Cisjordanie : des extrémistes israéliennes arrêtées

Cisjordanie : des extrémistes israéliennes arrêtées

05/11/11 – 10h00
TEL AVIV (NOVOpress)
– La police israélienne a annoncé avoir procédé à l’arrestation de sept jeunes israéliennes, dont six mineures, impliquées dans la destruction de plusieurs centaines d’oliviers palestiniens en Cisjordanie. La culture des oliviers (photo ci-dessus) est l’une des principales sources vivrières des Palestiniens.

Ces jeunes extrémistes sont également soupçonnées d’avoir participé à des manifestations violentes contre le démantèlement de colonies illégales en Cisjordanie. Au cours ce ces manifestations, outre des menaces et des invectives envers les autorités, des véhicules de l’armée israélienne avaient été dégradés.

Les accusées vont être présentées au tribunal de Petah Tiqva, dans la région de Tel Aviv, et devraient voir leur détention prolongée comme l’a demandé la police les jugeant « dangereuses ».

[box class=”info”]Crédit photo : JP Sangria/Flickr sous licence Creative Common[/box]

"Solidarité des Français" lance un appel aux dons

“Solidarité des Français” lance un appel aux dons

05/12/2011 – 09h00
PARIS (NOVOpress) — L’association d’aide aux SDF “Solidarité des Français”, créée en 2003, lance un appel aux dons alors que l’hiver approche et que la crise financière précipite dans la précarité de nombreux Français.

Dans un communiqué en date de ce jour, doublé d’une vidéo destinée à faire connaître son action (ci-dessous), sa porte-parole Odile Bonnivard s’alarme du nombre croissant de démunis, et donc de besoins, alors que les dons se font plus rares, contexte économique oblige : « François Fillon annonce des mesures « justes et nécessaires » pour réduire le déficit public, mais l’impact de l’austérité ne frappe pas tout le monde de la même manière. » « Dès qu’on aborde le problème du logement d’urgence, le problème de l’immigration se pose de manière cruciale » explique Odile Bonnivard, « les structures qui travaillent avec les personnes sans domicile déplorent l’afflux de nouveaux profils de demandeurs, notamment des familles immigrées avec enfants (nombreux). Ces familles saturent les centres d’accueil d’urgence et nos SDF parisiens finissent par s’endormir dans les cabines téléphoniques, épuisés d’avoir tenté depuis le matin d’obtenir une place en appelant le 115 (SAMU social) ».

Pour la neuvième année consécutive, la soupe populaire de “Solidarité des Français” continue ses distributions de repas et de vêtements depuis fin septembre sur l’esplanade de la gare Montparnasse. La prochaine soupe populaire se déroulera peu avant Noël, le 19 décembre à 20 heures.

[box class=warning]Pour aider “Solidarité des Français” dans son action sociale, vous pouvez adresser vos dons via Paypal depuis le site www.association-sdf.com ou bien par chèque à l’ordre de SDF à l’adresse : SOLIDARITE DES FRANÇAIS – BP 10906 – 75829 PARIS CEDEX 17 (un reçu fiscal sera fourni sur simple demande accompagnant le don). Les dons de vêtements sont également les bienvenus.[/box]

Crédit photo : © Solidarité des Français, autorisation accordée à Novopress

[Football] "Naming" : Newcastle United, nouvelle victime ?

[Football] “Naming” : Newcastle United, nouvelle victime ?

05/12/2011 – 08h00
NEWCASTLE UPON TYNE (NOVOpress) –
Tout est bon pour faire de l’argent. En sport surtout, dans les pays anglo-saxons en particulier. Le “naming” est cette pratique qui consiste à renommer le nom d’une équipe ou d’un stade par le nom d’un sponsor publicitaire. Ainsi le stade mythique d’Arsenal Highbury est devenu l’Emirates Stadium, le Mans ne joue plus à Léon Bollé mais au MMA Arena et Salzburg s’appelle désormais Red Bull Salzburg.

Newcastle est traditionnellement considéré comme un des clubs les plus populaires de Grande Bretagne, ses fans sont réputés les plus fidèles et les travées du St James Park sont parmi les plus bruyantes d’Angleterre.

Mike Ashley est le propriétaire du club. Businessman redoutable, à la tête du groupe Sport Direct, il a décidé de débaptiser le stade de la ville pour l’appeler désormais Sport Direct Arena ou “Sportdirect.com @ St Jame’s Park” peut-on lire parfois.

Levée de boucliers aussitôt l’annonce faite. La municipalité a publié un communiqué refusant d’utiliser la nouvelle appellation et conservant le nom St James Park. Des fans ont tagué les alentours du stade et ont déployé banderoles et chants à l’adresse du président du club : “Fat Cockney Bastard “ (gros batard de Cockney, les gens originaires de Londres), ou “Cockney mafia out !” pouvait-on lire lors des matchs à domicile.

Même le pub historique des fans, The Strawberry, s’est moqué de la politique du club en rebaptisant le pub « The Strawberry @ St Jame’s Park ».

L’arbre identitaire de ce club semble donc résister aux vents du libéralisme.

Crédit photo : G Travels, licence CC.

Une bataille de la Guerre de Sécession a eu lieu au large de Cherbourg

Une bataille de la Guerre de Sécession a eu lieu au large de Cherbourg

04/12/2011 – 19h20
CHERBOURG (NOVOpress) –
La Guerre de Sécession ne s’est pas seulement déroulée aux États-Unis, mais également en Europe. Et plus particulièrement au large de Cherbourg, où a lieu une importante bataille navale. Ce que nous explique le site Histoire normande.

Extraits : “19 juin 1864. La population de Cherbourg et quelques parisiens visitent le nouveau casino de la ville, sous le ciel bleu de ce dimanche matin. D’autres ont préféré aller voir ce que la statue équestre de Napoléon pointe du doigt ce jour-là, au large : le CSS Alabama et le USS Kearsarge qui s’apprêtent à livrer bataille.
Après deux années de missions dans l’Atlantique, le CSS Alabama, vaisseau de la marine des États confédérés (sudistes), a causé de grands dommages au commerce de la marine marchande de l’Union. Il a arraisonné 447 navres et en a coulé 67. Armé de huit canons, ce navire bénéficie d’une énorme machine à vapeur, capable de propulser ses 1050 tonnes et 170 hommes à une vitesse de 13 nœuds. Son capitaine, Raphael Semmes, est un personnage assez atypique en matière militaire et ses mémoires ne permirent pas de clarifier ses idées, ce dernier considérant sa carrière comme un ‘livre fermé’.
Son sloop de guerre ayant besoin d’une bonne remise en état et de se ravitailler en eau et en charbon, il fait escale à Cherbourg le 11 juin 1864. La nouvelle de sa présence atteint rapidement un navire de la marine de l’Union, le USS Kearsarge, qui veut en découdre. Il fait aussitôt voile vers la Manche pour vérifier l’information.”

[box]Pour lire l’article dans son intégralité[/box]

[box class=”info”]Crédit photo : L’Alabama, peint par J. S. Schmit, 1861[/box]

Traitement partail et haineux par France Bleu Gironde de l'action des Identitaires contre la mosquée de La Réole [audio]

Traitement partial et haineux par France Bleu Gironde de l’action des Identitaires contre la future mosquée de La Réole [audio]

04/12/2011 – 17h10
BORDEAUX (NOVOpress) – l’antenne girondine de la radio publique France Bleu s’est signalée dernièrement par un traitement haineux et partial à l’égard du Bloc Identitaire.

En relatant l’action du Bloc Identitaire contre la future mosquée de la Réole, selon la radio, un tract d’information à la population de La Réole délibérément mise à l’écart devient « un tract diffamatoire », « de l’intox d’un groupuscule », les incidents créés par les musulmans sont « le fait des Identitaires », la mosquée n’est encore que « prétendue » mais par ailleurs, elle doit être terminée en 2013. La preuve avec le document ci-dessous

La mairie de Nantes invite les étrangers à orienter sa politique des vingt prochaines années

La mairie de Nantes invite les étrangers à orienter sa politique des vingt prochaines années

04/12/2011 – 15h00
NANTES (NOVOpress Breizh) – Le Conseil nantais pour la citoyenneté des étrangers (CNCE) entend peser sur l’enquête publique « Ma ville demain », qui doit dessiner le visage de Nantes en 2030. Mais le CNCE, création de la municipalité nantaise, est piloté par une salariée de la ville de Nantes…

La communauté urbaine de Nantes a ouvert depuis plusieurs mois une enquête publique intitulée « Ma ville demain, inventons la métropole nantaise de 2030 » (photo en Une) qui s’achèvera dans quelques jours. Elle vise officiellement à recueillir l’avis des habitants sur l’évolution de l’agglomération dans les vingt prochaines années.

La collectivité dirigée par Jean-Marc Ayrault serait-elle devenue un modèle de démocratie directe ? C’est peu probable. « Ce genre d’opération n’est jamais innocent et n’a rien à voir avec un sondage », estime un politologue nantais. « Dans la plupart des cas, les participants authentiques sont peu nombreux et peu représentatifs de la population. L’essentiel des avis provient de militants, de sympathisants et d’obligés. Derrière une apparence de consultation, il s’agit presque toujours de légitimer une politique déjà arrêtée. On est sur le registre de la communication politique, pas sur celui de la sociologie. »

Et en effet, passé la période de lancement, la municipalité nantaise se cache à peine pour orienter une enquête qui recueille en réalité très peu de réponses spontanées. Elle s’appuie pour cela sur des relais d’influence politique mis en place ces dernières années.

