Nouvelle défaite pour SOS Racisme – Par Bernard Lugan

Nouvelle défaite pour SOS Racisme - Par Bernard Lugan

Le 8 novembre dernier, après cinq années de coûteuses procédures, la Cour de Cassation a rejeté le pourvoi formé par l’association SOS racisme qui poursuivait Pierre Péan, auteur d’un livre intitulé « Noires fureurs, Blancs menteurs » et dans lequel il prend le contre-pied de l’histoire officielle concernant le génocide du Rwanda[1]. Pierre Péan ayant gagné ses procès en première instance et en appel, SOS Racisme subit donc une troisième grave défaite, ce qui devrait faire réfléchir ses généreux donateurs.

Nouvelle défaite pour SOS Racisme - Par Bernard LuganA travers ce procès emblématique, SOS Racisme a montré son vrai visage, celui d’une organisation militante dont l’acharnement contre Pierre Péan avait pour but de décourager ceux qui oseraient à l’avenir mettre en doute la thèse de Kigali concernant le génocide du Rwanda.

Or, l’histoire « officielle » de ce génocide a été totalement bouleversée à travers quatre jugements rendus par le TPIR (Tribunal pénal international sur le Rwanda) [2]. Expert assermenté dans trois de ces quatre procès, je suis bien placé pour décrypter la portée des jugements rendus et cela, au-delà du véritable « enfumage » auquel se sont livrés les média ayant une fois de plus agi en simples porte-voix du régime de Kigali et de la vision de l’histoire qu’il prétend imposer.

1) Le 28 novembre 2007, la Chambre d’Appel du TPIR a acquitté Ferdinand Nahimana, un des fondateurs de la Radio Télévision des Mille Collines (RTLM) de l’accusation « de commettre le génocide, d’incitation directe et publique à commettre le génocide, de persécution et d’extermination », considérant que la création de RTLM n’entrait en rien dans le plan génocidaire. Or, jusque là, la thèse officielle était que le génocide avait été programmé puisque les « extrémistes hutu » avaient fondé la RTLM pour le préparer.

2) Le 18 décembre 2008 le TPIR a déclaré le colonel Bagosora non coupable « d’entente en vue de commettre un génocide », faisant ainsi voler en éclats les bases mêmes de l’histoire officielle du génocide du Rwanda car le colonel Bagosora fut constamment présenté comme le « cerveau » de ce génocide.

3) Selon le régime de Kigali, le génocide fut planifié par l’Akazu (ou petite maison, ou petite hutte), cercle nébuleux et criminel constitué autour de la belle famille du Président Habyarimana et dont Protais Zigiranyirazo, frère d’Agathe Habyarimana, épouse du président, était le chef. Ce petit groupe aurait comploté et planifié l’extermination des Tutsi dans le but de préserver son pouvoir et son influence. Le procès de M. Zigiranyirazo était donc lui aussi emblématique puisqu’il était censé mettre en évidence le cœur même de la préparation du génocide.

Or, le 18 décembre 2008 en première instance le TPIR a écarté la thèse du complot ourdi par M. Zigiranyirazo et sa belle famille et l’a acquitté du principal chef d’accusation, à savoir d’avoir prémédité le génocide et d’avoir comploté en ce sens avec le colonel Bagosora et Agathe Kanziga épouse du président Habyarimana pour exterminer les Tutsi du Rwanda. Le mythe de l’Akazu s’envolait donc. Le 16 novembre 2009, en appel, M. Zigiranyirazo a été acquitté des dernières accusations pendantes et immédiatement libéré.

4) Dans l’affaire dite Militaires I étaient notamment jugés les anciens chefs d’état-major de l’armée et de la gendarmerie, les généraux Augustin Bizimungu et Augustin Ndindiliyimana. Le 19 mai 2011, ils ont été acquittés du chef principal qui était celui de l’entente en vue de commettre le génocide. Ainsi donc, pour le TPIR, la hiérarchie militaire n’a ni prémédité, ni programmé le génocide.

A travers ces quatre jugements[3], c’est donc l’histoire « officielle » du génocide du Rwanda qui est réduite à néant. En effet, si ce génocide ne fut ni prémédité, ni programmé, c’est donc qu’il fut « spontané ».

Or, l’évènement majeur et déclencheur qui provoqua la folie meurtrière fut l’assassinat du président Habyarimana dans la soirée du 6 avril 1994, puisque les massacres commencèrent dès la nouvelle de l’attentat connue, quand les partisans du président assassiné attribuèrent ce crime au FPR, donc à leurs yeux aux Tutsi et à leurs alliés hutu, les « Hutu modérés » des journalistes.

Ceux qui ont abattu l’avion du président Juvenal Habyarimana portent donc l’immense responsabilité d’avoir directement ou indirectement provoqué le drame du Rwanda. Or encore, selon le juge français Bruguière et le juge espagnol Merelles, le président Kagamé aurait ordonné cet attentat et ils donnent même les noms de ceux qui auraient tiré les deux missiles ayant abattu l’avion présidentiel.

Voilà ce qui dérange les « amis » de Kigali, dont SOS Racisme. D’autant plus que Théogène Rudasindwa, ancien directeur de cabinet de Paul Kagamé, exige d’être entendu par le TPIR et par un juge français afin, selon ses propres termes, de pouvoir « divulguer tous les détails sur l’attentat du 6 avril 1994 » dont il impute la responsabilité à l’actuel chef de l’Etat rwandais. L’heure de vérité approche donc, et inexorablement…

Bernard Lugan
11/11/11

[1] Pour la déconstruction de cette histoire officielle, on se reportera à mon livre Rwanda : contre-enquête sur le génocide. Privat, 2007.

