le renouvellement oui, mais entre nous ! »


Macron, Philippe : “On n’a pas changé de monde… par rtl-fr

Marine Le Pen

La stratégie de Marine Le Pen sous le scalpel de Patrick Buisson

Patrick Buisson La Cause du peupleBis repetita placent ! Dans La Cause du peuple – L’histoire interdite de la présidence Sarkozy (éd. Perrin), paru en 2016, Patrick Buisson se livre à une analyse sévère de la stratégie suivie par Marine Le Pen lors de l’élection présidentielle de 2012. Un point de vue utile pour apprécier les résultats de 2017.

Voici ce qu’on peut lire au chapitre XIV intitulé « L’étrange défaite », sous l’intertitre « Les bénéfices de la “droitisation” » :

Les événements, qui avaient suivi jusqu’ici le cheminement tumultueux d’un destin adverse, semblaient brusquement changer de cours. Longtemps portée par une impressionnante dynamique, la campagne de Marine Le Pen marquait le pas. En réalité, la présidente du FN inaugurait l’une de ces campagnes à contresens dont elle se ferait une spécialité par la suite, passant maître dans l’art de transformer l’or des sondages en un vil plomb électoral – soit l’opération inverse de celle que le fondateur de la dynastie était parvenu à réaliser jusqu’en 2007 sans autre moyen que la magie, d’aucuns diront la démagogie du verbe. Sous la houlette de l’ex-chevènementiste Florian Philippot, elle s’aventurait sur le terrain de l’économie où sa crédibilité était faible, voire inexistante, et délaissait ainsi les ressorts traditionnels du vote frontiste au moment où ceux-ci n’avaient sans doute jamais été aussi puissants. Ce qui suscitait au sein de son électorat un sentiment d’improvisation et de confusion.

« Heureusement qu’elle est mauvaise comme un cochon, qu’elle n’a ni le sens politique ni la culture de son père, sinon je serais très mal. Là, elle nous ouvre un espace… » observait un Sarkozy mi-amusé mi-incrédule.

Il n’avait pas tort. L’écart dans les intentions de vote, qui n’était en moyenne que de trois points en faveur du président sortant à la fin janvier, oscillait entre dix et douze points à la mi-mars. »

Cinq ans plus tard, on a vu ce qu’il en a coûté à Marine Le Pen de « s’aventurer sur le terrain de l’économie » et de « délaisser les ressorts traditionnels du vote frontiste »…

Polémia

Texte repris du site de la Fondation Polémia

Macron léchage médiatique

Concours de lèche médiatique après l’élection d’Emmanuel Macron

16/05/2017 – FRANCE (NOVOpress) : L’élection d’Emmanuel Macron à la présidence de la République a été suivie par un déferlement de lèche médiatique. Tel est du moins l’avis de Jean-Yves Le Gallou dans cette édition d’I-Média, diffusée vendredi dernier sur TV Libertés.

A 1:37 Macron président : concours de lèche médiatique ! 

Déroulez-le tapis rouge pour le nouveau président Macron ! Les journaux célèbrent le « kid », le « président aux 39 ans », et TF1 diffuse Les Coulisses d’une victoire au lendemain des résultats. Le reportage, réalisé par Yann L’Hénoret, résume 200 jours de campagne du nouveau président. Les séquences s’enchainent par ordre chronologique mais sans commentaires ni voix off. C’est l’heure de saluer le travail des soldats de la propagande.

A 12:19 Le zapping d’I-Média 

Polémique à Orange, la ville dirigée par Jacques Bompard, dans le Vaucluse, après qu’une électrice s’est plaint d’avoir dû retirer son voile pour voter. Pourtant, l’assesseur est dans l’obligation de contrôler l’identité des votants et la loi française impose d’avoir le visage découvert sur les photos de pièces d’identité.

Jacques Seguela exprime son mépris de la « France des champs » dans l’heure des pros sur CNews : « La France des villes est plus avancée, puisque c’est à la France des villes d’indiquer la nouvelle société. »

A 22:45 Période de silence pré-électoral : la grande escroquerie 

« Macron leaks » : les médias interdits de diffuser les données issues du piratage de l’équipe d’Emmanuel Macron. La raison ? La période de réserve électorale imposant un silence médiatique à quelques heures du scrutin. En fait, les médias ont utilisé cette règle pour servir leur idéologie.

35:09 Les tweets d’I-Média

Médiapart, Charlie Hebdo, Buzzfeed interdits d’accès à la soirée électorale du Front national lors du second tour. Les Inrocks et Libération s’indignent et décident de boycotter la soirée. De son coté, le parti « En marche » a refusé l’accréditation des médias « Russes » RT et Sputnik.

