Talence : le Mrap veut poursuivre en justice le Bloc identitaire

Talence : le Mrap veut poursuivre en justice le Bloc identitaire

14/09/2011 – 09h58
BORDEAUX (via Info Bordeaux) —
Décidément, il ne fait pas bon s’opposer à la construction de mosquée dans la région. Les plaintes des ligues de vertus se multiplient. Après la Licra et Sos-Racisme qui portent plainte contre les auteurs d’une vidéo jugée « islamophobe », c’est au tour du Mrap d’entrer dans la course.

Le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP), connu pour sa proximité avec la gauche et l’extrême-gauche, a annoncé sur son site internet qu’il allait poursuivre en justice le Bloc identitaire.

« Suite à la diffusion d’un tract ordurier diffusé dans les boîtes à lettre de la ville de Talence et visant les musulmans, le MRAP s’associe à l’indignation du Maire de la ville, du Conseiller Général, et des responsables musulmans stigmatisés.

Ce tract s’inscrivant dans les campagnes ordurières du Bloc identitaire menée sur l’agglomération bordelaise – notamment par de faux appels du muezzin – constitue une incitation à la haine raciale. Il est reproduit et approuvé sur les sites internet de la nébuleuse identitaire.

Le terreau de la haine entretenu en toute impunité par les diverses variantes de la droite extrême ne peut que conduire au pire, l’exemple norvégien en atteste.

Le Maire de la ville a déposé plainte pour incitation à la discrimination et à la haine raciale en raison de l’appartenance à un groupe religieux. Le MRAP entend aussi poursuivre en justice les auteurs de ce tract et le Bloc identitaire Aquitaine qui relaie les mêmes appels à la haine sur internet ».

[box]Voir aussi : Projet de mosquée à Talence (Gironde) : les esprits s’échauffent[/box]

Reproduit avec l’aimable autorisation de info-bordeaux.fr

Restauration scolaire : la FCPE veut saisir la justice

Restauration scolaire : la FCPE veut saisir la justice

14/09/2011 – 08h15
BORDEAUX (via Info Bordeaux) —
À Bordeaux, comme dans d’autres villes de France, les cantines scolaires restreignent l’accès aux enfants de chômeurs. En cause, un nombre trop important d’inscrits par rapport aux places disponibles. Étant dans l’obligation de faire un choix, la mairie de Bordeaux a décidé de restreindre l’accès de ces cantines aux enfants de chômeurs.

Les enfants des parents chômeurs n’y ont accès que 2 à 3 jours par semaine. Plus précisément, sur 15 200 élèves scolarisés en écoles publiques, 13 200 sont inscrits à la cantine et 200 cas seraient en attente de réponse. L’adjointe à la vie scolaire Brigitte Collet l’a reconnu hier sur l’antenne de France-Bleu-Gironde : « Nous donnons donc la priorité aux enfants dont les deux parents travaillent ».

Protestant contre cette décision, le président de la FCPE Gironde, Jean-François Darracq, a annoncé que des recours allaient être lancés au tribunal administratif contre ce qu’il considère être une discrimination. « Nous avons été patients. Nous avons donné toutes les chances à la municipalité de réagir. Mais nous n’avons pas été entendus. Nous allons donc entamer des procédures ».

La FCPE (Fédération des conseils de parents d’élèves) n’a jamais fait mystère de sa proximité idéologique avec la gauche. Son président départemental était d’ailleurs candidat aux municipales à Lacanau sur une liste « soutenue par le Parti socialiste ». Les jeunes socialistes n’ont d’ailleurs pas manqué de s’attaquer à Alain Juppé. Dans un communiqué de presse, ceux-ci « dénoncent le message en filigrane de cette décision : faire passer les chômeurs pour des fainéants qui profitent du système ». Le député socialiste de Bordeaux, Michèle Delaunay, a également réagi sur son compte Twitter : « je prépare une proposition de loi pour établir comme un droit l’accès à la cantine pour tous ».

[Livres] "Bobby Sands, jusqu'au bout" de Denis O'Hearn

[Livres] “Bobby Sands, jusqu’au bout” de Denis O’Hearn

14/09/2011 – 08h00
PARIS (NOVOpress) —
 5 mai 1981 : après 66 jours de grève de la faim, Bobby Sands, député d’Irlande du Nord et volontaire de l’IRA, emprisonné pour avoir participé à une attaque à main armée, meurt à la prison de Long Kesh. À sa suite, 9 autres détenus, tous membres de l’IRA, décèderont entre le 5 mai et le 20 août. Leurs revendications portaient sur la reconnaissance de leur statut de prisonniers politiques, statut aboli quelques semaines auparavant par le gouvernement Thatcher.

