Un lieutenant originaire de Rennes tué en Afghanistan

Un lieutenant originaire de Rennes tué en Afghanistan

Un lieutenant originaire de Rennes tué en Afghanistan. Camille Levrel. DR

Camille Levrel 36 ans, originaire de Rennes, était marié et père de famille. Photo : DR

15/08/2011 – 15h20
RENNES/ROAZHON (NOVOpress Breizh) – « C’est avec une très grande tristesse que le président de la République a appris la mort ce matin d’un lieutenant du 152ème Régiment d’Infanterie de Colmar, en Afghanistan. Au cours d’une mission d’appui à l’armée nationale afghane, en Kapisa, un tir d’insurgé l’a mortellement touché ». C’est par un communiqué de l’Élysée que l’on a appris la mort, hier matin, du lieutenant Camille Levrel, un Rennais de 36 ans. Ce nouveau décès porte à 11 le nombre de soldats français tués en Afghanistan depuis le mois dernier.

Né à Rennes en 1974 Camille Levrel s’était engagé en 1996 en tant que militaire du rang au 1er Régiment d’infanterie de Sarrebourg. Extrêmement motivé et montrant en permanence un sérieux et un grand professionnalisme, il est choisi en 2000 pour suivre la formation de sous-officier à Saint-Maixent. Huit ans plus tard, il présente le concours des officiers d’active des écoles d’armes (OAEA), auquel il est brillamment reçu.

Durant ses 14 années de service, le lieutenant Levrel aura effectué des missions à Mayotte en 1997, en Nouvelle Calédonie en 1999, au Kosovo en 2001, en Afghanistan en 2002 et au Tchad en 2004. En Afghanistan depuis le 31 mai 2011 dans le cadre de l’opération « PAMIR », il a été tué hier matin vers 08H30 (locales) par un tir isolé lors d’une opération de fouilles effectuée au cours d’une mission d’appui à l’armée nationale afghane dans le sud de la Kapisa, au nord-est de Kaboul. Un type d’opération qui « entre dans le cadre de la préparation du transfert aux Afghans de la sécurisation de la zone » selon le porte-parole de l’état-major. Titulaire de la médaille d’or de la Défense nationale, Camille Levrel était marié et père de trois enfants.

Dans son communiqué Nicolas Sarkozy a réaffirmé une fois de plus « la détermination de la France à continuer d’œuvrer au sein de la Force Internationale d’Assistance à la Sécurité pour rétablir paix et stabilité dans ce pays et contribuer à son développement ». On sait que pour le chef de l’État l’armée française a pour mission en Afghanistan, en tant qu’auxiliaire des troupes américaines, de tenter d’établir la démocratie et le respect des droits de l’homme.

Une position qui est loin de faire l’unanimité. Ainsi l’historien Dominique Venner s’interroge : « Quelle est la mission de nos troupes en Afghanistan ? Est-ce de faire la guerre (irrégulière) ou de convertir à nos mœurs des populations qui nous sont étrangères, comme à l’époque de la colonisation française si décriée ? Ces deux missions ne sont certainement pas compatibles. Certaines coutumes musulmanes sont inacceptables “chez nous”. C’est un fait. Mais ce sont “leurs” coutumes, “chez eux”. Il s’agit de “leurs” affaires et non des nôtres. »

Pour justifier l’intervention française, Nicolas Sarkozy a souvent donné l’exemple des petites filles afghanes que les talibans excluaient de l’école. Après dix ans de conflit, il n’est pas sûr que la condition féminine se soit réellement améliorée en Afghanistan. Ce qui est certain, malheureusement, c’est que lieutenant Camille Levrel n’aura, lui, plus jamais l’occasion d’accompagner ses trois enfants à l’école.

[box]Vidéo : à l’occasion des cérémonies du 8 mai 2011 à Colmar, les soldats du 152ème RI de Colmar, en partance pour l’Afghanistan, ont défilé avenue de la République. Neuf d’entre eux, déjà en mission dans ce pays, avaient reçu la croix de la Valeur militaire.[/box]


Cérémonies du 8 Mai à Colmar par dna_web

Slovaquie: la solidarité européenne remise en cause

Slovaquie : la solidarité européenne remise en cause

15/08/11 – 14h40
BRATISLAVA (NOVOpress)
– La profonde crise économique que traverse actuellement l’Europe suscite de nombreuses contestations et des tentations de replis nationaux.

Ainsi, Richard Sulik, président du Parlement slovaque a-t-il déclaré, à propos du mécanisme de renflouement des pays défaillants de la zone euro auquel tous les pays membres doit participer :

« C’est comme l’Union soviétique. Mais nous n’avons jamais adhéré à une telle union. Personne, avant notre référendum d’adhésion, ne nous a dit que la Slovaquie devrait payer des milliards et des milliards pour les retraites des Grecs et je ne sais quoi des Italiens. »

L’homme politique slovaque a également affirmé que cette procédure de « solidarité forcée » était contraire à la lettre comme à l’esprit du Traité de Lisbonne.

Les Slovaques sont d’autant plus critiques face à cette situation qu’il y a une dizaine d’années ils ont surmonté une grave crise financière (accompagnée d’une chute de plus de 12 points de PIB) sans aucune aide européenne.

Les elfes s'enracinent dans le Morvan

La Desouchière : les elfes s’enracinent dans le Morvan

15/08/2011 – 13h30
MÂCON (NOVOpress) — La visite de sites d’agrégation d’informations comme Fdesouche qui compilent les informations relatives à l’immigration illégale, l’islamisation rampante et la criminalité galopante suscitent de nombreuses réactions auprès d’un public de visiteurs fidèle. Nombreux sont ceux qui laissent des commentaires bruts de décoffrage reflétant la désespérance grandissante des Français face à ce qu’ils perçoivent comme la décomposition de leur pays.

Plus rares, pour le moment, sont ceux qui prennent des initiatives positives pour inverser le mouvement et rebâtir un pays digne de ce nom dans lequel nos enfants soient en sécurité.

En octobre 2008, une jeune famille a décidé de prendre son destin en main et de ne plus subir passivement un déclin devenu évident. Alerté par la visite régulière du site Fdesouche, Olivier Bonnet a cherché à s’évader d’un milieu péri-urbain conformiste et moutonnier pour chercher de l’air pur et des perspectives nouvelles dans un projet sérieux, ambitieux et, ce qui en fait l’originalité, collectif.

