Dupond-Moretti mis en examen, par Francis Bergeron

Dupond-Moretti

Vendredi, le garde des Sceaux a été mis en examen pour « prise illégale d’intérêts ». Il est soupçonné d’avoir, en tant que ministre, essayé d’influer sur plusieurs affaires et de régler des comptes en lançant des enquêtes administratives contre les juges chargés de ces dossiers (voir Présent du 5 juillet).

Si Dupond-Moretti n’était pas Dupond-Moretti, nous pourrions avoir quelque sympathie pour cet avocat devenu ministre, qui semble s’efforcer de limiter le pouvoir des juges, parfois abusif. On l’avait vu par exemple dans l’affaire des écoutes téléphoniques de Thierry Herzog, l’avocat de Sarkozy. Si on peut placer sur table d’écoute n’importe quel avocat, c’est évidemment une dérive inacceptable. Dupond-Moretti avait dénoncé « des méthodes de barbouze », et avait porté plainte pour « atteinte à la vie privée », une plainte qu’il a retirée quand il a été nommé ministre. Sur ce terrain-là, on peut suivre Dupond-Moretti dans sa volonté de s’opposer à une dérive susceptible d’aboutir à une sorte de dictature des juges.

De même, quand Macron dit, à propos de l’affaire Dupond-Moretti : « Je pense qu’il n’est pas sain d’avoir des commentaires de magistrats avant des décisions et d’avoir des annonces de presse avant des décisions de justice parce que le travail de la justice doit se faire dans le bon ordre et dans la sérénité », qui n’applaudirait, indépendamment de la personnalité du garde des Sceaux ?

Assiste-t-on à un règlement de comptes contre l’avocat pénaliste ? Ce dernier a toujours joué de sa capacité à terroriser, au prétoire, ses adversaires, les juges, voire les victimes, par ses coups de gueule, son agressivité. Il s’est fait beaucoup d’ennemis. « L’esprit du mur des cons est toujours présent », expliquent ses soutiens. Admettons. Mais notons aussi qu’avec ce fameux « mur des cons » le gouvernement avait une occasion en or de régler son compte au Syndicat de la magistrature, et qu’il ne l’a pas fait.

Le boulet de la macronie

En mars 2017, lorsque Fillon avait été victime de déboires similaires, Macron, qui n’était alors que son rival à la présidentielle, expliquait aux journalistes de France 2 : « Dans le principe, un ministre mis en examen doit quitter le gouvernement. » C’est pourtant le même Macron qui, le 13 juillet, lors du Conseil des ministres, a longuement défendu son ministre, et lui a renouvelé toute sa confiance, ce vendredi. Ceci au mépris, donc, de ses affirmations antérieures, au mépris de la « jurisprudence Balladur » et des positions affichées par son ancien Premier ministre, Edouard Philippe, qui avait estimé qu’« un ministre mis en examen, ça démissionne ». Quand Richard Ferrand, ministre de la Cohésion des territoires, avait été mis en cause dans l’affaire des Mutuelles de Bretagne, il dut quitter le gouvernement. De même quand Bayrou, premier garde des Sceaux du gouvernement Philippe, fut mis en cause pour les emplois fictifs d’assistants parlementaires du MoDem, il quitta le gouvernement, et fut mis en examen ultérieurement.

Pour Dupond-Moretti, sa démission n’est pas requise, et tous les « marcheurs » montent au créneau pour le soutenir. Ce soutien découle uniquement de la conscience de la faiblesse du gouvernement actuel. Dupond-Moretti est un boulet, ses casseroles judiciaires ne sont pas négligeables et son intervention dans la campagne électorale des Hauts-de-France a été calamiteuse. Son altercation avec le candidat RN Damien Rieu a été vue des dizaines de milliers de fois sur les réseaux sociaux. Mais l’exfiltrer du ministère de la Justice, après la pantalonnade Bayrou de 2017 et le passage au ministère de l’ectoplasmique Nicole Belloubet, constituerait un aveu définitif d’incompétence de la macronie. C’est probablement la raison qui a conduit Castex à lui renouveler son soutien.

