Russie : des émigrants fantômes ? [Tribune libre]

Russie : des émigrants fantômes ?©retlaw snellac

[box class=”info”]Tribune libre d’Alexandre Latsa paru dans le cadre d’“Un autre regard sur la Russie” sur RIANOVOSTI, via Polémia[/box]

[box class=”warning”]Alexandre Latsa (photo ci-dessous), 33 ans, est un blogueur français qui vit en Russie. Diplômé en langue slave, il anime le blog DISSONANCE, destiné à donner un “autre regard sur la Russie”. Les citations en russe et les tableaux n’ont pas été reproduits dans cet article mais ils sont consultables dans et à partir de l’article original extrait du site RIANOVOSTI.[/box]

Alexandre Latsa
Alexandre Latsa

Très récemment, une série d’articles est venue rappeler à quel point la Russie était un pays sans avenir. Divers médias francophones, tels que le Figaro, la Tribune de Genève, Le soir, ont commenté les résultats d’un sondage qui expliquait “qu’un cinquième des Russes (22%) souhaiterait émigrer de Russie” et que “selon les chiffres officiels, cités par Vedomosti, en trois ans, environ 1,2 million de personnes ont quitté la Russie”. Ces résultats “illustreraient une nouvelle vague d’émigration, et mettent à mal les mots d’ordre patriotiques et les projets ambitieux du Kremlin”, écrit encore Europe1.

La naissance d’un mythe

Le chiffre de 1.250.000 de Russes qui seraient partis depuis 3 ans viendrait d’une discussion en date du 15.01.2011 retransmise à la radio d’opposition Echo de Moscou entre Sergueï Stépachine (président de la Cour des comptes) et Michaïl Barshevski. Je rappelle le moment clef de l’échange en russe [dont je donne la] traduction en français :

(citation en russe)

« S.STEPACHIN : J’ai des chiffres précis. 1.250.000 personnes qui travaillent à l’étranger. Et pas les plus mauvais…
M.BARCHEVSKI : Tu veux dire pas des plombiers ?
S.STEPACHIN: Des scientifiques, des spécialistes.
M.BARCHEVSKI : 1.250.000 ?
S.STEPACHIN : 1.250.000. Voilà à peu près combien sont partis depuis 1917. »

1.250.000 de russes travaillent donc à l’étranger. Comment en est-on arrivé à ce que ce chiffre soit repris par la presse francophone comme le nombre de russes ayant soi-disant fui la Russie depuis 3 ans ?

Dans un article du 11 février 2011 de Moskovsksi Komsomolets intitulé “Courons loin du tandem” (« Бегом от тандема ») il est écrit: “la Cour des comptes a officiellement déclaré que durant les dernières années sont partis de Russie 1.250.000 de personnes . La vague d’émigration est à peine moins grande que celle de 1917. Ces données sont confirmées par le directeur du Service Fédéral des Migrations (FMS): 300 à 350.000 Russes partent chaque année travailler à l’étranger.” Combien reviennent, il ne l’a pas dit.

(citation en russe)

En réalité une vérification sur le lien en question des affirmations du directeur du FMS permet de lire la phrase dans son ensemble et non un morceau sorti de son contexte. Voila ce qu’il y est en fait écrit: “Chaque année 300.000 Russes partent de Russie, dont 40.000 pour aller résider définitivement à l’étranger. Ce chiffre était de 70.000 en gros avant la crise, mais il s’est réduit (…). De tous les Russes qui sortent du pays, a peu près 30 à 40.000 quittent le pays pour aller résider définitivement à l’étranger.”

(citation en russe)

Le 29 mai 2011, la revue russe d’opposition Novaya Gazeta, dans un réquisitoire intitulé “La Russie ne plaît plus”, affirme que le pays ne sera pas en état survivre jusqu’à la crise démographique de 2050 en écrivant que le “représentant de la Cour des comptes Serguei Stépachine a affirmé que depuis 2008, 1.250.000 personnes” ont émigré.

(citation en russe)

Le président russe Dmitri Medvedev©RIA Novosti. Mikhail Klementiev
Le président russe Dmitri Medvedev©RIA Novosti. Mikhail Klementiev

Les faits sont bien loin des obsessions idéologiques

L’institut Rosstat donne des chiffres reconnus comme étant assez précis. Regardons les flux migratoires de Russie, entrées et sorties de 1997 à 2010, ici sous forme de tableau :

Depuis 2008 donc, 105.544 russes ont émigré hors de Russie.

Etudions maintenant l’émigration de Russie vers l’étranger lointain et non l’étranger proche, qui correspond à l’ex-monde soviétique. En effet il semble peu plausible que ces émigrants russes récents aient fui en masse la Russie dans ces 3 dernières années pour aller chercher refuge en Azerbaidjan ou en Biélorussie! Les données de 1997 à 2008 sont consultables en ligne ici et celles de 2009 et 2010 ici. J’ai synthétisé sous forme de tableau les résultats :

Depuis 1999 on peut voir que la quantité d’émigrants de Russie baisse, ce qui traduit l’amélioration économique que le pays connait depuis 10 ans.

Depuis 2008: 37.894 Russes ont émigré définitivement vers l’étranger lointain.

Il y a aussi une méthode indirecte de vérification : La consultation des statistiques migratoires d’Eurostat, des USA, du Canada, ou de l’Australie par exemple. Là encore, ce chiffre de 1.200.000 Russes ayant obtenu un titre de séjour à l’étranger parait fantaisiste. Il faudrait alors supposer qu’un million de Russes seraient partis sans se déclarer dans des pays qui ne tiennent pas de statistiques, cela semble peu crédible.

Sondages et Fantasmes

Maintenant le sondage traduisant “la soi disant nouvelle vague d’émigration, et qui mettrait à mal les mots d’ordre patriotiques et les projets ambitieux du Kremlin”. Regardons attentivement le tableau de ce sondage : si 22% des sondés affirment vouloir émigrer, ils ne sont que 1% à déjà préparer leur départ en faisant leurs sacs (ca n’a pas changé depuis 2009). Ils ne sont que 2% à avoir pris la décision d’émigrer et 6% à étudier les possibilités d’émigration. Ils sont également 69% à ne jamais penser à émigrer.

Par comparaison, en 2006, 25% des jeunes britanniques souhaitaient émigrer, ce chiffre a atteint 33% en décembre 2010. Mais à la même date, seulement 2% d’entre eux ont réalisé leur projet d’émigration. En clair, le pays n’a connu aucune fuite massive de cerveaux malgré de tels sondages. En 2009, 20% des Chinois diplômés souhaitaient également quitter le pays. En 2010, 30% des jeunes arabes (des pays de la ligue arabe) souhaitaient également émigrer. On relève aussi que 20% des Bulgares en âge de travailler souhaitent partir à l’étranger.