L’idée de base est simple : faire venir dans une région de France des familles motivées par un même idéal de vie afin de les faire travailler dans une logique de réseau multifacettes, associatif, solidaire, économique, culturel… Grâce à ce système fondé sur le localisme, les participants préservent leur autonomie familiale tout en se renforçant mutuellement. La logique profonde qui sous-tend le projet est le refus de l’enfermement sur soi et la volonté de construire des initiatives strictement positives et exemplaires. L’objectif est la transmission de notre héritage pour préparer l’avenir.

Olivier a également conscience de la situation tragique dans laquelle se trouvent de nombreux compatriotes, condamnés à un triste exil intérieur en raison de leur refus de la xénophilie ambiante. Il cherche dans le cadre de ce projet à offrir une issue aux isolés, à créer un lieu de rencontre pour que les personnes partageant une vue du monde commune puissent se rencontrer, parler, partager et, finalement, bâtir des projets en commun.

La Desouchière : les elfes s'enracinent dans le MorvanFort de ses compétences professionnelles, Olivier Bonnet met en ligne un premier site sur lequel il trace brièvement les grandes lignes de son projet. A titre de clin d’œil, il appelle ce site « la Desouchière », un sorte d’hommage à Fdesouche qui avait largement contribué à son inspiration.

Son grand frère de la toile ne pouvait ignorer cette initiative et le site Fdesouche relaie avec enthousiasme l’initiative. En très peu de temps, grâce à son flux considérable de visites, un premier groupe de personnes intéressées prend contact avec Olivier Bonnet et le 7 décembre 2008 les statuts de l’association Des Racines et des elfes sont signés à Mâcon.

L’objet de l’association est le résultat de longues discussions et chaque mot a été pesé au trébuchet :

« L’association participe à la sauvegarde et favorise la pérennité de l’environnement et du patrimoine commun des peuples européens. Elle poursuit cet objectif dans le respect des équilibres naturels et avec le souci constant de favoriser la fraternité entre leurs membres. Elle a notamment pour vocation de promouvoir et soutenir la création d’un lieu de rencontre et d’échanges. »

Il reste alors à ces pionniers à répondre à une question cruciale : où ces nouveaux irréductibles Gaulois vont-ils prendre racine ?

Trouver une propriété dans une région apte à favoriser l’essor d’un projet communautaire ne semble pas chose aisée.

Heureux coup du sort, en janvier 2009, un artisan établi dans le Morvan contacte l’association avec un message inespéré : « J’ai une propriété qui peut vous accueillir. » Ce qui semblait trop beau pour être vrai se révèle parfaitement exact. A la lisière du parc naturel du Morvan, dans une vallée arrosée par une puissante rivière, gît un ancien site industriel construit entre le XIXème et le début du XXème siècle pour profiter de l’énergie hydraulique généreusement fournie par la nature.

Après des décennies d’abandon, certains bâtiments ont beaucoup souffert mais il reste un noyau solide autour de la centrale électrique et des maisons d’habitation logeant autrefois le directeur de l’usine et les cadres.

Les créateurs de l’association trouvent le lieu parfaitement adapté à leurs ambitions. Un cadre rural magnifique, une nature sauvage et préservée, un réseau de villages accueillant, une population tranquille et dure à la peine… tout ce dont ils avaient besoin pour démarrer.

Voici un peu plus de deux ans que la famille pionnière s’est établie dans ce coin de nature bourguignonne. Trois jours après son arrivée, les premiers volontaires frappent à la porte pour entamer les travaux.

Point d’ancrage du projet, les locaux mis à la disposition du groupe doivent devenir un lieu d’accueil et d’animation pour les Européens conscients des défis auxquels doit faire face leur continent. Il est donc urgent de préparer les lieux pour permettre la venue régulière de visiteurs, seuls ou en groupe.

Dans un premier temps, une grande salle de réunion a été rénovée, capable d’accueillir près de cent personnes. Ensuite, des cuisines ont été installées afin de nourrir les hôtes et, durant cet été 2011, des sanitaires sont en cours de réalisation pour accroître le confort des lieux.

Aujourd’hui, forte de près de 200 adhérents, l’association Des Racines et des elfes veille scrupuleusement à maintenir son indépendance et ne vit que des cotisations et des dons de ses adhérents et nombreux sympathisants.

Les membres et amis de l’association payent aussi de leur personne. Durant l’été 2011, ils ont été nombreux à se donner rendez-vous sur place et à retrousser leurs manches.

Les elfes s'enracinent dans le MorvanLe journal de l’association détaille leur contribution à l’œuvre commune et permet aux absents de suivre au jour le jour l’avancement des travaux.

Grâce aux efforts de tous, dès le printemps 2012, le camp de base des elfes morvandiaux sera en mesure d’accueillir des groupes d’une centaine de personnes. Des stages axés sur l’environnement et la transmission du patrimoine, des manifestations culturelles ou amicales y seront organisés par l’association, toujours dans le souci de multiplier les occasions de rencontre et les initiatives, mais cette capacité d’accueil sera également la bienvenue pour les associations qui organisent des universités pour leurs membres ou qui cherchent des lieux pour des séminaires de formation ou la tenue de diverses assemblées.

D’une manière plus générale, la Desouchière est ouverte à tous, familles comme personnes seules, qui souhaitent vivre un instant de ressourcement avec des personnes partageant le même idéal de vie. Ce lieu de rencontres peut devenir un excellent point de départ pour prendre racine dans cette belle région de France et commencer une nouvelle vie.

[box class=”warning”]Pour en savoir plus / Pour entrer en contact / Pour soutenir leur action[/box]

iPhone 5 : une communication bien maîtrisée, à défaut du français

iPhone 5 : une communication bien maîtrisée


14/08/2011 – 17h35
PARIS (NOVOpress) — Alors qu’aucune date de sortie n’est toujours véritablement connue, alors qu’aucune photo authentique n’a été communiquée, le futur smartphone d’Apple continue de faire la une des actualités technologiques à quelques jours ou semaines de sa sortie officielle. Autant dire qu’il s’agit là d’un exercice de communication extrêmement bien rôdé de la part de la firme de Cupertino, qui obéit à un réflexe vieux comme Hérode : “moins on en parle, plus on en parle”.

Orange, ou comment “être à la une” en plein mois d’août

La problématique du positionnement est capitale pour les opérateurs de téléphonie mobile, tenus à la plus grande discrétion. Aussi Orange France Telecom semble-t-il avoir organisé une “vraie-fausse fuite” en mettant en ligne une annonce de stage “Analyste des services multimédia mobiles (f/h)” le 11 août dernier, annonce rapidement modifiée (la mention “iPhone 5” transformée quelques heures plus tard en “smartphone” dans le descriptif de la mission). Mieux qu’un communiqué de presse : il n’en fallait pas plus pour déclencher une nouvelle vague d’articles dont l’opérateur récupérera indirectement les bénéfices.