[2] Pour les détails, explications et développements concernant ces procès, l’on se reportera à l’Afrique réelle n°4

[3] Les prévenus ont été condamnés pour d’autres motifs que celui de préméditation du génocide. Voir à ce sujet les commentaires de ces jugements dans l’Afrique réelle.

[box class=”info”] Source : Le blog officiel de Bernard Lugan. [/box]

L’English Defense League victime du zèle policier

L’English Defense League victime du zèle policier

12/11/2011 – 14h00
LONDRES (NOVOpress) –
La police britannique vient une nouvelle fois de s’illustrer en arrêtant préventivement près de deux cents membres de l’English Defense League réunis le 11 novembre 2011 à Londres pour rendre hommage aux morts de la Grande Guerre.

Dans cet article de Chris Greenwood publié par le Daily Mail, on voit les militants de l’EDL arrêtés par la police à leur sortie du Red Lion pub où ils s’étaient donné rendez-vous.

Le prétexte avancé par la police est leur volonté de préserver la dignité de la commémoration.

Dans la mesure où aucun Britannique n’aurait avalé tout cru le prétexte cousu de fil blanc que l’EDL aurait envisagé de manquer de respect aux morts, le patron de la police londonienne, Bernard Hogan-Howe, a sorti de son chapeau une rumeur repêchée sur internet affirmant que des membres de l’EDL avaient l’intention de s’en prendre au campement d’indignés devant la cathédrale anglicane de Saint Paul.

Les photographies publiées par la presse mettent en évidence la mauvaise foi de la police, car les membres de l’EDL ont été arrêtés dans des tenues incompatibles avec des combats de rue et nombreux étaient ceux qui avaient des bouquets de fleurs à la main. Difficile de croire qu’il s’agissait d’armes par destination.

[box] Image en Une : copie d’écran de la page d’accueil du site de l’EDL pour le 11 novembre 2011. [/box]

Le Souvenir Chouan de Bretagne commémore les noyades de Nantes

Le Souvenir Chouan de Bretagne commémore les noyades de Nantes

12/11/2011 – 12h00
NANTES (NOVOpress Breizh) – Pendant la Terreur, la ville de Nantes était devenue une vaste prison et un champ d’expérimentation pour l’élimination systématique des opposants à la politique conduite par Robespierre et ses amis de la Convention. Des milliers de personnes, hommes, femmes et enfants y perdirent la vie, fusillées, noyées ou victimes de mauvais traitements. Ces évènements – que la municipalité de J.M. Ayrault préfère ignorer, consacrant l’essentiel de ses investissements mémoriels à développer la culpabilisation des Nantais, en particulier avec le très coûteux « Mémorial de l’esclavage »* – seront commémorés par l’association du
Souvenir Chouan de Bretagne le 20 novembre prochain.

« Quel torrent révolutionnaire que la Loire ! » s’extasiait devant la Convention le représentant en mission Jean-Baptiste Carrier. Pendant cent jours, ce « technicien cyclothymique de l’extermination » (Yves Durand), porta à son paroxysme la terreur révolutionnaire dans la cité des Ducs. Cet amateur de belles cérémonies civiques en l’honneur de la Déclaration des Droits de l’Homme sera responsable de la mort de plusieurs milliers de prisonniers retenus dans les geôles nantaises, auxquels il faut ajouter 2000 à 5000 victimes mortes par noyade en Basse-Loire.

J.B. Carrier (lithographie de F.-S. Delpech d'après le portrait de J.-B. Belliard)

Dans un ouvrage qui fait autorité (Carrier et la Terreur nantaise, Perrin 1987) l’historien J.J. Brégeon rappelle qu’il y eut plusieurs formes d’extermination. La première, qui fut l’œuvre des commissions militaires comblèrent de fusillés les carrières de Gigant ; la seconde, par l’épidémie qui fit périr des milliers de détenus dans l’Entrepôt des Tabacs ; la dernière enfin par la noyade et le massacre sans jugement. « On commença par les prêtres réfractaires pour finir par les enfants », rappelle le professeur Yves Durand dans la préface de l’ouvrage précité.

Reprenant la thèse qu’il a développée dans son dernier ouvrage, Reynald Secher a magistralement traité cet aspect de l’histoire des Guerres de Vendée lors de la conférence qu’il a donnée mardi dernier à Nantes devant une salle comble.

L’association du Souvenir Chouan de Bretagne, qui agit depuis de nombreuses années contre le « mémoricide » – il suffit de voir la présentation qui est faite de cette période au Musée de l’histoire de Nantes (un « détail manifestement exagéré ») pour s’en convaincre – honore chaque année la mémoire des victimes de ce terrorisme d’Etat.

Cette année le rassemblement aura lieu à Nantes le dimanche 20 novembre. Le programme est disponible sur le site du Souvenir Chouan de Bretagne.

 

* L’inauguration du Mémorial de l’Abolition de l’esclavage, prévue le 1er décembre prochain, va encore être repoussée à une date indéterminée en raison de diverses malfaçons. Ce monument de la repentance – le seul en Europe – voulu par J.M. Ayrault pour complaire à sa clientèle aura coûté 6,9 millions d’euros. Un modèle de gabegie .

La grande guerre patriotique française [extrait]

La grande guerre patriotique française [extrait]

[box class=”warning”]Novopress reproduit le premier tiers du dernier éditorial de Realpolitik.tv, écrit par Xavier Moreau. Ce texte est disponible en intégralité sur le site www.realpolitik.tv[/box]

Les célébrations du 11 novembre 1918 perdent d’année en année de leur importance. La première guerre mondiale fut pourtant pour la France une grande épopée diplomatique et guerrière. Diplomatique, car elle a su compenser son infériorité démographique par un vaste réseau d’alliances. Guerrière parce qu’en 1918, l’armée française, par l’emploi massif de blindés et d’avions, est la première armée moderne de l’Histoire. Cette grande guerre patriotique française n’est pas sans rappeler sous bien des aspects, la grande guerre patriotique russe de 1941 à 1945, y compris dans certains de ses aspects les plus dramatiques.

