L'Afrique réelle n°20

Revue “l’Afrique Réelle” N°20 – août 2011

Le numéro 20 de l’Afrique Réelle (août 2011) est paru.
Voici son sommaire :

Éditorial [extrait]

Le référendum du 1° juillet fut pour le roi Mohammed VI un sondage de popularité grandeur nature. Avec 73,4% de participants et plus de 98% de votes « oui », les très médiatisés manifestants du « mouvement du 20 février » ont été réduits à leur juste importance, c’est à dire pas grand-chose…

En comparaison de la réussite politique du Maroc, l’échec tunisien est encore plus apparent. Le politiquement correct parle de « transition » quand il convient de parler d’anarchie. Des foyers d’agitation s’allument en effet à travers tout le pays avec leur cortège de pillages, d’exactions diverses et de victimes ; le tout sur fond de montée des revendications islamistes. L’échéance électorale du mois d’octobre 2011 qui verra 7 millions d’électeurs appelés aux urnes et pour laquelle plus de cent partis se sont déjà fait inscrire n’est pas là pour calmer la situation. Selon les chiffres de l’ONTT (Office national du tourisme tunisien) entre janvier et fin juin 2011, la fréquentation touristique a baissé de 40% et les recettes de plus de 50%. Ce secteur qui représente 6,5% du PIB a déjà perdu plusieurs milliers d’emplois directs, sans parler des conséquences indirectes pour de très nombreuses professions. Pour ne rien arranger, la guerre que l’Otan mène contre la Libye a tari le flot des riches libyens qui avaient pour habitude de venir passer leurs vacances en Tunisie. (…)

Dossier Maroc – Sommaire :
– La signification du référendum du 1er juillet 2011
– Opposition : le vrai visage du mouvement du 20 février
– Le contentieux territorial algéro-marocain
– Lyautey et la conversion des Berbères
Histoire
– L’islamisation du Sahel

L’Afrique Réelle est une revue mensuelle par Internet, d’une vingtaine de pages, au format PDF et envoyée le 15 de chaque mois aux abonnés par courrier électronique.

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L'archéofuturisme de Guillaume Faye est réédité

“L’archéofuturisme” de Guillaume Faye est réédité

24/08/201 15h00
PARIS (NOVOpress) – Attendu depuis longtemps, l’ouvrage culte de Guillaume Faye a enfin été réédité en français cet été, quelques mois après avoir été traduit en anglais.

Ce livre est un véritable électrochoc basé sur une analyse très fine de l’échec de la modernité. Dans un premier temps Guillaume Faye fait le bilan de la nouvelle droite et explique les raisons intrinsèques de son échec : perte d’influence et erreurs idéologiques. Il en dénonce tour à tour l’instrumentalisation et la politisation du paganisme, le tiers-mondisme, l’anti-américanisme (de colonisé), l’ethno-pluralisme, l’absence de doctrine économique…

L'archéofuturisme de Guillaume Faye est rééditéPour Faye seule la pensée radicale est féconde car elle brise l’ordre idéologique hégémonique. Et de reprendre la fameuse théorie des catastrophes où seuls les concepts radicaux peuvent faire basculer un système dans le chaos total afin de faire naître un nouvel ordre. Pour lui, le monde de demain doit être vu sous l’angle du constructivisme vitaliste (volonté historico-politique de puissance, projet esthétique de construction de civilisation, esprit faustien, réalisme, mentalité organique non mécaniste, autodiscipline envers une éthique autonome, prise en compte des questions bio- anthropologiques (dont les réalités ethniques).

C’est la redéfinition de l’anti-égalitarisme et de son projet post-moderne, désormais nommé archéofuturisme. Pour la première fois dans son histoire, l’humanité est menacée par une convergence de catastrophes (cancérisation du tissu social européen, crise économico-démographique, crise financière mondiale, montée des fanatismes religieux, affrontement Nord-Sud, pollution …).
Nous approchons du point où tout va basculer dans le chaos et l’archéofuturisme doit être envisagé comme une conception inégalitaire du monde de l’après catastrophe.
Disponible à la librairie du paillon.

[box class=”info”]L’Archéofuturisme, Guillaume Faye, L’Æncre éditions, 266 pp, 31 euros[/box]

aLampedusa : des moyens supplémentaires… pour favoriser l’arrivée des clandestins

Lampedusa : des moyens supplémentaires… pour favoriser l’arrivée des clandestins

24/08/2011 15h00
ROME (NOVOpress) – Un bateau pneumatique à coque rigide, deux véhicules de type quad et un pick-up tout-terrain ont été déployés aujourd’hui à Lampedusa par les pompiers et sont prêts à entrer en service pour faciliter les opérations de secours aux immigrés clandestins.

Ces moyens supplémentaires répondent à la promesse du chef des pompiers italiens, le préfet Francesco Paolo Tronca, qui s’était rendu à Lampedusa le 13 août dernier et avait promis au maire, Bernardino De Rubeis, son implication personnelle pour garantir au mieux les interventions pendant la crise migratoire. Le bateau, doté de moteurs diesel stern-drive avec propulsion à hélice, et prévu pour éteindre des incendies en mer et effectuer des interventions SAR (Recherche et Sauvetage), vient s’ajouter aux deux bateaux déjà employés par les pompiers de Lampedusa.

