Immigration et délinquance : une étude du Ministère de l’Intérieur des Pays-Bas rendue publique

Immigration et délinquance : une étude du Ministère de l'Intérieur des Pays-Bas rendue publique

11/11/2011 – 17h00
AMSTERDAM (NOVOpress via Nis News) —
Si les vrais chiffres de la délinquance sont encore un tabou en France, il semble que ce ne soit plus le cas aux Pays-Bas. Une étude, commanditée par le Ministère de l’Intérieur des Pays-Bas auprès de l’institut Risbo de l’université Erasmus à Rotterdam, a été rendue publique, et ses résultats viennent d’être publiés dans le journal Binnenlands Bestuur, dans un article daté du 10 novembre.

Nous y apprenons que dans les villes comprenant de nombreux résidents marocains, une moyenne de 38,7% des jeunes Marocains et des hommes âgés entre 12 et 24 ans ont eu affaire à la police une ou plusieurs fois, les filles posant un problème à part entière. La ville de Den Bosch arrive en tête de liste. Dans cette ville, 47,7% des 12-24 ans ont été suspects dans des affaires de crimes durant les 5 dernières années. Vient ensuite la ville de Zeist avec 47,3%, Gouda (46,3%), Veenendaal (44,9%) et Amersfoort (44,6%). Les pourcentages dans les villes de Maassluis, Oosterhout, Schiedam, Nijmegen, Utrecht, Ede, Leiden et Den Haag avoisinent aussi les 40%. Les crimes contre la propriété et les crimes violents prédominent.

En plus des 22 villes dites villes “marocaines”, l’institut Risbo a aussi étudié 22 villes où résident des Antillais. Parmi toutes ces municipalités, neuf d’entre elles accueillent des habitants antillais et marocains. D’après cette étude, il apparaît que les jeunes Marocains sont plus souvent suspects que leurs équivalents antillais, et ce dans toutes villes confondues.

L’autre information frappante concerne les délits commis par des filles marocaines. L’image traditionnellement plus sage de la fille commettant bien moins de délits que les garçons vole un éclat à la lecture de ces chiffres. Dans neuf des villes habitées par des Marocains, plus de 10% des filles âgées de 12 à 24 ans ont eu affaire à la police. Si l’on inclut les villes habitées par des Antillais, alors le chiffre monte à 17% sur 35 villes. En tête de liste on trouve la ville de Groningen, où une fille marocaine sur quatre a eu des rapports avec la loi et les forces de police. C’est une fois et demi plus que leurs homologues antillaises et six fois plus que les filles néerlandaises. À Amersfoort, les filles marocaines ont plus souvent de démêlés avec la police que les hommes néerlandais. En moyenne, 13% de ceux-ci âgés entre 12 et 24 ans et 3 % de leurs équivalents féminins ont été suspects auprès de la police.

En France, le contexte de la campagne présidentielle de 2012 permettra-t-il de libérer la parole et de rendre publiques les vraies statistiques de la criminalité ?

Crédit photo : Vue d’Amsterdam, par Erwyn van der Meer (Flickr) – cc

Draghi, Papadimos, Monti : le putsch de Goldman Sachs sur l’Europe

La tour Goldman Sachs à New York (cc) Spoon Monkey

[box class=”info”]Éditorial de Polémia pour le mois de Novembre 2011[/box]
Mario Draghi est le nouveau patron de la Banque centrale européenne (BCE). Loukas Papadimos vient d’être désigné comme premier ministre grec. Mario Monti est pressenti comme président du conseil italien. Ce sont trois financiers formés aux Etats-Unis, dont deux anciens responsables de la sulfureuse banque Goldman Sachs. Est-il bien raisonnable de recruter les incendiaires comme pompiers ? Explications.

Mon premier s’appelle Mario Draghi. Il est diplômé d’économie du Massachussetts Institute of Technology (MIT). Il a été chargé des privatisations italiennes de 1993 à 2001. Il est devenu gouverneur de la Banque d’Italie en 2006. De 1993 à 2006, il a siégé dans divers conseils d’administration de banques. De 2002 à 2006 il a été vice-président pour l’Europe de Goldman Sachs, la sulfureuse banque d’affaires américaine. Il vient d’être nommé président de la Banque centrale européenne (BCE).

Mon second s’appelle Loukas Papadimos. Lui aussi est diplômé du Massachussetts Institute of Technology (MIT). Il a été professeur à l’Université américaine de Columbia avant de devenir conseiller économique de la Banque de réserve fédérale de Boston. De 1994 à 2002, il a été gouverneur de la Banque de Grèce : poste qu’il occupait quand la Grèce s’est « qualifiée » pour l’euro, grâce à des comptes falsifiés par Goldman Sachs. Puis, il a été vice-président de la Banque centrale européenne (BCE). Il vient d’être nommé, sur pression de l’Union européenne et du G20, premier ministre de Grèce avec le soutien des deux partis dominants.

Mon troisième s’appelle Mario Monti. Il est diplôme de l’Université de Yale. Il a étudié le comportement des banques en régime de monopole. Puis il a été durant dix ans commissaire européen, de 1994 à 2004. D’abord « au marché intérieur et aux droits de douane » (ou plutôt à leur suppression) puis à la concurrence. Membre de la Trilatérale et du groupe de Bilderberg – selon Wikipédia – il a été nommé conseiller international de Goldman Sachs en 2005. Il vient d’être nommé sénateur à vie et l’Union européenne et le G20 tendent de l’imposer comme président du conseil italien.

