Italie : Tuberculose dans un centre pour immigrés

11/07/2011 – 22h50
ROME (NOVOpress) –
L’invasion migratoire à laquelle est confrontée l’Italie a aussi des conséquences sanitaires. Un cas de tubercolose pulmonaire a été découvert dans le Centre d’accueil pour demandeurs d’asile qui avait été installé en avril dans une caserne de Civitavecchia, à côté de Rome, pour accueillir une partie des clandestins débarqués à Lampedusa. Certains se souviendront de l’enthousiasme déployé à cette occasion par l’évêque de la ville.

L’infection par la tuberculose a été établie sur un Ghanéen d’environ 35 ans, qui est actuellement soigné à l’hôpital Spallanzani de Rome. Les responsables de l’hôpital San Paolo de Civitavecchia, où l’immigré avait été transporté aux urgences après un malaise, ont signalé le cas à la direction régionale de la santé, en proposant la fermeture du centre d’accueil et l’intensification des contrôles sanitaires internes. Qu’il s’agisse de tuberculose pulmonaire a été confirmé par les premières analyses effectuées aux urgences de San Paolo.

Des examens plus approfondis sont en cours à l’hôpital Spallanzani de Rome. Le Centre d’accueil, géré par la coopérative sociale Domus Caritatis, abrite actuellement environ 250 immigrés. La décision sur une éventuelle fermeture est attendue pour les prochaines heures.

*** Photo : Mycobacterium tuberculosis (ou Bacille de Koch, BK), le germe de la tuberculose. Vu au microscope électronique.

Aéroport de Notre-Dame-des-Landes : les opposants

Aéroport de Notre-Dame-des-Landes : point de discorde de la gauche ?

11/07/2011 – 21h30
NANTES (NOVOpress Breizh) “Vinci, dégage !” La fresque humaine réalisée dimanche matin par les opposants au projet d’aéroport donnait le ton. Réunies ce week-end à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), les quelque milliers de personnes qui avaient fait le déplacement ont pris pour cible le groupe Vinci, retenu il y a un an par l’État pour construire et gérer ce nouvel aéroport nantais. A moins d’un an de la présidentielle, un projet bétonneur qui divise profondément la gauche.

Alors que Nicolas Dupont-Aignan, jugé trop à droite,  n’avait pas été autorisé à venir, la quasi-totalité des partis de gauche non socialistes étaient représentés  au meeting d’opposition qui s’est tenu samedi après-midi : Parti de gauche, Gauche unitaire, Parti communiste français (mais seulement celui de Vendée), Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) et Alternatifs étaient présents aux côtés du Modem et surtout d’Europe-Écologie Les Verts (EELV), dont les trois principales figures avaient fait le déplacement. Aux côtés de la patronne Cécile Duflot et du très médiatique faucheur d’OGM José Bové, Eva Joly  – “l’écologiste de la dernière pluie” en passe de représenter le mouvement à la présidentielle – et son concurrent  Nicolas Hulot, qui a reçu samedi un seau d’épluchures (bio ?) sur la tête,  étaient au rendez-vous.

Madame Duflot a réaffirmé la motion d’EELV prévoyant qu’en cas d’accord avec le PS “l’une des conditions incontournables sera l’abandon du projet de Notre-Dame-des-Landes”. Une position selon elle non négociable. “C’est une question de valeurs, de choix de société, pas du tout un problème d’aménagement”, a-t-elle affirmé, précisant que “le sujet est éminemment politique et touche au cœur du projet d’alternative à la politique de l’UMP et de Nicolas Sarkozy sur lequel nous travaillons avec l’ensemble des partenaires de gauche.”

Beaucoup plus crédible, Evguenia Tchirikova, était venue apporter son témoignage de la lutte engagée en Russie contre Vinci, opérateur d’un projet d’autoroute entre Moscou et Saint-Pétersbourg qui détruirait la forêt de Khimki. “Vinci, dégage !”, a lancé en français la jeune femme russe, très applaudie. “Nous vaincrons ce monstre qu’est la firme Vinci, liée à Arkady Rotenberg, un ploutocrate ami intime de Poutine, par un montage financier via les îles Vierges, le Liban et Chypre, révélé par l’ONG Bank Watch”, a-t-elle affirmé sous les applaudissements.

L’engagement a été pris en public, devant les journalistes, qu’une alliance des écologistes avec les socialistes serait soumise à un abandon du projet.” Julien Durand, un des porte-parole de l’Acipa, la principale association mobilisée contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, veut y croire. Prudent, il précise “qu’en politique, on sait que rien n’est acquis tant que cela n’a pas été acté. Y compris avec  Europe Écologie-Les Verts”.

Quand on sait que quatre membres d’EELV (Bouchaud, Bringuy, Magnen et Orphelin) exercent sans broncher des fonctions de vice-présidents au conseil régional des Pays de la Loire, aux côtés de Jacques Auxiette (PS) devenu, depuis le 1er juillet, président du syndicat mixte aéroportuaire, on ne saurait lui donner tort.

 

La solitude, nouveau fléau de la société de consommation

La solitude, nouveau fléau de la société de consommation

11/07/2011 – 20h00
PARIS (NOVOpress) – Les chiffres donnés par l’étude de la Fondation de France sur la solitude dans notre pays font froid dans le dos et en disent long sur l’état de délabrement de cette société de consommation. Il y a actuellement dans notre pays 4 millions de personnes isolées et 2 millions en souffrent de manière aiguë. Comme le souligne le rapport, “loin des représentations communes qui font rimer isolement, grand âge et grands ensembles, la solitude frappe hommes et femmes dès 40 ans, dans les grandes villes comme dans les villages et les campagnes.” Et les statistiques le montrent : il existe une corrélation forte entre précarité économique et isolement relationnel. L’étude pointe du doigt les raisons de ce processus de désaffiliation ou de désinsertion :

– Sur le plan du travail, le chômage, le développement de l’intérim, de la sous-traitance, le durcissement des conditions de travail, le développement du temps partiel, la raréfaction des appartenances de métier et des sentiments corporatistes, les nouveaux modes de management affaibliraient le travail dans sa fonction intégratrice.

– Sur le plan de la famille, la banalisation de la monoparentalité, l’augmentation du célibat, la mobilité résidentielle, le desserrement des relations intrafamiliales ne permettraient plus à la famille de jouer le rôle qu’elle a tenu durant des décennies.

– Sur le plan sociétal, de plus en plus de personnes âgées, précaires, malades ou handicapées se sentiraient “inutiles au monde” (B. Geremek) jusqu’à se replier et se retirer de la vie sociale.

