Erdogan Turquie

Selon Recep Tayyip Erdogan, l’Union européenne est une “alliance de croisés”

05/04/2017 – TURQUIE (NOVOpress)
Pour le président turc, l’UE refuse depuis 54 ans l’entrée de la Turquie en son sein pour des raisons religieuses.

Lors d’une manifestation le 2 avril à Ankara, le président turc a déclaré :

Tous les dirigeants des pays de l’UE sont allés au Vatican et ont écouté le pape de façon soumise.

Il évoquait ici la réunion à Rome des dirigeants européens le 24 mars lors du 60e anniversaire de l’UE.

Le 16 avril se déroulera en Turquie le référendum visant à étendre le pouvoir présidentiel qui, si les amendements sont adoptés, devrait marquer selon les dires du dirigeant turc « le jour de la riposte ».

Ces événements font suite à la dégradation des relations entre la Turquie et Bruxelles depuis mars et l’annulation de rencontres politiques pro Erdogan en Allemagne et aux Pays bas. Le président turc, scandalisé d’avoir été qualifié de “dictateur”, avait dénoncé sans ménagement les « pratiques nazies » de l’UE.

Jean Messiha

Jean Messiha et Les Horaces répondent à l’ambassadeur de France au Japon

05/04/2017 – PARIS (NOVOpress) : L’ambassadeur de France au Japon a annoncé qu’il refuserait de « servir » si Marine Le Pen était élue à la présidence de la République. Jean Messiha, porte-parole des Horaces et coordinateur du projet présidentiel de Marine Le Pen, lui répond dans cette tribune libre publiée par la Fondation Polémia.

« Anciens élèves de l’ENA et hauts fonctionnaires comme vous, nous avons lu avec stupéfaction vos réactions à une possible victoire de Marine Le Pen. Ainsi les principes du devoir de réserve et de la neutralité de l’administration, qu’on nous avait enseignés, ainsi qu’à vous  sans doute, ne s’appliqueraient pas selon vous lorsqu’il est question de l’une des candidats à l’élection présidentielle.

Si Marine Le Pen est élue présidente de la République, à l’issue d’un scrutin parfaitement démocratique et dont la régularité ne pourra être contestée par personne, vous dites dès maintenant que vous déciderez de refuser « simplement de (la) servir ». Quelle arrogance, quel mépris pour les positions d’une candidate et le suffrage universel !

Vous faites sans doute partie de ceux qui jugent que les Britanniques ont voté pour la sortie de leur pays de l’Union Européenne par inculture et stupidité, tandis que les Américains ont élu un président régulièrement désigné par son parti, pour les mêmes raisons.

Pour notre part, nous avons servi avec loyauté et conscience des gouvernements différents, des présidents différents, Hollande ou Sarkozy, Chirac ou Mitterrand pour les plus anciens d’entre nous, même lorsque les choix politiques décidés ne nous convainquaient pas à titre personnel.

C’est l’honneur de la fonction publique française d’apporter sa compétence et son sens de l’intérêt général au service des gouvernants démocratiquement élus pour les assister et mettre en œuvre la politique qu’ils choisissent, pas de déserter pour des ambitions carriéristes ou des choix politiques peut-être respectables mais strictement personnels.

Et quand bien même un haut fonctionnaire entendrait refuser de servir l’Etat, il lui revient d’agir avec discrétion et de demander, le moment venu, sa mise en disponibilité, sans que cela ne l’autorise à violer le devoir de réserve et d’intervenir dans le débat électoral.

Un tel comportement ne peut que porter le discrédit sur tous ceux qui, comme nous, œuvrent au service de l‘Etat. Il est par ailleurs encore plus choquant que vous ayez signé des tribunes de votre nom et de votre titre, alors que vous devez représenter la France à l’étranger, la France et non le ou les partis au pouvoir. C’est pourquoi nous tenons à affirmer notre totale désapprobation vis à vis de vos propos et assurer aux Français qu’il existe des fonctionnaires loyaux pour qui le sens de la nation et de l‘intérêt général prévaut sur toute autre considération, prêts à servir avec la même conscience le président ou la présidente que les électeurs choisiront pour diriger la France ces cinq prochaines années.