Dans l’éditorial publié sur son site L’Insolent, Jean-Gilles Malliarakis rappelle toutes les raisons que nous pouvons avoir, pour notre part, de laisser sombrer l’hystérique avocat : avec lui, le sentiment de partialité de la justice n’a fait que s’aggraver. Et de citer quelques affaires récentes :

« … la dissolution aberrante de Génération identitaire, suivie des réquisitions le 16 juin contre deux responsables de cette association essentiellement, stratégiquement, non violente et légaliste, Thaïs d’Escufon, poursuivie pour “provocation à la haine raciale” tandis que Jérémie Piano doit répondre de l’accusation “d’injures publiques”… mais aussi la condamnation à 10 mois ferme, avec mandat de dépôt, d’un militant angevin de L’Alvarium coupable d’avoir résisté à une attaque des antifas contre leur local associatif. »

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 19 juillet 2021

Covid19 : le Conseil d’Etat valide l’élargissement du pass sanitaire, mais émet des (petites) réserves

Entretien – Marion Maréchal : “Le pass sanitaire traduit une dérive évidente de ceux qui détiennent le pouvoir”

Marion Maréchal

Pour l’ancienne députée et directrice de l’Issep, la mise en place du pass sanitaire préconisé par le gouvernement marque un point de bascule en France vers une société de défiance et de contrôle.

Valeurs actuelles. L’allocution d’Emmanuel Macron annonçant la mise en place d’un pass sanitaire vous a fait réagir vivement. Que craignez-vous ?

Marion Maréchal. Un véritable changement de société, où la norme n’est plus la liberté mais la contrainte, où la solidarité nationale s’efface au profit d’une société de défiance et de contrôle, où la culpabilisation et la délation sont devenues la norme dans les rapports sociaux. L’émergence d’une société de la suspicion divisée entre les “bons” et les “mauvais” citoyens où l’Etat, plutôt que d’apporter des réponses sur le plan hospitalier, industriel et technologique dans le cadre de la lutte contre l’épidémie, organise la relégation sociale et le licenciement massif des récalcitrants. Il y a encore deux ans, le secret médical était considéré comme sacré, sa violation était criminalisée. Et maintenant, on devrait justifier de son état de santé à un inconnu pour avoir le droit de prendre un café en terrasse ? Il y a une dérive évidente, avec une radicalisation de ceux qui détiennent les instruments de pouvoir.

Beaucoup de médecins se relaient à la télévision pour dire leur confiance dans ce vaccin. Comment expliquez-vous la défiance — peut-être même la vôtre — de beaucoup de Français qui ne sont pas eux-mêmes médecins ?

Le sujet n’est pas d’être “pour” ou “contre” le vaccin. On peut parfaitement être vacciné et opposé au pass vaccinal. De même, il est fréquent de ne pas être vacciné contre la COVID sans pour autant être un “antivaxx” primaire. Ma fille a fait ses 11 vaccins obligatoires et pourtant je suis résolument opposée à l’obligation vaccinale contre la COVID et au pass sanitaire. Il me semble que le doute devrait encore être permis au pays de Descartes ! Accessoirement, il y a eu de nombreux scandales sanitaires retentissants en France (le sang contaminé ou encore le Distilbène, le Mediator, la Dépakine, les implants mammaires PIP, etc.) qui rendent compréhensibles les précautions d’une partie de la population.

Par ailleurs, rappelons que l’obligation vaccinale, avec un produit en phase expérimentale, est illégale. Les vaccins actuels sont encore en phase III des essais cliniques jusqu’en 2022 voire 2023 pour certains. Cette obligation se heurte au libre consentement de la personne et ce droit est protégé au niveau national dans le code de la santé publique et au niveau européen par une directive du 4 avril 2001. C’est d’ailleurs pour cela que le gouvernement met en place une obligation indirecte déguisée. L’illicéité du procédé est encore plus manifeste pour les soignants qui se voient contraints, comme les militaires depuis plusieurs semaines, par une obligation directe.

Au-delà de l’administration du vaccin, la mise en place d’un pass sanitaire fait craindre à certains le traçage et l’extension de pouvoirs de police à des civils. Cela vous inquiète-t-il ?

Est-ce le rôle des commerçants, des restaurateurs, des directeurs de théâtre et de cinéma de vérifier les données de santé de la population? Est-il légitime de les traiter comme des criminels si ils ne souhaitent pas jouer ce rôle de contrôleur sanitaire ? Rendons-nous compte que demain un restaurateur qui ne vérifiera pas le pass sanitaire risquera 45 000 euros d’amende et un an de prison, un an de prison ! Les soignants qui étaient applaudis il y a quelques mois seulement à 20h pour leur dévouement sont aujourd’hui traités en criminels potentiels et menacés par le gouvernement d’être privés de salaire et de licenciement. Nous sommes chez les fous.

