Journée de la fierté parisienne : rendez-vous le 12 janvier

Marc Verdier, 27 ans, est un des bénévoles de l’association Paris Fierté qui anime la traditionnelle Journée de la fierté parisienne.

— Rappelez-nous l’histoire de cette Journée de la fierté parisienne : à quelle édition en sommes-nous ?

— La première Marche Sainte-Geneviève fut organisée en janvier 2005. A cette époque, de jeunes Parisiens fiers de leur identité souhaitèrent rendre hommage à la patronne de Paris et permettre aux habitants de cette ville de renouer avec leurs racines. Au fil des années, ces célébrations s’étoffèrent pour donner la Journée de la fierté parisienne, une après-midi et une soirée d’hommage à l’histoire et à la culture parisienne. Nous en sommes donc à la 14e édition.

— Quelles seront les principales animations ce samedi ?

— La JFP aura lieu le samedi 12 janvier. Pendant cette journée, une péniche accueillera plusieurs stands d’artisans tels qu’Art Terre Europa ou l’Atelier de l’Armorial, de vendeurs de textiles comme Sabre au Clair et l’Atelier Parigot, vous pourrez même vous y procurer quelques ouvrages proposés par La Nouvelle Librairie. Le tout dans une ambiance conviviale et familiale, avec une buvette et un service de garderie pour les enfants. Des initiations aux danses traditionnelles parisiennes et françaises seront également assurées. Ensuite, point culminant de cette JFP, nous partirons en procession gravir la montagne Sainte-Geneviève afin d’honorer la sainte patronne sur le parvis de Saint-Etienne-du-Mont. Pour la soirée, nous proposons à ceux qui le souhaitent de revenir sur la péniche afin d’y assister à un concert enraciné.

— Votre marche est-elle une invitation à prier sainte Geneviève face à l’invasion barbare ?

— Notre marche est surtout un appel aux Parisiens à retourner aux sources de leur identité, à se souvenir de qui ils sont, quels sont leurs racines, leur héritage. C’est un besoin presque sanitaire dans la société ultra-mondialisée et sans frontière qui est la nôtre aujourd’hui. Mais Paris est le berceau de la France et même, à bien des égards, de ce que l’on appelait la chrétienté, c’est-à-dire l’Europe, et son essence est éternelle, il ne tient qu’à nous de faire (re)vivre cette âme. Et cela passe, bien évidemment, par la dévotion à sainte Geneviève, sa protectrice.

— Vous honorerez les « saintes, mères et guerrières ». Les bobos sont les bienvenus à la fête, malgré tout ?

— Le but de ce slogan, « saintes, mères et guerrières », est de proposer une autre vision de la femme, aux antipodes des hashtags victimaires et vindicatifs, des Conchita Wurst ou des burqas. Saine et puissante, la femme européenne est à l’image de Blanche de Castille ou de sainte Geneviève et sait se prendre en main pour protéger et guider son peuple dans les moments de danger, et elle est un modèle pour ses semblables. Cela peut en effet sembler lointain ou même archaïque pour les plus déracinés d’entre nous, mais notre civilisation a été fondée par la complémentarité et non l’opposition entre l’homme et la femme. Les bobos sont donc bienvenus, ainsi que tous les Parisiens désireux de retrouver l’authenticité de leur ville, et participer à la Journée de la fierté parisienne ne peut leur faire que du bien.

— Comment rester fier d’être « parigot » dans une ville fortement tiers-mondisée ?

— En levant les yeux. Paris est défiguré par l’immigration et mise à genoux par des décennies de gestion gauchiste, mais sa gloire nous est rappelée à presque tous les coins de rue, que ce soit par ses églises, ses monuments… Le « Parigot » doit, à l’image de sa ville, retrouver son orgueil et se souvenir qu’il est un peuple qui, pour le meilleur ou le pire, a déjà écrit l’histoire de France et même du monde à plusieurs reprises. Il ne faut céder aucun pouce de terrain à la bien-pensance, être sûr de son bon droit et, surtout, vivre et faire vivre cette identité parisienne. Ce n’est pas une coquille vide, c’est le fruit de dizaines de siècles d’histoire, c’est un quotidien et un art de vivre on ne peut plus concret qu’il faut préserver et qui nous élève. Et cet acte de résistance passe aussi par des célébrations comme la Journée de la fierté parisienne.

