Bordeaux : le journal Sud Ouest condamné pour diffamation à l’égard de l’école Saint Projet

Bordeaux : le journal Sud Ouest condamné pour diffamation à l’égard de l’école Saint Projet

13/07/2011 – 20h00
BORDEAUX (Info Bordeaux) – Le 14 août 2010, le journal Sud Ouest publiait, sous le titre « Nouveau culte à saint Eloi », son quarante-septième article sur l’affaire « des Infiltrés » mettant en cause l’école Saint Projet. Le journal y prétendait que l’émission démontrait qu’avaient été enregistrés “des propos racistes enseignés par les professeurs et répétés par les élèves scolarisés au collège” . Le simple visionnage du montage réalisé par France 2 aurait suffit au quotidien pour se rendre compte qu’il s’agissait d’une calomnie comme vient de le juger le Tribunal correctionnel de Bordeaux.

En effet, à la suite de cet article, l’Association d’Education Populaire Saint Projet, ainsi que huit professeurs, assignait, par l’intermédiaire de son avocat, Maître David Dassa Le-Deist du barreau de Paris, le journal en diffamation.

Le journal Sud Ouest condamné pour diffamation à l’égard de l’école Saint ProjetCelle-ci a été retenue par le Tribunal correctionnel de Bordeaux qui l’a condamné au paiement d’une amende de 2.000 €, à 1.000 € de dommages et intérêts par partie civile, 300 € au titre de l’article 475-1 du code de procédure pénale et à la publication du dispositif de la décision dans ses colonnes et sur son site internet dans les 10 jours à compter de la signification, assortie d’une astreinte de 100 euros par jour de retard, soit près de 15.000 €. L’excuse de bonne foi plaidée par le journal, dont il faut rappeler qu’un des pigistes a été condamné pour avoir démoli la vitrine d’un libraire catholique situé en face de l’Eglise Saint Eloi (photo), n’a pas été retenue par les juges. A noter que le journal Sud-Ouest a décidé de faire appel.

Ainsi, les conséquences de l’affaire des Infiltrés n’en finissent pas. Ce ne sont pas forcément celles qu’attendaient la société CAPA et la chaîne France 2 qui sont actuellement sous le coup de plusieurs instructions judiciaires pour diffamation publique. Après l’abbé Laguérie qui avait dû citer le JDD en diffamation avant que ce dernier présente ses excuses publiquement, c’est au tour de l’école Saint Projet de se faire rendre justice après la diffusion de la manipulation des Infiltrés.

[box class=info]Photos : © info-bordeaux.fr – source[/box]

Paris : Nouveau tabassage pour une cigarette

13/07/11 – 19h00
PARIS (NOVOpress)
– Nouvel épisode de barbarie urbaine : un jeune homme de 19 ans qui avait refusé de donner une cigarette à un enfant de 12 ans, a été lynché par cinq jeunes voyous en plein cœur de Paris, dans le XIIIe arrondissement.

La violence de l’agression et du tabassage a été telle que la victime, apprenti pâtissier, risque de perdre un œil. Le jeune homme a dû subir une opération en urgence et s’est vu prescrire une ITT de 30 jours.

Après un dépôt de plainte, les policiers sont parvenus à identifier l’adolescent de 12 ans à l’origine du lynchage. Interpellé celui-ci a été placé en “retenue judiciaire” (l’équivalent d’une garde à vue pour les mineurs, ).

Interrogé par la police, je jeune voyou a désigné aux policiers les auteurs des coups dont quatre ont été interpellés les 8 et 9 juillet. Les quatre néo-barbares sont âgés de 14, 15, 17 et 18 ans.

Le bourbier afghan : 5 soldats français tués

13/04/07 – 16h30
PARIS (NOVOpress)
– A la veille des commémorations du 14 juillet devant mettre à l’honneur les soldats de retour « d’opérations extérieures », et après la visite éclair de Nicolas Sarkozy en Afghanistan, 5 nouveaux militaires français ont trouvé la mort aujourd’hui dans cette guerre.

La multiplication des pertes humaines au sein du contingent français ces dernières semaines est tragiquement révélatrice de la dégradation de la situation sur le terrain. L’enlisement des troupes occidentales parait sans issue, alors même que l’on peine de plus en plus à discerner les intérêts nationaux dans ce théâtre d’opérations meurtrier.

Les cinq nouveaux soldats français sont morts dans une attaque suicide contre l’armée française. L’attaque a eu lieu lors d’une assemblée de notables à Joybar, dans la province de la Kapisa, à 25 km au nord-est de Kaboul.

Quatre autres soldats français et trois civils afghans ont également été blessés lors de cet attentat suicide. C’est l’attaque est la plus meurtrière contre des soldats français depuis août 2008.

Il serait temps d’arrêter la Busherie afghane de cette guerre américano-centrée avec laquelle la France n’a aucun intérêt. Une guerre honteusement poursuivie par Barack Obama, ancien prix Nobel de la Paix et actuel président des Etats-Unis.

Découverte à Rezé (Loire-Atlantique) d’un quai construit par les Gaulois

Découverte à Rezé (Loire-Atlantique) d'un quai construit par les Gaulois

11/07/11 – 16h00
REZÉ (NOVOpress Breizh)
–Un quai situé au bord de la Loire, remontant au début de notre ère, vient d’être mis à jour à Rezé, au sud de l’agglomération nantaise. Une découverte archéologique majeure, qui vient opportunément rappeler un fait que certains voudraient occulter : les origines gauloises de la France.

Depuis six ans le site de la cité gallo-romaine de Ratiatum, sur la commune de Rezé, fait l’objet de fouilles organisées chaque année par l’Inrap (Institut national de recherche en archéologie préventive) en collaboration avec l’université de Nantes. Entamées début juin celles-ci, auxquelles participe une équipe d’une quarantaine de chercheurs et d’étudiants, ont permis la découverte d’un quai parfaitement conservé.

