Fattih Malki armurier Merah

En France, le djihad base son efficacité sur l’expérience

12/12/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Romain Caillet, ancien proche du milieu djihadiste, vient de sortir un livre intitulé “Le combat vous a été prescrit”. Il s’agit d’une longue enquête qui retrace l’histoire du djihad depuis en France depuis 30 ans.

Dans un entretien accordé à Spoutnik, il y explique ceci :

Mérah est le premier projet terroriste qui réussit depuis les années 90. (…) Là, des jeunes de banlieue ont une expérience de la criminalité et c’est ça qui fait leur force. Dans ceux qui ont réussi à commettre des attentats, c’est quasiment toujours le même profil : un jeune issu de l’immigration avec un gros passé judiciaire. Pourquoi ? C’est plus simple quand on a une expérience de la criminalité, de vous procurer des armes sans attirer les soupçons. Dar El-Islam, l’ancien magazine en langue française de l’EI, disait “faites-vous passer pour des jeunes qui veulent préparer un casse”. Ils connaissent déjà les codes, les réseaux pour se procurer des armes, et une semi-expérience de la clandestinité. Il y a une certaine efficacité de ce profil…


Rassemblement de protestation du SIEL le 12 décembre à Paris : Défendons notre civilisation !

11/12/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Le mardi 12 décembre à 18h30, place du Palais-Royal à Paris, le SIEL organise un rassemblement de protestation, en présence d’éminentes personnalités, pour manifester notre indignation collective, protéger nos croix et défendre nos symboles chrétiens.

Dans un communiqué, Karim Ouchikh, Président du SIEL, explique le sens de la démarche :

Dans La France contre les robots, Bernanos accusait la civilisation moderne d’être « une conspiration universelle contre toute espèce de vie intérieure ». Cette modernité régressive, encouragée par les puissances de l’argent qui furent admirablement dénoncées par Péguy, accélère ces dernières semaines sa formidable entreprise de désintégration de notre civilisation en saccageant les repères ancestraux qui structurent notre univers collectif : destruction de la croix de Ploërmel scellée sur le monument de Jean-Paul II, ordonnée par le Conseil d’État ; interdiction par cette même juridiction de toute installation de crèche dans l’enceinte de la mairie de Béziers ; dégradation de nos églises que l’absence d’entretien régulier condamne à la fermeture, prélude bien souvent à leur vente ou à leur démolition programmées ; suppression du marché du Noël à Paris, d’une exemplarité toute relative, qui dénote cependant la volonté insidieuse de la municipalité socialiste d’éradiquer de la capitale la présence de tout symbole chrétien.

(…)

Une contre-offensive s’impose pour enrayer très vite la progression de cette vaste opération de déstabilisation idéologique de notre civilisation, non pour instaurer un quelconque État clérical mais pour défendre un modèle de société qui placerait enfin au cœur de son identité intrinsèque la prééminence du fait culturel chrétien, cette clé de compréhension de notre héritage historique sans laquelle nul ne saurait discerner la réalité de l’être français ; avec aussi pour objectif de redéfinir notre rapport à la laïcité, notamment en incluant le fondement chrétien dans le préambule de la Constitution de 1958, afin d’enraciner l’application de ce principe de neutralité des pouvoirs publics dans son écosystème culturel authentique et ainsi éviter les errements calamiteux des juridictions administratives…


Grâce à Johnny, la France retourne à l’église !, par Caroline Parmentier

Tous les Français dans l’église de la Madeleine… en ce jour de la fête de la laïcité. Trois présidents de la République, le show-biz, les stars, les bikers et les sans-dents. Et Mélenchon qui s’arrache les cheveux. Il ne les a pas loupés Johnny avec sa dernière « grand-messe ».

Tous les Français sauf une. Les journalistes se sont repus en boucle de l’information selon laquelle la famille n’avait pas souhaité la présence de Marine Le Pen alors que celle-ci voulait assister aux obsèques. Le public de Johnny si peu multiculturel et pluriethnique, c’est pourtant en bonne majorité celui qui vote Marine.

Alain Finkielkraut a relevé que « le petit peuple des petits Blancs est descendu dans la rue pour dire adieu à Johnny. Il était nombreux et il était seul. Les non-souchiens brillaient par leur absence ». Avant de conclure : « Le divertissement prend presque toute la place, mais il ne fait plus lien. » Il a été accusé par Jean-Michel Apathie d’agiter des thèses nauséabondes et ségrégationnistes.

Le calibre de la star

On a mesuré à ce dernier adieu, la popularité unique de Johnny Hallyday. Le charisme et le calibre de la star. Aucun chanteur, aucune personnalité politique, sportive ou religieuse ne rassembleront une telle foule unissant trois générations saisies par une même émotion. C’est une page de la vie de beaucoup de Français qui se tourne.

Très bonne idée que celle des musiciens sans le chanteur, sans la voix célèbre que l’on n’entendra plus, jouant à quelques mètres de la Madeleine les musiques de Johnny que reprenait une impressionnante marée humaine à l’unisson. Bien vu aussi, évidemment, le cortège des 800 bikers et Harley Davidson accompagnant le cercueil que suivaient Læticia et ses deux filles. Quel destin incroyable, au passage, que celui des petites Jade et Joy 13 et 9 ans, nées dans un orphelinat du fin fond du Viet Nam et devenues les filles de Johnny Hallyday.

