Journée Nationale du Loup, le 25 septembre prochain à Tannerre en Puisaye (89)

Journée Nationale du Loup, le 25 septembre prochain à Tannerre en Puisaye (89)

11/09/2011 – 13h30
AUXERRE (NOVOpress) — Organisée pour la 4ème année consécutive par le Muséoloups de Tannerre en Puisaye (89350), la Journée Nationale du Loup en France aura lieu le dimanche 25 septembre 2011 avec pour thème « le loup au Moyen-Age ».

Le programme varié se composera entre autres de spectacles médiévaux, d’une conférence sur le loup « du mythe à la réalité », d’un spectacle de marionnettes et de nombreuses animations pour enfants. Des boutiques médiévales, une dégustation d’Hypocras et la présence de vrais loups originaires du sud de la France seront également au programme de cette journée.

Les amis du loup sont invités à se rendre à cette grande rencontre nationale. L’association le Klan du Loup, qui œuvre à la défense du loup en France et à sa réintroduction naturelle sur le territoire national, y tiendra un stand. En effet, depuis le début de l’année 2011, 2 loups ont été officiellement tués et le préfet du Var a tout récemment ordonné l’élimination d’un autre loup.

[box class=”warning”]Comptez environ 50 minutes en voiture depuis Auxerre pour vous rendre à Tannerre en Puisaye / Vous trouverez tous les renseignements utiles au déroulement de cette journée sur le site internet du Muséoloup : museoloups.free.fr / Possibilité de covoiturage sur le forum de l’association le Klan du Loup : leklanduloup.forumactif.com[/box]

Hébergements aux alentours :
– A 3 km : Camping du Bois Guillaume 89350 Villeneuve les Genêts
Tél. : 03 86 45 45 41
– A 4 km : La Puisaye Nomade (yourtes+ ch.) 86350 Grandchamp
Tél. : 03 86 45 75 29
– A 3 km : Au coup d’frein (Hôtel restaurant) 89350 Tannerre en Puisaye
Tél. : 03 86 45 44 98
– A 10 km : Le domaine du moulin rouge 89120 St Martin sur Ouanne
Tél. : 03 86 91 60 25

Crédit photo : Asia Jones (cc) via SxC

Méridien Zéro : une émission consacrée au 11 septembre

Méridien Zéro : une émission consacrée au 11 septembre

10 ans après, jour pour jour, l’équipe de Méridien Zéro, la “webradio” alternative, vous propose d’évoquer les évènements du 11 septembre 2001.

58% des Français auraient des doutes sur le 11 Septembre. Plusieurs grands médias montrent également des signes évidents d’une volonté d’obtenir des réponses aux multiples questions qui se posent à propos de l’effondrement des 2 tours new yorkaises.

Cette émission explosive aura pour invités Lucien et Hubert Marty-Vrayance, co-auteurs de l’ouvrage “le 11 septembre n’a pas eu lieu…”.

Rendez-vous ce dimanche 11 septembre, de 23h à 0h30 sur Méridien Zéro qu’il vous sera possible d’écouter en direct ou en podcast via les sites Méridien Zéro, Radio Bandiera Nera ou Europa Radio.

[box]Note de Novopress : une manifestation se déroule cet après midi à Paris à 14h00, organisée par ReOpen911, partant à de la tour Montparnasse et se rendant sur la place Vauban derrière les Invalides. Plus d’informations sur reopen911.info[/box]

“Qui sommes-nous ? Où essayons-nous d’aller ?” Fabrice Robert à l’UDR du Bloc Identitaire

"Qui sommes-nous ? Où essayons-nous d’aller ?" Fabrice Robert à l'UDR du Bloc Identitaire

[box class=”info”]Fabrice Robert, Président du Bloc Identitaire, a conclu l’Université de rentrée de ce parti, qui avait lieu en Provence les 9 à 11 septembre 2011. Nous reproduisons ci-dessous son discours de clôture.[/box]

Chers amis,

Conclure une université d’été ramène souvent au passage obligé d’un rappel de nos fondamentaux. Qui sommes-nous ? Où essayons-nous d’aller ? Confronté au flux massif, quotidien, de l’écume de l’histoire, de ce qu’on appelle l’actualité, il faut savoir régulièrement lever la tête du quotidien et recalculer notre cap. Il faut savoir penser à l’essentiel.

Qui sommes-nous ?

Nous sommes les Identitaires. C’est-à-dire que nous sommes une famille politique de pensée et d’action. Nous ne sommes ni des socialistes, ni des libéraux. Nous avons rompu avec les idéologies mortes qui courent encore comme les poules qui ne savent pas qu’elles n’ont plus de tête. Nous ne sommes pas non plus de simples patriotes car nous savons que le patriotisme est un sentiment et n’est qu’un sentiment. Le patriote est souvent un réactionnaire dans le sens où il réagit à une action qu’il subit, sans pour autant clairement en discerner les causes essentielles. C’est ainsi que l’on peut aimer la France et voter à gauche, que l’on n’en peut plus de l’immigration et voter pour le discours de Sarkozy.

Cette famille identitaire est toute entière rassemblée autour de nous. Soyons clairs ! En dehors de nous, il peut exister des gens qui se disent identitaires parce que ça fait bien, parce que lorsqu’on n’a pas d’autre imagination que le fantasme du passé, le mieux est encore de copier. Mais n’est pas Identitaire qui veut mais seulement qui le prouve !

