Marine Le Pen

Marine Le Pen : “Nous sommes à la tête de l’opposition”

29/05/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Alors que la campagne des législatives bat son plein, Marine Le Pen a déclaré ce lundi matin au micro de RTL que «Les républicains sont atomisés» et que le FN compte jouer un rôle essentiel dans cette grande recomposition de la vie politique.

Pour Marine Le Pen, le Front National représente aujourd’hui la seule opposition à Macron :

Nous sommes à la tête de l’opposition parce que les Français l’ont décidé lors du second tour de l’élection présidentielle, parce que nous avons réuni un Français sur trois et parce que nous sommes les seuls à être véritablement dans l’opposition à Emmanuel Macron.

Un temps évoquée comme nouveau nom potentiel du Front national, l’appellation “Les Patriotes” ne semble pas avoir les faveurs de Marine Le Pen :

Si les adhérents du Front national décident de changer de nom, ce ne sera pas celui-là. Je pense que si nous grandissons, si nous nous modernisons, et si nous rénovons aussi la structure, c’est précisément parce qu’en arrivant au second tour de l’élection présidentielle et en ayant réuni onze millions de Français, nous avons dores et déjà dépassé le Front national traditionnel.


Candidate islamiste en Algérie hier, candidate En Marche ! aujourd’hui

Cette double candidature pose la question de la double nationalité et des droits d’éligibilité qu’elle ouvre.

On savait que M. Macron s’était, pendant la campagne, complaisamment affiché avec Mohamed Saou, qu’il n’a jamais désavoué, clientélisme électoraliste oblige, comme l’avait dénoncé un éditorial publié sur Boulevard Voltaire.

Mais on pouvait penser que, l’élection présidentielle acquise, le mouvement En Marche ! aurait fait le ménage, pour ne pas ternir cette grâce et cette pureté qui, selon M. Bilger, nous inondent tous les jours.

Or, l’étrange maintien de M. Ferrand à son poste de ministre, malgré ses montages immobiliers au carrefour de sa vie conjugale et professionnelle, montre que le nouveau pouvoir macronien a décidé de s’accommoder des impuretés de toutes sortes, pourvu qu’elles rapportent électoralement.

Il en est de même pour la complaisance avec les islamistes.

Ainsi apprenons-nous qu’une candidate aux législatives en Algérie, sur la liste d’émigration (comme nous avons, aussi, nos « Français de l’étranger », à vrai dire bien moins nombreux que les « Algériens de l’étranger »…), battue pour le scrutin algérien il y a un mois dans la circonscription « France Nord », se présente en France comme suppléante de M. Jean-Luc Raymond, dans la première circonscription de l’Essonne (Corbeil, Évry, etc.). L’étiquette ? « L’espoir est en marche – Majorité présidentielle ». Elle s’appelle Fella Meslem. Pour les élections algériennes, elle représentait le TAJ, un nouveau parti, le Rassemblement de l’espoir de l’Algérie. Islamiste revendiqué.

L’espoir islamiste pour l’Algérie ? Et l’espoir En Marche ! pour la France ? Est-ce vraiment compatible ? Battue en Algérie, elle a immédiatement effacé toutes ses « traces » islamistes sur les réseaux sociaux.

Pour reparaître candidate En Marche ! toute propre !

On savait que le mouvement de M. Macron était une grande lessiveuse. Il est devenu un professionnel dans le recyclage des produits politiques frelatés, qu’ils soient hollandais, centristes ou islamistes, et l’effaçage des traces. Si M. Bayrou, dans son grand projet de moralisation, pouvait ouvrir un chapitre sur la traçabilité des candidatures, ce serait heureux.

Certes, tout cela est peut-être légal. Mais le parti du Président peut-il tolérer, au nom de l’éthique la plus élémentaire, et dans cette période où le pays est en état d’urgence et où les attentats islamistes se succèdent, la candidature du représentant d’un parti islamiste algérien ?

Lire la suite

Cyril Hanouna

Médias : Cyril Hanouna et la Chapelle-Pujol vus par Jean-Yves Le Gallou

29/05/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Dans cette nouvelle édition d’I-Médias sur TV Libertés, Jean-Yves Le Gallou décrypte longuement le traitement médiatique de l’affaire Cyril Hanouna comme du harcèlement de rue des femmes dans le quartier de La Chapelle.

• Le « Hanounagate » : quand la vedette du PAF joue avec le feu
L’animateur Cyril Hanouna au cœur d’un scandale médiatique après avoir fait un canular téléphonique. Après avoir piégé un homosexuel dans un canular de mauvais goût, la vedette du PAF est « presque » sur la sellette. Le lobby LGBT pourrait avoir raison du chantre du mauvais goût de l’audiovisuel. Et pourtant, le mauvais goût d’autres stars médiatiques est largement toléré.

• La Chapelle-Pajol théâtre de l’opposition féminisme/immigration
Le 19 mai, une pétition dénonce le harcèlement de rue dans le XVIIIe arrondissement de la capitale. Des riverains se disent victimes d’insultes de la part d’une partie de la nouvelle population locale décrite par Les Inrocks comme une population « pauvre et immigrée » dans un quartier de « mixité sociale ».
Les médias et les politiques sont partagés : problème humain réel pour les uns, problème d’urbanisme pour d’autres…

• Attentat de Manchester : une attaque ou un incident ?
Attentat dans le nord-ouest de l’Angleterre, à Manchester, dans une salle de concert mardi soir. Plus de 20 morts, une soixantaine de blessés. Parmi les victimes des enfants puisqu’il s’agissait d’un concert de « Ariana Grande » une chanteuse pour adolescents. La quasi-totalité des médias ont repris les termes utilisés par la police anglaise qualifiant l’attentat terroriste « d’incident »…

• Emmanuel Macron et les médias : fin d’une lune de miel ?
Emmanuel Macron aura été plus qu’un candidat à l’élection présidentielle. Pendant près de six mois, il a été un véritable phénomène médiatique. Peu attaqué sur le fond, sur son patrimoine, sur son bilan politique auprès de François Hollande, il a bénéficié d’un traitement de faveur inédit. Une fois l’élection passée, bénéficiera-t-il de la même complaisance des médias ?
Claude Chollet, président de l’Ojim, l’Observatoire du journalisme, de l’information et des média nous donne délivre son analyse.