Johnny était croyant et baptisé. Il a choisi des obsèques catholiques. Des millions de Français (à l’intérieur de la Madeleine et à l’extérieur, à la télévision, à la radio) ont donc suivi une cérémonie catholique, où l’on se signait, lisait l’épître de saint Paul, récitait le Notre Père, entendait un sermon parlant de la vie éternelle et bénissait le cercueil (hésitation de Macron, reposant le goupillon sans s’en servir et qui aurait franchement gagné ainsi que son épouse, à se mettre un peu moins en avant ce jour-là). Edouard Philippe, François Hollande, Gérard Larcher et consorts (les mêmes qui se déchaussent en entrant dans une mosquée) en feront autant.

L’homélie de Mgr Benoist de Sinety, vicaire général de l’archidiocèse de Paris, a cité cette phrase du chanteur : « On peut me faire ce qu’on voudra, je resterai chrétien. Je suis sûr que Jésus, lui, ne m’en veut pas. » Sans parler de l’Ave Maria final remarquablement chanté. Un sacré exploit. Même les journalistes en ont eu (momentanément) le sifflet coupé. Ce deuil national, c’est aussi celui de la France que nous aimons.

Caroline Parmentier

Article paru dans Présent daté du 5 décembre 2017

L’ancien patron de Lafarge poursuivis pour financement du terrorisme

11/12/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
C’est la première fois qu’un patron du CAC 40 est mis en cause dans le cas d’une infraction terroriste. Vendredi dernier, l’ancien PDG de Lafarge, Bruno Lafont et son directeur général adjoint chargé des opérations ont été mis en examen pour financement d’une entreprise terroriste et mise en danger de la vie d’autrui.

Jeudi dernier, c’était le DRH de l’époque et directeur général actuel Eric Olsen qui était mis en examen pour les mêmes faits.

C’est suite à leurs opérations en Syrie que ces trois personnages ont été mis en examen. Elle est accusée d’avoir pactisé avec l’Etat Islamique entre novembre 2013 et septembre 2014 afin de garder ouverte son usine de Jalabiya dans le nord de la Syrie. La filiale aurait remis plus de 500.000 dollars au califat islamique et aurait continué à lui acheter des matières première.

3 autres cadres de la grande entreprise franco-suisse de cimenterie ont été mis en examen dans cette affaire.

Bruno Lafont, l’actuel DG aura passé plus de 30 ans dans un des derniers fleurons industriels français et aura gravi l’ensemble des échelons. Il nie avoir été informé et assure avoir été persuadé que tout était « sous contrôle ».

Maintenant que même certains des plus grands patrons ont été rattrapés pour des patrouilles pour avoir pactisé avec les islamistes, il est possible d’espérer que des politiciens soient confrontés aux mêmes accusations.

9m², 6 caméras: les conditions de détention de Salah Abdeslam à Fleury-Mérogis

11/12/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Salah Abdeslam sera jugé à Bruxelles pour la fusillade qui a eu lieu pendant sa cavale en Belgique à partir de lundi prochain. Depuis 20 mois, le seul survivant du commando du 13-Novembre est incarcéré à la prison de Fleury-Mérogis, en région parisienne.
Avec une surveillance et un isolement maximal depuis son incarcération, son régime a été légèrement assoupli en raison de la dégradation de sa santé mentale ces derniers mois…


Nouveau livre de Bernard Lugan : Heia Safari !

De 1914 à 1918, loin des fronts d’Europe, dans l’est africain, coupés de toute possibilité de ravitaillement, et commandés par le colonel puis général Paul von Lettow-Vorbeck, quelques milliers d’Allemands et d’askaris résistèrent à 300 000 soldats britanniques, belges, sud-africains et portugais.

Au mois de mars 1916, après deux années de victoires remportées au cri de « Heia Safari », l’arrivée de plusieurs dizaines de milliers de soldats sud-africains contraignit von Lettow-Vorbeck à changer de tactique.

Il choisit alors celle du repli offensif, se dérobant devant des forces trop nombreuses pour les attaquer ensuite par surprise. De novembre 1917 à septembre 1918, sa retraite offensive le conduisit jusqu’au Mozambique où il enchaîna les victoires.
Au mois de septembre 1918, alors qu’il lui restait moins de 200 Allemands et environ 2 000 askaris, le général von Lettow-Vorbeck décida d’envahir la colonie britannique de Rhodésie. Le 13 novembre, il y apprit qu’un armistice avait été signé en Europe. Il refusa de se rendre, déclarant au commandement britannique qu’il pouvait encore combattre durant deux années.
Finalement, le 25 novembre 1918, en Rhodésie du Nord, l’actuelle Zambie, et alors que l’armistice était signé depuis 14 jours, 155 Allemands, officiers, sous-officiers, rappelés et volontaires, ainsi que 1156 askaris et 1598 porteurs se formèrent en carré face aux forces britanniques. Devant eux, le chef admiré auquel les askaris avaient donné le nom de « Bwana mukubwa ya akili mingi » (le grand homme qui peut tout).

Rentré en Allemagne, le 1er juillet 1919, sur ordre du gouvernement, le général von Lettow-Vorbeck écrasa le soulèvement communiste à la tête d’un corps de volontaires, le « Lettow-Korps ».

