Marion Maréchal sur LCI : À nouveaux clivages, nouvelles réponses – par Paul Vermeulen

Dimanche soir, Marion Maréchal était l’invitée de l’émission de LCI « En toute franchise », où l’on a essayé en vain de l’interroger sur un éventuel « retour » en politique, elle qui dirige maintenant l’Institut de sciences sociales, économiques et politiques de Lyon (ISSEP). Elle a répondu : les Français se préoccupent plutôt de leur vie quotidienne.

Un de ses proches nous le confiait : « Face à une recomposition de la vie politique, après deux ans de silence, elle a eu le besoin de s’exprimer et de s’inscrire en vecteur d’alliances pour ceux qui aiment la France et croient en la nation. » Marion Maréchal a donc vertement critiqué les choix politiques de Macron, ainsi que le double langage d’une partie des LR, celle qui parle d’une façon en France mais vote autrement au sein de l’UE. Il y aura peut-être un avant et un après 2 juin 2019. Pourquoi ? Marion Maréchal a exposé la confrontation politique qui s’installe : la France connaît de nouveaux clivages, lourds de choix à faire entre un progressisme et un conservatisme conçu comme « défense civilisationnelle ». Ce que notre source traduit ainsi : « Aimer la France, c’est avoir l’esprit conservateur. Assurer la transmission, être conscient de l’héritage légué et reçu. »

Marion Maréchal a insisté sur le « clivage générationnel » : près de 50 % des électeurs de Macron ont plus de 60 ans. Ils ont connu un autre monde, dont Macron est au fond le légataire, lui qui n’a « réalisé aucune des grandes transformations annoncées ». Du président, Marion Maréchal a fait son adversaire direct parla conception du monde qu’il représente : l’idéologie « sectaire » du progrès. Le second clivage est pluriel et sociétal, dans cette France devenue un ensemble d’archipels.

C’est pourquoi elle a répondu à l’invitation de LCI : pour affirmer combien la situation est lourde de crises à venir. Si elle pense pouvoir « être utile » dans le débat politique, c’est en contribuant non pas à une union mais à « une grande alliance des droites », alliance entre grands courants, dont le courant conservateur, « une disposition d’espritconsistant à conserver des héritages séculaires tout en regardant vers l’avenir, sans fascination enfantine comme les progressistes ». Un courant conservateur qui pourrait être la matrice d’alliances de toutes les droites : « Je suis fière de mon engagement politique passé. Le RN est nécessaire mais je pense qu’il n’est pas suffisant. Il faut le dépasser, dans un grand courant patriotique, avec des alliances. » En effet, une fois la droite libérale libertaire partie chez Macron, quels points communs fondamentaux entre toutes les droites sinon une vision conservatrice du monde, ouverte sur l’avenir, l’économie de marché et la nation, ce lieu où nous faisons peuple.

Marion Maréchal l’a clairement dit : « Toutes les thématiques de droite peuvent être majoritaires mais il y a une incapacité à croire en la possibilité de s’unir contre Macron, surtout en vue de 2022. » Nous sommes déjà demain, et notre avenir se joue entre progressistes et conservateurs. Pour une raison simple : il y va de « l’idée de l’homme que l’on se fait dans la société », et du refus de l’illimité. C’est à cette échelle-là que se noue la recomposition, et c’est du fait de cette gravité que Marion Maréchal a décidé de s’exprimer, elle qui, nous disait un autre de ses proches, « est soucieuse des enjeux futurs, anthropologiques, comme l’intelligence artificielle ».

class=”relecture” style=”text-align: right;”>Paul Vermeulen

Article paru dans Présent daté du 3 juin 2019

Quand l’idéologie transgenre s’oppose à l’égalité homme femme

04/06/2019 – INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Cece Telfer a été autorisée à participer aux Championnats universitaires d’athlétisme féminin, alors qu’il est né homme. La raison est qu’elle s’identifie comme femme maintenant, et a baissé son taux de testostérone. Elle bat désormais de nombreux records, non sans susciter la polémique.

Depuis le 25 mai dernier, Cece Telfer empile les performances de haut niveau dans les épreuves féminines de sprint du Championnat universitaire d’athlétisme. Des performances qui ne font pas que des heureux, certains estimant que la jeune femme de 21 ans dispose d’un avantage injuste sur ses concurrentes.

