Histoire du mercenariat, de Xenophon aux sociétés militaires privées

Histoire du mercenariat, de Xenophon aux sociétés militaires privées [audio]

Dimanche 9 octobre, l’équipe de la “webradio” alternative Méridien Zéro recevait François-Xavier Sidos dans ses studios,Histoire du mercenariat, de Xenophon aux sociétés militaires privées sur le sujet des mercenaires.

Consultant en sûreté, officier honoraire de l’Armée de l’air, François-Xavier Sidos est un spécialiste de l’étude du mercenariat. Il a publié un ouvrage consacré à l’histoire des mercenaires, Les soldats libres – La grande aventure des mercenaires (Éditions de l’Æncre, 2002, 350 pp.).

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Ecosse : nouvelles plateformes pétrolières en vue

Ecosse : nouvelles plateformes pétrolières en vue

17/10/2011 – 08h00
ABERDEEN (NOVOpress Breizh) – « Une bonne nouvelle qui va encourager l’emploi et la croissance. » David Cameron s’est félicité de la décision prise jeudi dernier par son gouvernement d’autoriser l’installation, par le groupe pétrolier British Petroleum, de nouvelles plateformes au large des îles écossaises des Shetland. Sans se préoccuper outre mesure des risques inhérents à ce type d’exploitation.

En partenariat avec les compagnies Chevron, Shell et ConocoPhillips, BP va donc pouvoir construire deux nouvelles plateformes pétrolières dans la zone du champ pétrolier de Clair, au large des iles Shetland. Un investissement évalué à 5 milliards d’euros. Opérationnelles dans cinq ans, ces plateformes devraient pouvoir produire 120.000 barils par jour, soit 640 millions de barils sur 40 ans. Dans une communiqué, BP a indiqué qu’il prévoit d’investir, avec ses associés, un total de 11,5 milliards d’euros dans les cinq ans à venir en mer du Nord.

On se souvient que BP a connu par le passé de nombreux revers quant à l’exploitation des gisements pétroliers qui lui sont concédés. En mars 2006, la compagnie pétrolière était à l’origine d’une fuite importante de pétrole sur l’un de ses oléoducs de transit en Alaska : 700.000 à 1.000.000 litres de pétrole s’étaient déversés sur la toundra de Prudhoe Bay. Le 20 avril 2010, l’explosion de la plateforme Deepwater Horizon, dans le golfe du Mexique, avait fait onze morts et provoqué la plus grande marée noire jamais connue aux Etats-Unis.

Selon une étude réalisée par le Health and safety executive (HSE) – l’organisme britannique de contrôle de la sécurité – il ressort que la sûreté à bord de 96 % des installations en mer du Nord est insatisfaisante et que 20 % d’entre elles montrent de « sérieuses défaillances ». Quant à la Shell – partenaire de BP dans ce nouveau projet – elle a été accusée récemment par le journal écossais The Sunday Herald d’être « la pire compagnie pétrolière britannique en termes de sûreté de ses installations ». Manifestement pas de quoi troubler le flegme du Premier ministre britannique.

« L’industrie pétrolière et gazière n’est pas seulement importante pour la sécurité de nos approvisionnements énergétiques mais est aussi une source majeure d’emplois et s’avère vitale pour l’avenir de notre croissance économique », a martelé l’hôte du 10 Downing street. Que l’avenir, à long terme, de la mer du Nord ne semble guère préoccuper.

[box] Photo: Erik Christensen “Deepsea Delta oil drilling rig in theNorth Sea” sous licence Creative Commons. [/box]

Un responsable du FPOe et le graphiste de l'UDC poursuivis pour un jeu anti-mosquées

(Mise à jour) Un responsable du FPOe et le graphiste de l’UDC poursuivis pour un jeu anti-mosquées

16/10/2011 – 19h35
GRAZ (NOVOpress) –
Gerhard Kurzmann, le responsable local du FPÖ et Alexander Segert, le concepteur des affiches du parti populiste suisse l’UDC, tous deux poursuivis devant le tribunal de Graz (Autriche) pour le jeu “Adieu Mosquées” ont été acquittés vendredi dernier, le 14 octobre.

Selon l’édition helvétique de 20 minutes, « le juge a justifié l’acquittement en expliquant que le jeu peut avoir plusieurs significations et que le manque de clarté des règles du jeu doit profiter aux accusés. » De plus, « pour le juge, ce n’est pas un jeu de tir. Dans l’ensemble, à ses yeux, le jeu ne franchit pas le cap de l’incitation à la haine. »

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12/10/2011 – 16h50
GRAZ (NOVOpress) –
A l’automne 2010, le FPÖ (Parti autrichien de la liberté) de Styrie (Autriche) avait lancé un jeu vidéo anti-mosquées dans le cadre des élections régionales. Son titre : Moschee Baba (Adieu les mosquées).

Le principe du jeu était le suivant : les joueurs devaient essayer d’éliminer des muezzins qui lancent des appels à la prière, tout en empêchant les mosquées et les minarets de s’implanter dans le paysage d’une ville du Tyrol. Il n’y avait aucun moyen de gagner, à moins de voter pour le FPÖ comme le suggèrait un avertissement à la toute fin du jeu. Il avait obtenu un large succès, puisqu’il avait été téléchargé 100.000 fois en moins de 48 heures dès le début de sa diffusion sur Internet.

Ce jeu n’a pas plu à tout le monde. A tel point que Gerhard Kurzmann, le responsable local du FPÖ est poursuivi devant les tribunaux et doit passer en procès à Graz vendredi 14 octobre. Motif des poursuites : « incitation à la haine ».

Mais cette affaire dépasse le simple cadre autrichien, car le concepteur des affiches du parti populiste suisse l’UDC (notamment celle de la campagne du référendum contre les minarets), Alexander Segert, est également poursuivi. Il est en effet à l’origine de la version helvétique de ce jeu vidéo. Version qui a inspiré celle du FPÖ.

Gerhard Kurzmann et Alexander Segert risquent tous deux jusqu’à 2 ans de prison.

[box class=”info”]Crédit photo : DR[/box]

L'association « Sidaction » fichait ses employés

L’association « Sidaction » fichait ses employés


16/10/11 – 18h00
PARIS (NOVOpress)
— Tempête au sein du « charity buisness » bien pensant : le quotidien « Libération » a en effet révélé que l’association fondée par Pierre Bergé pour collecter des fonds pour la lutte contre le sida fichait ses salariés dans des listings regorgeant d’indications personnelles.

