Merah et la DCRI : l’« erreur » d’« Hassan » coûte cher

Merah et la DCRI : l’« erreur » d’« Hassan » coûte cher

10/07/2012 — 10h00
TOULOUSE (NOVOpress) —
Les extraits audio des discussions entre Mohamed Merah et les policiers du RAID, révélés dimanche par TF1, relancent la polémique au sujet des failles de la DCRI, Direction centrale du renseignement intérieur, dans la gestion du cas Merah.

DCRI MerahAu téléphone, le terroriste islamique se moque du négociateur, un certain « Hassan », l’agent de la DCRI qui l’a rencontré de retour de son voyage au Pakistan. Il lui dit : « Tu crois que je vais faire du tourisme au Pakistan et en Afghanistan ? Qui t’as vu faire du tourisme là-bas ? (…)’Al Harb Khoudaa’, tu sais ce que ça veut dire ? Ca veut dire, la guerre est une ruse. Quand tu m’as convoqué, quand j’étais dans vos bureaux, j’étais en contact avec eux, je les avais trouvés (…) Je crois que c’est une des plus grandes erreurs de ta carrière ».

Le 10 septembre 2010, le patron de la DCRI, Bernard Squarcini, expliquait au Journal du Dimanche qu’il plaçait en tête des menaces du terrorisme islamique « le Français converti qui se radicalise et monte son opération seul » et les djihadistes français « qui partent en Afghanistan ». Comment expliquer que Merah repéré, la DCRI n’ait pas détecté de risques après son entretien avec lui, le 14 novembre 2011 ? L’« erreur » de l’interlocuteur de Merah à la DCRI, le fameux « Hassan », s’avère lourde de conséquences : dans son périple infernal, Mohamed Merah a assassiné trois parachutistes à Toulouse et Montauban puis trois enfants et un père de famille juifs début 2012.

Lobbying/homosexualité : Google veut “légaliser l’amour”

Homosexualité : Google veut "légaliser l'amour"

10/07/2012 – 08h00
PARIS (NOVOpress) — Le 7 juillet, Google a lancé une campagne contre l’homophobie, intitulée « Legalize love ». Le but de cette campagne de dimension mondiale est de soutenir les droits des homosexuels dans les pays où ils sont bafoués. La campagne doit donc cibler les pays disposant d’une « législation homophobe ».

Législation homophobe : parle-t-on des pays réprimant pénalement l’homosexualité ?

Homosexualité : Google veut "légaliser l'amour"
Crédit : © Google

D’après le dernier rapport de l’ILGA (International Lesbian and Gay Association) cela concerne 76 pays dans le monde. Ces pays engagent des poursuites sur la base de l’orientation sexuelle, poursuites qui débouchent sur des peines de prison. Cinq pays se distinguent en allant plus loin, puisque l’homosexualité y est passible de la peine de mort : l’Iran, la Mauritanie, l’Arabie Saoudite, le Soudan et le Yemen.

La carte publiée par l’ILGA met en évidence les “zones à problème” (en marron, l’Afrique et les pays musulmans). En toute bonne logique, la campagne de Google va donc se concentrer sur… l’Europe et l’Asie.

Les deux pays choisis pour démarrer sont très significatifs. Tout d’abord la Pologne. En Pologne il faut le savoir il n’existe aucune législation réprimant pénalement l’homosexualité. Mais Google ayant décidé que comme c’était l’un des pays d’Europe les plus attachés aux valeurs chrétiennes et traditionnelles, c’était donc là qu’il fallait frapper en premier. Le deuxième choix, en Asie, c’est Singapour. Il existe effectivement à Singapour des lois qui interdisent l’homosexualité. Mais dans les faits elles ne sont jamais appliquées et plus personne ne va en prison à Singapour pour cette raison.

Mais alors, pourquoi ?

Google nous explique que l’action à Singapour vise à sensibiliser le monde de la finance à ces questions. Le monde de la finance ? Il serait plus juste de parler des grandes entreprises multinationales. Car lorsque l’on creuse un peu, les déclarations des exécutifs de Google sont édifiantes. Le but réel de l’opération n’est pas tant de promouvoir les droits de minorités sexuelles mais de bénéficier d’une main-d’œuvre mobilisable à loisir, que l’on peut déplacer partout dans le monde sans craindre pour sa sécurité. « Nous opérons dans de nombreux pays et nous avons besoin d’une force de travail mobile mondialement » déclare le directeur exécutif de Google Peter Edgecumbe. Donc “pour déplacer sans risques les salariés dans le monde entier, faisons pression” !

Parce que c’est bien de cela dont il s’agit. La campagne « Legalize love » doit d’ailleurs opérer des partenariat avec des grands groupes et faire du lobbying agressif dans ce sens, qui peut aller jusqu’au chantage à l’emploi et à la délocalisation. Les premiers sont Citigroup (banque) et Ernst&Young (cabinet d’audit).

Si Google avait l’intention de défendre les droits d’opprimés, la campagne ciblerait l’Afrique et la péninsule arabique. Mais voilà la philosophie de la tolérance selon Google : avoir des employés déplaçables à loisir pour le plus grand profit de l’oligarchie financière mondiale. Le tout dissimulé sous l’habillage de la défense de l’égalité des droits. Très moral, n’est ce pas ?

Spoutnik, pour Novopress

Pessac : La mairie renouvelle sa subvention au « Festival des nuits du ramadan » !

Pessac : La mairie renouvelle sa subvention au « Festival des nuits du ramadan » !

09/07/2012 — 17h00
BORDEAUX (NOVOPress via Infos Bordeaux) —
Pour la 15ème année consécutive, l’association « Union M » organise avec le soutien de la municipalité de Pessac le festival des nuits du ramadan. L’événement qui a pour but de « retrouver l’aspect du partage dans ce moment particulier de la vie d’un musulman » fait depuis plusieurs années grincer des dents dans cette commune de la banlieue bordelaise.

Devant la multiplication des critiques, cette dernière édition a pourtant failli ne pas voir le jour, beaucoup d’habitants reprochant à la mairie de soutenir une manifestation religieuse. Le président de l’association Union M, Mohamed Jamaï, le reconnaît d’ailleurs : « On nous reprochait quelque chose de cultuel (…) on a eu un mois, pour tout organiser. Nous étions bloqués par une opposition de certains centres sociaux, mais la mairie nous a soutenus ». Jean-Jacques Benoît, maire socialiste de la ville, reconnaît les multiples objections, et tente de se justifier chez nos confrères de Sud-Ouest : « Nous avons essayé de concilier tout le monde. C’est un débat. Au final, nous avons considéré que ce festival avait bien des activités culturelles. Donc, nous continuons à le subventionner et à le soutenir ».

Toujours à Pessac, le projet de mosquée semble en bonne voie. Jean-Jacques Benoît promet qu’une décision sera prise d’ici la fin de l’année quant au futur lieu de culte qui devrait voir le jour au centre d’activité « Les Échoppes » : « J’ai demandé aux associations, elles sont au moins trois, d’essayer de se mettre d’accord. Une décision sera prise d’ici la fin de l’année ». Proche des islamistes de l’UOIF, l’association des Musulmans de Pessac devrait être en charge de cette nouvelle mosquée. Cette association est également partenaire du festival des nuits du ramadan.

Notre-Dame-des-Landes au cœur de la résistance écologique européenne

Notre-Dame-des-Landes au cœur de la résistance écologique européenne

09/07/2012 – 14H00
NANTES (NOVOpress Breizh) – ” Save the planet, GPII Stop!”. Le message – « in English » ! – de la fresque humaine était clair : sous un ciel plus que maussade, 3.000 personnes s’étaient réunies hier à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) pour marquer une nouvelle fois leur opposition au projet du futur aéroport Grand Ouest. Une manifestation qui intervient dans le cadre du 2ème « Forum européen des grands projets inutiles imposés » (GPII) qui se tient ici jusqu’au 11 juillet.

Notre-Dame-des-Landes au cœur de la résistance écologique européenne

Venus de France et d’Europe, des membres de groupes s’opposant dans toute l’Europe à des projets similaires ont installé des stands pour faire connaître leurs luttes. A côté des Espagnols de « Eurovegas no » qui contestent la construction d’un gigantesque complexe hôtelier et touristique, on trouve les Allemands de « Stuttgart 21 ist überall » qui s’opposent à l’agrandissement d’une gare ferroviaire, les Italiens de « No Tav » qui sont opposés à la mise en place de la ligne à grande vitesse Lyon-Turin ou encore les Finlandaises de « Women against Nuclear Power », hostiles à un projet de réacteur nucléaire de troisième génération (EPR) conçu et développé par Areva.

Parmi les quelques 300 intervenants prévus lors du Forum, Susan George, la présidente d’honneur d’Attac et Gustavo Massiah, l’un des créateurs du Forum social mondial devraient prendre la parole. Outre la quinzaine de délégations étrangères attendues, des représentants français contre des « projets inutiles », ainsi que des partis politiques comme Les Alternatifs ou le Parti de Gauche, ont également annoncé leur participation.

A partir d’aujourd’hui et pendant trois jours, les thèmes des transports, de l’agriculture, de l’énergie, de l’aménagement du territoire seront au programme sous les différents chapiteaux. Bien que participant au Gouvernement de Jean-Marc Ayrault – l’un des partisans les plus résolus du projet d’aéroport – Europe Ecologie-Les Verts sera également de la partie, malgré une crédibilité sérieusement entachée. « Les écologistes qui ont progressé dans les institutions à tous les étages démocratiques (sic) devaient maintenant s’atteler à retrouver la société et les militants perdus.» déclarait récemment le député (EELV) Noël Mamère. Ils auront manifestement du pain sur la planche.

Bilan Sarkozy + promesses Hollande = encore plus de clandestins

[box] Article reproduit avec l’aimable autorisation de la Fondation Polémia. [/box]

Pour les étrangers clandestins entrés en France en ayant violé ses lois, les bonnes nouvelles s’accumulent : suppression des gardes à vue, opportunités nouvelles pour les Maliens, gratuité totale des soins, nouvelle circulaire rendant la régularisation plus favorable. Andrea Massari fait un point technique de la situation.
Polémia

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Des incitations ?

1 La Cour de cassation a tranché dans le même sens que la Cour de justice européenne : il est désormais interdit de retenir plus de quatre heures les étrangers clandestins interpellés, ce qui rendra leur expulsion quasiment impossible. D’autant que les pays d’émigration se pressent rarement pour accorder des visas de retour à leurs ressortissants en coquetterie avec les lois françaises. Il est vrai qu’ici les juges ne font qu’interpréter une directive européenne adoptée par le conseil des ministres de l’Union européenne (et donc par le ministre français) et par le Parlement européen (avec le vote des députés UMP, à la suite d’une initiative prise en 2007 par la présidence française (Nicolas Sarkozy).

2 L’opération conduite en Libye par Sarkozy n’en finit pas d’avoir des conséquences déplorables sur la situation migratoire. Les désordres dans le nord du pays, les troubles dans le sud et les persécutions ethniques ou religieuses ouvrent potentiellement la voie du statut de réfugié politique à de nombreux Maliens, arrivés, ou arrivant en France pour des raisons d’opportunité économique ou sociale.

3 D’autant que le gouvernement Ayrault lance des signes d’encouragement aux clandestins et rétablit la gratuité totale des soins pour les clandestins bénéficiaires de l’Aide médicale d’Etat (AME). Là aussi un bien mauvais message.

4 Enfin le ministre de l’Intérieur prépare une nouvelle circulaire définissant des « critères objectifs » pour les régularisations. Ceci appelle deux observations. Il existait déjà une circulaire retenant des « critères objectifs » : la nouvelle circulaire devra donc être plus laxiste encore pour satisfaire les clientèles électorales du PS et notamment les associations immigrationnistes. Dans ces conditions les annonces de Manuel Valls selon lesquelles les régularisations ne dépasseront pas les 30.000 cas sont sujettes à caution. En 2010 et 2011 les 30.000 régularisations se répartissaient ainsi : 15.000 régularisations pour des regroupements familiaux « anticipés » ou pour l’obtention de statuts de réfugiés politiques ; 15.000 dépendant des critères supplémentaires définis par la circulaire. Il y a tout lieu de craindre que ce dernier chiffre ne s’accroisse encore.

