Jean-Yves Le Gallou aux Assises “La France en danger” [vidéo]

Jean-Yves Le Gallou aux Assises “La France en danger” [vidéo]

Samedi dernier Jean-Yves Le Gallou (Président de la fondation Polémia et responsable du Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) est intervenu lors des assises “Nationalité, Citoyenneté, Identité – La France en danger” qui se sont  déroulées à Paris.

Les quatre pôles de l’identité – Par Yvan Blot

Les quatre pôles de l'identité - Par Yvan Blot

[box class=”info”] Intervention d’Yvan Blot (Président d’Agir pour la Démocratie Directe, photo aux assises ci-dessus) lors des assises “Nationalité, Citoyenneté, Identité – La France en danger” qui se sont déroulées samedi dernier à Paris. [/box]

Aristote dans sa métaphysique évoque les quatre causes des choses qui nous entourent : par exemple, un temple a une cause matérielle, la pierre ou le bois sans lesquels il n’y aurait pas de temple. La cause formelle est le plan de l’architecte : c’est une idée qui va être imposée à la matière. La cause motrice, ce sont les hommes qui s’activent sur le chantier. La cause finale est toutefois la plus importante : c’est la religion qui donne son sens, sa signification, donc son « être » au temple et qui fait de lui ce qu’il est.

Heidegger a repris ces outils mais les appelle, la terre, le ciel, les hommes et la divinité. C’est ainsi qu’un touriste qui ignore la religion grecque ne connaîtra pas la « vérité » ou « l’essence » de ce temple et n’en aura donc qu’une expérience très superficielle (au mieux esthétique).

On peut appliquer cette grille à l’identité nationale.

Les quatre pôles de l'identité - Par Yvan Blot
Une partie de l'assistance des Assises.

La cause matérielle de l’identité nationale est la FRONTIERE : en effet, la frontière définit le territoire de la nation. A l’intérieur de la frontière vit le peuple. Des étrangers y vivent aussi : certains ont été appelés (par des mais ou pour travailler par exemple) par des nationaux mais d’autres sont venus sans être appelés. C’est pourquoi le danger identitaire, du point de vue de la cause matérielle, du point de vue de la terre de France pour parler comme Heidegger, est l’IMMIGRATION.

La cause formelle (juridique et politique) de l’identité nationale est la SOUVERAINETE POLITICO-MILITAIRE. En effet, c’est le peuple souverain qui va décider de la teneur des lois, du système juridique national, des règles de vie en société. La préservation de l’identité s’accomplit ainsi politiquement par la démocratie authentique où le peuple est réellement souverain grâce à la démocratie directe (référendums d’initiative populaire) comme en Suisse. Le danger suprême est ici celui de l’OLIGARCHIE. Il y a l’oligarchie intérieure qui fait les lois sans consulter le peuple en connivence avec les medias, les syndicats et l’appareil bureaucratique d’Etat. Mais il y a aussi l’oligarchie internationale composée des organisations internationales (union européenne, cour européenne des droits de l’homme, UNESCO, ONU etc.. que le général de Gaulle appelait des « machins ». Il n’y a rien de moins démocratique que ces organismes internationaux dans leur recrutement et leur idéologie. Enfin, la démocratie est d’origine militaire. Les Assemblées de guerriers des Grecs ou des Germains ou des Suisses en témoignent. L’oligarchie qui menace aujourd’hui et qui est spirituellement américanisée est marchande.

La cause motrice de l’identité nationale, ce sont les hommes donc la langue qu’ils parlent, la culture qui les animent. C’est la cause CULTURELLE OU ETHNIQUE. Cette dimension de l’identité nationale fait la personnalité, l’âme comme disait De Gaulle, de chaque nation. Elle est menacée par l’anglais et la culture AMERICAINE MARCHANDE. L’Amérique nous menace culturellement parce qu’elle a gagné des guerres mondiales et que le vainqueur fait de ses alliés moins puissants des satellites. Notre identité a été forgée par la religion catholique et par l’aristocratie militaire. Il en est de même des Russes car l’orthodoxie est proche du catholicisme. L’identité américaine est différente : c’est celle du protestantisme dissident et il n’y a jamais eu d’aristocratie : ce sont des marchands qui dominent comme autrefois à Carthage ou au Liban. L’Amérique a démilitarisé l’Europe spirituellement et matériellement avec sa propre complicité d’Etats vaincus.

La cause finale de l’identité nationale est à chercher dans l’HISTOIRE, le ROMAN NATIONAL. Dans cette histoire identitaire, le fait RELIGIEUX est central, même si la société se sécularise plus tard (cette sécularisation n’est pas sans danger éthique et démographique). Les jeunes apprennent le patriotisme dans l’histoire de France. Les jeunes Grecs de l’antiquité apprenaient leur identité grecque et religieuse dans Homère. La menace qui plane sur l’identité nationale du point de vue de la cause finale est celle du DERACINEMENT SPIRITUEL. Lorsque les jeunes générations sont privées de leur héritage historique, le patriotisme qui suppose d’être capable de mourir pour la patrie, se défait. Le lien social s’effrite par excès d’égocentrisme. L’idéologie des droits de l’homme efface les repères éthiques indispensables à l’identité nationale, comme l’a notamment écrit le patriarche de Moscou.

Ainsi, les menaces sur l’identité nationale peuvent être représentées sur un graphique en croix avec les quatre causes matérielles (en bas) formelles (en haut) motrice (à droite) et finales (à gauche) :

Les quatre pôles de l'identité - Par Yvan Blot

A l’inverse, on peut tracer le graphique de l’identité nationale :

Les quatre pôles de l'identité - Par Yvan Blot

Une politique de protection et de développement de l’identité nationale doit donc assurer la protection des frontières, notamment contre l’immigration de masse, assurer la souveraineté politique et militaire du pays, protéger la culture nationale contre le multiculturalisme et transmettre la mémoire historique et religieuse de la patrie.

Crédit photos : Novopress, licence CC.

Les agences de renseignement occidentales ont infiltré la Syrie

Les agences de renseignement occidentales ont infiltré la Syrie

15/03/2012 – 17h30
PARIS (NOVOpress via unzensuriert.at) — Les rebelles syriens, représentés dans les médias occidentaux comme les victimes innocentes d’une “dictature” sanguinaire, ne sont pas seulement impliqués dans des jeux de pouvoir internationaux – ils sont aussi infiltrés et lourdement équipés par des états étrangers, d’après le gouvernement syrien. Assad ne se défendrait donc contre son propre peuple, mais bien contre des agitateurs étrangers.

Environ 700 combattants armés ont en effet été arrêtés lors de la capture du bastion rebelle Babar Amr il y a une semaine. Leur provenance : pays arabes, la Turquie, et “certains pays européens comme la France”, a déclaré Salim Harba, expert syrien en stratégie. Il a également confirmé que, au Qatar, dans un “Bureau de coordination” parrainé par les Américains et les Arabes se réunissent les responsables du renseignement américain, français et arabe, des agents de la CIA, du Mossad et de Blackwater avec les membres du Conseil transitoire syrien.

En Syrie, dans des tunnels et des camps des rebelles, de nombreuses armes et d’autres équipements ultra-sophistiqués de provenance israélienne, européenne et américaine ont été trouvées – certains n’ayant même pas encore été testés dans leur pays de fabrication. De même, un courriel américain a été intercepté, qui a confirmé que le territoire syrien a été violé par les troupes de l’OTAN. Au début du mois de mars, 13 officiers français qui se trouvaient parmi les rebelles auraient été arrêtés.

Photo : Elizabeth Arrott via wikimedia (cc)

« L’imprévu dans l’histoire : Treize meurtres exemplaires », de Dominique Venner

« L'imprévu dans l'histoire : Treize meurtres exemplaires », de Dominique Venner

Dans son nouveau livre, Dominique Venner revient sur l’un de ses thèmes forts : l’imprévu dans l’histoire, à l’occasion de la réédition enrichie d’un ouvrage paru en 1988 et consacré au meurtre politique. Ce livre offre des récits vifs et ouvrent de vastes horizons à la réflexion.