Il ne fait aucun doute que les crises d’hystérie que l’on observe d’ores et déjà sur la toile ne sont rien en comparaison de celles – affligeantes – qui surviendront dans quelque temps aux alentours des “Apple Stores” du monde entier. À suivre !

Une pseudo histoire des services secrets espagnols

Une pseudo histoire des services secrets espagnols

Une pseudo histoire des services secrets espagnolsPeut-on écrire une histoire des services secrets alors que les archives sont fermées et que les protagonistes sont encore tenus au secret ? Tel est le dilemme auquel doivent s’affronter des auteurs assez téméraires pour vouloir écrire une histoire d’hommes sans histoire. Aux États-Unis, de nombreux auteurs ont néanmoins réussi cet exercice grâce à un très sérieux travail d’enquête, rendu plus facile par une ouverture plus grande des institutions du renseignements par une plus grande liberté de parole des acteurs des guerres de l’ombre.

En Europe, rien de tel. Écrire l’histoire d’un service d’espionnage revient donc à reconstruire une affaire criminelle trente ans après les faits grâce à des coupures de presse. Les exemples de livres publiés en France sur les affaires criminelles les plus emblématiques, songeons au calamiteux Pull-over rouge de Gilles Perrault, rappellent les limites de l’exercice.

Le journaliste espagnol Vicente Almenara démontre à nouveau la futilité de l’effort dans son livre Los Servicios de inteligencia en España, publié en 2010, dans lequel il retrace l’histoire des officines de Franco à nos jours.

Contrairement à ce qu’affirme l’éditeur, l’auteur n’a guère mouillé la chemise pour rechercher les témoignages d’anciens des services ou des politiques qui les ont contrôlés : synthèse de coupures de presse et d’ouvrages d’investigation publiés au cours des années antérieures, le livre de Vicente Almenara évoque un chien déguisé en loup. À base de coupures de presse contradictoires et d’ouvrages partiels et partiaux, comment écrire autre chose qu’une chronologie améliorée (les 1295 notes en bas de page révèlent davantage l’absence totale de sources originales à la disposition de l’auteur. Il semble que les deux seuls entretiens qu’il a réalisés sont ceux cités in extenso en fin d’opus) ?

D’autre part, son exploitation des sources est bien souvent étonnante. Prenons l’exemple du GRAPO, ce mouvement terroriste d’extrême gauche qui a sévi en Espagne, l’auteur s’appuie principalement sur des sources publiées à l’époque des événements dans un but clairement politique. Inexplicablement, il ne cite les souvenirs de Pio Moa, qui fut membre de cette organisation et qui l’a longuement décryptée, qu’en citant l’ouvrage d’un autre auteur. De toute évidence, il n’a pas cherché à s’entretenir avec lui ou avec d’autres rescapés de cette minable épopée.

Pour les visiteurs français, un décorticage plus détaillé de ce livre est peu utile. Qu’il suffise de dire qu’il présente de manière synthétique l’information publiée et disponible sur les différentes organisations qui composent au fil du temps le renseignement espagnol. Il rappelle les grandes affaires qui ont secoué ce petit monde, de la transition à la lutte contre l’ETA. En revanche, inutile de chercher une analyse et une mise en parallèle avec les organisations des autres pays. Qui plus est, la grave question du manque d’indépendance des espions espagnols vis à vis du pouvoir politique n’est même pas évoquée.

Langues régionales : les Corses ont une longueur d’avance

Langues régionales : les Corses ont une longueur d’avance

14/08/2011 – 16h30
BASTIA (NOVOpress) — Un projet révolutionnaire a été présenté à l’assemblée de Corse le 30 juillet dernier par Pierre Ghionga, un élu atypique se réclamant de la gauche, mais refusant d’être étiqueté. Dans un rapport, rédigé en français et en corse, ce dernier proposait en effet de reconnaître à la langue corse un « statut territorial d’officialité ». Ce qui impliquerait que toutes les délibérations régionales, municipales et nombre d’actes administratifs soient rédigés dans les deux langues « officielles », française et corse.

Proposition qui relève évidemment de la symbolique et dont l’application semble impossible tant que l’article 75-1 de la Constitution n’aura pas été adapté. Ce dernier dispose en effet que « les langues régionales appartiennent au patrimoine de la France » – ce qui est bien mais pas suffisant pour en faire des langues « officielles ».

Ce qui est acquis, c’est que cette revendication identitaire a été adoptée par l’assemblée régionale. Afin d’élaborer ce projet de statut territorial d’officialité de la langue corse, un comité de rédaction composé de représentants de chaque groupe politique a été mis en place.

En attendant, la Bretagne gagnerait à suivre l’exemple de la Corse. Si un conseiller régional présentait un texte comparable, cela aurait le mérite de secouer le cocotier (si l’on peut dire…) et… d’agiter les médias. Sans oublier le coup de pouce que cela donnerait à l’enseignement bilingue, et en particulier aux écoles Diwan. On attend – avec impatience – le conseiller (ou la conseillère) qui voudra bien tenter l’expérience…

La solution aux émeutes anglaises ? Plus de Noirs dans la police / crédit photo : Lahiru Dayananda

La solution aux émeutes anglaises ? Plus de Noirs dans la police

14/08/2011 – 15h15
LONDRES (NOVOpress) — Comme beaucoup de politiciens européens, David Cameron va chercher ses modèles aux États-Unis. Il aurait voulu nommer à la tête de Scotland Yard, comme Metropolitan Police Commissioner (préfet de police), un « superflic » américain, Bill Bratton, ancien chef de la police de New York et Los Angeles. Devant les protestations (pour l’Association of Chief Police Officers, il serait « stupide » de faire diriger la police britannique par un étranger), le ministre de l’Intérieur Theresa May a finalement exigé, début août, que les candidats au poste soient de nationalité britannique.

En compensation, Cameron a fait de Bratton son conseiller pour la lutte contre le crime et voici les conseils du « superflic » au lendemain des émeutes. Selon lui, le Royaume Uni ne peut espérer sortir de la violence qu’en « désamorçant les tensions raciales ». Pour cela, il faut adopter les méthodes américaines : travailler avec les « communautés » et les groupes de défense des droits civils, et « augmenter la diversité ethnique de la police ». « Une partie du problème auquel nous sommes confrontés », a expliqué Bratton, « est de rendre le maintien de l’ordre plus attrayant pour une population qui change ». La police doit donc refléter « la composition ethnique des villes ».

