1940-1945 : années érotiques

1940-1945 : années érotiques

07/10/2011 – 12h30
PARIS (NOVOpress) –
Dans la catégorie « Beaux livres » des éditions Albin Michel, le nouvel ouvrage riche en photos de Patrick Buisson : 1940-1945, années érotiques. L’Occupation intime. Ce livre se situe dans le sillage ouvert il y a trente ans par le film Le Chagrin et la Pitié : chronique d’une ville française sous l’Occupation, réalisé par Marcel Ophuls. Message essentiel de ce courant : la France sous l’Occupation ne se résume pas au mythe gaulliste d’un pays uni contre l’envahisseur allemand.

Alors qu’on se bat dans les maquis, Patrick Buisson souligne également cette contradiction entre une France vaincue et humiliée et l’atmosphère de fête qui règnera à Paris et dans bien d’autres villes françaises. Des amours se nouent entre Françaises, soldats et officiers allemands. De Genet à Cocteau, les homosexuels craquent eux aussi pour l’idéal masculin nazi et pactisent avec l’occupant. « Si vous ne vouliez pas que je couche avec les Allemands, fallait pas les laisser entrer », répondra pour sa part Arletty à ses juges à la Libération. Renvoyant ainsi la République à ses responsabilités dans la débâche de 1940. Près de 200 000 naissances seront le fruit de cette collaboration sexuelle, durement réprimée par des résistants de la 25ème heure à la Libération. L’auteur consacre en effet de nombreuses pages aux humiliations subies par les femmes tondues.

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La naïveté européenne cache une régression menaçante dans le monde arabe [vidéo]

La naïveté européenne cache une régression menaçante dans le monde arabe

Hervé Juvin revient sur les révolutions arabes vues d’Europe.

Hervé Juvin est écrivain et conférencier. Auteur d’essais sur l’économie, la société et la mondialisation, il est spécialiste de la banque et des marchés financiers. Grand arpenteur du monde, il a publié plusieurs centaines d’articles, notamment dans Le Débat ( Gallimard), L’Expansion, Agir, et préside par ailleurs une société de conseil aux gouvernements, aux institutions et aux entreprises.

[box class=”info”] Source : Realpolitik.tv. [/box]

Crédit photo : Galerie de photos de The Prime Minister’s Office, Flickr. Licence CC.

“Chez Eram, on provoque gratos”, par Louise Demory [tribune libre]

“Comme disent mon papa, ma maman, et la troisième femme de mon papa, la famille, c’est sacré.” “Comme disent mes deux mamans, la famille c’est sacré.” “Comme disent ma maman, et son petit copain qui a l’âge d’être mon grand frère, la famille c’est sacré.”

Voici les phrases d’accroche de la dernière campagne de publicité Eram, mais si, vous savez, les chaussures bon marché ! ?

On voit donc, en 4 par 5, dans le métro, dans la rue, l’avènement de la « nouvelle famille ». Une famille sans papa, mais avec deux mamans (fort jolies d’ailleurs – plus glamour en tout cas que celles des pages société du parisien, vous savez, Dominique et Marithé…) ; on y voit également des familles décomposées-recomposées, avec des enfants de toutes les couleurs. Y sont représentés évidemment, les néo couples de type « femme cougar/homme ado ».

Déjà il dit qu’il voit pas le rapport

Alors nous y voila, ce qui a fait sensation dans la presse, ce n’est pas la teneur même des publicités – qui si l’on tient à ce que ses enfants vivent dans un cadre familial le plus équilibré possible, peut sinon choquer, en tout cas interpeller – Non, ce qui a fait sensation, c’est que les associations catholiques annoncent à coup de communiqués qu’elles désapprouvent la promotion de ce type de famille, qui d’ailleurs, soit dit en passant, reste encore marginal.

Quoi, que voudrait les défenseurs invétérés de la liberté d’expression et de la copulation anarchique ? Que les ligues catholiques défendent le modèle de la famille homoparentale ? le divorce ? Et puis quoi encore ? L’avortement ? L’euthanasie ? Après tout, demande t-on aux associations de défense des enfants de défendre le travail des mineurs ? La liberté sexuelle des délinquants pédophiles ? Non que je sache… alors que s’étonne t-on que des assos cathos s’indignent devant des pratiques qui vont à l’encontre de leurs préceptes ?

Vraiment, il s’agit là de s’insurger à bon compte contre un ennemi commun un peu facile et qui a le dos rond…

De toute façon, Eram fait faire ses chaussures en Chine ou ailleurs dans le tiers monde. Leurs chaussures ne sont pas toujours en cuir (pourtant le prix lui, l’est…) et les modèles sont pompés (hihi) sur ceux des grandes marques.

Louise Demory

[box class=”info”] Source : le webzine féminin, Belle et Rebelle. [/box]

Le président du parlement slovaque refuse d’aider la Grèce

Le président du parlement slovaque s'oppose à l'aide à la Grèce

07/10/2011 – 08h30
BRATISLAVA (NOVOpress) –
Président du parti libéral “Liberté et solidarité” (SaS), président du parlement slovaque, et ancien fonctionnaire du ministère des Finances, Richard Sulík (photo ci-dessus) pourrait paraître comme un modéré. Or, ce n’est pas le cas. Dans un entretien accordé au journal autrichien Der Standard, il indique son refus d’aider la Grèce.