D’une longueur de 150 mètres, constitué d’un assemblage de planches de bois, parfois longues de plus de dix mètres et de dalles de pierre, il a été construit par les Pictons, un peuple gaulois, au premier siècle de notre ère, probablement entre l’an 50 et l’an 70, sous le règne de l’empereur Néron.

Fondée sous le règne d’Auguste, entre l’an 20 av. J.-C. et l’an 10 ap. J.-C., Ratiatum a connu un développement rapide lors du Ier siècle de notre ère. Ratiatum était alors la seconde ville des Pictons, après la capitale Limonum (Poitiers). Les fouilles déjà effectuées ont permis d’établir que la ville disposait d’un temple, de nombreuses villas, d’entrepôts et de magasins installés le long du port. Suite à un ensablement du port, la cité commencera à décliner à partir du IIIème siècle, au profit de Nantes.

Cette découverte, unique en France, sera-t-elle préservée ? Dans une déclaration à Ouest-France, Ophélie de Peretti, archéologue municipale de Rezé, précise : « Nous avons étudié toutes les techniques possibles. A l’air libre, au soleil, le quai n’échapperait pas à la détérioration. Il est impossible de le laisser découvert. » Le quai devra donc être recouvert.

Un moulage, effectué par un laboratoire spécialisé dans la restauration et la recherche sur les objets d’art, devrait toutefois permettre d’établir un fac-similé d’une partie de ce quai, qui pourrait trouver sa place dans le Centre d’interprétation du patrimoine que la Ville de Rezé a l’intention d’édifier. A une époque volontiers oublieuse de ses racines, l’intérêt d’un tel projet, qui entend pérenniser, à travers un patrimoine antique exceptionnel, la plus longue mémoire d’une ville, mérite d’être souligné.

Solidarité Kosovo – Juillet 2011 : Mission réussie !

Solidarite Kosovo : Mission humanitaire de Juillet 2011

[box class=”info”]L’association humanitaire Solidarité Kosovo nous communique[/box]

Après notre arrivée à Kosovska Mitrovica tard dans la nuit lundi 4 juillet, nous passons notre première journée sur place à revoir des amis, faire connaissance avec les membres d’un club de sport local et visiter la partie nord de la ville, où vit la population serbe. Le soir venu, nous reprenons des forces autour de spécialités culinaires revigorantes.

Mercredi, nous prenons les camions aux aurores en direction de Gračanica, pour rejoindre Bojane, le diacre qui travaille toute l’année pour Solidarité Kosovo. Nous en profitons pour passer par la capitale du Kosovo, Pristina. Malgré le temps et l’argent directement venu des Etats Unis, rien ne change… La ville est en permanence compliquée à traverser à cause de travaux qui n’avancent jamais !

 Après avoir chaleureusement retrouvé Bojane, nous nous dirigeons vers le monastère de Draganac où se trouve Ilarion, un frère en charge de la restauration du lieu. Ilarion est une vieille connaissance de l’association. La première fois que nous l’avions rencontré, c’était au monastère de Visoki Decani où nous nous étions liés d’amitié, grâce à son très bon français. Il nous parle du monastère, des travaux engagés, des difficultés de la vie quotidienne, mais toujours avec un grand sourire aux lèvres. Le père qu’il aide était déjà a Draganac en 2004 lors des pogroms anti-Serbes. La situation particulière du monastère, reculé en pleine forêt, lui a permis de le défendre seul, lorsque les Albanais ont tenté de le détruire. En effet, à l’approche des assaillants, l’ancien moine a fait sonner les cloches si fort que les Albanais ont pensé que les défenseurs du monastère étaient extrêmement nombreux et ont donc pris la fuite. Lorsqu’on lui parle de courage alors qu’il était seul, il nous répond qu’il n’était pas seul mais avec Dieu !

Lors de la visite du monastère, nous prenons conscience du manque cruel de meubles et de matériel de base dans chaque pièce. Nous y laissons donc une dizaine de matelas, qu’il redonnera à des familles dans le besoin, une fois les travaux terminés.
Nous repartons en direction du bureau de Solidarité Kosovo afin d’y stocker d’autres matelas à destination des familles suivies par l’association. Après une journée épuisante, nous prenons nos quartiers dans les dortoirs du monastère de Gračanica.

Sur la route entre deux enclaves serbes.

Jeudi, la route nous emmène à Kosovska Kamenica. Nous y retrouvons Predrag Djordjevic qui s’occupe du club de jiujitsu avec lequel nous sommes en partenariat. Après un accueil « à la serbe », donc très chaleureux, nous déposons les tatamis que nous avons reçus d’un donateur dans leur local et procédons à des interviews pour des émissions de radio et de télévision. Le soir nous sommes leurs hôtes, nous mangeons le cochon et d’autres plats locaux avec eux, bercés par les chants traditionnels serbes. Les jeunes du club ne sont pas ceux que l’on rencontre dans nos rues au quotidien. Ces jeunes ont fait le choix de rester chez eux, malgré la pauvreté, malgré l’absence de perspective d’avenir. Ils ont fait le choix d’être libres, fiers et d’aimer envers et contre tous la terre de leurs ancêtres. Parce qu’ils ont fait ce choix courageux, que nous devrons certainement faire un jour, tournons les yeux avec eux vers l’avenir parce que nos destins seront liés ou ne seront pas !

