"Hiver chrétien" en Égypte : l'eurodéputé FPÖ Franz Obermayr soutient les Coptes

“Hiver chrétien” en Égypte : l’eurodéputé FPÖ Franz Obermayr soutient les Coptes

08/11/2011 – 14h30
VIENNE (NOVOpress) — Le 25 octobre dernier, des Coptes de toute l’Europe s’étaient réunis devant le Parlement européen à Strasbourg pour une manifestation, afin d’attirer l’attention de l’Union Européenne sur la dramatique situation des chrétiens d’Égypte et les persécutions dont ils sont victimes.

Après un rassemblement public, les Coptes européens ont présenté un manifeste au président du Parlement de l’UE, Jerzy Buzek, dans lequel ils ont demandé un engagement accru de l’UE pour la sécurité des chrétiens égyptiens.

L'eurodéputé Franz Obermayr (FPÖ)

L'eurodéputé Franz Obermayr (FPÖ) se distingue pour son engagement public en faveur des chrétiens d'orient. Crédits photo : europa.eu

Ils ont pu compter notamment sur le soutien du député européen Franz Obermayr (Autriche, FPÖ). “Il est intolérable quand à la frontière de l’Europe les chrétiens soient massacrés, que l’UE détourne le regard. Ce n’est pas un cas isolé, mais un état permanent qui a atteint son paroxysme depuis la révolution de janvier dernier. L’UE a suffisamment d’opportunités pour exercer des pressions en matière de politique étrangère, nous devons enfin avoir le courage d’exploiter ces opportunités” a-t-il déclaré.

Entre autres choses, Obermayr a exigé la suspension de l’aide de l’UE à l’Égypte s’il n’est pas mis un terme aux violences contre les chrétiens. Le “printemps arabe”, si populaire en Europe, est bien en train de se transformer en “hiver chrétien”. Reste à savoir si les européens sont encore en mesure de soutenir les chrétiens d’orient, ou non.

Photo en Une : le parlement européen à Strasbourg. Crédit : Cédric Puisney.

Inondations dans le Sud : l'association France Solidarité sur le terrain aux côtés des sinistrés [audio]

Inondations dans le Sud : l’association France Solidarité sur le terrain aux côtés des sinistrés [audio]

08/11/2011 – 14h00
NÎMES (NOVOpress) –
Les images de désolation ont été vues en boucle sur toutes les chaines de télévisions : des arbres déracinées, des buttes effondrées, de la boue et des milliers de sinistrés dans les départements du Sud de la France. Sur place, la solidarité s’organise : les bénévoles de l’association France-Solidarité sont arrivés rapidement sur le terrain afin de venir en aide aux habitants, notamment dans les Cévennes.

Martial, animateur et bénévole de l’association, nous explique les objectifs de cette dernière, les raisons de leur présence sur le terrain et les besoins urgents qu’ils ont afin de nettoyer et reconstruire.

Vous pouvez contacter France Solidarité à : Entraide Solidarité BP 4 – 7187 30914 Nîmes Cedex et entraidesolidarite2000@gmail.com

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[box class=”info”]Crédit photo : DR [/box]

Russie : l’armée russe abandonne son légendaire AK-74 Kalashnikov

Russie : l’armée russe abandonne son légendaire AK-74 Kalashnikov

08/11/2011 – 12h50
MOSCOU (NOVOpress) — Le ministère de la défense russe a décidé de ne plus s’approvisionner en fusils d’assaut de type AK-74, arguant que celui-ci est aujourd’hui dépassé. Le fabricant, Izhmash, a déclaré dans la foulée qu’une nouvelle version du fusil devrait être présentée sous peu au public.

L’AK-74 est la troisième génération de fusils d’assaut inventés par l’ingénieur soviétique Mikhail Kalashnikov. Le fusil et ses variantes sont devenus le standard chez les troupes soviétiques, et plus tard russes, depuis 1974, année de sa sortie.

Toutefois, après bientôt 40 années de service, cette arme légendaire est désormais considérée comme dépassée. Le ministère de la défense russe n’a pas acheté un seul AK-74 en 2011 et a annoncé ne pas avoir l’intention de le faire pour les années à venir.

Selon le général Nikolay Makarov, l’armée russe a déjà un stock suffisant d’AK-74, dont le nombre se chiffrerait à plusieurs millions. “Nous devons d’abord utiliser les armes que nous avons en stock et les nouveaux modèles devront nous permettre plus de mobilité” a-t-il déclaré.

Une arme de nouvelle génération

Le 100 Series, arme de nouvelle génération de l'armée russe

Le 100 Series, arme de nouvelle génération de l'armée russe. Crédit photo : gunalizer.com

La nouvelle arme de l’armée russe sera la quatrième génération de Kalashnikov, connue sous le nom de 100 Series. Plus petit, il est aussi plus équilibré et plus sophistiqué. Ces nouveaux modèles se reconnaissent à leur garde main en plastique et leur poignée noire.

Dans le même temps, Izmash a dévoilé un nouveau concept d’arme qui serait aussi fiable que l’AK-74 mais également plus précis et avec une portée plus grande. Cette cinquième génération de Kalashnikov sera donc dévoilée avant la fin de l’année selon le PDG d’Izmash, Maksim Kuzyuk.

“Les principales améliorations toucheront l’ergonomie du fusil, sa modularité, sa facilité de prise en main ainsi que l’amélioration de la dispersion des tirs” explique Maksim Kuzyuk.

L’homme derrière le fusil

Mikhail Kalashnikov en 2009

Mikhail Kalashnikov en 2009. Crédit photo : Kremlin (cc)

Mikhail Kalashnikov, aujourd’hui nonagénaire, a commencé sa carrière dans la conception d’armes à feu en 1941 alors qu’il était soigné à l’hôpital pour des blessures reçues lors de la bataille de Bryansk. Alors en convalescence, il a entendu plusieurs dizaines de soldats soviétiques se plaindre des armes alors utilisées. Une fois remis, il fut assigné à la section de conception des armes de l’Armée rouge. Il commença à travailler sur un nouveau fusil en 1945, plus ou moins inspiré du Sturmgewehr 44 allemand, et en sortit une version finale en 1947. Le fameux AK-47 était né.