Du Kilimandjaro aux combats de Berlin, cette épopée méconnue qui mériterait d’être enseignée dans les académies militaires, est ici racontée dans un livre abondamment illustré.

Pour commander cet ouvrage, c’est site de Bernard Lugan” rel=”noopener” target=”_blank”>ici.

Alain Finkielkraut

Alain Finkielkraut rappelle que seuls les «petits blancs» ont rendu hommage à Johnny Hallyday

11/12/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Alain Finkielkraut était l’invité de RCJ le 10 décembre dernier. Il s’est exprimé notamment sur l’hommage populaire rendu au chanteur Johnny Hallyday.

Le philosophe a ainsi déclaré :

Le petit peuple des petits blancs est descendu dans la rue pour dire adieu à Johnny. Il était nombreux et il était seul. Les non-souchiens brillaient par leur absence.

Cette déclaration (à partir de 10′ sur la vidéo) a bien entendu provoqué un certain nombre de réactions hostiles, en particulier sur les réseaux sociaux. Les grands consciences adeptes d’une société multiculturelle ont-elles un jour assisté à un concert de Johnny Hallyday ? Assurément non…



Robert Ménard

Robert Ménard : « Vive la révolution conservatrice ! »

Le site Boulevard Voltaire publie cet entretien avec Robert Ménard. Le maire de Béziers en appelle à une véritable révolution conservatrice.

Vous vous êtes félicité de la victoire des autonomistes en Corse. Une nouvelle provocation ?

Il est quand même incroyable que les mêmes qui se félicitent de la montée d’un sentiment identitaire au sein du peuple français poussent des cris d’orfraie quand il s’agit du peuple corse. Les mêmes qui félicitent l’État canadien quand il reconnaît la spécificité linguistique du Québec, mais la condamnent quand il s’agit de l’île de Beauté. Je reprendrais volontiers à mon compte ces propos de 2009 d’Alain de Benoist qui moquaient déjà « l’inconséquence […] de ceux qui dénoncent le jacobinisme de Bruxelles, mais le pratiquent chez eux sans état d’âme ; qui voient dans l’homogénéisation culturelle un péril à l’échelle mondiale, mais une nécessité à l’échelle nationale ; qui invoquent le respect de la subsidiarité à l’extérieur des frontières, mais en rejettent l’application à l’intérieur ; qui revendiquent le droit à la différence contre les “eurocrates”, mais refusent de reconnaître ce même droit au bénéfice du peuple corse ou breton ». Tout est dit !

Après les Catalans, les Corses ?

Je ne cesse de le répéter, la véritable révolution – une révolution conservatrice – que j’appelle de mes vœux passe par une refondation de notre République. Une refondation qui redonne le pouvoir au niveau où il peut le mieux s’exercer. Avec deux impératifs : l’autonomie et la subsidiarité. Cette dernière consistant à préférer, à compétence égale, le niveau le plus proche du citoyen. Cette approche va, c’est vrai, à l’encontre de tout ce que pense, de tout ce que pratique notre classe politique. Celle-ci est, quasi unanimement, centralisatrice. Et quand elle met en place la décentralisation, c’est pour construire des baronnies qui, dans chaque région, dupliquent le modèle parisien. Une sorte de jacobinisme au petit pied. Et cela ne date pas d’hier. C’est Friedrich Engels qui réclamait « l’extermination des Serbes et autres peuplades slaves, ainsi que des Basques, des Bretons et des Highlanders d’Écosse ». Et Karl Marx qui renchérissait : « La prochaine guerre mondiale fera disparaître de la surface de la terre, non seulement des classes et dynasties réactionnaires, mais des peuples réactionnaires entiers. Ceci fait aussi partie du progrès. » Et ils restent les modèles de certains…

Est-ce si important ?

C’est Tocqueville qui expliquait que « l’esprit de liberté » ne pouvait se cultiver qu’au niveau des associations locales et des communes. J’en suis persuadé. Mes propres amis reprochent à l’Europe de décider à la place des Français mais trouvent normal que Paris décide en lieu et place de nos communes, de nos départements, de nos régions… Or, c’est à partir de nos territoires, de nos villes moyennes, de nos villages que nous pourrons partir à la conquête du pouvoir. C’est là, dans cette France esseulée, abandonnée, délaissée, désertée, que nous trouverons les bataillons prêts à nous suivre et même à nous précéder. Comme nous ont précédés des personnalités venues d’autres horizons que le petit Landernau politique. Sur le terrain des écoles hors contrat, par exemple, une Anne Coffinier aura été plus active, plus visionnaire que tous nos amis politiques réunis. La Manif pour tous est d’abord l’œuvre d’une « marginale », Frigide Barjot, sur qui pas grand monde n’aurait joué un kopek… Mais, j’insiste, il nous faut d’abord nous appuyer sur cette partie de notre pays, première victime d’un capitalisme financier qui n’a d’égards pour personne et pour rien. Cette France faite de rideaux de fer baissés dans les centres-villes, de quartiers ravagés par le communautarisme, de zones industrielles aux hangars déserts… Face à cela, Emmanuel Macron peut toujours vanter start-up, geek, 2.0 et high-tech, le peuple, le petit peuple, lui répondra : fin des emplois aidés et coupes budgétaires… Moins sexy, sûrement !