 A l’autre bout de cette Europe en feux, nous avons lié des amitiés, et c’est le cœur serré mais rempli d’espoir de se revoir, que nous quittons le Kosovo et prenons le chemin de Belgrade.
 Après 6h sur les routes sinueuses de Serbie Centrale, nous arrivons enfin. Le temps de garer les camions, puis de poser nos affaires, nous partons à pied vers le centre ville, avec pour objectif la statue d’Ivan Meštrović, réalisée en l’honneur de l’amitié séculaire Franco-Serbe, pendant l’Entre-deux-guerres. Après les bombardements de Belgrade en 1999, cette statue de femme avait été recouverte de graffitis et de rats. Nous nous y sommes rendus, pour rappeler qu’aux quatre coins de l’Europe, il y aura toujours un chant de fraternité qui s’élèvera à l’encontre de l’histoire que l’on veut nous faire oublier !

Nous sommes revenus à Lyon tard dans la nuit samedi 9 juillet, avec le sentiment du devoir accompli.
 Au final nous avons apporté 32 m3 de matériel aux familles serbes du Kosovo que nous suivons. Au fil des convois, elles ne sont plus des inconnues pour nous. Par la force de votre soutien depuis la France, elles ne sont plus tout à fait des inconnues pour vous !

Nous souhaitons remercier encore une fois, tous les donateurs qui jusqu’à la dernière minute nous ont soutenus en envoyant du matériel ou des dons. Sans vous, ce ne serait qu’un rêve. Sans vous, il n’y aurait pas tant de sourires dans les rues de Kosovska Kamenica, de Banja et de toutes ces autres enclaves du Kosovo où un peuple chrétien souffre mille mots ! 
Mais le meilleur reste à venir. Nous continuerons de compter sur vous pour le futur !

 

Retrouvez les photos de la mission directement sur notre site: http://www.solidarite-kosovo.org/fr/missions/2011/18/Mission-de-juillet-2011#photos

 

Toute l’équipe de Solidarité Kosovo.

———————-
Solidarité Kosovo
BP 1777 – 38220 VIZILLE
www.solidarite-kosovo.org
Soutien aux Serbes du Kosovo Métochie depuis 2004 !

Portait de l’utilisateur français de Twitter

Portait de l'utilisateur français de Twitter

Ipsos Profiling a tenu à dresser le portrait-robot de l’utilisateur français de Twitter. Selon cette enquête, il s’agit d’“hommes (79%), âgés de 28 ans en moyenne, résidant en zones urbaines. Experts du web (plus anciens et plus assidus que la moyenne), ils sont friands de vidéos en ligne (76%) et de e-commerce (90%). Evidemment très actifs sur la toile, ils sont prêts à relayer le discours des marques : 27% sont des e-fluenceurs, 21% déclarent fréquenter les réseaux sociaux pour suivre l’actualité de leur marque préférée.”

Santé : la vaccination contre « le cancer du col de l’utérus » contestée

Santé : la vaccination contre « le cancer du col de l’utérus » contestée

13/07/11 – 14h30
PARIS (NOVOpress)
– Les campagnes médiatiques en faveur de nouvelles vaccinations sont-elles une avancée pour la santé publique ou simplement pour les finances des groupes pharmaceutiques ?
C’est la question que l’on peut se poser à la vue des récurrentes contestations médicales des bienfaits supposés de vaccinations toujours plus nombreuses.

Ainsi, un collectif de médecins praticiens, emmenés par le Dr Philippe de Charzournes, président de Med’Ocean, se sont déclarés fortement préoccupés par les campagnes de vaccination contre le « cancer du col de l’utérus ».

Dans une lettre adressée au ministre de la Santé Xavier Bertrand, le collectif estime que ces campagnes sont basées sur une « peur injustifiée » et que l’efficacité de l’un des deux vaccins commercialisés en France, le Gardasil, (Sanofi Pasteur MSD) doit être mise en doute.

Pour ces médecins, la meilleure des préventions contre le cancer du col de l’utérus reste et restera le frottis.

« On assiste depuis 1980 à une baisse régulière du nombre de nouveaux cas et de la mortalité liée à cette affection. Le dépistage régulier par un frottis est la “seule et unique” cause de cette baisse », note notamment le collectif dans sa lettre ouverte.

Les médecins remettent également en cause l’efficacité du vaccin Gardasil, expliquant que les notifications Afssaps montrent qu’il faut impérativement enjoindre les médecins prescripteurs de procéder à un interrogatoire précis concernant les antécédents familiaux ou personnels de leurs patientes avant des vacciner.

Pour le collectif, non seulement l’efficacité du vaccin Gardasil est loin d’être démontrée, mais il suggère aussi de reconsidérer l’autorisation de mise sur le marché au niveau européen et de suspendre le remboursement en attendant de disposer de preuves solides de cette efficacité.

Affaire DSK – Tristane Banon : CSA censure Paris Première [vidéo]

Une chaîne de télévision n’est pas maîtresse de la grille de ses programmes. Telle est la mésaventure qu’a connue Paris Première. En effet, le CSA a prétexté un changement brutal non fondé de la grille des programmes de Paris Première pour interdire à cette dernière de rediffuser aujourd’hui 13 juillet l’émission de Thierry Ardisson, où la journaliste Tristane Banon affirme que DSK aurait tenté de la violer. Paris Première devra attendre le 27 juillet pour rediffuser cette émission.

Mais Novopress, par souci d’informer ses lecteurs, propose aujourd’hui un extrait.

Nouvelle agression d’un joueur de l’OM

Nouvelle agression d'un joueur de l'OM

13/07/2011 – 13h00
MARSEILLE (NOVOpress) –
Marseille, ville dont l’édile se félicite du cosmopolitisme ambiant, défraie une nouvelle fois la chronique. Habituellement, la rubrique des faits divers concerne le vulgum pecus mais l’agression commise hier dans la nuit diffère par la nature même de la victime. Les racailles et truands vont désormais chercher l’argent chez les classes aisées voire richissimes. Ainsi le défenseur de l’Olympique de Marseille, Vitorino Hilton, en a fait l’amère expérience en présence de sa famille à son domicile de Marseille. Les services de police rapportent que « six hommes cagoulés, gantés et armés ont fait irruption mardi à 23h45 au domicile de Vitorino Hilton qui recevait dix membres de sa famille ».

