Les tunisiens de France choisissent les islamistes

Les tunisiens de France choisissent les islamistes

25/10/11 – 19h00
PARIS (NOVOpress)
– Avant la proclamation des résultats en Tunisie même, c’est déjà le mouvement islamiste Ennahda qui sort grand vainqueur de l’élection dans les deux circonscriptions (Nord et Sud) de France où il a respectivement obtenu 33,70% et 30,23% des suffrages exprimés, emportant ainsi 4 des 10 sièges en jeu.

Ennahdaa a une énorme avance sur le parti qui le suit en nombre de voix : le Congrès pour la République (CPR, gauche nationaliste) de Moncef Marzouki a lui obtenu 12,55% et 9,05% des suffrages, soit à peu près trois fois moins.

Ces chiffres sont particulièrement significatifs puisque la communauté de tunisiens présente en France est la plus importante au monde avec officiellement plus de 500 000 membres et sans doute sensiblement plus.

Selon des résultats provisoires communiqués par la commission électorale à Tunis, Ennahda a déjà obtenu la moitié des 18 sièges réservés à la diaspora tunisienne.

Crédit photo : anw.fr. Licence CC.

Une conférence contre l’islamophobie pour nous convaincre que les méchants Français sont racistes

Une conférence contre l’islamophobie pour nous convaincre que les méchants Français sont racistes [vidéo]

[box class=”info”] Par Caroline Alamachère. [/box]

Le 30 octobre prochain se tiendra à Nanterre la Conférence contre l’Islamophobie organisée par le CCIF, Collectif Contre l’Islamophobie en France et accessoirement membre consultatif de l’ONU.

L’islamophobie faut-il le rappeler est littéralement la peur de l’islam (du grec phobos), or à ce jour il n’existe en France aucune loi contre l’islamophobie et pour cause, on ne peut pas sérieusement envisager de créer une loi autorisant l’emprisonnement ou la mise à l’amende d’un individu qui a peur !

En effet, on est islamophobe comme on est hippopotomonstrosesquippedaliophobe (peur des mots trop longs), cuniculophobe (peur des lapins), hypégiaphobe (peur des responsabilités), medorthophobe (peur de voir des pénis en érection), anuptaphobe (peur du célibat), hexakosioihexekontahexaphobe (peur du nombre 666), bref, de quoi emprisonner pas mal de monde…

La petite vidéo de propagande est assez intéressante, on y voit quelques personnes du Bloc Identitaire, Marine Le Pen, Christine Tasin en guest star mais surtout une silhouette découpée représentant une charmante petite famille composée de seulement deux enfants mais dont on imagine la nombreuse descendance à venir, avec le papa barbu et la maman voilée jusqu’au trognon pour représenter la famille musulmane ordinaire. Les musulmans modérés apprécieront certainement la caricature. Ces braves gens apparaissent en bleu-blanc-rouge sur fond noir ce qui symboliquement présente un grand intérêt puisque notre drapeau devient le leur avec le territoire qui va avec tandis que leur environnement, en l’occurrence la France, devient du même coup toute noire ! On notera bien sûr la cible centrée sur les deux mains jointes du couple et tendant à les séparer. Je précise au passage que personnellement je n’ai jamais vu un couple de ce style se tenir la main dans la rue mais bon, on ne va chipoter pour si peu.

Une conférence contre l’islamophobie pour nous convaincre que les méchants Français sont racistes

Le message est on ne peut plus explicite : la France c’est eux, les musulmans c’est eux et les méchants islamophobes que nous sommes veulent leur tirer dessus. Ceci dit, la cible aurait pu viser le cœur plutôt que la main mais il semblerait que le Collectif n’ait pas osé aller si loin dans ses délires malgré l’alerte alarmante décrétant « l’état d’urgence ». Eh oui, on n’a peur de rien au CCIF !

Le but de cette conférence sera de combattre une « idéologie qui vise au rejet de toute pratique visible de l’islam et à la haine des musulmans » parce que bien sûr les musulmans eux n’éprouvent pas de haine quand ils massacrent des chrétiens, quand ils appellent à égorger les juifs, quand ils tabassent à mort ou pendent les homosexuels, quand ils frappent leur femme au prétexte qu’elles leur sont inférieures… Les conférenciers seront amenés à discuter de la dénonciation de la haine islamiste en faisant passer cette dénonciation pour de la haine. On accuse son chien d’avoir la rage quand on veut le tuer, c’est bien connu.

Parmi ceux qui nous considèrent comme des « faussaires » comme dit dans l’annonce de présentation, nous avons la délicieuse Rokhaya Diallo toujours très complexée et gênée par à peu près tout : la couleur de peau, les cheveux lisses, Michel Leeb, les termes littéraires, le Djamel Comedy Club, les Français, les blancs, etc, qui parle de « ciment national » alors qu’elle exècre manifestement tout ce qui est national et blanc, ce qui la classe de fait dans la catégorie des racistes. Elle encore qui exclut le principe de race tout en dénonçant le racisme découlant pourtant de la notion de race ! Hum, cherchez l’erreur. Elle toujours qui ne considère pas la culture comme quelque chose se transmettant de génération en génération, ce qui tendrait à prouver que finalement l’excision par exemple n’est au fond qu’un acte spontané curieusement effectué dans certaines parties du monde une génération après l’autre mais sans la moindre transmission de type culturel. Elle enfin qui dans une mauvaise foi spectaculaire et dangereusement haineuse assimile l’islamophobie – la peur d’un dogme politico-religieux dangereux en premier lieu pour ses adeptes – à une fantasmatique hiérarchisation des races.

Raphaël Liogier, directeur de l’Observatoire du religieux et initiateur du sympathique mouvement Muslim Pride est également invité. Celui qui considère que l’interdiction du port du voile par des jeunes filles à l’école n’est que l’illustration d’une pensée unique et le refus d’une adhésion à ce qu’il nomme « l’esthétique officielle » oubliant ostensiblement ce qu’a d’avilissant et de rétrograde cette tenue pour les femmes, a déclaré ces jours-ci que « François Hollande ne semble pas être dans des réactions épidermiques sur l’islam ». François n’a de toute façon de réactions épidermiques sur rien ni même de réaction tout court d’ailleurs.

