Face à l’islamisation, le temps n’est plus aux concessions, par Yann Vallerie [tribune libre]

Face à l’islamisation, le temps n’est plus aux concessions, par Yann Vallerie [tribune libre]

02/11/2011 – 20h00
PARIS (NOVOpress) – Les locaux de Charlie Hebdo, hebdomadaire satirique de gauche, viennent d’être incendiés cette nuit. Hasard ou pas, ce matin paraît un numéro intitulé « Charia hebdo » , qui se veut un retour sur les élections en Tunisie (qui ont vu les islamistes réaliser un score de 40% alors que sous Ben Ali, quoi qu’on en dise par ailleurs, ils faisaient profil bas) et sur la tendance générale qui est au retour à l’islamisme dans le monde arabe depuis le fameux « printemps arabe », orchestré et téléguidé par les Etats-Unis et leurs euro-valets. Bien évidemment, qui dit Charlie Hebdo, dit humour et refus du politiquement correct.

On se souvient tous de « l’affaire des caricatures » (du prophète Mahomet) en 2005, et de ces dessins humoristiques et satiriques publiés par un quotidien danois, puis relayés par Charlie Hebdo, qui avaient provoqué un déferlement de haine et de violence dans de nombreux pays musulmans, mais également en Europe (menaces de morts, manifestations haineuses). On se souvient alors de la faiblesse et de la lâcheté des politiciens et des gouvernants (danois et français notamment) qui, plutôt que de monter au créneau pour défendre la liberté d’expression en Europe et le droit au blasphème, avaient, pour le Danemark, demandé aux auteurs de ces caricatures et au journal les ayant publiées de faire profil bas avant de s’excuser platement auprès du monde musulman. On se souvient également qu’en France, l’hebdomadaire Charlie Hebdo et son rédacteur en chef de l’époque, Philippe Val, avaient été poursuivis en justice, sans succès.

Il va sans dire qu’on attend, suite à cet incendie, les réactions des Delanoë (si prompt à dénoncer l’obscurantisme religieux quand il s’agit de manifestations pacifiques de catholiques dénonçant la christianophobie ), des BHL (dont le nouveau surnom devrait être « Lord of war ») , des Hollande et des Copé , toujours en première ligne quand il s’agit de dénigrer et d’attaquer les classes populaires « souchiennes » européennes, mais silencieux dès que cela serait susceptible de concerner d’autres communautés. Cette subordination volontaire à « l’autre », cet ethnomasochisme ambiant, ces discours soporifiques mais dangereux sur la nécessité du « vivre ensemble » et de la tolérance  conduisent à des actes comme celui de ce matin.

En effet, aujourd’hui, au vu des concessions qui sont faites jour après jour à l’Islam et aux musulmans en terre d’Europe (généralisation de l’industrie halal, édification massive de mosquées, introduction de la finance islamique…) Il apparaît normal venant de la communauté musulmane de revendiquer toujours plus (suivre le Coran à la lettre, c’est aussi vouloir que le pays dans lequel on vit soit régi par la loi coranique) sur le sol européen  et  il est bien compréhensible que, se sentant en position de force,   les plus radicaux d’entre eux tolèrent de moins en moins ce qu’ils jugent être des attaques contre leur religion. (Il manque sans doute une partie « humour » dans leur grand livre sacré).

Cette lâcheté, cette peur de nos gouvernements et de notre classe dirigeante européenne vis-à-vis de tout ce qui touche à la religion musulmane et au monde musulman ne doit pas contaminer les peuples d’Europe. Nous ne devons pas devenir des esclaves !

Nous devons faire comprendre aux musulmans d’Europe la chose suivante : la terre d’Europe n’est pas une terre de soumission à leur loi islamique. Nous ne sommes pas des dhimmis. Si l’envie nous prend de dessiner Allah, en string ou en Bigouden, libre à nous. La condamnation juridique du blasphème n’existe plus en Europe, fort heureusement d’ailleurs. En Europe, nous n’accepterons jamais que les femmes puissent se faire lapider, qu’elles portent le voile, qu’elles soient rabaissées à un rang inférieur à l’homme. En Europe, nous n’acceptons pas non plus que notre manière de vivre et d’agir soit dictée par un livre écrit par un homme totalement étranger aux us et coutumes de notre continent. En Europe, nous refusons que la viande que nous mangeons soit égorgée sans étourdissement préalable. Nous refusons également d’être obligé de payer une quelconque taxe à un organisme religieux sous prétexte de manger de la nourriture. Nous le refusons, car notre civilisation réside sur une histoire commune, des traditions communes et un pacte social dont tout cela ne fait pas partie.

Que nous nous entendions bien : refuser la soumission de l’Europe au Coran, ça n’est pas dénigrer l’islam. Ainsi, d’Iran en Palestine, d’Afghanistan en Turquie, les musulmans qui composent en majorité ces pays sont libres d’appliquer (ou pas) la loi de leur prophète et il apparaît d’ailleurs scandaleux que des forces dites européennes ou américaines interviennent pour imposer une vision du monde unilatérale et totalitaire. Les musulmans d’Europe qui ne supporteraient pas l’humour, la critique et encore moins le débat, ont donc tout le loisir d’émigrer vers des terres d’Islam qui sauront sans aucun doute les accueillir et leur permettre de s’épanouir religieusement. À moins d’admettre enfin clairement et publiquement leur volonté de rester en Europe pour en faire un nouveau califat ?

Nous devons être intransigeants. Ne pas céder, sur rien. De notre gastronomie aux livres que nos enfants étudient à l’école. De notre liberté de ton et d’esprit à notre vision de l’histoire. De notre rapport à la femme à notre rapport à la nature et aux êtres qui la composent. Il en va de notre salut !

Aujourd’hui, malgré tout ce qui peut nous opposer, j’irai acheter Charlie Hebdo. Parce qu’Allah, cet inconnu dont tout le monde parle mais que personne n’a jamais vu, commence à me taper sur le système. Et parce que les esprits libres et insoumis, d’où qu’ils viennent, méritent d’être soutenus.

[box class=”info”]Photo Une : extrait dela couverture du numéro de “Charlie Hebdo” consacré aux caricatures de Mahomet/DR.[/box]

 Villeurbanne : mise à disposition d’équipement municipaux pour la fête musulmane de l’Aïd

Villeurbanne : mise à disposition d’équipement municipaux pour la fête musulmane de l’Aïd

02/11/2001 – 19h30
VILLEURBANNE (NOVOLyon) – Le dimanche 13 novembre, les associations sportives villeurbannaises utilisant habituellement le gymnase des Iris seront contraintes de trouver un autre endroit pour leurs compétitions. En effet, le gymnase sera mis à la disposition de la mosquée “Othmane” de Villeurbanne, afin de célébrer la fête musulmane de l’Aïd. Et ce n’est pas la première fois que cet équipement se trouve détourné de son affectation publique originelle. Des prières avaient été organisées en novembre 2010, notamment pour l’Aïd, avec des prêches en arabe et en français.

La mosquée annonce l’organisation de cet événement en partenariat avec des associations locales, telles que CLAP (Connexions locales d’actions plurielles), Les anciens habitants de la Boube (association “visant à un rapprochement culturel et social avec les pays du continent africain”) mais aussi le collectif de femmes “Pourquoi pas moi ?”.

