Pour qui sonne le coucou helvétique ?

Pour qui sonne le coucou helvétique ?

20/08/2011 16h40
PARIS (NOVOpress) – La hausse continue du franc suisse, à peine ralentie par les interventions frénétiques de la Banque nationale helvétique, produit des effets bien au-delà des frontières de la Confédération.

Un rapport de la Cour des comptes a récemment révélé que des villes comme Saint-Tropez ont des emprunts dont l’intérêt annuel est indexé sur le franc suisse. À ce jour, le taux est de 3,94%. Toutefois, si rien ne change, en mai 2012 le taux cesse d’être fixe et suit les fluctuations de la monnaie suisse.

Comme le remarque avec ironie le Wall Street Journal, à moins d’une forte baisse du franc, le taux d’intérêt que vont payer les contribuables tropéziens atteindra près de 30% et mettra à mal les finances de la ville.

Saint-Tropez n’est pas la seule ville à avoir cédé aux sirènes des banques. Les trois quarts de la dette de Saint-Étienne sont composés d’emprunts exotiques, parfois indexés sur des variables aussi farfelues que le taux de change entre la livre sterling et le franc suisse.

Selon la Cour des comptes, les municipalités françaises ont un total de 10 milliards d’euros d’emprunts à hauts risques dans leurs livres de comptes et vont devoir payer le prix fort pour leur naïveté.

Ridley Scott va tourner une nouvelle version de “Blade Runner”

Ridley Scott va tourner une nouvelle version de Blade Runner

20/08/2011 15h00
PARIS (NOVOpress) – Trente ans après sa sortie, le cinéaste Ridley Scott va tourner une nouvelle version du film culte Blade Runner.

Il ne s’agirait pas d’un remake. Soit il s’agira d’une suite soit d’un “prequel”, (une histoire se déroulant avant le film original), mais Ridley Scott n’aurait pas encore fait son choix.

De même, on ne sait pas si Harrison Ford et Rutger Hauer feront partie du casting de ce nouveau film. Et on ne sait pas non plus si d’autres acteurs reprendront leur personnage.

Une nouvelle étude prouve la nocivité de la télévision

Une nouvelle étude prouve la nocivité de la télévision

20/08/2011 13h20
CANBERRA (NOVOpress) – Selon des chercheurs de l’université du Queensland, en Australie, ceux qui regardent le plus la télévision pourraient sacrifier cinq ans de leur existence. C’est ce qu’indique leur étude parue jeudi 18 août dans le British Journal of Sports Medecine. Ainsi, deux heures de télé quotidiennes réduiraient l’espérance de vie de 22 minutes par jour.

Cette étude corrobore les résultats de travaux de l’École de santé publique d’Harvard parus en juin dernier, où il était établi  que 2 à 3 heures de télévision par jour pouvaient augmenter les risques de développer un diabète de type 2 de 20 %, et des problèmes cardiaques de 15 %.

Mais surtout, les Français de plus de 15 ans ont passé en moyenne 3 h 48 devant la télévision quotidiennement pendant le mois de juillet, soit 30 minutes de plus que l’année dernière à la même période. Et 38 minutes de plus que la moyenne mondiale.

Avec pour conséquence une sédentarisation aux effets désastreux : organisme fragilisé, surpoids et risques de maladies cardio-vasculaires.

 

UDC : on ne change pas une équipe qui gagne

UDC : on ne change pas une équipe qui gagne

20/08/2011 11h50
BERNE (NOVOpress) – Les affiches choc sont une des spécialités du parti populiste suisse UDC. On se souvient des moutons blancs qui expulsent le mouton noir ou la forêt de minarets de la campagne référendaire pour leur interdiction.

Cette fois, après avoir attaqué l’Union européenne dans les cinémas avec un spot conçu pour réveiller la libido des Suissesses, les graphistes de l’UDC se sont emparés de faits divers tragiques impliquant des Kosovars (des Albanais du Kosovo).

Pour le parti suisse, il est temps que le Conseil fédéral agisse contre les étrangers criminels et l’immigration de masse qui met en danger les Suisses.

Sans mâcher leurs mots, les populistes considèrent que l’attitude passive du Conseil fédéral par rapport aux étrangers criminels et à l’immigration de masse non contrôlée est de plus en plus intolérable.