Jusqu’en 1916 en France, comme en Union Soviétique jusqu’en 1943, l’aveuglement des chefs militaires et politiques est compensé par le sang des soldats. En France, Joffre, Foch et Nivelle ne réalisent pas les changements profonds que l’augmentation massive de la puissance de feu, imposent à la guerre moderne. En URSS, les commissaires politiques, à qui Staline a confié la conduite de la guerre, sont plus occupés à pourchasser les soi-disant traitres, qu’à manœuvrer contre les armées allemandes. Ils s’obstinent à lancer des vagues d’assaut sans perspectives et interdisent à leurs courageuses unités de se replier, permettant ainsi à la Wehrmacht de réussir de magnifiques encerclements et de capturer des centaines de milliers de prisonniers. Un Russe sur cinq reviendra vivant des camps de prisonniers allemands, et l’armée rouge manquera cruellement d’infanterie jusqu’à la fin de la guerre.

Pour la France, comme pour l’URSS, ce sont les échecs successifs et l’épuisement du réservoir humain qui obligent les dirigeants à faire monter de nouveaux chefs aux idées révolutionnaires. Ces nouveaux chefs apportent avec eux une nouvelle manière de faire la guerre et infligent aux armées allemandes leurs revers les plus cruels depuis Iéna. En France c’est à Villers-Cotterêts, en juillet 1918, que les Français inaugurent une série d’offensives appuyées par les blindés et l’aviation, que l’industrie française a réussi à produire en masse à partir de 1917. Renforcée par l’armée américaine du général Pershing, qu’elle a équipée et formée depuis le début de l’année 1918, l’armée française fait reculer l’armée allemande sur tous les fronts jusqu’en novembre de la même année. Seul l’armistice sauve l’armée allemande du gigantesque « Sedan » que les généraux Pétain et Castelnau lui préparent. En pleine guerre, la France s’est dotée, de la première armée moderne, motorisée, blindée et aérienne. L’État-major allemand, de son côté n’a rien vu. La supériorité stratégique et tactique française est totale. Les meilleurs généraux allemands et américains de la seconde guerre mondiale, dont Gudérian, Manstein, Rommel et Patton, ont été à l’école française en 1918.

En URSS, à partir de 1943, Staline a compris qu’il vaut mieux laisser la conduite de la guerre à ses généraux, quitte à s’attribuer par la suite, la gloire de leur succès. Vassilievski, Joukov, Koniev et Vatoutine mettent à profit la doctrine de l’emploi des blindés, mise au point en Union Soviétique dans les années 20. Les Japonais ont été les premiers en août 1939 à éprouver la supériorité des blindés de Joukov à Khalkin Gol. Pourtant, en 1941, les premiers combats contre l’armée allemande s’avèrent catastrophiques. La purge de 36000 membres de l’armée rouge par Staline en 1938, la prive de ses cadres expérimentés, que les commissaires politiques sont incapables de remplacer. Cette purge et le refus par Staline d’admettre la réalité de l’offensive allemande en juin 1941, font sans doute du dictateur géorgien, le meilleur allié d’Hitler pendant l’opération Barbarossa. Mais la Russie éternelle, comme la France en 14-18, possède en son sein, la ressource nécessaire à la victoire. A partir de la bataille de Koursk, en juillet 1943, c’est l’avènement de « l’art opératif » et de la frappe dans la profondeur. L’armée soviétique, commandée par Joukov, Koniev et Rokossovski, réalise des modèles d’offensives, comme en Biélorussie en 1944, ou entre la Vistule et l’Oder en 1945. Cette dernière offensive permet à l’armée rouge de progresser de 600 km en 17 jours, ce qui en fait la progression la plus profonde et la plus rapide de la seconde guerre mondiale.

[box class=”info”]Lire la suite : http://www.realpolitik.tv/2011/11/la-grande-guerre-patriotique-francaise/[/box]

Photo en Une : Douaumont. Crédits : Wikipedia Commons (cc)

[Football] Le footballeur Benteke inculpé pour car-jacking

Le footballeur Benteke inculpé pour car-jacking

12/11/2011 – 09h00
LIEGE (NOVOpress) — Difficile de penser qu’un footballeur professionnel à l’abri des besoins puisse commettre de tels actes. Pourtant, il n’est plus rare de voir des sportifs de haut niveau, notamment des footballeurs, compromis directement ou non dans des scandales d’origine sexuelle ou de violences.

Cette fois-ci, l’histoire nous amène en Belgique ou l’attaquant du RC Genk, Christian Benteke, est inculpé de vol avec violences, dans une histoire de car-jacking. La section « bandes urbaines » de la brigade judiciaire de Liège a interpellé, samedi dernier, trois suspects à proximité d’un véhicule qui avait été volé à Paris le 14 octobre dernier.

Les trois hommes, déférés au parquet, ont expliqué avoir acheté la voiture pour une somme de 6.000 euros, disant ignorer qu’elle avait été volée. Le vendeur présumé du véhicule a été tout bonnement tabassé par plusieurs individus parmi lesquels figurait Christian Benteke. Attaquant du KRC Genk âgé de 21 ans et domicilié à Grivegnée, le footballeur et les deux autres individus interpellés en sa compagnie ont été conduits au Palais de Justice de Liège où ils ont patienté dans une cellule de garde avant d’être déférés, menottes aux poings, devant le juge d’instruction. Ce dernier a inculpé, lundi, Christian Benteke et les deux autres individus de vol avec violences mais les a laissés en liberté.

