Noël Mamère : « Une partie du personnel politique s’enrichit sur la bête, c’est-à-dire les citoyens »

Noël Mamère : « Une partie du personnel politique s’enrichit sur la bête, c’est à dire les citoyens »

06/10/2011 – 09h30
BEGLES (via Info Bordeaux) –
Le maire de Bègles (Gironde) s’élève contre les dérives politico-financières qui touchent la classe politique depuis de nombreuses semaines. Dans un éditorial publié sur son site, intitulé « Dépolluer la République », l’ancien candidat écologiste à la présidentielle de 2002 ne fait pas dans la demi-mesure.

« Nous avons affaire à de vulgaires ripoux dont certains ont été Ministres d’Etat de la République. Ce sont les mêmes qui nous donnent des leçons de morale, mais qui inventent chaque jour de nouvelles mesures contre les pauvres et les classes moyennes, qui stigmatisent comme fraudeurs potentiels des millions de citoyens… Tout en pataugeant dans la criminalité en col blanc. Vue la cadence infernale de révélations, toutes moins ragoûtantes les unes que les autres, le bilan de cette triste équipe risque de faire apparaître Jacques Chirac comme un modèle de vertu ! ».

Pour le député-maire, le gouvernement devrait appliquer « la jurisprudence Jospin qui obligeait les ministres mis en examen à démissionner sur le champ ». Pourtant, Noël Mamère ne stigmatise pas seulement la droite. La gauche, et particulièrement le parti socialiste, est elle aussi pointée du doigt : « De l’autre côté de l’échiquier politique, rien n’est fait pour se débarrasser des notables mis en examen pour – excusez du peu – association de malfaiteurs ».

Les conséquences de ce « contexte glauque » risquent de se retourner contre la classe politique dans son ensemble. Pour l’élu écologiste, la solution viendra donc d’Eva Joly, candidate d’Europe-Ecologie à l’élection présidentielle. Ce serait la seule à pouvoir stopper l’inévitable progression de Marine Le Pen : « Eva Joly a toujours combattu fermement toute forme de corruption, parce qu’elle connaît les circuits et les réseaux par lesquels passent les mallettes, parce qu’elle possède la fermeté et le courage nécessaires pour dépolluer la République ».

Pour Noël Mamère, le choix est simple : « les Français devront choisi en mai et juin prochain entre ceux qui dénoncent la corruption et ceux qui l’organisent ».

[Football] Tirage au sort des compétitions internationales : un système inégalitaire en faveur des gros clubs

[Football] Tirage au sort des compétions internationales : un système inégalitaire en faveur des gros clubs

06/10/2011 – 07h45
PARIS (NOVOpress) —
 Pour les amateurs du ballon rond, le tirage au sort est toujours excitant : va-t-on visiter enfin le Kp d’Anfield ou la butte qui sert de virage à Oiseaux-les-Champs ? Assistera-t-on à une réception musclée de la part de West Ham ou bien cela sera-t-il une balade de santé au Luxembourg ? Allons-nous nous prélasser sur les bords de la Méditerranée ou se rafraîchir à Dunkerque ?

Le système mis en place par les instances officielles du football tronque toutefois complètement la réalité de l’enjeu, à savoir le “système des chapeaux”. Ce système, équitable sur le papier, est perverti selon l’équation : les meilleurs clubs, faisant partie du premier chapeau, ne joueront pas les uns contre les autres ; les clubs plus modestes, c’est-à-dire les petits chapeaux, joueront contre les gros clubs, ce qui équivaut à peu de chances d’exploits.

Un exemple typique : chapeau n°1 pour les éliminations de l’EURO 2012, qui compte l’Espagne, l’Allemagne, les Pays Bas, l’Italie, l’Angleterre, la Croatie, le Portugal, la France, la Russie. Si le Brésil était Européen, sans doute n’aurait-il pas joué dans un chapeau inférieur…
Chapeau n°6 : Azerbaidjan (le pays que personne ne sait situer sur une carte mais connu par tous Français après leur défaite à Auxerre 10-0 un soir de septembre 1995…), le Luxembourg, Malte, les Iles Féroé, Andorre et Sain Marin !

Il en va de même pour les coupes d’Europe.

Il semble qu’une mesure de bon sens consisterait à abolir un tel système destiné exclusivement à protéger les gros club, à leur réserver les « belles affiches » (c’est-à-dire celles qui vont faire de l’audience et du chiffre) pour les matchs de phase finale et en résumé, à dépopulariser un peu plus le football pour en faire un spectacle de foire, toujours plus rentable.

Pierre Lartificier, pour Novopress

Crédit photo : Wales vs. Montenegro, match disputé le 2 septembre 2011 à Cardiff. Auteur : Jon Candy, via Flickr (cc)

SIRI : le nouvel “Assistant virtuel” d’Apple éclipserait-il la sortie du nouvel iPhone ?

SIRI : le nouvel "Assistant virtuel" d'Apple éclipserait-il la sortie du nouvel iPhone ?

[box class=”warning”]Mise à jour au 06/10/2011 — Steve Jobs, co-fondateur d’Apple, est décédé ce mercredi 6 octobre 2011, des suites d’un cancer du pancréas. Plus d’informations : http://www.numerama.com/magazine/20070-steve-jobs-est-mort.html[/box]

05/10/2011 – 23h00
PARIS (NOVOpress) — À défaut d’un “iPhone 5”, Apple a donc sorti un modèle nommé “4-s”. Un numéro laissant tout compte fait présager bien peu d’innovations techniques, et pour cause. L’aspect purement matériel semble en effet être éclipsé par l’aspect logiciel. Selon Apple, l’annonce de l’arrivée d’une fonctionnalité de contrôle par la voix changerait de façon radicale la façon dont les utilisateurs interagissent avec leur iPhone, utilisant pour cela la conversation avec une intelligence artificielle poussée qui les aiderait dans leurs prises de décisions et la gestion de leur agenda.

“C’est un domaine où Apple était à la traîne par rapport à Google et où la firme rattrape son retard” explique l’analyste de Forrester, Charles Golvin, dans une interview.