Ces conseils soulèvent deux interrogations. D’abord, adapter la police à la « diversité ethnique » est déjà ce que les gouvernements britanniques n’ont pas cessé de faire depuis plus de vingt ans. Comme l’a noté, pour s’en féliciter l’influent chroniqueur du Daily Telegraph, Andrew Gilligan, en comparant les émeutes ethniques des années 1980 et les émeutes des derniers jours, « le monde a changé de façon spectaculaire de 1985 à aujourd’hui. À l’époque, le racisme de la police était éhonté et quotidien. Aujourd’hui, une seule remarque raciste [ou censée telle, NdR] peut briser la carrière d’un policier. À l’époque, la police londonienne avait 180 membres issus d’une minorité ethnique. Aujourd’hui, elle en a environ 3 000 ». On ne peut pas dire que le succès soit spectaculaire.

Seconde interrogation : tout l’establishment politico-médiatique a répété en chœur ces derniers jours que les émeutes n’avaient aucune dimension ethnique, « rien à voir avec la race ». Pourquoi donc, alors, est-il si important d’ethniciser la police ?

[box class=”warning”]Photo : Lahiru Dayananda. Image sous licence creative commons[/box]

Touristes françaises assassinées en Argentine : un premier suspect arrêté

Argentine : tout se complique dans le cas des touristes assassinées

14/08/2011 – 12h35
BUENOS AIRES (NOVOpress) —
Alors que l’Argentine se prépare à vive ce dimanche une grande journée électorale, les primaires qui vont décider les candidats aux différentes élections prévues pour le 23 octobre prochain, les informations qui sourdent du bureau du juge d’instruction ne constituent plus un péan de victoire pour les talents conjugués du magistrat instructeur et des policiers.

Pour la majorité des correspondants français, l’affaire de deux touristes françaises, dont les corps ont été retrouvés dans un recoin de la Quebrada de San Lorenzo le 29 juillet dernier, était bel et bien résolue et les coupables sous les verrous.

Pourtant, il reste des questions sans réponse qui empêchent à ce jour l’instruction de se clore et d’assoir les inculpés sur le bac des accusés.

Prenons par exemple le cas des projectiles retrouvés sur la zone des violences et celui extrait du crâne de Cassandre Bouvier. Ce dernier provient du fusil Bataan de calibre 22 appartenant à Walter Lasi et père d’un des suspects.

Or, sur les lieux du crime ont été retrouvées deux balles du même calibre mais qui n’ont pas été tirées par la même arme et une troisième d’un calibre supérieur.

Ces trouvailles, qui ont semé le désarroi dans le bureau du juge ont suscité une remarque ironique de la part d’un enquêteur : « Soit il nous manque des armes, soit on a trop de balles ».

Faute de savoir à quelle branche se raccrocher, les enquêteurs ont élargi leurs recherches et ont appris que Raul Sarmiento, un suspect avec des antécédents de violences sexuelles, interrogé dans le cadre d’une autre affaire, possédait trois armes à feu. Les policiers ont récupéré toutes affaires cessantes les scellés de ces armes afin de les expertiser et vérifier si elles auraient tiré une ou plusieurs balles récupérées à la Quebrada de San Lorenzo.

L’autre grande question sas réponse concerne les corps des deux malheureuses victimes. La première autopsie avait conclu à une date de décès située entre le 26 et le 27 juillet. Une autre expertise, basée sur les insectes retrouvés dans et sur les cadavres a suggéré une date entre le 15 et le 16 juillet. Or comment concilier cette dernière date avec l’absence ce prédation de la part de charognards ?

Ce point trouble beaucoup les enquêteurs. Dans l’équipe proche du magistrat enquêteur il a été suggéré de placer au même endroit un cadavre ou un quartier de viande pour comparer l’impact des prédateurs.

Les cadavres des deux jeunes femmes portaient de nombreuses coupures et blessures occasionnées par la violence de l’attaque et le sang épanché avant le décès des deux malheureuses aurait éveillé l’odorat des charognards terrestres.

Une nouvelle expertise a été demandée aux médecins légistes Ana Vega, Carlos Eveling et Benjamin Ruiz afin de tenter de résoudre ce mystère.

Des informations vitales sont attendues pour demain lundi ou marin en provenance du laboratoire du généticien Daniel Corach de la Faculté de médecine de Buenos Aires, chargé de l’analyse ADN des échantillons prélevés tant sur les corps que sur les interpelés.

De toute évidence, il n’y a que dans les feuilletons « made in USA » que des résultats sont disponibles le jour même de leur prélèvement.

Lampedusa : plus de 600 clandestins dans la journée

Lampedusa : plus de 600 clandestins dans la journée

13/08/2011 – 20h15
LAMPEUSA (NOVOpress) —
Comme toujours dès que le temps est au beau, les bateaux chargés d’immigrés clandestins embarquent pour Lampedusa. La Guardia di Finanza en a recueilli un ce matin, à un kilomètre de l’île, et l’a bien sûr conduit à bon port : il contenait 320 clandestins, dont 35 femmes et 11 enfants.

Un second bateau, avec à son bord une centaine d’Africains, a été repéré par les gardes-côtes à 12h 30, à une centaine de kilomètres au sud de Lampedusa. Deux vedettes ont été envoyées pour l’escorter. Son arrivée était prévue pour 18 heures.

Une troisième embarcation, qui se dirigeait apparemment vers Mazzara del Vallo, en Sicile, a été interceptée par un bateau de pêche qui a appelé la capitainerie du port. Il y aurait entre 200 et 250 personnes à bord et une vedette a été envoyée vérifier la situation.

Le dernier débarquement signalé à Lampedusa remontait au 6 août, quand étaient arrivés 434 clandestins, partis de Libye mais originaires pour la plupart du Tchad, du Nigéria et de la Somalie. Les débarquements à Lampedusa sont d’une telle banalité que plus personne n’en parle mais celui-ci avait attiré l’attention en raison de deux particularités : la présence d’un nouveau-né d’un mois, et surtout le fait qu’un des clandestins était arrivé blessé d’un coup de couteau, qu’un de ses congénères lui avait donné pendant la traversée.

Il semble qu’un autre débarquement soit passé inaperçu dans l’intervalle puisqu’on a retrouvé à Lampedusa quatre Algériens, 11 mineurs Tunisiens et trois Libyens, qui se promenaient sur l’île. Personne ne sait d’où ils sortent. Aucune évasion n’a été signalée au Centre d’accueil. Ces 18 Arabes sont donc considérés officiellement comme un mystère.