Photo en Une : capture d’écran du site du RC Genk

La tension est vive entre musulmans bordelais

La tension est vive entre musulmans bordelais

11/11/2011 – 20h00
BORDEAUX (via Info Bordeaux) –
Nos confrères de Sud-Ouest ont révélé hier les tensions qui sont chaque jour plus grandes, au sein de la communauté musulmane installée dans la région bordelaise. En cause, un conflit larvé dont l’enjeu est le contrôle de l’association des musulmans de Gironde (AMG), qui gère les principales mosquées de l’agglomération. Cette association, proche des islamistes de l’UOIF est connue pour abriter les imams Tareq Oubrou (photo) et Mahmoud Doua.

Dernier incident en date, une violente dispute qui aurait éclaté au sein de la mosquée de Cenon. Pour les opposants à l’actuelle direction, « les dirigeants actuels sont soumis à l’UOIF ». Ces derniers reprochent notamment à la direction l’inefficacité dans le « projet phare » de l’association : la construction d’une mosquée cathédrale dans le quartier de la Bastide (à Bordeaux), projet contesté par de nombreux habitants et commerçants.

Violence, tension, altercations, la communauté musulmane s’entre-déchire. Joint par Infos-Bordeaux, un commerçant du quartier de la Bastide, situé tout près du terrain visé par les musulmans, ne cache pas sa joie. Sous couvert de l’anonymat, il déclare ainsi à Infos-Bordeaux « Ils sont en train de perdre le peu de crédit qui leur restait aux yeux de la municipalité, c’est plutôt une bonne nouvelle ».

[box] Voir aussi hier, Conflits ethniques autour du nouveau lieu de culte musulman parisien. [/box]

Politiquement correct : l’Université d’Oxford se donne mauvais genre

Politiquement correct : l’Université d’Oxford se donne mauvais genre

11/11/2011 – 18h30
OXFORD (NOVOpress) –
La théorie américaine du genre, qui n’en est encore qu’aux premiers stades de son importation en France, est solidement installée en Angleterre, particulièrement dans les universités. Comme toujours, une poignée de militants profitent du désintérêt général pour prendre le contrôle des associations étudiantes et y faire voter tout ce qu’ils veulent.

La campagne « Oxford sans genre »  a été lancée en mai dernier pour « rendre l’université aussi gender-neutral que possible, c’est-à-dire aussi trans*- friendly qu’il est possible de l’être » – le Grand Dictionaire terminologique de nos cousins du Québec recommande de rendre gender-neutral par « indépendant des considérations de sexe » ; trans*- friendly, avec l’astérisque pour laisser toutes les possibilités ouvertes, paraît intraduisible. Le but est de « stopper l’exclusion des personnes trans-identifiées et non-binaires de genre ». Il s’agit par exemple de supprimer toutes les cases « homme/femme » à cocher sur les formulaires et de les remplacer par un blanc où chacun pourra écrire ce qu’il veut : « de cette manière, toute personne qui n’est pas mâle ou femelle peut s’identifier explicitement et être reconnue comme telle ». Tous les bâtiments universitaires devront à l’avenir se doter de toilettes et de vestiaires gender-neutral, pour éviter à « ceux qui ne savent pas quelle pièce sexuée utilisée » de se sentir discriminés.

Politiquement correct : l’Université d’Oxford se donne mauvais genre
Le Lièvre de mars et le Chapelier cherchent à mettre le Loir dans la théière : illustration de Sir John Tenniel pour Les Aventures d'Alice au pays des merveilles de Lewis Carroll (Charles Lutwidge Dodgson, professeur de mathématiques à Oxford)

Frances Watson, délégué(e ?) Trans de l’Association étudiante LGBTQ (Lesbian, Gay, Bisexual, Transgender and Queer, Queer étant censé couvrir tous « ceux qui mettent en question leur identité sexuelle », , fait du lobbying auprès des Junior Common Rooms (BDE) des différents collèges de l’Université pour qu’ils votent une motion en faveur des personnes « trans-identifiées ». À ce jour, dix collèges (sur 38) ont accepté, le dernier en date, cette semaine, étant Corpus Christi (dont le nom renvoie à d’autres temps et d’autres mœurs : il fut fondé en 1517 par l’évêque de Winchester).

La motion prescrit de bannir tout langage qui ne soit pas gender-inclusive. Ainsi, les organisateurs des soirées étudiantes ne devront plus écrire « robes pour les filles, costumes pour les garçons », mais « costumes et robes ». Toutes les publications du BDE seront épluchées pour éliminer « le langage sexuellement marqué ». En outre, « tous les événements gender-specific (particuliers à un sexe) organisés par le BDE devront être ouverts à toute personne qui s’identifie comme de ce genre » – en clair, un garçon qui s’identifie comme fille doit pouvoir venir à un thé de charité pour jeunes filles.

Des étudiants du collège interrogés par « Cherwell », le magazine étudiant , se sont montrés plutôt sceptiques. Pour une étudiante en droit de première année, « l’affaire montre une fois de plus combien certaines campagnes de l’association étudiante sont déphasées par rapport aux préoccupations des étudiants. Ce sont des mesures politiquement correctes de police de la pensée qui se prétendent inclusives et qui n’ont servi qu’à insulter et irriter une bonne partie du BDE, et à faire perdre un temps précieux qui aurait dû être consacré à la discussion du budget pour le sapin de Noël ». Un autre étudiant se dit favorable à l’esprit de la motion mais déplore que les termes employés « paraissent recommander une forme de censure ».

L’adoption en France de ces merveilleux progrès sociaux ne saurait tarder. Elle ouvre des perspectives fascinantes : ainsi, un homme qui met en question son identité sexuelle pourra-t-il se rendre en burkini aux séances réservées aux femmes de la piscine municipale de Lille ?

