Meurtres en mode mineur – Le mutisme total des associations

meurtres mineurs

Alors que les rixes et autres règlements de comptes tribaux font chaque semaine un peu plus de victimes dans notre pays, on ne peut que s’étonner devant l’incroyable mutisme observé face à cette situation par la foule des associations et autres grands défenseurs des banlieues ethniques pourtant si prompts à monter au créneau dès lors qu’il s’agit de dénoncer les interventions de la police dans ces zones de non-France.

Il y a quelques jours, Présent s’inquiétait encore de cette multiplication des affrontements entre bandes ethniques rivales sur notre sol et de l’absence de volonté de l’Etat de mettre enfin un terme à cette escalade (voir notre édition datée du 24 février). Une escalade que celui-ci avait d’ailleurs pris pour habitude de nier systématiquement, en brandissant comme toujours ses statistiques truquées, jusqu’à ce que l’actualité le rattrape et nous donne (hélas !) raison. En moins d’une semaine, en effet, ces incessantes rixes tribales allaient faire pas moins de trois nouveaux morts !

D’abord à Saint-Chéron, où une adolescente de 14 ans a été tuée lundi dernier d’un coup de couteau par un mineur de 15 ans lors d’un raid punitif organisé par les voyous ethniques d’une cité de Dourdan contre ceux de la cité locale. Le lendemain, à Boussy-Saint-Antoine, où un garçon de 14 ans a également été tué d’un coup de couteau au ventre, et un autre de 13 ans grièvement blessé à la gorge, lors d’une rixe opposant « environ une trentaine de jeunes » venus de cités ethniques d’Epinay-sous-Sénart et de Quincy-sous-Sénart. Et enfin, trois jours plus tard, à Bondy, où Aymen, un mineur de 15 ans qui se trouvait avec son père Ahmed Kaid à la maison de quartier Nelson-Mandela (tout un symbole…), a été tué d’un coup de pistolet par le grand frère d’un mineur de 17 ans avec lequel il avait depuis plusieurs mois « un différend ».

Des criminels conscients de leur impunité

Notons que, dans ces trois affaires, la police, dont il est de bon ton aujourd’hui de critiquer l’action, n’a pas tardé à mettre la main sur les coupables et leurs complices. Interpellés le jour même du meurtre de la collégienne de Saint-Chéron, six adolescents, âgés de 13 à 16 ans, ont ainsi été mis en examen jeudi, dont celui qui a porté le coup de couteau mortel à la victime. Placé en détention provisoire après avoir avoué, il est déjà connu de la justice pour deux infractions dont la nature n’a pas été dévoilée.

Le jour même, au tribunal d’Evry, sept autres mineurs majoritairement « originaires » des quartiers ethniques des Cinéastes à Epinay-sous-Sénart et du Vieillet à Quincy-sous-Sénart étaient présentés à un juge d’instruction dans le cadre de l’enquête sur le meurtre du « jeune » poignardé à Boussy-Saint-Antoine, dont l’auteur du coup de couteau, âgé de 15 ans. Placé en détention provisoire après avoir reconnu les faits, il est lui aussi déjà connu des services de police pour port d’arme illégal.

Quant aux deux frères responsables du meurtre d’Ayman à Bondy, « identifiés par des témoins », ils se sont présentés d’eux-mêmes à la police samedi matin et ont immédiatement été placés en garde à vue. Une présentation et des aveux « spontanés » aux enquêteurs d’autant moins difficiles pour ces individus qu’ils sont parfaitement conscients de leur impunité et savent très bien que, le laxisme judiciaire ambiant aidant, ils ne tarderont pas à recouvrer leur liberté…

Quoi qu’il en soit, ce qui nous aura peut-être le plus marqués dans ces récentes affaires de rixes entre bandes rivales, c’est le silence assourdissant mais ô combien révélateur observé par toutes ces associations de quartiers et autres représentants autoproclamés des cités de non-France, qui sont pourtant d’habitude les premiers à se bousculer et à hurler devant les caméras lorsqu’il s’agit de dénoncer une prétendue « bavure » policière. Signe, une fois de plus, que si les règlements de comptes et autres mœurs tribales des bandes ethniques sont acceptables voire légitimes pour cette population d’importation, les tentatives de la police de faire respecter les lois françaises dans ces territoires occupés sont quant à elles totalement inadmissibles, parce que considérées comme intrusion étrangère.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 1er mars 2021

Eric Naulleau : “Il y a vraiment un problème avec la sur-représentation des idées de gauche parmi les journalistes”

Eric Naulleau

Dans un entretien à Livre Noir, le journaliste Eric Naulleau a déploré le manque de diversité d’opinions dans les médias.

Il est clair sur le sujet. Pour Eric Naulleau, il y a un vrai « problème » dans la sphère médiatique française. Le journaliste a accordé un entretien au média en ligne Livre Noir dimanche 28 février. Il a pointé le « problème avec la sur-représentation des idées de gauche parmi les journalistes ». Le chroniqueur de C8 a donné pour exemple : « Même au Figaro paraît-il, ils sont majoritairement de gauche. Donc c’est un problème quand même ! » Pour lui, on peut « être de gauche et être tout à fait objectif ». Néanmoins, Eric Naulleau aimerait « un petit plus de diversité ».

