Novopress dans le Libre Journal des Lycéens sur Radio Courtoisie

Novopress dans le Libre Journal des Lycéens sur Radio Courtoisie [audio]

Le Libre Journal des Lycéens du samedi 30 juillet, présenté par Romain Lecap, a été consacré à la chasse et à… Novopress.
L’émission avait été préenregistrée le 27 juillet.

– Dans “La chasse comme dernier refuge du sauvage?” intervenaient : Alexandre Hache, journaliste cynégétique, chasseur à l’arc, Antoine Chenel, journaliste spécialiste des arts de la chasse, et Dominique Venner, historien, directeur de la Nouvelle Revue d’Histoire (NRH).

– En fin d’émission (à partir de 67min38), Arnaud Naudin, rédacteur en chef adjoint de Novopress a présenté notre agence de presse et fait le point sur les nouveautés de sa dernière version.

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Novopress Radio Courtoisie

Polémique autour du ramadan à Auchan : Suite et fin ?

Polémique autour du ramadan à Auchan : Suite et fin ?

30/07/2011 – 18h20
BORDEAUX (INFOBordeaux) – Suite à l’article que nous avons publié, il semblerait qu’il y ait eu quelques changements à Auchan Mériadeck. En effet, de nombreux consommateurs ont appelé pour faire part de leur indignation et signaler à la direction leur désaccord.

Le stand des éditions Albouraq aurait été retiré, et des affichettes « saveurs d’Orient » remplaceraient les pancartes « Halal ». Les livres « Le Saint Coran » ou « Savoir Prier » ne seraient donc plus à la disposition des consommateurs, à l’entrée du rayon charcuterie !

Il faut dire que sur internet la polémique gonflait, des internautes appelant même à se rendre dans la grande surface et pour y « verser quelques articles porcins (saucisson, jambon, etc) ».

Le ramadan est depuis quelques années l’objet d’une très forte promotion médiatique (voir image de la Une de Libération en 2010), au grand dam d’une partie importante des français se sentant totalement étranger à cette pratique culturelle.

Polémique autour du ramadan à Auchan : Suite et fin ?

Les Etats-Unis au bord de la faillite

Les Etats-Unis au bord de la faillite

[box] Les négociations entre les Démocrates et les Républicains sont sur le point d’échouer. Obama a demandé à son ministre des finances d’élaborer un plan B.[/box]

L’administration du président Barack Obama se prépare à un échec des négociations relatives à la politique budgétaire des Etats-Unis. Le ministère des finances a élaboré un plan au cas où aucun accord ne devait être trouvé entre les deux partis d’ici le 2 août, a déclaré le porte-parole d’Obama mercredi à Washington. C’est en tout cas la réponse qu’il a donnée à un journaliste qui lui posait la question de savoir quelles dépenses pouvaient encore être faites après cette date critique, et quelles dépenses seraient suspendues. Carney n’a pas été plus loin dans ses déclarations. Le ministère américain des finances a l’intention de faire connaître dans les prochains jours ce qu’il a l’intention de faire en cas d’échec des négociations sur la question de la dette.

Chaque jour compte

C’est désormais chaque jour qui compte aux Etats-Unis pour échapper à une cessation de paiement de l’Etat. Mais les Démocrates et les Républicains bluffent jusqu’au dernier moment dans le litige concernant le plafond de la dette, et aucun accord n’est encore en vue.

Et une mauvaise nouvelle de plus vient de tomber au beau milieu des négociations sur le plafond de la dette : la croissance économique américaine s’est à nouveau ralentie au début du second semestre selon une estimation de la Banque Fédérale américaine. Le marché du travail est également resté atone, alors que beaucoup de régions avaient recensé des nouveaux recrutements.

Des points importants

Le président Obama a peu de raisons de se réjouir ces derniers temps

En dépit de l’urgence de trouver un accord, les sujets de désaccord persistent. Voici les points importants du conflit sur la dette :

Quand sera-t-on à court d’argent ? Les Etats-Unis avaient dépassé dès la mi-mai la limite légale de 14.300 milliards de dollars. Depuis, on a réussi à louvoyer en recourant à des « mesures spéciales ». Si la limite d’endettement n’est pas relevée d’ici le 2 août, les Etats-Unis ne pourront plus régler toutes les factures. Les versements aux retraités ou aux soldats pourraient connaître des retards, des fonctionnaires pourraient être mis en congé sans solde.

Y a-t-il une date après laquelle rien ne va plus ? Les analystes partent du principe que le ministère américain des finances dispose encore d’un matelas de sécurité qui lui permet de régler ses factures jusqu’à la mi-août. Le 3 août, ce sont environ 23 milliards de dollars qui son dus aux retraités et aux handicapés. Le 15 août est considéré comme une date fatidique. Ce sont 41 milliards de dollars qui sont alors à payer, dont 30 milliards d’intérêts rémunérant les bons du trésor.

La note maximale AAA est en danger ? Si les Etats-Unis devaient ne plus être complètement en mesure de servir leur dette (intérêts et capital), c’en sera fini des meilleures notes des agences de notation. Les Etats-Unis devront payer des intérêts élevés pour l’endettement nouveau. De nombreux fonds de pension devront se débarrasser de leurs titres américains, du fait qu’ils n’ont le droit d’investir que dans des bons du trésor de la meilleure solvabilité.

Colère

L’incapacité des politiciens à trouver une solution rapide a suscité une violente colère du journaliste et activiste Internet Jeff Jarvis. « Hé, bande de connards à Washington. C’est notre pays, notre économie, notre argent », a-t-il éructé sur le service en ligne Twitter. Des dizaines de milliers d’internautes ont commencé à critiquer, sous le mot clé #fuckyouwashington, les Républicains qui refusent des nouveaux impôts pour les riches. Mais les Démocrates aussi se voient reprocher leur incapacité.

[box class=”info”] Source : Le journal quotidien autrichien Kurier.[/box]

Somalie en juillet 2011. Auteur Deudora, licence Creative Commons.

Somalie : merci, mais nous avons déjà amplement donné… Par Bernard Lugan

[box class=”info”]Cliquer sur la carte pour la voir entièrement. Somalie en juillet 2011. Auteur Deudora, licence Creative Commons.[/box]

La Somalie étant encore frappée par une famine, une nouvelle fois les médias déversent des images atroces accompagnées de commentaires dégoulinants de bons sentiments et chargés de reproches culpabilisateurs. Comme si nous, Européens, avions la moindre responsabilité dans ce drame dont les deux principales causes répétitives sont clairement identifiées :

– Une guerre tribale que se livrent des clans historiquement rivaux.

– Une surpopulation suicidaire qui a détruit le fragile équilibre écologique régional. Comment pourrait-il d’ailleurs en être autrement avec un taux de natalité brute de plus de 48% et un indice de fécondité par femme atteignant 6,76 enfants ?