L’un d’eux est le Conseil nantais pour la citoyenneté des étrangers (CNCE), instance municipale créée pour favoriser la montée en puissance des « Nantais venus d’ailleurs ». Sa coordinatrice, Sterenn de Lafargue, qui émarge depuis 2010 à la mission citoyenneté, intégration, égalité de la ville de Nantes, vient de battre le rappel de ses troupes. Ma ville demain, leur écrit-elle dans un courrier électronique, « est une opportunité pour que le CNCE, qui fait remonter tout au long de l’année ses enjeux pour Nantes sous l’angle de l’accueil, l’intégration, la citoyenneté, les discriminations, rende encore plus visible ces préconisations. »

Le CNCE organise mardi 6 décembre à 18h30 une réunion pour mettre au point sa participation à l’enquête. Son caractère d’instrument politique s’affiche clairement à cette occasion. « Cette séance est ouverte plus largement aux personnes de votre entourage désireuse de contribuer à faire remonter l’avis des nantais d’origine étrangère, pour que Nantes 2030 n’oublie pas les enjeux d’accueil, d’intégration et d’égalité vis à vis des nantais immigrés », insiste Sterenn de Lafargue. « Participer à la séance ne nécessite pas de maîtriser parfaitement le français, il s’agit surtout d’avoir envie de s’exprimer sur la Ville de Nantes et la place des immigrés. » Demain, sans doute, Jean-Marc Ayrault et son entourage pourront ainsi affirmer : « Notre enquête l’a montré, les Nantais veulent faire plus de place aux immigrés ».

Le fait pour des étrangers de tenter d’orienter la politique municipale en leur faveur relève d’un travail de lobbying classique. Ce qui est moins classique est que le groupe de pression est ici délibérément constitué, financé et encadré par la ville de Nantes elle-même.
Rarement une tentative de manipulation de l’opinion publique aura été menée de manière aussi voyante.

Sterenn de Lafargue ne tente pas de dissimuler l’origine de son mail : il est envoyé de son adresse électronique à la mairie de Nantes. Le CNCE est officiellement « composé de citoyens de nationalité étrangère, hors union européenne et de nouveaux ressortissants de l’union européenne (Roumanie, Bulgarie) ». Cette exception relative aux Roumains et aux Bulgares intrigue. Il s’agit manifestement d’une discrimination. Reste à savoir si elle est négative ou positive. Et ce qu’en pense l’Union européenne, ainsi que la Roumanie et la Bulgarie elle-mêmes.

L’art (?) idéologique contemporain : inhumain, désincarné et abstrait

L’art (?) idéologique contemporain : inhumain, désincarné et abstrait

Article reproduit avec l’aimable autorisation de la fondation Polémia.

[box class=”info”] Les partisans de « Golgota picnic » ou « Piss Christ », œuvres (?) subventionnées et médiatisées prétendent défendre la liberté d’expression. Mais la liberté d’expression, c’est aussi de pouvoir dire que le roi est nu. C’est aussi pouvoir dénoncer de fausses provocations subventionnées. C’est enfin pouvoir critiquer le non–art contemporain –un art (?) idéologique inhumain, désincarné et abstrait– et penser que l’avenir est à la reprise vivifiante du fil interrompu de la tradition.

Le point de vue d’Yvan Blot pour Polémia. [/box]

 

L’art traditionnel, dans la plupart des pays et des époques, représente généralement les quatre thèmes qui constituent, selon, Heidegger, le « monde » des hommes.

La divinité, les hommes, la nature, l’idéal

L’art représente la Divinité : c’est le cas de l’art grec classique qui a tant marqué le nôtre. C’est le cas de l’art du Moyen Age, principalement religieux. L’art religieux constitue la plus grande part des chefs-d’œuvre présentés dans nos musées d’art anciens. L’art qui représente le bouddha appartient aussi à cette catégorie. L’islam se refuse à représenter Dieu mais les versets du Coran sont représentés de façon décorative.

L’art (?) idéologique contemporain : inhumain, désincarné et abstrait L’art représente les hommes. C’est notamment le cas de l’art du portrait. Le visage humain est représenté non seulement dans les tableaux, mais aussi sur les monuments et sous forme de sculptures. Dans le Christianisme, représentation de Dieu et représentation des hommes convergent souvent car le Dieu s’incarne dans un homme, le Christ. Mais le portrait peut aussi représenter un roi, un guerrier, ou un simple paysan, des femmes ou des enfants.

L’art peut aussi représenter la nature, la terre qui porte les hommes. C’est l’art paysagiste. Au 19ème siècle, l’art paysagiste a pris une connotation patriotique. Mais l’art patriotique est plus ancien que cela.

L’art représente enfin l’idéal, les idéaux de la société. On représente sur nos monuments nationaux une femme qui symbolise la justice, la bravoure ou la charité *. Des scènes peuvent représenter des batailles, l’aumône faite au pauvre, scènes réalistes mais où un idéal s’incarne dans l’action.

Ces arts ne sont pas « idéologiques » au sens des idéologies modernes. Dire que l’art chrétien est « idéologique » serait abusif.

Idéologies modernes et destruction des formes d’art issues de la tradition

Mais les idéologies modernes ont détruit peu à peu les formes d’art issues de la tradition et qui représentent le monde des hommes, sur terre, sous le ciel et face à la Divinité. L’art du Gestell (système utilitariste qui arraisonne les hommes à son service), pour utiliser ce concept de Heidegger, détruit ce qui n’est pas dans sa logique utilitaire.

Dieu n’est plus représenté car il est assimilé à la superstition. L’art idéologique officiel élimine toute forme d’héritage religieux et de transcendance. Il sera à l’occasion blasphématoire (voir le « piss christ » par exemple) afin de choquer, car le scandale médiatise et fait vendre.

L’idéal est considéré comme un outil de la répression conformément aux idées des faux prophètes Marx ou Freud. Il est donc évacué sans ménagement. L’homme n’est plus représenté car la masse est honorée et les particularités de l’individu, de sa classe, de sa profession, de sa race sont des choses gênantes qu’il faudrait oublier pour que les hommes soient parfaitement interchangeables dans le processus économique et social. Le paysage, la nature disparaissent car ils sont des éléments d’enracinement de l’homme sur la terre.

L’art contemporain : inhumain, abstrait et désincarné

L’art contemporain, qui devient l’art officiel obligatoire (voir les murs des ministères et des préfectures et bâtiments officiels), obéit à ces impératifs idéologiques. Il ne doit plus représenter le « monde » traditionnel.

Il rompt délibérément avec l’héritage religieux et humaniste de notre civilisation. C’est un art de rupture révolutionnaire.

Il est abstrait et désincarné car il rejette toute forme d’enracinement. Il n’incarne aucun idéal au nom d’un subjectivisme total. Sa tendance dominante est de représenter, s’il représente encore quelque chose, le monde quotidien dans ce qu’il a de plus insignifiant, utilitaire ou prosaïque. Souvent, il se veut choquant car en choquant, on attire l’attention des medias et des financements oligarchiques.

Cet art est inhumain au sens propre du terme car il ne représente jamais la figure humaine, et s’il la représente, c’est pour la défigurer le plus possible : comme l’a écrit Salvador Dali, « un homme normal n’a pas envie de sortir avec les demoiselles d’Avignon de Picasso ». (voir son livre : Les Cocus du vieil art moderne).

L’art contemporain : un art autoritaire qui interdit toute forme de critique

Enfin cet art inhumain ou ahumain est de nature profondément autoritaire comme est toute idéologie par essence. Cet art s’étend partout. Il interdit toute forme de critique laquelle est méprisée sinon diabolisée avec violence. Le bon conformiste n’osera jamais avouer qu’il n’aime pas une œuvre dite contemporaine. Cet art autoritaire est irresponsable car il ne répond pas à la commande d’un roi, d’un bourgeois ou d’un prince de l’église comme autrefois. Il peut répondre à la demande d’une bureaucratie anonyme : faites donc une fresque pour l’entrée de nos bureaux ! De plus, cet art officiel est soutenu par les pouvoirs publics autant que par des personnes privées. Il est financé bien souvent par l’impôt, c’est-à-dire par la force, ce qui accentue encore son caractère autoritaire.

Art déraciné, idéologique, inhumain et autoritaire, il fait l’objet d’une propagande médiatique permanente. Il reflète la boursouflure de l’ego de l’artiste, lequel pense se substituer au Dieu créateur, il favorise les spéculations financières et l’argent est souvent son seul impératif catégorique, il est déraciné, comme l’idéologie, car il veut avoir une vocation universelle. Cet art idéologique n’a guère les préférences du peuple censé être « inculte » mais il est révéré par l’oligarchie dominante.

L’art contemporain versus l’art traditionnel humaniste et enraciné

L’idéologie de l’art officiel déploie son dynamisme autour de ces quatre pôles :

L’art (?) idéologique contemporain : inhumain, désincarné et abstrait

L’art traditionnel, qui survit notamment en Russie (Saint Pétersbourg a aujourd’hui la plus grande école d’art figuratif) et sur certaines marges artistiques dissidentes en Occident, pourrait être représenté par le schéma suivant :

L’art (?) idéologique contemporain : inhumain, désincarné et abstrait
L’art traditionnel est humaniste et enraciné, il a la plupart du temps une dimension spirituelle ou idéaliste afin de tirer l’homme vers le haut. L’art idéologique, dit contemporain, et qui semble avoir son centre à New York méprise Dieu et les hommes pour établir l’ego et l’argent, ses fétiches, comme les moteurs de son dispositif autoritaire. Cet art idéologique, souvent financé par la force (l’impôt) n’est ni humaniste ni démocratique, contrairement au discours de ses promoteurs : on a donc bien à faire à un art idéologique officiel.

Yvan Blot

(*) Voir ci-après l’image, illustrant le texte.

Voir aussi :

Le marché financier de l’art est à la FIAC – Et les autres marchés ?
Les reliques barbares vont-elles terrasser les arts conceptuels ?
L’art contemporain et la titrisation du néant
«L’art caché – Les dissidents de l’art contemporain» de Aude de Kerros
Le krach de l’art officiel mondial
L’art est nu et l’argent roi

[box class=”info”] Source : Polémia. [/box]

Image : La Vérité, une femme nue portant un miroir à bout de bras, aujourd’hui au musée d’Orsay, par Jules Lefebvre (1870). Domaine public

Cet islamisme qui vient d’Egypte. "Le Mensuel de l'Observatoire de l'islamisation" de décembre

Cet islamisme qui vient d’Egypte. “Le Mensuel de l’Observatoire de l’islamisation” de décembre

Cet islamisme qui vient d’Egypte. "Le Mensuel de l'Observatoire de l'islamisation" de décembre

 

Editorial

Cet islamisme qui vient d’Egypte.

par Joachim Véliocas.