5 Toute régularisation apporte de nouveaux flux migratoires de deux manières : en encourageant de nouveaux immigrés à rejoindre l’eldorado ; en encourageant les patrons peu scrupuleux à remplacer une main-d’œuvre stabilisée par une nouvelle main-d’œuvre hyper-précaire et donc plus… soumise.

6 Tout cela coûte cher : 100.000 € par immigré supplémentaire. Il est clair que la France n’en a plus les moyens !

Andrea Massari

Voir articles Polémia :

Le coût de l’immigration annuelle supplémentaire : 18 milliards d’euros
L’économie de l’immigration

[box class=”info”] Source : Polémia – 8/07/2012 [/box]

Image : bateau de clandestins arrivant dans le sud de l’Italie qui franchiront joyeusement les Alpes.

Démantèlement d’une filière d’immigration illégale

Démantèlement d'une filière d'immigration illégale

09/07/2012 — 10h00
LYON (NOVOpress) —
Parfois refoulés malgré le laxisme de la législation française et européenne à leur égard, certains candidats à l’immigration ne se laissent pas décourager.

Une longue enquête débutée au printemps 2011 a permis à la Police aux frontières travaillant conjointement avec d’autres service spécialisé, de démanteler une important filière congo-angolaise d’immigration irrégulière en région Rhône-Alpes. La visite de 22 sites différents a abouti à la saisie de 1200 faux documents administratifs, à la neutralisation de deux officines ainsi que d’une imprimerie parfaitement équipée spécialisée dans la fabrication de faux, et à l’interpellation de 28 personnes, dont plusieurs bénéficiaires. L’imprimeur qui avait également fabriqué de faux cachets officiels et son principal complice ont été écroués.

Cette filière de « dimension internationale » suspectée de fonctionner depuis au moins cinq ans aurait alimenté les communautés congolaises et angolaises en faux document (plusieurs milliers) « servant à couvrir l’irrégularité de leur séjour en France et d’étayer fallacieusement des dossiers de demandes d’asile politique ou de faire transcrire le faux permis de conduire étranger en permis de conduire français ».

Mais elle aurait aussi rapporté plusieurs centaines de milliers d’euros.

Pour une structure de ce genre patiemment démantelée, combien d’autres continuent leur juteux commerce d’êtres humains en toute quiétude ?

Cliquer sur l’image en Une pour la voir en entier.

Des extraits audio de Mohamed Merah avec la police dévoilés [audio]

08/07/2012 — 23h45
PARIS (NOVOpress) —
Ce dimanche 8 juillet, pour la première fois, ont été diffusés des extraits audio des négociations entre Mohamed Merah et les hommes du Raid pendant le siège de son appartement en mars dernier à Toulouse.
C’est TF1 qui a présenté ces extraits dans son émission Sept à Huit. La chaîne assure détenir quatre heures et demie d’enregistrement des négociations.

De ce que l’on entend on peut penser que Merah était un bon islamiste, intelligent et cohérent avec la doctrine du djihad. Pour la théorie de l’immigration “chance pour la France” c’est un heureux hasard qu’il n’ait pas été pris vivant pendant les 32 heures du siège de son appartement, ce style de propos répétés tout au long d’un procès aurait fait mauvais effet !

Un référendum sur le droit de vote des étrangers !

Un référendum sur le droit de vote des étrangers !

08/07/2012 — 18h30
PARIS (NOVOpress) —
Le Bloc Identitaire réclame un référendum sur le droit de vote des étrangers et une pétition “Droit de vote des étrangers : nous voulons que le peuple s’exprime !” est lancée pour l’obtenir.

Dans ses motifs le Bloc explique :

La gauche a gagné les élections législatives. Mais elle a perdu la bataille du droit de vote des étrangers. En effet, elle ne dispose pas au Parlement des 3/5ème d’élus nécessaires au vote d’une réforme de la Constitution, préalable à une loi sur ce sujet.

Le Bloc Identitaire s’en félicite. Pour autant, le débat ne doit pas être esquivé. Le peuple doit pouvoir s’exprimer. Il faut interdire à l’avenir à la gauche, par un vote clair et net, de continuer à entretenir un doute malsain sur ce sujet.

Le vote des étrangers aux élections locales était clairement défendu dans le projet du candidat Hollande. Le président Hollande et son gouvernement avaient affirmé qu’ils le réaliseraient rapidement. Depuis des mois, les socialistes et leurs alliés (politiques ou médiatiques) nous ont expliqué que les Français y étaient favorables.

Nous pensons pour notre part l’inverse. Comme nous, la majorité des Français sont encore attachés au lien entre nationalité et citoyenneté. Un lien fondamental, que la gauche voudrait détruire après avoir déjà brisé celui entre identité et nationalité.
[…]

La pétition se trouve ici.
Elle sera remise à Jean-Marc Ayrault (Premier ministre), François Hollande (Président de la République), Claude Bartolone (Président de l’Assemblée nationale), Jean-Pierre Bel (Président du Sénat).

Et la pétition de conclure : “Ensemble, mettons les socialistes face à leurs contradictions. Forçons-les à consulter le peuple, notre peuple ! Ensemble, exigeons un referendum pour dire définitivement NON au droit de vote pour les étrangers ! Avant que ce soit les étrangers naturalisés par nos gouvernements successifs qui en décident…”

Crédit photo : Rama via Wikipédia, licence CC.

Editions Alan Sutton : au cœur de l’identité des régions, villes et villages de France

Editions Alan Sutton : au cœur de l’identité des régions, villes et villages de France

08/07/2012 – 17h30
SAINT-CYR-SUR-LOIRE (NOVOpress)
– Il y a des maisons d’édition qui devraient être déclarées d’utilité publique. Le cas des éditions Alan Sutton, basées à Saint-Cyr-sur-Loire (Indre-et-Loire). Dans la collection « Mémoire en images », cet éditeur consacre des dizaines d’ouvrages à l’identité des villes et villages de France. Parmi les nouveautés : Port-la-Nouvelle, Vannes de 1900 à 1960, Aubervilliers (trois tomes), Nancy d’hier et d’aujourd’hui…

Au fil des pages et des siècles, une identité se dessine : des régions, des traditions, des coutumes françaises et européennes, des lieux de mémoire incontournables (églises chapelles, mairies, écoles, hospices…). Autant de réalités, facteurs d’harmonie et de cohésion, qui rappellent que la France est une terre d’identité multiséculaire.

Cette mise en perspective dépasse le cadre de la commune. Les éditions Alan Sutton consacrent ainsi des ouvrages aux moulins de la Nièvre, à la Côte d’Opale.
Et à la Côte d’Albâtre, à Paris en 100 dates ou encore, proposent 100 photos pour aimer la Touraine. Un riche catalogue, agrémenté de romans et d’études historiques. A découvrir assurément.

 

Milan : la mairie dépense 140.000 euros pour la prière musulmane

Milan : la mairie dépense 140.000 euros pour la prière musulmane

08/07/2012 — 15h10
MILAN (NOVOpress) —
Il pleut sur les Raphaëls du musée de Milan, faute d’argent pour réparer le toit. Mais la municipalité de gauche vient de dépenser 140.000 euros pour assurer le confort des musulmans pendant le Ramadan (cette année du 20 juillet au 19 août).

Sur la requête du préfet (aux ordres du gouvernement Monti), la mairie de Milan a acheté deux chapiteaux, situés devant le palais des sports Palasharp, au profit de l’« Institut culturel islamique de Milan ». Les chapiteaux sont dotés d’un plancher et d’un système d’éclairage. Il s’agit, explique l’adjoint à la Sécurité et à la cohésion sociale, « de garantir au Centre islamique la continuité de l’utilisation de ces espaces pour la prière ». La décision est « en outre économiquement avantageuse », puisque le prix d’achat de 140.000 euros ne correspond qu’à neuf mois de location – et que la location, on en a confirmation au passage, était jusqu’ici payée par la mairie. Le Centre islamique pourra ainsi continuer à utiliser les chapiteaux après le Ramadan, pour la prière du vendredi. La gestion sera assurée par la Protection civile de la ville.

Un reportage très complaisant avait été diffusé par la télévision régionale, à l’automne dernier, sur ces prières musulmanes devant le Palasharp. Deux journalistes italiens, un homme et une femme, ostensiblement voilée de vert pour l’occasion. Le journaliste masculin avait quand même interrogé le porte-parole du Centre islamique sur la ségrégation des femmes. Réponse : « L’homme a un devoir pendant la prière mais les femmes ont d’autres obligations, par exemple d’allaiter leurs enfants ». Quand, pour prouver que l’Islam est pacifique, le musulman donne en modèle la coexistence entre musulmans et chrétiens en Égypte, le journaliste ne bronche pas. Les images, en tout cas, sont parlantes.

La nouvelle majorité de gauche avait célébré sa conquête historique de la mairie de Milan, l’année dernière, en clamant : « Nous embrassons nos frères Roms et musulmans ». À ces déclarations d’amour-là, la gauche est toujours fidèle.

Crédit image : copie d’écran de Panorama.it.

États-Unis : vers un renversement économique inattendu ? Par Hervé Juvin

États-Unis : vers un renversement économique inattendu ? Par Hervé Juvin

[box class=”info”] Après la publication récente sur Novopress d’une analyse très pessimiste de la situation économique des Etats–Unis (« Les sept plaies de l’Amérique d’Obama » de Jean-Michel Quatrepoint), au titre du pluralisme des opinions nous publions cette analyse au contraire optimiste d’Hervé Juvin sur un point économique particulier mais très important. [/box]

Technique, économie, énergie. Il s’agit de prendre toute la mesure d’une information étonnamment passée inaperçue : les États-Unis étaient de très grands importateurs de pétrole ; de très grands importateurs de gaz ; de très grands dépendants aux sources d’énergies fossiles partout dans le monde. Les États-Unis, dans les années à venir, se sont mis dans la situation d’être exportateurs de pétrole ; exportateurs de gaz naturel ; ils pourraient même devenir parmi les plus grands exportateurs mondiaux.

[box] * NDLR. A certaines heures, l’hébergeur de cette vidéo (Dailymotion) ne délivre qu’un flux très lent. [/box]

À propos de l’auteur

Hervé JuvinHervé Juvin

Hervé Juvin est écrivain et conférencier. Auteur d’essais sur l’économie, la société et la mondialisation, il est spécialiste de la banque et des marchés financiers. Grand arpenteur du monde, il a publié plusieurs centaines d’articles, notamment dans Le Débat ( Gallimard), L’Expansion, Agir, et préside par ailleurs une société de conseil aux gouvernements, aux institutions et aux entreprises.

[box class=”info”] Source : Realpolitik.tv. [/box]

L’itinéraire d’un géopolitologue allemand : Karl Haushofer – Par Robert Steuckers

L’itinéraire d’un géopolitologue allemand : Karl Haushofer – Par Robert Steuckers

Préambule : le texte qui suit est une brève recension du premier des deux épais volumes que le Prof. Hans-Adolf Jacobsen a consacré à Karl Haushofer (photo). Le travail à accomplir pour réexplorer en tous ses recoins l’œuvre de Karl Haushofer, y compris sa correspondance, est encore immense. Puisse cette modeste contribution servir de base aux étudiants qui voudraient, dans une perspective néo-eurasienne, entamer une lecture des œuvres de Haushofer et surtout analyser tous les articles parus dans sa “Zeitschrift für Geopolitik”.