Introduits chez le joueur, les braqueurs « ont enfermé les personnes présentes, parmi lesquelles se trouvaient les enfants du footballeur, dans plusieurs pièces et ont ensuite frappé le joueur de plusieurs coups de crosse. »

Le butin comprend de l’argent liquide, des bijoux, des montres, des ordinateurs portables et des sacs et la voiture du joueur avec laquelle ils sont repartis…

Il ne s’agit pas du premier footballeur de l’OM attaqué selon un mode opératoire similaire, puisque l’Argentin Lucho Gonzales avait été victime d’une même attaque de nuit à son domicile près d’Aix-en-Provence. Ainsi que les frères André et Jordan Ayew également agressés chez eux au cours de la saison. Et bien d’autres encore.

Les classes protégées goûtent désormais aux joies de la “brasilianisation” de la société française : métissage et communautarisme forcené, richesses aux mains d’un nombre réduits de personnes, société déracinée et en proie à une violence grandissante.

« Fatigue du sens » de Richard Millet

Nous reproduisons cet article de la Fondation Polémia avec son aimable autorisation.

[box class=”warning”]Polémia a publié récemment un article sur « La révolte des intellectuels ». L’essai fulgurant de Richard Millet, Fatigue du sens, en est l’illustration. Didier Marc présente ici l’œuvre de l’ « écrivain prolifique et magnifique » qui en est l’auteur : le témoignage courageux et passionné d’un écrivain-guerrier pour qui « l’Europe tout entière n’est plus qu’une déchirure raciale dont l’islam et l’antiracisme sont les fourriers et le libéralisme le grand ordonnateur ».
Polémia[/box]

Richard Millet est un écrivain prolifique et magnifique. Son œuvre comprend une cinquantaine de livres, des romans et des essais, tous écrits dans une langue et un style qui n’ont guère d’équivalent dans la littérature française contemporaine. Le sentiment de la langue

L’auteur du Sentiment de la langue (1), ouvrage qui a obtenu le Prix de l’essai de l’Académie française en 1994, est né en Haute-Corrèze et a vécu au Liban de six à quatorze ans, double enracinement que l’on retrouve dans toute son œuvre. Le pays de sa prime enfance c’est celui des hauts plateaux du Limousin, celui de Siom, son village entre Tulle et Aubusson, un pays « obscur entre l’eau, le granit et le ciel », aux gens repliés « dans les éternelles postures primitives ». Puis viendra le Liban et Beyrouth, cette ville pleine d’odeurs, de « chants d’oiseaux et de cris d’enfants », où il devient adolescent « dans un creuset de langues, de vocables et d’accents [qui] incitait à la tolérance », mais où, plus tard, il éprouvera « au plus haut le fait de vivre tout en achevant de [se] séparer de l’espèce humaine ».

Ces lieux de mémoire lui inspireront la plupart de ses livres, parmi lesquels deux sont particulièrement emblématiques : Ma vie parmi les ombres (2) pour la Corrèze, et La Confession négative (3) pour le Liban.

Le premier est un roman autobiographique, une plongée dans l’univers crépusculaire, funèbre, d’un monde rural que ses habitants abandonnent et qui meurt ; c’est une sorte de requiem pour une civilisation millénaire qui disparaît. C’est là qu’il erre, « perdu ou sauvé par l’écriture, ombre parmi les grandes ombres de Siom ». Ce livre pourrait être placé sous l’invocation de Patrice de la Tour du Pin selon lequel « les pays qui n’ont plus de légendes sont condamnés à mourir de froid ».

Confessions négatives

Le second livre, La Confession négative, est également autobiographique. C’est le récit de l’engagement de l’auteur, alors âgé de 22 ans, à Beyrouth aux côtés des chrétiens maronites et de leurs phalanges armées, lors de la guerre civile de 1975-1976. Millet était venu au Liban « chercher la poésie », et il n’y a trouvé que « la fleur inverse de [sa] propre abjection ». Ce mot renvoie sans doute, comme l’a souligné le critique Richard Blin (4), aux Fleurs du mal, « livre atroce », disait Baudelaire, dans lequel « j’ai mis tout mon cœur, toute ma haine ». Dans son journal, Mon cœur mis à nu, il écrivait aussi : « Il n’y a de grand parmi les hommes que le poète, le prêtre et le soldat. L’homme qui chante, l’homme qui bénit, l’homme qui sacrifie et se sacrifie ». C’est à ces hauteurs (celles où l’on côtoie Jünger, Malaparte ou Malraux) que se situe Richard Millet dans cet admirable récit qu’il définit lui-même comme un « opéra baroque ».

Après le Liban, il regagnera l’Europe « où les hommes ne croient plus à rien et où les ormes sont morts de maladie » et consacrera une part importante de son œuvre à défendre et illustrer la langue française, notamment avec sa trilogie sur Le sentiment de la langue.

Langue sans appartenance, nationalité sans fondement…

Cet amour du français se retrouve dans l’essai qu’il vient de publier sous le titre Fatigue du sens. Il y dénonce, en effet, le déclin de notre langue devenue « simple outil de communication, d’information, de propagande ». Le français d’aujourd’hui, le « sous-français contemporain […] est une langue sans appartenance véritable, de la même façon qu’il existe des nationalités ou des identités sans fondement ». En d’autres termes, le déclin de la langue est consubstantiel à la décadence de la nation. On assiste ainsi aujourd’hui à une véritable « tiers-mondisation des langues nationales par quoi le libéralisme établit le règne du Marché ».