Ce type de service tient à cœur à la firme de Cupertino depuis longtemps. L’ancien PDG d’Apple, John Sculley décrivait déjà ce genre d’expérience en 1987 dans son livre “Odyssey”. Il l’avait appelé “Navigateur de connaissances” et Apple avait durant plusieurs années diffusé des vidéos de démonstrations illustrant comment ce concept pourrait fonctionner. Le Navigateur de connaissances tournait alors sur un ordinateur de type tablette (bien des années avant qu’Apple ne dévoile son iPad) et intégrant un système de synthèse vocale élaboré, un puissant système de compréhension de la parole et une interface tactile assez similaire à celle qui est aujourd’hui utilisée dans le système d’exploitation iOS.

À la fin des années 80, les visions de Sculley relevaient du domaine du rêve. Aujourd’hui, elles sont très proches de ce que la réalité peut offrir. Nous disposons d’appareils à écrans tactiles intuitifs et portables, équipés de micro-processeurs puissants, de puces et de logiciels performants et doté d’assez de mémoire pour prendre en charge des tâches aussi complexes que l’analyse vocale.

Apple disposait donc du matériel adéquat pour son Navigateur de connaissances avec ses derniers modèles d’iPhone ou d’iPad, mais il lui manquait les logiciels permettant une synthèse et une compréhension vocale performante. Et c’est là qu’entre en jeu une start-up nommée Siri.

En vidéo : test de la reconnaissance vocale

Siri fut dans un premier temps une application disponible pour iPhone. Ses fonctionnalités paraissent proches de la recherche vocale de Google, qui est intégrée à l’application de recherche Google sur l’iOS et qui est aussi disponible sous Android et d’autres plateformes. Avec Siri, au lieu de simplement chercher un lieu, une personne ou un sujet particulier, vous pouvez donner des instructions plus descriptives telles que : “Trouvez le bon restaurant italien le plus proche”. À son lancement, Siri intégrait une vingtaine de services informatifs en ligne afin que, lors de la recherche citée en exemple ci-dessus, il n’affiche pas seulement une simple liste de “bons restaurants italiens”, mais affiche plutôt les résultats les mieux notés sur un site d’avis comme Yelp, et proches de votre localisation GPS.

L’entreprise Siri a été rachetée par Apple quelques mois après le lancement de son application, il y a de cela un an. Et depuis, rien de nouveau ne s’était passé. Mais un certain nombre d’indices laissaient à penser que l’Assistant de Siri serait le sujet principal du prochain “évènement iPhone”. En effet, le fondateur de Siri, Adam Cheyer, joue désormais un rôle important au sein d’Apple, en tant que directeur de l’ingénierie au sein du département iPhone. Les rumeurs selon lesquelles Apple ajouterait une fonctionnalité de reconnaissance vocale à l’iOS persistaient donc depuis longtemps.

Le co-fondateur de Siri expliquait dans une interview : “Si les rumeurs sont fondées, alors Apple va rendre accessible à des millions de personnes la possibilité d’interagir de façon naturelle avec leurs appareils”.

Cette application est toutefois bien plus qu’un énième guide en ligne de restaurants. Siri se nomme elle même “Assistant personnel virtuel”. Au lieu de simplement transformer la voix en requête Google, vous interagissez avec elle lors d’une conversation. Dire quelque chose comme “Je voudrais une table pour six dans tel restaurant” lancera une application permettant de réserver en ligne (OpenTable par exemple). Et si vous n’avez pas fourni assez d’informations pour que l’application exécute la tâche demandée, elle vous demandera d’être plus précis. Siri utilise ensuite vos préférences personnelles et votre historique d’interaction avec elle pour s’améliorer dans les réponses à donner. Plus vous l’utilisez, plus elle connaîtra vos préférences et sera précise dans ses actions.

Fusionner l’assistant virtuel de Siri directement avec l’iOS donne un outil extrêmement puissant. Il serait ainsi possible de demander à l’Assistant d’envoyer des emails à des amis, de s’occuper de la réservation pour un dîner ou de décaler un rendez-vous puisqu’il aurait accès à vos contacts, emails et agenda.

Le développeur indépendant sur iOS, Will Strafach, espère que l’assistant sera intégré au système : “J’éspère qu’Apple sortira une API (Access Programming Interface) pour les développeurs afin que ceux-ci puissent intégrer l’Assistant à leurs propres applications”. Un exemple d’usage pourrait être l’application de suivi de colis postaux. Vous pourriez ainsi interagir directement avec l’application grâce à l’Assistant virtuel afin de connaître rapidement le statut du colis ou être notifié lors de son arrivée.

Beaucoup de bruit pour rien ? Si cette amélioration logicielle, uniquement disponible sur les nouveaux modèles, représente une évolution technologique remarquable, il en faudra peut-être bien plus pour motiver les acheteurs potentiels d’un appareil dont le coût reste parmi les plus élevés du marché

Robert Ménard contre la pensée unique [audio]

Robert Ménard contre la pensée unique

05/09/2011 – 18h30
PARIS (NOVOpress) – Le samedi 15 octobre, Salle Dosne-Thiers dans le 9ème arrondissement à Paris, se tiendra la 4ème journée de réinformation organisée par la Fondation Polémia.

Parmi les ateliers et les intervenants à cette journée, Robert Ménard, qui interviendra sur le thème “Comment les blogs changent les médias dominants ?”. Il n’en fallait pas plus à toute une partie de la presse pour se laisser aller à de nouvelles attaques contre l’ancien président de Reporters sans frontières, accusé de glisser vers “l’extrême droite”, c’est-à-dire en réalité vers tout ce qui ne se conforme pas à la pensée dominante qui se voudrait unique.

De “Vive Le Pen” à “Ménard sans interdits”, de ses chroniques sur RTL (d’où il s’est fait viré) aux polémiques visant Sud-Radio, Robert Ménard n’a jamais cessé d’accepter le débat, refusant toute censure, toute “chape de plomb”, et cela sur tous les sujets et avec des intervenants de tous milieux. Qu’on l’aime ou qu’on le déteste, Robert Ménard incarne aujourd’hui parfaitement, dans le pays de Voltaire, ce qu’est le métier de journaliste.