Certains parlent de « basculement ». Est-ce votre cas ? Quel serait-il ?

Quand on est prêt à mettre au ban de la société des enfants dès 12 ans parce qu’ils ne sont pas vaccinés contre une maladie totalement inoffensive pour eux, oui je pense que l’on peut parler de basculement. Quand on importe les méthodes de l’Arabie Saoudite et du Pakistan, seuls pays au monde à avoir osé rendre la vie impossible aux non vaccinés pour mieux les contraindre, quand on singe la Chine qui prévoit d’interdire l’accès à l’hôpital ou à l’université aux non-vaccinés, oui il y a basculement.

Il y a quelque chose d’irréel à voir la France se mettre dans le sillon de ces régimes autoritaires avec une telle facilité, sans aucun débat ou presque, et par la volonté d’un seul homme… car si certains pays européens, comme l’Italie, ont pu mettre en place la vaccination obligatoire pour les soignants, aucun n’est allé jusqu’à empêcher toute vie sociale aux non-vaccinés à travers une politique de restriction générale qui s’appliquerait à l’ensemble de la population.
Il n’y a plus aucune proportionnalité entre la menace que représente le virus et la réponse qui y est apportée. Surtout il n’y a plus aucun équilibre entre la liberté et la sécurité, équilibre qui constitue pourtant l’ADN de nos démocraties. J’insiste : quelle logique y-t-il à vacciner sous la contrainte ceux qui ne craignent quasiment rien pour protéger… ceux qui sont déjà vaccinés ?

Le basculement c’est aussi la haine que l’on voit poindre, qui est quasiment une constante sous le macronisme, et qui s’était déjà exprimée au moment des manifestations des Gilets jaunes. Une partie de la société se sentant supérieure, éclairée, morale, n’hésite plus à se montrer extrêmement agressive et sectaire dans le débat public ou sur les réseaux sociaux.

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La pandémie politique, par Etienne Defay

pandémie politique

On s’agaçait en regardant les nombreux débats de voir les médecins se prendre pour des politiques et les hommes politiques se prendre pour des médecins. Ainsi, Didier Raoult est devenu malgré lui une personnalité politique de premier plan, pendant ce temps Emmanuel Macron est devenu un virologue de renommée internationale. Las. Dans les sociétés démocratiques occidentales modernes, tout est devenu politique.

Le moindre fait nécessite de se placer, tout est matière à conviction, débat, polémique et appelle un soutien ou une condamnation tout aussi ferme. La situation sanitaire n’échappe pas à la règle et rajoute une fracture supplémentaire dans une société française exsangue. Si le virus confirme les disparités sociales et géographiques du territoire, il est aussi devenu un point d’opposition politique et l’épidémie s’est parfaitement calée dans l’agenda électoral des uns et des autres.

Si vous êtes progressiste et électeur convaincu d’Emmanuel Macron, vous serez nécessairement pro-vaccin et pro-confinement. Sociologiquement, vous êtes généralement un CSP++ proche de ou à la retraite (confortable) et jouissez de plusieurs résidences. Au demeurant, votre esprit individualiste et jouisseur sans entrave vous fait regarder l’autre comme un potentiel enquiquineur dont les convictions doivent s’abaisser devant cette liberté de jouir. Sans entrave certes mais uniquement pour vous. Peu importent les règles tant qu’elles vous permettent de rallier La Baule ou le cap Ferret sans encombre. A contrario, si vous êtes déclassé, habitant de la France périphérique et que vous subissez l’incurie de l’État, vous serez plus enclin à éprouver de la défiance à l’encontre de la stratégie sanitaire. De même, si vous avez un sens des réalités, une intelligence normalement développée et un sens aigu du bien commun, il y a peu de chance que vous approuviez la politique en place. Il y a quelques décennies, on aurait pu trouver ces propos caricaturaux. Force est de constater qu’ils ont un fond de vérité. Cette légère digression pour s’interroger sur l’aspect éminemment politique de ce virus. Chez les principaux dirigeants de l’opposition, on n’ose, à l’image du quinquennat Macron, s’opposer frontalement.