Des chiffres alarmants : 33% des Français ne rencontrent pas leur famille au-delà de quelques fois dans l’année (dont 8% n’ont aucun lien, ne serait-ce qu’occasionnel), 20% des Français qui travaillent ne sont pas en capacité de construire des relations sociales dans le cadre de leurs activités professionnelles et 19% des Français n’ont pas de relations amicales régulières. Cette situation d’isolement relationnel n’est pas compensée par un surinvestissement des réseaux sociaux virtuels, contrairement à ce que l’on aurait pu penser ou espérer. 88% des personnes isolées ne fréquentent pas ces réseaux à distance.

Déracinés, nomadisés, transformés en vulgaires consommateurs, les Français commencent à payer au prix fort la destruction de leurs attaches traditionnelles par le monde économique. La solitude et l’isolement seront désormais les nouveaux fléaux des sociétés européennes.

Nicolas Sarkozy a aggravé la dette publique

Nicolas Sarkozy a aggravé la dette publique

M. Sarkozy est un connaisseur. Un grand connaisseur en matière de dette publique. Ce qui l’autorise à s’en prendre au programme du PS pour 2012. En effet, à l’entendre, les propositions socialistes présentent de grands dangers : « ceux qui auront l’idée de revenir sur le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, de refuser une règle d’or qui oblige tout nouveau gouvernement à prévoir un budget en équilibre » conduiront « à l’explosion de la dette et des déficits et à l’impossibilité pour la France de les financer » (quatrième conférence de presse de Nicolas Sarkozy, lundi 27 juin 2011). Fermez le ban.

D’après l’INSEE, à la fin mars 2011, la dette publique française atteignait 1646,1 milliards d’euros, soit 84,5% du PIB. Un record toutes catégories. Surtout lorsqu’on sait que, d’après le traité de Maastricht, le ratio de la dette publique ne doit pas excéder 60% du PIB. Avec une progression de 55 milliard d’euros en trois mois, Nicolas Sarkozy fera figure de « grand argentier » de la Vème République.

Certes, la crise est passée par là, creusant les déficits de l’Etat : 56 milliards en 2008, 138 en 2009,148 en 2010. Quand tout va bien (?!), le déficit structurel de l’Etat tourne autour de 40 milliards d’euros. Un exemple : 43,9 milliards en 2004. Quelquefois la moisson est bonne : seulement 34,7 milliards de déficit en 2007.

En 2008 et 2009, la baisse des recettes fiscales pour cause de dégradation de la situation économique et le coût du plan de relance sont pour beaucoup dans l’aggravation des déficits de l’Etat.

Pour autant la situation internationale n’explique pas tout. La Cour des comptes estime ainsi que, depuis deux ans, les orientations politiques, indépendantes de la crise, ont mené à une aggravation du déficit structurel comprise entre 0,9 et1,2 point de PIB (un point de PIB = 20 milliards d’euros). En cause : les baisses des prélèvements obligatoires (exonérations diverses, baisses d’impôts ciblées) qui ont amenuisé les recettes. Mais aussi la croissance des dépenses publiques, qui a continué en dépit du discours du gouvernement. Au total, depuis 2007, les choix politiques du Président de la République expliquent entre un quart et un tiers de la dégradation du déficit.

Bercy 1

A la vérité, les exploits financiers de Nicolas Sarkozy ne datent pas d’aujourd’hui. Il a déjà fait ses preuves à Bercy en tant que ministre du Budget (29 mars 1993 -11 mai 1995) ; son patron s’appelait Edouard Balladur, Premier ministre et prétendant à l’Elysée. Tout ce petit monde s’activait pour remporter l’élection présidentielle de 1995. Donc l’équilibre des comptes publics ne constituait pas la préoccupation première de ces messieurs. Pas question d’effrayer l’électeur avec des histoires d’augmentation des impôts ou de baisse de la dépense publique. Pourtant la baisse de l’activité économique l’aurait exigé. A la fin 1993, la dette publique représente 440,1 milliards d’euros. A la fin 1994, 570 milliards. A la fin 1995, 662,8 milliards.

Bercy 2

Lors de son second mandat à la présidence de la République, Jacques Chirac donne, lui aussi, l’occasion  à M. Sarkozy de briller de tous ses feux. Ce dernier revient en effet à Bercy avec le titre ronflant de ministre d’Etat, ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie (31 mars 2004 au 29 novembre 2004) du gouvernement Raffarin. Pendant ces huit mois, ses résultats n’épatent personne. Sauf ceux qui suivent de près l’évolution des Finances publiques. A la fin 2003, la dette publique s’établit à 994,5 milliards d’euros ; à la fin 2004 elle atteint 1068,3 milliards d’euros. Titre de gloire de l’intéressé : c’est sous son magistère que la dette publique a franchi la barre des 1000 milliards d’euros.

Un président de la République se doit de faire mieux qu’un simple ministre. Nicolas Sarkozy l’a compris. La dette publique était de 1142,1 milliards d’euros à la fin 2006 ; à fin mars 2011, elle a bondi à 1646,1 milliards. Soir une progression formidable de 504 milliards en quatre ans. Qui dit mieux ?

Dans le projet socialiste intitulé « Le changement » (« 30 priorités pour 2012 »), il est écrit que « la diminution des déficits ne fait pas à elle seule une politique ». Il y a bien longtemps que Nicolas Sarkozy a fait sienne cette devise.

NDLR – On appelle dette publique l’addition des dettes de l’Etat, des collectivités territoriales, des administrations de sécurité sociale et des ODAC (organismes divers d’administrations centrale, des annexes de l’Etat). La dette de l’Etat représente environ 80% de la dette publique. Contrairement au Traité de Maastricht, la Commission européenne et Eurostat (organisme statistique de l’Union européenne) ne prennent en compte que la dette publique. Ce sont les déficits de l’Etat – réguliers et de plus en plus volumineux – qui gonflent la dette publique.

Le système carcéral est à l'image de la République

Le système carcéral est à l’image de la République

[box class=”info”]Texte repris de Zentropa.[/box]

Le constat est accablant et sans appel : la prison en France échoue totalement dans l’ensemble de ses missions.

Elle ne punit plus de façon suffisamment dissuasive pour endiguer la récidive. Elle ne protège plus la collectivité de ses éléments criminels puisque, désormais, ceux-ci continuent à exercer leurs activités délictueuses, à organiser leurs trafics et à donner leurs ordres et consignes depuis l’intérieur des établissements carcéraux. Elle ne corrige plus ni ne rééduque ou ne réinsère, produisant en masse des « prisonniers professionnels », multipliant les vas et viens entre leur cellule et l’extérieur, et des hordes de bêtes fauves de tous acabits.

Ajoutons à cela la surpopulation, le délabrement, la violence sexuelle, la généralisation des camisoles chimiques, la propagande islamiste et la corruption latente et nous obtenons un tableau apocalyptique qui ne peut d’évidence satisfaire personne, que l’on soit « droitier sécuritaire » ou « gauchiste humanisto-laxiste », et encore moins si  l’on est ni l’un ni l’autre.