Michel Collon le « muslim friendly » de service sera là aussi, de même que Doudou Diene, rapporteur général des Nations Unies, Mohamed Moussaoui qu’on ne présente plus et enfin Marwan Mohammed, spécialiste ès bandes de jeunes et pour qui ces pauvres petits sont dans une phase d’incertitude sociale, de mutation physique et psychologique mais qui restent disponibles et prêts à adopter de nouveaux rôles sociaux stables et reconnus leur permettant finalement de bien s’insérer. C’est merveilleux, tout cela finit bien finalement.

Il ne semble pas que des contradicteurs aient été invités, la conférence se déroulera donc entre islamophiles soucieux seulement du bien-être de la communauté et prêts à vomir tranquillement toute leur haine du peuple français raciste et islamophobe, tellement islamophobe qu’il autorise une semaine durant la tenue d’une fête de l’Aïd à Marseille (http://www.ufm13.org/ ), c’est dire s’il est malveillant.

Caroline Alamachère

[box class=”info”] Source : Riposte Laïque. [/box]

La victoire des polygames « modérés » ! Par Bernard Lugan

La victoire des polygames « modérés » ! Par Bernard Lugan

En Libye, les masques sont vite tombés : dimanche 22 octobre, à Tripoli, devant une foule enthousiaste, le président du CNT, Mustapha Abdel Jalil, a ainsi déclaré que la charia serait désormais la base de la Constitution ainsi que du droit, que la polygamie, interdite sous Kadhafi, serait rétablie et que le divorce, autorisé sous l’ancien régime, était désormais illégal.

Pour mémoire, Mustapha Abdel Jalil que le président Sarkozy a chaleureusement accueilli sur les marches de l’Elysée encore chaudes des pas du défunt colonel Khadafi, a un incontestable passé de « démocrate ». Dans les années 2000, ce sénoussiste proche des Frères musulmans présida la cour d’appel de Tripoli qui, par deux fois, confirma la condamnation à mort des infirmières bulgares. En 2007, pour le remercier de son zèle, le colonel Kadhafi le nomma ministre de la Justice, poste dont il démissionna en 2010 pour protester contre la politique anti islamiste du régime. Comme BHL ne cesse de l’affirmer, nous sommes donc bien en présence d’un islamiste « modéré »

Depuis le premier jour, j’ai soutenu que l’intervention de l’OTAN en Libye était une erreur politique reposant sur une hypocrisie et qu’elle aurait des résultats contraires aux buts recherchés. Les faits ne m’ont hélas pas démenti.

Une politique se jugeant à ses résultats, faisons un bref rappel de cet engrenage libyen qui prépara le triomphe des islamistes aujourd’hui et qui annonce l’anarchie de demain :

1) Ce fut officiellement pour protéger les civils de Benghazi que la France arracha à l’ONU le droit d’imposer une zone d’exclusion aérienne.

2) Devant l’incapacité des rebelles à entamer les défenses du régime, la France fut peu à peu contrainte de s’immiscer dans une guerre civile qui lui était totalement étrangère.

3) La situation militaire étant bloquée, la France s’est alors engagée sur le terrain, notamment, mais pas exclusivement, à Misrata et dans le djebel Nefusa.

4) Enfin, outrepassant une fois encore le mandat de l’ONU, l’OTAN porta l’estocade finale en offrant ou en livrant le colonel Kadhafi aux insurgés avec le résultat que nous connaissons.

En Tunisie, c’est à une autre « grande avancée » démocratique que nous assistons avec les forts résultats obtenus par les islamistes du mouvement Ennadha. Là encore, ce que j’écrivais au mois de décembre 2010, dès le début des évènements, s’est réalisé.

Ceux qui regardèrent la « révolution du jasmin » avec les yeux de Chimène sont donc aujourd’hui cocus. Mais ce sont des cocus contents puisque les médias leur disent qu’Ennadha a rompu avec le fondamentalisme et qu’il est désormais « modéré » prônant un islam « à la turque »…

Vu de France, une grande leçon doit être retenue : les immigrés tunisiens qui y vivent ont majoritairement voté pour les islamistes, ce qui devrait naturellement encourager ceux qui veulent accorder le droit de vote aux étrangers à persévérer dans leur entreprise suicidaire.

L’aveuglement et la bêtise n’ont d’ailleurs pas de limites car, depuis plusieurs décennies, au nom des « droits de l’Homme », religion-vérité postulée universelle, les « Occidentaux » n’ont cessé de faire fausse route dans le monde arabo-musulman où ils ont préparé la voie à l’anarchie et à l’islamisme.

Bernard Lugan

[box class=”info”] Source : Le blog officiel de Bernard Lugan. [/box]

Les relations douteuses du député Urvoas

Les relations douteuses du député Urvoas

25/10/2011 – 15h00
QUIMPER (NOVOpress Breizh) – «Je ne sais rien de ce qui lui est reproché, cela m’indiffère assez». Interrogé par le Télégramme à propos de l’affaire de proxénétisme de Lille sur ses relations avec Jean-Christophe Lagarde, l’un des policiers mis en examen, Jean-Jacques Urvoas reconnait volontiers avoir travaillé avec lui mais préfère ignorer les rapports douteux qu’il entretenait avec DSK
.

« Je ne les ai jamais vus tous les deux ensemble, mais c’est bien Dominique Strauss-Kahn qui me l’a recommandé ».Le député socialiste du Finistère n’a pas caché, dans un entretien accordé au Journal du Dimanche, qu’il a fait appel au sulfureux policier pour travailler sur les questions de sécurité. « Depuis un an, il participe aux réunions de travail de la fondation Terra Nova*, à l’Assemblée nationale. Pour moi, c’est quelqu’un de précieux, un policier de terrain, un homme de gauche et puis ce n’est pas un conceptuel mais un pragmatique. Quelqu’un de franc du collier (sic). »

Le « Monsieur Sécurité » du PS a confirmé au Télégramme ses liens avec Lagarde, précisant que ce dernier faisait également partie du groupe de travail qu’il avait créé sur la sécurité. « C’est DSK qui m’avait conseillé de le contacter en me disant que c’était un flic de gauche», reconnait J.J. Urvoas, «Je ne voyais le commissaire que pour des réunions. C’est un flic de terrain, c’est comme ça que je jauge son apport. Ce n’est pas un conceptuel mais un type au plus près de l’application de la loi, je n’ai jamais cherché à savoir ce qu’il faisait à Lille». Ce en quoi il a sans doute eu tort.