Mon tout c’est trois financiers européens (?), trois hommes de la superclasse mondiale, formés dans les universités américaines et étroitement liés à Goldman Sachs.

« Government Sachs » : aux commandes de l’Europe ?

La banque Goldman Sachs est surnommée aux États-Unis « government Sachs » tant elle est influente sur le gouvernement américain. Le secrétaire au Trésor de Clinton, Robert Rubin, qui procéda à la dérégulation financière, venait de Goldman Sachs. Tout comme le secrétaire au Trésor de Bush, Hank Paulson, qui transféra aux États les dettes pourries des banques, lors de la crise financière. L’actuel président de Goldman Sachs, Llyod Blankfein, aime à dire qu’il « fait le métier de dieu ». En fait, Goldman Sachs est au cœur de la prédation financière et elle est impliquée dans de nombreux scandales financiers : celui des « subprimes », celui de la tromperie de ses clients (à qui elle recommandait d’acheter des produits financiers sur lesquels elle spéculait à la baisse), celui du maquillage des comptes grecs.

Ce sont les hommes de Goldman Sachs qui sont aujourd’hui poussés aux commandes. Par quels moyens ? Et pour quelles fins ? Faire prendre en charge par les peuples les fautes des banques ? Faire sauver l’Amérique par les Européens ?

Dans six mois – et sauf imprévu – les Français vont élire un nouveau président de la République : il serait prudent de leur part de demander aux trois principaux candidats (en l’état, François Hollande, Marine Le Pen et Nicolas Sarkozy) de s’engager à ne pas se faire imposer comme premier ministre un… ancien de chez Goldman Sachs.

Polémia

Voir aussi :

Photo en Une : La tour Goldman Sachs à New York (cc) Spoon Monkey via Flickr

Après la hausse des amendes de stationnement, les radars de feu rouge eux aussi rapportent gros

Après la hausse des amendes de stationnement, les radars de feu rouge rapportent gros

11/11/2011 – 13h30
PARIS (NOVOpress) –
Le racket des automobilistes par l’Etat continue de plus belle. Avec 520 millions d’euros de recette, les radars de feu rouge ont rapporté plus que prévu en 2011. En cas d’infraction l’amende s’élève en effet à 135 euros et peut entraîner le retrait de quatre points sur le permis. Déployés dans l’Hexagone à partir de 2009, le nombre de radars de ce type est passé de 120 à 680 machines aujourd’hui. Le site Autonews.fr analyse les raisons du succès de cette répression qui s’appuie sur la non signalisation des radars de feu rouge.

Alors que la cause première des accidents de la route ne réside pas dans les excès de vitesse, mais dans la fatigue au volant, Autonews.fr pense déjà au futur arsenal répressif des pouvoirs publics : « On peut se demander, une fois l’effet de nouveauté passé, vers quoi vont se tourner par la suite les autorités, pour générer de nouveaux bénéfices. La ville de Rouen a récemment installé un nouveau radar à piétons dans son centre-ville afin d’inciter les gens à plus profiter du patrimoine ». A quand des radars anti-rodéos urbains ou contre les multiples infractions au code de la route provoquées par les mariages maghrébins ? Sans doute trop délicats à réprimer…

Un “pacte 2012 pour la Justice” : la nouvelle campagne de l’Institut pour la Justice

Un "pacte 2012 pour la Justice" : la nouvelle campagne de l'Institut pour la Justice

11/11/2011 – 11h30
PARIS (NOVOpress) —
 La justice en France semble se désolidariser de plus en plus des victimes. C’est en tout cas le message que veut faire passer le père de Jérémy Censier, tué en 2009 par des « jeunes » et dont les meurtriers ont tous été relâchés. Le dernier d’entre eux a d’ailleurs récemment bénéficié d’un incroyable vice de forme.

Au-delà du drame personnel de la famille Censier rapporté dans ce document, cette vidéo initiée par l’Institut pour la justice (pacte2012.fr) souhaite interpeller l’opinion et surtout les politiques sur les dysfonctionnements de la justice.

Soutenu par de grands noms (super flics, psychiatres, juristes, …), l’Institut propose dans le pacte 2012 une réforme de la Justice. Une nécessité qui part du constat sévère que « les victimes ont moins de droits que leur agresseur », selon Xavier Bébin délégué général de l’Institut. Plus de 300 000 signatures ont d’ores et déjà été recueillies.

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Grève à la SNCF mardi dernier contre la libéralisation du système ferroviaire européen

Grève à la SNCF mardi dernier contre la libéralisation du système ferroviaire européen

11/11/2011 – 10h00
PARIS (NOVOpress) – Mardi 8 novembre 2011, énième grève à la SNCF. Comme souvent, les médias « grand public » s’attardaient davantage sur les conséquences (suppressions de train, retards, mécontentement des voyageurs) que sur les causes. Cette grève visait la libéralisation du système ferroviaire européen. Les syndicats de cheminots français CGT, CFDT, Unsa et CFTC répondaient en effet à l’appel de la Fédération européenne des travailleurs des transports (ETF), alors que le Parlement européen doit se pencher à la mi-novembre sur la poursuite de l’ouverture à la concurrence du système ferroviaire.

Les grévistes, mobilisés comme d’habitude pour la défense de leurs « avantages acquis », ont au moins eu le mérite de mettre en lumière un problème qui touche tous les peuples membres de l’Union européenne : la perte de souveraineté sur leurs services publics, le secteur ferroviaire étant l’ultime étape d’un processus mis en place à partir des années 90. Ce processus vise à imposer progressivement à l’ensemble des États membres de l’Union européenne l’ouverture à la concurrence de ses services publics : l’énergie (gaz et électricité), les transports (tous modes), les services postaux et les télécommunications. En théorie, le projet européen vise l’amélioration des performances techniques et économiques, tout en préservant la mission de service qui incombe à tout opérateur. Dans les faits, le modèle américain et les libéralisations déjà effectuées en Europe démontrent le contraire.