L’itinéraire d’un géopolitologue allemand : Karl Haushofer – Par Robert SteuckersHaushofer est né en 1869 dans une famille bien ancrée dans le territoire bavarois. Les archives nous rappellent que le nom apparaît dès 1352, pour désigner une famille paysanne originaire de la localité de Haushofen. Les ancêtres maternels, eux, sont issus du pays frison dans le nord de l’Allemagne. Orphelin de mère très tôt, dès l’âge de trois ans, le jeune Karl Haushofer sera élevé par ses grands-parents maternels en Bavière dans la région du Chiemsee. Le grand-père Fraas était professeur de médecine vétérinaire à Munich. En évoquant son enfance heureuse, Haushofer, plus tard, prend bien soin de rappeler que les différences de caste étaient inexistantes en Bavière: les enfants de toutes conditions se côtoyaient et se fréquentaient, si bien que les arrogances de classe étaient inexistantes: sa bonhommie et sa gentillesse, proverbiales, sont le fruit de cette convivialité baroque: ses initiatives porteront la marque de ce trait de caractère. Haushofer se destine très tôt à la carrière militaire qu’il entame dès 1887 au 1er Régiment d’Artillerie de campagne de l’armée du Royaume de Bavière.

En mission au Japon

Le 8 août 1896, il épouse Martha Mayer-Doss, une jeune femme très cultivée d’origine séphérade, côté paternel, de souche aristocratique bavaroise, côté maternel. Son esprit logique seront le pendant nécessaire à la fantaisie de son mari, à l’effervescence bouillonnante de son esprit et surtout de son écriture. Elle lui donnera deux fils: Albrecht (1903-1945), qui sera entraîné dans la résistance anti-nazie, et Heinz (1906-?), qui sera un agronome hors ligne. Le grand tournant de la vie de Karl Haushofer, le début véritable de sa carrière de géopolitologue, commence dès son séjour en Asie orientale, plus particulièrement au Japon (de la fin 1908 à l’été 1910), où il sera attaché militaire puis instructeur de l’armée impériale japonaise. Le voyage du couple Haushofer vers l’Empire du Soleil Levant commence à Gênes et passe par Port Saïd, Ceylan, Singapour et Hong Kong. Au cours de ce périple maritime, il aborde l’Inde, voit de loin la chaîne de l’Himalaya et rencontre Lord Kitchener, dont il admire la “créativité défensive” en matière de politique militaire. Lors d’un dîner, début 1909, Lord Kitchener lui déclare “que toute confrontation entre l’Allemagne et la Grande-Bretagne coûterait aux deux puissances leurs positions dans l’Océan Pacifique au profit du Japon et des Etats-Unis”. Haushofer ne cessera de méditer ces paroles de Lord Kitchener. En effet, avant la première guerre mondiale, l’Allemagne a hérité de l’Espagne la domination de la Micronésie qu’elle doit défendre déjà contre les manigances américaines, alors que les Etats-Unis sont maîtres des principales îles stratégiques dans cet immense espace océanique: les Philippines, les Iles Hawaï et Guam. Dès son séjour au Japon, Haushofer devient avant tout un géopolitologue de l’espace pacifique: il admet sans réticence la translatio imperii en Micronésie, où l’Allemagne, à Versailles, doit céder ces îles au Japon; pour Haushofer, c’est logique: l’Allemagne est une “puissance extérieure à l’espace pacifique” tandis que le Japon, lui, est une puissance régionale, ce qui lui donne un droit de domination sur les îles au sud de son archipel métropolitain. Mais toute présence souveraine dans l’espace pacifique donne la maîtrise du monde: Haushofer n’est donc pas exclusivement le penseur d’une géopolitique eurasienne et continentale, ou un exposant érudit d’une géopolitique nationaliste allemande, il est aussi celui qui va élaborer, au fil des années dans les colonnes de la revue “Zeitschrift für Geopolitik”, une thalassopolitique centrée sur l’Océan Pacifique, dont les lecteurs les plus attentifs ne seront pas ses compatriotes allemands ou d’autres Européens mais les Soviétiques de l’agence “Pressgeo” d’Alexander Rados, à laquelle collaborera un certain Arthur Koestler et dont procèdera le fameux espion soviétique Richard Sorge, également lecteur très attentif de la “Zeitschrift für Geopolitik” (ZfG). Dans son journal, Haushofer rappelle les rapports qu’il a eus avec des personnalités soviétiques comme Tchitchérine et Radek-Sobelsohn. L’intermédiaire entre Haushofer et Radek était le Chevalier von Niedermayer, qui avait lancé des expéditions en Perse et en Afghanistan. Niedermayer avait rapporté un jour à Haushofer que Radek lisait son livre “Geopolitik der Pazifischen Ozeans”, qu’il voulait faire traduire. Radek, roublard, ne pouvait faire simplement traduire le travail d’un général bavarois et a eu une “meilleure” idée dans le contexte soviétique de l’époque: fabriquer un plagiat assorti de phraséologie marxiste et intitulé “Tychookeanskaja Probljema”. Toutes les thèses de Haushofer y était reprises, habillées d’oripeaux marxistes. Autre intermédiaire entre Radek et Haushofer: Mylius Dostoïevski, petit-fils de l’auteur des “Frères Karamazov”, qui apportait au géopolitologue allemand des exemplaires de la revue soviétique de politique internationale “Nowy Vostok” (= “Nouveau Monde”), des informations soviétiques sur la Chine et le Japon et des écrits du révolutionnaire indonésien Tan Malakka sur le mouvement en faveur de l’auto-détermination de l’archipel, à l’époque sous domination néerlandaise.

Le séjour en Extrême-Orient lui fait découvrir aussi l’importance de la Mandchourie pour le Japon, qui cherche à la conquérir pour se donner des terres arables sur la rive asiatique qui fait face à l’archipel nippon (l’achat de terres arables, notamment en Afrique, par des puissances comme la Chine ou la Corée du Sud est toujours un problème d’actualité…). Les guerres sino-japonaises, depuis 1895, visent le contrôle de terres d’expansion pour le peuple japonais coincé sur son archipel montagneux aux espaces agricoles insuffisants. Dans les années 30, elles viseront à contrôler la majeure partie des côtes chinoises pour protéger les routes maritimes acheminant le pétrole vers les raffineries nippones, denrée vitale pour l’industrie japonaise en plein développement.

Début d’une carrière universitaire

Le retour en Allemagne de Karl et Martha Haushofer se fait via le Transibérien, trajet qui fera comprendre à Haushofer ce qu’est la dimension continentale à l’heure du chemin de fer qui a réduit les distances entre l’Europe et l’Océan Pacifique. De Kyoto à Munich, le voyage prendra exactement un mois. Le résultat de ce voyage est un premier livre, “Dai Nihon – Grossjapan” (en français: “Le Japon et les Japonais”, avec une préface de l’ethnologue franco-suisse Georges Montandon). Le succès du livre est immédiat. Martha Haushofer contacte alors le Professeur August von Drygalski (Université de Munich) pour que son mari puisse suivre les cours de géographie et passer à terme une thèse de doctorat sur le Japon. Haushofer est, à partir de ce moment-là, à la fois officier d’artillerie et professeur à l’Université. En 1913, grâce à la formidable puissance de travail de son épouse Martha, qui le seconde avec une redoutable efficacité dans tous ses projets, sa thèse est prête. La presse spécialisée se fait l’écho de ses travaux sur l’Empire du Soleil Levant. Sa notoriété est établie. Mais les voix critiques ne manquent pas: sa fébrilité et son enthousiasme, sa tendance à accepter n’importe quelle dépêche venue du Japon sans vérification sourcilleuse du contenu, son rejet explicite des “puissances ploutocratiques” (Angleterre, Etats-Unis) lui joueront quelques tours et nuiront à sa réputation jusqu’à nos jours, où il n’est pas rare de lire encore qu’il a été un “mage” et un “géographe irrationnel”.

Le déclenchement de la première guerre mondiale met un terme (tout provisoire) à ses recherches sur le Japon. Les intérêts de Haushofer se focalisent sur la “géographie défensive” (la “Wehrgeographie”) et sur la “Wehrkunde” (la “science de la défense”). C’est aussi l’époque où Haushofer découvre l’œuvre du géographe conservateur et germanophile suédois Rudolf Kjellen, auteur d’un ouvrage capital et pionnier en sciences politiques: “L’Etat comme forme de vie” (“Der Staat als Lebensform”). Kjellen avait forgé, dans cet ouvrage, le concept de “géopolitique”. Haushofer le reprend à son compte et devient ainsi, à partir de 1916, un géopolitologue au sens propre du terme. Il complète aussi ses connaissances par la lecture des travaux du géographe allemand Friedrich Ratzel (à qui l’on doit la discipline de l’anthropogéographie); c’est l’époque où il lit aussi les œuvres des historiens anglais Gibbon (“Decline and Fall of the Roman Empire”) et Macaulay, exposant de la vision “Whig” (et non pas conservatrice) de l’histoire anglaise, étant issu de familles quaker et presbytérienne. Les événements de la première guerre mondiale induisent Haushofer à constater que le peuple allemand n’a pas reçu —en dépit de l’excellence de son réseau universitaire, de ses érudits du 19ème siècle et de la fécondité des œuvres produites dans le sillage de la pensée organique allemande,— de véritable éducation géopolitique et “wehrgeographisch”, contrairement aux Britanniques, dont les collèges et universités ont été à même de communiquer aux élites le “sens de l’Empire”.

Réflexions pendant la première guerre mondiale

Ce n’est qu’à la fin du conflit que la fortune des armes passera dans le camp de l’Entente. Au début de l’année 1918, en dépit de la déclaration de guerre des Etats-Unis de Woodrow Wilson au Reich allemand, Haushofer est encore plus ou moins optimiste et esquisse brièvement ce qui, pour lui, serait une paix idéale: “La Courlande, Riga et la Lituanie devront garder des liens forts avec l’Allemagne; la Pologne devra en garder d’équivalents avec l’Autriche; ensuite, il faudrait une Bulgarie consolidée et agrandie; à l’Ouest, à mon avis, il faudrait le statu quo tout en protégeant les Flamands, mais sans compensation allemande pour la Belgique et évacuation pure et simple de nos colonies et de la Turquie. Dans un tel contexte, la paix apportera la sécurité sur notre flanc oriental et le minimum auquel nous avons droit; il ne faut absolument pas parler de l’Alsace-Lorraine”. L’intervention américaine lui fera écrire dans son journal: “Plutôt mourir européen que pourrir américain”.

Haushofer voulait dégager les “trois grands peuples de l’avenir”, soit les Allemands, les Russes et les Japonais, de l’étranglement que leur préparaient les puissances anglo-saxonnes. Les énergies de l’ “ours russe” devaient être canalisées vers le Sud, vers l’Inde, sans déborder ni à l’Ouest, dans l’espace allemand, ni à l’Est dans l’espace japonais. L’ “impérialisme du dollar” est, pour Haushofer, dès le lendemain de Versailles, le “principal ennemi extérieur”. Face à la nouvelle donne que constitue le pouvoir bolchevique à Moscou, Haushofer est mitigé: il rejette le style et les pratiques bolcheviques mais concède qu’elles ont libéré la Russie (et projettent de libérer demain tous les peuples) de “l’esclavage des banques et du capital”.

En 1919, pendant les troubles qui secouent Munich et qui conduisent à l’émergence d’une République des Conseils en Bavière, Haushofer fait partie des “Einwohnerwehrverbände” (des unités de défense constituées par les habitants de la ville), soit des milices locales destinées à maintenir l’ordre contre les émules de la troïka “conseilliste” et contre les pillards qui profitaient des désordres. Elles grouperont jusqu’à 30.000 hommes en armes dans la capitale bavaroise (et jusqu’à 360.000 hommes dans toute la Bavière). Ces unités seront définitivement dissoutes en 1922.