Mais qui peut être le porte-voix de cette France ?

Pour faire vite, j’allais dire un Trump à la française. Un Trump pour son obstination à tenir, envers et contre tout, les promesses faites à ces « petits Blancs » méprisés par l’establishment et les médias. Un Trump pour des mots qui disent la réalité sans fard, sans faux-semblants. Un Trump pour son souci du fin fond du pays et pas seulement des centres de pouvoir. Mais à la française, c’est-à-dire inscrit dans une histoire, dans une culture, dans une civilisation qui sont les nôtres. Il nous faut quelqu’un qui ait une véritable empathie pour les plus humbles, une passion charnelle pour la France, une capacité à rassembler notre peuple aujourd’hui désorienté, déboussolé. Un homme ou une femme qui sache nous parler de notre avenir, de notre ambition dans ce monde tout en refusant de sacrifier des pans entiers de notre pays, des pans entiers de ce que nous sommes.

Un Laurent Wauquiez, par exemple ?

Quand je lis l’interview qu’il vient d’accorder à Causeur, j’applaudis des deux mains. Mais il est en pleine campagne électorale… Or, comme il le dit lui-même, « le problème de la droite française, ce n’est pas de trop en dire, c’est de ne pas assez en faire ». Si notre agrégé d’histoire ne manque pas de talent, de formules qui font mouche, de reparties cinglantes, multipliant les citations – de Philippe Muray à la philosophe Simone Weil en passant par Michel Houellebecq -, il est également intéressant par ses silences, ses esquives. Rien de précis sur les conditions d’obtention de la nationalité française, pas plus sur la Cour européenne des droits de l’homme… bref, on peut avoir le sentiment qu’on est, une fois de plus, dans la rhétorique. De plus, quand il rend hommage à des personnalités qui l’entourent comme Virginie Calmels, ex-bras droit d’Alain Juppé, ou Jean-Claude Gaudin, le maire de Marseille, on peut difficilement éviter de s’interroger sur la capacité de cet attelage à changer les choses…

Bref, vous ne lui faites pas confiance…

Pour tout dire, je le trouve à la fois séduisant intellectuellement et d’une rare arrogance. Incapable de dire du bien d’un seul de ses opposants – même le ministre de l’Éducation nationale ne trouve pas grâce à ses yeux. D’un sectarisme confondant à l’égard du Front national et de ses dirigeants. Frisant la mauvaise foi, pour ne pas dire l’ignominie, quand il parle à leur propos d’antisémitisme. « Ces gens-là », comme il dit, méprisant, sont aussi respectables que lui. Il faudra qu’il le comprenne. Ses électeurs, eux, l’ont compris depuis longtemps…

Alors, qui pour incarner ce printemps des droites ?

Encore une fois, personne à l’heure qu’il est. Travaillons sur un programme, mettons en avant les expériences qui réunissent, imaginons comment « commémorer » les cinquante ans de Mai 68… mais à notre manière ! Et tenons à distance tous ceux qui, parmi nous, voudraient profiter des questions, des doutes qui nous assaillent pour tenter, petitement, de jouer leur carte… Nous ne serons le marchepied de personne. Nous voulons juste faire la courte échelle à la France.

On se retrouve la semaine prochaine sur Boulevard Voltaire ?

Assez parlé ! Bossons, chacun à son niveau, dans sa mairie, dans son association, dans sa mutuelle, dans son exploitation agricole, dans son entreprise, dans son école, dans son média alternatif. Inventons une autre façon de créer, de fonctionner, d’avancer. À la base, près des gens, au plus près du terrain. Confrontons nos expériences. Tirons-en des enseignements, des propositions plus générales. On se reparlera plus tard. Rendez-vous au printemps.

Texte repris du site Boulevard Voltaire

Initiatives pour la « diversité » dans les médias, rien pour le pluralisme des idées

La population française est-elle bien représentée dans les médias ? Assurément non selon certains. Plusieurs initiatives visent à changer la représentation actuelle des différentes composantes de la société française. Nous en présentons quelques-unes.

À la télévision

La société France Diversité Média a pour objectif de « placer sous le feu des projecteurs la diversité, valorisant les réussites souvent méconnues de ceux qui croient en notre pays sans bénéficier d’une visibilité médiatique ». Ses émissions sont diffusées sur la chaîne câblée Demain !

Banlieue Diversité Médias se présente de la façon suivante sur son site : « sa ligne éditoriale innovante (est) axée autour de la diversité, du vivre ensemble et de la représentation de la France d’aujourd’hui ». La chaine est diffusée sur la TNT gratuite en Ile de France (chaine 31) « et sur l’ADSL ».

Numéro 23 est une chaine de la TNT terrestre, qui se présente comme étant « dédiée à toutes les diversités avec une vision positive et moderne : que ce soit la parité, la diversité des origines culturelles ou sociales, la diversité des modes de vie personnels et familiaux, les différences liées à la condition physique et au handicap ». Son contenu et sa revente récente au groupe Next Radio TV ont été vertement critiqué par la chaine BDM.