La Commission européenne vient d’accorder 32 715 581 euros à l’Italie au titre du Fonds pour les frontières extérieures, destiné « à assurer, d’un côté, un niveau élevé de protection le long de ces frontières et, de l’autre, le passage sans problèmes des frontières extérieures conformément aux normes Schengen et aux principes de traitement respectueux et de dignité ». Traitement respectueux et dignité s’entendent, bien sûr, des immigrés clandestins.

Au point où l’on en est, on se demande s’il ne serait pas plus simple, et plus économique, d’affréter directement des charters sur fonds européens pour transporter les clandestins depuis l’Afrique du Nord.

[box class=”info”]Source : corrieredelmezzogiorno.corriere.it[/box]

Mairie de Paris : un ramadan qui ne passe pas

Mairie de Paris : un ramadan qui ne passe pas

24/08/2011 14h25
Paris (NOVOpress) – les entorses manifestes à la laïcité par Bertrand Delanoë ne sont guère du goût de nombre de Parisiens. En premier lieu, les militants du Bloc Identitaire Ile-de-France et du Projet Apache.

Fidèles à leur principe « la rue appartient à celui qui y descend », ces militants ont parcouru le quartier de l’hôtel de ville à Paris pour y coller des affiches qui ont attiré l’attention des nombreux passants et des riverains. Sur ces affiches (photo ci-dessus), on pouvait voir une photo de Bertrand Delanoë accompagnée du texte suivant : « Aujourd’hui, les Parisiens sont sans logement, les Français n’ont plus d’argent, les Européens voient leur avenir foutre le camp… Mais je préfère dépenser pour le RAMADAN ! ».

Cette action vient en opposition à la Nuit du Ramadan organisée aujourd’hui à l’hôtel de ville de Paris. Comme le font remarquer les militants identitaires dans un communiqué : « Cette soirée fort coûteuse [100 000 €, NDLR] verra se produire des artistes notamment venus de Tunisie, pays duquel Bertrand Delanoë a toujours été très proche… » Alors que, toujours selon le communiqué des militants identitaires, « les prix du logement et des loyers ne cessent d’augmenter (plus de 8 000 euros le mètre carré dans certains quartiers !) et que les Parisiens peinent aujourd’hui à vivre dans des conditions décentes. Cette soirée constitue donc une véritable provocation. »

Bertrand Delanoë©Olivier Pacteau (cc)

Bertrand Delanoë©Olivier Pacteau (cc)

Enfin, pour les militants identitaires, « Derrière cette soi-disant politique “d’ouverture à l’autre” par “la culture” se cache en réalité une vision du monde totalitaire et universaliste, à l’encontre des identités et des traditions populaires. Bertrand Delanoë devra un jour assumer ses choix politiques. Il pourra en attendant toujours compter sur les Identitaires pour éveiller le peuple parisien et incarner la voix de la majorité silencieuse. »

Les Inrockuptibles et Riposte Laïque ont relayé l’action des Identitaires.

À cette action de terrain, il faut aussi signaler les prises de position d’élus. À commencer par le député, membre de la Droite populaire, Jacques Myard qui dans des entretiens à Riposte Laïque et Enquête & Débat explique pourquoi il s’oppose à la manifestation organisée par Bertrand Delanoë. Jérôme Dubus conseiller Nouveau Centre de Paris s’insurge également contre cette Nuit du Ramadan.

Et même le préfet de police de Paris dans un courrier adressé le 19 août dernier à la Mairie considère : « Après examen de la jurisprudence administrative et consultation de la direction des libertés publiques et des affaires juridiques du ministère de l’Intérieur, il apparaît que votre décision d’organiser une telle soirée à caractère cultuel semble contraire au principe de neutralité des services publics ».

Moustafa Mohamed Aboud al-Djeleil souhaite être jugé - crédit photo : Foreign and Commonwealth Office

Moustafa Mohamed Aboud al-Djeleil souhaite être jugé

24/08/2011 – 09h15
TRIPOLI (NOVOpress) — Le bourbier libyen dont Alain Juppé prédisait une issue courte n’a pas fini de faire parler. Certes, si l’on en croit le concert unanime des annonces diffusées par les médias occidentaux, la chute de Mouammar Kadhafi serait une question d’heures. Loin d’obtenir un satisfecit pour avoir déposer l’ex-ami des chefs d’États occidentaux, les guerroyeurs de l’OTAN vont désormais faire face à plusieurs dilemmes dont le principal sera d’installer une personne capable de pérenniser « le vent démocratique » (sic) qui souffle sur la Libye. Une mission qui s’annonce ardue tant ce pays risque d’assister à des règlements de compte inévitables même si le CNT s’en défend. Mais surtout, quel rôle jouera désormais le très célèbre chef du Conseil national de transition (CNT), Moustafa Mohamed Aboud al-Djeleil, adoubé par les Sarkozy et consorts, dont le pédigrée est entaché par une collaboration de quatre années avec le régime de Kadhafi ?