Ainsi la soixantaine d’employés de l’association ont découvert que la direction tenait sur eux des registres contenant des informations personnelles, telles que des commentaires sur la santé physique ou psychologique, pratique plus que douteuse et délictuelle qui a entraîné la saisine de l’inspection du travail.

Plus incroyable encore, ces listes de l’association toujours en pointe, dans le discours, contre de supposés discriminations dont souffriraient les homosexuels et les malades du sida, consignaient également des renseignements relatifs à l’origine ethnique ou à l’état de grossesse de ses salariés.

Cet incroyable fichage au sein de l’un des temples de la bien pensance contemporaine a évidemment suscité l’ire des syndicats à commencer par la CFTC qui condamne notamment « des pratiques permettant d’indexer les revalorisations salariales potentielles aux comportements adoptés par le personnel au moment de désaccords sociaux».

Une affaire qui révèle une fois de plus la face cachée de certaines ONG, plus proches d’entreprises à la gestion ultra-libérale que de généreuses associations, et entache un peu plus l’image de « Sidaction » déjà largement brouillée par les attaques lancées par Pierre Bergé contre le Téléthon, jugé moins utile et important que son combat personnel.

Liam Fox - MP

[Kiosque étranger] Grande-Bretagne : un ministre piégé par ses liens trop étroits avec des lobbies nord-américains

16/10/2011 – 16h30
LONDRES (NOVOpress) —
Dans un papier bien informé, le journaliste de gauche Jamie Doward prend un malin plaisir dans les colonnes du quotidien de gauche britannique The Guardian à révéler les liens étroits entretenus par l’ex-ministre de la Défense, Liam Fox, avec un réseau de clubs et de fondations nord-américains.

Le journaliste explique bien les mouvements de fonds entre les associations conservatrices états-uniennes, bien financées par des dons généreux d’entreprises et de millionnaires, vers des organisations britanniques partageant les mêmes objectifs, mais manquant de financement.

Crédit photo : Steve Punter via Flickr. Licence CC.

Rome : la journée des « indignés » tourne à l'émeute d'extrême-gauche [vidéos]

Rome : la journée des « indignés » tourne à l’émeute d’extrême-gauche [vidéos]

16/10/11 – 15h10
ROME (NOVOpress) —
Alors que, partout dans le monde, se réunissaient et défilaient des dizaines de milliers « d’Indignés » dans une ambiance parfois bon enfant, parfois tendue, mais sans incidents majeurs, la manifestation romaine a pour sa part dégénéré en de graves violences urbaines.

En effet, les manifestations romaines protestant contre l’hégémonie bancaire responsable de la crise et contre les plans d’austérité frappant les peuples a basculé dans la violence, faisant 70 blessés, dont trois graves.

Des membres de groupuscules d’extrême gauche ont notamment envahi un hôtel de luxe, fracassé les vitrines de banques et incendié une annexe du ministère de la Défense ainsi que plusieurs voitures.

La ville éternelle donnait ainsi hier le spectacle d’un véritable champ de bataille, notamment sur la place historique de la basilique Saint-Jean de Latran ou là police a chargé des centaines d’activistes d’extrême gauche qui lançaient fumigènes, cocktails Molotov, pierres, et bouteilles contre les forces de l’ordre.

"L'Europe en questions" - Ce soir 16 octobre sur Méridien Zéro

“L’Europe en questions” – Ce soir 16 octobre sur Méridien Zéro

"L'Europe en questions" - Ce soir 16 octobre sur Méridien ZéroLa rédaction d’Éléments et Georges Feltin-Tracol se réunissent ce soir de 23h00 à 0h30 pour aborder sur la webradio Méridien Zéro un thème capital pour nous, celui de l’Europe.

Union Européenne, bonne Fée et seul gage de survie pour nos Peuples et notre Culture pour certains, mauvais Génie pour d’autres.

Europe, entité abstraite allant à l’encontre de l’inaltérable ligne bleue des Vosges ou espoir d’un Empire de l’Atlantique à Vladivostok. La discussion s’annonce passionnante !

[box class=”warning”]Méridien Zéro diffusera en direct de 23h à 0h30 via les sites Méridien Zéro, Radio Bandiera Nera et Europa Radio.[/box]

Kiosque Courtois du samedi - Logo – L’actualité de la semaine en écrit

Kiosque Courtois du samedi 15/10/2011 – L’actualité de la semaine en écrit

[box class=info]Le samedi, une sélection des principaux sujets de la semaine des biens connus “Bulletins de Réinformation” de Radio Courtoisie. Ce Kiosque est présenté par Henri Dubost et Catherine Noailles.

Novopress a publié dès samedi matin, en différé, l’audio de ce Kiosque Courtois dans la fenêtre “Radio Courtoisie : le bulletin de réinfo” de sa colonne de droite. Pour ceux qui préfèrent lire qu’écouter, en voici le contenu sous forme de texte enrichi d’images.[/box]

FRANCE

Kiosque Courtois du samedi 15/10/2011 – L’actualité de la semaine en écrit Aubry‑Hollande, bonnet rose et rose bonnet. Le débat télévisé entre Aubry et Hollande a montré aux Français la parfaite interchangeabilité des deux prétendants socialistes.

Les éditorialistes de la presse régionale s’en sont donné à cœur joie. Cherchant « ce qui les différencie vraiment », la Dépêche du Midi du sieur Baylet juge, je cite : que « Les postures qui sont apparues (…) tiennent davantage d’un effet de tribune pour congrès PS que d’une véritable divergence idéologique. » L’éditorialiste de l’Alsace persifle : « Les deux candidats proposent la même politique fiscale, sociale, européenne, et il faut pousser loin les investigations pour trouver des divergences autres que de forme ou de priorités. » Pour les Dernières Nouvelles d’Alsace, la complémentarité est si parfaite qu’on peut parler de complicité, je cite : « Pas de démondialisation, pas de protectionnisme, ont‑ils entonné en cœur, l’une finissant même les arguments de l’autre, et vice‑versa. Une complicité de fait, si nette qu’elle a dû ulcérer le troisième homme [Arnaud Montebourg] ». Fin de citation.

Nord Eclair enfonce également le clou : « Il y avait sur le plateau de France 2, écrit son éditorialiste, deux sociaux‑démocrates et deux Européens de stricte obédience. » Quant au Télégramme, il considère, je cite : qu’« Un nouveau couple est apparu dans la politique française. En effet, on voit mal un François président sans une Martine Premier ministre. » Fin de citation. Le hold‑up médiatique perpétré par un parti politique, le Parti socialiste, sur une chaîne publique, France 2, venant après la nauséabonde saga DSK, est apparu à de nombreux Français comme totalement insupportable.  Le débat fut un festival de propositions générales et de formules creuses, la palme revenant sans conteste à François Hollande qui a déclaré vouloir être, je cite : « le président de la victoire ».