Comme chaque citoyen, vous pourrez glisser dans l’urne un bulletin conforme à votre engagement politique ; mais à la différence de beaucoup de vos collègues, vous aurez par ce texte partisan jeté l’opprobre sur la fonction publique et sa neutralité, voire son honnêteté. Cela, Monsieur l’ambassadeur, cher camarade, nous ne pouvons l’admettre, et tenions à  te le faire savoir. »

par Jean Messiha, porte-parole du collectif des « Horaces »,
coordinateur du projet présidentiel de Marine Le Pen,  ancien élève de l’ENA,
et un groupe d’anciens élèves de l’ENA membre des Horaces.

Marine Le Pen et Le Pen

Marine Le Pen : « Je n’ai pas voulu être Président au biberon ! »

Candidats Confesse05/04/2017 – PARIS (NOVOpress) : Dans 2017, les candidats à confesse (éd. du Rocher), dont Le Figaro publie des extraits, Marine Le Pen confie : « Tous ceux qui pratiquent le “storytelling“ expliquent que pour devenir président de la République un jour, il faut en avoir eu l’idée dès la petite enfance! Ce n’est pas du tout mon cas. Je n’ai pas voulu être Président au biberon ! »

La présidente du Front national ajoute :

« Pendant très longtemps, je n’ai jamais imaginé que cela puisse passer par moi. Autrement dit, je n’ai pas une relation obsessionnelle au succès. Je crois de toutes mes forces que nos idées peuvent arracher la France à sa situation actuelle. Mais la personne en qui ces idées s’incarnent n’a pas tant d’importance à mes yeux, pour peu qu’elle soit solide, honnête, droite et courageuse. »

Dans ce livre d’entretiens réalisés par Samuel Pruvot, rédacteur en chef de Famille chrétienne, la présidente du Front national confie aussi tout ce qu’elle doit… à son père :

« Il faut dire que j’ai été en formation continue auprès de Le Pen pendant 45 ans ! En regardant en arrière, je dois reconnaître que cette expérience originelle me donne une grande force aujourd’hui. »

macron

Quand les preuves s’accumulent : Challenges roule pour Macron

Challenges Macron05/04/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Si l’abondance des propriétaires de grands médias parmi les soutiens de Macron ne suffisaient pas à l’établir : voici une preuve supplémentaire de la connivence entre Macron et les médias. La Société Des Journalistes (SDJ) de l’hebdomadaire économique Challenges dénonce le parti pris pro Macron de leur direction.

Dans un communiqué publié sur le site de l’Acrimed, la SDJ a formulé trois observations. Deux concernent la presse papier et la dernière l’équipe web. Qu’en est-il pour l’édition papier ? La ligne non partisane de l’hebdomadaire est plutôt correctement observée. En revanche, cet équilibre est lourdement occulté par le nombre d’articles ou favorables à Macron ou défavorables à ses adversaires.

Malgré le recrutement de quelques éditorialistes répertoriés à droite, les articles de Bruno Roger-Petit et de Maurice Szafran sont les plus fréquents et annihilent totalement la tentative de rééquilibrage. Pour vous faire une idée, voici quelques titres de ces éditos sur ces dernières semaines :

– Pourquoi la campagne de Fillon devient vraiment dangereuse ?
– Quand le phénomène Macron fait perdre la raison à droite comme à gauche
– Ce sondage qui change considérablement la donne pour Macron

Mais la Société des Journalistes indique aussi que des pressions se font sur l’équipe web

« La SDJ déplore les interventions multiples et déplacées de Maurice Szafran auprès de la direction et de l’équipe web, suite à la parution d’un article critique à l’égard de Macron, paru le 14 mars sur le site : “Où sont les millions de Macron ?“ »

En conclusion, la SDJ demande donc à leur direction de veiller davantage à l’équilibre politique de Challenges.

Macron Mitterrand

Quand Macron ne pompe pas Hollande, c’est qu’il copie Mitterrand !

05/04/2017 – PARIS (NOVOpress) : « Pour ses discours, expliquait hier soir L’Œil du 20 heures, Emmanuel Macron mélange différents ingrédients. Ce week-end à Marseille, […] on a eu une impression de déjà vu. Il a emprunté une tirade entière que François Hollande avait déclamé en 2012, lui aussi dans la cité phocéenne. » Mais il y a mieux : « Dans les Bouches-du-Rhône, on a aussi reconnu la petite musique de François Mitterrand » !

« Le François Mitterrand de 1988 a beaucoup inspiré les équipes d’En Marche ! », révèle en effet le 20 heures de France 2, qui en apporte les preuves par les images.