Immigration et délinquance : une étude du Ministère de l’Intérieur des Pays-Bas rendue publique

Immigration et délinquance : une étude du Ministère de l'Intérieur des Pays-Bas rendue publique

11/11/2011 – 17h00
AMSTERDAM (NOVOpress via Nis News) —
Si les vrais chiffres de la délinquance sont encore un tabou en France, il semble que ce ne soit plus le cas aux Pays-Bas. Une étude, commanditée par le Ministère de l’Intérieur des Pays-Bas auprès de l’institut Risbo de l’université Erasmus à Rotterdam, a été rendue publique, et ses résultats viennent d’être publiés dans le journal Binnenlands Bestuur, dans un article daté du 10 novembre.

Nous y apprenons que dans les villes comprenant de nombreux résidents marocains, une moyenne de 38,7% des jeunes Marocains et des hommes âgés entre 12 et 24 ans ont eu affaire à la police une ou plusieurs fois, les filles posant un problème à part entière. La ville de Den Bosch arrive en tête de liste. Dans cette ville, 47,7% des 12-24 ans ont été suspects dans des affaires de crimes durant les 5 dernières années. Vient ensuite la ville de Zeist avec 47,3%, Gouda (46,3%), Veenendaal (44,9%) et Amersfoort (44,6%). Les pourcentages dans les villes de Maassluis, Oosterhout, Schiedam, Nijmegen, Utrecht, Ede, Leiden et Den Haag avoisinent aussi les 40%. Les crimes contre la propriété et les crimes violents prédominent.

En plus des 22 villes dites villes “marocaines”, l’institut Risbo a aussi étudié 22 villes où résident des Antillais. Parmi toutes ces municipalités, neuf d’entre elles accueillent des habitants antillais et marocains. D’après cette étude, il apparaît que les jeunes Marocains sont plus souvent suspects que leurs équivalents antillais, et ce dans toutes villes confondues.

L’autre information frappante concerne les délits commis par des filles marocaines. L’image traditionnellement plus sage de la fille commettant bien moins de délits que les garçons vole un éclat à la lecture de ces chiffres. Dans neuf des villes habitées par des Marocains, plus de 10% des filles âgées de 12 à 24 ans ont eu affaire à la police. Si l’on inclut les villes habitées par des Antillais, alors le chiffre monte à 17% sur 35 villes. En tête de liste on trouve la ville de Groningen, où une fille marocaine sur quatre a eu des rapports avec la loi et les forces de police. C’est une fois et demi plus que leurs homologues antillaises et six fois plus que les filles néerlandaises. À Amersfoort, les filles marocaines ont plus souvent de démêlés avec la police que les hommes néerlandais. En moyenne, 13% de ceux-ci âgés entre 12 et 24 ans et 3 % de leurs équivalents féminins ont été suspects auprès de la police.

En France, le contexte de la campagne présidentielle de 2012 permettra-t-il de libérer la parole et de rendre publiques les vraies statistiques de la criminalité ?

Crédit photo : Vue d’Amsterdam, par Erwyn van der Meer (Flickr) – cc

Draghi, Papadimos, Monti : le putsch de Goldman Sachs sur l’Europe

La tour Goldman Sachs à New York (cc) Spoon Monkey

[box class=”info”]Éditorial de Polémia pour le mois de Novembre 2011[/box]
Mario Draghi est le nouveau patron de la Banque centrale européenne (BCE). Loukas Papadimos vient d’être désigné comme premier ministre grec. Mario Monti est pressenti comme président du conseil italien. Ce sont trois financiers formés aux Etats-Unis, dont deux anciens responsables de la sulfureuse banque Goldman Sachs. Est-il bien raisonnable de recruter les incendiaires comme pompiers ? Explications.

Mon premier s’appelle Mario Draghi. Il est diplômé d’économie du Massachussetts Institute of Technology (MIT). Il a été chargé des privatisations italiennes de 1993 à 2001. Il est devenu gouverneur de la Banque d’Italie en 2006. De 1993 à 2006, il a siégé dans divers conseils d’administration de banques. De 2002 à 2006 il a été vice-président pour l’Europe de Goldman Sachs, la sulfureuse banque d’affaires américaine. Il vient d’être nommé président de la Banque centrale européenne (BCE).

Mon second s’appelle Loukas Papadimos. Lui aussi est diplômé du Massachussetts Institute of Technology (MIT). Il a été professeur à l’Université américaine de Columbia avant de devenir conseiller économique de la Banque de réserve fédérale de Boston. De 1994 à 2002, il a été gouverneur de la Banque de Grèce : poste qu’il occupait quand la Grèce s’est « qualifiée » pour l’euro, grâce à des comptes falsifiés par Goldman Sachs. Puis, il a été vice-président de la Banque centrale européenne (BCE). Il vient d’être nommé, sur pression de l’Union européenne et du G20, premier ministre de Grèce avec le soutien des deux partis dominants.

Mon troisième s’appelle Mario Monti. Il est diplôme de l’Université de Yale. Il a étudié le comportement des banques en régime de monopole. Puis il a été durant dix ans commissaire européen, de 1994 à 2004. D’abord « au marché intérieur et aux droits de douane » (ou plutôt à leur suppression) puis à la concurrence. Membre de la Trilatérale et du groupe de Bilderberg – selon Wikipédia – il a été nommé conseiller international de Goldman Sachs en 2005. Il vient d’être nommé sénateur à vie et l’Union européenne et le G20 tendent de l’imposer comme président du conseil italien.

Mon tout c’est trois financiers européens (?), trois hommes de la superclasse mondiale, formés dans les universités américaines et étroitement liés à Goldman Sachs.

« Government Sachs » : aux commandes de l’Europe ?