Voulant certainement couper l’herbe sous le pied de ses détracteurs, il s’est dit « prêt à comparaître devant la justice pour avoir coopéré par le passé avec le colonel Kadhafi » lors d’une conférence de presse à Benghazi, retransmise par des chaînes arabes. Une annonce qui révèle la fragilité latente de la coalition formée par le CNT dont les murs pourraient rapidement se lézarder sur la question de la personne la plus chevronnée pour diriger le pays. Ainsi comme le mentionne Kamran Bokhari, analyste chez STRATFOR, aucun homme ne fait l’unanimité dans les rangs des insurgés. La quête du pouvoir, sous contrôle américain évidemment…, pourrait opposer le dissident Ali Tarhoun ou l’actuel Premier ministre du gouvernement des rebelles et ancien responsable chargé du développement sous Kadhafi, Mahmoud Jibril. Ou comment, selon la formule, faire du nouveau avec de l’ancien. Après les bombardements meurtriers de l’Otan, la Libye est un pays exsangue qui pourrait rapidement s’exposer à un scénario comme celui que connait actuellement l’Irak, aujourd’hui en proie à une véritable guerre civile après la victoire des forces alliées de l’OTAN en 2003.

[box class=”info”]Moustafa Mohamed Aboud al-Djeleil – Photo : Foreign and Commonwealth Office[/box]

Crise financière : les Américains jouent à se faire peur [vidéo]

Crise financière : les Américains jouent à se faire peur [vidéo]

24/08/2011 08h30
Washington (NOVOpress) –
Tout le monde se souvient du docu-fiction de la RTBF (Belgique) qui montrait les conséquences d’une décision unilatérale de la Flandre de déclarer son indépendance. Dans le même état d’esprit, un site financier américain, stansberryresearch.com, a mis en ligne une vidéo montrant les conséquences sur douze mois de la cessation d’achat de bons du trésor américain par la Chine et le Japon. En effet, ces deux pays sont les principaux créanciers des Etats-Unis, qui rappelons le, vivent largement à crédit. Or la Chine et le Japon ont également besoin de liquidités…

[box class=”warning”]Attention : vidéo en anglais[/box]

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Gare de l'Est, à Paris - Crédit photo : acd

Enceinte de 4 mois, violée dans un train…

23/08/2011 – 22h30
PARIS (NOVOpress) —
C’est une information RTL de Julien Dumond. Une jeune femme enceinte de quatre mois a été violée dans un train. Les faits se sont produits dimanche matin sur la ligne SNCF Coulommiers – Gare de l’Est. La victime, âgée d’une trentaine d’année, était seule dans le wagon avec son agresseur qui l’a menacé d’un couteau en le pointant sur son ventre.

C’est grâce aux bandes de vidéo-surveillance que les enquêteurs de la Brigade des réseaux ferrés ont pu interpeller, 48 heures plus tard, le violeur présumé en Seine-et-Marne. Ce jeune homme de 18 ans, d’origine tunisienne, est en garde à vue. Un fait divers qui n’est pas sans rappeler l’assassinat d’Anne-Lorraine Schmitt, poignardée à mort par un délinquant sexuel multirécidiviste il y a 4 ans dans un RER.

[box class=”info”]Gare de l’Est, à Paris – Crédit photo : acd. Image sous licence creative commons[/box]

Michael Collins, le stratège de la terreur

Michael Collins, le stratège de la terreur

23/08/2011 – 18h50
DUBLIN (NOVOpress) — Les Irlandais aiment à se souvenir des colonnes volantes de Tom Barry croisant le fer avec les Black and Tans ou encore du sacrifice en 1981 de Bobby Sands et des autres grévistes de la faim. En revanche, les insulaires préfèrent oublier le « Squad », le groupe de tueurs organisé par Michael Collins pour faire régner la terreur à Dublin entre 1919 et 1922.

Par chance, dans les années 1950, les survivants de cette aventure ont accepté de se confier au Service historique de l’armée irlandaise, à la condition que leurs témoignages ne soient rendus publics qu’après leur mort. C’est grâce à ces dossiers, enfin consultables, que le journaliste T. Ryle Dwyer a pu écrire une histoire inédites des tueurs de l’IRA qui est aussi un manuel pratique de l’utilisation de la terreur.

Un nationalisme aux portes du pouvoir

En 1919 le nationalisme irlandais est dans une mauvaise passe. L’échec de l’insurrection de Pâques 1916 et le retour victorieux de l’armée anglaise des tranchées de la Première Guerre mondiale condamnent la verte Erin à un douloureux statu quo. Pourtant les élection de 1918 ont été un succès pour les nationalistes. Ils ont obtenu 73 des 105 sièges de l’île et ont formé une assemblée irlandaise, le Dáil Eireann.