— En dehors de la journée annuelle, l’association Paris Fierté organise-t-elle d’autres événements le reste de l’année ?

— Nous avons déjà organisé des visites historiques et culturelles pour nos adhérents, et toutes sortes d’activités de découverte de l’identité parisienne ainsi que des conférences ayant trait à la culture francilienne. Mais le grand événement de l’année reste cette Journée de la fierté parisienne. Pour suivre notre actualité, je vous invite à « liker » notre page Facebook Paris Fierté.

Propos recueillis par Samuel Martin

Article paru dans Présent daté du 10 janvier 2019

RN/LFI : un scénario à l’italienne est-il possible en France ?

11/01/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Le sondage IFOP Paris-Match en date du 8 janvier dernier donne le Rassemblement national en tête de tous les partis.

Porté par le mouvement des Gilets jaunes, le parti présidé par Marine Le Pen se positionne ainsi comme le premier parti d’opposition au système Macron. Sur les derniers mois, la progression est spectaculaire : de septembre 2018 à janvier 2019, le RN passe en effet de 22 à 35% de soutien dans l’opinion publique, alors que dans le même temps, la France Insoumise s’effondre de 42 à 30%. Explication : d’un côté, le grand-guignolesque épisode des perquisitions de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions dans les locaux de la France Insoumise ; et de l’autre, le subtil jeu d’intelligence politique de Marine Le Pen lors des diverses « actes » de la crise des Gilets jaunes, à l’opposé des gros sabots mélenchoniens.

Forte de sa position dominante, Marine Le Pen semble davantage capable de mettre en œuvre une stratégie de convergence que ne pouvait l’être un Jean-Luc Mélenchon

Ce dernier est de plus en plus fragilisé au sein même de son parti. Fin novembre, le comité électoral de LFI décidait ainsi de renvoyer de la liste des européennes deux « orateurs nationaux» du mouvement : Djordje Kuzmanovic et François Cocq. De son côté, dans Valeurs actuelles de ce mercredi, la présidente du Rassemblement national a souverainement estimé qu’à l’occasion de la crise des Gilets jaunes, « certaines convergences » étaient apparues entre son parti et celui de Jean-Luc Mélenchon : l’Europe, les traités de libre-échange, l’euro, les retraites, la renationalisation des autoroutes, le protectionnisme, etc. Une ligne rouge rédhibitoire cependant : l’immigration. Pour Marine Le Pen, « Jean-Luc Mélenchon n’a pas le courage d’effectuer la rupture politique qui serait nécessaire […] La tentation de rompre avec cette idéologie immigrationniste ultraradicale lui a traversé l’esprit, mais il est coincé » ironise la présidente du RN, qui brocarde les « gauchistes, communautaristes et indigénistes » qui constituent, selon elle, l’ossature du mélenchonisme en acte. De fait, le 18 novembre dernier, à l’occasion d’un déplacement à Épinay-sur-Seine, Jean-Luc Mélenchon a déclaré, « Je sais quelles sont les populations qui sont là dans ces quartiers. Eh bien moi je veux les nommer. Je n’ai pas peur, je n’ai pas honte de le dire. Ceux que vous voyez là, c’est la nouvelle France ».

Une profession de foi qui rend illusoire tout scénario à l’italienne, Lega/5*, entre RN et LFI…

Compte tenu du logiciel profondément cosmopolite de M. Mélenchon, autant promouvoir le mariage de la carpe et du lapin. Mais Mélenchon n’est pas éternel et sa stratégie Terra Nova a montré ses limites : la conscience politique et la capacité d’auto-organisation dont font preuve les Gilets jaunes est sans commune mesure avec celles dont semblent être capables les « quartiers populaires ». La politique de la main tendue de Marine Le Pen avec la gauche semble néanmoins vouée à l’échec. Le RN est condamné à siphonner les Républicains…

Pour Alain Duhamel, Marine Le Pen est “plus forte que jamais”

11/01/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Dans une interview à l’hebdomadaire Valeurs Actuelles, Marine Le Pen déborde d’optimisme quant à ses perspectives politiques. Cela se voit à travers la séquence des “gilets jaunes” où elle est particulièrement à l’aise. On voit bien que beaucoup des thèmes qui affleurent vont dans son sens et que son électorat est le plus proche des “gilets jaunes”.