Car le meurtre politique est singulier. Celui qui va donner la mort sait qu’il va mourir parce qu’il ne peut réussir son « coup » qu’en sacrifiant ses chances de fuite. Et sa cible, celui qu’il veut tuer, sait aussi qu’il risque de mourir, parce que l’engagement politique expose inévitablement (et même dans les périodes calmes) à risquer sa réputation, sa liberté et sa vie. Pierre Stolypine, premier ministre du tsar, assassiné à Kiev en 1911, disait adieu aux siens à chaque fois qu’il sortait de sa maison et leur disait : « Je veux être enterré là où je serai tué ». Ce qui fut fait. Et en quittant son pays pour un voyage officiel en France qui lui fut fatal, en 1934, le roi Alexandre de Yougoslavie dit à la reine Marie : « Allons, ma chère, braver les attentats ne fait-il pas partie du métier de roi ? »

Le meurtre politique a inspiré les auteurs antiques, comme les philosophes de la fin du Moyen Age et de la Renaissance qui ont développé la théorie du tyrannicide. Cette théorie était encore invoquée en 1962 par le polytechnicien Bastien-Thiry, fusillé après avoir tenté d’assassiner le général De Gaulle.

« L’imprévu dans l’histoire : Treize meurtres exemplaires », de Dominique Venner Des auteurs contemporains se sont intéressés à l’étude du meurtre politique. Dans une vaste fresque parue en 1990 Franklin L. Ford s’interroge sur l’efficacité du procédé à travers 2500 ans d’histoire. Pour son préfacier, Pierre Chaunu : « L’histoire enseigne que le meurtre politique a presque toujours manqué son but. » Cette conclusion rejoint le principe d’hétérotélie analysé par Jules Monnerot dans Les lois du tragique et L’Intelligence du politique : le résultat d’une action politique est souvent en décalage par rapport à l’intention initiale.

Pas toujours, toutefois ! Dans Le Couteau et le Poison, paru en 1997, Georges Minois étudie l’assassinat politique en Europe de 1400 à 1800. Certes, tout ne marche pas toujours selon les souhaits des assassins. Le meurtre d’Henri III par le moine Jacques Clément débouche sur l’avènement d’un prince protestant et relaps, ce qui ne correspondait pas aux vœux de la Sainte Ligue. Ravaillac réussit mieux son coup ! Les effets de l’assassinat d’Henri IV sont plus importants : c‘est le report – au moins pour quelques années – de la guerre contre les Habsbourg. A contrario quelques années plus tôt l’assassinat d’Henri de Guise, en 1588, a peut-être sauvé la monarchie capétienne : « acte de justice du roi », le meurtre du Balafré rétablit l’ordre naturel de la monarchie.

Le propos de Dominique Venner est différent : il montre que treize meurtres du XXe siècle ont fait surgir l’inattendu dans l’histoire. Pas tous, d’ailleurs. L’assassinat de Kennedy – le premier sous l’œil des caméras – fut aussi spectaculaire qu’énigmatique mais il ne changea pas grand-chose au cours de l’histoire. Tel ne fut pas le cas de l’attentat contre l’archiduc François Ferdinand à Sarajevo : « Un coup de pistolet, neuf millions de morts ».

Il n’y avait pourtant pas de fatalité à cette montée aux extrêmes : plusieurs crises – dans les Balkans ou au Maroc – furent dénouées sans conflagration dans les années précédentes. Mais Dominique Venner pointe deux meurtres antérieurs qui ont joué – hasard malheureux – leur rôle dans le déclenchement de la Grande Guerre, deux meurtres qui ont éliminé deux hommes de haute vue qui auraient – peut-être – pu s’opposer aux bellicistes : Stolypine en Russie (assassiné en 1911) et Caillaux en France (sorti du jeu politique à la suite de l’assassinat, par Madame Caillaux, de Gaston Calmettes, le directeur du Figaro en mars 1914).

Certes, la Guerre de 1914 fut sans doute le produit de la fatale nécessité des alliances ; mais le hasard a joué son rôle dans la manière dont les hommes en place ont fait face à des circonstances exceptionnelles. En tout cas, le 28 juin 1914 nul ne pouvait imaginer l’ampleur incroyable des changements qui allaient suivre.

Voilà qui doit conduire – et c’est le message de Dominique Venner – à bien mesurer les limites du déterminisme historique. Les situations qui paraissent les mieux établies peuvent être bouleversées par un caprice du destin. Pour le pire, souvent, pour le meilleur parfois !

Jean-Yves Le Gallou

Voir aussi les articles sur Polémia :

– « Le choc de l’histoire » de Dominique Venner : un livre lumineux
– Entretien avec Dominique Venner, « Le Choc de l’Histoire. Religion, mémoire,identité » Propos recueillis par Laure d’Estrée
– « Le Siècle de 1914 / Utopies, guerres et révolutions en Europe au XXe siècle » de Dominique Venner

A lire :

– Dominique Venner, L’imprévu dans l’histoire, Treize meurtres exemplaires, Pierre Guillaume de Roux, 2012
– Crimes d’État et scandales politiques, la Nouvelle Revue d’Histoire, n°59, mars – avril 2012.
– Franklin L Ford, Le Meurtre politique, du tyrannicide au terrorisme, PUF, 1990
Georges Minois, Le couteau et le poison, L’assassinat politique en Europe (1400-1800), Fayard, 1997

[box class=”info”] Source : Polémia. [/box]

Agenda : “Jeanne d’Arc une figure politique pour aujourd’hui” le 31 mars à Paris

Agenda : "Jeanne d'Arc une figure politique pour aujourd'hui" le 31 mars à Paris

Alors que l’élection présidentielle voit les partis politiques s’entre déchirer et diviser chaque jour un peu plus les Français, l’association “Avec Jeanne” (www.avecjeanne.fr), présidée entre autres par l’Abbé Guillaume de Tanouärn, propose le 31 mars prochain un rendez-vous au Forum de Grenelle, placé sous la figure unitaire de Jeanne d’Arc.

Premier “Grenelle johannique”, ce colloque intitulé “Jeanne d’Arc une figure politique pour aujourd’hui” verra se succéder à la tribune des intervenants de renom, tels Jean de Viguerie, Frédéric Rouvillois, Rémi Soulié, Éric Letty, Gérard Leclerc…

Trois temps forts rythmeront l’après midi : l’histoire politique de Jeanne, le symbole politique d’une Jeanne nationaliste et chrétienne et enfin les “mots d’ordre johanniques”. La journée se clôturera autour de verres de vins et de cochonnailles.

[box class=”info”]Où : Forum de Grenelle 5 rue de la Croix Nivert 75015 Paris
Quand : le samedi 31 mars de 14h à 20h
Contact et renseignements : jeannedarc2012@yahoo.fr / www.avecjeanne.fr / Avec Jeanne, 23 avenue Rapp 75007 Paris
Entrée : 9 euros (5 euros pour les étudiants, 7 euros en prévente)[/box]

Viande halal : plus d’une centaine d’enfants en meurent chaque année en France

Une centaine d'enfants français mourraient chaque année à cause de la viande halal

Et souvent les parents de savaient pas que la viande qu’ils donnaient à leurs enfants était halal.

En refusant d’étiqueter la viande halal et en accordant une dérogation aux normes d’hygiène européennes pour l’abattage, le gouvernement français est responsable de morts qui pourraient être facilement évités… s’ il écoutait les scientifiques plutôt que les islamistes.