Cette situation est d’autant plus dramatique que les prisons sont aujourd’hui alimentées par une justice matériellement exsangue et idéologiquement colonisée par les pires et plus caricaturaux résidus du gauchisme trotskyste via l’Ecole Nationale de la Magistrature et le syndicat du même nom. Laxiste et masochiste lorsqu’elle est confrontée au lumpen prolétariat racaillesque qu’elle confond encore avec le prolétariat tout court et vénère intimement au nom d’une malsaine (et finalement paternaliste) xénophilie, elle se mue en louve impitoyable et vengeresse en face du militant politique « incorrect » ou du « français moyen » toujours soupçonné de pétainisme larvé et de racisme ontologique.

Cet état de faits n’est pas un problème accessoire, car une prison en déshérence nourrie par une justice idéologisée est un cancer au coeur de la nation, une école du crime de grande envergure, capable aussi bien de briser des vies tranquilles et honnêtes (Gaston Malafosse…) que de promouvoir les pires comportements, les sentiments d’absolue impunité ainsi que les nihilismes les plus destructeurs.

Ce constat, tous les « braves gens », si prompts à jeter un voile pudique, voir méprisant, sur cette question au prétexte que les gens qui sont en taule « le méritent » et que peu importe donc aussi bien leurs conditions de détention que leur devenir à la sortie, doivent l’intégrer afin de comprendre que la prison n’est pas une abstraction lointaine, hors de « leur monde », et ne concernant que des individus « anomiques et asociaux », définitivement perdus pour la société. Non, la prison est, ou plutôt devrait être, un levier de régulation sociale, à la fois épée de Damoclès, soupape de décompression et camp de base d’une seconde chance, qui se doit, comme toutes les autres institutions étatiques, d’être à la fois ferme, juste, digne et cohérente pour être utile et efficace.

Il apparaît donc impératif de son donner les moyens notamment financiers, d’une ambitieuse politique judiciaire et carcérale, débarrassée aussi bien de ces scories gaucho-boboesques que de ses péroraisons poujado-sécuritaires et assumant à la fois la nécessité de la punition et la possibilité de la rédemption.

Les pistes d’une telle réforme sont nombreuses, allant de la multiplication des peines alternatives (mais effectives) à l’enfermement pour les délits sans dangerosité directe pour les personnes à la création de nouvelles prisons spécialisées par catégories de peines, afin de ne pas mélanger les requins et les poissons rouges, en passant par l’expulsion automatique, et définitive, des délinquant étrangers, le retour du « travail obligatoire » (qui n’est pas synonyme de cassage de cailloux) pour lutter contre la déshérence carcérale, la « responsabilisation pénale » des « psys » et autres « experts » dans les actes de libération anticipée (notamment en cas de récidive), l’amélioration du recrutement et de la formation (et de la rémunération) des surveillants, l’encadrement strict de la détention préventive limitée à des cas de potentiels récidives immédiate ou d’éventuelle fuite, la multiplication des « fermes écoles » et des « ateliers de réinsertion » encadrés non pas par des « éducateurs » dreadlockeux et enshités mais par des professionnels du secteur épaulés par des personnels militaires, etc., etc.

Un peuple se juge aussi à l’état de ses prisons. Les nôtres sont à l’image de nos écoles sinistrées, de nos administrations rancies et de nos partis corrompus et veules.

Une révolution sociale, identitaire et européenne ne peut les laisser sur le bord de la route.

Philippe Vardon et l'Entente Républicaine s'insurgent contre la trahison d'André Chauvet

Philippe Vardon et l’Entente Républicaine s’insurgent contre la trahison d’André Chauvet

11/07/2011 – 15h10
NICE (NOVOpress) – Comme NOVOpress vous l’annonçait en exclusivité dès ce matin, l’élu de Nice André Chauvet, l’un des deux représentants de l’Entente Républicaine (le parti local de Jacques Peyrat, l’ancien maire de Nice), a entériné ce matin son rapprochement avec la majorité UMP de Christian Estrosi. Il a en effet été nommé pour une délégation en tant que représentant du conseil municipal auprès de l’Opéra de Nice. Maigre récompense pour une trahison dans les règles… Si André Chauvet n’a pas encore officialisé son ralliement total à la majorité, et donc la fin du groupe Entente Républicaine (ne restant plus qu’un seul élu sur les onze entrés en 2008 ! ), on s’attend à ce que cela se fasse lors du prochain conseil.
Ce matin, une dizaine de représentants et militants de l’Entente Républicaine, accompagnés du dirigeant identitaire niçois Philippe Vardon, assistaient au conseil municipal et ont symboliquement quitté la salle lors de l’annonce des nouvelles fonctions d’André Chauvet. Lui tournant le dos tout comme lui le tourne aux milliers d’électeurs qui avaient voté pour la liste Peyrat en choisissant une alternative – de droite – au sarko-estrosisme.
Notons que Jean-Claude Mari, dernier élu peyratiste du conseil municipal et beau-frère de l’ancien maire, a voté contre cette nomination, alors même qu’il siégeait encore à côté d’André Chauvet. Christian Estrosi s’est offert la peau d’un opposant à peu de frais, André Chauvet lui ayant à plusieurs reprises causé des soucis par ses actions en justice contre les décisions de la ville de Nice.

Création d'un syndicat nationaliste flamand pour briser le monopole FGTB-CSC-CGSLB

Belgique : création d’un syndicat nationaliste flamand afin de briser le monopole des 3 syndicats du système

Un syndicat nationaliste flamand, le “Vlaamse Solidaire Vakbond” (VSV), a été créé ces tous derniers jours en Belgique. Soutenu par le Vlaams Belang, dont il se défend toutefois d’être l’émanation, il va tenter de briser le monopole syndical dont bénéficient les trois grands syndicats en place (FGTB-CSC-CGSLB), qui correspondent aux trois partis du système. Son président est Rob Verreycken, ancien député du Vlaams Belang. Les prochaines élections sociales belges auront lieux au début de l’année 2012.

[youtube width=500]PyfQwD6QpfU[/youtube]

[box class=info]Sources : lionelbaland.hautetfort.com et europeesnieuws.eu[/box]

e maire de Vaulx-en-Velin remplace le drapeau palestinien par une bâche © vaulx-en-velin.com

Le maire de Vaulx-en-Velin remplace le drapeau palestinien par une bâche

11/07/2011 – 11h00
LYON (NOVOpress) – Le 6 juillet dernier, le maire de Vaulx-en-Velin était contraint, par le tribunal administratif de Lyon, à enlever le drapeau palestinien qui flottait devant la mairie depuis plus d’un an. Vendredi, le drapeau a été retiré et immédiatement remplacé par une bâche. Sur celle-ci, on peut voir les drapeaux de la Palestine, du Nicaragua et de l’Arménie avec cette inscription : “Vaulx-en-Velin solidaire et en coopération avec les villes de Beit Sahour, Sebaco et Artik“. Et le maire, Bernard Genin de déclarer à cette occasion : “Vaulx-en-Velin continuera d’être en rébellion et en révolte”.