 

Au moment où une intense campagne vise à préparer les esprits à une intervention, il est impératif de donner les clés du problème somalien tant il est vrai que seul le retour à l’histoire permet de tempérer les émois humanitaires :

1) La Somalie est en guerre depuis 1978. Le problème n’y est pas ethnique mais tribal, le grand ensemble ethnique somali qui occupe une vaste partie de la Corne de l’Afrique est en effet divisé en trois grands groupes (Darod, Irir et Saab), subdivisés en tribus, en clans et en sous clans qui se sont toujours opposés. Hier pour des points d’eau et des vols de chameaux, aujourd’hui pour des trafics plus « modernes ».

2) Le 15 octobre 1969, après l’assassinat du président Ali Shermake, le général Siyad Barre prit le pouvoir. C’était un Darod de la tribu Maheran. En 1977, il lança son armée dans l’aventureuse guerre de l’Ogaden. Dans un premier temps, l’armée éthiopienne fut balayée, puis l’offensive somalienne se transforma en déroute. Après cette défaite, les réalités tribales s’imposèrent avec encore plus de force qu’auparavant et le gouvernement ne fut plus désigné que sous l’abréviation MOD, qui signifiait Marehan-Ogadeni-Dhulbahante, à savoir les trois clans associés aux affaires.

3) Une terrible guerre tribale opposa ensuite les Darod entre eux. Finalement, la tribu Hawiyé l’emporta sur celle des Maheran et le 27 janvier 1991 le général Siyad Barre fut renversé.

4) La Somalie subit alors la loi de deux factions antagonistes du CSU (Congrès  somalien unifié), mouvement tribal des Hawiyé, qui éclata sur un critère clanique opposant le clan agbal d’Ali Mahdi Mohamed au clan Habar Gedir dirigé par le « général » Mohamed Farah Aidid. Dans le nord du pays, le 18 mai 1991, le Somaliland, ancien protectorat britannique, se déclara indépendant.

5) La guerre des milices provoqua une atroce famine et l’opinion américaine se mobilisa. En France le docteur Kouchner lança la campagne du « sac de riz pour la Somalie ». Puis, au mois de décembre 1992, un corps expéditionnaire  US débarqua dans une mise en scène théâtrale pour « rendre l’espoir » aux populations somaliennes. L’opération « Restore Hope » avait été déclenchée au nom d’une nouvelle doctrine inventée pour la circonstance, l’ingérence humanitaire, ce colonialisme des bons sentiments. Ce fut un échec cuisant et le 4 mai 1993, l’ONU prit le relais des Etats-Unis en faisant débarquer un corps expéditionnaire de 28.000 hommes. Le 5 juin, 23 Casques Bleus pakistanais furent tués par les miliciens du « général » Aidid et le 12 juin, un commando américain échoua dans une tentative de représailles contre le chef de guerre somalien. Le 3 octobre enfin, 18 soldats américains perdirent la vie dans l’affaire de la « chute du faucon noir ».

6) Au mois de mars 1994, à Nairobi, un accord de réconciliation fut signé entre les deux chefs hawiyé, mais il demeura lettre morte. A partir du mois d’août, l’anarchie fut totale, les hommes d’Ali Mahdi contrôlant le nord de Mogadiscio et ceux du « général » Aidid le sud. Le 22 août, 7 Casques Bleus indiens furent tués. Les Américains rembarquèrent alors, abandonnant dans le bourbier somalien le contingent de l’ONU composé de soldats pakistanais et bengalais. Le 28 février 1995, il fallut un nouveau débarquement baptisé opération « Bouclier unifié » pour extraire les malheureux devenus otages. L’ONU quittait  la Somalie sur un cuisant échec politique et militaire qui lui avait coûté 136 morts et 423 blessés.

7) Les clans somalis se retrouvèrent  alors entre eux et ils s’affrontèrent de plus belle. Le 1° août 1996, le « général » Aidid, grièvement blessé au combat mourut. Son fils Hussein Aidid lui succéda à la tête de son parti, le CSU/UNS (Congrès somalien unifié/Union nationale somalienne), c’est à dire sa milice tribale composée du noyau dur du sous clan des Saad, lui-même étant une sous division du clan des Habr Gedir de la tribu hawiyé. Dans le sud du pays, les miliciens de Hussein Aidid s’opposèrent aux Rahanwein, ces derniers s’affrontant ensuite en fonction de leur appartenance clanique tandis que dans le nord-est, plusieurs composantes des Darod dirigées par Abdullahi Yussuf Ahmed créaient au mois d’août 1998 une région autonome baptisée  Puntland.

8 ) En 2004, après d’interminables discussions entre les factions claniques, un accord  de partage du pouvoir fut trouvé, mais le Gouvernement Fédéral de Transition, incapable de s’installer en Somalie fut contraint de « gouverner » depuis le Kenya.

9) Puis un nouveau mouvement fit son apparition sur la scène somalienne, les Tribunaux islamiques dont les milices, les Shababs (Jeunes) menacèrent de prendre Mogadiscio. Au mois de décembre 2006, pour les en empêcher, l’armée éthiopienne entra en Somalie sans mandat international, mais encouragée par les Etats-Unis.

10) Par le vote de la Résolution 1744 en date du 21 février 2007, le Conseil de sécurité de l’ONU autorisa ensuite le déploiement d’une mission de l’Union Africaine, l’AMISOM. L’UA avait prévu qu’elle serait composée de 8000 hommes, or les pays volontaires ne se bousculèrent pas.

 

Depuis, à l’exception du Somaliland et dans une mesure moindre du Puntland, les islamistes contrôlent  la majeure partie du pays. Or, pour eux, la famine est une véritable aubaine car :

– Elle va leur permettre d’être reconnus par la « communauté  internationale » qui devra traiter avec eux pour l’acheminement de l’aide alimentaire.

– Elle va leur permettre d’achever la prise de contrôle du pays.

– Elle va leur permettre de tirer de juteux profits des détournements de cette aide, comme cela avait été le cas lors de la grande famine d’Ethiopie dans les années 1984-1985.

 

La conclusion de cette mise au point est donc claire : nous n’avons rien à faire dans cette galère. A moins, naturellement, de vouloir verser dans le « tonneau des Danaïdes » somalien une aide qui serait pourtant tellement utile à nos SDF et à toutes ces familles françaises qui ne mangent plus à leur faim.