À l’appui de leur démonstration, les crimes violents de cette semaine à Pfäffikon et à Interlaken qui montrent la nécessité d’agir de toute urgence pour une application rapide de l’initiative sur le renvoi, acceptée par le peuple et les cantons, ainsi que pour reprendre le contrôle de l’immigration.

Pour l’UDC, il est grand temps que la Suisse puisse à nouveau décider librement qui peut venir chez nous et qui ne le peut pas. L’initiative populaire « contre l’immigration de masse » crée les conditions nécessaires pour pouvoir agir dans ce sens. Et l’article sur le renvoi dans la Constitution fédérale garantit que les étrangers criminels doivent quitter le pays.

Le but des deux affiches qui va diffuser l’UDC ont pour but se sensibiliser l’opinion aux conséquences tragiques du laxisme du gouvernement en matière d’immigration illégale et de droit d’asile.

L’UDC ne se laisse pas réduire au silence : elle attire régulièrement l’attention sur les abus. Cela ne plaît pas à tout le monde. Certains journaux refusent de publier les annonces de l’UDC et empêchent ainsi qu’ait lieu un débat public sur la criminalité violente de cette semaine. Ainsi, pour de nombreux médias, l’agression qui a eu lieu à Interlaken a reçu peu d’attention, voire même a été totalement ignorée !

De plus, le Conseil fédéral et les autres partis continuent à faire tout ce qui est en leur pouvoir pour que l’article constitutionnel sur le renvoi, accepté par le peuple et les cantons ne soit pas appliqué et pour que l’initiative de l’UDC « contre l’immigration de masse » soit dénigrée. C’est bien la preuve de l’importance de l’engagement de l’UDC contre les étrangers criminels et contre l’immigration de masse.

Pour les populistes le message est clair : seule l’UDC défend les intérêts de la Suisse et de ses citoyennes et citoyens.

Les faits de violence ont augmenté de près de 2 % en France

Les faits de violence ont augmenté de près de 2 % en France

20/08/2011 10h10
PARIS (NOVOpress) – Selon un rapport de de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP), publié hier vendredi 19 août, le nombre de faits de violence a augmenté de 1,832 %. Cet accroissement “est composée pour plus des trois quarts de violences physiques crapuleuses, c’est-à-dire de vols avec violences”, selon le rapport.

Alors que les vols commis sans violences n’augmentent que légèrement (+ 0,38 %), le nombre des cambriolages continue d’augmenter, progressant de 6,21 %.

Et selon l’ONDRP, le nombre d’affrontements entre bandes pour le premier semestre 2011 a baissé de 18,12 % par rapport à la même période en 2010.

La Catalogne souhaite réduire les prestations sociales pour les immigrés arrivés récemment

La Catalogne souhaite réduire les prestations sociales pour les immigrés arrivés récemment

20/08/2011 08h30
BARCELONE (NOVOpress) – Même si l’on ne parle pas encore de préférence “nationale”, le gouvernement régional catalan (dirigé par la CiU [Convergència i Unió], coalition de deux partis catalans de centre-droit) a décidé de réduire fortement l’accès aux prestations sociales pour les immigrés arrivés récemment.

Ainsi, le ministère catalan de la Santé envisage de donner une carte de santé à ceux prouvant au minimum six mois de résidence, le ministère de l’Economie et du Travail veut faire passer de un à deux ans le temps de séjour pour avoir accès au revenu minimum (420 euros par mois) afin de lutter contre les fraudes, et le ministère des Affaires sociales entend exiger cinq ans de résidence légale des parents pour recevoir une aide de 638 euros par enfant de 0 à 3 ans.

Pour justifier de telles mesures, Josep Lluís Cleries, chef de la protection sociale, explique : “Nous voulons éviter le tourisme social, ce n’est pas de la xénophobie.”

De même, Le maire de Badalona, Xavier Garcia Albiol (Parti populaire, parti espagnol de droite), veut exiger jusqu’à sept ans de résidence légale dans la municipalité pour bénéficier de certaines prestations sociales.

À noter qu’un  sondage sur l’immigration auprès des Catalans en mars dernier est sans équivoque : près de 62% d’entre eux pensent que “les Catalans devraient avoir la préférence au moment de choisir une école pour leurs enfants.” 48% pensent la même chose au sujet de la  santé.

Ces décisions montrent que la droite catalane prend peur de l’influence grandissante des mouvements populistes. À tel point que certains élus veulent “acheter” les sufrages de ces mouvements. Ainsi, le maire de Salt a ni plus ni moins acheté deux conseillers municipaux membres de Plataforma per Catalunya (PxC). Ce qui n’empêche pas le président de PxC, Josep Anglada i Rius, d’appeler à manifester le 27 août prochain contre la construction d’une mosquée à Salt.