Jean-Christophe Lagarde, chef de la sûreté départementale du Nord et « homme de gauche », a en effet été mis en examen pour « proxénétisme aggravé en bande organisée et recel d’abus de biens sociaux » et placé sous contrôle judiciaire. Selon ce qui ressort de l’enquête, ce dernier et Jean-Claude Ménault, directeur départemental de la sécurité publique du Nord, se seraient notamment rendus à New-York à l’invitation de DSK, accompagnés de « secrétaires » – des prostituées fournies par Dominique Alderweireld, alias « Dédé la Saumure » (!) – officiellement pour parler « sécurité ». Le tout financé par David Roquet, patron d’une filiale d’Eiffage, égalemen mis en examen. Eiffage qui a remporté par ailleurs le marché de construction du Grand Stade de Lille. Une affaire qui ne fait que commencer.

Jean-Christophe Lagarde, “un type au plus près de l’application de la loi” ? On peut décidément s’interroger sur la clairvoyance du député Urvoas quant au choix de ses relations. Pour quelqu’un dont on parle – dans l’hypothèse d’une victoire de François Hollande – comme éventuel futur ministre de l’Intérieur, cela fait un peu désordre. C’est le moins que l’on puisse dire.

* Think tank mondialiste, la fondation Terra Nova s’est illustrée récemment en préconisant au PS d’abandonner la classe ouvrière – jugée irrécupérable – pour se tourner vers les populations immigrées…

Photo : Jean Jacques Urvoas (à gauche sur la photo), député, au congrès de Reims du PS. Crédit ; jyc1 via Flickr sous licence CC.

Le retour de l’Histoire [tribune libre]

Le retour de l’Histoire [tribune libre]

[box class=”info”] Une chronique lumineuse, simple à comprendre pour le profane en économie, publiée par Agora, et signée Bill BONNER ; oui c’est bien le remplacement de l’étalon or par l’étalon dollar effectué en 1971 sous l’exclusive responsabilité du pouvoir des USA qui a généré les désordres de plus en plus importants qui mènent le système financier international de la crise systémique à la ruine.
Philippe Millau

Crédit photo : Swiss Banker. Domaine public.[/box]

L’être humain présente deux aspects, selon les Grecs anciens. Il y a “l’appétit” — l’esprit rationnel cherchant comment obtenir ce qu’il souhaite. Et il y a “l’esprit” — qui s’occupe de choses intangibles comme l’honneur, le statut, la religion et ainsi de suite.

C’est peut-être l’appétit qui construit la richesse… mais c’est l’esprit qui nourrit les révolutions. Les gens ont un sens inné de ce qui est bon ou pas… de ce qui est juste et injuste. Lorsqu’ils se sentent floués, ils font la révolution.

La presse explique comment les riches sont devenus plus riches aux Etats-Unis. Dans le Washington Post :

“Entre 1973 et 1985, comme le démontrait en 2009 Simon Johnson, ancien économiste en chef du Fonds monétaire international, les banques américaines ne gagnaient jamais plus de 16% sur l’ensemble des profits des entreprises nationales. Au milieu des années 2000, ce chiffre était passé à 41%. Il en est allé de même pour les salaires : durant plus de trois décennies, de 1948 à 1982, les niveaux de salaire dans la finance atteignaient en moyenne entre 99 et 108% de la moyenne du secteur privé. En 2007, ils étaient à 181%”.

Mais pourquoi ? Comment ?

“A cause de l’avidité des banquiers”, répondent à la fois les indignés et la presse. Attendez une minute. Les banquiers étaient tout aussi avides lorsqu’ils représentaient 10% des profits des entreprises. Les banquiers sont toujours avides — comme tout le monde.

Ce n’est pas l’avidité financière qui a fait basculer le monde en faveur des riches. Non : ce sont les autorités.

Le système monétaire post-1971 basé sur le dollar a permis une explosion du crédit — ce qui a naturellement profité directement au secteur du crédit, et indirectement à l’ensemble de l’investoriat détenant des actifs financiers. Aux dépens des classes basses et moyennes. En d’autres termes, l’expansion de crédit causée par un régime monétaire flexible et extensible a mis le feu à l’économie toute entière. Les classes moyennes et plus pauvres se sont lourdement endettées pour acheter des choses.

Les “riches” — du moins ceux qui possédaient des actions et des obligations — sont devenus plus riches, à mesure que les dépenses de consommation illuminaient le monde économique, en particulier le secteur financier lui-même. Les profits de ce secteur ne représentaient que 10% environ du total des profits à Wall Street en 1970. Lorsque la bulle du crédit a éclaté en 2007, ils étaient passés à 40%.

Les salaires pour le travailleur moyen ont stagné pendant 40 ans. Mais les salaires à Wall Street ont grimpé en flèche. En 1970, le salaire moyen dans le secteur financier était à peu près égal à ceux de postes équivalents dans le reste de l’économie. Une fois le 21e siècle arrivé, les salaires de Wall Street étaient presque deux fois plus élevés.

Ceux qui se plaignent des dirigeants “avides” et des riches sont à côté de la plaque. Les gens — riches ou pauvres — sont tous avides. Mais ils n’ont pas toujours un système monétaire qui encourage la dette et favorise les investisseurs aux dépens des travailleurs. Ce système monétaire a été créé en 1971 par l’administration Nixon, qui ne savait probablement pas ce qu’elle faisait… et a ensuite été perfectionné par les présidents de la Fed qui lui ont succédé.

▪ En plus de creuser le fossé entre les riches et les pauvres, le système monétaire non-appuyé à l’or a eu une autre conséquence notable. Il a sapé la capacité des travailleurs à faire concurrence dans le monde moderne. Il y est parvenu en faisant passer une part de plus en plus grande de la production vers les marchés émergents.

Durant l’ère pré-1971, les pays devaient solder leur balance commerciale. C’est-à-dire que lorsqu’un pays vendait plus à son voisin qu’il n’y dépensait, le pays en surplus terminait avec un excès de devises de son voisin. La facture était réglée en transférant de l’or — la devise réserve à l’époque — du pays en déficit vers le pays en surplus.

Ce transfert d’or avait un effet effroyable sur l’économie du pays déficitaire — soit parce que les investisseurs faisaient grimper les taux d’intérêt, soit parce que la Banque centrale s’en chargeait. Cela causait un ralentissement de la croissance économique et une baisse des dépenses, corrigeant ainsi la fuite de fonds vers le voisin.