“Qui sommes-nous ? Où essayons-nous d’aller ?” Fabrice Robert à l’UDR du Bloc Identitaire
Fabrice Robert pendant la conférence

Être Identitaire, ce n’est pas ronchonner à 50 dans une salle parisienne en disant du mal des américains, des musulmans, des sionistes, des banquiers, des marxistes et des traitres. Être identitaire ce n’est pas se déguiser une ou deux fois par an pour descendre deux heures sur le pavé et ensuite échanger des photos floutées sur facebook.

Être identitaire, c’est une attitude de tous les jours, une volonté de chaque instant, c’est se montrer à visage découvert et accepter le risque comme un honneur.

Être identitaire, c’est aussi sur le fond avoir dépassé les petits égoïsmes nationaux et avoir compris qu’au troisième millénaire, seule la communauté de civilisation prime. Il a sans doute existé à la fin de l’Empire Romain des souverainistes de la Rome seule. Ils ont disparu sans comprendre le monde qui se faisait autour d’eux.

Dans un monde où l’homme européen est aujourd’hui ultraminoritaire, dans un monde où la Chine et l’Inde alignent prés de trois milliards d’hommes, dans un monde où l’Afrique ne connaît pas de transition démographique, le souverainisme est une faute majeure.

Pour sauver la France, pour que soit transmise l’essence de sa culture particulière, il faut l’Europe. Qu’importe que celle-ci soit entre les mains de nos ennemis ! Qui demanderait la suppression de la France au prétexte qu’elle est dirigée par Sarkozy ? Qui ne comprend qu’avec ou sans Union Européenne, ceux qui nous dirigent veulent la disparition des peuples, des nations, et, au premier chef, la disparition des peuples européens et de l’homme européen ?

Notamment, face à la crise économique, nous n’accepterons jamais le repli sur la France seule. Face à cette crise, il faut se garder des « ya ka ». La crise économique est la crise d’un système. Vouloir arranger les choses sans toucher au système consisterait à larguer les chaloupes de sauvetage dans la soute du Titanic et non dans l’océan.

La crise ne doit pas provoquer les égoïsmes nationaux des nations d’Europe. Le réflexe national qui consisterait à se renfermer sur la France seule, avec ses 10 millions d’allogènes, afin soit disant de ne pas sombrer avec des Grecs ou des Espagnols, ne peut pas être le nôtre.

La crise doit permettre l’émergence d’une vraie conscience européenne, de même, qu’elle doit permettre de revenir à une vraie conscience française. L’ennemi, c’est l’universaliste ! Il est l’ennemi de l’Europe comme il est celui de la France. Cette idéologie mortifère, aliénante, transforme les êtres humains, avec leur enracinement, avec leur personnalité propre, en des « citoyens du monde », c’est-à-dire des consommateurs of the world.

C’est là, entre autres, notre travail politique. Incarner la voie vers l’Europe, la voie vers l’avenir de la puissance. Laissons le rabougrissement à ceux qui ne se sentent bien que recroquevillés.

L’Europe est un mythe. Mais un mythe du Devenir. Il n’est pas une chimère du passé. Ce mythe est une réalité de l’avenir. Ou l’Europe aux Européens, ou bien la France, l’Italie, l’Allemagne, l’Espagne, à tout le monde !

Ce mythe européen n’est pas un sentiment et un romantisme ou, du moins, il nait d’une triple réalité universelle qui définit la position identitaire. Cette position se caractérise par trois faits majeurs :

L’impératif du territoire.

La singularité des peuples.

La nature comme entité vivante et non comme chose.

– L’impératif du territoire implique qu’à un sol correspond un seul peuple. Toute autre vision n’est qu’idéologie et viol des réalités. C’est ce qui se passe actuellement en Europe. C’est ce qui nous imposera à court terme des évènements dramatiques auprès desquels l’insécurité actuelle n’est rien.

– La singularité des peuples. La diversité dont on nous parle tant est réelle. Les peuples sont singuliers, les ethnies sont différentes, les civilisations par nature frontières psychiques. Penser que le métissage permet la diversité est un mensonge à usage des bobos et autres bonobos de la pensée. Un Chinois en Afrique ne se comportera jamais à l’égard des Africains comme un Européen. Un Africain, où qu’il soit, se comportera comme un Africain. C’est le propre de la psyché européenne, et son malheur, d’être dans l’empathie et la capacité à se mettre à la place des autres.

– La nature comme entité vivante. Les principales idéologies du passé – capitalisme, marxisme… – voient le monde comme un lieu à exploiter. Elles ignorent le sacré et l’enchantement du monde. Elles ne fixent aucune limite à la destruction des sols, des océans, des airs.

Ces trois principes sont, pour nous, fondamentaux. On voit qu’il s’agit de principes au long cours et pas d’un programme présidentiel. L’islam passera, des banques disparaitront, des empires sombreront, ces principes seront toujours valides.

Dans le contexte de risques de haute intensité de ce début de siècle, notre mission est de nous préparer au mieux pour y faire face et pour triompher.

C’est le « où essayons-nous d’aller »

Je le redis : le mouvement identitaire n’est pas un parti politique. Le parti, c’est le Bloc. Il est notre vitrine, notre outil pour aller à des élections. Il est une étiquette, un moyen. Parmi d’autres.