Enfin, mes pensées vont à cet officier français -et à sa famille-, prisonnier des milices somaliennes depuis deux longues années et dont le sort n’émeut pas particulièrement l’opinion. Mais il est vrai qu’il n’a pas la chance d’appartenir à la corporation journalistique…

Bernard Lugan, 29 juillet 2011

[box class=”info”] Source : Le blog de Bernard Lugan. [/box]

Bernard Lugan publie la revue l’Afrique Réelle envoyée par PDF sur abonnement le 15 de chaque mois :
http://www.bernard-lugan.com
http://afriquereelle.blogspot.com

Pierre Rabhi : Pour une insurrection des consciences©Medef

Pierre Rabhi : Pour une insurrection des consciences

[box class=”info”]Source : Le Blog de Pierre Rabhi[/box]

Agriculteur, écrivain et penseur français d’origine algérienne, Pierre Rabhi est un des pionniers de l’agriculture biologique et l’inventeur du concept “Oasis en tous lieux”. Il défend un mode de société plus respectueux des hommes et de la terre et soutient le développement de pratiques agricoles accessibles à tous et notamment aux plus démunis, tout en préservant les patrimoines nourriciers. Depuis 1981, il transmet son savoir-faire dans les pays arides d’Afrique, en France et en Europe, cherchant à redonner leur autonomie alimentaire aux populations. Il est aujourd’hui reconnu expert international pour la sécurité alimentaire et a participé à l’élaboration de la Convention des Nations Unies pour la lutte contre la désertification. Il est l’initiateur du Mouvement pour la Terre et l’Humanisme. Il est l’auteur de nombreux ouvrages dont Paroles de Terre, du Sahara aux Cévennes, Conscience et Environnement ou Graines de Possibles, ce dernierco-signé avec Nicolas Hulot.

Auteur, philosophe et conférencier, il appelle à “l’insurrection des consciences” pour fédérer ce que l’humanité a de meilleur et cesser de faire de notre planète-paradis un enfer de souffrances et de destructions. Devant l’échec de la condition générale de l’humanité et les dommages considérables infligés à la Nature, il nous invite à sortir du mythe de la croissance indéfinie, à réaliser l’importance vitale de notre terre nourricière et à inaugurer une nouvelle éthique de vie vers une “sobriété heureuse”.

“De ses propres mains, Pierre Rabhi a transmis la Vie au sable du désert… Cet homme très simplement saint, d’un esprit net et clair, dont la beauté poétique du langage révèle une ardente passion, a fécondé des terres poussiéreuses avec sa sueur, par un travail qui rétablit la chaîne de vie que nous interrompons continuellement”, selon Yehudi Menuhin.

 

Massacre en Norvège : les journalistes français se prennent pour des procureurs

Massacre en Norvège : les journalistes français se prennent pour des procureurs

30/07/2011 12h15
Paris (NOVopress) – Vous êtes “de souche”, blond, aux yeux bleus, vous avez le profil du gendre idéal, qui ne se fait pas remarquer ? Méfiez-vous, vous avez le profil d’un tueur en série, capable de massacrer seul des dizaines de personnes. Vous pensez que ces raccourcis grotesques ne peuvent être utilisés par des journalistes pour expliquer le massacre commis par Anders Behring Breivik. Détrompez-vous, ce sont des éléments avancés par le Figaro pour décrire le tueur norvégien. Ici et . Preuve manifeste d’une essentialisation du crime. Alors que ces mêmes journalistes ne cessent de proclamer qu’il ne faut pas établir de corrélation entre immigration et insécurité… À croire que certains sont plus criminels que d’autres.

Autre preuve flagrante d’un mauvais travail de police réalisé par les journalistes français, la volonté de montrer qu’Anders Behring Breivik était un militant néo-nazi. Bien entendu, pour établir un syllogisme fallacieux et des amalgames honteux entre néo-nazisme et critique de l’islamisation de l’Europe. Nous ne reviendrons pas sur les éléments apportés sur Novopress quant au fait qu’Anders Behring Breivik était partisan d’Israël et hostile au nazisme, un peu bizarre donc pour un néo-nazi. Non, comme pour le site droite(s) extrême(s), Anders Behring Breivik, tel un “loup solitaire”, se serait inspiré du livre manifeste de suprématistes blancs américains : les Carnets de Turner. Or, d’une part, rien, dans son manifeste, Anders Behring Breivik ne montre qu’il est suprématiste. Mais surtout, comme l’ont révélé plusieurs articles de la presse… étrangère, Anders Behring Breivik a plutôt repris de larges extraits du terroriste anti-techniciste Ted Kaczynski, alias Unabomber. Donc, rien de néo-nazi. Mais peut-on demander de l’objectivité à des journalistes auxilliaires de basse police ?

Et à ces opérations de basse polices s’ajoute bien entendu une chasse aux sorcières dont les derniers exemples les plus caricaturaux en date sont François Munier qui affirme : “En ce sens, il est grand temps que le gouvernement français réagisse plus vigoureusement contre les discours développés par les groupes d’extrême droite sur la Toile. Il est grand temps que le gouvernement prenne conscience des dangers que comporte le discours islamophobe et qu’il interdise des meetings semblables aux Assises contre l’islamisation de l’Europe tenues à Paris en décembre dernier.” Ou Patrick Lozés, tout aussi ridicule, qui ose prétendre : “Ils sont bien nombreux, ces propagateurs de haine, ces apprentis-sorciers promoteurs d’apéros racistes qui font mine de ne pas voir le feu qu’ils allument. Désormais, nous ne pourrons plus dire ‘je ne savais pas’”.

Une photo libre de droits que Reuters crédite

Une photo libre de droits que Reuters crédite

À noter que certaines agences de presse ne manquent pas de culot, vu qu’elles ont osé établir des droits sur des photos d’Anders Berhing Breivik. Photos disponibles gratuitement sur son manifeste disponible en ligne et que Novopress avait proposé à ses lecteurs… La preuve en images ci-contre et ci-dessous.

Une photo libre de droits que l'AFP crédite

Une photo libre de droits que l'AFP crédite

La répartition de la manne des J.O. 2012 ne satisfait pas les Gallois

La répartition de la manne des J.O. 2012 ne satisfait pas les Gallois

30/07/2011  10h30
CARDIFF (NOVOpress Breizh)
– Les Jeux Olympiques 2012 profiteront très peu au Pays de Galles. Le Plaid Cymru, qui réclamait la transparence depuis des années, vient de dénoncer la mauvaise répartition des budgets, qui bénéficient principalement aux entreprises de Londres et du Sud-est de l’Angleterre.

À ce jour, les dépenses réalisées pour l’organisation des Jeux Olympiques de Londres atteignent 9 milliards de livres (près de 10,3 milliards d’euros). Mais cette somme a très peu profité aux entreprises galloises.

Hywel Williams, parlementaire du Plaid Cymru, s’est penché sur la répartition des budgets. Il a découvert qu’ils étaient allés dans leur immense majorité à des entreprises de Londres et du Sud-est de l’Angleterre. Les chiffres exacts ne sont pas connus : l’Olympics Delivery Authority, organisme public chargé de la préparation des Jeux, refuse de publier toute information sur la répartition des contrats de deuxième et troisième rang.

Le porte-parole du maire de Londres a récemment jeté de l’huile sur le feu en déclarant au micro d’une radio galloise que cette situation était due aux Gallois eux-mêmes, qui se préoccupaient de la question trop tard, une fois tous les contrats attribués. En réalité, le Plaid Cymru s’en est inquiété depuis l’attribution des Jeux à Londres en 2005, sans jamais être écouté.

