[Kiosque étranger] L’Amérique est finie

[Kiosque étranger] L’Amérique est finie

15/10/2011 – 16h30
WASHINGTON (NOVOpress) –
Le Washington Times, le quotidien lu par l’élite conservatrice de la capitale fédérale américaine, ne pouvait ignorer le dernier opus de Pat Buchanan, le moins « politiquement correct » des grands commentateurs de la presse américaine. C’est Jeffrey T. Kuhner qui a eu la tâche pas forcément agréable d’expliquer aux lecteurs néo- conservateurs de son quotidien qu’ils doivent lire sans tarder «Suicide of a Superpower” (Thomas Dunne Books, 2011), un acte de décès de l’autrefois omnipuissante Amérique.

Les arguments de Pat Buchanan s’appliquent tout autant à l’Europe. Selon son analyse, le choix des élites libérales d’adopter des politiques d’aide sociale généralisée, d’ouvrir la porte à une immigration de peuplement massive, d’abandonner les valeurs et la culture européenne au profit d’un « multiculturalisme » sans limites et d’accepter un déficit budgétaire sans fond ont sapé les bases de ce qui avait fait la force de l’Amérique.

L’analyste ajoute aussi une critique qui vise plus spécifiquement les néo-conservateurs, celle d’une politique étrangère agressive au service de ce qu’il appelle un « impérialisme démocratique ».

Crédit photo : WBUR Boston’s NPR News Station via Flickr. Licence CC.

Florence : la mairie impose le « made in Italy » sur les marchés touristiques

Florence : la mairie impose le « made in Italy » sur les marchés touristiques

15/10/2011 – 15h15
PISE (NOVOpress) – Tee-shirts, casquettes de baseball, souvenirs en tout genre où la laideur le dispute à l’obscénité, dans une course au plus vulgaire qui ravit les touristes, et, hélas, pas uniquement américains, voilà le triste spectacle qui s’étale de tous côtés dans les plus belles villes italiennes, au pied de monuments classés au patrimoine mondial de l’humanité. Le tout, évidemment, made in China et vendu par des immigrés, souvent clandestins.

En juillet dernier, face aux protestations conjointes de l’archevêché et de l’Association des amis des musées et monuments pisans, le maire de Pise avait fini par interdire la vente des caleçons ornés d’un phallus (photo) en forme de Tour de Pise. Vendus sept euros, ces ornements du meilleur goût étaient devenus le souvenir le plus prisé des touristes, dont bien peu savent que la Tour n’est pas autre chose que le clocher de la cathédrale.

Florence, dont le jeune maire de gauche Matteo Renzi (élu grâce à des primaires en 2009) avait déjà interdit en avril l’ouverture de nouveaux kebabs et fast-foods dans le centre historique, a décidé de mettre le holà à cette braderie mondialisée. Le premier adjoint, Dario Nardella, a annoncé mercredi que tous les produits vendus sur les marchés touristiques, à commencer par celui de San Lorenzo, au centre de Florence, devraient désormais être fabriqués en Italie. « Il n’est plus possible que, sur les étals des zones touristiques, où passent des centaines de milliers de visiteurs, on ne trouve que des tee-shirts fabriqués en Chine ou dans d’autres pays ». Les produits pour touristes, a poursuivi le premier adjoint, doivent être typiques : « si je vais sur un marché touristique, je m’attends à trouver les produits artisanaux du lieu, ou des produits typiques du pays. Au lieu de cela, je trouve des choses qui viennent du monde entier… de typiquement florentin, rien ». Argument supplémentaire, « l’artisanat local est frappé par la crise, c’est notre devoir de protéger la florentinité. Nous devons faire en sorte que sur nos marchés se trouvent les produits réalisés par les artisans de notre territoire ».

Concrètement, a expliqué Nardella, « si les lois ne nous aident pas, puisque la libéralisation du marché nuit aux produits de qualité et de la tradition, nous utiliserons les normes réglementaires de la Municipalité et une loi régionale qui permet aux municipalités de limiter les types de produits à vendre dans les centres historiques, même par la contrainte. Nous introduirons une mesure ad hoc ».

La Repubblica, le grand quotidien de la gauche bien-pensante, rapporte sèchement ce qu’elle qualifie de « tournant protectionniste de Florence ». Dans Il Foglio, en revanche, le journaliste traditionaliste Camillo Langone félicite Renzi et lui suggère de se présenter à la tête de la Ligue du Nord pour succéder à Umberto Bossi. « Le mouvement ligueur devait être exactement cela, la fierté et la défense des cultures locales. Malheureusement, ni la direction ni les militants ne se sont montrés à la hauteur de la tâche ».

On laisse à Camillo Langone la responsabilité de ce dernier jugement. Le cas de Florence montre, en tout cas, une fois de plus, la prégnance des thématiques identitaires, y compris à gauche. Dario Nardella a lancé : « Expliquez-moi ce qu’a de typique un tee-shirt du FC Barcelone, fabriqué en Chine et vendu sur le marché du Porcellino dans le centre historique de Florence ! »

S’il avait eu le courage d’ajouter que le tee-shirt en question était de surcroît vendu par un Sénégalais, il aurait parfaitement résumé la mondialisation.

Crédit mutuel de Bretagne : les deux principaux dirigeants ont la belle vie

Crédit mutuel de Bretagne : les deux principaux dirigeants ont la belle vie

Il y a belle lurette que le Crédit mutuel de Bretagne n’a plus de « mutualiste » que le nom. Il suffit d’assister à une assemblée générale –devenue une simple chambre d’enregistrement– pour s’en convaincre. Les sociétaires – porteurs de voix sociales – n’ont plus voix au chapitre. D’ailleurs on ne dit plus « sociétaire », c’est passé de mode, mais « client » – comme à la BNP.

Une certitude, les sociétaires – propriétaires ne sont plus les patrons. Quant aux présidents des conseils d’administration des caisses locales, ils ressemblent le plus souvent à des potiches choisies et pilotées par le directeur de l’agence.

