Vers la fin de l’industrie photovoltaïque européenne ?

Vers la fin de l'industrie photovoltaïque européenne ?

03/04/2012 – 12h45
LEIPZIG (NOVOpress via Berliner Zeitung) —
Où en sont donc ces énergies renouvelables si souvent invoquées pour remplacer le nucléaire, mais surtout pour garder l’espoir de préserver le doux confort de notre société consumériste sans privation aucune ?

En Allemagne, l’éolien a fait des progrès considérables depuis l’époque où le lobby nucléaire se moquait volontiers de son faible rendement et de ses performances aléatoires : les multiples parcs éoliens en font foi. Et l’on s’est donné les moyens, grâce aussi à de généreuses subventions, de capter un peu de cette énergie solaire atteignant la terre, et qui serait 15 000 fois supérieure à nos besoins. Les cristaux de silicium, d’un rendement d’à peine 4% dans les années 50, affichent aujourd’hui couramment 20% et même 40% en laboratoire, et la recherche s’efforce aujourd’hui de transformer la lumière en énergie en faisant appel aux technologies micro-électriques et autres cellules à couches minces, pour se libérer de l’onéreux silicium. Avec l’encouragement que peuvent prodiguer des subventions atteignant des milliards, une véritable « vallée solaire » s’est créée autour de Bitterfeld-Wolfen, au nord de Leipzig (ex-RDA) dans une ancienne zone d’extraction de lignite sinistrée.

Mais tout cela appartient déjà à l’Histoire, car aujourd’hui on apprend la liquidation judiciaire de Q-cells (> www.q-cells.com), un des leaders européens du secteur qui a aussi des filiales en France, et qui était en difficultés depuis 2009.

Une nouvelle occasion de montrer du doigt la concurrence asiatique et surtout chinoise : « Les Chinois ont bien saisi le fonctionnement du capitalisme. Ils ont déjà rôdé le système avec les minerais rares si indispensables aux technologies de pointe. On submerge le marché de produits au rabais aussi longtemps qu’il le faut pour que toute la concurrence mette la clé sous la porte, puis on crée d’un coup la pénurie pour faire flamber les prix ». Aujourd’hui, c’est le photovoltaïque qui est victime de ce mécanisme, avec pour résultat une cascade de faillites, des milliers d’emplois perdus et surtout un savoir-faire menacé. Une situation qui incite le Berliner Zeitung, pourtant plutôt ancrée à gauche, à réclamer « une dose de protectionnisme et des barrières douanières ».

Mais, et n’en déplaise à tous nos « Verts », il est prévisible que les retombées de la mondialisation sur les énergies dites alternatives n’en restent pas là. Si l’Allemagne a enregistré de grands succès en matière d’éolien, la Chine s’est haussée l’an dernier au premier rang mondial en matière de construction d’éoliennes, même si ces dernières restent – très provisoirement sans doute – encore peu fiables. Le rêve d’une indépendance énergétique allié à une croissance infinie, même rebaptisée développement durable, n’était-il donc que vanité et poursuite du vent ?

Crédit photo : © Q-Cells

Après Échelon, voici “Vent stellaire”

Après Échelon, voici "Vent stellaire"

03/04/2012 – 10h00
PARIS (NOVOpress) — Vous souvenez-vous du réseau Échelon qui espionne les télécommunications et les courriers électroniques de toute la planète en fonction de mots clés ? Ce système piloté par Washington, inclut les participations également du Canada, du Royaume-Uni et de l’Australie.
Eh bien Échelon, c’était une petite brise de mer par rapport à Vent Stellaire (Stellar wind). Avec ce projet l’espionnage des communications mondiales va passer au stade industriel. Et cette fois, la NSA refuse de partager les informations recueillies avec quiconque, Vent Stellaire est au profit du complexe militaro-industriel américain, et de lui seul.

Le projet a été voté par le congrès en 2008 sous Georges W. Bush, malgré l’opposition du ministère de la justice qui jugeait Vent Stellaire inconstitutionnel. En effet, il s’agit d’espionner toutes les communications qui rentrent aux USA mais aussi à l’intérieur, donc de légaliser la surveillance permanente de la population américaine. Grâce à quelques entourloupes législatives le projet fut néanmoins voté relativement discrètement.

Le principe de base est assez simple, il s’agit de surveiller au moyen du DPI (deep packet inspection) tout ce qui passe par le réseau. Le système fonctionne à deux niveaux. Soit comme Échelon à partir d’un système de mots clés : dès que le mot apparaît dans une communication le système enregistre toutes les données de l’utilisateur (contenus de e-mails, des tchats, pages internet consultées, comptes bancaires, feuilles d’impôt, etc). Soit en partant des numéros de téléphone, du moment que le système a un numéro de téléphone, il enregistre toutes les données correspondantes automatiquement. La NSA a donc bien sûr signé des accords avec les plus gros opérateurs de téléphonie (AT&T) pour avoir accès à toutes leurs données.

Mais Vent Stellaire ne veut pas simplement faire du super-Échelon. Le but est aussi d’explorer le deepnet : les pages ou les données sécurisées par mot de passe, certains échanges de fichiers par FTP par exemple, les communications cryptées des gouvernements, etc…

Et là ça se complique un poil. L’algorithme de cryptage utilisé aussi bien par des navigateurs web usuels, que par des États, des institutions financières, ou bien sur des terroristes, l’AES (Advanced encryption standard) est pour l’instant impossible à casser.
Sauf à utiliser la méthode dite de la « force brute » (recherche exhaustive). Pour ce faire il faut deux choses. D’abord, cela paraît évident, des ordinateurs surpuissants qui peuvent attaquer le cryptage. La NSA y travaille actuellement dans le Tennessee. Mais ensuite, pour pouvoir casser le cryptage AES il faut pouvoir stocker le maximum de données pour chaque source. Plus le nombre de messages stockés est important, plus il sera facile de repérer un schéma récurrent dans le cryptage permettant ainsi de le casser.

Mais où stocker tout cela ?

Visiblement dans l’Utah près de Salt Lake City. Le projet s’était fait un peu oublier depuis 2008, il n’a pourtant pas été abandonné, loin de là. La NSA s’est lancé dans la construction d’un complexe pharaonique. Une enquête très complète sur ce complexe vient d’être publiée par Wired. Le but est de pouvoir stocker des quantités astronomiques de données. Le complexe est conçu pour traiter des yottabits de données, en voyant large un yottabit se stocke sur une surface d’environ une main, le complexe fera une surface d’un million de m2.

La NSA se donne donc les moyens de la surveillance totale dont elle rêve. Un pas de plus vient d’être franchi dans le fichage, le flicage et la destruction de la vie privée, et ce à l’échelle planétaire. Le futur s’annonce merveilleux.

Spoutnik, pour Novopress

Crédit photo : Wired

Une députée autrichienne l’affirme : Mohamed Merah avait des contacts avec le milieu salafiste allemand

Une députée autrichienne l'affirme : Mohamed Merah avait des contacts avec le milieu salafiste allemand

03/04/2012 – 08h00
VIENNE (NOVOpress via OTS) — Si l’on en croit le quotidien serbe Kurir, Mohamed Merah ne se serait pas seulement radicalisé dans la zone frontalière entre Afghanistan et Pakistan par l’intermédiaire l’Al Qaïda, mais aussi en Bosnie. Selon des informations transmises par les services de renseignement d’outre-Rhin, il aurait aussi assisté des mois avant ses attentats sanglants, à des conférences islamistes organisées par la branche bosniaque de l’association salafiste allemande maintenant dissoute « Invitation au paradis » (Einladung zum Paradies).

Mohamed Merah aurait été endoctriné en Bosnie par l’association « Invitation au paradis »

Merah se serait ainsi rendu le mois dernier à Zavidovići à un exposé du prédicateur extrémiste de Brunswick Muhamed Seyfudin Ciftci. Connu également sous le nom de Abu Anes, ce dernier présidait à Mönchengladbach (Ruhr) jusqu’en mars 2011 l’association salafiste « Invitation au Paradis » surveillée de près par la Cour constitutionnelle allemande et fréquentée également par d’autres prédicateurs haineux, comme l’ancien boxeur professionnel converti à l’islam Pierre Vogel. Ciftci, ex travailleur social dans les zones de combat bosniaques, considère que la lapidation est une sanction justifiée en cas d’adultère, mais est aussi soupçonné de faire le lit du terrorisme dans son école coranique salafiste de Brunswick.

Selon la députée FPÖ Dr. Susanne Winter, cette proximité entre terrorisme algérien et salafisme n’est pas un cas isolé. « Le courant le plus dynamique de l’islam est considéré comme étant une couveuse pour terroristes potentiels. Les réseaux salafistes endoctrinent de jeunes gens sans perspectives avec une idéologie extrémiste qui débouche souvent sur la violence ». Le courant djihadiste au sein du salafisme a déjà servi il y a vingt ans de fondement idéologique à la fondation d’Al Qaïda, et il n’est pas sans raisons présenté par nos services de protection de la constitution comme « le plus grand danger menaçant l’Union européenne et l’Autriche ».

Le spécialiste allemand du proche-Orient Asian El Difraoui l’exprime pour sa part on ne peut plus clairement : « chaque salafiste n’est certes pas un terroriste », mais « la plupart de terroristes islamistes ont eu des contacts avec les salafistes ». Mohamed Merah aussi avait des contacts fréquents en Bosnie avec un groupe d’Algériens dont on pensait pourtant qu’ils avaient pour la plupart quitté le pays. Parmi eux se trouvait l’ex-commandant de la brigade bosniaque « El Mudschaheddin », Abu al’Me’alij. Les volontaires étrangers ayant pour la plupart servi dans les guerres afghanes combattaient avec le soutien d’organisations caritatives saoudiennes aux côté des troupes musulmanes bosniaques depuis 1992. Après la guerre, ils s’employèrent à faire progresser le fondamentalisme musulman dans le pays.