C’est précisément ce mécanisme d’auto-correction que les autorités étaient décidées à supprimer lorsque l’administration Nixon a “fermé la fenêtre de l’or” au département du Trésor US en août 1971. Les Etats-Unis avaient trop dépensé pour la guerre du Vietnam. Les banques françaises, encore très actives au Vietnam, étaient généralement destinataires de l’argent… qui allait ensuite à la Banque de France. Les Français, anticipant un problème avec le dollar, voulurent échanger leurs billets verts contre de l’or. C’était là la cause immédiate de la réaction de l’administration Nixon — un véritable défaut sur ses obligations financières. C’était également la cause de la hausse du prix de l’ or qui s’ensuivit… après quoi arriva par un krach du métal jaune… puis par un gigantesque boom durant lequel les Américains ordinaires furent poussés à s’endetter et attirés dans la pauvreté.

Les riches devinrent plus riches, les pauvres devinrent plus pauvres. Les classes moyennes aussi devinrent plus pauvres. Entre 1975 et 1992, le patrimoine des 1% les plus riches des Etats-Unis passa de 22% du total de la richesse des ménages à 42%. Pourquoi ? Les plus riches étaient-ils plus productifs ? Etaient-ils devenus plus intelligents ? Bien sûr que non… La partie avait été truquée en leur faveur.

▪ Les Ciompi se sont révoltés au 14e siècle. Il s’agit des cardeurs de laine de Florence… le poppolo minuto — le petit peuple — sans pouvoir ni argent. Ils se sont soulevés en juin 1378, attaquant les bâtiments gouvernementaux ; en juillet, ils étaient aux commandes du gouvernement.

D’autres corporations devinrent jalouses. En août, les bouchers les attaquèrent sur la Piazza della Signoria. Le pouvoir des Ciompi déclina… jusqu’à ce que les choses reviennent à la normale.

Ce n’est là qu’un exemple parmi les nombreux soulèvements qui se sont produits en Europe parmi les basses classes. En France, un paysan appelé Jacques a mené une révolte contre les autorités au 14e siècle — la Grande Jacquerie. C’était le début d’une longue liste d’émeutes qui n’ont pas pris fin avant le 18e siècle.

L’une des idées les plus fallacieuses de tout le 20e siècle nous vient de Francis Fukuyama, qui a demandé — apparemment avec le plus grand sérieux — si nous étions à “la Fin de l’Histoire”. Selon lui, la démocratie et le capitalisme modernes avaient atteint une telle perfection après la chute du Mur de Berlin qu’aucune amélioration n’était possible. L’histoire avait pris fin.

Les Jacqueries, pensait-il, n’étaient plus nécessaires. Parce que la démocratie moderne s’adaptait naturellement aux défis qu’elle rencontrait. Si les gens avaient des griefs, il leur suffisait de faire signe à leurs élus. Les politiciens discuteraient du sujet et trouveraient une solution, n’est-ce pas ?

Ha ha ha… Fukuyama a mal compris l’ensemble de la situation. La démocratie. Le capitalisme. L’histoire. La politique. Tout. A mesure qu’une institution mûrit, petit à petit, elle perd de vue son but d’origine et commence à servir les desseins de ceux qui la contrôlent. Elle devient rigide — s’obstinant à résister à tout changement qui diminuerait le pouvoir et la richesse des groupes qui la dirigent. Plus l’institution reste immobile, plus elle devient parasite et arthritique. Elle monopolise les ressources de la production honnête, les redirigeant vers les sangsues privilégiées.

Ensuite… l’histoire fait son retour. Puis la révolution arrive.

Bill Bonner

Tony Blair, nouveau mercenaire du Kazakhstan

Tony Blair, nouveau mercenaire du Kazakhstan

25/10/11 – 13h00
PARIS (NOVOpress)
– La reconversion professionnelle hautement rémunératrice est un art de mieux en mieux maîtrisé par les anciens dirigeants politiques, notamment dits de « gauche » comme l’ancien premier ministre britannique travailliste Tony Blair (photo) qui a été embauché comme conseiller économique par le Kazakhstan.

Son salaire somptuaire devrait dépasser les 9 millions d’euros par an.

Tony Blair ne semble nullement gêné de se mettre ainsi au service d’un pouvoir dirigé d’une main de fer par Noursoultan Nazarbaïev récemment réélu avec le score très « démocratique » de 95% des voix.

Le Kazakhstan est une ancienne république soviétique riche en pétrole mais très pauvre en droits de l’homme et respect des libertés publiques ou privées.

Crédit photo : apesphere. Licence CC.

Bel exemple de mondialisation industrielle !

Bel exemple de mondialisation industrielle !

25/10/2011 – 12h00
SEOUL (NOVOpress) –
Les Européens ont transféré leur technologie de construction à la Corée du Sud pour ce modèle (photo) de sous-marin d’attaque de la classe Type 209, de conception allemande.

Maintenant capables de produire ces sous-marins, les Coréens sont en discussion pour obtenir le marché indonésien pour trois unités et en livrer ainsi au premier pays musulman en termes de population.

Crédit photo : Corwin Colbert. Domaine public.

Sicile : cinq jeunes Tunisiens agressent un gardien et incendient le centre d’accueil

Sicile : cinq jeunes Tunisiens agressent un gardien et incendient le centre d’accueil

25/10/2011 – 10h00
CATANE (NOVOpress) –
« Étant donné que, sur la base de l’accord du 5 avril 2011 entre le gouvernement italien et le gouvernement tunisien, tant l’activité de surveillance sur les côtes tunisiennes, tant l’action de prévention et d’empêchement de l’immigration illégale, tant les opérations de rapatriement des citoyens tunisiens arrivés en Italie après la date citée du 5 avril 2011, ont été menées avec des résultats très positifs… » : c’est en ces termes que Silvio Berlusconi, il y a quinze jours, justifiait la prolongation pour six mois des permis de séjour « pour motifs humanitaires » aux clandestins tunisiens.

On apprend aujourd’hui, par une dépêche de l’agence ANSA et par la presse locale que trois Tunisiens, B.F. et L.F., l’un et l’autre âgés de 18 ans, et A.A., âgé de 19 ans, ont été arrêtés dans la nuit de samedi à dimanche pour menaces aggravées, coups et blessures, et incendie volontaire au centre d’accueil de Belpasso (province de Catane), géré par la Fondation catholique Giovanni Romeo Sava. Deux autres Tunisiens mineurs ont été inculpés.