Documentaire de France 5 ‘La vérité si je mange’ du 11/03/2012 :

 

Extraits de ce documentaire :

Selon la législation européenne, l’abattage doit se faire après étourdissement de la bête et la tête en bas, l’œsophage est ligaturé justement pour éviter que le contenu de l’intestin ne se répande sur la viande. Mais il y a une dérogation européenne pour l’abattage rituel. Un rapport d’expert avait déjà attiré notre attention et souligne les risques liés à l’abattage rituel. Il est mis en évidence que “l’impossibilité matérielle de ligaturer l’œsophage des animaux est très préjudiciable à la salubrité des produits obtenus, car elle se traduit par une souillure massive du bas des carcasses (dont la tête) occasionné par l’abondant épanchement à travers la section béante de l’œsophage des matières stercoraires en provenance de l’estomac“.

Dans le documentaire, commentaire du toxicologue Jean-Louis Thillier :Cette augmentation de la contamination des steaks hachés par l’Escherichia coli (NDLR : bactérie pouvant être mortelle) me parait [corrélée] avec l’augmentation de la consommation de la viande halal ou casher (…) avec toutes les bactéries susceptibles d’être pathogènes pour l’homme.

Il ajoute: “ça atteint les jeunes, soit définitivement, soit ce sont des infections mortelles, soit des transplantation rénales, c’est inadmissible. On a eu 26 décès de la vache folle, ou de la variante Creutzfeldt-Jakob chez nous en France. Et chaque année on a plus d’une centaine d’enfants qui meurent de ces beefsteaks hachés“.

Question du documentaire:Mais comment à l’heure de la traçabilité ces viandes à risque se retrouvent-elles commercialisées sans aucune mention spéciale et sous la forme de steaks hachés ?A cause de la soumission de l’UMP aux islamistes, dont la direction demande d’abandonner aux députés qui voudraient l’étiquetage..

Selon la Fédération vétérinaire européenne: « l’abattage des animaux sans étourdissement préalable est inacceptable en toute circonstance ».

[box class=”info”] Source : Observatoire de l’islamisation. [/box]

Assises de la “France en danger”, propositions des identitaires pour temps de crise – Par Lionel Humbert

Assises de la "France en danger", propositions des identitaires pour temps de crise - Par Lionel Humbert

[box class=”info”] Les assises “Nationalité, Citoyenneté, Identité – La France en danger” de samedi dernier, dans l’hebdomadaire Minute : [/box]
Les Assises de la France en danger, le 10 mars, se sont déroulées au terme de multiples péripéties. Au final, l’événement conforte le Bloc identitaire, qui pilotait l’opération, dans sa stratégie métapolitique.

Samedi 10 mars, à l’espace Charenton de Paris, un millier de participants étaient réunis pour les assises « La France en danger », organisées par l’association « Nationalité, citoyenneté, identité » (NCI). Le but était d’élaborer un corpus doctrinal sur le refus d’accorder le droit de vote aux étrangers et de proposer une refonte du code de la nationalité.

La manifestation, qui rappelle les Assises sur l’islamisation de 2010, s’est soldée par un franc succès, même si les identitaires, qui pilotaient l’opération en sous-main, ont bien cru ne jamais arriver au bout de leurs peines!

De fait, côté communication, Ca therine Blein, présidente de NCI, se heurte très vite au mutisme des grands médias, qui refusent de parler des assises… même en mal. Les organisateurs doivent donc mettre en marche leur propre machine de communication pour contourner le mur du silence: trente mille courriers personnalisés, deux cent mille courriels, publicité dans la presse patriotique, dont « Minute », matraquage sur les ondes de Radio courtoisie comme sur les sites de la réinfosphère… Ne manquaient que le tam-tam et les signaux de fumée ! Mais jusque-là, rien d’anormal.

La première réaction surprenante vient de personnalités supposées proches de la mouvance. Ainsi de Laurent Ozon, écologiste passé de la Nouvelle droite au Front national, avec un crochet chez les Verts et les Identitaires. Marginalisé à la suite de ses claquages de portes successifs, il lui restait visiblement des comptes à régler avec les organisateurs des assises – au point de contacter les orateurs inscrits au colloque pour les sommer de ne pas cautionner la présence d’« extrémistes » pouvant déconsidérer la juste lutte contre l’immigration.

On n’est jamais si bien trahi que par les siens…

Dans sa ligne de mire, Jared Taylor, avocat américain diplômé de Yale et de Sciences-Po, polyglotte distingué (il parle à la perfection japonais et français) et consultant international.

A en croire l’ex-écolo de Marine Le Pen, loin d’un Yankee bien propre sur lui, Taylor serait en réalité un ponte du Klu Klux Klan et son site, American Renaissance, une caisse de résonance du suprématisme blanc le plus échevelé…

A ce portrait au vitriol, Ozon ajoute quelques accusations de révisionnisme, armes par destination que l’on croyait réservées aux gauchistes liberticides plus qu’aux intellectuels non-conformistes.

En réalité, ainsi qu’il l’a expliqué à l’agence Novopress, Jared Taylor est à couteaux tirés avec l’extrême droite américaine, notamment le Ku Klux Klan. Et il bénéficie du soutien influent de membres de la communauté juive américaine, en phase avec les idées défendues par American renaissance. Loin des fantasmes délirants, Taylor est simplement un défenseur de la communauté blanche, dans un pays où cette dernière a le droit d’être un lobby comme un autre.

Après le Ku Klux Klan, les nervis gauchistes !

Après cette péripétie, les choses sérieuses commencent pour Catherine Blein quand, dans la nuit du 6 mars, quatre jours avant la réunion, des casseurs d’extrême gauche attaquent la salle de conférences à coups de barres de fer, faisant éclater toutes les vitres.

Assises de la “France en danger”, propositions des identitaires pour temps de crise – Par Lionel Humbert

Deux jours plus tard, la police interpellera encore onze gauchistes énervés. Pour empêcher d’autres émules de la nuit de Cristal de s’en prendre au bon déroulement des assises – voire à l’assistance –, la préfecture de Paris met alors en pla ce un impressionnant dispositif policier.

Résultat, le 10 mars au matin, une petite foule tranquille (près de 700 entrées payantes au long de la journée) se presse pour assister à une première table ronde sur l’histoire de la citoyenneté, animée par l’historien Philippe Conrad et le spécialiste de la démocratie directe, Yvan Blot. Une autre table ronde, dirigée par le président de Polémia, Jean-Yves Le Gallou, est consacrée à l’immigration et au droit de la nationalité. Elle aurait plongé l’auditoire dans un pessimisme noir, nourri par les chiffres alarmants des démographes Yves-Marie Laulan et Jean-Paul Gourevitch, sans le « one man show » d’Henry de Lesquen, président du Club de l’Horloge, qui a remonté le moral de la salle en exposant avec beaucoup de pédago gie qu’il est possible d’arrêter la pompe à immigration grâce à des me sures législatives très simples, dès lors qu’existe une volonté politique: affirmation de la loi française sur la législation européenne, préférence nationale, abrogation des lois antiracistes, organisation de la ré émigration de deux millions en cinq ans, notamment en fermant les pompes aspirantes…

Le député flamand du Vlaams Belang, Filipp Dewinter, se taille en suite un franc succès avec une vigoureuse intervention pour dénoncer les dangers de l’islamisation de l’Europe. Enfin, toute la salle attend Jared Taylor, pour voir s’il porte oui ou non la tunique et capuche blanches du KKK. Déception pour les amateurs de folklore: c’est dans un élégant costume-cravate qu’il dé crit les conséquences tragiques et parfois loufoques du multiculturalisme aux Etats-Unis, avant d’appeler les Français à ne pas commettre les erreurs des Américains, qui ont trop cédé aux sirènes du melting pot.

Assises de la "France en danger", propositions des identitaires pour temps de crise - Par Lionel HumbertFabrice Robert (photo), président du Bloc identitaire, clôture les assises en jouant à domicile. Dans une salle chauffée à blanc, il martèle sa conviction que la lutte pour l’identité sera le grand combat du XXIe siècle. Il reste cependant persuadé que la tâche dépasse nos frontières et que les identitaires européens ont le devoir d’aider les autres peuples cherchant à rester eux-mêmes.