Les réseaux salafistes en expansion sur le territoire européen préoccupent sérieusement S. Winter : « en Autriche, on observe toujours à nouveau des efforts de recrutement de la part de salafistes ultra conservateurs, comme récemment encore à Linz et Graz. Le Ministère de l’intérieur de Johanna Mikl-Leitner [ÖVP, parti chrétien démocrate conservateur] laisse les prédicateurs haineux faire leur œuvre ne toute quiétude. Les germes du terrorisme peuvent se répandre avec succès. C’est pour cette raison que je demande une fois de plus une interdiction d’entrée sur le territoire pour des provocateurs ou des prédicateurs haineux venant de l’étranger » conclue S. Winter.

Et la foule a crié : « Jean-Pax président ! »

Et la foule a crié : « Jean-Pax président ! »

02/04/2012 – 18h30
PARIS (NOVOpress) — Ses fans n’avaient même pas osé en rêver et pourtant, il l’a fait : dimanche 1er avril, 48 ans après ses débuts à l’âge de 20 ans, Jean-Pax Méfret, le chanteur que l’on n’entend jamais à la radio, que l’on ne voit jamais à la télévision, « a fait » l’Olympia ! La salle mythique était pleine à craquer. Novopress y était.

Diffusia, organisateur des rares concerts de Jean-Pax Méfret, a réussi son pari. Depuis plusieurs semaines, il n’y avait plus une place disponible et les amis en souffrance étaient très nombreux (« Je m’y suis pris trop tard pour réserver ; toi qui connais Jean-Pax, tu ne pourrais pas… ? »). Pensez donc : Jean-Pax Méfret à l’Olympia ! Sur la scène où les plus grands se sont succédé, là où Jacques Brel en personne a fait ses adieux ! Sans tapage médiatique, sans moyens publicitaires, juste par le bouche-à-oreille, « Jean-Pax » a rempli l’Olympia : 2 000 personnes étaient venues de toute la France pour voir et entendre l’icône de la droite française, et communier avec elle.

Prodige de la capacité de cette droite à transmettre la mémoire à ses enfants : quatre générations étaient rassemblées. Des « anciens » aux 10-15 ans qui n’ont jamais connu le Rideau de fer, qui ont du mal à concevoir qu’on ait si longtemps craint l’arrivée des chars soviétiques à Paris, à qui l’on ne parle de l’Algérie qu’accolée au mot « repentance », qui seraient bien en peine de délimiter les frontières de l’Indochine, mais qui pourtant connaissent par cœur tout le répertoire de Jean-Pax.

La droite « mili-catho » était venue en force

La droite « mili-catho » était venue en forceSociologiquement, en ce dimanche après-midi à l’Olympia, la droite « mili-catho » l’emportait en nombre et en puissance vocale sur toutes les autres composantes. Quand on a appris à chanter chez les scouts, puis à l’armée, on ne craint personne… Côté ambiance, ce fut chaud, avec des « Jean-Pax président ! » entre toutes les chansons (« Je vais déjà faire le répertoire, pour le programme, on verra après ! ») et plusieurs ovations debout au cours du concert.

Il faut dire que Jean-Pax avait fait ce qu’il fallait, en livrant le répertoire attendu, qui a déclenché de l’hystérie – relative tout de même, le public de droite est discipliné ! – sur ses grands tubes – Camerone, Les Barricades (« Le drapeau taché du sang d’Hernandez / La foule qui crie “Algérie française“ »), Diên Biên Phu, Veronika, Sainte-Mère-Eglise… – et transformé à chaque fois l’Olympia en mémorial géant et sonore, toute la salle chantant avec lui du premier au dernier mot à la mémoire de ceux qui sont tombés, ici, au loin ou « là-bas ».

Entre les chansons, Jean-Pax a parlé. Pour rappeler qu’aimer l’Algérie, ce n’est pas être colonialiste ; pour dire que s’il chante cette terre, c’est qu’il chante son enfance « dans un département français » ; pour expliquer, aux sots qui pourraient se méprendre, qu’il n’est pas un va-t-en-guerre : s’il chante les soldats, c’est parce que ceux-là qui décident des guerres oublient aussi vite ceux qui ont donné leur vie pour la France.

La salle debout pour la sonnerie aux morts

La droite « mili-catho » était venue en forceEn 2005, Jean-Pax Méfret avait écrit une chanson contre le terrorisme islamique. Il l’a chantée en public pour la première fois, en raison de l’actualité, « quand le terrorisme frappe au hasard, dans le métro, dans la rue ou devant une école ». Elle dit, en substance : « pas d’amalgame »… Et parmi ses nouveaux titres, Le Vieux Soldat, un hymne contre « la France qu’on traite de pute », La Marseillaise sifflée, le drapeau qu’on brûle et le cri d’un homme qui demande le respect pour le sang versé, est tout simplement formidable. Il l’a chantée deux fois ; la première fois, à la fin de la première partie, suivie de quelques mesures de la sonnerie aux morts : en une seconde, la salle entière fut debout, statufiée devant le rideau rouge qui se fermait lentement.

À 19 heures, après plusieurs heures de scène et quatre ou cinq rappels, Jean-Pax a fini par offrir au public Le Chanteur d’Occident qu’il lui réclamait et son très bel Afghanistan. Visiblement très ému, il a remercié plusieurs fois et promis qu’on se reverrait. Pas sûr qu’il se soit attendu à un tel accueil.

Dehors, la grande silhouette de Jean Raspail, l’auteur du Camp des saints, qui « en était » lui aussi, tirait élégamment sur son fume-cigarettes. Comme la permanence de l’attachement à une France à l’âme fière, bien résolue à ne pas disparaître.

Marc Verdelec

Crédit photo : Novopress (cc)

Importantes manifestations samedi en France pour la défense de l’identité des régions

Importantes manifestations samedi en France pour la défense de l’identité des régions

02/04/2012 – 16h30
QUIMPER (NOVOpress Breizh) – Samedi dernier plusieurs dizaines de milliers de personnes ont manifesté dans de nombreuses villes de France pour la défense des langues régionales et pour demander de meilleures conditions d’enseignement de ces dernières. En pleine campagne présidentielle, cette mobilisation en faveur de la défense de l’identité des régions sera-t-elle entendue des candidats ?

« Hep Brezhoneg Breizh ebet ! » (Sans langue bretonne, pas de Bretagne). A Quimper, c’est sous un soleil resplendissant que près de 12.000 manifestants précédés d’une quinzaine de bagadou, sont partis de la Place de la résistance pour rejoindre les bords de l’Odet. Parmi eux on pouvait noter la présence de très nombreux représentants d’associations culturelles bretonnes et de partis politiques, toutes tendances confondues (UMP, Parti breton, PS, ADSAV, UDB, Jeune Bretagne etc.).

La manifestation la plus importante s’est déroulée à Toulouse où près de 30.000 personnes ont défilé sous les couleurs rouge et or. A Bayonne, près de 6.000 Basques avaient répondu à l’appel des associations de défense de la langue basque. A Perpignan – record mondial de la spécialité battu – un gigantesque « lip dub » revendicatif pour la défense du catalan a réuni plus de 7 000 participants.

« Unsri Sproch ist unser Schàtz » (notre langue est notre trésor) : en Alsace près de 1.000 personnes ont manifesté à Strasbourg pour la défense du dialecte alsacien. Succès plus mitigé en Corse, où seulement près de 300 personnes environ ont formé une « chaîne humaine » pour demander la « co-officialité » de la langue corse. En Flandres une centaine de personne ont manifesté à Lille pour demander l’enseignement du flamand à l’école. A Annecy, enfin, chants et poèmes en langue savoyarde étaient au programme d’une action menée par les militants culturels.

Si la France a signé en 1999 la Charte européenne sur les langues régionales et minoritaires, cette dernière n’a jamais été ratifiée, étant jugée par le Conseil constitutionnel non compatible avec l’article 2 dela Constitution (« La langue de la République est le français ») . La réforme constitutionnelle intervenue en juillet 2008, qui a reconnu l’appartenance des langues régionales «au patrimoine de la France», a pu être perçue comme une avancée, mais ne permet pas la ratification de la Charte. Aujourd’hui, François Hollande, François Bayrou et Eva Joly se sont prononcés en faveur de la ratification. Nicolas Sarkozy, Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon y sont par contre opposés.