« Un rééquilibrage est en train de se faire »

Ce proche d’Eric Zemmour – avec qui il participe à l’émission Zemmour & Naulleau sur Paris Première – a abordé le cas de la chaîne CNews. « Il y a des contre-pouvoirs qui sont clairement orientés à droite, qui sont en train de se mettre en place. Quand vous regardez un débat de CNews, il y a un peu la volonté d’être un pôle de droite, un pôle conservateur comme Fox News a pu l’être », a-t-il assuré à Livre Noir.

Il ne serait d’ailleurs « pas contre la ligne idéologique » remarquant que les journaux « qui s’en tirent le mieux, sont ceux dont la ligne est la plus identifiable », a-t-il poursuivi auprès de Livre Noir. « Au moins c’est clair, on annonce la couleur : ‘on va essayer d’être objectif et de faire un travail journalistique, mais sachez que la couleur politique ici c’est plutôt rouge ou plutôt bleue’ », a-t-il imaginé de la part des médias orientés. D’après Eric Naulleau, ce type de « mouvement est lancé en France ». Un « rééquilibrage est en train de se faire » assurant que « des journaux se créent » mais aussi des « chaînes » de télévision. « Je m’en réjouis parce que je suis pour le débat et la diversité des points de vue », a-t-il conclu dans cet extrait diffusé par Livre Noir.

NDRL Novopress: Une prise de parole intéressante même si Eric Naulleau n’est pas toujours vraiment du côté de la diversité des points de vue. On se rappelle notamment qu’il s’était prononcé pour la dissolution de Génération identitaire dans l’émission Touche pas à mon poste !

Texte repris du site Valeurs Actuelles

« La Grande Réinitialisation » – Le plaidoyer cynique de Davos pour un monde post-covid

Covid - La Grande Réinitialisation

L’accusation convenue de complotisme est d’autant plus stupide que l’oligarchie mondialiste ne cache nullement son projet, son « agenda » comme elle dit. Il suffit de lire ce qu’elle dit ou écrit. Ainsi, nul besoin d’être complotiste pour affirmer que l’élection présidentielle américaine a été manipulée pour éliminer Donald Trump : il suffit de lire l’article de Molly Ball paru dans Time du 4 février 2021 qui décrit en détail les manœuvres entreprises contre lui.
Point n’est besoin non plus d’être complotiste pour comprendre que pour la super classe mondiale, la crise de coronavirus fait figure d’aubaine : il suffit de lire, pour s’en convaincre, le livre « Covid-19 : La Grande Réinitialisation » que Klaus Schwab et Thiery Malleret ont publié[1] et qui est désormais accessible en français.

Le point de vue de la Davocratie

Les deux auteurs sont Klaus Schwab et Thierry Malleret. Klaus Schwab, qui porte une cravate, est un austère économiste allemand qui a fondé le Forum Économique Mondial de Davos. Thierry Malleret, qui a plutôt le look bobo branché – donc sans cravate[2] – est aussi un économiste, ancien banquier, qui dirige le rapport annuel du même Forum sur les risques mondiaux.

Leurs analyses exercent donc une forte influence sur les gouvernements occidentaux.

Or que nous expliquent-ils ?

La catastrophe économique et sociale en marche

La majeure partie de leur ouvrage de 220 pages traite des conséquences catastrophiques de l’épidémie covidienne et du confinement général mis en œuvre. Ils analyses ces conséquences au plan macro-économique, au plan de la stratégie des entreprises et au plan de l’équilibre des individus.

Une catastrophe pour la croissance mondiale (une chute du PIB du G7 entre 20 et 30 %) et pour l’emploi[3] sans précédent depuis 1945. Une chute du commerce mondial, une augmentation des inégalités et du poids de l’impôt, la fin de la convergence économique entre pays développés et les autres, une augmentation des coûts de production, une précarisation de la jeunesse à la recherche d’un premier emploi et de ceux dont l’emploi sera remplacé par les robots, de nouvelles migrations à destination de l’Europe.

Et d’une façon générale une marginalisation de tous ceux qui n’auront pas été capables de prendre le virage de l’e-économie, de la dématérialisation et du télétravail, ou qui n’auront pas une assise financière assez solide.

Et qu’on ne s’y trompe pas, cette crise sera durable. D’autant que la peur de l’épidémie persistera : « La normalité d’avant la crise est ‘brisée’ et rien ne nous y ramènera, car la pandémie de coronavirus marque un point d’inflexion fondamental dans notre trajectoire mondiale ».

Il y a pire : le retour du patriotisme

Il y a quelque chose d’étrange à lire cette succession de catastrophes sous la plume de ceux qui expriment l’opinion des dirigeants de l’Occident depuis la chute de l’URSS. On dirait qu’ils décrivent les malheurs de la planète Mars, d’un point de vue extérieur. Comme s’ils n’avaient aucune responsabilité dans ce désastre.
Mais il y a un autre « côté sombre » (sic) de la crise avertissent Messieurs Schwab et Malleret.

D’abord « l’un des dangers les plus profonds de l’ère post-pandémique est l’agitation sociale. Dans certains cas extrêmes, elle pourrait conduire à la désintégration de la société et à l’effondrement politique ». Bigre !

Mais il y a pire encore pour nos experts : « Le risque que la renaissance de l’État-nation conduise progressivement à un nationalisme beaucoup plus grand est réel. » Car les pandémies provoquent souvent « une montée des sentiments patriotiques et nationalistes, avec des considérations religieuses et ethniques troublantes qui entrent également en ligne de compte. En fin de compte, ce mélange toxique fait ressortir ce qu’il y a de pire en nous en tant que groupe social ».

