Kiosque Courtois du samedi 24/9/2011 – L’actualité de la semaine en écrit

Kiosque Courtois – L’actualité de la semaine en écrit

[box class=info]Le samedi, une sélection des principaux sujets de la semaine des biens connus Bulletins de Réinformation de Radio Courtoisie. Ce Kiosque est présenté par Henri Dubost assisté cette semaine de Cécile Lorrain et Marc Rocher.

Novopress a publié dès samedi matin, en différé, l’audio de ce Kiosque Courtois dans la fenêtre “Radio Courtoisie : le bulletin de réinfo” de sa colonne de droite. Pour ceux qui préfèrent lire qu’écouter, en voici le contenu sous forme de texte enrichi d’images.[/box]

FRANCE

Kiosque Courtois du samedi 24/9/2011 – L’actualité de la semaine en écrit Alors que la campagne pour la prochaine présidentielle est quasiment ouverte, l’affaire Karachi pourrait plomber l’UMP et le probable candidat Sarkozy

Dans le cadre de l’enquête sur la vente de sous‑marins à Karachi en 1995, le juge Van Ruymbeke vient en effet de mettre en examen deux proches du chef de l’Etat, Nicolas Bazire et Thierry Gaubert. Ce dernier est le frère de Patrick Gaubert, ancien président de la LICRA. Bazire et Gaubert sont suspectés d’avoir participé au financement occulte de la campagne présidentielle d’Edouard Balladur en 1995, grâce à des rétro‑commissions versées lors de contrats d’armement avec le Pakistan. Le compte de campagne de Balladur aurait ainsi enregistré une entrée de quinze millions de francs en espèces, somme que son gestionnaire peine à justifier. Malgré l’avis défavorable des rapporteurs, ces extravagants comptes de campagne avaient été validés par le conseil constitutionnel, à la demande de son président de l’époque, le socialiste Roland Dumas.

Les médias, jusqu’à présents fort discrets sur l’affaire, parlent dorénavant de « Karachigate »

L’affaire ne date pourtant pas d’hier. Dès 1996, le journal Le Monde évoquait l’existence de rétro-commissions. Le scandale avait été aussitôt étouffé. A partir de 2009, des témoins affirment qu’une partie de l’argent versé au réseau Takieddine serait revenue en France et aurait financé la campagne d’ Edouard Balladur pour l’élection présidentielle de 1995 à hauteur de 10,25 millions de francs[].

L’affaire prend un tour dramatique en 2002 avec l’assassinat à Karachi de onze ingénieurs français spécialistes de l’armement

Les juges Bruguière et Ricard attribuent un peu trop rapidement l’attentat à Al-Qaida. En 2009, les juges Trévidic et Jannier abandonnent la piste islamiste au profit de la piste politico-financière que nous venons d’évoquer. Une explication naturellement démentie par Édouard Balladur et qualifiée de « grotesque » par Nicolas Sarkozy. Parallèlement à Gaubert et Bazire, le juge Van Ruymbeke vient également de mettre en examen le franco-libanais Ziad Takkiedine, un spécialiste des contrats d’armements. Takieddine mentionne explicitement le partage de commissions entre chiraquiens et sarkozystes. Alors ministre du budget, Nicolas Sarkozy aurait autorisé la création de Heine, société écran luxembourgeoise qui faisait transiter les rétro‑commissions sur les ventes de sous‑marins au Pakistan. La police luxembourgeoise rapporte, je cite, que « Les accords sur la création (de Heine) semblaient venir directement du Premier ministre Balladur et du ministre des Finances Nicolas Sarkozy ». L’Elysée a vivement réagi jeudi, dénonçant, je cite : « calomnie et manipulation politicienne ».

Procès Chirac : dans le plus pur style république bananière

Kiosque CourtoisComme on pouvait s’y attendre, malgré les lourdes charges pesant contre lui, le parquet a demandé une relaxe générale en faveur de l’ancien président de la République. Chef de l’Etat de 1995 à 2007, Jacques Chirac était poursuivi en sa double qualité de maire de Paris (de 77 à 95) et président de l’ex‑Rassemblement pour la République (RPR) dans deux affaires d’emplois présumés fictifs. Avec tristesse et humour, l’avocat de la partie civile, Maître Jérôme Karsenti, déclarait quelques jours avant la demande de relaxe, je cite : « J’avoue que je serais agréablement surpris s’il y avait des réquisitions aux fins de condamnation ». Sans commentaire.

Le déficit commercial de la France devrait avoisiner les 75 milliards d’euros en 2011, selon le secrétaire d’Etat au Commerce extérieur, Pierre Lellouche.

C’est 20 milliards de plus que le déficit historique de 2008. La dernière année d’excédent remonte à 2003. La facture énergétique et l’euro fort peuvent expliquer en partie ces résultats alarmants, mais aussi le libre échange et la concurrence déloyale des pays émergents. A elle seule, la Chine est responsable de 30% de notre déficit. La politique actuelle de soutien à l’export favorise principalement les grands groupes, au détriment des PME. Selon la Cour des comptes, dix entreprises, qui représentent 5% des exportations, bénéficient de 85% des aides à l’export. Pour le Front national, notre pays ne pourra retrouver sa compétitivité que par le rétablissement de ses barrières douanières et le retour à sa souveraineté monétaire, donc la sortie de la zone euro, deux mesures auxquelles l’UMPS est viscéralement opposée

18,2 milliards d’euros : c’est le déficit de la Sécurité sociale pour 2011, selon le gouvernement

La branche maladie reste la plus déficitaire. Le gouvernement souhaite réduire le déficit par des plans de rigueur drastiques. Selon l’UFC Que Choisir, la part des dépenses couvertes par la Sécu a atteint l’an dernier son niveau le plus bas depuis 1973. Alain Bazot président de l’association estime, je cite : « à 2,3 milliards d’euros entre 2004 et 2010 le transfert de charges de l’État vers les usagers ou leur complémentaire ». Selon l’Institut français de recherche sur les administrations publiques (Ifrap), le budget alloué à l’AME (prise en charge intégrale des dépenses maladie des clandestins) est à minima de 670 millions d’euros annuels et de 6 milliards d’euros pour la CMU.

« Les esprits sont tellement désinformés par le pouvoir et les économistes du pouvoir que nous allons vers de plus en plus d’Etat et de moins en moins de prospérité ».

C’est ce qu’a déclaré l’économiste Philippe Simmonot (photo) dans un entretien sur l’avenir de la zone euro accordé aux Nouvelles de France.

Selon M. Simmonot, l’éclatement de la zone euro est inévitable et les mesures prises par les « pompiers pyromanes », c’est‑à‑dire les banques centrales et les gouvernements, ne font que rendre la sortie de crise plus difficile.

Kiosque Courtois du samedi 24/9/2011 – L’actualité de la semaine en écrit« On ne peut pas exclure que certaines banques auront besoin de l’aide de l’Etat. La Commission européenne s’y prépare et le contrôlera. Il faut surtout penser au soutien du public et à la cohésion sociale ».