40:14 Portrait piquant 

Nicolas Faure dresse le portrait du journaliste Jean-Michel Apathie, le journaliste de gauche qui se veut « neutre ».

Edouard Philippe Chard

Edouard Philippe, un premier ministre UMPS

Edouard Philippe, nouveau Premier ministre, n’a pas été choisi parce qu’il est le meilleur pour conduire les affaires du pays, parce que ses compétences, jusque-là dissimulées à nos regards, ont soudain éclaté dans le ciel politique, ni parce qu’il est le plus expérimenté ou le plus doué de sa génération. Le maire du Havre a été promu afin de dynamiter la droite libérale et LR pour accomplir le grand dessein présidentiel : la recomposition par la décomposition préalable des partis de la droite libérale.

« Recomposition », c’est le nouveau nom de l’UMPS ou, plutôt, son institualisation ; jusque-là, c’était une réalité politique et électorale de fait, c’est maintenant une réalité gouvernementale, explicitement théorisée avec un Premier ministre labellisé UMPS. On le verra davantage encore lorsque, mardi, sera publiée la liste des ministres. Macron, qui prétend vouloir « rassembler les Français », jette la discorde chez l’adversaire, il divise pour régner en suscitant une majorité à sa botte.

C’est donc Edouard Philippe mais, pour cette fonction de dynamiteur en chef, ç’aurait pu être un autre, à condition qu’il soit jeune pour accompagner le plus juvénile président de la Ve République. Jean-Louis Borloo s’y serait bien vu, a-t-on compris, mais il a été frappé par la limite d’âge, jeunisme et modernité vont, paraît-il, ensemble. En fait de modernité et de nouveauté, on voit surtout débauchage revendiqué d’un côté, opportunisme carriériste de l’autre. Car, enfin, voilà un homme qui il y a dix jours encore soutenait les candidats LR à la députation et qui, maintenant, Premier ministre et donc chef de la majorité, va s’opposer à eux en prenant la tête de leurs adversaires d’En marche.

Certes, dans la vie politique française, les retournements de veste sont innombrables, mais si prompts et si radicaux, ils sont rares ! Cela sent plus la vieille politique, c’est-à-dire pas très bon, que le renouveau.

Même avant cette nomination, des Républicains offraient leurs services à Macron, tel Bruno Le Maire et les amis d’Alain Juppé lesquels, une trentaine, viennent de signer un appel à « saisir la main tendue » du président de la République, quoique cette main ne soit tendue que pour étrangler leur parti.

Quant au maire de Bordeaux, favorable à cette recomposition, il attendra les résultats du second tour pour rejoindre la nouvelle majorité, d’ici là il soutiendra les candidats LR. Même position de François Baroin qui, à la question : « Etes-vous prêt à travailler avec Emmanuel Macron ? » a répondu : « Ça dépendra du résultat des législatives. » Drôle de chef de guerre qui est prêt à se rendre à son vainqueur avant même de combattre ! Comment la droite libérale peut-elle faire campagne dans ces conditions, ses électeurs ne voudront-ils pas plutôt voter directement pour les candidats macronistes sans transition ? C’est bien là le but du président Macron pour tenter d’obtenir la majorité absolue à l’Assemblée nationale.

Dès lors, il n’y a qu’une seule solution pour les Français qui veulent une véritable alternance, voter pour ce qui est désormais la seule opposition, le Front national, dont on est sûr que jamais ses candidats ne les trahiront au profit de Macron.

Guy Rouvrais

Article et dessin de Chard parus dans Présent daté du 17 mai 2017

brexit

Brexit : le ton monte entre le Royaume-Uni et l’UE

Le Premier ministre britannique Theresa May avait déjà prévenu que son pays n’accepterait jamais de payer l’énorme facture que Bruxelles voudrait lui présenter pour le Brexit, soit entre 60 et 100 milliards d’euros.

Dans une interview publiée dans le Daily Telegraph samedi, Boris Johnson, le ministre des Affaires étrangères, va plus loin : si Bruxelles ne change pas de ton, le Royaume-Uni pourrait bien lui aussi présenter une facture estimée à 14 milliards de livres sterling au titre de ses parts dans les actifs et biens immobiliers de l’UE. Boris Johnson, qui avait milité pour la sortie de l’UE quand il était encore maire de Londres, a aussi averti ses partenaires européens que, s’ils s’entêtaient dans de telles revendications « absurdes » et « grotesques », le Royaume-Uni quitterait la table des négociations et opterait pour un Brexit « dur », c’est-à-dire sans traité.