Rencontre avec celui qu est également le directeur de rédaction du magazine Médias. Retour sur ces “polémiques”, sur l’état de la presse en France, ainsi que sur les menaces qui pèsent sur la liberté de ton et d’expression.

[box class=”info”]Crédit photo : DR[/box]

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Démondialisation : Philippe Vardon a participé à la réunion des partisans d’Arnaud Montebourg à Nice

Démondialisation : Philippe Vardon a participé à la réunion des partisans d'Arnaud Montebourg à Nice

05/09/2011 – 18h00
NICE (NOVOpress) – Ils étaient hier soir une quarantaine venus pour écouter David Nakache et ses amis présenter la candidature d’Arnaud Montebourg aux “primaires citoyennes” du PS, et évoquer plus précisément son projet de démondialisation. Parmi les participants, une dizaine de militants identitaires et Philippe Vardon (président de Nissa Rebela et membre du Bureau Politique du Bloc Identitaire) dont la présence n’est pas passée inaperçue, puisqu’il a été interviewé dès son arrivée par les médias locaux, manifestement troublés par cette convergence étonnante à leurs yeux. Pourtant, dans son récent ouvrage “Eléments pour une contre-culture identitaire”, Philippe Vardon a consacré une entrée à la démondialisation, et voici quelques jours seulement les Identitaires proposaient l’organisation d’Assises de la Démondialisation dépassant les clivages partisans.

Le projet n’est pas encore certain d’aboutir car, après des exposés techniques particulièrement intéressants, est venu le temps des questions et des crispations. Prenant la parole, Philippe Vardon a d’abord rappelé que le protectionnisme, défendu à la tribune par les cadres socialistes, ne pouvait aller de pair qu’avec une relocalisation de l’économie, c’est-à-dire des activités humaines. Et continuant sa démonstration, il les a appelés – et à travers eux Arnaud Montebourg – à être conséquents, prônant une “démondialisation intégrale”, passant aussi par la relocalisation des êtres humains. Comment dénoncer les délocalisations (comme le rappelle justement un orateur, on en vient aujourd’hui à délocaliser à l’intérieur même de la Chine, des côtes aux terres, pour abaisser les coûts salariaux !) sans dénoncer cette véritable délocalisation à domicile qu’est l’immigration massive et incontrôlée ? C’est la question que Philippe Vardon a adressée, en citant Walden Bello, le Philippin créateur du concept de déglobalisation, devenu la démondialisation une fois francisé, qui estime lui-même qu’il est nécessaire de “fixer les populations dans leurs aires d’origine”.

Pour répondre, les socialistes n’ont pas, pour leur part, convoqué Walden Bello ou d’autres théoriciens de la démondialisation (Jacques Sapir étant effleuré, et Hervé Juvin même pas évoqué,) mais simplement Pavlov et son chien. La simple évocation du sujet de l’immigration a entraîné des cris d’horreur et des mimiques de dégoût, David Nakache répétant “Non, non et non” et rajoutant à qui voulait bien l’entendre (ou plutôt le croire, car nous sommes là dans le domaine de la pensée magique et non de l’analyse) que “l’immigration est une chance”. Philippe Vardon tentait d’instaurer un dialogue, regrettant la position strictement idéologique et dogmatique des intervenants, et se réclamant d’une analyse pure et simple des faits et d’une position pragmatique (“L’immigration massive fait-elle le bonheur des immigrés et des autochtones ?”). Quelques cris plus tard, il abandonnait…

Néanmoins à la fin de la réunion, plusieurs socialistes mélenchoniens ainsi que des écologistes décroissants venaient, en catimini, lui assurer partager sa vision, alors qu’il conversait devant la salle avec Richard Garcia, membre du CAP Économie de Marine Le Pen et proche de Jean-Richard Sulzer.

Le débat a presque eu lieu, le dialogue beaucoup moins. Il n’en reste que pour être crédible et parler enfin au peuple (si cela les intéresse réellement), les partisans d’Arnaud Montebourg vont encore devoir faire du chemin pour se départir de leurs vielles lunes.

D’autant qu’ils risquent, pour l’instant, la chasse aux sorcières, comme l’indique le mensuel Causeur, dans un article sur la mondialisation et ses ennemis : “Le plus drôle dans l’histoire, ce n’est pas tant les efforts parfois pathétiques des uns pour faire bonne figure dans le grand chapiteau de l’antiracisme mais plutôt les limites du raisonnement par amalgame. Un professionnel de la vigilance aura noté que les Identitaires mènent campagne tambour battant en faveur de la démondialisation, quitte à afficher leur soutien explicite à Arnaud Montebourg – qui s’en passerait bien. Pour développer la brèche ouverte par le député socialiste, ils ont même créé un Collectif pour la démondialisation intégrale assorti d’un site qui ressemble à s’y méprendre à une plate-forme de campagne montebourgeoise.”

[box]Crédit photo : DR[/box]

La Russie introduit la castration chimique pour les crimes de pédophilie

La Russie introduit la castration chimique pour les crimes de pédophilie

04/09/2011 – 17h30
MOSCOU (NOVOpress) –
Face à la recrudescence de crimes de pédophilies (plus de 9.500 crimes sexuels ont été commis en 2010 sur des mineurs), la classe politique russe n’a pas hésité à prendre des mesures pour le moins radicales. La Douma a votée mardi la légalisation de la castration chimique des pédophiles reconnus coupables de crimes sexuels sur des mineurs de moins de 14 ans. Adoptée en première lecture, 322 députés ont voté en faveur de cette mesure de bons sens sur un total de 323 votants.

Il s’agit d’un véritable renforcement de la loi contre les pédophiles, qui inclut également une peine allant jusqu’à la réclusion criminelle à perpétuité pour les récidivistes.