[box class=”info”]Sources : www.ansa.it / www.julienews.it[/box]

« Aux étrangers ils donnent tout » : une famille italienne forcée de vivre dans sa voiture

« Aux étrangers ils donnent tout » : une famille italienne forcée de vivre dans sa voiture

13/08/2011 – 16h00
TURIN (NOVOpress) — Deux édredons, des oreillers, un rouleau géant de papier toilette, une cagette de pêches. Les vêtements sont pliés dans des sacs en plastic épais, du genre qui sert pour les achats importants. Le coffre de la Fiat Multipla bleue est plein à craquer, mais Antonio, Angela et leurs trois enfants ne s’apprêtent pas à partir en vacances. Tous les soirs, vers 21h, ils s’arrêtent à l’entrée de l’autoroute, devant Auchan, à l’extérieur de la barrière d’accès au parking. Et ils restent là pour la nuit.

La Multipla leur tient lieu de maison depuis le 20 juillet, jour où ils ont été expulsés de leur logement de la via Strambino, et Auchan est l’endroit qu’ils ont choisi : c’est leur quartier, ils ne veulent pas s’éloigner.

L’édition locale de La Repubblica a révélé vendredi l’histoire de cette famille d’Italiens de souche. Leur plus jeune enfant, Gianluca a trois ans. Il joue avec le bouchon d’essence, il rit, il veut qu’on le prenne dans ses bras. Les deux autres enfants s’appellent Monica et Antonio, 15 et 11 ans. Leur père a abandonné Angela quand ils étaient tout petits, et Antonio est depuis longtemps leur papa à eux aussi. Ils ne pleurent pas, ne se lamentent pas, mais ils te regardent attentivement : « Nous voulons retourner à la maison, dormir en voiture n’est pas beau ». Ils vont régulièrement à l’école : Antonio va au collège, Monica a hâte de commencer le lycée.

Antonio, 55 ans, électricien sans emploi stable, raconte comment il est apparemment devenu l’obstacle qui empêche Angela et les enfants d’avoir une aide sociale ou une maison : « En 2007, j’ai hérité trente mille euros de ma mère, qui a vendu sa maison et est venue vivre avec nous dans un logement en location, parce qu’elle avait la maladie d’Alzheimer. Avec cet argent, j’ai payé les arriérés que je devais au fisc, et j’ai acheté des meubles pour la maison. À ce que j’ai compris, c’est à cause de cet argent que je n’ai pas eu de logement social, et c’est encore à cause de cet argent qu’on ne nous a pas donné la possibilité de vivre pour quelque temps dans un hôtel, comme on nous l’avait promis avant de nous expulser. Après quelques jours, ils nous ont expliqué que ce n’était pas possible, que le fait que nous vivions ensemble faisait de nous un noyau familial avec un niveau de revenus qui rendait impossible de nous aider. Alors qu’est-ce que je fais? Est-ce que je dois m’en aller, est-ce que je dois les laisser pour qu’ils puissent avoir une aide? »

Angela a 31 ans, un travail occasionnel. « Ils m’ont dit », explique-t-elle « de rentrer dans ma famille en Sicile, mais je ne veux pas m’en aller. Je reste à Turin avec les enfants et Antonio ». Elle ajoute : « Mille euros par mois et trois enfants ne sont même pas suffisants pour avoir une maison, manger et survivre ». Et elle conclut désabusée : « Aux étrangers ils donnent tout ».

Quand on pense que le gouvernement italien dépense au minimum 30 à 40 euros par jour et par personne pour loger les clandestins en centre d’accueil, qu’il a récemment débloqué 200 millions d’euros « pour faire face à l’urgence migratoire », et qu’il a chiffré à 728 millions d’euros son budget pour l’immigration clandestine jusqu’à la fin de l’année, on ne peut pas donner tort à Angela.

[box class=”info”]Source : torino.repubblica.it[/box]

Suisse : l'UDC fait son cinéma

Suisse : l’UDC fait son cinéma

13/08/2011 – 15h30
LAUSANNE (NOVOpress) —
Une des clefs du succès du parti populiste helvetocentré UDC repose sur l’intelligence avec laquelle il sait jouer des outils de communication les plus modernes. Faisant travailler des créateurs habitués au monde de la publicité et de ses codes visuels, l’UDC fait souvent mouche et séduit des électeurs dans toutes les couches sociales.

Pour tirer profit de la pause estivale, et des prix des écrans publicitaires en chute libre, l’UDC a présenté son nouveau spot dans un cinéma à Schaffhouse. Produite de manière professionnelle, cette séquence cinématographique se déroule dans un bain public au bord d’un lac. Le message saute aux yeux : il faut s’engager pour les vraies valeurs, donc pour notre Suisse ; voilà la seule voie vers le succès.

L’action du spot : une belle journée d’été. Plaisir du soleil et de la baignade pour tous. Une femme sort de l’eau après un bain rafraîchissant. Un homme pénètre dans le bain public, marche de manière décontractée sur la passerelle de bois. Habillé de jeans, il porte un sac de plage. À côté de la femme qui vient de sortir de l’eau, deux autres représentantes du sexe féminin commencent à s’intéresser à cet homme bien bâti et l’observent. L’homme se cherche une place et s’installe sous les regards attentifs des trois femmes. Puis, il étend d’un geste décontracté sa serviette de bain sur la pelouse – et c’est le désenchantement total dans le public féminin…

Ce spot sera projeté à partir de la semaine prochaine dans toute la Suisse dans de nombreux cinémas et dans les trois langues.

Il est possible que le message eurosceptique que véhicule ce spot sera très apprécié en suisse alémanique. Les francophones et les italophones seront sans doute moins sensibles à cette thématique.

La crise de la dette fait trembler l'Amérique tranquille

La crise de la dette fait trembler l’Amérique tranquille

13/08/2011 – 14h15
PARIS (NOVOpress) — Aux États-Unis, le récent accord entre l’exécutif et le législatif sur un relèvement du plafond de la dette a généré un soulagement trompeur. Cette mesure ne concerne que la dette de l’État fédéral et la capacité du Trésor à rembourser les emprunteurs en faisant marcher la planche à billets n’a jamais été réellement en danger.