Donc, pour nos experts, le risque réside autant dans la catastrophe économique et sociale provoquée par un confinement général et brutal que dans la montée des sentiments patriotiques et nationalistes ! Comme c’est bizarre ….

Vive la catastrophe !

Et par un étrange paradoxe, tout en égrenant à longueur de pages les conséquences dramatiques de cette crise, nos auteurs n’hésitent pas à affirmer dès le départ, que « les possibilités de changement et le nouvel ordre qui en résultent sont désormais illimités et n’ont d’autre frein que notre imagination, pour le meilleur ou pour le pire. ». Et « nous devrions profiter de cette occasion sans précédent pour ré-imaginer notre monde, afin de le rendre meilleur et plus résilient ».

Ré-imaginer notre monde, rien que cela !
En d’autres termes la pandémie va faire l’effet d’un brise-glace, éliminant les obstacles à la mise en place d’un nouvel ordre que le Forum de Davos appelle de ses vœux. Sympa non ?

« Nous devons donc sans tarder mettre en route la Grande réinitialisation » affirment nos auteurs.

Plus pauvres mais écolos et inclusifs

Mais vers quel ordre la grande réinitialisation doit-elle nous conduire ?

Messieurs Schwab et Malleret nous expliquent que « la récession induite par la pandémie va déclencher une forte augmentation du remplacement de la main d’œuvre, ce qui signifie que le travail physique sera remplacé par des robots et des machines ‘intelligentes’ ». Ces innovations « entraîneront bientôt des centaines de milliers, et potentiellement des millions, de pertes d’emplois ». Cool !

Il faudra aussi s’habituer à une croissance plus faible qu’auparavant et d’une façon générale à « une réduction planifiée mais modulable, durable et équitable de l’économie menant à un avenir où nous pourrons vivre mieux avec moins. ». Vivre avec moins, c’est vraiment cool !

Il ne faut pas s’inquiéter cependant : grâce à un « leadership éclairé », cette réduction de la croissance et de l’emploi permettra une croissance plus verte et un capitalisme plus inclusif.

Car « il s’agit de rendre le monde moins clivant, moins polluant, moins destructeur, plus inclusif, plus équitable et plus juste que celui dans lequel nous vivions à l’ère pré-pandémique » promettent nos auteurs. Et puis « nous assisterons à une explosion de la créativité des start-ups et des nouvelles entreprises dans les espaces numériques et biotechnologiques ».

Des start-ups : Macron verra réaliser son rêve !

Notre santé mentale sous surveillance

L’avenir Bisounours vert et inclusif que nos auteurs voient poindre derrière le chômage de masse, le commerce en ligne et la décroissance, appelle toutefois un léger correctif : la santé mentale de ces peuples stupides, incapables de comprendre ce qui est bon pour eux.

Messieurs Schwab et Malleret nous avertissent que « le coronavirus a renforcé et non réinitialisé les problèmes de santé mentale » dans la population. Car « la fermeture cognitive implique souvent une façon de penser en noir et blanc et des solutions simplistes – un terrain propice aux théories du complot et à la propagation de rumeurs, de fausses nouvelles, de demi-vérités et d’autres idées pernicieuses ». Ah encore ces idées pernicieuses !

« La santé mentale, le facteur le plus important qui influe sur le niveau de satisfaction des gens envers leur vie, était déjà sur le radar des décideurs politiques. Dans l’ère post-pandémique, ces questions pourraient maintenant recevoir la priorité qu’elles méritent ».

Big Brother va donc s’occuper, non pas de notre prospérité, perdue, mais de notre santé mentale. Rassurant n’est-ce pas ?

La crise, une opportunité, mais pour qui ?

On aurait tort de prendre à la légère les affirmations et menaces de Messieurs Schwab et Malleret.

En 2017, le Forum de Davos, après le vote pour le Brexit et l’élection de Donald Trump, avait conclu que l’opinion pouvait être trompée par des fausses nouvelles et mal voter pour cette raison. Le Forum appelait donc de ses vœux un meilleur contrôle de l’information. Par un heureux hasard, la France et l’Allemagne se dotaient alors de lois censées nous protéger des « fake news »….

Davos exprime les grandes orientations que les gouvernements occidentaux sont priés de mettre en œuvre.

Bien sûr comme affirmait Nietzsche « tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort » : toute crise recèle aussi de nouvelles possibilités.
Mais à la lecture des réflexions de MM Schwab et Malleret, on peut légitimement se demander qui profitera vraiment de ces opportunités….

[1] Forum Publishing 2020
[2] Du moins apparaissent-ils ainsi sur la couverture
[3] Par exemple 36 millions d’américains auraient perdu leur emploi en 2020, suite aux mesures de confinement et à l’arrêt de l’activité économique

Michel Geoffroy

Texte repris du site Polémia

Danemark : focus sur le mouvement «Men in Black», opposé aux restrictions anti-Covid

«Men in Black» Danemark

01/03/2021 – EUROPE (NOVOpress)
Le mouvement «Men in Black» a émergé en décembre 2020 sur les réseaux sociaux au Danemark.

Accusant le gouvernement d’exercer une «coercition» et une «dictature» sous couvert de lutte contre la pandémie, il organise des manifestations dont les participants sont tous vêtus de noir.


Coupe du monde de foot au Qatar : antiracistes, féministes et écologistes vont devoir manger leurs maillots !