Les “Inrocks” fébriles devant le cas Morrissey

Les “Inrocks” fébriles devant le cas Morrissey

02/11/2011 – 17h00
PARIS (NOVOpress) – Notre pays ploie, sans rompre fort heureusement, sous le nombre croissant de rebellocrates et de censeurs qui se sentent obligés de délimiter le périmètre de ce qui est acceptable ou non à leurs yeux. Parmi leurs jeux favoris, la traque des mal-pensants. Histoire d’assouvir leurs pulsions monomaniaques et de noircir du papier. C’est donc au tour des Inrocks par l’intermédiaire de JD Beauvallet de se parer de la toge d’un Robert le Bougre et d’intenter un procès quasi inquisitorial à Morrissey (photo ci-dessus), véritable icône du rock depuis plusieurs générations. Chanteur talentueux et indémodable du groupe phare des années 80, The Smiths, l’enfant de Manchester a par la suite entamé une carrière solo, qu’il poursuit depuis maintenant plus de vingt avec la maestria qu’on lui connaît.

Problème : Morrissey n’appartient pas au camp des bénis oui-oui prêt à chanter les louanges de « l’homme citoyen du monde », de la société multiculturelle ou autres fadaises dont raffolent sûrement les journalistes des Inrocks. Et cette propension à ne pas vouloir bêler en chœur avec le troupeau de l’antiracisme fait évidemment de Morrissey quelqu’un de suspect… Et ce n’est pas cette énième affaire qui risque de faire taire nos journalistes toujours avides de sensation fortes (sic). En proie à un litige qui l’oppose depuis plusieurs années au New Musical Express (NME), Morrissey a demandé la tenue d’un procès pour savoir, si effectivement, il avait tenu des propos qualifiés de racistes en 2007 lors d’un entretien avec le journaliste Tim Jonze (image ci-contre). Dans cet entretien, la clairvoyance du Moz’ l’aurait conduit à critiquer « la politique d’immigration de son pays » et toujours selon le journal, le chanteur « se serait lamenté de sa conséquence : la mort de l’identité anglaise ». Morbleu, on en tient un.

Un odieux facho qui pense (si ces propos sont avérés) que les vagues d’immigration qui se déversent en Europe et a fortiori en Angleterre ne sont pas franchement la panacée pour les peuples européens. Depuis plusieurs années, Morrissey se battait donc pour l’ouverture d’un procès en diffamation qui suite à des auditions a été accepté pour 2012 par le juge Tugendhat. Une première victoire pour Morrissey qui voit ici l’occasion de laver l’affront qui a consisté selon lui à déformer ses propos. Une vengeance du tabloïd qui n’aurait jamais digéré une arrivée du Moz’ sur scène « drapé dans un Union Jack » à Londres en 1992.

Pour le moment, Les Inrocks prennent le parti d’attendre la fin du procès au motif « qu’entre deux provocations goguenardes et six pirouettes, nous n’avons jamais parlé à un raciste : au pire à un patriote », dixit le grand sage JD Beauvallet. Attendre donc. Histoire « d’y voir plus clair une bonne fois pour toutes. Et de virer ou non le nom “Morrissey” de son carnet d’adresse ». Une tirade qui montre l’indépendance d’esprit dont fait preuve ce cher JD, qui tel un vrai rebelle patientera fiévreusement jusqu’à la décision du tribunal pour savoir si The Moz’ appartient au camp des méchants.

Et si la justice condamne le chanteur, alors la sanction ne se fera pas attendre. Viré sur le champ du carnet d’adresse de ce cher JD et des Inrocks. Un choc terrible pour le rocker qui à coup sûr ne s’en remettra pas…

Tremble Morrissey, tremble !

[box class=”info”]Crédit photo Une : Caligula/Wikipédia sous licence Creative Common[/box]

"La faute du Bobo Jocelyn" un roman d'anticipation ? Entretien avec Pierre Cassen [audio]

“La faute du Bobo Jocelyn” un roman d’anticipation ? Entretien avec Pierre Cassen [audio]

02/11/2011 – 15h30
PARIS (NOVOpress) – Les éditions Riposte Laïque publient en ce début du mois de novembre “La faute du bobo Jocelyn”, un roman qui nous plonge à Paris, en 2015, alors que de nombreuses villes du pays sont ravagées par la guerre civile, depuis l’élection d’un certain président socialiste qui se reconnaîtra.

Il met en scène Jocelyn, jeune militant socialiste et père de famille plein d’enthousiasme lors des élections présidentielles de 2012, à l’heure de faire barrage à ce que tout le monde appelle “la bête immonde”.

3 années après, il déchante, se retrouvant pourtant confronté à une société qu’il a pourtant appelée de ses voeux, le programme socialiste ayant été dévoilé bien avant les élections.
Prenant conscience du danger qui pèse sur sa civilisation, il va entrer en résistance et contribuer à la révolte des “Gaulois” contre les “Verlamistes”, soutenus par le gouvernement socialiste français.

Pour parler de ce roman, Pierre Cassen a accepté de répondre à toutes nos questions, y compris sur l’aspect ethnique et régional du combat européen qui est souvent combattu par Riposte Laïque.

Propos recueillis par Yann Vallerie
pour Novopress.

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[box class=”info”]Crédit photo : capture d’écran du compte prechiprecha sur YouTube[/box]

Israël envisage des frappes contre l’Iran

Israël envisage des frappes contre l’Iran

02/11/11 – 13h30
TEL-AVIV (NOVOpress)
– Il ne s’agit plus d’une vague éventualité, régulièrement évoquée par les médias, mais bel et bien d’un débat acharné au sein du gouvernement israélien. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et son ministre de la Défense, Ehud Barak, tentent actuellement de venir à bout de l’opposition d’un grand nombre de ministres à une attaque visant les installations nucléaires iraniennes.

Déjà, en début de semaine, certains médias israéliens avaient affirmé que la « décision était prise », malgré l’opposition des responsables de l’armée et du renseignement. Des affirmations démenties par le chef du gouvernement.

Légitimement inquiets des graves conséquences d’une telle opération militaire, la majorité des principaux ministres seraient encore opposés à cette option, seuls Netanyahu, Barak et le ministre des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, la défendant avec opiniâtreté.

Pour les autres membres du gouvernement, ce sont encore les pressions économiques et diplomatiques qui doivent prévaloir.

Pour la plupart des observateurs, le rapport de l’Agence internationale pour l’énergie atomique (AIEA) à propos du programme nucléaire iranien, qui doit être rendu public le 8 novembre,  aura « une influence décisive » sur les décisions du gouvernement israélien.

[box class=”info”]Crédit photo : Alexandre Prévot sous licence Creative Common[/box]

« Vendée, du génocide au mémoricide » : un livre de Reynald Secher

« Vendée, du génocide au mémoricide » : un livre de Reynald Secher

02/11/2011 – 12h30
NANTES (NOVOpress Breizh) – L’historien Reynald Secher, spécialiste des guerres de Vendée, sera à Nantes le mardi 8 novembre (1) pour présenter son dernier ouvrage « Vendée, du génocide au mémoricide », qui vient de sortir aux éditions du Cerf.

La parution de « La Vendée-Vengé » en 1986, inspiré de sa thèse d’État, avait eu à l’époque un grand retentissement et déclenché une vive polémique dans le monde des historiens. Dans cet ouvrage, préfacé par Jean Meyer, Reynald Secher faisait part de sa réflexion sur la nature de la répression en Vendée. Selon lui on se trouve en effet en présence d’un génocide légal.

L’auteur fonde sa thèse sur les trois lois spécifiques à la Vendée qui furent votées par la Convention : la première en date du 1er août 1793 prescrivant l’extermination des hommes, la déportation des femmes et des enfants et la destruction du territoire ; la seconde le 1er octobre qui prescrivit l’extermination de tous les Vendéens dénommés « brigands » ; la troisième le 7 novembre qui ordonna le retrait du nom de « Vendée » pour un nouveau nom « Vengé ».