La castration chimique sera encadrée et réalisée sur la base d’expertises médicales ordonnées par le tribunal comme l’affirme Garri Minkh, représentant du président russe à la Douma, pour qui « un tribunal s’appuyant sur l’avis d’une commission de médecins pourra contraindre l’auteur d’un crime sexuel sur un mineur de moins de 14 ans à une mesure de castration chimique ».

Cette adoption en première lecture laisse désormais place à un examen de deuxième et dernière lecture, avant la navette avec la chambre haute du Parlement.

La loi devrait être prochainement promulguée par le président Dmitri Medvedev, qui avait proposé en mai l’introduction de la castration chimique basée sur le volontariat.

Une décision politique courageuse qui tranche avec le laxisme des politiciens et de la justice en France, contrairement à leurs homologues russes pour qui la victime potentielle doit être avant tout protégée des prédateurs sexuels.

[box class=”info”]Photo : la Douma, photo d’illustration, le pope présent sur cette photo montrant le combat de l’Eglise contre cette infamie qu’est la pédophilie. Pregero/Flick, sous licence Creative Common[/box]

Un financement sujet à caution : Balladur, rends le pognon ! – Par Pierre Tanger

[box]Extrait de l’hebdomadaire “Minute” de ce mercredi 5 octobre. En kiosque ou sur Internet.[/box]

Les comptes de campagne du candidat Balladur à la présidentielle de 1995 n’étaient pas justifiés. A l’époque, ils ont pourtant été validés par le Conseil constitutionnel, ce qui a permis à l’ancien premier ministre de toucher 30 millions de francs de l’Etat… Le pot aux roses découvert, Balladur doit rembourser !

Lors de la présidentielle de 1995, est-ce que Edouard Balladur a financé sa campagne électorale avec de l’argent sale, provenant de magouilles liées à la vente de sous-marins au Pakistan ou de frégates à l’Arabie Saoudite? Chargé de l’enquête, le juge Renaud Van Ruymbeke a pris dans ses filets – et mis en examen –, deux gros poissons susceptibles d’avoir piloté l’opération: Nicolas Bazire, qui fut le directeur de la campagne balladurienne, et Thierry Gaubert (à l’époque collaborateur de Sarkozy, ministre du Budget), soupçonné d’avoir donné un coup de main pour porter des… « valises ».

Pour tout comprendre, voici les données du problème auquel le juge est confronté. Les recettes du candidat Balladur, pour financer sa campagne, se sont élevées à 90 millions de francs. Or, sur cette somme, plusieurs millions ont été versés en espèces. Le 28 avril 2010, entendu par une mission d’enquête de l’Assemblée nationale, Edouard Balladur en a donné le détail: « Je confirme que 10 millions de francs, puis 3 millions de francs, soit 13 millions de francs, ont été versés en espèces sur le compte de ma campagne électorale. » Il n’y a là rien d’illégal, à condition que l’origine de ces fonds soit justifiée. Soumis à la question, Balladur s’en est tiré par une pirouette: « D’ou venait cet argent? C’était simplement celui des militants, des sympathisants, recueillis lors de centaines de meetings. » Une version qui ne tient pas la route. Interrogé par Van Ruymbeke, René Galy-Dejean, trésorier de la campagne, a déclaré que, le 26 avril 1995, il avait déposé dans une agence du Crédit du Nord 3 millions, recueillis dans les meetings, « en petites coupures usagées, de mémoire de 10, 20 ou 50 francs ». Or, ce même 26 avril, à la même agence, un second versement de 10,25 millions en espèces a été effectué! Et là, le trésorier affirme tomber des nues: « Ma surprise est totale parce que je n’ai jamais déposé 10 millions de francs au Crédit du Nord ».

Alors qui a remis ces 10 millions et d’où proviennent-ils? De la poche des militants? Ce serait étonnant: 7 millions ont été versés en grosses coupures de 500 francs! De plus, il n’existe aucun listing de ces très généreux donateurs. À l’Assemblée, Balladur, pour justifier cette « négligence », a expliqué qu’il était impossible d’enregistrer dans le détail tous les dons! C’est pourtant pas la mer à boire… chaque fin d’année, quand ils vendent leurs calendriers, les pompiers ont un carnet à souches et donnent un reçu aux particuliers. Les explications de l’ancien premier ministre ne sont donc guère convaincantes.
Dans ses conclusions, Bernard Cazeneuve, député socialiste et rapporteur de la mission d’en quête, a exprimé les plus grandes réserves: « Sur la réponse apportée par M. Edouard Balladur au sujet des 10 millions de francs versés en coupures de 500 francs sur son compte de campagne, [je] reste interrogatif sur la validité de la réponse apportée. » Pourtant, à toutes les attaques, Balladur répond par un argument qu’il juge imparable: « Les comptes de ma campagne ont été établis, déposés et validés par l’organe compétent. » De fait, le Conseil constitutionnel, a, en octobre 1995, validé ses comptes. Ce qui a permis à l’ancien premier ministre d’encaisser 30 millions de francs, soit 6,4 millions d’euros actuels, versés par l’Etat au titre du remboursement plafonné des frais de campagne.

Un financement sujet à caution : Balladur, rends le pognon ! – Par Pierre Tanger

Un pour tous, tous pourris

Alors aujourd’hui, on se demande comment l’organe compétent a pu valider des comptes où figuraient 10,25 millions de francs d’origine in – déterminée, sinon suspecte? Dans son édition du 26 novembre 2010, le quotidien « Le Monde » a rapporté une histoire qui en dit long sur les mœurs politiques de nos dirigeants. En 1995, le président du Conseil Constitutionnel s’appelait Roland Dumas. Et l’ancien ministre de Mitterrand aurait convaincu les huit autres membres du Conseil de fermer les yeux sur les comptes de Balladur, au motif qu’ils n’étaient pas plus douteux que ceux présentés par Jacques Chirac, et qu’en conséquence rejeter les comptes de Balladur les obligerait à invalider ceux de Chirac – une décision inimaginable pour Dumas: « Peut-on prendre le risque d’annuler l’élection présidentielle et de s’opposer, nous, Conseil constitutionnel, à des millions d’électeurs et ainsi remettre en cause la démocratie? »
De fait, en octobre 1995, seuls les comptes du petit candidat Jacques Cheminade ont été rejetés. Et Roland Dumas s’en amuse! Le 4 mai dernier, sur France 2, lors de l’émission « Face aux Français », il a expliqué pourquoi le seul Cheminade avait été sanctionné: « Jacques Cheminade était plutôt maladroit. Les autres étaient adroits. »