L’anodin secteur des renseignements téléphoniques est un exemple du genre. Les Français sont passés de leur bon vieux « 12 » efficace et peu cher à un marché où ils sont submergés par les publicités des différents opérateurs (les fameux 118 XXX), où ils paient plus cher quel que soit le prestataire, pour une qualité souvent inférieure et pour finir, une grosse partie de l’activité a été délocalisée dans les pays d’Afrique francophone. Le Français est perdant sur toute la ligne : service, tarif, emploi, pollution publicitaire. Les gagnants : les financiers qui se sont emparés des marchés et les publicitaires. Et il en est ainsi pour tous les services publics déjà sacrifiés sur l’autel de la mondialisation et il en sera de même pour ceux à venir.

Ironie de l’histoire, les grèves à répétition organisées par des syndicats inconséquents et égoïstes ont réussi à rendre ces libéralisations souhaitables aux yeux du public, celui-ci espérant que cela mette fin aux grèves et aux « privilèges acquis » et que la concurrence conduise à une baisse des tarifs. Quitte à perdre une partie de son patrimoine…

[box class=”info”]Crédit photo : DR[/box]

[Football] Un but de grande valeur

[Football] Un but de grande valeur


11/11/2011 – 09h00
PARIS (NOVOpress) —
Billy Sharp a vécu une semaine bien agitée. L’attaquant des Doncaster Rovers n’a pas joué le match contre Coventry le 29 octobre dernier car sa femme venait d’accoucher. Malheureusement, deux jours plus tard, l’enfant est décédé.

Malgré le décès prématuré de son fils, l’attaquant a tenu à jouer le lendemain contre Middlesbrough. « Il voulait marquer un but pour son fils et sa famille » a affirmé son entraineur, justifiant ainsi sa titularisation.

Mieux encore, il a donné à Billy Sharp le brassard de capitaine. Et à l’attaquant de tenir ses promesses en inscrivant un but somptueux. C’est « le but le plus important de ma carrière » a-t-il déclaré après le match. Enfin l’arbitre a eu l’intelligence de ne pas sanctionner par un carton jaune le message dévoilé sur son tee shirt après le but : « That’s for you son », « c’est pour toi mon fils ».

Comme quoi, il existe encore des footballeurs de valeur.

“Google bombing” : les socialistes autrichiens en une sur la requête “promesses vides”

"Google bombing" : les socialistes autrichiens en une sur la requête "promesses vides"

11/11/2011 – 08h45
PARIS (NOVOpress) — Selon l’encyclopédie en ligne Wikipédia, un “bombardement Google (anglais : Google bombing) est une technique de référencement visant à influencer le classement d’une page dans les résultats du moteur de recherche Google. (…) Si plusieurs sites utilisent le même texte pour pointer sur la même cible, Google additionne ce poids et il devient possible de faire apparaître la page cible dans les résultats d’une recherche sur le texte contenu dans les liens pointant vers elle.”

L’on se souvient en 2003 de la fameuse requête “miserable failure (misérable échec), où le moteur de recherche renvoyait sur le site de la Maison Blanche à la page biographique du président des États-Unis de l’époque, Georges W. Bush. Autres exemples, francophones cette fois, lors de la campagne présidentielle de 2007, où la requête “programme Ségolène” renvoyait sur la page consacrée au terme “vide” sur Wikipédia ; ou bien encore de “Nicolas Sarkozy” renvoyant vers le site officiel du film Iznogoud.

"Google bombing" : les socialistes autrichiens en une sur la requête "promesses vides"
Capture d'écran de Google pour la requête "leere versprechungen" (promesses vides) : un "Google Bombing" en bonne et due forme pour les socialistes autrichiens

Les Autrichiens ne sont pas en reste puisque cette fois, c’est au tour du SPÖ, le “Parti social-démocrate d’Autriche”, de faire les frais d’un “Google bombing” en bonne et due forme : sur la requête “leere versprechungen” (promesses vides), nous tombons sur… le site du Parti social-démocrate d’Autriche.

Les échéances politiques à venir au cours de l’année 2012 verront certainement s’affronter les internautes à coups de mots-clés et de requêtes Google. Nous ne manquerons pas de vous signaler les meilleures d’entre elles !

Karim Benzema : “Mon sang, il est algérien !”

Karim Benzema : "Mon sang, il est algérien !”

10/11/2001 – 20h00
MADRID (NOVOLyon) – L’attaquant de l’équipe de France et joueur du Real de Madrid, Karim Benzema, vient montrer une nouvelle fois son amour de l’Algérie ! Dans un entretien au magazine So Foot, dont des extraits ont été diffusés par le site musulman Oumma.com, il a déclaré sans ambage : “Mes parents sont français, nés en France, après oui, mon sang, il est algérien, voilà.”

En décembre 2006, il avait déjà dit au micro de la radio RMC : “L’Algérie c’est le pays de mes parents, c’est dans mon coeur, mais sportivement, je jouerai en équipe de France.”