Il attira immédiatement l’attention pour sa fiabilité, sa facilité d’utilisation et sa puissance de feu, devenant l’arme la plus populaire au monde avec un nombre de productions, légales et illégales, atteignant des dizaines de millions.

Un grand nombre de dérivés de la plateforme originale de l’AK-47 furent fabriqués durant les années qui ont suivi. Ceux-ci sont encore utilisés dans plus de 70 pays à travers le monde et non seulement dans les ex-républiques soviétiques, mais aussi dans d’anciens pays ennemis de l’URSS.

Photo en Une : AK-74 Kalashnikov. Crédits : Jonathan Mallard via Flickr (cc)

Insécurité dans le RER E : forces de l’ordre en masse… pour escorter le préfet

Insécurité dans le RER E : forces de l’ordre en masse… pour escorter le préfet

08/11/2011 – 10h00
PONTAULT-COMBAULT (NOVOpress) –
Impressionnante démonstration de force sur la ligne du RER E vendredi soir. Une cinquantaine de policiers, gendarmes et représentants de la sûreté ferroviaire, ont débarqué dans les rames à hauteur de Pontault-Combault (Seine-et-Marne). L’Etat a-t-il enfin décidé de mettre les moyens pour lutter au quotidien contre la délinquance ?

Pour notre confrère Le Parisien, il s’agissait plutôt d’escorter Pierre Monzani, le préfet de Seine-et-Marne, désireux de mieux connaître le vrai visage de l’insécurité qui frappe les Franciliens lors de leurs trajets, « d’où l’important déploiement de force », précise Louis Moulin, le journaliste. De tels effectifs ne seraient pas superflus en temps normal sur le RER E. En avril dernier, une bande multiethnique avait lynché un « jeune homme » à la gare de Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis). Une triste réalité qui touche toutes les lignes où, passées 22 heures, « la précaution est de s’installer dans le wagon de tête, pour être le plus près possible du conducteur en cas d’agression », relate Gaëlle Borgia sur le site internet du Master professionnel « Formation aux pratiques du journalisme européen » à l’université Sorbonne Nouvelle Paris III.

Photo : Crédit photo : Par Jori Avlis via Flickr, licence CC.

L'action des Identitaires “Saint-Martin-la-Mosquée” vue par France 3 Alpes

L’action des Identitaires “Saint-Martin-la-Mosquée” vue par France 3 Alpes [vidéo]

Un politiquement correct très manichéen pour présenter l’action menée par les Identitaires, le 4 novembre 2011, action dénonçant le projet de mosquée à Saint-Martin-le-Vinoux.

La dhimmitude journalistique se traduit aussi bien chez ceux qui voudraient cacher l’événement pour ne pas faire de la publicité aux idées qu’il sous-tend, que chez ces journalistes de France 3 chez qui elle devient une caricature d’information.

Le populisme en pointe chez les jeunes Européens

Le populisme en pointe chez les jeunes Européens

07/11/2011 – 17h30
LONDRES (NOVOpress) –
Selon une étude publiée lundi à Bruxelles par le centre de réflexion britannique Demos, les thèses populistes rencontrent la sympathie d’une partie importante et croissante de la jeunesse européenne. “Dans toute l’Europe, des jeunes gens se sentent abandonnés par les partis traditionnels et leurs représentants et affichent de la sympathie pour les groupes populistes”, y écrit Jamie Bartlett, auteur du rapport publié en anglais sur le site de Demos. Ces groupes “incluent le Bloc Identitaire (France), le British National Party (GB), Die Freiheit (Allemagne), La Ligue du Nord (Italie) et le Parti populaire danois (Dansk Folkeparti) (Danemark)”.

L’étude s’appuie sur les réponses fournies dans les médias sociaux par près de 11.000 sympathisants de 14 groupes populistes de onze pays européens. Elle montre que la montée de l’islamisme constitue une source d’inquiétude grandissante chez les jeunes Européens, qui dénoncent également la mondialisation comme destructrice des “droits des travailleurs“. L’étude conclut que ces jeunes manifestent une profonde défiance envers leur gouvernement, le système judiciaire et les institutions européennes.

Un boulevard semble ainsi pouvoir s’ouvrir en Europe aux partis populistes.

Les identitaires de Jeune Bretagne s'invitent à l'exposition "Nantais venus d'ailleurs"

Les identitaires de Jeune Bretagne s’invitent à l’exposition “Nantais venus d’ailleurs” [audio]

07/11/2011 – 15h00 NANTES
(NOVOpress Breizh) – Surprise hier après-midi pour les visiteurs du Château des ducs de Bretagne où se tenait l’exposition « Nantais venus d’ailleurs ». Très controversée, cette manifestation, qui se terminait hier, a reçu la visite d’un groupe de jeunes identitaires bretons. Une visite qui n’est pas passée inaperçue.

Les identitaires de Jeune Bretagne s'invitent à l'exposition "Nantais venus d'ailleurs"Les visages recouverts de masques blancs, musique « HardBass » à tue-tête, dansant et déambulant tout le long de l’exposition, les militants du mouvement Jeune Bretagne ont distribués aux visiteurs ébahis un tract dénonçant « la politique de substitution ethnique, sociale et culturelle menée par la ville de Nantes et par le département de Loire Atlantique au profit des extra-européens ».

Jeune Bretagne estime en effet que la Ville de Nantes, partenaire de l’exposition, se complaît à « mettre en valeur tout ce qui vient de l’étranger et tout ce qui peut porter atteinte à l’identité bretonne de la ville. Entre une exposition sur la traite des noirs présentant les Nantais comme de méchants esclavagistes, la politique quotidienne de négation de l’identité bretonne de Nantes. Nous n’oublierons pas le drapeau breton que Jean Marc Ayrault avait fait enlever de l’hôtel de ville lors de son investiture. »

« La coupe est pleine » affirme Jeune Bretagne, qui dénonce le confusionnisme opéré par la municipalité Ayrault avec cette l’exposition “qui veut raconter l’histoire des « nantais venus d’ailleurs », c’est à dire des africains, des asiatiques, des nomades et … des bigoudens” qui conclut :”vous ne rêvez pas, les bretons sont des étrangers en leur propre château.”

