Vote communautaire : une menace à peine voilée – Mélenchon dépassé par un parti musulman

melenchon vote musulman

Jean-Luc Mélenchon a construit une grande partie de sa stratégie électorale pour l’élection présidentielle sur la séduction des quartiers abusivement appelés « populaires », qui sont en réalité les cités de l’immigration. Et pour capter cet électorat des néo-Français et des musulmans de France, il n’a pas épargné ses efforts : éloge passionné de la « créolisation » de la société, promotion du droit du sol intégral, défense du voile islamique, attaques contre la police toujours suspecte de « racisme », et promesse de revenir sur la pourtant bien timide loi macronienne « contre le séparatisme ». Indiscutablement, ses exercices de danse du ventre ont porté leurs fruits puisque le candidat de l’extrême gauche est arrivé en tête des suffrages dans nombre de ces zones que certains appellent « les territoires perdus de la République ». Pas perdus pour tout le monde en l’occurrence. En fin de compte, 69 % des électeurs musulmans ont voté pour le chef de file des « insoumis » au premier tour de la présidentielle 2022.

Avec de tels résultats, l’insoumis en chef pouvait penser avoir remporté la timbale, devenant le « leader » incontesté de la « nouvelle France » multiethnique et islamisée. Las, c’était faire preuve de beaucoup d’optimisme et d’une totale cécité face aux mouvements profonds qui travaillent l’Hexagone. Car malgré toute sa bonne volonté, Jean-Luc Mélenchon reste un homme blanc, athée et bourgeois, bref un vestige de la « France d’avant » qu’il a certes totalement trahie mais dont il reste le pur produit. Or ce profil ne convient pas du tout à une part grandissante de la population issue de l’immigration qui n’entend plus déléguer le pouvoir à des « babtous », fussent-ils serviles, mais bien prendre elle-même en main la défense de ses intérêts et la promotion de ses objectifs communautaires. C’est ainsi que l’Union des démocrates musulmans de France, un parti communautaire islamique, a annoncé avoir investi une centaine de candidats pour les élections législatives de juin prochain. Des candidats qui se trouveront donc en concurrence directe avec ceux de « l’union de la gauche » menée par Mélenchon.

Créée en 2012 par Nagib Azergui, un ingénieur en télécommunication, l’UDMF avait seulement présenté une dizaine de candidats aux élections législatives de 2017. Cinq ans plus tard, le mouvement en annonce une centaine, principalement concentrés dans les bastions du vote communautaire musulman (48 candidats en Ile-de-France, 16 en Auvergne-Rhône-Alpes). Cette croissance exponentielle est une démonstration irréfutable du développement du communautarisme musulman dans notre pays, d’autant que l’UDMF est ouvertement islamiste comme le montre son tract de campagne où est représentée une femme voilée. Le parti est d’ailleurs régulièrement pointé du doigt comme étant une émanation de la confrérie des Frères musulmans, mouvement par ailleurs interdit dans nombre de pays musulmans comme l’Egypte et la Syrie.

Le petit timonier Mélenchon sera-t-il à son tour « grand remplacé » par ceux-là mêmes qu’il a tant flattés et cajolés ? C’est un scénario, énième version de l’arroseur arrosé, qui apparaît fortement probable et dont on pourrait sourire s’il n’était pas, malgré tout, un nouveau et inquiétant symptôme de la profonde transformation ethnico-culturelle de notre nation.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 16 mai 2022

73 % de Français contre le burqini, ça en fait quand même 27 % pour !

En matière de burqini (ou burkini, ou même « maillot de bain couvrant »), la chaîne CNews, qui a décidément le cuir solide quand il s’agit de se faire traiter de télévision fasciste, a fait le travail que font tous les fachos : elle est partie du réel. On sait qu’il y a deux écoles, à ce titre : l’école Jean-Jacques Rousseau (« Écartons d’abord les faits, car il ne touchent point à la question ») et l’école Charles Maurras (pays réel « qui travaille et qui vit » contre pays légal). Dans le pays légal, on est plutôt Éric Piolle : on ne voit pas où est le problème. Burkini ou topless, c’est la même chose, paraît-il : on fait bien ce qu’on veut. Tant d’angélisme laisse pantois, car il semble qu’à Kaboul, en ce moment même, on ne mette pas exactement le topless sur le même plan que le « maillot de bain couvrant ».