[box class=”info”]Crédit photo : Rani777/Wikipédia sous licence Creative Common.[/box]

L’approvisionnement en gaz de l’Europe désormais assuré

L’approvisionnement en gaz de l’Europe désormais assuré

10/11/2011 – 18h30
MOSCOU (NOVOpress)  – Mardi 8 novembre, le chancelier allemand Angela Merkel, accompagné du président russe Medvedev et du Premier ministre français François Fillon, a inauguré le nouveau gazoduc Nord Stream. Ce gazoduc reliera désormais la ville russe de Vyborg à la ville allemande de Greifswald. Il permettra d’alimenter 26 millions de foyers européens, d’ici la fin 2012.

L’aboutissement de ce projet titanesque est une bonne nouvelle pour les pays occidentaux

Nord StreamL’itinéraire de Nord Stream passe par les eaux territoriales et les zones économiques exclusives du Danemark, de la Suède, de la Finlande, de la Russie et de l’Allemagne. L’acheminement du gaz russe vers les pays occidentaux se fait désormais directement, sans traverser des pays tiers, ce qui renforce la sécurité énergétique de l’Europe. Adieu donc aux chantages biélorusses qui, en 2009, avaient provoqué des coupures de chauffage et un arrêt de certaines usines dans une bonne partie de l’Europe.

Mais la Russie peut également se frotter les mains. L’opérateur du projet, Nord Stream AG, est détenu en majorité par le russe Gazprom (51 %). Les 49 % restants sont détenus par les allemands Wintershall Holding et E.ON Ruhrgas (15,5 % chacun), le néerlandais Gasunie et le français GDF Suez (9 % chacun). La Russie a donc désormais le contrôle de l’acheminement de son gaz vers ses clients. Elle a les mains libres pour négocier en position de force avec l’Ukraine et la Biélorussie. Jusqu’alors partenaires pour l’acheminement du gaz, ces deux pays ne seront plus, à moyen terme, que des clients dépendants du gaz russe.

Projet Pipeline South Stream et NabuccoLes Américains ne peuvent que constater les dégâts

Le projet de gazoduc américain Nabucco, en butte à de nombreuses difficultés diplomatiques et techniques, n’entrera pas en fonction avant 2017. Son objectif est d’approvisionner l’Europe en gaz non-russe via la Turquie, en contournant la Russie et l’Ukraine. Quant au gazoduc russo-italien South Stream en Méditerranée, il doit entrer en service d’ici 2015…

Pas sûr que les clients européens et les fournisseurs d’Asie centrale aient la patience d’attendre 2017 !

[box class=”info”]Crédits illustrations : chazelles.info/Wikipédia sous licence Creative Common – Boban Markovic/Wikipédia sous licence Creative Common[/box]

“Mademoiselle ?” Vue du Québec par Mathieu Bock-Côté

"Mademoiselle ?" Vue du Québec par Mathieu Bock-Côté

[box class=”info”] Cet article de Mathieu Bock-Côté (jeune auteur québécois, chargé de cours au département de sociologie de l’Université du Québec à Montréal) date du 5 octobre dernier, mais l’analyse garde tout son intérêt de fond. [/box]

La nouvelle a fait scandale outre Atlantique [NDLR : en France] : la frange radicale du féminisme français veut abolir le mot « mademoiselle ».

La raison derrière cette bataille ? Mademoiselle serait inégalitaire, sexiste. Il n’y aurait pas d’équivalent masculin, sinon le poussiéreux « damoiseau ». « Mademoiselle » infantiliserait les femmes, par l’intermédiaire d’un vocabulaire patriarcal.

Je devine votre réaction : hein ?!? Vous ajouterez probablement qu’il y des militantes qui ont du temps à perdre. Exactement. Mais cette tentative d’éradication du vocabulaire n’est ni anecdotique, ni insignifiante.

On reconnaît ici une dérive inquiétante de l’idée d’égalité. Chez ceux et celles qui en usent sans modération, l’égalité devient une machine à râper le réel, à en faire disparaître les nuances, à en effacer les saveurs.

Car ce qui qui disparaîtrait avec le terme mademoiselle, ce ne serait pas une barrière sur le chemin de la société sans sexisme. C’est une manière de nommer les subtilités du charme féminin, la légèreté, la candeur si caractéristique d’une certaine grâce féminine. Cette manière de nommer le charme de cette jeune femme qui vous sourit et vous donne soudainement l’impression que le printemps s’installe.

Sans surprise, le problème est politique. Dans les sociétés occidentales, les grandes batailles du féminisme sont gagnées. On voit ici ce qui arrive à un mouvement qui a atteint ses objectifs initiaux : il s’en invente de nouveaux. De plus en plus absurdes.

Les féministes les plus radicales en sont là. Elles ne se contentent plus de viser l’égalité entre les sexes, mais bien leur abolition. La différence fondamentale entre l’homme et la femme leur semble insupportable. Exit la réalité.

Elles s’appuient pour cela sur la théorie du « genre », très à la mode dans les universités, qui prétend que les différences sexuelles sont de pures constructions sociales. L’objectif ? Les déconstruire pour rééduquer une population croyant encore le contraire.

Le paradoxe est le suivant : la cause des femmes n’est pas vaine. Il suffit de regarder ailleurs sur la planète, dans certaines sociétés où la religion force les femmes à se voiler, où on les contraint au mariage forcé.

Mais cela obligerait les féministes radicales à abandonner leur cible préférée : le méchant homme blanc dominant. Cela les forcerait à reconnaître que les sociétés occidentales sont plus avancées que jamais dans la poursuite de l’égalité entre les sexes.

Mais cela fait longtemps que le féminisme radical a cessé de servir l’avancement des femmes pour devenir un lobby bizarre. C’est bien dommage. N’est-ce pas mesdemoiselles ?