Ce seuil de 20 à 30% semble donc exister dans de nombreux pays, indépendamment du contexte économique local, bon pour la Chine, ou moins bon pour la Bulgarie par exemple. Par rapport à ces chiffres, on peut surtout se demander s’il y a suffisamment de jeunes Russes diplômés ou pas, qui souhaitent acquérir une expérience professionnelle à l’étranger. La mondialisation de l’économie offre des opportunités de plus en plus nombreuses dans ce sens, et il n’y a rien de malsain dans cette tendance qui améliore les échanges économiques. Ce qui est malsain, c’est de propager dans les médias des chiffres faux, pour alimenter des prévisions catastrophistes.

Quelles conclusions en tirer ?

  • – Les chiffres montrent en Russie une baisse forte de l’émigration et une stabilisation de l’immigration depuis le début des années 2000.
  • – Le nombre de Russes qui ont définitivement quitté leur pays depuis 2008 est de 105.544 et non pas de 1,25 million. – Une certaine presse dite d’opposition gagnerait beaucoup à être réaliste dans ses analyses et non à fantasmer en lançant des mensonges, repris et propagés sur la toile. La quantité ne s’impose pas sur la vérité. La Russie devrait par exemple vraisemblablement faire face à la crise démographique de 2050.
  • – Certains gros relais médiatiques francophones semblent ne pas vérifier leurs sources et on peut légitimement se poser la question de savoir s’il s’agit de simple mauvaise foi ou d’incompétence.
    Dans les deux cas, c’est assez inquiétant et cela ne reflète pas la vérité de la Russie d’aujourd’hui.

Qui est derrière les agences de notation ?

Qui est derrière les agences de notation ? — crédit photo : Ben Garrett

29/07/2011 – 11h30
NEW YORK (NOVOpress) — Les agences de notation et leur rôle dans l’économie mondiale sont sur toutes les bouches. Certains considèrent que leurs évaluations sont objectives, tandis que d’autres y voient presque des organisations criminelles. Le président de la Banque nationale allemande Claus Raidl demande de recourir à la police pour briser leur influence, jugée démesurée.

Toujours AAA pour les États-Unis alors qu’ils sont presque insolvables

Standard & Poor’s, Moody’s, Fitch. Ces trois noms résonnent sur toutes les bouches après les spectaculaires et profondes décotes de la solvabilité de plusieurs États européens. Ces trois agences de notation américaines représentent à elles seules 95% du marché. Leur jugement exerce sur les marchés financiers un poids capable d’ébranler l’ensemble de la zone euro, soit une zone économique de 320 millions d’habitants. Mais s’agit-il en fait d’un levier des intérêts américains et de Wall Street ? On peut le soupçonner, d’autant que les États-Unis, alors qu’il sont en passe de devenir insolvables, jouissent d’un niveau de solvabilité extrêmement élevé. Des politiciens européens ont fait de cette troïka d’outre-Atlantique leur ennemi déclaré. Mais la vérité se trouve probablement, comme souvent, au milieu.

La Grèce a longtemps réussi à cacher l’ampleur réelle de ses problèmes financiers. Il y a environ un an, la lumière a été faite sur la gestion catastrophique de ses finances publiques. Les problèmes du pays ont attiré l’attention des Fitch et consorts, qui ont rapidement réagi en décotant la solvabilité des emprunts d’État. Depuis, l’euro n’est plus en repos. Une « vache sacrée » a même été sacrifiée récemment – l’Italie. Des politiciens de Bruxelles et nationaux ont reconnu le risque de se retrouver dans une situation délicate. Enfin, un coupable a été trouvé : ce n’est pas la pratique de distribuer à la population des cadeaux électoraux qu’il n’y avait pas lieu de financer, mais des analystes de la lointaine Amérique qui étaient responsables des misères de l’union monétaire européenne.

Ceux qui sont derrière

Warren Buffett - crédit photo : Ronald Lee Wattonville-Ames
Warren Buffett - crédit photo : Ronald Lee Wattonville-Ames

Un coup d’œil sur la structure des agences permet de douter de leur objectivité. Par exemple, le légendaire gourou de la bourse Warren Buffet détient, comme l’indique NEWS dans son numéro 28 de cette année, au travers de Berkshire-Hathaway, 12,5% des parts de Moody’s. Buffet a aussi une participation dans la banque d’investissement Goldman Sachs, dont la notoriété est égale à sa mauvaise réputation. Une constellation autonome, en somme.

Le problème est que les agences de notation sont payées par les banques pour évaluer leurs produits. Si l’analyste et le donneur d’ordre ont tous les deux le même propriétaire, cette relation est un terrain éminemment propice à une dangereuse absence de transparence et aux coteries. Qui mordrait la main qui le nourrit ? Standard & Poor’s appartient à la maison d’édition médias McGraw-Hill dont le principal actionnaire est la société d’investissement Capital World, laquelle détient aussi une participation dans Moody’s. Le Français Marc Ladreit de Lacharriere contrôle Fitch Ratings via sa maison-mère Fimalac. Il a présidé pendant des années la section française du groupe Bilderberg. Le comité de direction de Fimalac a des relations et des intersections étroites avec des groupes de sociétés agissant dans le monde entier comme Coca Cola et diverses grandes banques.

La solvabilité de la classe politique

Nos élus, dans leurs critiques à l’encontre des Moody’s et autres, n’ont sûrement pas tort, ou du moins pas totalement. Les interdépendances avec les grands acteurs du monde de la finance et de l’industrie s’opposent à leur objectivité. Dieu seul sait pourquoi les USA ont-il toujours le statut triple A… ou les propriétaires des agences. Mais l’accroissement régulier de l’endettement et la corruption des milieux gouvernementaux aboutiront tôt ou tard à un retour de bâton. Les gouvernements d’Europe ont traité à la légère l’attribution des critères de stabilité. Ce comportement négligent, fruit de spéculations à court terme, se traduit maintenant en un déclassement des évaluations. Faire des agences de cotation l’unique responsable des affres de la zone euro serait omettre la responsabilité de la classe politique, et surévaluer, peut-être, sa propre solvabilité.

Novopress invitée du Libre Journal des Lycéens sur Radio Courtoisie demain midi

Novopress invitée du Libre Journal des Lycéens sur Radio Courtoisie demain midi

Le Libre Journal des Lycéens du samedi 30 juillet de midi à 13h30 sera consacré à la chasse. Les participants : des journalistes spécialisés, des chasseurs et Dominique Venner qui continuera avec nous sa réflexion sur la chasse comme dernier refuge du sauvage.

En fin d’émission, un entretien avec Arnaud Naudin, rédacteur en chef adjoint de Novopress qui vient de faire peau neuve.