C’est ce que vient de déclarer Michel Barnier (photo), Commissaire européen au Marché intérieur et aux Services. En clair, ce sont les citoyens qui vont, comme en 2008, payer pour la dette des banques, ce qui signifie une nouvelle aggravation de la dette publique et de nouveaux impôts et taxes en perspective.

Kiosque Courtois du samedi 24/9/2011 – L’actualité de la semaine en écritFlorian Philippot, ancien élève de l’ENA, fait son entrée dans l’’équipe de campagne de Marine Le Pen

Agé de 29 ans, M. Philippot est depuis deux ans membre du corps d’inspection du ministère de l’intérieur, où il côtoie entre autres Jean‑Yves Le Gallou. Florian Philippot a un passé de souverainiste de gauche. En 2002, il a présidé le comité de soutien « grandes écoles » de Jean‑Pierre Chevènement, alors candidat à la présidence de la République. De même que Paul‑Marie Coûteaux, lui aussi soutien de Chevènement en 2002, il a donc rallié Marine Le Pen, dont il devient le directeur de campagne. De quoi renforcer la crédibilité du programme du Front national et asseoir son orientation populaire. Lors d’une réunion de campagne, Marine Le Pen s’est attaqué aux banques, pourfendant, je cite : « l’économie des spéculateurs et des tricheurs » et prônant une séparation des banques de dépôt des banques d’affaires ainsi qu’une « nationalisation partielle et temporaire » des banques de dépôt.

 

MONDE

Les Pays‑Bas durcissent leur législation sur l’immigration

Il faudra désormais que tout immigré qui veut obtenir la nationalité néerlandaise prouve qu’il ne menace pas l’ordre public, qu’il gagne suffisamment sa vie, et qu’il a renoncé à sa nationalité d’origine. La naturalisation ne sera possible qu’au bout de cinq ans contre trois ans aujourd’hui, et elle sera soumise à un strict examen de connaissance de la langue néerlandaise. La politique de regroupement familial des immigrés sera largement restreinte, et désormais réservée aux enfants mineurs ou aux conjoints. L’immigration clandestine va devenir un délit passible de 3.800 euros d’amende ou d’une peine de prison. En échange de son soutien au gouvernement de centre droit, Geert Wilders, le chef du parti populiste PVV avait exigé ces mesures contre l’immigration.

Kiosque Courtois du samedi 24/9/2011 – L’actualité de la semaine en écritEn visite en Allemagne, le président turc Abdullah Gül (photo) a évoqué pour la première fois le fait que la Turquie pourrait ne pas entrer au sein de l’Union européenne

Selon M. Gül, la Turquie se plierait au fait de ne pas devenir membre de l’Union Européenne, je cite : « Si les habitants d’un seul de ses pays ne veulent pas de nous et considèrent la Turquie comme un poids ». Rappelons que, selon un sondage présenté en janvier 2010 à Ankara, 64% des Français restent opposés à l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne. Sur la période 2007‑2013, l’Union européenne a déjà versé quelque 5 milliards d’euros à Ankara au titre de la « préadhésion », ce qui représente pour le contribuable français une facture de 887 millions d’euros. Ceci en pure perte puisqu’un rapport de la Cour des comptes européenne déplore que, je cite : la Commission de Bruxelles « Ne dispose pas des informations nécessaires pour démontrer l’efficacité de l’aide de préadhésion »…

La Libye, vaste supermarché des armes

C’est un sujet de forte inquiétude pour la coalition occidentale qui mène la guerre en Libye pour le compte du CNT, le Conseil national de transition. De nombreuses quantités d’armes conventionnelles circulent depuis l’ouverture des dépôts d’armements libyens et la fourniture par l’Otan aux rebelles du CNT. La Libye est ainsi devenue un supermarché pour tous ceux qui ont besoin d’armes : affairistes, tribus, et intermédiaires d’Al‑Qaïda au Maghreb islamique.

Le ministre russe des finances envisage une intervention pour sauver la zone euro

Alors que la zone euro est rongée par la crise de la dette, les pays à fortes réserves de change proposent de prêter des devises aux pays européens les plus endettés. Ainsi, Alexei Koudrine, ministre russe des finances, a jugé que l’intervention de son pays était très probable. Bien évidemment, cette aide se ferait « sous certaines conditions » et la Russie va mettre un certain nombre de sujets sur la table. Notamment l’accélération notable des négociations pour son adhésion à l’OMC.

Le Parlement grec vote une subvention de douze millions d’euros pour la construction d’une grande mosquée à Athènes

Alors que la Grèce est en pleine crise, on apprend qu’une subvention publique de douze millions d’euros a été votée par les députés grecs pour la construction d’une très grande mosquée à Athènes, sous la pression de l’Union des musulmans de Grèce qui a organisé depuis plusieurs mois une série de provocations par des prières massives dans les rues d’Athènes.

La situation des chrétiens s’est détériorée dans l’Irak « libéré » par les Etats‑Unis

Une délégation de l’association Fraternité en Irak a séjourné pendant deux semaines à Mossoul et à Kirkouk durant l’été. Un de ses membres décrit les épreuves endurées par la minorité chrétienne face à la violence qui sévit dans le Kurdistan irakien. 70% des chrétiens d’Irak ont quitté leur pays depuis la guerre de 2003. A Mossoul, il ne reste plus que 8% des chrétiens d’avant la guerre. Ils font face à la peur constante de l’attentat et de l’enlèvement. Et quand ils fuient les violences, leurs maisons sont souvent pillées, et ils ne peuvent plus rentrer chez eux. Saluons donc le travail de ces jeunes gens courageux, qui ont convoyé 368 kg de médicaments à Kirkouk cet été. Ils témoignent de la fraternité des chrétiens de France à l’égard des chrétiens d’Irak restés chez eux malgré leurs souffrances

« La Russie est plus européenne que d’autres pays européens »

Nous terminerons par cette déclaration du représentant permanent de la Russie auprès de l’OTAN, Dmitri Rogozine. Au journaliste du Figaro qui l’interrogeait sur le caractère européen de la Russie, M. Rogozine a rappelé une évidence. Alors que des pays comme la France et l’Allemagne sont de plus en plus dénaturés par l’immigration extra‑européenne, la Russie veille à maintenir son indépendance et ses valeurs culturelles.

Kiosque Courtois du samedi 24/9/2011 – L’actualité de la semaine en écrit
Affiche en faveur de la natalité dans le métro de Moscou

 

Des pirates à l’Assemblée nationale en 2012 ? [audio]

Des pirates à l'Assemblée nationale en 2012 ? [audio]

25/09/2011 – 10h00
PARIS (NOVOpress) – 8,9% : c’est le score réalisé par le Parti pirate allemand lors des élections régionales de Berlin, devenant la 4ème force politique de la ville, avec 15 députés au parlement régional.