Mathieu Bock-Côté

[box class=”info”] Source : le site internet de Mathieu Bock-Côté.[/box]

Fichage des journalistes au pays de l’Oncle Sam

Fichage des journalistes au pays de l’Oncle Sam

10/11/2001 – 17h00
WASHINGTON (NOVOpress) –
Le site Internet participatif News Transparency, fondé par Ira Stoll – créatrice du blog conservateur Futureofcapitalism.com –, fournit des informations sur les carrières de centaines de journalistes, essentiellement américains pour l’instant.

Age, formation, parcours, pages personnelles et professionnelles, mais aussi préférences politiques… Bref, ces documents sont de véritables fiches de renseignement que les internautes sont invités à compléter ou à modifier. Un vrai travail de flic que n’auraient pas renié la Stasi et le KGB.

[box class=”info”]Crédit photo : capture d’écran du site “News Transparency”[/box]

Conflits ethniques autour du nouveau lieu de culte musulman parisien

Conflits ethniques autour du nouveau lieu de culte musulman parisien

10/11/2001 – 15h25
PARIS (NOVOpress) –
Près de deux mois après l’installation d’un nouveau lieu de culte aux portes de Paris afin d’essayer d’empêcher les prières de rue en plein Paris, le torchon brûle entre les responsables musulmans originaires du Maghreb et ceux originaires d’Afrique subsaharienne.

Ces imams se disputent, en fait, le contrôle de la caserne transformée en mosquée par un tour de passe‑passe du ministre de l’Intérieur, Claude Guéant. « Je ne veux pas de ce bébé, je ne peux pas le gérer avec les Africains », s’emporte l’imam algérien de la rue Myrrah, tandis que son commensal béninois refuse (sic) « d’être asservi » par un imam maghrébin.

La préfecture de police en est pour ses frais et attend vainement les statuts de l’association devant gérer ce lieu de culte. Les prières de rue continuent donc rue Myrrha, l’islam n’est pas près de baisser pavillon et les fonctionnaires de police seraient bien inspirés de consacrer leurs loisirs à lire les ouvrages de Bernard Lugan…

[box class=”info”]Crédit photo : DR[/box]

Sécurité/immigration : les statistiques que le député du Finistère Urvoas (PS) ne veut pas connaître

Sécurité/immigration : les statistiques que le député du Finistère Urvoas (PS) ne veut pas connaître

10/11/2011 – 12h30
QUIMPER (NOVObreizh) –
Sous la signature de Jean-Jacques Urvoas, député PS du Finistère et de « Marie Nadel » (pseudonyme d’un haut fonctionnaire de la police préférant garder l’anonymat), la fondation Terra Nova a présenté le 2 novembre dernier ses « 38 propositions pour changer la politique de sécurité ». Des propositions qui occultent délibérément la question de l’immigration.

« La sécurité s’installe comme une valeur de gauche », a affirmé Olivier Ferrand, le président de ce  think tank (in french « réservoir de pensée »)  proche du PS, lors d’une conférence de presse. Selon lui en effet « La gauche est légitime pour faire des propositions, la sécurité est l’affaire de la gauche ». 

Le projet – qui a bénéficié de l’apport du commissaire Lagarde, mis en examen dans l’affaire du Carlton de Lille –  prône une nouvelle organisation des forces de l’ordre, la limitation des polices municipales – selon Urvoas celles-ci doivent être « recentrées sur la tranquillité publique » en particulier en instituant des « médiateurs de rue » -, et la suppression de peines de prison pour les mineurs, « sauf en cas d’atteinte grave aux personnes ». « L’incarcération des mineurs est une hypocrisie », affirme en effet le secrétaire national à la sécurité du PS, pour qui leur « enfermement relève de la passivité » (sic).

Le rapport présenté par Terra Nova a par contre délibérément écarté la question de l’immigration. « Marie Nadel »  a dénoncé « l’amalgame » fait selon elle par la droite entre délinquance et immigration. Les statistiques ethniques étant interdites en France, Jean-Jacques Urvoas peut ainsi affirmer tranquillement : « Je ne connais pas de statistiques qui permettent de dire ça ».

Une position conforme à l’idéologie mondialiste* véhiculée par Terra Nova, qui conseille au PS l’abandon de la classe ouvrière pour se tourner vers les populations immigrées. Populations qu’il convient de ne surtout pas « stigmatiser » en évoquant la question qui fâche du rapport immigration /délinquance. Mais la réalité en matière de délinquance – quelle qu’elle soit d’ailleurs –  n’est, semble-t-il, pas la préoccupation première de M. Urvoas.

* Terra Nova est financée par de nombreuses multinationales, telles Areva, Cap Gémini, Microsof ,Euro RSCG, Publicis, Total,la SNCF, EDF, EADS etc.

[box class=”info”]Crédit photo : Sicilia Today sous licence Creative Common.[/box]

11 novembre : La mémoire de la France est davantage à Verdun qu’à Auschwitz – Par Jean-Yves Le Gallou

11 novembre : La mémoire de la France est davantage à Verdun qu'à Auschwitz

[box class=”info”] L’évocation d’Auschwitz est omniprésente : dans les programmes de l’Education nationale comme dans les séries télévisées et les films de fiction. Mais l’hypermnésie de certains événements peut conduire à la négation du souvenir des autres. Or le souvenir français, tel qu’il a été charnellement vécu par les familles françaises, se trouve plus souvent sur les champs de bataille que dans les camps de concentration. A Verdun ou à Saumur plutôt qu’à Auschwitz. [/box]

Explications :

Le ministre de l’Education nationale a choisi symboliquement le jour de la rentrée scolaire, le 1er septembre 2011, pour recevoir Richard Prasquier, président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), et le cinéaste Claude Lanzmann, auteur du film Shoah. Luc Chatel leur a redit solennellement l’importance primordiale qu’il accordait à l’enseignement de la « Shoah », une importance telle qu’elle justifie d’ailleurs l’existence d’un site officiel dédié sur le portail de l’Education nationale.