• Le zapping
Crêpage de chignon sur le plateau de Laurent Ruquier, l’ancien ministre de l’éducation Najat Vallaud -Belkacem s’attaque à la chroniqueuse Valérie Burggraf qui l’accuse de relayer une « fake news » sur la mise en place de la réforme de l’orthographe… La polémique se poursuit après l’émission et Laurent Ruquier vole au secours de sa protégée, contredisant au passage une de ses propres interventions faite un an plus tôt…
Au rayon de la jupe, un représentant du syndicat lycéen FIDL explique pourquoi il a choisi de revêtir une jupe… une jupe que n’aurait pas refusé un curieux Brésilien qui se rêve en petite sirène !

• Les tweets
La taille des trottoirs a largement alimenté la twittosphère suite à la polémique de la Chapelle-Pajol, Malek Boutih surprend son monde avec sa déclaration choc : « Il faut dégager tous les gens qui emmerdent les femmes », Mélania Trump refuse de porter le voile, le JDD compare le FN et Daech, le deux pois deux mesures entre les « affaires Fillon » et le président Macron…

Elisabeth Lévy

Un Bistro Libertés qui pique avec la chipie Elisabeth Lévy

29/05/2017 – FRANCE (NOVOpress) : La polémiste et essayiste Elisabeth Lévy, fondatrice du magazine Causeur, était l’invité du Bistrot Libertés animé par Martial Bild, sur TV Libertés. Comme toujours avec celle qui « aime bien la bagarre », il n’y a pas eu de concession à la langue de bois. Une émission qui pétille, entre anecdotes et sujets de fond.

  • Et si Emmanuel Macron réussissait ?

On moquait sa candidature, il est devenu le huitième président de la République. On disait la France au bord du Frexit, elle se choisit un chef d’Etat ouvertement libéral et européen. On le disait léger et faible, il redonne crédit et rigueur à la fonction présidentielle et il dynamite les partis politiques institutionnels. Et si, contre toute attente, Emmanuel Macron réussissait ?

  • Quartier de la Chapelle à Paris : une « no-go-zone » interdite aux femmes ?

Dans les quartiers de la Chapelle et Pujol dans le XVIIIe arrondissement de Paris, les femmes sont une espèce en voie de disparition, victimes d’insultes et de harcèlement. Si certains dénoncent l’instauration d’une « no-go-zone » en plein cœur de la capitale, d’autres regrettent l’utilisation de prétextes féministes à des fins racistes. La Mairie de Paris assure qu’elle s’occupe de la situation. Quelle est la situation réelle vécue par les habitants de cet Est parisien ?

  • Donald Trump et la « bataille entre le Bien et le Mal ».

Lors de son discours sur l’Islam, prononcé le dimanche 21 mai à Ryad en Arabie saoudite, le président américain a évoqué une « bataille entre le Bien et le Mal » et a appelé les pays du monde à isoler la nation iranienne, jugée responsable du terrorisme.
Doit-on parler d’un changement total de ton de la part de Donald Trump ? Et peut-on évoquer un changement de politique des Etats-Unis dans cette partie sensible du monde ?

Macron, artefact et marionnette – par Guillaume Faye

27/05/2017 – FRANCE (NOVOpress avec Guillaume Faye)

Un artefact est une fabrication qui se substitue au réel et dont la vraie nature est travestie. Une marionnette est un personnage de spectacle dirigé par une volonté extérieure. Emmanuel Macron relève peut–être des deux. Feu d’artifice médiatique, brillant et creux, talentueux et retors, il est le produit de forces idéologiques et financières qui l’ont créé afin de neutraliser la menace d’une France identitaire. Macron a été formaté pour donner à la décadence et à la destruction de la France le visage rassurant d’un jeune premier souriant. En outre, son ”libéralisme” économique, sympathique de prime abord dans ce pays objectivement communiste au taux de chômage double de ses voisins, s’avérera vite bidon. Macron sera une poule mouillée en matière de réformes. Trop peur de la bagarre…

L’opération Macron, montée par des réseaux financiers et médiatiques

L’élection d’Emmanuel Macron à l’Élysée serait « le coup de poker le plus sidérant de toute l’histoire politique française » selon Guillaume Tabard (Le Figaro 10/05/2017). En tout cas, il a été bien préparé, notamment par l’exécution de François Fillon grâce à un appareil judiciaire partial, politisé et obéissant à Macron, alors ministre de l ‘Économie de Hollande (voir un article précédent de ce blog).

Tous les médias s’extasient – ou font semblant – de la fulgurante ascension du plus jeune président de la République, 39 ans, hors parti, fondateur d’un mouvement, En marche !, (devenu ” La République En Marche”, LREM) véritable start up politique revendiquant déjà 230.000 adhérents (chiffre exagéré, évidemment) et ridiculisant le PS et la droite. Pas de miracle là dessous : seulement une opération financière massive, préparée dans le secret depuis 2014, destinée à faire élire l’exécutant, le porte–parole de milieux dirigeants cosmopolites, oligarques internationaux alliés à d’importants intérêts musulmans. Pierre Bergé est évidemment de la partie. Tous ont choisi en Macron leur cheval de Troie, pour mettre la main sur la France et enrayer le péril (”populiste” ou plutôt populaire) du Front national présenté comme fascisant. Bien que ce dernier soit bien affaibli par l’agent Philippot et le programme contre–productif qu’il a imposé.