Qui sommes-nous ? Où essayons-nous d’aller ? : Fabrice Robert à l’UDR du Bloc Identitaire Le Bloc est à la fois groupe de pression, tête de réseaux, syndicat d’associations et mouvement politique à part entière qui dispose de ses propres particularités.

Mais à côté du Bloc, il existe des structures politiques locales, bien implantée comme, par exemple, Nissa Rebela ou Jeune Bretagne, la Ligue du Midi ou ADA. Il existe aussi le réseau des groupes jeunes, celui des maisons de l’identité. Il existe des blogs, des associations et des outils de réinformation comme Novopress.

C’est ça le mouvement identitaire. C’est ce foisonnement toujours en mouvement qui fait notre force politique, métapolitique, militante, financière. Nous devons rester souples et manouvriers, trouver le juste équilibre entre nécessaire structuration et logique de réseau. Ne comptez pas sur moi ni pour le Léninisme, ni le Stalinisme. Le centralisme est par essence mortifère. Certes, il faut des chefs. Mais il en faut à tous les échelons et dans tous les secteurs du combat. Et c’est en respectant au maximum la règle du réseau que nous le développerons au-delà de nos propres frontières politiques.

Le parti de type XXème siècle est obsolète. A la limite, il est encore adapté pour les partis du Système. Mais nous ne battrons pas le système avec ses propres outils.

Quelle est notre tactique ?

“Qui sommes-nous ? Où essayons-nous d’aller ?” Fabrice Robert à l’UDR du Bloc Identitaire
Vue d'une partie de la salle

D’abord, nous faire connaître toujours davantage. Notre taux de notoriété est encore faible. La majorité de nos concitoyens ne nous connaît pas. Se faire connaître passe par internet. Encore faut-il nourrir la toile de faits et d’actions. L’apéro saucisson-pinard a plus fait pour nous qu’une distribution d’1 million de tracts. Nous allons donc très bientôt lancer de nouvelles actions d’envergure de ce type.

Ensuite, augmenter notre puissance de feu financière. En deux ans, nous sommes passés des finances d’un groupe de province à celles d’un petit parti national. Je pense que le meilleur reste à venir.

N’oublions jamais que sans argent, nous ne pourrons mettre en place la communauté militante apte à faire face aux combats – politiques ou non politiques… – qui nous guettent.

Enfin, développer cette communauté. Numériquement. Mais aussi sectoriellement. Nous avons les maisons de l’identité. Il en faut plus. Nous devons mettre l’accent sur le développement associatif. Nous devons développer les fédérations du Bloc identitaire sur l’ensemble du territoire. Nous lançons une maison d’édition. Nous avons besoin à terme de créer des écoles, des colonies de vacances pour nos enfants. Nous avons besoin de créer des zones de libération.

Voila nos buts de guerre politique. Ils sont à l’échelle d’une génération. Nous devons agir dans l’urgence, être prêts à tout, et, en même temps, penser au cycle long.

C’est dans ce contexte que nous avons placé notre candidature à la candidature présidentielle. Une candidature dans laquelle nous n’avons pas jeté toutes nos forces, ni militantes, ni financières. Arnaud vous a dit ailleurs les raisons qui nous conduisent à arrêter cette candidature. Je n’y reviendrai pas si ce n’est pour vous dire que nous sortirons de ce dossier comme nous y sommes entrés. La position du mouvement identitaire aux Présidentielles sera décidé par la consultation de nos membres. Sous deux mois, tout le monde pourra donner son avis. Abstention, pas de consignes de vote, vote blanc, vote pour tel candidat… Toutes les positions peuvent être validées et offrir un intérêt Je ne peux et ne veux préjuger du résultat et c’est la raison pour laquelle je ne vous dirai pas aujourd’hui quelle est ma position personnelle.

Mais ce que je peux vous affirmer, c’est que quelle que soit la position majoritaire, nous ne changerons pas un atome de l’ADN identitaire.

Depuis maintenant la convention d’Orange, tout prouve une montée en puissance de notre mouvement. Nous ferons plus que doubler cette année notre nombre d’adhérents, nous multiplions par cinq les dons recueillis. Certes, il reste tant à faire… Mais ce qui a été réalisé, au milieu de difficultés inouïes, en partant du néant, est le gage que nous sommes capables d’aller beaucoup plus loin et de devenir le mouvement de libération dont notre peuple a besoin.

Nous avons déjà réalisé de grandes choses. Nous allons en réussir de plus grandes encore. En nous battant ! En restant des militants ! En nous engageant !

N’oublions jamais que tout ne dépend que de notre volonté, de notre engagement, de notre patiente résolution. Face à ceux qui disent : « tout est foutu », nous affirmons : « tout est en train de se faire ». Attirons à nous les meilleurs, les hommes de caractère, sachons conserver l’esprit de camaraderie, soyons imperturbables dans les épreuves et joyeux dans le combat, alors, aux côtés des autres forces identitaires du continent, nous serons dignes d’être les chefs de la France et de l’Europe retrouvés.

1914, une tragédie européenne, par Yves-Marie Adeline (2ème partie)

1914, une tragédie européenne, par Yves-Marie Adeline (2ème partie)

[box class=”info”]Source : realpolitik.tv[/box]

Yves-Marie Adeline présente son dernier ouvrage “1914 Une tragédie européenne”, paru chez Ellipses en mars 2011. Deuxième partie (la première partie est ici).