LR, LFI et RN peinent à trouver une ligne claire. Peur d’être jugés responsables des morts et des dégâts causés par cette pathologie ? Peur de l’épidémie ? Il n’y a que les petits candidats tels Nicolas Dupont-Aignan, Jean-Frédéric Poisson et surtout Florian Philippot qui en ont fait un axe principal de leur communication voire de leur campagne présidentielle. Tels la souveraineté, l’économie ou la sécurité, le Covid rejoint la liste des sujets clivants et des positionnements obligatoires. Sans doute parce que les ombres se cachant derrière la pandémie portent des noms bien plus importants : liberté, civilisation et conscience.

A l’image de l’épidémie, ce quinquennat désastreux doit toucher à sa fin au plus vite. Sans cela, nous perdrons bien plus qu’une table de restaurant ou un pouvoir d’achat.

Etienne Defay

Article paru dans Présent daté du 16 juillet 2021

Manifestation contre le pass sanitaire – Florian Philippot : «On est rassemblés pour dire stop à cette tyrannie»

philippot pass sanitaire

19/07/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Plusieurs rassemblements ont été organisés ce 17 juillet contre l’extension du pass sanitaire et l’obligation vaccinale pour certains métiers.

A Paris, des centaines de manifestants sont rassemblés devant le Palais-Royal pour s’opposer au pass sanitaire. Nicolas Dupont-Aignan et Florian Philippot se sont exprimés au micro de RT France.


Le sort de Théo blessé par un flic blanc continuera à être évoqué. Théo assassiné par un migrant noir sera bien vite oublié

Covid-19 : les Français anti-vaccin et anti-pass ont manifesté dans tout le pays

pass sanitaire

19/07/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Ils se sont exprimés un peu partout en France le samedi 17 juillet. Les “anti-vax” et “anti-pass” étaient un peu plus de 100 000 dans les rues, selon le ministère de l’Intérieur.

Des Français ont manifesté dans plusieurs villes de France, samedi 17 juillet, contre l’extension du pass sanitaire et l’obligation vaccinale. À Paris, les manifestants ont convergé, comme un symbole, vers le ministère de la Santé. Ils redoutent une réduction de leurs droits. Des personnalités politiques ont également rejoint le cortège, comme Florian Philippot ou Nicolas Dupont-Aignan, tout comme des figures du mouvement des Gilets Jaunes.

À Montpellier (Hérault), 2 000 personnes se sont retrouvées place de la Comédie. “Il y a un danger pour mes droits, je vais rester enfermée chez moi”, estime une femme. À Toulouse (Haute-Garonne), les doutes persistent concernant le vaccin. “Ce vaccin il est nouveau, on a une grande base de données sur les effets à court terme, (…) par contre on n’a absolument aucun recul sur le long terme”, estime une manifestante.


Allocution d’Emmanuel Macron – Pour l’analyste politique Mathieu Slama, «Le pass sanitaire introduit une rupture fondamentale dans notre contrat social»

macron pass sanitaire

Alors que le chef de l’État a annoncé, lundi, l’obligation vaccinale pour les personnels de santé et l’extension du pass sanitaire à de nombreuses activités, l’analyste politique Mathieu Slama estime que ces nouvelles mesures sont une aberration éthique, juridique et démocratique.

« Partout, nous aurons la même démarche : reconnaître le civisme et faire porter les restrictions sur les non vaccinés plutôt que sur tous ».

Cette phrase sidérante a été prononcée par Emmanuel Macron lors de son allocution d’hier soir, qui marque une étape supplémentaire dans le délitement démocratique de notre pays. L’extension du pass sanitaire, en particulier, constitue une atteinte essentielle non seulement à nos libertés, mais à notre contrat social et au concept même de citoyenneté tel qu’il s’est imposé depuis Rousseau.

En étendant le pass sanitaire à tous les lieux de loisirs et de culture rassemblant plus de 50 personnes, en l’élargissant aux cafés, restaurants, centres commerciaux, hôpitaux, maisons de retraite, établissements médico-sociaux ainsi qu’aux trains et aux cars pour les trajets de longue distance, le gouvernement rend de facto la vie des non-vaccinés impossible, ou très difficile. En faisant cela, il instaure une inégalité de fait entre le vacciné et le non-vacciné et introduit donc une rupture fondamentale dans notre contrat social, fondé sur l’adhésion rationnelle du citoyen à l’intérêt général, son consentement libre et éclairé et l’égalité devant le droit. Tous ces principes fondateurs de notre démocratie sont réduits en morceaux.