Né en Suède en 2006, suite aux poursuites engagées contre les fondateurs du site “The Pirate Bay”, le Parti pirate s’est déployé dans une trentaine de pays, unis depuis l’an dernier sous la bannière du Parti pirate international. Avec, à chaque fois, le même socle de revendications : libérer l’accès à la culture en légalisant le téléchargement, mais aussi lutter contre les monopoles privés et renforcer la transparence des institutions et la protection des droits des citoyens.

La France aussi possède son parti pirate. Hadopi, menaces sur l’Internet illimité, restriction des libertés individuelles, blocage du web… les pirates français s’élèvent contre ce qu’ils estiment être des dérives autoritaires de plus en plus fortes réclamées par des “lobbys” et relayés par les gouvernements successifs.

Présentation du Parti pirate en compagnie de Maxime Rouquet, son président (photo ci-dessous), qui revient sur l’entrée des pirates au parlement berlinois et qui nous parle également d’un abordage prévu sur l’Assemblée nationale en 2012.

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“Éléments pour une contre-culture identitaire” : Philippe Vardon sur Radio Courtoisie [audio]

“Éléments pour une contre-culture identitaire”

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25/09/2011 – 08h30
PARIS (NOVOpress) –
Ce samedi 24 septembre à midi, dans Le Libre journal des lycéens de Radio Courtoisie, Romain Lecap et Xavier Delaunay ont reçu Philippe Vardon-Raybaud pour analyser les éléments d’une contre-culture identitaire, sujet qui vient de faire l’objet d’un livre de ce responsable du mouvement identitaire et président de Nissa Rebela.

Georges Feltin-Tracol, animateur du site Europe Maxima et Pascal Lassalle participaient à l’émission.

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BHL se fait virer deux fois de la tribune à Benghazi [vidéo]

BHL se fait virer deux fois de la tribune à Benghazi

Nicolas Sarkozy avait mis Bernard-Henri Lévy dans ses valises pour sa récente visite éclair en Libye.

Le “philosophe” a tout fait pour apparaitre sur la tribune lors du discours de Nicolas Sarkozy le 15 septembre à Benghazi, en présence de David Cameron et Moustafa Abdel Jalil, président du Conseil national de transition (CNT). Mais à chaque tentative BHL se fait éjecter, même quand il est caché derrière des lunettes noires.
Vu dans le Petit Journal de Canal+.

L’histoire de l’Afrique doit-elle être enseignée dans le secondaire aux dépens des fondamentaux de l’histoire de France ?

L’histoire de l’Afrique doit-elle être enseignée dans le secondaire aux dépens des fondamentaux de l’histoire de France ?

Par Bernard Lugan

[box] L’histoire des mondes non européens a toujours figuré dans les programmes scolaires, cependant, elle n’était pas enseignée aux dépens de l’histoire de France. De plus, cette nécessaire ouverture ne se faisait qu’à partir du moment où les fondamentaux de notre histoire étaient acquis par les élèves. Aujourd’hui, il en va tout autrement avec la réforme Darcos qui prépare le délitement de l’imaginaire historique national, ce précieux socle auquel les Français sont encore arrimés. [/box]

Les ravages commencent désormais dès la classe de 5° qui a subi des amputations insensées et même proprement « ubuesques » de son programme d’histoire. Or, ces amputations ont été rendues nécessaires afin de dégager autant de plages horaires destinées à l’étude des civilisations non européennes, qu’elles soient africaines, asiatiques ou autres. Pour ce qui concerne l’Afrique, seront ainsi étudiés plusieurs royaumes avec un point central, celui du Mali. Pour leur « faire de la place », Louis XIV a donc été relégué en toute fin de programme et il ne sera donc « survolé » que si le Monomotapa (!!!) a été vu. De même que les crédits de l’armée constituent la variable d’ajustement des déficits de l’État, l’histoire de France devient quant à elle la variable d’ajustement des apprentis sorciers du ministère de l’Éducation nationale.

Toute éducation supposant l’acquisition de fondamentaux et de connaissances de base sans lesquelles il est impossible ou vain de vouloir aller plus loin, il est donc insensé de vouloir faire apprendre l’histoire du Mali à des enfants qui ne savent pas si Napoléon a vécu avant ou après Louis XIV…Les « docteurs Folamour » du pédagogisme ne l’ignorent pas. Ils en sont même parfaitement conscients, mais ce sont d’abord des militants dont le but est de casser tous les enracinements européens considérés par eux comme susceptibles de déclencher des réactions identitaires.

Ne nous cachons pas derrière notre pouce et disons les choses clairement : le premier but de cette aberrante réforme de l’enseignement de l’histoire est de toucher le public de ces établissements mosaïques dans lesquels 30 à 40% d’élèves possédant moins de 350 mots de vocabulaire, ne sachant ni lire, ni écrire, ni même raisonner et encore moins comparer, pourrissent littéralement l’apprentissage de classes entières. Les assassins de notre mémoire espèrent, grâce à cette réforme, capter l’attention de ces auditoires « difficiles » et avant tout peu intéressés par l’histoire de France, en leur proposant une histoire sur mesure, une histoire à la carte, une histoire ethno sectorielle en quelque sorte.

Les élèves d’origine mandé-malinké de Tremblay en France seront peut-être attentifs à l’histoire de l’empire du Mali qui fut constitué par leurs ancêtres, mais il risque de ne pas en être de même avec les petits soninké de Garges les Gonesse, héritiers, eux, du royaume de Ghana qui fut détruit par les premiers… De plus, comment vont réagir les rejetons des nombreux autres peuples africains ? N’y a-t-il pas une forme de discrimination à leur égard ? En effet, pourquoi privilégier le Mali ou le Ghana et passer sous silence l’empire Luba et le royaume zulu ?

Un autre but de ce programme qui fait naturellement de continuelles références à la traite des esclaves vue comme une sorte de fil conducteur de la matière, est de tenter de faire croire aux élèves que l’histoire du monde est d’abord celle de la confrontation entre les méchants, lire les Européens, et les bons, lire les autres. L’ethno culpabilité est décidément sans limites !

De plus, et là est peut-être le plus important, l’histoire de l’Afrique a son propre temps long qui n’est pas celui de l’Europe. Elle s’appréhende avec une méthodologie particulière impliquant une maîtrise de la critique des sources orales, une connaissance approfondie de l’anthropologie, de l’archéologie, de la linguistique, etc., Or, les professeurs qui vont devoir enseigner cette histoire à leurs jeunes élèves n’ont pas été formés pour cela.

Un exemple : la connaissance que nous avons de Philippe le Bel repose sur des dizaines de milliers d’études, de thèses, de documents d’archives, de mémoires, de correspondances, de traités etc. Son contemporain, Abu Bakr II empereur du Mali (+- 1310-1312), dont l’existence n’est même pas certaine, n’est connu que par des traditions orales tronquées, des sources arabes de seconde ou même de troisième main et par une chronologie totalement erronée établie par Maurice Delafosse en 1912. L’histoire de son bref règne, s’il a véritablement eu lieu, est pourtant largement enseignée en Afrique où ce souverain est présenté comme une sorte d’explorateur conquistador parti à la tête de 2000 ou même 3000 pirogues pour découvrir les Amériques.