En 1914, l’Europe gouverne le monde ; un habitant sur quatre est un Européen ou de souche européenne. Mais cette civilisation est la proie de tensions idéologiques, culturelles et territoriales graves, et pour remédier à ces tensions, elle ne dispose que de valeurs qu’elle croit fortes mais qui se révéleront superficielles.

Ce livre raconte le déclenchement de la Grande Guerre de 1914 comme une tragédie, au sens que lui donnaient les Grecs anciens : dès le commencement de l’histoire, toutes les conditions sont réunies pour que les événements tournent au pire. Il n’y a donc rien à faire pour l’éviter. D’autant qu’aux tensions habituelles va s’ajouter un engrenage technique imprévu qui emporte tous les acteurs vers la catastrophe.

Après une présentation générale du théâtre du drame et des puissances d’alors, aussi bien mineures que majeures, ce récit raconte les événements depuis la fin juin à Sarajevo jusqu’au milieu du mois de Novembre (quand le piège se referme tout à fait), mettant au jour des vérités ignorées, analysant les événements sans parti pris, offrant une vision panoramique jamais atteinte, et créant peu à peu un climat de suspense qui tient le lecteur en haleine. Plutôt qu’un requiem pour une Europe défunte, il est écrit dans un esprit équitable, réconciliateur, résolument européen (note de l’éditeur).


1914 – Une tragédie européenne, par Yves-Marie… par realpolitiktv

[box]Yves-Marie Adeline, docteur de l’Université de Paris I, auteur d’une vingtaine d’ouvrages philosophiques ou littéraires, a publié chez Ellipses une monumentale Historie mondiale des idées politiques, une Pensée antique et une Pensée médiévale.[/box]

2012 : les identitaires se retirent de la campagne présidentielle

2012 : les identitaires se retirent de la campagne présidentielle

[box]Initiée en novembre 2010, la participation du Bloc Identitaire à la campagne présidentielle vient de prendre un tournant décisif avec le retrait du jeune Arnaud Gouillon, 25 ans, qui représentait ce mouvement. Il s’en explique dans un communiqué diffusé sur son site internet et dont nous reproduisons l’intégralité ci-dessous.
Novopress[/box]

Aujourd’hui prend fin une belle aventure politique et humaine commencée en novembre 2010 lorsque j’annonçais ma candidature à l’élection présidentielle. À l’aube de mes 25 ans, j’acceptais la proposition qui m’était faite de représenter un mouvement jeune et novateur, le Bloc Identitaire.

Pour des raisons financières nous devons malheureusement mettre fin à ce cycle militant. Avec davantage de moyens financiers nous pouvons légitimement penser qu’il y aurait eu une possibilité… Un nouveau cycle politique s’ouvre donc à nous à partir d’aujourd’hui. Les élections sont pour les Identitaires un moyen et non une fin en soi. Nous allons poursuivre le combat sous d’autres formes démocratiques dont certaines, j’en suis certain, en surprendront plus d’un dans les mois à venir !

Nous pouvons dresser un bilan positif du travail intellectuel, de terrain et médiatique qui a été mené avec des moyens souvent dérisoires durant cette campagne. Le Bloc Identitaire sort grandi de cette expérience audacieuse. Notre visibilité, notre crédibilité et notre structuration se sont renforcés par le travail effectué dans le cadre de cette démarche présidentielle. Nous nous sommes rendu compte que nos thématiques étaient en phase avec la réalité vécue par les élus locaux. Par l’obtention de 76 parrainages, nous avons désormais un véritable maillage de maires et de sympathisants avec lesquels des projets sont déjà en cours. Les tournées à travers la France, de Toulouse à Charleville Mézières, de Brest à Strasbourg, ont permis de faire entendre une voix identitaire différente, celle du localisme et de l’Europe, celle de la défense de la diversité du monde face à l’acculturation occidentale ou musulmane. La mise en place d’une équipe média dédiée à cette campagne nous a également donné un auditoire plus large pour exprimer nos idées nouvelles au plus grand nombre. Les débats auxquels j’ai participé, ont montré la cohérence intellectuelle des Identitaires. On peut ne pas être d’accord avec nous, mais il est difficile de montrer les failles de notre raisonnement basé sur la réalité des faits. Non sur l’idéologie.

Je tiens à remercier ici les élus qui m’ont accordé leur confiance, les militants identitaires avec lesquels j’ai travaillé en étroite collaboration durant cette année de campagne, et tous ceux qui de quelque manière que ce soit m’ont apporté leur soutien.

Arnaud Gouillon

Fin du cordon sanitaire à l’endroit du Front National ?

Fin du cordon sanitaire à l’endroit du Front National ?

11/09/2011 – 08h00
PARIS (NOVOpress) —
 Le cordon sanitaire à l’encontre de Marine Le Pen et plus généralement du Front National tend à se rompre. De nombreuses personnalités du monde politico-médiatique (Christian Vanneste, Robert Ménard) ou judiciaire (Maître Collard) se détachent du politiquement correct en adoptant une attitude de tolérance légitime à l’endroit d’un parti républicain ou en signifiant tout simplement leur accord avec les thèses défendues par le FN. C’est désormais au tour de l’ancien patron des Renseignements généraux de briser ce fameux tabou de mise en quarantaine du parti de la Droite Nationale.