NOVOpress a interrogé le responsable de cette action :
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Crise économique : quand les Américains n'assument pas leurs responsabilités

Crise économique : quand les Américains n’assument pas leurs responsabilités

[box class=”info”] Faire fonctionner l’Europe des 27 (Union européenne) ou celle des 17 (Eurogroupe, c’est-à-dire les pays membres de la zone euro) n’est pas chose aisée. Les sommets se suivent et montrent les limites d’une organisation dépourvue de colonne vertébrale. En effet l’Europe souffre de n’être pas d’abord politique ; c’est ce qu’avait compris le général de Gaulle en signant avec le chancelier Adenauer le traité d’ « amitié et de coopération franco-allemand » – plus communément appelé « Traité de l’Elysée » – le 22 janvier 1963. Ce texte prévoyait trois grands domaines d’action : la politique étrangère, la défense et les mesures concernant la culture, l’éducation et la jeunesse (avec la création d’un Office franco-allemand de la jeunesse). [/box]

De Gaulle et Adenauer : une volonté politique commune

Malheureusement Jean Monnet – l’homme des Américains – parvint à torpiller cette avancée politique en manœuvrant, lors de la ratification, pour que ses amis du Bundestag vident le préambule du traité de sa substance et en fassent une profession de foi atlantiste. Le rêve de l’Europe politique, tel que le voyait Charles de Gaulle, s’évanouissait donc. Le chancelier Adenauer démissionnait le 15 octobre 1963 et était remplacé par un ami des Etats-Unis, Ludwig Erhard.

L’Union européenne, entre replâtrages et expédients

En l’absence de cette colonne vertébrale politique, ça tire à hue et à dia. Difficile qu’il en soit autrement tellement les intérêts économiques et financiers apparaissent divergents. Quels points communs présente l’économie allemande – essentiellement industrielle et fortement exportatrice – avec celle de la Grèce– fort peu industrielle et axée principalement sur le tourisme ? Aucun. On fonctionne donc au jour le jour, les replâtrages succédant aux expédients.

Il est vrai que la partie ne semble pas facilitée par l’existence de trois catégories de pays qui ne jouent pas dans la même cour. Les « grands » (Allemagne, Royaume-Uni et France) qui affichent encore quelques prétentions – économiques et militaires – à exister dans le concert des nations et à jouer un rôle mondial. Ce qui n’est plus tout à fait le cas des « moyens » (Italie, Espagne, Pologne) qui se contentent de jouer les forces d’appoint au sein de l’Union. Quant aux « petits » (Portugal, Danemark, Belgique, Pays-Bas…) il y a bien longtemps qu’ils sont sortis de l’histoire, leur participation à la construction européenne s’expliquant uniquement par des considérations purement mercantiles. On sert de tête de pont aux entreprises américaines soucieuses de pénétrer le marché européen dans le cas de l’Irlande qui offre aux « envahisseurs » un impôt sur les sociétés particulièrement compétitif : 12,5%, alors que les taux allemands, français et britanniques dépassent en moyenne les 30%.

La production agricole danoise (élevage intensif de porcs) utilise le marché allemand comme débouché principal. En Flandre, Anvers offre un énorme quai de déchargement aux marchandises chinoises qui vont, ensuite, inonder l’Europe. Bref ces « petits » ne voient dans l’Union européenne qu’un simple marché qu’ils utilisent au mieux de leurs intérêts économiques. Ayant renoncé à toute ambition géopolitique, l’idée d’investir dans des dépenses de souveraineté (défense, affaires étrangères) leur est devenue complètement étrangère. Dans ce domaine – et dans d’autres – ils s’en remettent au bon vouloir de Washington et de l’OTAN.

Jean Monnet, l'homme des Américains

Pour toutes ces raisons, il est impossible à cette mosaïque biscornue de tenir la dragée haute aux Etats-Unis ; la soumission constitue la règle et le renoncement la philosophie. Pourtant les chiffres de la zone euro sont « bien meilleurs » que ceux de l’Etat fédéral américain ; c’est ce qu’aimaient à rappeler Christine Lagarde, quand elle était ministre, et Jean-Claude Trichet, ardent défenseur de l’euro, il y a quelques mois. Pour le déficit public en pourcentage de budget, on note 4,4% pour la première et 10,8% pour le second. Pour la dette publique en pourcentage du PIB, en 2010, la première affiche 85.1%, le second 92.9%. Rien n’autorise donc les Etats-Unis à nous donner des leçons.

C’est pourtant ce qu’ils ont entrepris de faire le 16 septembre dernier à Wroclaw (Pologne) à l’occasion d’une rencontre des dix-sept membres de l’Eurogroupe (pays de la zone euro). S’étant invité à cette réunion, Timothy Geithner, secrétaire américain au Trésor, a indiqué que la « division » des Européens fait peser « un risque catastrophique » à l’économie mondiale.

Une Europe qui posséderait une certaine consistance politique aurait rappelé à Monsieur Geithner quelques vérités

Mercredi 3 août 2011

La dette publique américaine dépasse le seuil des 100% du PIB et atteint 14.580,7 milliards de dollars, après que le gouvernement Obama a emprunté 238 milliards sur une seule journée. Ce jour-là, la dette a dépassé le PIB de 2010 (14.526,5 milliards de dollars).

Vendredi 5 août 2011

Sans-abri à Los Angeles (USA)

L’agence de notation Standard & Poor’s retire aux Etats-Unis le prestigieux triple A qu’elle accordait à la dette fédérale ; l’Etat fédéral jouera désormais en « seconde division » avec la note inférieure AA+. Standard & Poor’s accompagne sa décision du maintien d’une « perspective négative » : elle n’exclut pas une dégradation supplémentaire dans les dix-huit prochains mois. Les raisons apparaissent indiscutables : « le plan de rééquilibrage du budget sur lequel le Congrès et l’administration se sont récemment mis d’accord, mardi 2 août, est insuffisant par rapport à ce qui serait nécessaire pour stabiliser la dynamique à moyen terme de la dette publique ». Notons au passage, qu’à fin 2010, l’exposition des banques européennes à la dette publique américaine s’élevait à 752 milliards de dollars (dont 25 pour BNP Paribas), d’aprèsla BRI(Banque des règlements internationaux).