Le cri de douleur d’un écrivain français, soucieux des origines

Richard Millet

Ce thème n’est toutefois qu’un des aspects de cet essai qui est avant tout le cri de douleur d’un écrivain français qui a le « vaste souci de l’origine » et s’interroge sur « ce qu’il advient du sens de la nation et de [son] identité devant une immigration extra-européenne qui la conteste comme valeur et […] ne peut que la détruire, non pas avec l’intention de le faire mais parce que l’illimitation de son nombre et son assentiment aux diktats du libéralisme international rencontrent cette terrible fatigue du sens qui affecte les Européens de souche ». Par ce propos liminaire, le ton du livre est donné. Mais Millet n’est ni un pamphlétaire ni un provocateur. C’est un écrivain de souche française qui clame son appartenance à un peuple qui n’est plus aujourd’hui qu’une « population – une variabilité statistique ». Le peuple français, « parfaite synthèse » des Latins, des Celtes et des Germains, « ne peut qu’entrer en conflit avec une immigration extra-européenne » devenue massive.

L’immigré, figure emblématique de la société post-moderne

Cette immigration, estime-t-il, est devenue un « cauchemar », pour les autochtones comme pour les immigrés, car elle n’est, sous tous ses aspects, qu’un « trafic d’êtres humains où les intérêts mafieux rencontrent ceux du capitalisme international ». Il n’hésite pas à dire que « seuls les imbéciles et les propagandistes du Bien » peuvent continuer à prétendre que l’immigration est une « chance pour la France ». Pour lui, elle est, au contraire, porteuse d’une « guerre civile innommée ». Elle est devenue une idéologie, l’acmé de la pensée dominante, et l’immigré (le clandestin, le sans-papiers, le Rom) non seulement le nouveau prolétaire, mais la figure emblématique de la société post-moderne.

Ecrivain enraciné dans le sol français, dans la « vieille terre de la langue », Richard Millet ne peut se résoudre à « voir des minarets se dresser sur le plateau de Millevaches […] déjà défiguré par des éoliennes ». Il souffre de ne plus se reconnaître dans le pays qui est le sien, qui a honte de lui-même et ne cesse de se repentir et de se renier. Il se demande « comment être le citoyen d’un pays dont Yannick Noah, « cet histrion du Bien, miroir de l’insignifiance française, symbole de l’idéologie mondialiste » est la personnalité préférée. La France n’est plus qu’un « grand corps épuisé », un « non-lieu » incrusté dans une « mosaïque de non-lieux labellisés » (l’Europe, le monde).

Français de sang

Dans la même veine, il stigmatise l’idéologie racialiste du métissage généralisé et l’antiracisme, cet « appareil idéologique d’Etat » qui « finira par jeter l’opprobre sur ceux qui, n’appartenant à aucune minorité visible, ne sont que des Français de souche », expression à laquelle il préfère celle de « Français de sang ».

Comment en est-on arrivé là ? « C’est dans l’enseignement que tout s’est joué », énonce fort justement l’auteur. Ancien professeur dans la banlieue sud-est de Paris, il a pris conscience que face à une majorité d’élèves issus de l’immigration il ne pouvait plus « dire nous, ni renvoyer à un champ référentiel historique, géographique, culturel, religieux commun ». Ce constat l’a amené à renoncer à la « conception intégrationniste » de l’enseignement qu’il avait fait sienne et à abandonner ce métier. Mais il n’oublie pas de pointer également la responsabilité des idéologues et des pédagogues qui ont « mis à mal le système éducatif français au nom d’idéaux égalitaristes ». Ils ont notamment, au nom du fameux « apprendre à apprendre » cher aux « experts » en sciences de l’éducation, vidé la notion d’apprentissage de son sens. « Pourquoi apprendre et quel savoir », s’interroge l’ancien professeur, « lorsque l’idée de connaissance obéit à la logique horizontale et que la haine de l’intelligence, de l’héritage, de la profondeur, de l’effort est une des caractéristiques du monde contemporain ! »

Sans craindre le reproche incapacitant d’islamophobie, il écrit que l’islam est incompatible avec le christianisme européen et que sa « ruse suprême est de faire croire qu’il n’a rien à voir avec l’islamisme ». Il considère que l’islam, devenu, volens nolens, la deuxième religion en France, est un « universalisme expansif et réducteur ».

L’Europe, espace de disneylandisation ethnique

Millet n’est cependant pas un anti-immigré obsessionnel, comme voudraient le faire croire tous ceux, et ils sont nombreux, que ses idées insupportent et qui le détestent. Il n’hésite pas à montrer du doigt la figure du « Français de souche fatigué d’être lui-même au point de devenir l’esclave de […] sa veulerie, de sa médiocrité, de son acrimonie petite-bourgeoise… ». Il condamne également la « sous-américanisation » de la France et, au-delà, de l’Europe qui sont devenues « un espace de dysneylandisation ethnique […], le modèle du “parc humain” (5) de l’avenir où l’esprit est mis à mal par le divertissement et le spectacle ». Il se sent en exil, enfin, dans ce monde d’aujourd’hui que gouvernent « la Loi, la Tolérance, le Bien, l’Humanité » et que régentent les « lobbies sexuels, religieux, ethniques, régionalistes, maçonniques, etc. ».

En écrivant, dans une phrase qui pourrait résumer l’ensemble de son livre, « l’Europe tout entière n’est plus qu’une déchirure raciale dont l’islam et l’antiracisme sont les fourriers et le libéralisme le grand ordonnateur », Richard Millet a sans doute encore élargi le cercle de ses contempteurs. Mais il n’en a cure, car son essai, scandaleux pour la doxa et tous les bien-pensants du politiquement correct, est un véritable livre de combat. Il constitue, malgré parfois certaines généralisations un peu excessives, un ensemble de « fragments en forme de carreaux d’arbalètes » décochés sur le « monde horizontal » qui est le nôtre, c’est-à-dire le monde qui a renoncé « à toutes les valeurs de la verticalité ». Fatigue du sens est le témoignage courageux et passionné d’un écrivain-guerrier.