Sur le site causeur.fr, Yves Bertrand confie que la droite doit « en finir avec la diabolisation de Marine Le Pen et conclure aux législatives des accords avec le FN pour éviter des triangulaires ». Il ajoute que
« Marine Le Pen est quelqu’un de respectable et elle devrait pouvoir participer pleinement au débat politique. Elle est victime d’une diabolisation injuste et absurde à cause de son nom. Elle est née en 1968. Qu’a-t-elle à voir avec la Seconde guerre mondiale ou la guerre d’Algérie ? Elle a exclu des gens qui tenaient des propos antisémites et elle a eu raison ».

Et pour enfoncer le clou, Yves Bertrand se déclare favorable à l’introduction de la proportionnelle jugée plus représentative de l’opinion des Français. Des propos qui tranchent avec l’attitude des caciques de l’UMP qui n’ont eu de cesse d’écarter le FN de la vie politique française par le biais d’un mode de scrutin inique et par des compromissions avec la gauche. Reste à savoir si le FN longtemps ostracisé acceptera une hypothétique main tendue de la Droite affairiste ?

Crédit photo : staffpresi esj via Flickr (cc)

Italie : dans les centres d’accueil, c’est l’émeute permanente

Italie : dans les centres d’accueil, c’est l’émeute permanente

10/09/2011 – 18h00
ROME (NOVOpress) — Une poudrière dont les mèches sont allumées d’un bout à l’autre de l’Italie : voilà ce qu’a créé le gouvernement italien en allant ramasser en mer des dizaines de milliers de clandestins, pour ensuite les enfermer dans des centres d’accueil le temps que le système – complètement engorgé et pour cause – arrive à faire le tri entre « réfugiés » plus ou moins plausibles et imposteurs complets à renvoyer d’où ils viennent. Pressés de commencer au plus vite la colonisation de l’Europe, les immigrés ne sont pas disposés à attendre et moins encore à se laisser rapatrier. On les a laissés rentrer, ils ne repartiront pas.

Les émeutes de Bari, conduites par des professionnels de la guérilla, avaient fait les gros titres au début du mois d’août à cause de l’ampleur des dégâts et du nombre de blessés. Mais, de façon un peu moins spectaculaire, l’état d’émeute est devenu permanent dans les centres d’accueil italiens sans que les médias s’en émeuvent beaucoup.

Voici un échantillon des dernières semaines – la liste est loin d’être exhaustive. Dans la nuit du 22 août en Sicile, à Pozzallo, une centaine de Tunisiens, armés de barres de fer arrachées à leurs lits, dévastent le centre d’accueil, défoncent toutes les portes et prennent la fuite. Cinq agents sont blessés. 55 Tunisiens étaient encore recherchés le lendemain. On ne sait combien ont finalement été retrouvés.

Le 24 août, au cours de ce que les journaux qualifient de « énième révolte au Centre d’identification et d’expulsion de Bologne », réservé aux femmes, les immigrées incendient les matelas, brisent les tables et les chaises, lancent des objets et des bouteilles remplies d’urine sur les forces de l’ordre. On ne compte aucune blessée parmi les immigrées, huit blessés parmi les policiers. Une Nigériane de 29 ans est arrêtée en flagrant délit de résistance à la force publique et de dégradations.

Le 1er septembre, à Turin, une trentaine de Tunisiens attaquent les forces de l’ordre en leur lançant des objets divers, de la nourriture, des bouteilles. Ils se ruent ensuite sur les grilles pour tenter de s’enfuir. La police parvient à les en empêcher en lançant du gaz lacrymogène.

Le 5 septembre, 200 Tunisiens s’échappent du centre d’accueil de Lampedusa et manifestent contre les rapatriements forcés et pour exiger d’être transférés sur le continent. La protestation se transforme rapidement en assaut contre les forces de l’ordre et deux agents sont blessés. Les manifestations des clandestins se poursuivent les jours suivants. Le 7 septembre, après que 300 Tunisiens se sont à nouveau répandus dans la ville, le maire terrifié lance un appel à Silvio Berlusconi pour qu’on leur donne satisfaction immédiatement : « Cela fait une semaine que j’avais lancé l’alarme. Est-ce qu’on attend qu’il y ait un mort ou que les immigrés mettent le feu au centre d’accueil, comme c’était arrivé il y a deux ans ? »

Le 9 septembre, à Ponte Galleria, à côté de Rome, 21 étrangers de diverses nationalités s’enfuient du Centre d’identification et d’expulsion en profitant d’un transfert de routine à l’intérieur du bâtiment. Là encore, cette fuite est décrite dans les journaux comme « la énième fuite de Ponte Galleria ».

Énième révolte, énième évasion, énième débarquement un peu partout aussi (32 Pakistanais et Afghans mercredi dans le Salento, une centaine de Tunisiens lundi en Sicile)… Est-ce que tout cela va pouvoir continuer très longtemps ?

[Kiosque étranger] La Russie impériale renaît dans le Pacifique [vidéo]

Cooks islands, par Cary Dunn

10/09/2011 – 16h00
MADRID (NOVOpress) –
La nostalgie ne connaît décidément plus aucune limite.