Pour Alain Duhamel, l’optimisme de Marine Le Pen est notamment dû au “mouvement populiste mondial”. Les populistes aujourd’hui sont au pouvoir aux États-Unis et au Brésil et progressent en Europe. Ce qui sont les adversaires de Marine Le Pen, sont aujourd’hui en mauvais état. C’est le cas d’Emmanuel Macron, qui n’a jamais été dans une situation aussi difficile, mais aussi Laurent Wauquiez qui visiblement est un des vaincus de l’affaire.

Enfin, Marine Le Pen a également changé sa stratégie à propos de l’Europe. Elle se dit en situation de changer des choses de l’intérieur. Elle espère même que les populistes forment le premier groupe au prochain Parlement européen.


Gilets jaunes : 60% des radars ont été vandalisés

11/01/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Brûlés, recouverts de peinture, neutralisés avec des sacs poubelle… les radars concentrent la colère des Gilets jaunes sur eux.

Depuis le début du mouvement, 60% d’entre eux ont été vandalisés selon le ministère de l’Intérieur. Un chiffre resté jusqu’à présent secret.


De l’écrasement du pouvoir d’achat, par Jean-Gilles Malliarakis

En 20 ans, le SMIC horaire brut, applicable à des semaines de 35 heures, soit 151 heures par mois est passé de 6,31 à 10,03 soit un multiplicateur de 1,58, nettement supérieur, quand même, à celui du point d’indice de la fonction publique. Car, de son côté, l’indice 100 des fonctionnaires représentait 5 623 euros valeur février 2017 contre 32 998 francs en 1998 soit 5 036 euros : un multiplicateur de 1,12. À l’inverse, on peut citer l’exemple du timbre-poste. Sous coût vient, lui, d’augmenter de 10 % soit pour une lettre prioritaire 1,05 euro contre 0,46 euro 20 ans plus tôt : le multiplicateur est un des plus élevé à 2,3. Pour un service déclinant.

Bien plus, la question lancinante du logement accapare entre 30 et 40 % du budget de nos compatriotes. Elle joue un rôle non négligeable dans les difficultés des jeunes ménages, dans la paupérisation des classes moyennes et dans les inquiétudes grandissantes du peuple français. Or, on l’occulte trop souvent, et l’INSEE la sous-estime[1] dans ses pondérations d’indice.

Ainsi, ce 7 janvier, en milieu de journée, le quotidien Le Monde pouvait titrer, sur ce que ses rédacteurs appellent la hausse inattendue des prix de l’immobilier[2]. À l’enquêtrice, Laurent Vimont, PDG de Century 21, est obligé d’en expliquer l’une des causes, la plus évidente : “l’appétit d’achat immobilier est toujours encouragé par le niveau très bas des taux d’intérêt, parfois même négatif, puisqu’au-dessous de l’inflation.”

De la sorte, le prêt à taux zéro, invention contre-nature se voulant sans doute sociale, se retourne contre l’objectif auquel il était censé répondre.

Les vraies données de ce que nous appelons inflation retracent l’érosion monétaire. Or, trop nombreux sont les analystes et les décideurs qui confondent cette donnée avec l’augmentation de la quantité de monnaie, cause véritable de la hausse des prix.

L’irrationnel, l’émotionnel et le ressenti risquent de fausser encore plus la désignation des responsabilités, et par conséquent d’empêcher le rétablissement du libre jeu de l’économie.

Étrangement, dans le procès fait trop sommairement aux institutions communautaires, certes bancales et critiquables, et par conséquent améliorables, de l’Union européenne, appellation elle-même bien grise, la politique de l’une d’entre elle semble échapper à ce dénigrement : celle de la banque centrale de Francfort.

C’est pourtant bien la ligne directrice de Trichet d’abord, de modération des salaires, combinée, à partir de la crise de 2008, aux choix de Mario Draghi qui ont abouti à la distorsion artificielle des prix.

Celle-ci s’est trouvée alourdie par le monstrueux tribut social, institutionnalisé par la réforme Juppé de 1996. Elle a écrasé le pouvoir d’achat disponible : le niveau de vie des Français moyens a été pris désormais en sandwich – entre d’une part les prix contraints et/ou administrés, avec un très gros pourcentage d’immobilier inflationniste, et les charges d’une part, – et des gains stagnants d’autre part. La très lente évolution, voire la chute, des rémunérations des classes moyennes, aussi bien celles des fonctionnaires modestes que celles des travailleurs indépendants, a engendré la réalité de la vie chère. L’euro, en lui-même ne constitue pas la cause centrale.