Fête de la nature : Randonnée découverte du 22 mai 2011 organisée par les opposans à "l'Ayraultport" © ACIPA

Notre-Dame-des-Landes : une balle dans le pied droit, la gangrène dans le gauche

08/07/2011 – 09h00
NANTES/NAONED (NOVOpress Breizh) – À Notre-Dame-des-Landes, tandis que l’écologie politique joue de plus en plus un rôle d’appoint auprès du socialisme bétonneur, la droite non bétonneuse est rejetée. Une attitude à l’exact opposé de celle des défenseurs de la forêt de Khimki, en Russie, dont l’inspiratrice a été l’invitée vedette du rassemblement organisé ce week-end.

Les 8, 9 et 10 juillet, un rassemblement a été organisé à Notre-Dame-des-Landes par les opposants à la création d’un nouvel aéroport qui doit consommer 2.000 hectares de terres agricoles au Nord de Nantes. Si le programme est fourni sur le papier, l’ambiance n’est pas au beau fixe sur le terrain. Car le doute s’insinue de plus en plus chez les adversaires de « l’Ayraultport » quant à la sincérité écologique de certaines composantes du mouvement.

Ainsi, on vient de l’apprendre, un candidat Europe Écologie-Les Verts, Ronan Dantec, figurera en troisième position entre deux socialistes et une communiste sur la liste du Parti socialiste aux élections sénatoriales. La liste est conduite par Yannick Vaugrenard, chargé du budget au conseil régional des Pays de la Loire et connu comme un chaud partisan du futur aéroport. Les intérêts politiques ont donc pris le pas sur la défense des terres agricoles, et l’opposition des écologistes politiques au projet de bétonnage semble de plus en plus rhétorique.

La carte générale du scénario mis à l’étude © Aéroport Grand Ouest 2009-2011

La carte générale du scénario mis à l’étude © Aéroport Grand Ouest 2009-2011

Dans le même temps, les organisateurs du rassemblement ont décidé d’interdire de parole l’un des orateurs prévus, le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan, jugé « trop proche du Front national » bien qu’il soit le fondateur de Debout la République, un parti qui se revendique du gaullisme. « Je crois que c’est plié », déplore un Orvaltais adversaire de l’aéroport depuis les débuts. « Alors que son pied gauche est gangrené, le mouvement se tire une balle dans le pied droit. »

Ancrage à une gauche sourde et aveugle à la protection de la nature d’une part, refus d’appuis venus de la droite d’autre part : la priorité donnée à la politique sur la défense du territoire est d’autant plus étonnante que l’une des vedettes du rassemblement de ce week-end aura été la militante russe Evgenia Chirikova. Cette jeune chef d’entreprise est entrée en résistance quand elle a appris que la nouvelle autoroute Moscou-Saint-Pétersbourg passerait en pleine forêt près de la ville de Khimki, où elle avait choisi de s’installer avec sa famille pour profiter de la nature (1). Elle préside aujourd’hui un mouvement d’opposition très dynamique, sans exclusive politique.

Son dernier rassemblement festif, du 17 au 20 juin dernier, tout à fait comparable dans son principe à celui de Notre-Dame-des-Landes, a vu cohabiter toutes les tendances politiques : écologistes, poutinistes du mouvement Nashi, Front de gauche de Sergei Udaltsov, centre-gauche d’Une Russie juste, centre-droit de Yabloko, nationalistes centristes du Parti libéral-démocratique, libéraux du Mouvement Sakharov, militants du mouvement contre l’immigration illégale DPNI d’Alexander Belov, récemment interdit par le pouvoir, Parti national-bolchevique de l’écrivain franco-russe Edouard Limonov, qui allie nostalgie du communisme et nationalisme radical, etc. Dès le début du rassemblement, Evgenia Chirikova avait tenu à préciser deux règles intangibles : le respect des opinions politiques différentes et l’interdiction de l’alcool ! Et tout s’est très bien passé.

(1) * C’est peut-être à cause de ce côté « écolo chic » que la députée européenne Karima Delli titrait « Sauvons les riches et la forêt de Khimki ! » un récent post de son blog sur la visite d’Evguenia Chirikova à Paris à l’occasion de l’assemblée générale de Vinci, constructeur de l’autoroute russe aussi bien que de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes !

Nice : Estrosi s'offre l'un des deux derniers conseillers municipaux peyratistes

Nice : Estrosi s’offre l’un des deux derniers conseillers municipaux peyratistes

11/07/2011 – 10h15
NICE (NOVOpress) – L’élu de Nice André Chauvet, l’un des deux représentants de l’Entente Républicaine (le parti local de Jacques Peyrat, l’ancien maire de Nice), devrait annoncer ce matin lors du conseil municipal qu’il rallie la majorité UMP de Christian Estrosi. Il ne resterait alors plus qu’un seul élu – Jean-Claude Mari – ayant obtenu son siège en étant candidat sur la liste de Jacques Peyrat à ne pas voir cédé aux sirènes estrosistes. Il s’agit du propre beau-frère de Jacques Peyrat ! Ce sont 11 élus qui étaient entrés sous les couleurs de l’Entente Républicaine en mars 2008, et ce sont donc 10 d’entre-eux qui ont oublié que les Niçois les avaient justement élus en se prononçant pour une alternative – de droite – à Christian Estrosi et son équipe.

Ce qui a pu pousser André Chauvet à trahir ainsi son ami Jacques Peyrat (il y a encore quelques semaines, Peyrat retrouvait son activité d’avocats et installait son bureau dans les locaux de son collègue Chauvet) ? Les rumeurs vont bon train dans les rues du Vieux-Nice, et ne sont pas à la gloire d’André Chauvet. Nous devrions en savoir plus dans la journée ou les jours à venir.

Interrogé par NOVOpress ce matin, Philippe Vardon – président de Nissa Rebela qui a conclu un accord avec Jacques Peyrat lors des élections cantonales, en vue d’une liste commune aux prochaines élections municipales – nous déclarait : “Pour vouloir saborder de la sorte un groupe composé de seulement deux élus, Christian Estrosi doit être bien fébrile. Il a bien raison ! Car les conseillers municipaux que nous ferons élire et qu’il devra affronter lors de la prochaine mandature, il ne pourra les acheter d’aucune manière !”