Au Relecq-Kerhuon, près de Brest, la direction de la fédération est assurée par une technostructure qui bénéficie de l’immense privilège de n’être, dans les faits, responsable devant personne – surtout pas devant les sociétaires-propriétaires. L’esprit catholique et mutualiste qui préside à la création du CMB n’est plus qu’un lointain souvenir ; elle est bien loin l’époque où les bénévoles faisaient fonctionner les caisses locales – une paroisse. Et où le président venait chaque soir, après son travail à l’extérieur, étudier les dossiers présentés par les sociétaires. Trois mots pouvaient alors résumer la maison : simplicité, humilité, proximité.

Un grand tournant à été pris il y a trois ans, lorsque Jean-Pierre Denis a été bombardé président du CMB. Denis était certes breton mais complètement étranger au sérail ; il était issu du monde de la finance parisienne. Bref, du jour au lendemain, un inconnu devient le patron ; ce qui était tout à fait révolutionnaire car, traditionnellement, on devenait président de la fédération après avoir gravi tous les échelons – en démarrant au plus bas de l’échelle comme membre du conseil d’administration d’une caisse locale. Jean-Pierre Denis à donc bénéficié d’un coup de baguette magique.

Le nouveau venu a bousculé les habitudes de l’établissement bancaire breton, en multipliant les filiales de diversification et les nouveaux produits. Cette stratégie commerciale, souvent étrangère à l’esprit mutualiste, a déstabilisé les collaborateurs.

Mais les résultats sont là puisque le groupe Crédit mutuel Arkéa (Fédération de Bretagne, du Sud-ouest et du Massif central) a dégagé un bénéfice net de 273 millions d’euros en 2010, un chiffre jamais atteint par la banque.

Tout allait bien jusqu’à ce que le rapport annuel de gestion 2010 présenté au comité d’entreprise au printemps ne fasse état des salaires des principaux dirigeants. Leur enveloppe totale de rémunération a augmenté de 80% de 2009 à 2010. Si les six plus importants salaires du groupe crédit mutuel Arkea oscillent (part variable incluse) en 2010 entre 614.886 euros et 292.400 euros, le revenu annuel moyen des salariés de la banque est de 37.000 euros brut. Le record étant obtenu par le président Jean-Pierre Denis et par le directeur général Ronan Le Moal, qui ont vu, toujours en 2010, leurs rémunérations augmenter respectivement de 51% et de 53%.

En prenant connaissance de ces chiffes, on comprend pourquoi la récente grève a duré dix jours. Les petits, les obscurs, les sans-grades réclamaient une part du gâteau.

Samedi 15 octobre, quatrième journée de la Réinformation organisée par Polémia

En direct ce 15 octobre : quatrième journée de la Réinformation organisée par Polémia

Affiche 4e journée réinfoAssistez en direct sur Novopress, aujourd’hui, 15 octobre, à la quatrième journée de la Réinformation, présidée par Jean-Yves Le Gallou.

Thème de cette année : “Les blogs dans la guerre médiatique”. Plusieurs ateliers et interventions sont prévus. Avec notamment la participation de Robert Ménard.

Une participation du fondateur de Reporters sans frontière qui n’est pas du goût de tout le monde. Ainsi, dans le Monde, via Abel Mestre, qui confond mauvais journalisme et travail de police, Polémia est présentée comme “think tank d’extrême… extrême droite” (sic). Polémia a répondu à cette attaque : “En novlangue, ‘l’extrême droite’ est une expression sidérante et péjorative donnée à la droite de conviction et à tous ceux qui contestent le Système dominant. Il est normal que la novlangue soit la langue véhiculaire, sinon liturgique, du Monde, un journal propriété de Matthieu Pigasse (banque Lazard) et de Pierre Bergé (SOS-Racisme).”

Au programme de la retransmission, en particulier :

de 12h00 à 13h00 retransmission des plénières
pause
de 14h30 à 16h00 Robert Ménard

La page directe, pour le chat :
http://www.livestream.com/agence2presse?utm_source=lsplayer&utm_medium=ui-content&utm_campaign=agence2presse&utm_content=agence2presse

« L’Afrique Réelle » d’octobre 2011 : Les Berbères

« L’Afrique Réelle » d’octobre 2011 : Les Berbères

Le numéro 22 de la revue l’Afrique Réelle (octobre 2011) est un dossier spécial sur les Berbères. Voici son sommaire :

Un peuple aux origines multiples
L’Égypte : une création berbère ?
Les pharaons berbères
Les berbères durant l’antiquité
Comment les berbères furent-ils arabisés ? Entretien avec Bernard Lugan.

 

ÉDITORIAL de Bernard Lugan

La guerre de Libye a replacé les Berbères au cœur de l’actualité. Le contentieux les opposant au régime du colonel Khadafi était à ce point fort qu’ils furent parmi les premiers à se soulever, juste après les Arabes de Benghazi en Cyrénaïque. Sans les Berbères, le régime libyen ne serait pas tombé puisque c’est en effet le front qu’ils ouvrirent depuis le djebel Nefusa, sur les arrières du bastion régimiste tripolitain, qui permit de couper la frontière avec la Tunisie, puis d’isoler Tripoli, ce qui permit ensuite la prise de la ville. Tout à son nationalisme arabo-islamique, le colonel Khadafi niait la question berbère. En 2007 il déclara ainsi :

« (…) les tribus amazighs (berbères) se sont éteintes il y a longtemps, depuis le temps du royaume de Numidie. Personne n’a le droit de dire « je viens d’ici ou de là-bas ». Celui qui le fait est un agent du colonialisme, qui veut diviser pour régner ». (Mouammar Khadafi, Discours à la Nation, le 2 mars 2007).

Les Berbères qui se désignent sous le nom Imazighen (Amazigh au pluriel), ce qui signifie « homme libre », constituent le fond ancien de toute la population de l’Afrique du Nord, depuis le delta du Nil jusqu’à l’Atlantique et de la Méditerranée jusqu’au Sahel. Les berbérophones ne subsistent plus aujourd’hui en tant que groupes homogènes que dans quelques isolats généralement montagneux ou dans des oasis.

« L’Afrique Réelle » d’octobre 2011 : Les BerbèresLe monde berbère a eu son histoire propre durant plusieurs millénaires. A la différence de ceux de l’Est, les Berbères de l’Ouest ont constitué des Etats qui s’étendirent sur tout le Maghreb. A partir du VIIe siècle, l’islamisation, avec l’arabisation linguistique qu’elle implique, modifia en profondeur la berbérité, au point de lui faire perdre sa mémoire et ses racines.