Dans le pays réel, donc, CNews a voulu savoir ce qu’il en était et a commandé un sondage à l’institut CSA. Les résultats sont éloquents : 73 % des Français interrogés sont contre le burkini. Bon. Tant mieux, vous me direz. Cela dit, une fois le sondage lu, se posent plusieurs questions. La première : qui sont les 27 % de Français pour qui le burkini doit être autorisé dans les piscines municipales ? Alors, d’abord, bonne nouvelle : ils ne sont que 26 %. 1 % des sondés n’a pas vraiment d’avis sur la question. Ensuite, cela dépend de l’âge des personnes interrogées. Sans énorme surprise, plus on est vieux, plus on est réac ; mais là, l’écart est énorme. Jugez plutôt : 37 % des 25-34 ans sont pour l’autorisation du burkini, chiffre qui passe à… 63 % d’opinions favorables chez les plus jeunes (18-24 ans). En d’autres termes, certes, on est plus réac à mesure que l’on vieillit, mais le matraquage idéologique de ce que l’on n’ose plus appeler l’Éducation nationale, couplée aux médias et aux réseaux sociaux, a également porté ses fruits jusqu’à provoquer un décalage hallucinant entre les jeunes et ceux qui les suivent immédiatement.

Deuxième question, corollaire de la précédente : cette évolution de la société est-elle uniquement due à la propagande contemporaine ? Certes, nos jeunes (enfin, pas les nôtres, mais les jeunes de notre pays) sont plus perméables que jamais à toutes les sottises à la mode. Ils pleurent pour un demi-degré de réchauffement mais se fichent bien de compter les avortements. Ils luttent pour les droits des LGBTQIA+, la déconstruction du patriarcat et tutti quanti mais n’ont pas l’intention de lutter contre les pays qui sont restés bloqués au VIIe siècle. On sait tout cela. Ce que l’on mesure mal, en revanche, c’est le rôle que joue cette théorie complotiste d’extrême droite que l’on appelle « Grand Remplacement » dans de tels résultats. En effet, si l’on se souvient que 74 % des musulmans de moins de 25 ans considèrent que les lois musulmanes (la charia) sont supérieures à celles de la République (sondage IFOP pour Charlie Hebdo de 2020), et si l’on prend également en compte les statistiques de l’évolution des enfants dont l’un des parents est extra-européen, on comprend peut-être mieux. S’il y a plus de partisans du burkini parmi les 18-24 ans, c’est aussi, possiblement, parce qu’il y a plus de musulmans chez les 18-24 ans que dans les autres catégories. À creuser.

Alors, qui peuvent bien être ces 26 % de partisans du « maillot couvrant » que l’on mettrait « par pudeur ou pour ne pas s’exposer au soleil » ? Des musulmans vindicatifs ? Des défenseurs de la liberté, encore aveuglés par l’image qu’ils se font du corps en décomposition de Marianne ? Et qui peuvent bien être ces 67 % de jeunes qui sont en faveur de son autorisation ? Des imbéciles lobotomisés par l’instruction publique ? De futurs combattants dans le sentier d’Allah ? On ne sait pas bien. Mais ça ne présage rien de bon.

Arnaud Florac

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

EXPATRIATION = TRAHISON ? Par Thaïs d’Escufon

Thaïs d’Escufon

17/05/2022 – FRANCE (NOVOpress)
À l’annonce des résultats aux présidentielles, on a vu passer beaucoup de messages appelant à l’expatriation. Sujet à vif débats : il semble néanmoins que cette perspective attire de plus en plus de Français patriotes, tandis que les autres y dénoncent une posture lâche.

Qu’en est-il réellement ? Faut-il continuer de se battre pour un peuple qui vote pour Emmanuel Macron ?


Jean-Marie Le Pen : confessions sur canapé

Jean-Marie Le Pen

17/05/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Figure historique de la droite nationale française, Jean-Marie le Pen a reçu Valeurs actuelles pour un long entretien au sujet de son parcours politique, mais aussi concernant la dernière campagne présidentielle qui a vu le camp patriote s’entre-déchirer entre Marine Le Pen et Eric Zemmour.