La banque Goldman Sachs est surnommée aux États-Unis « government Sachs » tant elle est influente sur le gouvernement américain. Le secrétaire au Trésor de Clinton, Robert Rubin, qui procéda à la dérégulation financière, venait de Goldman Sachs. Tout comme le secrétaire au Trésor de Bush, Hank Paulson, qui transféra aux États les dettes pourries des banques, lors de la crise financière. L’actuel président de Goldman Sachs, Llyod Blankfein, aime à dire qu’il « fait le métier de dieu ». En fait, Goldman Sachs est au cœur de la prédation financière et elle est impliquée dans de nombreux scandales financiers : celui des « subprimes », celui de la tromperie de ses clients (à qui elle recommandait d’acheter des produits financiers sur lesquels elle spéculait à la baisse), celui du maquillage des comptes grecs.

Ce sont les hommes de Goldman Sachs qui sont aujourd’hui poussés aux commandes. Par quels moyens ? Et pour quelles fins ? Faire prendre en charge par les peuples les fautes des banques ? Faire sauver l’Amérique par les Européens ?

Dans six mois – et sauf imprévu – les Français vont élire un nouveau président de la République : il serait prudent de leur part de demander aux trois principaux candidats (en l’état, François Hollande, Marine Le Pen et Nicolas Sarkozy) de s’engager à ne pas se faire imposer comme premier ministre un… ancien de chez Goldman Sachs.

Polémia

Voir aussi :

Photo en Une : La tour Goldman Sachs à New York (cc) Spoon Monkey via Flickr

Après la hausse des amendes de stationnement, les radars de feu rouge eux aussi rapportent gros

Après la hausse des amendes de stationnement, les radars de feu rouge rapportent gros

11/11/2011 – 13h30
PARIS (NOVOpress) –
Le racket des automobilistes par l’Etat continue de plus belle. Avec 520 millions d’euros de recette, les radars de feu rouge ont rapporté plus que prévu en 2011. En cas d’infraction l’amende s’élève en effet à 135 euros et peut entraîner le retrait de quatre points sur le permis. Déployés dans l’Hexagone à partir de 2009, le nombre de radars de ce type est passé de 120 à 680 machines aujourd’hui. Le site Autonews.fr analyse les raisons du succès de cette répression qui s’appuie sur la non signalisation des radars de feu rouge.

Alors que la cause première des accidents de la route ne réside pas dans les excès de vitesse, mais dans la fatigue au volant, Autonews.fr pense déjà au futur arsenal répressif des pouvoirs publics : « On peut se demander, une fois l’effet de nouveauté passé, vers quoi vont se tourner par la suite les autorités, pour générer de nouveaux bénéfices. La ville de Rouen a récemment installé un nouveau radar à piétons dans son centre-ville afin d’inciter les gens à plus profiter du patrimoine ». A quand des radars anti-rodéos urbains ou contre les multiples infractions au code de la route provoquées par les mariages maghrébins ? Sans doute trop délicats à réprimer…

Un “pacte 2012 pour la Justice” : la nouvelle campagne de l’Institut pour la Justice

Un "pacte 2012 pour la Justice" : la nouvelle campagne de l'Institut pour la Justice

11/11/2011 – 11h30
PARIS (NOVOpress) —
 La justice en France semble se désolidariser de plus en plus des victimes. C’est en tout cas le message que veut faire passer le père de Jérémy Censier, tué en 2009 par des « jeunes » et dont les meurtriers ont tous été relâchés. Le dernier d’entre eux a d’ailleurs récemment bénéficié d’un incroyable vice de forme.

Au-delà du drame personnel de la famille Censier rapporté dans ce document, cette vidéo initiée par l’Institut pour la justice (pacte2012.fr) souhaite interpeller l’opinion et surtout les politiques sur les dysfonctionnements de la justice.

Soutenu par de grands noms (super flics, psychiatres, juristes, …), l’Institut propose dans le pacte 2012 une réforme de la Justice. Une nécessité qui part du constat sévère que « les victimes ont moins de droits que leur agresseur », selon Xavier Bébin délégué général de l’Institut. Plus de 300 000 signatures ont d’ores et déjà été recueillies.

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Grève à la SNCF mardi dernier contre la libéralisation du système ferroviaire européen

Grève à la SNCF mardi dernier contre la libéralisation du système ferroviaire européen

11/11/2011 – 10h00
PARIS (NOVOpress) – Mardi 8 novembre 2011, énième grève à la SNCF. Comme souvent, les médias « grand public » s’attardaient davantage sur les conséquences (suppressions de train, retards, mécontentement des voyageurs) que sur les causes. Cette grève visait la libéralisation du système ferroviaire européen. Les syndicats de cheminots français CGT, CFDT, Unsa et CFTC répondaient en effet à l’appel de la Fédération européenne des travailleurs des transports (ETF), alors que le Parlement européen doit se pencher à la mi-novembre sur la poursuite de l’ouverture à la concurrence du système ferroviaire.

Les grévistes, mobilisés comme d’habitude pour la défense de leurs « avantages acquis », ont au moins eu le mérite de mettre en lumière un problème qui touche tous les peuples membres de l’Union européenne : la perte de souveraineté sur leurs services publics, le secteur ferroviaire étant l’ultime étape d’un processus mis en place à partir des années 90. Ce processus vise à imposer progressivement à l’ensemble des États membres de l’Union européenne l’ouverture à la concurrence de ses services publics : l’énergie (gaz et électricité), les transports (tous modes), les services postaux et les télécommunications. En théorie, le projet européen vise l’amélioration des performances techniques et économiques, tout en préservant la mission de service qui incombe à tout opérateur. Dans les faits, le modèle américain et les libéralisations déjà effectuées en Europe démontrent le contraire.