Le média en ligne Bondy blog a pour vocation de « raconter les quartiers populaires et de faire entendre leur voix dans le grand débat national. ». Indispensable pour Libération, « territoire perdu du journalisme » pour Causeur. Le journaliste Alexandre Devecchio, qui a collaboré au Bondy blog, évoque dans une interview l’évolution du site, dans un contexte de développement du discours islamo-gauchiste et communautariste en banlieue, un site dénoncé par Gilles Kepel comme favorable aux islamistes.

France Ô est une chaine du groupe France Télévisions. Tournée vers les DOM TOM, « la chaine est venue remplacer RFO Sat depuis 2005 mais a conservé le souci de mettre en avant la diversité culturelle », peut-on lire sur son site. Elle aurait réalisé en octobre 2017 une part d’audience de 0,6%. Dans un objectif d’économies, le Présidente de FT Delphine Ernotte a décidé récemment de la faire sortir de la mesure d’audience au jour le jour de Médiamétrie, baptisée “Médiamat’ national quotidien”.

Le groupe France Télévisions mène une politique en faveur de la diversité et de sa visibilité. Il établit dans cet objectif des rapports annuels. En octobre 2016, le Monde informait que France Télévision chiffrait dans son bilan diversité 2015 à 12 % la proportion de non-Blancs dans l’information sur France 2 et à 10 % sur France 3. La vice-présidente du club du XXIe siècle, « un réseau qui milite pour la valorisation de la diversité » en concluait qu’« il y a clairement nécessité de renouveler les visages qu’on voit sur les antennes. Après nous avoir rencontrés en octobre 2015, Delphine Ernotte en a convenu et nous a promis de travailler sur notre idée d’un annuaire d’experts issus de la diversité ».

Dès 2015, la présidente de France Télévisions affirmait sur Europe 1 : « On a une télévision d’hommes blancs de plus de 50 ans et ça, il va falloir que ça change ». Et d’ajouter, il faut « impérativement que France Télévisions soit à l’image, résonne avec son public ».

Le Monde indiquait le lancement fin 2016 d’un « guide expertise », annuaire de personnalités issues de la diversité à destination des journalistes et producteurs d’émissions. « Imaginée et mise en place avec le Club du XXIe siècle, réseau qui milite pour la valorisation de la diversité, cette plateforme interne, appelée “Experts Plus” a recensé 150 personnalités, toutes issues des minorités visibles, qui sont à même d’être invitées dans les JT et les émissions de débat ».

Le groupe Egae, qui « accompagne France Télévisions dans la réalisation (de l’) annuaire en ligne d’expertes et experts issus de la diversité » dresse dans un Tweet un constat tranché de la représentation de la diversité dans les médias. Ceux-ci auraient « tendance à reproduire les inégalités existantes dans la société : ils donnent à voir une image déformée de notre société, masquant souvent les femmes ou les personnes racisées ».

Du côté des associations

L’association France Télés Diversité a été créée en 2008, afin « d’assurer la promotion de personnes issues de la diversité et de combattre les discriminations sur les chaînes de l’audiovisuel public ». Disposant à l’origine d’un bureau et d’une adresse mail France télévisions fournis par le groupe public, les relations avec celui-ci sont dégradées. A un point tel que fin 2015, les dirigeants de l’association annonçaient la fin de ses activités, au motif qu’« après le départ d’Hervé Bourges, Président du Comité Diversité de France Télévisions, quelques dirigeants de la direction des ressources humaines ont considéré que nous étions des “ennemis” à abattre ».

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Islam radical: il faut reconquérir les territoires perdus de la République

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Eric-Zemmour

Éric Zemmour : «Et si les Corses étaient moins nationalistes ou autonomistes qu’identitaires ?»

Au contraire de la Catalogne, la Corse est plus pauvre que le reste du pays et dépend largement de la solidarité nationale. Mais un peuple peut accepter délibérément un sacrifice matériel s’il croit son identité en jeu.

Ils vont gagner. Ils ont gagné. Les «natios», comme on les appelle, sont sûrs d’être les prochains patrons de l’assemblée territoriale de Corse. Le second tour n’est qu’une formalité. Mieux qu’une victoire, un triomphe. Mieux qu’un triomphe, une revanche. Oublié, le préfet Erignac, exécuté il y a vingt ans. Oubliées, les conférences de presse d’encagoulés. Oubliés, les attentats, les liens entre nationalistes et mafieux. Les mallettes de billets aussi, distribuées par le ministère de l’Intérieur pour acheter la paix. C’était il y a cent ans, il y a mille ans. Les terroristes d’hier ont déposé les armes. Les nationalistes sont devenus autonomistes. La France est un pays merveilleux où un simple changement de nom fait croire que tout a changé. «La Corse est un enfant de la République» nous dit, bienveillant, Christophe Castaner, le patron d’En Marche.

Mais on ne sait pas de quelle République il parle. Est-ce encore un enfant de la France? Gilles Simeoni, lui, réclame toujours la reconnaissance du peuple corse. Si les mots ont un sens, l’existence d’un peuple corse attesterait que les Corses ne font pas partie du peuple français. Or, la République française est le régime que s’est donné le peuple français. Il n’a qu’une seule langue, le français. Et Simeoni exige qu’on enseigne le corse aux petits enfants de l’île de Beauté. Qu’on le parle dans l’administration et dans les prétoires, en contradiction de la vieille ordonnance de Villers-Cotterêts de 1539. Il veut des compétences législatives, éducatives.