Cette phrase sidérante a été prononcée par Emmanuel Macron lors de son allocution d’hier soir, qui marque une étape supplémentaire dans le délitement démocratique de notre pays. L’extension du pass sanitaire, en particulier, constitue une atteinte essentielle non seulement à nos libertés, mais à notre contrat social et au concept même de citoyenneté tel qu’il s’est imposé depuis Rousseau.

En étendant le pass sanitaire à tous les lieux de loisirs et de culture rassemblant plus de 50 personnes, en l’élargissant aux cafés, restaurants, centres commerciaux, hôpitaux, maisons de retraite, établissements médico-sociaux ainsi qu’aux trains et aux cars pour les trajets de longue distance, le gouvernement rend de facto la vie des non-vaccinés impossible, ou très difficile. En faisant cela, il instaure une inégalité de fait entre le vacciné et le non-vacciné et introduit donc une rupture fondamentale dans notre contrat social, fondé sur l’adhésion rationnelle du citoyen à l’intérêt général, son consentement libre et éclairé et l’égalité devant le droit. Tous ces principes fondateurs de notre démocratie sont réduits en morceaux.

Que dire, d’autre part, de la manière dont cette décision gravissime est prise ? Depuis le début de la crise sanitaire, le Parlement est réduit à une chambre d’enregistrement et toutes les décisions sont prises par un homme seul, le chef de l’État, assisté par un Conseil scientifique non élu et délibérant au sein du Conseil de Défense dans la plus grande opacité. Il n’en va pas différemment de la décision d’hier soir, où Macron a annoncé les nouvelles mesures sanitaires sans la consultation du Parlement, qui sera sommé de voter le texte de loi en urgence et sans réel débat démocratique. Cette crise majeure de nos institutions parlementaires et démocratiques devrait interroger quiconque se soucie de l’équilibre de nos institutions.

Il y a ensuite, dans ces annonces, des problèmes juridiques immenses. Le Conseil d’État avait validé le pass sanitaire le 6 juillet dernier au motif qu’il ne concernait pas les activités quotidiennes, tandis que la CNIL donnait également son feu vert parce que la version initiale du pass sanitaire excluait « les activités de la vie courante (lieux de travail, restaurants, commerces…) ». Comment ces institutions, censées nous protéger de l’arbitraire et des atteintes à nos libertés fondamentales, justifieront leur (probable) validation de la nouvelle mouture du pass ? Vont-elles se dédire ? Justifier ce durcissement par la remontée du variant Delta ? Depuis le début de la pandémie, le Conseil d’État et le Conseil Constitutionnel n’ont cessé de légitimer les mesures les plus attentatoires à nos droits fondamentaux et à notre Constitution. Il n’y a plus, aujourd’hui, de garde-fous juridiques contre les excès du pouvoir sanitaire.

Ces annonces signifient aussi que nous entrons dans une société répressive, où la police pourra, comme l’a rappelé Gabriel Attal après l’intervention du chef de l’État, effectuer des contrôles à l’aveugle des pass et réprimer les récalcitrants ; une société où les Français eux-mêmes pourront vérifier le QR Code de leurs concitoyens et ainsi jouer un rôle de police ; une société où chaque action de la vie quotidienne sera soumise à des règles disciplinaires strictes et contrôlées. Bref, le pass sanitaire généralisé, c’est tout un système répressif et disciplinaire qui se met en marche subrepticement, aux antipodes des principes démocratiques qui ont fondé notre République.

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L’équipe d’Italie comptait trop d’Italiens de souche, selon The Economist

Italie football

Alors que l’échec de trois footballeurs anglais lors de la séance de tirs au but en finale de l’Euro a déclenché quelques insultes racistes à leur encontre au Royaume-Uni, l’hebdomadaire britannique The Economist a reproché au vainqueur, l’Italie, un défaut de diversité: pas un seul joueur de couleur.



L’affirmation que le sport ne concerne pas la politique a fait long feu. Le magazine britannique The Economist en est un exemple flagrant. Selon lui, la finale de l’Euro 2020 entre l’Italie et l’Angleterre a donné lieu non seulement à un choc entre des styles de football différents, mais aussi à celui de sociopolitiques au sujet de notions comme le nationalisme, l’internationalisme et la sensibilité raciale.

L’hebdomadaire estime que bien que le Brexit n’ait pas été prédominant dans les commentaires italiens avant le match, il n’a jamais été bien loin et qu’à au moins un égard, le triomphe de l’Italie a été une victoire pour l’européanisme.