Se fondant sur ces lois, l’armée républicaine, sous les ordres du général Turreau, entreprit de mettre en œuvre ce plan d’anéantissement et d’extermination. Dans une correspondance officielle datée du 24 janvier 1794, Turreau explique que grâce à son action il n’y aura plus d’habitants, d’habitats et d’économie en Vendée. Le 8 février 1794, son plan reçut l’aval du Comité de salut public par l’intermédiaire de Lazare Carnot.

Arc de triomphe : le général Turreau y figure en bonne place

Arc de triomphe : le général Turreau y figure en bonne place. Source : guerredevendee.canalblog.com

25 ans après, le nouveau livre de Secher revient donc sur un des épisodes les plus noirs de l’histoire de la Révolution. Reprenant dans une première partie la question du génocide commis contre la Vendée et une partie de l’Ouest de la France par la Convention et le Comité de salut public en 1793-1794, il aborde dans sa seconde partie une question encore largement ignorée des historiens : le mémoricide.

Citant de nombreux exemples, l’auteur souligne combien les bourreaux, leurs descendants et leurs « ayant droit » politiques républicains ont tout fait depuis 1794 non seulement pour effacer les traces de leurs crimes, mais pour contraindre les descendants des victimes à refouler le souvenir du traumatisme individuel et collectif. Les commentaires sur la période révolutionnaire et l’action de Carrier du musée de l’histoire de NANTES au château des Ducs de Bretagne, conçu par J. C. Martin, l’historien officiel de J.M. Ayrault, sont une bonne illustration de ce phénomène.

Avec la question du mémoricide, Reynald Sécher n’hésite pas à soulever une question historique qui ne manquera pas de faire débat. Il s’en était expliqué dans un entretien accordé à NOVOpress le 14 juillet dernier.
[box class=warning](1) Conférence de Reynald Secher le mardi 8 novembre 2011 à 20h30 salle Bretagne, 23 rue Villebois-Mareuil, Nantes. Entrée : 5 euros (gratuit pour les étudiants).[/box]

Céline vivant - Théâtre de Fortune, à Montréal

Francophonie : 4 soirées d’hommage à Louis-Ferdinand Céline à Montréal

02/11/2011 – 11h00
MONTRÉAL (NOVOpress Québec) —
À l’occasion du cinquantième anniversaire de la mort de Louis-Ferdinand Céline, le Théâtre de Fortune de Montréal organise, en partenariat avec les maisons de la culture de Notre-Dame-de-Grâce, Rosemont-Petite-Patrie, Plateau-Mont-Royal et l’Auditorium Le Prévost, 4 soirées “Céline Vivant”, en hommage à l’écrivain et à son œuvre, du 1er au 10 novembre. Une œuvre qui lui survit, parmi les plus fécondes et les plus audacieuses du siècle passé, « et ce, en dépit d’inlassables controverses qui se perpétuent encore de nos jours puisque le gouvernement français actuel a biffé son nom de la liste des personnalités que la France devait commémorer en 2011 », précise le metteur-en-scène Jean-Marie Papapietro.

Présentée et animée par Stéphane Lépine, ces soirées permettront d’entendre et de voir plusieurs documents d’archives dont la fameuse lecture des premiers chapitres du Voyage au bout de la nuit par Michel Simon, et d’assister à l’interprétation d’un extrait des Entretiens avec le Professeur Y par Roch Aubert et Jean-Charles Fonti.

[box class=info]Prochaine date : ce soir mercredi 2 novembre 2011 à 20 heures. / Où : Maison de la culture Rosemont-Petite-Patrie 6707 Avenue De Lorimier – Montréal QC.  / Téléphone : 514-872-1730 / L’entrée est gratuite, contactez les Maisons de la culture pour obtenir un laissez-passer. En savoir plus : www.arrondissement.com[/box]

Image en Une : Portrait de Céline – dessin de José Corréa. Source : Théâtre de Fortune

Hongrie : 8ème congrès du parti Jobbik

Hongrie : 8ème congrès du parti Jobbik

Le député européen Krisztina Morvai

Le député européen Krisztina Morvai (crédit : Barikad.hu)

02/11/2011 – 09h30
BUDAPEST (NOVOpress via Lionel Baland) — Le 29 octobre 2011, le parti nationaliste hongrois Jobbik (“Mouvement pour une meilleure Hongrie”) tenait son 8èmecongrès à Budapest. Dans son allocution, son président, Gábor Vona, a informé les quelques 600 délégués réunis sur place, et venant de toute la Hongrie, du travail parlementaire accompli lors de l’année écoulée. Le député européen Krisztina Morvai (photo ci-dessus) a quant à elle parlé du travail réalisé par les députés du Jobbik au sein du Parlement européen.

En passe de gouverner la Hongrie

Selon Gabor Vona, le Jobbik monte progressivement en puissance et s’apprête à gouverner le pays. “Le Jobbik doit, en tant que parti, devenir une force de gouvernement et, en tant que mouvement, construire une société organique basée sur des valeurs, prendre le pas sur les structures sociales en train de se désintégrer”.

À l’instar de ce qui existe en Russie, le Jobbik souhaite créer les institutions qui fourniront à la Hongrie ses cadres de demain : une académie destinée aux jeunes gens talentueux, “les Petits-enfants d’Attila”. Ces jeunes seraient soutenus par des subventions et des bourses d’études et formés par les meilleurs universités du le pays.

Hongrie : 8ème congrès du parti JobbikFaisant face à des critiques semble-t-il émises en interne, Gabor Vona a insisté sur le fait que le Jobbik n’a pas renoncé à quelque part que ce soit de sa “radicalité” depuis qu’il est devenu membre du Parlement hongrois, qu’il n’a pas édulcoré son programme. Selon ses propres termes, le Jobbik reste toutefois partisan de la « coexistence pacifique » des Hongrois et des Tsiganes, sans traitements de faveur ou discrimination : “nous devons créer un pays dans lequel deux choix seront présentés à ceux – Hongrois et Tsiganes – qui n’envisagent pas leur place dans le monde du travail, du droit et de l’éducation : soit la prison, soit l’émigration.”

Le Jobbik a décrété l’année 2012 comme “l’année d’Attila” et souhaite organiser le premier congrès mondial pantouranien (relatif à l’ensemble des peuples du Turkestan et de la Russie méridionale).

Photo en Une : le 8ème congrès du Jobbik à Budapest, crédits : Barikad.hu

En représailles à l'adhésion de la Palestine à l'Unesco, Israël accélère la colonisation

En représailles à l’adhésion de la Palestine à l’Unesco, Israël accélère la colonisation

02/11/11 – 08h00
JERUSALEM (NOVOpress)
— La riposte des autorités israéliennes, furieuses du début de reconnaissance internationale que représente l’adhésion de la Palestine à l’Unesco, ne se sera pas faite attendre. Le gouvernement israélien a en effet annoncé l’accélération de la colonisation, illégale au regard du des résolution de l’ONU, à Jérusalem-Est et en Cisjordanie.

Pour les palestiniens et de nombreux observateurs internationaux, cette décision représente une « accélération de la destruction du processus de paix » puisque l’arrêt des colonisations est le préalable à une reprise des négociations bilatérales.

Israël a annoncé la constructions de plus de 2.000 logements à Jérusalem-Est et en Cisjordanie , ainsi que le gel provisoire des transfert de fonds dus à l’Autorité palestinienne.