Ce mois-ci a naturellement imposé son thème, l’islamisme égyptien. Tout d’abord car il vient à nous à Paris à la fin du mois, le Salon international du monde musulman (17, 18 et 19 décembre) ayant pour vedette, Mahmoud Al-Masri, le téléprédicateur de la chaîne salafiste égyptienne Al-Nass, dont nous vous exposons les programmes ultra-radicaux. Le ministère de l’Intérieur a encore délivré des visas à des islamistes exotiques aux paroles plus dangereuses qu’un lanceur de cocktail molotov…alors que nous perdons 20 minutes dans les aéroports à enlever nos ceintures et à ouvrir nos ordinateurs portables.

L’Egypte évidemment car les élections législatives du 28 novembre ont confirmé la tendance lourde de l’adhésion populaire pour les Frères Musulmans, les salafistes remportant eux 20%. des suffrages! Mais beaucoup de questions se posent quant au déroulement de ce scrutin. D’après les informations que nous vous livrons ce mois-ci, les Frères redistribueraient de l’argent et de la nourriture aux citoyens-électeurs, provenant dons massifs de l’armée qui souhaiterait établir une sorte de gouvernement partagé, confortable modus vivendi pour les deux parties…

Notre entretien avec l’historien Louis Chagnon vous permettra de comprendre comment l’Egypte a été conquise par l’épée sous les ordres du Calife Omar (634-644), dit « bien guidé par Dieu», grâce aux meilleures sources qu’il a exhumé dans son livre passionnant. L’historiographie habituelle néglige les exactions qui accompagnèrent cette campagne militaire, dont les massacres et la réduction en esclavage de nombreux Coptes expédiés vers Médine. Les nouveaux dhimmis, accablés par les taxes islamiques (djizya et kharadj) durent pour certains vendre leurs enfants aux musulmans…On est loin de la vision musulmane expliquant que les égyptiens ouvrirent grand leurs bras aux musulmans de 639 à 645, date de la capitulation d’Alexandrie.

Les autres sujets traités sont en rapport avec l’actualité brûlante. Un portrait du vainqueur des élections marocaines, Abdelilah Benkirane, déjà premier ministre, dont nous avons retrouvé les déclarations en faveur d’un soutien total au Hamas.

Un focus sur l’islamisme en Grèce, plateforme de l’immigration clandestine et nouveau refuge des islamistes radicaux. Aussi inquiétant que sa situation économique.

Enfin, car il demeure la référence suprême pour chaque faits et gestes pour les musulmans, une description détaillée des campagnes militaires de Mahomet clôture ce numéro.

Sommaire

Le grand entretien

Louis Chagnon : La conquête musulmane de l’Egypte (639-646).
Pages 2 à 9

Dossier du mois : Egypte

> L’armée égyptienne mise sur les Frères Musulmans

> Le scandale des « tests de virginité » dans l’armée

> Ce qu’on enseigne vraiment à l’université Al-Azhar (djihad, discriminations etc.)

> Egypte: le salafisme à 20 %

Pages 10 à 16

L’enquête du mois

> Le Salon international du monde musulman à Paris. Le salafisme s’importe bien.
Pages 17 à 23

Maroc

> Abdelilah Benkirane dans le texte : un soutien indéfectible au Hamas
Pages 23-24

Europe

> Focus sur l’islamisme en Grèce
Pages 25-26

Histoire

> Sermon prononcé par Mgr Louis Pavy, évêque d’Alger en 1853. Quand l’Eglise condamnait l’islam.

> Les combats de Mahomet. Synthèse pratique d’une série terroriste.

Pages 27 à 35.

[box class=”info”] Voir ici pour achat au numéro ou abonnement. [/box]

Photo en Une : des minarets de la mosquée Al-Azhar au Caire. Crédit photo : Tentoila, licence CC. Photo recadrée.
L’identité écossaise dans ses gènes

L’identité écossaise dans ses gènes

03/12/2011 – 18h30
ÉDIMBOURG (NOVOpress Breizh) – Célèbre historien écossais, Alistair Moffat se passionne pour la génétique des populations, dont les progrès récents permettent de dire avec une précision croissante d’où viennent nos ancêtres. Il vient de lancer un travail de recherche qui constitue une première mondiale sur la population écossaise.

L’historien Alistair Moffat vient de donner le coup d’envoi d’une immense enquête sur le patrimoine génétique des Écossais. « Les archives de notre histoire gisent dissimulées en quantité presque illimitée à l’intérieur de notre corps », explique-t-il. « Nous transportons partout avec nous l’histoire antique de l’Écosse ».

Né en 1950 dans les Borders, Alistair Moffat a étudié l’histoire médiévale à St Andrews ; il y a gardé de solides amitiés puisqu’il vient d’être élu recteur de cette université qui s’apprête à fêter son 600e anniversaire. D’abord directeur du célébrissime Edinburgh Fringe Festival, puis journaliste de télévision pendant près de vingt ans, il se consacre à l’écriture depuis 1999. Il est l’auteur d’une bonne vingtaine de livres à dominante historique : Arthur and the Lost Kingdoms, Before Scotland, The Highland Clans, etc. Tous ont été des succès de librairie, mais le dernier a fait sensation. Intitulé The Scots: A Genetic Journey, il explore l’histoire de l’Écosse telle qu’elle est inscrite dans l’ADN de ses habitants.

L’identité écossaise dans ses gènes Depuis la découverte de la structure de l’ADN en 1953 et le premier séquençage du génome humain, achevé en 2003, la génétique progresse à pas de géant. La génétique des populations, en particulier, exploite l’existence de « marqueurs » transmis de génération en génération pour répondre à la question : « D’où venons-nous ? » Pour écrire son livre, Moffat s’est associé à un chercheur en génétique, le docteur James F. Wilson, auteur d’importants travaux sur les traces des Vikings dans le patrimoine génétique des Britanniques ou sur le peuplement des îles Orcades. Entre autres découvertes fascinantes, il rapporte que 4 % des Écossais mâles sont porteurs du marqueur génétique, M284, ce qui fait d’eux de lointains descendants d’un homme qui habitait la grotte Chauvet (Ardèche) il y a 27.000 ans.

Alistair Moffat veut à présent aller plus loin. D’où le lancement, mercredi dernier, d’une immense étude qui vise à analyser l’ADN de milliers d’Écossais afin de retracer leurs origines lointaines. Cette initiative écossaise est une première mondiale : jamais auparavant une telle opération n’avait été engagée. Elle est aujourd’hui possible grâce aux progrès des techniques d’analyse génétique : un prélèvement de salive suffit. Moffat espère la participation de 20.000 personnes.

[Tribune libre] Pour Noël, faites la fête, pas des cadeaux !

[Tribune libre] Pour Noël, faites la fête, pas des cadeaux !

[box class=”info”] L’habituelle effervescence consumériste à l’approche de Noël prend cette année une dimension pathétique. C’est le moment de porter l’estocade. [/box]

Les prospectus arrivent dans les boites aux lettres, les spots publicitaires à la télévision se multiplient, tous nous avertissent : il ne nous reste plus que trois semaines pour acheter les cadeaux de Noël. Les entrepôts sont pleins, les têtes de gondole se mettent en place et nous attendent. Et si cette année, nous décidions tous ensemble de ne pas faire de cadeaux marchands ? Cela ne présente en effet que des avantages.

Ne pas faire de cadeaux marchands, aide tout d’abord à assumer positivement la baisse généralisée du pouvoir d’achat en sublimant une contrainte subie en acte engagé. Autant se dire : « Si je ne fais pas de cadeau, ce n’est pas parce-que c’est trop cher pour moi à présent, mais c’est parce-que c’est dépassé. » Il suffit alors de faire passer le mot aux proches : « Cette année, ne vous embêtez pas avec un cadeau marchand, du reste, pour ma part je n’en ferai pas. » Ainsi tout le monde est à l’aise.

Ne pas faire de cadeaux marchands, aidera alors à retrouver les valeurs de cette fête multimillénaire puisqu’elle est le prolongement chrétien du solstice d’hiver. L’envahissement de la société marchande a réduit Noël à la fête des cadeaux. Mais pendant des millénaires cette fête commémorait la renaissance du soleil qui passait au point le plus bas le 21 décembre, puis fut assimilée en l’an 354 à l’anniversaire de la naissance du Christ. Que l’on soit croyant ou non, retrouvons l’âme de Noël, fête du renouveau et de la natalité. Les cadeaux ne sont que des perturbateurs de cet événement essentiellement spirituel.

Ne pas faire de cadeaux marchands, aidera les enfants à se préparer au monde qui sera le leur. Ne les laissons pas tomber dans ce monde du tout jetable qui touche à sa fin. Aidons-les dès à présent à se passer des gadgets électroniques mondialisés, obsolescents dès le lendemain lorsqu’on observe toutes les ventes qui apparaissent sur eBay le 26 décembre. Aidons-les à retrouver du sens à la fête en dehors du nombre de paquets au pied du sapin. Aidons les à être plutôt qu’à avoir. Expliquons leur pourquoi cette année, ils n’auront pas de cadeaux, ou beaucoup moins. Il faut profiter de la période pour expliquer ce qu’est Noël. Cela fait partie de leur éducation. Préparons-les au monde de l’après-crise.

Ne pas faire de cadeaux marchands, réduira le déficit commercial car l’immense majorité de ces cadeaux provient de Chine. Outre le fait qu’ils sont de mauvaise qualité, parfois nuisibles à la santé, ils sont la plupart du temps fabriqués dans des usines-casernes. Ajoutons que le transport confère à ces cadeaux une lourde empreinte carbone.