Kiosque Courtois du samedi 15/10/2011 – L’actualité de la semaine en écrit Les deux prétendants ont naturellement joué à « Plus rassembleur que moi, tu meurs ». Si Hollande engrange les ralliements de Valls, Royal et Baylet et compte une avance de huit points sur Martine Aubry, il ne peut néanmoins envisager sereinement la victoire au second tour. La maire de Lille a en effet la haute main sur l’appareil du parti, et la mobilisation de son système clientéliste peut lui permettre de l’emporter sur son rival. L’étonnant de l’histoire est la mutation spectaculaire de Hollande, caricature du consensus mou il y a encore un an. En 2007, « Flanby », du nom de ce dessert industriel sirupeux au caramel de synthèse, n’était connu que pour une seule chose : être le « défaut » de Ségolène Royal, sa compagne de l’époque. Aujourd’hui, Ségolène pleure et Flanby rit. Une explication à ce superbe rebond : le père de François Hollande est un homme de la droite pure et dure. Bon flan ne saurait mentir.

Kiosque Courtois du samedi 15/10/2011 – L’actualité de la semaine en écritArnaud Montebourg, avec 17 % des voix au premier tour, ne donnera pas de consigne de vote pour le second tour. [NDLR : depuis l’émission de ce kiosque, Montebourg a déclaré qu’il soutiendra François Hollande au second tour, «à titre exclusivement personnel».] Sans doute déçu par les réponses très évasives que lui ont fait les deux prétendants, Montebourg a finalement fait dans le « ni ni », laissant toute latitude à ses 420.000 électeurs et qualifiant Aubry et Hollande, je cite, de « candidats (…) qui utilisent les recettes retardataires du passé par rapport à la situation extrêmement grave dans laquelle nous sommes ». Fin de citation. Sauf en ce qui concerne l’immigration sur laquelle le trio se rejoint, Aubry et Hollande, deux chantres de l’hyperclasse mondiale et du libre‑échangisme, sont à l’opposé des thèses de Montebourg. Martine Aubry est soutenue par Alain Minc, héraut de la « mondialisation heureuse » chère à Strauss-Kahn. Quant à François Hollande, il  l’est par Henri de Castries, le PDG d’Axa. Le site Françoisdesouche nous rappelle opportunément les déclarations de Hollande en 2008 : « On n’est pas là pour être simplement les protecteurs de nos concitoyens ». Avec le concept de démondialisation, Montebourg a reconnu mardi sur Europe 1, je cite : qu’« il ne s’agit pas d’une question de plus à gauche ou pas. J’ai obtenu le soutien de gens qui sont en train de partir vers l’extrême droite et je considère que ma candidature a été une forme de rempart contre le lepénisme ». Fin de citation. Marine Le Pen n’a pas attendu Arnaud Montebourg pour mettre la démondialisation et la lutte contre les privilèges de l’hyperclasse mondiale au cœur de sa campagne. La géographie du vote Montebourg recoupe d’ailleurs celle du vote Front national. Le message des Identitaires « votez, Montebourg » est également bien passé puisque les scores de l’élu de Saône-et-Loire sont particulièrement élevés à Orange et Bollène, villes proches des Identitaires, dirigées par les Bompard.

L’Etat au secours de la Corrèze endettée. Dur rappel à la réalité. En pleine euphorie électorale, l’Etat a annoncé devoir débloquer une enveloppe de 75 millions d’euros pour sept départements. Figure en tête le département de la Corrèze avec 1.400 euros de dette par habitant. Information banale me direz-vous en ces temps de banqueroute généralisée. Mais il se trouve que le président du Conseil général de la Corrèze n’est autre que… François Hollande. Un exemple sur mille de la dilapidation des finances publiques : en 2010, Hollande décide d’équiper chacun des élèves de 6e et leurs enseignants d’un iPad. Soit un total de 3.300 tablettes numériques pour un budget d’un million et demi d’euros.

Marine Le PenMarine Le Pen défie la présidente du Medef. Laurence Parisot,  présidente du Medef (et par ailleurs propriétaire de l’institut de sondages Ifop), vient de publier « Un piège bleu Marine » contre le Front national.  Ainsi que l’écrit Emmanuel Ratier dans le dernier numéro de Faits & Documents, ce livre particulièrement lamentable, façon « Marie Chantal chez les prolos », explique doctement aux ouvriers français que « voter Marine, c’est pas bien ». Pour Laurence Parisot, tenante du libéralisme mondialisé le plus échevelé (adepte d’une France « ouverte » et « métissée »), et évidemment membre du Siècle, l’élection de Marine Le Pen entraînerait « l’effondrement immédiat de l’économie » et « une cascade très rapide de catastrophes ». Des assertions qui ne s’appuient sur aucun argument : sur les 144 pages écrites en gros caractères, la présidente du Medef n’a été capable de pondre qu’une vingtaine de page sur l’économie. Le co-auteur de ce livre semble être (sous pseudonyme) une certaine Rosine Lapresle-Tavera qui avait défrayé la chronique en janvier 2009, apparaissant, via sa société de conseil Elzévir, comme la salariée la mieux payée du Medef, avec 25.000 euros par mois pour un simple mi-temps. Pour discuter de ce « Piège bleu Marine », la présidente du Front national a proposé un débat public à la patronne du Medef, qui l’a décliné.

Nouveau ralliement à Marine Le Pen. L’avocat Karim Ouchikh, ancien maire adjoint de Gonesse dans le département du Val‑d’Oise et membre du Parti socialiste jusqu’au début des années 2000, vient de rallier le Front national. Même s’il ne possède pas encore la carte du parti, M. Ouchikh a d’ores et déjà noué des contacts avec Marine Le Pen, en expliquant notamment, je cite, qu’il n’était « plus en phase avec la logique fédéraliste et pro‑européenne du PS. ».

D’après un sondage Harris pour le compte du magazine Télé Star, 73 % des Français considèrent que les journalistes de télévision sont « peu ou pas indépendants » à l’égard des responsables politiques. Les pires résultats sont obtenus par David Pujadas (Bobard d’or 2010), Claire Chazal qui a interrogé Strauss‑Kahn (tous deux membres du Siècle), et Laurence Ferrari : moins de 5 % des Français les croient indépendants. A contrario, c’est aux sites Internet d’information que les Français font le plus confiance en matière d’information politique.