En effet, la Slovaquie est membre de la zone euro, et de ce fait son parlement est tenu de voter (ou non) les plans d’aide à la Grèce (ce qu’a fait le Bundestag allemand).

Pour Richard Sulík, « Le concept de base du sauvetage de l’euro est faux. On essaye de résoudre la crise de la dette avec encore plus de dettes. C’est comme quand quelqu’un essaye d’éteindre un incendie avec un ventilateur. (…) Nous ne ferions que sauver les créanciers de la Grèce, c’est-à-dire les banques. »

Pour le président du parlement slovaque, son pays a pu bénéficier de l’aide de l’Union européenne, car « nous avons prévu des réformes difficiles pour notre population. Nous avons rénové notre maison. Pourquoi la Grèce ne l’a pas fait depuis longtemps et n’a pas créé un système fiscal qui fonctionne ? Pourquoi devrions-nous être solidaires des Grecs ? »

Mais surtout pour Richard Sulík, « il est certainement impossible d’expliquer à un retraité slovaque qu’il devrait payer plus d’impôts, afin que l’argent des actionnaires des banques soit protégé. »

De plus selon lui, « ce sont les 16 autres États [de la zone euro, note de Novopress] qui devraient expliquer pourquoi ils violent les règles », en aidant la Grèce.

Les nationalistes du SNS et le parti de la minorité hongroise soutiennent ce refus d’aider la Grèce.

[box class=”info”]Crédit photo : Pavol Frešo/Wikipédia, sous licence Creative Common[/box]

 Jean-Paul II continuera à bénir Lyon [vidéo]

 Jean-Paul II continuera à bénir Lyon [vidéo]

06/09/2011 – 20h20
LYON (NOVOLyon) –
Mardi 4 octobre, en mémoire de la venue du Pape Jean-Paul II à Lyon, une imposante statue de l’ancien pape a été dressée sur l’esplanade de la basilique de Fourvière. Œuvre de l’artiste sculpteur, Élisabeth Cibot, d’une hauteur de 3 mètres, Jean-Paul II est représenté de plein pied et regarde la ville de Lyon en la bénissant, reproduisant le geste du 5 octobre 1986 (jour de la venue du pape à Lyon). Le coût de 200.000 euros a été entièrement payé par le mécénat et la Fondation Fourvière. L’œuvre a été bénie hier à 18 heures par le cardinal Philippe Barbarin.

Cette statue ne fait pourtant pas l’unanimité dans les rangs catholiques, puisque pour Bernard Yvernogeau (prêtre dans le 8ème arrondissement à Lyon) ce monument est une “horreur et un mépris pour les pauvres”. “200.000 euros pour cette foutue statue alors que l’Eglise se plaint tout le temps qu’elle n’a pas d’argent. L’évangile il est où, là ? Merde” (sic).

Les Identitaires niçois commémorent la bataille de Lépante

Les Identitaires niçois commémorent la bataille de Lépante

06/10/2011 – 18h30
NICE (NOVOpress) –
Il y a 440 ans, au large de la Grèce, 200 navires de la flotte européenne coalisée – rassemblée à l’appel du pape Pie V – de la Sainte Ligue infligeaient une lourde défaite à 300 galères de la flotte ottomane au large de Lépante. Cette victoire aura un retentissement dans l’Europe entière, marquant un coup d’arrêt à l’expansionnisme musulman dont les Turcs ottomans étaient alors les fers de lance.

Nissa Rebela a décidé de commémorer cette victoire. Et comme le mouvement le rappelle dans un communiqué : « Trois décennies plus tard, la bataille de Lépante fait évidemment écho au siège de Nice, d’autant plus que c’est un Niçois – André Provana de Leyni – qui commandait les galères envoyées par la Savoie lors de ce véritable choc des civilisations. »

Deux événements auront lieu pour cette commémoration. Tout d’abord, vendredi 7 octobre, un rassemblement est organisé à 19h30 place Sasserno. Aux couleurs de Nice, dela Savoie et de l’Europe.

Le lendemain, samedi 8 octobre, aura lieu une conférence à Lou Bastioun, pour présenter le deuxième livre des éditions IDées, consacré justement à Lépante. Et ce en présence de plusieurs auteurs de ce livre : Jean-David Cattin, Mario Borghezio, Benoît Loeuillet et Philippe Vardon. A partir de 16h30.

Dédicaces et bons vins pour la sortie du nouveau numéro de “Livr’arbitres”

Dédicaces et bon vins pour la sortie du nouveau numéro de "Livr'arbitres"

06/10/2011 – 17h30
PARIS (NOVOpress) –
A l’occasion de la sortie de son nouveau numéro dont le dossier central est consacré à Antoine Blondin, la revue non-conforme « Livr’arbitres » organise une soirée littéraire et amicale au bar le « 15 vins », 1, rue Dante, Paris 5ème.