Jamais autant de pauvres recensés aux USA

On pourrait également remettre les Américains à leur place dans d’autres secteurs où ils ne brillent pas particulièrement. C’est le cas pour le déficit commercial qui affiche 497,82 milliards de dollars en 2010 contre 374,9 en 2009.

« Depuis la crise financière de 2008 qui a détruit plus de huit millions d’emplois, quatorze millions de personnes sont sans travail aux Etats-Unis, dont six millions sont des chômeurs de longue durée (…) Le taux de chômage était de 9,1% au mois d’août. Mais si on prend en compte toute la population, y compris celle qui a renoncé à chercher un emploi, le taux de chômage s’établit en fait à 16,2%, selon le Labor Department. » (Les Echos, 19/09/11).

Nicolas Sarkozy : une habitude de soumission face aux USA

Comme cela fait plus de trois ans que ce chômage de masse perdure, il a un impact désastreux sur la pauvreté. « Le Census Bureau a dénombré ainsi 46,2 millions de pauvres en 2010, 2,6 millions de plus qu’en 2009. Un record depuis cinquante ans que cette statistique existe. Malgré la loi sur l’assurance santé adoptée fin 2009, le pourcentage des Américains non couverts s’est accru passant de 16,1% en 2009 à 16,3% en 2010. » (Alternatives économiques, octobre 2011).

Enfin, conséquence des fameux subprimes (prêts hypothécaires à risque) qui ont déclenché la crise de 2008, « près de onze millions de procédure de saisie ont été lancées par les organismes prêteurs depuis le début 2008. Plus de vingt millions de personnes sont concernées, dont 2,8 millions à ce jour ont perdu leur logis » (le Monde, 12 octobre 2010). Déjà 7,6 millions de familles ont été dessaisies de leurs logements, faute de pouvoir honorer leurs échéances bancaires, et 7,4 millions supplémentaires devraient être délogés d’ici à 2016, selon le consultant Housing Predictor. Un désastre qui incombe assurément aux établissements financiers qui ont fait miroiter à leurs clients des crédits hypothécaires devenus insupportables quand les taux d’intérêts se sont mis à grimper. Au troisième trimestre 2011, 610 000 propriétés ont encore été saisies par les banques auprès d’emprunteurs incapables d’honorer leurs échéances depuis des mois.

Les mauvaises habitudes ont la vie dure

Cette situation pour le moins peu brillante n’a pas empêché le président des Etats-Unis, lors d’une conférence de presse donnée à l’issue du sommet du G20 qui vient de se tenir à Cannes, de donner une nouvelle fois son avis sur la crise que traverse l’Union européenne : « En ce qui concerne l’Europe, nous sommes venus à Cannes pour discuter avec nos amis européens de la façon dont ils pouvaient partir du plan sur lequel ils se sont mis d’accord la semaine dernière pour résoudre cette crise, a-t-il déclaré avant de condescendre à donner un satisfecit : « Après avoir écouté nos partenaires européens ces deux derniers jours, je suis certain que l’Europe est à la hauteur de ces difficulté ».

Les dirigeants européens, au premier rang desquels Nicolas Sarkozy, se sont par contre bien gardés de demander à M. Obama quelles mesures il entend prendre pour tenter de résoudre la crise dans son propre pays. Les mauvaises habitudes – notamment de soumission face aux USA – ont décidément la vie dure.

Crédit photos : Ludwig Wegmann, licence CC ; Chris Sansenbach Flickr ; Pete Souza licence CC.

L'UMP se ridiculise cette fois-ci avec Nora Berra [vidéo]

L’UMP se ridiculise cette fois-ci avec Nora Berra [vidéo]

07/11/2011 – 11h15
LYON (NOVOpress) – A son corps défendant, Nora Berra, secrétaire d’Etat à la Santé, fait le “bonheur” des internautes avec une vidéo particulièrement ridicule, où elle clame son soutien aux Jeunes Pops du Rhône. La preuve en images.

Un étudiant sauvagement agressé par deux jeunes « Nantais venus d’ailleurs »

Un étudiant sauvagement agressé par deux jeunes « Nantais venus d’ailleurs »

07/11/2011 – 10h00
NANTES (NOVOpress Breizh) – Un massacre. Ce jeune homme n’est pas prêt d’oublier la sauvage agression dont il a été victime en septembre dernier alors qu’il rentrait d’une soirée étudiante.

Dans la nuit du 22 au 23 septembre dernier, vers 5 heures du matin, le jeune étudiant, âgé de 19 ans, rentrait chez lui après avoir fait la fête dans un tonus (soirée étudiante nantaise) en compagnie d’un ami. Place Graslin, au cœur de Nantes, ils rencontrent deux « jeunes » avec lesquels ils font connaissance. « On sortait de boite. On avait bu. Ils nous ont parlé. Dans un climat de joie. J’ai demandé si je pouvais boire. J’ai bu » relate-t-il, encore traumatisé, devant le tribunal correctionnel où l’affaire était évoquée vendredi.

En fait de boisson, il prendra un violent coup de bouteille sur le crâne, avant d’être frappé à plusieurs reprises avec un couteau et un tesson de bouteille. La scène se poursuivra jusqu’à la place du Commerce, où la victime en sang sera sauvée par l’intervention des policiers de la BAC.

A l’audience du tribunal correctionnel, l’un des prévenus reconnaitra du bout des lèvres avoir porté un coup de tesson, son complice se bornant à dire qu’il n’a rien fait. Pas de chance, un policier a clairement entendu l’un des deux « jeunes » dire, lors de la garde à vue, « on l’a bien saigné ».

L’un des agresseurs vient de Tunisie, l’autre se prétend Libyen. « Sans papiers » – autrement dit clandestin – arrivé en France via l’Italie. Le Libyen affirme avoir perdu toute sa famille dans un bombardement de la ville de Misrata, alors qu’il était en Italie, en route pour la France. L’autre a quitté la Tunisie après la « Révolution du jasmin ». Un fait divers à mettre sur le compte des dommages collatéraux du « Printemps arabe » !