Aucun joueur de couleur dans l’équipe d’Italie

Plus encore, il avance l’idée que cette victoire sportive va favoriser la droite italienne.

L’absence de diversité raciale n’a pas été non plus laissée sans attention par le média pour lequel il est frappant que l’équipe italienne comprenant 26 joueurs n’ait pas un seul considéré comme étant de couleur.

La seule équipe parmi les principales prétendantes au titre, renchérit The Economist.

Et cela, alors que «presque tous les pays» ont constaté que «dans le sport la diversité rapporte des dividendes, voire des médailles et des coupes».

Texte repris du site Sputnik

«Une dictature ce n’est pas ça» : Emmanuel Macron défend l’extension du pass sanitaire

Macron

Le président français a justifié les nouvelles mesures de restriction liées au Covid-19 en critiquant vigoureusement l’emploi du terme «dictature sanitaire», ainsi que les personnes qui refusent de se faire vacciner contre le virus.

Le 15 juillet, alors qu’il assistait à la 18e étape du Tour de France dans les Hautes-Pyrénées, Emmanuel Macron s’est exprimé devant les médias sur l’extension du pass sanitaire, qu’il a annoncée le 12 juillet.

Bien qu’il ait affirmé «comprendre» et «respecter» les oppositions au pass sanitaire, le chef de l’Etat a vivement critiqué en ces termes les personnes qui ne souhaitent pas se faire vacciner contre le Covid-19 : «Je n’ai pas fait le choix de l’obligation vaccinale, j’ai fait le choix d’une contrainte qui est le sens même de nation. […] Parce que certains choisiraient de ne pas se protéger, je devrais refermer les restaurants et les cinémas ? Ces gens-là, je leur dis : “Vous ne pouvez pas avoir les mêmes droits parce que vous n’avez pas les mêmes devoirs. Je n’appelle pas ça priver quelqu’un de sa liberté. C’est simplement rappeler que dans une Nation, la liberté suppose des devoirs

Les soignants n’ont «pas le droit de ne pas utiliser le vaccin», dit Macron «La liberté de chacun dépend du civisme de l’autre», a encore argumenté Emmanuel Macron, en estimant que «quand on a des armes, on ne peut pas décider de ne pas les utiliser».

Il a ensuite commenté l’utilisation par certains du terme «dictature sanitaire» pour qualifier les mesures de restrictions prises par le gouvernement : «J’ai entendu ces mots. Certains s’y sont prêtés avec beaucoup de facilité. Une dictature ce n’est pas ça. On a maintenu tout le cycle électoral, on rembourse tous vos tests, le vaccin est gratuit.» Le président de la République française a en outre tancé les personnes qui, selon lui, «utilisent la peur de certains pour en faire un projet politique» avec «beaucoup de cynisme». Celui-ci doit «être âprement combattu, parce qu’il fait courir un risque au pays», a-t-il estimé, avant de juger que «si on vide les mots de leur sens, on menace notre démocratie». Au sujet de l’obligation vaccinale pour les soignants, Emmanuel Macron a par ailleurs estimé que ceux-ci n’avaient «pas le droit de ne pas utiliser le vaccin».

Texte repris du site RT France

I-Média – Passe sanitaire : la propagande médiatique au service de la dictature

i-média pass sanitaire

strong>16/07/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Malgré des déclarations contraires ces dernières semaines, Emmanuel Macron a imposé le passe sanitaire aux Français.

Un discours autoritaire d’une rare violence qui fait basculer le pays dans une dictature de moins en moins molle avec, bien entendu, le soutien des médias.


Tyrannie sanitaire : les protestations se multiplient

aides soignants

Si des millions de Français se précipitent actuellement sur les rendez-vous de vaccination, sans doute en grande partie pour tenter de sauver leurs vacances estivales, un certain nombre de voix s’élèvent par ailleurs, dans différents milieux, pour critiquer et dénoncer les mesures liberticides annoncées par le président Emmanuel Macron.