Ainsi, en meeting à Lyon en février, Emmanuel Macron arborait le même pupitre que celui de François Mitterrand lors de sa campagne pour sa réélection, en 1988. Et son clip de campagne est, pour le moins, « très proche de celui de François Mitterand à l’époque »…


L’Oeil du 20h 04/04/2017

eric-zemmour

Eric Zemmour : la blague corrézienne du vote pour Macron

05/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : « C’était une blague corrézienne, raconte Eric Zemmour sur RTL. Une bonne blague comme les aimait Jacques Chirac et comme les aime toujours François Hollande. Une blague qui à l’époque a fait rire tout le monde, sauf Nicolas Sarkozy. En campagne pour sa réélection, le président n’avait pas apprécié alors de voir l’ancien président taper sur l’épaule de son adversaire et annoncer à la cantonade : “Si je ne peux pas voter Juppé, je voterai Hollande !

« Cinq ans plus tard, poursuit Zemmour, Chirac ne dit plus rien mais on croit entendre la suite de sa blague :

“Si je ne peux pas voter Juppé, parce qu’il a été battu à la primaire de la droite, si je ne peux pas voter Hollande parce qu’il ne se représente pas, je vote Macron.“ »

« La blague corrézienne est la blague à la mode », continue Eric Zemmour, qui fait état des rumeurs annonçant les prochains ralliements à Emmanuel Macron de Dominique de Villepin et de la famille Chirac, peut-être dans sa totalité.

Pour Eric Zemmour, au-delà de la blague, il a une (triste) réalité, qui a son explication dans l’évolution idéologique des ténors de la droite et de la gauche :

« Chirac et Juppé ont amené la droite gaulliste sur les terres du centre. Les électeurs sont repartis vers la droite mais eux sont restés. Bayrou avait soutenu Juppé, Juppé a perdu : reste Macron. A gauche, on voit les mêmes mouvements historiques se concrétiser. »

En conséquence :

« Le nouveau nom du rocardisme est Emmanuel Macron. Comme il est le nouveau du chiraquisme et le nouveau nom du juppéisme, et le nouveau nom du bayrouisme, et le nouveau nom du hollandisme. Macron est le candidat du centre-droit et du centre-gauche, qui, profitant de l’appui de l’Europe, ont vaincu leur camp idéologiquement pour mieux le dominer politiquement. »

Pour Eric Zemmour, qui a des lettres :

« Les héritiers de Chirac, Hollande, Juppé, Rocard sont obligés de se rassembler pour espérer une nouvelle victoire. […] Obligés de choisir un nouveau cheval pour faire croire à la nouveauté. Obligés de faire du neuf avec du vieux. Obligés de tout changer pour que rien ne change. »

CQFD Police

L’ignoble une anti-flics du fanzine CQFD qui sera en vente vendredi

04/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : CQFD est un journal qui se définit comme un « mensuel de critique et d’expérimentation sociales ». La couverture de son numéro d’avril, qui sera disponible vendredi, dans un nombre restreint de points de vente heureusement, est ignoble de racisme anti-flics. Et pendant ce temps-là, c’est contre Florian Philippot que le ministère de l’Intérieur porte plainte…

Causeur France

Fillon, Dupont-Aignan, Marine Le Pen et Macron parlent de la France dans Causeur

04/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : « Parlez-nous de la France ! », titre le dernier numéro de Causeur, qui affiche en couverture les portraits des six principaux candidats à l’élection présidentielle. Quatre d’entre eux, François Fillon, Marine Le Pen, Nicolas Dupont-Aignan et Emmanuel Macron ont répondu aux questions du magazine dirigé par Elisabeth Lévy sur les thèmes de l’identité, de la laïcité et de la nation. « Je ne suis pas un rêveur de la mondialisation heureuse », affirme François Fillon, tandis que Marine Le Pen clame : « Je ne serai pas le vice-chancelier d’Angela Merkel » ! Pour Nicolas Dupont-Aignan, « ceux qui n’acceptnt pas le pacte républicain ne sont pas les bienvenus ». La surprise vient du titre de l’entretien avec Emmanuel Macron, qui prétend penser que « la France n’a jamais été et ne sera jamais une nation multiculturelle » !

A lire aussi, dans ce même numéro, les commentaires, par Alain Finkielkraut, de la diatribe de Christine Angot à l’encontre de Fillon, et un entretien avec François Bousquet, auteur de La Droite buissonnière, pour qui « la droite méprise le combat idéologique ».