Michael Collins, officiellement le « ministre des Finances » du gouvernement non reconnu de l’Irlande, mais surtout le patron du renseignement de l’IRA, comprend dès janvier 1919 que pour éviter le pourrissement de la situation, il faut contraindre les Anglais à des actions violentes contre la population dans le but de rendre l’indépendance irréversible.

Michael Collins commence par organiser un service de renseignement et de contre-espionnage. Surnommé « Big Fellow » Collins recrute des hommes aux origines très diverses, du jeune adolescent mal dégrossi issu de la paysannerie au dandy aux gants beurre frais et à l’œillet à la boutonnière que les soldats anglais n’osent contrôler.

Collins installe ses bureaux loin des regards indiscrets où des volontaires épluchent la presse pour relever le nom des officiers anglais et des policiers qui participent à des activités publiques. D’autres lisent ligne à ligne le Who’who pour reconstituer le réseau de relations de leurs cibles potentielles. Plus important encore, une poignée de policiers, au cœur même du dispositif adverse, proposent leurs services à l’IRA.

Bien renseigné sur les intentions de la police, ayant parfaitement identifié ses cibles, Michael Collins expose au gouvernement irlandais un plan d’action en deux points, simple mais efficace.

À la campagne, attaquer les petits postes isolés de la Royal Irish Constabulary (RIC) pour que le pouvoir anglais évacue de vastes zones du pays où le boycott social rendra la vie impossible aux représentants de l’occupant.

Le stratège de la terreur

La statue de Michael Collins à Fitgerald's Park, par Seamus Murphy

La statue de Michael Collins à Fitgerald's Park, par Seamus Murphy

Sachant qu’à Dublin, cette stratégie ne peut fonctionner, Michael Collins sort alors de sa manche le « the Squad », une équipe d’hommes triés sur le volet qui prend l’engagement d’accepter toutes les missions, notamment les assassinats de sang froid de fins limiers de la division G de la Dublin Metropolitan Police (DMP) qui fait la chasse aux nationalistes. Comme dans un jeu de billard, le « Big Fellow » cherche à atteindre successivement deux buts. Le premier : éliminer les policiers les plus efficaces, notamment ceux d’origine irlandaise, privant ainsi le gouvernement britannique de ses yeux et de ses oreilles dans la métropole. Le second : inciter les Anglais à réagir violemment et à l’aveuglette, à Dublin comme dans les provinces.

Michael Collins met en place des règles très strictes afin d’éviter les dérives. Aucun membre de l’IRA n’a le droit de désigner ses propres cibles. Toute action est préalablement sanctionnée par un responsable politique. Le tireur n’ouvre le feu qu’à la condition expresse que la cible soit parfaitement identifiée. A une époque où la photographie est rare, cela entraîne des complications logistiques importantes. Le tireur doit être accompagné par un observateur connaissant la cible pour la désigner sans risque d’erreurs.

Ces précautions ont pour but, non seulement d’éviter les règlements de compte personnels, mais aussi de ne pas se mettre à dos l’ensemble de la police. Les fonctionnaires doivent comprendre que ne sont visés que les policiers les plus acharnés contre le Sin Féin et l’IRA. Cette politique assure une relative impunité à Michael Collins qui se déplace à Dublin au vu et au su de tous sans que les gardiens de la paix en uniforme fassent mine de le reconnaître.

En juillet 1919, Collins est enfin autorisé à tuer le premier policier. Des hommes armés de revolvers de calibre 38 frappent de quatre balles l’inspecteur Patrick Smyth à la porte de chez lui, sous les yeux de son jeune fils. Il survit cinq semaines avant de mourir de ses blessures. Le gouvernement anglais profite de l’émotion suscitée par cet assassinat pour interdire le Sin Féin ce qui paradoxalement, libère Michael Collins de tout contrôle politique.

Au fil des semaines, les assassinats se multiplient. En décembre 1919, un proche conseiller du maréchal French, lord gouverneur de l’Irlande, est abattu dans un tramway. Quelques jours plus tard, c’est le convoi du maréchal tombe dans une embuscade mais French réussit à en réchapper indemne.

A la fin de l’année 1919, le bilan est lourd pour les Anglais : 221 tués et 353 blessés pour l’ensemble de l’Irlande. La police se démoralise lentement mais sûrement. Les démissions font fondre les effectifs comme neige au soleil. Pour renforcer les rangs des forces de l’ordre, le gouvernement autorise le recrutement d’auxiliaires en Angleterre parmi les anciens combattants de la Grande Guerre et fait venir des policiers d’Ulster pour remettre de l’ordre à Dublin. Mais le 21 janvier 1920, l’un de ces nouveaux venus, l’inspecteur Redmond, nouveau chef de la section G, est tué. Son décès provoque un retour précipité à Belfast des policiers loyalistes. La section G de la police dublinoise cesse à partir de ce moment d’être opérationnelle. Ce succès encourage Michel à changer de braquet. Les membres du « Squad » arrêtent leurs activités professionnelles pour se consacrer entièrement à la lutte armée.

