L’espérance européenne : Frédéric Pichon à Bordeaux le 28 mars prochain

L’espérance européenne : Frédéric Pichon à Bordeaux le 28 mars prochain

09/03/2012 – 10h00
BORDEAUX (via Infos Bordeaux) —
Le mercredi 28 mars prochain, Frédéric Pichon (photo) sera présent à l’Echoppe -la maison de l’identité bordelaise- afin d’y présenter son livre : « Les Alter Européens . Cette autre Europe de Paris à Moscou via Berlin ».

Préfacé par Alexis Arette, grand défenseur du béarnais et ancien président de la Fédération Française de l’Agriculture, cet ouvrage a pour objectif de « contribuer à l’émergence d’une élite aristocratique et populaire afin de redonner un sens et une espérance à la jeunesse d’Europe ».

Pour l’auteur, avocat au barreau de Paris et président de l’association Europae Gentes, c’est « autour de quatre défis que sont l’identité, la puissance, la justice sociale et le respect des libertés et solidarités communautaires que cette nouvelle Europe doit se construire ».

[cc] Infos Bordeaux, 2010-2011, Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d´origine [http://www.infos-bordeaux.fr/].

L’éclatement de la Libye : un scénario annoncé – Par Bernard Lugan

L’éclatement de la Libye : un scénario annoncé - Par Bernard Lugan

L’éclatement de la Libye que j’avais annoncé dès le 1° avril 2011[1] a été officialisé le 6 mars 2012 avec la déclaration d’autonomie de la Cyrénaïque. Chaque jour qui passe, les résultats de l’intrusion franco otanienne dans la guerre civile libyenne apparaissent ainsi de plus en plus catastrophiques, deux réalités ayant été totalement ignorées par ceux qui décidèrent de cette insolite expédition :

1) La Libye n’existe pas.
2) Ses deux principales composantes, la Tripolitaine et la Cyrénaïque ont toujours été opposées.

L’éclatement de la Libye : un scénario annoncé - Par Bernard LuganAu début de l’année 2011, ce ne fut pas à un soulèvement « démocratique » que nous avons assisté, mais à une tentative de sécession de la Cyrénaïque. Sur ce mouvement vinrent ensuite se greffer les islamistes arabistes radicaux, puis les Berbères arabophones de Zentan et leurs cousins berbérophones de Zouara et du Jebel Nefusa désireux d’en découdre avec un régime qui avait constamment nié leurs droits.

Ainsi donc, dans l’ignorance bétonnée du dossier, l’Elysée prit-il le parti d’un camp contre un autre, croyant, ou pire, feignant de croire, que le CNT était l’émanation d’un peuple en lutte pour ses droits démocratiques alors qu’il n’était qu’un conglomérat d’intérêts contradictoires.

Le colonel Kadhafi massacré dans les conditions que l’on connaît, ses « vainqueurs » se déchirèrent ensuite à belles dents :

– En Tripolitaine, le faible CNT navigua à vue entre les milices islamico-mafieuses de Misrata, les milices islamiques  de Tripoli, les Berbères de Zentan et du jebel Nefusa et les Warfalla[2].

– En Cyrénaïque, les chefs de tribus virent dans le CNT une émanation de la Tripolitaine et ils s’en affranchirent. Ce fut cependant un problème local qui hâta leur décision de proclamer l’autonomie de leur région. Les tribus supportaient en effet de plus en plus mal le climat anarchique résultant des agissements de certaines  milices islamistes fondamentalistes soutenues par une partie du CNT et qui s’en prenaient à leurs pratiques religieuses coutumières. Dans cette région à forte caractéristique confrérique, l’islam salafiste ou wahhabite voulut en effet interdire le culte rendu aux saints – les marabouts du Maghreb-  allant jusqu’à détruire leurs tombeaux (voir mon communiqué du 18 janvier 2012).

Tout ceci fit que ce qui devait arriver « arriva » avec la déclaration d’autonomie du 6 mars 2012 prononcée par l’assemblée des tribus de Cyrénaïque qui reconnut comme chef Ahmed Zubaïr al-Sanussi, parent du roi Idriss I° renversé en 1969 par le colonel Kadhafi, et membre éminent de la famille-confrérie sénoussiste qui régnait sur la région à l’époque ottomane.

En Libye, c’est donc à un retour à la longue histoire que nous assistons. Face à ce puissant mouvement de fond, la démocratie individualiste ou les droits de l’homme apparaissent pour ce qu’ils sont, des modes occidentales passagères bien éloignées des réalités locales. Il est cependant regrettable que les dirigeants français y aient une fois de plus cédé avec pour conséquence le bouleversement de toute la géopolitique sur l’arc de tension saharo-sahélien.

Bernard Lugan
07/03/12

[1] Voir mon communiqué du 1° avril 2011 ainsi que les articles de l’Afrique réelle sur toute l’année 2011.
[2] Voir à ce sujet le numéro de  janvier 2012 de l’Afrique Réelle.

[box class=”info”] Source : le blog de Bernard Lugan. [/box]

Crédit photo : Xfigpower, licence CC.

L’eau française trop chargée en pesticides

L’eau française trop chargée en pesticides

08/03/12 – 18h50
PARIS (NOVOpress)
– Les associations écologistes et environnementalistes s’inquiètent d’une instruction de la direction Générale de la Santé du 9 décembre 2010, publiée au Bulletin Officiel en février 2011 qui rend plus facile la distribution d’eau polluée par des pesticides au-delà de la limite de qualité.

En effet, la Directive 98/83/CE est claire : au-delà de 0,10 μg/L ( 0.1 microgramme par litre) par substance pesticide individuelle ou de 0,50 μg/L pour le total des pesticides quantifiés, la limite de qualité réglementaire est dépassée mais, toutefois, cela ne veut pas dire qu’au-delà de ces valeurs l’eau contaminée ne peut nécessairement plus être distribuée

A l’heure actuelle, 90% des pesticides utilisés n’atteignent pas la cible visée et terminent dans les sols et les nappes phréatiques.

Les eaux polluées se retrouvent dans les stations d’épuration et sont en partie filtrées, cependant une part de ces pesticides demeurent dans les eaux et se retrouvent à nos robinets et donc dans notre consommation quotidienne d’eau.

Or l’instruction récente de la DG Santé augmente la tolérance vis à vis de la présence des pesticides dans l’eau.

Selon François Veillerette, porte Parole de Générations Futures, ONG spécialisée dans la question des pesticides : « On va tolérer dans de très nombreuses localités des quantités de pesticides dans l’eau 5 fois plus importantes qu’avant décembre 2010 ! Générations Futures s’insurge contre une instruction du Ministère de la Santé passée inaperçue et visant à rendre plus commode la distribution d’eau polluée par des quantités de pesticides bien plus importantes qu’avant 2010. Ainsi pour un pesticide comme le folpet, pourtant classé cancérigène probable aux Etats Unis, on va maintenant tolérer jusqu’à 300 μg/L d’eau pendant plus d’un mois alors qu’auparavant on ne pouvait dépasser les 60 μg/L pendant la même durée ! ».

Crédit photo : MaxLeMans via Flickr (cc).

La victoire de Poutine et la presse occidentale – Par Dominique Venner

La victoire de Poutine et la presse occidentale - Par Dominique Venner

Le sort et l’avenir de la Russie ne peuvent laisser indifférents les Européens que nous sommes. Ce qui retient notre attention dans la nette victoire du président Poutine, ce sont les commentaires unanimes de la presse française sous influence américaine. Partout on y relève une hostilité voilée au président russe et à sa victoire démocratique. Comment expliquer que des journaux aux opinions en apparence aussi différentes que Le Monde, Le Figaro ou Libération, se soient rejoints dans des interprétations soupçonneuses et perfides ?

On les voit user à l’égard de la Russie d’une « langue de bois » qui fait songer à ce qu’était l’ancienne « Pravda » [image en Une : première page de la Pravda vers 1950, avec la photo de Lénine], une « Pravda » de la bien pensance occidentale. Cette « pensée unique » est également à l’œuvre sur les sujets les plus chauds de la société française et européenne, telle l’entreprise du « grand remplacement » dénoncée par Renaud Camus. Mais revenons à la Russie. Un exemple de commentaires spécieux est offert par Le Figaro du 5 mars 2012, parlant de Poutine : « L’aisance de sa victoire [64 % des suffrages semble-t-il] ne peut cacher l’affaiblissement de celui qui, depuis le tournant du siècle, veut incarner la “verticale du pouvoir” en Russie. » Il me semble quant à moi, que si un candidat français à la prochaine élection présidentielle obtenait 64 % des suffrages au premier tour, on ne parlerait pas d’affaiblissement, mais plutôt de miracle. Mais poursuivons.