Allons plus loin : ne pas faire de cadeaux marchands, c’est contribuer à la chute du système en place qui nous appauvrit et nous aliène. Malgré les efforts pour nous forcer à consommer (treizième mois, voire quatorzième ou plus, primes de fin d’année versées juste avant Noël, et lorsqu’on n’a pas d’argent « crédit spécial Noël ») [image ci-dessous], tout le monde a conscience que la société marchande ne fonctionne plus. Qu’elle vit son agonie. Alors portons l’estocade ! Pas de cadeaux marchands, c’est pas de TVA payée ! Le cadeau marchand s’appuie sur du négoce de masse qui ne génère aucune valeur ajoutée. Les marges sont très faibles tout au long de la chaîne de production et de fabrication. Le plus grand bénéficiaire en est le fisc qui prélève environ 20% de toute cette masse. Inutile de payer une TVA élevée sur des biens à faible valeur ajoutée, qui, plus est, sont importés. Inutile de faire des cadeaux à l’État-glouton.

Pour Noël, faites la fête, pas des cadeaux !(On peut cliquer sur l’image pour l’agrandir.)

 

Mais ne pas faire de cadeaux marchands ne signifie par pour autant ne pas faire la fête, et ne pas faire de cadeaux. Au contraire : retrouvez la valeur des cadeaux en dehors de leur valeur purement marchande, et faisons une vraie fête. Offrez plutôt des livres, des produits du terroir, des bons vins, des objets issus de l’artisanat d’art et porteurs de savoir-faire, offrez des œuvres personnelles, des dessins, écrivez des poèmes, chantez, jouez des scénettes en famille, préparez un bon repas traditionnel. Ou bien allez au restaurant, choisissez en un bon : ça sera autant d’argent qui valorisera un savoir-faire local. Amusez vous par vous mêmes, retrouvez la joie d’être ensemble : faites la fête, tout simplement !

Georges Gourdin pour Novopress France

Réalités identitaires du modèle économique allemand

Réalités identitaires du modèle économique allemand

L’Allemagne est à nouveau au centre des débats. Pour être critiquée ou prise en exemple. Mais le « modèle allemand » n’est pas seulement économique ; il est aussi culturel. La puissance économique allemande repose sur l’effort et la valeur du travail mais aussi sur un véritable patriotisme économique : pour les entreprises la préférence allemande est de l’ordre de l’évidence. Et l’Allemagne, malgré la culpabilisation et la mondialisation, demeure un pays enracinée où les traditions (fêtes populaires, costumes traditionnels, carnavals) restent vécues en profondeur. Voici un résumé de la dernière Polémia où est intervenu un bon connaisseur français de l’Allemagne.

L’exposant, ingénieur et directeur d’usine, a une très bonne connaissance professionnelle et personnelle de l’Allemagne. Il habite en Rhénanie mais a connu d’autres Länder (dont la Basse-Saxe). Son épouse est allemande et ses enfants sont scolarisés en Allemagne. Il partage actuellement sa vie professionnelle entre plusieurs pays, dont la France et l’Allemagne.

L’exposant apporte son témoignage et son analyse de la situation allemande, en avertissant que sa vision est sans doute empreinte de subjectivité, voire de partialité.

Exposé

Pour les Français, l’Allemagne est une terre inconnue. C’est particulièrement le cas pour la presse, qui en véhicule une analyse très prismatique. Par exemple, Le Monde titrait récemment sur « 600 000 retraités allemands obligés de travailler ». De même, la visite du Pape en Allemagne a été relatée de manière biaisée dans les médias français.

Pourquoi l’Allemagne conserve-t-elle une spécificité, notamment culturelle ? Où en est la culture (au sens populaire) allemande, vécue au quotidien ? Y-a-t-il encore une identité allemande ?

1) Système éducatif

Comment expliquer la difficulté pour les mères à concilier vie de famille et vie professionnelle ?

Une mesure récemment mise en œuvre témoigne de cette difficulté : un chèque mensuel de 100€ est offert aux parents ne plaçant par leurs enfants en crèche. Les parents sont âgés – souvent de 35 ans au 1er enfant – mais la cellule familiale s’est bien conservée car les grands-parents s’occupent beaucoup des jeunes enfants. Ce recours aux grands-parents permet aux femmes de continuer à mener une vie professionnelle.

Les Allemands déménagent peu car la densité de population est très forte, de sorte que l’on peut changer d’occupation professionnelle sans déménager.

Les enfants font l’objet de beaucoup d’attention, comme en témoigne cette anecdote : pour entrer à l’école maternelle (à 3 ans et demi), la fille de l’intervenant a été testée sur sa maîtrise de la langue allemande pendant 45 minutes. Il s’agit d’un test systématique, destiné à détecter les difficultés de manière précoce.

A l’âge de 10 ans, les enfants sont orientés entre trois voies, des meilleurs aux moins bons : le Gymnasium, la Hauptschule, la Realschule (un tiers environ pout chaque filière). Cette orientation ne revêt pas une connotation sociale et il existe de nombreuses passerelles entre ces filières.

Les professeurs allemands ont une attitude différente des Français : la Loi fondamentale leur interdit le droit de grève, ils enseignent au moins deux matières (ce qui enrichit leur relation avec les élèves), ils gagnent en moyenne 55K€ par an (contre 31K€ en France). Le système fonctionne bien, notamment du point de vue de la relation professeur-élève.

Dans une entreprise française, on veille à l’intelligence, au potentiel… En Allemagne, on veille à l’expérience (cf. la figure du Meister, artisan reconnu pour son savoir-faire) et au savoir (cf. la figure du Doktor, dont le titre repose sur une accumulation de savoirs et de travail). Il existe ainsi des docteurs en machine-outil.

L’apprentissage revêt une grande importance et les entreprises veillent à entretenir leur filière d’apprentissage. Une entreprise se sent un devoir moral envers ses apprentis. Après sa formation, l’apprenti est très indépendant.

Un exemple témoigne du décalage entre la France et l’Allemagne en ce qui concerne les filières d’apprentissage : récemment, aucun tourneur-fraiseur n’a pu être trouvé en Normandie – situation inimaginable en Allemagne.

La scolarité des enfants handicapés est prise en charge quel que soit le niveau de handicap. En Allemagne, la solidarité est un devoir, mais pour sa communauté : les aides au handicap sont ainsi octroyées à partir de deux années de cotisation.

2) Relation au travail

Le manager français arrivant en Allemagne est confronté à un choc culturel : la culture du respect du travail et la conception de l’entreprise comme appartenant aux salariés. En Allemagne, on négocie avec les représentants des syndicats de branche – et non avec des syndicalistes locaux.

Les relations au travail sont extrêmement simples, directes et égalitaires et reposent sur un principe de transparence et d’honnêteté totales.

Le Betriebsrat (comité d’entreprise), composé de représentants du personnel, est la structure centrale du dialogue social au sein de l’entreprise. Exemple d’une Betriebsversammlung (assemblée des salariés) où le président de l’assemblée a fait applaudir le management.

Quelques exemples témoignent de l’efficacité du dialogue social : dans telle usine, les ouvriers ont travaillé 50 à 54 h / semaine pendant 3 mois pour honorer une commande ; tel accord de maintien de l’emploi a prévu 2 heures supplémentaires gratuites par semaine pendant 3 ans.

Une anecdote : 2 heures d’une action de solidarité européenne se sont traduites de manière très différente en France (grève) et en Allemagne (cahier de pétition).

La retraite n’est pas un sujet. Si besoin, on peut d’ailleurs faire appel aux retraités.

Les « mini-jobs » à 400 €, pas imposés et très peu chargés, ont permis de développer un univers de services, à travers des jobs complémentaires : le travail est très respecté.

3) Une forme de nationalisme économique

Après la Seconde Guerre mondiale, le sentiment national s’est transformé en fierté du made in Germany, de nature religieuse.

Pour chercher des fournisseurs, on s’adresse à des Allemands, de préférence localement : une entreprise allemande n’achète qu’à des entreprises allemandes. Les Allemands refusent l’externalisation, sachant qu’ils peuvent faire montre d’une forte résistance passive. La préférence allemande est de l’ordre de l’évidence.

Une anecdote : dans la comédie musicale Starlight Express, l’ICE a le mérite suffisant d’être toujours ponctuel (« immer pünktlich ») et est ovationné par le public allemand.

Le concept de diversité a été entièrement axé sur les handicapés en Allemagne. Aucun effort partisan sur ce sujet.

4) La laïcité : une obsession absente

Rappel : en Allemagne, il y a 25 millions de catholiques, autant de protestants et 4 millions de musulmans.

Il est agréable quand le concept de laïcité n’existe pas… 10% de l’impôt sur le revenu est versé au denier du culte : l’impôt de l’église est payé par conviction sociale. Faire la démarche de ne pas le payer est mal vu.

La vie communautaire et religieuse est vécue normalement et naturellement. Il n’existe pas de séparation dogmatique entre religion et vie publique et la religion participe de la vie culturelle.

Exemple de la confrérie de St-Martin : ses membres se retrouvent entre hommes, souvent pour boire de la bière…

5) Calendrier de la vie festive

Exemple du village de J…en Rhénanie Westphalie. (2000 habitants) : pour l’Oktoberfest, on monte une tente de 800 personnes, que l’on conserve jusqu’à la St-Martin puis jusqu’à l’ouverture du Carnaval le 11 novembre. C’est alors le marché de Noël qui s’ouvre pour un mois et demi. Les fêtes du Carnaval ont lieu en février, avec plusieurs sessions (Sitzungen, où tout le monde est costumé et salue « à la Carnaval »). On adopte des costumes traditionnels : les filles se déguisent en Fifibrindacier… On défile.

En mai, l’association des jeunes du mois de mai organise les festivités : on peut être désigné pour offrir le petit-déjeuner à l’ensemble du village ; les jeunes gens à marier défilent en frac le matin ; les jeunes filles et jeunes gens défilent en couple l’après-midi (après mise aux enchères des filles). L’arbre de mai est abattu à la fin. Il s’agit là encore d’une tradition vécue, qui ne recèle aucune connotation politique.

Les Allemands se réunissent régulièrement dans un cadre festif, ce qui constitue un fort ciment villageois et social.

6) Immigration et intégration

Caveat : l’exposant a surtout l’expérience des villes moyennes.