La persécution dont les juifs ont été victimes durant la seconde guerre mondiale est naturellement un élément central de la mémoire juive. Et les souffrances des juifs français sont bien évidemment un élément important de la mémoire française. Nul ne peut oublier le souvenir de nos 25.000 compatriotes juifs français (et des 50.000 juifs étrangers présents en France) déportés dans les camps de concentration dont bien peu eurent, comme Simone Veil, la chance de revenir en France.

Hypermnésie de certaines souffrances, amnésie des autres

Mais ces souffrances-là ne doivent pas conduire à nier ou à minimiser les autres drames français. Or, l’hypermnésie de la souffrance des uns conduit souvent à l’amnésie de la souffrance des autres. A-t-on le droit d’oublier (chiffres donnés par Jacques Dupâquier dans Histoire de la population française) :

  • – les 123.000 militaires tués en 1939/1940 ; dans la bataille de France, en ce printemps 1940, c’est 3.000 hommes qui sont tombés chaque jour, le plus souvent en combattant, à l’instar des Cadets de Saumur ; – les 45.000 prisonniers de guerre qui ne revinrent jamais ;
  • – les 20.000 tués des FFI et des FFL ;
  • – les 27.000 résistants morts en déportation ;
  • – les 43.000 morts de l’armée de la Libération ;
  • – les 40.000 requis morts en Allemagne ;
  • – les 125.000 victimes des bombardements aériens (pas toujours justifiés militairement) et terrestres.

Oublier ces victimes, ce n’est pas seulement un déni de compassion, c’est les tuer une deuxième fois ; c’est aussi trahir la vérité historique.

Ce qui compte dans la mémoire d’un peuple c’est ce que ses ancêtres ont charnellement vécu

Et pourtant ces victimes furent honorées dans l’immédiat après–guerre : par les timbres-postes, les noms de rue, les livres, les films, les disques, et ce jusqu’au début des années 1970, avant de disparaître dans l’obligation de repentance et l’oubli officiel. Pourtant ces victimes-là sont encore très présentes dans la mémoire française : parce que, les événements qui ont provoqué leur mort, ceux qui ont survécu les ont aussi connus et pas seulement au… cinéma. Or ce qui se transmet dans la mémoire des familles et des lignées, c’est ce que les ancêtres ont vécu. La patrie, c’est la terre des pères.

Français de souche ? Avoir son patronyme inscrit sur un monument aux morts

11 novembre : La mémoire de la France est davantage à Verdun qu'à Auschwitz
Monument aux morts d’un village en Charente limousine, 540 habitants, 23 noms « Morts pour la France ».

C’est pourquoi dans chaque famille française la mémoire de 1914 est si vive. Chaque famille conserve le souvenir des 1.400.000 morts de la Grande Ordalie : 1.000 morts par jour pendant quatre longues années. Et les Français vivants ont tous un père, un grand-père, un arrière-grand-père ou un trisaïeul qui a combattu à Verdun. Dans cette guerre civile européenne, c’est le sang gaulois qui a coulé. La présence dans nos villes et nos villages des monuments aux morts est infiniment poignante.

Réfléchissons un instant à ce qu’est un Français de souche : un Français de souche, c’est un Français dont le patronyme est inscrit sur l’un de nos monuments aux morts.

Un Français de souche, c’est un Français qui a dans ses archives familiales les lettres ou les carnets d’un ancêtre qui raconte avec des mots simples le quotidien de la Grande Guerre. Alors qu’approche le centenaire du 2 août 1914, ces écrits simples, précis et sans emphase, trouvent le chemin de l’édition : pieuses autoéditions familiales ou publication chez de grands éditeurs comme le carnet de route du sous-lieutenant Porchon (1). N’oublions pas non plus le succès du Monument, livre de Claude Duneton, qui raconte la vie des hommes dont les noms sont inscrits sur le monument aux morts d’un village du Limousin. Comme le dit un lecteur sur le site d’Amazon : « Vous ne traverserez plus jamais un petit village de France sans chercher des yeux son monument aux morts et avoir une pensée émue pour ces hommes dont le nom est gravé. Quels auraient été leurs destins et celui de leurs villages sans cette guerre ? Un livre à lire et à faire lire pour ne pas oublier. »

Reprendre le fil du temps dans la fidélité à la longue mémoire

Le siècle de 1914 s’achève : après avoir vu disparaître le fascisme, le national-socialisme, le communisme, c’est le libre-échangisme mondialiste qui s’effondre sous nos yeux. Le centenaire de 1914 approche, et il sera, n’en doutons pas, profondément commémoré. Pour la France et l’Europe le moment est venu de reprendre le fil du temps et de la tradition. Un fil du temps interrompu il y a un siècle. Un fil du temps à reprendre dans la fidélité à la longue mémoire.