Il s’en passe ainsi de belles au Conseil constitutionnel! L’AFP a mis la main sur un document qui atteste que les experts financiers du Conseil avaient bel et bien tiqué sur « les dons en espèces sans justificatifs » du candidat Balladur.
Le juge Van Ruymbeke a donc envoyé les hommes de la DNIF (Division nationale des investigations financières) au siège du Conseil. Ils ont constaté que certains documents avaient disparu, mais ont toutefois recueilli des témoignages leur permettant d’écrire dans le rap port transmis au juge: « On peut conclure que ce versement d’espèces de 10,25 millions ne correspond à aucune recette provenant de collectes, de vente d’articles publicitaires, de remboursement de frais ou de dons de particuliers, et par conséquent que cette somme n’est pas justifiable sur le plan comptable. » Peu nous importe que la campagne de Balladur ait été financée avec de l’argent pakistanais ou saoudien.

Une chose est sûre, ses comptes, non justifiés et injustifiables, auraient dû être invalidés, ce qui aurait interdit tout financement de l’Etat. Balladur doit rembourser les 30 millions de francs qu’il a touchés! Et comme le Trésor impose toujours des pénalités aux contribuables indélicats, il doit payer les intérêts. Il serait trop facile qu’il s’en tire à moindres frais.

Pierre Tanger

Gauchistes et délation : petits-enfants de Jacques Attali

Gauchistes et délation : petits-enfants de Jacques Attali

05/09/2011 – 15h30
PARIS (NOVOpress) – Attention! Policiers et mal-pensants, vous êtes surveillés ! Depuis quelques mois, des éléments d’extrême gauche ont en effet décidé de passer à la vitesse supérieure en dénonçant aux médias et aux autorités judicaires les policiers, militants, manifestants ou simples sympathisants du politiquement incorrect présents sur les réseaux sociaux d’internet. Ou comment l’extrême gauche réalise le rêve du mondialiste Jacques Attali.

Dans son essai « Une brève histoire de l’avenir », Jacques Attali, décrit qu’à l’avenir, la notion de vie privée telle que nous la connaissons encore aujourd’hui aura disparu. Les citoyens de l’Hyper-empire capitaliste et nomade seront dès lors tous des « auto-surveillants ». Selon le conseiller successif de François Mitterrand et de Nicolas Sarkozy, cette marche vers une autosurveillance générale, grâce à l’évolution des technologiques, où « chacun se surveillera en fonction de normes qui lui seront imposées » sera le fait, non pas d’un « Big Brother » omniscient, mais plutôt d’une multiplicité de « small Big Brothers ». Chacun surveillera donc ses voisins ou ses collègues afin de savoir s’ils ne vont pas à l’encontre des intérêts de l’Hyper-empire. Malheur aux sceptiques de la mondialisation et des avancées technologiques pour qui les notions de frontières, de souveraineté ou d’enracinement ne sont pas des gros mots. Les « Small Big Brothers » vous surveillent !

Et ce sont les petits-enfants de Jacques Attali, issue de l’extrême gauche, qui s’en chargent avez zèle. Les réseaux sociaux comme Facebook et Internet en général sont devenus les terrains de chasse des mal-pensants ou soupçonnés de l’être. Les premiers sur la liste sont, paradoxalement, les policiers et notamment ceux des Brigades anti-criminalité (BAC). On ne compte plus les photos avec l’état civil des membres des forces de l’ordre diffusées par des sites de la Toile comme Indymédia ou Copwatchnord, afin de dénoncer les collusions entre la police et « l’extrême droite ». Un « Comité de Malveillance Opaque » s’est d’ailleurs targué il y a quelques mois de surveiller et de « décrypter les facebook et forums de policiers nationaux » avec « une très grande facilité ». Cette surveillance et ce fichage sont des dérivés d’un concept, le « Copwatching », pratiqué depuis des années outre-Atlantique. L’idée de départ était de « surveiller » collectivement et de manière visible « les comportements violents (ou racistes) de la police ». En France, les sites internet comme « Raid-H », « Résistons ensemble » ou « Que fait la police » essaient d’importer en France cette pratique mise en place par les « Black Panthers » pour éviter les « bavures policières ».

Mais de la recension à la délation, il y a un pas que certains franchissent allégrement. Le site collaboratif Indymedia et ses antennes locales parisiennes et Lilloises, mais aussi Copwatchnord, sont dans le collimateur du ministère de l’Intérieur et des syndicats policiers pour avoir diffusé publiquement des données personnelles de policiers. Et comble du comble pour ces libertaires, pas à une contradiction près, des activistes lillois appellent désormais les « individus de chaque ville de ce pays à se réunir afin de créer des bases de données sécurisées simples, efficaces et compréhensible comportant photos, identités et affectations des policiers afin de les identifier ». A croire que les policiers seront bientôt mieux fichés par leurs opposants que l’inverse !

[Kiosque étranger ] La criminalisation démocratique

[Kiosque étranger ] la criminalisation démocratique

05/09/2011 – 14h30
WASHINGTON (NOVOpress) – Dans ce remarquable article de Gary Fields et de John R. Emshwiller que publie le Wall Street Journal, un phénomène inquiétant est mis en lumière, celui de la criminalisation croissante des citoyens ordinaires aux Etats-Unis.

Ce qui autrefois pouvait être considéré comme une simple erreur se retrouve désormais punissable de prison. Quelles sont les victimes de cette criminalisation ? Les populations solvables, celles qui sont des proies rentables tant pour la police que pour le système judiciaire.

Des parallèles instructifs peuvent être tracés avec ce qui se passe en Europe où la police s’acharne contre les automobilistes mais prend des gants pour poursuivre les criminels violents issus des cités.