Inondation au musée de Milan : “Le Mariage de la Vierge” de Raphaël sauvé de justesse

Inondation au musée de Milan : “Le Mariage de la Vierge” de Raphaël sauvé de justesse

19/08/2011 19h25
MILAN (NOVOpress) –
L’Italie, qui dépense des centaines de millions d’euros pour les clandestins, n’a pas d’argent pour ses pauvres. Elle n’en a pas non plus pour son patrimoine. La grosse presse et les hommes politiques ne s’en émeuvent que quand l’abandon aboutit finalement à une catastrophe, ainsi lors de l’effondrement, en novembre dernier, de la Maison des Gladiateurs de Pompéi. Le ministre de la Culture, Sandro Bondi, s’était alors justifié en invoquant le manque de ressources pour entretenir les sites archéologiques. Rien n’a changé depuis. Le mois dernier, des militants de La Foresta che Avanza, le groupe écologiste de Casapound Italia, sont allés nettoyer eux-mêmes une partie de la Voie Appienne, transformée en décharge sauvage dans l’indifférence absolue des autorités.

“Le Mariage de la Vierge” Raphaël
“Le Mariage de la Vierge” Raphaël

Une lumière crue vient de nouveau d’être jetée sur la grande misère du patrimoine italien, cette fois à Milan, à la Pinacothèque de Brera, qui abrite plusieurs chefs-d’œuvre absolus de la peinture européenne, de “La Conversation sacrée” de Piero della Francesca à la seconde version du “Souper à Emmaüs” du Caravage. Un technicien a révélé la semaine dernière à l’agence ANSA, photographies et film à l’appui, comment le musée avait été inondé. Les faits remontent au 11 juin dernier mais la direction avait étouffé l’affaire. Dans l’après-midi, alors qu’un fort orage s’était abattu sur Milan, la pluie a pénétré dans le toit et est descendue par une fissure jusque dans la paroi sur laquelle est accroché “Le Mariage de la Vierge” de Raphaël. Un canal qui passait de l’autre côté a explosé et le mur a commencé à suinter.

Les gardiens ont alerté la direction du musée et le tableau a pu être déplacé juste à temps et transporté dans un dépôt. Il a été remis en place le 20 juin, non plus sur le mur à risque mais sur un panneau temporaire. D’après le syndicat UIL (Unione Italiana del Lavoro), le toit de Brera prend eau de toute part et des infiltrations surviennent régulièrement, à la fois à la Pinacothèque et à la Bibliothèque Braidense, qui occupe une autre partie du bâtiment et conserve un fonds considérable de livres anciens et précieux. La direction de l’architecture a dû intervenir plusieurs fois en urgence au cours des cinq dernières années.

Réparer le toit coûterait 1,4 million d’euros. « Pour faire les travaux, la Surintendance a demandé de pouvoir disposer d’un million d’euros sur les fonds du Loto 2011. Mais jusqu’à présent, aucun financement n’a été obtenu ».

Le 19 juillet dernier, une ordonnance de Silvio Berlusconi a débloqué 200 millions d’euros « pour faire face à l’urgence migratoire ».

[box class=”info”] Source : ansa.it[/box]

Rassemblement à La Défense samedi 20 août contre le projet de barrage de Belo Monte (Brésil)

Rassemblement à La Défense samedi 20 août avec le chef Raoni contre le projet de barrage de Belo Monte (Brésil)

19/08/2011 17h25
PARIS (NOVOpress) – Nous vous avions déjà fait part du combat du chef Raoni et des peuples autochtones d’Amazonie contre le projet de barrage de Belo Monte au Brésil. Un rassemblement contre ce projet de barrage aura lieu demain samedi 20 août à La Défense, de 15 heures à 18 heures devant la Grande Arche.

Ce rassemblemest est organisé dans le cadre des journées mondiales d’action contre le barrage de Belo Monte et soutenue par le chef Raoni, France Libertés, Survival France et l’ONG américaine Amazon Watch.

Le but de ce rassemblement est de demander l’abandon définitif du projet Belo Monte, la suspension de tout autre projet de barrage en Amazonie allant à l’encontre du respect des droits des peuples autochtones et de la biodiversité et la recherche d’une alternative énergétique non destructrice pour l’environnement.