Les autorités palestiniennes en appellent donc au Quartette pour le Proche-Orient (Etats-Unis, Union européenne, ONU, Russie) pour faire pression sur Israël et obtenir le retrait de cette décision « provocatrice » aux conséquences imprévisibles.

« Israël doit admettre qu’aucune loi n’oblige l’ensemble de la communauté internationale à se soumettre à ses desiderata. Le vote de l’Unesco, à une très large majorité (107 vois pour, 14 voix contre) est totalement conforme aux règles de fonctionnement de cette institution démocratique »  a notamment commenté un responsable palestinien.

Crédits photo en Une : afps14 via Flickr (cc)

Londres : la farce des pseudo-indignés de la cathédrale Saint-Paul

Londres : la farce des pseudo-indignés de la cathédrale Saint-Paul

01/11/11 – 19h30
LONDRES (NOVOpress) –
A cross between a socialist and a socialite, « une combinaison de socialiste et de mondain » : c’est en ces termes que Yes, prime minister, l’excellente série satirique de la BBC dans les années 1980, caractérisait « l’évêque anglican idéal ». Dans l’épisode en question (« The Bishop’s Gambit »), le Premier Ministre finit par nommer évêque un spécialiste de l’Islam, qui définit la Bible comme « une sorte de Coran pour chrétiens ». Vingt-cinq ans plus tard, les choses ne se sont pas améliorées : l’Église anglicane a aujourd’hui la triste distinction d’être la plus politiquement correcte des Églises chrétiennes européennes et, en conséquence, celle qu’on prend le moins au sérieux.

Le triste état de ce qui fut l’Église officielle du plus vaste Empire que le monde ait connu – au temps où le clergé anglican prônait volontiers « le christianisme musculaire » –, est à nouveau apparu au grand jour depuis que des « indignés » anti-capitalistes, empêchés par la police de s’installer devant la Bourse de Londres, ont planté leurs tentes devant la cathédrale Saint-Paul, le 15 octobre dernier. Leur leader est un étudiant en philosophie, autoproclamé « anarchiste » et fils d’un promoteur immobilier multimillionnaire. Les chanoines de la cathédrale étaient trop proches, par l’idéologie comme par la sociologie, de ces pseudo-rebelles, pour ne pas les accueillir à bras ouverts. Ils ont même ordonné à la police de s’en aller pour ne pas les gêner.

Au fur et à mesure que la « protestation » se pérennisait, les inconvénients d’un tel voisinage ont commencé à apparaître. Le 21 octobre, Saint-Paul a dû fermer, pour la première fois depuis la Seconde Guerre Mondiale, à cause des problèmes de sécurité – les « indignés » bloquant notamment les sorties en cas d’incendie. Non seulement les services religieux ont été interrompus mais, l’entrée étant payante pour les touristes, la cathédrale a perdu au moins 16.000 livres par jour.

Dans l’intervalle, l’imposture des « indignés » est devenue évidente. Des journalistes du Daily Telegraph ont pu vérifier grâce à une caméra thermique que la plupart des tentes étaient inoccupées la nuit, les neuf dixièmes de ces grands rebelles préférant rentrer dormir à la maison. Le principal signe d’occupation était l’odeur de marijuana dans l’air.

Dans la journée, selon un reporter « infiltré » du Daily Mail, « une activité essentielle consiste à s’asseoir en rond pour fumer des joints et descendre de la bière ». Des gens ivres urinent sur les marches de la cathédrale et sur les tentes. « Dans leur vingtaine, avec une majorité de filles », la plupart des « protestataires » sont des étudiants des universités londoniennes, qui se partagent entre le campement et leurs cours. Ils hurlent, avec un accent très middle class, pour convoquer à des meetings divers et variés « pour les femmes, les minorités ethniques, et les groupes de soutien aux LBGT (Lesbian Gay Bisexual Transgender) ». « Un Blanc barbu converti à l’Islam fait le tour du camp en criant dans un mégaphone “Réveillez-vous, ce n’est pas un pique-nique” ».

La réouverture de Saint-Paul, le 27 octobre, qui faisait présager une expulsion des « indignés », a immédiatement provoqué la démission de leur principal partisan au sein du chapitre, le Révérend Dr Giles Fraser, chancelier de la cathédrale et connu entre autres pour son soutien au mariage homosexuel, ses campagnes contre « l’islamophobie » et sa négation publique de l’immortalité de l’âme.

Le chapitre a effectivement voté, le 28 octobre, à une courte majorité, le recours à la justice pour faire évacuer le campement, comme le recommandait le doyen, le Très Révérend Graeme Knowles. Mais les chanoines s’étant presque immédiatement désolidarisés de la décision, c’est cette fois le doyen qui a démissionné, le 31 octobre. Mark Field, député conservateur de la Cité de Londres, a alors accusé le chapitre d’avoir fait de Saint-Paul « une farce nationale ». La cathédrale a décidé aujourd’hui de suspendre son action en justice.

La responsabilité de la crise revient à présent à l’évêque de Londres, le Révérendissime Richard Chartres. Il avait commencé par féliciter les « protestataires » pour leur contribution « à la future forme du monde » mais avait finalement approuvé le recours à la justice pour les faire évacuer, ce qui lui vaut d’être aujourd’hui dénoncé comme un hypocrite.

Richard Chartres, dont on parle beaucoup actuellement pour l’archevêché de Cantorbéry, a succédé comme évêque de Londres à David Hope, célèbre pour avoir déclaré que sa sexualité était « une zone grise », après qu’il eut été « outé » par des militants homosexualistes.

Dans « Yes, Prime Minister », le secrétaire du Premier Ministre lui explique que les Church Commissioners lui proposeront deux candidats pour l’évêché vacant, mais de telle sorte qu’il choisisse nécessairement leur favori. « C’est comme un tour de carte, vous finissez toujours par choisir la carte que le magicien veut vous faire prendre. Dans le cas de l’Église d’Angleterre, le choix est généralement between a queen and a knave », entre une dame (une folle) et un valet (une crapule). Le jeu de mots, en tout cas, est intraduisible en français…

Elisabeth Sabaditsch-Wolff a été condamnée pour blasphème

Elisabeth Sabaditsch-Wolff a été condamnée pour blasphème

A l’heure où la christianophobie prospère sur le terreau de l’obscurantisme nihiliste et de la lâcheté objectivant les limites “extensibles” de liberté d’expression, il importe de revenir sur le procès d’Elisabeth Sabaditsch-Wolff.

En février dernier, une jeune viennoise, Elisabeth Sabaditsch-Wolff (photo), a été reconnue coupable en vertu de l’article 283 du code pénal autrichien d’avoir dénigré des enseignements religieux. Sa faute ? Avoir émis des commentaires critiques sur l’islam lors d’une conférence où elle est intervenue dans le cadre de l’assemblée d’un parti politique à Vienne. Cette fille de diplomate qui a vécu et travaillé pendant plusieurs années dans divers pays musulmans du Moyen-Orient a pu se rendre-compte au quotidien de la pratique de l’Islam. Elle a notamment témoigné selon elle « du traitement des femmes et de la pratique du djihad en Iran, en Libye et dans d’autres pays où elle a vécu ».

Si le tribunal a jugé que la liberté d’expression la protégeait des accusations de discours de haine, il a en revanche estimé que « Mahomet n’était pas un pédophile et que prétendre le contraire est un délit pénal ». Affirmer que Mahomet était un « pédophile » (il a consommé son mariage avec une de ses nombreuses épouses, Aïcha, quand elle avait 9 ans) relève de la diffamation pour le tribunal qui a motivé sa décision par le fait que « l’épouse du prophète enfant au moment du mariage était toujours son épouse lorsqu’elle a eu 18 ans ». Enregistrés à son insu, les propos de Mme Sabaditsch-Wolff avaient été ensuite publiés par un grand hebdomadaire autrichien. Condamnée au paiement d’une amende de 480 euros, Elisabeth Sabaditsch-Wolff a fait appel de cette décision.