Les professeurs des classes de 5° qui vont devoir parler du Mali, cœur du nouveau programme, devront évidemment étudier cet empereur. Or, sont-ils formés pour expliquer à leurs élèves que l’histoire scientifique ne se construit pas sur des légendes? De plus, le seul fait, dans un cours, de consacrer le même temps d’étude à un personnage historique attesté d’une part, et à un autre, largement légendaire d’autre part, conduira automatiquement les élèves à prendre le virtuel pour la réalité, ce qu’ils sont déjà largement enclins à faire avec les jeux électroniques.

Mais allons encore au-delà et abordons l’essence même de la question. Face à ces élèves « en difficulté» (traduction en langage politiquement incorrect : enfants dont la langue maternelle n’est pas le français), les enseignants oseront-ils, sans risquer un hourvari, expliquer qu’un tel voyage n’a jamais eu lieu ? En effet, si tout est faux dans cette légende c’est parce que les Africains de l’Ouest -à la différence de ceux de l’Est-, ne pouvaient affronter la haute mer car ils ignoraient l’usage de la voile ainsi que celui de la rame et parce que leurs pirogues étaient sans quille.

Les mêmes enseignants sont-ils armés pour faire comprendre à leurs classes que pour atteindre l’Amérique, les hommes d’Abu Bakr II auraient été contraints de pagayer durant plus de mille kilomètres à travers l’océan atlantique avant de rencontrer enfin le courant des Canaries, seul susceptible de leur permettre de dériver ensuite vers l’Ouest… et cela sur 6000 km ? Enfin, seront-ils en mesure de mettre en évidence l’incohérence majeure de cette légende que certains considèrent comme une histoire vraie, à travers un exemple clair : comment l’expédition de l’empereur malien aurait-elle pu atteindre l’Amérique alors que les Africains ignoraient l’existence de l’archipel du Cap-Vert situé à 500 km « à peine » de la péninsule du Cap-Vert, point le plus occidental du littoral ouest africain contrôlé par l’Empire du Mali et qui leur barrait la voie du grand large ? En effet, cet archipel était vierge et vide d’habitants en 1450, au moment de sa découverte par le Génois Antonio Noli qui était au service du Portugal… [1]

L’enseignement de l’histoire africaine ne s’improvise pas !

Hier la méthode d’apprentissage de la lecture dite « globale » fabriqua des générations d’illettrés et de dyslexiques; la réforme des programmes d’histoire donnera quant à elle naissance à des générations de zombies incapables de rattacher des évènements ou des personnages à une chronologie et ayant pour toute culture historique celle du volapük mondialisé.

Bernard Lugan – 23/09/2011

[box class=”info”] Sources :
Le blog officiel de Bernard Lugan
– et Realpolitik.tv [/box]

Photo : Fresque de Tiepolo, Allégorie des planètes et des continents (L’Afrique), 1752-1753, Würzburg

Solidarité Kosovo à l’antenne de Méridien Zéro ce dimanche

Solidarité Kosovo à l'antenne de Méridien Zéro ce dimanche

Dimanche 25 septembre, l’équipe de Méridien Zéro, la “webradio” alternative, reçoit Marion Chevtzoff, présidente de l’association Solidarité Kosovo.

Solidarité Kosovo est une association loi de 1901 déclarée au journal officiel de la République française. L’objet légal de cette association est « de réaliser et de promouvoir des actions d’aide et de solidarité envers les populations serbes du Kosovo Métochie ».

Si les actions passées et futures de l’association seront évoquées, il sera également débattu de la situation actuelle du Kosovo et de la pression de plus en plus forte exercée sur le peuple serbe qui continue de résister face aux avancées musulmanes promues par les États-Unis et encouragées par les démocraties occidentales.

Le silence et le mensonge qui entourent les événements du Kosovo-Métochie seront rompus ce dimanche. Rendez-vous donc dimanche 25 septembre de 23h à 0h30 sur Méridien Zéro qu’il vous sera possible d’écouter en direct ou en podcast via les sites Méridien Zéro, Radio Bandiera Nera ou Europa Radio.

Le silence et le mensonge qui entourent les événements du Kosovo-Métochie seront rompus ce dimanche. Rendez-vous donc dimanche 25 septembre de 23h à 0h30 sur Méridien Zéro qu’il vous sera possible d’écouter en direct ou en podcast via les sites Méridien Zéro, Radio Bandiera Nera ou Europa Radio.

Lendemains de bataille à Lampedusa

Lendemains de bataille à Lampedusa

24/09/2011 – 15h00
LAMPEDUSA (NOVOpress) — Après l’incendie du Centre d’accueil et la guerre urbaine de mardi et mercredi, où en est le front de l’immigration en Italie ? Lampedusa panse ses plaies, le gouvernement continue à recueillir des clandestins qu’il ne sait pas où mettre, les immigrationnistes sont plus virulents que jamais. Bref, plus ça va mal, plus c’est la même chose.

Lampedusa a été vidée de la plus grande partie de ses clandestins : il n’en restait plus qu’une soixantaine hier soir. Les autres ont été évacués vers la Sicile soit par bateau soit par avion militaire. Le préfet d’Agrigente assure que « nous contrôlons la situation ». L’île célèbre ces jours-ci la fête de Notre-Dame du Bon Port, protectrice des pêcheurs. Symboliquement, c’est l’archevêque de Tunis, Mgr Maroun Lahham, qui est venu célébrer la messe. Dans son homélie, il a rendu hommage aux Lampedusans, demandé aux Tunisiens de « ne pas cracher dans le plat où ils mangent » et souligné que « les hommes sont faits pour vivre ensemble dans l’harmonie ». La conférence des évêques sicilienne a déclaré de son côté que « Lampedusa devait retrouver son calme pour ne pas perdre un précieux patrimoine d’accueil et de compréhension réciproque ». Mais, malgré tous ces bons sentiments, « il y a dans l’île », selon le journaliste du Giornale di Sicilia, « la conscience que, après les affrontements, quelque chose changera fatalement dans les rapports avec les immigrés ». La voiture de Cono Galipò, administrateur de la coopérative « Lampedusa accueil » qui gère le Centre d’accueil a été brûlée dans la nuit de jeudi à vendredi, probablement par des habitants exaspérés.

Les clandestins continuent pendant ce temps à affluer de Tunisie comme si de rien n’était, et le gouvernement italien à organiser leur sauvetage en mer. Mais le Ministère de l’Intérieur n’ose plus les amener à Lampedusa, officiellement déclarée « port non sûr » pour les opérations de secours aux clandestins. Un bateau de 75 Tunisiens qui avait été repéré au large de l’île a donc été escorté hier par les vedettes des gardes-côtes jusqu’à Porto Empedocle, au sud de la Sicile, que le ministre Roberto Maroni destine à devenir le nouveau Lampedusa. Le maire, Calogero Firetto, s’y est dit favorable en principe tout en réclamant « des garanties adéquates pour la communauté locale afin que cela ne se transforme pas en drame dans le drame ».