[box class=”info”]Pour tout renseignement : contact@raoni.fr[/box]

L’écrivain Michel Mohrt est décédé

L'écrivain Michel Mohrt est décédé

19/08/2011 – 15h55
LOCQUIREC (NOVOpress Breizh) –
« Dans quel monde va-t-on vivre demain ? Je viens de fêter mes 90 ans et je n’ai qu’une envie c’est de m’en aller lorsque je vois où nous en sommes arrivés ! » Le romancier et académicien Michel Mohrt, décédé mercredi à Paris, à l’âge de 97 ans, aura finalement été exaucé.

Né à Morlaix en 1914 dans une famille bretonne où la tradition avait un sens, Michel Mohrt fera son entrée dans le monde de la littérature dès l’âge de 14 ans en illustrant de bois gravés Gorsedd Digor, une pièce satirique de l’écrivain breton Jakez Riou. Après des études de droit à Rennes, il ouvrira  en 1937 un cabinet d’avocat à Morlaix. Trois ans plus tard la guerre le trouvera à la tête d’une section d’éclaireurs-skieurs à la frontière des Alpes, où sa brillante conduite – il repoussera une attaque italienne – lui vaudra d’être décoré de la croix de guerre.

Après un séjour à Vichy durant une partie de l’Occupation – il était proche de l’Action Française –, il s’installera aux États-Unis en 1947, enseignant la littérature française à Yale et autres universités prestigieuses. En pleine vogue de l’existentialisme, ses étudiants découvriront ainsi Montherlant, Drieu, Morand, Chardonne, Brasillach ou Jouhandeau, écrivains proscrits – pour des raisons politiques – dans les universités françaises. Devenu un grand spécialiste de la littérature anglo-saxonne, il sera à partir de 1952 responsable des traductions aux éditions Gallimard. Essayiste, critique littéraire et historien de la littérature, il traduira notamment William Styron et publiera Le nouveau roman américain (1955) et L’air du large (1970).

Élu à l’Académie Française en 1985, Jean d’Ormesson le recevra en ces termes « Vous êtes breton, catholique et sauvage. J’aurais voulu vous saluer dans votre langue natale qui fut celle d’un Renan, d’un Charles Le Goffic ou d’un Jean Guéhenno : “Aotrou, ni a zo laouen oc’h heti d’eoc’h digemer vad e breuriezveur ar galleg” (Monsieur, nous sommes heureux de vous souhaiter la bienvenue à l’Académie française). »

L’auteur d’Au Plaisir de Dieu avait vu juste. Incontestablement l’œuvre de Michel Mohrt est marquée par son enfance bretonne : « J’ai passé toute mon enfance au bord de la mer, soumis à ses caprices, à l’horaire des marées, au régime des vents. Très tôt, je me suis émerveillé que la langue bretonne n’ait qu’un seul mot : “glas”, pour désigner le bleu et le vert, couleurs de la mer… » (La maison du père 1979). Très attaché à son pays natal, il séjournera très souvent dans sa maison de Locquirec, dans la baie de Lannion.

Du Répit (Albin Michel 1945) jusqu’à Jessica ou l’amour affranchi (Gallimard 2002), en passant par La prison maritime (Gallimard 1961) pour lequel il reçut le Grand Prix du roman de l’Académie française en 1962 – « un livre étonnant, avec un côté adolescent, bourré de force, de camaraderie et d’aventure » (Erik Orsena in Le Télégramme) – Michel Mohrt aura créé une superbe œuvre romanesque. Sous sa plume, à la fois élégante et classique, des aventures de guerriers et de marins, pleines de sel et d’embruns, prennent vie pour le plus grand bonheur de ses lecteurs.

Conscient des problèmes de l’époque, lui qui confiait, dans un entretien accordé en 2004 à la revue Réfléchir & Agir « ne penser que du mal du monde moderne »,  n’hésitait pas à déclarer à propos de la question de l’immigration : « Malheureusement j’ai bien peur qu’il ne soit trop tard. On s’est battu à Poitiers et l’Espagne a retrouvé sa terre après la Reconquista. Mais là, nous vivons une autre conquête de manière pacifique.» Lucide et désabusé.