Les résultats du Traité de Versailles

La fin de la guerre et des troubles en Bavière ramène Haushofer à l’Université, avec une nouvelle thèse sur l’expansion géographique du Japon entre 1854 et 1919. Une chaire est mise à sa disposition en 1919/1920 où les cours suivants sont prodigués à onze étudiants: Asie orientale, Inde, Géographie comparée de l’Allemagne et du Japon, “Wehrgeographie”, Géopolitique, Frontières, Anthropogéographie, Allemands de l’étranger, Urbanisme, Politique Internationale, Les rapports entre géographie, géopolitique et sciences militaires. L’objectif de ces efforts était bien entendu de former une nouvelle élite politique et diplomatique en mesure de provoquer une révision des clauses du Traité de Versailles. Pour Wilson, le principe qui aurait dû régir la future Europe après les hostilités était celui des “nationalités”. Aucune frontière des Etats issus notamment de la dissolution de l’Empire austro-hongrois ne correspondait à ce principe rêvé par le président des Etats-Unis. Dans chacun de ces Etats, constataient Haushofer et les autres exposants de la géopolitique allemande, vivaient des minorités diverses mais aussi des minorités germaniques (dix millions de personnes en tout!), auxquelles on refusait tout contact avec l’Allemagne, comme on refusait aux Autrichiens enclavés, privés de l’industrie tchèque, de la viande et de l’agriculture hongroises et croates et de toute fenêtre maritime de se joindre à la République de Weimar, ce qui était surtout le voeu des socialistes à l’époque (ils furent les premiers, notamment sous l’impulsion de leur leader Viktor Adler, à demander l’Anschluss). L’Allemagne avait perdu son glacis alsacien-lorrain et sa province riche en blé de Posnanie, de façon à rendre la Pologne plus ou moins autarcique sur le plan alimentaire, car elle ne possédait pas de bonnes terres céréalières. La Rhénanie était démilitarisée et aucune frontière du Reich était encore “membrée” pour reprendre, avec Haushofer, la terminologie forgée au 17ème siècle par Richelieu et Vauban. Dans de telles conditions, l’Allemagne ne pouvait plus être “un sujet de l’histoire”.

Redevenir un “sujet de l’histoire”

Pour redevenir un “sujet de l’histoire”, l’Allemagne se devait de reconquérir les sympathies perdues au cours de la première guerre mondiale. Haushofer parvient à exporter son concept, au départ kjellénien, de “géopolitique”, non seulement en Italie et en Espagne, où des instituts de géopolitique voient le jour (pour l’Italie, Haushofer cite les noms suivants dans son journal: Ricciardi, Gentile, Tucci, Gabetti, Roletto et Massi) mais aussi en Chine, au Japon et en Inde. La géopolitique, de facture kjellénienne et haushoférienne, se répand également par dissémination et traduction dans une quantité de revues dans le monde entier. La deuxième initiative qui sera prise, dès 1925, sera la création d’une “Deutsche Akademie”, qui avait pour but premier de s’adresser aux élites germanophones d’Europe (Autriche, Suisse, minorités allemandes, Flandre, Scandinavie, selon le journal tenu par Haushofer). Cette Académie devait compter 100 membres. L’idée vient au départ du légat de Bavière à Paris, le Baron von Ritter qui, en 1923 déjà, préconisait la création d’une institution allemande semblable à l’Institut de France ou même à l’Académie française, afin d’entretenir de bons et fructueux contacts avec l’étranger dans une perspective d’apaisement constructif. Bien que mise sur pied et financée par des organismes privés, la “Deutsche Akademie” ne connaîtra pas le succès que méritait son programme séduisant. Les “Goethe-Institute”, qui représentent l’Allemagne sur le plan culturel aujourd’hui, en sont les héritiers indirects, depuis leur fondation en 1932.

L’objectif des instituts de géopolitique, de la Deutsche Akademie et des “Goethe-Institute” est donc de générer au sein du peuple allemand une sorte d’ “auto-éducation” permanente aux faits géographiques et aux problèmes de la politique internationale. Cette “auto-éducation” ou “Selbsterziehung” repose sur un impératif d’ouverture au monde, exactement comme Karl et Martha Haushofer s’étaient ouverts aux réalités indiennes, asiatiques, pacifiques et sibériennes entre 1908 et 1910, lors de leur mission militaire au Japon. Haushofer explique cette démarche dans un mémorandum rédigé dans sa villa d’Hartschimmelhof en août 1945. La première guerre mondiale, y écrit-il, a éclaté parce que les 70 nations, qui y ont été impliquées, ne possédaient pas les outils intellectuels pour comprendre les actions et les manoeuvres des autres; ensuite, les idéologies dominantes avant 1914 ne percevaient pas la “sacralité de la Terre” (“das Sakrale der Erde”). Des connaissances géographiques et historiques factuelles, couplées à cette intuition tellurique —quasi romantique et mystique à la double façon du “penseur et peintre tellurique” Carl Gustav Carus, au 19ème siècle, et de son héritier Ludwig Klages qui préconise l’attention aux mystères de la Terre dans son discours aux mouvements de jeunesse lors de leur rassemblement de 1913— auraient pu contribuer à une entente générale entre les peuples: l’intuition des ressources de Gaia, renforcée par une “tekhnê” politique adéquate, aurait généré une sagesse générale, partagée par tous les peuples de la Terre. La géopolitique, dans l’optique de Haushofer, quelques semaines après la capitulation de l’Allemagne, aurait pu constituer le moyen d’éviter toute saignée supplémentaire et toute conflagration inutile (cf. Jacobsen, tome I, pp. 258-259).

Une géopolitique révolutionnaire dans les années 20

En dépit de ce mémorandum d’août 1945, qui regrette anticipativement la disparition de toute géopolitique allemande, telle que Haushofer et son équipe l’avaient envisagée, et souligne la dimension “pacifiste”, non au sens usuel du terme mais selon l’adage latin “Si vis pacem, para bellum” et selon l’injonction traditionnelle qui veut que c’est un devoir sacré (“fas”) d’apprendre de l’ennemi, Haushofer a été aussi et surtout —c’est ce que l’on retient de lui aujourd’hui— l’élève rebelle de Sir Halford John Mackinder, l’élève qui inverse les intentions du maître en retenant bien la teneur de ses leçons; pour Mackinder, à partir de son célèbre discours de 1904 au lendemain de l’inauguration du dernier tronçon du Transibérien, la dynamique de l’histoire reposait sur l’opposition atavique et récurrente entre puissances continentales et puissances maritimes (ou thalassocraties). Les puissances littorales du grand continent eurasiatique et africain sont tantôt les alliées des unes tantôt celles des autres. Dans les années 20, où sa géopolitique prend forme et influence les milieux révolutionnaires (dont les cercles que fréquentaient Ernst et Friedrich-Georg Jünger ainsi que la figure originale que fut Friedrich Hielscher, sans oublier les communistes gravitant autour de Radek et de Rados), Haushofer énumère les puissances continentales actives, énonciatrices d’une diplomatie originale et indépendante face au monde occidental anglo-saxon ou français: l’Union Soviétique, la Turquie (après les accords signés entre Mustafa Kemal Atatürk et le nouveau pouvoir soviétique à Moscou), la Perse (après la prise du pouvoir par Reza Khan), l’Afghanistan, le sous-continent indien (dès qu’il deviendra indépendant, ce que l’on croit imminent à l’époque en Allemagne) et la Chine. Il n’y incluait ni l’Allemagne (neutralisée et sortie du club des “sujets de l’histoire”) ni le Japon, puissance thalassocratique qui venait de vaincre la flotte russe à Tsoushima et qui détenait le droit, depuis les accords de Washington de 1922 d’entretenir la troisième flotte du monde (le double de celle de la France!) dans les eaux du Pacifique. Pour “contenir” les puissances de la Terre, constate Haushofer en bon lecteur de Mackinder, les puissances maritimes anglo-saxonnes ont créé un “anneau” de bases et de points d’appui comme Gibraltar, Malte, Chypre, Suez, les bases britanniques du Golfe Persique, l’Inde, Singapour, Hong Kong ainsi que la Nouvelle-Zélande et l’Australie, un cordon d’îles et d’îlots plus isolés (Tokelau, Suvarov, Cook, Pitcairn, Henderson, …) qui s’étendent jusqu’aux littoraux du cône sud de l’Amérique du Sud. L’Indochine française, l’Insulinde néerlandaise et les quelques points d’appui et comptoirs portugais sont inclus, bon gré mal gré, dans ce dispositif en “anneau”, commandé depuis Londres.

Les Philippines, occupées depuis la guerre hispano-américaine puis philippino-américaine de 1898 à 1911 par les Etats-Unis, en sont le prolongement septentrional. Le Japon refuse de faire partie de ce dispositif qui permet pourtant de contrôler les routes du pétrole acheminé vers l’archipel nippon. L’Empire du Soleil Levant cherche à être une double puissance: 1) continentale avec la Mandchourie et, plus tard, avec ses conquêtes en Chine et avec la satellisation tacite de la Mongolie intérieure, et 2) maritime en contrôlant Formose, la presqu’île coréenne et la Micronésie, anciennement espagnole puis allemande. L’histoire japonaise, après Tsoushima, est marquée par la volonté d’assurer cette double hégémonie continentale et maritime, l’armée de terre et la marine se disputant budgets et priorités.

Un bloc continental défensif

Haushofer souhaite, à cette époque, que le “bloc continental”, soviéto-turco-perso-afghano-chinois, dont il souhaite l’unité stratégique, fasse continuellement pression sur l’ “anneau” de manière à le faire sauter. Cette unité stratégique est une “alliance pression/défense”, un “Druck-Abwehr-Verband”, soit une alliance de facto qui se défend (“Abwehr”) contre la pression (“Druck”) qu’exercent les bases et points d’appui des thalassocraties, contre toutes les tentatives de déploiement des puissances continentales. Haushofer dénonce, dans cette optique, le colonialisme et le racisme, qui en découle, car ces “ismes” bloquent la voie des peuples vers l’émancipation et l’auto-détermination. Dans l’ouvrage collectif “Welt in Gärung” (= “Le monde en effervescence”), Haushofer parle des “gardiens rigides du statu quo” (“starre Hüter des gewesenen Standes”) qui sont les obstacles (“Hemmungen”) à toute paix véritable; ils provoquent des révolutions bouleversantes et des effondrements déstabilisants, des “Umstürze”, au lieu de favoriser des changements radicaux et féconds, des “Umbrüche”. Cette idée le rapproche de Carl Schmitt, quand ce dernier critique avec acuité et véhémence les traités imposés par Washington dans le monde entier, dans le sillage de l’idéologie wilsonienne, et les nouvelles dispositions, en apparence apaisantes et pacifistes, imposées à Versailles puis à Genève dans le cadre de la SdN. Carl Schmitt critiquait, entre autres, et très sévèrement, les démarches américaines visant la destruction définitive du droit des gens classique, le “ius publicum europaeum” (qui disparait entre 1890 et 1918), en visant à ôter aux Etats le droit de faire la guerre (limitée), selon les théories juridiques de Frank B. Kellogg dès la fin des années 20. Il y a tout un travail à faire sur le parallèlisme entre Carl Schmitt et les écoles géopolitiques de son temps.

En dépit du grand capital de sympathie dont bénéficiait le Japon chez Haushofer depuis son séjour à Kyoto, sa géopolitique, dans les années 20, est nettement favorable à la Chine, dont le sort, dit-il, est similaire à celui de l’Allemagne. Elle a dû céder des territoires à ses voisins et sa façade maritime est neutralisée par la pression permanente qui s’exerce depuis toutes les composantes de l’ “anneau”, constitués par les points d’appui étrangers (surtout l’américain aux Philippines). Haushofer, dans ses réflexions sur le destin de la Chine, constate l’hétérogénéité physique de l’ancien espace impérial chinois: le désert de Gobi sépare la vaste zone de peuplement “han” des zones habitées par les peuples turcophones, à l’époque sous influence soviétique. Les montagnes du Tibet sont sous influence britannique depuis les Indes et cette influence constitue l’avancée la plus profonde de l’impérialisme thalassocratique vers l’intérieur des terres eurasiennes, permettant de surcroît de contrôler le “chateau d’eau” tibétain où les principaux fleuves d’Asie prennent leur source (à l’Ouest, l’Indus et le Gange; à l’Est, le Brahmapoutre/Tsangpo, le Salouen, l’Irawadi et le Mékong). La Mandchourie, disputée entre la Russie et le Japon, est toutefois majoritairement peuplée de Chinois et reviendra donc tôt ou tard chinoise.