Après délibéré, le tribunal les a condamnés à deux ans de prison, dont un avec sursis. Une provision de 3.500 euros de dommages et intérêts est accordée à la victime. Les deux « Nantais venus d’ailleurs » sont maintenus en détention.

Photo en Une : place Graslin à Nantes. Crédits : Kamel15 via Wikipedia Commons (cc)

Russie: les nationalistes défilent dans plus de 60 villes

Russie : les nationalistes défilent dans plus de 60 villes

07/11/11 – 08h00
MOSCOU (NOVOpress)
– C’est une démonstration de force réussie pour les mouvements nationalistes anti-Poutine et « anti-caucasiens ».

Ils étaient en effet plus de 15000 à Moscou pour participer à la « Marche russe », ainsi que plusieurs centaines ou milliers dans plus de 60 autres villes, démontrant l’existence d’une réelle « opposition de droite » à Vladimir Poutine et son parti « Russie unie ».

Les manifestants exigeaient de « rendre la Russie aux Russes » et réclamaient des élections « libres et démocratiques ».

Dénonçant la corruption supposée du parti au pouvoir et fustigeant les sommes englouties pour ces « républiques du Caucase jadis séparatistes et désormais rongées par l’islamisme », la foule, essentiellement jeune et masculine, a défié de ses slogans anti-gouvernementaux un impressionnant dispositif policier déployé pour l’occasion.

Crédit photo : koraxdc via Flickr (cc)

Italie : Assurance auto plus chère pour les immigrés à risque, les antiracistes portent plainte

Italie : Assurance auto plus chère pour les immigrés à risque, les antiracistes portent plainte

06/11/2011 – 20h00
ROME (NOVOpress) —
Toujours à l’affût de cas de discrimination à l’encontre des immigrés, les associations « antiracistes » italiennes viennent de découvrir une nouvelle cible : les compagnies d’assurance. Deux d’entre elles, Zurich Italia et Quixa, continuent en effet à pratiquer des majorations quand l’automobiliste n’est pas italien.

À la Zurich, le tarif pour un Italien est de 465 euros, mais de 632 euros pour un Équatorien ou un Chinois, et de 665 euros pour les Roumains, les Sénégalais, les Albanais ou les Camerounais. « Il en va de même à Quixa, qui semble surtout craindre les Camerounais » : elle leur demande 625 euros contre 414 euros pour les Italiens.

La compagnie Genialloyd, citée en justice pour discrimination pour avoir imposé un tarif plus cher à un immigré Tunisien, avait d’abord tenté de « se défendre des accusations de racisme », en faisant valoir qu’il s’agissait, « non de discrimination, mais d’une différenciation nécessaire » fondée sur les statistiques des accidents. En mars dernier, cependant, elle a capitulé, conclu un accord de dédommagement à l’amiable avec le Tunisien, et retiré le critère de nationalité de ses tarifs. En mai, devant la pression des associations antiracistes, une autre compagnie, HDI, cédait à son tour : “Nous renoncerons à appliquer le critère de citoyenneté à partir du premier juillet, avec l’entrée en vigueur du prochain tarif. Cet abandon impliquera de redistribuer sur tous les assurés les effets de la plus grande sinistrosité (qui est prouvée) de certaines nationalités – pas toutes – autres qu’italiennes”. Le site ultra-immigrationniste « Stranieri in Italia » avait alors commenté : « Une bonne nouvelle pour tous les étrangers. Un peu moins pour les Italiens, sur lesquels la compagnie, qui ne veut pas renoncer à ses profits, étalera la majoration ».

Zurich Italia et Quixa restent donc les seules compagnies à utiliser le critère de nationalité. Toutes deux affirment se fonder sur les données statistiques, selon lesquelles la nationalité est un des « facteurs de sinistrabilité », tout comme l’âge, la profession, le type de voiture ou la région de résidence : « à cet élément, de fait, correspondent une typologie de comportement de conduite et, en conséquence, une typologie des risques ».

Cet argument de fait est balayé par la puissante Association des études juridiques sur l’immigration (Asgi) – qui s’est notamment signalée en dénonçant à Bruxelles le « bonus famille » de la région Vénétie . Avec l’association « Avvocati per Niente » (Avocats pour rien), elle a porté plainte pour discrimination devant le tribunal de Milan. Selon elle, les deux compagnies violent l’article 43 du Code de l’immigration (Testo Unico delle disposizioni concernenti la disciplina dell’immigrazione e norme sulla condizione dello straniero, de 1998) qui interdit d’imposer « des conditions plus désavantageuses à un étranger seulement à cause de sa condition d’étranger ».

Comme l’explique l’avocat de l’Asgi, Alberto Guariso, qui avait déjà défendu la plainte contre Genialloyd, « si l’on découvre que les chauves provoquent plus d’accidents, il est possible de faire payer les chauves plus cher parce que ce n’est pas un critère interdit. Mais si l’on découvre que les étrangers provoquent plus d’accidents, il n’est pas possible de leur faire payer plus cher, parce que la nationalité est précisément un critère que la loi interdit d’utiliser ».

Et s’il fallait plutôt changer la loi ?

La mort du chef guérillero des FARC

[Kiosque étranger] La mort du chef guérillero des FARC

06/11/2011 – 17h50
BOGOTÁ (NOVOpress) —
Lorsque le président colombien Alvaro Uribe a cédé la place à son ministre de la Défense Juan Manuel Santos (photo en Une) en août 2010, les habituels porte-voix de la gauche la plus militante se sont félicités du départ du pouvoir d’un homme associé à une politique d’affrontement total avec le mouvement terroriste d’extrême-gauche.

Dans un premier temps, le nouveau président Santos a semblé conforter les espoirs de la gauche en parlant d’une solution politique possible. A ces ouvertures, les guérilleros ont répondu en accroissant le nombre de leurs opérations terroristes.

La mort du chef guérillero des FARCDans une intervention spectaculaire désignée «Opération odyssée», l’armée colombienne, aidée par les services de renseignements de la police, a attaqué le réduit où se cachait León Sáenz Vargas, plus connu sous son nom de guerre d’Alfonso Cano (photo ci-contre), le chef actuel des FARC.