Les principales conclusions formulées par les experts et invités de prestige – Jean Raspail, Jean Bothorel, Oskar Freysinger (en visioconférence), etc. – seront prochainement remises aux divers candidats à la présidentielle. Le Bloc, lui, sort de ces assises conforté dans sa stratégie métapolitique.

D’abord parce qu’en cette période de surmédiatisation électorale, il parvient tant bien que mal à faire passer ses thématiques dans le débat public. Ensuite avec pas mal d’imagination et un peu d’esbroufe, le petit poucet de la droite radicale se maintient de ce fait dans la cour des grands.

Lionel Humbert

[box class=”info”] Article de l’hebdomadaire “Minute” du 14 mars 2012 reproduit avec son aimable autorisation. En kiosque ou sur Internet.[/box]

Assises de la "France en danger", propositions des identitaires pour temps de crise - Par Lionel Humbert

Soirée de lancement du livre “Apéro saucisson-pinard”, ce soir 15 mars à Paris

Soirée de lancement du livre "Apéro saucisson-pinard", ce soir 15 mars à Paris

Pierre Cassen,Christine Tasin et Fabrice Robert, responsables des trois mouvements qui ont défrayé la chronique en 2010-2011 avec leurs “apéros” laïcs à base de vin et de saucisson répondront à vos questions et dédicaceront le livre « Apéro saucisson pinard ».

Soirée de lancement du livre "Apéro saucisson-pinard", ce soir 15 mars à ParisVous pourrez rencontrer les trois auteurs, l’éditeur Slobodan Despot et André Bercoff, ce soir 15 mars à partir de 18 heures, au Café du Pont Neuf, 14, quai du Louvre, Paris (Métro Pont Neuf).

Pourquoi et comment des républicains, des féministes, des gens « de droite » ou « de gauche » ont ils décidé et sont-ils parvenus à s’unir, au-delà de leurs différences, pour faire face à un modèle religieux et social qui cherche à gagner toujours plus d’influence au sein de la vie française ?

Ce livre d’explication et de débat clarifie les positions des uns et des autres et soulève un grand nombre de questions relatives à la survie du modèle laïc français. Il va à la rencontre de préoccupations partagées par une large majorité de la population en France comme dans le reste de l’Europe.

Les “bonnes feuilles” de ce livre sont lisibles chez l’éditeur, Xenia. Pour commander le livre voir ici.

Assises “Nationalité, Citoyenneté, Identité” – Reportage en direct [audio]

ssises "Nationalité, Citoyenneté, Identité" - Reportage en direct [audio]

Lors des assises “Nationalité, Citoyenneté, Identité – La France en danger” qui se sont déroulées samedi dernier à Paris devant plus de 700 personnes, Radio Courtoisie dans le Libre Journal des Lycéens a diffusé un reportage en direct en interrogeant des orateurs mais aussi des personnes dans l’assistance. Nous vous proposons d’écouter ou de réécouter ce reportage.

Ces assises étaient également diffusées en direct en vidéo par Internet, en particulier par Novopress.

Photos de Novopress

Baskets « Black and Tans » : la gaffe de Nike

Baskets « Black and Tans » : la gaffe de Nike

14/03/2012 – 15h00
DUBLIN (NOVOpress Breizh) – En lançant, à la veille de la Saint-Patrick, une nouvelle collection de baskets dénommée « Black and Tans », la célèbre firme américaine Nike n’a manifestement pas été très inspirée.

Les responsables marketing du géant de la chaussure de sport croyaient pourtant bien faire, « Black and Tans » faisant pour eux référence à la bière mixte (brune et blonde). Ils avaient simplement oublié que c’était également le nom d’un groupe paramilitaire britannique qui vint en aide à la Royal Irish Constabulary dans les années 1920, lors de la guerre d’indépendance irlandaise.

Recrutés pour la plupart d’entre eux parmi d’anciens combattants britanniques démobilisés après la Première Guerre mondiale, les Black and Tans (Noirs et Fauves) tirent leur nom à la fois de la couleur kaki et vert-sombre de leur uniforme et d’une célèbre race de chiens de chasse de Limerick.

Représailles, assassinats et incendies de villages : se comportant comme une armée d’occupation, cette troupe, qui compta jusqu’à 19.000 hommes, s’illustra rapidement par ses méthodes particulièrement brutales vis-à-vis de la population civile irlandaise. Le sac de Balbriggan, un village côtier au nord de Dublin en septembre 1920 et l’incendie de Cork dans la nuit du 11 au 12 décembre 1920 font partie des hauts faits de cette formation tristement célèbre. Inutile de dire que les Irlandais n’ont pas du tout apprécié.

« Autant appeler ses baskets des ‘Al-Quaeda’ », a fait remarquer la centrale de Nike en Irlande. La direction américaine de la firme de l’Oregon a bien sûr présenté ses excuses pour cette bavure qui témoigne d’une méconnaissance certaine de l’histoire irlandaise. Résultat de l’opération : les baskets se retrouvent en solde à peine lancées, bradées à 90 dollars et une image de marque dégradée durablement en Irlande et dans la diaspora irlandaise.

Crédit photo : Kameraad Pjotr, licence CC.

Ils vont vite regretter Ahmadinejad – Par Jean Bonnevey

Ils vont vite regretter Ahmadinejad - Par Jean Bonnevey

[box class=”info”] En Iran, les mollahs fondamentalistes reprennent les rênes. [/box]

Le premier tour des élections législatives iraniennes a été largement occulté dans les médias par la présidentielle russe. Elles risquent cependant d’être d’une importance capitale et de confirmer le dicton qui affirme « qu’il vaut toujours mieux garder le diable que l’on connait ».

En effet, alors même qu’Israël accentue ses pressions sur Obama pour obtenir un feu vert pour des actions militaires contre l’Iran, les extrémistes iraniens s’imposent au Parlement. Les ultras conservateurs, qui considèrent le président comme peu sûr religieusement et trop modéré vis-à-vis de l’étranger, ont entamé une offensive, qui devrait pousser la bête noire de l’Occident vers la sortie, après une période de marginalisation. Un “méchant” serait donc vite remplacé par de plus affreux, car, dans le paysage politique iranien, les “réformateurs” ne comptent plus pour le moment. Le résultat du premier tour des législatives est assez clair, même si en Iran rien ne l’est jamais.

C’est un revers cinglant pour Mahmoud Ahmadinejad qui, accusé d’avoir voulu s’éloigner du clan conservateur traditionnel, vient d’essuyer une déroute électorale aux législatives. Même si l’élection de nombreux candidats «indépendants» et la complexité des alliances politiques ne facilitent pas la lecture des résultats, les ultra conservateurs, proches du “Guide suprême”, l’ayatollah Khamenei, apparaissent comme les grands gagnants de ce scrutin.

Ces derniers l’ont emporté haut la main dans les villes saintes chiites de Qom et Mashhad, où le poids du clergé traditionnel est important. Mais, symbole d’une crise de popularité du président dans des régions qui lui étaient restées jusqu’ici relativement fidèles, le camp d’Ahmadinejad a été battu à Ispahan et Tabriz, où il avait recueilli 90 % des voix au scrutin présidentiel de 2009.

Les régions rurales, où ses discours populistes et nationalistes ont longtemps séduit de nombreux laissés-pour-compte, ont voté à près de 70 % pour la hiérarchie cléricale. Même sa ville d’origine, Ghamsar, lui tourne le dos. Dans cette bourgade du nord du pays, sa sœur, Parvin Ahmadinejad, qui se présentait pour la première fois, a été battue par le clan adverse.