Avec l’arrivée des Black and Tans sur le sol irlandais, les Anglais inaugurent en 1920 la politique de contre-terreur tant espérée par Michael Collins. Les autorités ont le vain espoir qu’elle décourage les Irlandais de soutenir l’IRA et le Sin Féin. Non seulement des civils sont attaqués sans discrimination, les maisons des sympathisants de la cause nationaliste incendiées, mais des équipes de tueurs liquident des chefs nationalistes en utilisant les mêmes méthodes que le « Squad ».

Arrivent aussi à Dublin des Anglais spécialisés dans le renseignement qui se mettent au travail dans le plus grand secret, en court-circuitant les fonctionnaires irlandais et privant ainsi Michael Collins de ses sources d’informations. Les Irlandais découvrent néanmoins que ces agents anglais se réunissent après leurs heures de service au café Cairo. Des volontaires sont envoyés fraterniser avec ceux qu’ils appellent désormais le « Cairo gang » dans le but de les identifier.

Le dimanche 21 novembre 1920, Michael Collins mobilise tous ses hommes pour abattre une cinquantaine de membres « logés » du Cairo Gang dans leur sommeil. Pour ce faire, il est contraint de racler les fonds de tiroir et de solliciter des volontaires manquant d’expérience ou tout simplement de maturité. Un jeune pistolero de l’IRA, surpris au détour d’un couloir par un miroir, tire sur son propre reflet ! Il alerte ainsi sa cible qui a le temps de s’enfuir par la fenêtre. Au petit matin, le bilan est lourd pour les Anglais, quatorze tués, des agents secrets terrorisés qui se réfugient avec armes et bagages dans l’enceinte du Dublin Castle. Mais Michael Collins est amer. Sur une cinquantaine de raids, la majorité a échoué et de précieux volontaires sont tombés entre les mains des Anglais.

Les lourdes pertes de novembre 1921 ont conduit les Britanniques à se réorganiser. A Dublin, ils écartent définitivement les Irlandais de la lutte contre l’IRA et se logent exclusivement chez des loyalistes. Cette sage précaution rend les travaux d’approche par les volontaires de l’IRA extrêmement difficiles. Durant ce temps, dans le reste du pays, manquant de renseignements, les auxiliaires se déchaînent, multipliant les exactions et laissant derrière eux des villes et des villages en flammes et une traînée de cadavres. Ces politiques britanniques, si elles obtiennent de modestes résultats sur le terrain, se payent au prix fort au sein de l’opinion publique.

Souhaitant forcer la main aux Anglais, les responsables irlandais exigent que l’IRA frappe un grand coup. A contre cœur, Michael Collins organise le 25 mai 1921 la prise et l’incendie de la Custom House, un bâtiment emblématique au centre de Dublin, abritant l’administration des finances. Si le bilan pour l’IRA est désastreux : 5 tués et 80 prisonniers, cette opération se révèle un succès de propagande. Le monde entier s’intéresse au sort de l’Irlande et le premier ministre Lloyd George se saisit de l’occasion pour accepter le principe d’un cessez-le-feu qui prend effet le 11 juillet 1921.

Il était temps. L’IRA est à bout de souffle. Michael Collins a informé en juin le gouvernement irlandais que l’armée secrète manque d’armes et de munitions. Ses rangs, décimés par les Anglais ne comptent plus que trois mille combattants. Près de 5 000 volontaires ont été arrêtés et 500 sont morts.

La leçon tirée part l’auteur de l’expérience du « Squad » est sans appel. Terreur et contre-terreur laissent des traces si durables et si perverses dans la mémoire collective que cette tentation devrait être refusée par ceux en position de faire le choix. Malheureusement, les avantages à court-terme de la terreur sont tels qu’elle s’impose d’elle-même et que les conséquences tragiques de cette politique semblent un moindre mal.

[box class=”info”]The Squad and the intelligence operations of Michael Collins, T. Ryle Dwyer, Mercier Press, 272 p., index, biblio., ISBN 1 85635469 5.[/box]

Le Schleswig-Holstein (Allemagne) veut interdire le bouton "j'aime" de Facebook

Le Schleswig-Holstein (Allemagne) veut interdire le bouton “j’aime” de Facebook

23/08/2011 18h00
KIEL (NOVopress) – Le Schleswig-Holstein, Land du nord de l’Allemagne, vient de prendre une décision radicale contre le géant des réseaux sociaux, Facebook. En effet d’ici le 30 septembre, ce Land exige, sous peine de poursuite et d’une amende de 50 000 euros, que tout site Internet supprime le fameux bouton “j’aime” qui permet à tout utilisateur de Facebook de montrer à ses “amis” les liens qu’il recommande.

Et ce au nom de la protection de la vie privée. Suite aux recommandations de l’ULD (Unabhängiges Landeszentrum für Datenschutz-“Centre indépendant pour la protection de la vie privée”), une autorité indépendante.

Pour Thilo Weichert de l’ULD, le système mis en place par Facebook collecte illégalement les données des internautes. Pour l’ULD encore, le réseau social est capable de suivre à la trace sur Internet le moindre des utilisateurs.

