Six ans plus tard, souvenons-nous du père Hamel

père Hamel

C’est un petit village de campagne, pas loin de Rouen : Saint-Étienne-du-Rouvray. Le père Jacques Hamel avait passé toute sa vie dans cette région : originaire de Darnétal, enfant de chœur à six ans, pour l’église Saint-Paul de Rouen, entré au petit séminaire à quatorze, il est envoyé en Algérie. Sa sœur, qui sera religieuse, témoigne qu’il refusa toujours, malgré ses performances lors de son service militaire, de devenir officier, « pour ne pas avoir à donner l’ordre de tuer d’autres hommes ». Entre son ordination, en 1958, et sa mort, il n’aura servi qu’au sein de l’archidiocèse de Rouen et fera même partie, cruelle ironie du sort, du comité interconfessionnel créé par l’archevêque après les attentats de novembre 2015. Une vie humblement offerte au Bon Dieu, sans espoir de vaine gloire ni de grandes réalisations : une vie de sainteté silencieuse, comme il y en avait des milliers en France dans la génération du père Hamel.

Ce matin-là, il célébrait la messe pour cinq personnes : un couple de paroissiens et trois sœurs. Deux « djihadistes », en réalité deux minables radicalisés (comme dans la plupart des cas), sont entrés dans l’église de Saint-Étienne-du-Rouvray en criant « Allahu Akbar ». Leurs noms ne méritent pas d’être cités ici. Tout chez eux était factice : ceintures d’explosifs, grenades, armement, accoutrement, foi en kit – tout sauf, hélas, les couteaux. Après avoir regroupé les fidèles, ils se sont dirigés vers le père Hamel qui, du haut de ses 85 ans, les a apostrophés sans peur. Les deux assassins ont forcé un des paroissiens, un octogénaire, à filmer l’égorgement du père Hamel, dont les dernières paroles ont été, par deux fois : « Va-t’en, Satan ! » Les policiers sont arrivés sur les lieux assez vite et les ont abattus.

Jacques Hamel sera retrouvé « égorgé » – « massacré » serait le terme exact. Il a reçu en tout vingt-huit coups de couteau. Les services de police de la région avaient reçu des renseignements selon lesquels un attentat était en préparation dans ce village. Les autorités musulmanes du village avaient construit leur mosquée sur un terrain cédé par l’archevêché pour un euro symbolique : elles exprimeront leur surprise mais reconnaîtront que quelques salafistes se rendaient parfois aux prêches. Après un emballement médiatique et religieux (notamment sur la possibilité d’un procès en béatification), l’histoire retombera, comme un soufflé.

Reste-t-il quelque chose, six ans plus tard, de cet attentat qui avait, à l’époque, foudroyé les consciences en France ? Pas grand chose. Y aura-t-il quelques mots là-dessus dans la presse dite mainstream ? On l’espère. On peut lire, ici ou là, qu’un centre d’accueil des pèlerins est envisagé dans les années qui viennent. On peut même se procurer, sur le site de France 3 régions, le programme des commémorations de ce mardi 26 juillet : la messe sera donc suivie d’une cérémonie républicaine pour la paix et la fraternité devant la stèle du même nom, puis d’un verre de l’amitié au centre socio-culturel Georges-Déziré. Je n’invente rien. Tremble, Daech ! Nous vaincrons ta haine avec nos cérémonies neuneus façon IIIe République ; nous repousserons ton intolérance avec nos kirs, nos gobelets en plastique et nos bols de Monster Munch !

Le père Hamel est mort en martyr, égorgé in odium fidei comme autrefois, comme aux origines. Il ne faudrait pas l’oublier. Il paraît que certains visiteurs prient pour lui. Je pense, au contraire, que nous devrions lui demander de prier pour nous, aujourd’hui plus encore qu’il y a six ans…

Arnaud Florac

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Tout va très bien, messieurs les ministres…, par Philippe Bilger

police

Les cocoricos de nos ministres régaliens sont de plus en plus contredits par une réalité dont la brutalité ne cesse de s’amplifier.