Didier Marc

Richard Millet, Fatigue du sens, éd. Pierre-Guillaume de Roux, 2011, 154 pages, 16 €.

Notes

(1) Le Sentiment de la langue, I, II, III, La Table Ronde, puis coll. Petite Vermillon, 2003.
(2) Gallimard, 2003, puis Folio, 2005.
(3) Gallimard, 2009.
(4) In Le matricule des anges,
(5) Cf. Allusion à Peter Sloterdijk, n° 100, février 2009. Règles pour le parc humain. Une lettre en réponse à la Lettre sur l’Humanisme de Heidegger, Paris, Editions Mille et Une Nuits, « La petite collection », 2000.

[box class=”warning”]Source : Correspondance Polémia – 8/07/2011 [/box]

Italie : Plus de 50.000 débarquements depuis janvier

13/07/2011 – 10h30
ROME (NOVOpress) –
C’est un nouveau seuil qui a été officiellement franchi : d’après les chiffres officiels du Ministère de l’Intérieur italien, en incluant 68 clandestins dont le bateau a été recueilli hier au large de la Sicile, ce sont 50.236 immigrés qui ont débarqué en Italie depuis le 1er janvier : 22.752 venant de Tunisie, le reste de la Libye, de l’Erythrée et de la Somalie. De ce second groupe, « environ neuf sur dix peuvent être considérés comme des réfugiés » – quand on veut, on peut, c’est bien connu. Le nombre total de débarquements a été de 566.

L’augmentation par rapport aux années précédentes est vertigineuse. En 2010, entre janvier et septembre, les immigrés débarqués en Italie avaient été 2.868 ; en 2009, toujours entre janvier et septembre, 8.292.

Depuis le 5 avril, date de l’entrée en vigueur du fameux accord avec la Tunisie, il serait encore arrivé 3.000 Tunisiens en Italie, « dont plus de la moitié a été rapatriée » – ce qui veut dire que près de la moitié est restée en Italie ou est passée en France rejoindre les précédents.

Le ministre Maroni avait prévu que, avec la crise libyenne, il y aurait 300.000 débarquements en Italie cette année. Nous sommes en bonne voie.

[high1]Il ne s’agit que des arrivées par voie maritime et, même pour cette voie, le chiffre est certainement sous-estimé.[/high1] S’il est aisé, en effet, de tenir un compte exact des débarquements à Lampedusa, des bateaux ne cessent de lâcher sur les côtes de la Sicile, de la Calabre ou du Salento, des paquets de clandestins venus de partout. On ne s’en aperçoit que lorsque les carabiniers, parfois plusieurs jours après, en ramassent quelques dizaines sur les routes. Hier encore, 36 clandestins, afghans, pakistanais et indiens, ont été arrêtés à 10 kilomètres au sud de Gallipoli, dans les Pouilles. Ils ont expliqué avoir été transportés sur une barque à voiles par un passeur. Ils ont été emmenés en car dans le centre d’accueil d’Otrante.

Vers une alliance Peyrat-Nissa Rebela aux prochaines municipales à Nice : entretien exclusif avec Jacques Peyrat [audio]

Vers une alliance Peyrat-Nissa Rebella aux prochaines municipales à Nice : entretien exclusif avec Jacques Peyrat

Nous vous rapportions avant-hier le ralliement imminent d’un membre de l’Entente Républicaine de Jacques Peyrat au profit de la majorité estrosiste à la municipalité de Nice.

Nous avons souhaité interroger l’ancien sénateur-maire sur ces nombreuses défections au sein du camp Peyrat mais également sur les alliances envisagées pour les prochaines élections municipales de 2014.

Propos recueillis par Yann Vallerie

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Le Bloc Identitaire a les honneurs de Caroline Fourest et Fiammetta Venner

Le Bloc Identitaire cité dans le livre de Caroline Fourest et Fiammetta Venner sur Marine Le Pen

[box class=”info”]Riposte Laïque revient sur les pages du livre de Caroline Fourest et Fiammetta Venner (de gauche à droite sur la photo) consacré à Marine Le Pen. Pages dans lesquelles Riposte laïque est associée au Bloc Identitaire. Extraits.[/box]

“Le 18 juin 2010, jour anniversaire de l’appel à la résistance du Général de Gaulle, les identitaires annoncent leur intention de participer à un ‘apéro saucisson pinard’ à la Goutte d’Or. (…) Le texte de l’appel ne laisse d’ailleurs aucun doute sur l’orientation de l’‘apéro’. Il ne parle pas de se rassembler pour faire respecter la ‘laïcité’, mais de protester contre ‘les adversaires résolus de nos vins de terroir et de nos produits charcutiers’. Le nom des associations partenaires achève de signer : le Bloc Identitaire, mais aussi le Projet Apache (branche de la jeunesse parisienne des Identitaires), Terroirs parisiens, le site Bivouac-ID, quelques villiéristes (Jeunes pour la France)… et Riposte Laïque. La caution laïque du rassemblement.”

“Riposte Laïque milite surtout avec le Bloc Identitaire, dont Pierre Cassen minimise la radicalité : ‘Le Bloc Identitaire a mené quelques actions qui nous ont interpellé, par exemple sur l’histoire des Quick halal. On ne se reconnaît certes pas dans leur régionalisme et leur conception ethnique. Mais on a senti chez eux une volonté de se défaire de leur côté sulfureux et de se rapprocher d’une droite populiste à l’image de l’UDC suisse’”.

“Les fiançailles entre Riposte Laïque et le Bloc Identitaire se concrétisent six mois plus tard, le 18 décembre 2010 à l’occasion d’‘Assises contre l’islamisation’, organisées ensemble à Paris. Avec pour invité vedette, Oskar Freysinger, l’homme de la votation suisse interdisant les minarets.”