Selon le journaliste Karen Seelmann dans les colonnes du quotidien colombien La Tercera, l’opération militaire, qui s’est déroulée entre les villes de Jambalo et Toribio, a été précédée d’un intense bombardement aérien et a été suivie d’une intervention de troupes au sol qui ont abattu de trois balles le chef terroriste.

En félicitant les forces de l’ordre ayant remporté ce brillant succès, le président Santos a appelé les Colombiens à la prudence. La fin des FARC n’est pas encore acquise tant qu’il restera des hommes en armes dans les forêts les plus impénétrables du pays.

Le chef de l’Etat a conclu son intervention en appelant les survivants des FARC a renoncer aux armes et à s’inspirer de l’exemple de l’ETA en Espagne qui a finalement annoncé son abandon de la lutte armée.

Crédits photo : World Economic Forum, licence CC. Et US Department of State, domaine public

Quand Le Dauphiné cherche à "cacher" de l'information à ses lecteurs : “Saint-Martin-la-Mosquée”

Quand Le Dauphiné cherche à “cacher” de l’information à ses lecteurs : “Saint-Martin-la-Mosquée” [audio]

06/11/2011 – 13h30
GRENOBLE (NOVOpress) — Nous avons reçu cet enregistrement audio effectué par un internaute, qui nous l’a adressé ensuite. Il s’agit d’une conversation qu’il a eue avant-hier matin avec un journaliste du Dauphiné au sujet du changement des noms de rues dans la petite ville de Saint-Martin-le-Vinoux. Dans la nuit des plaques factices avaient été apposées : Avenue des Islamistes, Rue de la Charia, Rue Allah Akbar, etc. Le nom de la ville devenant Saint-Martin-la-Mosquée.

Ce journaliste a manifestement une vision bien particulière de son métier puisqu’il annonce clairement à la fin de la conversation qu’ils chercheront à ne pas trop ébruiter l’information afin de ne pas faire de la “publicité” pour cette action. A remarquer, qu’instinctivement sans doute, il baisse la voix pour dire ça. D’autant plus étonnant quand on sait que des évènements d’importance moindre sont annoncés, traités, analysés dans ce quotidien.

Au final, si cette action apparaît, le lendemain de cet enregistrement, en Une de l’édition du 5 novembre, le lecteur a ensuite le choix entre un petit encadré consacré à l’action des Identitaires et un gros dossier pour expliquer que les musulmans manquent de lieux de culte… Le citoyen attentif ne sera assurément pas dupe.

A vous donc de juger :

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Les chevaliers teutoniques, sur Arte [vidéo]

Les chevaliers teutoniques, sur Arte [vidéo]

Voyage à la découverte de l’ordre Teutonique, qui construisit ses bastions depuis le Liban jusqu’à la mer Baltique.

C’est en 1190, en Terre sainte, que fut créé l’ordre Teutonique, confrérie hospitalière de marchands et d’artisans allemands destinée à soutenir les chrétiens au cours de la troisième croisade, partie reconquérir Jérusalem à la demande du pape Innocent III. C’est la première fois qu’une frange de la société autre que la noblesse accède à la chevalerie. Très vite, cependant, l’ordre quitte la Terre sainte et se consacre à la christianisation de l’Europe balte, plus précisément de la Prusse. Il deviendra bientôt une puissance respectée de ses voisins. Filmé avec des moyens dignes d’un film de fiction, ce docudrame historique allie reconstitutions et évocation documentaire pour retracer les grands moments de l’histoire des chevaliers Teutoniques au cours du Moyen-âge. Au centre du récit, la bataille de Tannenberg, en 1410, qui marque l’apogée de l’ordre et le début de son déclin.

(France, Pologne, 2011, 53mn) ARTE / TVP

De l'immigration à l'invasion ? Par Jean-Yves Le Gallou

De l’immigration à l’invasion ? Par Jean-Yves Le Gallou [vidéo]

Article reproduit avec l’aimable autorisation de la Fondation Polémia.

[box class=”info”] L’agence2presse a mis en ligne une vidéo sur le thème « De l’immigration à l’invasion ? » Cette conférence a été prononcée par Jean-Yves Le Gallou (photo), en juillet 2010, à l’Université d’été de Renaissance catholique consacrée à l’Identité nationale. Il s’agit là d’un point précis, complet et sans concession sur la question de l’immigration. Polémia en présente ici un court résumé ainsi que la vidéo. Polémia[/box]

Dès 1991, Valéry Giscard d’Estaing avait évoqué, dans le Figaro Magazine, le risque que l’immigration ne se transforme en « invasion ». Selon la définition des dictionnaires, toutes les invasions ne sont pas guerrières. On peut aussi parler d’invasion lors d’arrivées de personnes en grand nombre (« invasions de touristes », par exemple). L’action d’envahir correspond aussi au fait de « se répandre dangereusement ».

Une immigration « subie » et non « choisie »

Deux remarques ici s’imposent :

  • l’une, historique, rappellera que ce que les Français nomment les « grandes invasions » du Haut Moyen Age n’étaient que des migrations infiniment lentes, définies comme « une promenade des peuples » (Völkerwanderung en allemand) ;
  • l’autre, politique, fera observer que l’immigration qualifiée de « choisie » dans le langage gouvernemental ne représente que 10% du total (20.000 migrants sur 200.000, clandestins non compris).

L’immigration est donc d’abord le résultat d’un très grand nombre de décisions individuelles étrangères : immigration nuptiale (à hauteur de 50.000 cas par an), immigration d’étudiants, regroupement familial, immigration « humanitaire ».

Les étrangers clandestins sont aussi en nombre croissant puisque l’Aide médicale d’État dont ils bénéficient concernait 74.000 cas en 2000 mais 204.000 en 2009, soit trois fois plus.

Et ce, sans parler de l’outre-mer où Mayotte et la Guyane sont littéralement submergées : Saint-Laurent-du-Maroni et Mamoudzou étant les premières maternités de France par le nombre de naissances.

Des mouvements migratoires ni toujours pacifiques, ni toujours amicaux

Or, force est de reconnaître que ces mouvements migratoires ne sont ni toujours parfaitement pacifiques, ni toujours parfaitement amicaux.