En réponse, Facebook indique que le principe du bouton “j’aime” permet à chacun de diffuser librement l’information.

Kitsch néo-bourgeois et hystérie anti-raciste : “Vogue Italia” et ses “boucles d’oreilles d’esclave”

Kitsch néo-bourgeois et hystérie anti-raciste : “Vogue Italia” et ses “boucles d’oreilles d’esclave”

23/08/2011 15h45
ROME (NOVopress) – Ce n’est que le énième scandale du genre mais il touche Vogue Italia, le plus prétentieux comme le plus politiquement correct des magazines de mode, qui dénonce régulièrement le « racisme » de la profession et avait été porté aux nues en 2008 pour son numéro « All Black », entièrement consacré à des mannequins noirs, pour dénoncer les discriminations dont ceux-ci seraient victimes.

En matière d’antiracisme, hélas, la roche Tarpéienne est près du Capitole. Vogue Italia est sur le banc des accusés depuis quelques jours pour avoir consacré un article aux « Slave Earrings » (boucles d’oreilles d’esclave). « Si le nom, expliquait la journaliste de Vogue Italia, évoque les traditions décoratives des femmes emmenées au sud des États-Unis durant la traite des esclaves, la nouvelle interprétation est celle de la liberté pure. Des pierres colorées, des pendants symboliques, des sphères multiples. Et l’évolution continue ».

L’indignation est mondiale mais les « fashionistas » anglo-saxonnes sont particulièrement en pointe. Le site Jezebel a dénoncé « les “boucles d’esclave” incroyablement racistes de Vogue Italia ». La mention de « la liberté pure » est à l’évidence « une allusion raciste ». Bref, « alors que Vogue Italia paraissait un peu plus éclairée » que les éditions française et américaine, elle « nous ramène des décennies en arrière ». Le Guardian est si indigné qu’il en est à peine intelligible : « Il est choquant de voir le mot “esclave” encouragé d’une manière si audacieuse et éhontée comme un point focal du style ».

Une campagne a été lancée sur Internet pour exiger que l’article soit retiré « et des excuse adressées spécifiquement aux femmes noires parce que les supposés récits d’esclavages des femmes noires ont été utilisés dans cette publicité ».

Vogue Italia s’est affolé. La rédactrice en chef a commencé par s’excuser en incriminant une « faute de traduction » : « Le mot italien, qui définit ce style de boucles d’oreilles, aurait dû être traduit “boucles d’oreilles de style ethnique” ». Le site internet de Vogue a été corrigé et, pour faire bonne mesure, « les femmes emmenées au sud des États-Unis durant la traite des esclaves » sont devenues « les femmes de couleur emmenées au sud des États-Unis à la fin du XVIIIème siècle ». De l’art de la litote…

Ces explications peu convaincantes n’ont fait que stimuler les inquisiteurs. La chroniqueuse de mode du Washington Post, qui est manifestement une polyglotte accomplie, a relevé que « dans la version italienne, les boucles d’oreilles sont décrites comme de “schiave”. Or “schiave” se traduit par esclaves en anglais ». En outre, « le mot “esclaves” apparaît encore parmi les mots-clefs en-dessous de l’article ». Jezebel proteste pour sa part contre la mention « la fin du XVIIIème siècle », alors que « l’esclavage allait rester légal pour presque un siècle de plus » : clairement une insulte à la mémoire de l’Oncle Tom !

Finalement, Vogue en a été réduit à supprimer l’article purement et simplement « pour prouver notre bonne foi et montrer que nous n’avions pas l’intention d’insulter personne ».

Chute de Tripoli : les bobards du Conseil national de transition [vidéo]

Chute de Tripoli : les bobards du Conseil national de transition [vidéo]

23/08/2011 14h40
TRIPOLI (NOVOpress) – Qui croire ? Tout le monde nous annonçait la chute de Kadhafi, l’arrestation de certains de ses fils, que le peuple libyen recouvrait enfin sa liberté (avec l’aide de l’OTAN non seulement dans les airs, mais semble-t-il également au sol)… Las, certains de ces bobards proclamés avec vigueur par les rebelles du du Conseil national de transition (CNT) sont rapidement tombés tel un soufflet.

Premièrement, les forces loyales au colonel Kadhafi résistent. Même si les rebelles affirment contrôler 80 % de Tripoli (principalement la vieille ville), ils ont perdu le contrôle de la place Verte reprise suite à une offensive des forces pro-Kadhafi. De plus, ces mêmes forces ont réussi à lancer au moins un missile scud de la ville de Syrte (la ville d’origine de Kadhafi et qui est fidèle à ce dernier), en direction de Misrata contrôlée par le CNT. D’où les déclarations de Gérard Longuet, le ministre de la Défense, ce matin sur France Inter, où il s’est montré moins enthoutiaste que lundi.

Mais surtout le plus gros bobard du CNT a été l’annonce de la capture de Seïf al-Islam, l’un des fils de Kadhafi. Non seulement, contrairement aux allégations du CNT, la Cour pénale internationale n’a jamais eu la confirmation de la capture de Seïf al-Islam, mais ce dernier a pu paradé librement. La preuve en images.