La Tunisie n’acceptant de reprendre que 100 clandestins par jour, les opérations de rapatriement avancent lentement. 700 Tunisiens évacués de Lampedusa ont été installés en attendant sur trois bateaux, « Moby Vincent », « Moby Fantasy » et « Audacia » à l’ancre dans le port de Palerme, dans une zone interdite gardée par environ 500 policiers pour éviter de nouvelles émeutes.

Tout le lobby immigrationniste s’est répandu en protestations contre « ces centres d’accueil flottants ». Pour Riccardo Noury, porte-parole d’Amnesty International, « nous sommes confrontés à un nouvel exemple du recours à la détention par lequel les autorités italiennes traitent, dans cette période et pas seulement dans cette période, la gestion des arrivées et des flux de migrants et de réfugiés. Et si cela est le prélude à des expulsions de masse, comme c’est déjà arrivé en août, ce sera une violation des droits de l’homme ». Laura Boldrini, porte-parole du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, a reconnu que les Tunisiens abrités sur ces bateaux n’étaient pas des demandeurs d’asile mais des réfugiés économiques : elle n’en a pas moins souhaité que des « médiateurs culturels » puissent monter à bord.

Les responsables de l’immigration à la Confédération générale italienne du travail (équivalent de la CGT) à Palerme et pour la Sicile, Zaher Darwish et Pietro Milazzo, ont déclaré la situation « intolérable » et exigé que « soit donnée à chaque immigré la possibilité de présenter, s’il le veut, une demande d’asile ou de protection humanitaire ». Ils demandent que puisse monter à bord des bateaux « une délégation représentative des organisations humanitaires et sociales ».

Osera-t-on faire observer à tous ces immigrationnistes que, si ces clandestins tunisiens n’avaient pas mis le feu à leur centre d’accueil, ils n’auraient pas à passer la nuit sur des bateaux ? Et que, s’ils étaient restés chez eux, ils ne subiraient pas les horribles violations des droits de l’homme perpétrées par le gouvernement italien ?

Avec son fils, « Le glaive de l’Islam », Ribéry croise de nouveau le fer avec les Français

24/09/2011 – 13h30
MUNICH (NOVOpress) –
Franck Ribéry vient d’avoir un fils. Le joueur du Bayern Munich a décidé de l’appeler Seif el Islam, prénom qui signifie « Le glaive de l’islam » en arabe. C’est aussi le même nom que l’un des fils de Mouammar Kadhafi.

L’ex-petit ami de Zahia, la prostituée de luxe au cœur d’un énorme scandale chez les Bleus en 2010, a été islamisé en 2006, après s’être marié quatre ans plus tôt avec son actuelle femme Wahiba. L’appellation islamique du joueur de football est d’ailleurs Bilal Yusuf Mohammed.

Alors que son épouse était enceinte, Franck Ribéry avait déjà annoncé sa volonté de donner un prénom musulman à son fils. Ses deux autres enfants portent également des prénoms étrangers à l’histoire de la France : Hiziya et Shahinez. On imagine les remous si une star du ballon rond tricolore osait appeler son fils : « Le glaive du christianisme »… En tout cas, pas sûr que l’initiative guerrière de Ribéry le rapproche du cœur des Français après ses multiples frasques de l’année dernière.

[Tribune libre] Pour une rentrée Zen :: Les Conseils de Belle et Rebelle !

[Tribune libre] Pour une rentrée Zen :: Les Conseils de Belle et Rebelle !

En cette période de rentrée des classes mesdames, mesdemoiselles, (si vous ne voulez pas mourir d’une syncope foudroyante) le petit conseil de Belle et Rebelle : fuyez !!!

Fuyez les grandes surfaces où la guerre du protège-cahier vert et du rapporteur est lancée. Les queues commencent à mi-rayon. L’ambiance fait penser à un pogo dans un mauvais concert de death métal. Les heureux bénéficiaires de l’allocation rentrée sont amassés comme des furieux, on en arriverait à demander de la diversité : pas grand chose, juste deux ou trois familles françaises de souche…

Préférez les intérieurs cosys des petites papèteries ou librairies. En plus de lutter contre la société de consommation et les grands trusts, vous pourrez en toute simplicité survivre à des courses. De toute façon,vous y consommerez toujours moins que dans l’un des temples de la consommation et ça vous coutera moins cher.

Fuyez les centres commerciaux où le moindre « j’étais avant vous » vous met dans un état de crispation sans précédent. Tout y est hors de prix, des crêpes aux toilettes.

Préférez les friperies et commerçants de votre quartier, chez qui vous trouverez des petits trésors cachés.

Fuyez les écoles publiques ! Il est douloureux ce constat et pourtant… L’Éducation nationale nous renvoie tel un miroir le reflet de plus de 30 ans de politique désastreuse sur tous les plans : celui de la morale, de l’institution, de l’instruction, de l’éducation, de la culture et de l’immigration !

Je sais pertinemment que la plupart d’entre nous n’ont pas les moyens de faire autrement, mais réunissez vos forces entre familles et bâtissez. Bâtissez des écoles libres pour nos enfants, à la maison ou ailleurs.

Fuyez la salle de sport pleine à craquer de gens pleins de nouvelles bonnes résolutions de rentrée.

Préférez attendre un petit mois vous verrez elle sera vidée de moitié (tout comme les bancs de la fac d’ailleurs), ou alors optez pour le sport en plein air.

C’était Belle et Rebelle pour une rentrée nickel !

Diane Fischer

[box class=”info”] Source : le webzine féminin, Belle et Rebelle, “Les conseils de la Rédaction”. [/box]

La gauche et la préférence immigrée : entretien avec Hervé Algalarrondo [audio]

"La gauche et la préférence immigrée" : entretien avec Hervé Algalarrondo [audio]

24/09/2011 – 10h00
PARIS (NOVOpress) – Le nouveau livre d’Hervé Algalarrondo (photo ci-dessus), rédacteur en chef adjoint au Nouvel Observateur, vient de sortir, aux éditions Plon. Il s’intitule “La gauche et la préférence immigrée” et a le mérite de jeter un gros pavé dans la marre, en pleine primaire du Parti Socialiste .

En effet, le point central de l’essai est que la gauche, au chevet des ouvriers depuis toujours, tend aujourd’hui a s’éloigner des “prolos de souche”, au profit d’une nouvelle “caste” : les immigrés. Il en résulte une désertion des syndicats et des partis de gauche par le prolétariat de “petits blancs” au profit du Front National, alors que, dans le même temps, la gauche “bobo” se refuse à ouvrir les yeux sur la réalité de la France d’aujourd’hui.

Pourquoi cet abandon ? La gauche souhaite-t-elle changer le peuple ? La sphère médiatique, dont le Nouvel Observateur fait partie, n’a-t-elle pas contribué à cette stigmatisation des petits blancs au profit des immigrés ?