Pour écouter Radio Courtoisie :
Paris 95,6 MHz Caen 100,6 MHz Chartres 104,5 MHz
Cherbourg 87,8 MHz Le Havre 101,1 MHz Le Mans 98,8 MHz ;
Pour toute la France, en clair, sur les bouquets satellite Canalsat (canal 179 ou 496) et TNTSAT
pour le monde entier sur www.radiocourtoisie.net/tempo/

Novopress Radio Courtoisie

Colonisation de peuplement arabo-musulmane : la preuve par les mariages

Colonisation de peuplement arabo-musulmane : la preuve par les mariages©Ihsan Khairir

[box class=”info”]Article repris avec l’aimable autorisation du site Polémia[/box]

En matière d’immigration, le discours officiel est celui de “l’intégration”. Beaucoup d’immigrés, d’enfants ou de petits enfants d’immigrés – les binationaux – ont d’ailleurs la nationalité française en même temps que la nationalité du pays d’origine de leur famille. Certains d’entre eux sont d’ailleurs devenus réellement Français de cœur et de civilisation. Mais force est de constater que c’est une minorité. La majorité des franco-maghrébins ou franco-turcs ou franco-africains pratiquent le retour aux racines comme le prouvent leurs choix matrimoniaux. Jean-Yves Le Gallou fait le point pour Polémia.

Le « mariage mixte » : une notion au sens ambigu

Faute de statistiques ethniques on ne connaît qu’imparfaitement les choix matrimoniaux des franco-musulmans. Et la notion de mariage « mixte » n’est connue qu’au regard de la nationalité : quand un jeune Français d’origine maghrébine épouse un ressortissant algérien ou marocain ou tunisien, c’est un mariage mixte au regard de la nationalité mais non de la civilisation. A contrario quand un jeune musulman de nationalité française épouse un Français de souche ce n’est pas un mariage mixte au regard de la nationalité même si c’en est un au regard de la religion et de la culture.

En pratique trois cas de figure sont à distinguer :

  • – un jeune Franco-musulman épouse en France un autre musulman, Français binational ou étranger ;
  • – un jeune Franco-musulman part chercher son conjoint au pays d’origine de sa famille ;
  • – un jeune Franco-musulman épouse un Français de souche.

Mariage intra-communautaire en France et colonisation de l’espace public

Le mariage en France d’un Franco-musulman avec un autre musulman, étranger résidant en France ou binational, semble très répandu si l’on en juge par les annonces de mariage que publient les mairies. Au demeurant se marier dans sa communauté d’origine semble une solution assez naturelle. Cela ne traduit évidemment pas une volonté d’intégration. D’autant que (pas tous) mais un nombre croissant de ces mariages s’accompagne de troubles à l’ordre public : brandissement de drapeaux étrangers dans les mairies, occupation agressive de l’espace public, délinquance routière collective et rodéos automobiles.

De nombreux maires sont contraints de faire signer des “Chartes de bonne conduite”. Le directeur départemental de la sécurité publique des Yvelines s’est lui vu dans l’obligation de créer une brigade spécialisée de surveillance des… mariages. A Nîmes un maire adjoint témoigne : “Le samedi est devenu la journée terrible”. A Creil, Compiègne, Trappes, Orléans, Maurepas, Versailles et Rambouillet les incidents se multiplient. Interrogé par Le Parisien du 9 juillet 2011 le sociologue Eric Donfu minimise les faits tout en reconnaissant qu’“ il peut y avoir [dans ces événements] un côté un peu défiant, voire identitaire”. En fait, une véritable colonisation de l’espace public à l’occasion d’un acte central de la vie.

Patrick Stéfanini Novopress
Patrick Stéfanini

Mariage au pays et colonisation de peuplement

Tous les Franco-musulmans ne se marient pas en France. Un nombre croissant d’entre eux se marient au pays d’origine de leur famille. Le nombre de mariage de Français enregistrés à l’étranger et transcrits dans notre état-civil est passé de 20.067 en 1994 à 48.200 en 2005 selon le rapport remis au Parlement en 2006 par le Secrétariat général du comité interministériel de contrôle de l’immigration dirigé par Patrick Stéfanini (photo ci-contre).

Or la signification de ces mariages a profondément changé : les mariages entre Européens ont fortement diminué (4.206 seulement pour les quatre principales nationalités : Allemagne, Grande-Bretagne, Belgique, Suisse) ; en revanche, le nombre de mariages contractés à l’étranger avec les ressortissants des pricipaux pays d’émigration vers la France a, lui, explosé, passant de 4.267 à 27.265, soit une multiplication par 6,5 de 1994 à 2005 ! Pour le Maghreb et la Turquie le nombre de ces mariages s’est multiplié par sept, et par 11 pour la seule Algérie, atteignant le chiffre pharamineux de 12.457 en 2005.

Certes, il figure dans ces statistiques des fraudes au mariage ; mais celles-ci ont été rendues plus difficiles par l’évolution de la législation : or le nombre de ces mariages de Français à l’étranger est resté depuis au niveau de 48.000, très précisément 48.301 en 2009 selon le rapport officiel de 2011 sur l’immigration qui se garde prudemment de donner le détail des chiffres ou d’avancer une explication…

Cette omerta statistique ne doit pas cacher la réalité :

  • – certaines jeunes filles sont mariées parfois contre leur gré avec des proches de leur famille restés au pays ;
  • – en plus grand nombres certains jeunes hommes vont chercher « au pays » des jeunes filles qui ont une « meilleures mentalité ».

La conclusion est manifeste : en se mariant de plus en plus fréquemment avec des ressortissants du pays d’origine de leurs parents ou de leurs grands-parents, ces jeunes Franco-Maghrébins, Franco-Turcs ou Franco-Africains ne manifestent pas une intégration croissante à la société d’accueil mais une fidélité maintenue aux valeurs du “bled”, selon l’expression couramment utilisée en banlieue pour désigner les lieux de leur ressourcement.

Et ce phénomène ouvre la voie à une immigration en cascade :

  • – par arrivées en France de parents, descendants ou collatéraux ; arrivées qui sont juridiquement considérées comme « regroupement de familles de Français » (une fois que le nouveau conjoint étranger a pris la nationalité française) ;
  • – par naissances en France des enfants du couple ; d’autant que le taux de fécondité des jeunes étrangères hors Union européenne (2,95 selon l’enquête annuelle de recensement 2008, source INSEE) est supérieur au taux de fécondité moyen des Françaises de naissance (1,80) et souvent même aussi à celui de leur pays d’origine.
Colonisation religieuse par le mariage Novopress
Colonisation religieuse par le mariage

Mariage avec un Français de souche et colonisation religieuse

Il y a enfin un troisième type de mariage : l’union d’un Franco-musulman et d’un Français de souche. Ce type d’union pourrait être interprété comme la preuve d’une certaine intégration voire même d’assimilation. Il y a toutefois un “hic”. La différence de religion s’accompagne généralement de la conversion de l’un à la religion de l’autre.

S’agissant de couples résidant en France il pourrait paraître naturel que la solution adoptée soit le ralliement à la situation de la majorité des Français : catholicisme (de conviction, de pratique ou simplement culturel) ou agnosticisme.