Le quotidien monarchiste espagnol ABC rapporte non sans une certaine émotion que le milliardaire russe Anton Bakov et cinq de ses amis ont acheté une île de dans l’archipel des îles Cook pour y refonder la monarchie russe. Pour leur nouvel Etat, ils ont adopté une constitution directement inspirée de celle en vigueur à la fin de l’Empire russe en 1917.

Pour le moment Bakov et ses amis se répartissent les ministères en attendant de trouver un descendant des Romanov désireux d’accepter la couronne impériale pour cet Etat de 168 hectares menacé par la hausse du niveau des mers.

Des insectes résistent désormais au maïs OGM

Des insectes résistent désormais au maïs OGM

09/09/11 – 13h00
NOVOpress (PARIS)
– La nature plus forte que les apprentis sorciers de l’industrie agro-alimentaire…

Certains insectes nuisibles sont en effet devenus résistants aux plantes “OGM pesticides” et en particulier au maïs OGM selon des études menées par des biologistes de l’université de l’Iowa

Ces études scientifiques tendent donc à prouver que ce que redoutaient les associations environnementalistes est en train de se produire : la présence de plantes OGM entraîne des mutations au sein de l’eco-système.

Les chercheurs sont partis de témoignages d’agriculteurs ayant subi des attaques de chrysomèles (petit coléoptère, principal ravageur du maïs) sur leurs champs de maïs génétiquement modifié

Monsanto avait mis au point en 2003 le premier maïs OGM conçu pour résister aux attaques de cet insecte. Ce nouveau maïs OGM connu un énorme succès et, en 2009, 45% des cultures de maïs aux États-Unis utilisaient les semences de Monsanto.

Mais depuis 2009 les chrysomèles sont repartis à l’attaque, elles ont muté et sont devenues résistantes à la toxine intégrée dans les céréales (Bacillus thuringiensis ou Bt) Monsanto.

Une situation particulièrement inquiétant car la résistance des insectes aux plantes OGM va forcer les agriculteurs à utiliser des pesticides encore plus toxiques et en plus grande quantité.

L’impasse et la fuite en avant que représente l’agriculture à base d’OGM est ainsi en train de se révéler au grand jour. Mais à quel prix ?

La région Bretagne n’est pas surendettée

500 euros

10/09/2011 – 11h00
RENNES/ROAZHON (NOVOpress Breizh) –
La Bretagne est l’une des régions françaises qui maîtrisent le mieux leur endettement, selon le comparatif publié par une agence de notation. Les régions voisines font nettement moins bien.

Fitch, l’une des trois grandes agences mondiales de notation financière, a publié voici quelques jours son Observatoire financier des régions françaises 2011. Il compare la situation financière des régions françaises.

« Mise à mal par les réformes récentes, la situation financière des régions reste globalement saine »
indique l’agence de notation. La suppression de la taxe professionnelle a en effet rigidifié les recettes budgétaires. Les dépenses ne sont pas beaucoup plus flexibles. À l’instar des États, certaines régions ont tendance à laisser déraper leur endettement : à fin 2010, il avait augmenté de 8,4 % en un an.

Certaines régions se montrent plus laxistes que d’autres. La Bretagne fait partie des bons élèves. Sa capacité d’endettement, important indicateur de discipline financière, n’était que de 1,4 années à fin 2010. C’est moins bien qu’à fin 2009 (1,2 années) mais beaucoup mieux que dans des régions comme la Picardie (10,6 années) ou l’Alsace (7,2 années). Dix-huit des vingt-deux régions sont plus mal placées que la Bretagne.

Du côté des régions voisines, on note la tendance au dérapage des Pays de la Loire. Cette région se targue volontiers de la note AA, relativement bonne, qui lui a été décernée par Standard & Poor’s pour sa dette à long terme. Mais c’était en 2009 : en 2010, sa capacité de désendettement a reculé de 3,1 à 4 années. Si la dégradation est moins forte en Basse-Normandie (de 1,9 à 2,5 années), on note tout de même que Fitch a refusé en avril dernier de continuer à noter la dette de la région, qui ne lui fournissait pas d’informations suffisantes.

Crédit photo : Jorge Vincente via SxC (cc)

Opération cochon à Bordeaux : la Licra porte plainte !

terrain mosquée mairie islam musulman bordeaux salafi mosquee Gironde 33

10/09/2011 – 09h00
BORDEAUX (via Info Bordeaux) — 
La Licra (la Ligue Internationale Contre le Racisme et l’Antisémitisme), qui sera rejointe lundi par SOS Racisme, a saisi vendredi le parquet de Bordeaux de faits « d’incitation à la haine raciale », après la diffusion sur internet d’une vidéo montrant un homme enterrant un cochon sur le site apparent d’une future mosquée.

Intitulée « Opération cochon Bordeaux », la vidéo montre un homme, visage dissimulé par une capuche, en train d’enterrer un cochon mort dans ce qui serait le terrain que compte donner la mairie de Bordeaux à l’Association des musulmans de Gironde afin d’y construire une mosquée.

Pour l’avocate et présidente de la section bordelaise, Caroline Daigueperse-Vaultier, « C’est une provocation pure et simple. La vidéo a été diffusée en période de Ramadan, au moment de la fête de l’Aïd dans le but de heurter la population musulmane ».