Causeur #45 – Avril 2017 par causeur

Chard Gibraltar Brexit

Brexit : quid de Gibraltar ?

Avec le Brexit, le gouvernement britannique a assuré dans sa lettre invoquant l’article 50 du Traité de l’UE vouloir conserver la libre circulation entre l’Irlande du Nord et la République d’Irlande, mais il n’a rien dit de Gibraltar.

GibraltarIl faut dire que les contrôles à la frontière n’ont jamais cessé entre le reste de la péninsule ibérique et ce rocher de la discorde que l’Espagne veut récupérer depuis sa cession forcée à la Grande-Bretagne en 1713, mais la question de cette presqu’île d’un peu plus de 30 000 habitants pourrait pimenter un peu les négociations. En effet, l’Union européenne vient d’annoncer en préambule aux négociations qu’aucun accord entre l’UE et le Royaume-Uni ne saurait s’appliquer à Gibraltar si l’Espagne s’y oppose. Le ministre en chef de la presqu’île, Fabian Picardo, s’est inquiété à haute voix d’une possible solution de souveraineté partagée et Madrid a déjà fait savoir qu’une fois le Royaume-Uni hors de l’UE, il attendait le soutien de ses partenaires européens dans ce dossier.

L’Espagne s’est toutefois abstenue de toute menace ou déclaration guerrière à l’égard de Londres et de Gibraltar. Les déclarations du ministre de la Défense du Royaume-Uni et d’un des leaders du parti conservateur ont donc poussé le ministre des Affaires étrangères espagnol, Alfonso Dastis, à s’étonner publiquement de la disparition du légendaire flegme britannique. Interrogé la semaine dernière sur la BBC, le ministre Michael Fallon avait en effet affirmé que son pays « irait jusqu’au bout » pour protéger Gibraltar et le droit de ses habitants à rester dans le Royaume-Uni.

Quelques minutes après, l’ancien chef des Tories, Michael Howard, a comparé sur Sky News l’attitude de Margaret Thatcher il y a trente-cinq ans, quand il a fallu envoyer une force navale récupérer les Malouines, à l’attitude qu’aurait très certainement Theresa May s’il fallait défendre Gibraltar.

Des propos très critiqués en Grande-Bretagne même, au premier chef par l’opposition libérale-démocrate et travailliste qui s’inquiète de l’impact que pourraient avoir de tels propos sur les négociations pour le Brexit et sur la relation d’ami et d’allié avec l’Espagne.

Mais, à vrai dire, ces échanges d’amabilités ne sont pas vraiment nouveaux et ils ne sont pas près de cesser puisque, comme l’a redit Theresa May dimanche, le Royaume-Uni n’acceptera jamais aucun abandon de souveraineté sur la presqu’île contre la volonté de ses habitants et que ceux-ci veulent conserver leur statut de territoire britannique d’outre-mer. En 2002, 99 % des votants gibraltariens avaient confirmé ce souhait dans un référendum même si, lors du référendum sur le Brexit, 97 % se sont prononcés contre la sortie de l’UE.

Olivier Bault

Article et dessin de Chard parus dans Présent daté du 5 avril 2017

Renaud par Gabriel Robin

Choisis ton camp : plutôt bobo ou beauf ?, par Gabriel Robin

Gabriel RobinCe doit être de saison. Avant chaque élection, des pipoles se mettent en tête de lancer un appel contre le Front national. La garantie, pour un artiste moyen sorti des radars, de s’acheter une conscience politique à peu de frais tout en squattant quelques plateaux télé et colonnes de journaux subventionnés. On constatera que la liste des signataires évolue peu d’année en année.

On y retrouve les sempiternels acteurs proches du Parti socialiste et autres chanteurs engagés… Pour le cru 2017 figurent, notamment, Renaud, IAM, Karin Viard, Zabou Breitman, Valérie Donzelli, La Grande Sophie ou ces rossignols de la misère sociale que sont les frères Dardenne. Ces derniers préfèrent filmer l’électorat du FN, dans des œuvres souvent complaisantes, que saisir ses motivations. Comprenne qui pourra.

En creux se dessine une France segmentée entre deux gros blocs sociologiques. Pas de place pour la nuance, camarade. Tu dois choisir ton camp : plutôt bobo ou beauf ? Car c’est ainsi que la France se vit en cette campagne présidentielle, tiraillée entre deux idéaux d’hommes.