Cette condamnation démontre bel et bien la conjugaison au sein des pays européens de deux phénomènes qui s’auto-alimentent lorsque l’Islam rejoint les débats. D’un coté le spectre des délits pour islamophobie ne cesse de s’agrandir, de l’autre la liberté d’expression au sujet de cette religion se rétrécit considérablement. Un constat d’autant plus fâcheux dans une Europe dont l’essence réside dans la faculté même de pouvoir s’exprimer librement dans un cadre respectueux. Mais une censure alimentée par le conformisme ambiant et la peur font peser un lourd tribut à ceux qui franchissent le Rubicon.

Et ce nouveau procès en Islamophobie qui a eu lieu en février dernier apporte une nouvelle fois de l’eau au moulin des véritables défenseurs de la liberté d’expression qui, il est vrai, ne représentent plus grand monde lorsqu’il s’agit de critiquer de manière constructive l’Islam. Un délit de blasphème qui n’émeut pourtant pas les juges des pays européens alors que ne se passe pas une semaine sans que la religion catholique soit trainée dans la boue.

[box] Photo : Elisabeth Sabaditsch-Wolff aux Assises sur l’islamisation de l’Europe, Paris 18 décembre 2010. [/box]

La crise : petit résumé – Par Bill Bonner

La crise : petit résumé – Par Bill Bonner

[box class=”info”] En cette veille du jour consacré aux morts, Bill Bonner, rédacteur à “ La chronique Agora” se livre à une analyse discursive de la crise durable que nous traversons. Un arrêt de mort du système de la finance et de l’argent ? [/box]

▪ Voilà comment nous voyons la situation actuelle. Après la Deuxième guerre mondiale, l’Europe a pu renaître de ses cendres pendant que les Etats-Unis volaient de record en record. Le monde développé non-communiste — Japon compris — profitait de ses “30 Glorieuses” de croissance.

Ensuite, quelque chose a mal tourné. Les zombies ont augmenté leur pouvoir… et ont fait passer de plus en plus de ressources vers des secteurs improductifs. Parallèlement, l’aubaine générée par l’utilisation croissante de carburants fossiles (la cause réelle de la croissance au-dessus de la normale enregistrée depuis l’avènement de la Révolution industrielle) atteignait le point de déclin d’utilité marginale. Les prix de l’énergie ont grimpé, et il a été de plus en plus difficile de trouver des applications qui rapporteraient gros.

Pris ensemble, ces phénomènes ont provoqué une baisse des taux de croissance réels. Depuis, les salaires réels n’ont marqué aucune amélioration significative — pas plus en France qu’aux Etats-Unis. C’est-à-dire que depuis 40 ans, les revenus du travailleur moyen ont à peine augmenté.

Comment réagir à ce défi ?

Aux États-Unis, les ménages ont ruiné leurs finances personnelles. Ils ont compensé le manque de croissance des revenus par une croissance des dettes. Cela leur a permis de continuer à améliorer leur niveau de vie jusqu’au 21ème siècle.

En Europe, ce sont les gouvernements qui ont ruiné leurs finances. Ils ont compensé le manque de croissance des revenus par une augmentation des services publics financés par la dette. Ce qui a permis aux gens d’améliorer leur niveau de vie même s’ils ne gagnaient pas plus d’argent.

En termes de dette totale, il n’y a pas beaucoup de différence entre les pays d’Europe et les États-Unis. Tous ont un ratio dette totale/PIB de 250% à 300%. Un peu plus pour certains, un peu moins pour d’autres. En Europe et au Japon, la dette se concentre dans le secteur public. Aux États-Unis, elle est en majeure partie dans le secteur privé… mais le secteur public gagne rapidement du terrain.

Évidemment, les gens qui vendent de la dette — c’est-à-dire Wall Street, la City de Londres et le reste de l’industrie financière — s’en sont merveilleusement bien sortis. Aux États-Unis, par exemple, le pourcentage des profits provenant des entreprises du secteur financier a grimpé de 300% au cours des trois dernières décennies.

Voilà pourquoi les gens pensent que les banques étaient la cause du problème. En réalité, ces dernières étaient en grande partie au bon endroit au bon moment, ce qui leur a permis de profiter d’une tendance qu’elles n’ont pas causée et qu’elles ne pouvaient absolument pas contrôler.

▪ Puis, en 2007, on a commencé à faire les comptes. Tout à coup, le secteur privé américain a cédé sous le poids de la dette. Les gens ne pouvaient plus payer leurs prêts… et les génies de l’industrie financière ont réalisé qu’ils étaient ruinés. Leur dette hypothécaire découpée et réarrangée n’était de loin pas aussi solide qu’ils le pensaient.

Les gouvernements se sont précipités pour secourir les banques, qui se trouvaient être, comme par hasard, d’importants contributeurs lors des campagnes électorales. Les autorités se sont mises dans le pétrin par la même occasion. L’Islande et l’Irlande ont été les premières à couler. Puis toute la périphérie de l’Europe s’est mise à prendre l’eau.

Aux États-Unis, des villes entières n’ont pas tardé à se retrouver sous l’eau… comme Las Vegas et Orlando. En Europe, des pays entiers ont été submergés, comme la Grèce.

Et qu’ont fait les autorités ? Quelle a été leur solution ?

Hélas, elles ne connaissent qu’un remède — ajouter de la dette –, qui ne fonctionne pas. Mais elles s’entêtent… baissant les taux d’intérêt, offrant plus de crédit facile à tout le monde. On pousse les gens à dépenser de l’argent qu’ils n’ont pas pour acheter des produits dont ils n’ont pas besoin de manière à ce que l’économie puisse aller là où elle ne devrait pas aller — plus loin dans la dette !

Mais même si les autorités réussissent à contraindre les ménages à répéter leurs erreurs… ils ne pourront pas tenir le rythme : ils sont en train de se retrouver à court d’argent.

La dette est désormais une entrave à la croissance, plutôt qu’un facilitateur. Comme l’énergie, elle a atteint son point de déclin d’utilité marginale il y a des années de ça. Les autorités peuvent encore ajouter de la dette — du moins aux États-Unis — mais ça n’aide pas la croissance. Au contraire, ça l’écrase.

Lorsque les investisseurs le comprendront enfin, ils vendront leurs actions… et les marchés seront libres de se rendre à leur rendez-vous avec leurs plus bas.

Bill Bonner

[box]Image en haut d’article : la dette des États-Unis, aujourd’hui sur l’horloge de la US Debt Clock.[/box]

A la découverte des maisons de l'identité : la Desouchière

A la découverte des maisons de l’identité : la Desouchière [entretien audio]

01/11/11 – 16h00
PARIS (NOVOpress) –
Située au cœur de la Bourgogne historique, La Desouchière (photo) a ouvert ses portes voilà un peu plus de 2 années maintenant. Elle est née de la volonté de plusieurs individus de former un véritable “village gaulois”, enraciné, en ces temps de crise.

Pour soutenir ce projet, une association, “Des racines et des elfes”, a été créée. Elle a pour but notamment de recueillir les fonds nécessaires aux travaux d’aménagement et de construction au sein du domaine. Elle a également pour but de mettre en avant le patrimoine local, régional, national et européen et accueille toutes les initiatives qui vont dans ce sens.