La ligne économique floue de Macron – et nullement ”libérale” ! – n’est pas le plus important pour ceux qui l’ont fabriqué ; ce qui compte, c’est son positionnement politique cosmopolite et islamophile. Macron et son lobby sont le résultat d’une opération financière internationale de grande ampleur – avec des dessous probablement cent fois plus opaques que les petites combines de Fillon poursuivi pour des broutilles par une justice au garde–à–vous. Fillon, qui était le symbole d’une France provinciale et catholique détestée – autant que la France déclassée et prolétarisée qui votre FN. Deux populations de souche méprisées par l’oligarchie cosmopolite qui finance Macron et qu’il représente.

La fulgurante ascension du play boy Emmanuel Macron, jamais vue dans l’histoire de la République ni chez nos voisins, s’explique donc en grande partie par l’ampleur d’une stratégie financière et médiatique préparée depuis quelques années, impliquant de très gros investissements. Jamais Le Canard Enchaîné ni la justice n’oseront se pencher sur les ressorts de l’ascension de Macron. C’est un homme qui a beaucoup plus de pouvoirs d’intimidation et de relations que M. Fillon…

La campagne électorale de Macron a été financée à hauteur de 15 millions d’euros sans qu’aucune investigation judicaire ne survienne. Dans l’opacité la plus totale. À côté de cela, Fillon, le cocu content, est persécuté par une justice aux ordres. Cherchez l’erreur.

Show, vacuité et boniments

Flou et ambigu sur tous les sujets, surtout régaliens, Emmanuel Macron apparaît à la fois brillant et d’une vacuité insipide. Mais dans cette société du spectacle, le vide, la superficialité, le show l’ont emporté sur le raisonnement et la réflexion politiques.

Rien que le vocabulaire d’Émmanuel Macron, se voulant le « progressiste » contre les « réactionnaires » appartient aux clichés de la vieille gauche. Macron est un jeune vieux, qui recycle des poncifs. C’est le produit chromé d’élites médiocres et fluctuantes, intelligentes, certes, mais sans caractère ni convictions.

La « recomposition complète de la vie politique » avec Macron est une plaisanterie. La majorité des médias aux ordres (qui critiquent le ”poutinisme” de leurs confrères russes !) l’ont présenté comme « le président des patriotes contre la menace nationaliste ». Patriote, un homme qui explique qu’il n’y a pas de culture française, mais seulement une ” culture en France ” ?

Un de ses expressions répétitives, « je vais être clair », signifie exactement le contraire. Le ”macronisme” est un syncrétisme opaque et mou qui se compare ridiculement au gaullisme en se voulant ”rassembleur”. En Marche ! signifie aussi l’inverse : Sur Place ! L’immobilisme, le réformisme minimaliste ou fallacieux sont la marque de fabrique de Macron, dont les ”réformes” n’ont été que des crottes de souris quand il était dans le gouvernement socialiste. Il représente le Système avec perfection : une communication flamboyante, des actes et des résultats misérables.

En nommant le juppéiste Edouard Philippe (droitiste mou sans idées précises, girouette, issu du PS passé à droite et…islamophile) comme Premier ministre, Macron veut évidemment casser la droite et récupérer un maximum de voix LR aux législatives. Se concrétise bien là une stratégie de type IIIe et IVe République, politicienne mais non pas politique (c’est-à-dire avec un ”axe de volonté”) au sens de Carl Schmitt.

Macron se présente comme le rassembleur droite–gauche, une sorte de voiture balai. Il est la synthèse du vieux Système, de la gauche d’appareil et de la droite affairiste (et non pas entrepreneuriale), c’est–à–dire les deux faces de la même pièce. Il ne rassemble qu’une oligarchie déjà rassemblée.

Lire la suite

Vu sur Twitter

L’État islamique appelle à une «guerre totale» contre l’Occident et à de nouvelles attaques durant le ramadan

Publié le

Immigration : La Hongrie forme ses “chasseurs à la frontière”

27/05/2017 – HONGRIE (NOVOpress)
Ces nouveaux gardes-frontières ont été institués par le Premier ministre Victor Orban et leur nom fait polémique.

Les défenseurs des droits de l’homme y voient un sous-entendu de “chasse aux migrants”.

Mark Kekesi, activiste du “Groupe Solidarité Migrants de Hongrie”, a déclaré : “Je crois qu’en lui-même ce nom de “chasseurs de frontière” est effrayant, j’aurais choisi autre chose.”

De leur côté, les autorités hongroises démentent tout sous-entendu dans l’intitulé des nouvelles unités spéciales de gardes-frontières.

Klara Kiss, vice directeur du Centre du centre de formation et d’entraînement de la police nationale hongroise, déclare pour sa part :

Les médias peuvent tout interpréter à leur manière. Ce que nous voulons dire, c’est que ces jeunes gens vont travailler le long de la frontière, c’est cela le véritable sens.


Face au terrorisme islamique, nos dirigeants se comportent en munichois

La grande faiblesse de nos dirigeants, c’est leur relativisme culturel.

On en sait un peu plus sur le « kamikaze » qui s’est fait exploser à la sortie d’un spectacle, à Manchester. Il est né dans cette ville, en 1994, de parents libyens qui avaient fui le régime du colonel Kadhafi. Ses voisins le décrivent comme « un jeune homme très discret », bon joueur de football, consommateur régulier de cannabis. Il aurait suivi, puis abandonné des études de management. Quelqu’un de « normal », comme disent régulièrement, en France, les proches des terroristes.