Sympathie pour la Chine mais soutien au Japon

Haushofer, en dépit de ses sympathies pour la Chine, soutiendra le Japon dès le début de la guerre sino-japonaise (qui débute avec l’incident de Moukden en septembre 1931). Cette option nouvelle vient sans doute du fait que la Chine avait voté plusieurs motions contre l’Allemagne à la SdN, que tous constataient que la Chine était incapable de sortir par ses propres forces de ses misères. Le Japon apparaissait dès lors comme une puissance impériale plus fiable, capable d’apporter un nouvel ordre dans la région, instable depuis les guerres de l’opium et la révolte de Tai-Peh. Haushofer avait suivi la “croissance organique” du Japon mais celui-ci ne cadrait pas avec ses théories, vu sa nature hybride, à la fois continentale depuis sa conquête de la Mandchourie et thalassocratique vu sa supériorité navale dans la région. Très branché sur l’idée mackindérienne d’ “anneau maritime”, Haushofer estime que le Japon demeure une donnée floue sur l’échiquier international. Il a cherché des explications d’ordre “racial”, en faisant appel à des critères “anthropogéographiques” (Ratzel) pour tenter d’expliquer l’imprécision du statut géopolitique et géostratégique du Japon: pour lui, le peuple japonais est originaire, au départ, des îles du Pacifique (des Philippines notamment et sans doute, antérieurement, de l’Insulinde et de la Malaisie) et se sent plus à l’aise dans les îles chaudes et humides que sur le sol sec de la Mandchourie continentale, en dépit de la nécessité pour les Japonais d’avoir à disposition cette zone continentale afin de “respirer”, d’acquérir sur le long terme, ce que Haushofer appelle un “Atemraum”, un espace de respiration pour son trop-plein démographique.

L’Asie orientale est travaillée, ajoute-t-il, par la dynamique de deux “Pan-Ideen”, l’idée panasiatique et l’idée panpacifique. L’idée panasiatique concerne tous les peuples d’Asie, de la Perse au Japon: elle vise l’unité stratégique de tous les Etats asiatiques solidement constitués contre la mainmise occidentale. L’idée panpacifique vise, pour sa part, l’unité de tous les Etats riverains de l’Océan Pacifique (Chine, Japon, Indonésie, Indochine, Philippines, d’une part; Etats-Unis, Mexique, Pérou et Chili, d’autre part). On retrouve la trace de cette idée dans les rapports récents ou actuels entre Etats asiatiques (surtout le Japon) et Etats latino-américains (relations commerciales entre le Mexique et le Japon, Fujimori à la présidence péruvienne, les théories géopolitiques et thalassopolitiques panpacifiques du général chilien Pinochet, etc.). Pour Haushofer, la présence de ces deux idées-forces génère un espace fragilisé (riche en turbulences potentielles, celles qui sont à l’oeuvre actuellement) sur la plage d’intersection où ces idées se télescopent. Soit entre la Chine littorale et les possessions japonaises en face de ces côtes chinoises. Tôt ou tard, pense Haushofer, les Etats-Unis utiliseront l’idée panpacifique pour contenir toute avancée soviétique en direction de la zone océanique du Pacifique ou pour contenir une Chine qui aurait adopté une politique continentaliste et panasiatique. Haushofer manifeste donc sa sympathie à l’égard du panasiatisme. Pour lui, le panasiatisme est “révolutionnaire”, apportera un réel changement de donne, radical et définitif, tandis que le panpacifisme est “évolutionnaire”, et n’apportera que des changements mineurs toujours susceptibles d’être révisés. Le Japon, en maîtrisant le littoral chinois et une bonne frange territoriale de l’arrière-pays puis en s’opposant à toute ingérence occidentale dans la région, opte pour une démarche panasiatique, ce qui explique que Haushofer le soutient dans ses actions en Mandchourie. Puis en fera un élément constitutif de l’alliance qu’il préconisera entre la Mitteleuropa, l’Eurasie (soviétique) et le Japon/Mandchourie orientant ses énergies vers le Sud.

Toutes ces réflexions indiquent que Haushofer fut principalement un géopolitologue spécialisé dans le monde asiatique et pacifique. La lecture de ses travaux sur ces espaces continentaux et maritimes demeure toujours aujourd’hui du plus haut intérêt, vu les frictions actuelles dans la région et l’ingérence américaine qui parie, somme toute, sur une forme actualisée du panpacifisme pour maintenir son hégémonie et contenir une Chine devenue pleinement panasiatique dans la mesure où elle fait partie du “Groupe de Shanghai” (OCS), tout en orientant vers le sud ses ambitions maritimes, heurtant un Vietnam qui s’aligne désormais sur les Etats-Unis, en dépit de la guerre atroce qui y a fait rage il y a quelques décennies. On n’oubliera pas toutefois que Kissinger, en 1970-72, avait parié sur une Chine maoïste continentale (sans grandes ambitions maritimes) pour contenir l’URSS. La Chine a alors eu une dimension “panpacifiste” plutôt que “panasiatique” (comme l’a souligné à sa manière le général et géopolitologue italien Guido Giannettini). Les stratégies demeurent et peuvent s’utiliser de multiples manières, au gré des circonstances et des alliances ponctuelles.

Réflexions sur l’Inde

Reste à méditer, dans le cadre très restreint de cet article, les réflexions de Haushofer sur l’Inde. Si l’Inde devient indépendante, elle cessera automatiquement d’être un élément essentiel de l’ “anneau” pour devenir une pièce maîtresse du dispositif continentaliste/panasiatique. Le sous-continent indien est donc marqué par une certaine ambivalence: il est soit la clef de voûte de la puissance maritime britannique, reposant sur la maîtrise totale de l’Océan Indien; soit l’avant-garde des puissances continentales sur le “rimland” méridional de l’Eurasie et dans la “Mer du Milieu” qu’est précisément l’Océan Indien. Cette ambivalence se retrouve aujourd’hui au premier plan de l’actualité: l’Inde est certes partie prenante dans le défi lancé par le “Groupe de Shanghai” et à l’ONU (où elle ne vote pas en faveur des interventions réclamées par l’hegemon américain) mais elle est sollicitée par ce même hegemon pour participer au “containment” de la Chine, au nom de son vieux conflit avec Beijing pour les hauteurs himalayennes de l’Aksai Chin en marge du Cachemire/Jammu et pour la question des barrages sur le Brahmapoutre et de la maîtrise du Sikkim. Haushofer constatait déjà, bien avant la partition de l’Inde en 1947, suite au départ des Britanniques, que l’opposition séculaire entre Musulmans et Hindous freinera l’accession de l’Inde à l’indépendance et/ou minera son unité territoriale ou sa cohérence sociale. Ensuite, l’Inde comme l’Allemagne (ou l’Europe) de la “Kleinstaaterei”, a été et est encore un espace politiquement morcelé. Le mouvement indépendantiste et unitaire indien est, souligne-t-il, un modèle pour l’Allemagne et l’Europe, dans la mesure, justement, où il veut sauter au-dessus des différences fragmentantes pour redevenir un bloc capable d’être pleinement “sujet de l’histoire”.

Voici donc quelques-unes des idées essentielles véhiculées par la “Zeitschrift für Geopolitik” de Haushofer. Il y a en a eu une quantité d’autres, parfois fluctuantes et contradictoires, qu’il faudra réexhumer, analyser et commenter en les resituant dans leur contexte. La tâche sera lourde, longue mais passionnante. La géopolitique allemande de Haushofer est plus intéressante à analyser dans les années 20, où elle prend tout son essor, avant l’avènement du national-socialisme, tout comme la mouvance nationale-révolutionnaire, plus ou moins russophile, qui cesse ses activités à partir de 1933 ou les poursuit vaille que vaille dans la clandestinité ou l’exil. Reste aussi à examiner les rapports entre Haushofer et Rudolf Hess, qui ne cesse de tourmenter les esprits. Albrecht Haushofer, secrétaire de la “Deutsche Akademie” et fidèle disciple de ses parents, résume en quelques points les erreurs stratégiques de l’Allemagne dont:
a) la surestimation de la force de frappe japonaise pour faire fléchir en Asie la résistance des thalassocraties;
b) la surestimation des phénomènes de crise en France avant les hostilités;
c) la sous-estimation de la durée temporelle avec laquelle on peut éliminer militairement un problème;
d) la surestimation des réserves militaires allemandes;
e) la méconnaissance de la psychologie anglaise, tant celle des masses que celle des dirigeants;
f) le désintérêt pour l’Amérique.
Albrecht Haushofer, on le sait, sera exécuté d’une balle dans la nuque par la Gestapo à la prison de Berlin-Moabit en 1945. Ses parents, arrêtés par les Américains, questionnés, seront retrouvés pendus à un arbre au fond du jardin de leur villa d’Hartschimmelhof, le 10 mars 1946. Karl Haushofer était malade, déprimé et âgé de 75 ans.

L’Allemagne officielle ne s’est donc jamais inspirée de Haushofer ni sous la République de Weimar ni sous le régime national-socialiste ni sous la Bundesrepublik. Néanmoins bon nombre de collaborateurs de Haushofer ont poursuivi leurs travaux géopolitiques après 1945. Leurs itinéraires, et les fluctuations de ceux-ci devrait pouvoir constituer un objet d’étude. De 1951 à 1956, la ZfG reparaît, exactement sous la même forme qu’au temps de Haushofer. Elle change ensuite de titre pour devenir la “Zeitschrift für deutsches Auslandswissen” (= “Revue allemande pour la connaissance de l’étranger”), publiée sous les auspices d’un “Institut für Geosoziologie und Politik”. Elle paraît sous la houlette d’un disciple de Haushofer, le Dr. Hugo Hassinger. En 1960, le géographe Adolf Grabowsky, qui a également fait ses premières armes aux côtés de Haushofer, publie, en n’escamotant pas le terme “géopolitique”, un ouvrage remarqué, “Raum, Staat und Geschichte – Grundlegung der Geopolitik” (= “Espace, Etat et histoire – Fondation de la géopolitique”). Il préfèrera parler ultérieurement de “Raumkraft” (de “force de l’espace”). Les ouvrages qui ont voulu faire redémarrer une géopolitique allemande dans le nouveau contexte européen sont sans contexte ceux 1) du Baron Heinrich Jordis von Lohausen, dont le livre “Denken in Kontinenten” restera malheureusement confiné aux cercles conservateurs, nationaux et nationaux-conservateurs, “politiquement correct” oblige, bien que Lohausen ne développait aucun discours incendiaire ou provocateur, et 2) du politologue Heinz Brill, “Geopolitik heute”, où l’auteur, professeur à l’Académie militaire de la Bundeswehr, ose, pour la première fois, au départ d’une position officielle au sein de l’Etat allemand, énoncer un programme géopolitique, inspiré des traditions léguées par les héritiers de Haushofer, surtout ceux qui, comme Fochler-Hauke ou Pahl, ont poursuivi une quête d’ordre géopolitique après la mort tragique de leur professeur et de son épouse. A tous d’oeuvrer, désormais, pour exploiter tous les aspects de ces travaux, s’étendant sur près d’un siècle.

Robert Steuckers,
Forest-Flotzenberg, juin 2012.