Coupe du monde de foot au Qatar

Nos lecteurs amateurs de football se réjouissent évidemment de la prochaine Coupe du monde de 2022. Qu’elle doive se tenir au Qatar est déjà un brin moins réjouissant pour lesdits amateurs.

Personne n’aura pourtant été pris en traître, Doha ayant obtenu l’honneur d’organiser cet événement il y a dix ans, le 2 décembre 2010. Les dirigeants qataris, au même titre que leurs homologues de la région, ne sont pas idiots, ayant compris depuis belle lurette que les rentes pétrolières et gazières dureraient moins longtemps que les impôts. Le Qatar devait donc se diversifier tout en pratiquant à son tour le soft power. À ce titre, la création de la chaîne de télévision Al Jazeera et le rachat du PSG, le club de foot parisien, sont parfaitement emblématiques de cette stratégie.

Bref, à en croire Zinédine Zidane, le footballeur pensant qu’on sait : « C’est le monde arabe qui émerge. » Certes, mais on connaît d’autres puissances montantes qui feraient volontiers l’économie d’une telle « émergence ». Car en dix ans de chantier qataro-footballistique, le moins qu’on puisse avancer est que le bilan est loin d’être positif.

Ainsi, plus de 6.500 travailleurs immigrés (indiens, népalais, bengalis, pakistanais et sri-lankais) ont laissé la vie sur le pharaonique chantier en question. Et c’est encore sans compter les principaux bataillons de ces nouveaux esclaves que sont les Kényans et les Philippins. On notera que ces chiffres, avancés par The Guardian, équivalent de notre Monde hexagonal, concernant quelque deux millions de travailleurs immigrés, ne sont fondés que sur les statistiques gouvernementales fournies par Doha. Ce qui peut éventuellement laisser à penser sur la valeur de ces statistiques.

Et encore passons-nous sur le fait que, dès leur arrivée, ces « migrants » voient leurs passeports confisqués, que nombre d’entre eux sont payés de manière souvent aléatoire et que le simple fait de vouloir, sans aller jusqu’à se syndiquer, mais au moins à se regrouper en associations visant à faire valoir leurs droits, ferait là-bas figure de mauvaise blague belge.

Dans son « émergence » aux élégances du monde occidental, le Qatar semble donc demeurer plus que rétif à SOS Racisme et au regroupement familial ; ce dont on ne saurait forcément le blâmer, sachant qu’après tout, chamelier demeure maître chez soi. Si l’on résume, le Qatar n’est pas très « No Borders »…

En revanche, plus étonnant demeure le silence de nos associations antiracistes et décoloniales. Car les Arabes furent aussi des colonialistes impénitents qui, non contents de conquérir le Maghreb berbère, se répandirent jusqu’en Indonésie tout en installant leurs pénates en Espagne, quelques siècles durant, le projet d’ouverture à l’autre ayant été bloqué en France par un certain Charles Martel. À croire qu’il en va des colonialistes comme des chasseurs : il y a les bons colonialistes et les mauvais colonialistes.

De même, nos féministes ne semblent pas s’indigner plus que de raison que les joueuses de beach-volley aient été priées d’exercer leur art autrement qu’en bikini, lors d’un tournoi consacré à cette discipline, en mars prochain. Pas plus que par le comportement patriarcal digne d’un mâle blanc et hétérosexuel d’un membre éminent de la famille régnante, ayant refusé de serrer la main d’arbitres femmes, lors d’une autre coupe de football, celle des clubs, le 15 février dernier.

Dans le même registre, nos écologistes semblent plus prompts à interdire sapins de Noël et Tour de France (discipline moins énergivore, si ce n’est pour les mollets des cyclistes) qu’à monter vent debout (à l’éolienne ?) contre ces sept stades qataris en construction, qui seront tous climatisés, même ceux à ciel ouvert.

Mais peut-être ont-ils peur de se faire taxer de racisme sournois ou de complicité d’écocide. Ce qui serait assez rigolo et pourrait faire figure de juste retour de ballon rond à l’envoyeur.

Nicolas Gauthier

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Ivan Rioufol : « Ce virus a été un révélateur de l’extraordinaire inefficacité de l’État »

01/03/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Face à la recrudescence de l’épidémie de Covid, le gouvernement entend un peu plus serrer la vis, quitte à en passer par des confinements localisés. Alors que l’état d’urgence sanitaire a été prolongé jusqu’en juin prochain, la question de la mise en danger des libertés fondamentales devient de plus en plus pressante.

Le journaliste et essayiste Ivan Rioufol confie sa grande inquiétude à Sputnik et lance un appel aux Français à reprendre leur destin en main.


Un policier démasque les mensonges du site Loopsider sur l’affaire Michel Zecler

Pour le professeur Raoult, toutes les mesures de contrainte sociale sont inutiles

Ce mercredi matin, je n’aurais pas aimé être à la place d’Emmanuel Macron. Face aux membres certainement très instruits du Conseil scientifique et du Conseil de défense, il venait d’apprendre que le professeur Raoult avait déclaré, une fois de plus, que toutes les mesures sanitaires prises par son gouvernement ne servaient à rien. Et, de fait, lorsque l’on voit que le virus d’origine et ses variants sont toujours présents en France comme dans la plupart des autres pays, malgré des mesures sanitaires coercitives, il y a de quoi écouter ce charlatan de professeur Raoult.