Menaces sur des journalistes de France 2 après la diffusion d’une émission sur la Palestine. La diffusion sur France 2 d’une émission sur les territoires palestiniens a déclenché une polémique, obligeant la direction de la chaîne à rencontrer prochainement l’ambassadeur d’Israël et les représentants de la communauté juive en France. Le président du CRIF a jugé, je cite : « qu’a été présenté, d’un conflit complexe, une image caricaturale […], sans éviter les insinuations à la limite des théories conspirationnistes antisémites ». Le présentateur de l’émission, Etienne Leenhardt, aurait été physiquement menacé. Un groupe facebook appelant au boycott de France Télévisions a été créé, et demande que la chaine de télévision France 2 présente des excuses au nom de tout le groupe France Télévisions. Le syndicat national des journalistes a répondu, je cite : « Il n’y a aucune excuse à présenter quand un travail professionnel sérieux a été accompli » et demande au groupe France Télévisions comment il compte, je cite encore : « protéger les journalistes qui se trouvent directement menacés ».

 

MONDE

Kiosque Courtois du samedi 15/10/2011 – L’actualité de la semaine en écrit Sanglantes répression d’une manifestation copte par l’armée égyptienne. Les récentes attaques contre des églises dans le sud de l’Egypte ont provoqué la colère des chrétiens égyptiens. Ils se sont réunis dimanche pour manifester contre le nouveau gouvernement du maréchal Hussein Tantaoui. Les blindés de l’armée égyptienne ont alors foncé dans la foule, tuant vingt cinq personnes et faisant des centaines de blessés. Pour les chrétiens, la situation est bien pire que sous le régime de Moubarak, où ils pouvaient au moins compter sur la neutralité de l’armée. Depuis le prétendu « printemps arabe », les Coptes doivent faire face au harcèlement continuel des Frères musulmans, leurs églises sont saccagées, brûlées, avec dorénavant la complicité du pouvoir. Les Frères musulmans devraient être la première force politique du pays lors des élections législatives de novembre. L’article 2 de la nouvelle constitution égyptienne précise que la chariah est désormais le fondement du droit. Plus de cent mille Coptes ont fui l’Egypte depuis mars dernier. La présence chrétienne sur la terre d’Egypte, très antérieure à l’islam, est en train de disparaître sous nos yeux, alors même que les terres encore chrétiennes de la vieille Europe sont en proie à une islamisation galopante.

Kiosque Courtois du samedi 15/10/2011 – L’actualité de la semaine en écrit Refus des Etats‑Unis de détruire les plantations de pavot en Afghanistan. Lors d’un forum international, le ministre russe des Affaires étrangères a feint de s’étonner du fait que les Américains interdisent à la Force internationale d’assistance à la sécurité en Afghanistan de détruire les plantations de pavot afghan qui fournissent plus de 80% du volume mondial d’opium. Explication possible : la plus grande partie de l’héroïne afghane arrive en Europe en transitant par le Kosovo dont il enrichit le pouvoir mafieux. Washington a fait du Kosovo sa plate-forme européenne d’intervention dans la perspective désormais hautement probable d’un conflit majeur avec l’Iran. L’Afghanistan a été parmi les premiers pays à reconnaître l’indépendance du Kosovo.

Kiosque Courtois du samedi 15/10/2011 – L’actualité de la semaine en écrit L’armée grecque se prépare à acquérir 400 chars lourds américains M1 Abrahams pour 1,28 milliard d’euros. A titre de comparaison, la France a dû se contenter par souci d’économie de 140 chars lourds Leclerc. Rappelons que le total des aides apportées à la Grèce par l’Europe et le FMI a atteint la modique somme de 160 milliards d’euros…

David Cameron veut réguler les flux migratoires de la Grande Bretagne. (Ce sujet prévu n’a pas eu le temps d’être présenté à l’antenne). Sous la pression des députés de sa majorité conservatrice, le Premier ministre britannique promet de diminuer les entrées d’immigrés, et appelle les britanniques à le soutenir. Dans la foulée, David Cameron annonce une baisse de l’immigration britannique pour… 2015. Une promesse déjà faite mais non tenue : comme en France, les flux migratoires britanniques dépassent les 200 000 entrées par an.

Kiosque Courtois du samedi - L’actualité de la semaine en écritQuand les peuples votent mal, ils doivent revoter. Idem pour les parlements. Le Parlement slovaque (photo) avait eu l’impudence de rejeter mardi le renforcement du fonds européen dite « de stabilité financière » (FESF) décidé le 21 juillet par Bruxelles, en fait un fonds destiné à voler au secours des pays de l’euroland menacés de banqueroute. Inquiète, l’Union européenne a demandé mercredi à la Slovaquie d’approuver rapidement le renforcement du FESF, en soulignant son importance “cruciale” pour la zone euro. Elle a été promptement exhaussée puisque l’opposition de gauche s’est entendue jeudi avec trois partis de droite de la coalition gouvernementale, pour abonder le FESF, en échange d’élections anticipées. Deuxième pays le plus pauvre de la zone euro après l’Estonie, la Slovaquie suit actuellement une sévère cure d’austérité, dont pâtit lourdement la population. Plus de 60% de la population sont opposés à la participation de leur pays au renforcement du FESF. En Slovaquie comme en France, le système mondialiste s’assoit sur la volonté et la souffrance des peuples.

Retour à la France. Nous vous l’annoncions hier : une enseignante de Béziers s’est immolée par le feu jeudi dans la cour de son établissement. La jeune femme a succombé à ses blessures hier, en fin de journée.

Une rentrée politique offensive pour l'ex-maire de Nice Jacques Peyrat

Une rentrée politique offensive pour l’ex-maire de Nice Jacques Peyrat

16/10/2011 – 11h30
NICE (NOVOpress) — Vendredi 14 octobre, l’ancien Sénateur-maire de Nice Jacques Peyrat a réuni ses amis et les adhérents de son parti local – l’Entente Républicaine, inspirée du Rassemblement Républicain de Jean puis Jacques Médecin – pour sa rentrée politique.

C’est devant une salle comble que Jacques Peyrat s’est livré à une intervention prenant comme base le fameux “Indignez-vous” de Stéphane Hessel, mais avec des indignations bien différentes évidemment. Portant dans un premier temps son regard sur l’actualité nationale et internationale (et n’hésitant pas à s’attaquer à des sujets tabous tels que la pression démographique des populations extra-européennes sur notre sol), Jacques Peyrat s’est bien sûr longuement attardé sur la situation de la ville de Nice dont il a été le premier magistrat de 1995 à 2008. Il n’a pas épargné le maire actuel, Christian Estrosi, revenant notamment sur son étrange proximité (révélée mardi par l’émission de France 2 Complément d’enquête) avec le porteur de mallettes Ziad Takieddine, lui-même mêlé à la dramatique affaire Karachi.