Dans un très bon article du Guardian, le journaliste Dominic Rushe dévoile l’amplitude de la crise qui menace les finances locales américaines. Il rappelle que les dettes des collectivités locales, villes, comtés ou États, n’est en rien concernée par cet accord. Or, la croissance a jusqu’à présent retardé les effets des engagements pris dans des temps meilleurs, notamment à l’égard des fonctionnaires. C’est seulement aujourd’hui que des villes frappées par la récession se trouvent confrontées non seulement à des emprunts à rembourser mais aussi à des retraites ou des soins médicaux à payer à leurs anciens employés.

Le journaliste oublie de mentionner que cette situation frappe notamment de plein fouet les villes touchées par la « white flight ». Des localités autrefois florissantes quand elles abritaient une majorité de Blancs, touchent le fond quand l’évolution démographique fait que les familles Euro-Américaines les abandonnent en masse.

Ce n’est pourtant pas le cas de la petite ville de Central Falls dans l’État de Rhode Island se nomme elle même “la ville à l’avenir radieux”. Mais son présent parait bien sinistre. La ville de 18 000 habitants est fière d’être la plus densément peuplée de tous les États-Unis. Mais désormais, elle pourra aussi se targuer d’être la première ville de l’État à se mettre en faillite. Et malheureusement d’autres risquent de suivre son exemple.

À travers tout le pays, des villes sont proches de la faillite alors que l’économie est menacée par une grave récession. Les municipalités criblées de dettes font face à des taux d’intérêt de plus en plus élevés après le rabaissement par l’agence Standard & Poor’s de la note de la dette américaine. Il y a ainsi plusieurs dizaines de villes à risque rien que dans le Rhode Island.

Le comté de Jefferson dans l’Alabama présente le plus grand risque de faillite d’une municipalité dans l’histoire des États-Unis. Cette collectivité doit 3,2 milliards de dollars, reliquat d’un emprunt utilisé pour financer un nouveau système d’égouts. Dans une partie de bras de fer avec ses créanciers, le comté a refusé le vendredi 12 août dernier un accord proposé par les banques. Si une solution n’est pas trouvée, le comté se retrouvera en faillite avec une dette totale de 4,1 milliards de dollars, soit plus de 6000 dollars par habitant, en comptant les nouveaux nés et les vieillards grabataires.

Ce cas n’est pas le seul. La capitale de l’État de Pennsylvanie, Harrisburg, est aussi considérée en faillite, avec 300 millions de dollars de dettes pour un nouvel incinérateur.

Ce qui fait de Central Falls un cas si préoccupant, c’est que la crise financière mondiale n’est pas la principale cause de cette faillite. Les problèmes ont commencé des années auparavant, lorsque la ville a créé un fond de pension pour les baby-boomers qu’elle voulait attirer en leur promettant bien plus de services qu’elle n’en pouvait offrir.

Eileen Norcross, un chercheur du centre Mercatus de l’université George Mason en Virginie pense que d’ici dix ans, des villes comme Los Angeles, New-York ou Chicago pourraient bien faire face aux mêmes problèmes. Ses calculs démontrent que les États-Unis sont déficitaires de trois milliards de milliards sur leur système de retraite. La faillite de Central Falls pourrait être, selon Norcross, le signe avant-coureur d’autres faillites à venir.

La ville a créé son propre système de retraite pour les agents de sécurité publique (policiers, pompiers etc…) dès 1972. Ce système permettait aux agents de prendre leur retraite après 20 ans de service, de recevoir une pension équivalent à 50% de leur dernier salaire annuel et de bénéficier d’une couverture sociale. Robert Flanders, le juge nommé pour redresser les comptes municipaux, déclare que la ville a 80 millions de dollars de dettes dues à son système de retraite et que celles-ci augmentent de 16,3 millions de dollars chaque année. Le déficit de cette année sera de 5,6 millions de dollars. La décision de la ville de faire faillite lui permet de renégocier ses contrats jusqu’à qu’un juge décide de qui obtiendra quoi. Mais les policiers et les pompiers à la retraite vont voir le montant de leur retraite divisé par deux.

La bibliothèque est fermée, les services publics tournent au ralenti et les routes sont pleines d’ornières. Dans les parkings les mauvaises herbes pullulent et les fontaines sont arrêtées. Central Falls n’a jamais été une ville très prospère même avant la faillite. Les pompiers étaient déjà les moins bien payés de l’état. De plus, l’année dernière, tous les enseignants du collège de la ville avaient été licenciés suite aux mauvais résultats obtenus par l’école.

Mark Grusky, l’avocat représentant les pompiers de la ville, dit qu’on a offert à ses clients de toucher à peine 20% de leur pension. “Mes clients ne peuvent pas se permettre cela. Leurs retraites n’étaient déjà pas bien élevées au départ” déclare-t-il. Les deux parties vont désormais s’expliquer devant un tribunal.

Erin Levingstone, habitante de Central Falls de 34 ans, explique que les gens sont partagés sur la question de la baisse drastique des retraites des pompiers et policiers : “De nos jours, si vous prenez votre retraite à 40 ans, cela signifie que vous aurez encore 40 autres années à vivre. Je comprends que ces gens estiment qu’ils devraient toucher ce pour quoi ils ont payé mais les choses sont différentes aujourd’hui”. Cette habitante travaille dans une entreprise locale de revêtement de sols et explique que son entreprise aussi a été durement touché par la crise économique. “J’ai un enfant de 16 ans qui cherche du travail et il n’en trouve pas car des gens de 30 ans courent après les mêmes emplois que lui” raconte-t-elle.

Avec une économie menaçant de sombrer encore plus dans la crise, les États-Unis devront se battre afin de s’en sortir. Beaucoup de grandes villes telles que Boston, New-York, Chicago et Los Angeles possèdent leur propre système de retraite et beaucoup d’entre eux sont malheureusement sous-financés, selon Mme Norcross. La ville de Los Angeles y consacre 5 à 10% de son budget et devra doubler les contributions retraite d’ici 2015 si elle ne veut pas suivre l’exemple de Central Falls, mais à une échelle autrement plus grande. “Les grandes villes ont jusqu’à l’horizon 2020 pour prévenir et éviter ce genre de problèmes” toujours selon Eileen Norcross.

Il y a eu 624 faillites municipales depuis la création de l’US Bankruptcy Code en 1937, dont cinq ont eu lieu l’année dernière, selon l’analyste James Spiotto, expert dans ce domaine au cabinet Chapman and Cutler. L’analyste Meredith Whitney qui avait annoncé la crise des crédits, a prédit une crise massive sur le marché des obligations municipales avec à la clé, des centaines de milliards de dollars de déficits. Tout ceci ne s’est pas encore produit et selon M. Spiotto tout semble indiquer que les choses ne différeront pas de ce qui a déjà pu se passer lors de précédentes périodes de crise financière.