La coordinatrice juridique de l’association SOS Racisme Gironde, Ilham Ben Sandoura, a quant à elle déclaré : « Nous demandons le retrait de cette vidéo et nous allons déposer plainte dès lundi pour que les auteurs soient retrouvés et condamnés ».

Les autorités musulmanes, et particulièrement l’imam Tareq Oubrou, n’ont pas encore réagi sur l’impureté probable du terrain, et donc l’impossibilité d’y établir désormais un lieu de culte.

Le constat est cependant clair. S’en prendre à l’islam peut désormais être passible de poursuites pour « incitation à la haine raciale » de la part d’associations bien silencieuses quant il s’agit de provocations et d’injures sur les catholiques bordelais.

Bordeaux : une rentrée politique chargée

Bordeaux : une rentrée politique chargée

10/09/2011 – 8h30
BORDEAUX (via Info Bordeaux) –
Le mois de Septembre est également synonyme de rentrée pour les mouvements politiques. C’est notamment le cas à droite pour le Front national et le Bloc identitaire.

Pour les premiers, c’est autour de Jean-Marie Le Pen, que Jacques Colombier réunit ses partisans le samedi 24 septembre au Château Mazarin (Loupiac).

Les sympathisants identitaires se retrouveront eux, le dimanche 18 septembre au Château des Jaubertes (Saint Pardon), pour une « fête de la ruralité et de l’identité ». Sont notamment attendus : Arnaud Gouillon (Solidarité Kosovo), Richard Roudier (Bloc identitaire) et Bernard Antony (Chrétienté Solidarité).

Crédit photo : Ståle Prestøy via Flickr (cc)

Le maire de Montluçon place le Bloc Identitaire dans les «forces du Mal» ! [audio]

Le maire de Montluçon place le Bloc Identitaire dans les «forces du Mal»!

09/09/2011 – 18h30
MONTLUÇON (NOVOpress) –
Le 4 septembre, sur la radio RMB, Daniel Dugléry, maire de Montluçon, -qui n’est jamais là quand il faut- fuit tout dialogue avec les Identitaires (voir aussi sur Novopress) en plaçant ceux-ci du côté des « forces du Mal », car il n’y a, à Montluçon, « vraiment aucun problème », nous dit-il.

Le secrétaire général de l’ONU soutient la création d’un Etat palestinien

Le secrétaire général de l’ONU soutien la création d’un Etat palestinien

09/09/11 – 17h00
PARIS (NOVOpress)
– . Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a renouvelé son total soutien à la création d’un Etat palestinien. Pour lui cet Etat “devrait exister depuis longtemps”.

“La vision de deux Etats permettant à Israël et aux Palestiniens de vivre côte à côte dans la paix et la sécurité, c’est une vision toujours valable et je la soutiens pleinement”, a ainsi déclaré le secrétaire général

Ce soutient intervient alors que les Palestiniens s’apprêtent à demander devant l’Assemblée générale de l’ONU la reconnaissance de leur Etat malgré l’opposition nette d’Israël et des Etats-Unis et qui divise les pays européens.

Les Palestiniens ont lancé une grande campagne pour appuyer leur demande, baptisée “Campagne nationale pour la Palestine, 194e Etat “.

Jean-Yves Le Gallou à propos de l’université de rentrée du Bloc Identitaire [audio]

Jean-Yves Le Gallou à propos de l'université de rentrée du Bloc Identitaire [audio]

09/09/2011 – 12h00
PARIS (NOVOpress) –
L’université de rentrée du Bloc Identitaire se tiendra à partir d’aujourd’hui en Provence et ce jusqu’à Dimanche. Des intervenants de qualité comme Isabelle Laraque, Jacques Cordonnier, Arnaud Gouillon, Philippe Perchirin … seront présents. Le responsable de la fondation Polémia, Jean-Yves Le Gallou, interviendra également sur le thème de la submersion migratoire de l’Europe et des solutions européennes pour y faire face.

Il explique au micro de Novopress les raisons de sa présence à l’université de rentrée du Bloc identitaire et nous dévoile les grandes lignes de son intervention de samedi.

Propos recueillis par Yann Vallerie

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Le Vietnam déporte ses toxicomanes et continue à persécuter les chrétiens

08/09/2011 – 20h00
HANOÏ (NOVOpress) —
Si le totalitarisme islamique continue de pendre les homosexuels, le totalitarisme communiste, lui, déporte les toxicomanes dans des « camps de travail » au Vietnam, selon un rapport de Human Rights Watch (HRW), publié mercredi. Les chiffres officiels font état d’environ 150 000 drogués dans ce pays, classés par les autorités vietnamiennes dans la catégorie des « fléaux sociaux ».

Pour Nguyen Phuong Nga, la porte-parole du ministère des Affaires étrangères, « Le traitement par le travail » permet aux toxicomanes d’améliorer « leur état de santé, leurs compétences professionnelles et leurs responsabilités envers leur famille et la société ».

Autre groupe persécuté notamment par les communistes vietnamiens, au pouvoir depuis 1975 : les chrétiens. Depuis le mois de juillet, au moins quinze catholiques ont été arrêtés par les autorités. Six d’entre eux sont incarcérés dans un camp d’internement provisoire à Hanoï.