Une rentrée politique offensive pour l'ex-maire de Nice Jacques Peyrat

Une rentrée politique offensive pour l'ex-maire de Nice Jacques Peyrat. Photo : DR Nissa Rebela

Jacques Peyrat a confirmé sa volonté de repartir à la bataille dans le canton de Nice 14, si la décision du tribunal administratif venait à être confirmée et donc l’élection de mars dernier annulée (un candidat avait inscrit Front National sur ses bulletins alors que le FN soutenait Jacques Peyrat !), mais il a aussi évoqué la possibilité d’une candidature aux législatives face à Eric Ciotti – ancien bras droit de Christian Estrosi et président du Conseil général des Alpes-Maritimes – en juin prochain. Concernant les échéances présidentielles, Jacques Peyrat a déclaré ne vouloir donné aucune consigne de vote, notamment parce qu’au sein de l’Entente Républicaine se côtoient des personnes ne partageant pas les mêmes opinions sur le plan national, mais a clairement affirmé que pour sa part il soutiendrait et voterait pour Marine Le Pen.

Enfin, pour ce qui est apparu dans le discours de Jacques Peyrat comme l’objectif prioritaire, à savoir les élections municipales de 2014 (“seulement deux ans et demi” rappeler l’ancien maire à la tribune), Jacques Peyrat a rappelé sa volonté d’union et de rassemblement derrière une plateforme commune. Cette volonté de rassemblement semblait symboliser par la présence au tout premier rang d’Igor Kurek (secrétaire général du RPF gaulliste), de Frédéric Bocaletti (responsable régional du FN), et de Philippe Vardon (président des identitaires niçois de Nissa Rebela). Les journalistes de Canal + couvrant cette réunion ont notamment interrogé ce dernier à propos de cette configuration assez originale pouvant faire penser davantage à la vie politique italienne qu’aux scénarios habituels en France où le système électoral tend à privilégier les divisions partisanes.
Photo en une : Nice Matin du 15/10/2011

« Inch Allah ». En voyage avec Mohamed, de la Tunisie à la France via l’Italie

« Inch Allah ». En voyage avec Mohamed, de la Tunisie à la France via l’Italie

16/10/2011 – 10h00
BARI (NOVOpress) – Ça s’appelle « Inshallah. Il viaggio di Mohamed Alì » et c’est le tout nouveau film de propagande immigrationniste. Ça vient d’être présenté à Bari et ça sera projeté partout en Italie, dans toutes les écoles si tout va bien. Le réalisateur, Antonio Laforgia, travaille à « une “distribution civile”, qui réunisse écoles, associations, places, centres sociaux, et tous les lieux à partir desquels il est possible de commencer à construire une conception différente de l’Autre, en commençant par éliminer au plus tôt le mot clandestin de notre vocabulaire quotidien ».

Antonio Laforgia, vous l’avez deviné, est un ancien étudiant en sociologie, devenu ensuite journaliste de gauche par « une formation personnelle sur le tas ». « Avec ce travail il passe du journalisme écrit au cinéma documentaire ; le registre change, mais restent au centre de sa recherche le récit des histoires de vie de ceux qui sont à la dernière place, et la dénonciation des droits niés, avec un style qui combine l’analyse socio-politique à une approche anthropologique et participative ».

Pour le blogue immigrationniste du Corriere della Sera, « Stranieri in Italia », Laforgia a « expliqué son travail », comme on dit dans ces milieux. « Le film raconte le voyage de Mohamed Alì, un des milliers de Tunisiens débarqués à Lampedusa au printemps de cette année. La rencontre avec Alì s’est produite à l’extérieur du camp de Manduria, d’où il s’était à peine enfui à cause des conditions intenables dans lesquelles il était contraint à vivre [lors de la fuite massive de centaines de clandestins, aidés par l’extrême gauche, en avril dernier, NdT]. Grâce à l’aide de certains militants, Mohamed est parvenu à rejoindre Bari, où il a commencé à partager avec moi son histoire, depuis la révolution [tunisienne] jusqu’à l’arrivée en Italie. Il m’a montré aussi des vidéos et des photos faites avec son téléphone portable, réalisées avec le désir de pouvoir un jour raconter son expérience. À ce moment, je lui ai proposé de continuer ensemble le voyage jusqu’à sa destination finale, la France, et de documenter avec deux caméscopes, dont l’un entre ses mains à lui, ce qui arriverait ».

Et notre sociologue vidéaste de conclure avec enthousiasme : « Inch Allah est l’histoire d’un voyage dans lequel on franchit d’un seul coup deux frontières : la frontière géographique, imposée par le cynisme des politiques européennes en matière d’immigration, et la frontière culturelle, nourrie par la représentation de l’Autre comme menace au lieu de le voir comme rencontre et occasion ».

Occasion de quoi et pour qui, on se le demande toujours. Si les lois sur l’immigration, tant italiennes que françaises, étaient appliquées, « Inch Allah » vaudrait à son auteur des poursuites pour aide à l’immigration clandestine. En l’état actuel des choses, il lui rapportera son lot d’applaudissements, de comptes rendus émus dans les journaux, de récompenses et de prix.

Il n’est pas sûr pourtant que le film produise l’effet recherché sur tous les spectateurs. Dans la bande annonce du film, on entend par exemple Mohamed déclarer en propres termes : « si ça va continuer comme ça, la France de ramener des jeunes Tunisiens ici, ça va péter, ça va être comme Lampedusa ». Et encore : « Tu me dis mardi, puis tu me dis mercredi, puis tu me dis jeudi, non, je veux que tu me dire, le lundi prochain tu auras ton permis, donc je vais me tais, je vais rester calme, tranquille dans ma tente, et je vais pas faire des problèmes ». Certains seront peut-être capables de voir là, justement, une menace.

 

Hervé Juvin : l’organisation des marchés, au service de la société et de l’économie

Hervé Juvin : l’organisation des marchés, au service de la société et de l’économie [vidéo]

Hervé Juvin revient sur la crise des institutions et sur la nécessité urgente d’une subordination des marchés à la société et à l’économie.

Avec certains navigateurs il peut arriver que la lecture de la vidéo s’arrête. Dans ce cas faire un peu avancer manuellement le curseur en bas de la fenêtre de la vidéo.