Affaire Robert Boulin : Un témoignage relance la thèse du meurtre

Affaire Robert Boulin : Un témoignage relance la thèse du meurtre

11/07/2011 – 09h15
PARIS (Info-Bordeaux) –  Le mardi 30 octobre 1979, à 8h30, le corps de Robert Boulin, ministre du Travail dans le gouvernement Barre, sous la présidence de Valéry Giscard d’Estaing, est retrouvé dans un étang de la forêt de Rambouillet, noyé dans 50 centimètres d’eau. La version officielle va soutenir que le ministre s’est suicidé. Trente ans plus tard, le mardi 27 Octobre 2009, à 7h15, France Inter diffuse un reportage de Benoît Collombat qui avance que le ministre a bel et bien été assassiné. Pour ses proches, il pourrait avoir été victime de rivalités au sein de la famille gaulliste à l’approche de l’élection présidentielle de 1981.

En février dernier, le témoignage d’un gendarme contredisait déjà la thèse officielle du suicide. « Je suis catégorique. Robert Boulin n’est pas mort noyé. Ce n’est pas possible. Il était quasiment à quatre pattes. La tête hors de l’eau », affirmait dans 20 Minutes, Francis Deswarte, le gendarme qui avait retrouvé le corps de Robert Boulin.

Ce matin, dans une interview diffusée par le journal Sud-Ouest, le conseiller général socialiste Daniel Jault confirme que la thèse du suicide a désormais du plomb dans l’aile. Pour celui qui a participé à la 2ème autopsie de Robert Boulin, l’hypothèse du meurtre ne fait pas de doute : « On a tous pensé que c’était une liquidation claire et nette ».

En novembre 2009, l’hebdomadaire Minute, en pointe dans cette affaire, demandait l’audition de l’ancien président Jacques Chirac. Devra t-on attendre son décès pour ouvrir enfin les archives d’un des plus grands scandales de la république ?

[box class=info]Source : infos-bordeaux.fr[/box]

Otto de Habsbourg : “Qu’il y a t-il d’universel dans l’esprit européen ?”

[box class=”info”]Prononcé le 23 octobre 2007 par SAIR l’Archiduc Otto de Habsbourg devant ses pairs de l’Académie des sciences morales et politiques de France, le texte que nous vous livrons aujourd’hui constitue un résumé de la pensée politique de cet homme lettré, fils du dernier empereur d’Autriche, qui a traversé le siècle et nous a quitté il y a quelques jours.[/box]

[box class=”warning”] Attention, ce texte est une tribune reprise sur Novopress. Ce document ne reflète donc pas nécessairement les valeurs défendues par Novopress. [/box]

Un des hommes les plus remarquables de notre époque, le pape Jean-Paul II, demanda à son entourage, à la fin d’une agonie très douloureuse, de ne pas pleurer, car il était, quant à lui, profondément heureux. Beaucoup ne comprirent pas ce que le Souverain Pontife mourant voulait dire, si ce n’est dans un sens strictement religieux. Seuls ceux qui avaient atteint son âge et venaient, comme lui, de l’est de l’Europe, pouvaient pleinement mesurer les progrès accomplis dans l’espace d’une vie et se réjouir, avec lui, que les tyrans eussent disparu du Vieux Continent.

Hitler et Staline ont disparu. Un certain nombre de frontières aussi, dans leur sens le plus archaïque. C’est notamment le cas en Europe centrale et orientale, dont les frontières souvent artificielles avaient été établies après 1918 et consolidées après l’accord de Yalta. Pour la première fois, il nous a été donné de les voir disparaître de façon pacifique.

En même temps, certaines idéologies totalitaires ont reculé. Elles n’étaient en réalité que le transfert d’aspirations religieuses sur un plan où elles n’avaient aucune légitimité : la politique. Elles n’ont pas encore totalement disparu, même chez nous en Europe ; et, dans d’autres régions du monde, le totalitarisme continue malheureusement encore à s’étendre.

Une autre idée sanglante du siècle passé, le nationalisme, est toujours bien vivace dans certains pays, surtout à la suite d’une confusion dangereuse avec le patriotisme. Un patriote est quelqu’un qui aime son pays ou sa nation, tout en respectant les autres peuples. Le nationaliste, pour sa part, est un adorateur de son pays ou de son peuple et il fonde son culte, le plus souvent, sur la haine ou le mépris des autres.

Cette distinction entre patriotisme et nationalisme est illustrée par un des grands hommes du XXème siècle : le général de Gaulle. Dans toutes ses déclarations et notamment dans celles qui concernaient les relations franco-allemandes, il a mêlé à son patriotisme français l’expression d’un respect sincère pour l’Allemagne. Même au cœur de la dernière guerre entre les deux pays, alors qu’il était le chef de la France libre, de Gaulle osa déclarer que l’un des fondements d’une nouvelle Europe devait être d’abord la révision du traité de Verdun, qui avait partagé le regnum Francorum entre les héritiers de Charlemagne, puis la préparation d’une nouvelle entente des « Francs », sous une forme moderne. Revenu sur le sol de France, il formula à de nombreuses reprises cette notion d’un patriotisme ouvert que les nationalistes avaient oblitérée.

On a trop peu souligné l’accord qui existait entre le général français et la vision de l’Europe dont l’apôtre était Coudenhove-Kalergi. Dans son idée d’union européenne, cet Autrichien, qui était né d’une mère japonaise, unissait les vertus des anciennes grandes communautés de notre continent : la France, l’Allemagne du Saint-Empire et l’Empire austro-hongrois avec sa mosaïque de nationalités. Nous trouvons dans les enseignements de Coudenhove et du général de Gaulle une même idée de l’Europe, à laquelle nous donnons aujourd’hui le nom d’Union : l’idée d’une unité réelle dans une diversité assumée.

Ceux qui ont le privilège de voyager souvent hors d’Europe savent que celle-ci est devenue un exemple à travers le monde. Des problèmes similaires à ceux que nous avons surmontés se posent ailleurs que sur notre continent. Il faudra tôt ou tard trouver à ces problèmes une réponse adéquate ; les idées européennes de subsidiarité et de fédéralisme pourront y aider. Bien entendu, ces idées exigent pour s’imposer la longue durée. Il en va ainsi de toutes les idées nouvelles. Mais leur progrès se mesure avant tout aujourd’hui sur le plan de la pensée, et c’est là l’un des grands devoirs de l’Europe que nous créons.

Le problème de l’Europe, ce fut d’abord celui des frontières. Nous n’en voulons pas de nouvelles et, en instaurant la liberté de circulation, nous avons déjà spiritualisé celles qui existaient, sans porter atteinte pour autant aux identités nationales. Nous voulons maintenant réduire tous les obstacles qui créent des barrières entre les peuples, tout ce qui, dans une conception mal comprise de la souveraineté nationale, empêche les Européens de se rapprocher.

Pour continuer de se relever, après les drames du XXème siècle, l’Occident doit revenir aux principes fondamentaux qui ont fait sa grandeur. Il sera sans doute difficile de remonter la pente, mais nous assistons déjà à un certain renouveau des valeurs traditionnelles, qu’elles soient personnelles ou collectives ; c’est notamment le cas des valeurs religieuses. Aussi l’avenir n’est-il pas, à mes yeux, aussi noir qu’on aurait pu le craindre.