Selon les règles de la NCAA, un homme biologique est en effet autorisé à concourir en tant que femme à condition qu’il abaisse son taux de testostérone pendant une année.

Athlète aux résultats plutôt moyens lorsqu’il participait aux épreuves masculines, Cece Telfer a franchi un cap en changeant de catégorie, et se mêle désormais aux meilleures femmes au niveau national.

Pour Robert Ménard, il faut un système d’alliance entre Les Républicains et le Rassemblement national

04/06/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Robert Ménard est intervenu hier sur la chaîne d’information en continu BFMTV sur la nécessité d’un système d’alliance entre Les Républicains et le Rassemblement national.

On est 90% à penser la même chose. Qu’est-ce qu’on constate au lendemain de ces européennes ? C’est qu’il y a un parti fort à droite, c’est le Rassemblement national, mais que le Rassemblement national – lui tout seul – ne peut pas gagner. Je ne suis pas sûr que ça soit souhaitable d’ailleurs qu’il gagne tout seul. Il faut des systèmes d’alliance !


Attentat de Lyon : des médias très peu curieux

À la veille des élections européennes du 26 mai 2019, une bombe éclatait au centre de Lyon faisant une quinzaine de blessés, sans revendication. Une rapide enquête menée grâce aux caméras de vidéo-surveillance aboutissait à l’arrestation de Mohamed Hichem M., 24 ans, dont les prénoms seuls étaient connus et dont le patronyme restait inconnu au jeudi 30 mai, et même dans nombre de cas connu seulement sous les dénominations euphémisantes de « suspect » ou « d’étudiant ». Revue de presse.

Un anonymat parfait

Pour Le Figaro du 28 mai, on signale « un étudiant algérien de 24 ans, ancien étudiant en informatique. » Le terme « suspect » est employé six fois, on parle de « jeune homme » mais on n’en saura pas plus ce jour là. Pour Le Point édition digitale du 27 mai et du 28 mai, on en restera à « l’étudiant algérien », tout en assurant qu’ « aucun élément ne le relie à la mouvance islamiste radicale ». Toujours dans le même hebdomadaire et toujours sous la signature d’Aziz Zemouri le 29 mai « le principal suspect est passé aux aveux » mais « l’étudiant » demeurera complètement anonyme. Même pudeur charmante pour Ouest-France édition papier du 29 mai qui ne consacre que quelques lignes à un « suspect peu loquace » dont on ne saura que fort peu de choses sinon qu’il s’agit d’un « algérien de 24 ans » alors que ses deux prénoms sont connus depuis plus de 48h.

Un demi-anonymat et un gamin sympathique

Libération du 27 mai titre « fin de traque pour le suspect, qui reste muet ». L’article parle ensuite d’un étudiant de 24 ans, Mohamed Hichem M. arrivé en France au second semestre 2017. Le Progrès de Lyon du 30 mai à beau se demander « qui est Mohamed Hichem M ? », nul ne connaîtra son patronyme, mais on apprendra que ses parents et son frère, tous en situation irrégulière, ont été entendus. Le Parisien du 28 mai a retrouvé Islaam, un camarade d’Oran de Mohamed Hichem. Sans surprise ce dernier est un garçon adorable : « Hichem est comme mon frère. Il n’a jamais été violent, tout le monde l’adore ici. Il est musulman, fait la prière et le ramadan, mais n’est pas du tout un extrémiste… il ne ferait jamais de mal à quelqu’un ». On apprendra toutefois qu’il est en situation irrégulière et vit de cours d’informatique donnés sur internet.

Pour La Croix édition digitale du 30 mai, on en restera à Mohamed Hichem M. un algérien de 24 ans mais on peut apprendre que l’enquête « a mis en évidence des recherches sur internet relatives au djihad et à la fabrication d’engins explosifs ». Le Monde digital du 29 mai à 10h41 ne parle que « d’un homme de 24 ans » et il faudra attendre le 30 mai à 8h39 pour connaître ses deux prénoms et l’initiale de son nom de famille, un garçon « plutôt agréable, serviable, qui faisait du sport ». L’article précise qu’il n’a jamais fréquenté d’école informatique en France, sans visa étudiant et profitant de visas de court séjour.