Burkini : Laurent Wauquiez et la Région suppriment toutes les subventions de Grenoble

La France contre les rentiers, par Clément Martin (Les Identitaires)

rentiers politique

Ce que les élections présidentielles passées et les législatives à venir révèlent de la société française, c’est qu’elle est aux mains des rentiers. Mais ceux-ci ne constituent pas une « classe » monolithique et indifférenciée ; ils sont plutôt un assemblage de factions économique, sociales et identitaires le plus souvent concurrentes entre elles mais unies par un objectif commun : extraire la richesse et le pouvoir politique de la masse des Français de souche actifs, productifs et enracinés.

Les rentiers politiques

Le blocage démocratique actuel peut se résumer comme suit : c’est la domination d’un bloc centriste fanatiquement attaché à la défense du statuquo et d’une opposition nationale incapable d’accéder au pouvoir. S’il n’est pas nouveau, ce blocage politique n’a jamais été aussi clairement visible que depuis les présidentielles de 2017 et de 2022. LREM et le RN incarnent les manifestations concrètes de ces rentes politiques.

D’un côté, la macronie n’a aucun intérêt à véritablement exercer le pouvoir, préférant se voir « en responsabilité » d’une administration dont il faut simplement gérer la déliquescence tout en mobilisant une communication vide de sens. Les gesticulations macronistes permettent de conserver les places du pouvoir (et, conséquemment, ses rétributions) sans jamais avoir à mener une authentique Grande Politique. Et si les opposants avaient la mauvaise idée de s’opposer à eux, les LBD et les procédures de dissolution seraient suffisantes.

De l’autre, le camp national se retrouve monopolisé par la famille Le Pen, incapable d’accéder au sommet de l’État en près de 50 ans d’existence, mais satisfaite de ses scores, qui lui permettent de placer amis et compagnons aux sièges du Parlement européen et de vivre des largesses du parti entre deux scrutins.

Les rentiers économiques

On le sait, le boomer est l’ennemi des forces vives de l’Europe[1]. Arque-bouté sur sa retraite géante, ayant bénéficié de la meilleure période économique de l’histoire de France et refusant de laisser sa place, il est le seigneur de l’époque. Gare au parti politique qui voudrait accéder au pouvoir sans lui garantir ses privilèges ! Le système de retraite par répartition fut conçu pour le servir : légitimant son existence par un discours socialo-démagogique, cette pyramide de Ponzi ne survit qu’en prélevant des sommes de plus en plus colossales sur les revenus des actifs qui, s’ils ont moins de 40 ans, peuvent d’ores et déjà abandonner l’idée de toucher une retraite.

Mais les boomers ne sont pas les seuls rentiers de l’économie française : à leurs côtés, on retrouve l’armée sans visage des fonctionnaires qui ne cesse de proliférer, dans le but d’administrer la destinée de chaque Français, à coup de formulaire, de certification et de guichets ouverts 4 heures par jour.

Selon la DGAFP, la France comptait en 2020 près de 5,7 millions d’agents publics[2]. Macron avait d’ailleurs promis de supprimer 120 000 postes de fonctionnaires. Entre 2017 et 2020, il y a eu environ 50 000 embauches nettes[3]. En France, on croit toujours que le bonheur ne peut trouver sa source que dans la fonction publique. Les chiffres de la consommation d’antidépresseurs semblent indiquer l’inverse.

Les rentes communautaires

L’immigration n’a pas pour seules connaissances néfastes l’insécurité grandissante, le gain d’influence des réseaux islamistes ou la dépossession culturelle ressentie chaque jour par des millions de Français, rendus étrangers dans leur propre pays. L’invasion migratoire, c’est aussi une formidable opération de captation des richesses de la population native. Les transferts d’argent vers des immigrés le bled, les dépenses publiques monstrueuses (politique de la ville) orientées vers « nouveaux arrivants », le crime et la fraude sont autant d’exemples de l’exploitation économique que subissent les autochtones. Ceux-ci se trouvent désarmés lorsqu’il s’agit de mettre un terme à ce parasitisme, défendu par les associations antiracistes et par les clientélistes de gauche et de droite, sous couvert de lutte pour l’égalité. S’il est difficile d’estimer de façon exacte le coût de l’immigration, le démographe Jean-Paul Gourévitch le chiffre à 40 milliards d’euros bruts et près de 4 milliards d’euros nets en 2022[4]. Pas vraiment un motif réjouissement.

Le pouvoir doit revenir entre les mains des actifs, tant sur le plan de la production économique que de la reproduction démographique. Sans une orientation politique explicitement anti-rentiers, la France ne pourra pas sortir de l’ornière économique et identitaire qui la caractérise.