À cette erreur de conception s’ajoute un préjugé de plus en plus répandu depuis 20 ans. Interrogez par exemple autour de vous à propos du prix de la baguette de pain dite parisienne. Sans même se préoccuper de l’évolution de sa qualité et de son poids, combien coûtait-elle au moment du passage à la monnaie unique. Comme son prix ordinaire chez les boulangers de beaucoup de grandes villes tourne autour de 1 euro

On vous répondra bien souvent qu’elle valait un franc, ce qui se révèle doublement inexact. En fait, en 1998, au prix moyen que l’on qualifiera d’officiel, elle valait 4,05 francs soit 0,62 euro. Cette valeur est passée en moyenne[3] à 0,87 euro : un multiplicateur de 1,4.

L’impression générale demeure, à l’inverse des faits, que l’euro aurait détruit le bon équilibre naturel des prix, autrefois maintenu, pensent les bonnes gens, par une d’administration vigilante dont il conviendrait, affirment les pseudo-économistes de l’absurde, de rétablir l’intervention.

Un tel sentiment pervertit une large part de l’opinion publique jusque dans ses intentions de vote du printemps prochain, où on ne manquera pas d’entendre accuser “l’Europe” de porter les responsabilités de la vie chère. Pour les statisticiens, comme pour un certain nombre d’esprits faux, tel Giscard en son temps, mais aussi pour les fondateurs de l’euro à l’époque où Delors sévissait à la présidence de la Commission européenne, la monnaie ne peut être considéré que comme un instrument de mesure.

Et les conséquences de cette vision réductrice déteint sur la plupart des journalistes et commentateurs agréés. Quand les aveugles conduisent les paralytiques on risque fort de courir à la catastrophe.

Jean-Gilles Malliarakis

Article paru sur le site de L’Insolent

[1] Cet organisme, monopolistique dans son principe, créé en 1946, joue, à vrai dire, un rôle central dans la désinformation technocratique qui entoure le sujet.
[2] Cocassement le chapeau a évolué au fil des heures. Initialement, on pouvait lire que “le retournement attendu n’a pas eu lieu” pour devenir à 12 h 45 “contrairement aux prévisions, les prix continuent de grimper.” Ces imperceptibles nuances manipulatrices sont accompagnées d’une illustration renvoyant au 16e arrondissement de Paris, citadelle supposée de la bourgeoisie rentière. Pourtant, s’agissant de Paris, qui n’est pas la France les bobos spéculent, quant à eux sur des quartiers plus branchés devenus clairement plus chers.
[3] Pendant la même période, une grande quantité d’offres différenciées s’est développée, notamment dans les supermarchés, avec des variantes selon qu’il s’agit d’une baguette dite de tradition, appellation ne remontant en fait qu’au passage d’Alain Madelin, etc.

Vu sur Twitter

Mais enfin, pourquoi les médias sont-ils la cible des gilets jaunes ?

Publié le

Matteo Salvini appelle à la renaissance des vraies valeurs européennes

10/01/2019 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Lors de la présentation de ses vœux, hier, Matteo Salvini a notamment déclaré ceci :

L’Europe s’est habituée pendant des années à parler de l’axe franco-allemand, nous nous préparons à avoir un nouvel équilibre et une nouvelle énergie en Europe. […] La Pologne et l’Italie seront, absolument, les protagonistes de ce nouveau printemps européen, de cette renaissance des vraies valeurs européennes avec moins de finances, moins de bureaucratie et plus de travail, plus de famille et surtout plus de sécurité.

Cet appel à une réforme de l’Union européenne a ensuite été poursuivie de sa part par des instructions sur la nécessité de fermer les frontières et ne pas céder « aux chantages de Bruxelles ».

Cette allocution semble faire également référence à son implication dans la cause des Gilets jaunes ainsi qu’aux mauvaises relations entre la direction italienne et française ; puisque pour lui une nouvelle Europe qui sera portée par les Gilets jaunes et autres mouvements va bientôt voir le jour.

Des milliards versés à l’Afrique. Et des miettes pour les Français en difficulté ?