Pas si normal que cela, cependant. Selon plusieurs journaux britanniques, il fréquentait une mosquée qui, dit-on, aurait autrefois levé des dons pour le djihad. Le ministre de l’Intérieur français a précisé que, selon les enquêteurs, « après un voyage en Libye, puis sans doute en Syrie, il se radicalise et décide de commettre cet attentat ». Il était, d’ailleurs, connu de la police, sans qu’on en sache les raisons exactes. L’enquête se poursuit. La police soupçonne un réseau. Sept interpellations ont déjà eu lieu…

Beaucoup de points communs avec ce qui se passe en France. Certes, le Royaume-Uni est adepte du multiculturalisme, à un degré que notre pays n’a pas encore atteint, mais nous en prenons le chemin.

Certes, plusieurs attentats ont été déjoués grâce aux services de renseignement, mais des mosquées salafistes subsistent, des « fichés S » sont dans la nature, des combattants djihadistes reviennent de Syrie ou d’Irak. Et, comme d’habitude après un attentat, le gouvernement annonce que l’état d’urgence sera prolongé et qu’une nouvelle loi de sécurité sera examinée par le futur Parlement.

En France comme en Angleterre, c’est après coup qu’on réagit. On ne prend pas les devants. On renforce les mesures de sécurité, mais on ne s’attaque pas aux causes.

Tout d’abord, on ne veut pas nommer le mal. Peut-on distinguer le terrorisme islamique de l’islam ? Force est de constater que tous les terroristes sont des musulmans, parfois convertis. Amedy Coulibaly, dans l’Hyper Casher, a pris le temps de faire sa prière avant l’assaut des forces de l’ordre. C’est peut-être un islam primaire, intégriste, caricatural – laissons les spécialistes se prononcer –, mais il prend sa source dans l’islam.

Il faut avoir le courage de le reconnaître et prendre des mesures qui permettent de protéger les Français de confession musulmane qui veulent s’intégrer des pressions d’une minorité militante. Le terrorisme islamique n’a pas seulement pour objectif de s’attaquer aux mécréants : il veut aussi intimider ceux qui partagent leur religion et obtenir, sinon leur complicité, du moins leur passivité.

Ensuite, on met en avant les principes de la démocratie avec lesquels il ne faudrait jamais transiger. Malheureusement, en temps de guerre, il faut savoir, momentanément, faire passer la sécurité avant le respect strict des droits de l’homme. La guerre, hélas, n’a jamais été un exercice de bonnes manières.

Enfin, le modèle communautariste ne protège pas du terrorisme : plutôt que de se montrer complaisant à l’égard du multiculturalisme, il faut entreprendre une véritable politique d’assimilation. Dans ce domaine aussi, force est de constater que ce ne sont pas les immigrés d’origine européenne ni asiatique qui posent le plus de problèmes.

La grande faiblesse de nos dirigeants, c’est leur relativisme culturel, qui met toutes les cultures sur le même plan, leur abandon de nos racines, des valeurs que la France a forgées à travers son histoire. Quand on fait table rase du passé, quand on remplace le sentiment national par le mondialisme, on s’offre désarmé aux coups de l’adversaire. Nos dirigeants ne sont que des munichois irresponsables qui nous livrent au totalitarisme.

Philippe Kerlouan

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

RIchard Ferrand

Richard Ferrand, démission !, par Guy Rouvrais

Richard Ferrand, ministre de la Cohésion des territoires, a un modèle politique. Mais ce n’est pas, comme on le pourrait le penser, celui dont il a été le bras droit pendant la campagne et qui a fait de lui un membre du gouvernement, à savoir Emmanuel Macron, non, c’est celui qu’il a battu, François Fillon.

Dans l’affaire qui l’accable – ou plutôt les affaires – (voir Présent du 26 mai), il calque son attitude sur celle du malheureux candidat républicain, jusqu’à lui emprunter, mots pour mots, ses arguments de défense. Défense mais pourquoi, puisqu’il « n’y a rien d’illégal », dit-il, dans le fait que les Mutuelles de Bretagne, dont il était le directeur général, ayant le choix entre trois sites pour louer des locaux commerciaux, ont opté pour celui de sa compagne ? Ces locaux, ayant été rénovés à grands frais par la mutuelle (184 000 euros), la valeur des parts de la SCI, créée à la hâte, « a été multipliée par 3 000 », six ans plus tard.

Son collègue, Christian Castaner, volant à son secours, reprend sa justification : « Un acte de droit privé parfaitement légal qui n’est ni délictuel, ni pénal. » Lucide, il ajoute : « Ça tombe mal, car cela crée de la suspicion dans un contexte de suspicion. » C’est le moins qu’on puisse dire, encore qu’il soit rare qu’une telle affaire tombe bien pour un gouvernement… Quant au porte-parole de La République en marche, Benjamin Griveaux, il a ce curieux argument : « La moralisation de la vie publique concerne l’argent public. Là, c’était de l’argent privé. » On peut donc être immoral avec de l’argent privé, bien que ce soit celui des mutualistes ? Belle mentalité !

Et l’emploi de son propre fils en tant qu’assistant parlementaire, comme celui de Fillon ? Simple job d’été pour quelque 8 000 euros. Pourquoi lui ? Réponse qui ne va pas lui faire que des amis parmi ses électeurs : « Je vous invite à aller faire un tour en Bretagne. Ce n’est pas simple de trouver un jeune, volontaire pour travailler cinq mois qui sait lire et écrire correctement. » A part le fils Ferrand, les jeunes, là-bas, savent à peine lire et écrire, les Bretons sont des demeurés. Là, c’est Macron qui est son modèle, en 2014 ce dernier traitait, lui, les ouvrières des abattoirs bretons Gad d’« illettrées ».