[1] https://les-identitaires.fr/politique/la-france-contre-les-boomers/
[2] https://www.fonction-publique.gouv.fr/files/files/statistiques/stats-rapides/stats-rapides-emploi-2020.pdf
[3] https://www.google.com/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=&ved=2ahUKEwj4hsDK9tn3AhUKHewKHcLwA_MQFnoECAMQAw&url=https%3A%2F%2Fwww.fonction-publique.gouv.fr%2Ffiles%2Ffiles%2Fstatistiques%2Fchiffres_cles%2Fpdf%2FCC-2017-web.pdf&usg=AOvVaw12xf8ZA5nlFnM32zAmkPHF
[4] https://www.touscontribuables.org/les-combats-de-contribuables-associes/les-depenses-publiques/notre-nouvelle-etude-le-cout-annuel-de-l-immigration

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Le chemin de croix des catholiques en France – Marseille, Metz, Pau… Les agressions christianophobes se multiplient

christianophobes

Partout les actes antichrétiens se multiplient dans l’indifférence des pouvoirs publics. Profanations, incendies criminels, vols… Des faits qu’on ne veut pas voir.

Alors que les « bonnes consciences » de notre pays, à commencer par les grands médias islamophiles, passent leur temps à pleurnicher sur la prétendue « islamophobie » dont seraient aujourd’hui victimes les musulmans vivant en France, chaque semaine qui passe apporte son lot supplémentaire et toujours plus important d’agressions christianophobes, venant ainsi nous rappeler que, contrairement à ce que l’on voudrait nous faire croire, les chrétiens sont non seulement les premiers persécutés sur le sol de la « fille aînée de l’Eglise », mais qu’en outre ce phénomène, essentiellement lié à la submersion migratoire de notre pays, ne cesse de s’aggraver avec le temps.

Tentative d’égorgement à Marseille

Mardi dernier, à Marseille, un père de famille d’une trentaine d’années a ainsi été sauvagement agressé par un individu d’origine algérienne âgé de 23 ans qui a tenté de l’égorger sous les yeux de ses enfants de 3 et 7 ans. Alors que la victime, médecin militaire à l’hôpital Laveran, était venue chercher ses deux petits à la sortie de leur école privée catholique, Mohammed L., déjà connu de la police et de la justice pour des affaires de stupéfiants, s’est en effet jeté sur lui et l’a poignardé à une dizaine de reprises à la gorge et au thorax en criant : « Au nom d’Allah ! » Autant d’éléments qui, mis bout à bout, ne laissent guère planer le doute sur la motivation antichrétienne et islamoterroriste de l’agresseur. Et pourtant : la justice s’est empressée d’« écarter définitivement l’hypothèse d’un acte terroriste », préférant évoquer, comme elle en a honteusement l’habitude, l’acte d’un « déséquilibré »…

Un clandestin crie « Allah est grand » dans la cathédrale de Metz

Deux jours auparavant, le dimanche 8 mai, alors que plusieurs fidèles s’étaient rassemblés dans la cathédrale de Metz pour y assister à l’office de 8 heures, l’un des prêtres remarquait la présence d’un individu suspect sirotant un Coca-Cola. Ce dernier l’ayant interpellé au cri d’« Allah est grand », le prêtre avertissait aussitôt la police, de peur que la situation ne dégénère. Rapidement interpellé, l’homme, qui portait sur lui un couteau en céramique, a été immédiatement placé en garde-à-vue. Garde-à-vue au cours de laquelle les policiers ont identifié l’individu comme étant Keddam R., un clandestin algérien, déjà connu de la justice, qui s’est vu notifié à deux reprises, en 2017 puis en 2020, une obligation de quitter le territoire français qu’il n’a, bien sûr, jamais respectée. Là encore, la justice a rapidement écarté la motivation terroriste, et s’est bornée à condamner Keddam R. à quatre mois de prison ferme pour « port d’arme prohibée de catégorie B », avant de lui remettre une nouvelle OQTF qui, comme les précédentes, ne sera pas respectée.