Jean-Yves Le Gallou
7/11/2011

(1) La précision de ces textes est admirable. J’ai eu la surprise de lire la narration des mêmes événements – attaques et contre-attaques aux Eparges en janvier/février 1915 – dans trois textes différents :
Carnet de route du sous-lieutenant Porchon, saint-cyrien, chef de section, tué au combat, commandant la section voisine de celle du sous-lieutenant Genevoix ;
Ceux de 14, admirable somme de Maurice Genevoix, blessé au combat ;
Mémoires d’Auguste Finet, mon grand-père, simple soldat, sorti de l’école à onze ans et écrivant bien le français, blessé au combat.
Ce sont les mêmes faits qui sont précisément décrits, presque avec les mêmes mots. A cet égard la belle reconstruction littéraire de Maurice Genevoix est d’une fidélité parfaite aux événements.

[box class=”info”] Source : Polémia. [/box]

Voir aussi :

Austerlitz : de la repentance à l’autoflagellation
Mémoire de la « Shoah », mémoire française et politique d’immigration
Contre l’historiquement correct
Entretien avec Dominique Venner, « Le Choc de l’Histoire. Religion, mémoire,identité » Propos recueillis par Laure d’Estrée
« Le Siècle de 1914 / Utopies, guerres et révolutions en Europe au XXe siècle » par Dominique Venner

Château de Versailles : nouvelles provocations « artistiques » en 2012 ?

Château de Versailles : nouvelles provocations « artistiques » en 2012 ?

Château de Versailles : nouvelles provocations « artistiques » en 2012 ? 10/11/2011 – 09h30
VERSAILLES (NOVOpress) –
Enfin ! Les arcs géants couleur rouille du sculpteur Bernar Venet  sont en cours de démontage à Versailles (Yvelines). Depuis le 1er juin, deux rangées de huit arcs (photo) de 22 mètres de hauteur défiguraient la Place d’armes, juste en face du Château de Versailles ! Monument qui attire annuellement plus de trois millions de visiteurs et sept millions dans le parc.

Six autres œuvres en acier, plus proches de la sidérurgie que de l’art, avaient été installées également dans les jardins du Domaine de Versailles et dans celui de Marly : de nouveaux arcs mais aussi des « lignes indéterminées » ou « verticales » et un « effondrement ». Coût de l’opération : 2,5 millions d’euros…

Ce mélange des genres malheureux, au cœur du classicisme français, avait d’ailleurs mobilisé l’association « Versailles mon amour », très remontée après les précédentes provocations de Koons en 2008 et de Murakami en 2010.

Le Château de Versailles risque encore de supporter les affres de l’art contemporain monumental, puisque l’année prochaine, c’est la plasticienne Joana Vasconcelos qui sera l’invitée des lieux. Un tour sur son site internet  fait craindre de nouveau un douteux mélange des genres : préparez-vous à découvrir un escarpin géant ou un cône de glace énorme au beau milieu de la Galerie des Glaces ?

Crédit photo : Ammar Abd Rabbo via Flickr (cc)

[Football] Arrêté pour avoir exhibé ses tatouages du Christ en terre d’islam

Arrêté pour avoir exhibé ses tatouages du Christ en terre d’Islam


10/11/2011 – 08h00
PARIS (NOVOpress) —
Le milieu de terrain colombien Juan Pablo Pino s’est fait arrêter par la police saoudienne le mois dernier, après avoir dévoilé ses tatouages représentant Jésus Christ.

Après avoir joué à Monaco, le joueur évolue désormais au FC Al Nasr, club saoudien de Riyad. Alors qu’il était dans un centre commercial de la ville avec sa femme, des clients du centre ont appelé la police, choqués par les tatouages visibles chez le joueur en tee-shirt. Motif de l’interpellation : l’exhibition de tatouages offense l’islam. Mais encore plus quand ils représentent le Christ.

Il a été relâché, après un rappel à la loi.

Comble du sentiment de culpabilité, le joueur s’est excusé et a même confié qu’il était en ville pour acheter « des vêtements traditionnels à sa femme qui la couvrent de la tête aux pieds, afin qu’elle puisse sortir de manière respectueuse ».

Ce n’est pas la presse qui est malade, mais ceux qui la font [tribune libre]

Ce n’est pas la presse qui est malade, mais ceux qui la font [tribune libre]

09/11/2011 – 19h00
PARIS (NOVObreizh) –
Le 1er janvier 2012, l’édition papier de France-Soir aura vécu ; il ne restera que l’édition numérique avec une trentaine de journalistes. Ainsi disparaîtra le Paris-Soir de Jean Prouvost, rebaptisé France-Soir à la Libération.

Mardi 16 mars 2010

La nouvelle formule de France-Soir est fêtée au champagne (Cristal de Roederer et Ruinart rosé) avec toasts au foie gras et blinis au saumon (150.000 € pour cette réception au Georges, le restaurant parisien du centre Georges Pompidou). Une ambiance de fête quelque peu surréaliste par ces temps de crise de la presse. Aux commandes de cette énième tentative de relance : Alexandre Pugachev, 25 ans, fils du milliardaire russe Sergueï Pugachev.

crise dela presseIl n’y a pas le champagne qui coule à flot. L’argent également : une campagne de publicité à 10 millions d’euros confiée à Publicis, locaux au numéro 100 des Champs Elysées (Loyer à 80.000 euros par mois), embauche d’anciennes stars de la télé (PPDA empoche 10.000 euros par mois pour un mini billet quotidien d’un quart de page ; Laurent Cabrol touche 6.000 euros pour ses prévisions météo et Thierry Roland 2.500 euros pour sa chronique footballistique hebdomadaire). A Gérard Carreyrou le soin de rédiger des éditoriaux sarkozystes, histoire de donner un petit parfum « Pravda » au journal.