Après les indépendances, les nouvelles autorités gouvernementales développèrent une extrême méfiance à l’égard de la langue berbère, le fait berbère lui-même étant vu comme un ferment de division, sa propre existence contredisant le mythe de l’ « arabité » du Maghreb. L’enseignement du berbère disparut ainsi au Maroc avec la suppression en 1956 de la chaire de berbère de l’Institut des hautes Etudes Marocaines de Rabat, et en 1962 avec la suppression de celle de l’université d’Alger.

Au Maroc, le nationalisme s’affirma initialement contre la berbérité, son adversaire principal n’étant pas tant la France que la montagne féodale et berbère. Comme l’amazighité affirmait la double composante du pays, arabe et berbère, le parti Istiqlal représentant les Arabes et les arabo andalous des villes, parla alors de dérive « ethnique », « raciste » et « xénophobe » menaçant de détruire l’Etat. L’inquiétude des élites arabo-musulmanes pouvait être compréhensible face aux déclarations de certains berbérophones. Aussi tard qu’en 2004, le grand intellectuel berbère Mohammed Chafik publia ainsi un article dont le titre explosif était « Et si l’on décolonisait l’Afrique du Nord pour de bon ! »,[1] et dans lequel il écrivait que « Les Imazighen en sont réduits à se sentir étrangers chez eux (…) Au fait, pourquoi le Maghreb arabe n’arrive-t-il pas à se former ? C’est précisément parce qu’il n’est pas arabe ».

En Algérie, figé dans sa gangue idéologique, le régime demeure aujourd’hui encore un jacobinisme arabo-musulman fondant sa légitimité à la fois sur la négation de l’histoire du pays et sur celle de sa composition ethnique. Ici, la question kabyle s’est posée avec une acuité particulière dès l’indépendance de 1962, rythmée par des épisodes sanglants ayant débuté par la guérilla du FFS en 1963, suivie par le mouvement du « Printemps berbère » en 1980, puis par la « grève du cartable » durant les années 1994-1995, par les émeutes de 1998 qui suivirent l’assassinat du chanteur Matoub Lounès et enfin par le mouvement dit des « Aarchs » en 2001 et 2002. Ces derniers mois, la tension n’est pas retombée.

Bernard Lugan

[1] Le Monde amazigh, n° 53, novembre 2004.

[box class=”info”] L’Afrique Réelle est une revue mensuelle par Internet, d’une vingtaine de pages, au format PDF et envoyée le 15 de chaque mois aux abonnés par courrier électronique. On peut s’abonner ici. [/box]

 

Boualem Sansal dénonce l’islam totalitaire

Boualem Sansal dénonce l’islam totalitaire

15/10/2011 – 08h30
ALGER (NOVOpress) –
L’ islam est-il un frein à l’épanouissement des libertés et au développement économique ? L’écrivain algérien Boualem Sansal, dans une interview accordée au site nouvelobs.com, répond affirmativement. Pour l’auteur de Rue Darwin, il faut « dénoncer le mauvais islam ». L’islam peut-il se réformer s’interroge Boualem Sansal : « Nos pays sont-ils capables d’aller au-delà? De chasser ce qui fait la dictature? De sortir de la féodalité, de l’organisation traditionnelle de la société arabo-musulmane, du culte du chef, de l’omnipotence de la religion qui dicte tout ? Les Coptes vont-ils être gouvernés par l’Islam? Ce n’est pas possible ! », regrette-t-il.

« L’Europe s’est affranchie de l’Eglise et de la féodalité grâce à sa société civile, et notamment grâce à sa bourgeoisie. Nous n’avons pas l’équivalent de cette classe dans nos pays. Celle que nous avons vit à l’étranger. Elle vit de manière presque parasitaire », déplore le romancier. Bien avant lui, d’autres intellectuels ont fait le même constat.

En 1998, l’historien de l’économie, David Landes, dans son ouvrage Richesse et pauvreté des nations, démontre que les pays musulmans ont développé un complexe d’infériorité face au savoir européen, rejetant ses inventions comme l’imprimerie et en écartant « les nouvelles connaissances et les idées modernes, soupçonnées de véhiculer des hérésies ». En 2002,  Bernard Lewis, de l’université Princeton (Etats-Unis), souligne que l’influence de l’islam est si envahissante qu’elle empêche de nombreux Etat arabes de s’interroger sur les vraies raisons de leur retard. D’autres économistes tels que Luigi Guiso, Paola Sapienza ou Luigi Zingales ont noté eux aussi qu’ « en moyenne, les religions chrétiennes sont considérées comme propices au développement économique, alors que l’islam y est associé négativement ».

[box] Photo : Boualem Sansal (à droite) lors d’une conférence. Crédit Pesbo, licence CC. [/box]

Que l’on m’appelle Mademoiselle…

Que l’on m’appelle Mademoiselle…

…jusqu’à l’heure du mariage.

La récente polémique relayée à grands renforts par les médias français sur la revendication des féministes visant à faire abolir des fiches administratives – mais aussi du langage courant- l’utilisation du “Mademoiselle” a inspiré à la rédaction de Belle et Rebelle quelques réflexions.

“Mademoiselle”, affreux synonyme d’un patriarcat fasciste et liberticide ? Hum…

D’abord, nous, à B&R, nous aimons -nous aimions, pour les femmes mariées- nous faire appeler Mademoiselle. Déjà, parce que ça change de cet horrible “Miss” ou pire “la Miss” terriblement symptomatique de cette société en déliquescence, sans repères et sans destin.Ensuite, parce que c’est joli, élégant et courtois.

Aussi, parce que c’est initiatique. Un jour on vous appelle Mademoiselle, un autre, Madame, parce que vous aurez juré amour à un homme, que vous vous serez donnée entière à celui que vous aimez et qui vous aime. Celui pour qui vous perdrez le nom de votre père et votre “Mademoiselle”, cet homme vous devra beaucoup. La promesse d’un amour pour toujours… Allez, si certaines bataillent pour les avancées du féminisme, je ne vois pas pourquoi nous, à B&R nous ne bataillerions pas pour l’amour pour toujours…

Sur le blog d’un odieux connard (sic!), on peut trouver à peu près tout ce qui peut être dit sur le sujet. N’hésitez pas à jeter un œil à cet article charnu et fort amusant.