L’élection d’Emmanuel Macron en France pourrait bien ne pas arranger les choses dans l’approche idéologique de la négociation sur le Brexit côté européen. Le nouveau président français, partisan de négociations très dures sur le Brexit, avait déclaré en mars dans le magazine Monocle que la décision prise par les Britanniques de quitter l’UE était un « crime » et que la Grande-Bretagne allait tomber en état de « servitude ». Le Parlement européen, de son côté, s’est choisi comme négociateur pour le Brexit un de ses européistes les plus fanatiques : l’ancien Premier ministre belge Guy Verhofstadt, actuel président du groupe libéral (ADLE).

Cette ligne dure risque d’avoir de lourdes conséquences pour les entreprises des deux côtés de la Manche et aussi pour les quelque trois millions de résidents européens au Royaume-Uni, parmi lesquels plus de 300 000 Français. Ces résidents étrangers, pour beaucoup originaires de l’ex-Europe de l’Est, sont la priorité du Groupe de Visegrád (Pologne, Tchéquie, Slovaquie et Hongrie) dont les ministres aux Affaires européennes ont déclaré jeudi à Londres refuser toute stratégie punitive dans les négociations sur le Brexit.

D’autres pays attachés au libre-échange, comme l’Irlande, les Pays-Bas et les pays nordiques, ne voient pas d’un trop bon œil cette volonté de mener la vie dure aux Britanniques plutôt que de rechercher la préservation des intérêts mutuels.

Même en Allemagne, dont le Royaume-Uni est le troisième marché à l’exportation, la communauté des affaires commence à s’inquiéter à haute voix du risque d’absence d’accord avec Londres.

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 16 mai 2017

François Bousquet

L’après–présidentielle vue par François Bousquet sur TV Libertés

16/05/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Pour ce nouveau numéro de Bistro Libertés sur TV Libertés, Martial Bild et les sociétaires reçoivent François Bousquet, auteur de La France buissonnière, pour une édition spéciale élection présidentielle. L’image est devenue célèbre : Emmanuel Macron hurlant et s’époumonant lors d’un meeting aux cris de : « Ce que je veux, c’est que vous alliez faire gagner notre projet ! » Emmanuel Macron a gagné. Va-t-il pour autant réussir à imposer son projet ? Malgré un score historique et un nombre d’électeurs deux fois supérieur à celui du second tour de 2002, la présidente du Front national essuie de nombreuses critiques. Certaines voix s’élèvent pour remettre en cause son leadership. Peut-on parler d’une victoire à la Pyrrhus pour Marine Le Pen ? Les 11 et 18 juin prochains se dérouleront les élections législatives dont les enjeux sont essentiels : majorité absolue pour Emmanuel Macron, retour en grâce des élus Les Républicains, arrivée en force du Front national ou de la France insoumise… Avance-t-on vers une Assemblée nationale renouvelée préfigurant une recomposition profonde du paysage politique français ?

Cyberattaque : Ce virus informatique qui a touché plus d’une centaine de pays

15/05/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Depuis vendredi, une attaque informatique a touché au moins 150 pays et fait plus de 200 000 victimes. C’est une attaque d’une ampleur jamais vue basée sur une faille de Windows connue par la NSA, l’agence de renseignements américaine.

Qui est derrière cette attaque informatique ?

Pour l’instant, on l’ignore. Le virus rend illisible les données de votre ordinateur. Pour les récupérer, il faut payer une rançon de 300 $ en bitcoins. Cette monnaie virtuelle est malheureusement difficile à tracer. Il est possible que l’on ne retrouve jamais les auteurs de cette attaque. Ceux ci ont utilisé une faille du système Windows, divulguée en avril lors du piratage de documents de la NSA.

Quelles sont les victimes ?

En France, l’entreprise automobile Renault a été touchée. Ailleurs, le virus a notamment attaqué les hôpitaux britanniques, le système bancaire russe, des universités, ou encore le transporteur de colis FedEx. Le virus s’est propagé très vite et apparemment sans viser telle ou telle victime en particulier. Il est probable qu’on découvrira de nouvelles victimes lundi matin à l’ouverture des bureaux.

Quelles sont les conséquences de cette attaque ?

Au Royaume Uni, les hôpitaux ont été durement touchés. Ainsi, des interventions chirurgicales ont dû être reportées. En France, Renault a arrêté des usines de production pendant le week end. D’autres entreprises ont sans doute perdu les adresses de leurs clients, de leurs fournisseurs, des factures, etc. S’il est trop tôt pour faire le bilan, l’ampleur de l’attaque fait penser qu’il sera lourd.