Or c’est l’inverse qui se passe : dans la plupart des cas, c’est la religion la plus intolérante qui s’impose. Ainsi la majorité des jeunes gens et des jeunes filles qui épousent un musulman se font musulman. Le cas inverse paraît très rare ne serait ce que parce que l’apostasie est un crime au regard du droit et des traditions musulmanes. Il y a néanmoins là un problème car de pacifiques relations entre communautés humaines ne peuvent être fondées que sur la réciprocité. Réciprocité ici absente puisque la relation fonctionne en sens unique, dans la seule direction favorable à l’islam.

Colonisation versus assimilation

Sociologiquement, l’intégration c’est le rapprochement des comportements d’un groupe minoritaire de ceux du groupe majoritaire. Ainsi, si l’intégration des immigrés fonctionnait, leur comportement nuptial se rapprocherait de la population générale : les jeunes Français(es) d’origine étrangère épouseraient majoritairement d’autres Français(es) et ne leur imposeraient aucune conversion. Tel n’est manifestement pas le cas.

Certes il a des cas individuels d’assimilation mais le mouvement sociologique de fond est radicalement autre : c’est celui d’une colonisation territoriale et démographique, religieuse et symbolique. Tels sont les faits. Tout autre point de vue relève du “wishfull thinking” et du déni de réalité.

Pour Nissa Rebela, les Niçois en ont assez d’être un simple enjeu dans la carrière parisienne d’Estrosi

Pour Nissa Rebela, les Niçois en assez d'être un simple enjeu dans la carrière parisienne d'Estrosi

29/07/2011 08h00
Nice (NOVOpress) –
Alors que les problèmes ne cessent de s’accumuler dans sa ville, le maire de Nice, Christian Estrosi, préfère jouer les chevaliers blancs de l’anti-Front national en organisant un réunion publique le 11 septembre prochain contre les journées d’été de Marine Le Pen qui se tiendront tenant à Nice cette période-là.

Pour Nissa Rebela, “Les Niçois en ont assez d’être un simple enjeu dans le plan de carrière parisien d’Estrosi, qui ne cherche ici qu’à faire une ridicule démonstration de force. Non pas face à Marine Le Pen, mais en réalité dans un enjeu interne à son parti. Christian Estrosi est dans un conflit ouvert avec Jean-François Copé et n’a pas manqué de rappeler ces derniers jours qu’il dirigeait la deuxième fédération UMP de France.”

De plus, “si le maire de Nice avait vraiment voulu jouer la confrontation, il pouvait profiter du passage de Marine Le Pen pour lui proposer un débat
qui aurait certainement intéressé de nombreux Niçois. Mais quand on songe qu’il fuit ne serait-ce que quand il nous croise sur un marché et que notre présence au Conseil municipal (voir encore la semaine dernière…) est toujours vécue avec angoisse, il y avait peu de chances qu’il se lance dans une telle aventure”
, précise Nissa Rebela.

D’autant que “les Niçois savent bien comment l’UMP remplit ses réunions. Quand on attribue des marchés, quand on subventionne des associations, et surtout quand on dirige les trois principales collectivités locales (ville de Nice, département, Communauté urbaine), on ne peine pas à trouver du monde pour occuper les chaises, fussent-ils des employés. Tout le monde ici sait bien que dans le cadre des meetings de l’UMP il ne faudrait pas parler d’invités, mais plutôt de ‘convoqués’”, indique Nissa Rebela.

Nissa Rebela voit quand même un motif à se “réjouir” de cette “gesticulation grotesque” de Christian Estrosi. En effet, “Estrosi ne pourra pas se rendre à New York pour les commémorations des attentats du 11 septembre 2001. Rappelons que son déplacement dans cette ville en janvier 2008 avait coûté 138 000 euros aux contribuables !”

Famine en Somalie : les islamistes refusent les ONG chrétiennes

Famine en Somalie : les islamistes refusent les ONG chrétiennes©AfriqueRedaction

28/07/2011 21h00
MOGADISCIO (NOVOpress) –
La famine ne cesse de s’étendre dans la corne de l’Afrique (à l’est du continent). Plus de 11,3 millions d’enfants souffrent de la faim. Surtout en Somalie, c’est là que la situation est la plus critique. Dans deux régions du sud de ce pays notamment, l’ONU a déclaré l’état de famine. 10 000 personnes y meurent de faim chaque jour ; plus de 30% des enfants y sont sous-alimentés.

Beaucoup d’organisations humanitaires sont prêtes à apporter leur secours. Seulement voilà, certaines d’entre elles sont chrétiennes. Et de ça, la milice islamiste Al Shabab, qui contrôle une grande partie de la Somalie, ne veut pas entendre parler. “Elles ne sont pas les bienvenues”, a déclaré son porte-parole Ali Mohammed Rage. La déclaration des Nations unies quant à la situation de famine serait “fausse et politiquement motivée”. Il n’y aurait pas d’état de famine en Somalie, mais seulement une sécheresse, selon la milice.

Al Shabab ne fait que reprendre l’attitude qu’elle avait déjà adoptée en 2009. A cette époque, ce groupe avait banni du pays les organisations humanitaires non islamiques. Al Shabab avait déclaré n’accepter que les organisations occidentales qui poursuivent un objectif purement humanitaire, “sans aucune autre arrière-pensée”.

A noter que les actions humanitaires en Somalie sont les plus risquées au monde. A titre d’exemple, le Programme Alimentaire Mondial y a déploré la perte de 14 collaborateurs depuis 2008.

Cependant, contrairement aux allégations d’Al Shabab, la sécheresse n’est pas seule à l’origine de la famine. La violence à l’encontre des populations, le pillage et la corruption y ont largement contribué.

En dernier lieu, il ne faut pas non plus oublier la réalité démographique de la Somalie, qui rend la situation d’autant plus dramatique. Ainsi, de 1960 à nos jours, la population est passée de 2,5 millions à 10 millions d’habitants, avec un rythme de naissances de 7 enfants par femme en 2011. Sous réserve que ces chiffres ne changent pas, l’on peut aisément prévoir aux alentours de 40 millions d’individus en 2060.

Kosovo : graves tensions et attaques contre la KFOR [vidéo]

Kosovo : graves tensions et attaques contre la KFOR

28/07/11 – 19h15
BELGRADE (NOVOpress)
– La situation se dégrade de plus en plus au Kosovo et les incidents se multiplient depuis 24 heures.

Des soldats de la Force pour le Kosovo (KFOR) dirigée par l’Otan ont ainsi à nouveau été attaqués au poste-frontière de Jarinje (frontière administrative entre la Serbie et la république autoproclamée de Kosovo). Ce poste avait déjà fait l’objet d’une attaque mercredi.