Chaque semaine, Didier Raoult fait le point sur ses travaux au cours d’une vidéo d’une vingtaine de minutes dans laquelle il répète urbi et orbi : les masques ne servent à rien, sauf si vous êtes malades, il faut soigner pour éviter l’engorgement des hôpitaux, il faut se laver les mains aussi souvent que possible, ce qui a eu pour effet la diminution extraordinaire des gastros, etc. Je vous conseille vivement d’aller visionner sa dernière mise au point.

Vous pouvez aussi réécouter la matinale de Pascal Praud sur Cnews qui, ce mercredi matin, s’entretenait avec le professeur Parola, qui a défendu point par point la démonstration faite, la veille, par son patron en confirmant ses propos de janvier : « Il n’y a aucune preuve de l’utilité du confinement. »

Un contre tous ! Et pourtant, si c’est de l’IHU de Marseille que venait la vérité sur le combat mené sans réel effet jusqu’à présent contre ce maudit virus ? À longueur de plateaux radio ou télévisés, des médecins débattent sur ce qu’il faut faire. Oliver Véran, de son ton incisif, acéré, hautain, ne cesse de répéter le contraire de ce qu’il a dit la veille, voire même à quelques heures d’intervalle.

Et pourtant, un an après l’apparition du Covid-19, les chiffres ne bougent pas. En France, c’est une moyenne de vingt mille nouveaux cas par jour. Ce qui ne veut pas dire vingt mille malades, puisque très peu de ces cas dont on nous rebat les oreilles pour nous effrayer vont être symptomatiques.

Malgré les mesures sanitaires prises en France, on arrive au taux de mortalité de la Suède qui a été plutôt très cool en n’imposant aucune contrainte sévère à sa population. À la onzième place mondiale le 25 janvier, nous avions 1.076 morts par million d’habitants, et la Suède 1070 (sources : John Hopkins University et Banque mondiale). La Suède vient seulement aujourd’hui de nous dépasser légèrement !

Et si Emmanuel Macron faisait le pari d’écouter le Professeur Raoult ? Non seulement lui, mais aussi le professeur John Ioannidis, l’un des plus grands épidémiologistes du monde, de l’université de Stanford, qui a pris une position radicale sur l’inutilité du masque si l’on n’est pas malade et la perversité du confinement. Ce que vient donc de confirmer Didier Raoult, pour lequel « Toutes les mesures sociales prises pour contrôler l’épidémie ont fait la preuve de leur inefficacité. Il n’y a aucune preuve que les mesures de contraintes sociales aient été efficaces. Le lavage des mains, la distanciation, le nettoyage à l’alcool ont probablement eu un rôle bénéfique sur la disparition des maladies respiratoires et digestives, mais pas du tout sur le Covid. Cela veut dire, a souligné le professeur, avec calme et sérénité, que toutes les mesures prises pour contrôler le Covid sont totalement inefficaces. »

Et d’amplifier cette affirmation par un rappel du SARS-CoV-2 de 2002 : « Il faut essayer de comprendre comment se transmet ce virus. Le SARS-CoV-2 a pu être étudié, et il a été prouvé qu’une personne affectée dans l’hôtel de Hong Kong qui fut l’épicentre du virus a pu contaminer une personne à 200 mètres ! Nous n’avons pas les moyens de lutter. »

Une conclusion peu rassurante mais qui devrait permettre à Emmanuel Macron de lâcher la bride. Au passage, le professeur Raoult donne aussi une grande leçon de modestie au monde scientifique et politique à l’origine de ces mesures de contrainte inouïes.

Floris de Bonneville

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

I-Média – Islamo-gauchisme : une réalité malgré le déni

Islamo-gauchisme

26/02/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Frédérique Vidal a récemment annoncé vouloir lancer une enquête sur l’influence et les conséquences de l’« islamo-gauchisme » dans les universités.

Cette décision a provoqué un scandale politico-médiatique. Pourtant, l’islamo-gauchisme est bien une réalité.


[vidéo] Confinements, couvre-feux: l’épidémie met-elle en péril la démocratie?

Natacha Polony

26/02/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Après Nice, Dunkerque et son agglomération devront confiner leur population chaque fin de semaine. 10 autres départements sont scrutés de près par le gouvernement. Ils pourraient, eux aussi, se voir imposer des confinements localisés.

À l’heure du retour des mesures sanitaires les plus restrictives, la question de l’existence et de la viabilité du modèle démocratique s’impose. Pour y réfléchir, Sputnik reçoit la directrice de l’hebdomadaire Marianne, Natacha Polony, auteur de l’ouvrage Sommes-nous encore en démocratie?, publié aux éditions de l’Observatoire.


Tournoi de beach-volley féminin à Doha – Les Qataris tentent d’interdire le bikini

Tournoi de beach-volley

Les grands médias et autres enragées du lobby féministe français, si prompts d’ordinaire à dénoncer le prétendu « sexisme » qui sévirait dans notre pays, auront dans cette affaire « étrangement » brillé par leur silence. Et pourtant, l’interdiction par les Qataris du bikini, tenue traditionnelle des joueuses de beach-volley, dans le cadre du tournoi féminin de cette discipline qui se tiendra du 8 au 12 mars prochain à Doha, avait largement de quoi les faire hurler. Il est vrai cependant que, dans leur esprit, la seule véritable cible à abattre n’est pas l’émir islamiste, mais le mâle blanc occidental et chrétien.

Respecter la culture et la tradition locales ?