Olivier, animateur principal du projet, nous explique le sens de son engagement et tire un bilan des 2 premières années de la Desouchière, tout en regardant vers les mois à venir.

Propos recueillis par Yann Vallerie
pour Novopress France

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Histoire du suicide occidental - Vu du Québec, par Mathieu Bock-Côté

[Tribune libre] Histoire du suicide occidental – Vu du Québec, par Mathieu Bock-Côté

Vingt ans après la chute de l’URSS, le communisme nous indiffère. Qu’en reste-t-il sinon la caserne stalinienne nord-coréenne, le socialisme tropicalo-touristique cubain ou le capitalisme-sauvage-autoritaire-à-parti-unique chinois ? Peu de choses. Pourtant, la question mérite d’être posée : le communisme a-t-il laissé un héritage ? Il faut éviter d’y répondre trop directement pour bien y répondre.

Un peu d’histoire. De 1917 à 1956, environ, le communisme était « l’opium des intellectuels ». Il aura fallu bien des révélations pour qu’ils comprennent sa vraie nature. Une fois au pouvoir, les communistes ouvraient des camps de concentration à la chaîne. Ceux qui s’y étaient convertis par humanisme (il y en avait) ont vite déchanté et se sont ralliés peu à peu à la démocratie occidentale.

Mais il y avait les autres. Ceux qui s’y étaient investis par radicalisme. Dès les années 1960, et plus encore à partir des années 1970, ceux-là ont commencé à bouder le communisme soviétique. Trop sévère. Trop pépère. Il leur fallait trouver un substitut révolutionnaire, une drogue idéologique plus dure.

Le gauchisme culturel a pris le relais. Mai 68 représente son « moment fondateur ». La critique de la civilisation occidentale a remplacé celle du capitalisme. Celle de « l’homme blanc hétérosexuel » a remplacé celle du « bourgeois ». Hier, on défendait le prolétaire. Il n’a pas voulu de la Révolution ? On l’a sacrifié pour le remplacer par « l’exclu ».

Par exemple, on a pris l’école pour cible. Il ne fallait plus introduire les enfants à la société mais miser sur eux pour la renverser en repartant la société à zéro. C’est de là, notamment que viennent les initiatives comme la réforme scolaire qui misent sur la « créativité de l’enfant » pour mieux disqualifier la transmission du savoir.

Puis, on a ciblé la famille. Au nom de l’émancipation des uns et des autres, il fallait transformer l’espace domestique en champ de bataille fondé sur la politisation systématique du quotidien. La famille devait apparemment se démocratiser : on a ainsi sacrifié bêtement l’autorité parentale.

Même la prison a été mise en joue, les voyous étant apparemment les premières victimes de la logique carcérale qui déterminerait la société bourgeoise. Certains ont même été jusqu’à faire des voyous les porteurs d’une contestation révolutionnaire fondamentale. Ce discours, on l’a entendu récemment avec les émeutes de Londres.

On a enfin ciblé la nation pour l’assimiler au racisme, à l’exclusion, à la discrimination. On cherchera à la remplacer par la société multiculturelle. L’immigré, considéré comme un « marginal d’exception », sera désormais investi d’une mission sacrée : transformer la société au nom de son droit à la différence. Nul besoin de préciser qu’on ne lui avait aucunement demandé son avis avant de lui assigner une telle mission.

Résumons : vu de gauche, la révolution passait désormais par la survalorisation des marges culturelles. Mais l’histoire connaît d’étranges mutations. À partir des années 1980, le gauchisme culturel s’est affranchi définitivement du marxisme classique. En l’espace d’une décennie, un mariage étonnant allait alors se nouer entre le gauchisme culturel et l’individualisme libertaire. Le capitalisme récoltera la mise. La chute du mur de Berlin et l’avènement de la mondialisation allaient permettre le déploiement de cette nouvelle idéologie.

Le capitalisme s’est réapproprié l’imaginaire de la Révolution. Les révolutionnaires d’hier sont devenus les publicitaires d’aujourd’hui. Pour défaire les vieilles valeurs, mieux valait miser sur un individualisme radicalisé qui, à travers sa revendication d’un droit à l’authenticité, se donnait le droit de se désaffilier de toutes les institutions sociales. Les normes sociales devaient s’adapter désormais aux revendications de chacun. Autrement dit, il n’y avait plus de société. Le marché laissé à lui-même est un remarquable dissolvant social.

Le vingtième siècle a fait beaucoup de mal aux sociétés occidentales. La vision utopique du politique, qui nous a fait oublier l’histoire, la nature humaine et certaines permanences de culture, a appauvri existentiellement nos sociétés. Elle les a déréalisés plus profondément. En d’autres mots, au vingtième siècle, les sociétés occidentales ont essayé de se suicider. Au vingt-et-unième, on constatera probablement qu’elles ont réussi.

Mathieu Bock-Côté

[box class=”info”]Source : libre reprise du site Internet de Mathieu Bock-Côté. Mathieu Bock-Côté est chargé de cours et candidat au doctorat au département de sociologie de l’Université du Québec à Montréal. Il est l’auteur de La dénationalisation tranquille (Boréal, 2007) et en collaboration avec Jacques Beauchemin, de La cité identitaire (Athéna, 2007). Ses travaux relèvent de la sociologie politique, de la sociologie des idéologies et de l’histoire intellectuelle. Il est par ailleurs chroniqueur au quotidien 24h, au mensuel Échos Montréal ainsi qu’à l’émission Isabelle le matin, au 98,5 fm.[/box]

Philippe Poutou chez Ruquier : Des débuts bien peu prometteurs

Philippe Poutou chez Ruquier : des débuts bien peu prometteurs

01/11/2011 – 12h00
BORDEAUX (via Info Bordeaux) –
Le girondin Philippe Poutou, candidat du Nouveau Parti Anticapitaliste, était l’invité de l’émission de Laurent Ruquier, « On n’est pas couché », samedi 29 octobre sur France 2. Pour sa première grande télévision, le bilan est pour le moins… mitigé.

Après avoir subi l’humour (pas bien drôle, il faut le dire) de l’animateur et de ses invités, Philippe Poutou a répondu aux questions avec autant d’aplomb que de contradictions, et des arguments pour le moins discutables.

Candidat propulsé, incarnant son parti à son corps défendant, adepte des mesures autoritaires mais prônant la prise de décision collective pour « faire entendre la voix des salariés et des opprimés », il déclare néanmoins « je n’ai pas envie d’être populaire ». Et le moins que l’on puisse dire, est qu’il ne fait rien pour. Il est loin, le temps où Olivier Besancenot, habile rhéteur, était capable de transformer les vieilles lunes révolutionnaires en produits marketing presque sexys.

Combinant tant bien que mal un radicalisme d’opérette et un amateurisme atterrant, Poutou enchaîne les aberrations sous le regard, mi-amusé, mi-consterné des personnes présentes sur le plateau : arrêter le paiement de la dette (« y’en a qui appelle ça un moratoire »), « tout inverser », « prendre le contrôle » de toute « l’Europe des capitalistes » en « foutant en l’air » le système, sortie du nucléaire en 10 ans (sans proposer de source d’énergie alternative), interdiction des licenciements, régularisations massives et droit de vote des étrangers… Bref, le candidat du NPA s’est montré grand pourfendeur du réalisme, défendu en l’occurrence (cruel destin) par Audrey Pulvar, la compagne d’Arnaud Montebourg…

Le coup de grâce est asséné à un Poutou hagard par le philosophe d’extrême gauche Michel Onfray qui, d’un ton paternaliste, relève l’indigence du discours du NPA, qualifié de « désespoir » des travailleurs. Pas sûr qu’avec un tel lancement, la campagne du groupuscule d’extrême gauche aille jusqu’au bout. Mais qui s’en soucie encore ?