Quoique tout cela soit on ne peut plus légal, il assure, à l’unisson de Fillon : « Si c’était à refaire, je ne le referais pas » et ce, pour le même motif : « Ce qui était autorisé à l’époque ne l’est plus aujourd’hui. » Prise de conscience récente car, croyant toujours cela normal, il n’a rien signalé à Macron au moment de la formation du gouvernement. Laquelle fut retardée de 24 heures, afin de vérifier la probité des pressentis, éplucher leurs comptes, sonder leur passé, tendre l’oreille pour écouter le tintement d’éventuelles casseroles. Ferrand est passé au travers, à moins que Macron, chantre de la transparence, n’y ait rien vu de moralement répréhensible.

Comment Richard Ferrand peut-il rester dans un gouvernement qui va incessamment présenter une loi sur la moralisation de la vie publique, déclarée comme prioritaire et essentielle au renouveau du pays ? La simple décence l’implique : Ferrand démission ! Mais le ministre l’affirme : « Je ne démissionnerai pas. » Ce fut aussi le leitmotiv de Fillon. Ce sont les électeurs qui l’ont chassé.

Guy Rouvrais

Article repris du site du quotidien Présent

Immigration Submersion

Immigration illégale : bientôt 7 millions d’arrivants ?

Le nombre de personnes en attente d’émigrer illégalement en Europe est en nette hausse en Afrique et au Moyen-Orient, d’après un document des services allemands qui a fuité cette semaine dans le journal Bild.

Alors qu’il était estimé à 5,9 millions à la fin janvier, ce nombre atteindrait désormais 6,6 millions, dont un million environ de « migrants » qui sont déjà en Libye, un million en attente en Egypte, 430 000 en Algérie, 160 000 en Tunisie, 50 000 au Maroc, 3,3 millions en Turquie et 720 000 en Jordanie.

Alors que la belle saison, propice à l’immigration illégale, commence seulement, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) recense déjà (au 23 mai) 59 135 arrivées par voie de mer cette année (et 1 340 noyades), dont 50 041 arrivées en Italie. Par ailleurs, 76 000 immigrants arrivés illégalement sont encore bloqués sur la route des Balkans, dont 62 500 en Grèce, où 6 395 personnes sont encore arrivées clandestinement cette année.

L’afflux migratoire, encouragé par le laxisme des pays européens, est donc loin de se tarir après les 363 401 arrivées par voie de mer en 2016 et les 1 007 492 arrivées recensées par l’OIM en 2015.

Des accords ?

A l’approche des élections législatives allemandes de septembre, le parti CDU de la chancelière Angela Merkel veut désormais promettre aux électeurs allemands des accords avec d’autres pays, particulièrement en Afrique du Nord, sur le modèle de celui entre l’UE et la Turquie. Le projet de manifeste de la CDU stipule aussi que les « migrants » sauvés de la noyade en Méditerranée doivent être ramenés sur la côte africaine et que les pays d’Afrique du Nord devront les héberger avec l’aide de l’UE. Il faut dire que l’ouverture des frontières allemandes aux immigrants clandestins en 2015 coûte aujourd’hui beaucoup à l’Allemagne. Indépendamment des problèmes que cela pose en termes de risque terroriste et de hausse des crimes et délits, l’Allemagne a dépensé plus de 20 milliards d’euros en 2016 pour les « réfugiés », et donc pour gérer les effets d’une crise qu’elle avait fortement contribué à amplifier.

Manque de réalisme européen

Quoi qu’il en soit, les chiffres des services allemands sur ces 6,6 millions d’immigrants potentiels à court terme montrent une fois de plus le caractère totalement inadapté de la politique de relocalisation forcée de 120 000 demandeurs d’asile que l’on voudrait imposer aux pays d’Europe centrale et orientale. S’ils cèdent, ce ne sera pour eux que le début de l’immigration de masse à l’occidentale. Et ils en sont tout à fait conscients, à l’image du Premier ministre polonais Beata Szydło qui, dans un débat mercredi à la Diète sur les questions de défense et de sécurité, a lancé aux députés d’opposition dont le gouvernement avait, en 2015, accepté de prendre un quota de « réfugiés » :

« Nous n’accepterons aucun chantage de la part de l’Union européenne. Nous n’allons pas prendre part à la folie des élites bruxelloises ! » Et encore : « Nous avons le courage de poser la question aux élites politiques en Europe : où allez-vous, où vas-tu, Europe ? Sors de ta léthargie, car sinon tu pleureras tous les jours tes enfants ! »

Une réaction à l’opposé de celle du président français, qui a promis dimanche à l’Italie plus de solidarité dans l’accueil des immigrants illégaux.

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 27 mai 2017

Soraya Lemaire Molenbeek FN 4

Une candidate FN choisit Molenbeek pour accorder un entretien filmé

Soraya Lemaire Molenbeek FN 226/05/2017 – BELGIQUE (NOVOpress) : Soraya Lemaire, candidate FN aux élections législatives dans la 4e circonscription des Français de l’étranger, celle du Benelux, fait dans le symbolique : pour son entretien au site belge Le Peuple, elle a choisi d’être filmée à Molenbeek, à deux pas de la maison familiale de Salah Abdeslam ! Pas pour s’adresser aux Français « issus de l’immigration » mais au contraire pour s’affirmer européenne et pour livrer, aux 200 000 Français qui résident dans cette circonscription qui comprend la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg, un message identitaire de lutte contre l’immigration et d’affirmation d’une identité européenne.