Aussi, la polémique n’a-t-elle pas été ici déclenchée par les Femen et autres hystériques du même bois, mais par les deux championnes allemandes de ce sport Karla Borger et Julia Sude, qui ont annoncé lundi leur décision de boycotter ce tournoi au motif que ses organisateurs qataris obligeaient les participantes à jouer en tee-shirts et pantalons. Une aberration pour Karla Borger qui, interviewée par Der Spiegel, a rappelé en outre que la chaleur extrême qui règne au Qatar rendait nécessaire le port d’un bikini. Quant à Julia Sude, Niclas Hildebrand, directeur sportif de la Fédération allemande de volley-ball, devait carrément confier mardi au Süddeutsche Zeitung : « elle m’a dit qu’elle ne (voulait) pas y aller, parce qu’elle ne se (sentait) pas respectée en tant que femme là-bas »… Des déclarations qui ont quand même fait réagir la Fédération internationale qui, un tantinet gênée par l’absence annoncée des deux championnes à Doha, est allée « pleurer » auprès de la Fédération qatarie pour que celle-ci veuille bien modifier l’article 10 du règlement du tournoi. Article qui stipulait notamment que toutes les équipes féminines devaient porter un t-shirt et un short jusqu’aux genoux afin de… « respecter la culture et la tradition locales ». Une dernière précision qui ne manque pas de sel, quand on sait que le Qatar finance depuis des années les pires islamistes en Europe, et en particulier en France, au mépris total, justement, de la culture et de la tradition locales !

Méprisées par le prince qatari

Bref, à force de courbettes de dhimmis, la Fédération internationale de volley-ball a tout de même fini par obtenir des concessions de la part des Qataris. Dans un communiqué qu’elle a publié mardi soir, celle-ci a en effet annoncé que, « à la suite de discussions », la Fédération qatarie avait assuré qu’il n’y aurait « pas de restrictions pour les joueuses, si elles souhaitaient porter la tenue standard pendant la compétition ». Elle n’a en revanche pas précisé si, comme les femmes arbitres de la Coupe du monde des clubs de foot organisée ce mois-ci à Doha, les joueuses de beach-volley, lors de la cérémonie de remise des médailles, auront, elles aussi, l’interdiction de saluer le prince Joaan bin Hamad bin Khalifa al-Thani, membre de la famille royale qatari, et seront obligées de défiler devant lui sans marquer d’arrêt et en baissant les yeux…

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 24 février 2021

Alexandre Del Valle : “Erdogan incite les musulmans et les Turcs en particulier à ne surtout pas s’intégrer. Et à agir un peu comme des colons”

Grand remplacement en Europe : la Hongrie à l’avant-poste de la résistance

Orban Poutine

Polémia continue son tour d’Europe du Grand Remplacement. Après avoir étudié l’emblématique cas de la Suède puis l’inquiétante submersion démographique de la Belgique, l’espoir d’une réaction politique au Danemark, le désastre multiculturel britannique, le suicide de l’Allemagne, les tentatives de résistances de l’Autriche, l’espoir naissant en Italie, la spirale infernale en Espagne, l’islamisation galopante des Pays-Bas, le bon élève portugais, la lente chute de la Suisse, la crise migratoire en Grèce et la situation catastrophique de la France… Paul Tormenen s’intéresse à la Hongrie, pays qui envoie un signal d’espoir à tous les défenseurs de leur identité en Europe.

Un pays européen peut-il maîtriser les flux migratoires au lieu de les subir ? Jusqu’où peut-il aller pour affirmer sa souveraineté en la matière dans le cadre de l’Union européenne ? Ces questions importantes méritent d’être posées, car des réponses qui y sont apportées dépend le sort des pays européens soumis au droit communautaire. L’exemple de la Hongrie montre à la fois la détermination de ses dirigeants à rester maîtres chez eux et la difficulté à faire reconnaître une véritable autodétermination en la matière au sein de l’Union européenne.

La Hongrie, au cours de son histoire, a subi le joug de différentes puissances étrangères. Parmi celles-ci, l’Empire ottoman puis l’Union soviétique sont encore dans les mémoires. Depuis que ce pays a recouvré son indépendance, son gouvernement refuse de se faire dicter sa politique migratoire par une puissance étrangère, fût-elle une organisation bureaucratique comme l’est l’Union européenne. Ces dernières années, les Hongrois ont dû lutter pied à pied pour ne pas subir la submersion migratoire à laquelle la situation géographique du pays les prédisposait.

Des flux migratoires plus que modérés

Les récentes déclarations de l’ambassadeur de Hongrie à Paris résument la position du gouvernement hongrois vis-à-vis de l’immigration subie : « Les flux migratoires ne doivent pas être gérés, ils doivent être arrêtés » (1).

Cette volonté de ne pas subir une invasion migratoire se traduit dans les chiffres : la Hongrie n’accepte qu’une immigration extrêmement modérée et essentiellement européenne.
Durant la dernière décennie, les entrées annuelles d’étrangers ont oscillé entre 23 000 en 2010 et 55 000 en 2019.
Les Européens constituent le plus gros contingent des nouveaux arrivés : ils étaient 37 000 en 2019.
En retranchant les sorties, le solde migratoire net du pays est dérisoire. Il s’élevait à 27 200 en 2019.
Le nombre d’immigrés originaires d’Afrique arrivant en Hongrie est très faible : alors qu’il était de 500 en 2010, il est à peine plus important en 2019, 1 400 (2).