Enfin, on signalera encore le cambriolage suivi de l’incendie criminel qui ont visé, dans la nuit de mercredi à jeudi, les locaux de l’aumônerie étudiante de l’église Saint-Pierre, à Pau. Fait significatif dans cette dernière affaire : selon les premiers éléments de l’enquête, le feu aurait été allumé au niveau du tabernacle…

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 13 mai 2022

Allemagne : des parents d’élèves musulmans font censurer un manuel scolaire jugé « discriminatoire » car celui-ci évoque le thème du mariage forcé

Zemmour relève le défi des législatives dans le Var : les raisons d’un baroud d’honneur

zemmour trocadero

Éric Zemmour aurait pu rester à la tête de Reconquête et jouer les invités vedettes pour soutenir ses 550 candidats dans les circonscriptions et galvaniser ses militants partout, comme il sait le faire. Il aurait pu rester au-dessus de la mêlée, comme Jean-Luc Mélenchon, par exemple, qui ne se présentera pas. L’ancien journaliste a décidé, au contraire, d’entrer dans la bagarre. Il sera candidat dans la quatrième circonscription du Var. Il a peu de chances de l’emporter.

Zemmour a obtenu dans cette circonscription 13,25 % des voix au premier tour de la présidentielle, il est arrivé en quatrième position. Il affrontera une députée sortante macroniste et un candidat RN bien implanté. Le vote utile va à nouveau jouer contre lui, au niveau local cette fois. La marche est vraiment très haute.

Le président de Reconquête a longuement hésité. Son entourage était partagé. Certains le poussaient. D’autres estimaient qu’il avait d’autres moyens de montrer son engagement en mettant sur pied, par exemple, un laboratoire de réflexion et de formation des jeunes, en se ménageant pour les élections européennes. Et qu’il courait le risque de se carboniser. Zemmour avait, en réalité, toutes les raisons de ne pas y aller… C’est un Parisien pur sucre : il a parlé de son enfance en banlieue et de ses attaches dans la capitale mille fois pendant la campagne. Il a fait, du reste, son meilleur score à la présidentielle non pas dans le Sud mais à Paris, dans le 16e arrondissement. Il bascule à 878 kilomètres de Paris : impossible de trouver plus loin ! Zemmour n’a pas l’accent du Midi et n’a aucune expérience politique locale. Il sera guidé par le maire de Cogolin, mais il n’a pas la connaissance directe des réseaux d’influence locaux, des baronnies et il retrouvera son adversaire principal : le vote utile en faveur du candidat RN.

Le RN ne lui fera aucun cadeau. Mercredi, son président Jordan Bardella, devant la presse réunie pour la publication des listes des candidats, a eu ce petit mot d’accueil : « S’il essuie un nouvel échec, il sera obligé d’en tirer les conclusions. » Bardella a insisté sur la marginalisation de Reconquête, comme de la NUPES de Mélenchon, dans le jeu politique : « Il n’y a que nous pour nous opposer à Emanuel Macron. » Bardella ne voit toujours « aucun intérêt » à tout accord d’appareils et pense que « beaucoup d’électeurs de Zemmour se pencheront dès le premier tour sur le RN ». Bref, il a beaucoup de coups à prendre.

Mais l’ancien polémiste aime cette région. Il y passe ses vacances depuis vint ans. Surtout, « il veut montrer que le général peut monter au front, se battre sur le terrain », explique, à Boulevard Voltaire, Stanislas Rigault, le président de Génération Z, lui-même candidat aux élections législatives dans le Vaucluse. « Il veut encourager les jeunes candidats de Reconquête par l’exemple. » C’est une nouvelle bataille qu’il veut mener de face.

Zemmour l’a dit, sur place, avec ses mots. « Je ne me voyais pas mener le combat de l’arrière, je le mènerai à la tête de mes cinq cent cinquante candidats Reconquête, et il faudra, ici comme partout, répandre nos idées qui sont celles de l’avenir », a lancé le candidat à la députation. « On m’a beaucoup dit que la présidentielle était dure. C’est vrai, c’était un combat redoutable, cruel, parfois injuste. Mais j’aime aussi ce combat et je reviens ici pour le mener. »

Zemmour n’a jamais été élu : la défaite dans ce fief indéboulonnable pendant cinq mandats du maire de Saint-Tropez Jean-Michel Couve, un RPR devenu LR qui a régné 24 ans avant de laisser son fauteuil à la députée En marche ! en 2017, est logique, attendue. L’ancien journaliste ne peut donc avoir que de bonnes surprises. « Je suis venu dans le Var parce que j’aime le Var et les Varois, et mon petit doigt me dit qu’ils me le rendent bien », a-t-il encore lancé à ses partisans.