C’est à ces questions qu’Hervé Algalarrondo a accepté de répondre, sans langue de bois.

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Média Transports censure la pipe de Jacques Tati mais promeut l’adultère

Média Transports censure la pipe de Jacques Tati mais promeut l’adultère

24/09/11 – 08h30
PARIS (NOVOpress)
– Souvenons-nous : au début de l’année 2009, les affiches d’une exposition consacrée au grand réalisateur Jacques Tati (Les vacances de Monsieur Hulot, Mon oncle, Trafic, Playtime…) sont censurées et leur visuel modifié pour faire disparaître la pipe arborée par Tati roulant sur son vélo (remplacé par un moulin à vents).

Raison de cette manipulation de l’image ? Selon la régie publicitaire de la RATP, Média Transports, il s’agissait d’être en conformité avec la loi Evin qui interdit toute publicité, directe ou indirecte, pour la cigarette depuis 1991.

Une argumentation pourtant rejetée d’un revers de la main par le créateur même de cette loi, Claude Evin, ancien ministre de la santé, qui déclarait : « C’est ridicule. La loi que j’ai fait adopter a pour objet d’interdire la propagande, et la publicité directe ou indirecte. Indirecte parce qu’en 1991, il y avait de la publicité pour des produits dérivés du tabac comme des boîtes d’allumettes qui portaient le nom d’une marque de tabac. Dans le cas présent, on n’est pas dans la publicité indirecte. Il s’agit d’un patrimoine culturel. La reproduction de Monsieur Hulot avec sa pipe est une traduction de son personnage dans ses films et s’inscrit dans notre histoire, dans notre culture cinématographique. Et l’exposition, à ma connaissance n’a aucun lien avec l’industrie du tabac ».

En réalité, la régie publicitaire s’était donc bornée à faire un excès de zèle bien pensant, prouvant par là, contrairement aux assertions de la responsable de sa communication dans l’affaire Gleeden, que la régie se permet bien parfois de faire « l’arbitre des élégances », quand il s’agit de se soumettre au politiquement correct et aux plus grotesques excès de l’hygiénisme contemporain.

Par contre, quand il s’agit de protéger la famille, les plus jeunes usagers et la simple décence face à des incitations à l’infidélité et l’adultère, c’est, semble-t-il, une toute autre histoire…

1.500 personnes ont assisté à la fête annuelle de Casapound

1.500 personnes ont assisté à la fête annuelle de Casapound

23/09/2011 – 20h00
ROME (NOVOpress) – Plus de 1.500 personnes ont assisté du 15 au 18 septembre à la fête annuelle du mouvement Caspound, dont le thème cette année était « Direzione Rivoluzione ». Au total, quatre jours de formations, d’analyses, de débats avec des grands noms de la politique et des médias, mais aussi du sport, du théâtre, un défilé de mode et bien sûr de la musique. Avec six groupes invités samedi soir.

Ces quatre jours de fête ont également été l’occasion de dresser un bilan de l’action de Casapound : 3.500 adhérents, 33 nouveaux espaces « conquis » du nord au sud de l’Italie (dont un nouveau ces jours derniers à Rome), huit conseillers municipaux élus, un roman vendu à plus de 15.000 exemplaires. Sans oublier l’application par la région du Latium du Mutuo Sociale. Ainsi que le lancement d’une ONG : Solidarité-Identités, et celui d’une structure de protection civile.

Malheureusement, ces succès ont entraîné une vague de violences et d’aggressions contre les militants de Casapound. Comme le rapelle le communiqué du mouvement suite à ces quatre jours de fête : “ A Cuneo, un militant fut gravement blessé en recevant un pavé sur le crâne alors qu’il défendait le local de Cpi. Palerme fut aussi le théâtre d’agressions multiples pour tenter d’interdire la présentation du livre “Nessun Dolore”. A Perugia, l’écrivain de gauche Nicola Antonini fut blessé après qu’il eut accepté de présenter son livre. Enfin l’occupation de Val d’Ala donna lieu à de nombreuses agressions à commencer par une petite bombe posée devant la maison des parents du responsable de l’occupation sans parler des nombreuses arrestations et des menaces proférées. Encore plus grave, le 14 avril, le vice président de Cpi, Andrea Antonini fut blessé de deux coups de pistolets.”

Les collectivités locales plombées par des emprunts toxiques, l’exemple des Côtes d’Armor

Les collectivités locales plombées par des emprunts toxiques, l’exemple des Côtes d’Armor

23/09/2011 – 18h30
SAINT-BRIEUC(NOVOpress Breizh) –
« On n’a pas fait attention ». C’est la seule explication donnée hier par le président du conseil général du département des Côtes d’Armor, Claudy Lebreton (PS), suite à la révélation par le quotidien Libération de la liste considérable des collectivités locales ayant souscrit auprès de diverses banques – dont la banque Dexia – des emprunts « toxiques ». Les Côtes d’Armor fournissent un exemple emblématique : en effet c’était une explication un peu courte pour quelqu’un qui a été membre du conseil de surveillance de la banque Dexia.

Ce Département a emprunté la somme de 34 millions d’euros (moitié à taux fixe et moitié à taux variable) auprès de plusieurs banques, dont Dexia. Selon le mécanisme prévu par l’emprunt à taux variable, lorsque la parité est de 1,40 franc suisse (CHF) pour un euro, le taux d’intérêt est de 3,40 % soit une charge (capital + intérêts) de 800.000 € par an pour les contribuables costarmoricains. Ce qui est raisonnable. Le hic c’est que cette charge a quasiment atteint les quatre millions d’euros quand la parité est descendue à 1,10 CHF pour un euro. Soit cinq fois plus que prévu. Et il reste encore neuf annuités à rembourser.

Hier, lors de la session de rentrée du conseil général, le député Marc Le Fur (UMP), n’a pas manqué d’enfoncer le clou : « Ces emprunts sont non seulement immoraux, car basés sur la spéculation, mais également très dangereux pour les collectivités qui les souscrivent. », précisant que « la Chambre régionale des comptes considère que ces emprunts sont classés sur l’échelle des risques à la note maximale : la note 6F. » Et le conseiller général de Quintin de rappeler au passage que Claudy Lebreton a été dans le passé membre du conseil de surveillance de Dexia.

Si ce dernier a reconnu qu’il a bien été membre du conseil de surveillance de Dexia de janvier 2000 à avril 2004, il a expliqué qu’il s’agissait d’un « conseil de surveillance qui n’avait rien à voir avec le directoire de la banque. Il avait juste pour vocation d’associer les élus, mais pas au choix stratégique de la banque (sic) ». Une simple potiche ?

Le président du conseil général a essayé en outre de dégager sa responsabilité en signalant que l’État, qui assure le contrôle de la légalité, « n’a pas alerté les élus sur les dangers d’un tel emprunt (!). » Responsable donc, Claudy Lebreton, mais pas coupable. Pourtant le certificat d’études devrait suffire à réaliser que si le taux d’intérêt d’un emprunt est indexé sur le cours du franc suisse, ce taux augmente si le franc suisse augmente. Les contribuables des Côtes d’Armor devront, quant à eux, payer 4 millions d’euros supplémentaires.