Il y a quelques mois, le même Simeoni expliquait benoîtement que la Corse était dans la situation des trois départements d’Algérie la veille de l’indépendance. S’il n’ose plus cette comparaison hasardeuse, c’est qu’entre-temps, la Catalogne a ridiculisé l’idéal indépendantiste. Alors, Simeoni, malin, change de cheval: sa Corse autonome n’a rien à voir avec la Catalogne, et tout avec la Sardaigne. Mais la Sardaigne a le statut que la Catalogne avait il y a vingt ans.

A Paris, on se rassure comme on peut. On se dit qu’au contraire de la Catalogne, la Corse est plus pauvre que le reste du pays ; et qu’elle dépend largement de la solidarité de cette nation dont elle ne pourrait se détacher. Les esprits trop rationnels devraient se méfier. L’économisme rend myope. Comme nous l’a montré le vote sur le Brexit, un peuple peut accepter délibérément un sacrifice matériel s’il croit son identité en jeu.

Or, les mêmes Corses qui votent pour les nationalistes aux élections régionales donnent la première place à Marine le Pen lors de la présidentielle. Cette contradiction apparente a une cohérence cachée: la défense de l’identité corse et française contre un islam qui tend à imposer, dans l’espace public, ses codes et ses mœurs, comme l’ont prouvé les altercations violentes de l’été 2016 sur les plages corses autour du burkini.

Quand le patron de la Région réclame de pouvoir donner la priorité d’embauche ou de logement aux Corses, il défend une préférence nationale qui ne dit pas son nom. La victoire promise à Simeoni et ses «natios» n’est donc pas un vote nationaliste ni autonomiste, mais identitaire. Mais personne – ni le pouvoir, ni les nationalistes, ni même les grands médias – n’ont intérêt à ce que cette réalité soit dite.

Éric Zemmour

Texte daté du 8 décembre et repris du site Le Figaro

Mosquée de Poitiers Référendum

Pourquoi la condamnation des 5 de Poitiers est scandaleuse ? Damien Rieu répond

09/12/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Cette semaine, le Tribunal de Grande Instance de Poitiers a prononcé une condamnation hallucinante de 1 an de prison avec sursis et à plus de 40.000€ d’amende à l’encontre de 5 militants identitaires. Maxime, Benoit, Alban, Damien et Julien sont ainsi accusés d’avoir organisé l’occupation pacifique du chantier de la Grande Mosquée de Poitiers en 2012.

Plus de 70 militants de Génération Identitaire avaient occupé pacifiquement le toit du chantier de cette mosquée islamiste, pour réclamer un référendum sur la construction de mosquées et l’immigration. Le procès était intenté par l’Union des Organisations Islamiques de France (UOIF), antenne française des Frères Musulmans, organisation islamiste classée terroriste dans plusieurs pays.

Damien Rieu revient sur la scandaleuse condamnation des 5 de Poitiers et sur le vrai visage de l’imam de la Grande Mosquée.


L’identité perdue de l’homme moderne, par Denis Tillinac

Vu de ma fenêtre. À trop vouloir s’affranchir de ses origines, de son milieu pour atteindre une prétendue liberté, l’être humain se prive de son moi, pilier de son équilibre.
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Le mot “identité” a mauvaise presse. Pour les intellos, les médias et l’ensemble de la classe politique, droite incluse, la moindre évocation d’un souci identitaire trahit au mieux une crispation nationaliste malsaine, au pire une pulsion xénophobe, voire raciste. Ne soyons pas dupes. Cette tricherie sémantique obéit à des considérations tactiques : on décrète identitaire l’ennemi à néantiser, Valls pour la gauche, Wauquiez pour la droite, et on l’expédie illico dans l’enfer du lepénisme.

Oublions ces politicailleries de piètre acabit et tâchons de restituer au mot “identité”… son identité. Il désigne en premier lieu la conscience de soi. Chacun taille sa route avec son “moi”, à nul autre pareil mais à la confluence de déterminations : le capital génétique, le genre, le milieu familial, social, historique, culturel, géographique, professionnel, éventuellement confessionnel. L’identité, c’est l’enchâssement de l’acquis dans l’inné, de l’individuel dans le collectif, du circonstanciel sur un socle qui tant bien que mal assure l’équilibre de l’échafaudage psychologique. Aucun humain dans aucune société n’y a échappé, à charge pour chaque “moi” d’y conquérir, d’y enrichir ou d’y préserver sa part de liberté. Aucun humain n’est dépourvu d’arrière-pays mental, fut-il exilé, apatride ou anar de tempérament. On peut s’absenter de son héritage, ou le renier, on n’en reste pas moins tributaire d’une identité qui dans une large mesure ne dépend pas de notre bon vouloir. Elle contresigne l’intégrité et la cohérence de la personne humaine.

Un moi sans enracinement, un moi vide de tout sentiment d’appartenance est un orphelin jeté dans un désert sans oasis. Le besoin identitaire participe de la quête d’épanouissement de soi, au même titre que le besoin de communiquer avec autrui. Ce besoin est devenu lancinant, parce que l’homme “moderne”, sous toutes les latitudes, redoute la dilution de ses repères affectifs dans un maelström qui efface les frontières du moi et de l’autre. Du nous et des autres. Son moi titube en funambule aveugle sur le fil tremblotant du présent de l’indicatif.