Procès Chirac : Alain Juppé entendu par le tribunal

Procès Chirac : Alain Juppé entendu par le tribunal

09/09/2011 – 08h30
BORDEAUX (via Info Bordeaux) –
Alain Juppé devrait être entendu à la barre le 15 septembre prochain, lors du procès des emplois fictifs de la mairie de Paris devant le tribunal correctionnel. Secrétaire général du RPR, et adjoint aux Finances de Jacques Chirac à la Ville de Paris à l’époque des faits (période 1992-1995), l’actuel ministre des Affaires étrangères avait été cité à comparaître en juin dernier. Cette citation comme témoin a été demandé par l’association anti-corruption Anticor (partie civile).

Il faut dire que le maire de Bordeaux connaît le dossier. En janvier 2004, il a été condamné par le tribunal correctionnel de Nanterre à dix-huit mois de prison avec sursis et à une peine de dix ans d’inéligibilité dans la même affaire.

Renvoyé devant la justice pour « détournement de fonds publics », « abus de confiance » et « prise illégale d’intérêt », l’ancien chef de l’Etat encourt dix ans de prison et 150.000 euros d’amende.

Jean-Jacques Urvoas veut désarmer les policiers municipaux

Jean-Jacques Urvoas veut désarmer les policiers municipaux

08/09/2011 – 18h30
QUIMPER (NOVOpress Breizh) – « Désarmer et changer l’uniforme des policiers municipaux » : c’est peu dire que cette proposition du député du Finistère Jean-Jacques Urvoas (PS) a fait réagir les syndicats des intéressés. Qui rappellent que l’armement des policiers municipaux n’a pour seul but que de garantir leur intégrité physique afin qu’ils puissent remplir leur mission – de plus en plus dangereuse – en toute sécurité. Une réalité qui semble échapper à toute une partie de l’oligarchie politique. Et aussi au gouvernement
.

« Il m’a semblé en effet opportun, avant que le candidat du changement soit désigné lors des primaires, de proposer à ceux que le sujet intéresse quelques réflexions iconoclastes sur le terrain que je travaille pour le compte du PS depuis 3 ans : la sécurité. » Avec son livre « Onze propositions chocs pour rétablir la sécurité » (Fayard), le « monsieur sécurité » du PS peut se vanter d’avoir réussi dans la provocation.

Pour le syndicat de la police municipale de la fédération autonome de la fonction publique territoriale (FAFPT) les propositions de cet ex-strauss-kahnien (rallié aujourd’hui à Martine Aubry) font fi de la réalité. D’abord parce que seulement 40% des 3.500 polices municipales sont armées, alors que les autres ne disposent que d’un bâton de défense ou d’une bombe lacrymogène. Ensuite parce que ces débats, estime le syndicat, sont « angéliques » et « d’un autre âge. « La société a évolué. La violence est quotidienne. Une arme est un outil de travail et un équipement de protection individuel. »

Le Syndicat national des policiers municipaux (SNPM-CFTC) s’indigne, quant à lui, du « mépris affiché par M. Urvoas pour les missions exercées au quotidien par des milliers de collègues policiers municipaux ». Dénonçant « la vision technocratique de la sécurité » de J.J. Urvoas, le président du syndicat, Frédéric Foncel, souligne que « ce dédain pour les policiers municipaux de France, 3ème force de sécurité de notre pays, va jusqu’à interdire l’appellation même de police municipale. C’est ignorer les réalités du terrain, et tout cela dans une société de plus en plus violente » avant d’inviter le député du Finistère à faire « un stage de découverte » ( !) dans une police municipale.

Jean-Jacques Urvoas veut désarmer les policiers municipaux
Jean-Jacques Urvoas : des propositions "angéliques" et "d’un autre âge"

Il est vrai que la question de l’armement des policiers municipaux divise aussi l’UMP. Interrogé par Le Figaro (édition du 30 août) Jean-Claude Gaudin, sénateur-maire UMP de Marseille – la ville qui bat tous les records d’insécurité – a pu déclarer : « Si armer la police municipale était la bonne solution, il y aurait moins de délinquance dans les villes où elle a été mise en œuvre. Or aucune statistique ne l’a démontré jusqu’à présent. » Ce à quoi le syndicat FAFPT a répondu que l’armement des policiers municipaux « n’a pour but que de garantir l’intégrité physique des agents afin que ceux-ci interviennent en toute sécurité. »

Après la mort tragique de leur collègue Aurélie Fouquet le 20 mai 2010, abattue par une bande de truands équipés d’armes automatiques, les policiers municipaux espéraient une prise en compte de leurs problèmes de la part du gouvernement. Un an plus tard, lors des Premières rencontres de la police municipale qui se sont tenues à Nice le 20 juin dernier, Claude Guéant s’est borné à promettre le financement (partiel) de gilets pare-balles, renvoyant la question de l’armement des policiers à un examen au cas par cas, dans le cadre des conventions de coordination avec la police nationale. Et récemment une circulaire, cosignée par le ministre de l’Intérieur et le Garde des Sceaux, a rappelé que les policiers municipaux ne devaient en aucun cas mener des opérations de maintien de l’ordre.

Lors du décès d’Aurélie Fouquet Nicolas Sarkozy avait rendu hommage aux policiers municipaux qui, avait-t-il dit, « ont droit à la reconnaissance de la Nation pour la qualité de leur travail ». Une reconnaissance toute théorique, manifestement.