Le retour en force du pouvoir clérical le plus sectaire n’est une bonne nouvelle pour personne. “Le vote massif de 30 millions d’Iraniens donne une grande gifle à la figure sale et détestable de l’Occident“, a affirmé, dès le lendemain du scrutin, le quotidien gouvernemental Iran, dans une allusion aux pressions politiques, économiques et militaires des pays atlantistes -notamment d’Israël- contre le programme nucléaire controversé de Téhéran.

Le régime iranien a remporté son pari de favoriser une forte participation pour ce scrutin législatif“, note un observateur bien informé de la scène politique iranienne. Cela fait en effet plusieurs semaines que les médias du pays jouent sur la fibre nationaliste de la population, dans le but de montrer la “force et la détermination du peuple iranien face aux sanctions et aux menaces de frappes“.

Ce sont donc les adversaires de Mahmoud Ahmadinejad qui sont en passe de gagner. Réunis au sein du “Front uni des conservateurs”, ces proches du Guide suprême iranien ont remporté une majorité de 54 % des sièges du Parlement dés le premier tour, comme le révèle le site khabaronline, réputé proche du Parlement iranien.

Cette nouvelle coalition de conservateurs avait été modelée par les proches de l’ayatollah Khamenei juste avant l’élection, pour faire face aux proches du président sortant, accusé d’être membre d’un “courant déviationniste”, cherchant à limiter le rôle politique du clergé chiite. Une sorte de nostalgique du Shah ou de Mustapha Kemal, pour certains mollahs.

Face à ce nouveau front, les partisans d’Ahmadinejad, unis au sein du “Front de la résistance de la révolution islamique”, parti lui aussi créé à l’occasion, n’ont pas fait le poids, avec seulement 4 % des sièges, toujours selon khabaronline; à prendre donc avec prudence. Ce serait alors une véritable déroute et le début de la fin pour le président, car il va devoir composer, durant cette dernière année de mandat, avec une majorité hostile, à l’écoute du Guide suprême, l’ayatollah Khamenei, représentant du Mahdi (12e imam chiite occulté, NDLR) sur terre, tenant déjà les rênes du pouvoir.

Cette nouvelle donne électorale ne devrait que renforcer sa mainmise sur le pays, donc ne rien changer à l’épineux contentieux nucléaire avec l’Occident. Quant au “mouvement vert”, qui avait fait descendre des dizaines de milliers d’Iraniens dans les rues en 2009, il semble désormais au point mort, les réformateurs ne conservant que 19 sièges contre 60 dans la précédente Assemblée islamique.

La pression israélienne

Ce virage extrémiste clérical ne peut que renforcer le discours d’Israël en faveur d’une action militaire rapide et déterminante contre les ambitions nucléaires du régime de plus en plus théocratique. Jamais, la probabilité d’une intervention militaire contre l’Iran n’a été plus forte. «Le danger paraît imminent. Et la France, avec sa base aux Émirats arabes unis, risque d’être la première touchée par des représailles iraniennes», prévient un responsable français. Depuis quelques mois, tous les clignotants ont en effet viré au rouge, allumés les uns après les autres par l’impasse dans laquelle se trouve la solution diplomatique.

Recevant le Premier ministre israélien en début de semaine à la Maison Blanche, pour parler de la question délicate du programme nucléaire iranien, le président américain a réaffirmé que l’engagement des Etats-Unis envers Israël était «solide comme un roc». Les liens «entre nos deux pays sont inaltérables», a-t-il complété. «Nous savons tous qu’il est inacceptable d’un point de vue israélien d’avoir un pays avec l’arme nucléaire qui appelle à la destruction d’Israël (…) Je me réserve toutes les options… ».

Barack Obama a néanmoins souligné «qu’il y a encore une chance pour une résolution diplomatique de cette question». Pour lui, l’Iran n’a pas encore entrepris de mettre au point l’arme atomique. Dimanche, il avait critiqué de façon à peine voilée la multiplication des menaces israéliennes d’attaquer l’Iran. Selon des analystes israéliens, Netanyahu espérait obtenir, lors de cette rencontre, une promesse d’opération militaire américaine contre l’Iran ou, à défaut, un accord tacite pour une attaque israélienne.

Le changement de paysage politique pourrait accélérer les choses et renforcer la détermination de Tel Aviv. Car la mise à l’écart d’Ahmadinejad, si elle intervient, et la prise en main des dossiers par, l’ayatollah Khamenei ne sont de bonnes nouvelles pour personne. “Ils” ne vont pas tarder, on vous le dit, à regretter Ahmadinejad.

Jean Bonnevey
07/03/2012

[box class=”info”] Source : Metamag. [/box]

Crédit photo : Fabien Dany, licence CC.

Nantes : Lilian Thuram et Christiane Taubira à l’inauguration du Mémorial de la repentance

Nantes : Lilian Thuram et Christiane Taubira à l’inauguration du Mémorial de la repentance

14/03/2012 – 10h00
NANTES (NOVOpress Breizh) – Christiane Taubira (photo), auteur de la loi mémorielle sur l’esclavage, et l’ancien footballeur Lilian Thuram viendront inaugurer à Nantes le Mémorial de l’abolition de l’esclavage le 25 mars prochain. C’est ce qu’a annoncé hier Jean-Marc Ayrault, le député maire de Nantes. Deux personnalités emblématiques de l’idéologie de la culpabilisation des Européens.

Décidée en 1998, la construction de ce mémorial, qui aura connu bien des vicissitudes – l’inauguration avait dû être différée à plusieurs reprises en raison d’importantes malfaçons – aura finalement coûté officiellement la bagatelle de 7,9 millions d’euros. Selon la municipalité socialiste, le monument, situé quai de la Fosse le long de la Loire, se veut se veut « un lieu méditatif, de recueillement et de réflexion » non pas sur « l’esclavage d’hier et d’aujourd’hui », comme elle tente de le faire croire, mais bien sur la seule Traite transatlantique. Le choix de ces deux personnalités invitées en témoigne.

Députée de la Guyane apparentée au groupe socialiste, « représentante particulière de François Hollande » dans l’équipe du candidat socialiste, Christiane Taubira est à l’origine de la Loi mémorielle relative à l’esclavage adoptée le 21 mai 2001. Selon l’article 1 de cette loi « la République française reconnaît que la traite négrière transatlantique ainsi que la traite dans l’océan Indien d’une part et l’esclavage d’autre part, perpétrés à partir du XVe siècle, aux Amériques et aux Caraïbes, dans l’océan Indien et en Europe contre les populations africaines, amérindiennes, malgaches et indiennes constituent un crime contre l’humanité. »

Dans l’esprit de ceux qui ont voté la loi Taubira, seuls les Européens sont coupables. Dans son texte initial, le projet de loi était parfaitement clair : « La République française reconnaît que la traite négrière transatlantique et l’esclavage, perpétrés à partir du xve siècle par les puissances européennes contre les populations africaines déportées en Europe, aux Amériques et dans l’océan Indien, constituent un crime contre l’humanité. » Si l’expression « par les puissances européennes » a finalement été retirée, le législateur a délibérément écarté la traite musulmane (17 millions de Noirs réduits à l’esclavage – selon l’historien Olivier Pétré-Grenouilleau – dont on cherche en vain la descendance dans les pays du Golfe arabique) et celle dont furent victimes les Européens par les Barbaresques d’Afrique du Nord (un million selon les conclusions du Britannique Giles Milton).

Comme le soulignait l’historien Pierre Nora, Président de Liberté pour l’histoire « la France est de toutes les démocraties la seule qui pratique ce sport législatif. Et le plus comique — ou plutôt tragique — est de voir l’invocation à la défense des droits de l’homme et au message universel de la France servir, chez les auteurs, de cache-misère à la soviétisation de l’histoire. » On ne saurait mieux dire.