 

CV anonyme : le fiasco confirmé par un rapport officiel

CV anonyme : le fiasco confirmé par un rapport officiel

19/08/11 – 14h15
PARIS (NOVOpress)
– Le CV anonyme, gadget démagogique destiné prétendument à lutter contre de supposées « discriminations » à l’embauche, est aujourd’hui lourdement épinglé dans un rapport remis par le pôle Emploi et validé par Yazid Sabeg, le commissaire à la Diversité et à l’Egalité des chances, pourtant originellement favorable à cette mesure.

Le bilan réalisé par le Pôle Emploi est tellement accablant que le CV anonyme ne devrait pas être rendu obligatoire, contrairement à ce que prévoit une loi de 2006.

Pôle Emploi a en effet expérimenté le CV anonyme auprès de 1 000 entreprises de 50 salariés ou plus dans huit départements (Nord, Bas-Rhin, Seine-Saint-Denis, Paris, Hauts-de-Seine, Loire-Atlantique, Rhône, Bouches-du-Rhône) entre novembre 2009 et novembre 2010. L’étude portait sur des recrutements en CDI ou en CDD d’au moins trois mois

Si l’enquête affirme que « le CV anonyme agit contre la tendance des recruteurs à privilégier des candidats du même genre qu’eux », elle conclut « qu’il n’a pas d’effet détectable sur les chances d’accès à l’emploi » et son impact sur la réduction des discriminations est « en moyenne neutre ou négatif ».

Cerise sur le gâteau, selon l’organisme public, les candidats issus de l’immigration et/ou résidents de Zone urbaine sensible (ZUS) ou bénéficiares de Contrat urbain de cohésion sociale (CUCS) seraient même plus lésés par le CV anonyme que lorsqu’ils donnent ouvertement leur état-civil.

Des voitures brûlent à Berlin pour la quatrième nuit consécutive

Des voitures brûlent à Berlin pour la quatrième nuit consécutive

19/08/2011 12h45
BERLIN (NOVOpress) – Lorsque l’on songe à des voitures incendiées, l’on pense facilement aux banlieues françaises et plus récemment à l’Angleterre. Or, le même phénomène touche la capitale fédérale allemande, Berlin. C’est même la quatrième nuit consécutive d’incendies de véhicules.

Pour la police et les autorités politiques, ces actes n’ont rien de politique mais ne seraient que du vandalisme. Une récompense de 5 000 euros est offerte à toute personne aidant à la résolution de ces crimes.

La chancelière Angela Merkel a condamné ces incendies de voitures et a appelé à un renforcement de la présence policière dans les lieux publics.

Ces actes ont lieu à un mois des élections municipale et régionale à Berlin. La coalition SPD (sociaux-démocrates) et Die Linke (ex-SPD et ex-communistes de RDA) qui gère la ville est accusée d’avoir bradé la sécurité, suite à des réductions de dépense publique.

Cette fois-ci, les incendies touchent les petites classes moyennes (commerçants, employés, etc.) dans des quartiers peu fortunés. D’où le sentiment que ces incendies n’ont rien de politique.

À chaque 1er mai, en effet, Berlin connaît des actes de violence commis par l’extrême gauche, dont des incendies de véhicule. Et en 2009, cette même extrême gauche, à travers le mouvement des Black Blocs, avait été accusée d’avoir incendié des véhicules de luxe, en réaction contre la boboïsation de la partie orientale de Berlin.

Famine dans la Corne de l’Afrique : guerres civiles et spéculation responsables

Famine dans la Corne de l’Afrique : guerres civiles et spéculation responsables

19/08/11 – 11h15
PARIS (NOVOpress)
– Selon l’analyse de plusieurs spécialistes, notamment des économistes de la Banque mondiale, la famine qui affecte des millions de personnes dans la région de la Corne de l’Afrique n’est pas une fatalité liée au climat ou à la géographie mais bien « l’œuvre des hommes ».

Selon eux, les principales responsabilités incomberaient aux conflits civils et à la spéculation qui engendre des prix artificiellement élevés pour la nourriture.

« Cette crise est l’œuvre des hommes, a ainsi indiqué Wolfang Gengler, économiste à la Banque mondiale. Les sécheresses ont certes eu lieu encore et encore, mais il faut de très mauvaises politiques pour que cela conduise à une famine ».

Près de 12,4 millions de personnes dans la Corne de l’Afrique – dont la Somalie, le Kenya, l’Ethiopie et Djibouti – sont affectées par une famine de grande ampleur qui a déjà coûté la vie à plusieurs dizaines de milliers de personnes.