L’Europe est porteuse de deux messages essentiels. D’abord, l’Europe a été créée sur des idées religieuses et, dans un grand nombre de pays européens, la religion reste aussi forte aujourd’hui qu’elle l’était par le passé. Qu’on l’aime ou qu’on le combatte, le fait religieux continue d’être un élément important dans la vie de très nombreuses personnes. Une attitude de laïcité mal comprise, qui voudrait éradiquer le facteur religieux, ne saurait avoir d’avenir face à une aspiration si ancrée en l’homme. La seconde idée dont l’Europe est forte, ce sont les droits de l’homme. J’ai personnellement la conviction profonde que les deux messages ont un lien essentiel. Je suis convaincu que les droits de l’homme sont fondés sur le fait que tous les hommes sont des créatures de Dieu, auxquelles il est impossible de dénier un certain nombre de droits inaliénables. Je pense que c’est sur ce plan que la religion est appelée jouer à nouveau un rôle historique : la défense des droits de l’homme. Les droits de l’individu ne peuvent pas, en tant que droits fondamentaux, fluctuer au gré de majorités changeantes ou dépendre de la seule volonté d’un potentat. Les droits de l’homme doivent avoir un fondement tel qu’il leur donne une position absolue de force. Une même logique s’applique d’ailleurs aux droits de collectivités, partout où surgissent des conflits entre nations majoritaires ou minoritaires.

Sur ce plan des idées et des concepts politiques, la tâche spéciale de l’Europe est non seulement de prêcher, mais aussi de donner l’exemple. Quand on relit l’histoire de l’Europe et de sa construction en général, notamment dans ses efforts pour définir où se situent ses propres frontières, on arrive à la certitude que la création véritable de l’Europe, dans la longue durée, deviendra de plus en plus manifeste au fur et à mesure que se dégageront les facteurs culturels qui l’unissent. Il devrait en aller de même pour la Méditerranée, à laquelle doit être assigné de redevenir un élément d’union plus que de division. Autour de notre mer se côtoient les trois grandes religions monothéistes : le judaïsme, le christianisme et l’islam. Elles y sont nées avant d’assumer un rôle mondial. Ceux qui veulent voir les situations telles qu’elles sont trouveront entre elles beaucoup d’éléments communs. Les grands penseurs, quelle que soit leur confession, sont arrivés à une telle conclusion. Pour un Saladin chez les musulmans, citons, du côté chrétien, le vénérable Raymond Lull qui, dès le XIIIe siècle, avait souligné, alors qu’il se trouvait aux Baléares, tout ce qu’il y avait de commun entre l’islam et les Églises chrétiennes. Par conséquent, il souhaitait que l’on trouvât les moyens d’une coopération effective et que l’on cherchât, pour l’avenir, tout ce qui pouvait unir au lieu de s’en tenir à ce qui divisait. Il est regrettable qu’aujourd’hui la mémoire de ce grand penseur, qui a été en même temps un saint de l’Église catholique et dont la pensée serait d’une si grande utilité, soit presque oubliée, même chez nous. Dans son testament, la reine d’Espagne, Isabelle la Catholique, écrivait que la Méditerranée ne serait jamais une frontière, mais au contraire un lien commun pour tous ceux qui auraient le souci d’établir la paix. Ce que les trois religions du Livre ont en commun doit être le fondement d’une union autour de la Méditerranée, union indispensable à l’ordre et à la paix dans le monde.

Au-delà de l’Union européenne, nous devons œuvrer aussi à une union des peuples qui entourent la Méditerranée, selon une forme nouvelle qui ne sera jamais celle d’une union des États, mais une entente sui generis qui pourrait être l’un des ferments de la paix mondiale. Telle est aujourd’hui la tâche capitale de l’Europe. Elle doit s’unir en tant qu’Europe pour pouvoir étendre son message de paix aux différentes nations qui ont en héritage le message des trois monothéismes. Le facteur religieux jouera, dans le dialogue des forces divergentes, un rôle décisif. Et il est heureux de voir que des rapprochements sont déjà visibles, même s’ils demeurent trop limités. Saluons, par exemple, ces personnalités de premier plan qui surent se retrouver dans un véritable dialogue : l’Albanaise catholique Mère Thérésa et le président musulman du Kosovo, Ibrahim Rugova.

Avec un tel élargissement de notre vue, nous arriverions à progresser dans le débat indispensable sur les racines spirituelles et religieuses de l’Europe. Quand on a aujourd’hui l’opportunité de voyager dans des pays récemment libérés du communisme, on observe que le totalitarisme, s’il a failli sur bien d’autres points, n’a jamais réussi à produire de la beauté. Rien de plus logique, car la beauté est le fruit de l’esprit et non de la matière, que cet esprit vienne des juifs, des chrétiens ou des musulmans. La beauté pourrait sauver le monde, en contribuant à son unification chaque jour plus pressante, face aux problèmes considérables posés par le développement scientifique et technique et ses conséquences pour la paix à l’âge nucléaire. Bien entendu, ce chemin sera long et très ardu. Il en vaut néanmoins la peine. C’est là que les Académies, l’entente des hommes et des femmes de pensée, auront à jouer un rôle capital : indiquer et déblayer les routes qu’emprunteront les peuples.

L’idée européenne est avant tout une vision de paix qui parvient à surmonter un passé guerrier. Au Moyen Âge, cette idée de paix a existé. Elle s’est appelée la Treuga Dei : la trêve de Dieu. Imposée par les moines de Cluny, cette trêve restaurait la paix dans une société devenue brutale du fait de l’effondrement des pouvoirs centraux. C’est à une telle Trêve entre les pays, entre les esprits et entre les croyances religieuses que l’Europe doit s’atteler. Cela constitue sa tâche historique et elle porte seule la responsabilité d’en avoir l’initiative.

Permettez-moi, pour conclure, d’évoquer un épisode de mon histoire personnelle qui concerne l’Institut de France, lequel accueille aujourd’hui les Académies de toute l’Europe. En 1978, pour pouvoir être élu au Parlement européen, je souhaitais obtenir la nationalité allemande, sans pour autant renier ma nationalité autrichienne. Je ne le voulais surtout pas. Il me fallait donc acquérir la double nationalité. Or, ce genre de naturalisation était à l’époque très difficile à obtenir en Allemagne. Les Allemands n’accordaient la nationalité qu’à titre honorifique : à des professeurs, à des membres de grandes Académies internationales, bref à des intellectuels de renom ou encore, troisième catégorie… à des footballeurs célèbres. Comme je ne suis pas joueur de football, c’est grâce à l’Institut de France que je suis parvenu à devenir Allemand et parlementaire européen. Le jour où j’ai reçu la nationalité allemande, j’assistai à une réception que donnait Franz-Joseph Strauss dans le cadre d’une conférence à Wildbad Kreuth, dans les montagnes bavaroises. « Enfin, voici le retour du Saint-Empire romain germanique ! » s’exclama-t-il en m’accueillant.