Les cinq Tunisiens étaient arrivés dans la région après avoir débarqué sur la côte sud de la Sicile. Mécontents des lenteurs administratives pour leur accorder le statut de réfugiés politiques ainsi que de la médiocre qualité, selon eux, de la nourriture, ils ont menacé et frappé le gardien, et mis le feu aux matelas de leurs chambres, provoquant un incendie d’ampleur considérable. Pendant que les pompiers de Palerme maîtrisaient l’incendie, les carabiniers, alertés, sont intervenus et ont secouru le gardien. Celui-ci a été accompagné à l’hôpital de Palerme, où les médecins ont constaté des traumatismes sur tout le corps et deux côtes fêlées. Il devrait être guéri d’ici trois semaines. Quant aux clandestins, les trois jeunes majeurs ont été transférés à la prison de Catania Piazza Lanza, et les deux mineurs confiés, par décision de l’Autorité judiciaire, « à une autre structure d’accueil du même genre ».

[box] Photo : la petite ville de Belpasso. Crédit photo : Roberto Quartarone. Licence CC. [/box]

Le Qatar voulait un « vrai Maghrébin » au PSG selon Adel Taarabt

Le Qatar voulait un « vrai Maghrébin » au PSG selon Adel Taarabt

Le Qatar voulait un « vrai Maghrébin » au PSG selon Adel Taarabt25/10/2011 – 08h00
LONDRES (NOVOpress) –
Dimanche soir, sur Canal +, Adel Taarabt (photo), le joueur de Queens Park Rangers, annoncé au PSG l’été dernier, a affirmé que le prince qatarien Tamim bin Hamad al-Thani, le véritable propriétaire du Paris Saint-Germain, voulait « un vrai Maghrébin à Paris. Ça fait longtemps qu’un vrai Maghrébin n’a pas brillé à Paris », a précisé Adel Taarabt.

Mais selon l’international marocain, Leonardo, l’actuel directeur sportif du club de la capitale, ne voulait pas de lui. Le PSG a ainsi évité de compter dans son effectif un joueur réputé pour ses multiples frasques en équipe du Maroc  ou dans son club de Londres. Il est vrai qu’en juillet dernier, QSI (Qatar Sports Investments), le fond d’investissement désormais majoritaire dans le capital du PSG, semblait vouloir recruter Adel Taarabt. Cette volonté supposée d’enrôler un « vrai Maghrébin » à Paris n’a pas suscité d’émois. Ce qui n’aurait certainement pas été le cas si des dirigeants suédois, par exemple, avaient exigé qu’un club maghrébin recrute un « vrai européen »

Crédit photo : frederic jon via Flickr. Licence CC.

L’Algérie refuse toute extradition de la famille Kadhafi

24/10/2011 – 20h00
ALGER (NOVOpress) –
Le journal Le Soir d’Algérie a annoncé que l’Algérie ne livrerait pas les membres de la famille Kadhafi aux nouvelles autorités libyennes. Selon un contact du journal, « l‘Algérie n’a nullement l’intention d’extrader les membres de la famille Kadhafi ni vers la Libye ni ailleurs ».

Arrivés fin août, l’épouse du colonel, Safia, sa fille Aïcha, ainsi que ses fils Hannibal et Mohamed, accompagnés de leurs enfants se sont réfugiés en Algérie, pays qui les a accueillis pour des raisons strictement humanitaires. Cette décision de ne pas extrader la famille de Mouammar Kadhafi fait suite à l’assassinat de l’ancien dirigeant libyen. « Le monde entier a vu avec quelle sauvagerie l’on a tué Kadhafi. Nous n’allons pas exposer à un péril des gens qui sont sous notre protection » a ainsi martelé le contact du quotidien insistant également sur le fait que l’Algérie est « un pays souverain, qui agit conformément à la légalité internationale. Seule l’Onu est fondée à traiter avec nous sur ce dossier ». Cette information a été transmise au Secrétaire général de l’Onu, au Conseil de sécurité, ainsi qu’au Conseil national de transition libyen.

Pendant ce temps, les hérauts de la démocratie (Sarkozy, BHL et tant d’autres) applaudissent certainement des deux mains à la décision du CNT d’adopter la charia comme source du droit en Lybie. Tout comme au respect de la règle de non-violence prônée au début du règne du CNT comme en témoigne l’assassinat du colonel Kadhafi et les exactions racistes commises à l’encontre des populations noires résidant en Libye.

Élections fédérales en Suisse : En fait, rien n’a changé

[Tribune libre] Élections fédérales en Suisse : L’UDC reste de loin le premier parti !

A en croire les journalistes romands, on aurait assisté à un cataclysme lors des élections fédérales du dimanche 23 octobre. « Fort recul de l’UDC », « coup d’arrêt pour l’UDC », « fin d’un cycle », ces incantations psalmodiées par la presse reflètent plus les désirs et peurs de journalistes politisés que la réalité des faits.

Certes l’UDC n’a pas progressé de manière aussi fulgurante que lors des dernières élections, pire, elle a même perdu deux à trois pour cents ce qui correspond à sept sièges. Néanmoins, c’est bien vite oublier que le parti a subit une scission il y a quatre ans et qu’un nouveau parti, qui était alors son aile agrarienne, sous les couleurs de Parti bourgeois démocratique, chasse dorénavant sur ses terres. Si l’on additionne les voix de ces deux partis on obtient un résultat plus important que celui de l’UDC lors des dernières élections. Il s’agit donc plus de la confirmation d’un état de fait que d’un quelconque recul. En effet, l’aile agrarienne de l’UDC n’a pas attendu la scission pour s’opposer à son parti quand il s’agissait de voter sur les questions migratoires par exemple. Le rapport de force sur ces questions n’a donc pas changé au Parlement.

D’autant qu’il faut souligner l’élection d’un Mouvement citoyen genevois et d’un membre supplémentaire de la Ligue des Tessinois qui sont des partis globalement en accord avec l’UDC sur les questions migratoires et européennes.

En revanche, la gauche, elle, a réellement perdu de son influence, le Parti Socialiste recule de près de deux pour cents et les Verts perdent même sept sièges. Toutes ces voix se sont retrouvées au centre et particulièrement dans un nouveau parti, les Verts Libéraux. Refusant de voir les questions environnementales détournées par des politiciens très profilés, une bonne partie de l’électorat écologiste s’est précipitée sur une offre électorale moins gauchisante. Ce que confirme la non-réélection du vert Josef Lang, ancien membre de Ligue marxiste révolutionnaire.