Hervé Juvin est écrivain et conférencier. Auteur d’essais sur l’économie, la société et la mondialisation, il est spécialiste de la banque et des marchés financiers. Grand arpenteur du monde, il a publié plusieurs centaines d’articles, notamment dans Le Débat ( Gallimard), L’Expansion, Agir, et préside par ailleurs une société de conseil aux gouvernements, aux institutions et aux entreprises.

[box class=”info”] Source : Realpolitik.tv. [/box]

Le terroriste d'extrême-gauche Cesare Battisti devra-t-il quitter le Brésil ?

Le terroriste d’extrême-gauche Cesare Battisti devra-t-il quitter le Brésil ?

15/10/2011 – 18h30
BRASILIA (NOVOpress) –
Contre toute attente, le droit de résidence accordé au terroriste d’extrême-gauche italien pourrait être annulé suite à la demande du ministère public fédéral du Brésil, pays dans lequel Battisti s’est réfugié puis a été emprisonné. Cette demande est d’autant plus surprenante que la Cour suprême du Brésil a rejeté la demande d’extradition de l’Italie provoquant l’ire de Rome. Son pays d’origine souhaitait en effet son extradition après sa condamnation en 1993 par contumace à la réclusion à perpétuité pour quatre meurtres et complicité de meurtres à la fin des années 1970 pendant les années de “plomb” du terrorisme.

Le parquet brésilien fait reposer sa demande “sur la loi sur les étrangers qui empêche l’octroi d’un permis de résidence à un étranger ayant été condamné ou faisant l’objet d’un procès dans un autre pays pour un délit passible d’extradition”.

Mais le procureur, Helio Heringer, se défend de vouloir extrader Cesare Battisti vers l’Italie mais de le renvoyer dans un pays tiers où il a déjà vécu comme la France ou le Mexique où dans un pays susceptible de le recevoir. Cela ne s’opposerait donc pas au fait qu’en 2010, l’ex-président Luiz Inacio Lula da Silva avait décidé au dernier jour de son mandat de ne pas extrader Battisti. Le terroriste d’extrême-gauche vit actuellement dans une petite ville du littoral de Sao Paulo, dans une maison prêtée par un syndicaliste brésilien.

Crédit photo : Agência Brasil. Licence CC.

[Kiosque étranger] L’Amérique est finie

[Kiosque étranger] L’Amérique est finie

15/10/2011 – 16h30
WASHINGTON (NOVOpress) –
Le Washington Times, le quotidien lu par l’élite conservatrice de la capitale fédérale américaine, ne pouvait ignorer le dernier opus de Pat Buchanan, le moins « politiquement correct » des grands commentateurs de la presse américaine. C’est Jeffrey T. Kuhner qui a eu la tâche pas forcément agréable d’expliquer aux lecteurs néo- conservateurs de son quotidien qu’ils doivent lire sans tarder «Suicide of a Superpower” (Thomas Dunne Books, 2011), un acte de décès de l’autrefois omnipuissante Amérique.

Les arguments de Pat Buchanan s’appliquent tout autant à l’Europe. Selon son analyse, le choix des élites libérales d’adopter des politiques d’aide sociale généralisée, d’ouvrir la porte à une immigration de peuplement massive, d’abandonner les valeurs et la culture européenne au profit d’un « multiculturalisme » sans limites et d’accepter un déficit budgétaire sans fond ont sapé les bases de ce qui avait fait la force de l’Amérique.

L’analyste ajoute aussi une critique qui vise plus spécifiquement les néo-conservateurs, celle d’une politique étrangère agressive au service de ce qu’il appelle un « impérialisme démocratique ».

Crédit photo : WBUR Boston’s NPR News Station via Flickr. Licence CC.

Florence : la mairie impose le « made in Italy » sur les marchés touristiques

Florence : la mairie impose le « made in Italy » sur les marchés touristiques

15/10/2011 – 15h15
PISE (NOVOpress) – Tee-shirts, casquettes de baseball, souvenirs en tout genre où la laideur le dispute à l’obscénité, dans une course au plus vulgaire qui ravit les touristes, et, hélas, pas uniquement américains, voilà le triste spectacle qui s’étale de tous côtés dans les plus belles villes italiennes, au pied de monuments classés au patrimoine mondial de l’humanité. Le tout, évidemment, made in China et vendu par des immigrés, souvent clandestins.

En juillet dernier, face aux protestations conjointes de l’archevêché et de l’Association des amis des musées et monuments pisans, le maire de Pise avait fini par interdire la vente des caleçons ornés d’un phallus (photo) en forme de Tour de Pise. Vendus sept euros, ces ornements du meilleur goût étaient devenus le souvenir le plus prisé des touristes, dont bien peu savent que la Tour n’est pas autre chose que le clocher de la cathédrale.

Florence, dont le jeune maire de gauche Matteo Renzi (élu grâce à des primaires en 2009) avait déjà interdit en avril l’ouverture de nouveaux kebabs et fast-foods dans le centre historique, a décidé de mettre le holà à cette braderie mondialisée. Le premier adjoint, Dario Nardella, a annoncé mercredi que tous les produits vendus sur les marchés touristiques, à commencer par celui de San Lorenzo, au centre de Florence, devraient désormais être fabriqués en Italie. « Il n’est plus possible que, sur les étals des zones touristiques, où passent des centaines de milliers de visiteurs, on ne trouve que des tee-shirts fabriqués en Chine ou dans d’autres pays ». Les produits pour touristes, a poursuivi le premier adjoint, doivent être typiques : « si je vais sur un marché touristique, je m’attends à trouver les produits artisanaux du lieu, ou des produits typiques du pays. Au lieu de cela, je trouve des choses qui viennent du monde entier… de typiquement florentin, rien ». Argument supplémentaire, « l’artisanat local est frappé par la crise, c’est notre devoir de protéger la florentinité. Nous devons faire en sorte que sur nos marchés se trouvent les produits réalisés par les artisans de notre territoire ».

Concrètement, a expliqué Nardella, « si les lois ne nous aident pas, puisque la libéralisation du marché nuit aux produits de qualité et de la tradition, nous utiliserons les normes réglementaires de la Municipalité et une loi régionale qui permet aux municipalités de limiter les types de produits à vendre dans les centres historiques, même par la contrainte. Nous introduirons une mesure ad hoc ».

