Clandestins : L’Italie introduit le permis de séjour par sms

Clandestins :L’Italie introduit le permis de séjour par sms

27/10/2011 – 17h00
PARIS (NOVOpress) –
Le sms sur téléphone portable pour retirer son permis de séjour. C’est le nouveau service mis en place par la préfecture de Turin, en association avec les Postes italiennes, à l’intention des immigrés qui ont demandé l’émission ou le renouvellement de leur permis. Ils pourront ainsi éviter les queues aux guichets du service de l’immigration, où passent environ 800 personnes par jour. Pour accéder au service, il suffit que le clandestin indique son numéro de portable, lors du dépôt de sa demande, qui peut se faire dans tous les bureaux de poste. Sitôt son permis de séjour électronique arrivé en préfecture, il recevra un sms « Votre permis est prêt », avec un rendez-vous pour aller le chercher à la préfecture ou au commissariat.

Clandestins :L’Italie introduit le permis de séjour par smsLe système avait été introduit à titre expérimental en juin dans trois provinces italiennes et a été désormais généralisé à toute l’Italie. Il va bien faciliter les choses aux Tunisiens passés en France depuis avril grâce à un permis de six mois « pour raisons humanitaires » et qui ont besoin de le faire renouveler.

Il faut dire que, si on fait attendre les clandestins, ils ont tendance à brûler leurs centres d’accueil pour manifester leur mécontentement.

Un charnier de « pro-Kadhafi » découvert près de Syrte

Un charnier de « pro-Kadhafi » découvert près de Syrte

27/10/11 – 15h30
TRIPOLI (NOVOpress)
– La nouvelle Libye « libérée » et « démocratique », sous l’égide de la Charia, voit déjà son avènement entaché par l’ombre de sanglants crimes de guerre.

En effet, la télévision américaine Fox-News, relayant des informations de la Croix Rouge, a révélé que les corps de 267 partisans de Mouammar Kadhafi ont été découverts dans les environs de la ville de Syrte.

Les victimes ainsi découvertes auraient été exécutées d’une balle dans la tête.

Confronté à cette révélation macabre, le Conseil national de transition libyen (CNT) a annoncé l’ouverture d’une enquête sur cette exécution massive.

Mouammar Kadhafi a été massacré le 20 octobre dernier près de cette même ville de Syrte, et selon certaines sources, le colonel et son fils auraient été soumis à la torture avant d’être exécutés.

Crédit photo : B.R.Q. via Flickr (cc)

Le politologue Gilles Kepel préfère la victoire islamiste tunisienne au vote suisse contre les minarets

Le politologue Gilles Kepel préfère la victoire islamiste tunisienne au vote suisse contre les minarets

27/10/2011 – 14h00
PARIS (NOVOpress) –
Gilles Kepel, professeur à l’Institut d’études politiques de Paris et spécialiste de l’islam politique, a salué la victoire du parti islamiste Ennahda en Tunisie comme « l’expression légitime du peuple tunisien qui va aux urnes ». Fin 2009, les Suisses s’étaient également exprimés par les urnes afin de dire non à plus de 57% à l’élévation de minarets dans leur pays.

A cette époque, le politologue avait confié ses états d’âme au Journal du Dimanche suite au referendum suisse. Etrangement, Gilles Kepel n’avait pas salué une quelconque expression légitime du peuple suisse. Il avait évoqué au contraire le « signe d’un malaise suisse » en accusant le parti populiste UDC d’avoir « parfaitement exploité cette peur et le symbole du minaret ». L’intellectuel parisien semble donc préférer la victoire islamiste en Tunisie au vote identitaire et démocratique des Suisses. Troublant, quand on peut lire dans Aujourd’hui en France du 22 octobre que Rached Ghannouchi, le chef du parti islamiste Ennahda, estime que la charia « représente la justice et la liberté »

Lyon : Une soirée de soutien à “La Traboule” le vendredi 28 octobre

Lyon : Une soirée de soutien à La Traboule le vendredi 28 octobre

Lyon : Une soirée de soutien à La Traboule le vendredi 28 octobre27/10/2011 – 13H15
LYON (NOVOpress) —
Depuis plus d’un an, cette maison de l’identité lyonnaise accueille de nombreuses activités culturelles, sportives ou associatives, avec un succès certain.

Son indépendance -“La Traboule” ne reçoit aucune subvention et ne vit que grâce aux cotisations de ses membres- a commencé à agacer certaines autorités municipales.

Pour faire face à des travaux importants, les jeunes Identitaires Lyonnais de Rebeyne! doivent assurer la sécurité financière de la “Traboule” afin d’assurer un avenir pérenne à ce lieu unique dans la Capitale des Gaules. A cette fin ils organisent le vendredi 28 octobre à partir de 19h, une soirée de soutien pour leur local.

Dexia et le Holding communal : le Vlaams Belang désire une enquête parlementaire

Dexia et le Holding communal : le Vlaams Belang désire une enquête parlementaire

27/10/2011 – 12h25
BRUXELLES (via Lionel Baland) —
Belgique, Flandre. Après la chute de Dexia suite à la mauvaise gestion réalisée par un conseil d’administration nommé politiquement, le Holding communal, lui aussi dirigé politiquement, traîne une montagne de dettes d’un montant atteignant les 1,6 milliards d’euros.