Le mécontentement des Gallois est en outre aggravé par l’affectation d’une part disproportionnée des fonds provenant de la loterie à la rénovation des quartiers Est de Londres à l’occasion des Jeux. Et aussi par une mesure qui agace l’ensemble du Royaume-Uni : sur l’enveloppe de billets à prix réduits destinés aux scolaires, 125 000 sont réservés aux jeunes Londoniens… et 50 000 au reste du pays.

Les nouveaux murs : Israël veut bétonner sa frontière avec la Syrie

Les nouveaux murs : Israël veut bétonner sa frontière avec la Syrie

30/07/11 09h00
PARIS (NOVOpress)
– Israël pousse actuellement activement les travaux de construction d’un mur doublant sa frontière avec la Syrie. Ce nouveau mur construit par l’Etat hébreu est situé sur le plateau du Golan, territoire conquis face aux Syriens en 1967 et annexé “officiellement” en 1981.

Pour le moment seuls 8 kilomètres sont finalisés, mais le mur devrait courir au final 120 kilomètres afin de “bétonner” hermétiquement la frontière.

Les autorités israéliennes ont invoqué des récents incidents survenus à la frontière pour justifier cette construction. En effet, le 5 juin dernier, une manifestation syrienne avait été dispersé da le sang par l’armée Israélienne. Bilan : 23 manifestants tués et 350 blessés.

“Nous n’autorisons pas d’intrusion sur notre territoire”, avait alors déclaré le colonel Shukroon, “chef de la barrière de sécurité” du plateau du Golan. “C‘est notre devoir en tant qu’armée et notre droit en tant qu’Etat de défendre nos frontière et de ne pas autoriser quiconque à pénétrer en Israël.”

La construction du nouveau mur devrait donc permettre un contrôle encore plus resserré de cette frontière pourtant non reconnue par l’ONU, le Conseil de sécurité ayant même condamné solennellement l’annexion israélienne de 1981.

"Le Monde du silence" revisité

“Le Monde du silence” revisité [vidéo]

En 2004, la mer Rouge accueille les plongeurs de l’Équipe Cousteau, 50 ans après les images révolutionnaires du film “Le Monde du Silence”, de Jacques-Yves Cousteau et de Louis Malle.

Grâce aux aventuriers de la Calypso qui pendant deux années explorèrent les fonds sous-marins de la Méditerranée à l’océan Indien, un public émerveillé découvrait à la fois la beauté du spectacle insoupçonné de la vie sous-marine et le sentiment que cette extraordinaire richesse de la nature devait être protégée. Aujourd’hui, l’Equipe Cousteau à bord du navire Alcyone revisite les lieux explorés par le commandant Cousteau.

Trust médiatique : TF1 prend le contrôle de Metro

Trust médiatique : TF1 prend le contrôle de “Metro”

29/07/11  21h00
PARIS (NOVOpress)
– Le groupe de médias français TF1 (appartenant à Bouygues) a annoncé qu’il contrôlait désormais en totalité le journal gratuit Metro France, grâce à l’acquisition des 65,7% du capital du quotidien qui n’appartenaient pas encore à TF1.

“Après avis favorable des instances représentatives du personnel concernées, le groupe TF1 annonce avoir finalisé ce jour l’acquisition des 65,7% du capital de Metro France détenus par Metro International, ce qui porte à 100% la participation de TF1”, a indiqué le groupe dans un communiqué.

Cette nouvelle concentration médiatique est loin d’être négligeable, car Metro, premier journal gratuit distribué en France en 2002, est aujourd’hui le 2ème journal d’information du pays avec plus de 2,4 millions de lecteurs quotidiens et une diffusion moyenne de 760 000 exemplaires dans les 15 plus grandes villes de France.

Pas forcément une très bonne nouvelle pour la pluralité et la liberté de l’information en France…

Report des incarcérations dans la juridiction de Dunkerque

Report des incarcérations dans la juridiction de Dunkerque

29/07/2011 19h15
DUNKERQUE (NOVOpress) – La situation des prisons françaises est plus que préoccupante comme en témoigne l’actualité du principal établissement pénitentiaire de la région de Dunkerque (Nord). Le procureur de la République de Dunkerque a décidé de reporter l’incarcération des personnes condamnées à une peine de prison, excepté pour les délits les plus graves. En cause, la surpopulation carcérale est pointée du doigt. Le procureur indique que “sur Dunkerque, on doit être à 150 personnes détenues pour 100 places. Quand vous faites coucher des gens sur des matelas, vous vous heurtez aux obligations liées au respect de la vie humaine, aux problèmes d’hygiène, au risque de violences (entre détenus) et à des difficultés de relations avec les fonctionnaires pénitentiaires”.

Les mises sous écrous ont été suspendues suite à “une lettre d’instructions urgente” datée du 25 juillet, suspension courant jusqu’au 5 septembre, pour cause de “surencombrement de la maison d’arrêt de Dunkerque [photo ci-dessus] et des autres établissements pénitentiaires” de la juridiction d’appel. Un recours qui ne s’applique qu’aux peines de prison effectivement prononcées mais ne concerne pas certaines peines courtes non aménageables, des condamnations pour des faits de nature sexuelle ou encore traitant de violences commis en récidive.

Le procureur Philippe Muller assure néanmoins qu’il “ne s’agit pas d’effacer, mais de différer la mise à exécution”. Une décision qui s’oppose à la “volonté” d’accélérer l’exécution des peines voulue par le ministre de la Justice Michel Mercier, dans le cadre de contrats d’objectif avec 14 juridictions affectés par un retard alarmant.

L’administration pénitentiaire recense 64 726 personnes occupant les prisons françaises pour 56 081 places. Mais surtout, les prisons françaises se distinguent par un taux de surpopulation pénale de 115 % actuellement.

Il faut noter également que de nombreuses personnes peuplant les geôles françaises possèdent la double nationalité…

Cruiser OCR : un insecticide dangereux pour les abeilles autorisé

Cruiser OSR : un insecticide dangereux pour les abeilles autorisé ?

29/07/11 – 17h30
PARIS (NOVOpress)
– C’est une nouvelle victoire pour le lobby agrochimique et une nouvelle défaite pour l’environnement. Après avoir été autorisé en enrobage de semences sur le maïs, le Cruiser OSR, cet insecticide dangereux pour les abeilles, vient d’être autorisé sur le colza, une plante très attractive pour les pollinisateurs.

Une autorisation qui suscité la colère de l’organisation écologiste France Nature et Environnement, qui vient de déposer un nouveau recours devant le Conseil d’Etat.

Le Cruiser OSR contient trois substances actives : le thiaméthoxam (un insecticide), le fludioxonil et le métalaxyl-M qui sont tous deux des fongicides.

Or, le thiamétoxam est accusé d’être à l’origine d’une importante surmortalité d’abeilles par les apiculteurs et les associations environnementales.