De nombreux auteurs seront présents pour dédicacer, leurs oeuvres, notamment Francis Bergeron, François Bousquet, Patrick Gofman, Innocent, Miège, Michel Mourlet, Emmanuel Ratier…

Agir pour la démondialisation sur le terrain : les Identitaires bourguignons se rendent dans le fief d’Arnaud Montebourg

Agir pour la démondialisation sur le terrain : les Identitaires bourguignons se rendent dans le fief d'Arnaud Montebourg

06/10/2011 – 16h30
MÂCON (NOVOpress) – Après Philippe Vardon et les militants de Nissa Rebela, les Identitaires bourguignons investissent la rue pour réclamer la tenue des Assises de la démondialisation. C’est la raison pour laquelle ils se sont rendus mercredi 5 octobre à Louhans (Saône-et-Loire), où se trouve la permanence d’Arnaud Montebourg. En effet, le candidat à la primaire socialiste et chantre de la démondialisation est député de cette circonscription bourguignonne.

Ils ont ainsi distribué des tracts (voir ci-dessous) pour saluer les propositions du candidat à la primaire socialiste (relocalisation de nos industries, création de barrières douanières à l’échelle de l’Europe …) et son engagement en faveur de la démondialisation, en rappelant que les Identitaires s’affirment, eux, anti-mondialistes depuis leur création en 2002.

[box class=”info”]Crédit photo : DR[/box]

Les Grecs s’attendent à la faillite, mais restent attachés à l’euro

Geórgios Andréas Papandréou, premier ministre grec

06/10/2011 – 15h30
ATHÈNES (NOVOpress) — La Grèce est en proie au désespoir. La grande majorité de ses habitants s’attendent à la faillite. Les mêmes, pourtant, ne veulent pas retourner à la drachme.

La plupart des Grecs estiment, selon une enquête récente, que la faillite de leur État est inévitable. C’est ainsi que 67,3 % des personnes interrogées s’attendent à un défaut de paiement de leur pays, comme l’a montré une enquête représentative de l’institut de sondage Kapa Research dans le journal athénien paraissant le dimanche, To Vima.

Et pourtant : 70 % d’entre eux ne veulent pas quitter la zone euro dans ces conditions. A peine un Grec sur cinq est en faveur d’un retour à la drachme. Les citoyens sont, selon l’enquête, majoritairement favorables à des licenciements dans le secteur public. 58,9 % s’y sont déclarés favorables. 40 % se sont prononcés contre. Neuf personnes interrogées sur dix sont favorables à une cure d’amaigrissement de l’État par fusion de différentes administrations.

60 % sont également prêts à payer le nouvel impôt immobilier exceptionnel de quatre euros par mètre carré en moyenne pour leurs appartements – en dépit du fait que 75 pour cent des personnes interrogées considèrent que ce prélèvement est injuste. Dans une autre enquête publiée par le tabloïde Ethnos dimanche dernier, 56,4 % des personnes interrogées craignent que le pays ne puisse éviter un écroulement complet de son économie.

Quelques 50 pour cent des personnes interrogées se sont par conséquent exprimées en faveur d’une coalition des deux grands partis, les socialistes derrière le Premier ministre Giorgos Papandreou et l’opposition de droite Nea Dimokratia dirigée par Antonis Samaras. Ce gouvernement d’état d‘urgence serait éventuellement mieux à même de tirer le pays hors de la crise.

Les Grecs considèrent qu’une des causes de leurs malheurs – en dépit de l’aide provenant des autres pays européens – réside dans le « manque de courage » du gouvernement Papandreou. En outre, 57 % des personnes interrogées appellent les syndicats à préserver la paix sociale afin que le pays puisse éviter la faillite.

Les actifs fournissent plus de 60 % de l’effort

Ce sont les actifs les plus âgés qui supporteront l’essentiel des sacrifices en termes de suppressions de postes dans le service public en Grèce. Un point sur lequel le gouvernement d’Athènes et les experts financiers de la troïka se sont mis d‘accord, a rapporté la chaîne de télévision privée Mega en se référant à des sources gouvernementales.

Les représentants de la Commission européenne, de la Banque centrale européenne (BCE) et du Fonds monétaire international (FMI) auraient donné leur accord sur le fait que l’essentiel des baisses devaient toucher les anciens serviteurs de l’État proches de la retraite.

Le cabinet doit encore y donner son accord, une session étant prévue à cet effet ce dimanche soir. La proposition a été élaborée par le ministre des Finances Evangelos Venizelos et le ministre des Réformes du secteur public, Dimitris Reppas.

30.000 postes doivent être supprimés dans le service public grec d’ici la fin de l‘année. Jusqu’à 23.000 fonctionnaires âgés et proches de la retraite seraient transférés dans une espèce de position de réserve avec une rémunération réduite, 7.000 autres réductions de postes résulteraient de leur suppression ou de la fusion d’environ 150 administrations.

Les fusions ont déjà été décidées l’an dernier, mais rarement mises en œuvre jusqu’à présent. Personne n’a été licencié dans les rares cas où des fusions se sont effectivement produites.