[Kiosque étranger] Londres, la fracture ethnique s’accentue

[Kiosque étranger] Londres, la fracture ethnique s'accentue

05/10/2001 – 13h30
LONDRES (NOVOpress) –
Dans un article du Daily Mail, Kate Loveys rapporte les inquiétudes de David Levin, directeur de la City of London School for boys, lequel avertit que la ville de Londres poursuit une ségrégation ethnique qui la conduit à une situation comparable à celle de Johannesburg durant l’apartheid.

Cet éducateur mentionne des exemples frappants. Une école peut compter 97% d’enfants pakistanais, alors que, dans une autre, ils seront pratiquement tous Africains de l’Ouest.

Dans quelques années, prévient-il, du fait d’une ethnicisation volontaire des zones d’habitat, les enfants seront scolarisés selon leur appartenance ethnique.

Arnaud Montebourg/les Identitaires : “Je t’aime, moi non plus” [audio]

Arnaud Montebourg/les Identitaires : "Je t'aime, moi non plus" [audio]

05/10/2011 – 12h30
PARIS (NOVOpress) –
Quand un jeune militant socialiste demande à une responsable des MJS (Mouvement des jeunes socialistes) des informations sur un rapprochement entre le Bloc Identitaire et le PS (notamment Arnaud Montebourg) derrière la thématique de la démondialisation, la réponse semble témoigner d’un certain malaise…

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La Syrie menace Israël en cas d’agression de l’Otan

La Syrie menace Israël en cas d’agression de l’Otan

05/10/11 – 11h30
DAMAS (NOVOpress)
– Face aux pressions de plus en plus fortes des pays occidentaux et à l’évocation d’une possible intervention militaire de ces pays en Syrie, le président Bachar El-Assad (photo ci-dessus : au centre) aurait prévenu qu’il tirerait des “centaines de missiles” sur le territoire israélien en cas d’attaque de son pays.

Il ne me faudra que six heures pour transférer des centaines de missiles et d’obus sur les hauteurs du Golan et les tirer sur Tel-Aviv“, aurait ainsi menacé le président syrien lors d’une rencontre avec le ministre turc des Affaires étrangères.

Selon les médias qui ont relayés ces propos, Bachar El-Assad aurait également évoqué la possibilité d’une intervention iranienne contre les intérêts américains dans la région, ainsi qu’une mobilisation du Hezbollah au Liban.

Des déclarations qui laissent présager le pire si l’Otan décidait une nouvelle fois d’intervenir dans les affaires intérieures d’un pays souverain et se lançait dans une nouvelle “croisade” plus qu’aventureuse dans la région.

[box class=”info”]Crédit photo : Ammar Abd Rabbo/Flickr, sous licence Creative Common[/box]

Le Tyrol du sud veut racheter sa liberté à Rome

Le Tyrol du sud veut racheter sa liberté à Rome

05/10/2011 – 10h50
ROME (NOVOpress, via kurier.at) —
 Le Tyrol du sud veut tirer profit de la menace d’une faillite de l’Italie pour acheter à Rome sa complète autonomie.

Thomas Widmann, vice-président du Südtiroler Volkspartei (crédit : svpartei.org)
Thomas Widmann, vice-président du Südtiroler Volkspartei (crédit : svpartei.org)

« Tirons-nous de ce foutoir » – C’est, en d’autres termes, ce que souhaite Thomas Widmann (photo), vice-président du Südtiroler Volkspartei (SVP) – le “parti populaire du Tyrol du sud”. Ce qu’il entend par là, c’est la totale autonomie du Tyrol du sud. Une autonomie dans laquelle l’État ne conserverait que quelques compétences clé telles que la monnaie et la politique extérieure. Widmann est persuadé que la situation est désormais favorable pour faire ce pas. Le conseil de la province veut profiter de la situation de quasi-banqueroute de l’État italien pour « racheter » à Rome sa totale autonomie. Le moment est venu de s’emparer des compétences de la souveraineté fiscale, la souveraineté juridictionnelle et la police provinciale : « Nous sommes en train de calculer le prix de ces services, et rajoutons encore dix ans par-dessus le marché : mais après ça, nous sommes sortis de ce merdier » – c’est en ces termes que le quotidien tyrolien du sud Dolomiten(Dolomites) a cité le vice-président de la province.

Le Tyrol du sud veut, à travers cette mesure, lancer le processus de « fuite en avant ». La province ne veut plus assumer son rôle de « cochon de payeur » : l’accord de Milan lui a fait renoncer, selon Widmann, à 500 millions d’euros. La facture du pacte de stabilité s’élèvera à son tour à 280 millions d’euros. « Mais si nous continuons à faire des chèques de ce montant pendant trois ans encore, le Tyrol du sud n’aura plus aucune marge de manœuvre », argumente Widmann. En dépit des efforts accomplis, le plan d’épargne romain de 60 milliards d’euros aura un effet « quasiment nul ». Comme la note de solvabilité de l’Italie a été abaissée, Rome doit payer davantage d’intérêts pour ses obligations de 50 milliards. « L’Italie ne s’est donc pas éloignée d’un millimètre de la situation de faillite par rapport à la situation précédente », a souligné Widmann.

Le budget de la province doit faire face à des hausses de coûts indéniables au niveau de la santé et du personnel. Tôt ou tard, le Tyrol du sud manquera d’argent pour le social, l’économie et bien d’autres mesures de gestion.

« Politiciens : il y en a marre »

La situation politique en Italie, dans un pays à l’économie chancelante, fait l’objet d’un flot de critiques ininterrompues de personnalités italiennes en vue. Samedi dernier, c’est le patron de la marque de chaussures de luxe Tod’s, Diego Della Valle, qui a placé une annonce en pleine page dans les grands quotidiens du pays portant le titre : « Politiciens : il y en a marre ».