La délinquance et la criminalité ordinaires sont déjà insupportables et ce n’est pas un « sentiment d’insécurité » qu’éprouvent les victimes nombreuses mais un désespoir aggravé par la relative impuissance des forces chargées de les combattre.

Il suffit pour en avoir un tableau hebdomadaire (et il n’est pas exhaustif) de se reporter du 11 au 17 juillet avec une recension de Valeurs actuelles mentionnant notamment une quinzaine de coups de couteau, coups de marteau, coups de hache, une femme poignardée par un clandestin…

Un basculement dramatique s’est produit dans notre société quand la police, de plus en plus souvent, au lieu de pouvoir opérer sa mission de contrôle et d’interpellation, est devenue elle-même une cible. La malfaisance spécifique, les guet-apens, les violences à son encontre font qu’elle ne peut plus nous protéger mais doit être protégée. Un comble.

Dans une commune près de Dijon, un policier est violemment « tabassé » parce qu’il tente d’interpeller un voleur de scooter armé.

Dans un quartier de Lyon à la Guillotière, trois policiers en civil dont une femme, sont agressés et lynchés à coups de barres de fer et avec du gaz lacrymogène, par une cinquantaine de voyous qui les empêchent d’appréhender un voleur à l’arraché. L’un des agresseurs est interpellé mais réussit à prendre la fuite (Le Parisien).

C’est tous les jours comme cela. Il paraît que ceux qui s’émeuvent exagèrent ou appartiendraient au RN et donc seraient forcément inaudibles et de mauvaise foi.

On a un ministre de l’Intérieur qui tweete beaucoup après. C’est le signe de l’échec. Un Eric Ciotti a le droit de tweeter : il n’est pas ministre. Gérald Darmanin, lui, quand il termine son tweet par « s’en prendre à un policier c’est s’en prendre à la République » a un propos à peu près équivalent à zéro et magnifie son inaction.

Il n’est plus à cela près. Il a déclaré qu’il allait s’occuper « personnellement » des JO. Pas de quoi rassurer : il n’était tout de même pas à mille lieues du Stade de France et du préfet Lallement lors de ce fiasco dont il ressort virginal grâce au président de la République !

Eric Dupond-Moretti, certes non directement concerné par ces soucis d’ordre et de tranquillité publics, ne rassure pas davantage sur la Justice quand il fait des réponses méprisantes aux questions qui lui sont posées.

J’ai le droit de suggérer des pistes dont la plus importante est inconcevable.

Il faudra un jour instaurer de vraies peines planchers. Je devine trop ce que vont devenir les procédures de Lyon et de Dijon si on réussit à appréhender des auteurs alors que le caractère collectif des violences rend la preuve individuelle quasiment impossible. Elles s’enliseront dans des délais trop longs et l’indignation initiale finira en en indulgence judiciaire.

Surtout il conviendrait non pas de sortir de l’état de droit ressassé tel un mantra mais de l’adapter. C’est une incantation à défaut d’être une protection, une solution. Il n’est plus possible, face à des transgressions éclatantes, irrécusables, de laisser le temps noyer les vérités et des culpabilités immédiatement imputables. On ne devrait plus admettre que la bureaucratie s’oppose à la Justice. Il y a une multitude d’affaires qui justifieraient des allègements et des urgences et satisferaient l’attente citoyenne qui veut que justice soit rendue certes mais vite !

J’ai évoqué l’autosatisfaction du pouvoir. Elle est normale. Quand on échoue il est urgent de se gratifier : c’est le seul baume.

Que la France ait mal ne troublera pas un pouvoir sûr de son fait.

On aura compris que mon titre renvoie à une célèbre chanson de mon enfance où, annonçant à « madame la marquise  » une série de catastrophes, on lui certifiait pour la rassurer que « tout allait très bien ».