Pour Le Figaro, « Une opposition nouvelle est née de la contestation des résultats des législatives [de décembre 2011] » Le journaliste concède que « ce mouvement exprime les aspirations d’une nouvelle classe moyenne urbaine, qui, par son existence même, reflète l’un des principaux succès de l’ère Poutine : celui d’avoir sorti la société russe de la misère soviétique ». Visiblement, pour l’auteur de l’article, cet exploit pourtant herculéen est insuffisant. Comme ses pairs des autres médias, il exige plus : une « ouverture sur le monde et l’abandon des vieilles lunes de la guerre froide qui semblent revenues au centre de la politique étrangère du Kremlin ». Selon nous, ces « vieilles lunes de la guerre froide » semblent surtout réactualisées contre la Russie elle-même par la presse « occidentale » d’inspiration américaine. Pourquoi ? Le journaliste a donné lui-même la réponse : la Russie du président Poutine est coupable d’un défaut d’ « ouverture sur le monde ». On sait que ce type d’ouverture mondialiste a pour caractéristique première d’abolir les protections que les États nationaux peuvent opposer aux flux financiers de la « fortune vagabonde » dont le siège est à Wall Street. Selon toute évidence, ce « défaut d’ouverture » est une faute « morale » dont le président Poutine ne peut être absous. Ce qui justifie l’action dans les affaires intérieures russes de diverses ONG dont on connaît les attaches et les financements américains, des ONG qui sont pour quelque chose dans les manifestations de l’hiver.

Pour ceux qui s’étonneraient de l’unanimité des grands médias occidentaux à l’égard de la Russie du président Poutine, il faut rappeler une réalité fondamentale et pourtant méconnue de nos « démocraties ». Dans une tribune publiée naguère par le journal Le Monde, un publicitaire réputé avait analysé avec une franchise inhabituelle le système doucereusement totalitaire mis en place dans le monde occidental sous direction américaine après l’effondrement du communisme. Un système fondée sur le pouvoir presque absolu de la pub : « La publicité assure aujourd’hui une part importante de la fabrication et du maintien du lien social, expliquait l’auteur. La publicité déclare la guerre au politique pour mieux prendre sa place. (…) L’option ultralibérale de la publicité rejoint la promesse de tous les démagogues agitant le fantasme d’une démocratie directe où le peuple, débarrassé des instances représentatives classiques, se parlerait directement à lui-même. (…) La publicité produit un discours politique plus performant que le discours politique lui-même : faire obéir les être humains, canaliser leurs désirs transformés en révérence, les faire marcher droit en leur faisant emprunter l’énigmatique chemin de la servitude volontaire [1]. »

Cet aveu mérite d’être souligné. Relisons-le pour nous en pénétrer : « La publicité produit un discours politique plus performant que le discours politique lui-même : faire obéir les être humains, canaliser leurs désirs en leur faisant emprunter l’énigmatique chemin de la servitude volontaire. » Le personnel politique occidental et ses conseillers publicitaires, ont assimilé cette réalité de la persuasion clandestine. En revanche, ceux qui refusent de s’y soumettre, à l’exemple de Vladimir Poutine, sont voués à être désignés comme des ennemis.

Dominique Venner

 

Notes

  1. Tribune publiée dans Le Monde du 29 mars 2000 par Dominique Quessada, publicitaire et philosophe.

[box class=”info”] Source : le site internet de Dominique Venner. [/box]

Image en Une : première page de la Pravda vers 1950, avec la photo de Lénine qu’elle a comportée jusqu’en 1991. Domaine public, via Wikipédia

Tout halal : la dictature des minorités religieuses et des marchands [vidéo]

Tout halal : la dictature des minorités religieuses et des marchands

Article reproduit avec l’aimable autorisation de la Fondation Polémia.

[box class=”info”] Jouant son rôle d’avant-garde dans le débat d’idées, Polémia a, dès 2008, souligné les scandales de l’abattage rituel dont les pratiques impliquent tous les consommateurs. Polémia revient ici sur ce sujet à l’occasion de sa spectaculaire médiatisation dans le cadre de l’élection présidentielle. Nos lecteurs trouveront ici l’analyse de Guillaume Bénec’h décrivant comment la dictature des minorités religieuses et des marchands s’impose à la majorité des consommateurs et des extraits d’un article du Monde donnant le point de vue des autorités religieuses musulmanes et juives.
Polémia. [/box]

Que les musulmans pieux et les juifs religieux puissent, pour respecter leurs rites, obtenir des dérogations aux règles d’abattage après étourdissement de l’animal, c’est une chose. Que la majorité des Français soient contraints, sans le savoir et sans le vouloir, de manger de la viande abattue selon des rituels orientaux, c’en est une autre. Dans le premier cas la tolérance religieuse conduit à accepter des dérogations à la loi commune. Dans le second cas l’intolérance et les intérêts matériels de religions minoritaires débouchent sur une dictature où les minorités imposent leurs lois à la majorité.

C’est pourtant ce qui se passe aujourd’hui, en France, où près de 30% des bovins et près de 60% des ovins sont abattus sans étourdissement préalable sur des chaînes d’abattage rituel.

Voir : Apéro-saucisson : Polémia fait le point sur le phénomène halal

Cette situation s’explique de trois manières :

– La logique du « pur » et de « l’impur », propre aux rites orientaux, consiste à refuser la présence de produits « impurs » à côté des produits certifiés religieusement. D’où l’élimination progressive du porc et des viandes abattues après étourdissement dans tout ce qui est collectif : restaurants d’entreprise, plateaux de voyages, cantines scolaires, grandes chaîne de restauration (affaire Quick) et même simples cocktails. Dans un pays qui se revendique de la laïcité, on a ainsi assisté à la prime à l’intolérance religieuse !

Voir : Halal : intolérance islamique et société marchande

– La logique marchande a conduit à rechercher les marchés religieux tout en cherchant la maximisation du profit. Les grandes chaînes de production (abattage, transformation) se sont donc équipées de chaînes d’abattage rituel mais, pour éviter d’avoir à les « purifier » entre deux usages, ce qui est coûteux, elles ont tendance à les utiliser en continu : une partie de la viande qui part dans le circuit normal est ainsi abattue sans étourdissement préalable. De même la recherche d’économies dans le transport et la logistique conduit à avantager les produits rituels.
Les autorités religieuses musulmanes et juives se sont alliées pour éviter l’étiquetage.

Les juifs et les musulmans représentent moins de 10% de la population française. Et tous ne sont pas religieux. Pourtant, selon les services vétérinaires 30% des bovins et 60% des ovins sont abattus sans étourdissement préalable comme l’exigent les rituels casher et halal. L’explication est simple : ce sont l’ensemble des consommateurs français qui prennent en charge le surcoût de l’abattage rituel.

Recevant le ministère de l’Intérieur, le 7 septembre 2010, à l’occasion d’un dîner de clôture du Ramadan, Mohammed Moussaoui, président du Conseil français du culte musulman (CFCM), a tenu à réaffirmer : « Le soutien des pouvoirs publics et l’action concertée avec le Consistoire central (juif) nous ont permis, après de longues batailles, de défendre au niveau européen l’abattage rituel. »

Voir : Le Conseil français du culte musulman : une influence grandissante sur les autorités françaises

C’est aussi pourquoi les ministres français se sont toujours opposés à Bruxelles et à Paris à toute forme d’étiquetage de la viande selon la forme d’abattage. S’étonnant de la volte-face électorale de Nicolas Sarkozy, Bruno Fiszon, conseiller du grand rabbin de France, a déclaré dans Le Monde du 6 mars : « Nous avons eu des garanties en ce sens jusqu’à très récemment. » L’enjeu est ici économique : écouler auprès du consommateur non religieux les rebuts des abattages rituels : bête écartée comme « impure » par le rabbin ou arrière-trains jugés « impurs » ou moins consommés par les acheteurs religieux juifs ou musulmans. Ainsi l’absence d’étiquetage permet de faire financer les filières rituelles par ceux qui ne souhaitent pas consommer des produits rituels. Ce qui est une forme d’exploitation de la majorité par des minorités. Et de financement de leur culte.

Cette situation est clairement choquante.