Emmanuel Macron : le sacre de la continuité

A vrai dire, ce ne fut pas une passation de pouvoirs, mais le père qui confie les clefs de la maison à son fils – « spirituel », dit-il dans Un président ne devrait pas dire ça –, son héritier à qui il confie le soin de continuer son œuvre. Evoquant ce changement à l’Elysée et le comparant aux précédents, François Hollande a constaté : « Ce n’est pas une alternance. » On ne saurait lui donner tort.

Situation inespérée pour le plus impopulaire, le plus décrié, le plus inefficace des présidents de la Ve République, malgré une rude concurrence. Il peut dire merci à Fillon qui, alchimiste maladroit, a réussi à transmuer l’or d’une élection réputée par son camp « imperdable » en plomb d’un scrutin « ingagnable ». Il doit remercier aussi, en chœur avec son légataire et successeur, la formidable machine médiatique, financière, politique, religieuse, syndicale qui, de la CGT au Medef, de Libération au Figaro en passant par La Croix, de l’UOIF au CRIF, a soutenu Macron, contre la candidate de la droite patriotique.

Se succéder à lui-même sous un autre visage, alors qu’il n’a pas pu se représenter, c’était une perspective que Hollande ne pouvait caresser, même en rêve. Mais pourquoi le chef d’Etat a-t-il cru devoir achever son mandat par un ultime mensonge en assurant qu’il laissait la France « dans un bien meilleur état qu’il ne l’avait trouvée » ? Les chômeurs apprécieront ce satisfecit, ils sont 700 000 de plus qu’en 2012 ! Mais, bien sûr, Macron va s’y affronter, lui aussi, au chômage, promis, même s’il n’a pas donné de date butoir, comme son mentor, mais il terrassera l’hydre ! C’est dire si, aux déçus du hollandisme, nous ajouterons sous peu les déçus de sa variante qu’est le macronisme. Tous ceux qui ont voté et fait voter pour lui, même au second tour, seront les derniers à pouvoir se plaindre : ils l’ont voulu, ils l’ont eu !

Mais n’est-ce pas pessimisme, défaitisme, que de prévoir l’échec ? Nullement, c’est lucidité. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, la même politique aura les mêmes conséquences sociales. L’ex-Premier ministre Cazeneuve, pour mobiliser la gauche en faveur de Macron, a lancé, dans un meeting, qu’il fallait voter pour le candidat d’En marche « avec la fierté de ce que nous avons accompli et le désir de voir ce que nous avons accompli se poursuivre ».

La politique qui engendre peu de croissance et beaucoup de chômage, c’est Bruxelles qui la dicte et l’austérité, appelée « rigueur » pour se soumettre aux exigences de la mondialisation, provoque l’appauvrissement des gens modestes. Macron entend non seulement la poursuivre mais l’aggraver sous la houlette de Berlin. Comme Hollande et Sarkozy avant lui, sa première démarche présidentielle, c’est de rencontrer Angela Merkel, comme si le mandat reçu du peuple français devait être validé par Merkel pour être légitime. Le nouveau président va plus loin que les autres dans son obédience à l’Allemagne puisqu’il a déclaré au cours de sa campagne : « Je ne suis pas face à Berlin mais avec Berlin. » Il devra en répondre, face aux Français.

Guy Rouvrais

Article paru dans Présent daté du 16 mai 2017

François Hollande fier de lui : «Je laisse un pays dans un état bien meilleur…»

15/05/2017 – FRANCE (NOVOpress)
François Hollande s’est donc rendu au siège du Parti socialiste rue de Solférino à Paris après la passation de pouvoir et a dressé le bilan de son action.

Celui qui a battu des records d’impopularité se déclare satisfait de son bilan : “Je laisse un pays dans un état bien meilleur..“.

Une déclaration qui n’a pas manqué de faire réagir. Nadine Morano a notamment posté le message suivant : “Un bilan désastreux mais Hollande dans le déni jusqu’au bout“.



François Hollande fier de lui : «Je laisse un… par Lopinionfr


Communautarisme victimaire – Pour le président du CRAN : « Nous sommes entrés dans l’aire des réparations »

15/05/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Lors d’un entretien donné sur le site d’information communautariste musulman Saphir News, Louis Georges Tin, président du CRAN, est revenu sur la création du Groupement d’intérêt public pour la fondation de la mémoire de l’esclavage.

Ce regroupement présidé par Jean Marc Ayrault a pour but de créer une fondation sur la mémoire de l’esclavage afin de répondre aux pressions associatives communautaristes et victimaires.