Les principaux médias analysés n’emploient que les prénoms alors que le nom de famille M. devrait être facile à identifier avec une enquête rapide. Mieux (ou pire), certains préfèrent éviter un traumatisme à leurs lecteurs en ne parlant très vaguement que d’un étudiant ou bien d’un jeune homme. De mauvais esprits verraient là une volonté de cacher certaines informations pour de bonnes raisons (ou de mauvaises) demeurées cachées, un peu trop soigneusement.

Tribune reprise du site de l’OJIM

Quand Nike utilise la philosophie de l’islam dans son slogan “Ne changez pas qui vous êtes, changez le monde”

Prière islamique aux Invalides, des militaires réagissent !

Lettre ouverte à Mgr de Romanet, évêque aux armées françaises

« À force de tout voir l’on finit par tout supporter… A force de tout supporter l’on finit par tout tolérer… A force de tout tolérer l’on finit par tout accepter… A force de tout accepter l’on finit par tout approuver ! »
Saint Augustin

Monseigneur,
Pour la première fois de son histoire, et nous l’espérons ardemment, pour la dernière fois, l’appel à la prière islamique a été chanté dans la cathédrale des Invalides pour le vingtième anniversaire de la “paix” au Kosovo le mercredi 22 mai dernier.
L’Adnan sunnite a ainsi été chanté dans l’enceinte de l’Eglise des Soldats. En voici, pour mémoire, les paroles :

Allah est le plus grand
J’atteste qu’il n’y a de dieu qu’Allah
J’atteste que Muhammed est le messager de Allah
Venez à la prière
Venez à la félicité,
La prière est meilleure que le sommeil.
Allah est le plus grand.
Il n’y a de vraie divinité hormis Allah.

Certes on nous dira qu’il s’agissait d’un « concert pour la paix intitulé “L’homme armé, messe pour la paix” de Karl Jenkins, chanté par le chœur et l’orchestre de la « Philharmonic » du Kosovo, organisé à l’initiative de “l’ambassade de la république du Kosovo” pour marquer le vingtième anniversaire de la “fin” de la guerre au Kosovo et “rendre hommage sans considération ethnique à la France et à l’armée française qui ont contribué à la paix dans les Balkans” selon les mots de “l’ambassadeur du Kosovo” à Paris, M. Qëndrim Gashi. Il n’en demeure pas moins qu’il s’agit d’une profanation, infiniment scandaleuse autant que douloureuse à nos cœurs d’officiers et sous-officiers français et chrétiens.

Nous savons bien sûr que le Diocèse aux Armées est utilisateur et non affectataire de la cathédrale Saint Louis des Invalides. C’est le Musée de l’Armée qui en est l’affectataire et nous savons également que le Diocèse n’est pas décisionnaire des « concerts » qui s’y déroulent et n’a pas été associé au contenu du présent « concert » organisé sous l’égide de l’ambassade du Kosovo à Paris.

Sans préjuger des responsabilités qui seront établies dans cette affaire, et notamment celles de l’autorité décisionnaire, sans insister sur le caractère douteux de la soirée de concert ainsi organisée par le représentant d’un État pour le moins controversé, certes reconnu par la France mais non reconnu par l’ONU, il apparaît aux signataires de cette lettre qu’il y a là un événement d’une gravité exceptionnelle : le coran psalmodié (en chaire !) dans une église catholique, et quelle église ! La Cathédrale des Soldats !

Par ailleurs, il nous semble indispensable qu’à l’avenir le Diocèse aux Armées soit désormais systématiquement saisi par les autorités décisionnaires de toute demande d’organisation de « concert » ou autre événement « artistique » dans ce haut lieu de la Foi chrétienne, si symbolique et important pour nos Armées françaises.

En espérant que vous nous ferez connaître les suites réservées à notre demande, nous vous prions, Monseigneur, de bien vouloir agréer l’assurance de notre très respectueuse considération.