Dans cet éditorial du 3 janvier, Bernard Lugan dresse un bilan de l’année 2018 ainsi que des perspectives pour l’année 2019. Il en profite pour rappeler – en pleine crise des Gilets jaunes – les sommes énormes versées pour aider l’Afrique et les politiques d’aide à l’intégration.

Durant l’année 2018, l’Afrique a connu plusieurs grandes zones de conflictualité. Qu’il s’agisse de l’Afrique du Nord, de l’espace saharo-sahélien, de la zone tchado-nigériane, de la Centrafrique (RCA), de l’est de la République démocratique du Congo (RDC) ou de la Corne de l’Afrique, en 2019, toutes continueront à faire l’actualité. Nulle part, en effet, le réel n’est pris en compte, toutes les solutions proposées étant d’ordre électoral.
Or, les élections africaines relevant de l’ethno-mathématique, elles ne font que confirmer les rapports démographiques, à savoir que les peuples les plus nombreux l’emportent toujours sur les moins nombreux.
Tant qu’une évolution du « One man, one vote » individualiste vers un vote de groupe ne sera pas définie, au lieu de pacifier les situations conflictuelles, la démocratie ne fera donc que les envenimer.

Au point de vue économique, durant l’année 2018, les pays producteurs de matières premières n’ont toujours pas entamé l’impératif mouvement de diversification qui, seul, pourrait leur permettre d’échapper aux malédictions liées à la variation des cours.

Au point de vue social, le continent continuera à s’enfoncer dans le néant, sa démographie y étant plus forte que le développement.
Le cas du Sahel est à cet égard particulièrement parlant. Voilà en effet une région incapable de nourrir ses habitants et où la population double quasiment tous les 25 ans avec un croît de 3,9% et une moyenne de 7,6 enfants par femme. En 2040, cette région fragile, en voie de désertification et aux ressources plus que limitées, devra ainsi faire vivre plus de 150 millions d’habitants !!!

Pour simplement stabiliser la pauvreté, il faudrait à l’Afrique une croissance de 7% par an durant plusieurs décennies. Or, avec une croissance moyenne de 2 à 3%, le continent s’appauvrit année après année.

Comment pourrait-il d’ailleurs en être autrement quand, par manque de confiance, les investisseurs boudent l’Afrique ? Là encore, les chiffres sont sans appel : en 2017, sur 2000 milliards de dollars d’IED (investissements étrangers directs) mondiaux, le continent dans la globalité de ses 55 Etats et de son 1,2 milliard d’habitants, en a reçu 60, soit moins que l’Irlande qui, avec ses 5 millions d’habitants en a engrangé plus de 79 milliards…

Les « Gilets jaunes », et plus généralement tous les contribuables, seront intéressés d’apprendre que, selon les chiffres officiels du gouvernement, en 2018, la France aura versé 10,45 milliards (mds) d’euros pour l’APD (Aide publique au développement), soit 2 mds de plus qu’en 2015, 75% de cette somme allant à l’Afrique.

Si à ces cadeaux faits grâce aux impôts des Français, nous ajoutons les 2 mds liés à l’asile et à l’intégration, le milliard de l’aide aux mineurs isolés et divers autres postes associés à la gestion de l’immigration africaine, comme l’aide médicale, ce sont au minimum 15 mds (sans compter les dons faits par les régions), qui auront servi à contenter le Zambèze tout en rationnant la Corrèze…
A titre de comparaison pédagogique, le budget du ministère du Travail et de l’emploi est de 13,1 mds, celui du ministère des Solidarités et de la Santé de 9 mds, celui de la Sécurité de 13,64 mds et celui de la Justice de 7,29 mds…

Bernard Lugan

Texte repris du site Blog de Bernard Lugan

Yves Cochet pour le suicide européen

Il y a vraiment des gens qui feraient mieux de réfléchir avant de parler – et peut-être même de réfléchir au lieu de parler !

C’est le cas d’Yves Cochet.

Cet ancien député écologiste (tendance pastèque, en insistant beaucoup plus sur le rouge de l’intérieur que sur le vert de l’extérieur) a proposé une refonte assez « intéressante » de notre politique familiale.

Actuellement, cette politique encourage la natalité.

Elle pose évidemment des problèmes dans la mesure où, d’une part, elle est confondue avec une politique sociale et, d’autre part, elle est une pompe aspirante de l’immigration.

Le second point est trop connu : chacun sait que certains immigrés vivent principalement des allocations, notamment familiales.