Vendredi 14 octobre 2011

Au cours d’une réunion  du comité d’entreprise, la direction annonce l’abandon de l’édition papier et le passage au tout numérique au 1er janvier. La situation se résume en quelques chiffres : « J’ai investi au total, en compte courant, plus de 70 millions d’euros » explique Alexandre Pugachev (Le Figaro Economie, 15/16 octobre 2011). Malgré ces injections de capitaux, les résultats ne sont pas au rendez-vous. La diffusion « est aujourd’hui stabilisée à 40.000 exemplaires, dont 35.000 ventes au numéro. Or notre objectif était d’atteindre 100.000 exemplaires pour intéresser le marché publicitaire, puis 200.000 exemplaires pour atteindre l’équilibre. C’est irréalisable ». Evidemment on est loin de l’époque où les ventes du quotidien dépassaient le million d’exemplaires (1953-1961). Avec un pic à 2,2 millions d’exemplaires à l’occasion de la mort de Charles de Gaulle. C’était avant l’hégémonie de la télévision.

Depuis l’époque Hersant, Pugachev est le cinquième repreneur. Tous ont échoué. Les explications avancées apparaissent toujours les mêmes : domination de la radio et de la télévision, internet, concurrence déloyale des journaux gratuits, coût excessif de la fabrication de la presse en France à cause du syndicat du Livre CGT, nombre insuffisants de points de vente… Pourtant les ventes du Sun au Royaume-Uni et celles du Bild en Allemagne dépassent allègrement le million d’exemplaires…

Il suffit de feuilleter un exemplaire du Sun et un exemplaire de France-Soir pour comprendre là ou le bât blesse. Seul le premier mérite le qualificatif de « populaire », le second faisant figure de produit vaguement « généraliste ». A coup sûr, en France, il y a bien longtemps qu’on ne sait plus fabriquer des journaux populaires. Question de culture, mais aussi question de savoir-faire journalistique. Tous les jeunes qui sortent des écoles de journalisme rêvent de travailler au Monde…mais pas à France-Soir. Et encore moins dans la rédaction locale d’un quotidien régional type Ouest-France. De toute manière, sauf de rares exceptions, ils n’ont aucune envie de se salir les mains – et de se fatiguer – avec des investigations poussées, des scoops et des scandales. Réécrire des dépêches d’agence ou interroger au téléphone le service de presse de l’Elysée entre d’avantage dans leurs cordes.

Pourtant les recettes du journalisme populaire sont bien connues : faits divers, potins sur la télé (« combien gagne Patrick Sébastien à France 2 ? ») et les pipoles (« DSK fréquentait le Carlton de Lille »), indiscrétions tous azimuts (« qui couche avec qui ? »), « unes » percutantes (« François Hollande va épouser Valérie Trierweiler »), infos pratiques (les bonnes adresses pour les dégriffés, les meilleurs sandwichs de Paris)… Bref, la vraie vie. Mais aussi des sujets pour lesquels le lecteur – banquier de chez Dexia ou vigile de chez Carrefour – n’a pas besoin de se prendre la tête. En résumé, du reposant, de l’amusant, du facile, mais aussi un sujet de conversation pour le bureau.

Ecole supérieure de journalisme de Lille. Pas vraiment la fibre populaire
Ecole supérieure de journalisme de Lille. Pas vraiment la fibre populaire

Malheureusement, « faire intéressant », c’est ce qu’il y a de plus difficile à réaliser en presse. Donner envie de lire – donc d’acheter –, identifier les centres d’intérêts des clients et leurs attentes, mettre en musique le vivant, le vécu et l’humain, ça ne s’apprend pas à l’Ecole supérieure de journalisme de Lille. Etonner quotidiennement le lecteur ne figure pas au programme de Science-Po.

Faute de journalistes possédant la fibre populaire, il est impossible aujourd’hui, en France, de lancer un quotidien populaire. Pierre Lazareff (France-Soir)  et Alain Ayache (Le Meilleur) n’ont pas de successeurs. C’est ce qu’Alexandre Pugachev ne savait pas ; il a dépensé 70 millions d’euros pour l’apprendre.

Remercions le tout de même d’avoir donné du travail à 123 personnes, dont 75 journalistes – notons au passage qu’ils sont 700 au Bild  et 260 au Sun -, pendant près de deux ans. Mais après le 1er janvier, ils seront 89 à retourner chez « Paul Emploi ».

[box class=”info”]Crédits photo : Conrad Poirier licence CC ; Jean-Louis Swiners licence CC ; Velvet licence CC [/box]

 

Le Vlaams Belang de retour à Bruxelles

Le Vlaams Belang de retour à Bruxelles


09/11/2011 – 18h00
BRUXELLES (NOVOpress via Lionel Baland) — Le Vlaams Belang organise un meeting le 20 novembre prochain à Bruxelles. C’est un retour au sein de la capitale de la Belgique, de la Flandre et de l’Europe, où le Vlaams Belang n’a plus organisé la moindre manifestation publique d’envergure depuis dix ans, car interdite par le régime en place sous le prétexte de « trouble l’ordre public ».

Le Vlaams Belang a introduit un recours devant le Conseil d’État, a obtenu gain de cause et est de nouveau autorisé à organiser des meetings à Bruxelles. Les “États généraux contre Di Rupo” [futur Premier ministre belge, socialiste francophone qui, malgré des années d’apprentissage, n’est pas capable de parler correctement le néerlandais] auront pour orateurs Dominiek Leetens, Bart Laeremans, Barbara Pas, Gerolf Annemans et Bruno Valkeniers.