Yves-Marie Adeline présente son dernier ouvrage “1914, une tragédie européenne” [vidéo]

1914, une tragédie européenne, par Yves-Marie Adeline

[box class= “info”]Source : relapolitik.tv[/box]

Yves-Marie Adeline présente son dernier ouvrage “1914 Une tragédie européenne”, paru chez Ellipses en mars 2011. Première partie.

Pour son éditeur, “ce livre raconte le déclenchement de la Grande Guerre de 1914 comme une tragédie, au sens que lui donnaient les Grecs anciens : dès le commencement de l’histoire, toutes les conditions sont réunies pour que les événements tournent au pire. Il n’y a donc rien à faire pour l’éviter. D’autant qu’aux tensions habituelles va s’ajouter un engrenage technique imprévu qui emporte tous les acteurs vers la catastrophe.”

Yves-Marie Adeline, docteur de l’Université de Paris I, auteur d’une vingtaine d’ouvrages philosophiques ou littéraires, a publié chez Ellipses une monumentale “Historie mondiale des idées politiques”, une “Pensée antique” et une “Pensée médiévale”.


1914 – Une tragédie européenne, par Yves-Marie… par realpolitiktv

Dette grecque : les compagnies d’assurances s’en sortent bien

Dette grecque : les compagnies d'assurances s'en sortent bien

18/08/2011  17h30
PARIS (NOVOpress ) –
Les compagnies d’assurances sont également exposées à la dette souveraine grecque. Il était en effet tentant de se goinfrer avec les obligations émises par l’État grec lorsque les taux s’avéraient très rémunérateurs ; par exemple près de 18% le lundi 18 juilllet 2011 pour les obligations à 10 ans.

Ces établissements investissaient donc dans les titres de la Grèce et des autres pays malades (Portugal, Irlande, Espagne, Italie)  parce que ces États procuraient un rendement supérieur aux emprunts d’Etat français (3,34% le lundi 18 juillet 2011 pour les obligations à 10 ans) ou allemands. D’autant plus que, pendant longtemps, la dette grecque a bénéficié d’une bonne note – A+ jusqu’en 2003 – de la part des agences. Mais en 2004 le vent tourne et la note de la Grèce est régulièrement dégradée pour tomber à CCC en juin 2011, ce qui explique la montée des taux.

L’exposition nette à la Grèce de Groupama est de 540 millions d’euros ; sa participation au nouveau plan de soutien lui a valu de passer une provision de 88 millions d’euros, en appliquant une dépréciation de 21% sur les titres arrivant à maturité en 2020 et avant. Malgré cela l’assureur mutualiste réalise un bénéfice net de 147 millions d’euros au premier semestre 2011 soit une hausse de 16% par rapport à 2010.

CNP assurances a absorbé également une dépréciation de 21% sur la valeur de ses titres  d’Etat grecs.  Coût : 353 millions d’euros ; le groupe a pioché dans ses réserves pour éponger la facture. Donc pas d’effet sur le résultat net. Chez Axa, le montant de l’exposition à la dette grecque est estimé à 1,1 milliard d’euros, représentant moins de 0,3% des actifs placés. Axa termine en fanfare ce premier trimestre, avec un bénéfice net plus que quadruplé, à 3,99 milliards d’euros.

Comme les banquiers, les assureurs peuvent remercier les gouvernements de la zone euro d’appliquer une décote de 21% à des titres qui, à la veille du 21 juillet, s’échangeaient sur le marché de la revente, dit « secondaire », avec une diminution de 50% sur le prix initial. Une générosité pareille mériterait de bénéficier d’un sérieux renvoi d’ascenseur en 2012, année électorale comme chacun sait.

Suisse : la hausse vertigineuse du franc érode la compétitivité helvétique

Suisse : la hausse vertigineuse du franc érode la compétitivité helvétique

18/08/2001 16h00
BERNE (NOVOpress) – La crise de la dette souveraine dans certains pays de la zone euro et le manque de volonté politique des grands pays européens aggravent le manque de rationalité de nombre d’acteurs du marché des changes qui cherchent dans des monnaies comme le franc suisse un hypothétique refuge.

Les conséquences pour l’économie d’un petit pays comme la Suisse sont considérables. Certes, le prix de l’immobilier dans les régions frontalières françaises en euros tombe en flèche et les touristes suisses font des affaires en or à New York, Londres ou Paris. Mais il faut qu’ils en profitent vite, parce qu’ils risquent de perdre leur travail en rentrant au pays si leur emploi est lié à une activité exportatrice.