L’immigration n’est pas vécue de la même manière en Allemagne, où l’on constate peu d’agressivité. A noter que l’ouvrage de Sarrazin a été discuté sereinement en Allemagne, contrairement à l’image qu’en ont diffusée les médias français.

L’immigration s’est faite en deux temps : d’abord turque puis est-européenne (polonaise surtout). Les Polonais s’intègrent remarquablement bien, ce qui a changé positivement l’image des Polonais.

A J…, il y a une journée de l’intégration et de la culture, avec les communautés qui préparent chacune sa cuisine etc. – le tout sans tensions.

L’intégration par la langue ne fait pas obstacle à la conservation de ses traditions.

7) Le consensus social et populaire

55% des Allemands seraient aujourd’hui favorables à une grande coalisation, dont le précédent a laissé un souvenir d’harmonie. La coalition Union-FDP est mal aimée car recèle des tensions internes.

Le nucléaire n’est pas un sujet polémique en Allemagne. Il n’y a pas de Canard enchaîné en Allemagne, où l’on ne recherche pas le conflit, ni le scandale.

8) Synthèse et conclusion

Il ne faut pas masquer les aspects négatifs de la culture allemande :

– la société allemande est très matérialiste (il faut avoir sa maison, sa voiture…), ce qui est aussi facteur de sous-natalité (l’enfant vient après les équipements !) ;
– la bureaucratie est critiquée mais admise ;
– la société est très auto-policée (une forte pression sociale s’exerce, pour ne pas traverser au feu rouge, pour déneiger son trottoir…), ce qui fait que les Allemands ne sont pas des touristes aimés (hors de chez eux, ils sont donneurs de leçons et se censurent moins).

Les Allemands ont un sens prononcé de la société, voire de la communauté, que l’immigration et la mondialisation ont moins dénaturé, semble-t-il, qu’en France où les influences extérieures ont plus d’effet. Les traditions demeurent plus vivaces et conservent à la communauté des liens encore forts et vivants : s’habiller en tenue traditionnelle en Forêt Noire ou en Bavière ne relève pas du folklore pour touristes mais de la vie familiale et villageoise. De même, le drapeau allemand flottant chez un particulier n’est pas vu comme une incongruité.

On parle du peuple et non d’entités abstraites (la République, la Nation). Les Allemands ont conservé une vision homogène du peuple.

Discussion

Sur le syndicalisme : les syndicats français sont multiples et reposent sur des permanents ; les syndicats allemands sont organisés par branche et travaillent en dehors des entreprises, avec les associations patronales. Dans une entreprise allemande, il n’y a donc qu’un syndicat – fort et suivi mais unique.

Sur la culture du travail : faire travailler Français et Allemands dans une entreprise est souvent difficile (d’où l’organisation d’ateliers interculturels), car les habitudes culturelles survivent dans le travail.

Sur la religion : la pratique religieuse n’est pas forcément forte, mais l’appartenance religieuse est vécue. Les musulmans et juifs ne disposent pas du même système d’impôt d’église. Ce dernier est bien considéré comme un impôt.

Sur l’évolution économique de l’Europe et sa gouvernance : les Allemands raisonnent en Allemands et cherchent à maintenir leur modèle économique. « Les Allemands aiment les Français mais ne les respectent pas – et vice-versa ».

Sur l’évolution démographique de l’Allemagne : les Allemands peuvent de fait s’appuyer sur l’Europe de l’Est, considérée comme une colonie économique. Beaucoup de couples sont sans enfants. En revanche, l’adoption (de petits Allemands) est plus aisée qu’en France.

Sur la spécificité culturelle allemande et l’Europe fédérale : le Volk allemand est assis sur la langue allemande (avec un Hochdeutsch national et des dialectes régionaux). Les Allemands voient le sud de l’Europe avec méfiance et se tournent vers l’est. On constate une faible mobilité des Allemands, y compris entre Länder. Lire à ce sujet l’Histoire de la Germanie d’Henri Bogdan.

Sur le rapport aux élites et le maintien d’un soutien populaire à la politique européenne de l’Allemagne : les Allemands sont prêts à beaucoup accepter sous réserve de respecter certains fondamentaux : une vie peu chère, une inflation faible, pas de limitation de vitesse sur les autoroutes, la liberté du travail… Merkel c’est l’Allemagne : elle est sérieuse, honnête, ingénieur, exemple de méritocratie.

[box class=”info”]Source : Polémia – 2/12/2011[/box]

Photo en Une : le Berliner Dom. Crédit : Ariel Martini via Flickr (cc)

Kiosque Courtois du samedi - Logo – L’actualité de la semaine en écrit

Kiosque Courtois du samedi 3/12/2011 – L’actualité de la semaine en écrit

[box class=info]Le samedi, une sélection des principaux sujets de la semaine des biens connus “Bulletins de Réinformation” de Radio Courtoisie. Ce Kiosque est présenté par Henri Dubost et Catherine Noailles.

Novopress a publié dès samedi matin, en différé, l’audio de ce Kiosque Courtois dans la fenêtre “Radio Courtoisie : le bulletin de réinfo” de sa colonne de droite. Pour ceux qui préfèrent lire qu’écouter, en voici le contenu sous forme de texte enrichi d’images.[/box]

FRANCE

Marine Le Pen défend la présomption de légitime défense des policiers

Kiosque Courtois du samedi 3/12/2011 – L’actualité de la semaine en écrit À la suite, récemment, de plusieurs fusillades, dont l’une s’est traduite par la mort d’une policière, Marine Le Pen s’est prononcée sur la question taboue de la légitime défense des policiers. « Je suis pour la mise en place d’une présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre, parce qu’il faut que les policiers soient capables, mentalement et moralement, d’être dans leur bon droit lorsqu’ils défendent leur peau face à des criminels », a‑t‑elle déclaré. Aux éventuels risques de bavure, elle a répondu : « Je préfère compter un mort chez les criminels qu’un mort chez les forces de l’ordre ».

Les ménages aisés profitent plus de la mondialisation que les ménages modestes

C’est ce qu’affirme la dernière lettre de la direction du trésor, qui s’intéresse à l’effet de la mondialisation sur les prix à la consommation en Europe. Je cite : « Les ménages relativement aisés sont ceux qui ont le plus bénéficié de cette moindre inflation. » La lettre explique que les ménages les plus modestes consacrent une part plus importante de leurs revenus à des biens non mondialisés, tel que le logement et les produits agroalimentaires.

Relocaliser : oui, c’est possible !

Kiosque Courtois du samedi 3/12/2011 – L’actualité de la semaine en écrit Rossignol, le célèbre fabricant français de skis, qui subissait une crise très grave depuis plusieurs années, a dû revoir de fond en comble son mode de fonctionnement. Entre autres mesures, les paires de skis pour enfants qui étaient jusque là fabriquées à Taïwan, où Rossignol avait délocalisé une partie de ses usines, seront désormais fabriquées à Sallanches. Une relocalisation créatrice de quarante emplois sur le site savoyard. Le président de Rossignol affirme vouloir privilégier la proximité avec les consommateurs, majoritairement situés dans l’arc alpin. L’entreprise française a retrouvé son équilibre budgétaire et a enregistré un chiffre d’affaires de 134,8 millions d’euros, avec retour aux bénéfices.

Vote des étrangers : entre sondages douteux et division UMPS de façade

61 % des Français seraient favorables au vote des étrangers aux élections locales. C’est ce qui ressort d’un « sondage » BVA réalisé pour le Parisien. On ne peut que rester sceptique devant de tels chiffres qui confortent à point nommé l’idéologie de l’UMPS sur le sujet. Jeudi, le site MesOpinions.com a posé aux internautes la question suivante : « Etes-vous favorables au droit de vote des immigrés aux élections locales ? ». Sur près de 20.000 réponses, le non l’emporte à 67 %. Le droit de vote des étrangers est le cheval de bataille de la gauche. Le PS ne dissimule plus son abandon de l’électorat populaire au profit des immigrés, comme le montre clairement le rapport Terra Nova. Quant à la droite sarko-affairiste, il convient de rappeler que c’est à l’action de l’actuel président de la République et de son premier ministre que l’on doit des chiffres record en matière d’immigration,  avec plus de 200.000 entrées en 2010, chiffre déjà dépassé sur les neufs premiers mois de l’année 2011.

Le « racisme antichrétien » en procès à Toulouse

Kiosque Courtois du samedi 3/12/2011 – L’actualité de la semaine en écrit Une centaine de tombes avaient été profanées à Toulouse en 2007. Le procès des profanateurs présumés a eu lieu la semaine dernière, et le procureur a retenu la circonstance aggravante, je cite de « racisme antichrétien » que demandait l’AGRIF, l’Alliance générale contre le racisme et pour le respect de l’Identité française et chrétienne (logo ci-contre). Par ailleurs selon un rapport officiel publié mardi, 85% des lieux profanés en 2010 sont chrétiens. Le nombre d’églises et de cimetières chrétiens profanés a augmenté de 33% entre 2009 et 2010.

Fillon s’oppose à l’anonymat des parrainages pour la prochaine élection présidentielle.

Kiosque Courtois du samedi 3/12/2011 – L’actualité de la semaine en écrit Une demande qui avait été faite par Marine Le Pen. En cas de « mauvais » choix, les parrains, de par la publication de leur nom au Journal officiel, s’exposent à des mesures de rétorsion (annulation de subventions, non reconduction de l’investiture, etc.). Un moyen totalement antidémocratique choisi par le Système pour barrer la route au Front national. Avec une tartuferie consommée, Fillon (photo avec Sarkozy) justifie sa décision en arguant de « l’exigence de transparence des Français »

Face à la crise, la fuite en avant fédéraliste de Nicolas Sarkozy

En 2008, à Toulon, le chef de l’Etat avait promis juré de « moraliser le capitalisme ». Restructurer le secteur bancaire mondial, lutter contre les paradis fiscaux, mettre fin à la pratique des ventes à découvert, réformer les agences de notation, maîtriser la dette : aucune de ces promesses n’aura été tenue.