L’anodin secteur des renseignements téléphoniques est un exemple du genre. Les Français sont passés de leur bon vieux « 12 » efficace et peu cher à un marché où ils sont submergés par les publicités des différents opérateurs (les fameux 118 XXX), où ils paient plus cher quel que soit le prestataire, pour une qualité souvent inférieure et pour finir, une grosse partie de l’activité a été délocalisée dans les pays d’Afrique francophone. Le Français est perdant sur toute la ligne : service, tarif, emploi, pollution publicitaire. Les gagnants : les financiers qui se sont emparés des marchés et les publicitaires. Et il en est ainsi pour tous les services publics déjà sacrifiés sur l’autel de la mondialisation et il en sera de même pour ceux à venir.

Ironie de l’histoire, les grèves à répétition organisées par des syndicats inconséquents et égoïstes ont réussi à rendre ces libéralisations souhaitables aux yeux du public, celui-ci espérant que cela mette fin aux grèves et aux « privilèges acquis » et que la concurrence conduise à une baisse des tarifs. Quitte à perdre une partie de son patrimoine…

[box class=”info”]Crédit photo : DR[/box]

[Football] Un but de grande valeur

[Football] Un but de grande valeur


11/11/2011 – 09h00
PARIS (NOVOpress) —
Billy Sharp a vécu une semaine bien agitée. L’attaquant des Doncaster Rovers n’a pas joué le match contre Coventry le 29 octobre dernier car sa femme venait d’accoucher. Malheureusement, deux jours plus tard, l’enfant est décédé.

Malgré le décès prématuré de son fils, l’attaquant a tenu à jouer le lendemain contre Middlesbrough. « Il voulait marquer un but pour son fils et sa famille » a affirmé son entraineur, justifiant ainsi sa titularisation.

Mieux encore, il a donné à Billy Sharp le brassard de capitaine. Et à l’attaquant de tenir ses promesses en inscrivant un but somptueux. C’est « le but le plus important de ma carrière » a-t-il déclaré après le match. Enfin l’arbitre a eu l’intelligence de ne pas sanctionner par un carton jaune le message dévoilé sur son tee shirt après le but : « That’s for you son », « c’est pour toi mon fils ».

Comme quoi, il existe encore des footballeurs de valeur.

“Google bombing” : les socialistes autrichiens en une sur la requête “promesses vides”

"Google bombing" : les socialistes autrichiens en une sur la requête "promesses vides"

11/11/2011 – 08h45
PARIS (NOVOpress) — Selon l’encyclopédie en ligne Wikipédia, un “bombardement Google (anglais : Google bombing) est une technique de référencement visant à influencer le classement d’une page dans les résultats du moteur de recherche Google. (…) Si plusieurs sites utilisent le même texte pour pointer sur la même cible, Google additionne ce poids et il devient possible de faire apparaître la page cible dans les résultats d’une recherche sur le texte contenu dans les liens pointant vers elle.”

L’on se souvient en 2003 de la fameuse requête “miserable failure (misérable échec), où le moteur de recherche renvoyait sur le site de la Maison Blanche à la page biographique du président des États-Unis de l’époque, Georges W. Bush. Autres exemples, francophones cette fois, lors de la campagne présidentielle de 2007, où la requête “programme Ségolène” renvoyait sur la page consacrée au terme “vide” sur Wikipédia ; ou bien encore de “Nicolas Sarkozy” renvoyant vers le site officiel du film Iznogoud.

"Google bombing" : les socialistes autrichiens en une sur la requête "promesses vides"
Capture d'écran de Google pour la requête "leere versprechungen" (promesses vides) : un "Google Bombing" en bonne et due forme pour les socialistes autrichiens

Les Autrichiens ne sont pas en reste puisque cette fois, c’est au tour du SPÖ, le “Parti social-démocrate d’Autriche”, de faire les frais d’un “Google bombing” en bonne et due forme : sur la requête “leere versprechungen” (promesses vides), nous tombons sur… le site du Parti social-démocrate d’Autriche.

Les échéances politiques à venir au cours de l’année 2012 verront certainement s’affronter les internautes à coups de mots-clés et de requêtes Google. Nous ne manquerons pas de vous signaler les meilleures d’entre elles !

Karim Benzema : “Mon sang, il est algérien !”

Karim Benzema : "Mon sang, il est algérien !”

10/11/2001 – 20h00
MADRID (NOVOLyon) – L’attaquant de l’équipe de France et joueur du Real de Madrid, Karim Benzema, vient montrer une nouvelle fois son amour de l’Algérie ! Dans un entretien au magazine So Foot, dont des extraits ont été diffusés par le site musulman Oumma.com, il a déclaré sans ambage : “Mes parents sont français, nés en France, après oui, mon sang, il est algérien, voilà.”

En décembre 2006, il avait déjà dit au micro de la radio RMC : “L’Algérie c’est le pays de mes parents, c’est dans mon coeur, mais sportivement, je jouerai en équipe de France.”

[box class=”info”]Crédit photo : Rani777/Wikipédia sous licence Creative Common.[/box]

L’approvisionnement en gaz de l’Europe désormais assuré

L’approvisionnement en gaz de l’Europe désormais assuré

10/11/2011 – 18h30
MOSCOU (NOVOpress)  – Mardi 8 novembre, le chancelier allemand Angela Merkel, accompagné du président russe Medvedev et du Premier ministre français François Fillon, a inauguré le nouveau gazoduc Nord Stream. Ce gazoduc reliera désormais la ville russe de Vyborg à la ville allemande de Greifswald. Il permettra d’alimenter 26 millions de foyers européens, d’ici la fin 2012.