L’islam notamment impose ses mœurs : vestimentaires (voile), architecturales (mosquées, coupoles et minarets) et ses interdits alimentaires (halal). Aux siens d’abord, ce qui est une vision communautariste des choses, mais aussi aux autres, ce qui est un processus de colonisation agressive.

Dans les quartiers à forte immigration on constate aussi fréquemment des comportements de prédation. Dans les prisons françaises, plus de la moitié des détenus sont musulmans. Heureusement, depuis la spectaculaire sortie d’Éric Zemmour, il n’est plus médiatiquement possible de nier le lien entre délinquance et immigration.

Ainsi les conclusions sont évidentes : l’immigration est un phénomène massif (nos amis suisses parlent à juste titre « d’immigration de masse ») ; c’est un phénomène subi plus que souhaité par le pays d’accueil ; c’est un phénomène qui présente des aspects de prédation. Il n’est donc pas linguistiquement illégitime de parler d’invasion.

Différentiel de pressions : démographique, sociale, morale

Cette immigration/invasion s’explique par la mise en œuvre de différentiels de pression :

  • différentiel de pression démographique entre le sud et le nord de la Méditerranée ;
  • différentiel de pression sociale : la France qui a des frontières ouvertes et un Etat-providence très généreux apparaissant comme un eldorado ;
  • différentiel de pression morale entre des minorités conquérantes et une majorité culpabilisée (selon le triptyque esclavage, colonisation, « shoah »).

Acteurs et complices de l’immigration/invasion

Cette invasion a des acteurs :

  • les gouvernements étrangers, qui exportent des chômeurs et récupèrent des devises ;
  • le patronat, qui utilise l’immigration pour faire baisser les salaires ;
  • les riches (et les moins riches), qui font appel à une main-d’œuvre domestique bon marché ;
  • les associations et les avocats immigrationnistes qui vivent de subventions publiques.

Cette invasion a aussi des complices : les hommes politiques et les chefs syndicalistes qui savent mais se taisent.

Le basculement idéologique : sortir du carré carcéral de l’idéologie dominante

Les remèdes ne sont ni technologiques, ni administratifs, ni même politiciens. La mise en œuvre d’une vraie solution suppose un basculement idéologique : sortir du carré carcéral de l’idéologie dominante.

  • Rompre avec l’individualisme marchand et retrouver le sens de la souveraineté nationale ;
  • Rejeter l’actuelle rupture avec les traditions et revenir aux racines de la civilisation européenne et chrétienne d’expression française ;
  • Jeter aux orties l’antiracisme « communisme du XXIe siècle » et retrouver le discernement, le libre choix et le droit à la préférence nationale ;
  • Abandonner le mondialisme au profit du patriotisme économique, de l’identité nationale et de la frontière.

Ceci devrait s’accompagner de l’application du principe de précaution : ne pas accepter d’immigration nouvelle en provenance de pays dont beaucoup de ressortissants présents en France ne sont pas pleinement assimilés.

Les conditions d’un basculement sont en train d’être réunies :

  • La France connaît une « fin de partie » budgétaire : il n’est plus possible de financer l’immigration en créant de la dette ;
  • La France connaît une « fin de partie » médiatique : les médias de l’oligarchie ne sont plus crédibles et les médias alternatifs éclairent de mieux en mieux l’opinion.

Jean-Yves Le Gallou
3/11/2011

Voir aussi :

La submersion migratoire : problématique nationale, problématique européenne ?
Colonisation de peuplement arabo-musulmane : la preuve par les mariages
L’hallalisation : signe d’une islamisation de plus en plus visible et totalitaire
L’économie de l’immigration

Et aussi : www.renaissancecatholique.org

[box class=”info”]Source : Polémia[/box]

“Serge de Beketch, le gentilhomme polémiste” sur Méridien Zéro ce soir 6 novembre

“Serge de Beketch, le gentilhomme polémiste” sur Méridien Zéro ce soir 6 novembre

Avec comme invités Emmanuel Ratier et le Marquis d’Olmetta, ce soir 6 novembre, de 23h00 à 0h30, l’émission de la webradio Méridien Zéro aura pour sujet Serge de Beketch, le gentilhomme polémiste. L’émission évoquera ce que fut Serge de Becketch (http://sdebeketch.com/).

[box class=”warning”]Méridien Zéro diffusera en direct de 23h à 0h30 via les sites Méridien Zéro, Radio Bandiera Nera et Europa Radio.[/box]

Les deux Grèce. Par Philippe Milliau

[Tribune libre] Les deux Grèce. Par Philippe Milliau

La première, dont ne parle pas ou plus assez, la Grèce antique, berceau des humanités, de la philosophie, des sciences, des rythmes culturels et religieux européens avec les récits d’Homère ; la mère, la bonne mère de notre magnifique et parfois contradictoire civilisation.
Quoi de plus beau qu’une prière sur l’Acropole, au centre de cet ensemble architectural et sacré inégalé, face au soleil invaincu ? Oui, il faudra de nouveau apprendre aux lycéens de chez nous le rôle fondateur de cette Grèce là pour ce qu’ils sont,ce que leurs pères étaient, et ce que leurs fils seront.

Et puis la seconde dont on parle trop, beaucoup trop au moment présent. Issue des périodes tragiques du second conflit mondial,prolongé par une guerre civile atroce (près d’un grec sur dix y périt), puis du régime dit« des colonels », son entrée dans la communauté européenne fut une récompense, un paquet cadeau ; était elle prête à recevoir le cadeau ?

Bien sûr que non ; instrumentalisée par les Anglo Saxons depuis 1941, c’est comme par un extraordinaire hasard sans doute que ses comptes macro économiques furent maquillés avec la complicité de la trop célèbre banque Goldman Sachs ; c’est cette consciente tricherie qui lui permit d’intégrer la monnaie unique.
Ce furent aussi plus de 100 milliards de fonds communautaires dilapidés en quelques années, une classe politique en dessous de tout, une évasion hors du pays de toutes les vraies fortunes, une administration fiscale incapable de percevoir l’impôt sur les particuliers comme sur les entreprises. Une montée en flèche des déficits publics, de la dette publique alors même que l’Euro apportait au pays d’incroyables facilités (trop sans doute).