Ces incidents font suite à une nouvelle provocation albanaise : la minorité serbe – lassée de subir affronts et persécutions – ayant décidé de ne pas laisser faire cette opération, le bras de fer a donné lieu à des accrochages qui ont fait plusieurs blessés et un mort du côté albanais.

Selon l’ONG Solidarité Kosovo, présente sur place, “le Premier ministre du gouvernement autoproclamé du Kosovo, Hasim Thaci, a décidé le 25 juillet dernier d’envoyer la police ‘kosovare’ au nord du Kosovo en zone majoritairement serbe pour essayer de reprendre le contrôle des postes frontières [postes de douane placés jusqu’à présent sous l’autorité de la Mission de police et de justice de l’Union européenne (Eulex), NDLR] et empêcher un convoi de camions serbes. En riposte, les Serbes du nord de la province ont très rapidement érigé des barricades pour empêcher l’arrivée de la police albanaise et protéger leurs villages. Les Albanais ont, suite à cela et pour la première fois, décidé d’envoyer leurs troupes d’élite “ROSA” dans cette zone ce qui ne peut évidemment être perçu que comme une provocation. Il y a eu plusieurs affrontements très violents entre les troupes d’élite albanaises et les villageois serbes. D’après la revue “Blic”, les soldats albanais tiraient sur tout ce qui bougeait.”

Le personnel de l’association poursuit : “Les soldats de la KFOR (OTAN) se sont interposés entre les deux camps et les Albanais devaient faire marche arrière conformément à l’accord passé avec la KFOR. Pourtant, les soldats de l’OTAN  ont laissé les forces spéciales albanaises aux deux postes frontières de Jarinje et Brnjak.”

Tandis que le président serbe Boris Tadic dénonce cette montée de violence, Hashim Thaçi rejette toute la responsabilité de ces actes sur les autorités serbes. De son côté, la Serbie a saisi le conseil de sécurité de l’ONU afin d’organiser une réunion d’urgence sur le Kosovo.

Le tueur norvégien exclu de sa loge maçonnique

Le tueur norvégien exclu de sa loge maçonnique

Anders-Behring-Breivik en tenue maçonnique28/07/2011 – 17h30
OSLO (NOVOpress) –
Le terroriste norvégien Anders Behring Breivik, responsable de l’une des pires tueries la semaine dernière dans son pays et présenté comme un fondamentaliste chrétien d’extrême droite, vient d’être pourtant officiellement exclu de la franc-maçonnerie.

Dans un communiqué, le grand maître de l’Ordre norvégien des francs-maçons (Grande Loge de Norvège) – auquel appartenait Anders Behring Breivik jusqu’au 24 juillet en tant que maître à la loge de saint Jean Saint-Olaf aux trois colonnes –, Ivar A. Skar, a tenu à prendre publiquement ses distances avec le meurtrier : “Je suis consterné par les horribles atrocités qui ont été commises dans le quartier du gouvernement et à l’île d’Utoya. Nous sommes en deuil et pleins de compassion pour ceux qui ont été touchés et pour leurs proches. Il est apparu dans les médias que l’accusé était membre de l’Ordre norvégien des francs-maçons. Il a été maintenant exclu – l’exclusion prend effet immédiatement. L’exclusion reflète le fait que les actes qu’il est accusé d’avoir commis, et les valeurs qui semblent les avoir motivés, sont totalement incompatibles avec ce que nous défendons en tant qu’Ordre. Nous construisons notre activité sur les valeurs chrétiennes et humanistes et nous voulons que nos membres contribuent à la promotion de la charité, de la paix et de la bonté parmi les gens. La police, bien sûr, recevra toute l’aide et l’information que nous pourrons lui donner pour contribuer à l’enquête (souligné par nous, Novopress).”

Cette appartenance d’Anders Behring Breivik à la franc-maçonnerie est systématiquement passée sous silence par la grande presse. Pourtant, selon les détails de son costume (voir photo), Anders Behring Breivik pourrait avoir le grade significative de “Passé Vénérable Maître”. Si ce grade se révèlait vrai, le tueur fréquenterait alors cette loge maçonnique depuis au moins une dizaine d’années.

Critique ciné : Le sang des Templiers

Critique ciné : Le sang des Templiers

28/07/2011 – 15h45
PARIS (NOVOpress) — A l’affiche depuis le 20 juillet dernier, Le Sang des Templiers raconte la révolte des barons d’Angleterre contre le roi Jean Sans Terre, qui a renié la “Grande charte” limitant ses pouvoirs. Thomas Marshall, chevalier templier de retour de croisade, se retrouve rapidement confronté à la cruauté du roi Jean Sans Terre. Retrouvant au fil des jours d’anciens compagnons d’armes, ils prennent le chemin de la révolte. S’en suit une course pour rallier le château de Rochester dans lequel il se réfugient et résistent aux assauts des mercenaires du roi, dans l’attente des troupes françaises qui doivent les délivrer.

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Critique ciné : Le sang des Templiers
Critique ciné : Le sang des Templiers

Bien filmé avec de belles prises de vue et panoramas, un choix de très beaux costumes, de beaux décors, l’ambiance est à première vue fidèle à la représentation que l’on peut se faire de l’Angleterre du XIIIème siècle, sans verser dans la caricature. Une distribution de choix permet de retrouver quelques visages familiers du cinéma anglo-saxon : Jason Flemyng, grand habitué des films de Guy Ritchie ; Mackenzie Crook, vu dans Pirates des Caraïbes ; le remarquable Paul Giamatti que l’on a bien aimé dans l’Illusionniste ou Shoot them up aux côtés de Clive Owen et Monica Belluci ; Brian Cox, qui reprend l’épée qu’il avait quittée dans Braveheart ; Derek Jacobi qui n’a pas pris une ride depuis Gladiator; la jolie Kate Mara, probablement plus à l’aise dans une série télé et qui hélas enchaîne les rôles de potiches sur le grand écran ; et enfin James Purefoy, grand habitué des films d’époque et des armures.

Si la figure de Jean Sans Terre (Paul Giamatti) fait inévitablement penser au tyran anarchiste Créon d’Antigone, vierge mère de l’ordre, viennent hélas se superposer quelques anachronismes regrettables qui affaiblissent de fait le scénario : le propos de soixante-huitarde individualiste et pacifiste d’une baronne qui a le feu aux fesses (Kate Mara, considérablement desservie par son rôle) et dont la seule occupation sera de vouloir coucher avec le héros (James Purefoy) ou le discours pseudo-communisant d’un des protagonistes, tranchent avec l’époque. La récupération idéologique à la sauce moderne gâte un peu le tout.

Ce film, riche de belles images, n’en reste pas moins un témoignage intéressant sur un pan de l’histoire anglaise et européenne.