Les Hongrois sont de plus en plus nombreux à émigrer à l’étranger. Ce phénomène, assez difficile à quantifier compte tenu de la libre circulation dans l’Union européenne, concernerait plusieurs dizaines de milliers de Hongrois par an, ce qui, avec la faible natalité que connaît la Hongrie, a eu un impact négatif sur l’évolution de la population (3).

La Hongrie connaît également des flux en sens inverse : elle apparaît comme un refuge pour des citoyens européens qui ne supportent plus la transformation accélérée de leur pays, comme en témoigne l’installation d’une communauté d’expatriés venus d’Allemagne, de France, de Belgique, etc.

Le dispositif de l’asile en Hongrie n’est pas, comme en France, une nouvelle voie d’immigration clandestine : le gouvernement n’accorde qu’au compte-gouttes le statut de réfugié et il ne laisse pas les déboutés s’installer sur le territoire national.
La Hongrie a connu une très forte poussée du nombre des demandeurs d’asile au milieu des années 2010, qui a culminé avec l’annonce inconsidérée par la chancelière Merkel de l’ouverture des frontières allemandes en 2015. Entre 2014 et 2016, pas moins de 249 000 personnes ont fait une demande d’asile dans le pays. Mais cela n’a pas poussé les autorités à être plus permissives : seules 540 personnes se sont vu reconnaître le statut de réfugié dans la période (4). Les migrants ont donc pour beaucoup continué leur chemin vers d’autres pays européens beaucoup plus laxistes en la matière.

En 2019, alors que le pays recensait 500 demandes d’asile, 22 personnes ont été admises au statut de réfugié et 31 à la protection subsidiaire.

Tant en matière d’asile que d’immigration au sens large, on est donc loin des chiffres stratosphériques de la France, un pays dont le gouvernement ne cherche ni à réguler les flux délirants qui y arrivent, ni à garder sa cohésion sociale.

La population étrangère en Hongrie

La Hongrie a une population de 9,7 millions d’habitants, un chiffre en baisse légère mais constante depuis plusieurs années (5). Les habitants du pays sont très majoritairement d’origine magyare. Le pays compte plusieurs minorités ethniques dont les Roms sont les plus nombreux.
La population étrangère représente 2 % de la population totale, soit 199 000 habitants en 2020. Ce nombre a faiblement progressé depuis 2008, alors qu’il atteignait 174 000.
Parmi les résidents étrangers, les Européens sont très majoritaires (131 000). Les Chinois forment la communauté extra-européenne la plus importante, avec près de 19 000 personnes (6).

Le gouvernement est de plus en plus restrictif en matière d’acquisition de la nationalité. En 2019, seules 3 200 étrangers sont devenus Hongrois par décision administrative.

Face à la baisse du nombre des naissances que connaît le pays depuis quelques années, le gouvernement hongrois mène surtout depuis 2016 une politique nataliste très volontariste. Le Premier ministre Viktor Orbán résumait en février 2019 la politique en la matière :

« Il y a de moins en moins d’enfants nés en Europe. Pour l’Occident, la réponse (à ce problème) est l’immigration. Pour chaque enfant manquant, il devrait en arriver un et ainsi les chiffres seront bien […]. Mais nous n’avons pas besoin de chiffres. Nous avons besoin d’enfants hongrois »

(7).

Les mesures pour créer un environnement favorable à la vie de famille ont déjà un impact sur le nombre de mariages et de naissances dans le pays (8). En refusant de compenser la baisse de la population par l’immigration, le gouvernement hongrois entend préserver la cohésion sociale et l’identité culturelle du pays. Cette préoccupation est largement partagée dans la population, pour laquelle la situation dans certains pays d’Europe de l’Ouest, traversés par le terrorisme, l’islamisme, la délinquance et les revendications incessantes des minorités, agit contre un contre-exemple à ne pas suivre.

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Zemmour face à Darmanin : “Votre loi est vaine, pour une raison simple : vous traitez les conséquences, pas les causes. Il n’y a pas d’islamisme sans islam, et pas d’islam sans immigration”

[vidéo] La culpabilisation comme arme politique – intervention d’Olivier Dard

25/02/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Nous vous proposons de redécouvrir l’intervention d’Olivier Dard, historien, professeur à l’université Paris-Sorbonne, lors du colloque « Fiers d’être Européens » le 7 avril 2018.

Le thème : « La culpabilisation comme arme politique » (comment on construit une culpabilité collective, sous l’angle épistémologique).


Laurent Alexandre : « Il y a, aujourd’hui sur Terre, dix “rédacteurs en chef” qui contrôlent toute l’information »

Laurent Alexandre GAFAM

Suite à la manifestation de soutien à Génération identitaire, samedi 20 février, plusieurs personnalités, comme Jordan Bardella ou Marion Maréchal, ont été menacées de « dépublication » par Facebook. Cela a fait réagir le Dr Laurent Alexandre, co-auteur de Google Démocratie, qui a tweeté : « La censure de Jordan Bardella qui est le numéro 2 du Rassemblement national montre l’immense pouvoir des GAFA. » L’occasion, pour lui, d’expliquer que les géants de l’intelligence artificielle sont en train de prendre la place des États. Et nous ne serions qu’au début…

Suite à la manifestation de soutien à Génération identitaire, la plupart des politiques ou des associations qui ont défendu les militants identitaires se sont vus menacés de dépublication par les réseaux sociaux, notamment Facebook : Jordan Bardella, Marion Maréchal et, plus accessoirement, la conseillère régionale Isabelle Surply. C’est une forme de censure généralisée sur tout ce qui touche le mouvement identitaire. Que cela révèle-t-il de la toute-puissance des GAFAM ?