Bibliographie :

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Karl HAUSHOFER, Weltpolitik von heute, Verlag Zeitgeschichte, Berlin, 1934.
Karl HAUSHOFER & Gustav FOCHLER-HAUKE, Welt in Gärung – Zeitberichte deutscher Geopolitiker, Verlag von Breitkopf u. Härtel, Leipzig, 1937.
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Karl HAUSHOFER, Le Japon et les Japonais, Payot, Paris, 1937 (préface et traduction de Georges Montandon).
Karl HAUSHOFER, De la géopolitique, FAYARD, Paris, 1986 (préface du Prof. Jean Klein; introduction du Prof. H.-A. Jacobsen).
Hans-Adolf JACOBSEN, Karl Haushofer, Leben und Werk, Band 1 & 2, Harald Boldt Verlag, Boppard am Rhein, 1979.
Rudolf KJELLEN, Die Grossmächte vor und nach dem Weltkriege, B. G. Teubner, Leipzig/Berlin, 1930.
Günter MASCHKE, “Frank B. Kellogg siegt am Golf – Völkerrechtgeschichtliche Rückblicke anlässlich des ersten Krieges des Pazifismus”, in Etappe, Nr. 7, Bonn, Oktober 1991.
Emil MAURER, Weltpolitik im Pazifik, Goldmann, Leipzig, 1942.
Armin MOHLER, “Karl Haushofer”, in Criticon, Nr. 56, Nov.-Dez. 1979.
Perry PIERIK, Karl Haushofer en het nationaal-socialisme – Tijd, werk en invloed, Aspekt, Soesterberg, 2006.
Robert STEUCKERS, “Les thèmes de la géopolitique et de l’espace russe dans la vie culturelle berlinoise de 1918 à 1945 – Karl Haushofer, Oskar von Niedermayer & Otto Hoetzsch”, in Nouvelles de Synergies européennes, n°57-58, Forest, août-octobre 2002 [recension de: Karl SCHLÖGEL, Berlin Ostbahnhof Europas – Russen und Deutsche in ihrem Jahrhundert, Siedler, Berlin, 1998].

Crédit photo : DR.

[Tribune libre] Les incroyants sauveront les racines chrétiennes de la France – Par Julien Langella

Les incroyants sauveront les racines chrétiennes de la France - Par Julien Langella

Robert Ménard est journaliste et fondateur de l’association Reporters Sans Frontières. Son combat pour la liberté de parole ne souffre d’aucun deux-poids deux-mesures puisque le site Internet de la section francilienne du Bloc Identitaire a longtemps été hébergé par RSF, à l’instar d’exilés politiques sri-lankais ou de rebelles tchétchènes. Robert Ménard est aussi un ancien militant trotskyste. Il vient de publier sur son site web une chronique intitulée A-t-on honte de nos racines chrétiennes ? dans laquelle il condamne la proposition de l’Association Nationale des DRH de « neutraliser » des jours fériés du calendrier (Pentecôte, Ascension et Assomption) au profit des employés juifs ou musulmans qui ne souhaiteraient pas les chômer, afin de les échanger avec Yom Kippour ou l’Aïd.  Robert Ménard en profite pour rappeler le sens profond de ces jours fériés : « Et puis pourquoi, tant qu’on y est, ne pas interdire l’arbre de Noël du personnel, à connotation chrétienne (dans bien des entreprises, la présence d’une Crèche étant déjà interdite, considérée comme une provocation). Sans parler des crêpes dégustées à l’occasion de la Chandeleur qui, je le rappelle à nos laïcards, commémore la Présentation de l’enfant Jésus au Temple de Jérusalem et la purification de sa mère, la sainte Vierge… » (robertmenard.fr, 6 juillet 2012)

Alors qu’un ancien militant d’extrême-gauche rappelle que la France est « un pays de tradition chrétienne » et souligne l’indécence de « cette “honte de soi” qui semble gagner tout un pan de nos décideurs », le clergé catholique français – par la voix du porte-parole de la Conférence épiscopale Mgr Podvin – s’est empressé quant à lui de soutenir la proposition de l’ANDRH.  Mgr Podvin affirme que « les catholiques ne se sentent nullement propriétaires d’un calendrier » : « La signification religieuse, nous y sommes attachés, mais le respect de la diversité, c’est certainement une des sources de paix de la société » (Le Figaro, 29 juin 2012). Une autorité ecclésiastique française, dont on attend d’elle qu’elle prenne la défense de ce qui reste de chrétien dans notre pays, s’aplatit donc sans hésitation devant la religion du multiculturalisme et son Veau d’or, la « diversité », par souci de paix sociale.

Sauf que ce que l’on demande à un homme d’Eglise, ce n’est pas de jouer les assistantes sociales ou les éducateurs de banlieues mais de défendre une foi, les principes qui s’y rattachent et l’héritage civilisationnel qui en découle. Qu’on soit croyant ou non, qu’on admette ou non ces principes à titre individuel, n’importe qui avec un minimum de lucidité ne peut qu’être surpris par cette prise de position. Au mieux, choqué. De la même manière qu’on serait étonné d’entendre un pape défendre l’avortement, le libertinage sexuel et la légalisation du mariage entre un homme et un singe. Ça ne vous choquerait pas si un ouvrier de Caterpillar déclarait très tranquillement « notre travail, nous y sommes attachés, mais la solidarité avec les Chinois sans emploi, c’est certainement une des sources de la paix dans le monde » ?

Ce que traduisent les propos de Mgr Podvin, c’est la pire des lâchetés : l’abandon assumé de la masse des fidèles qui continuent de se tourner vers l’Eglise pour obtenir des réponses, recevoir un soutien, dans une période de l’histoire particulièrement hostile à toute forme d’espérance, si ce n’est celle d’obtenir 40 vierges après la mort. C’est une trahison. Une Eglise pareille ne peut plus s’étonner de se faire cracher dessus. Elle le mérite. Surtout que l’on attend toujours des autres clercs qu’ils montent au créneau contre Mgr Podvin. Comme on attend naïvement des musulmans prétendument « modérés » qu’ils dénoncent publiquement et massivement l’« intégrisme » islamiste, présenté comme une verrue sur la peau immaculée de l’islam « véritable », « pacifique » et « tolérant »…  On peut attendre encore longtemps.

Les incroyants sauveront les racines chrétiennes de la France – Par Julien Langella
Notre-Dame de Paris vers 1880, par Alfred-Alexandre Delauney. Domaine public. Cliquer sur l’image pour l’agrandir.

Les positions comparées de Robert Ménard et du clergé français montre une chose très importante : ce ne sont pas les théologiens les plus médiatiques et les hommes d’Eglise les mieux placés qui défendront avec vigueur les racines chrétiennes de notre pays, c’est au contraire la masse ordinaire des Français de souche qui désertent la messe parce qu’ils s’y ennuient fermement, ceux qui n’ont jamais compris ce qu’entendait ce nouveau curé originaire du Pérou par « royaume des Sioux » (en fait, Père Pépito voulait dire « royaume des Cieux »). Quand des « Français » de papier se presseront devant Notre Dame pour tout casser, la défense du patrimoine de l’Eglise – institution multi-séculaire qui a fait la France en choisissant de baptiser un barbare et de le couronner roi de notre pays – sera assurée par cette masse de Français ordinaires dont la seule tradition est de sécher la messe le dimanche. N’en déplaise à ceux qui croient acquise leur place au Paradis depuis qu’ils ont hébergé des clandestins maliens, ou encore ceux qui se flattent d’être plus « tradis » que leurs voisins mais qui ne voient pas plus loin que le bout de leur communauté ghettoisée. Ce sont ces « incroyants » qui résisteront. Les catholiques modèles et leur clergé, eux, croiront jusqu’au bout que les néo-barbares s’arrêteront ébahis devant l’autel. C’est peut-être possible, et mes mots sont peut-être ceux d’un cynique indifférent aux miracles, il n’empêche qu’on n’arrivera jamais à faire respecter à une masse de descendants d’immigrés haineux un héritage qui n’est pas celui des hommes de leur sang.

Robert Ménard est l’un de ses Français qui, croyants ou non, pratiquants pour les grandes occasions (et encore), ont cependant assez de clairvoyance pour comprendre qu’à travers l’Eglise, c’est la France et la civilisation européenne qu’on attaque. Que c’est eux qu’on attaque. C’est bien au nom de cette conscience de soi identitaire que Robert Ménard protestait sur Sud Radio l’année dernière, lorsque les manifestants madrilènes traitaient le Pape d’ « assassin » lors de sa venue aux JMJ : « ces insultes me font dire qu’il faut défendre ce Pape, notre Pape ! (…) Essayez juste une seconde de remplacer le Pape par un imam ou un rabbin, essayez d’être aussi virulent avec l’islam ou le judaïsme, qu’avec le catholicisme, notre catholicisme ! (…) J’ai d’autant plus envie de défendre ce pape que j’ai l’impression que les catholiques sont un peu honteux… Regardez les musulmans comment ils se mobilisent pour défendre leur foi (…) Les catholiques, nous, on a peu honte de ce qu’on pense ».

Ces catholiques non-pratiquants qui ont oublié depuis longtemps ce qu’il fallait dire et faire pendant une messe, qui ne se sentent pas à leur place au milieu des fidèles pendant l’office, savent par dessus tout qu’ils seront toujours dans une vieille église avec ses vitraux anciens et ses statues de saints comme un enfant dans les bras de sa mère. C’est un sentiment instinctif que rien ni personne ne pourra arracher de nos coeurs. Quelque chose qui se niche au plus profond de nous. Comme les croix au sommet des montagnes, les oratoires qui bordent nos chemins de campagne et ces noms de villages ou de montagne, Saint-Rémy de Provence ou la Sainte Baume. C’est notre identité.

Ce sont des sceptiques et même des athées qui défendront nos cathédrales et nos églises, au nom de la France, contre les bandes de racaille encouragées par leur sentiment de supériorité démographique. Pendant qu’un certain nombre de pratiquants consciencieux resteront plantés là, à tenter de parlementer avec les sauvages qui détruisent leurs lieux de culte, puis qui se consoleront en se disant que mourir en apôtre de la non-violence – leur vision du martyre –, c’est agir comme le Christ leur a enseigné. Je ne suis pas théologien et je ne jugerai pas de la validité de cette vision des choses. Ce que je sais en tout cas, c’est que j’aurai toujours plus d’amitié pour ceux qui seront en première ligne pour défendre ce que la foi de nos pères a édifié de plus beau dans notre pays, même s’ils sèchent la messe le dimanche. Ceux qui se dresseront pour défendre notre identité.

Julien Langella, pour Novopress
Responsable de Recounquista – Les Jeunes Identitaires de Provence.

Image en Une : Cathédrale de Chartres – Huile sur toile de Jean-Baptiste Corot, 1830. Domaine public via Wikipédia. Cliquer sur l’image pour la voir en entier.

La gare Saint-Lazare change : une évolution symbolique de notre temps

La gare Saint-Lazare change : une évolution symbolique de notre temps

La gare Saint-Lazare, qui remonte à Louis-Philippe, est l’une des plus anciennes et des plus importantes de Paris pour le trafic de voyageurs. Mais elle n’avait pas fait l’objet d’une rénovation depuis les années 1970. Aujourd’hui c’est chose faite. On l’a « pensée comme un véritable lieu de vie ouvert sur la ville et ses transports, accessible à tous », nous dit la SNCF. Traduisons la novlangue.

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Une gare transformée pour le doux commerce

La gare, dont le hall et le quai transversal ont été rénovés, est désormais dotée d’un nouvel « espace commercial » : en clair, elle est devenue un centre commercial ! Les travaux ont été conduits par Klepierre, spécialiste des centres commerciaux. C’est dire.

La gare accueille désormais 80 boutiques environ, bien éclairées grâce à la rénovation de la verrière : des boutiques du genre de celles que l’on trouve partout ; on y vend des fringues, de la restauration rapide, de l’audiovisuel et il y a des supérettes. Le genre de marchandises qui sied à une société déracinée, dans un monde « globalisé ».

Mais les quais, qui voient chaque jour se déverser 450.000 voyageurs, n’ont par contre pas changé depuis le siècle dernier.

Chaque matin on piétine donc pour s’extirper de son train et sortir de la gare. Mais que l’on ne s’inquiète pas : la SNCF va de l’avant puisque le doux commerce entre en gare !

Certes, il y a toujours un haut-parleur pour expliquer qu’en raison d’une avarie de matériel, d’un accident de personne (variante : un accident grave de voyageur), ou d’un mouvement social, tel ou tel train ne fonctionne plus. Mais pas de panique : les usagers, que l’on remercie pour leur « patience et leur compréhension » vont sans doute aller faire un tour dans les boutiques pour patienter. Et on a d’ailleurs rénové la salle d’attente.

Les distributeurs automatiques ont pris la place des guichets d’antan. Dans ce monde minéral et automatisé il fallait libérer le hall, en effet, pour accéder aux commerces.