Et surtout, donnez-nous votre avis. Tenez-vous à ce qu’on vous nomme Mademoiselle ? Détestez-vous cela ? Cela nous intéresse.

Louise Demory

[box class=”info”] Les lectrices de Novopress peuvent aller donner leur avis sur le site du webzine féminin Belle et Rebelle qui est la source de cet article.[/box]

Confrontée au chômage des Français, la Préfecture de l’Isère refuse le renouvellement d’autorisation de travail d’un ingénieur libanais

Confrontée au chômage des Français, la Préfecture de l’Isère refuse le renouvellement d’autorisation de travail d’un ingénieur libanais

14/10/11 – 18h00
GRENOBLE (NOVOpress)
– Coup médiatique à visée électoraliste sarkozyste ou début de prise conscience de la nécessité d’une « préférence nationale » en matière d’emploi ?
Le cas est trop neuf et trop isolé pour répondre à cette question, mais il n’en reste pas moins que la préfecture de l’Isère a refusé le renouvellement de l’autorisation de travail d’un ingénieur libanais, au motif qu’il y a actuellement 58 ingénieurs français au chômage dans le bassin grenoblois.

Les compétences d’Amro Al Khatib, Libanais de 25 ans et diplômé de l’Université de technologie de Compiègne (UTC), ne sont nullement remises en cause et devraient d’ailleurs trouver pleinement à s’employer dans un pays à reconstruire comme le Liban.

Mais le 3 octobre, Air Liquide, l’employeur de l’ingénieur Libanais, a néanmoins reçu de la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail, de l’emploi une lettre l’informant du rejet de la demande d’autorisation de travail d’Amro Al Khatib. Motif ? Près de 60 ingénieurs français sont actuellement au chômage dans la région.

Apparemment insensible aux intérêts du « localisme », le groupe industriel, qui reconnaît lui-même n’avoir pas fait de recherche particulière sur le bassin d’emplois grenoblois, regrette la décision de la préfecture et a soutenu la pétition lancée par les syndicats pour dénoncer cette décision.

[box class=”info”]Crédit photo : Instituts de recherche en santé du Canada sous licence Creative Common[/box]

Les héros contemporains morts pour la France vont avoir leur monument

Les héros contemporains morts pour la France vont avoir leur monument

14/10/11 – 17h00
PARIS (NOVOpress)
– C’est place Vauban, à Paris, que devrait être inauguré un site à la mémoire des soldats morts pour la France depuis 1963 et la fin de la guerre d’Algérie.

Ils sont plus de 600 à être tombés pour le drapeau depuis cette date et auront désormais droit, sous réverse des dernières validations étatiques, comme leurs prédécesseurs, à un lieu de mémoire et de reconnaissance.

C’est à la demande du général Elrick Irastorza, chef d’état-major de l’armée de terre, que les autorités françaises ont adopté l’idée d’un tel mémorial qui pourrait être inauguré dans un peu plus d’un an et demi.

Pour les promoteurs de ce projet, il s’agit de « marquer la reconnaissance nationale » envers ces hommes tombés pour la France sur de nombreux théâtres extérieurs, et mettre à l’honneur le « soldat gardien de la Cité ».

[box class=”info”]Crédit photo : Pedro Layant sous licence Creative Common[/box]

Affaire Takieddine : après Copé et Hortefeux… Estrosi [vidéo]

Affaire Takieddine : après Copé et Hortefeux… Estrosi [vidéo]

14/10/2011 – 15h15
NICE (NOVOpress) – C’est Nissa Rebela qui le rappelle : le député-maire de Nice Christian Estrosi fait également partie du cercle d’amitiés du sulfureux Takieddine.

Ziad Takieddine est l’un des intermédiaires de la tragique affaire de Karachi (où tout tend à démontrer que c’est l’absence de versement de rétrocommissions occultes aux militaires pakistanais qui serait à l’origine de l’attentat ayant coûté la vie à 14 personnes dont 11 Français le 8 mai 2002).

Ziad Takieddine est également connu dans les Alpes-Maritimes, puisque comme l’indique Nissa Rebela en reprenant la fiche Wikipédia, il « était depuis le début des années 1980 le gérant de la station de sports d’hiver Isola 2000. Il y avait fait la connaissance entre autres de François Léotard, qui deviendra ministre de la Défense en 1993 alors que le contrat Sawari traînait en longueur depuis quatre ans, parce que les Saoudiens, justement, voulaient un “contrat propre”. C’est alors que Ziad Takieddine est devenu leur conseiller. »

Or, avant de devenir député-maire de Nice, Christian Estrosi a été président du conseil général et, selon Nissa Rebela, « homme fort des vallées niçoises ».

Mais surtout, le magazine Complément d’enquête (extraits ci-dessous repris dans le Zap Télé) montre Ziad Takieddine et Christian Estrosi comme larrons en foire.

Vraiment une sale période pour la “Sarkosie”…


Zapping télé du 12 octobre 2011 par zap-tele

[box class=”info”]Phto : capture d’écarn du magazine “Complément d’enquête”[/box]

Rome : les militants de Casapound interpellent la Mairie sur le logement

Rome : les militants de Casapound interpellent la Mairie sur le logement

14/10/11 – 14h00
ROME (NOVOpress)
– Action coup de poings des militants du mouvement Casapound dans l’enceinte du palais des Sénateurs, le siège de la mairie de Rome, place du Capitole.

Une centaine de personnes, des militants mais également une vingtaine de familles italiennes expulsées récemment d’une occupation effectuée par Casapound, ont réussi à faire irruption dans le bâtiment sénatorien pour protester contre la Commune de Rome qui n’a pas respecté ses engagements pris au moment des fermetures des occupations de la rue Val d’Ala et de Casalmonastero.

En effet, malgré les promesses faites et les accords conclus, la Mairie de Rome n’a pas assuré le relogement des familles en situation de précarité.

Une délégation des manifestants a été reçue par le chef de cabinet du maire afin de tenter de trouver une solution à la situation.

Crédit photo : Casapound Italia.