« Molenbeek, pourquoi ? Parce que c’est le résultat d’un laboratoire politique et social [voulu] par l’ancien maire socialiste [qui fait] qu’entre atermoiements et connivence, on est arrivés à une ville qui ne ressemble plus à une ville d’Europe. »

Et Soraya Lemaire d’ajouter : « Voilà pourquoi il me semble important d’être à Molenbeek pour parler d’immigration, alors qu’on est à quelques encablures de la Commission européenne […] On a aussi des Molenbeek en France, dans le 93, à Lunel, à Lyon », etc.

eric-zemmour

Eric Zemmour : « NKM est un résumé caricatural de l’évolution de la droite »

25/05/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Dans le VIIe arrondissement de Paris, Nathalie Kosciusko-Morizet – NKM – se voit défiée par deux autres candidats issus de son camp, le gaulliste Henri Guaino et Jean-Pierre Lecocq, maire du Vie arrondissement voisin. Aux yeux d’Eric Zemmour, c’est tout à fait normal et ce n’est que la conséquence logique de l’évolution de la droite.

« C’est la parabole bien connue du lapin pris dans les phares de la voiture, raillait Eric Zemmour ce matin sur RTL. Il sait qu’il va se faire écraser mais il est tellement fasciné par la lumière des phares qu’il reste immobile comme une cible consentante. Kosciusko-Morizet ressemble au lapin dans les phares. Bien sûr, elle ne reste pas immobile, ce n’est pas le genre de la maison. Elle fait campagne sur le terrain et surtout se démultiplie médiatiquement – une gageure pour celle qui a déjà construit toute sa carrière sur la faveur médiatique. »

« Mais son agitation, poursuit Zemmour, ressemble à de la panique. Elle joue sa peau et elle ne sait, mais elle ne peut qu’accepter son destin tragique. Pourtant, elle avait cru tirer le gros lot lorsque François Fillon lui avait légué sa circonscription parisienne du VIIe arrondissement, un héritage en or massif où la droite domine depuis qu’il y a des élections. »

« Mais voilà, le typhon Macron est passé par là. Il a révélé une scission culturelle et politique au sein de la bourgeoisie. D’un côté la bourgeoisie traditionnelle et plus âgée qui a voté Fillon. De l’autre, les bobos, plus jeunes, moins riches, qui ont voté Macron. Les deux sont économiquement libéraux mais se différencient par leurs comportements et leurs valeurs : famille, immigration, laïcité. »

Or, poursuit l’éditorialiste, « NKM a bâti sa gloire médiatique sur son progressisme culturel. […] Sur tous les thèmes de société, ses premiers réflexes sont toujours de gauche. Elle est la parfaite incarnation des bobos, les bobos qui ont voté Macron. Et qui, aux législatives, auront donc leur candidat […]. »

« NKM est un résumé caricatural de l’évolution de la droite depuis la création de l’UMP sous la houlette d’Alain Juppé il y a quinze ans : toujours plus au centre, toujours plus à gauche, toujours plus progressiste, toujours plus politiquement correcte, toujours plus éloignée de l’électorat traditionnel de la droite. »

Conclusion d’Eric Zemmour : « La percée de Macron sonne la fin de la partie. Quand on évolue sur les terres du centre gauche, on se soumet au nouveau président et on se met en marche avec la future majorité présidentielle. Ou on coule. Car c’est bien connu : l’électeur préfère toujours l’original à la copie. »

Donald Trump Arabie saoudite

Les Etats-Unis sous Donald Trump : le surréalisme comme condition de survie

La visite du président Trump en Arabie Saoudite a rempli d’aise les neocons et n’a donc pas soulevé trop d’indignation dans les médias de grand chemin. Tout le monde aux Etats-Unis ne l’entend pourtant pas de la même oreille. Ainsi Justin Raimondo et les partisans de Ron Paul :

« A-t-on vu spectacle plus dégoûtant durant les quatre mois de cette présidence que la vision de Donald Trump bavant devant le barbare monarque saoudien et sa criminelle famille de principicules insignifiants ? Cela suffirait à faire vomir tout Américain normal, surtout lorsqu’on se souvient de ce que Trump avait dit d’eux durant la campagne électorale: “L’Arabie Saoudite et nombre de pays qui ont donné de grosses sommes d’argent à la Fondation Clinton veulent tenir les femmes en esclavage et tuer les gays. Hillary doit rendre tout l’argent venu de ces pays-là!“ […] A présent, le gendre de Trump, Jared Kushner, demande à Lockheed-Martin de faire des rabais aux Saoudiens, négociant personnellement la plus grosse vente d’armes de l’histoire américaine. »

Pourtant, que resterait-il de l’économie américaine sans son complexe militaro-industriel, qui assure selon certaines évaluations jusqu’à 52 % du PIB américain ? Et que resterait-il du complexe militaro-industriel sans le clan saoudien, à qui M. Trump vient de vendre pour 110 milliards de commandes directes d’armements, sans compter les promesses ultérieures ?

En d’autres termes, l’alliance saoudienne s’est transformée en une indéfectible symbiose entre la première puissance au monde et son meilleur client. C’est pourquoi M. Trump a réussi à lancer une harangue enflammée contre le terrorisme en l’imputant… aux Iraniens, en présence de ceux-là même qui financent et soutiennent notoirement la violence islamsite dans le monde. Cette duplicité surréaliste est désormais une condition structurelle de survie pour l’Empire américain.