Ancien membre du Haut conseil à l’intégration, Lilian Thuram est connu de son côté pour être très engagé dans la lutte contre le racisme et l’antisémitisme. Un combat pas toujours désintéressé, bien au contraire. On se souvient en effet qu’en 2009 l’ancien tricolore milliardaire, qui avait été invité par le Conseil régional d’Alsace à venir témoigner devant des lycéens à l’occasion de la clôture du « Mois de l’Autre », avait demandé 20 000 euros pour donner une conférence d’une heure trente sur le thème du « racisme ». Une somme trop élevée pour Adrien Zeller, le président du Conseil Régional, qui n’avait pu aligner « que » 1 500 euros. « On ne vit hélas pas dans le même monde » avait conclu M. Zeller, dépité. On ignore si Lilian Thuram a monnayé sa présence à Nantes le 25 mars prochain.

Crédit photo : Guillaume Paumier ; licence cc.

Lu sur le net : “Algérie/Évian, mars 1962 : la censure”

Lu sur le net : "Algérie/Évian, mars 1962 : la censure"

[box class=info]Texte tiré du site officiel de Dominique Venner : www.dominiquevenner.fr[/box]
Un demi-siècle après les accords d’Évian du 18 mars 1962, la France officielle, en dépit de sa démocratie tant invoquée, interdit que l’on regarde la vérité en face. C’est ce qu’a démontré la censure dont a été l’objet l’historien Guy Pervillé, spécialiste reconnu de la guerre d’Algérie, professeur d’histoire contemporaine à l’université de Toulouse-Le Mirail, auteur de La Guerre d’Algérie (PUF, Que Sais-je ? 2007). Comme il l’a expliqué sur son blog, il avait été contacté un an plus tôt par le directeur des Archives de France afin de rédiger un texte objectif sur la fin de la guerre d’Algérie pour Commémorations nationales 2012, publication annuelle du Ministère de la culture et de la communication (1). Il a remis son texte à la date prévue. Mais, peu avant publication, il a été informé que son texte serait amputé des 4/5ème, sans qu’il soit consulté et sans sa signature. Son texte intégral ayant été publié sur son blog, on s’aperçoit qu’a été censuré tout ce qui concerne l’enlèvement et les tueries de Français après les accords d’Évian, l’abandon et le massacre des harkis, ainsi que le rôle du général de Gaulle (dont le nom a même été supprimé).

Les accords d’Évian signés le 18 mars 1962 entre les représentants du gouvernement français et ceux du gouvernement provisoire algérien (GPRA) prévoyaient l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu le 19 mars à midi. Il n’en fut rien du côté algérien. Le jour même de la conclusion des accords, l’un des signataires français, Robert Buron, notait dans ses Carnets : « Les jours qui viennent vont être des jours de folie et de sang ». C’était bien vu.

Lu sur le net : "Algérie/Évian, mars 1962 : la censure"Dans son étude censurée, Guy Pervillé écrivait : « Le FLN profita des accords d’Évian pour reconstituer ses forces armées (2) et pour étendre leur autorité sur une grande partie du pays et de sa population. L’armée française s’y opposa jusqu’au 8 mai, puis dut y renoncer. À partir du 17 avril 1962, le FLN déclencha une vague d’enlèvements contre la population française, supposée complice de l’OAS, dans les agglomérations d’Alger et d’Oran, mais aussi à l’intérieur de ces régions. Le 14 mai, la Zone autonome d’Alger […] rompit  ouvertement le cessez-le feu en déclenchant une série d’attentats. C’est alors que le président De Gaulle […] accepta l’avancement de la date du référendum algérien au 1er juillet […]. D’autre part, des enlèvements et des massacres avaient été commis après le 18 mars contre d’anciens “harkis” en violation flagrante des clauses d’amnistie des accords d’Évian. […] Le 3 juillet, la France reconnut l’indépendance de l’Algérie. [Cependant], absence d’autorité incontestée et la compétition pour le pouvoir déclenchèrent de nouvelles vagues d’enlèvements et de violences meurtrières contre des Français d’Algérie (notamment des centaines d’enlèvement à Oran le 5 juillet) et contre d’ancien “harkis”. Les troupes françaises accueillirent et transférèrent en France les fugitifs, mais le gouvernement leur interdit de les rechercher sans l’accord des autorités algériennes… »

Depuis un demi-siècle, on répétait qu’Évian avait réglé le problème algérien et que seule l’OAS était responsable des violences et du malheur des Pieds Noirs. Et voilà que le travail des historiens mettait en cause le FLN et le gouvernement français.

Le professeur Pervillé poursuit : « Les enlèvements de Français diminuèrent après le 26 septembre 1962 qui vit l’arrivée au pouvoir d’un gouvernement présidé par Ben Bella. Mais les massacres d’anciens harkis durèrent encore plusieurs mois et leur emprisonnement sous prétexte d’assurer leur sécurité, encore 10 ans. » Ce passage a également été censuré.

L’historien concluait son exposé en ces termes (censurés) : « Les accords d’Évian voulus par le gouvernement français comme « la solution du bon sens » se révélèrent une utopie qui échoua à ramener une vraie paix en Algérie. »  

Dominique Venner


 Notes

  1. Déjà censuré l’année précédente, en 2011, au sujet de la célébration du centenaire de Céline, jugé inacceptable par Serge Klarsfeld. Le censure politique devient pratique courante. C’est ainsi que la direction de la chaîne I-Télé  a interdit la diffusion de l’émission Ménard sans interdit enregistrée le 13 décembre 2011, au cours de laquelle l’universitaire et africaniste Bernard Lugan commentait son livre Décolonisez l’Afrique (Ed. Ellipses) qui pose la question de la différenciation des peuples et des cultures. Pour plus d’informations : www.bernard-lugan.com
  2. Les forces du FLN avaient été en grande partie détruites par l’armée française (NDLR).

Football Italie : suppression de la Tessara del tifoso

Football Italie : suppression de la Tessara del tifoso

13/03/2012 – 17h10
ROME ( NOVOpress) – Mise en place il y a deux ans dans le but de réduire les problèmes de sécurité dans les stades italiens en fichant les supporters, la Tessara del tifoso – littéralement la carte du supporter – sera supprimée dès la prochaine saison en Italie.

C’est le directeur générale de la Figc (fédération italienne de football), Antonello Valentini, qui l’a annoncé hier soir. Néanmoins, la Tessara sera remplacée par une carte dite de fidélité, qui suscitera certainement la méfiance des Ultras transalpins.

C’est donc un bilan très mitigé de la Tessara qui est dressé : désertification des stades, diminution de la ferveur et impact sécuritaire quasi nul, puisque des incidents ont toujours lieu lors de certains matchs chauds.

C’est donc une bonne nouvelle pour les amateurs de stades colorés et bruyants.

Crédit photo : Giacomo Vaianis/Flickr sous licence Creative Common

Plus de 700 personnes aux assises “la France en danger”

Plus de 700 personnes aux assises "la France en danger"

13/03/2012 – 16h00
PARIS (NOVOpress) –Belle réussite pour les Assises de la Nationalité et de la Citoyenneté, organisées, sous la férule de sa Présidente Catherine Blein, par la toute jeune association Nationalité, Citoyenneté, Identité à l’Espace Charenton à Paris samedi 10 mars 2012.

750 personnes étaient présentes dans la salle pour ovationner le défilé d’une quinzaine d’orateurs. Javier Portella, Philippe Conrad, Pierre Cassen, Marc Rousset, Yvan Blot, Filip Dewinter, Yves-Marie Laulan, Guy Rachet, Jean-Yves Le Gallou, Guillaume de Thieulloy, Jean Paul Gourevitch, Henri de Lesquen, Gérard Dussouy, Jared Taylor et Fabrice Robert ont animé ces assises tout au long de la journée. Oskar Freyssinger est intervenu en dupleix.