L’artisanat d’art tête haute – Par Léon Arnoux

L'artisanat d'art tête haute - Par Léon Arnoux

[box]Article reproduit avec l’aimable autorisation de la Fondation Polémia. [/box]

[box class=”info”] La France est le pays le plus riche au monde par son patrimoine d’artisanat d’art. Les métiers d’art sont répartis en métiers de tradition, de création et de restauration du patrimoine. Les artisans d’art ont au moins ce point commun : ils allient la créativité et la maîtrise technique. Parmi leurs qualités premières figurent la sensibilité aux œuvres du patrimoine, la curiosité, le goût de l’innovation et du travail des matériaux, et la motivation. 217 métiers d’art sont officiellement reconnus et ils se répartissent en 19 secteurs (Art floral, Arts du spectacle, Arts et traditions populaires, Bois, Verre, Cuir, Luminaire…). Avec plus de 38 000 entreprises, employant près de 100 000 personnes, les métiers d’art constituent un pôle important de l’économie française. Ils représentent 10% des entreprises de l’artisanat. Léon Arnoux en dit un peu plus sur ces métiers souvent méconnus du public.
Polémia [/box]

A l’opposé de fumisteries qui sont oubliées avant même d’être connues, l’artisanat d’art évolue mais reste fidèle à ses bases. Ayant fait ses preuves en des réalisations reconnues tout à la fois par les gens du sérail et par les amateurs éclairés, cet artisanat supérieur continue son bonhomme de chemin. La valeur marchande des productions dont il s’honore peut être estimée sans grand risque d’erreur, et les salles des ventes ne viennent pas contredire ce qui est affiché dans les boutiques spécialisées, contrairement à ce qui se passe avec ce prétendu art dit « contemporain ». Ces évidences devraient donc suffire pour établir la prééminence de gens au métier affirmé sur des pseudo-artistes qui ne disposent souvent que de leurs prétentions.

Eh bien, pas du tout. On en est même très loin. Dans nos médias à grand tirage et les magazines de luxe sévissent des « critiques d’art » autoproclamés. Ces personnages n’ont que mépris pour l’artisanat. Aucun terme n’est même plus dévalorisant à leurs yeux. Par contre, tout ce qui est provocation gratuite ou poudre aux yeux les fait crier d’admiration.

Comme on peut supposer qu’à leur âge ce n’est pas la naïveté qui les pousse, et sachant qu’ils ne vivent pas d’enthousiasme et d’eau fraîche, force est de constater qu’ils font partie du Système, et que leur prose est le reflet de la volonté de ceux qui établissent leurs feuilles de paye.

Dès le début de l’art contemporain, des œuvres comme le Carré blanc sur fond blanc, les Demoiselles d’Avignon, ou l’Urinoir de Duchamp, n’ont pu se vendre que par le battage admiratif de ces critiques et, aujourd’hui, par des achats officiels sur fonds publics. Dans l’artisanat d’art de telles fumisteries n’existent pas.

Là, au contraire, on ne juge que sur pièce et, si la signature a son importance, c’est finalement l’œuvre qui prime. A l’intérieur d’une profession, aucun critique parachuté n’est capable d’influencer les jugements. Les luthiers, les ébénistes, les joailliers – et même les cuisiniers – sont des gens hermétiques à ce genre de chose. Chante, beau merle ! serait la réaction, et la tentative tournerait court.

Ces soi-disant critiques d’art, depuis plus d’un siècle maintenant, n’ont cessé d’encenser de fausses idoles.

Leur argument initial : Cela choque parce que c’est en avance sur notre époque, a fait long feu. Malevitch ou Buren n’ont été imités par personne. Il n’y a eu finalement aucun émule assez admiratif pour se réclamer d’eux. On constate encore aujourd’hui que l’immense majorité des amateurs spontanément attirés par la pratique des Beaux-Arts (une récente étude les chiffre à 86%) se dirige vers l’art classique et non vers le pseudo-art contemporain. Reste que, conséquence de l’œuvre destructrice des promoteurs dudit « art con », on peut constater un déclin de l’art européen et, en parallèle, une stérilité créatrice grandissante et un métier qui s’est perdu.

Si on peut trouver un lien entre les artistes du XIXe siècle (les « pompiers » comme Bouguereau ou Cabanel, au métier sûr) et des contemporains comme Magritte, Léonor Fini ou Hilaire, où sont les enfants spirituels de Malevitch et de Duchamp ?

Voilà pourquoi aujourd’hui ce n’est point dans les artistes vantés par ces soi-disant critiques qu’il faut rechercher des références de valeurs mais bien chez les artisans qui pratiquent ce qu’on appelle un métier d’art.

D’ailleurs, les artistes du passé se sentirent-ils jamais autre chose que des artisans d’une incomparable qualité ? Les peintres reconnus des hautes époques se proposaient pour réaliser l’œuvre qu’une guilde professionnelle, une riche paroisse ou une ville souhaitait posséder, de la même manière que les artisans l’ont toujours fait : « Quel format souhaitez-vous ? Combien de personnages et combien de couleurs ? Et dans les couleurs, quelles matières nobles voulez-vous que j’utilise ? J’ai dans mon équipe divers spécialistes : chevaux, arbres ou costumes. Moi, je me consacre à la mise en scène du tableau et à peindre les visages et les mains des personnages, comme je l’ai fait dans telle ville ou dans telle autre où j’ai été engagé pour peindre tel ou tel sujet. Voilà quelles sont mes références. » On peut, sans se tromper beaucoup, imaginer pareil dialogue.

Les délais de réalisation étaient également notés dans le devis. S’il coïncidait avec une fête votive on ne devait pas dépasser une certaine date de livraison, sous peine de pénalité. L’équipe du peintre était logée et nourrie chez le commanditaire, comme cela se pratiquait dans l’artisanat.

La démocratisation de nos sociétés a favorisé l’appât du gain et la floraison des intermédiaires et des escroqueries. Aux gogos on pouvait dire : « C’est peut-être un peu moins “léché”, un peu plus “enlevé”, mais c’est ce qui plait désormais. » Et de fil en aiguille on est passé à Klein et Buren et on a fini par les horreurs érigées devant l’aéroport de Nice, Versailles ou certaines églises.

Aujourd’hui, puisque l’art officiel est tombé dans ces rayures ressemblant si fort à des ornières, constatons que c’est l’artisanat de haut niveau qui dans quasiment tous les domaines porte désormais le flambeau de la créativité et établit les véritables références.

Léon Arnoux

[box class=”info”] Source : Polémia.[/box]

Image : un atelier de tapisserie à Aubusson

Le Qatar ne rachète pas seulement la France

Le Qatar ne rachète pas seulement la France

02/04/2012 – 12h30
DOHA (NOVOpress via le Bulletin de réinformation) – Il y a une semaine le Projet Apache, les jeunes identitaires parisiens, manifestait à Paris contre le rachat de la France par le Qatar. Les rachats en totalité ou les prises de participation de l’émirat en France sont connus : Le PSG, des morceaux de Lagardère, de Veolia et plus récemment LVMH.

On sait moins que c’est toute l’Europe qui est visée par les pétro‑dollars. En Angleterre 20 % du London Stock Exchange, 7 % de la banque Barclays, 100 % du célèbre magasin Harrods et 26 % de Sainsbury l’équivalent anglais de Carrefour. Nos cousins germains ne sont pas oubliés : 7 % du premier groupe allemand de BTP, 10 % de Porsche et jusqu’à 17 % de Volkswagen.

Comme le note le quotidien algérien El Watan ceci n’empêche pas le Qatar de subventionner les mouvements islamistes sunnites, frères musulmans ou salafistes. Considérant les réserves financières du Qatar, c’est une double stratégie qui n’en est qu’à ses débuts.

Photo ci-dessus : Doha, capitale du Qatar. Crédit photo : Jaw101ie/Wikipédia sous licence Creative Common

Début de saison pour la “Desouchière”

Début de saison pour la "Desouchière"

La Desouchière entame sa 4ème saison d’accueil en Bourgogne. Durant le printemps, l’été et une partie au moins de l’automne, elle accueillera comme d’habitude désormais visiteurs et bénévoles de passage. Nous reproduisons ci-dessous le programme des activités à venir.

Première semaine de travaux

Du 9 au 13 avril, nous organisons une semaine de travaux. Si vous êtes libre à cette période et que vous souhaitez vous joindre à nous, faites-moi signe rapidement afin que nous organisions votre séjour au mieux. Je me ferai un plaisir de vous donner tous les détails nécessaires. Vous êtes le bienvenu même si vous n’avez pas de compétences particulières, il y a toujours à faire. Si vous êtes maçon, plombier ou couvreur, nous avons plus spécifiquement besoin de vous.

Premier week-end découverte

Celui-ci aura lieu les 14 et 15 avril prochains. Si vous n’êtes encore jamais venu nous voir, c’est le moment de nous rendre visite pour mieux faire connaissance et découvrir nos projets. Contactez-moi si vous êtes intéressé. Nous essayerons d’organiser d’autres week-end de ce type au cours de la saison afin de regrouper les visites et de vous permettre ainsi de rencontrer d’autres sympathisants lors de votre passage.

Financement de la saison

Il nous reste à réunir 4.000 euros d’ici à la fin du mois de juin pour financer notre saison 2012. C’est un objectif tout à fait réaliste que nous atteindrons avec votre soutien, comme chaque année depuis le lancement de notre initiative. Pour nous soutenir, rendez-vous sur cette page de notre site : http://www.desracinesetdeselfes.com/soutenir-financierement-notre-action/.
Un indicateur visuel a été mis en place sur la page d’accueil du site pour vous permettre de suivre l’avancement de cette opération. Je vous en joins une copie avec ce message. Pour chaque tranche de 20 euros récoltés, une case noire deviendra orange.

[box class=info]En savoir plus : www.desracinesetdeselfes.com[/box]
Créditi photo : Novopress (cc) – la route des grands crus en Bourgogne (juin 2008)

Du Mali à la Libye, la recomposition de l’Afrique sahélo-saharienne est en cours – Par Bernard Lugan

Du Mali à la Libye, la recomposition de l’Afrique sahélo-saharienne est en cours - Par Bernard Lugan

Du Mali à la Libye, la recomposition de l’Afrique sahélo-saharienne est en cours – Par Bernard Lugan Au Mali, après Gao, Tombouctou, la « cité mystérieuse » qui fit tant rêver les explorateurs du XIX° siècle, semble désormais à la portée des combattants touaregs. Sans une intervention étrangère de dernière heure, on ne voit pas comment la ville pourrait leur échapper. Toute la rive nord du fleuve Niger sera donc entre leurs mains. L’actuel conflit a débuté le 17 janvier 2012, à Menaka et dans la région de Kidal, les Touaregs revendiquant l’autodétermination et l’indépendance, leur guerre étant destinée à « libérer le peuple de l’Azawag de l’occupation malienne ».