[Football] On regarde quoi ce week-end ?

[Football] On regarde quoi ce week-end ?


14/10/2011 – 13h15
PARIS (NOVOpress) — Vendredi soir, FC Metz/Le Havre. Pas de pression pour ce match de L2 entre deux équipes dont les supporters sont jumelés.

Samedi les choses sérieuses commencent. Liverpool/Manchester United devrait ravir les amoureux du beau jeu et le Kop d’Anfield devrait résonner pour sa dernière année en théorie puisque le nouveau stade de Liverpool voit le jour en 2012.

Dimanche, un match pour les nostalgiques du vieux cuir : Sheffield United/Sheffield Wednesday. On aperçoit encore la foule se presser contre les tourniquets pour débouler dans des tribunes debout.

Plus au nord du Royaume-Uni, la jeunesse working class écossaise devrait passer un après-midi pluvieux et sympathique dans les rue d’Aberdeen pour Aberdeen/Dundee United. D’autant que les deux équipes sont au coude à coude en championnat et soyons francs, le samedi à 15h, quoi de mieux qu’un bon vieux match dans un pub écossais ?

Chez nos voisins outre Rhin, Bayern Munich/Herta Berlin devrait tenir ses promesses en terme de sport et gageons que les quelques tentes de l’Oktoberfest encore ouvertes se feront un plaisir d’accueillir la horde de fans de la capitale et peut-etre même leurs amis strasbourgeois !

En France, Lyon/AS Nancy terrorise les autorités qui se rappellent un fameux reportage sur les hooligans lyonnais s’en allant défier — sans succès — leurs homologues nancéens.

Par contre, Nice/Bordeaux pourrait être nettement plus chaud dans les rues de la cité azuréenne.

Aux Pays-Bas, un classique pas dans la finesse, PSV/Utrecht. Les gabbers seront à coup sur de la partie. Belgique, on notera l’affrontement politico-sportif entre les durs BCS Anderlecht, plutôt dans une logique de défense identitaire de leur communauté, et les tribunes d’extrême-gauche du Standard de Liège, le tout dans un match Anderlecht/Standard qui promet.

Autre temps, autre chaleur, la dette grecque ne devrait pas influencer les Athéniens pour le derby AEK/Olympiakos. Décidemment les policiers helléniques ont bien du travail ces derniers mois !

L’Empire romain aura lui aussi son moment de passion puisque le derby Lazio/Roma devrait encore déchainer les passions et déchirer les amitiés romaines le temps d’un soir. Même si la Tessara a fait son mal. Même si Casapound organise une projection neutre au Cutty Sark.

Bref, du beau football ce week-end, et bien d’autres matchs oubliés ! Alors n’hésitez plus, quittez le canapé et rejoignez les copains !

Photo : Manchester United vs. Chelsea le 18 septembre 2011. Crédits : Paolo Camera (image sous licence cc, via Flickr)

Mondial de rugby : face à la France, des Gallois bien décidés à l’emporter

Mondial de rugby : face à la France, des Gallois bien décidés à l’emporter

14/10/2011 – 12h00 AUCKLAND (NOVOpress Breizh) – Demain, lors du coup d’envoi de la demi-finale de Coupe du monde contre la France, c’est toute la nation galloise – trois millions d’habitants – qui sera derrière l’équipe des Diables Rouges. Une surprenante équipe, qui s’est soumise à un régime spartiate. Et qui est bien décidée à l’emporter.

« Quand le tournoi sera fini, ils pourront savourer une bière bien méritée après cinq mois de diète. » Sam Warburton, le jeune capitaine du XV gallois, qui assure «ne tourner qu’à l’eau minérale» exige de ses coéquipiers qu’ils respectent la même hygiène de vie. Une révolution dans une équipe connue pour ses troisièmes mi-temps où la sobriété n’était pas la vertu première. Warren Gatland, le très talentueux sélectionneur du Pays de Galles, a toutefois tenu à préciser hier que ses joueurs « n’étaient pas des moines »…

Le régime sec auquel se sont soumis les Gallois s’est accompagné d’une très sérieuse préparation physique. Cet été, Warren Gatland a envoyé ses joueurs effectuer un stage de cryothérapie dans la campagne polonaise. Ce qui fut tout sauf une partie de plaisir. «On a vraiment maudit le staff, c’était horrible», a déclaré à 20 Minutes le deuxième-ligne Luke Charteris. «On se levait à 5h30 pour s’entraîner, il faisait quasiment nuit noire. Il y avait aussi un caisson de cryothérapie dans lequel on marchait par -140°C.» précise l’ouvreur Rhys Priestland. Mais le résultat est là : « Avant, on avait tendance à s’écrouler au bout d’une heure de jeu, ce qui n’est plus le cas» remarque l’arrière James Hook.

Mais le renouveau du rugby gallois se fonde avant tout sur la jeunesse de joueurs talentueux et enthousiastes, qui n’ont pas sur la conscience les nombreux échecs que l’équipe du poireau a connus dans le passé. Des joueurs qui ont pour seul but d’arriver au sommet, de renouveler les exploits de leurs prédécesseurs quant ceux-ci dominaient leurs adversaires, avant la première guerre mondiale, dans les années 50, puis lors de la fabuleuse décennie 70, où les Diables Rouges remportèrent huit Tournois dont trois Grands Chelems !

16 parmi les 30 joueurs gallois présents en Nouvelle-Zélande sont âgés de 25 ans ou moins. Sam Warburton, capitaine incontesté de l’équipe, n’est âgé que de 23 ans. L’ailier George North vient d’inscrire son nom dans l’histoire de la Coupe du monde : à 19 ans et 166 jours il est devenu le plus jeune marqueur de cette compétition. On peut citer aussi Jonathan Davies (23 ans), Rhys Priestland (24 ans), Dan Lydiate (23 ans), Leigh Halfpenny (22 ans), Toby Faletau (20 ans). « C’est leur première Coupe du monde mais ils sont forts physiquement et mentalement. Ils ont une incroyable confiance en eux » a confié à l’AFP Shane Williams qui dispute, à 34 ans (83 sélections), sa troisième Coupe du monde.