L’on sait la suite : ce pays tiers mondisé renoue avec l’anarchie politique et sociale.

Parlons vrai

Qui gagne dans l’affaire en cours ? Les U S A qui, focalisant l’attention sur la Grèce font oublier leurs collectivités locales en banqueroute les unes à la suite des autres, ainsi que leur situation globale, bien plus périlleuse encore que celle de l’Europe. Les grandes fortunes qui ont quitté un pays « dangereux » pour elles pour s’abriter dans des paradis fiscaux qu’il faudra bien reconquérir. Les spéculateurs qui en profitent pour prêter à des taux pharaoniques (un comble pour des grecs !) tout en se couvrant par des assurances ad hoc. Politiquement la Grèce parait donner raison aux tenants du souverainisme étriqué, celui de l’impossible recours aux états nations alors que nous sommes à l’ère des nations continents.

Qui va perdre ? Le peuple grec, c’est certain, quelle que soit l’issue ; l’Europe entière qui va devoir payer, contribuables en tête.

Quel est le risque majeur ? La spirale de la fin de l’Euro, de l’éclatement de l’Europe, un nouveau champ de ruines économiques, morales, politiques, sociales et pourquoi pas un jour militaire sur notre terre d’Europe.

Deux choix sont cohérents, mais chacun comporte des conditions amères :

Choix No 1 : nous, européens divorçons avec la Grèce. Retour à la drachme, fin aussi de la présence dans l’Union. Une certitude de perte de la quasi-totalité de nos créances, mais la fin du fardeau. Pour les Grecs, une faillite complète, un redémarrage à quasi zéro, avec la « chance » du tourisme : la Thaïlande au mieux, Cuba au pire…. Et une misère considérable pendant des décennies. Et qu’on ne vienne pas nous parler d’Argentine et de son redressement comme modèle : c’est confondre la crise de la dette et celle de la monnaie. L’Argentine avait un problème : sa dollarisation, pas sa dette, pas sa croissance.

Choix No 2 : plan de sauvetage sur plan de sauvetage. Peut être une chance ; deux conditions nécessaires, la mise sous tutelle du pays avec une européanisation des systèmes fiscaux et sociaux, mais aussi une taxation de la spéculation, un rapatriement des capitaux. Le peuple grec paiera dans la douleur ; on ne peut pas lui demander d’accepter que les gros capitaux ne participent pas au redressement. Sinon, on va vers la guerre civile, et une nouvelle situation sans issue.

Souveraineté

On le sent bien dans tous les cas, c’est un problème de souveraineté. Ou retour à des souverainetés de petites nations, vulnérables, et qui n’auront que les faux attributs d’une autonomie que les démagogues leur font miroiter. Et en tout cas aucune puissance.
Ou une vraie souveraineté Européenne, capable de protéger, de taxer les mouvements de capitaux et d’en bloquer la fuite ; capable aussi de s’approprier les deux instruments clef du pouvoir moderne : la monnaie et le réseau de satellites.

Ne disposant plus des souverainetés nationales et pas encore de la souveraineté Européenne, nous voyons, impuissants, le chaos se développer sous nos yeux.

Un mot sur l’affaire du référendum ; aussitôt proposé, aussitôt retiré : certains populistes ont cru bon crier « ils craignent le verdict du peuple ». C’est une erreur de perspective, me semble-t-il ; Papandréou a tenté un coup de bluff à fort relents démagogiques. Pour faire simple : il crie au secours, demande aux autres de payer bien vite, et lui voulait se couvrir par un référendum un peu plus tard, ce qui lui aurait permis de ne pas engager ni assumer politiquement les nécessaires efforts collectifs des grecs ! Les dirigeants actuels de l’Europe ont réagi, fixant une condition : voir la question posée et donner leur accord. Y a-t-il un seul peuple au monde qui voterait pour plus de travail, de charges, d’impôts et moins de prestations ? Autant solliciter un vote sur la suppression des catastrophes climatiques et des maladies en tous genres ! La réponse des instances européennes apparait donc plutôt légitime. On notera que cette réponse vaut reconnaissance des limites que le savoir faire manipulateur assigne à une supposée souveraineté populaire en fait bien conditionnée par la propagande et la publicité… Répétons le : dans tous les cas, le peuple grec paiera. Ce qui est honteux, scandaleux, c’est que ceux qui ont le plus profité, le plus spéculé, eux se soient mis à l’abri dans des paradis fiscaux qu’il faudra bien arraisonner un jour !

Et pour conclure, observons ce consensus extraordinaire sur « l’effet domino ». Si la Grèce quitte l’Euro alors ce sera un autre pays européen en péril puis un autre : c’est la fin ! Qu’est ce que cet effet domino, si ce n’est la contagion ? Qui est victime de la contagion ? Le faible ! Exactement la tactique des USA qui adore l’échelonnement des difficultés dans « la vieille Europe » tout en redoutant que tout s’effondre simultanément, les entraînant ainsi dans la chute. Des européens faibles, coupées en tranches et pour partie dollarisés, pour partie anéantis ! La dette est là, dans tous les pays, ou presque ; ce qui change, c’est le regard qui est porté sur la situation. Qui porte le regard ? Les grands médias financiers ; qui les dirige ? Pas la Grèce, ni la Russie, ni même l’Allemagne ou la France, assurément !

Dotés d’un puissant état fédéral Européen, nous serions libres, libres de porter le regard… sur la situation de quasi-faillite Californienne par exemple.

Philippe Milliau pour Novopress France

Philippe Milliau est diplômé de l’école des Hautes Études Commerciales. Il a dirigé plusieurs entreprises à taille humaine; il a également présidé la commission “développement économique” à la région Ile de France. Très engagé depuis longtemps dans des actions de réflexion et d’influence, il est aujourd’hui l’un des dirigeants du courant identitaire.

Photo en Une : Le Parthénon et Manifestation place Syntagma à Athènes le 19 octobre 2011. Crédits : Steve Swayne, licence CC. Et Chris Monaghan, licence CC.