Il serait pourtant simple de réserver la politique familiale aux citoyens français – et de ne pas brader la nationalité française, comme cela se pratique depuis 40 ans.

Le premier point est sans doute moins connu.

Trop de politiciens croient, comme Hollande en son temps, que la politique familiale est une part de la politique sociale et s’opposent donc à l’universalité des allocations familiales.

Pourtant, il est clair que la politique familiale visait à encourager la natalité en général.

C’est-à-dire indépendamment des ressources du foyer, en rééquilibrant le budget familial entamé par les enfants.

En tout cas, il est assez bien démontré que la politique familiale encourage la natalité.

Eh bien, Yves Cochet propose d’inverser la logique pour que cette politique familiale décourage la natalité.

L’homme étant, c’est bien connu, un « parasite » de la « Terre-mère », il faut l’éradiquer et donc commencer par l’empêcher de se reproduire en diminuant les allocations à mesure que la famille grandit.

M. Cochet n’a pas l’air de constater que l’Europe traverse un hiver démographique catastrophique. Pour lui, il y a encore trop d’Européens et notamment trop de Français.

Mais, surtout, ajoute-t-il dans l’« Obs », « limiter les naissances permettrait de mieux accueillir les migrants qui frappent à nos portes ».

La politique familiale a cessé d’encourager la natalité des Français. Celle-ci a été « remplacée » par l’immigration. Et, maintenant, il faudrait prendre les sous des Français pour aggraver la chute de leur natalité et accélérer l’immigration !

Que M. Cochet déteste la France est, après tout, son droit. Mais, alors, qu’il ait au moins la cohérence de se faire naturaliser dans l’un de ces pays africains qui semblent le faire rêver et cesse de vivre à nos crochets !

Jean Rouxel

Texte repris du

Gilets jaunes : Christophe Dettinger placé en détention provisoire jusqu’à son procès le 13 février

10/01/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Christophe Dettinger a été écroué mercredi soir dans l’attente de son procès renvoyé au 13 février.

Jugé en comparution immédiate, cet ancien champion de France 2007 et 2008 des lourds-légers, a sollicité un délai pour préparer sa défense, qui est de droit. Conformément aux réquisitions du parquet, le tribunal correctionnel a délivré un mandat de dépôt à son encontre, visant à “empêcher la réitération des faits et une soustraction à la justice”, une décision accueillie par des cris de protestations dans la salle.


Etienne Chouard : « Évidemment que nous ne sommes pas en démocratie ! »

10/01/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Est-ce le Grand Soir pour les Gilets Jaunes? Le RIC, dont il est l’un des promoteurs, est-il la solution miracle pour sauver la démocratie représentative?

Les accusations de complotisme? Le professeur d’économie et de droit, militant et blogueur politique, Étienne Chouard a longuement répondu aux questions de Sputnik.


L’Affaire des Cagnottes, par Etienne Defay

Il aura fallu une volée de poings assénée sur un bouclier et sur un casque pour faire trembler les valeurs de la République. Il aura fallu un acte isolé lors de l’acte VIII pour susciter l’ire de Marianne.

Pour un bref rappel des évènements, une poignée de mobiles tentait de contenir quelques Gilets jaunes sur un pont parisien samedi dernier. Arrive Christophe Dettinger dit « Le gitan de l’Essonne », ancien champion de France de boxe. En une poignée de secondes, il force les gendarmes à se replier à coups d’arguments solidement assénés. Deux jours plus tard, le boxeur se rend au commissariat du IVe arrondissement de Paris non sans avoir posté préalablement une vidéo expliquant son geste.

Suite à cela, une cagnotte lancée sur le site Leetchi par des proches du boxeur a récolté plus de 100 000 euros en moins de 72 heures. Il n’en fallait pas plus pour susciter l’ire gouvernementale. Marlène Schiappa en tête qui a fustigé la tenue de cette cagnotte qui mettrait à mal pas moins que les valeurs de la République. A l’image des camions fous et des voitures tueuses, la cagnotte devient aujourd’hui contraire aux valeurs de la République. La secrétaire d’Etat à l’Egalité a ainsi demandé à ce que les donateurs de cette cagnotte soient identifiés… pour être sans doute punis. Quoiqu’il en soit, la cagnotte a été clôturée hier. Quand on sait que la fondatrice de Leetchi, Céline Lazorthes, est un soutien officiel de La République En Marche, on ne s’étonne plus de rien. Edouard Philippe voulait ficher les auteurs de violence en manif (un fichier qui existe déjà en passant), faudra-il ficher demain les donateurs de cagnottes ? A titre indicatif, celles ouvertes en soutien de Tarik Ramadan sont encore ouvertes…

Le criminologue Xavier Raufer rappelait hier sur Boulevard Voltaire que près de 19 millions de Français étaient fichés. Une bonne occasion de passer la barre des 20.