Le but étant de trouver des solutions de dédommagement pour les victimes de la colonisation et de l’esclavagisme.

Le président du CRAN rappelle que: « Commémorer l’esclavage, c’est bien mais réparer, c’est mieux ». Après les élections législatives, Cécile Duflot devrait soutenir une loi portant sur ces réparations.

Le président du CRAN a indiqué « que nous sommes entrés dans l’aire des réparations ».

Les musulmans soulagés par la victoire d’Emmanuel Macron – par Fabrice Robert

Ces organisations islamiques ne se sont pas trompées en apportant leur soutien à Macron.

La victoire d’Emmanuel Macron signifie-t-elle une France en marche vers une plus grande islamisation de notre société ? C’est en tout cas ce que laissent craindre les prises de position de l’ex-banquier ainsi que le soutien indéfectible dont il a bénéficié au sein des organisations islamiques en France. La Grande Mosquée de Paris avait ainsi appelé – c’est une première – les musulmans « à voter massivement » pour lui au second tour de l’élection présidentielle. Sa victoire a été saluée avec soulagement par Dalil Boubakeur, qui a déclaré : « C’est le signe, pour les musulmans de France, d’une nette espérance dans une vision du vivre ensemble rassemblée autour des valeurs républicaines humanistes, patriotiques, démocratiques et laïques. »

De son côté, l’UOIF s’est montrée assez dithyrambique : « Cette victoire représente pour nous la volonté du peuple de France de mettre les valeurs de la République au centre du quinquennat qui s’ouvre. L’Union des organisations islamiques de France espère que ce mandat présidentiel sera celui qui consolidera la paix sociale, installera une prospérité durable et fera vivre les valeurs de fraternité, de liberté et d’égalité. » Une communication qui ne manque pas de saveur quand on sait que l’UOIF est le faux-nez des Frères musulmans, un mouvement considéré comme terroriste par plusieurs pays et qui invite chaque année – au congrès du Bourget – des prêcheurs de haine ayant déclaré la guerre aux valeurs de la civilisation européenne. « Que Dieu protège notre pays et l’aide à agir pour le bien », a même déclaré Amar Lasfar, le président de l’UOIF qui rêve de mosquées cathédrales en France. Voici ce qu’il déclarait en 2015 : « Il faut des mosquées avec pignon sur rue, des mosquées spacieuses, pourquoi pas des mosquées cathédrales. »

Alors que Marine Le Pen, comme les Identitaires, avaient appelé à la dissolution de l’UOIF, Emmanuel Macron s’est montré réticent, restant ainsi fidèle à sa démarche clientéliste et communautariste. Souvenons-nous de l’affaire Mohamed Saou, le référent En Marche !, soutien actif des Indigènes de la République et du CCIF.

Cet islamiste n’a pas été écarté de son équipe malgré certaines prises de position pour le moins radicales. En effet, Mohamed Saou avait notamment estimé qu’il ne serait jamais Charlie. En juillet 2014, il avait aussi « aimé » sur Facebook la photo de l’imam Tarik Chadlioui, qui a radicalisé un kamikaze du Bataclan. Alors, comment s’étonner de voir Hani Ramadan – le prédicateur islamiste qui avait justifié la lapidation des femmes – apporter son soutien à Emmanuel Macron face à Marine Le Pen ?

Les organisations islamiques ne se sont pas trompées en apportant leur soutien à Macron. D’ailleurs, selon une étude IFOP réalisée pour Pèlerin et La Croix, 92 % des électeurs musulmans ont voté Macron. Celui-ci va poursuivre – et même probablement accentuer – la politique d’islamisation de la France engagée par ses prédécesseurs. Si la Fondation pour l’islam de France a vu le jour en 2016, il semble que Macron, si l’on en croit son programme, soit décidé à mettre en place une nouvelle structure permettant de relancer la construction de lieux de culte et la formation en France des imams. Mieux : la formation des imams pourrait être complétée en France par un diplôme universitaire.

Après la victoire d’Emmanuel Macron, Abdelaziz Bouteflika a tenu à le féliciter en le présentant comme « un ami de l’Algérie ». Normal, quand on se rappelle qu’en pleine campagne, le candidat d’En Marche ! n’avait pas hésité à présenter la colonisation comme un crime contre l’humanité.

Celui qui est censé représenter la France se retrouve donc étrangement soutenu par ceux qui piétinent notre Histoire, notre culture et notre identité multiséculaire.

Fabrice Robert,
directeur national à l’action des Identitaires

Texte publié initialement par Boulevard Voltaire