Il est donc naturel de mettre en avant l’exigence d’étiquetage. Deux voies sont envisageables :

– contraindre les hommes politiques à prendre davantage en compte les libertés des majorités que les exigences des minorités ;
– ou contraindre à la base les professionnels à un minimum de transparence. Filières de proximité et bouchers de quartiers ont tout à y gagner.

Guillaume Benec’h
5/03/2012

Voir aussi sur Polémia :

Comment échapper au halal ? Obtenir la traçabilité des conditions d’abattage des bœufs, moutons et poulets !
« Garanti non halal » (Suite)

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Polémia a publié dès 2008 de nombreux articles sur l’obligation pour les consommateurs français de consommer contre leur gré de la viande abattue rituellement. L’article ci-dessous du Monde publié le 6 mars 2012 confirme en tous points les analyses précédemment avancées. Mais c’est bien le rôle de Polémia que d’être un incubateur d’idées et un brise–glace idéologique.

Le Monde 6 mars 2012 – Extraits

« C’est peu dire que les responsables juifs ont été cueillis à froid, au sortir de shabbat, par l’annonce de Nicolas Sarkozy sur l’abattage rituel, samedi 3 mars. Contre toute attente, le candidat de l’UMP à l’élection présidentielle s’est déclaré pour “l’étiquetage de la viande en fonction de la méthode d’abattage”. Cet engagement revient à préciser sur les emballages si la viande vendue dans le circuit classique est issue d’un animal égorgé sans étourdissement préalable, selon la tradition musulmane et juive.

Cette annonce suscite dans la communauté une totale incompréhension”, assure le rabbin Bruno Fiszon, conseiller du grand rabbin de France sur ces questions. “Elle est pour nous illisible car jusqu’à présent la ligne du président de la République et du gouvernement était claire : pour la défense de l’abattage rituel – en limitant les abus – mais contre la politique d’étiquetage restrictif. Nous avons eu des garanties en ce sens jusqu’à très récemment.” La communauté juive, rejointe par les responsables musulmans, se bat depuis des années contre un tel étiquetage jugé “stigmatisant” et susceptible de susciter “un boycott” et donc un surcoût de la viande.

Selon différentes sources, la volte-face de M. Sarkozy, qui survient trois semaines après les déclarations fracassantes de Marine Le Pen sur la présence de viande halal dans le circuit de distribution classique, a surpris jusque dans sa majorité. Le ministère de l’agriculture jugeait il y a quelques jours encore une telle mesure “stigmatisante”. Ce discours officiel globalement favorable à l’abattage rituel a même empêché tout débat national sur ce sujet.

A plusieurs reprises, les parlementaires UMP ont renoncé à des textes prônant l’étiquetage, sous la pression du gouvernement, sensible aux arguments des religieux et des industriels. La France est même le principal pays à défendre ces positions au niveau européen. Aussi, ce changement de pied de M. Sarkozy en pleine campagne électorale est-il perçu par certains responsables religieux comme “un mouvement de panique” face aux sujets mis en avant par le Front national.

(…)

La communauté juive s’inquiète des difficultés à écouler de la viande abattue rituellement sur le marché classique, car, selon la cacherout, seuls 30% à 40% d’un animal sont propres à la consommation, le reste se retrouvant dans le circuit conventionnel.

Le président du Conseil français du culte musulman (CFCM), Mohammed Moussaoui (…) se dit par ailleurs “inquiet” de cette polémique qui “crée des tensions dans la société”. Pour Fateh Kimouche, responsable du site militant d’information du consommateur musulman Al Kanz, l’étiquetage est en revanche indispensable : “C’est le manque de transparence qui alimente l’islamophobie”. »

(…)

Stéphanie Le Bars

*** A l’initiative d’un parti qui défend les animaux, Animal Party, épaulé par le parti d’”extrême-droite” de Geert Wilders, le Parlement néerlandais envisage d’interdire l’abattage rituel juif et musulman dans le pays. L’abattage avec étourdissement deviendrait ainsi la norme en vigueur.

[box class=”info”] Source : Polémia. [/box]

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Vidéo : Enquête de l’association belge GAIA dans un abattoir halal.

CP : L’Education nationale attentive à l’apprentissage des langues !

CP : L’Education nationale attentive à l’apprentissage des langues !

08/03/2012 – 15h10
BORDEAUX (via Infos Bordeaux) —
C’est une jeune mère de famille indignée qui a contacté lundi dernier Infos-Bordeaux. Dans le cahier de liaison de son enfant, son professeur lui remettait une note de l’Education nationale pour la rentrée en CP à l’école primaire publique David Johnston.

« A partir de la classe de CP, et sous certaines conditions, votre enfant peut recevoir à l’école l’enseignement de la langue turque, tunisienne, marocaine, algérienne ou portugaise » est-il précisé. Le ministre de l’éducation nationale avait pourtant déclaré que « l’école devait se recentrer sur les fondamentaux ».

Il est vrai que cet établissement scolaire est situé non loin du quartier multi-ethnique du Grand-Parc, qui a récemment défrayé la chronique avec l’annulation de l’achat d’un terrain qui devait héberger une mosquée.

Nathalie Arthaud en meeting à Nantes : l’enthousiasme n’était pas au rendez-vous

Nathalie Arthaud en meeting à Nantes : l’enthousiasme n’était pas au rendez-vous

08/03/2012 – 12h00
NANTES (NOVOpress Breizh) – Nathalie Arthaud, la candidate de Lutte Ouvrière, était à Nantes mardi pour présenter son programme. Alors que les sondages la concernant restent désespérément proches de zéro, celle qui a succédé à la célébrissime Arlette a obtenu sans difficulté ses cinq cents parrainages. Preuve, s’il en était besoin, de sa parfaite intégration dans un système qu’elle prétend dénoncer.

300 personnes environ avaient fait le déplacement mardi soir à la Manufacture des tabacs pour entendre la candidate du mouvement trotskyste. Majoritairement « de souche », assez jeune, plus féminine que la plupart du temps lors des réunions électorales, la salle fût « chauffée », si l’on peut dire, par Eddy Le Beller, un nazairien qui dressa un sombre tableau de la situation économique et sociale locale.

La dernière communiste ?

Nathalie lui succéda et marqua aussitôt sa différence avec Arlette en complétant le légendaire « travailleuses, travailleurs » par un chaleureux et souriant « camarades et amis ». Une révolution. Ce sera bien la seule.

Après avoir affirmé être le seul candidat « communiste » et rappelé que son combat est celui de la lutte des classes, elle brocarda ses concurrents, réservant l’essentiel de ses flèches à François Hollande (« Il ne fera rien pour les travailleurs ») et Jean-Luc Mélenchon (« C’est la cinquième roue du carrosse socialiste ») qui ne sont, selon elle, que « des serviteurs du pouvoir bourgeois ». Marine Le Pen ne fut pas oubliée, qualifiée pour sa part de « poison pour les travailleurs ». Un poison qui, vu la cote élevée de la candidate du FN dans les milieux populaires, semble effectivement assez redoutable.

Sans surprise, la lutte des classes est au cœur de sa position sur l’immigration. Marquant une fidélité sans faille au vieux slogan communiste « sans patries ni frontières » – qui convient aussi fort bien aux partisans de la mondialisation libérale – Madame Arthaud estime que tout immigré, légal ou non, doit bien sûr avoir le droit de vote à toutes les élections. Contrairement à ses concurrents de gauche – qui sont du même avis mais n’osent l’avouer publiquement – sa position a au moins le mérite de la franchise.

Parmi les propositions originales, elle demande la suppression de la TVA et de l’impôt sur le revenu du travail pour ne garder qu’une fiscalité sur les revenus financiers et le capital. La candidate trotskyste propose de régler la question du manque de logement par la création d’une société publique de construction. Curieusement, à aucun moment elle ne parlera de la nationalisation des entreprises, affirmant seulement ne pas respecter le droit de propriété.

Son intervention se conclura par un appel à la mobilisation sur le terrain après les élections, afin d’arracher des améliorations pour les travailleurs à la bourgeoisie. Consciente de son faible impact électoral, Nathalie Arthaud profite en réalité de la campagne électorale pour tenter de recruter des militants et renforcer Lutte Ouvrière.

Symptomatique d’un public guère enthousiaste, un militant, après avoir rappelé qu’il était sur le terrain depuis des années, lui demandera à la fin de la réunion quel en est le résultat… en dehors de se faire matraquer par la police. Manifestement, le beau temps des illusions communistes semble bien appartenir à un passé révolu.