En un an, le franc suisse s’est apprécié de 14 % par rapport à l’euro et de 32 % à l’égard du dollar. Pas de quoi se réjouir du côté des fabricants de coucous et de chocolat au lait.

Le rôle de la Suisse comme centre international d’affaires est aussi en péril. Selon une étude de l’UBS, les coûts salariaux à Zurich représentent 144 % de ce qu’ils sont à New York et les grandes sociétés internationales envisagent de réduire le nombre d’expatriés en Suisse au profit de Paris, Londres ou Frankfurt.

Les détails révélés par l’enquête « Prix et Salaires » de l’Union des banques suisses qui compare les prix et salaires dans 73 villes du monde pour 122 biens et services, devraient inciter les responsables suisses à la réflexion.

Cette étude répond à des questions comme : combien paie-t-on un trois pièces à Paris, à Chicago ou à Nairobi ? Combien coûtent les transports en commun à Jakarta, à Londres ou à Montréal ? Ou encore combien gagne un chef de service à Zurich, à Buenos Aires ou à Sydney ?

Nous apprenons ainsi que les villes les plus chères au monde sont Oslo, Zurich et Genève. Ces villes sont suivies de Copenhague, Stockholm et Tokyo. À l’opposé, les prix du panier sélectionné, qui contient 122 biens et services, sont particulièrement bas à Bombay, Manille et Delhi.

Les villes américaines étudiées présentent actuellement un niveau de prix inférieur aux années précédentes. Les économistes d’UBS justifient en grande partie ce recul par la dépréciation du dollar US face aux autres monnaies. À l’inverse, Caracas, la capitale du Venezuela, continue à souffrir d’une inflation élevée. Conjuguée à sa monnaie indexée sur le dollar américain, cette inflation a entraîné une hausse des prix qui se répercute en conséquence sur la place de Caracas dans le classement. Une nouvelle dévaluation de la monnaie vénézuélienne provoquerait un recul de la position de cette ville.

Qui en profite le plus ? Les salariés de Zurich, Sydney et Luxembourg profitent du plus fort pouvoir d’achat, d’après leur salaire horaire net. Parmi les marchés émergents étudiés, qui évoluent à un niveau comparable, Doha et Shanghai affichent une croissance rapide du produit intérieur brut, améliorant leur position au classement.

Vous trouverez l’étude UBS « Prix et salaires » 2009, ainsi que les mises à jour 2010 et 2011, en cliquant sur le lien suivant : www.ubs.com/prixetsalaires.

Les Européens de plus en plus inquiets face à l’immigration

Les Européens de plus en plus inquiets face à l’immigration

18/08/2011 – 14h30
PARIS (NOVOpress) — « Les inquiétudes européennes face à l’immigration musulmane se banalisent ». Sur le site du Hudson Institute, le politologue Soeren Kern résume ainsi les résultats d’une série d’enquêtes d’opinion effectuées ces derniers mois. « Ensemble, elles fournissent de fortes preuves empiriques que le scepticisme au sujet de l’immigration musulmane n’est pas limité à une frange politique “de droite”, comme l’affirment souvent les tenants du multiculturalisme. Des électeurs ordinaires à travers tout le champ politique expriment désormais leurs inquiétudes face au rôle de l’Islam en Europe ».

La dernière enquête en date est celle de l’institut Ipsos de Londres, publiée le 4 août dernier. Intitulée « Vues globales sur l’immigration », elle a été menée dans une vingtaine de pays dont neuf pays européens, l’Allemagne, la Belgique, l’Espagne, la France, la Grande-Bretagne, la Hongrie, l’Italie, la Pologne et la Suède, du 15 juin au 28 juin. Elle est donc antérieure à la fois au drame norvégien et aux dernières émeutes de Londres.

Interrogés par l’Ipsos, plus de 56% des Européens jugent qu’« il y a trop d’immigrés dans leur pays » : 72% des sondés en Belgique, 71% en Grande-Bretagne, 67% en Italie et en Espagne, 53% en Allemagne, 52% en France, 50% en Hongrie, 46% en Suède, et 29% en Pologne.

En réponse à la question « Diriez-vous que l’immigration en général a eu un impact positif ou négatif ? », la majorité dans tous les pays européens, sauf la Suède et la Pologne, répond que l’impact a été négatif: Belgique (72%), Grande-Bretagne (64%), Italie (56%), Espagne (55%), France (54%), Allemagne (54%), Hongrie (52%), Suède (37%), Pologne (32%). Au total, seul 17,5% des Européens disent que l’immigration a été positive.