Et pourtant, ce n’est pas le Saint-Empire romain germanique qui est revenu ici, à Paris, sous la Coupole, pour répondre à la question : « Qu’y a-t-il d’universel dans l’esprit européen ? » C’est plutôt un destin personnel, même si, j’en conviens, il est exceptionnel, le destin d’un homme qui a eu trois langues maternelles, l’allemand, le français et le hongrois, et qui possède quatre nationalités, l’autrichienne, l’allemande, la hongroise et la croate. Ce destin me suggère cette réflexion conclusive. L’Histoire se fait à travers nous. Les hommes de bien savent qu’il ne sert à rien de l’entraver, mais qu’il faut se mettre à son service dès que l’on pense qu’elle va dans le droit chemin. C’est pourquoi j’ai le sentiment profond qu’en bâtissant l’Europe nous avons fait et nous continuons de faire quelque chose qui changera la face du monde. Même si cela ne se voit pas encore, nous mettons en mouvement des forces qui nous dépassent et qui auront de grands effets. Déjà, le sentiment nationaliste imprègne moins la jeunesse que les anciennes générations qui ont vécu les guerres. L’air qu’on respire passe inaperçu. Il en est de même pour l’Europe, qui intervient dans notre vie quotidienne sans que nous nous en apercevions. Elle imprègne de plus en plus notre existence et notre esprit. Si elle n’est pas encore une patrie, que nous avons héritée de nos grands-pères et arrière-grands-pères, elle est déjà une fratrie qui fait de nous des frères et des sœurs.

Pour les pays d’Europe centrale et orientale, à laquelle j’appartiens et où je me rends souvent, l’Union européenne est un grand espoir. Être européen ne signifie pas pour ces peuples qu’ils vont devoir se renier et se fondre dans un melting-pot. Nous voulons au contraire préserver nos langues et nos cultures. Et c’est cela le génie de l’Europe : nos cultures nationales et régionales refleurissent. Imagine-t-on ici à quel point ? Loin d’être un danger pour l’Union européenne, l’élargissement à ces nations, trop longtemps soumises, est une chance inespérée de résurrection de la culture européenne. Je n’ai jamais été un partisan des sociétés multiculturelles, mais je suis un fervent défenseur de la coexistence des cultures. Je suis convaincu qu’il est possible de vivre en paix ensemble. Dans une Europe « pluriculturelle » et non pas « multiculturelle », une Europe pluraliste donc, la coexistence des cultures et des langues me paraît possible et même souhaitable. Car les liens entre les peuples se créeront moins par la politique que par le commerce, la parole, l’économie ou la littérature. Il ne s’agit pas d’uniformiser la culture européenne. Au contraire, c’est notre diversité qui fait notre force. Mais il faut avant toute chose que nous nous connaissions.

Car, j’en suis convaincu, il n’y a pas de différences fondamentales entre nous autres, les Européens.

S.A.I et R. Otto de HABSBOURG-LORRAINE
Délégué de l’Académie des sciences morales et politiques, associé étranger,
Membre de la Real Academia de ciencias morales y politicas à Madrid,
Membre de l’Academia internacional da cultura portuguesa à Lisbonne.

Une victoire sur les turcs : jour de commémoration nationale en Hongrie

Une victoire sur les turcs, journée de commémoration nationale en Hongrie

Jean Hunyadi (source : Wikipedia)

Jean Hunyadi (1387 - 1456)

11/07/2011 – 08h00
BUDAPEST (NOVOpress) – Le 22 juillet vient d’être déclaré “jour de commémoration nationale” en Hongrie par un vote unanime du parlement hongrois (à l’exception des socialistes, qui se sont abstenus), à la demande du Premier Ministre Victor Orban. C’est en effet à cette date qu’en 1456, une armée chrétienne a repoussé les envahisseurs turcs.

Après la chute de Constantinople en 1453, l’invasion turque en Europe via la Hongrie semblait inévitable. Cependant, en juillet 1456, un chef militaire hongrois, l’ancien régent Jean Hunyadi, réussit à lever une armée de 40000 hommes, composée de paysans et de croisés, et à engager les forces supérieures en nombre du sultan Mehmed II dans une bataille qui s’est soldée par la défaite cinglante du conquérant de Constantinople.

Pour commémorer cette victoire historique, le pape Calixte III décréta que les cloches des églises devaient être sonnées ce jour là à 12 heures précises dans l’ensemble de la chrétienté.

[box class=info] Source : jungefreiheit.de[/box]

L’actualité évolue, Novopress aussi !

L’actu bouge, Novopress aussi !

Créé en 2005 – six ans déjà ! – pour diffuser une information libre, alternative et sans concessions, Novopress vient de faire peau neuve. Cette nouvelle interface se veut plus ambitieuse, en prise directe avec l’actualité. Mais nous avons aussi travaillé pour en faciliter l’accès à ses lecteurs.

Dans le même temps, l’équipe rédactionnelle s’est considérablement étoffée afin de garantir toujours plus de réactivité et plus d’exclusivités, ces infos que la grosse presse ne veut pas reprendre. Ce n’est pas un mythe. Faites-vous confiance à France Inter, au Monde ou au Nouvel Obs pour vous dire ce qui se passe réellement en France ? Non, bien sûr. C’est aussi pour cela que Novopress existe.

Nouveauté très attendue par nos lecteurs : les visiteurs peuvent désormais commenter l’actualité en réagissant aux articles publiés sur notre site. Cette refonte n’est toutefois qu’une première étape vers une véritable professionnalisation de votre média préféré.

Comme vous le savez, Novopress est un média indépendant animé par des bénévoles. Passer à la vitesse supérieure, s’engager à fond dans notre indispensable travail de réinformation entraîne un coût et requiert des moyens financiers importants.