Crédit photo : fepasma, licence cc.

Le livre « Apéro saucisson pinard » : les “bonnes feuilles” sont déjà lisibles chez l’éditeur

Le livre « Apéro saucisson pinard » : les "bonnes feuilles" sont déjà lisibles chez l'éditeur

08/03/2012 – 10h00
PARIS (NOVOpress) –
Novopress avait annoncé la préparation du livre « Apéro saucisson pinard » dans lequel le journaliste et écrivain André Bercoff, anime des discussions entre les trois principaux organisateurs de l’ « Apéro saucisson pinard » -événement du 18 juin 2010-, Pierre Cassen, Christine Tasin et Fabrice Robert.

Les bonnes feuilles de ce livre qui doit sortir de 16 mars 2012 sont déjà lisibles chez l’éditeur, Xenia, avec en particulier un intéressant avant-propos d’André Bercoff.

Le 15 mars une rencontre avec les trois auteurs, l’éditeur Slobodan Despot, et André Bercoff, aura lieu à partir de 18 heures, au Café du Pont Neuf, 14, quai du Louvre, Paris (Métro Pont Neuf).

On peut également visiter le site web dédié à cet ouvrage, ainsi que la page Facebook.

Le livre peut être commandé à des conditions avantageuses de 18 euros, frais de port compris, jusqu’au 15 mars ; puis de 21 euros, frais de port compris à partir du 16 mars. Par chèque à l’ordre de Bloc identitaire – BP13 06301 Nice cedex 04, ou en ligne via Paypal.

Une pilule contre le racisme découverte en Angleterre !

Une pilule contre le racisme découverte en Angleterre

08/02/2012 – 08h00
LONDRES (NOVOpress) —
Les études publiées dans le Journal of Psychopharmacology font rarement la une des grands médias mais celle-ci fait exception. Selon une équipe de l’université d’Oxford, « le propranolol réduit les préjugés raciaux négatifs implicites ». Le propanolol est un bêta-bloquant, qui diminue l’arrivée des influx nerveux sur le cœur. Il est utilisé contre l’hypertension et surtout en prévention des migraines et du trac ; le ministère de la défense américain a récemment étudié son usage pour soigner les soldats de retour du combat.

Concrètement, 36 étudiants blancs volontaires ont reçu, les uns une dose de 40 mg de propranolol, les autres un placebo. Au bout de deux heures, ils ont été soumis à « un test d’association implicite », consistant à associer des mots comme « joie », « mal », « heureux », « glorieux », avec des visages blancs et noirs. Ceux qui avaient pris du propranolol ont obtenu un résultat « d’attitudes raciales subsconscientes » nettement plus bas que ceux qui avaient pris un placebo.

Selon Sylvia Terbeck, principal auteur de l’étude, « les préjugés raciaux implicites peuvent se produire même chez des personnes qui ont une croyance sincère en l’égalité. Étant donné le rôle clé que jouent de telles attitudes implicites dans la discrimination contre d’autres groupes ethniques, et l’usage très répandu du propranolol pour raisons médicales, nos découvertes sont d’un intérêt éthique considérable ».

Julian Savulescu, professeur d’éthique pratique à l’université d’Oxford, co-auteur de l’étude, a déclaré de son côté: « Une telle recherche ouvre la possibilité fascinante que nos attitudes raciales inconscientes pourraient être modifiées en utilisant des médicaments, une possibilité qui demande une analyse éthique soigneuse ».

Le Professeur Savulescu s’est signalé par ses conceptions particulières de l’éthique. Il a notamment soutenu que les parents avaient le devoir de sélectionner les meilleurs enfants qu’ils puissent avoir, en pratiquant la fécondation in vitro et le diagnostic préimplantatoire, pour déterminer l’intelligence des embryons. Il a justifié toutes les recherches sur l’embryon, ainsi que la destruction de fœtus « comme source d’organes et de tissus pour la transplantation aux adultes ».

Le Dr Chris Chambers, du Département de Psychologie de l’université de Cardiff, estime pour sa part que les résultats doivent être traités avec une « extrême précaution ». Pour lui, « nous ne savons pas si le médicament influence seulement les attitudes raciales ou s’il altère le système mental plus généralement. Nous ne pouvons exclure la possibilité que les effets soient dus au fait que le médicament réduit le rythme cardiaque ».

Personne ne semble avoir relevé, en fait de préjugés, que les cobayes de l’étude étaient exclusivement des étudiants blancs. Comme si les Blancs étaient les seuls susceptibles d’avoir des « attitudes raciales subconscientes » ou les seuls, en tout cas, qu’il faille absolument en guérir. Par tous les moyens.

Crédit photo : Ragesoss, licence CC.

D’Athènes à Budapest : les Européens en résidence surveillée

D'Athènes à Budapest : les Européens en résidence surveillée

Athènes a donné à l’Europe la citoyenneté, la démocratie, la philosophie et les arts. Budapest reste le symbole de la lutte tragique des peuples européens pour se libérer du communisme. Mais aujourd’hui ces deux villes résument la nature de plus en plus carcérale de l’Union européenne.

Le drame grec était prévu

Ce qui arrive aux Grecs confirme ce qu’avaient prévu dès l’origine les adversaires de l’euro, mais dont la voix « incorrecte » avait été vite étouffée, notamment celle du prix Nobel d’économie Maurice Allais.

La zone euro ne constitue pas, en effet, un espace économique homogène : elle rassemble des pays qui présentent de fortes disparités, mais qui sont soumis à un taux de change unique, au surplus élevé car il a été aligné sur le deutschemark. La monnaie unique empêche d’effectuer des ajustements monétaires, pour tenir compte des différences de productivité entre les économies de la zone. Mais comme les ajustements sont inévitables dans la durée, ils deviennent sociaux, et donc bien plus douloureux.

Les banques d’abord

La Banque centrale européenne, à la différence de toutes les autres banques centrales, se refuse en outre à monétiser la dette des Etats et se préoccupe au contraire de la stabilité des prix. Or qui achète la dette des Etats en Europe ? Les banques privées et les institutions financières, qui en tirent de substantiels profits.

Mais, comme l’a rappelé un autre prix Nobel d’économie, Paul Krugman, « l’inflation n’est pas le problème, c’est la solution » (Le Monde du 31 janvier 2012). Il souligne en effet que l’inflation a toujours permis d’alléger les dettes.

Mais dans la zone euro ce n’est plus possible. La stabilité des prix sert à garantir que les créanciers des Etats verront leurs intérêts préservés et que les débiteurs devront tout rembourser.

La zone euro favorise les prêteurs, donc les banques.

Bienvenue en Grèce occupée

Les Grecs se trouvent donc enfermés dans un processus infernal. Leur monnaie est surévaluée, mais il leur est interdit d’en changer. Leur déficit et leur endettement sont importants mais ils ne peuvent pas compter sur l’inflation pour les réduire : ils doivent faire des « économies » à répétition, c’est-à-dire réduire leur train de vie, vendre leurs actifs et payer toujours plus d’impôts : c’est cela l’ajustement social ! La croissance se réduit évidemment à l’issue de ce processus déflationniste, qui réduit en retour les ressources de tous les acteurs.

La crise grecque constitue aussi le premier exemple de la mise en tutelle de tout un peuple européen, par des institutions financières bien décidées à lui faire rendre gorge coûte que coûte.
La Grèce, patrie de la démocratie, est désormais gouvernée non par le peuple grec mais par une « troïka » composée de la Commission européenne, de la BCE et du FMI. Tout un symbole !

Une « task force » (sic) dirigée par l’Allemand Horst Reichenbach est en outre dotée de pouvoirs de contrôle sur l’application du programme économique grec et devra assurer une présence permanente dans ce pays (Le Bulletin quotidien du 22 février 2012) : on avait connu en Europe l’occupation militaire. Voici maintenant l’heure de « l’occupation financière » !

Et on se souvient que, lorsque l’ancien premier ministre grec a émis l’idée de consulter ses concitoyens par référendum, il a été prié de partir. Les Grecs sont devenus une simple « ressource humaine » au service des banques : il ne faut pas leur demander leur avis ! Il suffit de leur envoyer les forces anti-émeutes pour les faire taire.

Bien entendu, les mêmes banques, qui dirigent les médias occidentaux, déversent sur les Grecs des torrents d’injures : « Grecs Gross Filous », tel est le mot d’ordre médiatique ! Car qui veut contraindre son débiteur l’accuse de la rage…

On suggérera cependant à nos concitoyens de bien se renseigner sur ce qui est vraiment demandé aux Grecs, avant de hurler avec les loups médiatiques ; et de se demander ce qu’ils feraient si on leur imposait la même chose.