“Son autorisation sur le colza, plante très visitée par les hyménoptères, est gravissime pour l’avenir du cheptel apicole français”, dénonce donc la fédération environnementaliste

Norvège : conspirationnisme tous azimuts

Norvège : conspirationnisme tous azimuts

29/07/2011 16h00
OSLO (NOVOpress) – La lecture du long manifeste publié sur internet par Anders Behring, l’auteur de la tuerie d’Utøya et de l’attentat d’Oslo, est une occasion rêvée pour que se déchaînent les conspirationnistes de tout poil.

Comme il fallait s’attendre, les organisations de gauche ont sauté sur l’occasion pour s’en prendre à leurs adversaires en les accusant d’avoir inspiré le tueur. Ainsi, en France le MRAP fustige le Front national ou la Droite populaire; au Royaume-Uni, l’English Defense League est la cible de délateurs professionnels comme ceux de Searchlight ou des commentateurs bobos du Guardian.

La polémique autour des sources d’Anders Behring est aussi une occasion rêvée pour clouer au pilori des personnalités qui critiquent le multiculturalisme et l’islamophilie. Alain Finkielkraut, qui ne fait l’objet que d’une seule courte citation dans les 1500 pages du pensum du terroriste, est mis en cause par des demi-soldes de la pensée conforme qui trouvent ici une occasion rêvée de régler des comptes avec un redoutable bretteur intellectuel.

Si la mobilisation de la gauche xénophile contre tous ceux qu’elle n’aime pas, des partis populistes aux bloggeurs hétérodoxes, en passant par les intellectuels non conformes, était attendue, on observe aussi une explosion de théories, toutes plus bizarres les unes que les autres, de la part des conspirationnistes venus de tous horizons.

À titre d’exemple, les attentats d’Oslo et d’Utøya sont du pain béni pour les islamistes qui fourmillent sur la toile. Ainsi, un site proche des mouvements tchétchènes n’a pas tardé à publier que la bande-son de la vidéo diffusée par Anders Behring contient une mélodie de Helene Bøksle, une chanteuse norvégienne qu’ils qualifient de “juive”, tout comme ils affirment que la famille maternelle du terroriste fait partie de la communauté juive norvégienne. Des affirmations fallacieuses, motivées par un antisémitisme délirant cherchant à impliquer la communauté juive dans ce massacre.

Max Manus, résistant norvégien, un modèle pour Anders Berhing

Max Manus, résistant norvégien, un modèle pour Anders Berhing

Avec l’obsession de mouiller Israël dans l’attentat, les islamistes ont décortiqué à leur tour l’interminable texte mis en ligne par Anders Behring. Ils parviennent à des conclusions qui sont loin de recouper celles des mouvements de gauche. Selon leur analyse, Anders Behring n’est pas un représentant typique de l’extrême droite comme le prétendent les socialistes d’Oslo à Paris. Le terroriste chercherait ses modèles plutôt dans des figures emblématiques de la lutte contre le nazisme, comme Winston Churchill ou le grand résistant norvégien Max Manus. Comme le soulignent les islamistes, Anders Behring se considère comme un farouche anti-raciste, un ardent défenseur du libéralisme économique et d’Israël. C’est la présence de musulmans en Norvège qui le perturbait et non pas celle de personnes d’origine étrangère en soi.

Dépassant le cadre de l’analyse de textes, les islamistes proches des mouvements tchétchènes n’hésitent pas à avancer l’hypothèse que la visite effectuée par Anders Behring au Bélarus, en principe pour étudier les conséquences des radiations dans la région de Tchernobyl, cache en réalité un séjour d’entraînement dans un camp pour mercenaires étrangers qu’organiserait le pouvoir russe. Rien de moins !

Selon ces islamistes, qui sont bien placés pour connaître ces questions, le meilleur moyen d’entrer en Russie sans laisser de traces est de passer par le Belarus, car il n’existe pas de contrôle aux frontières entre ces deux pays.

À l’appui de cette théorie folle, les islamistes n’avancent qu’un argument bien fragile : l’appui apporté par Anders Behring dans son manifeste au régime politique à la russe, où la démocratie est “tempérée” par le rôle dirigeant d’une élite éclairée sous la houlette de Poutine, “un chef résolu qui mérite le respect”.

Les islamistes tchétchènes se moquent de la rigueur de leur analyse ou de la solidité des preuves qu’ils avancent. La seule chose qui les intéresse c’est de trouver un semblant d’argumentation qui aille dans le sens de leur délire antisémite et de leur obsession anti-russe. Ils savent bien que les amis de leur cause sont prêts à avaler n’importe quel bobard. La crédulité humaine est sans limites.

Cet exemple de délire conspirationniste islamiste appliqué au cas tragique des attentats perpétrés par Anders Behring trouve son pendant chez les obsédés de la CIA ou du Mossad. Nous n’avons encore rien vu, le pire reste à venir.

Le réseau social Facebook est-il “transophobe” ?

Le réseau social Facebook est-il “transophobe” ?

Transexuel en quête d'identité ?

Transexuel en quête d'identité ?

29/07/11 – 14h00
PARIS (NOVOpress)
– La question peut paraître burlesque, pour ne pas dire largement grotesque, mais elle est pourtant très sérieusement posée par des associations activistes de “transgenres” qui reprochent au réseau social Facebook de n’offrir aux utilisateurs que la possibilité de définir son “genre” entre homme ou femme et non de pouvoir cocher les deux cases et encore moins aucune.

Cette atroce discrimination est dénoncée avec virulence par le mouvement LGBT AllOut.org, qui a décidé de lancer une campagne pour protester contre cet état de fait, estimant nécessaire la création d’une autre case, celle du troisième sexe, pour les personnes qui se perçoivent comme étant ni l’un, ni l’autre.

Ainsi, dans une entrevue accordée au quotidien Libération, Prerna Sampat, porte-parole du mouvement et transsexuelle, déclare : “Je préférerais vraiment me désigner comme ‘trans femme’ plus que comme ‘femme’ sur Facebook, puisque je me sens fière de mon identité transsexuelle.”

Une urgence donc, qui ne serait, toujours selon la porte-parole, qu’ “un petit changement pour Facebook mais ferait une très grande différence pour la communauté transsexuelle mondiale”.

Russie : des émigrants fantômes ?©retlaw snellac

Russie : des émigrants fantômes ? [Tribune libre]

[box class=”info”]Tribune libre d’Alexandre Latsa paru dans le cadre d’“Un autre regard sur la Russie” sur RIANOVOSTI, via Polémia[/box]

[box class=”warning”]Alexandre Latsa (photo ci-dessous), 33 ans, est un blogueur français qui vit en Russie. Diplômé en langue slave, il anime le blog DISSONANCE, destiné à donner un “autre regard sur la Russie”. Les citations en russe et les tableaux n’ont pas été reproduits dans cet article mais ils sont consultables dans et à partir de l’article original extrait du site RIANOVOSTI.[/box]

Alexandre Latsa

Alexandre Latsa

Très récemment, une série d’articles est venue rappeler à quel point la Russie était un pays sans avenir. Divers médias francophones, tels que le Figaro, la Tribune de Genève, Le soir, ont commenté les résultats d’un sondage qui expliquait “qu’un cinquième des Russes (22%) souhaiterait émigrer de Russie” et que “selon les chiffres officiels, cités par Vedomosti, en trois ans, environ 1,2 million de personnes ont quitté la Russie”. Ces résultats “illustreraient une nouvelle vague d’émigration, et mettent à mal les mots d’ordre patriotiques et les projets ambitieux du Kremlin”, écrit encore Europe1.