Les officiers généraux, les officiers supérieurs, les officiers et sous-officiers soussignés :
GAR (2S) Frédéric BETH, GCA (2S) André-Marie d’ANSELME, GCA (2S) Claude ASCENSI, GCA (2S) Henry CLEMENT-BOLLEE, GCA (2S) Bruno CLEMENT-BOLLEE, GCA (2S) Michel FRANCESCHI, GCA (2S) Bertrand de LA CHESNAIS, GCA (2S) Maurice LE PAGE, GDI (2S) Philippe CHATENOUD, GDI (2S) Jacques DARCOS, GDI (2S) Michel FRUCHARD, GDI (2S) François GAUBERT, GDI (2S) Jean MAURIN, VA (2S) François de PENFENTENYO, GDI (2S) Claude REGLAT, GDI (2S) Henri ROURE, GDI (2S) Jean-Pierre SOYARD, GBR (2S) Yves BERAUD, GBR (2S) Dominique CHRISSEMENT, GBR (2S) Bernard COCHIN, GBR (2S) André COUSTOU, GBR (2S) Roland DUBOIS, GBR (2S) Marc de FRITSCH, CA (2S) Claude GAUCHERAND, GBA Daniel GROSMAIRE, GBR (2S) Christian HOUDET, GBR (2S) Marc JEANNEAU, GBR (2S) Etienne LECLERE, GBR (2S) Bruno LE FLEM, GBR (2S) François LEGRIER, GBA (2S) Antoine MARTINEZ, GBR (2S) Jean-Paul MICHEL, GBR (2S) Marc PAITIER, GBR (2S) Jean-Bernard PINATEL, GBR (2S) Jacques RAYMOND,
COL (ER) Jean ALLARD-MEEUS, MC1 (ER) Patrick BARRIOT, COL (ER) Yannick BLEVIN, CV (ER) Jean BROCH, CV (H) Jean de CORBIERE, COL (ER) Jean-Jacques DOUCET, COL (ER) Dominique DUVAL, COL (ER) Jean-Baptiste de FONTENILLES, COL (ER) Jacques de FOUCAULT, CV (H) Xavier GUILHOU, MC1 (ER) Patrick GUYON, COL (H) Patrick HAYS, COL (ER) Jacques HOGARD, COL (ER) Patrick LALLEMAND, COL (ER) Xavier MASSON-REGNAULT, COL (ER) Philippe MIAILHES, COL (ER) Georges MICHEL, COL (ER) Jean-Jacques NOIROT, CRC1 Jean-Claude PHILIPPOT, COL (ER) Frédéric PINCE, COL (ER) Philippe RIDEAU, COL (ER) Michel ROBARDEY, COL (ER) Henri de SAINT BON, CV (ER) François SAVY, COL (ER) Gildas SONNIC, CRC1 (ER) André SUTY, COL (ER) Gérard VANSTENNE, COL (ER) Patrick VAUGIEN, COL (ER) Thierry VINCENT,
LCL (ER) Arnaud d’ANSELME, LCL (ER) Georges BENINTENDI, LCL (ER) Michel BOUZY, LCL (ER) Bernard CHAIN, LCL (ER) Gilles DEMOL, LCL (ER) William DUBOSQ, LCL (ER) Pierre-Marie FERRAN, LCL (ER) Alain GRANDJEAN, LCL (ER) Christian HYVERNAT, LCL (ER) Pierre LAMY, LCL (ER) Hervé LANCRENON, LCL (ER) Bruno de MARIGNAN, LCL René MERCURY, LCL (ER) Gilles MICHEL, LCL (ER) Olivier MONTEIL, LCL (ER) Jacky PEDEMONTE, LCL (H) Hervé de PENFENTENYO, LCL (ER) Benoit de RAMBURES, LCL (R) Frédéric SÉNÉ, LCL (ER) Frédéric TENAIRI, LCL (ER) Eric VALLETTE d’OSIA, LCL (ER) Patrick WOOMER, CES (H) Laurent MORANDINI, Henri-Paul FAVALIGNA (Officier Honoraire des Troupes de Marine), Alexandre TROUBETZKOI (ancien du 24ème Bataillon de Chasseurs, LV (H) Jean-Louis VENTURA, CNE (ER) Gérard GRANDGEON, ADJ (R) Serge LANGLADE, ADJ Jean-Noël PISCEDDA.