Note de la rédaction : 3/5

[box]Réalisation : Jonathan English / Scénario : Jonathan English, Erick Kastel et Stephen McDool / Durée : 2h01[/box]

Egypte : un chercheur perd un prix d’État

Manifestations square Tahrir en février 2011

28/07/2011 – 14h00
LE CAIRE (NOVOpress) — Le savant et chercheur égyptien Sayed al-Kemni, âgé de 64 ans, se prononce de longue date dans ses écrits en faveur d’une relation ouverte et décomplexée envers l’islam et ses sources, refusant ce qu’il décrit comme l’instrumentalisation du jihad par les fondamentalistes et les terroristes, manière de penser, selon lui, anachronique. Parmi d’autres ouvrages, il est l’auteur de L’histoire de la création (1999), Les traditions de l’Islam (2001) et Merci… Ben Laden (2004).

Titulaire en 2009 d’un prix d’État en Sciences Sociales accordé par le ministre de la culture de l’époque, Faruk Hosni, il vient de se le voir retirer par une instance juridique égyptienne qui aurait agi sous la pression de religieux, qui considèrent que ce dernier ne doit pas être dilapidé au profit “d’incroyants”, information reprise de sites en langue arabe par le quotidien autrichien Nachrichten.at.

Les contradicteurs de Sayed al-Kemni l’accusent en effet “d’être un hérétique”, “d’insultes envers l’islam”, et d’être “le défenseur d’une laïcité infâme”, la mouvance islamiste lui ayant déjà adressé de nombreuses menaces de mort.

Un renforcement de l’islam radical en Égypte

Les lubies des gauches occidentales au sujet des révolutions proche-orientales se heurtent comme de coutume à la réalité
Les lubies des gauches occidentales au sujet des révolutions proche-orientales se heurtent comme de coutume à la réalité

Avec la chute d’Hosni Mubarak et de son régime en février dernier, de tendance autoritaire mais plutôt laïque, les activistes religieux ont considérablement renforcé leur influence dans le pays.

Le Conseil d’État, haute instance juridique appelée à trancher les différents entre citoyens et institutions de l’État, s’est donc naturellement rangé de leur côté quant au jugement porté à l’encontre du savant stigmatisé. Selon les termes de l’arrêt, les écrits de Sayed al-Kemni iraient “à l’encontre du Coran et des traditions de la Sunna, rendraient le prophète méprisable et insulterait Dieu”, ce prix d’État financé par l’argent public “ne doit donc pas être gaspillé en étant décerné à des incroyants”.

Loin des naïves images d’Épinal véhiculées par l’intelligentsia parisienne et les gauches européennes, voyant en la révolution égyptienne l’arrivée en grande pompe de la démocratie libérale et des droits de l’homme, penseurs, journalistes, universitaires, mais aussi chrétiens, de moins en moins nombreux, sont devenus depuis la chute de Mubarak la cible privilégiée des tenants d’un islam décomplexé jusqu’aux plus hauts sommets de l’État. Une relecture attentive des événements survenus en Libye et plus récemment en Syrie doit nous faire nous interroger : quels Proche et Moyen-Orient pour demain ?

[box]Crédit photo : Ramy Raoof + Michael Thompson // images sous licence creative commons[/box]

EXCLUSIF : entretien avec le député Michel Raison [audio]

EXCLUSIF : entretien avec le député Michel Raison

Dans une question écrite adressée au ministère de la Culture, le député UMP Michel Raison demande quelles mesures le ministre entend prendre pour “contrôler la diffusion de certaines œuvres musicales” écrites par des groupes “issus de l’immigration”. De SOS racisme à la sphère médiatique, la condamnation est unanime.

Quelle est la nature de la démarche du député Raison ? Les ligues de vertus doivent-elles continuer à faire la météo politique ? Quelles suites seront données à cette affaire ? Le député a accepté de répondre à quelques-unes de nos questions.

Propos recueillis par Yann Vallerie

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Marine Le Pen dénonce la duplicité immigrationniste de Sarkozy

Marine Le Pen dénonce la duplicité immigrationniste de Sarkozy

28/07/11 – 12h15
PARIS (NOVOpress)
– La présidente du Front national Marine Le Pen a profité de l’annonce faite par le gouvernement de “réduire la liste de métiers ‘en tensions’ ouverts aux immigrés non européens” pour dénoncer la “stratégie de communication” de Nicolas Sarkozy consistant à donner le sentiment de chercher à réduire l’immigration en France, alors que son bilan dans ce domaine est absolument catastrophique.

Cette annonce gouvernementale est, selon Mme Le Pen, “un exemple caricatural de communication sarkozyste : de belles paroles pour masquer une action nocive et des résultats catastrophiques”.

“Qui peut encore croire la communication électoraliste d’un gouvernement ultra-immigrationniste ?”, a ajouté Marine Le Pen, rappelant notamment l’“accroissement continu du nombre d’étrangers accueilli en France : 114 000 titres de séjour distribués en 2000 sous Jospin, et 203 000 en 2010 sous Sarkozy, soit 78% de plus”.

La chef du parti nationaliste propose, elle, la suppression pure et simple de tous “les listes de métiers ouverts facilement aux étrangers” qui sont une aberration et un affront fait aux Français qui traversent une crise économique sans précédent.

Un drame révélateur du mal être de toute une société : L’immigration en Norvège

Un drame révélateur du mal être de toute une société. L’immigration en Norvège

Lundi soir, Laurent Ozon, membre du bureau politique du Front National, a été violemment attaqué par la gauche française et par le MRAP, pour avoir tenté de comprendre le mécanisme qui avait poussé le tueur d’Oslo à commettre l’irréparable ; et notamment pour avoir pointé la question de l’immigration.

Ce phénomène est pourtant incontestablement au cœur du problème –même les médias doivent l’admettre, eux qui répètent en boucle que le terroriste était un néo-nazi xénophobe. Au-delà de l’émotion bien compréhensible, il est impératif d’analyser les ressorts de cette tuerie et d’étudier le contexte dans lequel a agi le criminel. Pour prévenir d’autres catastrophes.

1. Etat des lieux : une société multiraciale bâtie à la va-vite

L’attentat d’Oslo et de la tuerie d’Utoya sont incontestablement l’œuvre malfaisante d’un fou furieux. Mais cet acte terroriste est également le revers de la société multiraciale bâtie à toute vitesse, dans les années 1990, à la suite de l’ouverture irraisonnée de la Norvège à une immigration extra-européenne massive. En dix ans, la population d’origine étrangère a augmenté de 41 %, notamment à cause du laxisme de la coalition de gauche au pouvoir entre 2006 et 2009. Aujourd’hui, 552000 immigrés vivent en Norvège, soit 11,4 % d’une population de 4,9 millions d’habitants. S’y ajoutent 266000 personnes bénéficiant de la citoyenneté norvégienne, mais d’origine étrangère ou nées d’un seul parent norvégien. La majorité des immigrés se concentre dans la capitale, où ils représentent 28 % de la population, et dans la ville de Drammen (22 %).