Photo : Geórgios Andréas Papandréou lors de la conférence de presse du 24 juin dernier à Bruxelles, qui a suivi la réunion du Conseil de l’Europe. Crédit : Service de communication du Premier Ministre de Grèce, via Flickr (cc)

Université du Club de l’Horloge : “Pour que les électeurs de droite ne soient plus trompés” [audio]

Université du Club de l'Horloge : "Pour que les électeurs de droite ne soient plus trompés" [audio]

06/09/2011 – 14h30
PARIS (NOVOpress) – Samedi 8 et dimanche 9 octobre se tiendra la 27ème Université du Club de l’Horloge, sur le thème : “Présidentielle 2012 : pour que les électeurs de droite ne soient plus trompés”.

Maître Gilbert Collard et Jean-Yves le Gallou font partie des intervenants.

Pour présenter cette université, le président du Club de l’Horloge, Henry de Lesquen, répond aux questions de Novopress.

[box class=”info”]Crédit photo : DR[/box]

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Pollution de la Loire : Total refait le coup du “responsable mais pas coupable”

Pollution de la Loire : Total refait le coup du "responsable mais pas coupable"

06/10/2011 – 13h30
SAINT-NAZAIRE (NOVOpress Breizh) –
Au terme d’un procès qui aura duré deux jours le procureur de la République de Saint-Nazaire a requis hier une amende de 300.000 euros et une contravention de 5.000 euros contre la société Total Raffinage Marketing (TRM), poursuivie pour « déversement dans les eaux de substance nuisible à la santé ou à la faune et à la flore » et « exploitation non conforme d’une installation classée » suite à la pollution de la Loire  survenue en 2008. Total estime de son côté n’avoir commis aucune faute.

Le 16 mars 2008, alors qu’un pétrolier déchargeait sa cargaison à la raffinerie de Donges, située dans l’estuaire de la Loire, près de 500 tonnes de fioul lourd s’étaient échappées pendant six heures d’une canalisation pour se répandre dans le fleuve et dans la mer. La fuite avait provoqué la formation d’un geyser de quatre mètres de haut que les services de surveillance de la raffinerie n’avaient pas détecté. Près de 90 kilomètres de côtes et de rives avaient été polluées.

Le siège de Total, Paris la Défense
Le siège de Total, Paris la Défense

Les avocats du groupe pétrolier estiment que Total n’a commis aucune négligence concernant ce circuit de pipelines long de 5 kilomètres, mis en service en 1964 et vérifié selon leurs dires pour la dernière fois en 2004. Selon eux, on serait en présence d’une corrosion « localisée et exceptionnelle ». A les en croire, la règlementation en vigueur a été respectée,  la pollution était non intentionnelle, et la réparation des dégâts provoqués a été effectuée spontanément.

Parmi les 24 parties civiles présentes au procès, la région « Pays-de-la-Loire » et le Département de Vendée ont demandé réparation pour le préjudice porté à leur réputation touristique et à titre de compensation des moyens mis en œuvre pour lutter contre la pollution. L’avocat de la Ligue de protection des oiseaux (LPO), Me Xavier Kelidjian a estimé pour sa part que « le risque environnemental ne se contente pas de la norme, ne se contente pas du standard

Dans son réquisitoire, Florence Lecoq, procureur de la République de Saint-Nazaire, soutient que « le risque de pollution de la Loire a été totalement sous-estimé, et traité comme secondaire et accessoire. Total n’a jamais anticipé ce risque, qui était certain et déjà connu. »La représentante du parquet souligne « l’échec manifeste » des procédures de contrôle des canalisations de la raffinerie de Donges mises en place par Total, se déclarant surprise que personne dans la raffinerie n’ait vu un geyser de quatre mètres de haut.

Déplorant la disproportion entre la puissance financière de certaines entreprises et le montant des sanctions pénales encourues, le procureur a souligné les limites de la sanction pénale en matière de délinquance écologique : « Tant qu’on aura des personnes qui, allègrement, pourront dépenser 50 millions d’euros pour indemniser et réparer les dommages, payer des amendes aux montants dérisoires, tant qu’on aura des personnes qui seront prêtes à se dire que ça coûtera moins cher de payer une amende que de procéder aux réparations , il n’y aura aucune marge de progression ». Mise en délibéré, la décision sera rendue le 17 janvier 2012.

[box class=”info”]Crédits photo : En haut, raffinerie Total à Donges (Loire-Atlantique)/Pymouss – image sous licence creative commons. La tour Total (ex tour Elf) à la Défense, photo Tangopaso – image sous licence creative commons[/box]

 

[Exclusivité Novopress] Mathieu Madénian chahuté par des “fils de p…”

[Exclusivité Novopress] Mathieu Madénian chahuté par des "fils de p…"

06/10/2011 – 12h30
PARIS (NOVOpress) –
Après la polémique de la semaine dernière, suite aux propos tenus par le pseudo-comique Mathieu Madénian  – il avait affirmé dans l’émission de Jean-Marc Morandini sur Direct 8 que les électeurs de Marine Le Pen étaient des “fils de p…” –, il semblerait que certains “fils de p…” aient décidé d’aller assister hier soir à son spectacle sur les planches du théâtre de Trévise à Paris.