Selon diverses sources, les partis du système auraient conclu un accord afin d’arriver à une liquidation volontaire plutôt qu’à une faillite. La dette serait partagée : 132 millions d’euros pour les autorités nationales et 1 milliard d’euros pour les régions. La vraie raison de ce choix est qu’en cas de faillite, le tribunal correctionnel a le droit de regarder ce qui se passe et une enquête doit déterminer si les dirigeants n’ont pas commis de fautes lourdes.

Le Vlaams Belang désire que soit instaurée une commission d’enquête parlementaire, tant au niveau du Parlement national qu’au niveau du Parlement flamand. Pour le Vlaams Belang, la garantie de 450 millions d’euros que la Flandre a donnée au Holding communal n’est pas valable, car celui-ci a fourni des informations fausses et erronées.

De plus, il apparaît que le Holding communal a mis en place des constructions au sein desquelles elle a emprunté de l’argent à Dexia pour acheter des actions Dexia. Le Vlaams Belang estime qu’une enquête judiciaire doit être menée afin de déterminer si des actes illégaux n’ont pas été commis lors de ces montages.

Propagande (Syrie) : quand Amnesty International invente le chantage à la transfusion

Un manifestant blessé en mars à Deraa : apparemment le personnel hospitalier n'avait pas encore renoncé à soigner les opposants !

27/10/2011 – 11h00
PARIS (via infosyrie.fr) — C’est le buzz antisyrien du moment : le régime traque les opposants jusque sur les lits d’hôpitaux. Pour une fois, ce n’est pas l’OSDH (Observatoire syrien des droits de l’homme) de Rami Abdel Rahmane qui lance le mot d’ordre mais la vénérable Amnesty International : « Dans bien des cas le personnel hospitalier aurait infligé des actes de torture et des mauvais traitements aux personnes même dont ils sont censés s’occuper » expliquait lundi 24 octobre Cilina Nasser, une « chercheuse » à Amnesty International, qui a ainsi pondu un rapport de 39 pages.

On notera quand même le prudent conditionnel. Et l’on remarquera cette incrimination, à côté des traditionnels “services de sécurité” » syriens, des personnels hospitaliers, apparemment tous membres – la nuit ? – des moukhabarats ou du parti Baas. Dans son rapport, Cilina Nasser cite notamment un « témoignage » d’un médecin de l’hôpital militaire de Homs qui prétend avoir vu quatre collègues et « plus de 20 infirmières » infliger des violences à des patients. Il est vrai qu’il existe dans l’imaginaire occidental une « riche » tradition à ce propos, incarnée par les « médecins maudits » nazis genre Mengele ou Ilse Koch la « chienne de Buchenwald ». Bref, la propagande continue, explorant à chaque fois un registre différent, quitte à recycler de vieilles ficelles.

Notre « chercheuse » va jusqu’à déplorer le contrôle qu’a le pouvoir, et particulièrement le ministère de la Défense, sur la banque centrale syrienne du sang : en effet, toute demande de transfusion doit être impérativement transmise par le personnel soignant aux bureaucrates du ministère, qui n’ont ainsi pas de difficultés à localiser les opposants blessés dans l’exercice de leur courageux combat pour la démocratie.

Il ne s’agit pas d’accidentés de la route

Rappelons tout d’abord une donnée « de base » : nombre d’opposants, et c’est plus particulièrement vrai depuis ces dernières semaines, sont des activistes armés ; il ne se passe guère de jour sans que des unités de la police et de l’armée, des bâtiments publics, soient l’objet d’attaques. Des soldats et des policiers tombent, quasi-quotidiennement, dans ces échanges de tirs, mais aussi des activistes. Ceux d’entre eux qui sont blessés dans ces accrochages et « récupérés » par leurs camarades peuvent en effet être acheminés vers des hôpitaux. Il est très douteux, dans ces conditions, qu’ils échappent à la vigilance des forces de police, qui n’ont à vrai dire pas besoin de l’amicale collaboration des infirmiers et médecins pour les repérer et les identifier.

Ensuite, leur statut – officiel et effectif – de dissidents armés – de « terroristes » pour le pouvoir – fait évidemment de ces « opposants » des blessés à part, passibles de la répression d’État. Et qu’on ne dise pas là qu’il s’agit d’un trait caractéristique de la « dictature bachariste » : en France, le pouvoir et sa police iraient eux aussi chercher sur son lit d’hôpital une personne considérée comme terroriste ou dangereuse, à partir du moment où elle est fortement soupçonnée de recourir à la violence et d’avoir du sang sur les mains.

On constate que ce n’est pas la première « incursion » de la propagande oppositionnelle en milieu hospitalier : début août, les opposants Facebook avaient fait circuler d’horribles photos de cadavres de bébés entassés sur un lit, et présentés, en arabe, en anglais et en français comme des victimes de la soldatesque syrienne, qui aurait désactivé leurs couveuses en coupant l’électricité à l’hôpital de Hama. En fait, ces photos provenaient d’un hôpital d’Alexandrie en Égypte (voir l’article Mensonge et manipulations (suite) sur infosyrie.fr, mis en ligne le 7 août). Ce faisant, les cyber-opposants recyclaient le fameux bobard des bébés koweitiens « débranchés » par les troupes de Saddam Hussein, qui avait alimenté la propagande anti-irakienne de la Maison Blanche en 1990/91.