La naissance d’un mythe

Le chiffre de 1.250.000 de Russes qui seraient partis depuis 3 ans viendrait d’une discussion en date du 15.01.2011 retransmise à la radio d’opposition Echo de Moscou entre Sergueï Stépachine (président de la Cour des comptes) et Michaïl Barshevski. Je rappelle le moment clef de l’échange en russe [dont je donne la] traduction en français :

(citation en russe)

« S.STEPACHIN : J’ai des chiffres précis. 1.250.000 personnes qui travaillent à l’étranger. Et pas les plus mauvais…
M.BARCHEVSKI : Tu veux dire pas des plombiers ?
S.STEPACHIN: Des scientifiques, des spécialistes.
M.BARCHEVSKI : 1.250.000 ?
S.STEPACHIN : 1.250.000. Voilà à peu près combien sont partis depuis 1917. »

1.250.000 de russes travaillent donc à l’étranger. Comment en est-on arrivé à ce que ce chiffre soit repris par la presse francophone comme le nombre de russes ayant soi-disant fui la Russie depuis 3 ans ?

Dans un article du 11 février 2011 de Moskovsksi Komsomolets intitulé “Courons loin du tandem” (« Бегом от тандема ») il est écrit: “la Cour des comptes a officiellement déclaré que durant les dernières années sont partis de Russie 1.250.000 de personnes . La vague d’émigration est à peine moins grande que celle de 1917. Ces données sont confirmées par le directeur du Service Fédéral des Migrations (FMS): 300 à 350.000 Russes partent chaque année travailler à l’étranger.” Combien reviennent, il ne l’a pas dit.

(citation en russe)

En réalité une vérification sur le lien en question des affirmations du directeur du FMS permet de lire la phrase dans son ensemble et non un morceau sorti de son contexte. Voila ce qu’il y est en fait écrit: “Chaque année 300.000 Russes partent de Russie, dont 40.000 pour aller résider définitivement à l’étranger. Ce chiffre était de 70.000 en gros avant la crise, mais il s’est réduit (…). De tous les Russes qui sortent du pays, a peu près 30 à 40.000 quittent le pays pour aller résider définitivement à l’étranger.”

(citation en russe)

Le 29 mai 2011, la revue russe d’opposition Novaya Gazeta, dans un réquisitoire intitulé “La Russie ne plaît plus”, affirme que le pays ne sera pas en état survivre jusqu’à la crise démographique de 2050 en écrivant que le “représentant de la Cour des comptes Serguei Stépachine a affirmé que depuis 2008, 1.250.000 personnes” ont émigré.

(citation en russe)

Le président russe Dmitri Medvedev©RIA Novosti. Mikhail Klementiev

Le président russe Dmitri Medvedev©RIA Novosti. Mikhail Klementiev

Les faits sont bien loin des obsessions idéologiques

L’institut Rosstat donne des chiffres reconnus comme étant assez précis. Regardons les flux migratoires de Russie, entrées et sorties de 1997 à 2010, ici sous forme de tableau :

Depuis 2008 donc, 105.544 russes ont émigré hors de Russie.

Etudions maintenant l’émigration de Russie vers l’étranger lointain et non l’étranger proche, qui correspond à l’ex-monde soviétique. En effet il semble peu plausible que ces émigrants russes récents aient fui en masse la Russie dans ces 3 dernières années pour aller chercher refuge en Azerbaidjan ou en Biélorussie! Les données de 1997 à 2008 sont consultables en ligne ici et celles de 2009 et 2010 ici. J’ai synthétisé sous forme de tableau les résultats :

Depuis 1999 on peut voir que la quantité d’émigrants de Russie baisse, ce qui traduit l’amélioration économique que le pays connait depuis 10 ans.

Depuis 2008: 37.894 Russes ont émigré définitivement vers l’étranger lointain.

Il y a aussi une méthode indirecte de vérification : La consultation des statistiques migratoires d’Eurostat, des USA, du Canada, ou de l’Australie par exemple. Là encore, ce chiffre de 1.200.000 Russes ayant obtenu un titre de séjour à l’étranger parait fantaisiste. Il faudrait alors supposer qu’un million de Russes seraient partis sans se déclarer dans des pays qui ne tiennent pas de statistiques, cela semble peu crédible.

Sondages et Fantasmes

Maintenant le sondage traduisant “la soi disant nouvelle vague d’émigration, et qui mettrait à mal les mots d’ordre patriotiques et les projets ambitieux du Kremlin”. Regardons attentivement le tableau de ce sondage : si 22% des sondés affirment vouloir émigrer, ils ne sont que 1% à déjà préparer leur départ en faisant leurs sacs (ca n’a pas changé depuis 2009). Ils ne sont que 2% à avoir pris la décision d’émigrer et 6% à étudier les possibilités d’émigration. Ils sont également 69% à ne jamais penser à émigrer.

Par comparaison, en 2006, 25% des jeunes britanniques souhaitaient émigrer, ce chiffre a atteint 33% en décembre 2010. Mais à la même date, seulement 2% d’entre eux ont réalisé leur projet d’émigration. En clair, le pays n’a connu aucune fuite massive de cerveaux malgré de tels sondages. En 2009, 20% des Chinois diplômés souhaitaient également quitter le pays. En 2010, 30% des jeunes arabes (des pays de la ligue arabe) souhaitaient également émigrer. On relève aussi que 20% des Bulgares en âge de travailler souhaitent partir à l’étranger.

Ce seuil de 20 à 30% semble donc exister dans de nombreux pays, indépendamment du contexte économique local, bon pour la Chine, ou moins bon pour la Bulgarie par exemple. Par rapport à ces chiffres, on peut surtout se demander s’il y a suffisamment de jeunes Russes diplômés ou pas, qui souhaitent acquérir une expérience professionnelle à l’étranger. La mondialisation de l’économie offre des opportunités de plus en plus nombreuses dans ce sens, et il n’y a rien de malsain dans cette tendance qui améliore les échanges économiques. Ce qui est malsain, c’est de propager dans les médias des chiffres faux, pour alimenter des prévisions catastrophistes.

Quelles conclusions en tirer ?

  • – Les chiffres montrent en Russie une baisse forte de l’émigration et une stabilisation de l’immigration depuis le début des années 2000.
  • – Le nombre de Russes qui ont définitivement quitté leur pays depuis 2008 est de 105.544 et non pas de 1,25 million. – Une certaine presse dite d’opposition gagnerait beaucoup à être réaliste dans ses analyses et non à fantasmer en lançant des mensonges, repris et propagés sur la toile. La quantité ne s’impose pas sur la vérité. La Russie devrait par exemple vraisemblablement faire face à la crise démographique de 2050.
  • – Certains gros relais médiatiques francophones semblent ne pas vérifier leurs sources et on peut légitimement se poser la question de savoir s’il s’agit de simple mauvaise foi ou d’incompétence.
    Dans les deux cas, c’est assez inquiétant et cela ne reflète pas la vérité de la Russie d’aujourd’hui.
Qui est derrière les agences de notation ? — crédit photo : Ben Garrett

Qui est derrière les agences de notation ?