Prières musulmanes dans la rue : appel à la guerre contre les Français [vidéo]

Prières musulmanes dans la rue : appel à la guerre contre les Français [vidéo]

23/09/2011 – 17h00
PARIS (NOVOpress) – Les images et les propos sont édifiants. Un membre de Riposte laïque a filmé vendredi 16 septembre, premier jour effectif de l’interdiction des prières dans la rue, des fidèles de deux mosquées du 18ème arrondissement de Paris. Premier choc, malgré les rodomontades et les effets d’annonces du “matamore” Claude Guéant – le ministre de l’Intérieur –, des fidèles ont prié dans la rue. Mais surtout, second choc : des musulmans appellent ouvertement à la guerre contre la France et les Français. Que fait la police ?

La Thaïlande, complice de la junte birmane contre les minorités

La Thaïlande, complice de la junte birmane contre les minorités

23/09/11 – 15h30
RANGOON (NOVOpress)
– C’est une très mauvaise nouvelle pour la résistance des minorités face à la junte birmane et notamment pour le peuple karen, en lutte pour sa liberté et son identité depuis plus de 40 ans. Les autorités thaïlandaises ont déclaré qu’elles allaient renforcer le contrôle de leur frontière pour empêcher l’aide matérielle et médicale de parvenir en Birmanie.

La police thaïlandaise a en effet annoncé qu’elle punirait sévèrement tous ceux qui soutiennent les Karens. Le chef adjoint de la police, le général Palawong, a ainsi déclaré que son gouvernement ne voulait pas soutenir les mouvements impliqués dans la guerre en Birmanie et que des mesures drastiques seraient prises contre quiconque chercherait à fournir des armes à ces organisations.

Selon une source proche de l’Union nationale karen, relayée par l’association italienne Popoli qui vient en aide aux Karens depuis plusieurs années, ce ne seront pas seulement les armes qui seront sujettes à inspection, mais aussi la nourriture et les médicaments destinés aux populations civiles qui vivent sous la protection de l’armée karen.

Pour Franco Nerozzi, président de Popoli, cette aggravation de la répression est en partie due à l’accession au poste de Premier ministre de Yingluck Shinawatra,la sœur du businessman thaïlandais Thaksin Shinawatra – ancien Premier ministre exilé à Dubaï depuis 2006 pour cause de corruption –, et qui souhaiterait favoriser le commerce familial avec la junte birmane.

Et Franco Nerozzi de conclure : « La décision de la Thaïlande offre une aide considérable au régime de Rangoon et au monde des affaires qui les soutiennent. Pendant ce temps continuent les massacres, les viols et les déportations de populations civiles sans que le sommeil des bureaucrates de Bruxelles ne soit troublé. »

Sondage Ifop : Les Européens, le protectionnisme et le libre-échange par Philippe Murer [audio]

Sondage Ifop : Les Européens, le protectionnisme et le libre-échange par Philippe Murer [audio]

23/09/2011 – 14h00
PARIS (NOVOpress) – Philippe Murer, membre fondateur de l’association Pour un débat sur le libre-échange, avait transmis à l’AFP une analyse d’un sondage de l’Ifop consacré au protectionnisme et au libre-échange en Europe. L’AFP ne l’a pas publiée. Novopress le fait (voir ci-dessous). Et pour rebondir sur ce thème, Philippe Murer répond à nos questions (propos recueillis par Yann Vallerie).

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Plus de 60% des Italiens, Espagnols et Allemands sont favorables à un relèvement des droits de douanes vis-à-vis des pays émergents, les Anglais sont plus mitigés.

Ce sondage portant sur l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne et l’Angleterre sur le sujet libre échange et protectionnisme a été commandé par le « Manifeste pour un débat sur le libre-échange », un collectif d’universitaires et d’économistes qui se disent persuadés que l’un des enjeux essentiels de la campagne présidentielle de 2012 sera la place et la stratégie de la France dans la mondialisation. Un sondage similaire avait déjà été commandé par cette association en Mai 2011 et portait sur la France. Le but de cette commande était de chercher à savoir si les citoyens d’autres pays européens avait les mêmes idées que les Français sur la nécessité ou non d’un relèvement des taxes au frontières.

Tout comme les Français, les Espagnols, Italiens et Allemands sont opposés à plus de 65% à la faible taxation des produits importés de pays comme la Chine et l’Inde. Les Anglais ne sont que 50% à y être opposés.

A l’exception des Anglais, entre 60% et 65% des Européens selon les pays pensent qu’il faudrait relever ces taxes.

Les Français, Allemands, Italiens et Espagnols pensent majoritairement que le bon endroit pour placer ces droits de douane est la frontière de l’Europe plutôt que la frontière de leur pays. Les Anglais sont partagés sur cette question.

Mais en cas de refus des partenaires européens de relever les droits de douane vis-à-vis des pays émergents, les Anglais, Allemands, Espagnols et Italiens sont entre 56% et 64% à penser qu’il faut le faire quand même aux frontières de leur pays.

Le relèvement des taxes vis-à-vis des grands pays émergents aurait pour la majorité des Italiens, Espagnols, Anglais et Allemands des conséquences positives pour l’Industrie, l’emploi et la croissance économique du pays.

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Campagne pro-adultère de Gleeden : la régie publicitaire de la RATP botte en touche

Campagne pro-adultère de Gleeden : la régie publicitaire de la RATP botte en touche

23/09/11 – 12h30
PARIS (NOVOpress)
– Selon le site internet des « Inrockuptibles » qui consacre un long article à l’affaire, Média Transports, la régie publicitaire de la RATP, confrontée à une vague de mécontentement et de protestations d’usagers choqués par la campagne pro-adultère du site Gleeden, se serait bornée à répondre : « Oui, il y a des gens qui ne sont pas contents, admet la responsable de la communication, mais c’est toujours la même chose. Avant d’accepter cette campagne, notre service juridique a été consulté. Ce site n’est pas illégal, et l’ARPP, (l’Autorité de régulation professionnelle de la publicité), a rendu un avis favorable. Donc c’est conforme à la loi. Nous, nous n’avons à prendre parti. Nous ne sommes pas les arbitres des élégances, alors nous avons affiché cette campagne. »

Une façon de botter en touche et d’échapper à ses responsabilités, qui ne satisfera certainement pas les opposants à cette confiscation de l’espace public au service des intérêts financiers d’un site encourageant cyniquement la trahison et le mensonge.

D’autant que par le passé, Média Transports n’avait pas hésité à refuser certaines affiches publicitaires au nom du « principe de neutralité du service public ». Il s’agissait, début 2011, de la campagne de l’association écologiste France Nature Environnement sur le thème des algues vertes. Jugées « trop agressives », les publicités dénonçant l’usage de pesticides et de produits toxiques avaient été écartées par la régie, malgré l’aval de la justice donné à cette campagne.