Toutefois, si les Verts Libéraux ont bénéficié de l’effet de nouveauté et si le Parti bourgeois démocratique n’est que l’expression institutionnalisée d’un courant politique préexistant, leur avenir dépendra de l’épreuve du feu que constituera la prochaine législature. Le flou qui règne sur leur ligne politique risque d’avoir les mêmes conséquences que pour le centre-droit traditionnel incarné par le Parti démocrate-chrétien et le Parti libéral-radical et qui n’en finit pas de perdre des sièges depuis des décennies. Même si les Suisses aiment la discussion, pour atteindre le consensus il faut au moins avoir un avis au début. Le centre-droit qui se gausse d’être pragmatique ferait bien de s’en rappeler.

Enfin, le célèbre Oskar Freysinger qui s’est vu reprocher dernièrement par certains de ses camarades de parti une manière peu suisse de faire de politique à cause de son style provocateur et de ses visites à des partis populistes européens arrive dans le canton du Valais en seconde position dans la course au Conseil National et en troisième pour celle au Conseil des États. Il s’agit donc d’un des seuls UDC qui peut se vanter d’une importante progression, qui plus est dans un canton verrouillé traditionnellement par le Parti démocrate-chrétien dont c’est l’un des sanctuaires. Alors que l’UDC national a misé sur une campagne moins provocatrice pour placer des candidats plus rassembleurs à la chambre haute, la méthode Freysinger apparait comme la piste à suivre pour sortir de la stagnation et reprendre le chemin du succès.

Jean-David Cattin

Marine Le Pen ne reviendra pas sur le « Pacs »

Marine Le Pen ne reviendra pas sur le « Pacs »

24/10/11 – 17h15
PARIS (NOVOpress)
– Nouvelle étape dans la campagne de « dédiabolisation » et de tentative de « séduction » des minorités et notamment d’une communauté “gay” de plus en plus inquiète de la progression de l’Islam, Marine Le Pen a accordé un entretien au magazine militant et porno-chic homosexuel « Têtu ».

Dans cette entrevue, la présidente du Front National et candidate à la présidentielle de 2012, affirme être favorable au Pacs, même pour les homosexuels, et affirme qu’en cas de victoire elle ne reviendra pas sur ce droit.

Par ailleurs, Marine Le Pen persiste dans son opposition au mariage gay et à la Gay Pride, considéré comme l’expression d’un communautarisme divisant la nation.

Crédit photo : manu_le_manu. Licence CC.

Saint-Pétersbourg : Un fan de foot tué par trois immigrés ouzbeks

Saint-Pétersbourg : Un fan de foot tué par trois immigrés ouzbeks

24/10/2011 – 14h30
SAINT-PETERSBOURG (NOVOpress) –
Les tensions ethniques sont vives en Russie et la mort ce week-end d’un fan de l’équipe de football du FK Zenit St. Petersburg risque encore de raviver les antagonismes.

Un Russe, Roman “Rubin” Lovchikov, 22 ans, a été battu à mort vendredi à Saint-Pétersbourg, à coups de barre de fer par trois immigrés ouzbeks. Les trois meurtriers, Mamur Kudratov, 32 ans, Ikram Razikov, 41 ans, et son frère Nizam, 33 ans, ont été immédiatement interpellés et incarcérés.

C’est le troisième fan de football tué par des immigrés en moins d’un an. Le président russe, Dmitry Medvedev, a appelé à la “paix ethnique” dans le pays.

Photo : Saint-Pétersbourg. Crédit photo : Dezidor. Licence CC.

La Libye « libérée » sera régentée par la Charia

La Libye « libérée » sera régentée par la Charia

24/10/11 – 13h00
PARIS (NOVOpress)
– D’une soumission à l’autre… Quelques jours après le massacre de Muammar Khadafi, le président du Conseil national de transition libyen (CNT), Mustapha Abdel Jalil a annoncé que a législation de la Libye « nouvelle » serait fondée sur loi islamique, la charia, et que toute loi contrevenant à celle-ci sera considérée comme nulle.

Les lois concernées par cette nullité sont par exemple la loi interdisant la polygamie ou celle autorisant le divorce.

Alors que les Occidentaux prétendent se réjouir de l’accession du peuple libyen à la « liberté », le premier acte du nouveau gouvernement consiste donc à supprimer les lois les plus « progressistes » adoptées par l’ancien régime.

Par ailleurs, ce retour aux règles de la Charia fait peser les plus grandes inquiétudes quand au futur de la condition de la femme en Libye.

Une situation qui, en tout cas, réjouira, le leader d’Al-Qaida Ayman al-Zawahiri qui avait appelé les Libyens à mettre en place un régime fondé sur la charia.

Crédit photo : FirastMT. Licence CC.

Dublin : Terrible Beauty à la française

Dublin : “Terrible Beauty” à la française

24/10/2011 – 12h00
DUBLIN (NOVOpress Breizh) – Une exposition d’art contemporain a lieu à Dublin. Il n’est pas dit qu’elle fasse oublier la crise économique. Parmi les exposants figure une dizaine d’artistes parrainés par l’Ambassade de France.

La capitale de la République d’Irlande accueille en ce moment, jusqu’au 31 octobre, une grande exposition d’art contemporain, Dublin Contemporary, sur le thème « Terrible Beauty — Art, Crisis, Change & The Office of Non-Compliance ». Ce titre évoque le dernier vers d’Easter 1916, le célèbre poème de William Butler Yeats en hommage aux victimes de la révolution irlandaise : « A terrible beauty is born ».

Il n’est pas certain que Yeats, pas plus que Pearse ou Connolly, aurait été enthousiasmé par l’exposition. On peut y voir un nuage de barbelés, un cercueil géant vert, une « maison malade » aux murs tapissés de notices de médicaments, un calamar géant en céramique, etc.

L’exposition a reçu le soutien du service culturel de l’Ambassade de France, désireux de montrer en Irlande un échantillon de l’art contemporain français : Jeanne Susplugas, Mounir Fatmi, Thomas Hirschhorn, Braco Dimitrievij, Wang Du, Kader Attia, Mathias Schweizer, Jota Castro, Alan Declercq, Claire Fontaine (pseudonyme collectif de Fulvia Carnevale et James Thornhill) …

La mort de Kadhafi,retour à la Barbarie ? Par Yves-Marie Laulan

La mort de Kadhafi,retour à la Barbarie ? Par Yves-Marie Laulan

Il est indécent de se réjouir autour d’un cadavre, fut-il celui de votre pire ennemi. Mais cette exécution sommaire, aux allures d’assassinat, appelle bien des interrogations.