Le texte de l’annonce dit qu’il est temps que les politiciens se réveillent et se rendent compte que beaucoup de gens dans le pays ne leur font plus confiance, voire ne les respectent plus. Beaucoup d’Italiens ne veulent plus être représentés par une classe politique qui, à de rares exceptions près, a perdu tout contact avec la réalité et ne sait plus ce dont les gens ont vraiment besoin. Au lieu de cela, les politiciens n’auraient plus en tête que leurs intérêts personnels ou ceux de leur parti. Cela nuit à la réputation de l’Italie et mène le pays à la ruine.

Associations patronales

Les critiques à l’encontre du premier ministre Silvio Berlusconi et de son gouvernement de centre-droit n’ont cessé d’enfler au sein de la population et des décideurs de l‘économie. Ceux qui les émettent reprochent au gouvernement de réagir trop mollement à la crise financière et économique. L’association patronale Confindustria, entre autres, a exigé un plus grand engagement de la part du gouvernement. « Nous en avons marre de passer pour des clowns dans le monde entier », avait en substance déclaré la présidente de la Confindustria, Emma Marcegaglia.

L’association a menacé, vendredi dernier, de quitter la table des négociations menées avec le gouvernement à propos de la maîtrise de la crise si des mesures n’étaient pas rapidement prises pour relancer l’économie, réformer la fiscalité et limiter les retraites et les dépenses publiques. Berlusconi lui-même doit faire face à quatre procès, entre autres pour corruption et des affaires de mœurs.

Lundi dernier, le président de la conférence épiscopale italienne avait fustigé le manque de morale de la classe politique italienne en en appelant à une tempête salvatrice. Le pape Benoît XVI avait, quelques jours auparavant, appelé à un renouveau moral en Italie dans un télégramme adressé au chef de l’État, Giorgio Napolitano.

Crédit photo : MyNeChimKi via Flickr (image sous licence creative commons)

Italie : faux papiers, mariages blancs et trafic d’enfants

Italie : faux papiers, mariages blancs et trafic d’enfants

05/09/2011 – 10h00
ROME (NOVOpress) –
«Piccoli Angeli», petits anges, sans doute à cause du grand nombre d’enfants impliqués : c’est le nom que les carabiniers de Rome ont donné à l’opération qui, au terme de plus d’un an d’enquête, leur a permis de démanteler un réseau international d’immigration clandestine.

La dernière phase a eu lieu hier matin avec une série de perquisitions et d’arrestations à Milan, Rome, Civitavecchia, Naples et Cosenza. Le centre de l’organisation criminelle était à Rome, où un restaurant avait été transformé en imprimerie clandestine, tandis qu’un bar et deux agences de voyage, à côté de la gare Termini, servaient de couvertures. La bande comprenait au moins 27 personnes. Neuf (toutes somaliennes, érythréennes ou italo-érythréennes) ont été arrêtées, les autres ont été laissées en liberté sous l’inculpation d’aide à l’immigration clandestine.

La bande produisait en masse de faux passeports et permis de séjour pour des Nord-Africains qui, après être passés par l’Italie étaient redirigés vers le nord de l’Europe (Royaume Uni, Finlande, Suède, Danemark) et le Canada. Le tarif était de 15 à 20 mille euros le passage d’Afrique en Europe, en comprenant l’argent pour les papiers d’identité « propres », nécessaires pour passer les frontières méditerranéennes. « La bande de trafiquants, expliquent les enquêteurs, avec à sa tête un immigré originaire d’Erythrée, Tesfai, et son bras droit, Sayd, surnommé “le docteur”, a eu, rien que depuis un an, un chiffre d’affaires d’au moins deux millions d’euros ».

Outre les faux papiers, la bande utilisait les mariages blancs pour régulariser les clandestins. Des retraités ou des personnes dans le besoin se prêtaient à l’opération moyennant mille ou deux mille euros : certains se sont mariés cinq fois. Sitôt sorti de la mairie, l’époux ou l’épouse Nord-Africain était transféré dans un endroit sûr jusqu’au jour du départ pour sa destination finale.

Mais ce n’est pas tout. Les carabiniers ont retrouvé un lot de faux passeports sans nom avec des photos d’enfants âgés de deux à six ans, émigrés depuis on ne sait où. Selon le major des carabiniers Gabriele De Pascalis, qui a commandé l’opération, « nous ne pouvons donc exclure que derrière l’expatriation de mineurs, il n’y ait eu des adoptions illégales ».

Crédit photo : d’après Luigi Rosa sur Flickr, image sous licence cc.

Présidentielle : Départ catastrophique pour Philippe Poutou, candidat du NPA

Présidentielle : Départ catastrophique pour Philippe Poutou, candidat du NPA

05/10/2011 – 08h00
BORDEAUX (via Info Bordeaux) –
Le responsable CGT de l’usine Ford de Blanquefort (Gironde) a du souci à se faire. Son début de campagne pour l’élection présidentielle de 2012 est réellement catastrophique. Très critiqué en interne, Philippe Poutou manque d’envergure. Sa crédibilité et sa compétence paraissent faibles, son absence médiatique est totale, enfin le créneau anticapitaliste qu’il souhaite occuper est très concurrentiel.

Son nom ne vous dit sûrement rien, Philippe Poutou est pourtant le successeur du très médiatique Olivier Besancenot. Le syndicaliste, ancien de Lutte Ouvrière, représente la branche dure du NPA, celle pour qui aucun accord n’est possible avec les autres formations d’extrême-gauche (Front de Gauche, LO). Pour celui qui s’est lancé dans la politique au lycée, étant « anti-Pinochet, pour Mandela, contre l’Apartheid, antinucléaire et baba-cool », la quête des 500 parrainages est un obstacle qui suscite beaucoup d’inquiétude. En effet, son taux de notoriété étant proche de zéro, la course aux signatures des élus, par les militants du NPA, risque d’être plus difficile que pour les campagnes précédentes.

Mais surtout sa principale faiblesse réside dans la comparaison avec Jean-Luc Mélenchon, le très médiatique leader du Front de Gauche (Parti de Gauche + PCF). Alors que l’ancien socialiste est donné à 8% dans les sondages (LH2 pour Yahoo), le syndicaliste bordelais est crédité de 0% !