Paris le 1er juin 2019.
(Liste à jour à la date du 2 juin)

Copie à :
Son Excellence Mgr le Nonce Apostolique en France
Son Excellence Mgr le président de la Conférence des évêques de France
M. le Général de corps d’armée gouverneur militaire de Paris
M. le Général de corps d’armée (2S) gouverneur des Invalides
M. le Général directeur du Musée de l’Armée

NDLR : GAR : général d’armée ; GCA : général de corps d’armée ; GDI : général de division ; VA : vice-amiral ; GBR : général de brigade ; CA : contre-amiral ; GBA : général de brigade aérienne ; COL : colonel ; CV : capitaine de vaisseau ; MC1 : médecin-chef de 1ère classe ; CRC1 : commissaire en chef de première classe ; LCL : lieutenant-colonel ; CES : chef d’escadrons ; CNE : capitaine ; LV : lieutenant de vaisseau ; ADJ : adjudant.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Radio Thermopyles : Sécession, Reconquête et Optimisme Héroïque

03/06/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Radio Thermopyles est un nouveau média qui se propose de diffuser régulièrement des émissions traitant de l’actualité sous un angle identitaire.

Après un hommage à Dominique Venner qui s’imposait, Anya, Dagon et Haddock discutent de l’état d’esprit à entretenir pour remporter les victoires politiques dont notre civilisation a besoin.


“Halalisation” des entreprises françaises : Les libéraux en passe de se faire avaler par les businessmen africains

03/06/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Du fait que de nombreux partisans des Républicains souhaitent s’allier avec LREM, on peut y voir de leur part une acceptation d’une France multiculturelle. Une France multiculturelle, c’est-à-dire une France de religion musulmane majoritaire. De leur point de vue, ne peut-on pas faire des affaires avec les Africains musulmans implantés en France, tout en gardant le pouvoir ?

Est-ce un si grand mal d’aménager pour cet Africain une salle de prière dans un coin de l’entreprise, si on peut payer deux fois moins cher son travail au bout du compte ? Est-il vraiment si tragique que soit inscrit halal sur l’emballage, à côté de Carrefour ou Vache-Qui-Rit, si cela permet de conquérir de nouveaux marchés ? L’arrivée de nouvelles populations, cela ne va-t-il pas relancer la croissance économique et permettre de rivaliser avec les États-Unis et la Chine ?

À force de petites compromissions et de vues à court terme, les libéraux vont bientôt se faire avoir par la main invisible d’Adam Smith et se retrouver forcés de céder le pouvoir économique

La notion de halal n’est pas la simple attestation morale d’une conformité à un rituel d’abattage pour la viande. C’est un instrument pour prendre le pouvoir économique, et donc politique. Halal veut dire « autorisé », et peut s’appliquer à à peu près tout, que ce soit des produits économiques et financiers, ou à des actions du quotidien, et même à des modes de vie.

En quelques coups de baguette magique, la certification halal peut permettre aux musulmans certificateurs de prendre le pouvoir complet d’une économie, en disant quel produit ou quel travail est légal ou non, en deçà de toute législation existante excepté le Coran. Les libéraux croient à la fois pouvoir conserver le pouvoir économique et monter dans le train en marche du multiculturalisme. Pourtant, la “halalisation” des entreprises françaises sonnera l’hallali du système économique traditionnel français.

L’ethnie, rempart face au jihadisme ?, par Bernard Lugan

Bernard Lugan

Dans la BSS (Bande Saharo-Sahélienne) où le jihadisme prospère sur les fractures ethno-raciales, seul le temps long permet de comprendre la complexité de la situation et d’en saisir les véritables enjeux.

Avant la colonisation, les pasteurs saharo-sahéliens (Maures, Touareg, Peul, Toubou, Zaghawa etc.), razziaient les sédentaires sudistes. Après avoir imposé une parenthèse de paix, les colonisateurs se retirèrent et le temps long africain reprit son cours. Avec une nouveauté cependant puisque les anciens prédateurs et les anciennes victimes étaient désormais rassemblés à l’intérieur de frontières artificielles.
Dans ces cadres étatiques plaqués sur les réalités locales, les anciennes fractures furent aggravées par l’ethno-mathématique électorale qui donna le pouvoir aux sudistes puisqu’ils étaient plus nombreux que les nordistes. Dès les années 1960, refusant cette situation nouvelle, ces derniers se soulevèrent et éclatèrent alors les révoltes des Touareg à l’ouest et celles des Toubou-Zaghawa à l’est[1].