Les GAFAM ont réalisé un coup d’État numérique en tuant électroniquement le président des États-Unis, Donald Trump, l’homme le plus puissant du monde. Aucun groupe intellectuel sur Terre n’est à l’abri d’une décision des géants du numérique et de l’intelligence artificielle. Les nationalistes qui sont vos auditeurs ont été extrêmement naïfs. Ces dix dernières années, ils n’ont pas vu la montée en puissance foudroyante des géants du numérique et leur place dans l’organisation des médias. Aujourd’hui sur Terre, il y a dix rédacteurs en chef qui contrôlent toute l’information, les dirigeants de Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft et leurs équivalents chinois, Baidu, Alibaba et Xiaomi. Nous sommes rentrés dans une période où de nouveaux acteurs, les géants de l’intelligence artificielle, prennent une place qui ressemble à celle des États. J’appelle cela des corpo-nations, le mélange de corporation et nation. Ils ont un pouvoir quasi géopolitique. Nous ne sommes qu’au début de ce Nouveau Monde où les géants de l’intelligence artificielle deviennent de grandes puissances géopolitiques.

On entre dans une espèce d’ère de post-démocratie où, finalement, tout est délégué aux GAFAM, même cette partie-là qui devrait relever de l’autorité de l’État.

Comment l’État pourrait-il réguler des entreprises qui ne sont pas sur son territoire ? C’est très difficile. L’Europe a décidé de devenir un nain technologique. Elle a renoncé à investir dans la recherche, la technologie et le développement. Par conséquent, elle se retrouve aujourd’hui en voie de tiers-mondisation technologique. Cette tiers-mondisation de l’Europe a des conséquences. Elle perd sa souveraineté intellectuelle, politique, militaire et technologique. Ce processus est-il réversible ? L’Europe peut-elle retrouver une souveraineté technologique dans les décennies à venir ? Ce n’est pas sûr. Beaucoup de gens, à droite et à gauche, demandent une pause en matière de technologie. Mélenchon veut que l’on bloque la 5G. Nicolas Dupont-Aignan, Philippot et d’autres leaders nationalistes réclament l’arrêt des vaccins ARN. Ils tiennent des propos contre les technologies génétiques sous-jacentes au nouveau vaccin moderne. On a, à droite et à gauche, un puissant mouvement antitechnologique en Europe en général et en particulier en France.

Lorsqu’on refuse la technologie, il ne faut pas s’étonner de devenir progressivement un pays du tiers-monde, c’est-à-dire plus pauvre et sans souveraineté. Ce combat pour le retour de la souveraineté ne va pas se faire d’un coup de baguette magique. Il n’y a que par l’augmentation de la puissance scientifique et technologique de l’Europe qu’elle peut retrouver une souveraineté.

On peut s’interroger sur la pertinence de la technologie sans pour autant être hors course. Toutefois, il y a quarante ans, les Américains considéraient que la France allait devenir le pays le plus riche du monde. Tous nos cerveaux partent à l’étranger parce qu’en France, il n’y a plus d’argent pour la recherche. Comment est-on passé d’un pays le plus prometteur à l’aube des Trente Glorieuses à ce pays en voie de tiers-mondisation à tous les niveaux ?

La réponse est très simple. La science et les savants sont méprisés, en France. Lorsque Emmanuelle Charpentier, prix Nobel de médecine 2020 qui a inventé les ciseaux ADN, a souhaité revenir en France en 2012 parce que ses parents étaient âgés et malades, le gouvernement lui a fait un bras d’honneur et ne lui a pas trouvé de poste de recherche. L’Institut Pasteur a refusé, lui aussi, de lui donner un poste de recherche. Par conséquent, on a laissé à l’étranger un des plus grands savants de ce début de XXIe siècle. Selon moi, le mépris de la France pour ses savants est l’explication numéro 1 de notre déclin technologique. Le patron du CNRS, Antoine Petit, a révélé, dans Le Figaro, qu’un bac+11 spécialiste en intelligence artificielle gagne moins de 3.000 euros bruts par mois au CNRS ou à l’Institut national de la recherche en mathématiques. Le mépris qu’a la France pour la technologie et ses savants explique le fait que la France se tiers-mondise technologiquement. Aujourd’hui, la France dépense 2,21 % de sa richesse nationale pour la science. La Corée du Sud et Israël sont à presque 5 %. Le sous-investissement dans la science est une explication majeure de la perte de notre souveraineté. Il ne faut pas s’étonner que les géants de l’intelligence artificielle nous fassent des bras d’honneur. Ils ont pris le pouvoir parce que nous le leur avons donné, à force de ne rien investir dans les technologies du futur. Il faut savoir qu’Amazon a un budget de recherche de 35 milliards de dollars par an. C’est-à-dire huit fois et demie la totalité du budget du CNRS.

Redresse-t-on la barre pour redevenir souverain ou continue-t-on à être colonisés numériquement, technologiquement et, demain, militairement ? Derrière la colonisation technologique, il y aura, demain, la colonisation militaire.

Nous pourrons être envahis par la Chine dans les 150 années à venir si nous devenons un pays sous- développé.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Des femmes de djihadistes en Syrie exigent leur rapatriement en France et entament une grève de la faim