Faisons-leur plaisir : tout va très bien, messieurs les ministres…

Philippe Bilger

Tribune reprise de Philippebilger.com

Henry David Thoreau – La désobéissance civile

Henry david Thoreau

27/07/2022 – POLITIQUE (NOVOpress)
Nouvelle vidéo signée Le Doc, sur un ouvrage essentiel de la science politique, « La désobéissance civile » de Henry david Thoreau. Que faire quand l’Etat va à l’encontre de nos valeurs ? Un concept majeur qui a eu des répercutions importantes dans l’Histoire.

En juillet 1846, Henry David Thoreau est emprisonné car il a volontairement refusé de payer un impôt à l’État américain. Par ce geste, il entendait protester contre l’esclavagisme qui régnait alors dans le Sud et la guerre américano-mexicaine. Il ne passe qu’une nuit en prison, car sa tante paie la caution, ce qui le rend furieux.

Ce livre était originellement intitulé Resistance to Civil Governement (Résistance au gouvernement civil); c’est l’éditeur qui l’aurait renommé en Civil Disobedience – selon l’expression inventée par Thoreau dans une correspondance – lors de sa réédition posthume (1866). Avec le Discours de la servitude volontaire d’Étienne de La Boétie, La Désobéissance civile est un ouvrage fondateur du concept de désobéissance civile.

Merci à Breizh-info qui a repéré cette vidéo.


Le « Coup d’éclat » ridicule des députées Insoumises arrivées en cravate pour répondre à Eric Ciotti

Propagande LGBT – Bruxelles contre Budapest

Orban

La commission européenne a récemment saisi la Cour de justice européenne contre la Hongrie accusée de violer « l’état de droit ».

Ce qui est en cause dans cette procédure est la loi, votée en juin 2021, interdisant la propagande homosexuelle dans les écoles hongroises.

On peut penser ce que l’on veut de cette loi, on peut la juger anachronique, mais il serait assez difficile de la faire passer pour une loi de persécution des homosexuels.

Bien d’autres propagandes sont interdites dans les écoles de Hongrie et d’ailleurs, sans que cela soit nécessairement attribué à une « phobie » quelconque.

Personne, en particulier, ne s’indigne que la propagande politique soit interdite dans les écoles – au moins en droit car, dans les faits, la gauche se dispense assez volontiers d’appliquer la loi en la matière !

En réalité, ce que révèle cette procédure, c’est un fossé grandissant entre les Européens sur la notion d’« état de droit ».

Jusqu’à une date récente, lorsqu’on parlait du droit des homosexuels, on désignait le fait que ces derniers n’avaient pas à être humiliés, voire battus ou même assassinés pour leur orientation sexuelle.

Un tel respect de la dignité de la personne humaine est à l’honneur de notre civilisation.

Mais, désormais, à Bruxelles et dans bon nombre de pays d’Europe de l’ouest, on considère que les droits des homosexuels ne concernent pas seulement le respect de leur humanité, mais aussi le droit de recruter dans les écoles et donc parmi des mineurs.

Imaginons un seul instant qu’à la place d’« homosexuels », on lise « communistes » ou « fascistes » et que l’on autorise des groupuscules révolutionnaires à recruter dans les écoles. Ce serait – à juste titre – une levée de boucliers.

En l’occurrence, c’est d’une certaine façon encore pire puisque cela ne concerne pas seulement les convictions idéologiques, mais les mœurs – qui engagent bien davantage la personnalité que l’intellect.

On s’approche du détournement de mineur.

Accessoirement, on peut estimer que l’éducation sexuelle est davantage l’affaire des familles que des professeurs ou des associations militantes.

En tout cas, en introduisant cette procédure judiciaire, la commission européenne envoie un message qui pourrait bien se retourner contre Bruxelles et contre l’idéologie libertaire ambiante : il est en effet fort étrange que l’idéologie libertaire ait besoin des tribunaux et des condamnations pour triompher. Mais l’expérience contemporaine montre que l’on peut être simultanément libertaire et liberticide !