Qui suis-je, se demande-t-il avec angoisse ? Jadis et naguère, la réponse allait de soi, ou presque : l’homme inscrivait son vouloir-vivre dans une filiation dont il s’émancipait un peu, beaucoup ou pas du tout, selon sa nature et les aléas de sa vie personnelle. Les noces de l’ancien et du nouveau se consommaient dans le temps paisible des générations.

Qui suis-je ? La réponse aujourd’hui ne va plus de soi, tant les hommes ont le sentiment — douloureux — d’être charriés comme des branches mortes sur un fleuve déchaîné vers un devenir aux contours indiscernables. Reclus dans leur solitude, ils éprouvent le besoin de retrouver des ancrages. D’habiter un espace enrichi d’une mémoire. D’y situer leurs joies et leurs peines, leurs goûts et leurs couleurs, leur sociabilité pour tout dire.

Rien de plus naturel. Lorsque dans les stades les foules entonnent spontanément et à plusieurs reprises la Marseillaise, il ne faut pas interpréter ces élans comme des symptômes de xénophobie ou de nationalisme. C’est juste une façon convulsive de serrer les rangs et les coudes pour se sentir moins seuls dans l’anonymat tristounet du village planétaire. Reste à déterminer les identités fondamentales et les superficielles, celles qui exaltent ou rassurent et celles qui sécrètent des aigreurs. Autre débat, auquel on n’échappera pas. Pour l’aborder sereinement, pour qu’il soit fructueux et non délétère, il faut de prime abord respecter le besoin d’identité. C’est en le déconsidérant qu’on le rend furieux : radicalisation rime avec dépossession.

Denis Tillinac

Texte daté du 8 décembre et repris du site Valeurs Actuelles

Macron, silencieux sur la laïcité attaquée, par Ivan Rioufol

La guerre des crèches aura-t-elle lieu ? Nombreux sont les élus qui semblent prêts, comme Robert Ménard à Béziers, à tenir tête à la justice administrative, quand celle-ci interdit une telle exposition dans un lieu public, au nom de la loi de 1905 sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat. La décision du Conseil d’Etat d’interdire la croix surplombant une statue de Jean-Paul II à Ploërmel a peut-être été la goutte d’eau de trop, auprès d’une opinion excédée par les reculades des pouvoirs publics. Il est vrai que le Conseil d’Etat se montre, en comparaison, particulièrement bienveillant devant les exigences de visibilité de l’islam politique. Celui-ci ne cesse de s’afficher davantage dans l’espace public, notamment à travers les voiles, les minarets ou les prières de rue.

Ce lundi matin, sur LCI, le député France insoumise Alexis Corbière a renvoyé dos-à-dos les prières de rue et les crèches dans les mairies, pour les refuser pareillement au nom de la laïcité. Il explique : “J’ai été enfant de chœur, et je demande à ma mère, qui habite le sud de la France, de faire une petite crèche de santons à la maison, pour que mes enfants voient ça (…) Pour autant une mairie doit être un lieu de la laïcité”. Mais ce relativisme compare ce qui n’a rien à voir. Les prières de rue sont des actes de revendications religieuses et politiques qui piétinent sciemment, en effet, la laïcité. L’hommage que rendent les crèches à un nouveau-né et à ses parents, pauvres et nomades, relève d’une tradition culturelle inscrite dans la civilisation française et occidentale. Pour beaucoup de Français, refuser les crèches revient à arracher ce qui leur reste de racines. Cette violence d’Etat peut devenir périlleuse.

La victoire nationaliste, enregistrée dimanche au premier tour de l’élection territoriale corse, fait comprendre, à ceux qui voudraient l’oublier, combien la mémoire d’un peuple demeure un puissant moteur politique. Si Gilles Siméoni, qui conduisait la liste nationaliste, a recueilli 45,36% des voix (avec 48 % d’abstentions), le candidat macronien n’a obtenu que 11,26% des suffrages, et 3, 28% pour un FN inutile. La lecture du vote ne peut se réduire au seul périmètre de l’île. Le scrutin illustre le réveil identitaire des nations et des peuples, partout observable en Europe. Or ce phénomène fait partie des impensés d’Emmanuel Macron. Notre Barack Obama, qui a rencontré l’ex-président américain samedi à Paris, persiste à croire en une modernité post-nationale qui enterrerait le vieux monde. Macron fait là une grave erreur. Hier, le JDD assurait d’ailleurs que le chef de l’Etat avait renoncé à se prononcer sur la laïcité, à l’occasion du jour anniversaire de la loi de 1905, le 9 décembre. Cette prudence laisse deviner les faiblesses du président face à un islam subversif qu’il n’ose rappeler à l’ordre.