Alors samedi, quand retentira dans l’Eden Park le Hen Wlad Fy Nhadau (« vieux pays de mes ancêtres »), l’hymne national gallois, c’est toute une nation celte qui sera à l’unisson de son équipe. Entre le style enlevé du rugby des Gallois et celui, plus restrictif, des Français, qui l’emportera ? Réponse dans 24 heures.

[box] Crédit photo : France vs Wales for 6 Nations 2007. Fabienkhan, sous licence creative common. [/box]

La télévision tue, la télévision abêtit : Faut-il l'interdire ?

La télévision tue, la télévision abêtit : Faut-il l’interdire ?

Assurément non : la liberté d’expression, la liberté des ondes et d’Internet sont des biens précieux… de surcroît protégés par la technologie. Et pourtant on sait aujourd’hui de source sûre que la télévision tue et abêtit. La méta-étude du neuroscientifique Michel Desmurget, TV Lobotomie : La Vérité scientifique sur les effets de la télévision, ne laisse aucune place au doute. Il n’est plus possible à l’honnête homme d’ignorer ces faits. Ni de ne pas en tenir compte. Ce qui implique de limiter l’emprise publicitaire, notamment sur les enfants. Andrea Massari fait le point.

TV Lobotomie : La méta-étude de Michel Desmurget

Depuis plus d’un demi-siècle des études scientifiques sont conduites sur les effets de la télévision. Michel Desmurget a réalisé la synthèse d’un millier d’entre elles : TV Lobotomie / La Vérité scientifique sur les effets de la télévision.

La conclusion est sans appel : les 3h 30 passées en moyenne chaque jour devant l’écran de télévision – au total 16 ans de vie éveillée – ont un coût terrifiant : fréquence plus grande de l’obésité, augmentation des risques de maladies cardio-vasculaires, déclin du niveau cognitif des seniors, corrélation entre exposition à la télévision et développement de la maladie d’Alzheimer, diminution de l’espérance de vie et affaiblissement de la vie sociale. Voilà pour la population générale. Et le professeur Desmurget de conclure : après la cigarette ou le fast food, nul doute que la télévision sera la prochaine grande question de santé publique.

Pour les jeunes, il faut ajouter : apathie plus fréquente et taux d’échec scolaire proportionnels à l’exposition à la télévision, propension accrue à la violence et aux comportements sexuels à risques.

La télévision tue, la télévision abêtit : Faut-il l’interdire ? La télévision et l’enfant

Le blog de la liberté scolaire a ainsi résumé l’impressionnante liste des effets nocifs de la télévision tels que Michel Desmurget les a établis :

– La télévision « empêche le déploiement optimal des fonctions cérébrales », compromettant ainsi « l’ensemble du devenir intellectuel, culturel, scolaire et professionnel de l’enfant ».

– La télévision fait apparaître des troubles du langage chez l’enfant, associés à des troubles de l’élocution, notamment parce qu’elle limite les interactions entre les personnes réelles et laisse moins de temps aux activités ludiques spontanées.

– La télévision occasionne des retards de langage et fait baisser le niveau de compétence langagière ; elle limite l’acquisition de vocabulaire et l’accès aux compétences syntaxiques de base.

– La télévision a un « impact négatif sur l’attention, les facultés d’apprentissage et la réussite scolaire à long terme », avec un risque accru de quitter l’école sans diplôme et de ne jamais s’asseoir sur les bancs de l’université.

– La télévision occasionne des difficultés en lecture et fait baisser le temps de lecture, qui se trouve réduit à la portion congrue ; ainsi, un flux cathodique permanent (la télévision en bruit de fond) diminue de presque 30% le temps de lecture des 5-6 ans, qui passe de 49 à 35 minutes quotidiennes en moyenne.

– La télévision fait baisser le niveau scolaire général, en français comme en mathématiques et, par manque d’interaction, n’aide en rien à apprendre les langues étrangères.

– La télévision fait baisser le niveau universitaire. L’étudiant soumis depuis la petite enfance à une forte exposition à la télévision souffre de très graves lacunes en orthographe, en conjugaison, en syntaxe, en vocabulaire, il manque de logique, de capacités analytiques et d’esprit de synthèse – tout cela lui interdit tout accès à des savoirs complexes.

– La télévision, « troisième parent cathodique », réduit « drastiquement le volume et la qualité des interactions parents-enfants », mutilant ainsi la sociabilité intrafamiliale.

– La télévision castre l’imaginaire enfantin ; les enfants rejouent les scripts des films et des séries et n’inventent plus de jeux.

– La télévision augmente la consommation de tabac et d’alcool et la fait commencer plus tôt.

– La télévision pousse au sexe de plus en plus jeune et génère des taux élevés d’avortements chez les adolescentes (cf. Une étude porte spécifiquement sur l’addiction à la série mythique Desperate Housewives et démontre qu’elle multiplie par trois le risque de grossesses non désirées chez les adolescentes).

– La télévision constitue une addiction psychologique chez les enfants et les adultes, notamment en accaparant l’attention par le changement perpétuel.

– La télévision augmente l’obésité. Regarder la télévision plus de 2 heures par jour multiplie le risque de surpoids d’un enfant de 3 ans de 2,6% ; pour un adolescent, ce risque augmente de 55%.

L’étude de Michel Desmurget doit être prise au sérieux surtout si l’on considère que 50% des Français allument la télévision en arrivant chez eux, par réflexe, et qu’ils la regardent en moyenne 3h 30 par jour.

Protéger les jeunes enfants d’une exposition dangereuse à la télévision

C’est évidemment aux parents d’agir pour protéger leurs enfants des effets néfastes de la télévision alors qu’elle apparaît souvent comme le baby-sitter le plus commode (toujours disponible) et le moins coûteux (du moins à court terme !).

Michel Desmurget donne cinq pistes aux parents responsables : au mieux « zéro télé » pour toute la famille ; sinon, pas de poste dans la chambre des enfants ; pas de télévision avant 6 ans ; moins de 3 heures par semaine devant un écran (télévision ou vidéo) pour les écoliers et les collégiens, et jamais le soir ; et pour les adultes, avoir toujours à l’esprit les risques d’isolement, de maladies, de déclin cognitif…

Casser l’addiction publicitaire

Encore faut-il que les parents soient correctement informés : or, la réalité est tout autre ! Les parents sont en effet sollicités par des publicités en faveur de programmes pour bébés ou très jeunes enfants dont on leur raconte que cela contribue à leur éveil… Ce qui est un mensonge absolu.