Revenons à 2011 et à la Syrie. Le moins qu’on puisse dire c’est qu’Amnesty International va vite en besogne. Et puis soyons clair, à l’origine des informations au conditionnel de la « chercheuse » Cilina Nasser, il y a très certainement les gens des « comités locaux de coordination » qui, à défaut de Kalashnikov, disposent de portables pour diffuser leurs mensonges ou leurs exagérations. Alors répétons-le :

1) il n’y a pas de preuves, et fort peu de probabilité, que les infirmiers et médecins syriens jouent les tortionnaires et les indicateurs de police et…

2) il n’y a rien d’étonnant, vu le contexte prévalant actuellement en Syrie, à ce que des opposants blessés soient l’objet de l’attention des forces de police.

Et maintenant, amis lecteurs, rendez-vous au prochain bobard.

Photo en Une : un manifestant blessé en mars à Deraa. Apparemment le personnel hospitalier n’avait pas encore renoncé à soigner les opposants. Crédit : DR via infosyrie.fr

[box class=”info”]Auteur : Guy Delorme. Article reproduit avec l’aimable autorisation d’infosyrie.fr[/box]

Bordeaux : prochaine “marche pour la vie” prévue le 24 mars 2012

Bordeaux : prochaine "marche pour la vie" prévue le 24 mars 2012

27/10/2011 – 09h30
BORDEAUX (via infos-bordeaux.fr) — Pour la 4ème année consécutive, l’association Oui à la Vie appelle ses sympathisants à marcher dans les rues de Bordeaux le samedi 24 mars 2012. A un mois du 1er tour de l’élection présidentielle, cette marche qui rassemble chaque année un grand nombre de jeunes, aura pour but de « montrer à ceux qui nous voient que, quelles que soient les vicissitudes et les blessures de la vie, celle-ci vaut la peine d’être vécue et défendue ».

Bordeaux : prochaine "marche pour la vie" prévue le 24 mars 2012Pour Nicolas Franchinard, président de l’association, le but de cette manifestation est de « témoigner de notre attachement à la vie et à la famille. Nous avons à cœur de proclamer que les enfants sont une richesse magnifique, que la famille est un cadre irremplaçable pour leur épanouissement, que les personnes âgées ont droit à notre respect et que les personnes handicapées doivent être accueillies dans la société comme des êtres humains à part entière »

Photo en Une : Bordeaux, mai 2011, 3ème Marche pour la vie. Crédit : Oui à la Vie

Nouvelle Revue d’Histoire, hors série n° 3 : un numéro spécial “guerre de Sécession”

La guerre de Sécession - La Nouvelle Revue d’Histoire, HS N° 3

La guerre de Sécession - La Nouvelle Revue d’Histoire, HS N° 3Le nouveau numéro hors-série (n° 3, Automne-Hiver 2011) de La Nouvelle Revue d’Histoire, dirigée par Dominique Venner, est consacré à la guerre de Sécession américaine, 1861 – 1865. Au sommaire, 1861 : une Amérique divisée ; 1862 : le Sud résiste ; 1863 : Gettysburg, la bataille fatale ; 1864 : Sherman s’empare d’Atlanta ; 1865 : l’agonie du vieux Sud…

 

[box class=”info”]La NRH est disponible en kiosque mais on peut aussi se procurer la revue par Internet, par exemple :
feuilleter et commander la revue ici[/box]

Une nouvelle taxe contre les paysans ? Entretien avec Philippe Colin, porte parole de la Confédération Paysanne [audio]

Une nouvelle taxe contre les paysans ? Entretien avec Philippe Colin, porte parole de la Confédération Paysanne

26/10/11 – 18h45
PARIS (NOVOpress) –
Voilà une nouvelle qui tombe mal pour les paysans, à l’heure où ceux-ci luttent désormais tous les jours pour leur survie.

Une proposition de loi sera examiné le 09 novembre par la Commission Economique de l’Assemblée Nationale et fait suite au vote des sénateurs du 13 Juillet. Une majorité de sénateurs a en effet suivi la demande de l’industrie des semences pour l’octroi de taxes prélevées sur les semences de ferme, issues du produit de la récolte des paysans. Si les députés confirmaient le vote du Sénat, les paysans connaîtraient une régression sans précédent de leur droit le plus fondamental : celui de ressemer librement sa propre récolte.

Pour parler de cette proposition de loi et de la colère des paysans, nous avons interrogé Philippe Colin, de la Confédération paysanne.

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Photo : semences. Crédit : “Une vallée dans la lune”. Licence CC.

Bretagne : une forêt de Gwenn Ha Du aux obsèques de Yann Fouéré

Bretagne : Une forêt de Gwenn Ha Du aux obsèques de Yann Fouéré

26/10/2011 – 17h30
GUINGAMP (NOVOpress Breizh) – « Salud Deoc’h Hilliz ma farouz », « C’Hwi eo ar gwir Sklerijenn », « Da feizh hon tadou kozh » : les cantiques bretons ont résonné hier dans la basilique Notre Dame de Bon Secours pour les obsèques de Yann Fouéré
.