Inconnu du grand public il y a encore une semaine, ce dernier avait voulu faire le buzz, afin de s’attirer de nouveaux spectateurs avides de sensations politiquement correctes, en insultant les électeurs du Front National. Stratégie visiblement peu efficace, puisque seulement une soixantaine de spectateurs sont venus garnir les rangs du théâtre Trévise (d’une capacité de 300 places). Parmi eux, une dizaine de personnes, issues de différents courants de pensée mais révoltées par les propos tenus par Mathieu Madénian, dont les représentations sont désormais “accompagnées” d’une forte présence policière.

Maniant un humour standard bien maîtrisé et formaté, le comique a enchaîné les blagues sur divers sujets de la vie courante, la plupart ayant déjà été usées par ses pairs. Puis soudain, il s’est transformé en humoriste “corrosif” et “insolent” pour se livrer ensuite à des attaques gratuites et très conventionnelles de la religion catholique (Benoît XVI est un nazi, les prêtres sont des pédophiles…). Ce qui, il faut le souligner, a fait un bide même auprès de son public !

Pour réveiller le public, manifestement éteint par un spectacle soporifique et politiquement correct, il a alors demandé si des “fils de p… votant Marine Le Pen” étaient présents dans la salle.

Mal lui en a pris, puisque ce soir-là, plusieurs mains se sont levées et des voix se sont élevées aux quatre coins de la salle, afin de faire taire “l’humoriste”. Un lâcher de boules puantes est venu signifier la fin de ce “spectacle”.

[box class=”info”]Crédit photo : Novopress[/box]

Saint François d’Assise, patron de l’immigration ?

Saint François d’Assise, patron de l’immigration ?


06/09/2011 – 12h00
ASSISE (NOVOpress) –
C’est désormais dans trois semaines, le 27 octobre, qu’aura lieu la rencontre interreligieuse internationale convoquée par le pape Benoît XVI à Assise pour célébrer les 25 ans de celle qui avait été organisée dans cette même ville par Jean Paul II, en octobre 1986. Il n’est pas de notre ressort de traiter des aspects théologiques de cette initiative, et moins encore de prendre parti entre les catholiques qui la critiquent et ceux qui la défendent.

Ce qu’on doit relever, en revanche, c’est la manière dont cette rencontre, avant même qu’elle ait eu lieu, est d’ores et déjà exploitée par la fraction la plus immigrationniste de l’Église catholique. On l’a vu en septembre lors de la rencontre internationale de la Communauté Sant’Egidio, « Bound to live together : Religions et cultures en dialogue », qui s’est placée « dans l’esprit d’Assise » pour exalter le multiculturalisme et dénoncer « la peur de la diversité ».

Mgr Giancarlo Bregantini, archevêque de Campobasso-Bojano, président de la commission de la Conférence épiscopale italienne pour les problèmes sociaux et le travail, a été encore plus direct mardi, jour de la Saint-François, dans la basilique même d’Assise, lors de la messe solennelle pour la remise de l’huile de la lampe votive sur le tombeau du saint. Dans son homélie, il n’a pas craint de parler d’immigration en propres termes. « Dans la réalité croissante de l’immigration, s’est-il écrié, ni la peur ni les refoulements ne feront la route du futur. Mais accueillir avec confiance, étudier les autres cultures, rencontrer le sultan : voilà les armes du saint d’Assise. Et elle sont aujourd’hui encore nos armes invincibles pour un dialogue entre générations, entre régions d’Italie, et entre peuples et religions différents. C’est ainsi que nous sentons déjà la joie des cantiques qui monteront au Ciel le 27 de ce beau mois, sous la conduite du pape Benoît, en merveilleux écho de 25 ans de dialogue interreligieux ».

Saint François d’Assise, bien sûr, était allé voir le sultan d’Égypte, Malik al-Kâmil, en 1219, lors de la cinquième croisade, pour le convertir au christianisme ou, à défaut, pour subir le martyre.

Saint François d’Assise, patron de l’immigration ?
Tableau sur bois de Fra Angelico. Saint François d’Assise devant le sultan et l'épreuve du feu (1429).

Voici, par exemple, comment l’épisode est raconté par saint Bonaventure, au chapitre IX de sa Vie de saint François :