Trois ans après, le chef de l’Etat est revenu sur les lieux du crime… Jeudi, à Toulon donc, s’exprimant devant un parterre de militants UMP tout acquis à sa cause, Nicolas Sarkozy a tenté, au cours d’une heure et demie de discours de proposer des solutions face à la crise. « La peur est de retour » a affirmé le président qui a appelé à une « refondation de l’Europe », avec à la clé, un « nouveau traité européen ».

A l’heure où la France va perdre son triple A, et où l’OCDE elle-même redoute un éclatement de la zone euro, que peut faire Nicolas Sarkozy ? A vrai dire, pas grand-chose, sinon, de son point de vue, se mettre à la remorque de l’Allemagne, avec une fuite en avant fédéraliste et une accélération de la mise en place d’une « gouvernance économique européenne ». Marine Le Pen a, d’ailleurs ironisé sur « l’Europe à la schlague » annoncée par M. Sarkozy. « Ce discours qui devait être l’un des plus marquants de son quinquennat a ajouté la présidente du Front national, ça a été le vide sidéral, une succession de poncifs ». « Les choses sont claires aujourd’hui, a‑t‑elle poursuivi, M. Sarkozy prend la tête de l’intégration fédéraliste et de l’abandon de toute souveraineté française ».

Kiosque Courtois du samedi 3/12/2011 – L’actualité de la semaine en écrit 10 milliards d’euros !

Un chiffre incroyable, alors que la France croule sous les déficits et les dettes. Selon l’agence d’information économique Ecofin, basée à Dakar, : « Malgré la crise financière et le plan de réduction des dépenses de l’Etat, les députés français se sont prononcés pour le maintien de « l’aide publique au développement ». Fin de citation. Il s’agit naturellement de l’aide de la France aux pays du tiers monde pour 2012. Son montant, écoutez bien chers auditeurs : dix milliards d’euros ! Et encore a‑t‑on échappé au pire, puisque la France n’a pas tenu sa promesse de consacrer à cette noble cause 0,7 % de son PIB, ce qui aurait porté la somme à plus de quinze milliards d’euros ! C’est naturellement le continent noir qui empoche le gros lot puisque près de 60 % de notre aide publique au développement se portent vers l’Afrique subsaharienne.

Le Téléthon réquisitionne le parvis de Notre-Dame de Paris

Il y a quelques années, des évêques avaient mis en garde les donateurs : les sommes collectées servent entre autre à financer la recherche sur les cellules souches embryonnaires, une technique non seulement contraire à l’éthique de la vie, mais également jugée dangereuse et inutile par un nombre croissant de chercheurs

Pour les agriculteurs français, ressemer sa propre récolte sera désormais taxé

Kiosque Courtois du samedi 3/12/2011 – L’actualité de la semaine en écrit La moitié des céréales cultivées étaient jusqu’ici ressemées par les agriculteurs.  Une proposition de loi UMP, adoptée cette semaine, obligera les agriculteurs désirant réutiliser leurs semences à s’acquitter d’une taxe. L’UMP joue son rôle de chien de garde pour la France des entreprises semencières, dont le géant américain Monsanto, pompeusement rebaptisées pour la circonstance : « créateurs de variétés végétales ».

 

MONDE

Poutine sera candidat à la présidentielle russe

Kiosque Courtois du samedi 3/12/2011 – L’actualité de la semaine en écrit Ovationné devant dix mille partisans à Moscou, Vladimir Poutine a déclaré qu’il acceptait la nomination de son parti « Russie unie », pour être candidat à l’élection présidentielle du 4 mars prochain. Vladimir Poutine (photo), chef du gouvernement depuis 2008, devrait revenir au Kremlin, qu’il a dirigé de 2000 à 2008. Medvedev, l’actuel président, pourrait retrouver le poste de Premier ministre. Poutine ne s’est pas privé, en annonçant sa candidature, de fustiger l’ingérence des Etats-Unis et de leurs vassaux, par ONG interposées, dans les campagnes électorales russes. La superclasse mondiale est en effet sur le pied de guerre pour discréditer ces opérations électorales et présenter Poutine comme un dictateur. Le Figaro a par exemple mis en place un blog intitulé « Echos de Russie », qui s’inspire du modèle des révolutions arabes : il s’agit de donner un écho en France à des contenus audiovisuels présentés comme confidentiels, voire supposés censurés par le pouvoir russe. S’il existe une opposition russe au parti de Poutine (communistes et nationalistes), elle n’est pas diabolisée par les médias russes — à la différence du Front national, en France. En revanche, les partis dits libéraux soutenus par des ONG occidentales sont ultra minoritaires.

Les Américains ont encore huit jours pour quitter le Pakistan

Le Pakistan a décidé en fin de semaine dernière de donner 15 jours aux Américains pour quitter la base aérienne de Shamsi, située dans le sud-ouest du pays. Cette décision intervient suite à l’attaque par erreur de l’OTAN où vingt quatre soldats pakistanais ont été tués et treize autres blessés. Le Pakistan a aussi décidé la fermeture immédiate des lignes de ravitaillement de l’OTAN et de l’ISAF, la force internationale d’assistance et de sécurité. Le gouvernement pakistanais devrait réviser tous les programmes de coopération avec les Etats-Unis, l’OTAN et l’ISAF, tant sur le sur le plan diplomatique, que politique et militaire

Après le printemps arabe, un automne islamiste ?

Kiosque Courtois du samedi 3/12/2011 – L’actualité de la semaine en écrit Après la victoire des islamistes en Tunisie, l’instauration de la charia en Libye, les islamistes s’approchent du pouvoir en Egypte et au Maroc. Le 25 novembre dernier, le parti islamiste marocain Justice et développement a emporté 107 sièges sur 395 au Parlement. Le roi Mohammed VI a nommé Premier ministre Abdelilah Benkirane, le chef du parti Justice et développement, conformément à la nouvelle constitution marocaine qui l’oblige à prendre comme chef du gouvernement un membre du parti arrivé en tête. En Égypte, l’élection qui s’est tenue les 28 et 29 novembre derniers, doit se poursuivre en janvier 2012, verra sans doute la victoire des  Frères musulmans (ci-contre leur logo officiel). Ces élections mettent au grand jour la réislamisation en profondeur des sociétés arabes en cours depuis plusieurs décennies. A l’occasion de ces scrutins, politiques et médias français, soumis à la dictature du politiquement correct, s’emploient à qualifier les partis islamistes de « modérés », un oxymore qui tente de rassurer la population française confrontée à une poussée de l’islam sur son propre territoire.

50 % de clandestins en plus dans l’Union européenne ! ‏

Les chiffres donnés par Gil Arias Fernandez, directeur adjoint de l’agence européenne de contrôle des frontières, Frontex, font froid dans le dos. Entre le 1er janvier et le 30 septembre 2011, le nombre d’immigrés clandestins a augmenté de 50 % par rapport à la même période de l’année précédente ! 113.000 immigrés clandestins sont entrés dans l’Union européenne depuis le début de l’année, contre 77.000 l’année dernière. Gil Arias Fernandez explique que : « Cette explosion est due à l’afflux massif d’immigrés originaires des pays d’Afrique du Nord directement vers l’Italie et Malte, au premier semestre de cette année ». Au cours du seul mois de mars dernier, 20.000 clandestins en provenance du Maghreb avaient tenté de pénétrer dans l’Union européenne, beaucoup réussissant d’ailleurs à s’installer en France.

Démonstration de force de Casapound à Naples

Kiosque Courtois du samedi 3/12/2011 – L’actualité de la semaine en écrit Malgré l’interdiction de la mairie napolitaine, plus de 2000 militants du mouvement de la droite radicale et sociale italienne Casapound se sont rassemblés samedi au cœur de la ville pour imposer leur droit à la parole et à l’expression publique. L’objectif de ce rassemblement était double : protester contre le coup d’Etat légal représenté par l’arrivée de l’oligarque Carlo Monti au pouvoir et répondre aux violentes agressions dont ont été victimes les militants napolitains de Casapound ces derniers mois. Les militants ont su observer une attitude calme et digne qui tranche avec les exactions et pillages commis quelques semaines auparavant par les groupes d’extrême gauche à Rome. C’est donc au terme d’une journée sans incidents que Gianlucca Iannone, président de Casapound, a pu prendre la parole pour dénoncer avec force la dictature de la banque et de l’usure dont les groupes prétendument « antifascistes » sont les idiots utiles.

Novlangue médiatique : « Islamistes modérés » et « populistes extrémistes »

Novlangue médiatique : « Islamistes modérés » et « populistes extrémistes »

Nouveau pouvoir libyen sous influence islamiste, succès électoral d’Ennhada, le parti islamiste tunisien, victoire électorale des islamistes du Parti de la justice et du droit au Maroc, Frères musulmans en position de force en Egypte : le message des « révolutions arabes » est clair. Les régimes laïcs et autoritaires, fruits du nationalisme arabe issu de l’Occident et enfants tardifs du kémalisme, ne cèdent pas la place à des démocrates libéraux mais à des islamistes.

Les médias de la superclasse mondiale qui avaient salué, début 2011, les « révolutions arabes » se tranquillisent néanmoins fin 2011, en parlant « d’islamistes modérés ». Une manière de se rasséréner, tout en continuant à rassurer la population française confrontée à une poussée de l’Islam sur son propre territoire.

« Islamiste modéré », un mot vide de sens

Pourtant ce terme d’islamiste modéré est vide de sens : les islamistes en question ne sont ni « extrémistes » ni « modérés » ; ce sont tout simplement des musulmans qui se réfèrent à l’islam comme guide de l’action politique [photo en Une : un polygame modéré ?]. Dans le Dictionnaire historique de l’islam, paru aux PUF en 1996, Dominique et Jeanne Sourdel, professeurs émérites, écrivent : « L’islamisme est actuellement une tendance qui consiste à exiger l’application stricte des préceptes de la loi religieuse ou chari’a. » (…) Les islamistes prônent le jihad, d’une part dans leur propre pays contre les « mauvais » musulmans et les gouvernants corrompus de manière à instaurer si besoin est un Etat purement islamique, d’autre part, de façon plus générale, contre les valeurs séculières qui dominent le monde non musulman. » Attitude non dénuée de cohérence puisque l’islam est une totalité qui ne distingue pas le domaine de Dieu de celui de César.