Quatre cents personnes, famille, amis et militants bretons de tous bords – parfois venus de très loin –avaient fait le déplacement à Guingamp pour rendre un dernier hommage à celui qui aura consacré sa vie à la Bretagne et à son peuple (voir Novopress). Une très belle cérémonie, célébrée en breton par un ami du défunt et ponctuée d’extraits d’opéras de Verdi rappelant les combats de Yann Fouéré pour la liberté de son pays.

Sous une forêt de drapeaux, le cercueil recouvert du gwen-ha-du (drapeau de la Bretagne) quittait la basilique, accompagné d’un trio de sonneurs du Bagad de Guingamp. « Ra vezo digabestr ma Bro !* », un vibrant Bro Gozh entonné par la foule saluait le départ de l’auteur de l’Europe aux cents drapeaux vers le lieu de son dernier repos.

* « Soit libre, mon pays ! »

Un parlementaire européen peut gagner plus que la chancelière Angela Merkel [vidéo]

Un parlementaire européen peut gagner plus que la chancelière Angela Merkel

Expulsion manu militari d’un journaliste, panique de députés se sentant “gênés dans leurs combines” , vous ne rêvez pas, bienvenue au parlement européen.

Ce reportage montre comment il est possible en tant que député européen de venir très tôt le matin “pointer” pour faire acte de présence et ainsi empocher une allocation journalière conséquente, tout en repartant dans la foulée sans assister aux séances parlementaires.

A l’heure où la crise s’étend à tous les états européens, il serait temps de s’interroger sur les agissements des élus censés représenter les peuples européens.

Un général italien renvoie sa légion d’honneur pour protester contre Sarkozy

Un général italien renvoie sa légion d’honneur pour protester contre Sarkozy

26/10/11 – 14h30
PARIS (NOVOpress) – Interrogé à Bruxelles, le 23 octobre, sur la capacité du gouvernement italien à affronter la crise de la dette, Nicolas Sarkozy a cru bon de ricaner ostensiblement. Ce comportement peu diplomatique suscite de vives réactions en Italie, où, quoiqu’on pense de son gouvernement, on n’aime pas le voir insulter à l’étranger, et qui plus est par « le mari de Carla Bruni », comme la presse italienne aime à désigner Sarkozy.

Il Giornale compare « le rire hystérique » de Sarkozy au coup de tête de Zidane à Materazzi et y dénonce l’arrogance d’un homme en difficulté. « Sarkozy a peu de raisons de rire. La France, ses banques et ses industries, sans parler de la dette publique, ne vont pas mieux que nous ». Et le quotidien de la famille Berlusconi de prévoir que Sakozy sera « un nouveau cas Zidane : une carrière terminée ».

En signe de protestation, le général Leonardo Tricarico, ancien chef d’état-major de l’armée de l’air italienne, a renvoyé sa légion d’honneur à l’ambassadeur de France en Italie. Dans sa lettre d’explication, il se dit « contraint de se priver de cet honneur avec peine et tristesse devant le comportement irrespectueux de l’actuel président français vis-à-vis de l’Italie ».

Certains verront là une justice immanente, puisque le général Tricarico avait reçu cette décoration de Jacques Chirac pour son rôle dans les bombardements de l’OTAN sur la Serbie, durant la guerre du Kosovo de 1999. Le post-scriptum de la lettre témoigne pourtant d’un certain panache : « Le 25 novembre 1916, rappelle le général, notre aviateur légendaire, le capitaine Francesco Baracca, abattit l’avion de reconnaissance austro-hongrois du lieutenant Kalman Sarkozy, qui fut fait prisonnier. Même si le lien de parenté entre cet aviateur hongrois et l’actuel président est incertain, l’épisode montre que les Italiens – quand ils sont affranchis des particularités d’un système qui leur coupe les ailes – savent gagner leurs batailles. Y compris quand en face d’eux ils ont un Sarkozy ».

Photo : Médaille de la Légion d’honneur. Crédit : Sunny Ripert via Flick (cc)

Vers un renouveau du parti communiste en Russie ?

Vers un renouveau du parti communiste en Russie ?

26/10/11 – 12h50
PARIS (NOVOpress)
– Malgré le redressement de l’ère Poutine, la brutalité du passage à l’économie de marché et au libéralisme a causé beaucoup de dégâts dans la société russe.

Criminalité, corruption, bond des inégalités, précarité sociale… ce sont sans doute ces maux qui expliquent le regain de sympathie que connaît actuellement le parti communiste en Russie.

En effet, aujourd’hui, 6% des Russes déclarent soutenir activement le Parti communiste russe et plus de 20% affirment en être des sympathisants.

C’est le Centre d’étude de l’opinion publique russe qui a dévoilé ces chiffres.
C’est au sein des classes populaires, âgées et peu diplômées que le PC trouve le plus grand nombre de sympathisants.

Parallèlement l’opposition jadis virulente au PC s’atténue, le nombre de Russes se déclarant neutres vis-à-vis du Parti communiste ne cessant d’augmenter, passant de 39% à 48% au cours des dix dernières années.

Crédit photo : damienbottolier via Flickr (cc)

La France livre des navires de guerre gratuitement à Athènes, l’Allemagne paiera via le FESF

La France livre des navires de guerre gratuitement à Athènes, l’Allemagne paiera via le FESF

26/10/2011 – 09h15
BERLIN (NOVOpress) —
Nicolas Sarkozy a annoncé il y a peu une transaction d’armement inhabituelle : la livraison de 3 frégates furtives dernier cri à la Grèce, gratuitement. La note de 300 M€ risque d’être payée par le contribuable allemand.