Texte et illustration repris de l’Antipresse de Slobodan Despot
(titre originel : « USA – Le surréalisme comme condition de survie »)

Chant des alouettes

La Chant des alouettes : le grand poème identitaire européen

À l’occasion du colloque de l’Institut Iliade « Européens : transmettre ou disparaître », Thibaud Cassel a réuni une anthologie poétique, Le Chant des alouettes, publiée par les éditions Pierre-Guillaume de Roux. Un condensé de la civilisation européenne. Voici la recension qu’en a faite François Bousquet dans le n° 166 d’Eléments, daté de juin-juillet 2017.

Chant des alouettes CouvComment définir une civilisation d’un trait, et d’un trait qui n’ait ni l’approximation d’une formule alchimique ni l’aridité d’une équation mathématique ? Rien de tel que la poésie. Et quel continent a tout jeté dans ses vers, dans sa littérature – son âme, son élan vital, sa physionomie ? L’Europe. Depuis Homère. Les livres en sont le dépôt vivant.

Le grand John Cowper Powys disait d’eux qu’ils renferment « la parole de l’homme opposée au silence de la nature et au mutisme cosmique ; ils représentent la vie de l’homme face à la mort planétaire, la révélation faite à l’homme par le dieu qui l’habite, et la réponse de l’homme au dieu extérieur. Quiconque touche un livre, ne touche pas seulement “un homme”, mais touche l’Homme avec une majuscule. L’homme est l’animal qui pleure, qui rit, et qui écrit. Si le premier Prométhée a volé le feu du ciel dans une tige de fenouil, le dernier l’y rapportera dans un livre ». C’est plus vrai encore de l’homme européen. Thibaut Cassel s’en est souvenu. Il a enfermé l’Europe dans un écrin de papier : une anthologie poétique, une soixantaine de textes reliés les uns aux autres par un même patrimoine, historique ou génétique, qu’importe, pour l’essentiel français. Pari audacieux, pari tenu.

Ils tracent le limes culturel de l’Europe. Un « vaste poème identitaire », résume l’auteur dans une introduction limpide dont il faudrait tout citer :

« L’Europe, c’est l’expression de nos peuples à la clarté des astres parents et successifs de la Grèce, de Rome, de la chrétienté puis des nations. »

Elle doit ce qu’elle est au génie grec, à la romanitas et à la Respublica christiana qui, à travers les Universités médiévales, diffusa sur le continent une langue et une philosophie communes, le latin et l’aristotélisme. Les cités, l’empire, les nations, longue chaîne ininterrompue. […]

Le Chant des alouettes, par Thibaud Cassel, préface de Christopher Gérard, édition Institut Iliade/Pierre-Guillaume de Roux, 2017, 176 p.

Croisades prise Jérusalem

La Petite Histoire – La vérité sur les croisades

25/05/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Les croisades étaient-elles des guerres de conquête, voire de colonisation ? C’est en tous cas ce que l’on tente bien souvent de nous faire croire, en nous présentant ces événements comme l’un des crimes odieux de la chrétienté, à mettre sur le même plan que les conquêtes arabes. Il n’en est évidemment rien, et c’est ce à quoi ce nouvel épisode de La Petite Histoire est consacré. Une émission de Christopher Lannes sur TV Libertés, en partenariat avec La Nouvelle Revue d’Histoire.

Jérôme Rivière

Jérôme Rivière : « La priorité, c’est celle de l’identité de la France »

24/05/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Après avoir été député UMP de 2002 à 2007, Jérôme Rivière a soutenu Philippe de Villiers pour la présidentielle de 2007 puis pour les européennes de 2009, pour finalement se rapprocher du Front national, qui l’a désigné comme l’un des ses porte-parole pour les élections législatives et lui a accordé son investiture dans la 6e circonscription du Var. Spécialiste reconnu des questions de Défense, il est aussi celui qui avait réclamé, comme député UMP, la suppression de l’Aide médicale d’Etat et avait réussi à imposer l’enseignement de La Marseillaise au primaire.

Interrogé par TV Libertés, Jérôme Rivière insiste sur le rôle des députés dans la limitation de l’immigration et dans le combat contre l’islamisation, raisons pour lesquelles le Front national doit absolument disposer d’un groupe à l’Assemblée nationale. Il est bien placé pour expliquer que les dirigeants de la droite « ne représentant plus less valeurs que défendent leurs électeurs » et que c’est désormais le FN qui défend ce à quoi croit cet électorat.

Chapelle-Pajol

Chapelle-Pajol : tout ça, c’est la faute des Ponts et Chaussées !, par Gabrielle Cluzel

Les gens sont comme ça. Quand, à la une de l’actualité, il est question d’écologie, ils s’attendent à voir réagir les écologistes. De fiscalité, les fiscalistes. De syndicat, les syndicalistes… Ils imaginaient donc, un peu bêtement, dans l’affaire Chapelle-Pajol, une réaction féministe. Toc, toc, toc, yakelkun ? Rien. Nada. Osez le féminisme devait avoir un sanglier sur le feu et Marlène Schiappa un menhir à livrer.

Puis, au bout de 48 heures, Caroline De Haas s’y est enfin collée. Dans une interview qui a fait le buzz, elle a proposé « d’élargir les trottoirs ». Il fallait y penser. Les femmes sont si nunuches et pudibondes qu’elles ont sûrement confondu les frôlements inhérents à la cohue avec du harcèlement. Voilà. Tout est arrangé. Et les insultes, alors ? Là, vous êtes lourdingues, d’accord ? Vous voyez bien que tout cela enquiquine Caroline.

À Sevran, dans les cafés, peut-être aurait-il suffi de mettre du 3-en-1 dans les gonds un peu grippés ? Les portes, pour les femmes, sont souvent lourdes à pousser.