Tribune reprise de les4verites.com

Attaques au C0UTEAU, flics tabassés, l’insécurité est-elle un sentiment ou une réalité ?

insécurité

26/07/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Angers, Nantes, les attaques à l’arme blanche se multiplient ces derniers temps, ce qui inquiète les autorités.

Des policiers roués de coups dans le quartier de la Guillotière à Lyon, la multiplication des faits divers est-elle une illusion que les médias créent ou tout simplement les prémisses d’une société au bord de l’implosion ?


La Gauche a-t-elle triomphé grâce à la violence ?

gauche violence

Avocat fiscaliste et essayiste, Thierry Bouclier a écrit des romans et des biographies sur des personnalités telles que Pierre Drieu la Rochelle, Jacques Benoist-Méchin, Alphonse de Châteaubriant, Jean-Louis Tixier-Vignancour et ADG. Son dernier livre, La Gauche ou le monopole de la violence, recense les événements de l’Histoire contemporaine qui ont permis à la gauche d’imposer son magistère moral à l’ensemble de la société, en dictant les règles et en fixant les interdits. Nous proposons ici quelques-uns des thèmes évoqués dans l’ouvrage.

Le clivage gauche-droite

Le 28 août 1789, au moment de se prononcer sur l’attribution d’un droit de veto au roi Louis XVI, les députés de l’Assemblée constituante se séparent en deux parties antagonistes situées respectivement à gauche et à droite.

Ce clivage existe encore aujourd’hui et reste marqué par les mythes de la Révolution. La gauche est censée incarner la lumière, le bien et le progrès, ce qui lui permet de relativiser les massacres commis lors de la Révolution et de la Commune de Paris, voire même les crimes du communisme. Malgré leur turbulence, les multiples chapelles du gauchisme appartiennent également à cette grande famille du progrès.

À l’opposé, la droite et ses valeurs sont considérées comme le mal dont l’extrême droite, d’ailleurs assez rarement définie, représente la quintessence. En conséquence, la droite tente constamment de se racheter en faisant voter des réformes sociétales et en s’abstenant de remettre en cause les lois votées par ses adversaires.

L’antifascisme comme idéologie

Le terrorisme

Ce terme, dont l’acception a évolué, trouve son origine en 1793 dans le gouvernement par la Terreur, lorsque la Convention décide de voter la Loi des suspects. Selon Robespierre, la Vertu demeure impuissante sans elle.

De nos jours, les politiciens et les médias de gauche tentent d’instrumentaliser chaque attentat terroriste en désignant la responsabilité de « l’extrême droite ». En 2012, Mohamed Merah est ainsi décrit comme « un Blanc aux yeux bleus » avant son identification.

Lors de l’attentat commis en 1980 devant la synagogue de la rue Copernic à Paris, les investigations s’orientent très vite vers la FANE, un groupuscule néo-nazi récemment dissous (des pistes plus sérieuses se porteront plus tard vers le Proche-Orient). De nombreuses manifestations se déroulent dans de nombreuses villes du pays pour dénoncer le « fascisme assassin ». Les grands journaux de gauche, les organisations antiracistes, BHL (déjà !) profitent de l’occasion pour attaquer violemment le Figaro Magazine qui a ouvert ses portes à Alain de Benoist et d’autres intellectuels du GRECE, ce qui conduit à leur éviction du journal.

Les médias, friands de complots d’extrême droite, se gardent également de communiquer les résultats des enquêtes qui innocentent leurs adversaires. L’affaire des « néo-nazis de Châteauroux » est emblématique : dix-sept ans de procédure, quatre-vingts personnes placées en garde à vue, vingt et une mises en examen et un jeune père de famille incarcéré. Selon la presse, un véritable arsenal composé de trois cents armes, dont soixante-quinze fusils mitrailleurs, a été saisi. En fait, celles-ci sont en vente libre dans les stocks américains. Les seuls objets sulfureux découverts se résument à une photographie de Léon Degrelle et un casque allemand de la Seconde Guerre mondiale. Ce fiasco judiciaire se solde par une condamnation à une amende de deux cents euros pour un fusil de chasse non déclaré. Les médias, qui ont pourtant largement relayé les poursuites initiales, n’en disent rien.