Et puis les écrans, les vrais dieux Lares de notre temps, sont partout, qui remplacent avantageusement les agents de la gare, car en général eux ne suivent pas les fameux « mouvements sociaux ».

Metropolis, mais en vrai

C’est le soir que l’on apprécie vraiment ce « lieu de vie ouvert à tous ». Et la nuit plus encore.

Le matin, en effet, la ressource humaine du système économique, en majorité autochtone, est en retard ou pressée : elle fait de son mieux pour sortir au plus vite de la gare. Elle se précipite vers les bus ou les métros, en attrapant au passage le dernier journal gratuit que lui tendent une armada de gentils distributeurs ambulants, qui font beaucoup d’efforts pour que chacun soit ainsi bien « informé ». Pas le temps de musarder dans les boutiques !

Les usagers descendent en foule solitaire, leur MP3 vissé dans les oreilles, dans les sous-sols, comme dans le sinistre film de Fritz Lang, Metropolis. Mais ce n’est plus du cinéma.

La diversité c’est mieux le soir

La gare s’anime vraiment le soir : car c’est le moment où les « jeunes » et les allogènes, qui ne sont manifestement pas du matin, prennent possession des lieux. Ils s’installent sur les escaliers, hurlent dans leurs portables et palabrent en matant les meufs.

Assurément ils enrichissent le quotidien des voyageurs, avec leurs tenues bariolées, leurs casquettes mises à l’envers, leurs chaussures Nike rutilantes, leurs scooters vrombissant ou leurs éclats de voix.

Ils apportent aussi une note d’optimisme, car en les regardant (pas trop quand même : on ne sait jamais ce qui pourrait se passer s’il y avait un réfugié tchétchène parmi eux…) ou en les entendant rire à pleines dents, on n’a pas l’impression de voir les victimes du chômage et de la discrimination dont nous parlent toujours d’un air contrit les médias.

Peut-être sont-ce des intermittents du spectacle employés par la SNCF pour nous faire voir la vie avec exotisme ?

Une Babel moderne

Après une journée de travail, les usagers ont donc la joie de devoir zigzaguer entre les cannettes de bière, les « jeunes » ou les clochards, pour franchir les escaliers, que manifestement la SNCF ne considère plus comme faisant encore partie de l’emprise de la gare. C’est sans doute un « lieu de vie » qu’il faut respecter !

Il faut aussi éviter les fumeurs qui s’agglutinent aux portes : on appréciera d’ailleurs que dans ces gares conçues au XIXe siècle pour évacuer vers le haut la fumée des locomotives à vapeur, on ne puisse plus fumer aujourd’hui qu’à l’extérieur…

En soirée, la gare se métamorphose pour notre plaisir en grand aéroport international, les avions et les hôtesses en moins.

La gare devient le lieu de rencontre de tous les peuples de la terre : une Babel de notre temps, qui doit ravir les bobos. On y entend tous les idiomes, on y croise toutes les tenues et des bambins de toutes les couleurs, avec une nette dominante africaine cependant. On n’a plus l’impression d’être à Paris.

Merci à la SNCF de nous faire voyager de par le vaste monde pour le prix d’un modeste billet ! Pardon : d’un modeste abonnement – si possible annuel – payé d’avance, car le billet de train est devenu chose rare de nos jours. Ce n’était pas « rentable ».

Bienvenue dans le meilleur des mondes

Mais il y a quand même toutes sortes de policiers et vigiles dans cette gare « lumineuse et transparente » et cet espace d’échange : police nationale, gendarmes, police ferroviaire, police du métro, etc., tous pareillement vêtus, genre ninja mais sans cagoule, et en général constitués en patrouilles mixtes, diversité oblige : un blanc patibulaire, un black (pour parler gentiment aux blacks sans doute) et une femme.

Sans oublier les braves militaires de Vigipirate qui déambulent, fusil à la main, l’air absent. Il y a aussi les contrôleurs de la SNCF qui ne se déplacent qu’en groupe et qui présentent désormais une remarquable diversité de coiffures, d’accoutrements ou d’ethnies, sans doute pour s’adapter à la clientèle du soir.

Dans ce lieu de vie, on nous explique que tout bagage abandonné sera détruit ou qu’il faut surveiller nos affaires car des « pickpockets sont susceptibles d’opérer dans cette gare ». Tant pis pour vous on vous aura prévenus, semblent vouloir dire ces annonces, qui déchargent par avance la SNCF de toute responsabilité.

Comme tout cela est rassurant ! On se sent tellement chez soi dans ce temple du voyage et du commerce qu’on a vraiment envie d’être ailleurs : c’est sans doute cela la magie du voyage.

Merci la SNCF !

Michel Geoffroy

[box class=”info”] Source : Polémia – 6/07/2012 [/box]

Image : La nouvelle gare Saint-Lazare concentre désormais un espace de 10.000 m² de commerces

Kiosque Courtois du samedi 7/7/2012 – L’actualité de la semaine en écrit

Kiosque Courtois du samedi - Logo – L’actualité de la semaine en écrit

[box]Le samedi, une revue de la semaine des “Bulletins de Réinformation” de Radio Courtoisie. Ce Kiosque est présenté par Henri Dubost et Catherine Noailles.

Novopress a publié dès samedi matin, en différé, l’audio du Kiosque Courtois dans la fenêtre “Radio Courtoisie : le bulletin de réinfo” de sa colonne de droite. Pour ceux qui préfèrent lire qu’écouter, en voici le contenu sous forme de texte.[/box]

FRANCE

Plans sociaux en cascade : l’Etat‑PS face aux réalités économiques

Les plans sociaux, retardés le temps de la campagne présidentielle, se succèdent à un rythme effréné. Le 12 juillet prochain, PSA Peugeot Citroën réunira un comité central extraordinaire, qui devrait annoncer la fermeture d’un certain nombre de sites du constructeur, dont le site historique d’Aulnay-sous-Bois, ainsi que la suppression de quelque 10.000 emplois, rien que sur le territoire national.
Kiosque Courtois du samedi 7/7/2012 – L’actualité de la semaine en écrit Arnaud Montebourg (photo), ministre du très orwellien « Redressement productif », a annoncé la mise à l’étude dans les prochains jours d’un plan d’aide pour notre industrie automobile sinistrée. Avec Air France qui va réduire ses effectifs de plus de 5.000 postes d’ici décembre 2015, c’est le plus important plan social en préparation. D’autres plans sociaux d’importance sont également prévus.

Sanofi annonçait jeudi une réorganisation de ses activités de recherche‑production et de son administration centrale. Aucune précision d’impact sur l’emploi n’a été faite par le groupe, mais la CFDT, premier syndicat de l’entreprise, estime que 1.200 à 2.500 postes sont concernés. Le laboratoire pharmaceutique a déjà supprimé près de 4.000 postes en France entre 2009 et 2011. Hewlett‑Packard, SFR et Bouygues, ont également annoncé des plans de restructuration drastiques. Et l’hécatombe ne semble pas près de s’arrêter…

A la veille de la conférence sociale des 9 et 10 juillet, la CGT vient de réévaluer à 75.000 le nombre d’emplois supprimés dans les prochains mois.

Kiosque Courtois du samedi 7/7/2012 – L’actualité de la semaine en écrit
Mme Pellerin, ministre déléguée chargée des PME.

Mais les licenciements opérés par les grosses entreprises sont en fait l’arbre qui cache la forêt : les PME, qui forment le premier employeur de France, sont en première ligne sur le front du chômage, avec à la clé, des licenciements massifs bien que beaucoup moins spectaculaires que ceux d’Air-France ou de Peugeot. Selon les chiffres officiels, le chômage frappe déjà trois millions de salariés, soit 10 % de la population active

L’audit de la cour des comptes remis lundi au Premier ministre estime qu’il faut trouver 33 milliards d’euros pour passer de 4,4 % de déficit budgétaire à 3 %. Le gouvernement entend y parvenir par de nouvelles hausses d’impôt. Des hausses qui vont logiquement se traduire par une contraction du pouvoir d’achat, donc par de nouvelles faillites d’entreprises et donc par une aggravation du chômage. Inquiets d’une situation économique très dégradée, les marchés internationaux vont renchérir les taux d’intérêt des prêts qu’ils accordent à la France, ce qui aura pour effet d’obérer nos déficits publics. Un nouveau décrochage budgétaire que le gouvernement s’ingéniera à pallier par… de nouveaux impôts ! Une logique socialiste folle au bout de laquelle se profile le spectre de la Grèce.

Kiosque Courtois du samedi 7/7/2012 – L’actualité de la semaine en écrit Sachant qu’il faut une croissance supérieure à 1 % pour créer de l’emploi et supérieure à 1,5 % pour commencer à réduire le chômage, l’Etat-PS ne bénéficie en fait d’aucune marge de manœuvre : l’objectif des 3 % de déficit public en 2014 ou en 2015 est totalement surréaliste. Il est naturellement hors de question que nos mondialistes, colorisés en rose depuis deux mois après le bleu pâle de l’ère Sarkozyste, touchent à leurs traditionnelles vaches sacrées.  Ainsi l’an dernier, sous la précédente administration de l’oligarchie, quelque 34 milliards d’euros de subventions ont été accordées à des associations par l’Etat et les collectivités territoriales. Nul doute que ce poste de dépenses ne continue de grimper, dans une logique toute clientéliste : il s’agit d’arroser généreusement les communautarismes ethniques, religieux et sexuels, et d’acheter la paix civile dans les banlieues de l’immigration.

Autre vache sacrée, précisément : l’immigration, dont le coût a été évalué par Jean-Paul Gourévitch à quelque 40 milliards d’euros par an, auxquels il faut rajouter l’immigration clandestine d’un poids de 5 milliards par an. Le démographe Yves-Marie Laulan estime quant à lui le coût global de l’immigration à 70 milliards d’euros par an. Mais pour le nouveau ministre de l’intérieur, hors de question de restreindre le volant d’immigration de la précédente administration, soit 200.000 entrées par an, un million pour le quinquennat.
Kiosque Courtois du samedi 7/7/2012 – L’actualité de la semaine en écrit La doctrine socialiste en la matière est celle du cercle de réflexion Terra Nova, dont le président Olivier Ferrand (photo) vient hélas de nous quitter, pour lequel les immigrés sont des électeurs en puissance du parti à la rose. Avec toujours plus d’immigrés, le PS bâtit donc une assise électorale qui peut lui assurer une reconduction indéfinie au pouvoir. Un PS qui n’hésite donc pas à programmer la destruction de la France pour s’assurer une pérennité par ailleurs bien illusoire, miné qu’il sera par un communautarisme et un islamisme dont les actuels éléphants blancs du parti, mâles ou femelles, seront les premières victimes…

Kiosque Courtois du samedi 7/7/2012 – L’actualité de la semaine en écrit Illustration de ce que l’on vient de dire : Marisol Touraine (photo), ministre des Affaires sociales, a annoncé que les clandestins ne seront plus obligés de s’acquitter d’une franchise de 30 € par an afin de bénéficier de l’aide médicale d’Etat (AME). En 2011, 220.000 clandestins ont bénéficié de l’AME, un chiffre en hausse de 185 % depuis 2000. Le coût de cette mesure est passé de 75 millions d’euros en 2000 à 588 millions d’euros aujourd’hui. Commentant cette mesure, Nicolas Bay, membre du bureau politique du Front national et conseiller de Marine Le Pen a déclaré, je cite : « Le gouvernement Ayrault préfère accorder un “coup de pouce” aux immigrés clandestins plutôt qu’aux Français les plus modestes ! ». On ne saurait en effet mieux dire. Par ailleurs, la mairie socialiste de Paris annonçait jeudi que les seniors et les handicapés ne bénéficieraient plus de la gratuité des transports publics dans la capitale. Rassurez-vous, les clandestins pourront, eux, continuer à voyager à l’œil.