Qui a eu vent, du reste, de l’initiative inédite qui a été prise à Saint-Denis après ce reportage malheureux ? Un autocollant « Femmes bienvenues » a été créé, destiné à être collé sur les cafés ayant signé une charte pour promouvoir la laïcité. C’est sympa. Ou pas. C’est rassurant… ou vaguement inquiétant. Dire que les femmes sont bienvenues là suppose qu’elles ne le sont pas ailleurs. Les femmes, comme les chiens, sont admises. Mais tenues en laisse, quand même ?

La vérité – je le sais, vous le savez, même Caroline De Haas le sait – est qu’en zone urbaine se concentre une population allochtone toujours plus importante dont le regard sur la femme n’est pas celui que porte la population occidentale. Ce n’est pas un jugement de valeur mais un constat.

Les guides touristiques, dont l’un des principaux intérêts est de mettre au jus des us et coutumes, préviennent les voyageurs en partance pour le Maghreb, le Moyen-Orient, l’Afrique de l’Ouest, centrale, etc. : dans de nombreux endroits, il est recommandé aux femmes de se couvrir, de ne pas se promener dans une tenue légère façon « Côte d’Azur ». Ces guides ne sont pas racistes, bien sûr, mais font simplement leur boulot.

Dans La mort n’est pas une solution, Anne-Isabelle Tollet, longtemps correspondante au Pakistan, écrit sur ce pays : « Je me sens beaucoup plus nue quand je porte un voile et une longue tunique qui me couvre les fesses, qu’en maillot de bain sur une plage occidentale. » Les journalistes occidentales qui ont couvert les événement de la place Tahrir au Caire, en 2012, ont fait le même constat, parfois à leurs dépens. Ce n’est pas un mystère. Par quelle magie le simple fait de passer une frontière européenne changerait-il instantanément ce regard ?

Le documentaire Femme de la rue, filmé en caméra cachée à Bruxelles (quartier Anneessens-Lemonnier) par Sofie Peeters a été le premier à évoquer, en juillet 2012, le problème du harcèlement sur la voie publique. Il a été aussi sec taxé de racisme, au grande dam de la jeune femme.

Un article du New York Times du 19 décembre 2015 (quelques jours avant les « incidents » du réveillon allemand) évoquait un programme financé par le gouvernement norvégien visant à « apprendre aux hommes issus de cultures différentes et non occidentales les codes d’une société où les femmes ont le droit de s’habiller comme elles le souhaitent », rajoutant :

« La plupart des pays européens ont renoncé à ces questions d’adaptation, par peur de stigmatiser les migrants comme violeurs potentiels et d’encourager les discours des politiques anti-immigration. »

Quant aux féministes, elles préfèrent incriminer les Ponts et Chaussées. Autant vous dire qu’avec ça, mes chéries, nous sommes sauvées.

Gabrielle Cluzel

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Chard Migrants CIO

Paris : des migrants finalement indésirables… pour le passage du CIO !

Le quartier parisien de La Chapelle est au centre de toutes les attentions depuis quelques jours. C’est Le Parisien qui a lancé le sujet en publiant un article sur le harcèlement des femmes dans le quartier. Les plus malhonnêtes ont accusé l’étroitesse des trottoirs (!) mais n’importe quelle femme sait ce qu’il en est de ce quartier comme d’autres.

Certains ont bien tenté d’expliquer que les hommes étaient partout les mêmes et que certains sifflaient aux terrasses des plus beaux cafés… Il faut vraiment être aveuglé par une mauvaise foi coupable pour oser comparer ce qui n’a rien de comparable : on parle ici de quartiers dans lesquels il est devenu impossible de marcher sereinement, jupe ou non. Il ne s’agit pas seulement de drague un peu lourde ou de regards gênants : certaines rentrent chez elles la peur au ventre une fois la nuit tombée et finissent par se départir de la partie la plus féminine de leur garde-robe par crainte de ce qu’elle pourrait engendrer de commentaires, de gestes ou de comportements dans les rues de leur quartier.

Immédiatement, Anne Hidalgo – qui a semblé découvrir le problème – a lancé « un processus de marche exploratoire ». En clair, rien de concret mais un nouveau pas dans la novlangue.

Et pourtant, la mairie de Paris sait agir, et agir vite. Elle vient de le prouver en faisant évacuer les clandestins qui squattaient justement le quartier… de La Chapelle. Rien à voir avec ces pauvres femmes harcelées dont certaines dénoncent le problème depuis des années, c’est le Comité olympique qui a poussé la mairie de Paris à agir et c’est l’adjoint (PC) aux Affaires sociales et à l’hébergement d’urgence du maire (PS) Eric Lejoindre, Gérald Briant qui nous l’a appris en répondant à la question d’un élu LR de l’opposition :

« Oui, nous nous sommes félicités que le passage des membres de la commission d’évaluation du CIO [NDLR : Comité international olympique] à Paris, ait permis de mobiliser la force publique. »

S’en est suivie la « mise à l’abri » de 1 609 « réfugiés », selon les expressions consacrées.

Et l’élu de poursuivre : « Il faut être pragmatique, et saisir les opportunités qui sont données », avant que le député PS Daniel Vaillant, ancien maire du XVIIIe arrondissement estime quant à lui :

« On a bien heureusement pu faire en sorte que le secteur de la porte de La Chapelle soit plus présentable ».

Présentable ? Nous qui pensions que tout allait bien, que l’enrichissement était acté et qu’aucun problème n’avait pour racine l’immigration…

Marie Pommeret

Article et dessin de Chard parus dans Présent daté du 25 mai 2017
(titre originel : « Migrants finalement indésirables »)