Il aurait peut-être perdu davantage en image, s’il avait filé à l’anglaise. Il y a, dans cette démarche, un baroud d’honneur, pour l’exemple, qui ne manque pas d’un certain panache. Il va tenter de montrer qu’on peut être perdant mais courageux. Il sculpte son personnage, son image, sa stature de chef de parti politique. Une démarche d’avenir. Un premier pas.

Marc Baudriller

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

André Bercoff, la liberté de déplaire

André Bercoff

16/05/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Rien de plus indémodable qu’un journaliste à l’ancienne. Voilà plus de 40 ans qu’André Bercoff met les pieds dans le PAF. André Bercoff revient dans cet entretien sur ses 60 années de vie médiatique, de ses rencontres avec Castro et Trump à son amour immodéré pour la littérature.

Populiste et populaire, libertaire et littéraire, il se livre comme jamais dans ce nouveau « Portrait d’Éléments ».


Ce rapport du Sénat qui préconise d’expérimenter en France la reconnaissance faciale, pour 3 ans d’abord !

Robert Ménard : une girouette devenue folle ?

Robert Ménard

Le maire de Béziers a toujours été un personnage difficile à suivre, mais aujourd’hui, il a définitivement fini d’égarer les derniers intrépides qui tentaient de le faire. En effet, dans une tribune publiée ce mardi 10 mai dans Le Figaro, Robert Ménard appelle à donner une majorité à Emmanuel Macron aux législatives. Pour lui, il convient de « faire bloc » derrière le président de la République afin de contrer la « menace » représentée par la Nouvelle Union Populaire Ecologique et Sociale de Jean-Luc Mélenchon. Apparemment, les candidats de la droite nationale et patriote sont sortis de l’équation du fondateur de Boulevard Voltaire… Si l’on peut, à la première lecture, avoir des difficultés à croire à un tel positionnement, force est de constater que ce ralliement macroniste (dans l’espoir d’un strapontin ministériel ?) n’est en fait que le énième épisode d’une longue série de revirements, plus ou moins radicaux, souvent peu explicables, qui caractérise le parcours de l’édile biterrois.

Venu de la gauche humanitaire, l’ancien patron de « Reporters sans frontières » (où, reconnaissons-le, il avait pris des positions parfois courageuses sur la liberté d’expression) a progressivement glissé vers la droite nationale via la « droite hors les murs » dont il se serait sans doute bien vu le chef de file avant de se faire souffler la place par Eric Zemmour.

Robert Ménard, porté par un ego considérable, s’est toujours voulu un « électron libre » mais celui-ci s’est peu à peu transformé en ludion incontrôlable et incompréhensible.

Ainsi, entre deux déclarations d’amour passionné aux républicains espagnols ou aux antifascistes italiens, le maire de Béziers a longtemps travaillé à une entente entre Eric Zemmour et Marine Le Pen, avant de faire volte-face et d’insulter le camp de l’ancien journaliste en le qualifiant de rassemblement de « patriotes de pacotille qui fantasment sur Poutine ou sur Pétain. Une droite nostalgique qui est un véritable repoussoir ».

Un peu plus tard, ce fut au tour de Marine Le Pen – dont il était pourtant censé être un « soutien critique » –, de subir les foudres et les jugements péremptoires du torquemada du sud-est, critiquant sa campagne et estimant que le second tour était « une défaite » pour la candidate patriote.

Pour compléter le tout, Robert Ménard s’est également récemment adonné à un pathétique exercice de repentance, affirmant, confronté à la crise des réfugiés ukrainiens, regretter son opposition et ses déclarations vis-à-vis des réfugiés syriens et irakiens, propos qui le rendent aujourd’hui « honteux ».

On ne peut au final que conseiller à Robert Ménard d’aller soigner cet accès de remords honteux dans les salons de sa mairie – qu’il gère semble-t-il avec une grande efficacité – et de laisser la politique nationale à des gens un peu plus stables et cohérents que lui.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 12 mai 2022

Monde libéral-libertaire : Netflix et Disney trébuchent

netflix

L’heure n’est pas à la fête pour les firmes mondialisées. Après qu’Elon Musk ait racheté Twitter et évoqué le possible retour de Donald Trump sur le réseau social, voilà que Netflix est en baisse de régime et que Disney est aux prises avec l’État de Floride.

Netflix chute en bourse, pour trop de woke ?