Il nous faut aussi décrypter la logique publicitaire : réaliser des programmes pour enfants, truffés d’images et de messages, pour transformer les mineurs en prescripteurs d’achats de leurs parents ; et les formater à la consommation avant 10 ans. Cette logique-là est proprement inacceptable Elle pourrait être brisée : en interdisant la mise à l’étalage des produits dont la promotion repose sur la publicité – ouverte ou clandestine – à destination des enfants. Mais cela supposerait une indépendance de la classe politique vis-à-vis des lobbies…
L’Addictature : La tyrannie de la dépendance

De même l’usage de la télévision par les nourrices agréées devrait être strictement interdit, au même titre que l’est le recours à des calmants chimiques.

Ne pas imposer aux adultes une exposition non voulue à la télévision

« Fumer tue ». La télévision aussi.

Contre le tabac des mesures de prophylaxie collective ont été prises : chacun reste libre de fumer mais l’interdiction de fumer dans les lieux publics protège les non–fumeurs de la nocivité du tabac.

Il devrait en être de même pour la télévision. Chacun, bien sûr, doit pouvoir rester libre de regarder ou non, chez lui, la télévision. Mais chacun devrait aussi pouvoir rester libre de ne pas se voir imposer la télévision en dehors de chez lui. Tel n’est pas le cas. Au contraire, il est insupportable que les écrans de télévision soient imposés à tous dans l’espace public : commerces, transports, cafés et restaurants. Et qu’on ne vienne pas dire que chacun peut choisir de regarder dans une autre direction car le cerveau humain est un cerveau programmé pour regarder ce qui bouge. Quand une télévision est allumée tout le monde la regarde, volens, nolens.

L’exposition publicitaire télévisuelle obligatoire dans les lieux publics n’est donc rien d’autre qu’une technique d’ahurissement qui doit être dénoncée comme telle. Et elle doit être interdite pour préserver la liberté d’esprit de tous.

Les voleurs de cerveaux

Nous n’avons fait qu’évoquer ici de simples mesures d’hygiène.
Hygiène individuelle, chez soi.
Hygiène collective : à l’extérieur.

Leur mise en œuvre sera évidemment difficile : car le monde d’aujourd’hui appartient à ceux qui – selon l’expression de Patrick Le Lay – « achètent du temps de cerveau disponible » à TF1. C’est bien contre « Big Brother » qu’il faut se révolter.

Andrea Massari 12/10/2011

[box class=”info”] Source : Polémia. [/box]

George W. Bush poursuivi au Canada ?

George W. Bush poursuivi au Canada ?

13/10/2011 – 18h30
OTTAWA (NOVOpress) –
Il s’agit de la requête d’Amnesty International auprès des autorités canadiennes lorsque l’ancien président américain George Walker Bush sera présent au Canada le 20 octobre prochain.

L’organisation humanitaire internationale a remis aux autorités canadiennes un rapport de mille pages dans laquelle elle justifie l’arrestation de l’ancien dirigeant américain. En cause, sa “responsabilité dans des crimes contre le droit international, dont la torture” notamment dans le cadre de l’application du programme secret de l’Agence centrale du renseignement (CIA) entre 2002 et 2009, qui infligeait aux détenus, selon l’organisation, « la torture et d’autres traitements cruels, inhumains et dégradants, ainsi que des disparitions forcées ». Selon l’association, si le Canada refuse son arrestation, cela constituerait pour l’association « une violation de la Convention des Nations unies contre la torture et […] une manifestation de mépris vis à vis des droits humains fondamentaux ».

De son coté le ministre canadien de l’Immigration, dénonce « le parti pris idéologique » et accuse Amnesty International de « choisir soigneusement des cas à exposer ». Le même ministre dénonce la « dégénérescence et (la) politisation” d’Amnesty, en “banqueroute morale ».

[box] Photo :Le président George W. Bush entouré par deux des principaux artisans de la guerre en Irak, le secrétaire à la défense, Donald Rumsfeld et le vice-président Dick Cheney.
Crédit Cherie A. Thurlby via Wikipedia. Domaine public dans le cadre d’ œuvre du gouvernement fédéral des États-Unis d’Amérique.[/box]

Tony Parker adepte de la quenelle à la Dieudonné

Tony Parker adepte de la quenelle à la Dieudonné

13/10/2011 – 19h30
VILLEURBANNE (NOVOpress) –
Est-ce parce qu’il va jouer dans l’équipe de Villeurbanne, dont il est actionnaire, dans le cadre du championnat de France Pro A de basket que Tony Parker apprécie la grande spécialité culinaire lyonnaise qu’est la quenelle ?

Toujours est-il que sur Internet circule une photo où on le voit s’initier à la quenelle version Dieudonné. Et il semble apprécier.

[box class=”info”]Crédit photo : DR[/box]

Tony Parker et Dieudonné

Apologie de la démocratie directe dans le Rhône ou l’hypocrisie de la classe politique

Apologie de la démocratie directe dans le Rhône ou l’hypocrisie de la classe politique

13/10/2011 – 18h30
LYON (NOVOLyon) – Selon la fédération du Rhône du Parti socialiste, 70.000 personnes ont participé aux primaires socialistes dans le département. Ce nombre correspond à 7 % des électeurs inscrits sur les listes électorales.

Le peuple et ses représentants vus par KonkTrès justement, la fédération socialiste voit, dans cette mobilisation massive, un avènement de la démocratie directe. D’ailleurs, dès les premiers résultats, le charivari médiatique s’est mis en route. Tous les candidats socialistes se sont attribué ce succès, paradant sur les plateaux de télévision pour encenser cette « démocratie directe » parée de toutes les vertus. Pourtant, ce sont ces mêmes élus et candidats qui la condamnaient en 2009 et en 2010 lorsque les Suisses avaient « mal voté ». En novembre 2009, ils étaient nombreux à critiquer le processus de démocratie directe représenté par la votation suisse, lors du référendum sur l’interdiction des minarets. Des critiques similaires ont fusé en 2010, lorsque les Suisses ont récidivé en refusant le droit de vote des étrangers !