Crédits photo : DR

Propagande homosexuelle : la famille « homoparentale » désormais étudiée en terminale

Propagande homosexuelle : la famille « homoparentale » désormais étudiée en terminale

01/11/11 – 10h00
PARIS (NOVOpess)
– Chacun appréciera l’importance et l’urgence de la réforme : les lycéens de terminale littéraire étudieront désormais la famille « homosexuelle » comme modèle familial au même titre que la famille traditionnelle, monoparentale ou recomposée, et ce dans le cadre de la spécialité “Droit et grands enjeux du monde contemporain” (DGEMC).

C’est le Bulletin officiel spécial du ministère de l’Education nationale qui nous apprend cette nouveauté qui entrera en application à la rentrée scolaire 2012-2013.

Une disposition bien entendu saluée comme une victoire par toutes les associations activistes homosexuelles, arguant même qu’elles veilleront « à ce que le thème de l’homoparentalité soit traité de manière correcte et approfondie dans les manuels de DGEMC à paraître pour la rentrée 2012“.

Une « étude approfondie » dont on ne précise pas si elle sera accompagnée de travaux pratiques et dont l’intérêt primordial ne manquera pas de sauter aux yeux de tous les parents d’élèves à l’ère de l’explosion de l’illettrisme et de l’inculture galopante.

Crédit Photo : Ramon Stoppelenburg via Flickr (cc)

Lettre aux pessimistes qui ont tort de le rester

Lettre aux pessimistes qui ont tort de le rester

[box class=”info”]Vous êtes pessimiste, vous qui lisez ces lignes. On le sait. Comment ne pas l’être de nos jours ? Le spectacle de la rue et de l’actualité n’est-il pas affligeant ? Partout s’étalent les signes de la décadence occidentale et il faudrait être aveugle pour ne pas les voir. Mais si vous lisez ces lignes c’est justement que vous n’êtes déjà plus aveuglé : vous avez donc de grandes chances d’être découragé. Pourtant, si vous êtes découragé ou fatigué, vous auriez tort de le rester. Michel Geoffroy poursuit le débat avec Myriam Picard… (*) – Polémia[/box]
Article reproduit avec l’aimable autorisation de la Fondation Polémia.

La lucidité retrouvée

D’abord, le fait d’être pessimiste est un très bon signe : celui d’une lucidité retrouvée. Car effectivement notre civilisation traverse une grave crise et le bon diagnostic est une étape nécessaire à sa guérison. Il n’y a que Nicolas Sarkozy pour déclarer que « le monde change et en bien » (réunion du groupe des amis de la Libye le 30/09/2011). L’oligarchie occidentale trouve, en effet, que tout va très bien pour elle : les profits augmentent, l’OTAN fait régner la démocratie à coups de bombes, la « gouvernance mondiale » progresse.

Mais vous, Européen de souche, vous voyez désormais autre chose : l’islamisation, l’africanisation de l’Europe, le chômage, la dégradation de l’enseignement et de la culture, la montée de l’insécurité et de la violence, l’impuissance des gouvernements à maîtriser l’économie mondiale, les juges partiaux et la réduction de vos libertés.

Vous commencez donc à regarder d’un autre œil tous ceux que l’oligarchie a diabolisés. Vous vous demandez si ceux que l’on nomme dans les médias les « populistes », « l’extrême droite » ou les « indignés » n’auraient peut être pas raison.

La révolte qui vient

Pessimiste, vous ne devez pas oublier aussi que vous êtes de plus en plus nombreux. Tous les sondages le montrent. Cela signifie que le pessimisme devient en réalité une force politique montante en Occident. Car c’est la première expression de la révolte des Européens de souche. De la révolte qui vient.

Jusqu’à présent vous étiez politiquement suspect. L’oligarchie se moquait du « déclinisme » comme d’une maladie « d’extrême droite ». Ne vous menait-elle pas vers un avenir radieux ? Vers un monde unifié et métissé que seuls les réacs pouvaient craindre ? Pessimiste, vous pouviez vous croire isolé et honteux car dépassé par le sens de l’histoire.

Mais aujourd’hui c’est justement l’histoire qui vous donne raison. Qui montre que l’immigration n’est pas une chance, ni à Beyrouth, ni à Villiers-le-Bel ni à Londres. Que le mondialisme et la suppression des protections aux frontières riment avec désindustrialisation, chômage, insécurité et inégalités sociales. Que le laxisme moral débouche sur la corruption, la violence et l’inculture. Vous découvrez peu à peu que vous aviez raison. Peut-être trop tôt, mais raison quand même.

L’identité retrouvée des Européens de race blanche, de racines grecques, romaines, germaniques et celtes, et de religion chrétienne

L’Europe, la belle endormie (image ci-dessous), s’éveille progressivement à la conscience de son être, au grand dam de l’oligarchie qui pressent déjà la suite avec inquiétude.

Car l’Europe était en dormition depuis la fin de la seconde guerre mondiale, soumise aux conquérants-libérateurs. Nous, Européens, avions oublié qui nous étions. Nous nous croyions américains protestants à l’Ouest ou soviétiques à l’Est.

Mais dans nos villes transformées en caravansérails et à l’ombre des mosquées, nous redécouvrons tout à coup que nous sommes en réalité des Européens de race blanche, de racines grecques, romaines, germaniques et celtes, et de religion chrétienne (Charles De Gaulle).

C’est une très bonne nouvelle ! Le péché du pessimisme est le découragement

Le pessimisme est dangereux quand il débouche sur le découragement. Il sert alors d’ailleurs parfaitement l’intérêt de l’oligarchie qui ne rêve que de sujets soumis, de téléspectateurs passifs et de consommateurs drogués, qui ne menaceront pas son pouvoir : au contraire, ils le renforceront. Mais le pessimisme est positif quand il débouche sur l’action, c’est-à-dire sur la volonté de changer l’état des choses. Or c’est bien ce qui se passe de nos jours.

Pessimiste, vous nous dites que la tâche est tellement immense qu’on n’y arrivera pas. Que les Français ne veulent plus travailler, que beaucoup d’immigrés ne repartiront pas, que le monde deviendra chinois et tout à l’avenant.

Le péché du pessimisme est le découragement. Mais ce n’est pas conforme au génie européen, c’est-à-dire à votre vraie nature.

Rappelez-vous !

Les 300 Spartiates de Léonidas n’étaient-ils pas découragés de se compter si peu nombreux face aux hordes perses ? Les conquistadors n’ont-ils pas douté devant la lagune de Mexico ? Les marins de Lépante n’ont-ils pas frémi devant la flotte turque innombrable ? Les combattants exténués de la Marne croyaient-ils vraiment battre les armées du Kaiser ? Et pourtant tous ont gagné face à l’improbable, face au nombre, face à la masse, face aux règles.

Vous nous rétorquez que ce n’étaient pas les mêmes hommes : qu’ils n’étaient pas corrompus par le confort, par la télévision ou la société marchande et qu’ils croyaient encore dans les dieux et non dans les droits de l’hominien.

C’est vrai dans l’instant mais faux devant l’histoire.

L’identité est plus forte que l’idéologie ou la police : le mondialisme mourra pour les mêmes raisons que le communisme

D’abord, le monde va justement devenir de moins en moins confortable pour vous. Cela va changer les choses. Ensuite, l’exemple du communisme russe nous montre que l’identité est plus forte que l’idéologie ou la police. Les peuples ont survécu au laminoir communiste. Ils ont triomphé dans la durée.