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« Gauche pastèque »: Olivier Véran s’approprie (aussi) l’expression de Jean-Marie Le Pen

La souris Mickey est devenue complètement folle – Woke » Disney et Pap Ndiaye, main dans la main?

Disney

Disney ne se contente plus de proposer de nouvelles productions woke. Le géant du divertissement pour les petits entend redessiner ses anciens personnages pour les rendre compatibles avec les nouvelles idéologies progressistes… En France, quand ils ne seront pas devant leur écran à regarder les dessins animés de la firme, nos enfants devraient être de plus en plus soumis à ces doctrines à l’Éducation nationale, où Pap Ndiaye, professeur de culture américaine, a été confirmé.

Il y a quelques semaines, les dirigeants de Disney ont soutenu que la compagnie devait être beaucoup plus ouverte aux idées « progressistes » ou « woke » selon le terme anglais de ce mouvement gauchisant. Mickey a-t-il des oreilles trop grandes ? Le roi Lion est-il trop mâle ? Dumbo, l’éléphant est-il trop gros ? Les aristochats trop caricaturaux ? Quant à Blanche Neige, n’est-elle pas trop blanche ? Qu’à cela ne tienne. Il faut changer et il ne suffit pas de mettre en route des films qui reflètent et célèbrent nos mœurs sexuelles modernes. Il faut corriger d’urgence tous ces personnages qui ne reflètent plus notre époque.

Fini de vous amuser les enfants, il faut passer aux choses sérieuses. Un film Disney se doit maintenant de vous éduquer. Et ne gambadez plus dans Disneyworld juste pour le plaisir et l’émerveillement : la vie n’est pas comme ça, il faut que vous l’appreniez. On ne plaisante pas avec les clichés, ils pourraient vous mordre et vous laisser des cicatrices pour la vie. Ne vous laissez plus embobiner par les princes, les princesses, les chevaliers courageux, les héros invincibles, ils avaient tout faux. « Peter Pansexual », ou la « chevalière sans crainte », voilà ceux que vous rencontrerez dans la vraie vie, qui est beaucoup plus juste et moralement correcte que la vie rêvée. Et les parents auxquels ça ne plaît pas, tant pis pour eux.

Blanquer grand-remplacé!

Dans la vie réelle, nous avons aussi, maintenant, Pap Ndiaye, qui est chargé de l’Éducation nationale. Il n’a pas fait ses études chez Disney. Si Mickey est devenu un peu dingue, le nouveau ministre est-il plus raisonnable ? Emmanuel Macron, lors de son discours de victoire à la présidentielle, a affirmé que s’ouvrait un nouveau mandat pour “un nouveau peuple”. Un mandat pour un changement radical. Un mandat qui commence, ceux qui ont des enfants l’auront évidemment remarqué, par le remplacement de Jean-Michel Blanquer par un homme que personne ou presque ne connaissait. Blanquer, assez conservateur, a essayé pendant cinq ans de combattre l’enseignement de gauche, faisant assez bravement face à des revendications nombreuses. Pap Ndiaye, c’est l’opposé : un socialiste engagé qui envisage ouvertement de satisfaire toutes les demandes des fonctionnaires de l’Éducation nationale – ou quasiment toutes, semble-t-il. À commencer par l’augmentation des salaires, probablement la plus justifiée. Mais il y en a d’autres, beaucoup plus dans le style du Mickey nouveau, qui ne laissent pas d’inquiéter…

Pourquoi Macron l’a-t-il nommé ? Il y a deux ans à peine, notre chef suprême fustigeait « certaines théories des sciences sociales entièrement importées des États-Unis ». Qu’il fasse maintenant une volte-face complète sur quelque chose d’aussi fondamental que ce qui est enseigné à nos enfants, prouve que le président de la France n’a pas de principes très solidement amarrés et qu’il agit surtout en fonction des intérêts politiques : dans ce cas, il s’agit de séduire la gauche progressiste.