Comprenons-nous bien, il ne s’agit pas ici de défendre Christophe Dettinger, ni cautionner les violences dans les manifestations, il s’agit surtout d’attirer l’œil sur le deux poids deux mesures permanent qui est à l’œuvre dans ce pays. On se rappelle avec effarement de l’avalanche de critiques qui s’étaient abattues sur les forces de l’ordre au moment de l’affaire Théo, on se rappelle avec effarement la prise de position ouvertement pro-Théo d’Emmanuel Macron à l’époque des faits. On se rappelle avec effarement cette époque où nous étions bien peu nombreux à défendre les forces de l’ordre.

Forces de l’ordre bien protégées, puisque certains politiques à l’instar du président de la Région PACA, Renaud Muselier, ont ouvert en réaction une cagnotte pour les forces de l’ordre qui n’en demandaient pas temps. Ainsi, plutôt que de payer les millions d’heures supplémentaires en souffrance des policiers, on ouvre des cagnottes pour leur donner l’aumône.

Mais Christophe Dettinger n’est pas Théo Luhaka, aussi il ne mérite aucune compassion, à l’image des Gilets jaunes qui font l’objet d’un discours de fermeté jamais entendu concernant les banlieues de Seine-Saint-Denis ou d’ailleurs. Vous l’avez bien compris, le principal objectif n’est pas votre sécurité mais la viabilité d’un gouvernement aux abois dont le quinquennat est mort-né. « La République gouverne mal mais se défend bien », l’adage n’a jamais été autant d’actualité.

Etienne Defay

Article paru dans Présent daté du 09 janvier 2019

Yves Cochet propose de limiter les naissances en France pour mieux accueillir les migrants chez nous

09/01/2019 – FRANCE (NOVOpress)
“Limiter nos naissances nous permettrait de mieux accueillir les migrants qui frappent à nos portes”. C’est le projet pour sauver la planète décrit par Yves Cochet, membre d’Europe Ecologie Les Verts, dans un entretien au Nouvel Observateur. Considérant que les pays occidentaux polluent le plus, ce militant remplaciste souhaite qu’ils cessent d’enfanter. Il s’agirait, selon cet ancien ministre de Lionel Jospin, du premier geste écologique.

Pour inciter les peuples blancs à disparaître pour laisser la place aux immigrés, Yves Cochet propose de supprimer les allocations familiales à partir du troisième enfant. Un projet de Grand Remplacement écologique qualifié par l’essayiste Laurent Alexandre de « masochisme suicidaire ».

Curieusement, Yves Cochet omet de remarquer que l’immigration vers l’Europe conduit à augmenter l’empreinte carbone des immigrants venant de pays moins développés. Une mesure écologique serait donc d’arrêter cette immigration massive !


Le mouvement des Gilets jaunes : raisons et réponses

A l’aube de l’année 2019, les Français, dans leur ensemble, ont pour principale interrogation le futur du mouvement social qui touche le pays depuis le mois de novembre dernier. Si le nombre des manifestants fut moins nombreux entre les fêtes, leurs démonstrations n’ont pas pour autant cessé. En parallèle, l’affaire Benalla qui affecte la présidence de la République a encore connu des rebondissements durant ces jours de l’habituelle trêve des confiseurs. Dans cette période troublée, ces péripéties ne sont pas sans conséquences.

Le samedi 5 janvier, les manifestations ont repris dans plusieurs villes de France dont la capitale avec un public apparemment plus nombreux que le samedi précédent. Les fins de cortèges ont été à nouveau émaillées d’incidents, certes, globalement moins graves que ceux du début du mois de décembre mais pour certains emblématiques du niveau de violence atteint. A cet égard, il faut observer que la violence qui se dissipait comme mode de contestation est redevenue pour certains un mode d’expression, si l’on excepte l’action ces dernières années de groupes particuliers qui en ont fait profession.