« Modérés » ou non, les islamistes tunisiens, libyens, marocains et égyptiens ont tous pour projet d’islamiser la société, ce qui implique :

  • – de rapprocher le droit local des préceptes de la chari’a ;
  • – d’en revenir à une conception soumise et minorée de la femme, dont le voile islamique est le symbole visible ;
  • – de marginaliser, sinon d’éliminer, les minorités chrétiennes catholiques, coptes ou évangélistes.

Toutes choses que font d’ailleurs, tranquillement mais fermement, les « islamistes modérés » de l’AKP turque qui sert de modèle.

Là encore il n’y a pas lieu d’être surpris : dans leurs réactions au modèle occidental, les peuples musulmans se retournent vers leurs racines. Quoi de plus normal ? D’autant que l’islam n’est pas seulement une religion, c’est aussi, c’est surtout une civilisation.

Confondre « modération politique » et « libéralisme économique » : une imposture

Confondre « modération politique » et « libéralisme économique » est une imposture : un fait que les oligarchies occidentales sont incapables de comprendre. D’où l’usage du mot « modéré » qui sert de cache-sexe à une réalité qui sinon les révulserait. Sur le site Oummah.com Mohamed Tahar Bensaada propose une explication complémentaire : selon Le Monde, « Ils (les islamistes) n’ont pas de doctrine économique précise – et sont souvent, en la matière, très libéraux ». Et le commentateur d’Oummah d’ironiser ainsi : « Le terme magique est lancé : “libéraux” ! C’est donc cela qui explique que tous les médias sont unanimes à parler de la victoire des “islamistes modérés” ? Les termes “modérés” et “libéraux” sont donc devenus synonymes dans le nouveau dictionnaire de la science politique française et on ne le savait pas ? ». Et l’analyste musulman de poursuivre : « L’imposture intellectuelle est plus grave. D’abord, on fait preuve de légèreté en cherchant à confondre “modération politique” et “libéralisme économique” (…) Ensuite, la “modération” et le “libéralisme” encensés le sont en fait pour des raisons que généralement les éditorialistes ne divulguent pas et qu’il faut aller rechercher entre les lignes. Le “libéralisme” qui vaut aux “islamistes” la sympathie relative des médias et des intellocrates occidentaux signifie que ces derniers ont montré patte blanche et qu’ils ne vont pas tomber dans le “protectionnisme” et le “nationalisme économique” synonymes d’une tentative de renégociation des rapports de dépendance qui lient leurs pays aux centres du capitalisme mondial ! »

« Populiste extrémiste » : un terme disqualifiant

Les médias de la superclasse mondiale gardent leurs réserves de répulsion aux « populistes » : ces mouvements qui partout en Europe sont à l’écoute des peuples, ce qui les conduit :

  • – à s’opposer à la poursuite de l’immigration de peuplement que les nations européennes subissent ;
  • – à refuser l’implantation de coutumes étrangères contraires à leurs règles d’urbanisme (mosquées avec minarets) ou leurs modes de vie (voile islamique, abattage hallal, hallalisation des cantines et des restaurants, invasion des préceptes religieux à l’école, à l’hôpital, dans l’entreprise) ;
  • – à réaffirmer leur identité européenne et chrétienne ;
  • – à refuser que les valeurs issues de leurs traditions soient placées sur le même plan que celles de religions étrangères ;
  • – à défendre la séparation du spirituel et du temporel et la laïcité ;
  • – à remettre en cause le libréchangisme mondial.

Populistes européens et islamistes du Maghreb et du Machrek ont néanmoins un point commun : les uns et les autres s’inscrivent dans une démarche identitaire. Ils veulent que leurs peuples restent ou redeviennent eux-mêmes.

De ce point de vue-là, les uns et les autres s’opposent à la marche triomphale du mondialisme. Car ils rétablissent, sinon des frontières physiques, du moins des frontières mentales et psychologiques.

Il est donc naturel que les médias de la superclasse mondiale s’opposent aux populistes européens en les qualifiant « d’extrémistes » pour mieux les disqualifier. Il l’est moins qu’ils baptisent « modérés » les islamistes qui prennent le pouvoir au sud de la Méditerranée et dans les banlieues européennes.

Le formatage de l’opinion par les médias de la superclasse mondiale

Utiliser les termes « extrémistes » et « modérés » pour définir une idéologie politique est d’ailleurs stupide. La modération, l’extrémisme ou la radicalité ne sont pas en soi des idéologies, ce sont des attitudes, des comportements qui dépendent des personnalités et des circonstances.

Cette confusion des termes et des analyses s’explique : les médias de la superclasse mondiale ne cherchent pas à éclairer l’opinion, ils cherchent à la formater ; les médias de la superclasse mondiale ne sont pas des médias d’information mais des médias de manipulation qui appliquent les commandements du discours dominant : faisant contre mauvaise fortune bon cœur à propos des évolutions au sud de la Méditerranée, ils continent de militer pour des sociétés les plus ouvertes possibles au nord.

Andrea Massari
30/11/2011

Voir aussi :

« Dictionnaire historique de l’islam », par Jeanne et Dominique Sourdel
Les 20 Commandements du discours dominant Un nouveau « Novlangue » (mise à jour 1)
Réflexions sur les révolutions dans le monde arabe.
Le lotus et le jasmin sont-ils déjà fanés ?
De la Révolution de jasmin à la révolution islamique ? (Tunisie – 5e volet)
Oskar Freysinger, éveilleur des peuples européens
« Des hommes et des dieux » : un film beau et poignant mais lourd d’influence pernicieuse
Ce que nous voile le voile

[box class=”info”] Source : Polémia – 30/11/2011 [/box]

Crédit photo : DR.

Allemagne : Yunus ne priera pas à l'école !

Allemagne : Yunus ne priera pas à l’école !

03/12/2011 – 08h30
BERLIN (NOVOpress) –
Comment nos voisins allemands gèrent-ils les comportements et autres signes religieux ostentatoires en milieu scolaire?

Allemagne : Yunus ne priera pas à l’école ! La cour administrative fédérale (Bundesverwaltungsgericht) (photo ci-contre) a tranché : Yunus M., fils d’un allemand converti à l’Islam et d’une turque ne pourra plus prier dans son lycée berlinois du quartier populaire de Wedding à midi. [Le rythme scolaire allemand ne comporte pas de pause de midi, et c’est donc pendant les heures normales d’enseignement]. Le lycéen de 18 ans « ne pourra pas être autorisé à pratiquer la prière rituelle, si cela risque de troubler l’ordre de l’établissement. »

Le lycéen avait porté plainte il y a déjà quatre ans, parce qu’il lui avait été interdit de prier avec des camarades sur des manteaux étalés par terre, tourné vers la Mecque, dans le couloir du lycée.

Yunus qui prépare aujourd’hui son bac, maintient que ses camarades ne se sentaient pas gênés par ses prières qui par ailleurs ne duraient que cinq minutes. Son avocat Bülen Yasar n’a pas encore décidé s’il déposera ou non un recours devant la Cour constitutionnelle, en soulignant que, selon lui, la décision des juges de Leipzig remet en cause la liberté de culte garantie par la constitution. Et le nœud du problème est bien là : la liberté de culte doit-elle le cas échéant griller la politesse à un possible trouble de l’ordre scolaire ?

L’avocate Margarete Mühl-Jäckel qui représentait le land de Berlin a mis en avant que dans le lycée en question, il n’y avait pas moins de cinq religions contraintes à coexister et pour elle, l’État serait donc bien avisé d’appliquer une forme de neutralité religieuse. La direction de l’établissement a pour sa part pu observer des animosités envers certains élèves, soit parce qu’ils mangent du porc, soit parce qu’ils ne respectent pas le Ramadan. Les filles se voient reprocher des tenues trop légères et on leur conseille le port du foulard. L’on en serait même déjà arrivé à de vives tensions dans une salle de prière, des garçons musulmans déclarant la pièce profanée parce que des filles désiraient y prier selon le rite Alévi (communauté musulmane turque proche des Chiites, et attachée à la laïcité). La prière rituelle musulmane avec sa prosternation en direction de la Mecque aurait un caractère prosélyte manifeste, et provoquerait des tensions.

Les juges quant à eux soulignent, ce qui ne simplifie pas le problème, que l’Allemagne n’est pas un état laïc, et que l’on peut donc autoriser les élèves à prier à l’école, en dehors des heures de cours, et à la condition que cela ne nuise pas à l’ordre de l’établissement.

On peut bien sûr se demander si, comme l’estime la Berliner Zeitung, le verdict du tribunal renforce ainsi la position des responsables d’établissements, qui peuvent décider si la prière rituelle trouble ou non le déroulement normal de l’enseignement ; ou si cela ne les laisse pas complètement seuls face aux problèmes à gérer.

La sphère bienpensante s’en trouve en tous cas fort satisfaite. Par l’entremise de sa porte parole, l’administration responsable de l’enseignement berlinois a salué ce verdict, qui « confirme qu’il n’y a pas de directives au sujet des lieux de prière dans les établissements scolaire ». Les deux principales confessions chrétiennes s’en réjouissent tout autant, ainsi le porte parole de l’archevêque Stefen Förner pour qui cette décision de justice ne permet pas de fonder « un bannissement du fait religieux de la sphère publique comme des écoles ».

Alors que se réunissent à Berlin d’éminents membres de la Cour constitutionnelle pour chercher des moyens légaux visant à pourchasser la pensée déviante et l’islamophobie, peut-on encore estimer honnêtement, comme le prétend une grande partie de la classe politique en Allemagne -comme d’ailleurs chez nous- qu’il n’y a aucun souci à se faire avec une « soi disant islamisation » des pays d’Europe ?

Crédit photo : PearlsofJannah (photo en Une) et Manecke, licences CC.