« il prêcha avec un tel courage, une telle force et une telle ardeur au soudan [sultan] le Dieu en trois personnes et Jésus-Christ sauveur de tous les hommes, qu’en lui s’accomplissait clairement cette promesse du Seigneur : Je mettrai en votre bouche des paroles et une sagesse auxquelles vos ennemis ne pourront résister, et qu’ils ne pourront contredire. En effet, le soudan voyant le zèle admirable et la vertu du serviteur de Dieu, l’écoutait volontiers et le pressait avec instance de prolonger son séjour auprès de lui; mais François, éclairé d’en haut, lui dit : “Si vous voulez vous convertir à Jésus-Christ, vous et votre peuple, je demeurerai de grand coeur avec vous. Mais si vous hésitez à abandonner la loi de Mahomet pour la foi du Sauveur, faites allumer un grand feu : je le traverserai avec vos prêtres, et vous serez à même de juger alors quelle est la croyance la plus certaine et la plus sainte, et celle qui mérite l’adhésion de vos coeurs.” — “Je ne pense pas, répondit le soudan, qu’aucun de nos prêtres consentît pour la défense de sa foi à s’exposer au feu ou à subir quelque autre genre de tourment.” En effet, il avait vu un de ses prêtres, homme de zèle et déjà avancé en âge, prendre la fuite, en entendant les propositions de François. Alors le saint ajouta : “Si vous voulez me promettre pour vous et pour votre peuple d’embrasser la foi de Jésus-Christ dans le cas où je sortirai sain et sauf du milieu des flammes, je les traverserai seul. Si le feu me fait sentir ses ardeurs, vous l’attribuerez à mes péchés ; mais si la puissance du Seigneur me protège, vous reconnaîtrez que le Christ est la vertu et la sagesse de Dieu, qu’il est le Dieu véritable et le Sauveur de tous les hommes.” Le soudan déclara qu’il n’osait accepter une telle proposition dans la crainte de voir son peuple se soulever. »
Finalement, « reconnaissant qu’il n’aurait aucun succès auprès de cette nation et qu’il ne pouvait obtenir l’objet de ses désirs, averti par une révélation du ciel, François revint en Europe ».

L’historien John Tolan, a consacré en 2007 un livre très intéressant, Le Saint chez le Sultan, à suivre les échos de l’épisode jusqu’à nos jours  : ou comment un événement historique dont on ne sait presque rien est devenu un mythe. Il y a noté la transformation récente de saint François d’Assise en précurseur du dialogue interreligieux. Et il a conclu : « Dans un monde hanté par la violence interreligieuse et les prévisions apocalyptiques de nouveaux chocs de civilisations, je risque d’être perçu comme pédant si j’insiste sur les bases fragiles de cette image d’un saint œcuménique et ennemi des croisades. Mais ces auteurs des XXe et XXIe siècles ne font pas autre chose que leurs devanciers : créer un saint à la mesure de leurs exigences idéologiques.»

Créer un saint à la mesure de ses exigences idéologiques, cela ne s’appelle-t-il pas l’instrumentalisation ?

[Syrie] Désinformation : la martyre iconesque de la Révolution dément sa mort – et son appartenance à l’opposition

[Syrie] Désinformation : la martyre iconesque de la Révolution dément sa mort – et son appartenance à l’opposition


06/10/2011 – 11h30
DAMAS (via infosyrie.fr) — C’est sans doute un nouveau cas « exemplaire » de trucage de l’opposition « facebookeuse » : Zeinab al-Hossni est cette jeune fille de 18 ans originaire de Homs qui, à en croire les cyber-opposants, Amnesty International et donc l’essentiel de la presse occidentale, avait été, suite à son incarcération dans les geôles bacharistes, retrouvée morte et mutilée – le 13 septembre – par ses parents, convoqués à l’hôpital de Homs pour reconnaître le corps de leur fille, en même temps que celui de son frère Mohammed, lui aussi mort – sous la torture – en prison.

Zeinab, martyre « de première classe »

La « malheureuse » Zeinab avait aussitôt été promue nouvelle martyre officielle de la Révolution syrienne, catégorie « première jeune femme à mourir en prison durant le soulèvement syrien ». Une page spéciale Facebook avait été immédiatement dédiée à celle que les poètes de la cyber-opposition avaient baptisé « Fleur de la Syrie ».

Et un autre frère de la jeune fille, Youssef, avait alors expliqué aux « militants internet » de la démocratie syrienne que sa sœur avait été enlevée par les services de sécurité le 27 juillet dernier, ce pour dissuader son frère Mohammed de continuer ses activités anti-régime. Et d’une voix tendue par la juste colère, Youssef avait décrit par le menu les blessures et mutilations relevées sur les cadavres de Zeinab et de Mohammed, précisant même que sa sœur était décapitée et en partie brûlée.

On imagine le buzz sur la toile et dans les rédactions de France et de Navarre. France 24, notamment, chaîne de désinformation continue très impliquée dans la lutte anti-Bachar – elle avait notamment annoncé la vraie-fausse défection de l’ambassadeur de Syrie en France sur la base d’un coup de téléphone d’une simulatrice – avait écrit que des « centaines de femmes » s’étaient rassemblées à Homs après son enterrement pour honorer sa mémoire.

La malencontreuse résurrection de Zeinab

Zeinab, martyre « de première classe »Sauf que la même Zeinab al-Hossni est apparue mardi 4 octobre sur les écrans de la télévision nationale syrienne pour donner la bonne nouvelle de sa « non-mort » et expliquer les circonstances du « drame ». Zeinab avait « fugué » de la maison de ses parents à Bab Siba, un faubourg de Homs, se réfugiant chez des proches. « C’était cinq jours avant le ramadan que j’ai quitté la maison de peur de la torture de mes frères » a notamment expliqué la jeune fille, apparue voilée à la musulmane. “Torture”, le mot peut paraître fort mais, apparemment, Zeinab n’est pas dans les meilleurs termes avec ses frères qui la battaient, assure-t-elle. Et n’est impliquée en rien dans leur engagement anti-régime.