La Repubblica, le grand quotidien de la gauche bien-pensante, rapporte sèchement ce qu’elle qualifie de « tournant protectionniste de Florence ». Dans Il Foglio, en revanche, le journaliste traditionaliste Camillo Langone félicite Renzi et lui suggère de se présenter à la tête de la Ligue du Nord pour succéder à Umberto Bossi. « Le mouvement ligueur devait être exactement cela, la fierté et la défense des cultures locales. Malheureusement, ni la direction ni les militants ne se sont montrés à la hauteur de la tâche ».

On laisse à Camillo Langone la responsabilité de ce dernier jugement. Le cas de Florence montre, en tout cas, une fois de plus, la prégnance des thématiques identitaires, y compris à gauche. Dario Nardella a lancé : « Expliquez-moi ce qu’a de typique un tee-shirt du FC Barcelone, fabriqué en Chine et vendu sur le marché du Porcellino dans le centre historique de Florence ! »

S’il avait eu le courage d’ajouter que le tee-shirt en question était de surcroît vendu par un Sénégalais, il aurait parfaitement résumé la mondialisation.

Crédit mutuel de Bretagne : les deux principaux dirigeants ont la belle vie

Crédit mutuel de Bretagne : les deux principaux dirigeants ont la belle vie

Il y a belle lurette que le Crédit mutuel de Bretagne n’a plus de « mutualiste » que le nom. Il suffit d’assister à une assemblée générale –devenue une simple chambre d’enregistrement– pour s’en convaincre. Les sociétaires – porteurs de voix sociales – n’ont plus voix au chapitre. D’ailleurs on ne dit plus « sociétaire », c’est passé de mode, mais « client » – comme à la BNP.

Une certitude, les sociétaires – propriétaires ne sont plus les patrons. Quant aux présidents des conseils d’administration des caisses locales, ils ressemblent le plus souvent à des potiches choisies et pilotées par le directeur de l’agence.

Au Relecq-Kerhuon, près de Brest, la direction de la fédération est assurée par une technostructure qui bénéficie de l’immense privilège de n’être, dans les faits, responsable devant personne – surtout pas devant les sociétaires-propriétaires. L’esprit catholique et mutualiste qui préside à la création du CMB n’est plus qu’un lointain souvenir ; elle est bien loin l’époque où les bénévoles faisaient fonctionner les caisses locales – une paroisse. Et où le président venait chaque soir, après son travail à l’extérieur, étudier les dossiers présentés par les sociétaires. Trois mots pouvaient alors résumer la maison : simplicité, humilité, proximité.

Un grand tournant à été pris il y a trois ans, lorsque Jean-Pierre Denis a été bombardé président du CMB. Denis était certes breton mais complètement étranger au sérail ; il était issu du monde de la finance parisienne. Bref, du jour au lendemain, un inconnu devient le patron ; ce qui était tout à fait révolutionnaire car, traditionnellement, on devenait président de la fédération après avoir gravi tous les échelons – en démarrant au plus bas de l’échelle comme membre du conseil d’administration d’une caisse locale. Jean-Pierre Denis à donc bénéficié d’un coup de baguette magique.

Le nouveau venu a bousculé les habitudes de l’établissement bancaire breton, en multipliant les filiales de diversification et les nouveaux produits. Cette stratégie commerciale, souvent étrangère à l’esprit mutualiste, a déstabilisé les collaborateurs.

Mais les résultats sont là puisque le groupe Crédit mutuel Arkéa (Fédération de Bretagne, du Sud-ouest et du Massif central) a dégagé un bénéfice net de 273 millions d’euros en 2010, un chiffre jamais atteint par la banque.

Tout allait bien jusqu’à ce que le rapport annuel de gestion 2010 présenté au comité d’entreprise au printemps ne fasse état des salaires des principaux dirigeants. Leur enveloppe totale de rémunération a augmenté de 80% de 2009 à 2010. Si les six plus importants salaires du groupe crédit mutuel Arkea oscillent (part variable incluse) en 2010 entre 614.886 euros et 292.400 euros, le revenu annuel moyen des salariés de la banque est de 37.000 euros brut. Le record étant obtenu par le président Jean-Pierre Denis et par le directeur général Ronan Le Moal, qui ont vu, toujours en 2010, leurs rémunérations augmenter respectivement de 51% et de 53%.

En prenant connaissance de ces chiffes, on comprend pourquoi la récente grève a duré dix jours. Les petits, les obscurs, les sans-grades réclamaient une part du gâteau.

Samedi 15 octobre, quatrième journée de la Réinformation organisée par Polémia

En direct ce 15 octobre : quatrième journée de la Réinformation organisée par Polémia

Affiche 4e journée réinfoAssistez en direct sur Novopress, aujourd’hui, 15 octobre, à la quatrième journée de la Réinformation, présidée par Jean-Yves Le Gallou.

Thème de cette année : “Les blogs dans la guerre médiatique”. Plusieurs ateliers et interventions sont prévus. Avec notamment la participation de Robert Ménard.

Une participation du fondateur de Reporters sans frontière qui n’est pas du goût de tout le monde. Ainsi, dans le Monde, via Abel Mestre, qui confond mauvais journalisme et travail de police, Polémia est présentée comme “think tank d’extrême… extrême droite” (sic). Polémia a répondu à cette attaque : “En novlangue, ‘l’extrême droite’ est une expression sidérante et péjorative donnée à la droite de conviction et à tous ceux qui contestent le Système dominant. Il est normal que la novlangue soit la langue véhiculaire, sinon liturgique, du Monde, un journal propriété de Matthieu Pigasse (banque Lazard) et de Pierre Bergé (SOS-Racisme).”

Au programme de la retransmission, en particulier :

de 12h00 à 13h00 retransmission des plénières
pause
de 14h30 à 16h00 Robert Ménard

La page directe, pour le chat :
http://www.livestream.com/agence2presse?utm_source=lsplayer&utm_medium=ui-content&utm_campaign=agence2presse&utm_content=agence2presse

« L’Afrique Réelle » d’octobre 2011 : Les Berbères

« L’Afrique Réelle » d’octobre 2011 : Les Berbères

Le numéro 22 de la revue l’Afrique Réelle (octobre 2011) est un dossier spécial sur les Berbères. Voici son sommaire :

Un peuple aux origines multiples
L’Égypte : une création berbère ?
Les pharaons berbères
Les berbères durant l’antiquité
Comment les berbères furent-ils arabisés ? Entretien avec Bernard Lugan.