Nommer cet ancien professeur d’université et fils de professeur de lycée est incontestablement un signe fort. Un feu vert accordé aux grosses dépenses, à la complicité avec les syndicats d’enseignants et à une éducation revue et corrigée des enfants. Plus encore : historien franco-sénégalais et, plus récemment, directeur du Musée national d’histoire de l’immigration, Ndiaye est pro-BLM, pro-transgenre, pro-woke, pro-Disney, il est pro-tous les nouvelles formes de progressisme. D’ailleurs, il ne s’en cache pas. Dans sa récente lettre aux enseignants, il a révélé cinq priorités, dont la première est la lutte contre les inégalités sociales. Ndiaye déclare qu’il est de sa responsabilité de “prendre en charge le drame de l’injustice” alimenté par le système scolaire.

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Le chanteur Ben Harper qui juge les États-Unis « toxiques », a pris la décision de quitter son pays de naissance marqué par « le racisme et les armes », et veut s’installer en France

Covid-19 – Mathieu Slama : «Le Conseil scientifique, composé de gens brillants, a mis à mal nos principes démocratiques»

Gabrielle Cluzel : « Mon sentiment est que l’insécurité n’en est pas un »

Gabrielle Cluzel

Menacée de mort sous les yeux de ses enfants dans un supermarché à Versailles, la directrice de la rédaction de Boulevard Voltaire revient sur les circonstances de cet événement.

Marc Baudriller. Gabrielle Cluzel, quel est votre sentiment après votre agression à Versailles ?

Gabrielle Cluzel. Mon sentiment est que l’insécurité n’en est pas un, contrairement à ce qu’a pu prétendre notre Garde des Sceaux, elle est une réalité ! Pour voir le bon côté, il est peut-être utile que les journalistes la touchent de temps en temps du doigt, comme des citoyens ordinaires. Et encore, j’ai conscience que ce n’est rien comparé à ce que vivent certains : il ne s’agissait « que » de menaces verbales, de nombreux Français subissent bien pire.

M.B. Pouvez-vous nous raconter ce qui s’est passé ?

G.C. Je me suis rendue dans un supermarché, près de la gare – un élément d’explication selon les policiers, ce lieu n’étant pas le mieux fréquenté du monde – avec mes enfants pour leur acheter un pique-nique car ils partaient en camp le lendemain. Au moment où j’arrivais à la caisse, un groupe d’individus bruyants de 30 ou 40 ans entrait. En me voyant, l’un d’eux, le plus agité, a lancé « c’est la meuf d’i-télé » (sic) – il date un peu, peut-être appelle-t-il encore France 2 Antenne 2 ! « Facho » a-t-il crié, puis vers un employé dans un rayon que je ne voyais pas : « il y a des fachos dans ton magasin ». A suivi une bordée d’injures que je vais épargner aux lecteurs de BV, puis des menaces : « on va tous vous tuer, on va tous vous brûler ». C’est ce qui a vraiment marqué mes enfants. À 10 ans, on ne prend pas beaucoup de recul. Depuis, mon petit dernier, refuse de sortir avec moi dans la rue. Mais je compte sur les vacances pour leur faire oublier tout cela.

M.B. Vous avez porté plainte. Comment avez-vous été reçue par la police nationale ?

G.C. J’ai été impressionnée par le professionnalisme des policiers, qui m’ont reçue avec beaucoup de gentillesse et ont pris cela très au sérieux. Là aussi, c’est une expérience riche qui met de plain pied avec la vraie vie : leur efficacité – ils ont très vite identifié l’individu, un multi-réitérant, comme on dit : vol, trafic de stup, agression sexuelle… – tranchait avec la pauvreté du décor. Dans leur bureau, il faisait une chaleur épouvantable et une serviette de toilette coincée dans la fenêtre était censée remplacer un vieux store vénitien cassé…

M.B. Quelles sont les causes profondes de cette agression ?