Nous sommes là à l’origine des évènements qui ensanglantent actuellement la BSS et que Barkhane n’est évidemment pas en mesure de résoudre.
A supposer que nos forces réussissent à éliminer les jihadistes, la question des rapports entre nordistes et sudistes ne serait en effet pas réglée pour autant puisque le jihadisme n’est ici que la surinfection d’une plaie ethno-raciale millénaire.
Or, cette réalité explique à la fois le succès des jihadistes et l’échec de leur tentative de création d’un califat transnational et transethnique. Pour survivre ou se développer, ils ont en effet été contraints de prendre appui sur certaines ethnies ou tribus.
Ce faisant, ils se sont isolés des autres car ils ont réveillé chez les anciennes victimes les souvenirs des exactions d’avant la colonisation « libératrice ». Quand ils prennent pied dans une région, les jihadistes créent certes un nouveau foyer, mais ils réactivent en même temps les anciennes chaines défensives, les antiques solidarités ethniques. Voilà qui explique les évènements du Macina, du Liptako ou encore du Gourma.

Le cas des Dogon est emblématique. Ce n’est pas par choix qu’à partir de la fin du XVIIIe siècle, se repliant devant la poussée des cavaliers peul musulmans, leurs ancêtres abandonnèrent les plaines fertiles pour se retrancher dans les falaises ingrates de Bandiagara où ils furent harcelés et assiégés par les chasseurs d’esclaves (voir à ce sujet le numéro du mois d’avril 2019 de l’Afrique Réelle). Aujourd’hui, face à la dilution de l’Etat malien et à l’impuissance de son armée[2], les Dogon sont de nouveau contraints d’assurer leur défense contre le jihadisme porté par certains groupes peul…comme aux XVIIIe-XIXe siècles…

La leçon doit être retenue car le jihadisme va pousser vers le golfe du Bénin, la région guinéenne et la Côte d’Ivoire où, au fur et à mesure de son expansion, vont se réveiller les fronts ethniques d’avant la colonisation. Comme actuellement dans la région de Jos au centre du Nigeria. Comme ce sera alors sur les ethnies que s’organisera la résistance, nos Armées doivent donc dès à présent reprendre à leur compte la célèbre phrase de Kipling : « Le loup afghan se chasse avec le lévrier d’Afghanistan ». Mais encore faudrait-il que de véritables enseignements africanistes soient dispensés à l’ESM de Coëtquidan et à l’Ecole de Guerre.

[1] Cette problématique constitue la colonne vertébrale de mon livre : « Les Guerres du Sahel des origines à nos jours ».
[2] Pour mémoire, durant le seul mois de mai 2019, l’armée nigérienne a perdu 30 morts dans la région de Tillabéry et l’armée malienne plus d’une dizaine dans la région de Mopti.

Bernard Lugan

Texte repris du site Blog de Bernard Lugan

La prière musulmane récitée dans l’église Saint-Louis-des-Invalides

Incrédulité, honte et colère en découvrant ces images publiées sur le compte Twitter du site Fdesouche : la prière musulmane récitée en chaire – là où nos curés n’osent plus monter depuis des décennies – dans l’église Saint-Louis-des-Invalides, la cathédrale du diocèse aux armées françaises. Une prière récitée à l’occasion des vingt ans de paix au Kosovo, précise Fdesouche. Devant le tabernacle. Mais peut-être l’avait-on vidé de sa Présence pour l’occasion…

C’était le 22 mai dernier. L’ambassade du Kosovo en France avait organisé un concert en hommage aux victimes du conflit au Kosovo. « Sans considération ethnique et pour rendre hommage à la France et à l’armée française qui ont contribué à la paix dans les Balkans », expliqua l’ambassadeur Qëndrim Gashi, comme l’a rapporté Le Figaro. La Philharmonie du Kosovo, sous la direction de Baki Jashari, interpréta l’œuvre de Karl Jenkins, L’Homme armé : une messe pour la paix, composée en 1999. Une œuvre qui se veut universelle en reprenant des textes de diverses religions : ordinaire de la messe des catholiques, psaumes de la Bible et… appel à la prière islamique. Fallait-il, pour autant, que cet appel à la prière soit interprété dans une église ? En chaire, qui plus est – montée en chaire qui n’est pas sans rappeler celle de l’imam, le 29 mai 1453, dans l’église Sainte-Sophie de Constantinople tombée aux mains des Ottomans, église dans laquelle les prêtres venaient d’être massacrés alors qu’ils célébraient la messe ? La réponse par une autre question : imagine-t-on une messe de Mozart, dans laquelle est proclamée la foi catholique, chantée dans une mosquée ? Réaction d’un ami de Boulevard Voltaire, arabophone et originaire d’un pays où les chrétiens eurent à combattre les armes à la main pour survivre : « C’est scandaleux »…