Avec une naïveté toute scandinave, les autorités ont laissé ces populations s’installer sur le sol norvégien sans le moindre encadrement et sans la moindre exigence à l’égard des nouveaux venus. Très vite, la criminalité, pratiquement inexistante, a explosé, ainsi que les frictions raciales et religieuses concernant la liberté de conscience, l’attitude des femmes norvégiennes, la consommation d’alcool, etc.

Aujourd’hui, l’acte terroriste d’un psychopathe impose le constat d’échec de la société multiculturelle et place, sur le mode tragique, le débat sur l’immigration au cœur de la vie politique norvégienne.

2. Zoom sur le phénomène des viols racistes

Dans son “manifeste”, Anders Behring Breivik justifie sa haine de la société multiculturelle en évoquant notamment l’importante multiplication de viols de Norvégiennes par des étrangers, généralement musulmans.

Selon des études statistiques rendues publiques par la police norvégienne, 100 % des viols commis à Oslo depuis 2005 l’ont bien été par des immigrés « non-occidentaux ». Les enquêtes, régulièrement publiées dans le quotidien « Dagbladet » (équivalent de notre « Parisien »), précisent que ces crimes ont tous été commis par des Kurdes, des Pakistanais ou des Africains, notamment des réfugiés somaliens, nombreux dans ce pays. En 2009, selon la chaîne de télévision « NRK 1 », le nombre d’agressions sexuelles avait doublé par rapport à 2008.

Le 23 juin dernier, après le viol de quatre Norvégiennes en une seule nuit, la chaîne de télévision a profondément remué l’opinion publique en faisant témoigner deux jeunes femmes. La première a raconté avoir été agressée alors qu’elle rentrait chez elle. Elle a été « frappée et violée pendant des heures » par un immigré qui la jugeait « provocante ». L’autre a été victime d’un Pakistanais bavard et porté sur l’exégèse coranique. Il a notamment pris le temps de lui expliquer que la religion musulmane l’autorisait à la violer: « Il disait que le Coran lui donnait autorité sur les femmes, qu’il était le chef et que de ce fait, il avait le droit de faire ce qu’il voulait avec une femme ».

Hanne Kristin Rohde, directrice de la police criminelle d’Oslo, dénonce les viols racistes de femmes norvégiennes par des criminels étrangers
Hanne Kristin Rohde, directrice de la police criminelle d’Oslo, dénonce les viols racistes de femmes norvégiennes par des criminels étrangers

Hanne Kristin Rohde, directrice de la police criminelle d’Oslo, explique que « les coupables sont des hommes étrangers, relativement jeunes; ils sont souvent demandeurs d’asile et viennent de pays en guerre ou de pays qui ont un regard sur la femme totalement différent de celui qui règne en Norvège ». Ces viols s’accompagnent systématiquement d’une grande violence, le criminel, généralement musulman, estimant « punir une femme impudique ».

A l’échelle du pays, selon les années, 70 à 85 % des viols sont commis par des musulmans. Les victimes sont à 90 % des Norvégiennes de souche. Les autres sont issues de la communauté musulmane. Des imams, interrogés par les autorités, estiment que ces viols seraient dus « au comportement insouciant ou provoquant des jeunes filles norvégiennes ». Hanne Kristin Rohde rappelle que dans la journée du 9 mai 2008, au moins dix femmes ont été sexuellement agressées et frappées dans un parc d’Oslo, par un gang de violeurs somaliens et sénégalais. Sommés de s’expliquer, plusieurs criminels ont expliqué que les Norvégiennes qui se « baladaient à moitié nues » ou « buvaient de l’alcool » semblaient leur dire « Venez-là et baisez-nous ». Selon eux, elles n’avaient pas à se plaindre d’avoir été violées puisque c’était « de leur faute »!

Fakhra Salimi, directrice du Centre d’accueil pour les femmes immigrées et réfugiées, accuse les politiciens norvégiens: « Ils écoutent les doléances sur la situation de la femme dans les milieux d’immigrés, mais ne prennent aucune mesure pour contrer ces attitudes barbares envers les femmes. »

Un laxisme et une démission du politique qui, sans jamais excuser la violence, peuvent expliquer pourquoi des malades mentaux croyant pouvoir rendre justice eux-mêmes, finissent par se retourner contre les promoteurs d’une société multiculturelle devenue multiraciste.

P. C.

[box class=”warning”]Article paru ce mercredi dans “Minute” du 27 juillet. En kiosque ou sur Internet.[/box]

Un drame révélateur du mal être de toute une société. L’immigration en Norvège

Ramadan : Auchan fait-il du prosélytisme ?

Ramadan : Auchan fait-il du prosélytisme ?

28/07/2011 – 09h00
MÉRIADECK (INFOBordeaux) – Les consommateurs du supermarché Auchan de Mériadeck peuvent éprouver une étrange sensation en allant faire les courses. Pour les accueillir au rayon charcuterie, un stand spécial ramadan. En effet, le ramadan (période de jeune pour les musulmans) commence dans quelques jours, et la grande distribution fait des yeux doux à la forte communauté musulmane présente à Bordeaux.

Ramadan : Auchan fait-il du prosélytisme ?Pourtant, non seulement les produits halal (pratique très controversée qui consiste à égorger les bêtes et les laisser se vider de leur sang) sont mis en valeur, mais le supermarché bordelais fait la promotion auprès de ses clients de livres tels que : “Savoir Prier”, “Le Saint Coran”, “La vie après la mort en Islam”… (image ci-contre)

Il faut dire qu’Auchan commence à attirer la sympathie des musulmans. Pour preuve, le site sunnisme.com a écrit il y a quelques jours un article dithyrambique intitulé “Le Ramadan chez Auchan, c’est magique !”. Pour l’auteur de cette tribune, “Ils font de vrais efforts pour le Ramadan chez Auchan. Pour rassurer le consommateur musulman, très regardant sur la certification de la viande qu’il achète, Auchan a pensé à indiquer quel organisme certifie la viande […] Chez Auchan, on connait les musulmans, on les respecte, et ça se sent” !

Pour mémoire, en 2008, interrogé sur les actions que comptait mettre en place Auchan en direction des autres religions, le responsable du rayon avait eu cette réponse : “Nous agissons aussi pour les chrétiens, par exemple notre enseigne vend du foie gras à Noël” !

L’Afghanistan, vu de l’autre côté [vidéo]

L'Afghanistan, vu de l'autre côté [vidéo]

28/07/11 – 08h30
PARIS (NOVOpress) — En ligne sur Liveleak depuis quelques heures à peine, ce reportage, réalisé par le journaliste norvégien Paul Rebstal et diffusé sur la télévision norvégienne, est un document rare.

Les guerres américaines présentent la caractéristique d’être riches en images, en vidéos, en sons de toute nature. Que l’on soutienne ou que l’on critique les opérations conduites par la coalition occidentale en Afghanistan, on illustre toujours son propos par des images montrant le plus souvent des soldats de l’US Army en opérations. Comme dans les films de guerre produits par Hollywood, l’ennemi est le plus souvent sans visage. C’est une ombre sur laquelle on peut tirer sans états d’âme. Grâce au reportage du journaliste norvégien Paul Rebstal, nous avons l’opportunité de donner un visage à l’ennemi.