Plus à l’Est, en Libye, dans les régions de Sebha et de Koufra, les combats meurtriers entre les Toubou et les tribus arabes ont repris le 26 mars et les Toubou revendiquent désormais, eux aussi, un Etat indépendant. Comme la moitié de l’ethnie toubou vit au Tchad où elle est connue sous le nom de Goranes, les actuels évènements risquent d’y rallumer par contagion une autre guerre, interne celle là, entre les Toubou-Goranes et les Zaghawa qui sont au pouvoir à N’Djamena.

Voilà le double résultat de l’intervention franco-otanienne en Libye. Le président tchadien Idriss Déby Itno avait vu juste quand il avait mis en garde Paris, affirmant qu’elle allait déstabiliser toute une région aux fragiles équilibres [1].

Face à cette situation, qu’est-il possible de faire ?

Pour le moment, au Tchad, le président Déby a la situation sous contrôle, mais il ne peut pas laisser les Toubou de Libye se faire massacrer au risque de voir les Toubou-Goranes échapper à son autorité.

Au Mali, l’alternative est simple :

– Soit nous laissons le cours de la longue histoire reprendre son déroulé et nous admettons la réalité qui est que le Mali n’a jamais existé et que les Touaregs ne veulent plus être soumis aux Noirs du Sud. Dans ce cas, nous entérinons le fait accompli séparatiste et nous veillons à ce que les Touaregs qui auront obtenu ce qu’ils demandaient deviennent nos alliés dans le combat contre Aqmi.
– Soit, de concert avec les Etats de l’Ouest africain, nous intervenons militairement contre les Touaregs pour reconstituer une fiction d’Etat malien et nous jetons ces derniers dans les bras d’Aqmi avec tous les risques de contagion qu’une telle politique implique.

Bernard Lugan
01/04/2012

[1] Le point sur ces conflits sera fait dans le numéro de l’Afrique réelle du mois d’avril que les abonnés recevront prochainement

[box class=”info”] Source : Le blog de Bernard Lugan. [/box]

Photo : Touaregs. Crédit photo : Yelles C.M.A., licence CC.

Islamistes arrêtés : et maintenant ?

Islamistes arrêtés : et maintenant ?

[box] Le Bloc Identitaire a réagi dès vendredi 30 mars à l’interpellation le même jour de 17 personnes dans le cadre de l’islamisme radical : [/box]

Ce matin, 17 personnes liées aux milieux islamistes et notamment à l’organisation Forsane Alizza, ont été interpelées dans toute la France.

Lors de l’arrestation du leader de ce groupuscule salafiste, Mohammed Achamlane, trois fusils d’assaut, un pistolet automatique et une grenade ont été découverts.

Achamlane et Forsane Alizza ne sont pas des inconnus pour les identitaires. Ils nous avaient souvent pris pour cibles et en décembre 2010 ils s’en étaient pris aux Assises sur l’islamisation co-organisées par le Bloc Identitaire à Paris.

Ils n’étaient pas non plus des inconnus pour le gouvernement : Claude Guéant avait prononcé la dissolution de Forsane Alizza en février dernier. Une dissolution sans grandes conséquences, puisqu’au moment où le RAID donnait l’assaut sur l’appartement de Mohamed Merah, le site internet de Forsane Alizza était encore en ligne… [NDLR : le site est toujours en ligne aujourd’hui 1er avril)

Pourquoi avoir attendu l’affaire Merah pour ce coup de filet ? Quel est le degré de dangerosité de ces groupes ? Combien d’autres terroristes islamistes potentiels sur le territoire ?

Et que va-t-on faire de ces 17 personnes ?

Pour protéger notre peuple, il est désormais temps d’envisager une réforme profonde de notre Code de la nationalité, permettant la déchéance rétroactive de la nationalité française. Nous ne voulons plus de ces gens qui haïssent la France et la combattent chez nous !

[box] Et le Bloc Identitaire de conclure : [/box]

Parce que les drames de Toulouse et Montauban ne doivent pas rester un fait divers mais marquer le début d’une véritable prise de conscience populaire, soutenez les Identitaires et la campagne “Mohamed Merah, chance pour la France ?”

Image : manifestation de Forsane Alizza à Paris. Copie d’écran d’une vidéo publiée par Forsane Alizza sur le web.

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Forsane Alizza : Ce drapeau sera bientôt à l’Élysée !

Plan national d’action contre le racisme et l’antisémitisme : un totalitarisme poisseux

Plan national d'action contre le racisme et l'antisémitisme : un totalitarisme poisseux

[box] Article reproduit avec l’aimable autorisation de la Fondation Polémia. [/box]

[box class=”info”] Les tueries (islamistes) de Toulouse et Montauban ont débouché sur un festival de bobards et d’intoxication « antiraciste », dans l’esprit de ce qui s’était passé à la suite des attentats contre la synagogue de la rue Copernic et de la rue des Rosiers : un phénomène sans surprise, quelques jours après la publication par le gouvernement de son plan d’action contre le racisme et l’antisémitisme pour les années 2012-2014.
Pierre Milloz analyse ce plan pour Polémia. [/box]

Le gouvernement vient de publier son Plan d’action contre le racisme et l’antisémitisme pour les années 2012-2014.

Comme on pouvait s’y attendre, il expose l’idéologie dominante, celle dans laquelle baignent les médias de l’oligarchie, celle des gouvernements et de la plupart des partis politiques.

Limiter la liberté d’expression au nom de l’antiracisme

Alors que l’opinion publique conteste de plus en plus la passivité des gouvernements face à un courant migratoire qui menace de submerger la nation, le Plan a pour objet de combattre cette contestation en invoquant les principes universalistes et en la qualifiant de « raciste ». Pour autant, il prétend en l’espèce n’avoir nulle intention de limiter la liberté d’expression. Il fait seulement valoir que celle-ci n’est garantie par la loi de 1881 que dans le respect de l’ordre public. Or, dit-il (page 9), l’extériorisation du racisme est attentatoire à l’ordre public, donc la liberté d’expression n’est pas menacée. (Il suffisait d’y penser.) Merci Orwell !

Orienter la répression vers la population majoritaire

Le Plan porte donc évidemment un jugement extrêmement favorable sur cette immigration : « L’apport des populations étrangères a constitué une chance pour la France », dit-il (p. 91), et, comme dans tous les régimes totalitaires à pensée unique, il entend en persuader les enfants : « Les programmes d’histoire doivent permettre aux enfants de le comprendre. » Cette chance pour la France se manifeste de diverses manières.

D’abord, les immigrés ne sont pas racistes (ce qui implicitement oriente la répression vers ce que le Plan appelle la population majoritaire – 76% du total) : « Il faut noter l’émergence récente de quelques cas de racisme dirigés contre des Blancs, mais cela reste pour l’instant relativement rare » (p. 53). Apparemment le ministre de l’Intérieur n’a pas eu connaissance de cet incident que son collègue chargé de l’immigration dénonçait en mars 2011 : « Quand, après le match de football Algérie-Egypte où la France n’est même pas concernée, 20.000 jeunes Marseillais, étrangers, français d’origine étrangère vont sur la Canebière brûler les drapeaux français, n’est-ce pas l’indice d’une difficulté ? » Mais le ministre de l’Intérieur est pardonnable, tant il est vrai que cet incident est passé relativement inaperçu, les médias n’ayant pas jugé bon de s’appesantir sur lui. Mais rien n’interdit d’imaginer le retentissement qu’aurait eu un incident au cours duquel 20.000 jeunes Français, d’origine française, seraient allés sur les Champs-Elysées brûler les drapeaux algériens…

Promouvoir la diversité à l’école : une démarche totalitaire ?

Echappant donc au reproche éventuel de racisme, les immigrés confirment qu’ils sont une chance culturelle pour la France. Cet atout offert à notre pays résulte aussi de leur effort incessant et inlassable pour la France : « les artistes, les écrivains, mais aussi les citoyens venus d’ailleurs ne cessent d’enrichir le patrimoine culturel de la France » (p. 99). N’est-il pas indiqué dès lors que l’on se tourne à nouveau vers les enfants pour les en persuader et seuls les esprits pervers feront à nouveau le rapprochement avec la propagande des régimes totalitaires dans les établissements scolaires : « la diversité à l’école » figure au programme national de pilotage qui « permettra de mieux prendre en compte la diversité » (p. 28).

Aider les étrangers même en situation irrégulière

En conséquence, les immigrés doivent être accueillis et aidés et, indépendamment des mesures nationales en leur faveur, on peut noter que le Plan rappelle (p. 85) que les étrangers même en situation irrégulière ont un droit à l’hébergement, qu’apparemment ils peuvent faire valoir en saisissant une commission de médiation (mais dans ce cas on distingue mal les conséquences sur leur présence en France. Peut-être l’obtention d’un hébergement vaut-elle titre de séjour ?).