Ce sont d’abord les professionnels des secteurs les plus concernés qui s’inquiètent de la mise en œuvre du dispositif macronien et de répercussions économiques de celui-ci. En attendant les futurs décrets d’application, l’hôtellerie-restauration « panique », selon les mots d’Hubert Jan, le président de la branche restauration de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (UMIH), face à ce nouveau coup dur pour leur activité. Dès le mois d’août, si le calendrier présidentiel est tenu, les restaurateurs et bistrotiers devront se muer en flics et en vigiles pour exiger de tous leurs clients (et de leurs salariés) qu’ils aient un pass sanitaire en règle. Une situation « ingérable et intenable » pour de nombreux professionnels qui prédisent à la fois une nouvelle baisse de fréquentation et une multiplication des incidents. Pour des métiers déjà sinistrés par les confinements successifs, les annonces d’Emmanuel Macron sont incontestablement une très mauvaise nouvelle qui condamne leur saison si un report de leur application n’est pas obtenu.

Du côté des milieux culturels, c’est la même stupeur et la même inquiétude. A peine rouverts, cinémas et théâtres se voient contraient de faire le tri parmi les spectateurs qui commençaient à peine à retrouver le chemin de leurs établissements. Le tout, comme d’habitude, dans la rapidité et l’urgence la plus extrême puisqu’ils sont censés mettre en place les nouveaux dispositifs dès la fin du mois de juillet.

L’incompréhension et la sourde colère de ces professionnels sont également partagées et relayées par divers éditorialistes, comme Natacha Polony ou Mathieu Slama. La première dénonce, dans Marianne, le « ton martial » du président pour annoncer des décisions arbitraires, prises sans consultation des partis politiques ni du Parlement, qui vont aboutir à un véritable « enfer quotidien » pour nombre de Français. Le second estime, dans les colonnes du Figaro, que les nouvelles mesures sont « une aberration éthique, juridique et démocratique » et « une rupture fondamentale dans notre contrat social, fondé sur l’adhésion rationnelle du citoyen à l’intérêt général, son consentement libre et éclairé et l’égalité devant le droit ». On ne saurait mieux dire…

Il est malheureusement à craindre que ces protestations, si elles ne sont pas suivies de mobilisations sociales, juridiques, syndicales et populaires, soient insuffisantes pour infléchir la politique de coercition annoncée par un gouvernement qui semble bien décidé à faire du « non-vacciné » à la fois un paria et un bouc émissaire, responsable de tous les maux d’une crise sanitaire que l’exécutif a été incapable de gérer sans transformer le pays en une vaste prison à ciel ouvert.

Néanmoins, mercredi, 20 000 personnes environ sont descendues dans la rue, dans le cadre d’une cinquantaine de manifestations spontanées contre la dictature sanitaire. Des échauffourées ont été notées, à Paris et à Annecy.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 15 juillet 2021

À l’ère du despotisme sanitaire, par Christian Vanneste

macron creux

Plus que jamais, la lecture de Tocqueville devient la seule véritable urgence. Il faudrait que tous les Français soient invités à lire, sans recevoir bien sûr un pass démocratie après l’avoir fait, le passage hallucinant de clairvoyance qui se trouve dans le chapitre VI du second tome De la démocratie en Amérique : « Quelle espèce de despotisme les nations démocratiques ont à craindre ? »

Alexis de Tocqueville cherchait un mot pour désigner cette nouvelle forme d’oppression inconnue dans l’Histoire. Encore aujourd’hui, les mots « despotisme » ou « dictature » sont rejetés avec des sarcasmes quand ils visent le régime subi par la France. Tocqueville décrit d’abord un peuple qui est devenu une foule d’individus, « d’hommes semblables et égaux qui tournent sans repos sur eux-mêmes pour se procurer de petits et vulgaires plaisirs ». Comment décrire autrement ce peuple qui ne va plus voter, mais loue son bon seigneur lorsqu’il desserre un peu l’étreinte, ouvre les terrasses et les restaurants, supprime le confinement et efface le couvre-feu ? Quand il conditionne ces menus plaisirs à l’obligation vaccinale, la majorité de se dire : l’essentiel est de conserver cette façon de jouir de la vie, et pas de pitié pour les récalcitrants. La foule est devenue un troupeau, la bête des gilets jaunes a été domptée. Elle est désormais prête à obéir à tout si on lui préserve ses petits bonheurs.

Qui va le lui assurer ? Tocqueville répond encore : « Un pouvoir […] qui se charge seul d’assurer leur jouissance et de veiller sur leur sort. Il est absolu, détaillé, régulier, prévoyant et doux. Il ressemblerait à la puissance paternelle si, comme elle, il avait pour objet de préparer les hommes à l’âge viril ; mais il ne cherche, au contraire, qu’à les fixer irrévocablement dans l’enfance. » La crise sanitaire permet à Macron de se lover dans cette niche : veiller à ce que les hommes soient privés de leur autonomie et de leur responsabilité, mais pour leur bien.