Martine Aubry, une dhimmi ? Entretien avec Pierre Cassen de Riposte laïque [audio]

Martine Aubry, une dhimmi ? Entretien avec Pierre Cassen de Riposte laïque [audio]

Les rumeurs vont bon train actuellement sur Martine Aubry. La sphère politique est en ébullition. La course à la présidentielle semble lancée pour de nombreux candidats, prêts à tous les coups pour parvenir à la victoire. Néanmoins, au-delà des rumeurs sur l’alcoolisme ou la sexualité de Martine Aubry, qui – au final – ne regardent que la personne concernée, la question des rapports entretenus avec les milieux musulmans intégristes par une candidate potentielle à l’élection présidentielle mérite d’être soulevée.

En islam, un dhimmi signifie allié ou protégé et désigne un non-musulman ayant conclu un traité de réddition déterminant ses droits et ses devoirs. A travers l’ensemble de l’oeuvre de Martine Aubry, notamment en faveur des musulmans de la municipalité de Lille, la question de savoir si elle est ou non une dhimmi, une soumise à l’islam, mérite d’être posée, afin que les Français puissent voter en toute âme et conscience lors des prochaines échéances électorales à venir.

Pour répondre à nos interrogations, nous avons interrogé Pierre Cassen, animateur du site Riposte laïque et qui en tant qu’homme de gauche et syndicaliste CGT,  connaît parfaitement la carrière et les travaux mis en oeuvre par la candidate aux primaires du Parti socialiste.

Propos recueillis par Yann Vallerie

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La télévision, arme de destruction mentale massive

La télévision, arme de destruction mentale massive

[box class=”info”] Article de Sarah Brunel pour Belle et Rebelle.[/box]

Les critiques de la télévision, même les plus virulentes, remettent rarement en cause l’existence même de la télévision, se bornant à vilipender ou à déplorer la médiocrité et la nocivité de ses « programmes ». Dans ce schéma critique, il existerait donc la possibilité d’une « bonne » télévision (éducative, pluraliste, culturelle…) qu’il suffirait de substituer à la « mauvaise » (commerciale, vulgaire, racoleuse…). Cette vision optimiste a pourtant tout du vœu pieu et ignore le caractère néfaste « par essence », ontologique, du média télévisuel, quels que soient les programmes véhiculés. Il faut avoir le courage de l’affirmer: il n’y a pas de bon usage de la télévision. Arte et les chaînes historiques documentaires ne seront jamais autre chose que les cache-sexe et les alibis de la lobotomie de masse par injection de 3 à 4 heures quotidiennes de télévision.

Une telle affirmation n’a évidemment que peu de chances d’être populaire dans un pays où le taux d’équipement en télévisions couleurs frise les 98 % et où la norme est même désormais de détenir plusieurs postes par foyer. Admettre cette nocuité intrinsèque de la télévision est pourtant l’un des préalables indispensables à la libération du joug du matérialisme, du consumérisme et de la tyrannie de l’apparence et de la superficialité. Aucune lutte efficace contre la marchandisation de l’existence humaine n’est envisageable dans le cadre civilisationnel et mental créé par la télévision. Car la télévision n’est pas un simple outil, une machine réductible à son simple utilitarisme, c’est un vecteur de conditionnement psychologique et la source de production d’une néo-réalité totalement conditionnée par le matérialisme et le consumérisme.

L’avènement du règne de la télévision n’est donc pas une simple innovation technique mais bien une révolution anthropologique. L’Homme de la télévision n’a que fort peu de points communs avec son ancêtre dépourvu de cet appendice cathodique. La télévision a profondément transformé l’Homme et son rapport à l’autre. Illustration particulièrement frappante de cette mutation, l’organisation du foyer, qu’elle soit spatiale (disposition des meubles, fonction des pièces…) ou temporelle (horaires des repas, du coucher…) est dorénavant entièrement régie par la télévision qui prend peu à peu la place symbolique que pouvaient avoir les dieux ladres dans les sociétés primitives. La vie familiale –si tant est que l’on puisse encore donner ce nom à l’espèce de cohabitation ennuyée, quand elle n’est pas carrément hargneuse, qui tient lieu d’existence à tant de familles modernes- s’organise presque exclusivement autour des impératifs, des injonctions de la sublime et vénérée lucarne. Il n’est ainsi aujourd’hui ni inconcevable ni même rare de refuser une invitation ou d’annuler une sortie pour cause de dénouement de telle série policière ou de « prime » de tel autre jeu de télé-réalité.

Sur les ruines de toutes les cultures populaires passés (métiers, corporations, syndicats, églises, partis, communautés locales…), la télévision est incontestablement devenu le principal, pour ne pas dire l’unique, prescripteur social, et son influence s’étend à toutes les dimensions de l’humain. Le vocabulaire, qui structure la perception du monde et le lien à autrui, est notamment totalement phagocyté par la phraséologie télévisuelle et notamment les salmigondis psychologisants qui baignent les dialogues de Desesperate Housewife ou Sex and the City et consorts. Les affres, tournant invariablement autour du fric et de la fesse, des avocats new-yorkais et des executive women californiennes (ou plus exactement de leurs caricatures respectives) sont devenus, par la grâce du média télévisé, les obsédantes préoccupations des secrétaires de Roubaix comme des employées de banque de Milan ou des gamines de Clichy-sous-bois. A défaut de partager les bénéfices, le système capitaliste partage généreusement les modèles sociétaux et les archétypes comportementaux.

Par la télévision sont également véhiculés tous les stimuli d’achats. Via la publicité directe bien sûr, assénée à un rythme toujours plus soutenu, mais aussi, et peut-être surtout, au travers de toutes ces publicités indirectes ou même cachées que sont les clips musicaux, les reportages «de société », les émissions « économiques » (type « Capital ») ou les grands reportages exotiques sponsorisés par United Airlines ou le Club Med.