Mais cette insurrection ne fait pas perdre le sens du commerce à certains. Comme en témoignent les sites de vente en ligne américains qui proposent d’afficher leur soutien aux rebelles libyens en mettant à disposition de tout un chacun la panoplie complète du rebelle de Misrata…

Soutien aux rebelles lybiens

Mairie de Paris : Bruno Julliard fait son « coming out »

Mairie de Paris : Bruno Julliard fait son « coming out »

23/08/11 – 13h30
PARIS (NOVOpress)
– La mode semblait être passée tant la revendication de son homosexualité et même son exhibition est aujourd’hui banale, mais Bruno Jullliard, adjoint PS à la mairie de Paris, semble avoir voulu la relancer. « Oui, je suis homosexuel », a-t-il donc déclaré au mensuel activiste gay Têtu de septembre, en kiosque demain.

Ancien leader du mouvement anti-CPE de 2006, Bruno Julliard est désormais en charge de la « jeunesse » dans l’équipe de plus en plus rose de Bertrand Delanoë.

Le jeune homme de 30 ans affirme assumer pleinement son homosexualité et croit bon de préciser qu’il fréquente assidûment les boîtes et les soirées gays.

Apparemment pas à une contradiction près après cet étalage, l’élu socialiste affirme cependant s’en tenir à ce principe : « Les questions de la vie privée doivent rester dans le cadre de la vie privée. »

Un avis qui n’est pas partagé par Ian Brossat, président du groupe communiste au Conseil de Paris, qui a fait son « coming out » au printemps dernier et qui affirme au contraire de son côté : « L’argument que l’on doit sanctuariser la vie privée, quand on est homo, est une forme d’échappatoire et de petite lâcheté, déclare Brossat à Têtu. Généralement, un élu informe ses électeurs qu’il est marié ou qu’il a des enfants. L’hétérosexualité relèverait de la vie publique et l’homosexualité de la vie privée ? C’est absurde. »

Commémoration pour Michael Collins

23/08/11 – 12H30
CORK (NOVOpress) – Mille personnes environ se sont rassemblées à Béal na mBláth dans le Comté de Cork pour commémorer le 89ème anniversaire de la disparition du patriote irlandais Michael Collins, chef des forces armées irlandaises et vainqueur des Britanniques. C’est le président fondateur de l’université de Limerick qui a tenu le discours d’hommage.

Michael Collins a été abattu le 22 août 1922 dans une embuscade par des opposants au traité de paix anglo-irlandais accordant au Royaume-Uni le contrôle de l’Ulster. Le chef de l’armée irlandaise accepta de signer un accord de paix faisant de l’Irlande un État Libre associé à la couronne anglaise pour “obtenir la paix afin de réussir la paix”. En signant le traité, il déclara : “Je viens de signer mon arrêt de mort”. Michael Collins était conscient qu’une partition de l’Irlande serait mal accueillie, mais était persuadé que la poursuite du conflit pourrait permettre aux Britanniques de reprendre l’avantage et, partant, d’aboutir à un accord moins favorable.

L’habillement contaminé par des substances toxiques ?

L’habillement contaminé par des substances toxiques ?

23/08/11 – 12h20
PARIS (NOVOpress)
– C’est un nouveau scandale sanitaire provoqué par le capitalisme mondialisé que l’association écologistes Greenpeace semble avoir mis en lumière. En effet, selon l’association, des traces de substances chimiques toxiques susceptibles de porter atteinte aux organes de reproduction des êtres vivants ont été détectées dans des produits de quatorze grands fabricants de vêtements. Parmi les marques mises en cause figurent Adidas, Uniqlo, Calvin Klein, Li Ning, H&M, Abercrombie & Fitch, Lacoste, Converse et Ralph Lauren.

Pour arriver à cette inquiétante conclusion, d’autant plus grave à l’heure où la fertilité européenne est en baisse sensible, Greenpeace a acheté dans 18 pays des échantillons de vêtements de ces marques, fabriqués notamment en Chine, au Vietnam, en Malaisie et aux Philippines, puis les a analysés. Le résultat est implacable : des éthoxylates de nonylphénol (NPE) ont été détectés dans 2/3 de ces échantillons.

Les éthoxylates de nonylphénol (NPE) sont des produits chimiques fréquemment utilisés comme détergents dans de nombreux processus industriels et dans la production de textiles naturels et synthétiques qui décomposent en nonylphénol (NP), un sous-produit très toxique et un important un perturbateur hormonal.

Selon le rapport de l’ONG, ces produits toxiques contamineraient non seulement les systèmes d’égouts puis d’eau potable des pays producteurs, mais également les vêtements exportés au sein desquels les quantités résiduelles de NPE sont importantes et susceptibles d’être dangereuses.