Au secours, les nazis sont à Budapest !

La situation de la Hongrie est différente : elle est en meilleure santé économique et financière que la Grèce, en particulier grâce aux réformes de structures conduites par la majorité que dirige Viktor Orban (2/3 des sièges au Parlement).

Pourtant ce dernier se trouve diabolisé par l’oligarchie et tous les médias, comme par enchantement, se mettent à traquer la « dérive autoritaire » du premier ministre hongrois (titre du journal Les Echos du 4 janvier 2012). Le caricaturiste de service du Monde du 3 janvier 2012 le représente aussitôt avec brassard et bras tendu. Kolossale finesse !

Mais que lui reproche-t-on exactement ? De violer les « valeurs de l’Union européenne », répondent les censeurs…

Examinons d’un peu plus près ce qui est contesté : le statut des juges, l’indépendance de la Banque centrale (les adjoints du président seraient nommés par le gouvernement), la réforme de l’autorité de protection des données. S’y ajoute la liberté des médias, parce qu’une radio a perdu sa fréquence et le fait que le gouvernement ait « une approche plus traditionnelle des valeurs comme le christianisme, la nation ou la famille » (Le Monde du 5 février 2012). Mais il est vrai qu’au Parlement européen M. Cohn–Bendit lui a rétorqué qu’un « Etat moderne ne peut se fonder sur une seule religion » (Le Bulletin quotidien du 19 janvier 2012)…

La répression en marche

Le gouvernement hongrois se montre cependant conciliant : il se déclare prêt à réviser dans certaines limites les textes qui seraient contestés. Mais rien n’y fait.
On menace de renouveler à son encontre l’ostracisme dont avait été victime l’Autriche en 2000, lors de l’entrée au gouvernement du Parti autrichien de la Liberté. On ouvre à l’égard de la Hongrie une procédure pour déficit excessif, on menace de geler les subventions du fonds de cohésion européen ; le Parlement européen vote une motion visant à « évaluer » les lois contestées ; la Commission des libertés, de la justice et des affaires intérieures (sic) dudit parlement étudie la possibilité de mettre en œuvre l’article 7 du traité permettant de suspendre le droit de vote d’un Etat.

En clair, on veut aussi faire plier la Hongrie.

Nos chères « valeurs »

Cette affaire nous éclaire à plus d’un titre.
D’abord, elle montre qu’on peut tout se permettre au sein de l’Union européenne : marier les couples homosexuels (c’est même recommandé), avorter, se droguer, soumettre les femmes aux contraintes du travail salarié, y compris la nuit, donner des préservatifs aux enfants, donner le droit de vote aux étrangers, discriminer les autochtones, porter le voile, égorger rituellement les animaux de boucherie, etc. Ne sommes-nous pas le continent de la « liberté » ?

Mais il y a une chose qui est vraiment interdite : c’est de vouloir réguler l’activité d’une banque centrale. Alors, là, on ne rit plus car on touche aux valeurs fondamentales du système oligarchique: le pouvoir de la finance. Si, en outre, on prétend se recommander de la tradition chrétienne, alors la coupe est pleine. Car l’Europe ne doit pas être « un club chrétien », comme écrivait M. Attali.

Comme le souligne M. Orban : « J’avais face à moi toute la communauté bancaire internationale … il est clair que nous avons heurté les intérêts de certains acteurs de la communauté des affaires » (interview au Monde du 5 février 2012). Grâce à lui, on sait donc qui dirige vraiment l’Union européenne.

La démocratie foulée aux pieds

Ensuite, cette affaire, comme lors du boycott de l’Autriche en 2000, nous éclaire sur le véritable pouvoir du peuple autochtone au sein de l’UE.

Son vote n’est toléré que s’il est politiquement et économiquement correct. C’est pourquoi l’indépendance des juges est une « valeur » au sein de l’UE. Mais le mot « indépendance » ne vise pas l’exécutif, comme on pourrait le croire naïvement en se fondant sur les catégories de Montesquieu, mais bien désormais le pouvoir législatif : le but réel est de mettre en tutelle le législateur, en particulier par le contrôle de constitutionnalité des lois. Le peuple n’a plus le pouvoir de choisir les lois qui lui conviennent.

La « liberté » des médias – entendez le fait qu’ils soient privés – joue le même rôle dans le Système : le juge sert à censurer la volonté populaire ; les médias « libres » servent à la formater.

M. Orban est mis au ban par le Système car il applique… les lois et la constitution hongroise. C’est donc un tyran !

Comme les Autrichiens et les Grecs, les Hongrois n’ont en effet désormais plus le droit de choisir leur destin. Ils doivent filer doux. Ils n’ont pas le droit de se choisir des gouvernants ou des représentants qui ne soient pas habilités par l’oligarchie de Bruxelles. Et les gouvernants n’ont pas le droit, sous peine de rétorsion politique ou économique, de s’en prendre aux intérêts des oligarques de la finance.
Et la prochaine fois, qui sera occupé et sanctionné ?

A Athènes, à Budapest comme à Paris, la démocratie – c’est-à-dire le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple – devient, chaque jour un peu plus, une idée neuve.

Michel Geoffroy

[box class=”info”] Source : Polémia. [/box]

[Tribune libre] Europe : nationalistes de tous les pays unissez-vous ! Par Philippe Derricks

Europe : nationalistes de tous les pays unissez-vous ! Par Philippe Derricks

Bonne nouvelle : les instances européennes ont été obligées de reconnaître le statut de parti politique de l’Alliance européenne des mouvements nationaux, dirigée par le Français Bruno Gollnisch.

Cette formation a reçu une dotation de 300 000 euros pour l’année 2012, afin de valoriser les idées patriotiques au niveau européen.

L’information est passée relativement inaperçue : lors de la session plénière du Parlement européen de la semaine du 13 février 2012, les instances européennes ont reconnu le statut de « parti politique au niveau européen » à l’AEMN (Alliance européenne des mouvements nationaux), présidée par le député européen du FN Bruno Gollnisch. Ceci, car elle est parvenue à atteindre le quota nécessaire d’élus de plusieurs Etats membres de l’Union. Bonne nouvelle : elle recevra désormais une dotation annuelle de près de 300 000 euros !

Il ne faut toutefois pas confondre un groupe parlementaire au Parlement européen (les élus FN y siègent actuellement comme non-inscrits) avec un parti politique européen, qui peut regrouper des formations politiques, des élus européens, nationaux ou régionaux. Les financements obtenus par un parti politique au niveau européen ne peuvent en aucun cas servir à financer les partis nationaux qui les constituent, mais uniquement à diffuser en Europe les idées et programmes de ce parti.

Cette petite victoire a principalement été obtenue grâce à la persévérance de Bruno Gollnisch, de Béla Kovács, député européen et responsable des affaires extérieures du parti populiste hongrois Jobbik, trésorier de l’AEMN, et de Nick Griffin, député européen et président du British National Party (BNP).

Les européistes grincent des dents

L’AEMN a été constituée à Budapest le 24 octobre 2009, lors du congrès du Jobbik. Elle rassemble principalement le FN, le Jobbik, le BNP, ainsi que plusieurs petits partis nationalistes en Europe (tels Fiamma Tricolore en Italie, l’ex-FN belge ou le parti nationaliste ukrainien Svoboda).

L’association AEMN a ensuite été constituée de façon informelle à Strasbourg, en tant qu’association de droit local alsacien-mosellan, mais n’a pas su remplir, entre 2009 et 2011, les critères nécessaires à sa reconnaissance par les instances européennes. L’adhésion d’un député lituanien a toutefois permis de franchir les critères nécessaires pour l’année 2012.

Début 2011, après son accession à la présidence de son parti, Marine Le Pen a toutefois quitté l’AEMN, pour mettre en œuvre une stratégie européenne différente et se rapprocher des partis qui sont davantage dans la mouvance « populiste », tels le FPÖ autrichien, le Vlaams Belang flamand ou la Lega Nord italienne.

En tout état de cause, ce n’est pas avec le sourire que les dirigeants européens se sont vus contraints d’entériner la reconnaissance de l’AEMN. Le député socialiste britannique (d’origine indienne) Claude Moraes a tout simplement appelé au boycott de cette formation ! Quant à Edward McMillan-Scott, vice-président du Parlement, il s’est publiquement inquiété du fait que les différents partis qui constituent cette alliance coopèrent entre eux (bigre ! Des élus de même sensibilité politique coopérant entre eux !) et qu’ils constituent une plateforme commune en vue des élections européennes de 2014.