Donald Trump, la bête noire des médias, n’a pas ses réserves. En inaugurant le sapin de Noël de la Maison Blanche, il a tenu à rompre avec le politiquement correct en vogue chez son prédécesseur. Au lieu du passe-partout “Joyeuses fêtes”, également en vogue en France depuis des années, Trump a souhaité sur Twitter un “Très Joyeux Noël !”. Macron défendra-t-il les crèches publiques, et la réhabilitation du Joyeux Noël ? Son silence parle pour lui…

Ivan Rioufol

Texte daté du 4 décembre et repris du blog d’Ivan Rioufol

Les parents de la djihadiste française Margaux Dubreuil déférés au parquet

08/12/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Après s’être convertie à l’islam à 18 ans, Margaux Dubreuil s’est radicalisée en 2013 aux côtés de son second mari qu’elle accompagna dans la fuite en Syrie. Mariée à quatre hommes différents dont trois sont morts au combat, elle est mère de trois enfants. Margaux Dubreuil fut capturée par les forces kurdes à Raqqa en Syrie, lors de la libération de la ville. Ayant exprimé ses regrets et son souhait de revenir en France et de s’y livrer à la justice, la jeune femme est actuellement incarcérée.

Après leur interpellation à Nantes et Olonne-sur-Mer, ses parents ont été placés en garde à vue le 5 Décembre dernier. On les soupçonne d’avoir apporté une aide financière à leur fille en lui envoyant plusieurs milliers d’euros sur une période de plusieurs mois. Ils risquent une condamnation à de la prison ferme s’ils sont reconnus coupables.

Ce vendredi, le parquet a ouvert une information judiciaire. Les parents de la djihadiste ont ainsi été déférés au parquet en vue de leur mise en examen par un juge d’instruction pour financement d’une entreprise terroriste.


Mosquée de Poitiers Référendum

Identitaires condamnés à Poitiers – Me Frédéric Pichon : « Je suis abasourdi ! Le tribunal a donné raison aux Frères musulmans… »

La décision du tribunal de grande instance de Poitiers vient de tomber : les cinq identitaires de Poitiers écopent de 40.000 euros d’amende, cinq ans de privation de droits civiques, un an de prison avec sursis.

Leur avocat, Maître Frédéric Pichon, compte bien sûr interjeter appel mais est sous le choc de ce jugement clairement politique. C’est, selon lui, une victoire des islamistes. Il fait, bien sûr, le parallèle avec l’incroyable impunité dont ont bénéficié les Femen à Notre-Dame et dénonce une justice à géométrie variable, tournée vers la destruction de la France et de son identité.

Il fait un appel aux dons, non pas pour payer l’amende car la loi l’interdit, mais pour les frais de procédure.

Maître Pichon, la décision du Tribunal de Grande Instance de Poitiers est tombée. La sanction est salée : 40.000 euros d’amende, 1 an de prison avec sursis, 5 ans de privation de droits civiques pour les cinq identitaires de Poitiers. Que pensez-vous de ce verdict ?

Je suis un peu abasourdi par cette décision. Je n’avais néanmoins pas trop d’illusion. Non que nous avions fait valoir des arguments pertinents dans le cadre de nos plaidoiries, mais nous connaissons aussi la Justice de notre pays. Cette décision est allée au-delà du réquisitoire pourtant assez sévère du ministère public, notamment sur les 5 ans de privation des droits civiques et le sursis avec mis à l’épreuve. Dans le cadre de ce sursis, mon client va être obligé de régler les 24.000 euros avec ses camarades de dommages et intérêts au titre des prétendus tapis qui auraient été dégradées. En réalité, ils ont en fait juste été déplacés du chantier jusqu’au toit. S’ils n’exécutent pas cette décision de remboursement des tapis, ils iront en prison.
Je suis sous le choc de cette décision manifestement politique. C’est une victoire des Frères Musulmans. Il faut le rappeler, le recteur de cette mosquée était le n°2 de l’UOIF, c’est à dire la branche française des Frères Musulmans, organisation qui est classée comme terroriste par plusieurs dizaines d’Etats dans le monde.
Le tribunal a donc donné raison à une organisation classée terroriste.

S’agit-il pour vous d’une décision politique ?

Je ne peux m’empêcher de faire la symétrie avec l’incroyable impunité dont parallèlement bénéficie les fémens lorsqu’elles vont à Notre Dame. La mosquée de Poitiers était en construction, ce n’était donc pas encore un lieu de culte mais un simple chantier, contrairement à Notre Dame de Paris. Non seulement elles ont été relaxées, mais les agents de sécurité qui ont voulu les évacuer ont été, pour l’un d’entre eux au moins, condamnés à une amende sauf erreur de ma part pour soi-disant violence alors qu’ils voulaient simplement les interrompre.
Nous assistons donc à une Justice à géométrie variable, incroyablement tournée vers tout ce qui porte à la destruction de la France et de notre identité et à répression politique de plus en plus sévère des opposants à ce nihilisme ambiant.

Dans quel état d’esprit sont vos clients ?

Mon client était surtout très choqué par les 5 ans de privation de droits civiques. C’est leur droit de vote et donc leurs idées politiques qu’on a voulu ici sanctionner. Les gens qui pensent comme cela n’ont plus le droit de cité. C’est ce que veut dire cette décision. Le tribunal considère qu’aujourd’hui être un identitaire en France doit vous amener à être un citoyen de seconde zone qui en quelque sorte doit avoir ses droits civiques et son expression politiques retirés.
Il est évident que l’on va faire appel. Ce n’est qu’une première partie, nous irons jusqu’au bout. Je fais donc un appel aux dons, non pas pour payer l’amende puisque la loi l’interdit, mais au moins pour payer les frais de procédure afin de permettre à ces jeunes gens courageux de se défendre en Justice.

Texte repris du site Boulevard Voltaire