L’aboutissement de ce projet titanesque est une bonne nouvelle pour les pays occidentaux

Nord StreamL’itinéraire de Nord Stream passe par les eaux territoriales et les zones économiques exclusives du Danemark, de la Suède, de la Finlande, de la Russie et de l’Allemagne. L’acheminement du gaz russe vers les pays occidentaux se fait désormais directement, sans traverser des pays tiers, ce qui renforce la sécurité énergétique de l’Europe. Adieu donc aux chantages biélorusses qui, en 2009, avaient provoqué des coupures de chauffage et un arrêt de certaines usines dans une bonne partie de l’Europe.

Mais la Russie peut également se frotter les mains. L’opérateur du projet, Nord Stream AG, est détenu en majorité par le russe Gazprom (51 %). Les 49 % restants sont détenus par les allemands Wintershall Holding et E.ON Ruhrgas (15,5 % chacun), le néerlandais Gasunie et le français GDF Suez (9 % chacun). La Russie a donc désormais le contrôle de l’acheminement de son gaz vers ses clients. Elle a les mains libres pour négocier en position de force avec l’Ukraine et la Biélorussie. Jusqu’alors partenaires pour l’acheminement du gaz, ces deux pays ne seront plus, à moyen terme, que des clients dépendants du gaz russe.

Projet Pipeline South Stream et NabuccoLes Américains ne peuvent que constater les dégâts

Le projet de gazoduc américain Nabucco, en butte à de nombreuses difficultés diplomatiques et techniques, n’entrera pas en fonction avant 2017. Son objectif est d’approvisionner l’Europe en gaz non-russe via la Turquie, en contournant la Russie et l’Ukraine. Quant au gazoduc russo-italien South Stream en Méditerranée, il doit entrer en service d’ici 2015…

Pas sûr que les clients européens et les fournisseurs d’Asie centrale aient la patience d’attendre 2017 !

[box class=”info”]Crédits illustrations : chazelles.info/Wikipédia sous licence Creative Common – Boban Markovic/Wikipédia sous licence Creative Common[/box]

“Mademoiselle ?” Vue du Québec par Mathieu Bock-Côté

"Mademoiselle ?" Vue du Québec par Mathieu Bock-Côté

[box class=”info”] Cet article de Mathieu Bock-Côté (jeune auteur québécois, chargé de cours au département de sociologie de l’Université du Québec à Montréal) date du 5 octobre dernier, mais l’analyse garde tout son intérêt de fond. [/box]

La nouvelle a fait scandale outre Atlantique [NDLR : en France] : la frange radicale du féminisme français veut abolir le mot « mademoiselle ».

La raison derrière cette bataille ? Mademoiselle serait inégalitaire, sexiste. Il n’y aurait pas d’équivalent masculin, sinon le poussiéreux « damoiseau ». « Mademoiselle » infantiliserait les femmes, par l’intermédiaire d’un vocabulaire patriarcal.

Je devine votre réaction : hein ?!? Vous ajouterez probablement qu’il y des militantes qui ont du temps à perdre. Exactement. Mais cette tentative d’éradication du vocabulaire n’est ni anecdotique, ni insignifiante.

On reconnaît ici une dérive inquiétante de l’idée d’égalité. Chez ceux et celles qui en usent sans modération, l’égalité devient une machine à râper le réel, à en faire disparaître les nuances, à en effacer les saveurs.

Car ce qui qui disparaîtrait avec le terme mademoiselle, ce ne serait pas une barrière sur le chemin de la société sans sexisme. C’est une manière de nommer les subtilités du charme féminin, la légèreté, la candeur si caractéristique d’une certaine grâce féminine. Cette manière de nommer le charme de cette jeune femme qui vous sourit et vous donne soudainement l’impression que le printemps s’installe.

Sans surprise, le problème est politique. Dans les sociétés occidentales, les grandes batailles du féminisme sont gagnées. On voit ici ce qui arrive à un mouvement qui a atteint ses objectifs initiaux : il s’en invente de nouveaux. De plus en plus absurdes.

Les féministes les plus radicales en sont là. Elles ne se contentent plus de viser l’égalité entre les sexes, mais bien leur abolition. La différence fondamentale entre l’homme et la femme leur semble insupportable. Exit la réalité.

Elles s’appuient pour cela sur la théorie du « genre », très à la mode dans les universités, qui prétend que les différences sexuelles sont de pures constructions sociales. L’objectif ? Les déconstruire pour rééduquer une population croyant encore le contraire.

Le paradoxe est le suivant : la cause des femmes n’est pas vaine. Il suffit de regarder ailleurs sur la planète, dans certaines sociétés où la religion force les femmes à se voiler, où on les contraint au mariage forcé.

Mais cela obligerait les féministes radicales à abandonner leur cible préférée : le méchant homme blanc dominant. Cela les forcerait à reconnaître que les sociétés occidentales sont plus avancées que jamais dans la poursuite de l’égalité entre les sexes.

Mais cela fait longtemps que le féminisme radical a cessé de servir l’avancement des femmes pour devenir un lobby bizarre. C’est bien dommage. N’est-ce pas mesdemoiselles ?

Mathieu Bock-Côté

[box class=”info”] Source : le site internet de Mathieu Bock-Côté.[/box]

Fichage des journalistes au pays de l’Oncle Sam

Fichage des journalistes au pays de l’Oncle Sam

10/11/2001 – 17h00
WASHINGTON (NOVOpress) –
Le site Internet participatif News Transparency, fondé par Ira Stoll – créatrice du blog conservateur Futureofcapitalism.com –, fournit des informations sur les carrières de centaines de journalistes, essentiellement américains pour l’instant.

Age, formation, parcours, pages personnelles et professionnelles, mais aussi préférences politiques… Bref, ces documents sont de véritables fiches de renseignement que les internautes sont invités à compléter ou à modifier. Un vrai travail de flic que n’auraient pas renié la Stasi et le KGB.

[box class=”info”]Crédit photo : capture d’écran du site “News Transparency”[/box]