Peu auparavant, le 21 juillet, le Pew Research Center de Washington a publié un rapport intitulé « Les tensions entre musulmans et occidentaux persistent », où sont synthétisés les résultats de 29 000 entretiens dans 23 pays du monde. Dans tous les pays d’Europe, une majorité absolue considère que les musulmans veulent rester à part dans la société plutôt que d’adopter les usages nationaux : le pourcentage est particulièrement élevé en Allemagne (72%), Espagne (69%), Russie (66%), moins en France (54%) et en Grande-Bretagne (52%). Une série de sondages plus limités dans différents pays vont tout à fait dans le même sens.

Soeren Kern
Soeren Kern

Le Hudson Institute est un think tank néo-conservateur, très pro-israélien, et Soeren Kern est de la même tendance. On n’adoptera donc pas forcément les conclusions que celui-ci tire des données qu’il a très utilement réunies. En premier lieu, Kern identifie sans plus immigration et Islam, comme si tous les problèmes posés par l’immigration se réduisaient à la question de l’Islam. Dans les dernières émeutes anglaises, pourtant, le facteur ethnique a pesé plus lourd que le facteur religieux.

Surtout, Kern va un peu vite en besogne quand il affirme que l’enquête Ipsos « montre une étroite corrélation entre l’opinion que les habitants de souche d’un pays donné ont de l’immigration et le nombre, ainsi que le niveau d’intégration, des immigrés musulmans dans leur pays. L’enquête découvre que les Belges et les Britanniques ont la vision de l’immigration la plus négative ; ces pays ont aussi des populations musulmanes parmi les moins intégrées d’Europe. L’enquête montre aussi que, parmi les Européens, les Polonais ont les vues les plus positives sur l’immigration et les immigrés; la Pologne se trouve avoir la plus petite population musulmane d’Europe, moins de 0,1% de sa population ».

Comment expliquer, alors, le cas de la France ? Car il y a bien, dans toutes ces enquêtes, une singularité française. Il n’y a que 52% de Français à trouver qu’« il y a trop d’immigrés dans leur pays », contre 72% des Belges, 71% des Britanniques, 67% des Italiens et des Espagnols. Et pourtant !

Les Français sont aussi de très loin les plus nombreux à croire que les musulmans sont prêts à adopter les coutumes du pays qui les accueille: 45% contre 28% des Britanniques, 23% des Allemands et des Espagnols. Et c’est encore en France que l’on trouve, sur cette question, l’écart le plus fort selon le niveau d’études : seuls 42% des titulaires d’un diplôme du supérieur disent que les musulmans veulent rester à part du reste de la société, contre 62% de ceux qui n’ont pas de diplôme du supérieur.

Les Français, en revanche, selon un sondage du Pew Research Center de l’année dernière étaient les plus opposés au voile intégral : 82% étaient pour son interdiction contre 71% des Allemands, 62% des Britanniques et 59% des Espagnols.

Ces résultats pourront sans doute conforter les tenants d’un assimilationnisme républicain et laïc : les Français seraient ainsi très opposés au voile, mais pas si opposés que cela à l’immigration, et presque prêts à croire en la volonté d’intégration des musulmans. Si l’on acceptait cette interprétation, il faudrait alors s’interroger, sans polémique, sur le paradoxe qui veut que la France, le pays d’Europe où l’opposition à l’immigration avait eu sa traduction politique la plus précoce et la plus forte, paraisse aujourd’hui beaucoup plus résignée à l’immigration que la Grande-Bretagne.

Une autre explication est que la police des consciences est plus lourde en France que partout ailleurs et que beaucoup de Français de souche, culpabilisés et terrifiés, n’osent même plus dire qu’il y a trop d’immigrés dans leur pays. Si les titulaires d’un diplôme du supérieur (ce qui va du DEUG de sociologie au doctorat de mathématique pure) sont plus politiquement corrects que les autres, ne serait-ce pas qu’ils ont reçu plus longtemps et mieux écouté la propagande du Système ? L’interdiction du voile islamique, en revanche, est une mesure voulue par le président de la République, votée par les Assemblées, entrée dans la loi : il est encore possible d’avouer qu’on lui est favorable. L’exception française tient-elle vraiment aux Français, ou au despotisme qui pèse sur eux ?