Certes, le personnage n’était guère sympathique. Rappelons la cruelle affaire des infirmières bulgares qui a longuement traîné de 1999 à 2007, les attentats de Lockerbie de décembre 1988 et du vol de l’UTA l’année suivante et de bien d’autres encore. Mais Kadhafi, terroriste repenti, avait quand même fait acte de repentance, versé des réparations et des compensations, de façon à redevenir respectable et même fréquentable aux yeux de la communauté internationale.
La Libye, Etat souverain, était représentée à l’ONU et Nicolas Sarkozy n’avait pas hésité à recevoir le colonel Kadhafi à l’Elysée en visite officielle en décembre 2007 (photo).

Et c’est le moment choisi par Nicolas Sarkozy , en prenant prétexte d’une révolte intertribale inspirée par le fameux printemps arabe, pour prendre la tête, pour des raisons toujours obscures, d’une croisade improvisée contre la Libye.

Sur le plan du droit international, notre position est difficilement défendable. La résolution 1973 arrachée à grand peine à l’ONU par Alain Juppé, souvent mieux inspiré, accordait strictement l’autorisation de procéder à des frappes aériennes, pour protéger les populations civiles, soi disant menacées de génocide par le forces libyennes. Elle ne permettait nullement d’envahir indirectement ce pays, de l’écraser sous les bombes, d’armer, de financer et de former les rebelles, afin de renverser le gouvernement du colonel Kadhafi, de le faire prisonnier et encore moins de provoquer sa mort et celle de sa famille.

A part l’exécution de Ceaucescu par les maquisards roumains en décembre 1989, de Mussolini et de sa maîtresse par les résistants communistes en 1945, l’histoire récente ne présente guère d’épisodes aussi sordides et sanglants. Même Saddam Husseim, capturé , a eu droit à un procès en bonne et due forme devant un tribunal normalement constitué avant d’être régulièrement jugé et condamné. Du point de vue du droit, cet épisode est clairement une mascarade juridique.

Yves-Marie Laulan

Yves-Marie Laulan

Sur le plan militaire, cette médiocre affaire n’a rien de bien glorieux non plus. Car il aura fallu 8 longs mois pour que les forces de l’Otan, coalisées contre la minuscule Libye , parviennent péniblement à en venir à bout. Et encore a-t-il fallu que l’armée française, exsangue et sous équipée, soit obligée, au bout de quinze jours, d’emprunter de l’essence et des munitions à l’Oncle Sam lequel, toujours obligeant, s‘est empressé au surplus de détruire les défenses anti ariennes des forces libyennes. Faute de quoi, ni les avions ni les hélicoptères de l’OTAN n’auraient pu se promener impunément dans le ciel libyen.

Notons enfin qu’à peine installées au pouvoir, les forces rebelles n’ont pas manqué de s’entre déchirer avec ardeur, ce qui promet assurément de fort mauvaises surprises dans la suite des évènements avec, en fond de toile, la perspective d’une main mise d’ Al Quaïda ou quelque autre ramification islamiste . Dans quelque temps, nous risquons fort de nous demander si nous n’avons pas sottement joué les apprentis sorciers.

Mais le pire est ailleurs. Cette exécution sommaire, commanditée, qu’on le veuille ou non, par l’occident, ne manque pas de provoquer un profond malaise, sur le plan moral cette fois. Car voilà les justiciers que nous prétendons être yeux du monde, armés du droit d’ingérence et du droit humanitaire, grands défenseurs des droits de l’homme et de la justice, abondamment pourvus de tribunaux internationaux chargés d’appliquer la justice, qui foulent impudemment aux pieds les principes moraux mêmes qu’ils prétendent imposer, par la force si besoin est, aux autres nations. La leçon ne sera pas sans doute perdue pour tout le monde.

L’honneur de la France, tant invoqué en la circonstance, n’est-il pas quelque peu écorné ? ? Faut-il réintroduire l’assassinat comme instrument de la politique étrangère et la barbarie serait-elle de retour dans les relations internationales ? Comment l’histoire va-t-elle juger ce triste épisode et ne risque-t-elle pas de se venger tôt ou tard, à notre détriment et de la pire manière.

Yves-Marie Laulan

[box class=”info”] Source : Le blog de Yves-Marie Laulan. [/box]

Crédit de la photo en haut d’article : U.S. Navy photo by Mass Communication Specialist 2nd Class Jesse B. Awalt/Released. Domaine public.
Crédit de la 2em photo de Kadhafi : DR.

Allers-retours de Tunisiens entre la France et l’Italie : renouvellement des permis « temporaires » et expulsions bidon

Allers-retours de Tunisiens entre la France et l’Italie : renouvellement des permis « temporaires » et expulsions bidon

24/10/2011 – 08h00
 VINTIMILLE (NOVOpress) – Six mois déjà : c’est le 5 avril dernier que le gouvernement italien avait décidé d’accorder des permis de séjour temporaires « pour motifs humanitaires » d’une durée de six mois à tous les Tunisiens débarqués en Italie depuis le 1er janvier. L’effectif concerné était de 22.000, même si, selon la Protection civile, seuls 11.800 permis auraient été distribués dans les semaines suivantes  : le reste avait déjà dû passer en France sans papiers ! En tout cas, ces “malheureuses” populations fuyant la démocratie tunisienne allaient automatiquement se retrouver clandestines ce mois-ci.

Mais en matière d’immigration, on le sait, le provisoire devient toujours définitif. Ou, pour le dire autrement, quand on a commencé à céder, on cèdera toujours. Silvio Berlusconi a donc pris un nouveau décret, le 6 octobre, dans lequel « étant donné que, sur la base de l’accord du 5 avril 2011 entre le gouvernement italien et le gouvernement tunisien, tant l’activité de surveillance sur les côtes tunisiennes, tant l’action de prévention et d’empêchement de l’immigration illégale, tant les opérations de rapatriement des citoyens tunisiens arrivés en Italie après la date citée du 5 avril 2011, ont été menées avec des résultats très positifs ; prenant acte des demandes renouvelées émanant du gouvernement provisoire tunisien, de poursuivre dans la ligne de la coopération et de la collaboration déjà engagées ; considérant de même que ce rapport de collaboration devra être confirmé et ultérieurement renforcé avec le nouveau gouvernement tunisien qui se mettra en place à l’issue des élections pour l’Assemblée Constituante du 23 octobre 2011 »… les permis de séjour exceptionnels « pour motifs humanitaires » sont prolongés de six mois supplémentaires. Un chef-d’œuvre de langue de bois !