Pour assurer notre développement, tant au niveau technique que rédactionnel, nous avons besoin de votre soutien.
Aidez Novopress à faire échec au bourrage de crâne, à dénoncer la lâcheté des grands médias qui se couchent face à l’islamisation rampante de notre société :
[list type=”check”]

  • En faisant un don du montant de votre choix ;
    https://fr.novopress.info/dons/
  • En souscrivant un abonnement. Les abonnements fonctionnent comme des dons automatisés chaque mois. Ils sont garants d’une plus grande autonomie financière et donc d’une meilleure visibilité sur les projets en cours de développement. Les formulaires de dons et d’abonnements sont accessibles sur le côté de chacune des pages de Novopress.
    https://fr.novopress.info/dons/

[/list]
[box class=warning]Ce sont vos moyens qui nous permettent d’engager le combat médiatique. Ne nous laissez pas sans munitions ![/box]

La Ligue du Nord manifeste à Brescia 
contre les immigrés « arrogants et violents »

La Ligue du Nord manifeste à Brescia 
contre les immigrés « arrogants et violents »

10/07/2011 – 17h10
BRESCIA (NOVOpress) – La ville de Brescia en Lombardie a été le théâtre, ces derniers mois, de plusieurs actions spectaculaires de clandestins qui réclamaient, en toute impunité, des permis de séjour. Ils s’étaient installés en novembre sur une grue, d’où ils avaient refusé de descendre pendant quinze jours ; en mai, ils avaient occupé le parvis de la cathédrale ; il y a une dizaine de jours, lors d’une manifestation, un marocain a grimpé sur la coupole de la Loggia, chef-d’œuvre de l’architecture de la Renaissance et symbole de la cité, pour haranguer ses compatriotes. Grâce à la complaisance des grands media immigrationnistes, ces mises en scène ont eu un retentissement national. La dernière en date s’est accompagnée de l’agression d’Aurora Lussana, directrice de Télé Padania, attaquée par un groupe d’immigrés alors qu’elle réalisait un reportage.

La Ligue du Nord avait donc appelé à manifester, hier samedi, contre les immigrés « arrogants et violents ». « Après l’énième insulte à notre ville, après que la ville, durant près d’un an, a continué à subir des occupations abusives et des insultes malgré sa disponibilité à la solidarité et à l’accueil (…), après tout ce que Brescia a fait et continue à faire, a dépensé et continue à dépenser pour les immigrés, le moment est venu de dire ÇA SUFFIT! »

Bande annonce de l’appel à manifester

[youtube width=500]4TkIxcU4KV0[/youtube]

Les principaux représentants de la Ligue au niveau local et régional ont pris la parole piazza Loggia, sans se laisser impressionner par les ukazes du politiquement correct. Parmi les plus applaudis, le maire d’Adro, petite ville à côté de Brescia, Oscar Lancini, qui a même lancé : « Je suis fier d’être raciste, si raciste veut dire défendre le territoire ». Brescia, a expliqué le secrétaire de la Ligue lombarde, Giancaro Giorgetti, appartient d’abord aux brescians. « Ceux qui veulent venir ici et commander se trompent lourdement, ils doivent savoir qu’il y a des lois et des règles qui doivent être respectées ». En conclusion, l’eurodéputé Mario Borghezio a déclaré : « Nous avons perdu patience » et a appelé la Padanie à la « sécession ».

Reconquête symbolique du centre-ville, la manifestation a été assez décevante en termes de mobilisation : pas plus de 200 personnes selon la presse locale. La température caniculaire n’incitait certes pas les gens à descendre dans la rue un samedi après-midi, mais on peut aussi penser que le mécontentement de la base ligueuse devant la politique du gouvernement italien a joué un rôle. Les commentateurs politiques avaient pris l’habitude d’utiliser à propos de la Ligue du Nord la formule qu’avait forgée le Parti communiste italien, au temps de sa splendeur dans l’immédiat après-guerre : « un parti de combat et de gouvernement » (di lotta e di governo), mais, ces derniers temps, on a plutôt tendance à opposer la Ligue de combat et la Ligue de gouvernement.

Les ennemis de la Ligue du Nord, à gauche comme à l’extrême droite, ont tenté d’en profiter. Selon le Parti Démocrate (opposition de gauche), « au lieu de descendre dans la rue, la Ligue devrait demander la démission du ministre de l’Intérieur Maroni ». De son côté, le petit parti nationaliste Forza Nuova a réuni une trentaine de personnes pour manifester contre la Lega Nord, coupable, à l’en croire, d’« être hypocrite et de se payer la tête des Italiens, étant donné qu’elle est au gouvernement et qu’elle n’arrête pas les immigrés ».

Ces accusations sont en partie injustes puisque les immigrés de Brescia sont précisément des clandestins auxquels Maroni a refusé un permis de séjour, que la gauche, si elle était au pouvoir, s’empresserait de leur accorder. Il reste que, en régularisant hâtivement vingt-trois mille Tunisiens, puis en recueillant passivement les flux incessants de pseudo-réfugiés à Lampedusa, Maroni a accrédité l’idée que l’invasion de l’Italie est inéluctable et qu’on peut tout au plus la gérer. Difficile, après cela, de mobiliser les Italiens pour défendre leur terre.

[box class=info]Sources : www.giornaledibrescia.it / bsnews.it[/box]

Sortie à la rentrée du nouvel ouvrage de Dominique Venner "Le choc de l'Histoire : religion, mémoire, identité"

Sortie à la rentrée du nouvel ouvrage de Dominique Venner “Le choc de l’Histoire : religion, mémoire, identité”

A la rentrée prochaine, sortie du nouveau livre de Dominique Venner “Le choc de l’Histoire : religion, mémoire, identité”, édité par Via Romana.

Présentation du livre, que Dominique Venner souhaite être un manifeste de l’optimisme historique : “Le choc de l’histoire, nous le vivons, écrit Dominique Venner, mais nous ne le savons pas. Il annonce que l’imprévu est de retour. Le monde, la France et l’Europe sont entrés dans une nouvelle époque de la pensée, des comportements et des puissances. Ce choc de l’histoire annonce qu’il n’y a jamais de fatalité insurmontable. Le moment va venir pour les Français et les Européens de se réveiller, de répondre aux défis de l’immigration, aux idéologies toxiques, aux périls du mondialisme, aux troubles qui les assaillent. À quelles conditions? C’est à cette question que répond cet essai. Il a été conçu sous la forme vivante et dvnamique d’entretiens avec un historien qui a découvert l’histoire en y participant, ne cessant de l’étudier et de la méditer. Dominique Venner retrace ici les grandes étapes de l’aventure européenne, de ses drames et de sa pensée depuis les origines. Il propose des pistes neuves et des exemples forts pour conjurer le déclin, comprendre l’histoire que nous vivons et conduire sa vie.”

Une école musulmane bientôt à Bordeaux

Une école musulmane bientôt à Bordeaux

10/07/2011 – 12h00
BORDEAUX (Infos Bordeaux) – Le projet n’est pas encore abouti, mais il avance sérieusement. Bordeaux pourrait bientôt avoir sa 1èreécole musulmane. Sous l’égide de l’association “le Palmier des Savoirs”, une école maternelle musulmane devrait ouvrir, avec comme but à plus long terme, l’ouverture d’un collège et d’un lycée.

Un emplacement en centre-ville semble être privilégié par les organisateurs. Selon l’un d’entre eux, l’objectif est “d’offrir une éducation scolaire de qualité pour nos enfants et leur apprendre très tôt à vivre pleinement leur religion”.

Pour le moment, il existe moins une dizaine d’établissements privés de ce type en France, mais les projets se multiplient devant le nombre sans cesse croissant de musulmans.