Zeinab est restée cachée chez ses amis, à l’insu évidemment de ses parents, pendant plusieurs semaines. elle n’a fini par sortir de son silence et de sa retraite qu’après que lui soient parvenues les nouvelles de sa mort « exemplaire ». Sur le conseil de ses « hôtes », elle s’est rendue alors, le 4 octobre, à la police « pour raconter la vérité et démentir la nouvelle de (son) assassinat ». Bien sûr, la jeune fille, qui a produit sa carte d’identité devant la caméra, a nié avoir jamais été arrêtée par quelque service de sécurité syrien que ce soit. Elle a profité de sa confession télévisée pour demander le pardon de sa mère. Et a expliqué qu’elle voulait se marier, avoir des enfants, et pour ce faire, sortir de sa « clandestinité ». Tout est bien qui finit bien, sauf pour les cyber-menteurs !

Cette péripétie tragi-comique est une nouvelle – et spectaculaire – indication que les opposants au régime, certains d’entre eux du moins, sont prêts à proférer les pires mensonges, conscients qu’ils seront repris, diffusés et interprétés par les journalistes occidentaux toujours avides de sensationnalisme « bien orienté ».

Une fois encore, le « Pulitzer de la Désinformation » nous paraît revenir de droit à France 24, qui, par la qualité de sa désinformation sur la Syrie, est entrée dans la cour des grands, aux côtés de ses consœurs Al-Jazeera, Al-Arabiya et I-Télé. Si nous avions le temps, nous suggérerions à nos visiteurs un grand concours du « meilleur bobard anti-syrien », à adresser bien sûr à France 24, le vainqueur se voyant aussitôt honoré du titre de « spécialiste France 24 des questions syriennes ».

Nous mettons en ligne la vidéo ci-dessous qui retrace en arabe – sous-titré en anglais – la genèse de l’affaire, et diffuse l’entretien accordé à la télévision syrienne par la jeune femme.

[box]Article reproduit avec l’aimable autorisation d’infosyrie.fr[/box]

[Billet] Traders : Jérôme Kerviel fait la course en tête

[Billet] Traders : Jérôme Kerviel fait la course en tête


Quand ils le veulent, les Bretons savent y faire. Récemment la presse nous a entretenu de l’affaire Kweku Adoboli, ce trader ghanéen qui vient de faire perdre 2,3 milliards de dollars (1,62 milliards d’euros) à la banque helvète USB en pratiquant des transactions non autorisées. C’était la vedette de la semaine… Un homme combinant assiduité à la tâche, flair, âpreté au gain et infernale baraka. Jusqu’au jour où le vent à tourné.

A la vérité, les traders qui ont dérapé pourraient constituer un  petit club. En 1995, Nick Leeson fait perdre 0,7 milliard de livres sterling à la Barings. En1995, Toshihide Iguchi fait perdre 1,1 milliard de dollars à Daiwa Banks. En 1996 Yasuo Hamanaka fait perdre 2,6 milliards de dollars à Sumimoto. En 2002, John Rusnak fait perdre 0,7 milliard de dollars à AIB. En 2005 Philippe Bennet fait perdre  0,4 milliard de dollars à Refco.

Mais le champion toutes catégories demeure notre Breton de Pont-l’Abbé, Jérôme Kerviel qui a réussi à provoquer l’évaporation de 4,9 milliards d’euros des comptes de la Société Générale. Il est vrai que, dans le même temps,la Société Générale perdait 2 milliards d’euros avec les subprimes…

Dans une Bretagne « autonome », Jérôme Kerviel deviendrait tout naturellement  ministre de l’Economie et des Finances. Il saurait comment s’y prendre pour équilibrer le budget… au besoin en faisant les poches du FMI, de la Banque mondiale, de la BCE, de Bank of America, de la Deutsche Bank…

Crédit photo : Andy Hill. Licence CC.

Bordeaux : des étudiants s’opposent à la remise de diplôme de Judith Butler

Bordeaux : des étudiants s’opposent à la remise de diplôme de Judith Butler

06/10/2011 – 10h15
BORDEAUX (via Info Bordeaux) — Hier soir avait lieu à la faculté de Bordeaux III la remise des insignes docteur Honoris Causa à la très polémique philosophe américaine, Judith Butler. Cette distinction délivrée par Patrice Brun, président de la faculté, est une preuve de plus de la complaisance de l’université française pour la théorie du Genre.

Féministe homosexuelle, celle-ci a élaboré une théorie sur le genre à partir des années 70 et son livre « Trouble dans le genre. Pour un féminisme de la subversion » (publié en France en 2005). La diffusion de cette idéologie subversive au sein des lycées et des universités fait l’objet d’une réaction sans précédent de la part des parents d’élèves et de près de 200 parlementaires (les personnes ne seraient plus définies comme hommes et femmes, mais comme pratiquants de certaines formes de sexualités : homosexuels, hétérosexuels, bisexuels, transsexuel !).