Son 1er meeting de campagne aura lieu le 12 octobre prochain à Bordeaux sur le thème « aux capitalistes de payer leur crise ». A propos de crise, le NPA n’en est pas sorti !

Photo : Source Photothèque Rouge/JMB, libre de droits.

[Football / Pays-Bas] Hooliganisme : des criminels pas comme les autres ?

05/10/2011 – 06h30
ROTTERDAM (NOVOpress) —
 Le maire travailliste de Rotterdam (Pays-Bas), Ahmed Aboutaleb, a récemment annoncé qu’il ferait diffuser sur les écrans publicitaires de sa municipalité les visages des supporters ultras “hooligans” du club néerlandais de la ville, le Feyenoord, réputés parmi les plus radicaux du pays.

À l’origine de cette initiative, une descente de 50 fans de Rotterdam dans les bureaux du président du club, Eric Gudde. La menace n’a semble-t-il pas avoir fait effet sur les hooligans : seuls trois supporters se sont rendus à la police.

Si l’on peut s’interroger légitimement quant à la violence de certains supporters, cette nouvelle proposition fait débat : au-delà de l’aspect éthique d’une pareille démarche, pourquoi se contenter de placarder seules les photos de supporters de football certes violents, et non pas celles des trafiquants de drogue, pédophiles ou autres violeurs ?

Pierre Lartificier, pour Novopress

Crédit photo : stefanoost via Flickr (cc)

La banque Dexia au bord du gouffre, par le Vlaams Belang [tribune libre]

La banque Dexia au bord du gouffre, par le Vlaams Belang

Belgique. Le déclin du groupe belgo-français Dexia fait de nouvelles victimes. Après le Holding des municipalités, le pot d’épargne des municipalités, c’est au tour de ses actionnaires d’être fortement atteint. Le Conseil d’administration spécial d’hier soulève de nouvelles questions pendant que le dernier reste de confiance fond.

L’annonce de « solutionner les problèmes structurels » et « d’offrir de nouvelles prévisions de croissance » fait plus de bien que de mal : lors de l’ouverture de la bourse, l’action a chuté de 30 % et se situe à environ 1 euro.

Lors du sauvetage de Dexia en 2008, les différentes autorités belges ont acheté ensemble pour 4 milliards d’euros d’actions à 9,9 euros par action. La Flandre a investi 500 millions d’euros du Fonds d’avenir, les autorités fédérales ont contribué à hauteur d’1 milliard d’euros ***. Au cours actuel, il reste 10% du montant : l’État fédéral perd virtuellement 900 millions d’argent du contribuable et la Flandre 450 millions.[…]

*** Note de Novopress : Pour leur part la même année les contribuables français ont amené 3 milliards d’euros en soutien à Dexia.

[box class=”info”] Source et l’article complet en néerlandais : Le Vlaams Belang, le deuxième plus important parti flamand.
Source de la traduction en français : Le Blog de Lionel Baland. [/box]

Aéroport de Notre-Dame-des-Landes : Arnaud Montebourg est partisan du réexamen du projet

Aéroport de Notre-Dame-des-Landes : Arnaud Montebourg est partisan du réexamen du projet

04/10/2011 – 18h30
NANTES (NOVOpress Breizh) – « Il faut tout reprendre depuis le début ». Après Ségolène Royal, c’est au tour d’Arnaud Montebourg de proposer un réexamen du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes. Mais le candidat à la primaire socialiste, qui se distingue par ses prises de positions antimondialistes, brouille les cartes.

Estimant qu’aucun préalable à la négociation ne doit être posé – ni abandon du projet, ni  poursuite à l’identique – Arnaud Montebourg soutient que « l’aménagement du territoire du XXIème siècle ne peut plus se concentrer uniquement autour des grandes infrastructures ou équipements publics ; il doit également développer une vision des territoires avec et pour les citoyens qui y vivent. »

Cette prise de position a reçu aussitôt le soutien des principaux élus d’Europe Ecologie-Les Verts de la « région » Pays de la Loire, de François de Rugy (député) à Corinne Bouchoux sénatrice du Maine-et-Loire, en passant par Ronan Dantec, adjoint au maire de Nantes et sénateur de Loire-Atlantique.

Si les hiérarques socialistes n’ont pas encore officiellement réagi, les élus communistes de la région ont qualifié la prise de position du député de Saône- et-Loire  de « démagogique », rejoints sur ce point par les jeunes de l’UMP  qui évoquent une « méconnaissance du dossier ».

Dénonçant, dans un entretien au quotidien Le Progrès, «  l’aveuglement idéologique de la classe dirigeante française et européenne », Arnaud Montebourg fait remarquer, à propos du mondialisme, que «  partout ailleurs, les pays protègent leurs industries, leurs emplois, leurs agricultures. Nous sommes les seuls à être naïfs face à la concurrence déloyale mondiale. Nous acceptons que nos ouvriers européens qui ont deux siècles de lutte sociale à leur actif soient mis en concurrence avec les Asiatiques payés 40 fois moins cher et traités en esclaves par leur gouvernement ! » 

Une prise de position qui lui a valu d’être violemment attaqué par Daniel Cohn-Bendit député européen des Verts et « libéral libertaire » convaincu. Et de recevoir le soutien du Collectif pour une démondialisation intégrale qui constate que «  le basculement de l’altermondialisme à la démondialisation est bien plus qu’une victoire sémantique. C’est le premier pas vers un changement profond de ce système devenu cannibale pour ses propres populations. Ce retournement impensable il y a peu montre que la lutte ne sera jamais vaine. »

Soutenu par les Verts dans l’affaire de Notre-Dame-des-Landes, Arnaud Montebourg se voit donc contesté par les mêmes dans ses prises de positions antimondialistes et approuvé par la mouvance identitaire qui combat toutes formes de mondialisation depuis des années. Les clivages idéologiques classiques explosent, des lignes de partage se reforment et de nouvelles alliances, imprévues, commencent à s’esquisser. Le XXIème siècle commence.
[box class=”info”]Crédit photo : Lysandre78[/box]