Une maison identitaire en Uruguay

Une maison identitaire en Uruguay

23/08/2011 – 09h50
MONTEVIDEO (NOVOpress) — A la suite des maisons identitaires créées en Europe, vient de s’ouvrir la première maison identitaire de Montevideo. À l’enseigne du fournier roux (hornero), animal fétiche qui sous ces latitudes a remplacé le sanglier des identitaires européens, une équipe de jeunes uruguayens a remis en état une maison du quartier Malvin de la capitale pour accueillir une jeunesse à la recherche d’un idéal enraciné.

Sur les murs de la maison, outre des affiches dans un style que ne renieraient pas les Identitaires français, on trouve les portraits de nombreux intellectuels européens comme Alain de Benoist, Ernst Jünger, Oswald Spengler ou encore Alexandre Soljenitsyine. Du côté des gloires locales on remarque le portrait d’Alberto Buela, philosophe et géopolitologue argentin.

Défendant des valeurs et une approche antimatérialistes, ces jeunes disent se réunir non pour vivre ensemble mais pour bâtir quelque chose ensemble.

[box class=”info”]En savoir plus : casaidentitaria.wordpress.com[/box]

Filip Dewinter : « La guerre ethnique se trouve à nos portes »

Filip Dewinter : « La guerre ethnique se trouve à nos portes »

23/08/2011 – 09h15
Flandre (Belgique) et Royaume-Uni (via Lionel Baland) — Invitée par le British National Party, une délégation du Vlaams Belang a visité les zones de Londres touchées par les émeutes.

À l’invitation du Député européen du BNP (British National Party – Royaume-Uni) Nick Griffin, une délégation du Vlaams Belang (Flandre – Belgique) s’est rendue durant deux jours à Londres afin de visiter les quartiers atteints par les émeutes.

La délégation parlementaire composée du chef de groupe des élus du Vlaams Belang au sein du Parlement flamand Filip Dewinter, du Député flamand et Président de la Commission des affaires étrangères Frank Creyelman, du Député européen Philip Claeys et des Députés nationaux Filip De Man et Tanguy Veys a visité les quartiers de Londres touchés par les émeutes : Tottenham, East-London, Enfield, Croydon, Brixton et Stratham.

À l’intérieur de ces zones, règne la sharia et une forme de polarisation ethnique permanente : là où autrefois les bandes ethniques attaquaient les installations publiques telles que les bureaux de police et mairies, les bandes se combattent. C’est une nouvelle phase alarmante de la guérilla urbaine. L’homme fort du Vlaams Belang Filip Dewinter déclare : « La guerre ethnique se trouve à nos portes ».

Il ressort des contacts avec des fonctionnaires sociaux qui ont eu lieu lors de cette visite que les bandes se professionnalisent, s’arment et s’organisent de manière professionnelle.

[box class=”info”]Crédit photo : www.filipdewinter.be[/box]

Nantes : la caravane des primaires du PS attaquée par des militants anti-aéroport

Nantes : la caravane des primaires du PS attaquée par des militants anti-aéroport

Nantes : la caravane des primaires du PS attaquée par des militants anti-aéroport23/08/2011 – 08h30
NANTES/NAONED (NOVOpress Breizh) — Le débat entre les opposants au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes et le PS tourne au vinaigre. Hier matin la caravane des primaires du PS a en effet été attaquée par des militants anti-aéroport qui reprochent au PS son soutien total au projet. « L’Airaultport » continue de faire des vagues.

Hier en fin de matinée, à Nantes, le camion de la caravane des primaires du PS, qui arrivait de Saint-Marc-sur-mer, a été attaquée par une trentaine de personnes masquées ou encagoulées. Après avoir crevé les pneus du véhicule et arraché des morceaux de carrosserie, les agresseurs ont peint des slogans hostiles au projet d’aéroport et jeté du purin à l’intérieur de la cabine du chauffeur, tentant sans succès de retourner la caravane.

Celle-ci a pu être dépannée rapidement et en début d’après-midi les militants socialistes étaient installés dans le centre-ville, en présence de Jacques Auxiette président (PS) de la « région » dite des Pays-de-la-Loire. Ce dernier, comme Jean-Marc Ayrault, maire (PS) de Nantes et Philippe Grosvalet, président (PS) du conseil général de Loire-Atlantique, est un farouche partisan de ce projet – très controversé –  d’aéroport.

Dans un communiqué, la fédération socialiste de Loire-Atlantique a déclaré qu’elle avait porté plainte après ces « actes inqualifiables ». De son côté Benoît Hamon, porte-parole du PS, a affirmé qu’un jeune militant aurait été « violenté » lors de l’agression, et que cette dernière « ne resterait pas impunie ».

Franck Louvrier, le monsieur communication de Nicolas Sarkozy et accessoirement  conseiller régional UMP des Pays de la Loire, a également « condamné fermement cette attitude totalement ahurissante de violence et de bêtise ». Partisan, comme le PS, du projet, il en  profite au passage pour interpeller les membres d’Europe Écologie Les Verts, fidèles alliés régionaux du PS mais adversaires résolus de Notre-Dame-des-Landes, leur demandant d’en faire autant…