La paix au Kosovo ? Je repense alors à cette petite église du monastère de nonnes orthodoxes de Devič, au cœur du Kosovo. Un jour, les Albanais musulmans y crevèrent symboliquement les yeux des icônes, comme le faisaient les Turcs autrefois. L’une des religieuses fut même violée. Cinq ans plus tard, ce même monastère fut de nouveau attaqué par des centaines d’Albanais musulmans. Les religieuses furent évacuées de justesse et le monastère partiellement détruit par le feu. Une vieille histoire qui remonte aux croisades, me direz-vous ? Effectivement, c’était en 1999 et en 2004, durant ces vingt ans de paix célébrés aux Invalides.

En 2011, je commandais le contingent français au Kosovo. Une section de soldats français protégeait alors en permanence ce monastère. Je reçus deux sénateurs – un socialiste, un UMP – en mission parlementaire pour étudier l’utilité de notre présence sur ce théâtre d’opération. Étonnement du sénateur UMP : est-ce bien utile de garder ce monastère ? Je dus le traîner dans l’église pour lui montrer les stigmates encore récents du sacrilège, lui décrivant le déferlement de haine qui s’était abattu sur ce modeste sanctuaire. Mais pourquoi ces bonnes sœurs ne vont-elles pas dans un autre monastère en Serbie ? me demanda ce sénateur. Pourquoi, Monsieur le Sénateur ? Mais tout simplement parce que, depuis le XVe siècle, en ce lieu, existe un monastère chrétien. Ces religieuses sont chez elles, ici.

Et aujourd’hui, en cette église Saint-Louis, au cœur de l’hôtel des Invalides, fondé par un roi très chrétien, c’est la prière mahométane qui est récitée ! Certes dans un concert. Que penserait Mère Anastasia, mère supérieure du couvent de Devič, en voyant ces images, elle qui y entra alors qu’elle n’avait encore que 15 ans ? Que penserait Mère Makaria, supérieure du monastère de Sokolica, sur les hauteurs de Mitrovica ? Elle qui me dit un jour : « Ne laissez pas faire en France ce que nous avons laissé faire ici au Kosovo » (je cite de mémoire).

Il y a des jours où l’on a envie de pleurer.

Georges Michel

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Lyon : c’était bien un attentat islamiste !

C’est un peu comme si on avait subitement ouvert la bonde : le faux étudiant mais authentique clandestin algérien Mohamed Hichem M., auteur de l’attentat qui a fait treize blessés, dont une fillette de 10 ans, dans le cœur de Lyon, a finalement avoué jeudi avoir fait allégeance à l’Etat islamique et à son chef, Abou Bakr al-Baghdadi– confirmant au passage ce que Présent et quelques autres observateurs avaient envisagé dès le 24 mai, à l’annonce de ce que politiciens et grands médias qualifiaient pudiquement d’« explosion ». Il aurait même confié aux policiers avoir volontairement choisi de passer à l’acte à la veille des élections européennes pour « faire monter le vote populiste et raciste » (sic), « afin de pousser les musulmans à la révolte en France »…

Plus fort encore : alors que certains experts se sont « étonnés » tout le week-end de la mauvaise qualité des photos tirées de la vidéosurveillance et diffusées dans les médias pour l’appel à témoins, l’ancien ministre de l’Intérieur Collomb confiait mercredi que la police avait reçu pour consigne de « flouter » les photos du suspect jusqu’à lundi soir, « de manière à ne pas donner l’alerte » avant le scrutin du 26 mai. Dans la foulée, il avouait même que le suspect avait été identifié et placé sous surveillance dès le samedi…

Autant de manipulations honteuses qui viennent confirmer ce que Marine Le Pen écrivait si justement mardi sur Twitter, en soulignant que « c’est APRÈS l’élection que l’on apprend que le terroriste de Lyon est un ressortissant algérien » : « ce timing scandaleux est tout sauf un hasard… » Une vérité qui lui vaut malgré tout de se voir accusée aujourd’hui de « complotisme » par les grands médias !