La « diversité » contre l’assimilation

Les notations qui précèdent ont présenté l’attitude générale de bienveillance du ministre de l’Intérieur dans ce Plan. Cette attitude conduit à un paradoxe évident : d’une part, conformément à la doctrine officielle, le document insiste sur l’unicité du peuple français et le refus des communautés intermédiaires et, d’autre part, ne préconisant pas l’assimilation des étrangers, il entend « promouvoir la diversité ». Et de fait la défense et la promotion des diversités au sein de la nation française forment le leitmotiv du Plan, en réponse aux contempteurs de celles-ci, accusés de racisme.

Les caractéristiques de la population autochtone n’intéressent personne

En contrepoint on ne trouvera pas dans tout le document les mots : traditions françaises, population française, ethnie française, Français d’origine ou de souche. Bien sûr, on peut objecter que là n’est pas le sujet du Plan : pourtant, puisqu’il s’agit de populations étrangères dont il faut protéger les caractéristiques, ne serait-il pas normal que le document se préoccupât en même temps des caractéristiques des populations autochtones, celles qui reçoivent ? Il n’en fait rien, bien sûr.

Le défenseur des droits : des pouvoirs accrus par rapport à la HALDE

Telle est la tonalité du Plan. Si on en vient maintenant aux mesures, on notera que le document fait un rappel de toutes les décisions déjà prises dans le passé et propose pour les trois années à venir diverses mesures nouvelles dont la principale est la nomination d’un défenseur des droits. Ce haut fonctionnaire aura la charge d’ensemble du dossier et sera donc appelé, d’une part, à revigorer certaines des mesures existantes et, d’autre part, à mettre en œuvre quelques autres, qui intéressent surtout les domaines de l’interdiction et de la répression, sujets auxquels on va venir maintenant.

En la matière, les pouvoirs publics s’autorisent toutes sortes de facilités et d’approximations, dont la description suscitera nombre d’observations critiques.

La Constitution en son article 1 est invoquée à l’appui de l’idée selon laquelle les habitants du territoire français ne peuvent faire l’objet que d’un traitement uniforme. C’est à tort : il est exact que la Constitution « assure l’égalité devant la loi sans distinction d’origine, de race ou de religion », mais elle réserve cette prescription aux seuls citoyens, c’est-à-dire aux nationaux, et, contrairement à ce que prétend abusivement le Plan (p. 7), elle n’interdit nullement un traitement différencié des étrangers. Elle l’autorise même par sa rédaction.

Les pouvoirs exorbitants et liberticides du… défenseur des droits

Des pouvoirs exorbitants sont conférés à une nouvelle institution : le défenseur des droits. Ce haut fonctionnaire peut procéder à des vérifications sur place (le document ne prononce pas le mot de perquisition…) et à des visites inopinées, sous le contrôle du juge des libertés, il est vrai (p. 32). Il a le pouvoir d’enjoindre à une administration ou à « l’organisme en cause » (sa compétence s’étend donc au-delà de la sphère publique, tout comme celle d’un service de police) de réformer une décision (mais aucun service de police ne dispose d’un tel pouvoir !) (p. 33).

Si le cas dont le défenseur des droits saisit « l’organisme en cause » est de nature à justifier des poursuites disciplinaires et si celles-ci ne sont pas engagées, ledit organisme doit justifier son abstention auprès du défenseur. Là encore on rencontre une disposition extraordinaire qui limite de fait la liberté d’une autorité privée d’exercer ou de ne pas exercer son pouvoir disciplinaire (p. 33).

Une nouvelle dialectique de la preuve : à l’innocent de prouver qu’il l’est !

D’autres règles juridiques habituelles sont « adaptées » à la matière. Sauf en matière pénale, lorsque des faits laissent supposer qu’un acte discriminatoire (et pas seulement de nature raciste) a été commis, l’autorité qui s’en inquiète n’a pas à faire la preuve de l’infraction : c’est au suspect qu’il appartient de prouver son innocence ! Le Plan qualifie pudiquement cette innovation de « nouvelle dialectique de la preuve » (p. 8) !!!

La répression de ce genre de délit mérite une attention toute spéciale. Elle doit s’exercer dans la presse, les films, les objets et insignes. Les préfets doivent renforcer leur collaboration avec les « associations engagées », avec les directeurs d’école (« pour prévenir et sanctionner dans les établissements et leurs abords »). Des magistrats « référents » en la matière sont institués au sein du parquet, comme une centaine de « référents sûreté » sont formés au sein de la police et de la gendarmerie.

Favoriser la dénonciation : « La République récompense les dénonciateurs » (1793)

Le Plan, en effet, regrette la « difficulté récurrente de faire émerger des plaintes » et en conséquence il consacre un paragraphe entier (4.2.2) à « Favoriser l’émergence des plaintes ». Dans cet esprit, des conventions ont été passées (on n’en connaît pas le coût) avec des associations comme la LICRA et SOS-Racisme dont le rôle est notamment de « contribuer à la dénonciation des faits les plus graves ». Par ailleurs, « des cellules de veille ont été mises en place destinées à trouver les moyens de permettre aux victimes de discrimination de porter plainte ». Autrement dit, la dénonciation devient l’un des moteurs de la répression et l’appel aux associations engagées et à la délation pourrait ouvrir une période la plus sombre de notre histoire.

LICRA, SOS-Racisme : un soutien financier justifié !

De façon générale, la contribution des associations « justifie », selon le Plan, « le soutien financier qui leur est apporté par l’Etat et les collectivités territoriales ». Le contribuable, toujours inquiet, aimerait connaître le coût de ce soutien, et il est d’autant plus inquiet que le Plan parle du « foisonnement des initiatives associatives »… (p. 36). Mais on ne le lui dira point.

Il s’inquiétera aussi, mais cette fois en tant que citoyen, de voir ces associations, de droit purement privé, chargées de mission de service public qu’à première vue on verrait plutôt assurées par l’administration. Il n’est pas normal, par exemple, que la LICRA soit chargée de contribuer à la formation des gendarmes et des policiers (!) (p. 38) ou qu’un établissement public comme l’ACSE (Agence pour la cohésion sociale et l’égalité des chances) « soutienne les services juridiques des associations LICRA, SOS-Racisme, MRAP, LDH » (p. 35) dont le plan donne une liste impressionnante des activités, y incluse la « capitalisation » (?).

La lutte dite « antiraciste » n’a pas à souffrir des restrictions budgétaires

La lutte dite antiraciste n’a pas à souffrir des restrictions budgétaires. Y participent, pour le seul échelon central, sept comités, un haut conseil, un défenseur des droits, deux délégués interministériels, un délégué ministériel, un secrétariat général, une agence, deux offices et quatre observatoires. Cette énumération à la Prévert pourrait passer pour bouffonne. Pourtant elle ne fait que récapituler l’effort du gouvernement pour résoudre ce qu’il semble considérer comme le problème majeur de la France dans la compétition internationale actuelle : dans un tel cas, pour lui l’argent ne compte pas.

Il faut ajouter à l’énumération ci-dessus un nombre indéterminé d’observatoires régionaux de la jeunesse et des sports et les COPEC. Les COPEC sont des commissions départementales pour la promotion de l’égalité des chances et la citoyenneté. Elles bénéficient de soins particuliers puisqu’elles ont non pas un mais trois présidents : le préfet, l’inspecteur d’académie et le procureur. Dans chaque département elles coordonnent l’action de la lutte antiraciste. Il convient aussi de mentionner que l’un des offices cités plus haut dispose de 29 directions territoriales et de 12 délégations (p. 25).

Les statistiques sur le racisme mobilisent 800 policiers

Enfin, il n’est pas possible de passer sous silence l’effort financier qu’a consenti l’administration de la police pour avoir une connaissance statistique précise des discriminations. Il est apparu en effet que dans de nombreuses affaires pénales le motif raciste pouvait exister et n’avoir pas été pris en compte. Aussi a-t-il paru nécessaire de reprendre toutes ces procédures une à une par un traitement manuel, pour mieux qualifier les faits : à cette tâche, ce sont « environ 800 fonctionnaires de police qui ont été formés dans les services statistiques de terrain » (p. 40). Il y aura comme toujours (mais comment l’éviter ?) des malveillants pour avancer que tous ces policiers auraient mieux été utilisés pour le maintien de l’ordre dans certaines banlieues.

Toutes ces notations auront à plusieurs reprises inquiété le lecteur, curieux de connaître le coût de toutes les opérations dont le présent compte rendu n’évoque que les parties les plus caractéristiques. Sa curiosité malheureusement ne sera pas satisfaite car, arrivé à la dernière page du Plan, il apprend – hélas ! – que « l’Etat ne dispose pas des outils lui permettant d’évaluer l’ampleur de son engagement financier dans la lutte contre le racisme et l’antisémitisme ».

Une vision totalitaire

C’est là une constatation extrêmement regrettable dans les circonstances actuelles. Pourtant, l’impression générale qu’on tire de la lecture du document conduit à une conclusion encore plus regrettable : celle qu’on a affaire à une vision totalitaire : une vision où la surveillance de la population par une multitude d’organes et l’érection de la délation comme un moyen de gouvernement sont caractéristiques d’un totalitarisme poisseux.