Alors, deux poids, deux mesures ? Pour Média Transports, mieux vaut encourager à la débauche et l’adultère que défendre l’environnement ?

« Manuel d’Histoire de France » d’Anne de Mézeray. Par Philippe Conrad

« Manuel d’Histoire de France » d’Anne de Mézeray. Par Philippe Conrad

[box class=”info”] Article publié initialement sur Polémia. [/box]

L’école continue de se disloquer. L’enseignement de l’histoire y est de plus en plus malmené. Mais il ne sert à rien de se lamenter. Il faut prendre les choses en main. C’est dans cet esprit qu’Anne de Mézeray a publié un remarquable manuel d’histoire de France pour cours moyen. Sur le fond ce manuel est clair, mais pas simpliste. Il est solidement documenté, il respecte les faits et évite les à-peu-près. Sur la forme le manuel est remarquablement illustré. Bref, ce manuel est un petit chef d’œuvre. C’est aussi un outil indispensable aux parents ou grands-parents qui veulent pallier les carences de l’éducation dite nationale. Un livre de fond utile à la lecture du soir ou pour compléter la visite d’une province française ou d’un musée avec des enfants. Nous donnons ici la préface qu’en a faite l’historien Philippe Conrad sous forme d’une adresse « aux parents de nos jeunes élèves ».

Polémia

« J’ai eu la chance, étant enfant, de bénéficier dès mon plus jeune âge d’une initiation à l’Histoire qui a largement déterminé mon parcours ultérieur et je mesure le privilège précieux que fut pour moi la présence d’instituteurs, puis de professeurs en mesure de satisfaire ma curiosité et de parler à mon imagination pour me permettre de découvrir les grands moments et les figures marquantes de notre passé commun. Pour certains, il est de bon ton aujourd’hui d’ironiser à propos de «l’Histoire-batailles» et de caricaturer, en la présentant comme une construction purement idéologique, la trame événementielle qui, au fil des siècles, a produit cette aventure particulière qui fut celle de la France ; mais les champions des «thèmes transversaux», de l’histoire déterritorialisée et du refus des «grands hommes» ont abouti à un cinglant échec, à la confusion générale et au rejet d’une matière qui faisait, il y a quelques décennies, rêver les enfants, sensibles au récit des gloires ou des malheurs de leur pays, quand Roland, Bayard, Turenne, Napoléon ou Pasteur faisaient figures de modèles, au même titre que, quelques siècles plus tôt, les «hommes illustres» de Plutarque… Le besoin demeure cependant de s’inscrire dans la suite des générations, de savoir comment s’est bâtie cette France qui constitue le cadre «naturel» dans lequel évolue notre société, d’évaluer ce qui fait sa particularité, qui n’a rien d’incompatible avec une identité civilisationnelle dont on mesure mieux aujourd’hui, face aux bouleversements en cours, qu’elle se confond avec celle de la vieille Europe, laminée par les deux guerres mondiales et provisoirement sortie de la grande Histoire.

Ce passé qui fait ce que nous sommes

« Manuel d’Histoire de France » d’Anne de Mézeray. Par Philippe ConradDécouvrir ce passé qui nous a, dans une large mesure, faits ce que nous sommes, apparaît d’autant plus nécessaire que –en dehors de l’école, à travers l’intérêt porté au patrimoine ou à tout ce qui renvoie à notre héritage et à nos racines– notre époque aspire à renouer le fil du temps, seul moyen de savoir qui nous sommes et ce que nous voulons. La qualité de l’enseignement historique dispensé aux enfants dès le cycle primaire prend donc, dans cette perspective, une importance majeure et il faut remercier Anne de Mézeray –jeune agrégée d’Histoire, spécialiste de l’époque médiévale– d’avoir pris le temps et consenti les efforts nécessaires pour réaliser ce manuel plus que jamais indispensable en notre temps d’amnésie organisée et de «repentance» débilitante. Par la densité et la clarté des informations fournies, par la cohérence de la vision d’ensemble qui a animé le travail de l’auteur, cet ouvrage va constituer un outil indispensable pour tous les enseignants qui résistent au nivellement par le bas, et ont choisi de ne pas renoncer, refusant La Fabrique du crétin brillamment décrite par Jean-Paul Brighelli (*).

Le combat pour l’histoire , condition du maintien de l’identité française

Plus que jamais, le «combat pour l’Histoire», qui doit commencer très tôt, apparaît comme la condition du maintien d’une identité française dont, reprenant la formule fameuse de Paul Valéry, nous savons maintenant qu’elle pourrait bien être mortelle. C’est un auteur du siècle dernier qui résumait le mieux le défi ainsi lancé à notre temps, quand il écrivait que «de toutes les choses qu’on enseigne aux enfants, il n’en est aucune qui leur soit plus nécessaire que l’histoire de leur pays. On a d’autant moins droit à la leur cacher qu’ils y trouvent la révélation de leur propre noblesse. De petits Français issus de tous les milieux, qu’on n’a pas instruits de la grandeur de leurs origines, ressemblent à ces petits princes qui ont été volés par des bohémiens et qui, loin du palais paternel, vivent dans un désordre sordide sans savoir qu’ils sont fils de rois. On comprend aisément que les démagogues veulent supprimer l’enseignement de l’Histoire. Ils ont besoin de réduire les hommes à un état d’impersonnalité et d’abêtissement où ils ne se distinguent plus les uns des autres, pour les embrigaer dans leurs sombres partis, pour les enrôler dans les armées de la sottise (…)». On sait la fonction que le Big Brother de George Orwell attribuait à l’Histoire, revue et corrigée à sa façon, dans la grande entreprise de lobotomisation visant à fabriquer des sujets dociles…

Sachant que l’avenir n’est écrit nulle part, il ne tient qu’aux jeunes générations de parents et d’enseignants conscients des menaces qui pèsent sur notre jeunesse de relever le défi que constitue la transmission régulièrement renouvelée d’une mémoire qui ne se confond certes pas avec l’Histoire savante mais qui prépare à sa découverte en même temps qu’elle contribue à la construction d’une citoyenneté authentique. L’ouvrage d’Anne de Mézeray ne peut que contribuer à la mise en œuvre de cette entreprise aussi ambitieuse que nécessaire. »

Philippe Conrad
Historien

(*) NDLR : Voir La fabrique du crétin : la mort programmée de l’école

Source : Correspondance Polémia, 20/09/2011

Anne de Mézeray, Manuel d’Histoire de France, préfacé par Jacques Heers et Philippe Conrad, ed. L’Œuvre scolaire Saint-Nicolas, 332 pages, plus de 200 illustrations en couleur, 29 euros (port compris).
Commande et chèque à adresser à l’Œuvre scolaire Saint-Nicolas 89 rue Pierre-Brossolette 92130 Issy-les-Moulineaux.
Ou par internet par exemple ici.