“Le vrai défi pour les municipalités est la façon dont elles stimulent leur économie. Nous vivons une période pleine de défis et si vous n’y faîtes pas face, vous aurez de gros problèmes”. La faillite est une option de dernier recours pour une municipalité. Central Falls a essayé d’augmenter les taxes mais avec les difficultés financières de ses habitants, cela n’a pas suffit. Le gouverneur de l’état de Rhode Island, Lincoln Chafee a aussi suggéré de fusionner avec la ville voisine, plus grande, de Pawtucket. Mais le maire de celle-ci, Don Grebien, a âprement refusé cette suggestion. Avec un déficit de douze millions de dollars, celle-ci a ses propres difficultés et a été obligé de licencier des employés municipaux.

M. Flanders explique que la crise actuelle de l’économie américaine pèse sur la ville, mais que les vrais problèmes couvaient depuis bien plus longtemps. “Franchement, avec toutes les difficultés auxquelles nous devons faire face dans cette ville, il sera difficile d’attirer quiconque, même si l’économie va mieux. Les gens veulent de bonnes écoles, des hôpitaux et différents services publics. Nous ne sommes pas en mesure de leur fournir cela”.

Capitalisme : 3 milliards de bénéfices sur le dos de la crise !

Capitalisme : 3 milliards de bénéfices sur le dos de la crise !


12/08/11 – 19h00
PARIS (NOVOpress)
– La crise économique qui secoue les Etats et appauvrit les populations est paradoxalement l’occasion pour certains d’une spéculation de grande envergure permettant un enrichissement considérable.

Ainsi, en pariant sur un effondrement de la conjoncture mondiale, le fonds américain Bridgewater Associates aurait gagné plus de 3 milliards de dollars sur la seule semaine dernière.

Sans attachement national ni morale autre que celle du profit, certains « hedge fund » profitent de la crise, n’hésitant pas parfois à l’accentuer par stratégie financière.

C’est le Wall Street Journal qui a révélé l’étendue des bénéfices du fond Bridgewater mais celui-ci ne serait pas le seul à faire de considérables profits sur le dos de la crise.

Och-Ziff Capital Management, de son côté, a acheté pour 12 milliards de dollars d’options au cours du premier trimestre 2011, ces options voyant leur prix augmenter lorsque la volatilité s’accroît sur les marchés financiers. Et l’indice Vix, qui mesure cette volatilité, s’étant envolé depuis fin juin, passant de 16 à plus de 40, Och-Ziff capital a ainsi pu engranger plusieurs milliards de plus-value.

Les Verts allemands en campagne contre la dangerosité des « sextoys » !

Les Verts allemands en campagne contre la dangerosité des « sextoys » !


12/08/11 – 14h30
BARLIN (NOVOpress)
– La mode médiatico-commerciale des « sextoys » aurait-elle de graves conséquences sur la santé publique ?

C’est en tout cas ce qu’affirment plusieurs députés Verts allemands qui mettent en garde leurs compatriotes contre le danger potentiel que représentent les sex-toys.

Ainsi un groupe de dix députés écologistes a rédigé un texte intitulé “Sexualité et défense des consommateurs” et exige à présent des mesures gouvernementales de prévention et de réglementation.

“Bon nombre de godemichés et autres sex-toys comme les vibromasseurs et les plugs anaux contiennent des quantités élevées de phtalates, de plastifiants cancérigènes et autres substances toxiques”, écrivent les parlementaires.

Il s’agit de substances dangereuses qui sont absorbées par l’organisme à travers les muqueuses et peuvent provoquer des cas de stérilité, de déséquilibre hormonal, de diabète et d’obésité. Elles peuvent aussi être à l’origine de troubles hormonaux chez le fœtus.

Bretagne : TGV, 37 minutes qui coûtent une fortune

Bretagne : TGV, 37 minutes qui coûtent une fortune

11/08/2011 – 13h15
RENNES (NOVOpress Breizh) – Tout est politique. Surtout l’aménagement du territoire. La construction des nouvelles lignes à grande vitesse n’échappent pas à la règle. C’est ainsi qu’on a le droit de s’interroger sur la pertinence de la ligne à grande vitesse dite « Bretagne-Pays de la Loire ».

182 kilomètres de ligne nouvelle et deux cents ouvrages d’art entre Le Mans et Rennes permettront au TGV de rouler à 320 km/h. Grâce à cet investissement colossal (3,3 milliards d’euros), on gagnera 37 minutes entre la gare Montparnasse et celle de Rennes, le trajet passant à 1 heure 30. Voilà la nouvelle donne pour l’automne 2016, date à laquelle Eiffage Rail Express aura achevé le chantier.

A la vérité, ce gain de 37 minutes va coûter cher. D’abord il entraînera la disparition de 3600 hectares de terres agricoles. Ensuite nous avons affaire à un contrat de partenariat public-privé ; ce qui signifie qu’Eiffage financera le projet. Sa rémunération proviendra, en phase de construction, de concours des collectivités territoriales ( Région Bretagne, départements bretons, Rennes Métropole, Pays de Saint-Malo) et de Réseau ferré de France (RFF), complétés d’emprunts bancaires (un pool de douze banques commerciales) et d’apports en fonds propres.

Bienvenue à la Cour des comptes

En phase d’exploitation, Eiffage sera rémunéré pendant vingt-cinq ans par un loyer de Réseau ferré de France, qui perçoit de son côté les péages dus par les utilisateurs (SNCF) et conservera donc le risque commercial. Il y a fort à parier qu’au final, dans les années 2040, la Cour des comptes soit amenée à constater que le seul gagnant de l’opération s’appelle Eiffage. Le « partenariat public-privé » risque de coûter plus cher qu’un financement 100% public. Dans les montages financiers compliqués, ce qui est le cas dans la LGV Bretagne- Pays de la Loire, il y a toujours un gagnant et un perdant. Le premier s’appelle « entreprise » et le second « Etat ».

Un choix politique procédait forcément au lancement de cette affaire. Ou bien on privilégie la partie Rennes-Paris, ou bien on invertit dans le rectangle Nantes-Brest-Rennes-Quimper –la « raquette » disent les techniciens – afin d’améliorer la qualité des relations ferroviaires entre les différentes cités bretonnes. Certains partons bretons, obnubilés par la capitale, se sont démenés – lobbying intense – pour que la première option l’emporte. Et comme les désirs des milieux d’affaires ressemblent fort à des ordres, les élus se sont inclinés.