Comme l’a annoncé Spiegel Online le 16 octobre dernier, Athènes devrait bientôt recevoir trois nouvelles frégates dernier cri. L’aspect inhabituel de la transaction est que les navires seront livrés les 3 premières années sans frais à Athènes, ouvertement sans risque de crédit pour les deux côtés, puis payés à des taux confortables. Dans tous les cas, les chantiers navals publics français peuvent compter sur leurs recettes et le gouvernement de Sarkozy peut briller par des programmes de création d’emplois.

L’astuce possible est la suivante : les transactions d’une telle ampleur font généralement l’objet de ce qu’on appelle Outre-Rhin « cautionnement HERMES » [*]. Cela signifie que quel que soit le commanditaire ou même l’exploitant de la marchandise, la responsabilité financière peut être déplacée sous la supervision des banques et des États.

La France contracte pour ces navires un quasi crédit sur le marché de l’argent privé et gratuit, et détient le titre de garantie de la Grèce dans sa banque nationale. Les donateurs privés sont alléchés par les intérêts et une garantie à 100%. Grâce au Fonds européen de stabilité financière (FESF), qui assume si nécessaire une responsabilité illimitée pour toutes les banques de la zone euro, en cas de défaut de paiement on demande tout simplement au contribuable allemand de payer. La garantie et l’obligation de paiement sont ainsi réattribuées. Et ce en toute légalité.

Au vu des signes actuels, on peut supposer que dans trois ans ni la Grèce ni la France ne pourront payer la facture, parce que les recettes fiscales existantes sont déjà hypothéquées envers d’autres banques privées. L’Allemagne est-elle prête à payer plus ?

* http://de.wikipedia.org/wiki/Hermesdeckungen (en allemand). Il s’agit d’un crédit-export géré par l’assureur allemand Euler Hermes (http://fr.wikipedia.org/wiki/Euler_Hermes) — crédit photo : DCNS

Europe, plus que jamais notre destin

Europe, plus que jamais notre destin

[box class=”info”]Point de vue par Jacques Georges, consultant international.[/box]

Tout va pour le mieux en notre beau pays : nous naviguons vers un PIB immobile, 4 millions de chômeurs, une dette de 100% du PIB, un déficit extérieur de 70 milliards d’euros et une dépense sociale incontrôlable qui dépasse déjà le tiers du PIB. Nos usines fondent depuis des décennies comme neige au soleil, affaiblissant structurellement notre appareil productif. Les trains de banlieue et les écoles témoignent d’une substitution de population très avancée et d’une identité en perdition. La pauvreté progresse, et la classe moyenne craint pour son avenir. Nous vivons une crise existentielle dans un monde dangereux. On songe irrésistiblement au scénario de la convergence des catastrophes imaginé il y a plus de dix ans par le visionnaire Guillaume Faye.

La crise frappant l’Europe aujourd’hui ressemble beaucoup à celle de 2008, dite des subprimes. Elle en partage les causes profondes, financières, économiques, sociales, commerciales, industrielles, politiques et morales, qui sont pour l’essentiel communes à tout le monde occidental. Elle en partage également la nature, puisque ce sont toutes deux des crises de l’endettement. Mais celle-ci est plus grave pour nous Européens pour trois raisons:

  • L’origine de la crise vient cette fois-ci de chez nous. Il n’est plus guère possible de chercher des coupables ailleurs. Il s’agit d’une crise de la dette publique de certains pays d’Europe, suite à trente années de laxisme budgétaire, qui n’est que le révélateur d’une pente politique et morale profonde et ancienne.
  • Les munitions tirées pour contrer les effets de la première crise sont en large partie tirées et ne sont pas renouvelables. Les Etats se sont endettés pour lancer des plans de relance peu efficaces qui apparaissent surtout comme des répits coûteux aggravant le mal en profondeur. Les Banques Centrales tendent à se transformer en structures de défaisance et planches à billets. Bref, on a combattu l’excès d’endettement par un surcroît d’endettement. Les manœuvres dilatoires sont de moins en moins de mise. Il va falloir tailler dans le vif des dépenses publiques de l’Etat, des collectivités territoriales, et plus encore des budgets sociaux. C’est une volte-face radicale vis-à-vis de la politique menée par tous bords confondus depuis soixante ans, et toujours immensément populaire.
  • La crise partage l’Europe en deux : l’Europe du Nord (Allemagne, Pays Bas, Belgique, Autriche, Finlande, Slovaquie, Slovénie) à la gestion budgétaire rigoureuse, à l’endettement public contenu et au commerce extérieur équilibré ou excédentaire, et l’Europe du Sud (France, Espagne, Italie, Portugal Grèce, Irlande) combinant forts déficits publics, endettement dépassant 60% du PIB, et déficit commercial extérieur.