29/07/2011 – 11h30
NEW YORK (NOVOpress) — Les agences de notation et leur rôle dans l’économie mondiale sont sur toutes les bouches. Certains considèrent que leurs évaluations sont objectives, tandis que d’autres y voient presque des organisations criminelles. Le président de la Banque nationale allemande Claus Raidl demande de recourir à la police pour briser leur influence, jugée démesurée.

Toujours AAA pour les États-Unis alors qu’ils sont presque insolvables

Standard & Poor’s, Moody’s, Fitch. Ces trois noms résonnent sur toutes les bouches après les spectaculaires et profondes décotes de la solvabilité de plusieurs États européens. Ces trois agences de notation américaines représentent à elles seules 95% du marché. Leur jugement exerce sur les marchés financiers un poids capable d’ébranler l’ensemble de la zone euro, soit une zone économique de 320 millions d’habitants. Mais s’agit-il en fait d’un levier des intérêts américains et de Wall Street ? On peut le soupçonner, d’autant que les États-Unis, alors qu’il sont en passe de devenir insolvables, jouissent d’un niveau de solvabilité extrêmement élevé. Des politiciens européens ont fait de cette troïka d’outre-Atlantique leur ennemi déclaré. Mais la vérité se trouve probablement, comme souvent, au milieu.

La Grèce a longtemps réussi à cacher l’ampleur réelle de ses problèmes financiers. Il y a environ un an, la lumière a été faite sur la gestion catastrophique de ses finances publiques. Les problèmes du pays ont attiré l’attention des Fitch et consorts, qui ont rapidement réagi en décotant la solvabilité des emprunts d’État. Depuis, l’euro n’est plus en repos. Une « vache sacrée » a même été sacrifiée récemment – l’Italie. Des politiciens de Bruxelles et nationaux ont reconnu le risque de se retrouver dans une situation délicate. Enfin, un coupable a été trouvé : ce n’est pas la pratique de distribuer à la population des cadeaux électoraux qu’il n’y avait pas lieu de financer, mais des analystes de la lointaine Amérique qui étaient responsables des misères de l’union monétaire européenne.

Ceux qui sont derrière

Warren Buffett - crédit photo : Ronald Lee Wattonville-Ames

Warren Buffett - crédit photo : Ronald Lee Wattonville-Ames

Un coup d’œil sur la structure des agences permet de douter de leur objectivité. Par exemple, le légendaire gourou de la bourse Warren Buffet détient, comme l’indique NEWS dans son numéro 28 de cette année, au travers de Berkshire-Hathaway, 12,5% des parts de Moody’s. Buffet a aussi une participation dans la banque d’investissement Goldman Sachs, dont la notoriété est égale à sa mauvaise réputation. Une constellation autonome, en somme.

Le problème est que les agences de notation sont payées par les banques pour évaluer leurs produits. Si l’analyste et le donneur d’ordre ont tous les deux le même propriétaire, cette relation est un terrain éminemment propice à une dangereuse absence de transparence et aux coteries. Qui mordrait la main qui le nourrit ? Standard & Poor’s appartient à la maison d’édition médias McGraw-Hill dont le principal actionnaire est la société d’investissement Capital World, laquelle détient aussi une participation dans Moody’s. Le Français Marc Ladreit de Lacharriere contrôle Fitch Ratings via sa maison-mère Fimalac. Il a présidé pendant des années la section française du groupe Bilderberg. Le comité de direction de Fimalac a des relations et des intersections étroites avec des groupes de sociétés agissant dans le monde entier comme Coca Cola et diverses grandes banques.

La solvabilité de la classe politique

Nos élus, dans leurs critiques à l’encontre des Moody’s et autres, n’ont sûrement pas tort, ou du moins pas totalement. Les interdépendances avec les grands acteurs du monde de la finance et de l’industrie s’opposent à leur objectivité. Dieu seul sait pourquoi les USA ont-il toujours le statut triple A… ou les propriétaires des agences. Mais l’accroissement régulier de l’endettement et la corruption des milieux gouvernementaux aboutiront tôt ou tard à un retour de bâton. Les gouvernements d’Europe ont traité à la légère l’attribution des critères de stabilité. Ce comportement négligent, fruit de spéculations à court terme, se traduit maintenant en un déclassement des évaluations. Faire des agences de cotation l’unique responsable des affres de la zone euro serait omettre la responsabilité de la classe politique, et surévaluer, peut-être, sa propre solvabilité.

Novopress invitée du Libre Journal des Lycéens sur Radio Courtoisie demain midi

Novopress invitée du Libre Journal des Lycéens sur Radio Courtoisie demain midi

Le Libre Journal des Lycéens du samedi 30 juillet de midi à 13h30 sera consacré à la chasse. Les participants : des journalistes spécialisés, des chasseurs et Dominique Venner qui continuera avec nous sa réflexion sur la chasse comme dernier refuge du sauvage.

En fin d’émission, un entretien avec Arnaud Naudin, rédacteur en chef adjoint de Novopress qui vient de faire peau neuve.

Pour écouter Radio Courtoisie :
Paris 95,6 MHz Caen 100,6 MHz Chartres 104,5 MHz
Cherbourg 87,8 MHz Le Havre 101,1 MHz Le Mans 98,8 MHz ;
Pour toute la France, en clair, sur les bouquets satellite Canalsat (canal 179 ou 496) et TNTSAT
pour le monde entier sur www.radiocourtoisie.net/tempo/

Novopress Radio Courtoisie

Colonisation de peuplement arabo-musulmane : la preuve par les mariages©Ihsan Khairir

Colonisation de peuplement arabo-musulmane : la preuve par les mariages

[box class=”info”]Article repris avec l’aimable autorisation du site Polémia[/box]

En matière d’immigration, le discours officiel est celui de “l’intégration”. Beaucoup d’immigrés, d’enfants ou de petits enfants d’immigrés – les binationaux – ont d’ailleurs la nationalité française en même temps que la nationalité du pays d’origine de leur famille. Certains d’entre eux sont d’ailleurs devenus réellement Français de cœur et de civilisation. Mais force est de constater que c’est une minorité. La majorité des franco-maghrébins ou franco-turcs ou franco-africains pratiquent le retour aux racines comme le prouvent leurs choix matrimoniaux. Jean-Yves Le Gallou fait le point pour Polémia.