Fabrice Robert, président du Bloc Identitaire
Fabrice Robert, président du Bloc Identitaire

Retour sur l’histoire tout d’abord avec la façon dont la nationalité et la citoyenneté étaient envisagées dans l’Antiquité grecque et romaine, sous l’Ancien Régime ensuite puis sous la révolution et l’Empire, jusqu’aux différentes étapes qui amenèrent à l’acceptation juridique actuelle. Les orateurs ont ensuite donné leur avis sur le droit de vote des étrangers non-européens, analysant pourquoi celui-ci constituait un danger immense pour notre pays, en amenant, s’il était définitivement voté, à une confiscation de notre souveraineté nationale.Le droit de vote et d’éligibilité donné aux étrangers n’est pas, comme certains l’écrivent, un simple droit de regard et de participation à la vie locale.
En effet, s’il accorde aux étrangers le droit d’être élus aux conseils municipaux, puis, inévitablement, par une dérive qui semble écrite à l’avance, le droit d’être élus maires, il leur accordera en même temps le droit d’élire nos sénateurs, donc de peser sur la vie politique de notre pays au plus haut niveau, ce qui est un abandon suicidaire de notre souveraineté nationale.

Il semble que F.Hollande et la gauche en général, se soucient bien peu de notre souveraineté, à partir du moment où leurs espoirs d’hégémonie électorale sont en balance.
Les Assises ont étés clôturées par la Présidente de N.C.I, Catherine Blein, qui souhaite lancer le débat sur la refonte du Code de la Nationalité dans la campagne électorale.
En effet N.C.I a fait ses propres propositions en la matière, demandant que la notion de nationalité soit distinguée de celle de citoyenneté, la nationalité relevant de l’appartenance identitaire et de la filiation, (ou étant attribuée sur dossier au cas par cas mais en fonction de critères très stricts) la citoyenneté relevant exclusivement de l’appartenance administrative (les français de papiers) et tous les avantages n’étant attribués qu’aux nationaux (sécurité sociale, chômage, allocations etc…). On pourrait ainsi être de nationalité mahoraise et citoyen français, ou de nationalité marocaine, ou ivoirienne et citoyen français.

L’application de ces nouveaux principes constitutionnels permettrait aux Français de rester prééminents sur leur propre sol, les simples citoyens n’ayant ni les avantages ni l’assurance de rester à vie chez nous, comme c’est le cas aujourd’hui parmi la population immigrée et étrangère.

Enfin la Présidente a demandé au Président de la République de « revoir tous les pactes et accords européens avec les pays de migrants, qui sont suicidaires pour notre peuple, car ils nous lient pieds et poings et nous interdisent toute ingérence dans la maitrise des flux migratoires… puis de soumettre des amendements significatifs par referendum au peuple français, et qu’il en soit fait de même chez tous les autres peuples d’Europe ».

Les Assises de la nationalité se sont terminées à 18h30, dans une atmosphère chaleureuse et bon-enfant, nombre de personnes désirant adhérer à N.C.I et proposant leur engagement, tandis qu’à l’extérieur une très petite bande de gauchistes, qui semblent n’avoir pas grand chose d’autre à faire dans l’existence que le saccage et le coup de poing, avaient obligé à un déploiement de forces de gendarmerie afin que les participants aux Assises puissent entrer et sortir sans risque. Vive la démocratie et la liberté d’expression …

Bobards d’Or 2012 : Entretien avec Jean-Yves Le Gallou [vidéo]

Bobards d'Or 2012 : Entretien avec Jean-Yves Le Gallou [vidéo]

Jean-Yves Le Gallou, président de la Fondation Polémia, présente dans cet entretien avec Agence2Presse, la 3e édition des Bobards d’Or dont les prix seront remis au cours d’une cérémonie qui aura lieu le 20 mars 2012.

La cérémonie (parodique) des Bobards d’Or distingue, chaque printemps, les « meilleurs des journalistes », ceux qui n’hésitent pas à mentir délibérément pour servir le politiquement correct.

David Pujadas, Dominique Wolton, Stephane Durand-Souffland, Claude Askolovitch, notamment, ont reçu le précieux Bobard les années précédentes. Le médiateur de TF1 a reçu, lui, un prix spécial du jury le Ciseau d’Or et Chloé Leprince de Rue 89 (et France-Info) un Cafard d’Or.

Rendez-vous sur le site www.bobards-dor.fr pour élire les bobards les plus édifiants.

Pour aller directement à la description des candidats, cliquer ici. Pour aller directement au vote cliquer ici.

C’est une élection à deux tours :

  • les internautes votent en ligne pour élire les trois meilleurs dans chacune des quatre catégories (presse écrite, radio, télévision, bobard de guerre) ;
  • le public vote lors de la grande cérémonie du 20 mars à Paris pour désigner le vainqueur de chaque catégorie.

Italie : Dante dénoncé pour antisémitisme, racisme et islamophobie

Italie : Dante dénoncé pour antisémitisme, racisme et islamophobie

13/03/2012 – 12h00
JÉRUSALEM (NOVOpress) – Entre les innombrables associations « antiracistes », c’est une surenchère incessante pour “faire du buzz”, attirer l’attention des médias et, in fine, ramasser la part la plus copieuse possible des subventions publiques. Dans cette course au scandale, l’association Gherush92 vient de devancer ses concurrentes en s’en prenant à Dante (image ci-dessus, fresque peinte vers 1450), c’est-à-dire aux fondements mêmes de la culture italienne.

Gherush92  (Gherush, exode, est le nom hébreu de l’expulsion des Juifs d’Espagne en 1492) est une organisation non-gouvernementale de lutte contre le racisme, qui a le statut de « consultant auprès du Conseil économique et social des Nations Unies ». Elle s’est notamment fait connaître par ses campagnes en faveur de la viande casher et hallal qui constitue selon elle « un droit de l’homme ». En décembre dernier, elle a salué comme une « grande victoire » le refus du Sénat des Pays-Bas d’adopter la loi interdisant l’abattage rituel, « après une vaste protestation nationale et internationale, à laquelle Gherush92 a activement participé ».

Après l’étourdissement des animaux de boucherie, la nouvelle cible de Gherush92 est donc Dante. Selon l’association, la Divine Comédie est antisémite puisque Judas, qualifié de « traître », y est placé tout au fond de l’Enfer (chant XXXIV), et que Caïphe y est crucifié parmi les hypocrites (chant XXII).

À l’antisémitisme se joint l’islamophobie. « Dans le chant XXVIII de l’Enfer, Dante décrit les horribles peines que souffrent ceux qui ont semé la discorde », au nombre desquels il met Mahomet. « Au Prophète est réservée une peine atroce. Son corps est ouvert de la gorge à la ceinture, de telle sorte que ses intestins lui pendent sur les genoux, images qui insultent la culture islamique. Ali, successeur de Mahomet, quant à lui, a la tête fendue jusqu’au menton » (chant XXVIII).

Pour faire bonne mesure, Dante est aussi homophobe puisque les sodomites reçoivent une pluie de feu (chant XV).

Conclusion de Gherush92 : « C’est un scandale que les enfants, particulièrement juifs et musulmans, soient contraints d’étudier des œuvres racistes comme la Divine Comédie, qui cache toutes les abominations sous l’invocation de l’art. L’antisémitisme, l’islamophobie, la haine anti-Roms, le racisme doivent être combattus en recherchant une alliance entre les victimes historiques du racisme, précisément sur des thèmes et des sujets qu’ils puissent partager, comme la diversité culturelle.
La poursuite d’enseignements de ce genre constitue une violation des droits de l’homme et met en évidence la nature raciste et antisémite de l’Italie, dont le christianisme constitue l’âme. Les persécutions anti-juives sont la conséquence de l’antisémitisme chrétien qui a ses fondements dans les Évangiles et dans les œuvres qui s’en inspirent, comme la “Divine Comédie”. » Et le mot de la fin : «Certainement, la Divine Comédie a inspiré les Protocoles des Sages de Sion, les lois raciales et la solution finale ».