La télévision compose ainsi une vaste mosaïque de signes clinquants et obsédants que l’on ne peut espérer approcher ou partiellement posséder que moyennant finances (le même voyage que l’aventurier présenté au 20 heures, les mêmes fringues que la chanteuse mise en avant par la chaîne musicale, la même voiture ou le même café –car il convient de racketter tous les types de bourses- que le beau George Clooney, la même drogue que cet écrivain branché tellement sympathique malgré tout…).

A la fois sujet de conversation, source de références et usine à désirs, la télévision colonise ainsi tyranniquement les imaginaires et arase méthodiquement les ancestrales différences historiques et géographiques au profit d’un égalitarisme de caniveau où tout le monde, du balayeur anglais au PDG danois en passant par la prof de banlieue française ou l’agent immobilier allemand, croupit dans le même désert intellectuel et culturel, agitant pathétiquement les mêmes hochets de grande distribution. Alléluïa, nous sommes tous des personnages de sériés télé ! Ou tout du moins aspirons-nous à un jour en devenir un… Voilà la grande ambition du temps. Il ne peut y en avoir d’autre d’ailleurs, tant que ne sera pas rompu le carcan télévisuel, cette geôle personnelle et festive dans laquelle meurent peu à peu la pluralité du monde et la diversité des individus.

Il ne peut y avoir de rupture avec la marchandise sans renoncement à la télévision. Sans ce préalable, toute contestation de l’ordre marchand ne sera que discours et gesticulation. On ne mord pas le maître dont on adore la laisse.

Répétons le donc, penser pouvoir subir la télévision « avec recul et distance », imaginer qu’il suffit de « faire le tri » dans ce que l’on regarde, c’est à la fois survaloriser ses forces et sous-estimer la puissance du mal.

Le flux ininterrompu d’images et de sons, la multiplication des chaînes engendrant un « zapping » presque obligatoire, les innombrables coupures publicitaires, les représentations induites, le choix des sujets, imprègnent inconsciemment tout cerveau qui y est confronté.

Par ailleurs, quelle que soit la supposée « qualité » du programme absorbé, l’(in)activité télévisuelle « en tant que telle » engendre isolement, atomisation sociale, avachissement physique et enfermement individualiste.

La seule défense contre la télévision, une défense active et pleine de promesses, par le temps qu’elle libère, par la liberté retrouvée qu’elle induit, par la réappropriation de sa vie qu’elle entraîne, c’est son refus total et définitif.

Pour le 14 juillet SOS Racisme touche beaucoup de ses potes. Comme d’hab !

Pour le 14 juillet SOS Racisme touche beaucoup de ses potes. Comme d'hab ! © photo : DR delanopolis.fr

[box class=”warning”]En plus de bénéficier gratuitement du Champs-de-Mars, SOS Racisme va recevoir 230 000 euros de subventions pour le concert du 14 juillet. Une information révélée par le site delanopolis.fr.[/box]

SOS Racisme va organiser un concert au Champ-de-Mars pour le 14 juillet, et encore une fois, les contribuables vont devoir payer l’addition ! L’ association Macaq (voir Les squatteurs de l’association MACAQ sous-louaient les locaux de la Ville de Paris) est d’ailleurs attendue à ce concert…

Pour son concert du 14 juillet, SOS Racisme va bénéficier de la mise à disposition “gracieuse” du Champ-de-Mars.

SOS Racisme va également bénéficier de 190 000 euros de subvention de la mairie de Paris (dont 30 000 euros pour un “village dédié à SOS Racisme”), plus une rallonge de 40 000 euros. SOS Racisme est réputé pour vivre grassement des subventions et de l’argent public, et touche déjà chaque année de très grosses subventions (voir Les subventions à SOS Racisme).

C’est évidemment sans compter le coût des services de de police qui seront présents sur place en grand nombre pour veiller à la sécurité des participants… La encore, la facture va être salée pour les contribuables parisiens.

SOS Racisme a eu la très bonne idée d’inviter Yannick Noah au concert du 14 juillet !

Noah jouait déjà “gratuitement” il y a quelques semaines, peu avant la fête de la musique, grâce à l’argent des contribuables d’ Argenteuil (voir Qui paye le concert de Noah à Argenteuil ?). Quand les profiteurs se rassemblent, les contribuables passent à la caisse…

En 2009, SOS Racisme a bénéficié de 579 000 euros de subventions publiques [NDLR : sans compter les subventions aux sections locales] pour seulement 18 669 euros de cotisations de ses membres (voir Les subventions à SOS Racisme) !

SOS Racisme, une association entièrement vouée au gaspillage d’argent public

[box class=info]Sources : Observatoire des subventions et  delanopolis.fr[/box]

Eva Joly candidate des Verts : réaction de Frédéric Nihous (CPNT)

Eva Joly candidate des Verts : réaction de Frédéric Nihous (CPNT)

12/07/2011 – 17h10
PARIS (NOVOpress) Défendant “l’écologie raisonnée, respectueuse de nos terroirs et des Français qui y vivent”, Frédéric Nihous, candidat à l’élection présidentielle et président de CPNT-Mouvement de la ruralité, prend acte de la victoire d’Eva Joly pour représenter les verts à l’élection présidentielle. Pour Frédéric Nihous, Eva Joly incarne “l’écologie punitive”.

Il enjoint Eva Joly d’“accepter de débattre avec ses contradicteurs” et d’en finir avec “une mise en accusation permanente de tous ceux qui refusent de suivre son Petit Livre vert”. Frédéric Nihous se déclarant même prêt à un débat.

De plus, le président de CPNT développe sa vision de l’écologie dans une tribune à paraître cette semaine dans les colonnes de Valeurs actuelles.