Autres dégâts, non chiffrables, et plus graves : les dégâts sur l’identité française. L’association des directeurs de ressources humaines, fortement travaillée par la franc-maçonnerie, vient ainsi de proposer de mettre fin à trois jours fériés de tradition chrétienne, pour que chacun puisse les remplacer par les dates de son choix.
Kiosque Courtois du samedi 7/7/2012 – L’actualité de la semaine en écrit Une proposition communautariste dont on s’est naturellement réjoui du côté du CFCM (Conseil Francais du Culte Musulman), du CRIF et autre CRAN. D’autre part, le nombre de faits divers sanglants directement imputable à la diversité est en hausse exponentielle. On ne compte désormais plus les Mohamed Mehra, Abdallah Boumezaar, Fayçal Mokhtari et autre Souleymane. Dans la récente fusillade de Lille où deux personnes ont trouvé la mort, l’arme utilisée n’est qu’une des 4.000 armes de guerre qui circuleraient en France, selon Le Figaro.

La France est devenue la colonie de ses anciennes colonies. Le 5 juillet 1962, l’Algérie a célébré l’indépendance que lui a accordée la France par les accords d’Evian, alors même, faut-il le rappeler, que le FLN était vaincu militairement sur le terrain. Une indépendance qui débuta dans le sang, celui des Européens et celui des harkis : on a pu estimer à 150.000 le nombre de morts dans les rangs de ceux qui avaient choisi de servir loyalement la France, que ses dirigeants du moment abandonnèrent à une mort atroce, les égorgeurs de FLN pratiquant un islam rigoureux dans ses raffinements de torture.

Kiosque Courtois du samedi 7/7/2012 – L’actualité de la semaine en écrit

Kiosque Courtois du samedi 7/7/2012 – L’actualité de la semaine en écrit

Mais comme le dit Dominique Venner, l’Histoire est le lieu de l’imprévu : alors que nous commémorons le cinquantième anniversaire de l’un des plus grands nettoyages ethniques de l’histoire contemporaine, celui qui a vu un million deux cents mille Pieds-noirs choisir la valise plutôt que le cercueil et franchir la Méditerranée du sud vers le nord, qui peut assurer qu’un jour un autre exode plus massif encore n’aura pas lieu, mais cette fois-ci du nord vers le sud ?

Pendant ce temps-là, les cerveaux continuent de quitter la France. Selon le site d’information contrepoints, l’augmentation du nombre de Français à l’étranger s’explique par l’exil de cadres, d’ingénieurs ou d’entrepreneurs fuyant la pression fiscale, le manque d’opportunités ou encore les persécutions administratives à l’encontre des créateurs de richesse. En 16 ans, le nombre de Français de l’étranger a augmenté de façon régulière de 80 %.

 

MONDE

Le Maroc inonde l’Europe en drogue

Kiosque Courtois du samedi 7/7/2012 – L’actualité de la semaine en écrit
Cannabis

Selon l’ONUDC (Office des Nations unies contre la drogue et le crime), le Maroc demeure l’un des plus grands producteurs au monde de cannabis et le premier exportateur vers l’Europe. Le royaume chérifien abrite 47.500 hectares de culture de cannabis, produit 760 tonnes de résine et 38.000 tonnes d’herbe de cannabis. Des chiffres sans doute a minima puisque le Maroc ne permet plus à l’ONUDC d’enquêter sur le terrain. Le cannabis (photo) est cultivé dans le nord du Maroc, dans la région du Rif avec la complaisance du pouvoir. Un trafic contrôlé par des mafias locales qui ont largement essaimé dans les banlieues de l’immigration de France et d’Europe.

Les mouvements contre la monnaie unique ne cessent de s’étendre en Europe.

Ainsi du Mouvement 5 Etoiles en Italie, du Parti pour la liberté en Hollande ou encore du parti des Vrais Finlandais. Le front anti-euro et l’opposition aux “diktats” des eurocrates s’étendent maintenant à l’ensemble des pays de l’euroland qui devrait enregistrer une nouvelle contraction, voire une récession de son économie aux deuxième et troisième trimestres 2012. Tous ces mouvements ne sont pas nationalistes, populistes ou d’extrême droite, comme les médias de l’oligarchie tentent de le faire croire.

En Italie, le chef de file du Mouvement 5 Etoiles vient de faire une entrée fracassante sur la scène politique. Ce Parti “antisystème” fondé, en 2009 a créé la surprise en mai lors des municipales, remportant quatre villes, dont Parme (190.000 habitants) avec 60 % des voix dans cette ville minée par les affaires de corruption. Une lutte qui repose sur la dénonciation de l’affairisme des partis politiques traditionnels et des mesures d’austérité du gouvernement de Mario Monti.

Kiosque Courtois du samedi 7/7/2012 – L’actualité de la semaine en écrit De son côté Geert Wilders (photo), fait du retour au florin sa priorité. Le Parti de la Liberté prospère sur la vague des nouvelles mesures d’austérité du gouvernement du libéral Mark Rutte que Wilders a fait chuter le 21 avril en lui retirant son soutien parlementaire. Le président du parti des Vrais Finlandais affirme, quant à lui, je cite : « Notre parti n’est pas favorable à une sortie immédiate de la zone euro. Mais nous sommes hostiles à la mise en place de tout nouveau mécanisme d’aide dans le cadre de ce système ». Les Vrais Finlandais anticipent d’ores et déjà la sortie à terme de la Finlande de l’Euroland.

Au sein des sept pays de l’Est qui s’apprêtent à adopter l’euro (Bulgarie, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Pologne, République tchèque et Roumanie), la monnaie unique ne fait plus rêver. Selon un sondage, 55 % des Polonais pensent que l’introduction de l’euro ne sera pas bénéfique à leur pays. Un rapport de la Banque centrale européenne (BCE), publié le 30 mai, estime qu’aucun de ces Etats ne remplit les critères économiques pour adopter l’euro. L’euroland n’en finit décidément pas de couler. Après le dernier sommet européen de la dernière chance au chevet de l’euro, sommet qui s’est clôt dans un unanime concert de louanges de la grosse presse, la seule question pertinente qui se pose est la suivante : « A quand le prochain sommet de la dernière chance ? »

Les délocalisations vers la Chine ne seraient plus aussi intéressantes

Kiosque Courtois du samedi 7/7/2012 – L’actualité de la semaine en écrit
Drapeau chinois

Civitas, groupe de réflexion britannique, a effectué une intéressante étude sur les délocalisations vers la Chine. Intitulée « Vers la fin du Made in China », l’étude pointe une relocalisation d’industries vers la Grande‑Bretagne. Les produits chinois ont vu leurs prix grimper du fait de l’augmentation des salaires. Le coût des transports s’est quant à lui envolé ces dernières années à la suite de l’augmentation du prix du pétrole. Civitas souligne également des problèmes de qualité, le manque d’ouvriers qualifiés en Chine, la faible productivité de l’Empire du Milieu, ainsi que le vol de technologies. Tout cela rend les entreprises occidentales de plus en plus méfiantes. Cette étude confirme le non‑sens de l’ultra-libéralisme. Proximité, qualité, stabilité, doivent rester les principes de base de toute production à taille humaine. Reste à savoir, pour la France, si le contexte fiscal que nous prépare le gouvernement sera de nature à encourager les relocalisations…

Foot : le championnat d’Ecosse se passera des Glasgow Rangers

Foot : le championnat d’Ecosse se passera des Glasgow Rangers

07/07/2012 – 15h00
GLASGOW (NOVOpress Breiz) – Le célébrissime club de foot des Glasgow Rangers vient d’être exclu du championnat de première division écossaise. Mercredi dernier, un vote des autres clubs en a décidé ainsi, compte tenu de la très mauvaise santé financière des Rangers.

Alors que les Rangers, s’appuyant sur le projet de reprise du club  par un consortium dirigé par l’homme d’affaires anglais Charles Green, espéraient pouvoir continuer à jouer en première division, la Scottish PremierLeague (SPL) en a décidé autrement mercredi dernier lors d’une réunion qui s’est tenue à Hampden.

Selon les administrateurs du club, celui-ci serait endetté à hauteur de 134 millions de livres (166 millions d’euros), dont 93 millions (115 millions d’euros) rien que pour des impôts non payés.

Fondés en 1872, les Glasgow Rangers représentent la communauté protestante de la ville, traditionnellement loyaliste à la couronne britannique, contrairement à leur grand rival le Celtic FC, un club proche de la communauté irlandaise catholique. La rivalité sportive entre ces deux clubs de Glasgow a servi d’exutoire aux deux communautés. Dans l’Ibrox Stadium (photo ci-dessus), le stade des Rangers depuis 1899, les supporters entamaient volontiers Billy Boys, un chant clairement anticatholique. L’arrivée de Mark Walters, un joueur noir, en 1988 et de Mo Johnston, qui venait du Celtic, l’année suivante, entrainèrent des réactions passionnées parmi les supporters.

On ignore à ce jour quel sera l’avenir sportif des Rangers la saison prochaine. L’hypothèse d’un reclassement en First Division, la division située juste en dessous de la SPL, a été émise. Cette solution a reçu l’appui des dirigeants du football écossais, préoccupés par les conséquences financières de cette affaire qui met en jeu plusieurs dizaines de millions de livres. Mais les clubs des divisions inférieures y sont opposés, estimant que les Rangers devraient être rétrogradés, comme cela a déjà été le cas pour d’autres clubs, en troisième division.

Crédit photo : Archibald99/Wikimedia, sous licence CC.

Le SP95-E10 : mauvais coup pour les motards et mauvais coup pour l’environnement

Le SP95-E10 : mauvais coup pour les motards et mauvais coup pour l'environnement

07/07/2012 — 13h30
PARIS (NOVOpress) — La Fédération française des motards en colère (FFMC) ne décolère pas. Motif de son ire ? Le SP95-E10 , une variante du carburant SP95. Dans un communiqué, la FFMC explique : “Lancé il y a quelques années à grands coups d’arguments pseudo- écologiques, le SP95-E10 continue de supplanter le SP95 ‘normal’ dans les stations-services, au grand mépris des usagers, condamnés à se fournir en SP98 encore plus cher… quand il en reste. L’environnement n’y gagne rien pour autant.”

En effet, le SP95-E10 est un agrocarburant. Agrocarburant dont la FFMC rappelle l’inanité : “agriculture intensive et concurrence avec les cultures alimentaires”.

Mais surtout, le SP95-E10 n’est pas si économique que ça. Selon la FFMC, “le moindre pouvoir explosif de l’E10 en fait un carburant de moins bonne qualité : par la légère surconsommation qu’il engendre, il réduit quasiment à néant l’économie de pétrole espérée. Son seul intérêt est d’offrir des débouchés aux lobbies agricoles et de donner bonne conscience aux consommateurs auxquels on ment sur ses vertus.”

De plus, la FFMC s’interroge sur la finalité de ce carburant : “Voudrait-on faire disparaître [deux-roues et voitures de plus de 10 ans, note de Novopress]  par tous les moyens, poussant les usagers de la route à consommer toujours plus dans une économie en berne, négligeant le fait que détruire un véhicule et en produire un nouveau, même ‘propre’, est toujours plus polluant et coûteux qu’en entretenir un existant ?”

Pour rappel, l’association UFC-Que Choisir avait déconseillé son utilisation en 2009.

La politique étrangère de la Chine – Par Emmanuel Lincot

La politique étrangère de la Chine - Par Emmanuel Lincot

Renforcement du dispositif de l’OCS (Organisation de coopération de Shanghai), initiatives militaro-diplomatiques chinoises adressées aux États-Unis : enjeux et perspectives. Enregistrement du 07/06/2012.

[box] * NDLR. A certaines heures, l’hébergeur de cette vidéo (Dailymotion) ne délivre qu’un flux très lent. [/box]

 

À propos de l’auteur

Emmanuel LincotEmmanuel Lincot

Directeur de la Chaire des Études Chinoises Contemporaines (Institut Catholique de Paris). Politiste, sémiologue et sinologue de formation, il s’intéresse aux enjeux contemporains de la Chine tant dans les domaines politiques que culturels. Enrichi par une longue expérience de terrain en Asie, il mène une activité de conseil auprès de multinationales et des services de l’État.

[box class=”info”] Source : Realpolitik.tv. [/box]