La troisième force européenne

Bruno Gollnisch peut cependant rassurer ces esprits frileux, contrairement à ce que l’on pouvait supposer, il ne sera pas question de coalition européenne : « Nous sommes des nationaux conséquents et chacun dans son pays a vocation à être souverain. La dénomination “parti politique européen” peut être trompeuse, mais nous sommes surtout une alliance de patriotes et de souverainistes ». Quant aux fonds alloués pour l’année 2012, « ils seront principalement utilisés pour l’organisation de colloques et l’ouverture de sites Internet d’information sur les ravages du mondialisme sur nos identités. Nous voulons aussi lutter contre la diabolisation dont nous sommes l’objet. Nous tiendrons une réunion, début mars, pour décider de la façon dont nous ferons usage de ces fonds ». Quant aux critiques du vice-président McMillan, « le véritable scandale n’est pas que nous récupérions quelques miettes des subventions accordées aux partis politiques européens, mais que certains prétendent en avoir le monopole : le Parti populaire européen touche près de 6 millions d’euros annuellement, et le Parti socialiste européen près de 5 millions ! »

Gollnisch regrette également que l’ensemble des élus et des formations anti-mondialistes, souverainistes et populistes ne coopèrent pas ensemble : « Nous pourrions alors constituer la troisième force politique européenne, après les chrétiens-démocrates – qui n’ont de chrétien que leur nom –, les socialistes et devant les libéraux ».

L’accession au statut de parti politique européen de l’AEMN marque en tout cas une nouvelle étape de la contestation souverainiste qui grandit au sein des élus européens. En effet, depuis 2009, on trouve à la droite du PPE deux groupes parlementaires au Parlement européen : les Conservateurs et réformistes européens, constitués principalement des partis conservateurs britannique et tchèque ; le Groupe Europe libertés démocratie dans lequel on retrouve la Lega Nord, le LAOS grec, ou le MPF de Philippe de Villiers. Et en périphérie, plusieurs partis politiques, dont désormais l’AEMN. Au vu des évolutions politique et économique actuelles et à venir, cette dernière tendance pourrait se renforcer considérablement lors du scrutin européen de 2014.

Philippe Derricks

[box class=”info”] Article de l’hebdomadaire “Minute” du 7 mars 2012 reproduit avec son aimable autorisation. En kiosque ou sur Internet.[/box]

Photo en Une : Parlement européen à Strasbourg. Crédit photo : JLogan, domaine public.

Europe : nationalistes de tous les pays unissez-vous ! Par Philippe Derricks

Survivre aux nouvelles règles de confidentialité de Google

Survivre aux nouvelles règles de confidentialité de Google

Source : easi-ie.com Auteur : Christian Vanden Berghen — reprise de Novopress.  Suite aux récents changements apportés par Google à sa gestion de nos données, plusieurs personnes nous demandent s’il est possible de se protéger. Ce petit document propose quelques solutions, toutes très simples à mettre en œuvre, sans faire appel à des compétences techniques. L’idée n’est pas de proposer des tas de solutions mais d’être pratiques. Ce ne sont que quelques exemples. Un des piliers de l’intelligence stratégique et économique est évidemment la maîtrise et la protection des données, y compris des données personnelles.

Contexte

Depuis le 1er mars 2012, Google invite les utilisateurs à accepter de nouvelles règles sur la gestion de nos données. Nous n’avons d’autre choix que de les accepter si nous voulons continuer à utiliser les services de Google.

Ce qui change

Google ne collecte pas davantage d’information sur nous ; en revanche, ce qui change c’est la manière dont Google va combiner les informations collectées.

Quelles données?

– vos données personnelles: nom, adresse, numéro de téléphone, numéro de carte de paiement, …
– vos données techniques sur les appareils connectés (smartphone, tablette, etc.) et leurs paramétrages, …
– journaux de consultation ou d’utilisation des outils Google (historique de recherche) sur le web, les images, Reader, les blogs, Youtube, etc.

[box class=warning]Dossier (sous licence cc) téléchargeable depuis l’adresse : http://goo.gl/Drqzo[/box]

« Si j’étais président » : le jeu-concours de Produit en Bretagne mise à fond sur le localisme

« Si j’étais président » : le jeu-concours de Produit en Bretagne mise à fond sur le localisme

07/03/2012 – 12h20 BREST (NOVOpress Breizh) – Alors que la campagne présidentielle domine l’actualité, l’association Produit en Bretagne a lancé depuis le 23 janvier dernier un jeu-concours intitulé « Si j’étais président » qui mobilise de nombreux internautes soucieux de défendre la relocalisation de la production et de la consommation. Le localisme, une idée identitaire qui fait son chemin.

Fondée en 1993 à l’initiative d’une poignée d’acteurs économiques bretons, Produit en Bretagne, qui milite pour le localisme, entend promouvoir et faciliter un développement territorial durable. Le consommateur est appelé à « acheter breton » en priorité, pour défendre l’emploi et le savoir-faire breton en Bretagne, en France et à l’export. Une démarche identitaire forte qui entend réunir culture et économie au service de la Bretagne.

Depuis le 23 janvier et jusqu’au 20 mars les candidats au jeu concours sont donc invités à partager leurs idées à travers la création d’une affiche de campagne, d’un slogan, d’un programme et même, s’ils le souhaitent, d’une vidéo officielle. Pour s’inscrire, il suffit, en allant sur le site web « www.jerelocalise.com », de poster son programme, ses propositions, son slogan et de publier une vidéo de candidature. Ensuite, il appartient aux candidats de mobiliser leurs réseaux par mail et Facebook pour récolter le plus grand nombre de votes.

« Réduction des charges sociales pour nos producteurs et autres acteurs de l’économie locale », « mettre en place une TVA réduite sur les produits bretons », « promouvoir les producteurs et industriels locaux », « créer ou renforcer des réseaux à l’exportation » : les premières candidatures enregistrées rivalisent d’imagination.

Nommé « Président de la Relocalisation », le vainqueur sera celui qui aura bénéficié du plus grand nombre de votes sur son profil de candidat. Avec à la clé un « compte de campagne » de 1 500 € et un « pass » officiel pour tous les festivals partenaires de Produit en Bretagne durant l’été 2012. De quoi passer d’excellentes vacances.

Crédit photo : produit en Bretagne.

La Tunisie bientôt sous la férule de la charia ?

La Tunisie bientôt sous la férule de la charia ?

07/03/2012 – 08h00
TUNIS (NOVOpress)
— Les débats sur la nouvelle constitution battent leur plein à l’Assemblée constituante tunisienne, chargée de rédiger une nouvelle constitution pour ce pays du Maghreb. Sadok Chourou, l’un des piliers du parti islamiste Ennahdha au pouvoir, a annoncé la couleur : « Le Préambule doit mentionner la charia comme la principale source du droit ». Le dirigeant islamique avait déjà expliqué le 20 février sur le site Business News que « le préambule doit se faire suivant trois références fondamentales, qui sont le Coran, la Sunna et l’unanimité des savants de la Umma islamique. C’est l’unique référence fondamentaliste islamiste reconnue et les théologiens de l’Islam sont unanimes là-dessus ».

Pour sa part, le député Mohamed Hamdi d’Aridha Chaabia, a indiqué que son parti souhaitait une constitution fondée sur « la charia et la Sounna » ainsi que sur « la liberté et l’héritage du peuple arabo-musulman ». Il n’est pas surprenant qu’un parti islamiste triomphant souhaite mettre la société civile tunisienne dans l’étau du totalitarisme islamique. Mais quand les médias occidentaux présentent le Printemps arabe comme un vent de liberté, alors, la désinformation n’est pas loin. En Tunisie, comme en Libye, en Syrie ou en Égypte.

Crédit photo : Ennahdha via Flickr (cc)

[Tribune Libre] Quand les « de souche » font du halal

[Tribune Libre] Quand les « de souche » font du halal

06/02/12 – 19h00
PARIS (NOVOpress)
– On nous présente, dans l’actuel contexte de démagogie électorale tous azimuts, le développement exponentiel du halal comme un symbole de « l’islamisation » de la France alors qu’il est bien plutôt un révélateur du triomphe absolu du calcul et de la cupidité dans les sociétés occidentales.