Pour faire bonne mesure, Berlusconi a pris le même jour un second décret : « Considérant que les migrants arrivés dans notre pays dans les neuf premiers mois de 2011 ont été plus de 60.000;

Compte tenu que la situation d’instabilité qui caractérise encore les pays nord-africains fait prévoir que les effets de la situation d’urgence se prolongeront encore durant l’année 2012;

Considérant que l’afflux massif persistant en Italie de citoyens originaires des pays d’Afrique du Nord continue d’être particulièrement significatif, déterminant des situations très critiques et des épisodes hautement dramatiques ;

Considérant que les activités nécessaires pour empêcher et pour gérer le phénomène migratoire, y compris sur le territoire africain, mises en œuvre jusqu’à présent par les administrations compétentes, tant sur le plan administratif que sur le plan opérationnel, se sont révélées particulièrement efficaces, raison pour laquelle il est nécessaire de mettre en œuvre des interventions et des stratégies ciblées ultérieures, qui assurent un niveau opérationnel au moins égal au niveau actuel »… l’état d’urgence relatif à l’arrivée exceptionnelle de citoyens appartenant aux pays d’Afrique du Nord est prolongé jusqu’au 31 décembre 2012.

31 décembre 2012, en luttant contre l’immigration clandestine avec la même efficacité qu’actuellement, cela fait dans les 150.000 Nord-Africains supplémentaires. Et dire que l’invasion était censée s’arrêter sitôt Kadhafi tombé !

Ces pantalonnades italiennes font en tout cas le bonheur du gouvernement français, qui s’est mis depuis deux semaines à ramasser tous les Tunisiens dont le permis est expiré. Il en arrive chaque jour vingt ou trente à Vintimille, ramenés en fourgons par la police française. Celle-ci fait même du zèle. Le 13 octobre, comme l’ont vérifié les journalistes du quotidien en ligne SanremoNews, les Tunisiens expulsés avaient des permis de séjour valides jusqu’au 17.

À Vintimille, les Tunisiens font la queue devant le commissariat pour faire renouveler leur permis. Les effectifs varient selon les jours, en fonction des expulsions de France : parfois une centaine, parfois vingt seulement.
Dans tous les cas, l’histoire se termine de la même façon : sitôt leur permis renouvelé, ils retournent en France.

Trop, c’est trop : vers une révolte des Français de souche ?

Trop, c’est trop : vers une révolte des Français de souche ?

Article reproduit avec l’aimable autorisation de la Fondation Polémia.

[box] Toutes les enquêtes d’opinion convergent : les Français de souche en ont assez. Ils ne supportent plus ce qu’il y a de « trop » dans notre société désormais : trop d’immigration, trop de culpabilisation, trop d’insécurité, trop de politiquement correct, trop de déni de démocratie, trop de violences et de dégradations à l’école, trop de chômage, trop de « réformes » inutiles, trop d’inquiétudes sur l’avenir, trop de diabolisation. Michel Geoffroy décrit pour Polémia les raisons de la révolte qui monte.

Polémia [/box]

1) Trop d’immigrés qui ne manifestent aucune volonté de « s’intégrer » et de devenir de vrais Français par la civilisation et la culture ; trop d’immigrés qui cultivent leurs particularismes d’une façon ostentatoire, et qui affirment de plus en plus leur religion – l’islam – dans l’espace public, au mépris de la laïcité et avec la lâche complicité des pouvoirs publics ; trop d’Africains qui se constituent en communautés.

2) Trop de culpabilisation et de repentance à l’encontre des seuls Européens et des seuls Français de sang et de souche ; trop de mépris de la nation française et de son histoire ; trop de parti pris en faveur de nombreux allogènes, dont il est interdit de critiquer le comportement même délictueux, sous peine de « racisme » ; trop de discrimination à l’encontre des Français de souche.

3) Trop d’insécurité pour les honnêtes gens, trop de bienveillance pour les criminels et délinquants récidivistes ; trop de délinquants d’origine immigrée ; trop de « zones de non-droit » ; trop de corruption dans la classe politique ; trop de police, trop de radars et trop de juges mais pas assez de sécurité et de moins en moins de liberté pour le citoyen.

Trop, c’est trop : vers une révolte des Français de souche ? 4) Trop de politiquement correct ; trop de répression de la liberté de parole, trop de propagande et de travestissement de la réalité dans les médias ; trop de publicité cynique et agressive ; trop d’américanisation de la culture.

5) Trop de déni de démocratie ; trop de « minorités » bruyantes, trop de « communautés », trop « d’autorités morales », trop de lobbies qui prétendent imposer leurs préjugés et leurs seuls intérêts à la majorité des Français ; trop de mépris du peuple français de la part de l’oligarchie politico-médiatique ; trop de promesses non tenues par les politiques, qu’ils soient de gauche comme de droite.

6) Trop de violences et de dégradations à l’école ; trop de maîtres qui capitulent devant les élèves et devant leurs parents ; trop de laxisme éducatif et universitaire ; trop de diplômes qui ne valent plus rien sur le marché du travail.

7) Trop de chômage, trop de petits boulots, trop de contrats à durée déterminée, trop de délocalisations, trop de désindustrialisation ; trop d’inégalités sociales, trop de profits pour les uns, trop d’insécurité économique pour les autres ; trop de difficultés à se loger lorsqu’on est jeune ; trop d’impôts et de taxes pesant sur les classes moyennes et populaires.

8 ) Trop de « réformes » inutiles qui ne s’attaquent pas aux vraies questions qui préoccupent les Français ; trop de services publics « reformés » mais qui ne fonctionnent plus ; trop de fonctionnaires découragés ; trop de fermetures de services publics de proximité.

9) Trop d’inquiétudes sur l’avenir : trop de dépenses sociales que les actifs ne peuvent plus financer, trop de menaces sur les économies et les retraites ; trop de dettes publiques et privées.

10) Trop de diabolisation des Français qui respectent les lois, qui demandent que cesse cette situation qui les révolte, qui ne sont ni « racistes », ni « fascistes », ni « d’extrême droite » mais qui veulent enfin être entendus de la classe politique et voir leur opinion représentée dans les médias.

[box class=”info”] Source : Correspondance Polémia. [/box]

Image : Louis Mandrin, le révolté fiscal. Gravure d’époque – domaine public