G.C. Il y a l’ensauvagement général, bien sûr. Cet individu, si j’en crois la police est un délinquant ordinaire. Mais je crois qu’elle est aussi l’un des divers visages pris par ce « terrorisme intellectuel » théorisé par Jean Sévillia, vous remarquerez, et le récent livre de Christine Kelly Libertés sans expression (Cherche Midi) le montre très bien : les « intimidations », pour parler pudiquement, viennent toujours du même côté. La gauche, en diabolisant certaines idées, donne un blanc seing à des personnalités agressives – qui n’ont pas ces freins sociaux intériorisés par les gens éduqués : contre le diable, tous les coups sont permis, n’est-ce pas ?

Le plus inquiétant, pour moi – c’est du reste ce qui m’a poussé à porter plainte – c’est que la présence d’enfants n’a pas arrêté cet individu. Je peux tout concevoir, qu’on déteste mes idées, qu’on me déteste personnellement, mais qu’on laisse les enfants en dehors de tout ça.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Défaire le parti des médias, un livre des animateurs de TVL

TVL

Les web télévisions ont le vent en poupe. Nous vous avions présenté en 2018 les premiers succès de TV Libertés de Philippe Millau et Martial Bild. Les mêmes viennent de publier une longue et argumentée analyse critique des médias aux éditions Bouledogue & Dualpha.

Le parti des médias, hégémonie culturelle du quatrième pouvoir

Une certaine tyrannie médiatique, produisant à la fois la pensée unique et le politiquement correct, entraîne ce que les auteurs appellent « une véritable syncope de la pensée européenne ». Par un paradoxe de l’histoire les médias dominants ont supprimé les médiations des corps intermédiaires en imposant leur propre monopole de la médiation. Si ce monopole a pu être ébranlé pendant une douzaine d’années via internet, cette relative liberté est bien finie, les GAFAM ayant partie liée avec le monde libéral libertaire intellectuel et exerçant une censure désormais vigilante.

Si le monopole de la force (privilège de l’État) demeure, il est moins important que celui de l’information devenue une forme d’éducation. Le monopole de l’information/éducation devient plus décisif que celui de la violence légitime, permettant aux médias de remplacer la souveraineté populaire.

Coup d’État des médias

Le deuxième chapitre s’étend sur les différents « coups d’État » médiatiques. A commencer par celui contre Daniel Trump en 2020, la suppression de son compte Twitter, les censures sur les activités délictueuses du fils Biden pendant la campagne électorale, puis les séries de mensonges sur les morts pendant l’invasion du Capitole. Sans oublier la véritable cabale contre François Fillon en 2017 sur le « Pénélopegate », amenant Emmanuel Macron au pouvoir dans un fauteuil. Une analyse des couvertures de magazines en faveur du couple, souligne le fait que Macron est devenu selon le Monde diplomatique le « candidat des médias ». La souveraineté est passée du peuple à la caste médiatique.

Le Succès de TVL

Reprenant à leur façon le Que faire léniniste, Philippe Milliau et Martial Bild ont relevé le gant le 30 janvier 2014 en créant ex nihilo TV libertés sous le slogan accrocheur « Nous, c’est vous ». Utilisant parmi les premiers le haut débit sur internet (les suivants suiveurs seront ceux gravitant autour de LFI, Le Média, QG, Blast), TVL invente la télévision du troisième type, ni alimentée par la redevance étatique, ni par la manne publicitaire mais par ses auditeurs, véritables propriétaires de la chaine.

Malgré les obstacles – dont la perte de la chaine YouTube en 2018 avec ses cent mille abonnés – le succès est au rendez-vous. TVL emploie trente personnes, produit plus de trois heures d’émission par jour, a un demi-million d’abonnés à sa nouvelle chaine YouTube, et plusieurs centaines de milliers de contacts sur les réseaux sociaux. Une trentaine d’émissions sont produites allant du classique JT du soir à la gastronomie, en passant par l’histoire, les portraits ou la très suivie i>Média de Jean-Yves Le Gallou et Jules Blaiseau.

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