Trois heures ce n’est pas pour demain

Brest à 3 heures de Paris : ce n'est pas pour demain

Il n’empêche que le grand objectif demeure le raccourcissement de la durée du voyage entre Paris et Brest-Quimper. Aujourd’hui elle est de quatre heures et demie. En 2016, elle sera ramenée à quatre heures. A plus long terme à trois heures. C’est pourquoi parallèlement à l’opération LGV, va démarrer le volet « Bretagne à Grande Vitesse » qui portera sur des travaux de réaménagements depuis Rennes vers Quimper et Brest. En rabotant des virages ici et là, on économisera quelques minutes. Mais il en faudra d’avantage pour gagner une heure. De toute manière, on ne pourra pas faire de miracle avec l’enveloppe de 300 millions d’euros affectée à ce projet. Somme à comparer aux 3,3 milliards d’euros consacrés à la LGV. Bref, des miettes pour la « raquette » et le grand jeu pour la LGV.

La pression des milieux écologistes aidant – chauds partisans de la « raquette » – Jean-Yves Le Drian, président (PS) du conseil régional de Bretagne, s’est certainement senti obligé de lâcher du lest en faveur de travaux intra-muros. Avec ce pourboire de 300 millions d’euros, on ne pourra pas lui reprocher de ne rien faire…

Bologne : La mairie veut une mosquée dans chaque quartier

Bologne : la mairie veut une mosquée dans chaque quartier

12/08/2011 – 08h00
GENÈVE (NOVOpress) —
Un réseau de lieux de culte pour les musulmans de Bologne, c’est le projet de l’adjointe « au welfare » (c’est son titre officiel), Amelia Frascaroli. « Il faut plus de capillarité, chaque communauté religieuse devrait avoir des lieux de culte accessibles à tous». Est-ce que les catholiques, a-t-elle demandé, se contenteraient de la basilique San Petronio (la basilique de Bologne, un des hauts lieux de la civilisation européenne, où le pape Clément VII couronna Charles-Quint empereur en 1530) ? Chaque fidèle est lié à sa propre paroisse. « Pour les musulmans aussi », selon Mme Frascaroli, « il est juste de penser à un cheminement qui institutionalise et régularise, non pas une mosquée ni deux mosquées, mais autant de mosquées que les communautés musulmanes l’estimeront nécessaire ».

Bologne compte déjà actuellement cinq lieux de culte musulmans (via Pallavicini, via Terracini, via Stalingrado, via Libia et zona Barca). Un projet de « méga-mosquée », proposé par le maire actuel Virginio Merola, quand il était adjoint de son prédécesseur, a dû être (provisoirement ?) abandonné devant les oppositions. Selon Mme Frascaroli, la question est plus urgente que jamais, en période de Ramadan, étant donné que les conventions dont bénéficiaient les lieux de culte actuels ont toutes expiré.

L’inspiration vient de Milan où, depuis l’élection du candidat de gauche Giuliano Pisapia (avec le soutien de l’extrême gauche la plus immigrationniste mais aussi la bénédiction du cardinal-archevêque), l’islamisation va bon train. La mairie a lancé l’idée d’une « mosquée disséminée », avec des petits centres dans tous les quartiers de la ville. « Je crois », a expliqué Mme Frascaroli, « que Milan peut constituer un exemple et un modèle ».

La Ligue du Nord a immédiatement annoncé qu’elle se battrait contre ce projet, non seulement en lançant une pétition et en exigeant une consultation des habitants, comme elle l’avait fait contre le projet de méga-mosquée, « mais en organisant des rencontres et des débats pour expliquer que, aujourd’hui, le choix de Mme Frascaroli est erroné et inopportun ». Selon le chef de file de la Lega au conseil municipal, Manes Bernardini, ce sont « des délires estivaux ». « Nous ne sommes pas prêts à une invasion de ce type ». « Le tissu social », a conclu Bernardini, « est en train d’exploser, nos personnes âgées et nos nécessiteux demandent de l’aide. Pensons d’abord à résoudre leurs problèmes ».

*** Photo : Bologne, la Piazza Maggiore.

Suisse : un rapprochement du Franc Suisse et de l'Euro ?

Suisse : un rapprochement du franc suisse et de l’euro ?

11/08/2011 – 20h45
GENÈVE (NOVOpress) —  Les journalistes du Financial Times ont laissé tomber leur stylo, les eurosceptiques du Telegraph ont poussé des cris d’orfraie, seuls les rédacteurs du Wall Street Journal ont su garder leur calme en lisant sur leur écran les propos de plusieurs responsables de la Banque nationale suisse qui ont annoncé à plusieurs médias qu’ils étaient prêts à tout pour défendre la parité du franc suisse avec les devises de leurs principaux partenaires économiques.

Ces mots elliptiques n’allaient pas rester mystérieux très longtemps. La Suisse ne peut en effet survivre à un franc suisse poussé vers la stratosphère par des mouvements spéculatifs initiés à Londres ou New York. En toute logique, la Banque centrale helvétique a donc annoncé qu’elle envisageait un rapprochement avec l’euro afin de décourager la spéculation. La seule réserve est que ce cours administré n’encourage pas l’inflation interne.

À la différence des rumeurs minant le cours de la Société Générale, cette nouvelle venue de Suisse a le mérite d’être authentique et en quelques heures, le cours du franc suisse perdait près de 5% par rapport à la devise européenne.

Le franc est loin d’avoir perdu les 30 % de hausse par rapport à l’euro enregistrés depuis un an, mais cette modeste baisse constitue une bouffée d’oxygène pour les industriels et prestataires de service suisses qui voient leurs marchés extérieurs s’étioler au profit de concurrents Allemands, Français ou Italiens.

Cette hausse spéculative du franc suisse causait aussi des ravages dans de nombreux pays d’Europe centrale comme la Hongrie dont la monnaie est liée à l’euro et dont de nombreux particuliers avaient souscrit à des emprunts en Suisse.

Il est possible que ces propos des responsables de la Banque centrale suisse ne soient guère plus qu’un effet d’annonce tant les difficultés techniques et juridiques sont grandes à mettre en pratique ce cours administré entre le franc et l’euro. Toutefois, cette discussion présente l’avantage de montrer à tous qu’une économie, plus que la monnaie, sont les hommes et les femmes qui travaillent et doivent pouvoir vendre leurs produits sur le marché sans être les victimes de spéculateurs mus par des peurs irrationnelles.

[box class=”warning”]Crédit photo : La bourse de Londres. Auteur : Bruce Christensen / photo sous licence creative commons[/box]