D’un côté, les fameux bobos, habitants des métropoles, jeunes, urbains, dynamiques, ouverts et gardiens du village planétaire. De l’autre, les beaufs, repliés sur eux-mêmes, fermés, peu enclins à la mobilité intellectuelle ou physique et gardiens du temple du mauvais goût franchouillard. Entre les deux : un no man’s land. Du moins, médiatiquement. Eh oui, il existe encore quelques originaux qui résistent à la réduction socio-culturelle des années 2010, insensibles aux clichés et aux dénominations grotesques qui voudraient les cantonner dans des caricatures aussi vides de sens qu’inopérantes.

Mais voilà, pas un jour ne passe sans que Monsieur Tout-le-Monde ne soit rappelé à l’ordre par les matons de Panurge ! Est-il possible d’apprécier le cinéma de Bertrand Bonello en votant Marine Le Pen sans avoir mauvaise conscience ? Dans l’autre sens : un électeur de Benoît Hamon saura-t-il trouver la force de rire en regardant la prestation de Franck de Lapersonne dans Le Crocodile du Botswanga ? Oui. Et mieux : il faut souhaiter que cela continue ainsi.

Pour des artistes aussi transgressifs que Renaud, qui sort le même disque depuis trente ans, il ne fait aucun doute que le Front national entend s’attaquer à « l’art contemporain », lequel ne représente d’ailleurs pas un style mais une époque : la nôtre. Il est vrai que certains Français, souvent de droite un peu bon teint, ont des difficultés à appréhender les expressions de la modernité. La belle affaire : il en a toujours été ainsi, depuis que l’Occident est l’Occident. Le Front national n’y changera rien et ne s’attaquera pas aux créateurs. Peut-être même que son arrivée les poussera à se dépasser… En effet, les pays qui ronronnent ne pensent plus et ne produisent plus grand-chose d’intéressant.

Gabriel Robin
secrétaire général du Collectif Culture, Libertés et Création

Tribune reprise de Boulevard Voltaire et initialement titrée
« 100 picoles écrivent au Front national : bobo contre beaufs »

Delarue Une chance pour tous

EXCLUSIF – Macron pique le slogan « Une chance pour tous » à Jean-Luc Delarue

Macron Une chance pour tous04/04/2017 – PARIS (NOVOpress) : Le slogan de campagne de Macron est dévoilé : c’est « La France doit être une chance pour tous ». Or « une chance pour tous » est une marque déposée. Par le Groupe Réservoir, autrement dit Réservoir Prod, qui était, à l’époque, la boîte de production de Jean-Luc Delarue, et a été rachetée après sa mort par Lagardère Entertainment, le premier groupe français de production audiovisuelle.

Pour le second tour – s’il s’y trouve… –, on lui suggère de prendre « Ça se discute », ou « Toute une histoire », ou encore « Vis ma vie », « C’est mon choix », « Tous égaux », ou, ce serait encore plus clair : « Recherche appartement ou maison ». De préférence rue du faubourg Saint-Honoré…

Election présidentielle couple Macron

Pourrir, divertir, ahurir : de l’art de truquer une élection présidentielle, par Le Gallou

La campagne présidentielle est prise en étau : doublement prisonnière du Léviathan judiciaire et du Léviathan médiatique. Pour le système dominant, il n’y a pas d’alternance possible : ni au mondialisme, ni au libre échangisme, ni à l’immigrationnisme, ni à la rupture avec les traditions et la déconstruction.

Dans ces conditions, les élections ne sont qu’un simulacre : un simulacre que les oligarchies financières, médiatiques et judiciaires ont choisi de scénariser et de feuillotonniser. En évacuant autant que faire se peut tout débat de fond. Avec une méthode simple : Pourrir, divertir, ahurir.

Pourrir :

Les médias mettent systématiquement en « Une » des affaires à deux balles, à condition qu’elles concernent François Fillon ou Marine Le Pen (pour Macron, des questions à plusieurs millions ou plusieurs… milliards d’euros n’intéressent personne). L’objectif est double : salir et pousser ainsi les électeurs à s’abstenir ou à recourir à des « votes refuges ». Cela tombe bien : les « petits » candidats – Lassalle, Dupont-Aignan, Asselineau ou Arnaud – chassent sur les terres de la France périphérique, la terra incognita du vote Macron.