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 31 mai 2019

Élections en Flandre : un conservateur averti en vaut deux – François Vandenberghe (Les Identitaires)

« Ils ne le dompteront pas (le fier Lion de Flandre), tant qu’un Flamand vivra ». Ces paroles de l’hymne national flamand trouvent un écho tout particulier en ces lendemains d’élections à la fois régionales, fédérales et européennes dans le plat pays. Le Vlaams Belang, donné politiquement pour mort depuis ses échecs électoraux de ces 15 dernières années, a repris sa place de deuxième force politique de Flandre belge derrière la NVA, la droite nationaliste et conservatrice flamande.

Cette renaissance est à la fois le fruit d’une campagne offensive et moderne menée par son jeune président Tom Van Grieken (32 ans) et de l’influenceur militant Dries Van Langehove (26 ans), et d’un désaveu des électeurs flamands pour les partis traditionnels, et tout particulièrement pour la NVA qui paye aujourd’hui ses compromissions quand elle était au pouvoir.

« Bescherm onze mensen – Défendre nos gens » tel est le slogan d’une campagne habilement menée par une maîtrise des réseaux sociaux et par une présence militante efficace, parfois espiègle, dont le concept de « Schild en Pint » est assez représentatif : un meeting politique dans un bar ambiance sous forme d’happy hours parmi des dizaines de jeunes. La première leçon est qu’une victoire identitaire ne peut qu’être le fruit d’un discours assumé et d’une action novatrice.

« 2019 sera l’année de la révolte du Flamand moyen contre l’élite politique ». Telle fut la promesse de Tom Van Grieken lors des vœux de début d’année et l’on peut dire qu’elle fut prospective. Car la Flandre laborieuse et dynamique a en effet sanctionné le parti conservateur au pouvoir qui a échoué à tous les points de vue flamand : aucune avancée dans les négociations communautaires, une fragilisation de la classe moyenne et une passivité presque coupable face au défi de l’immigration et de l’islamisation du pays. Quand le sud de la Belgique, qui paye encore aujourd’hui sa désindustrialisation, accentue son virage à gauche, le Nord, quant à lui, exige le sursaut d’une droite sociale et identitaire que le VB a su parfaitement incarner lors de ces élections et avec qui la NVA aurait tout intérêt à se rapprocher.

Car le VB est en position favorable pour participer aux affaires. La NVA, bien qu’en tête aux élections, est obligée de composer avec un parti tiers pour gouverner. Si elle rompt le cordon sanitaire en intégrant les Vlaams belanger aux affaires, alors elle enverra un signal positif à ses électeurs mécontents dont le premier avertissement fut cinglant. Si elle se soumet au politiquement correct en s’alliant avec les progressistes, faisant fi des aspirations de son corps électoral, alors elle vivra la même agonie que son équivalent français, siphonné à la fois par sa gauche et sa droite, et disparaîtra de la scène politique. Un conservateur averti en vaut deux.

François Vandenberghe

Texte repris du site de : Les Identitaires

Élections européennes : succès de la liste islamique dans certains quartiers de l’immigration

29/05/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
A l’occasion des élections européennes, Nagib Azergui, ingénieur télécoms de 46ans, a mené une liste communautaire islamique, camouflée sous le nom de « Une Europe au service des peuples ». Au niveau national, elle n’a récolté que 0,13 % des suffrages. Mais elle a connu des succès locaux.

D’ après le Ministère de l’Intérieur, les électeurs du bureau de vote n°17 de Maubeuge, dans le Nord, ont été 40,9% a voté en faveur de cette liste. C’est là son meilleur résultat.

Mais c’est globalement dans les Yvelines, en particulier à Mantes-la-Jolie, que la liste musulmane a rencontré ses plus gros succès, comptabilisant 6,77 % des voix sur l’ensemble de la ville.