Gherush92 demande donc au Ministre de l’Instruction Publique d’exclure la Divine Comédie des programmes scolaires.

Cet appel est daté du 6 janvier dernier mais semble être passé inaperçu jusqu’à hier, quand l’agence Adnkronos a décidé de consacrer une longue dépêche à cette « proposition-choc ». La machine médiatique s’est immédiatement emballée. Les réactions se multiplient. Pour le président de l’Association des chefs d’établissements scolaires (Associazione nazionale dirigenti e alte professionalità della scuola), Giorgio Rembado, «supprimer l’étude de la Divine Comédie n’aurait pas de sens, mais il pourrait y en avoir un à l’accompagner d’un apparat critique sur les thèmes du racisme, de l’homophobie, de l’islamophobie et autres semblables, en gardant cependant à l’esprit que l’œuvre de Dante ne peut certes pas être jugée avec les critères d’aujourd’hui ».

La position de Gherush92 a donc peu de chances d’aboutir à court terme – ce n’était d’ailleurs pas son objectif –, mais elle pourrait bien déboucher sur une dose renforcée de politiquement correct dans les écoles. Le simple fait qu’elle soit prise au sérieux et qu’il soit nécessaire d’y répondre – nécessaire de justifier l’étude de Dante dans les écoles italiennes ! – est en tout cas un signe des temps.

Le Bobard par euphémisation : « De la boucherie traditionnelle au halal, passage de témoin en douceur »

Le Bobard par euphémisation : « De la boucherie traditionnelle au halal, passage de témoin en douceur »

Article reproduit avec l’aimable autorisation de la Fondation Polémia

[box class=”info”] La traditionnelle cérémonie des Bobards d’Or (*) qui aura lieu le 20 mars excite la convoitise des journalistes. Dans Le Monde du 6 mars 2012, Elise Vincent tente sa chance avec une subtile catégorie de bobard : le bobard par euphémisation. Ou comment la colonisation d’une ville se fait « en douceur ». Décryptage par Michel Geoffroy.
Polémia [/box]

On saluera à sa juste valeur l’article signé d’Elise Vincent dans Le Monde du 6 mars 2012 et intitulé « Yves Béguin et Lahcen Hakki [image ci-dessus], un passage de témoin en douceur dans la boucherie ». Car c’est un modèle du genre.

L’article décrit en effet la disparition du dernier boucher « traditionnel » –entendez français de souche – situé près de l’église de Pantin, commune de Seine-Saint-Denis riche de 52.000 habitants, et son remplacement par un boucher halal (un « artisan halal », écrit joliment Elise Vincent), d’origine marocaine et naturalisé au début des années 2000 alors qu’il était encore « sans papiers ».

Mais ce « passage de témoin » (sic) au sein d’une des plus vieilles communes d’Ile-de-France (une présence humaine permanente y est attestée depuis… le IIe siècle), symbole de l’islamisation de notre pays et du changement de population qu’induit l’immigration massive, ne suggère rien d’autre au journaliste qu’un lâche soulagement. Car Elise fait de gros efforts pour nous rassurer : la « transition » se passe très bien ! L’ordre règne à Pantin.

Qu’ils sont « corrects » !

Ce Lahcen est en effet quelqu’un de très bien car il a une « certaine prestance », ce qui est important, vous en conviendrez, pour un boucher. D’ailleurs ce n’est pas un boucher halal, non, c’est un « repreneur » d’affaire en difficulté : en d’autres termes, Lahcen et les siens viennent nous aider en reprenant nos commerces en déshérence…

Et puis Lahcen a de multiples talents : on nous dit qu’il a été tailleur pour femme (sic), maçon et plâtrier avant de faire dans le halal. Car il a « toujours appris sur le tas avec les Français », nous dit-on, sans qu’Elise remarque d’ailleurs qu’il est curieux que ce « Français » parle de ses « compatriotes » à la troisième personne. L’effet de l’intégration sans doute…
Mais, heureusement, les relations entre l’ancien boucher et l’artisan halal sont excellentes : pensez donc, « je lui ai donné ma recette de merguez et une astuce pour que les côtes de veau restent tendres », déclare ce bon Yves Béguin. Et ce gentil Lahcen a placé sur sa vitrine réfrigérée des plats à tajine et des dattes d’Algérie : comme c’est touchant ! Et puis Yves est toujours accueilli « avec plaisir » par Lahcen quand il lui rend visite dans sa boucherie halal.

Ah les braves gens ! Qu’ils sont « corrects » ! comme on disait déjà en 1940.

La valise ou le chômage

Evidemment il faut lire entre les lignes pour se faire une autre idée de la situation.
Un « repreneur », ce Lahcen ? Oui mais plutôt du genre pilleur d’épaves.

On comprend que ce brave Yves Béguin n’est sans doute pas si « décontracté » que le prétend Elise car il a en réalité dû brader son affaire à « 65.000€ le fonds sans même la prise en compte du chiffre d’affaires ». En clair, des années de labeur et aucun bénéfice, dans ces villes où la composition ethnique a été bouleversée.
On apprend aussi que d’autres commerces et boucheries « traditionnels » sont repris dans les mêmes conditions : pas de repreneur de souche. Cela provoque donc en chaîne une « désaffection du métier » par effet d’éviction cumulatif des Français de souche. Une autre version de la formule « la valise ou le cercueil » utilisée en d’autres temps, puisque c’est de mort économique qu’il s’agit.

L’abattage des bouchers traditionnels

Actualité électorale oblige, Elise Vincent évoque évidemment les propos de Marine Le Pen sur l’abattage halal. Voilà Yves Béguin érigé au rang d’expert : non, « c’est archifaux que toute la viande d’Ile-de-France est halal », déclare-t-il dans le langage particulier du 9.3. Nous voilà rassurés. Mais, pas de chance : Yves ajoute que si l’abattage n’est pas halal, ce sont les… bouchers qui le deviennent ! Tout est dans la nuance, même si le résultat est bien sûr le même. Et puis avec le halal viennent les autres prescriptions alimentaires. On apprend qu’Yves vendait du vin. Lahcen, qui est un bon musulman, ne le fera plus. Notez, il accepte encore de vendre des produits bios, même s’ils ne se vendent « pas vraiment » sur ce territoire. Mais notre journaliste ne relève pas ce dernier point.

S’ils ont faim, qu’ils prennent le métro !

Mais, au fait, que deviennent ceux qui ne veulent pas manger des produits halal ?
Car « les petites mamies » – entendez les vieux Français de souche qui n’ont pas les moyens de s’enfuir du paradis multiculturel – ont du mal à pousser la porte de la boucherie de Lahcen.
Ah ! Il y a là, certes, un petit inconvénient : il faut alors compter « trois stations de métro en direction de Paris » pour trouver des rillettes ou des côtes de porc. C’est pourquoi « la plupart se sont rabattus sur d’autres viandes ». Traduisez : ne mangent plus de porc.

L’impasse

La conclusion de l’article nous éclaire sur le sens qu’Elise Vincent entend donner à tout cela : « Dans la ruelle en pente douce bordée d’immeubles gris où la boucherie poursuit sa vie, le bistrot voisin s’appelle « l’Avenir ». Quelle poésie pour les bobos !
Mais quel symbole aussi pour le peuple français : Voulez-vous vraiment un avenir halal pour vos enfants ? Et si vous ne le voulez pas, il serait temps de remonter la pente !

Michel Geoffroy

(*) BOBARDS D’OR 2012 – BOBARDS D’OR 2012 – Le vote est ouvert

[box class=”info”] Source : Polémia. [/box]

– L’article du journal Le Monde est ici.

Image en Une : copies d’écran de l’article du Monde. De gauche à droite : Mr Yves Béguin et Mr Lahcen Hakki.