Répression routière : Nicolas Sarkozy annonce l'obligation d'avoir un éthylotest en voiture

Répression routière : Nicolas Sarkozy annonce l’obligation d’avoir un éthylotest en voiture

02/12/2011 – 19h30
PARIS (NOVOpress) –
Après l’interdiction des appareils signalisateurs de radars, après le retrait des panneaux indiquant la présence de ces mêmes radars, Nicolas Sarkozy a décidé d’accélérer le processus de stigmatisation des automobilistes (à défaut de pouvoir faire baisser la criminalité et les agressions sur les personnes…)

En effet, à partir du printemps 2012, chaque automobiliste devra, en plus de son gilet jaune et de son triangle de sécurité, posséder un éthylotest afin de permettre les auto-contrôles d’alcoolémie, sous peine bien évidemment de sanctions financières.

Le chef de l’État a par ailleurs annoncé que 400 radars supplémentaires allaient être déployés sur les routes de France. En ces temps de crise économique profonde et de rigueur, l’État semble vouloir asphyxier toujours plus le contribuable par une politique de sécurité routière ultrarépressive, cédant également à la pression constante des associations de défense des victimes de la route qui semblent se servir trop souvent de drames individuels.

Avec la multiplication des retraits de permis de conduire et des amendes, comment feront bientôt les Français, notamment ceux des campagnes, pour aller travailler et pour pouvoir, ne serait-ce, que régler les amendes qui leurs seront infligées ?

[box class=”info”]Crédit photo : DR[/box]

Allez Poutine ! Par Jean Fouché

[Tribune libre] Allez Poutine ! Par Jean Fouché

Je suis heureux de reprendre la plume sur mon blog après 9 mois d’absence, pour saluer la candidature de VVP [Vladimir Vladimirovitch Poutine] à la prochaine élection présidentielle. Et je ne serai pas hypocrite, je suis donc heureux de saluer sa très prochaine ré-élection comme Président de la Fédération !

Etant moi-même depuis 4 ans certain de sa candidature, j’ai observé avec amusement les réactions du monde occidental. Bien qu’empêtré dans des scandales politico-financiers (les frégates de Taiwan), sexuels (les frasques de DSK) ou simplement en pleine débâcle financière, les européens ne se sont en fait pas sentis gênés pour condamner avec une quasi unanimité, la ré-élection annoncée de VVP. On a vu l’amour de la Démocratie de ces grands donneurs de leçons, encore dernièrement avec leur réaction à l’annonce du referendum en Grèce concernant la situation financière : Consulter le Peuple ? Quelle horreur ! Alors bien sur, que la majorité des citoyens Russes renouvelle sa confiance à VVP ne doit avoir aucune importance : Pour eux, VVP ne DOIT PAS être président de la Russie, on ne sait d’ailleurs pas exactement pourquoi mais ce n’est pas grave : VVP ne DOIT pas être président!

Eh bien si ! VVP doit reprendre la conduite du pays, et ceci pour plusieurs raisons :

Tout d’abord une raison Historique : VVP est l’homme qui a remis la Russie sur les rails et a permis un développement extraordinaire du pays, de Moscou à Vladivostok. On entend souvent dire que Moscou s’est développé mais que le reste du pays est resté figé, c’est bien sur entièrement faux. Bien sur Moscou s’est plus développé que les autres villes et régions, tout comme Paris est plus développé que la Lozère ou le Cantal, New-York plus que le Kansas, etc. Mais globalement le progrès a touché l’ensemble de la Russie, et tous les russes.

VVP est aussi, et c’est important, celui qui a rendu aux russes la fierté d’être Russe ! Il y a 15 ans, beaucoup de russes rêvaient de partir à l’étranger. Le rêve de toute ou presque jeune fille russe était de rencontrer un européen ou américain qui l’emmènerait hors de Russie. Les choses ont bien changé aujourd’hui, les Russes sont fiers de leur pays et ne rêvent plus majoritairement de le quitter.

Dmitri Medvedev a hérité de cette situation, et a avec brio certes, poursuivi l’œuvre mise en route par VVP. Il semble normal que puisque la Constitution le permet, VVP reprenne la place aux commandes et propose à Medvedev de continuer à travailler ensemble.

Une autre raison est que les années à venir, et en particulier l’année 2012 me semble-t-il, s’annonce très délicate. La faillite de plusieurs pays européens (après la Grèce, la France devrait voir le résultat concret de ses 20 dernières années de politiques ; un effondrement complet, entrainant dans son sillage la chute de la monnaie européenne), des évènements sociaux en Europe de l’Ouest qui pourraient être sanglants, un effondrement relatif des Etats-Unis, un conflit armé entre Israël et l’Iran et une unification des pays arabes sous la bannière de l’islam radical. Tout ceci rendra la situation en Russie plus que délicate tant sur le plan international avec les menaces intégristes dans le Caucase, que sur le plan intérieur: Un effondrement des pays européens provoquera une diminution des commandes de pétrole et de gaz à la Russie et donc une baisse notable des ses revenus.

Cette situation devrait être utilisée par certains milieux, voire certains pays, pour tenter de déstabiliser la Russie. Il n’est pas un secret que certains verraient d’un bon œil une “révolution orange” en Russie, et c’est pour cela également qu’un Président fort est nécessaire.

Les media occidentaux ont déjà pris fait et cause contre VVP, ce n’est pas nouveau ! Il n’est que voir comment est présenté tout ce qui pourrait être un signe du ras le bol des russes contre VVP. Par exemple il y a quelques jours, VVP se serait fait siffler durant un évènement sportif auquel il assistait! Quelle affaire ! Tout d’abord il semblerait que les sifflets aient fusé contre le perdant du match et non contre VVP, mais même si VVP avait été sifflé, je ne vois pas très bien où est le problème: Dans un pays démocratique, certains ont le droit d’être contre le pouvoir en place et d’exprimer leur mécontentement, tant bien sur qu’ils restent dans la légalité.

On lit également dans la presse européenne que les élections russes à la Duma et au Kremlin ne sont pas démocratiques, car certains partis n’ont pas le droit de s’y présenter.

Il est clair que certaines règles ont été mises en place pour éviter des candidatures fantaisistes, et c’est excellent. C’est d’ailleurs le cas dans de très nombreux pays, en France par exemple il faut être parrainé pour être candidat à la présidence du pays. Parrainé par 500 notables, ce qui est d’ailleurs une bonne manière d’éviter les candidats encombrants…
Le cas de la France est d’ailleurs bien pire car le système de comptage fait qu’avec 8% des voix, les communistes ont 20 députés, tandis qu’avec 15% les nationalistes n’en ont aucun ! Notons que jamais la Russie ne se permet de critiquer le système électoral français malgré son manque évident de démocratie !

Pour revenir à la Russie, il est un point qui me semble important : les jeunes de 18-25 ans qui sont peut-être les plus contestataires n’ont pas connu la Russie d’avant Poutine, ils avaient alors entre 7 et 15 ans ! Nous avons connu la Russie soviétique, nous avons connu la Russie d’Eltsine, et SAVONS combien la Russie d’aujourd’hui s’est améliorée! Il m’arrive souvent de me remémorer Moscou en 1995 par exemple, et je me dis avec émotion que OUI, les choses se sont vraiment améliorées !

Dans le même temps, beaucoup ont une vision totalement faussée du monde occidental. Je discutais dernièrement avec des russes d’une petite trentaine d’années qui revenaient d’un voyage de 2 semaines en France. Ils me disaient être partis avec en tête les images vues à la télévision; ils en sont revenus avec les images de la réalité et m’ont dit “quel choc, cela n’avait rien à voir avec ce que nous pensions, nous étions vraiment heureux de revenir à la maison”!

Il est donc nécessaire que les jeunes russes comprennent que le monde d’aujourd’hui n’est pas ce que l’on voit sur les écrans, que leur pays s’est fait lentement, et s’est très largement développé depuis une dizaine d’années, justement sous la direction de VVP. Et que pour éviter à la Russie une chute comme celle actuelle de l’Europe, il faut aller de l’avant, avec prudence et détermination. Je suis persuadé que VVP saura garder la Russie dans cette direction !

Jean Fouché

[box class=”info”] Source : La Russie aujourd’hui. [/box]

Sur son blog, Jean Fouché indique qu’il a sur la Russie un regard depuis l’intérieur, loin des clichés et préjugés.

Photo : Moscou, le nouveau quartier des affaires Moskva-City. Crédit Anton Fomkin, licence CC.
L'inceste : une violence qui touche 2 millions de Français [audio]

L’inceste : une violence qui touche 2 millions de Français [audio]

02/12/2011 – 17h30
PARIS (NOVOpress) –
L’Association internationale des victimes de l’inceste (AIVI) a lancé il y a quelques semaines une pétition afin d’introduire l’inceste dans le code pénal. En effet, actuellement, l’inceste est jugé comme viol, agression ou atteinte sexuelle, mais le mot inceste, qui lie des membres de la famille à cette acte sexuel, est lui oublié. Une proposition de loi faite en ce sens a d’ailleurs été invalidée par le Conseil d’État.

Selon les statistiques publiées par l’AIVI suite à un sondage commandé à l’IFOP, ce sont pourtant plus de 2 millions de français qui en serait victimes. Le sujet semble néanmoins rester tabou dans notre société. Honte des victimes et arrogance des bourreaux, quand ça n’est pas tout simplement mise en avant politique de certains déviants sexuels (on rappellera que Daniel Cohn-Bendit, un des leaders écologistes au parlement européen, un des amis de Nicolas Sarkozy, revendiquait il y a maintenant 30 ans le droit de caresser librement des petits enfants)… telles sont sans doute les causes de ce non-dit qui provoque chaque année des drames et qui fait naître des pathologies profondes, des dépressions, des suicides ainsi que des mal-être permanents.

Entretien avec Isabelle Aubry (photo ci-dessus), président de l’AIVI, qui nous parle de cette pétition et de la lutte contre l’inceste.

Propos recueillis par Yann Vallerie pour Novopress.

[box class=”info”]Crédit photo : DR[/box]

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