L’année 2022 démarre mal pour le géant de la diffusion en flux continu. Le premier trimestre a vu diminuer le nombre d’abonnés de 200.000, un chiffre modeste (sur 221 millions d’abonnés) mais qui a entraîné la chute de l’action de 25%, portant le niveau de la chute à presque 45% depuis le début de l’année 2022. Pourtant, les prévisions établies tablaient sur une hausse de presque 2 millions d’abonnements sur la même période. Un revers expliqué, selon la plateforme, par deux phénomènes : la perte des abonnés russes à la suite des sanctions prises contre Moscou et la difficulté à avoir du sang frais parmi ceux qui souscrivent un abonnement. D’autres explications viennent en tête : l’augmentation des tarifs ou encore la volonté d’incorporer de la publicité.

Toutes ces explications économiques occultent l’idéologie qui émane de nombre de productions Netflix, où les préoccupations de genre ou de race sont omniprésentes. C’est finalement Slate (que l’on peut difficilement accuser de fascisme) qui pose la question : « Netflix est-il trop progressiste pour plaire à la droite ? ». Des études réalisées aux États-Unis ont mis en lumière que les Républicains étaient plus réticents à l’idée de « Netflix and chill » que leurs congénères Démocrates. Une inclination qui se comprend au premier coup d’œil de certaines séries telles que Sex Education, une des productions emblématiques de la plateforme, où se confondent les odes à l’homosexualité, au métissage et à la remise en question des stéréotypes de genre.

Si certains pourraient se surprendre de ce parti pris, rappelons que le directeur des contenus de Netflix, Ted Saranbos, a organisé grâce à son carnet d’adresses bien garni une levée de fond pour la seconde campagne de Barack Obama. Indiquons aussi que l’audience majoritaire du site de streaming est cette « Génération Z », née entre 1997 et 2010, où les questions de genre et consorts sont bien représentées. Inspirant la concurrence, Sex Education a eu son équivalent sur Disney+. Intitulée Sex Nerd, la série « déniaise l’éducation sexuelle » selon Télérama.

Le climat de la Floride moins propice à Disney

À force de tendre la main, le bras vient avec. C’est ce que sont en train d’apprendre certaines de ces plateformes. Disney par exemple vient de perdre les privilèges fiscaux qui étaient les siens dans l’État de Floride depuis 1955. La raison ? Disney a contesté une loi jugée « homophobe », promulguée par le gouverneur de Floride, qui interdit de promouvoir les questions de genre et de sexe jusqu’à la troisième année de primaire. Le 11 mars 2022, Bob Chapek, le président de Disney a fait acte de contrition et promis « d’user de notre influence non seulement pour promouvoir des histoires inclusives, mais aussi pour défendre les droits humains (sic) ».

Une contestation faite sous la pression d’associations gays s’indignant que la firme ait financé la campagne électorale du gouverneur et donc, par ricochet, soutenu ce projet de loi. Paradoxalement, ce n’est pas la première fois que Disney se retrouve avec des accusations d’homophobie sur les bras. En avril 2022, l’acteur Chris Pratt, acteur central de la saga Les gardiens de la galaxie, a été au cœur d’une polémique pour fréquenter une église qualifiée d’homophobe selon ses détracteurs. Les hérauts de la tolérance ont exigé sa tête (sans l’obtenir). Citons aussi la sortie du film Mulan, ayant subi des appels au boycott car son générique de fin contenait un remerciement au gouvernement chinois alors occupé par l’affaire des Ouïghours.

Pour lire la suite, c’est ici !

Insécurité : l’Etat, aveugle et sourd, par Ivan Rioufol

Ivan Rioufol

La mort d’Antoine Alléno, 24 ans, tué par un chauffard à Paris dimanche soir, sera-t-elle la goutte d’eau qui fera déborder le trop plein de colères ? Fils du célèbre chef cuisinier Yannick Alléno, la victime symbolise, dans sa notoriété, une société fragile, laissée sans défense face à une délinquance exponentielle. Les maux sont connus : impunité des voyous, lâcheté des autorités, permissivité de la justice, aveuglement des médias, traîtrise des idéologues, etc. Le tueur, qui venait de voler un bolide et conduisait en état d’ivresse, appartient à la communauté des gens du voyage. C’est un multirécidiviste,. Il était recherché pour une peine de prison de trois mois qu’il n’avait pas purgée. Un peu plus tôt ce même dimanche, à Maisons-Alfort (Val-de-Marne), Abderahim avait crevé les yeux de sa femme Maïté, en lui portant sur le corps et le sexe douze coups de couteau. Mardi, à Marseille, c’est un parent d’élèves d’une institution catholique qui a été agressé au couteau « au nom de Dieu », tandis qu’il attendait ses enfant, par un « déséquilibré ».