Là où la démocratie directe est considérée comme un acte citoyen lors d’élections internes à un parti, elle est vilipendée par la classe politique comme le pire des maux pour la société. Ainsi la démocratie directe fait peur. Il est donc nécessaire de rappeler aux élites politiques que la démocratie directe est la voix du peuple. Son résultat n’a pas à être interprété, transformé ou contourné* mais seulement accepté.

Attardons nous sur le cas du sénateur-maire de Lyon, Gérard Collomb. Pilier du Parti socialiste depuis plus de vingt ans, il a habitué les Lyonnais à… rien ! La démocratie directe n’existe pas, les Gones et les Fenottes ne sont jamais consultés sur les décisions importantes à prendre sur l’avenir de la capitale des Gaules. Et pourquoi leur demander puisqu’ils n’ont pas de velléité à faire entendre leurs voix ? La simple évocation du principe de subsidiarité, si cher à Charles Maurras et Proudhon, de parlements provinciaux, de démocratie directe et de référendum populaire n’évoquent plus rien à des citoyens habitués à ne rien dire et à subir.

D’ailleurs à quoi bon s’offusquer puisque les Lyonnais et les Français en règle général savent très bien que ce ne sont plus les hommes politiques qui décident pour eux.

Dans un extrait de son livre « Et si la France s’éveillait », le sénateur-maire de Lyon ne peut s’empêcher de nous révéler que le peuple et ses représentants ne dirigent plus la France. D’ailleurs, Gérard Collomb ne se plaint pas de cet état de fait, ne soyez pas naïfs, il s’en prend à Nicolas Sarkozy, car il continue de croire ou plutôt de nous faire croire que le peuple français décide pour lui-même.

Extraits de « Sarkozy, le plus hexagonal de nos présidents » :
[box]Urne électorale« En France, nos joutes politiques continuent à s’organiser comme si tout pouvait encore se décider dans le seul cadre hexagonal, comme si nous étions maîtres de tout, comme si l’économie et la société françaises n’étaient pas désormais totalement immergées dans un monde qui a vu se réduire à la fois le temps et l’espace, comme si nous pouvions encore décider et agir seuls. (…) Nous faisons croire qu’il nous est possible de mener à notre guise des politiques de relance, des politiques salariales, des politiques de protection sociale totalement déconnectées de celles de nos voisins, comme si nous n’étions pas liés par des interdépendances de plus en plus fortes. D’où ce raisonnement simpliste de la France seul maître à bord, qui est, pour nous, une tentation permanente. Cette fâcheuse tendance marque évidemment la politique de Nicolas Sarkozy, le plus hexagonal et le plus jacobin des présidents que nous ayons eus. Ma conviction est que Nicolas Sarkozy se perd, et la France avec lui, dans cette croyance en la toute-puissance de l’Etat-nation, mais que la gauche n’échappe pas davantage à cette illusion. »[/box]

En clair, le peuple ne décide plus de l’avenir de la France et les décisions ne se prennent plus dans l’isoloir. Avouons le, on s’en doutait un peu… Mais une question demeure : où se prennent les décisions si nous ne sommes plus « maîtres à bord » et que l’on ne décide « plus dans le seul cadre hexagonal » ? La réponse se fait attendre…

*comme cela a été fait pour le référendum pour le Traité de Lisbonne. Le non avait été majoritaire, mais M. Sarkozy a quand même ratifié le traité en détournant la constitution.

La Hongrie veut faire plier les banques

La Hongrie veut faire plier les banques

13/10/2011 – 17h30
BUDAPEST (NOVOpress) – Une information que la grande presse aux mains des groupes financiers ne risque pas de diffuser. Le gouvernement hongrois a décidé de faire plier les établissements bancaires !

En effet, une loi très importante a été adoptée par le parlement hongrois en septembre dernier. Comme le rapporte le journal Minute, cette loi permet désormais aux Hongrois ayant souscrit des crédits en francs suisses, euros ou yens, via des produits financiers complexes de banques étrangères, à effectuer leur remboursement en forints, la monnaie nationale ! Les ménages pourront donc rembourser à un taux de change fixe préférentiel. Les Hongrois ont donc jusqu’au 30 décembre prochain pour déposer leur demande auprès des banques et disposeront ensuite de 60 jours pour effectuer leur remboursement. Les endettés pourraient avoir accès à des crédits en forints pour financer leurs transactions, ce qui reviendra à reconvertir ces crédits dans la monnaie hongroise. Ce sont donc les établissements de crédits qui devront éponger la différence.

Taxe exceptionnelle sur les banques

Depuis sa nomination, le Premier ministre hongrois, Viktor Orban (photo ci-dessus) a décidé de « mettre fin à l’ère des banquiers » afin de « protéger les gens dupés par une pratique qui leur fait porter tous les risques et toutes les pertes ». Comme l’indique le journal Minute, depuis mai 2010, le gouvernement Orban a imposé une taxe exceptionnelle aux banques et aux multinationales étrangères. Le gouvernement hongrois a même réussi a rapatrié 11 milliards d’euros accumulés dans les fonds de pensions étrangers vers les caisses de l’Etat.

Des décisions qui déclenchent la fureur des banques

Cette loi a suscité une vive réaction de la part des banques autrichiennes très impliquées en Hongrie. Et évidemment ce que le système bancaire veut, l’Union européenne (UE) obtempère. L’UE a prévenu que ce projet de loi pourrait être illégal, déséquilibrer le marché du crédit et freiner la faible croissance économique de la Hongrie. Pour l’instant aucune mesure de rétorsion n’a été annoncée par l’UE, mais il y a fort à parier qu’elle devrait arriver dans un deuxième temps.

L’Union européenne et les banques ne veulent pas que cette loi fasse tâche d’huile en Europe

L’UE et les banques n’ont qu’une peur : que les peuples européens prennent conscience que de simples mesures sont en capacité de changer les choses. Avec cette question : qui doit gouverner la destinée d’un Etat, les banques ou le peuple ? Les Hongrois ont choisi de prendre leur destin en mains.

[box class=”info”]Photo : Viktor Orban, Premier ministre hongrois. Crédit : OCDE/Flickr sous licence creative common[/box]