La question qui se pose est celle de la pérennité de la zone euro, de son rôle dans l’Europe communautaire, et plus largement de l’avenir de la construction européenne. La réponse engagera notre destin de peuple français et européen pour des décennies. En gros, trois voies sont ouvertes :

  1. Faut-il, comme le préconisent les souverainistes, sortir de l’euro ? jeter le bébé européen avec l’eau du bain? Laisser les endettés gérer seuls et individuellement leurs problèmes de déficit budgétaire, de déficit commercial et d’endettement? réduire l’Europe à une alliance interétatique et nous redonner des marges de manœuvre nationales? Retrouver notre souveraineté monétaire?
  2. Faut-il accepter, voire promouvoir une scission en deux de la zone euro, la France prenant la tête d’une zone Sud incluant les « mauvais » élèves de la classe européenne ?
  3. Faut-il au contraire retourner la force de l’adversaire à notre profit, jouer à fond la solidarité européenne dans une optique de très long terme et de destin continental, et faire faire à l’Europe le bond fédéral qu’elle aurait dû faire il y a une décennie pour retrouver le fil de sa très longue histoire ?

Europe, plus que jamais notre destinDes hommes de droite sincères et de qualité se trouvent parmi les partisans des trois réponses. Le choix est complexe et pas entièrement rationnel. Pour ma part, je n’ai aucune tentation pour la solution 1. Je suis esthétiquement à fond pour la solution 3. Mais je me rallierais si besoin était et par réalisme à la solution 2, à condition qu’elle soit conduite comme une étape tactique vers la solution 3.

Voici en résumé mes raisons :

  1. Le repli souverainiste me paraît extrêmement risqué sur tous les plans. Sur le plan économique, il me paraît synonyme de chacun pour soi, de monétisation de la dette, de forte régression du PIB, de vaste paupérisation, d’inflation et donc de ruine de pans entiers de la société, bref de chambardements aux conséquences incalculables. Plus encore, ce choix me paraît petit et médiocre sur le plan moral. Ce serait en quelque sorte le parachèvement de l’œuvre de destruction de notre génération, celle de 68, celle qui a laissé filer la démographie, a développé ou laissé se développer l’immigration, a bien vécu à crédit, a refilé la facture aux générations suivantes, et viendrait in fine saborder sa seule œuvre historique et de long terme, l’Unité Européenne. Un désastre et un vide sidéral venant clôturer soixante ans de laxisme, d’hypocrisie, de dictature des bons sentiments, de trahison et d’égoïsme forcené.
  2. La scission en deux de la zone euro est une possibilité techniquement réalisable et non sans avantages. Elle est réaliste et, bien menée, permet à terme d’une décennie de restructurer nos finances et de reconstruire une base industrielle, tout en gardant un esprit et un objectif européens. Une étude Natixis de Septembre 2011 intitulée « que se passerait-il si l’euro se coupait en deux ? » en détaille le contenu technique et les conséquences positives et négatives. Sa conclusion est la suivante : au total, à court terme, la séparation en deux de l’euro est très coûteuse pour tous les pays ; à moyen terme, elle est coûteuse pour les Pays du Nord et favorable pour les Pays du Sud ». Le risque de cette solution est celui de la dynamique ainsi créée : l’éclatement de la zone euro ne serait-elle pas alors la première étape de l’éclatement de l’Europe institutionnelle, du dé tricotage des traités, de la sortie de l’Histoire, bref du scénario 1 ci-dessus? Si cette solution « raisonnable » devait avoir lieu, il faudrait la gérer avec force et détermination comme une étape tactiquement nécessaire vers le scénario 3 ci-dessous.
  3. La solution « héroïque » de la solidarité européenne consiste à jouer à fond la carte de la solidarité à travers notamment le FESF et l’émission d’euro-obligations, accompagnés bien sûr d’un véritable contrôle budgétaire européen et d’une mise sous tutelle financière et budgétaire temporaire, rigoureuse et acceptée par référendum, des pays aidés. La facture est certes potentiellement lourde (la seule dette publique grecque approche le budget français 2011), mais doit être relativisée, si l’on prend en compte le montant des engagements des Etats de l’Union Européenne envers leur système financier depuis 2008, de l’ordre de 4600 milliards d’euros, plus de deux fois le PIB français. In fine, faisons le pari qu’il n’en coûtera pas plus cher que de soutenir à bout de bras le tonneau des Danaïdes des confettis de l’Empire encore sous notre dérisoire « souveraineté », et infiniment moins cher que de financer une immigration sans limite. Cette solution est celle d’une Europe qui ne marchande pas son destin, celle qui a la vision d’un Empire romain du XXIème siècle et de l’Europe-puissance de la Méditerranée à la Baltique et de l’Océan Atlantique aux frontières de la Russie, voire un jour à Vladivostok. C’est l’Europe de l’Empire, soit, en termes contemporains et juridiques, de la Fédération Européenne. Prenons aujourd’hui le chemin d’une grande Patrie qui produise ses effets de puissance dans 100 ans.

Jacques Georges pour Novopress France
25 Octobre 2011

« Vaut-il mieux “perdre” en arrivant en tête, ou “gagner” en étant bon dernier ? » Par Oskar Freysinger

« Vaut-il mieux “perdre” en arrivant en tête, ou “gagner” en étant bon dernier ? »

[box class=”info”] Suisse : Entretien avec Oskar Freysinger, conseiller national (Valais) de l’UDC. [/box]

Minute : Comment analysez-vous le résultat des élections fédérales ?