Pessimiste, vous avez la mémoire courte : vous avez oublié que le communisme jadis si puissant et si redouté, notamment par d’autres pessimistes avant vous, est finalement mort. Qui le croyait en 1980 ? Le mondialisme mourra à son tour et pour les mêmes raisons, soyez-en assuré.

Nouvelles élites, nouveaux héros

Tout est à refonder, c’est vrai, pour remettre notre monde d’aplomb. Il faudra de la sueur, des larmes et sans doute aussi du sang pour le faire.

Mais n’est-ce pas une chance, justement, de vivre dans une telle époque ? Vous vous réveillez dans les ruines ? Ce sera donc plus rapide pour reconstruire dessus ! Car le réveil des Européens signifiera aussi que de nouvelles élites, de nouveaux héros, vont réapparaître.

Ils sont déjà autour de vous mais vous ne les voyez pas encore. Car dans la période froide que nous avons connue, il n’y avait pas de vraies élites, mais seulement une oligarchie qui ne prenait aucun risque sinon d’empocher les bénéfices. Mais maintenant que nous entrons dans une période chaude, puisque l’Europe est de nouveau confrontée aux risques de l’histoire, de vraies élites succéderont à cette oligarchie corrompue. Cela s’est toujours passé ainsi dans l’histoire.
Ce qui signifie que ce qui vous paraît impossible aujourd’hui deviendra possible bientôt.

Vous pouvez à tout instant agir contre le Système

Vous vous sentez seul parfois. Mais avez-vous oublié que ce sont les minorités qui font l’histoire ? Relisez donc l’histoire des Européens, vos ancêtres !

Et pourquoi donc, en outre, en admettant que vous soyez seul, ne pourriez-vous pas agir quand même ? Car c’est dans l’action que vous découvrirez que vous êtes plus nombreux que vous ne le pensiez et que vous avez le pouvoir de faire bouger, à votre tour, les choses.

Eteignez donc vos télévisions et vos radios, ne lisez pas les journaux gratuits et réinformez vous sur Internet ! Lisez des livres au lieu de faire votre sudoku matinal ! Arrêtez de tripoter votre portable à tout bout de champ et regardez le monde autour de vous ! Abandonnez le coca-cola et le jean : mangez européen et habillez-vous correctement. Les filles, portez des robes et des jupes ! Achetez français et européen ! Aidez vos compatriotes dans le besoin, pas les Somaliens ! Vous pouvez à tout instant agir contre le Système.

L’histoire, ce cimetière d’oligarchies mortes

L’oligarchie vous semble omnipotente, cachée derrière son mur d’argent, ses écrans de télévision et sa police. Mais l’histoire est un cimetière d’oligarchies mortes. Celle-ci les rejoindra bientôt.

Regardez-les : sur leurs visages maquillés se lit déjà l’ombre de la panique. Car les maîtres de l’économie et du profit ne savent plus comment résoudre la crise financière : leur « expertise » a fait long feu. On croit de moins en moins à leurs bobards médiatiques. La parole se libère progressivement du carcan du politiquement correct.

Les digues du Système sont submergées les unes après les autres. Le reste suivra bientôt.

Plusieurs grands penseurs européens, ceux qu’on n’enseigne plus dans les écoles, l’avaient prophétisé : l’Europe se redressera au bord du gouffre. Nous y sommes !

Michel Geoffroy

(*) Voir et lire dans l’ordre :

a) Lettre aux enfants européens (nés en 2011) : devenez des hommes
b)
Lettre ouverte à Michel Geoffroy sur une génération inutile

[box class=”info”]Source : Polémia[/box]
Photo : l’Europe la belle endormie. Crédit : DR.

Italie : 76% des demandeurs d’asile souffrent de troubles psychiques graves

Italie : 76% des demandeurs d’asile souffrent de troubles psychiques graves

31/10/11 – 18h30
MILAN (NOVOpress) –
« Les demandeurs d’asile sont des malades mentaux » : non, ce n’est pas un abominable slogan raciste, ou le propos de comptoir d’un beauf incapable d’apprécier la diversité, mais la conclusion d’une étude scientifique, et d’inspiration on ne peut plus immigrationniste. Intitulée « Viras », elle vient d’être présentée à Milan, au premier Congrès national « Psychiatrie et culture dans l’Italie multiethnique ». Cette étude, la première du genre en Europe, a été élaborée dans le cadre d’un projet de recherche mené par le Master « Politiques migratoires, human care et management durable » de l’Université Catholique du Sacré Cœur (qui vise à faire « abandonner les points de vue partiaux et ethnocentriques » sur l’immigration), la Croix Rouge italienne et le think-tank hautement politiquement correct « veDrò–L’Italie au futur », qui réunit des personnalités de centre gauche et de centre droit.

Principal résultat de l’étude : « l’ensemble de l’échantillon (100%), dont l’âge moyen est compris entre 25 et 35 ans, présente des symptômes de maladie. 76% montrent des signes clairs de trouble psychiatrique, au premier chef la dépression, et 24% des troubles physiques de type divers. 100%, à nouveau, de l’échantillon prennent des médicaments ou reçoivent des soins psychologiques (23%)».

Les chercheurs ont également examiné les motivations qui ont poussé les immigrés à déposer une demande d’asile. Cette partie de l’étude est fondée sur les déclarations des immigrés eux-mêmes, qui n’ont manifestement été soumises à aucune critique. Elle reflète donc, bien plus que la réalité, les stratégies des immigrés pour faire aboutir leur demande et la perception qu’ils ont des points faibles du système d’immigration occidental. C’est à ce titre qu’elle n’est pas dénuée d’intérêt.
Italie : 76% des demandeurs d’asile souffrent de troubles psychiques gravesD’après donc ces déclarations, « dans 15% des cas, la décision de déposer une demande d’asile vient de la discrimination pour des problèmes liés à l’identité sexuelle (homosexualité masculine) ». Ce taux de 15%, notent non sans naïveté les auteurs de l’étude, « paraît élevé tant dans l’absolu que par rapport au 30% (seulement le double) du principal motif pour lequel on continue à demander l’asile : la fuite d’une guerre ou de conflits, et l’activité politique ». Il faut dire que le fait qu’un pays soit ou non en guerre est plus facile à vérifier…

« Finalement », toujours selon les déclarations des immigrés reçues avec une foi aveugle par nos chercheurs de l’Université du Sacré Cœur, « le résultat le plus choquant : 82% de l’échantillon des demandeurs d’asile ont subi la torture, et 51% de ceux-ci ont subi la torture alors qu’ils étaient emprisonnés ». Dans seulement 27% des cas, il s’agissait de torture physique. « Dans près de 50% des cas, les tortures ont été accomplies à travers des pratiques déshumanisantes et à travers la violation et l’humiliation de tabous culturels ». Faute d’exemples concrets, on ne sait trop de quoi il est question.

« Les conclusions, commente justement Benedetta Rizzo, présidente de “veDrò”, ne laissent pas place au doute : la migration, en l’absence d’un projet complet d’accueil, représente en soi un très grave facteur de stress qui compromet toute possibilité de pleine intégration ». Benedetta Rizzo termine malheureusement sur des lieux communs d’une absolue vacuité : « La politique a en ce sens une très haute responsabilité, celle de comprendre le phénomène et d’essayer de donner des solutions qui répondent à l’ampleur des problèmes ».

Certains se rappelleront les propos de Serge Boret Bokwango, représentant du Congo à l’Office des Nations Unies à Genève – et qui, lui, ne parle pas en langue de bois : « Les immigrés africains en Italie sont les poubelles de l’Afrique ».