Pierre Milloz

 

L’intégralité du Plan en PDF cliquer ici
et
http://www.interieur.gouv.fr/sections/a_la_une/toute_l_actualite/ministere/plan-national-d-action-contre-racisme

Voir aussi les articles de Polémia :

« Le cosmopolitisme ou la France » de Pierre Milloz
Silence ! En France on étouffe les libertés (édito 02/2012)
Evolution des libertés en France : Cent restrictions en quarante ans (reprise de l’article paru le 01/12/07)
Rompre avec l’antiracisme, « communisme du XXIe siècle

[box class=”info”] Source : Polémia – 28/03/2012[/box]

Image : placard du Plan

Frégate Chevalier-Paul : la Ville de Nantes rend hommage à un grand marin qui lutta sans merci contre les Barbaresques

Parrainage de la frégate Chevalier-Paul : la Ville de Nantes rend hommage à un grand marin qui lutta sans merci contre les Barbaresques

01/04/2012 – 12h15
NANTES (NOVOpress Breizh) – Le commandant de la frégate de défense aérienne Chevalier-Paul et Jean-Marc Ayrault, député-maire de Nantes, ont signé le 17 mars dernier la charte de parrainage du dernier-né des bâtiments de la Marine nationale par la Ville de Nantes. En honorant ainsi un grand marin qui s’illustra au XVIIème siècle par une guerre sans merci contre l’Empire ottoman, le maire de Nantes a pris le risque de heurter la sensibilité de certains « Nantais venus d’ailleurs ».

Qui était donc ce Chevalier Paul ? Né à Marseille en 1598, Jean-Paul de Saumeur, dit le Chevalier Paul, s’est illustré d’abord en Méditerranée, comme corsaire au service de l’Ordre de Malte. Bien que n’étant pas noble, ses nombreux faits d’armes contre les Turcs lui valurent d’être nommé, en 1637, chevalier de l’Ordre.

A la demande de Richelieu il intégra la Marine royale et combattit pendant toute la guerre franco-espagnole (1635-1659). Ses nombreuses victoires lui valurent d’être nommé lieutenant-général et vice-amiral du Levant. En 1660 et 1661 il commandera des croisières de protection du commerce devant Tripoli, Alger et Tunis. En février 1661 il réussira à s’emparer de deux navires corsaires algériens. Deux ans plus tard Chevalier Paul lança une opération audacieuse sur la Goulette (Tunisie), au cours de laquelle il captura le navire-amiral algérien et repoussa les attaques d’une escadre tunisienne.

En 1664, il participe activement à une campagne sur les côtes d’Algérie au cours de laquelle une escadre algérienne fut pratiquement détruite. Il meurt à Toulon le 20 décembre 1667. Laissant le souvenir d’un marin d’une audace et d’une maîtrise exceptionnelles, Chevalier Paul s’est notamment illustré en libérant de très nombreux esclaves français des pachas turcs d’Alger, de Tunis ou de Tripoli, alors colonies de l’Empire ottoman.

Sans faire la moindre allusion à la carrière du Chevalier Paul, dont il semble – ou fait semblant – de tout ignorer, Jean-Marc Ayrault s’est félicité sur son blog de ce parrainage, estimant que ce dernier « constitue un moyen privilégié de maintenir et d’approfondir le lien qui doit unir l’armée à la nation. C’est la conscience que nous devons avoir des intérêts maritimes de la France, d’une ambition maritime partagée. »

Le conseiller spécial de François Hollande va jusqu’à suggérer « qu’un travail particulier pourra s’effectuer avec les écoles nantaises. Une école pourrait ainsi devenir partenaire de la frégate Chevalier Paul. Les élèves en suivraient les missions à distance, pourraient rejoindre la Frégate lorsqu’elle serait à quai à Toulon. Nous pouvons imaginer de multiples formes d’échanges qui viendraient régénérer ce lien entre les jeunes générations et la marine, car nous n’oublions pas le rôle de la défense comme élément de notre cohésion nationale. »

Enseigner dans les écoles nantaises les exploits de Monsieur de Saumeur, dit le Chevalier Paul, contre les Barbaresques ? Rappeler qu’il a contribué à tirer de leurs griffes des esclaves européens ? Voilà bien une heureuse initiative qui, malheureusement, risque fort de demeurer lettre morte. Elle pourrait en effet heurter les élèves issus de la « diversité » et donc compromettre le sacro-saint « vivre ensemble ». Un risque que le maire de Nantes, en bon oligarque mondialiste, n’est certainement pas prêt d’assumer.

Crédit photo : Michael Davies via flickr licence cc.

Un gang de pédophiles pakistanais arrêté à Oxford

Un gang de pédophiles pakistanais arrêté à Oxford

01/04/2012 – 08h30
OXFORD (NOVOpress) —
Des gangs de pédophiles sont régulièrement découverts en Grande-Bretagne. À chaque fois, les gros médias, et au premier chef la BBC, en parlent le moins possible. Étonnant ? Pas vraiment.

À la fin de 2010, après la mise au jour d’une affaire particulièrement atroce, une journaliste du Daily Mail avait osé rompre le silence : «C’est un sujet qui, dans la Grande-Bretagne politiquement correcte d’aujourd’hui est pratiquement tabou – un sujet rarement évoqué par la police, les tribunaux et même les agences de soutien psychologique aux victimes. La réalité est que les perpétrateurs sont presque tous des Asiatiques (Pakistanais) et que leurs victimes sont blanches ». Un peu plus tard, le Times et le Daily Telegraph avaient dénombré 17 procès depuis 1997, où des groupes d’hommes avaient été jugés pour exploitation sexuelle de filles âgées de 11 à 16 ans : 53 condamnés sur 56 étaient d’origine pakistanaise, 50 d’entre eux musulmans. Les agences et associations censées aider les victimes d’abus sexuels avaient alors « été accusées de dissimuler le rôle des musulmans pakistanais de Grande-Bretagne dans l’exploitation sexuelle de petites filles blanches». Des policiers avaient confié, sous le voile de l’anonymat, que les condamnations ne représentaient qu’une petite partie des crimes. « Ces filles, avait avoué un policier haut gradé, sont passées de main en main et traitées comme de la viande. Pour arrêter ce genre de crimes, il faut en parler, mais tout le monde a été dans la terreur d’aborder le facteur ethnique ».

Dix-huit mois plus tard, rien n’a changé. La police a annoncé il y a quelques jours qu’un groupe d’hommes avait été arrêté à Oxford dans une affaire d’exploitation sexuelle de 24 filles âgées de 11 à 16 ans. « Nous pensons avoir découvert un groupe criminel qui vendait des jeunes filles pour des rapports sexuels ». Les chefs d’accusation incluent la prostitution de mineures, l’administration de drogues pour perpétrer des viols, le proxénétisme et le dressage sexuel. Selon la police, « nous considérons les petites filles comme très, très vulnérables et c’est la raison pour laquelle elles ont été prises pour cibles ». Il s’agirait en particulier d’enfants ayant fait une fugue. La police « a refusé de donner des indications sur la nationalité des suspects ».

Sheila Taylor, directrice du National Working Group for Sexually Exploited Children and Young People, s’est précipitée dans la presse pour assurer que les victimes seraient prises en charge. Elle a tenu à ajouter (tiens donc !) : « L’expérience des membres de notre réseau est que tant les victimes que les criminels sont issus d’une gamme variée de milieux culturels et sociaux ».

La presse locale a ensuite donné les noms des six hommes qui ont comparu devant le tribunal d’Oxford et ont été placés en détention provisoire :

Akhtar Dogar est inculpé pour trois viols, un viol d’enfants, trois affaires de prostitution d’enfants, une menace de mort, et pour proxénétisme.
Son frère Anjun Dogar est inculpé pour viol d’enfant, prostitution d’enfant, et proxénétisme.
Kamar Jamil est inculpé pour quatre viols, deux affaires de prostitution d’enfants, une menace de mort, possession de cocaïne avec intention d’en fournir à quelqu’un.
Zeshan Ahmed est inculpé pour dix rapports sexuels avec enfant.
Bassan Karrar est inculpé pour avoir violé une petite fille.
Son frère Mohammed Karrar est inculpé de deux viols d’enfants et de fourniture de cocaïne à un enfant.

Sept autres hommes dont les noms n’ont pas été révélés ont été remis en liberté sous caution.

Le nombre des victimes identifiées s’élève désormais à 38, âgées de 11 à 16 ans.

Saint–Nazaire : la navale durement touchée par le chômage partiel

Saint–Nazaire : la navale durement touchée par le chômage partiel

31/03/2012 – 17h00
SAINT-NAZAIRE (NOVOpress Breizh) – Neuf mille jours de chômage partiel vont toucher les salariés des chantiers navals STX de Saint-Nazaire en mai et juin : l’annonce en a été faite jeudi dernier au comité d’entreprise. Une mesure entraînée par le creux de charge que l’entreprise va subir d’ici à la fin de cette année suite au faible nombre de commandes enregistrées en 2011.

« Nous sommes en sous-charge depuis début 2012 (et) les redéploiements auxquels nous procédions déjà en interne ne vont plus suffire pour compenser le creux ». Dans une déclaration faite jeudi à l’AFP le directeur des ressources humaines de STX Christophe Mabit a expliqué les raisons de cette mesure qui va toucher directement 550 salariés des chantiers navals nazairiens. « Le ‘pic de sous-charge’ devrait être atteint en août et la remontée de charge se fera très progressivement à partir de septembre, avec un retour à la normale prévu début 2013 », a précisé le DRH, qui explique « qu’entre la signature d’une commande et l’arrivée de sa charge aux ateliers de fabrication, il s’écoule une année ».

Selon la CGT ce sont les ateliers de production qui seront les plus touchés. Cela concernera près de 550 salariés avec un total de 7.400 jours de chômage en deux mois, ce qui représente une moyenne de 13 jours (soit 1,5 jour par semaine) par salarié concerné. Les autres secteurs touchés sont ceux de l’armement – environ 1 000 jours, de la technique – environ 400 jours et enfin celui de l’établissement – environ 200 jours. L’an passé, 2.386 jours de chômage partiel avaient été programmés par la direction des chantiers navals pour les quatre derniers mois de l’année.