Election présidentielle peopleDivertir :

Pour Macron, pas question de parler d’affaires (déclarations contradictoires sur son patrimoine, ISF, vente de SFR à Drahi, livraison d’Alstom aux intérêts US) mais on « peopolise ».

Mimi Marchand, spécialiste des people, a rencontré le couple Macron lors d’un dîner organisé par Niel (groupe Le Monde) et sa compagne Delphine Arnault (LVMH, Les EchosLe Parisien). Et elle a pris en charge leur « story telling » : le jeune premier et sa « cougar » font la « Une »  des magazines. Maillot Hawaï, polo et boxer short sur Paris Match. En attendant Gala et les conseils minceur de Brigitte Macron. C’est beau, c’est émouvant et… cela évite de parler de choses sérieuses.

Ahurir et faire frémir :

Comme trois précautions valent mieux qu’une, les médias complètent le dispositif en promettant le chaos économique et social si Marine Le Pen était élue et appellent sans attendre à se rassembler autour du banquier Macron pour « faire barrage ».

Le rejet du Système est tel et la méfiance envers les médias si grande que le succès de leur enfant chéri n’est malgré tout pas assuré. Reste tout de même une question : que pourraient faire de différent Marine Le Pen ou François Fillon sans remettre en cause le pouvoir judiciaire et le pouvoir médiatique qui sont sortis de leur lit ?

Comment rétablir la séparation des pouvoirs ? Montesquieu, reviens !

Comment rétablir la liberté d’expression et retrouver le pluralisme dans les médias ?

On aimerait en entendre davantage, faute de quoi le vote présidentiel risquerait de ne pas changer grand-chose…

Jean-Yves Le Gallou,
président de la Fondation Polémia

Texte repris de Polémia

 

Le grand retour de l’UMPS

Emmanuel Macron, en tournée électorale en PACA, a donc rendu visite au président LR de la région, Christian Estrosi (voir en page 4 l’article de Camille Galic). Ce n’était pas prévu dans l’agenda de l’ex-ministre de Hollande. Mais Macron a tenu à rencontrer Estrosi pour, officiellement, une action réparatrice, si ce n’est expiatrice, à son égard : il avait été hué à un meeting de Fillon que soutient le président de région, enfin… à ce moment car, alors que l’ancien Premier ministre était au 36e dessous, il avait demandé qu’il abandonne sa candidature. D’où les huées des fillonistes purs et durs, qui n’ont pas supporté ce crime de lèse-Fillon.

Macron se sentant une âme de justicier a volé au secours du filloniste à éclipses. Bien entendu, en campagne électorale, tout est électoral ! Il s’agissait, pour le premier marcheur d’En marche, de peaufiner son image de rassembleur « et de droite et de gauche », de candidat qui ne supporte pas que l’on s’en prenne à un autre dans ses propres meetings. Sauf, évidemment, à Marine Le Pen, qu’il traite de menteuse, lançant à ses troupes un belliqueux : « Combattez-la ! Combattez-là ! »

Quant à Estrosi, il feint de ne voir dans la visite d’Emmanuel Macron, scellée par une poignée de mains chaleureuse devant les photographes, qu’un geste de « courtoisie républicaine » auquel il ne faudrait pas donner une quelconque signification politique, car il soutient toujours François Fillon, au moins jusqu’à ce qu’il ne le soutienne plus… Il se moque du monde, bien entendu, tout comme son hôte ! Car ce n’est pas de courtoisie qu’il est question, mais de front républicain. Macron a salué le président de la région Paca en ces termes : « Il a été un rempart contre le Front national ! » Voilà ce qui les a unis hier et les rassemblera demain. En Paca comme dans ce qui s’appelle maintenant les Hauts-de-France, les régionales furent le laboratoire du front républicain en vue des présidentielles.

Fillon n’a condamné ni Estrosi ni Bertrand pour avoir mendié les voix de la gauche et de l’extrême gauche afin de priver les nationaux d’une présidence de région. Il n’a pas davantage désavoué le même Estrosi pour sa mano en la mano avec Macron, il a même dit lui-même qu’il ne refuserait pas de le rencontrer. Et pour cause, ils seront alliés bientôt !