Car sont-ce des musulmans qui gèrent et administrent les abattoirs d’Ile de France entièrement reconvertis au « halal » par souci de rentabilité et d’économies d’échelle ? Sont-ce des musulmans qui sont les actionnaires majoritaires de la société « Quick » qui impose des établissement « exclusivement halal » ? Sont-ce des musulmans qui établissent les plans marketing des grandes surfaces et garnissent leurs rayons de produits « halal » traitant l’islam comme une nouvelle « niche commerciale » parmi d’autres ?

Non, bien sûr, ce sont pour la grande majorité de purs « Français de souche » aux patronymes fleurant bon nos terroirs ancestraux, mais qui vendent du halal aujourd’hui, comme ils vendaient hier du casher et vendront demain de la bouffe bouddhiste ou scientologue, si tant est que ce marché devienne juteux.

S’il y a bel et une bien une « dhimmitude », c’est incontestablement celle envers la loi du pognon et du règne du commerce sans valeurs ni morale. L’exemple le plus caricatural étant bien sûr celui de cet élu Front national (démissionnaire) grossiste en viande halal. « Le coeur à gauche mais le portefeuille à droite », disait-on jadis des socialistes mitterandiens. Nos contemporains ont réglé l’ambivalence de cette dichotomie en se plaçant sous la devise « Pas de coeur et le portefeuille partout où il peut fructifier. »

Car c’est bien le système libéral et la logique capitaliste qui sont les principaux moteurs de l’expansion du « halal », et plus généralement de toutes les consommations « ethniques » et « communautaires ». Ce système encourageant, suscitant et même précédant les « exigences » et les revendications des diverses minorités.

Ce n’est évidemment ni par goût pour les sourates du Coran ni par soumission au « politiquement correct » médiatique que les abattoirs d’Ile de France se sont convertis au halal, mais simplement parce qu’il est moins coûteux d’avoir une production unique de bêtes abattues non étourdies.

Fort de ce constat, il convient de refuser de participer à l’artificielle « polémique » sur le halal qui bénéficie aujourd’hui à tous les tartuffes. Pour les uns, elle permet de limiter et de réduire les conséquences dramatiques de l’immigration de masse à une hypothétique expansion religieuses musulmane, pour les autres elle permet de dénigrer et caricaturer ceux qui « veulent interdire à des hommes et des femmes de manger conformément aux règles dictées par leur foi », et pour certains encore elle permet de nourrir le fantasme d’un retour de la « morale religieuse » dans la sphère publique et laïque.

C’est pourquoi il est impératif que les militants patriotes et identitaires sincères ne confondent pas l’ennemi principal et les métastases qu’il produit, et gardent toujours à l’esprit que ce qu’il faut avant tout abattre, c’est ce matérialisme mercantile sans borne, raison ni frontière dont les bénéfices sont la seule idéologie et qui se nourrit de la guerre de tous contre tous et de la fragmentation de la nation.

Xavier Eman

Crédit photo : brandsvig via Flickr (cc).

Football : les étranges supporteurs rennais du Roazhon Celtic Kop

06/03/2012 – 10h00 RENNES/ROAZHON (NOVOpress Breizh) – Fréquenter le stade de la route de Lorient à Rennes peut s’avérer dangereux pour la santé. C’est la mésaventure  survenue samedi dernier à un jeune supporter du Stade rennais qui s’est fait violemment agresser en plein centre ville. Son crime ? Il était soupçonné d’appartenir à un club de supporteurs rival de celui des agresseurs. Une situation de plus en plus fréquente dans la capitale bretonne où, sous couvert de soutien au Stade rennais, des bandes se réclamant de l’extrême gauche mondialiste se livrent à des agressions ultra-violentes totalement gratuites. Jusqu’à présent en toute impunité.

L’auteur présumé de l’agression de samedi, connu dans les tribunes sous un sobriquet breton, ferait partie du Roazhon Celtic Kop (RCK), un groupe de supporteurs « ultras » du Stade rennais, fondé en 1991. Le RCK est constitué en association loi 1901 et ses statuts précisent que sa fonction est de «supporter le Stade rennais et d’encourager les initiatives bretonnes». Derrière cette façade respectable se cacherait en réalité un certain nombre d’activistes d’extrême gauche toujours prêts, entre deux matchs, à cogner sur des supporteurs ayant le tort soit d’avoir quitté le RCK pour d’autres groupes tel Unvez Kelt, soit – faute impardonnable – de ne pas appartenir à la mouvance anarcho-marxiste rennaise.

L’agression survenue ce 3 mars fait ainsi suite à de nombreuses tentatives d’intimidation et d’agressions caractérisées perpétrées par des militants de l’extrême gauche rennaise dont certains membres, bien connus des services de police, ont été clairement identifiés comme faisant partie du RCK.

Face à cette situation, les autorités semblent rester étrangement silencieuses : malgré les plaintes déposées, malgré l’identification de certains individus, malgré des témoignages abondants et précis, aucune action judiciaire n’a, à ce jour, abouti.

Mieux : le directeur de la sécurité du Stade rennais, interrogé par Ouest-France (02/02/12), n’hésitait pas à assurer que les membres du RCK devaient être félicités pour leur comportement irréprochable dans les travées du stade de la route de Lorient ! Il est vrai que Patrick Fretel – par ailleurs très influent, avec son frère, dans les milieux culturels rennais – semble être un inconditionnel du Kop. Certains supporteurs se sont d’ailleurs plaints d’avoir été arbitrairement interdit d’accès au parcage visiteur à l’occasion de plusieurs déplacements du Stade Rennais en France ou à l’étranger, au seul prétexte qu’ils appartenaient (ou auraient appartenu) à des groupes de supporteurs en conflit avec le RCK.

Pour couronner le tout il semblerait, selon des sources sûres, que les services de police ne soient pas soutenus par la justice dans leur volonté affichée de mettre fin aux nombreuses violences perpétrées à Rennes ces dernières années par ces activistes d’extrême gauche (attaque d’une conférence organisée par d’Egalité et réconciliation, violences et menaces envers des militants identitaires bretons, agressions d’individus isolés).

Rennes serait elle devenue une ville où les bandes d’extrême gauche peuvent commettre des agressions en toute impunité ? Selon un fidèle du Stade rennais « la municipalité socialiste de Rennes et les autorités risquent en tout cas de porter une grave responsabilité au cas où des faits plus graves viendraient à se produire. Tout le monde du football a encore en tête l’assassinat de Yann Lorence, ce supporteur du PSG membre de la tribune Boulogne battu à mort un soir de Février 2010 devant le Parc des Princes par des membres d’une faction rivale. Il ne faudrait pas qu’un drame similaire se produise à Rennes.» On croise les doigts.

[Tribune libre] Poutine, un nouveau Pierre Le Grand ? Par Marc Rousset

[Tribune libre] Poutine, un nouveau Pierre Le Grand ? Par Marc Rousset

Les Etats-Unis, après avoir avalé la couleuvre Poutine qui faisait suite à l’âge d’or de la période Gorbatchev et Eltsine du déclin accéléré, voire de l’éclatement à venir de la Russie selon les rêves de Zbigniew Brzezinski dans Le Grand Echiquier (*), prenaient leur mal en patience en espérant se débarrasser de Poutine comme ils furent débarrassés du général De Gaulle en 1969. C’est ce qui explique la tentative désespérée d’une nouvelle Révolution orange en Russie avec le nouvel ambassadeur américain à Moscou Mac Faul qui se définit lui-même comme « un expert de la démocratie, des mouvements antidictatoriaux et des révolutions ». L’opposition actuelle, sans leader, sans unité aucune, avec des tendances diamétralement opposées en son sein, fait la Une des médias occidentaux ; mais elle ressemble en fait à l’armée hétéroclite de Bourbaki et fait penser à la fable de Jean de La Fontaine des Grenouilles qui demandent un roi !

Les peuples, dans les démocraties occidentales, ne supportent pas très longtemps les hommes d’Etat ayant une vision historique et demandant de l’autorité, de l’effort, de la persévérance, du courage pour non seulement redresser, mais développer le rayonnement et la puissance d’un pays. Ils préfèrent la repentance, les loisirs, la retraite à soixante ans, les 35 heures, le laxisme et l’endettement public éhonté ; c’est aussi plus facile pour se faire élire !