Oskar Freysinger :Si on se fie à la revue de presse de lundi matin, l’UDC a perdu et les grands vainqueurs sont les Verts libéraux et le Parti bourgeois démocrate… Si on se fie “bêtement” aux chiffres, l’UDC arrive devant tous les partis, avec 26 % et un premier concurrent [ndlr : le parti socialiste] laissé loin derrière, avec 9 points d’écart. Quant aux deux formations que je viens d’évoquer, elles récoltent chacune 5 % ! C’est pas mal pour un coup d’essai, mais ce n’est pas ce que j’appelle une victoire…

Donc vous ne considérez pas le résultat de l’UDC comme un échec ?

Non, car nous perdons certes deux points, mais dans le cadre d’un mouvement général, qui voit tous les grands partis reculer de cette marge à cause de l’apparition de nouveaux partis sur l’échiquier politique. Ce n’est pas comme si nous reculions et que les autres progressaient ! C’est le résultat logique de l’éparpillement. Par ailleurs, malgré la concurrence du Parti bourgeois démocrate et de deux mouvements régionaux, nous tenons plutôt bien notre socle électoral. Et je vous conseille de poser la question aux commentateurs et même à des personnalités politiques françaises : vaut-il mieux « perdre » en arrivant largement premier, avec 26 %, ou « gagner » en étant bon dernier, avec 5% ?

Quelle est votre propre situation, dans le Valais ?

Je suis élu avec un résultat exceptionnel (20 %), puisque je dépasse l’actuel président du Conseil national, Jean-René Germanier, et l’UDC y représente désormais la deuxième force du canton. C’est résolument positif, car en 2007, nous étions en quatrième position et le Valais était encore, il y a peu, une terre de mission pour l’UDC. Mon irruption a été qualifiée de « feu de paille » ou d’épiphénomène : maintenant, je confirme mon ancrage.

C’est un bon tremplin pour escalader la hiérarchie de l’UDC. On dit que vous briguez la vice-présidence du parti…

Je confirme ! Cet ancrage me favorise évidemment pour succéder à l’actuel vice-président, Yvan Perrin, qui s’en va. Je pense avoir quelques qualités pour le remplacer, notamment le fait que je sois trilingue. Mais il y a aussi le fait que, depuis l’initiative victorieuse contre les minarets, j’ai pris une stature nationale et même – un peu – européenne.

Quels sont les projets de l’UDC ?

Nous venons de remporter un beau succès avec l’initiative populaire contre l’immigration de masse, puisqu’en trois mois, nous avons recueilli 120 000 signatures – là où certains mettent un an pour en avoir autant ! Nous espérons que sous, peu, le peuple suisse nous suivra dans notre volonté de reprendre la maîtrise de nos frontières ; nous allons également nous opposer à un accord-cadre entre la Suisse et l’UE, qui pourrait mettre en péril notre démocratie. Bref, nous continuerons à défendre la souveraineté suisse, notre monnaie, la démocratie directe et tout ce qui fait le charme de l’identité suisse !

Propos recueillis par Patrick Cousteau

[box class=”info”] Article de l’hebdomadaire “Minute” à paraître demain mercredi 25 octobre. En kiosque ou sur Internet.[/box]
« Vaut-il mieux “perdre” en arrivant en tête, ou “gagner” en étant bon dernier ? » Par Oskar Freysinger

Les tunisiens de France choisissent les islamistes

Les tunisiens de France choisissent les islamistes

25/10/11 – 19h00
PARIS (NOVOpress)
– Avant la proclamation des résultats en Tunisie même, c’est déjà le mouvement islamiste Ennahda qui sort grand vainqueur de l’élection dans les deux circonscriptions (Nord et Sud) de France où il a respectivement obtenu 33,70% et 30,23% des suffrages exprimés, emportant ainsi 4 des 10 sièges en jeu.

Ennahdaa a une énorme avance sur le parti qui le suit en nombre de voix : le Congrès pour la République (CPR, gauche nationaliste) de Moncef Marzouki a lui obtenu 12,55% et 9,05% des suffrages, soit à peu près trois fois moins.

Ces chiffres sont particulièrement significatifs puisque la communauté de tunisiens présente en France est la plus importante au monde avec officiellement plus de 500 000 membres et sans doute sensiblement plus.

Selon des résultats provisoires communiqués par la commission électorale à Tunis, Ennahda a déjà obtenu la moitié des 18 sièges réservés à la diaspora tunisienne.

Crédit photo : anw.fr. Licence CC.

Une conférence contre l’islamophobie pour nous convaincre que les méchants Français sont racistes [vidéo]

Une conférence contre l’islamophobie pour nous convaincre que les méchants Français sont racistes

[box class=”info”] Par Caroline Alamachère. [/box]

Le 30 octobre prochain se tiendra à Nanterre la Conférence contre l’Islamophobie organisée par le CCIF, Collectif Contre l’Islamophobie en France et accessoirement membre consultatif de l’ONU.

L’islamophobie faut-il le rappeler est littéralement la peur de l’islam (du grec phobos), or à ce jour il n’existe en France aucune loi contre l’islamophobie et pour cause, on ne peut pas sérieusement envisager de créer une loi autorisant l’emprisonnement ou la mise à l’amende d’un individu qui a peur !