Car les Fillon, Macron, Mélenchon, Hamon et quelques autres s’opposent maintenant, mais s’uniront tous au second tour pour « barrer la route » à Marine Le Pen, comme leurs prédécesseurs le firent contre son père en 2002. Pour tous ceux-là, il n’est pas de « dédiabolisation » qui tienne, ils se moquent aussi du soutien de Français de plus en plus nombreux, qui voient en Marine Le Pen celle qui porte le salut du pays.

Ce front républicain qui ressuscite prépare la « recomposition » politique et gouvernementale qu’annonce Macron, tandis qu’à droite, on s’y prépare aussi en déplorant qu’en 2002, après avoir été élu par les voix de gauche, Chirac n’ait pas ouvert son gouvernement à ses leaders. L’UMP a eu beau changer de nom pour éviter que l’on puisse parler d’« UMPS », qu’importe le mot, c’est la réalité qui compte et celle-là, à la faveur de la supercherie Macron, est plus forte aujourd’hui qu’hier.

Guy Rouvrais

Article paru dans Présent daté du 4 avril 2017

Stéphane Ravier : “Je t’en foutrais du “vivre ensemble !”

03/04/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Dimanche dernier, Stéphane Ravier était l’invité de questions politiques sur France Inter afin notamment de préciser la ligne politique du Front national.

Le FN de Marine Le Pen est-il de droite ? “Ni gauche ni droite”, a répliqué le maire FN du secteur 7 de Marseille, reprenant la réplique souvent attribuée désormais à Emmanuel Macron. Mais pour s’en distinguer, Stéphane Ravier a clairement opposé les mondialistes, de droite comme de gauche, aux patriotes.

Surtout, Stéphane Ravier s’est lancé dans une tirade sur le dogme du multiculturalisme en lançant : “Je t’en foutrais du “vivre ensemble !”.


Christine Tasin condamnée pour “islamophobie”

03/04/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Le « pas d’amalgame » est décidément une atteinte à la liberté d’expression.

Lors d’une manifestation du SIEL, Christine Tasin présidente de l’association anti islam Résistance républicaine aurait prononcé un discours “islamophobe”. Le tribunal correctionnel de Paris lui reproche d’avoir tenu des propos violents à l’encontre des musulmans, suite à l’attentat de Magnanville. Des paroles susceptibles de provoquer « un vif sentiment de rejet, voire de haine à l’encontre de cette communauté prise dans son ensemble ».

La présidente de l’association patriote Résistance républicaine se voit donc condamnée à 1 000 € d’amende en guise de dommages et intérêts à la LICRA (Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme). Somme qu’elle devra également verser à la Ligue des droits de l’homme.

Autrement dit, la justice rémunère les officines antiracistes pour leur travail de délation.


Macron le Marseillais : « l’héritier et le traître » au milieu des barbus

Source : Boulevard Voltaire – “Macron le Marseillais : « l’héritier et le traître » au milieu des barbus”

Dans trois semaines, sereinement, les Français vont devoir rappeler à leurs élites qu’ils ne sont pas, comme M. Macron, les « héritiers de rien ».

Cette dernière semaine de mars, nous diront un jour les politologues de Sciences Po quand ils auront atterri, aura été très lourde pour le candidat chéri du système, des sondages et des socialistes. Car lourde est aussi devenue sa barque : Valls y a pris place, et puis M. Estrosi aussi a souhaité y monter, en réservant un « accueil républicain » à M. Macron. A-t-on dit à M. Estrosi que M. Macron n’était pas encore Président ? Qu’il ne serait peut-être même pas au second tour ? Il est vrai que M. Estrosi, qui a si souvent trahi la droite jusqu’au putsch contre Fillon d’il y a un mois, ne représente plus rien, comme les Toulonnais le lui ont bien fait comprendre en le sifflant copieusement la veille. Le radeau des médusés était donc fait pour lui. Et puis la présidence de région, gagnée avec l’appoint des voix de gauche en décembre 2015, valait bien ce petit renvoi d’ascenseur à l’équipe Valls-Macron. La recomposition politique à la Macron ressemblait, ce 1er avril, à une salade niçoise improvisée ou une mauvaise bouillabaisse qui, franchement, ne faisaient pas envie.