 

ÉDITORIAL de Bernard Lugan

La guerre de Libye a replacé les Berbères au cœur de l’actualité. Le contentieux les opposant au régime du colonel Khadafi était à ce point fort qu’ils furent parmi les premiers à se soulever, juste après les Arabes de Benghazi en Cyrénaïque. Sans les Berbères, le régime libyen ne serait pas tombé puisque c’est en effet le front qu’ils ouvrirent depuis le djebel Nefusa, sur les arrières du bastion régimiste tripolitain, qui permit de couper la frontière avec la Tunisie, puis d’isoler Tripoli, ce qui permit ensuite la prise de la ville. Tout à son nationalisme arabo-islamique, le colonel Khadafi niait la question berbère. En 2007 il déclara ainsi :

« (…) les tribus amazighs (berbères) se sont éteintes il y a longtemps, depuis le temps du royaume de Numidie. Personne n’a le droit de dire « je viens d’ici ou de là-bas ». Celui qui le fait est un agent du colonialisme, qui veut diviser pour régner ». (Mouammar Khadafi, Discours à la Nation, le 2 mars 2007).

Les Berbères qui se désignent sous le nom Imazighen (Amazigh au pluriel), ce qui signifie « homme libre », constituent le fond ancien de toute la population de l’Afrique du Nord, depuis le delta du Nil jusqu’à l’Atlantique et de la Méditerranée jusqu’au Sahel. Les berbérophones ne subsistent plus aujourd’hui en tant que groupes homogènes que dans quelques isolats généralement montagneux ou dans des oasis.

« L’Afrique Réelle » d’octobre 2011 : Les BerbèresLe monde berbère a eu son histoire propre durant plusieurs millénaires. A la différence de ceux de l’Est, les Berbères de l’Ouest ont constitué des Etats qui s’étendirent sur tout le Maghreb. A partir du VIIe siècle, l’islamisation, avec l’arabisation linguistique qu’elle implique, modifia en profondeur la berbérité, au point de lui faire perdre sa mémoire et ses racines.

Après les indépendances, les nouvelles autorités gouvernementales développèrent une extrême méfiance à l’égard de la langue berbère, le fait berbère lui-même étant vu comme un ferment de division, sa propre existence contredisant le mythe de l’ « arabité » du Maghreb. L’enseignement du berbère disparut ainsi au Maroc avec la suppression en 1956 de la chaire de berbère de l’Institut des hautes Etudes Marocaines de Rabat, et en 1962 avec la suppression de celle de l’université d’Alger.

Au Maroc, le nationalisme s’affirma initialement contre la berbérité, son adversaire principal n’étant pas tant la France que la montagne féodale et berbère. Comme l’amazighité affirmait la double composante du pays, arabe et berbère, le parti Istiqlal représentant les Arabes et les arabo andalous des villes, parla alors de dérive « ethnique », « raciste » et « xénophobe » menaçant de détruire l’Etat. L’inquiétude des élites arabo-musulmanes pouvait être compréhensible face aux déclarations de certains berbérophones. Aussi tard qu’en 2004, le grand intellectuel berbère Mohammed Chafik publia ainsi un article dont le titre explosif était « Et si l’on décolonisait l’Afrique du Nord pour de bon ! »,[1] et dans lequel il écrivait que « Les Imazighen en sont réduits à se sentir étrangers chez eux (…) Au fait, pourquoi le Maghreb arabe n’arrive-t-il pas à se former ? C’est précisément parce qu’il n’est pas arabe ».

En Algérie, figé dans sa gangue idéologique, le régime demeure aujourd’hui encore un jacobinisme arabo-musulman fondant sa légitimité à la fois sur la négation de l’histoire du pays et sur celle de sa composition ethnique. Ici, la question kabyle s’est posée avec une acuité particulière dès l’indépendance de 1962, rythmée par des épisodes sanglants ayant débuté par la guérilla du FFS en 1963, suivie par le mouvement du « Printemps berbère » en 1980, puis par la « grève du cartable » durant les années 1994-1995, par les émeutes de 1998 qui suivirent l’assassinat du chanteur Matoub Lounès et enfin par le mouvement dit des « Aarchs » en 2001 et 2002. Ces derniers mois, la tension n’est pas retombée.

Bernard Lugan

[1] Le Monde amazigh, n° 53, novembre 2004.

[box class=”info”] L’Afrique Réelle est une revue mensuelle par Internet, d’une vingtaine de pages, au format PDF et envoyée le 15 de chaque mois aux abonnés par courrier électronique. On peut s’abonner ici. [/box]

 

Boualem Sansal dénonce l’islam totalitaire

Boualem Sansal dénonce l’islam totalitaire

15/10/2011 – 08h30
ALGER (NOVOpress) –
L’ islam est-il un frein à l’épanouissement des libertés et au développement économique ? L’écrivain algérien Boualem Sansal, dans une interview accordée au site nouvelobs.com, répond affirmativement. Pour l’auteur de Rue Darwin, il faut « dénoncer le mauvais islam ». L’islam peut-il se réformer s’interroge Boualem Sansal : « Nos pays sont-ils capables d’aller au-delà? De chasser ce qui fait la dictature? De sortir de la féodalité, de l’organisation traditionnelle de la société arabo-musulmane, du culte du chef, de l’omnipotence de la religion qui dicte tout ? Les Coptes vont-ils être gouvernés par l’Islam? Ce n’est pas possible ! », regrette-t-il.

« L’Europe s’est affranchie de l’Eglise et de la féodalité grâce à sa société civile, et notamment grâce à sa bourgeoisie. Nous n’avons pas l’équivalent de cette classe dans nos pays. Celle que nous avons vit à l’étranger. Elle vit de manière presque parasitaire », déplore le romancier. Bien avant lui, d’autres intellectuels ont fait le même constat.

En 1998, l’historien de l’économie, David Landes, dans son ouvrage Richesse et pauvreté des nations, démontre que les pays musulmans ont développé un complexe d’infériorité face au savoir européen, rejetant ses inventions comme l’imprimerie et en écartant « les nouvelles connaissances et les idées modernes, soupçonnées de véhiculer des hérésies ». En 2002,  Bernard Lewis, de l’université Princeton (Etats-Unis), souligne que l’influence de l’islam est si envahissante qu’elle empêche de nombreux Etat arabes de s’interroger sur les vraies raisons de leur retard. D’autres économistes tels que Luigi Guiso, Paola Sapienza ou Luigi Zingales ont noté eux aussi qu’ « en moyenne, les religions chrétiennes sont considérées comme propices au développement économique, alors que l’islam y est associé négativement ».

[box] Photo : Boualem Sansal (à droite) lors d’une conférence. Crédit Pesbo, licence CC. [/box]