Il y a un peu plus d’un an, le 21 avril 2021, vingt généraux en retraite et une centaine de hauts gradés avaient choisi d’alerter l’opinion face à l’insécurité, au séparatisme islamiste, à la guerre raciale. Ils écrivaient : « L’heure est grave, la France est en péril (…) Notre honneur aujourd’hui tient dans la dénonciation du délitement qui frappe notre patrie ». Jean Castex, premier ministre, avait dénoncé un texte « contraire à tous nos principes républicains, à l’honneur, au devoir de l’armée » en critiquant des généraux « qui ne représentent qu’eux-mêmes ». Ce refus de voir et d’entendre est devenu insupportable.

Délitement : c’est le mot qui convient pour décrire la désagrégation de la société. L’Etat « protecteur » – qui en fait des tonnes pour feindre une autorité sanitaire – se révèle incapable d’assurer la sécurité des personnes. Ce ne sont pas les textes répressifs qui manquent. La pénurie de personnel (police, justice) est un argument qui s’entend mais qui n’explique pas tout. Seule la main de l’autorité tremble. Elle tremble car elle doute d’elle-même. Tel est l’effet pervers de l’idéologie « antiraciste » qui, au nom de bons sentiments, a laissé croire que les nouvelles minorités culturelles étaient d’abord des victimes devant être excusées, y compris dans leurs actes de délinquance.

Cette subversion idéologique a contaminé une grande partie des dirigeants européens. La classe politique suédoise, qui s’était largement ouverte à l’immigration musulmane depuis trente ans, est en train « d’opérer un virage à 180 degrés » selon l’économiste irano-suédois Tino Sanandaji (Le Figaro, 4 mai). Il explique : « Désormais, la position des socio-démocrates est d’admettre que l’immigration de réfugiés est coûteuse et contribue à la criminalité ainsi qu’à la ségrégation ». En France, Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin a dit, en juillet 2020 : « Je suis à 100.000 lieues de faire le lien entre l’immigration et l’insécurité ». Voilà pourquoi l’Etat est aveugle et sourd. La mort d’Antoine Alléno vient tragiquement le rappeler.

Ivan Rioufol

Texte daté du 11 mai 2022 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Chez nous ! – Pour en finir avec une économie totalitaire – Un livre d’Hervé Juvin

hervé juvin - chez nous

13/05/2022 – FRANCE (NOVOpress)
La crise de la Covid-19 n’a pas seulement changé nos vies, elle a révélé au grand jour les impasses d’une globalisation imposée à marche forcée par les marchés et la financiarisation des choses et des êtres, à telle enseigne que le trajet du coronavirus a suivi celui des lignes aériennes. Ce virus est à la fois l’avatar de la globalisation – et son échec le plus patent. Extension du contrôle social, restriction des libertés, toute puissance de Big Pharma et des Gafam, dérive de la séparation des pouvoirs, faillite de notre industrie. Pour autant, ce n’est pas la fin de tout ; une solution existe pour que l’économie redevienne plus humaine, le monde plus vert et l’homme plus libre…

Et cette solution s’appelle le « localisme » ! Rien de tel pour réduire le pouvoir de la finance, restaurer une écologie créative et non plus punitive, redonner à l’homme le goût et le sens de la liberté. Revenir au plus proche, au plus concret, au plus vivant. Du rôle de l’État à la refondation de l’entreprise, les pistes ne manquent pas pour réaffirmer le droit de choisir notre destin en garantissant aux Français que nous sommes bel et bien « chez nous » ! Voilà ce que permet le localisme, voilà ce qu’explique cet ouvrage. Député européen et conseiller régional Rassemblement national, président de la fondation Identité et Démocratie, cofondateur du mouvement Les Localistes !

Hervé Juvin est l’auteur d’une vingtaine d’ouvrages, dont cinq chez Gallimard, dans la collection Le Débat.
Chez nous ! – Pour en finir avec une économie totalitaire – Editeur : La Nouvelle Librairie

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