C’était donc Marseille que M. Macron avait choisie pour montrer les dents. Il a rappelé que ses adversaires le décrivaient comme « l’héritier et le traître ». Ce qui est, au fond, assez juste. Et, se souvenant des cours de rhétorique de son prof de français de première, il y a répondu de façon touchante : « D’abord, il faut choisir l’histoire qu’on veut raconter. Je ne peux pas être les deux. » Étrange, ce recours au principe de non-contradiction chez ce partisan du ni droite ni gauche, ni français ni étranger, ni culture française ni culture étrangère. Eh bien, si ! Macron est cet objet politique tellement extraordinaire qu’il réussit ce tour de force d’être les deux : héritier de Hollande et de ses trahisons, et traître à la gauche, et aussi à la France et aux Français.

Car, passage obligé pour le candidat multiculturaliste à Marseille, il s’est lancé dans un éloge extatique de la diversité :

Je vois une ville française façonnée par 2.000 ans d’histoire, d’immigration, d’Europe. Je vois des Arméniens, des Comoriens, des Italiens, des Algériens, des Marocains, des Tunisiens, des Maliens, des Sénégalais, des Ivoiriens… Tellement que je ne peux [tous les] citer ! Je crois voir des Marseillais ? Je vois des Français !

Sur une photo, on voyait surtout M. Macron entouré de mâles barbus. Cela manquait quand même de diversité. Son nouveau partisan Valls aurait pu lui souffler de rajouter quelques « Blancos » sur la photo. Et Mme Angot quelques femmes, libérées bien sûr.

Enfin, il y eut ce mot, aussi, qui en disait long sur notre candidat noyé dans sa diversité et ses appels aux votes communautaristes : « Je ne suis l’héritier de rien ! »

Dans la bouche de ce fils de bourgeois picard passé chez Rothschild et qui a préféré une brillante carrière à la responsabilité de la paternité, ce credo pesant de marxisme bourdieusien avait une certaine saveur.

Dans trois semaines, sereinement, les Français vont devoir rappeler à leurs élites qu’ils ne sont pas, comme M. Macron, les « héritiers de rien », qu’être Français ne se réduit pas à l’exaltation naïve d’une diversité dont tout le monde voit les limites et les dangers aujourd’hui. Jamais élu, sans enfant, Macron est finalement un grand cumulard : héritier des traîtres et traître de nos grands héritages. Cela fait un CV vraiment trop chargé, et pas que pour les Marseillais qui, samedi, sur le Vieux-Port, trouvaient son accent bien mauvais.

Pascal Célérier

Le poids du vote musulman dans la campagne présidentielle : une clef du second tour ?

03/04/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
L’islam est aujourd’hui la seconde religion en France. Ceux qui s’en réclament représentent environ 10 % de la population, mais seulement 5 % du corps électoral français. Une « minorité significative » comme le nomment des grands instituts, tel l’IFOP. Son directeur du département opinion publique, Jérôme Fourquet, a été interrogé par la rédaction d’Atlantico.

Traditionnellement, le vote musulman est de gauche

Le vote au premier tour des élections présidentielles, qui est plutôt un vote d’adhésion, est révélateur. Ainsi, entre les scrutins de 2002, 2007 et 2012, l’IFOP partageait le vote de confession musulmane entre 49 et 58 % pour le PS et ses alliés, et entre 10 et 21 % pour l’extrême gauche. Soit environ, 80% de votes à gauche en incluant les Verts. Historiquement, la gauche ne se présente t elle pas comme défenseur des prétendues victimes de discriminations et chantre d’un multiculturalisme salvateur ?

Dans certaines situations, le vote musulman peut être un vote de barrage davantage qu’un vote de conviction

Des études de l’IFOP suite aux élections municipales de 2014 montrent la capacité des arabo musulmans à effectuer un vote « barrage ». A Perpignan, le deuxième tour a vu cet électorat voter pour le candidat UMP, face au candidat Front National arrivé en tête au premier tour. Rappelons qu’en 2012, les musulmans s’étaient beaucoup mobilisés et qu’environ 90 % d’entre eux avaient voté pour François Hollande. Un « nettoyage au Kärcher » du candidat Sarkozy qui aurait apporté les 900 000 voix décisives pour la victoire.

Selon Jérôme Fourquet, le vote musulman pourrait peser aussi, en 2017 contre Marine Le Pen

Chez les musulmans, « La gauche a perdu beaucoup de terrain, mais elle reste malgré tout l’idéologie dominante (…) La perspective d’une accession au pouvoir du FN peut agir comme un puissant stimulant pour mobiliser au second tour un électorat musulman plus abstentionniste que la moyenne au premier tour ».