L’état des revendications

Parti de revendications matérielles, le mouvement débouche aujourd’hui sur une demande de transformation des institutions à travers l’instauration d’un référendum d’initiative citoyenne.

Si les manifestations ne rassemblent qu’une fraction très limitée de la population, par l’éventail des catégories sociales dont sont issues ceux qui y participent et l’étendue sur tout le territoire, elles reflètent le malaise que ressent une part importante de la population française. Les sondages, qu’il faut toujours analysés avec précaution compte-tenu des libellés des questions posées, montrent un soutien encore majoritaire des Français, lié à la réalité des difficultés mises en évidence par le mouvement.

Face à ces difficultés, il est de bon ton pour certains, comme il apparaît dans les médias, de mettre en exergue la palette des doléances, les contradictions qu’elles porteraient les unes par rapport aux autres et, finalement, le caractère brouillon et incohérent de l’ensemble. Une conclusion réductrice et superficielle tend alors à montrer que les réponses ne sauraient être que restreintes, évitant toute réflexion de fond.

En premier lieu, il faut observer qu’au sein de nos sociétés occidentales où les grandes communautés de travail, paysannes et ouvrières ont dépéri avec le temps, l’emploi est beaucoup plus parcellisé. Il est exercé dans des entités plus réduites avec des statuts plus divers et aussi individuellement notamment avec le développement des autoentrepreneurs. Dans ce contexte, l’hétérogénéité des réclamations ne paraît pas anormale. Néanmoins, elles se rejoignent lorsqu’il s’agit de proposer une réforme de l’expression politique.

Ces protestations, si elles sont diverses, tiennent à quelques aspects essentiels, principalement

Les questions sociales affectées par le contexte économique

La baisse du taux de croissance annuel, moyen depuis quarante-cinq ans a eu pour conséquences, la hausse du taux de chômage et du travail à temps partiel, avec la précarité qui en découle, l’augmentation de la fiscalité directe et indirecte… Ces dernières années, après la crise financière de 2007-2008, le pouvoir d’achat d’une partie de la population a décru à tel point que certains foyers éprouvent les plus grandes difficultés à faire face aux dépenses courantes.

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Le gouvernement précise son plan d’action contre les manifestations des Gilets Jaunes

09/01/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Face à la continuation du mouvement des Gilets jaunes, en province et à Paris, le gouvernement se dit prêt à agir. Il veut mettre en œuvre de nouvelles méthodes.

« Ce ne sont pas ceux qui remettent en cause les institutions qui auront le dernier mot », a déclaré le Premier ministre au 20 heures lundi dernier.

Edouard Philippe entend corriger le tir par la création d’un nouveau fichier, sur le modèle de ce qui a été fait pour lutter contre les supporters violents au début des années 2000. Il a également annoncé une nouvelle loi destinée à agir plus efficacement contre les casseurs. Il s’agirait par exemple d’engager la responsabilité civile des casseurs, ou de sanctionner le port de la cagoule. Le sénateur LR Bruno Retailleau avait fait voter par le Sénat une proposition de loi similaire lors des débordements survenus durant la contestation du projet de réforme de la SNCF, en mai 2018 : elle devrait être reprise par l’Assemblée nationale.

Il n’est pas certain que ces mesures soient opérationnelles et conformes à nos libertés constitutionnelles.

Effectivement, l’idée du « casseur payeur » semble difficile à mettre en œuvre. Elle suppose de pouvoir identifier les participants autorisés et les autres, ainsi que les organisateurs officiels, ce qui risque surtout de conduire à des mesures arbitraires. Il n’est pas non plus certain que l’on puisse interdire à des personnes inscrites sur un fichier d’exercer leur droit à manifester. La limite de la comparaison avec les supporters violents réside dans le fait que ceux-ci sont interdits d’accès à un lieu fermé, et qu’assister à un match de foot n’est pas un droit garanti par la Constitution.

Cela ne correspond pas de surcroît aux demandes des forces de l’ordre sur le terrain.

Même si les syndicats de police se félicitent de ces annonces, les policiers sur le terrain attendent surtout des consignes claires d’intervention, contre les casseurs et les pillards notamment. En outre, ce sont plutôt des équipements que réclament les forces de l’ordre. En attendant, le dispositif de sécurité pléthorique est maintenu, 80 000 policiers et gendarmes seront mobilisés lors du prochain acte samedi. Jusqu’à quand ?