« Il dérobe peu à peu à chaque citoyen jusqu’à l’usage de lui-même… Il couvre la surface d’un réseau de petites règles compliquées, minutieuses et uniformes, à travers lesquelles les esprits les plus originaux et les âmes les plus vigoureuses ne sauraient se faire jour pour dépasser la foule ; il ne brise pas les volontés, mais il les amollit, les plie et les dirige. » Eh oui, il faudra savoir qui devra posséder le passeport sanitaire, où il sera obligatoire, par exemple selon la jauge de la salle ou la durée du trajet, ce qui le délivrera, vaccin ou test. À chaque instant, le citoyen se retrouvera en position de sujet doutant de ses droits et peut-être coupable d’une infraction entraînant une amende immédiate, sans procédure judiciaire.

Tocqueville dit encore : « L’égalité a préparé les hommes à toutes ces choses : elle les a disposés à les souffrir et souvent même à les regarder comme un bienfait. » Le pouvoir « gêne, il comprime, il énerve, il éteint, il hébète, et il réduit enfin chaque nation a n’être plus qu’un troupeau d’animaux timides et industrieux, dont le gouvernement est le berger »… « Dans ce système, les citoyens sortent un moment de la dépendance pour indiquer leur maître, et y rentrent. » C’est bien ce qu’envisage la Macronie : maintenir la pression renouvelée périodiquement par la valse des variants pour que le peuple « sorte un moment » pour renouveler son protecteur et bienfaiteur.

Mais là où Tocqueville se trompe, c’est que l’égalité a désormais disparu du paysage. La « sécurité » sanitaire cache l’insécurité, celle qui a frappé récemment Théo, poignardé pour un litige sur une facture par un « sexagénaire », comme dit Libé, en oubliant qu’il est sénégalais.

On pourrait ainsi sans cesse allonger la liste des privilèges accordés à des minorités pendant que la majorité perd sa liberté.

Christian Vanneste

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Geoffroy Lejeune (Valeurs actuelles) : contre la censure racialiste [vidéo]

Geoffroy Lejeune

15/07/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Geoffroy Lejeune, directeur de Valeurs actuelles, est le grand invité de Livre Noir le 4 juillet dernier.

L’occasion de parler avec Geoffroy Lejeune du procès Obono contre VA, de son parcours, mais également de la potentielle candidature d’Eric Zemmour, de Marine Le Pen et de 2022 !


Plusieurs mobilisations contre le pass sanitaire organisées dans toute la France [vidéo]

manif pass sanitaire

15/07/2021 – FRANCE (NOVOpress)
A travers le pays, où se déroulaient 53 rassemblements, les manifestants se sont mobilisés «contre la dictature» et «contre le pass sanitaire».

Ils étaient plus de 20 000 Français à manifester leur mécontentement, ce mercredi 14 juillet, contre le pass sanitaire et l’obligation de se faire vacciner.

Un millier de manifestants à Marseille (Bouches-du-Rhône), des soignants, mais aussi des anonymes sont venus dénoncer une atteinte à leur liberté. “On ne va plus avoir de liberté. Il va y avoir une espèce de ségrégation entre les Français”, estime une manifestante. Une liberté réclamée aussi à Annecy (Haute-Savoie). Des soignantes sont prêtes à perdre leur emploi. À

À Paris, des heurts ont éclatés aujourd’hui en début d’après-midi. La police a fait usage de gaz lacrymogènes pour répondre à des jets de projectile.

Yann Fontaine, clerc de notaire de 29 ans, est venu du Berry pour manifester à Paris. Rejetant l’étiquette de «complotiste», il a expliqué à l’AFP que «le pass sanitaire, c’est de la ségrégation». «Macron joue sur les peurs, c’est révoltant. Dans mon entourage, je connais des gens qui vont se faire vacciner juste pour pouvoir emmener leurs enfants au cinéma, pas pour protéger les autres de formes graves du Covid», a-t-il regretté.

A Lyon, où 1400 personnes ont manifesté, des tensions ont éclaté dans le centre-ville. Un groupe d’opposants à la vaccination a aussi forcé le portail de la préfecture de Haute-Savoie à Annecy, sans commettre d’autres dégradations.