Les Etats-Unis pensaient donc tenir avec Medvedev un nouveau Gorbatchev qui, au nom du développement économique, de la liberté d’expression et d’un droit-de-l’hommisme à la russe, allait, avec les louanges et les encouragements de l’Occident, terminer en fait le travail de destruction massive de la puissance de l’URSS commencé avec Gorbatchev, toujours très populaire aujourd’hui partout dans le monde, sauf dans son propre pays ! L’erreur grotesque de Medvedev, consistant à s’abstenir à l’ONU d’opposer son veto à l’intervention militaire éhontée de l’OTAN en Libye derrière le paravent humanitaire, était porteuse d’espoir pour l’Occident et les Etats-Unis. Cela fleurait bon la bonne soupe, la naïveté et ce n’est pas l’envie qui manquait à Alain Juppé, qui excelle en la matière, de rejouer le même bon tour à la Russie en Syrie. Vladimir Poutine, en reprenant le contrôle de la politique étrangère, a contrecarré d’une façon prémonitoire les plans de l’Oncle Sam en Syrie et au Moyen-Orient ! En venant d’être réélu par 70 millions de Russes, avec près de 64% des voix, président de la Fédération de Russie, il pourrait bien contrecarrer encore pendant douze ans d’une façon irréversible les plans d’encerclement de la Russie et de la Chine par l’Amérique !

Un autoritarisme nécessaire

Poutine, c’est l’homme que les Américains n’attendaient pas et qui a non seulement redressé la Russie, mais l’a sauvée du dépeçage en trois tronçons. Le rêve géopolitique des Etats-Unis si la Russie avait perdu la guerre en Tchétchénie était de faire de la Russie une nouvelle Grande Pologne, en la ramenant à Stravopol, point de départ de la colonisation russe au XIXe siècle.

Poutine s’est aussi opposé avec succès à l’exploitation des ressources naturelles de la Russie par les groupes étrangers, ce qui était le but affiché par Mikhaïl Khodorkovski, patron de Youkos, interpellé le 25 octobre 2003 sur un aéroport de Sibérie alors qu’il venait de participer quelques jours plus tôt à un forum d’affaires à Moscou en compagnie de Lee Raymond, l’un des directeurs d’Exxon ; cette société était sur le point de participer jusqu’à hauteur de 25 milliards de dollars dans la fusion Youkos-Sibneft. Les capitaux américains d’Exxon Mobil et de Chevron-Texaco souhaitaient en fait s’infiltrer avec une participation de 40% dans le sanctuaire sibérien des hydrocarbures russes. En perdant ses ressources financières, la Russie perdait définitivement toute chance de rebondir.

Poutine a réussi pour l’instant à contenir, mais sans le briser complètement, l’encerclement par l’OTAN et l’oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan (BTC). Avec le projet du bouclier anti-missiles qui revient à l’ordre du jour, les Etats-Unis auront un adversaire redoutable qui continuera à leur dire leurs quatre vérités.

Vladimir Poutine, c’est aussi l’homme du KGB qui a vu venir et réussi à combattre à ce jour avec succès toutes les Révolutions orange en Ukraine, Géorgie, Kirghizstan, Ouzbékistan, les manifestations actuelles et à venir anti-Poutine en Russie n’étant que leur chant du cygne, un dernier soubresaut, une dernière tentative de l’Occident pour se défaire de Vladimir Poutine !

Le nouveau président a misé sur les valeurs traditionnelles, le sens de la grandeur, le patriotisme et l’Eglise orthodoxe pour éviter la « chienlit ». Son autoritarisme convient parfaitement et est même absolument nécessaire en Russie – comme l’autoritarisme convient en Chine, d’ailleurs – pour éviter l’éclatement tant redouté du pays. Quant à la corruption, de la même façon qu’elle a continué de plus belle en Ukraine avec l’arrivée au pouvoir de l’égérie de la Révolution orange Ioulia Timochenko, ce que savent tous les Russes c’est qu’un pouvoir politique fort est un bien meilleur antidote que les oligarchies politiques de type occidental car ces dernières ne feraient que s’acoquiner avec les oligarques russes ; il en résulterait une décadence qui serait encore plus rapide que dans l’actuelle Europe de l’Ouest.

Poutine, un nouveau Pierre le Grand ?

Le patriarche orthodoxe Kirill a vu juste en soutenant Poutine qui pourrait être considéré en 2024 comme un Pierre le Grand du XXIe siècle, à quatre conditions :

  • – développer d’une façon très intense le réarmement et la modernisation en cours de l’armée russe ;
  • – réussir le développement et la diversification déjà commencée par Medvedev de l’économie russe ;
  • – continuer à combattre la dénatalité russe, ce dont Poutine est parfaitement conscient ;
  • – ramener dans le giron russe, ce qui est inexorable historiquement à long terme, la Biélorussie et l’Ukraine, afin de constituer un contrepoids humain suffisant de deux cents millions d’habitants face à la Chine, l’Asie Centrale et le Caucase.

L’affrontement actuellement en cours de Poutine avec les Etats-Unis peut être comparé au premier combat du jeune tsar Pierre le Grand avec Charles XII qui mit fin, par la bataille de Poltava le 8 juillet 1709, à la suprématie suédoise dans la Baltique. Pierre le Grand, tout en renforçant et modernisant l’armée russe, ne commit pas l’erreur ensuite d’oublier l’économie, l’innovation et les arts, ce qu’il démontra en 1717 lors d’un déplacement en Europe. Pierre le Grand ancra la Russie avec une fenêtre sur l’Europe en fondant Saint-Pétersbourg. Le natif Poutine de cette même ville, qui parle allemand, ancien espion du KGB à Dresde avant la chute du Mur de Berlin, a une vision continentale européenne et souhaite se rapprocher pour des raisons géopolitiques de la France et de l’Allemagne. Maurice Druon ne s’y était pas trompé en voyant dans Poutine le défenseur européen d’un monde multipolaire plutôt que d’un monde obéissant à un shérif planétaire et « l’un de nos plus décisifs alliés ». Pour Poutine, l’avenir est donc européen !

Mais la Russie regarde aussi à l’Est et vers le Sud d’où peuvent venir de nombreux dangers, la fin de l’intervention occidentale en Afghanistan n’étant pas l’un des moindres. Au-delà de son effort démographique propre pour atteindre au minimum les 130 millions d’habitants et ne pas retomber à 100 millions en 2050, soit l’équivalent de la population turque à cette date, la Russie a besoin à terme de la Biélorussie et de l’Ukraine. Ces deux pays, dont l’un est son berceau religieux, représenteraient un apport humain d’environ 60 millions d’habitants pour constituer une superpuissance suffisante face à la Chine et à l’Asie Centrale. Si Poutine, sous sa présidence, réussit ce tour de force, en commençant très vraisemblablement par la Biélorussie, il pourra être véritablement comparé à Pierre le Grand, sinon il n’aura pas démérité et pourra être comparé au minimum à De Gaulle, Churchill, Bismarck, Richelieu et Clemenceau, ces grands hommes d’Etat ayant eu une vision historique, un courage, une continuité qui font cruellement défaut à nos petits politiciens européens actuels, atlantistes, libre-échangistes, démocrates, démagogues et droit-de-l’hommistes, ce qui ne sera déjà pas si mal !

Marc Rousset
Economiste, écrivain, auteur de La Nouvelle Europe Paris-Berlin-Moscou.
4/03/2012

(*) Zbigniew Brzezinski, Le Grand Echiquier, Bayard, Paris, 1997

[box class=”info”] Source : Polémia. [/box]

Musique : tous les chemins mènent à “ROME”

ROME : Die Aesthetik der Herrschaftsfreiheit

06/03/2012 – 10h00
LUXEMBOURG (NOVOpress) —
Après la ville éternelle, la série télévisée, découvrez ROME, le groupe de musique fondé en 2008 par le Luxembourgeois Jérôme Reuter. Son nouvel album, décliné en trois volumes, s’intitule “Die Aesthetik der Herrschaftsfreiheit”. La musique de ROME et l’esthétisme de ses pochettes se rapprochent du groupe britannique Death In June : un néo-folk martial, traversé par des interludes acoustiques et des passages sans musique en langue allemande.

Des ballades sombres, nées après différentes expériences dans des « groupes locaux de rock, punk, ska ou black metal », témoignait en 2008 Jérôme Reuter sur le site Luxuriant. Tout en revendiquant également l’héritage de New Model Army et de Joy Division. Dans le livret du disque, l’auteur cite aussi d’autres références : Friedrich Nietzsche et des figures anarchistes telles que Pierre-Joseph Proudhon ou Abel Paz. Un univers musical et littéraire à multiples facettes, à découvrir d’urgence.