En effet, on est islamophobe comme on est hippopotomonstrosesquippedaliophobe (peur des mots trop longs), cuniculophobe (peur des lapins), hypégiaphobe (peur des responsabilités), medorthophobe (peur de voir des pénis en érection), anuptaphobe (peur du célibat), hexakosioihexekontahexaphobe (peur du nombre 666), bref, de quoi emprisonner pas mal de monde…

La petite vidéo de propagande est assez intéressante, on y voit quelques personnes du Bloc Identitaire, Marine Le Pen, Christine Tasin en guest star mais surtout une silhouette découpée représentant une charmante petite famille composée de seulement deux enfants mais dont on imagine la nombreuse descendance à venir, avec le papa barbu et la maman voilée jusqu’au trognon pour représenter la famille musulmane ordinaire. Les musulmans modérés apprécieront certainement la caricature. Ces braves gens apparaissent en bleu-blanc-rouge sur fond noir ce qui symboliquement présente un grand intérêt puisque notre drapeau devient le leur avec le territoire qui va avec tandis que leur environnement, en l’occurrence la France, devient du même coup toute noire ! On notera bien sûr la cible centrée sur les deux mains jointes du couple et tendant à les séparer. Je précise au passage que personnellement je n’ai jamais vu un couple de ce style se tenir la main dans la rue mais bon, on ne va chipoter pour si peu.

Une conférence contre l’islamophobie pour nous convaincre que les méchants Français sont racistes

Le message est on ne peut plus explicite : la France c’est eux, les musulmans c’est eux et les méchants islamophobes que nous sommes veulent leur tirer dessus. Ceci dit, la cible aurait pu viser le cœur plutôt que la main mais il semblerait que le Collectif n’ait pas osé aller si loin dans ses délires malgré l’alerte alarmante décrétant « l’état d’urgence ». Eh oui, on n’a peur de rien au CCIF !

Le but de cette conférence sera de combattre une « idéologie qui vise au rejet de toute pratique visible de l’islam et à la haine des musulmans » parce que bien sûr les musulmans eux n’éprouvent pas de haine quand ils massacrent des chrétiens, quand ils appellent à égorger les juifs, quand ils tabassent à mort ou pendent les homosexuels, quand ils frappent leur femme au prétexte qu’elles leur sont inférieures… Les conférenciers seront amenés à discuter de la dénonciation de la haine islamiste en faisant passer cette dénonciation pour de la haine. On accuse son chien d’avoir la rage quand on veut le tuer, c’est bien connu.

Parmi ceux qui nous considèrent comme des « faussaires » comme dit dans l’annonce de présentation, nous avons la délicieuse Rokhaya Diallo toujours très complexée et gênée par à peu près tout : la couleur de peau, les cheveux lisses, Michel Leeb, les termes littéraires, le Djamel Comedy Club, les Français, les blancs, etc, qui parle de « ciment national » alors qu’elle exècre manifestement tout ce qui est national et blanc, ce qui la classe de fait dans la catégorie des racistes. Elle encore qui exclut le principe de race tout en dénonçant le racisme découlant pourtant de la notion de race ! Hum, cherchez l’erreur. Elle toujours qui ne considère pas la culture comme quelque chose se transmettant de génération en génération, ce qui tendrait à prouver que finalement l’excision par exemple n’est au fond qu’un acte spontané curieusement effectué dans certaines parties du monde une génération après l’autre mais sans la moindre transmission de type culturel. Elle enfin qui dans une mauvaise foi spectaculaire et dangereusement haineuse assimile l’islamophobie – la peur d’un dogme politico-religieux dangereux en premier lieu pour ses adeptes – à une fantasmatique hiérarchisation des races.

Raphaël Liogier, directeur de l’Observatoire du religieux et initiateur du sympathique mouvement Muslim Pride est également invité. Celui qui considère que l’interdiction du port du voile par des jeunes filles à l’école n’est que l’illustration d’une pensée unique et le refus d’une adhésion à ce qu’il nomme « l’esthétique officielle » oubliant ostensiblement ce qu’a d’avilissant et de rétrograde cette tenue pour les femmes, a déclaré ces jours-ci que « François Hollande ne semble pas être dans des réactions épidermiques sur l’islam ». François n’a de toute façon de réactions épidermiques sur rien ni même de réaction tout court d’ailleurs.

Michel Collon le « muslim friendly » de service sera là aussi, de même que Doudou Diene, rapporteur général des Nations Unies, Mohamed Moussaoui qu’on ne présente plus et enfin Marwan Mohammed, spécialiste ès bandes de jeunes et pour qui ces pauvres petits sont dans une phase d’incertitude sociale, de mutation physique et psychologique mais qui restent disponibles et prêts à adopter de nouveaux rôles sociaux stables et reconnus leur permettant finalement de bien s’insérer. C’est merveilleux, tout cela finit bien finalement.

Il ne semble pas que des contradicteurs aient été invités, la conférence se déroulera donc entre islamophiles soucieux seulement du bien-être de la communauté et prêts à vomir tranquillement toute leur haine du peuple français raciste et islamophobe, tellement islamophobe qu’il autorise une semaine durant la tenue d’une fête de l’Aïd à Marseille (http://www.ufm13.org/ ), c’est dire s’il est malveillant.

Caroline Alamachère

[box class=”info”] Source : Riposte Laïque. [/box]