Hier, une dizaine d’étudiants bordelais ont donc tenu à manifester leur désapprobation en lançant des slogans hostiles à Judith Butler et en agitant des pancartes.

[box class=”info”]Source : info-bordeaux.fr[/box]

Noël Mamère : « Une partie du personnel politique s’enrichit sur la bête, c’est-à-dire les citoyens »

Noël Mamère : « Une partie du personnel politique s’enrichit sur la bête, c’est à dire les citoyens »

06/10/2011 – 09h30
BEGLES (via Info Bordeaux) –
Le maire de Bègles (Gironde) s’élève contre les dérives politico-financières qui touchent la classe politique depuis de nombreuses semaines. Dans un éditorial publié sur son site, intitulé « Dépolluer la République », l’ancien candidat écologiste à la présidentielle de 2002 ne fait pas dans la demi-mesure.

« Nous avons affaire à de vulgaires ripoux dont certains ont été Ministres d’Etat de la République. Ce sont les mêmes qui nous donnent des leçons de morale, mais qui inventent chaque jour de nouvelles mesures contre les pauvres et les classes moyennes, qui stigmatisent comme fraudeurs potentiels des millions de citoyens… Tout en pataugeant dans la criminalité en col blanc. Vue la cadence infernale de révélations, toutes moins ragoûtantes les unes que les autres, le bilan de cette triste équipe risque de faire apparaître Jacques Chirac comme un modèle de vertu ! ».

Pour le député-maire, le gouvernement devrait appliquer « la jurisprudence Jospin qui obligeait les ministres mis en examen à démissionner sur le champ ». Pourtant, Noël Mamère ne stigmatise pas seulement la droite. La gauche, et particulièrement le parti socialiste, est elle aussi pointée du doigt : « De l’autre côté de l’échiquier politique, rien n’est fait pour se débarrasser des notables mis en examen pour – excusez du peu – association de malfaiteurs ».

Les conséquences de ce « contexte glauque » risquent de se retourner contre la classe politique dans son ensemble. Pour l’élu écologiste, la solution viendra donc d’Eva Joly, candidate d’Europe-Ecologie à l’élection présidentielle. Ce serait la seule à pouvoir stopper l’inévitable progression de Marine Le Pen : « Eva Joly a toujours combattu fermement toute forme de corruption, parce qu’elle connaît les circuits et les réseaux par lesquels passent les mallettes, parce qu’elle possède la fermeté et le courage nécessaires pour dépolluer la République ».

Pour Noël Mamère, le choix est simple : « les Français devront choisi en mai et juin prochain entre ceux qui dénoncent la corruption et ceux qui l’organisent ».

[Football] Tirage au sort des compétitions internationales : un système inégalitaire en faveur des gros clubs

[Football] Tirage au sort des compétions internationales : un système inégalitaire en faveur des gros clubs

06/10/2011 – 07h45
PARIS (NOVOpress) —
 Pour les amateurs du ballon rond, le tirage au sort est toujours excitant : va-t-on visiter enfin le Kp d’Anfield ou la butte qui sert de virage à Oiseaux-les-Champs ? Assistera-t-on à une réception musclée de la part de West Ham ou bien cela sera-t-il une balade de santé au Luxembourg ? Allons-nous nous prélasser sur les bords de la Méditerranée ou se rafraîchir à Dunkerque ?

Le système mis en place par les instances officielles du football tronque toutefois complètement la réalité de l’enjeu, à savoir le “système des chapeaux”. Ce système, équitable sur le papier, est perverti selon l’équation : les meilleurs clubs, faisant partie du premier chapeau, ne joueront pas les uns contre les autres ; les clubs plus modestes, c’est-à-dire les petits chapeaux, joueront contre les gros clubs, ce qui équivaut à peu de chances d’exploits.

Un exemple typique : chapeau n°1 pour les éliminations de l’EURO 2012, qui compte l’Espagne, l’Allemagne, les Pays Bas, l’Italie, l’Angleterre, la Croatie, le Portugal, la France, la Russie. Si le Brésil était Européen, sans doute n’aurait-il pas joué dans un chapeau inférieur…
Chapeau n°6 : Azerbaidjan (le pays que personne ne sait situer sur une carte mais connu par tous Français après leur défaite à Auxerre 10-0 un soir de septembre 1995…), le Luxembourg, Malte, les Iles Féroé, Andorre et Sain Marin !

Il en va de même pour les coupes d’Europe.

Il semble qu’une mesure de bon sens consisterait à abolir un tel système destiné exclusivement à protéger les gros club, à leur réserver les « belles affiches » (c’est-à-dire celles qui vont faire de l’audience et du chiffre) pour les matchs de phase finale et en résumé, à dépopulariser un peu plus le football pour en faire un spectacle de foire, toujours plus rentable.

Pierre Lartificier, pour Novopress

Crédit photo : Wales vs. Montenegro, match disputé le 2 septembre 2011 à Cardiff. Auteur : Jon Candy, via Flickr (cc)