Dernier grand chantier naval établi en France, STX France est détenu pour les deux tiers par STX Europe (filiale du sud-coréen STX Shipbuilding) et pour un tiers par l’Etat français. L’entreprise doit livrer en mai 2012 un paquebot de plus de dix-sept cents cabines pour l’italien MSC, et un autre – initialement commandé par la Lybie de Kadhafi et repris par MSC – pour mai 2013. Un paquebot de grand luxe, d’une capacité de cinq cents passagers doit être livré au printemps 2013 à l’armateur allemand Hapag Lloyd croisières. Sont également programmés la construction, pour la Russie, de deux navires porte-hélicoptères de type BPC, et, pour le compte de l’armateur américain Viking Ocean Cruises de deux navires de croisière de luxe d’une capacité de huit cents passagers.

Photo : Le Bâtiment de Projection et de Commandement (BPC) Mistral. Crédit photo : Yannick Le Bris, licence cc.

Kiosque Courtois du samedi 31/3/2012 – L’actualité de la semaine en écrit

Kiosque Courtois du samedi - Logo – L’actualité de la semaine en écrit

[box]Le samedi, une sélection des principaux sujets de la semaine des “Bulletins de Réinformation” de Radio Courtoisie. Ce Kiosque est présenté par Henri Dubost et Catherine Noailles.

Novopress a publié dès samedi matin, en différé, l’audio de ce Kiosque Courtois dans la fenêtre “Radio Courtoisie : le bulletin de réinfo” de sa colonne de droite. Pour ceux qui préfèrent lire qu’écouter, en voici le contenu sous forme de texte.[/box]

FRANCE

La communauté juive face à l’explosion des violences antisémites

La mort de Mohamed Merah provoque une explosion d’actes antisémites en France. Vendredi avant-dernier, on a ainsi pu voir apparaître à Sartrouville les premiers tags antisémites consécutifs à la mort de Merah, abattu la veille par les hommes du RAID : « Vive Merah », « Vengeance » ou encore « Nique la kippa ». Sartrouville dans les Yvelines, une ville dont les cités accueillent de nombreuses mosquées illégales et radicales. Tags antisémites également à Toulouse et à Pontarlier, nombreuses tombes juives profanées à Nice, Bar‑le‑Duc, Wolfisheim, Périgueux. A Tarbes, cette inscription louangeuse à l’adresse de Merah : « Tu as été un preux chevalier de l’islam. Tu as combattu la merde sioniste et les faux musulmans. Tu es mort les armes à la main. Je te salue Mohamed, mon frère, mon ami… Repose en paix ! ».

Kiosque Courtois du samedi 31/3/2012 – L’actualité de la semaine en écrit

A Rouen, un professeur demande à sa classe de faire une minute de silence à la mémoire de Mohamed Merah, dans le cadre d’un « cours sur les minorités » (sic). Alors même que dans de nombreux établissements scolaires de la République, la minute de silence demandée mardi avant-dernier par le ministre Chatel a été fortement perturbée par « certains » élèves. Nombreuses manifestations de soutien à Merah, certaines accompagnées de violences de l’aveu même des forces de l’ordre, propos antisémites, menaces de mort, cinq impacts de balles relevés sur la façade du conservatoire de musique Yitzhak-Rabin de Sarcelles samedi dernier, etc., etc. Selon la police, il s’agit d’une véritable explosion de violences antisémites, face à laquelle la Ligue de défense juive a demandé aux juifs « de cesser l’œcuménisme de circonstance » avec les musulmans, exigeant, de manière quelque peu irénique, que les hadith (les faits et gestes du prophète Mohamed) soient expurgés des nombreux passages appelant au meurtre des juifs…

Etonnants aveux de Gérard Longuet

Kiosque Courtois du samedi 31/3/2012 – L’actualité de la semaine en écritPourquoi l’identité du tueur n’a-t-elle été découverte que si tardivement, du moins officiellement. Le ministre de la Défense, Gérard Longuet (photo), s’en explique : « Nous avons perdu un temps considérable parce que certains voulaient absolument que ce soit dans une direction qu’il faille chercher, et pas dans toutes les directions. Il y avait une suspicion sur les anciens militaires en général, suspicion que nous avons épuisée puisque 20.000 dossiers ont été examinés… et 20.000 dossiers ça demande du temps ! ».

Ainsi, pour des raisons purement idéologiques, on a privilégié la piste dite de « l’extrême droite » alors que celle de l’islamiste était infiniment plus probable. Comme l’a rappelé Gilles-William Goldnadel, membre éminent du Crif et donc peu suspect d’affinités avec la « Bête immonde », 1% seulement des attentats commis dans le monde sont le fait de ladite « extrême droite ». Après l’assassinat des militaires à Montauban, on a donc volontairement perdu un temps précieux, donnant au tueur tout loisir de préparer et de perpétrer de nouveaux crimes à l’école Otzar Hatorah de Toulouse. La communauté juive de France en demandera-t-elle des comptes aux autorités de la République ?

Dans un communiqué publié hier, Marine Le Pen réclame la dissolution de l’UOIF, l’Union des organisations islamiques de France

Et l’interdiction du rassemblement du Bourget, où l’UOIF doit réunir son congrès du 6 au 9 avril. La présidente du Front national qualifie de « vaine agitation électoraliste » les mesures prises récemment par les autorités à l’encontre de prédicateurs qui étaient attendus au congrès du Bourget. Pour Marine Le Pen « Les responsables de notre pays considèrent bien l’UOIF comme proche des islamistes, sinon même des terroristes ». Il a fallu les tueries de Toulouse et Montauban pour que le gouvernement décide jeudi d’interdire le territoire national au Palestinien Akrima Sabri, aux Saoudiens Ayed Bin Abdallah Al Qarni et Abdallah Basfar et à l’Egyptien Safwat Al Hijazi, qui devaient tous intervenir au congrès de l’UOIF. Lundi, l’influent cheikh sunnite qatari Youssef Qaradaoui avait déjà été déclaré « indésirable ».

Kiosque Courtois du samedi 31/3/2012 – L’actualité de la semaine en écritTous avaient préalablement obtenu des visas d’entrée sur le territoire national… Alors même que leur radicalisme était parfaitement connu des responsables politiques français, et tout particulièrement du ministre de l’intérieur Claude Guéant. Il convient de rappeler que Cheikh Youssef Qaradaoui (photo) est un multirécidiviste de l’appel au meurtre, je cite : « La seule chose que j’espère, au crépuscule de ma vie, c est qu’Allah me donne l’opportunité d’aller au pays du jihad et de la résistance. Ceci, même sur un fauteuil roulant. Je tuerai les ennemis d’Allah, les juifs ». Ou encore : « Tout au long de l’histoire, Allah a imposé aux juifs des personnes pour les punir de leur corruption. Le dernier châtiment a été administré par Hitler (…) Si Allah le veut, la prochaine fois, ce sera par la main des musulmans ».

La tombe de Merah sous haute surveillance policière

Kiosque Courtois du samedi 31/3/2012 – L’actualité de la semaine en écritTuile pour le gouvernement français qui aurait préféré que l’encombrant cadavre traversât définitivement la Méditerranée : l’Algérie a refusé de recevoir la dépouille du terroriste. Le maire de Toulouse, Pierre Cohen, ayant refusé le permis d’inhumer dans la Ville Rose, c’est finalement dans le carré musulman du cimetière de Cornebarrieu, dans la banlieue toulousaine, que Merah a été enterré, jeudi soir. La tombe est depuis lors sous haute surveillance : on redoute qu’elle ne devienne le lieu de débordements communautaires, d’un côté comme de l’autre. Par ailleurs, le père de Merah accuse la France d’avoir tué son fils. « Je vais engager les plus grands avocats et travailler le reste de ma vie pour payer les frais » a-t-il déclaré depuis l’Algérie où il réside. M. Merah père dont il convient de rappeler qu’il a fait de la prison en France pour trafic de drogue.

Mohamed Merah était‑il un correspondant des services secrets français ?

Kiosque Courtois du samedi 31/3/2012 – L’actualité de la semaine en écritEgypte, Turquie, Syrie, Liban, Jordanie, Israël, Afghanistan, Pakistan… La liste est longue des pays par lesquels est passé Mohamed Merah en 2010 et 2011. Le journal italien Il Foglio et le Canard Enchaîné affirment que l’auteur des tueries de Toulouse et Montauban voyageait en réalité sous couvert des services de renseignement français. Selon le quotidien italien, la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) aurait utilisé Merah comme informateur, obtenant ainsi son entrée en Israël en septembre 2010. Une thèse également accréditée dans un article paru lundi dans le quotidien hébreu Ha’Aretz, qui cite des sources du Shin Bet, le service israélien de renseignements.

Dans La Dépêche du 27 mars, l’ancien patron de la DST, Yves Bonnet, déclare « Mohamed Merah avait manifestement des relations avec la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) comme on l’a appris à travers les déclarations de Bernard Squarcini lui-même [l’actuel patron de la DCRI, photo]. Il était connu de la DCRI, non pas spécialement parce qu’il était islamiste, mais parce qu’il avait un correspondant au renseignement intérieur ». Des propos qui mettent à mal la thèse du « tueur fou isolé » qu’il fallu dix jours pour localiser, thèse néanmoins soutenue par Squarcini dans un entretien au Monde.