Le « mariage mixte » : une notion au sens ambigu

Faute de statistiques ethniques on ne connaît qu’imparfaitement les choix matrimoniaux des franco-musulmans. Et la notion de mariage « mixte » n’est connue qu’au regard de la nationalité : quand un jeune Français d’origine maghrébine épouse un ressortissant algérien ou marocain ou tunisien, c’est un mariage mixte au regard de la nationalité mais non de la civilisation. A contrario quand un jeune musulman de nationalité française épouse un Français de souche ce n’est pas un mariage mixte au regard de la nationalité même si c’en est un au regard de la religion et de la culture.

En pratique trois cas de figure sont à distinguer :

  • – un jeune Franco-musulman épouse en France un autre musulman, Français binational ou étranger ;
  • – un jeune Franco-musulman part chercher son conjoint au pays d’origine de sa famille ;
  • – un jeune Franco-musulman épouse un Français de souche.

Mariage intra-communautaire en France et colonisation de l’espace public

Le mariage en France d’un Franco-musulman avec un autre musulman, étranger résidant en France ou binational, semble très répandu si l’on en juge par les annonces de mariage que publient les mairies. Au demeurant se marier dans sa communauté d’origine semble une solution assez naturelle. Cela ne traduit évidemment pas une volonté d’intégration. D’autant que (pas tous) mais un nombre croissant de ces mariages s’accompagne de troubles à l’ordre public : brandissement de drapeaux étrangers dans les mairies, occupation agressive de l’espace public, délinquance routière collective et rodéos automobiles.

De nombreux maires sont contraints de faire signer des “Chartes de bonne conduite”. Le directeur départemental de la sécurité publique des Yvelines s’est lui vu dans l’obligation de créer une brigade spécialisée de surveillance des… mariages. A Nîmes un maire adjoint témoigne : “Le samedi est devenu la journée terrible”. A Creil, Compiègne, Trappes, Orléans, Maurepas, Versailles et Rambouillet les incidents se multiplient. Interrogé par Le Parisien du 9 juillet 2011 le sociologue Eric Donfu minimise les faits tout en reconnaissant qu’“ il peut y avoir [dans ces événements] un côté un peu défiant, voire identitaire”. En fait, une véritable colonisation de l’espace public à l’occasion d’un acte central de la vie.

Patrick Stéfanini Novopress

Patrick Stéfanini

Mariage au pays et colonisation de peuplement

Tous les Franco-musulmans ne se marient pas en France. Un nombre croissant d’entre eux se marient au pays d’origine de leur famille. Le nombre de mariage de Français enregistrés à l’étranger et transcrits dans notre état-civil est passé de 20.067 en 1994 à 48.200 en 2005 selon le rapport remis au Parlement en 2006 par le Secrétariat général du comité interministériel de contrôle de l’immigration dirigé par Patrick Stéfanini (photo ci-contre).

Or la signification de ces mariages a profondément changé : les mariages entre Européens ont fortement diminué (4.206 seulement pour les quatre principales nationalités : Allemagne, Grande-Bretagne, Belgique, Suisse) ; en revanche, le nombre de mariages contractés à l’étranger avec les ressortissants des pricipaux pays d’émigration vers la France a, lui, explosé, passant de 4.267 à 27.265, soit une multiplication par 6,5 de 1994 à 2005 ! Pour le Maghreb et la Turquie le nombre de ces mariages s’est multiplié par sept, et par 11 pour la seule Algérie, atteignant le chiffre pharamineux de 12.457 en 2005.

Certes, il figure dans ces statistiques des fraudes au mariage ; mais celles-ci ont été rendues plus difficiles par l’évolution de la législation : or le nombre de ces mariages de Français à l’étranger est resté depuis au niveau de 48.000, très précisément 48.301 en 2009 selon le rapport officiel de 2011 sur l’immigration qui se garde prudemment de donner le détail des chiffres ou d’avancer une explication…

Cette omerta statistique ne doit pas cacher la réalité :

  • – certaines jeunes filles sont mariées parfois contre leur gré avec des proches de leur famille restés au pays ;
  • – en plus grand nombres certains jeunes hommes vont chercher « au pays » des jeunes filles qui ont une « meilleures mentalité ».

La conclusion est manifeste : en se mariant de plus en plus fréquemment avec des ressortissants du pays d’origine de leurs parents ou de leurs grands-parents, ces jeunes Franco-Maghrébins, Franco-Turcs ou Franco-Africains ne manifestent pas une intégration croissante à la société d’accueil mais une fidélité maintenue aux valeurs du “bled”, selon l’expression couramment utilisée en banlieue pour désigner les lieux de leur ressourcement.

Et ce phénomène ouvre la voie à une immigration en cascade :

  • – par arrivées en France de parents, descendants ou collatéraux ; arrivées qui sont juridiquement considérées comme « regroupement de familles de Français » (une fois que le nouveau conjoint étranger a pris la nationalité française) ;
  • – par naissances en France des enfants du couple ; d’autant que le taux de fécondité des jeunes étrangères hors Union européenne (2,95 selon l’enquête annuelle de recensement 2008, source INSEE) est supérieur au taux de fécondité moyen des Françaises de naissance (1,80) et souvent même aussi à celui de leur pays d’origine.
Colonisation religieuse par le mariage Novopress

Colonisation religieuse par le mariage

Mariage avec un Français de souche et colonisation religieuse

Il y a enfin un troisième type de mariage : l’union d’un Franco-musulman et d’un Français de souche. Ce type d’union pourrait être interprété comme la preuve d’une certaine intégration voire même d’assimilation. Il y a toutefois un “hic”. La différence de religion s’accompagne généralement de la conversion de l’un à la religion de l’autre.

S’agissant de couples résidant en France il pourrait paraître naturel que la solution adoptée soit le ralliement à la situation de la majorité des Français : catholicisme (de conviction, de pratique ou simplement culturel) ou agnosticisme.

Or c’est l’inverse qui se passe : dans la plupart des cas, c’est la religion la plus intolérante qui s’impose. Ainsi la majorité des jeunes gens et des jeunes filles qui épousent un musulman se font musulman. Le cas inverse paraît très rare ne serait ce que parce que l’apostasie est un crime au regard du droit et des traditions musulmanes. Il y a néanmoins là un problème car de pacifiques relations entre communautés humaines ne peuvent être fondées que sur la réciprocité. Réciprocité ici absente puisque la relation fonctionne en sens unique, dans la seule direction favorable à l’islam.

Colonisation versus assimilation

Sociologiquement, l’intégration c’est le rapprochement des comportements d’un groupe minoritaire de ceux du groupe majoritaire. Ainsi, si l’intégration des immigrés fonctionnait, leur comportement nuptial se rapprocherait de la population générale : les jeunes Français(es) d’origine étrangère épouseraient majoritairement d’autres Français(es) et ne leur imposeraient aucune conversion. Tel n’est manifestement pas le cas.

Certes il a des cas individuels d’assimilation mais le mouvement sociologique de fond est radicalement autre : c’est celui d’une colonisation territoriale et démographique, religieuse et symbolique. Tels sont les faits. Tout autre point de vue relève du “wishfull thinking” et du déni de réalité.