Le reporter a pu accompagner des combattants afghans dans une de leurs opérations contre les troupes de la coalition. Les images soulignent à la fois la détermination de ces hommes mais aussi leur manque d’armes lourdes et, surtout, de munitions. Comme lors des opérations contre les Soviétiques, les Afghans attaquent les points faibles de l’adversaire, en particulier les convois logistiques, mais ils peuvent difficilement exploiter leur succès faute de moyens matériels et humains. Les troupes occidentales ripostent avec des moyens aériens puissants. Les Afghans craignent par-dessus tout le célèbre AC 130 Spectre, embarquant un armement considérable, capable de saturer du feu de ses canons une zone importante en quelques minutes. Le reportage de Paul Rebstal révèle aussi l’efficacité des troupes spéciales occidentales qui, grâce à des systèmes d’écoutes sophistiqués, peuvent identifier, localiser et guider des commandos vers l’emplacement des chefs de guerre afghans. Mais l’enseignement de ce reportage est ailleurs. Il nous rappelle que contre des hommes déterminés à défendre leur identité au risque de leur vie la supériorité d’une armée technologique est souvent une illusion coûteuse.

Attentats en Norvège : idéologie et motivations d’Anders Behring Breivik

Attentats en Norvège : idéologie et motivations d'Anders Behring Breivik

Vu sur le site Terrorisme.net, une très bonne analyse sur Anders Behring Breivik, par Jean-François Meyer. Extraits.

Grâce aux nouveaux outils de communication qu’offre Internet, nous avons accès à deux sources pour cerner les convictions d’Anders Behring Breivik (né en 1979). D’une part, les commentaires qu’il a publiés sur le site norvégien Document.no : les responsables de ce site ont rassemblé en un seul document tous les messages de Breivik. D’autre part, le manifeste qu’il a envoyé à des milliers de correspondants juste avant de commettre les attentats, un volumineux document rédigé en anglais et qui circule maintenant largement.

Dans ses messages sur Document.no, Breivik présente une face strictement politique: aucun appel à la violence. En revanche, le manifeste, intitulé 2083. A European Declaration of Independence, présente de façon élaborée un projet de terrorisme et de prise du pouvoir par la force. Breivik était parvenu à maintenir une image publique qui ne permettait pas de soupçonner ce qu’il allait préparer. Et cela relevait chez lui d’une démarche mûrement réfléchie: il lui fallait à tout prix éviter, jusqu’au jour fatidique, d’attirer l’attention des services de sécurité. Nous ne trouvons donc pas ici face à une personne qui aurait subitement décidé de choisir la violence par suite d’un événement personnel, mais bien d’une stratégie de dissimulation découlant des contraintes d’un combat clandestin.”

[box class=”info”]Retrouvez l’intégralité du texte sur Terrorisme.net[/box]

Un propriétaire fait appel à des “casseurs” et à leurs barres de fer pour vider un squat [vidéo]

Un propriétaire fait appel à des casseurs et à leurs barres de fer pour vider un squat

Ces images ont été filmés par un voisin d’un squat à Montreuil (Seine-Saint-Denis). Le nouveau propriétaire  aurait fait appel à des personnes et à leurs méthodes expéditives pour déloger des autononomes (ultra-gauche) qui occupaient illégalement cette résidence. D’après plusieurs témoignages, le nouveau propriétaire aurait demandé plusieurs fois aux squatteurs de partir. Il a dû donc penser nécessaire d’accélerer leur départ à coup de triques, pour aller plus vite que la justice.

[Tribune libre] Théorie du « Gender » : un crime contre l’Identité !

Théorie du « Gender » : un crime contre l’Identité !

Par Alain de Peretti.

Vous avez certainement tous entendu  parler  de la théorie du « genre » ou « gender » (cela fait plus classe en anglais…)

Pour résumer, cette théorie qui nous vient des ultra féministes américaines prétend qu’on ne nait pas homme ou femme mais qu’on le devient sous la pression (intolérable bien sûr) culturelle, mentale et physique de la société ; nos pseudos élites veulent nous imposer cette fumisterie par le biais des cours SVT ( Science de la vie et de la Terre, autrefois « sciences naturelles…)

Cette théorie nous ramène  évidemment au  vieux débat philosophique sur l’inné et l’acquis, débat qui n’a jamais été tranché de façon définitive et dans lequel nous n’entrerons pas de façon détaillée.

Il est cependant évident que les êtres humains sont déterminés de façon très importante par leur patrimoine génétique, qu’on le veuille ou non, et, parmi ces caractéristiques génétiques, la différenciation sexuelle est particulièrement facile à discerner au niveau phénotype et comportemental (le phénotype est l’expression visible des gènes). Il est à noter d’ailleurs que la science nous apprend que la différenciation sexuelle est un progrès de l’évolution des êtres vivants qu’ils soient animaux ou végétaux….  Entre autres constatations de sens commun, tous les parents ayant eu des enfants de sexe différent ont pu constater, avec la même éducation, que ces différences se voient très tôt. Il y a, comme dans toute population, des exceptions, mais c’est l’exception et cela se traduit pour un caractère donné, sur le plan statistique,  par une courbe en cloche dite courbe de Gauss. C’est valable donc également pour la différenciation sexuelle !

Bien sûr, il serait vain de nier que la culture et le milieu ambiant vont inter agir avec ces données biologiques, mais c’est la convergence de tout cela qui forge l’identité, sans laquelle les êtres humains ne seraient que des zombies sans racines et sans repères. Ces  actions extérieures de l’éducation et de la culture  ne remettent pas en cause de façon fondamentale les caractères de base.

Cette négation d’une nature humaine, pourtant observable par toute personne de bon sens, est le résultat de toutes les philosophies relativistes et constructivistes à la mode.

Elle est l’expression surtout de l’entreprise concertée de destruction  générale à l’œuvre sous nos yeux, qui voudrait faire de nous les habitants du « village planétaire », «homo economicus et festivus» soumis au métissage généralisé et obligatoire, indifférenciés sexuellement, sans passé et donc sans avenir.

Cette théorie perverse et mortifère, mise au rang de vérité intangible, est bien sûr à l’opposé de notre conception d’un être humain enraciné dans une culture et une civilisation, conscient de son identité y compris biologique, fier de son passé et de son histoire et capable de ce fait  d’affronter les défis du futur.

En conclusion, il ne faudrait pas commettre les erreurs du passé comme les habitants de Constantinople,  discutant  du sexe des anges alors que les barbares de l’islam sont à nos portes.

[box class=”info”] Source : le site du Bloc Identitaire d’Aquitaine.[/box]