L’islamisme s’enracine dans l’islam

L’abbé Eric Iborra, habitué de ce micro, est longuement revenu sur l’islam dans son homélie de dimanche dernier, déclarant : « On voudrait nous faire croire que l’islamisme radical est une exception doctrinalement aberrante et numériquement insignifiante. C’est faux. L’islam repose sur un corpus scripturaire qui est une juxtaposition de dits qui ne possèdent pas de relectures interprétatives autorisées qui permettent de relativiser certains passages. Or, dans le coran, tout est intemporel, tout est sur le même plan. Et, à l’instar du protestantisme, comme il n’y a pas de magistère, ceux qui leur accordent foi en sont réduits au libre examen. C’est pourquoi l’islamisme radical est une option légitime de l’islam et non une de ses déformations, quoi qu’en disent les médias. ».

 

MONDE

Les pays européens devront accueillir toujours plus de réfugiés

Le programme adopté jeudi par le parlement européen a pour but d’installer dans l’Union européenne les personnes qui ont reçu le statut de réfugiés. Selon le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés, plus de 172 000 personnes devront être « réinstallées » (c’est le terme consacré) en 2012. Le « Fonds européen pour les réfugiés », financé par les Etats de l’Union, déboursera entre 4000 et 6000 euros par réfugié.

Kiosque Courtois du samedi 31/3/2012 – L’actualité de la semaine en écritPour Mario Monti (photo), moins l’Europe est démocratique, et mieux c’est…

Le Premier ministre imposé à l’Italie par Goldman Sachs a en effet déclaré apprécier que : « l’Union européenne soit telle qu’elle fonctionne aujourd’hui, à l’abri des aléas de l’humeur de l’électorat et qu’elle soit éloignée des contraintes électorales ». Un aveu particulièrement cynique sur le fonctionnement oligarchique de l’Europe de Bruxelles.

L’Espagne s’enfonce dans la crise

Les manifestations monstres qui ont secoué l’Espagne n’ont pas empêché le gouvernement conservateur de présenter hier un budget d’une extrême rigueur. Après avoir déjà annoncé des coupes budgétaires de 8,9 milliards d’euros et des hausses d’impôts pour 6,3 milliards, ce dernier entend réaliser de 30 à 40 milliards d’euros de coupes claires dans les dépenses publiques. Dans un pays où près d’un actif sur quatre est sans emploi, le gouvernement veut geler les salaires des fonctionnaires et baisser les budgets des ministères de 15 %.

Pour un responsable de la banque américaine Citi, parfait représentant de l’idéologie européiste qui lamine les peuples, l’Espagne doit comme la Grèce se soumettre à un programme de type Troïka (aide conjointe de l’Union européenne, de la Banque centrale européenne et du Fonds monétaire international), comme condition d’obtention d’un soutien accru de la Banque centrale à la dette souveraine espagnole et aux banques espagnoles.

Israël rompt avec le Conseil de l’ONU pour les Droits de l’homme

Israël a annoncé mercredi avoir rompu tout contact avec le Conseil des Nations unies pour les Droits de l’homme (CDH), suite à la décision de ce dernier d’ouvrir une enquête internationale sur les colonies israélienne dans les territoires palestiniens. La mission d’information que le CDH espérait envoyer sur le terrain ne sera donc autorisée à entrer ni en Cisjordanie ni en Israël. Le 22 mars, le CDH avait condamné la construction annoncée par Israël de nouveaux logements pour les colons juifs en Cisjordanie et à Jérusalem-Est.

Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, avait dénoncé cette résolution, la qualifiant d’ « hypocrite », ajoutant que le CDH disposait d’une « majorité automatique hostile à Israël ». Le texte avait été présenté par le Pakistan au nom de l’Organisation de coopération islamique, avec le soutien d’Etats comme Cuba et le Venezuela. Seuls les Etats-Unis ont voté contre.

Programme nucléaire iranien : propos politiquement incorrects de l’ancien directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique

Kiosque Courtois du samedi 31/3/2012 – L’actualité de la semaine en écrit Dans un entretien accordé à la chaîne qatarie Al-Jazzera, l’ancien directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique, Hans Blix (photo), déclare : « [L’Agence] doit être prudente quant aux informations sur le programme nucléaire iranien, qui reposent essentiellement sur les données fournies par Israël et les Etats‑Unis (…) Les Israéliens disent depuis de nombreuses années que l’Iran va mettre au point une bombe nucléaire sans pour autant pouvoir fournir de preuves ».

Par ailleurs, selon le New York Times qui cite des sources proches de la CIA et du Mossad, ni les Etats-Unis ni Israël ne disposeraient à l’heure actuelle de preuves tangibles du développement de têtes nucléaires et de missiles par la République islamique. En novembre 2011, Hans Blix s’était déjà fortement opposé à toute attaque militaire contre l’Iran. Je cite : « L’Iran ne menace personne. Ils n’ont aucun antécédent historique en terme d’agression, ni d’expansion. Ils ont énormément souffert au cours de la guerre contre l’Irak, pendant longtemps. Il n’existe par conséquent aucun signe d’agression ».

Les petits calculs politiciens du candidat Sarkozy

Les petits calculs politiciens du candidat Sarkozy

31/03/2012 – 12h00
PARIS (NOVOpress) –
François Chérèque, secrétaire général de la CFDT, a accusé Nicolas Sarkozy de « manipulation de l’opinion », sur BFM Business, le 30 mars.

Chroniqueur sur Nouvelobs.com, Thierry de Cabarrus, déplore que le candidat de l’UMP en fasse trop sur « la lutte contre l’islamisme ». Bref, pour remporter un deuxième mandat, Nicolas Sarkozy est accusé des pires calculs politiciens.

Comme en 2007, l’hôte de l’Elysée reprend le couplet de la lutte contre l’immigration et du renforcement de la sécurité depuis l’affaire Merah. « Cette stratégie nous a permis de remonter presque dix points en quelques semaines, pourquoi en changer ? », témoigne un proche du candidat dans Aujourd’hui en France du 29 mars. Le titre du groupe Amaury remarque également que le mari de Carla Bruni doit envoyer des messages forts en direction de l’électorat centriste. Une consigne aurait été passée auprès de l’UMP : « On n’attaque pas Bayrou, on le ménage ». Un coup de barre au centre la semaine prochaine ? Une vraie politique pour l’emploi et la sécurité, et contre l’immigration massive et l’islamisation… attendra encore. Place au petit jeu politicien.

Les pays européens devront accueillir toujours plus de réfugiés

Les pays européens devront accueillir toujours plus de réfugiés

31/03/2012 – 10h15
PARIS (NOVOpress via le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) – 
Le programme adopté avant hier par le parlement européen a pour but d’installer dans l’Union européenne les personnes qui ont reçu le statut de réfugiés. Selon le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés, plus de 172 000 personnes devront être « réinstallées » (c’est le terme consacré) en 2012.

Les priorités couvriront les réfugiés irakiens en Turquie, en Syrie, au Liban en Jordanie ; les réfugiés afghans en Turquie, au Pakistan, en Iran ; les réfugiés congolais au Burundi, au Malawi, au Rwanda, en Zambie ; les réfugiés somaliens en Éthiopie ; les réfugiés birmans au Bengladesh, en Malaisie, en Thaïlande, les réfugiés érythréens dans l’est du Soudan, etc.

Le « Fonds européen pour les réfugiés », financé par les Etats de l’Union, déboursera entre 4000 et 6000 euros par réfugié.

Photo : Parlement européen à Strasbourg. Crédit photo : JLogan, domaine public.

DSK : reflet des mœurs politiciennes d’aujourd’hui ?

31/03/2012 – 08h00
LILLE (NOVOpress) –
Chaque jour qui passe apporte son lot de révélations plus fracassantes les unes que les autres sur la vie de Dominique Strauss-Kahn, mis en examen lundi pour « proxénétisme aggravé en bande organisée » dans le cadre des parties fines à l’hôtel Carlton de Lille. Pourtant, la classe politique française ne semble pas s’en émouvoir plus que ça. Comme s’il s’agissait d’une gêne coupable.

Rappel des faits : l’ancien directeur du Fonds monétaire international (FMI) est soupçonné d’avoir participé à l’organisation de parties fines, d’avoir sollicité les services de « fournisseurs » de call-girls pour en faire bénéficier des amis. De plus, les juges lui reprochent d’avoir utilisé un appartement parisien, proche de la tour Eiffel, pour y organiser des rencontres tarifées.

Nouveautés du dossier : Le Parisien a révélé le 29 mars que Titouan Lamazou aurait reçu un « cadeau » de DSK . Traduction : une jeune femme. Le Monde a également publié les procès verbaux des auditions de l’ex-patron du FMI, des 21 février et 26 mars. On y apprend que l’ancien espoir socialiste aux élections présidentielles françaises de 2012, traite les femmes comme du « matériel ». Il écrit notamment dans l’un de ses SMS : « Veux-tu (peux-tu) venir découvrir une magnifique boîte coquine à Madrid avec moi (et du matériel) le 4 juillet ? ».

Le Parisien relate certains souvenirs de ce « matériel » : « c’était de l’abattage », témoigne une « amie ». Ou de la « pure consommation sexuelle », estime une escort-girl. Les deux décrivent des scènes « bestiales » ou violentes. Bien avant la révélation de ces scandales, Dominique Strauss-Kahn visait les sommets de l’Etat. Peu de voix s’élèvent à gauche comme à droite pour condamner ce symbole de décadence morale. Un signe qui ne trompe pas sur l’état des mœurs politiciennes en France ?

Crédit photo : International Monetary Fund, via Flickr. License CC.