[Livres] "Bobby Sands, jusqu'au bout" de Denis O'Hearn

"Bobby Sands, jusqu’au bout", un livre de Denis O’Hearn - CETIM et Les éditions de l’Epervier (2011) - 19,50 €

100 000 personnes assisteront à ses funérailles et de violentes émeutes éclateront en Irlande du Nord. Le 12 octobre 1984 à 2h54 du matin, l’IRA fit sauter l’hôtel abritant la convention du parti conservateur à Brighton, attentat auquel la Dame de Fer n’échappa que de peu. Le gouvernement de Margaret Thatcher finira par satisfaire les revendications des prisonniers.

Dans cette biographie, Denis O’Hearn décrit la lutte déterminée de ces prisonniers de l’IRA, qui allèrent au bout de leur combat contre l’impérialisme britannique et son système carcéral inhumain. Pour la première fois, une biographie complète d’une des plus grandes figures de la lutte pour la libération de l’Irlande est traduite en langue française.

A lire de toute urgence, pour l’histoire !

La goutte d’eau politico-africaine de plus ou de trop…, de Philippe Randa [Tribune libre]

La goutte d’eau politico-africaine de plus ou de trop…, de Philippe Randa [Tribune libre]

L’avocat Robert Bourgi, un ex-proche de Jacques Chirac et de Dominique de Villepin, affirme dans le Journal du dimanche qu’il les abreuvait d’argent africain pour leurs bonnes œuvres. Électorales, éventuellement. Un scandale politique de plus ou un ragot ? Au choix. Un règlement de vilains comptes, en tout cas.

Il est à craindre que beaucoup de Français réagissent avec un large bâillement à ce qui sera, de toute manière, un non-événement : les accusations de l’avocat ont déjà provoqués les démentis indignés des intéressés et leur menace de plainte pour diffamation, tandis que le socialiste François Hollande a demandé aussitôt au garde des Sceaux l’ouverture d’une enquête… Question de principe, sans doute ! Tel est le brouhaha habituel de ce genre d’affaire où, à l’évidence, c’est “parole contre parole” ; les mallettes de billets ont en effet cette particularité si appréciée des bandits en col blanc, une fois vidées, de ne laisser aucune trace.

Quant aux conséquences politiques, elles seront nulles. Forcément nulles. Jacques Chirac n’est plus en état de se présenter au procès en cours qui lui est fait pour d’autres accusations datant de trois décennies… et la réputation de Dominique de Villepin ayant déjà souffert de celui de Clerstream, actuellement en appel, elle ne le sera guère davantage.

Et puis, cet argent africain distribué aux bonnes œuvres du défunt RPR n’est pas entaché du sang de 14 victimes comme pour l’attentat-suicide du 8 mai 2002 à Karachi au Pakistan pour lequel les juges chargés de l’affaire privilégient désormais l’hypothèse de représailles contre la France ; représailles organisées, dit-on, par une partie des services secrets pakistanais pour non-paiement de commissions occultes.

Cracher dans la soupe du financement des politiciens français est rarement efficace, d’ailleurs. Mouammar Kadafi en sait quelque chose : la rébellion en Libye soutenue entre autre par la France ayant à peine débutée, il s’empressa de raconter qu’il avait largement contribué à faire accéder Nicolas Sarkozy à la Fonction suprême. Et alors ? Rien… La France a continué de le bombarder. Vérité ou calomnie, l’annonce fit long feu et la Libye embrasée de plus belle !

Alors, tout ça pour quoi ? Sans doute pour freiner les ardeurs de candidature de Dominique de Villepin, ardeurs n’ayant d’autres buts que de monnayer son ralliement au futur candidat de l’UMP…

Alors, tout ça pour ça ? En a-t-il été autrement avec l’affaire Elf ou l’affaire Karachi, l’Angolagate, les contrats Miksa, Sawari II ou celui des frégates de Taïwan ?

À moins que cette nouvelle affaire politico-financière ne soit pas qu’une goutte d’eau de plus, mais la goutte d’eau de trop ! Charles Maurras n’affirmait-il pas que “tout désespoir en politique est une sottise absolue” ?

Travail à domicile : l’Arabie Saoudite en quête de nouveaux esclaves

Travail à domicile : l’Arabie Saoudite en quête de nouveaux esclaves

13/09/2011 19h20
DJEDDAH (NOVOpress) –
La situation des travailleurs étrangers en Arabie Saoudite est infernale, souvent réduits à l’état d’esclaves. Sur cette terre sacrée de l’’islam, les lois saoudiennes leur interdisent en effet de former des syndicats ou de manifester. Et les femmes de maison « n’ont pas le droit de sortir seules de chez leur employeur », rappelle RFI, (Radio France Internationale). Philippins, Indonésiens, Sénégalais… les Saoudiens prospèrent grâce à cette main d’œuvre docile.

Leur sort est tellement dramatique au cœur de cette civilisation qui serait vieille de 9 000 ans que plusieurs pays, comme l’Indonésie ou le Kenya, ne veulent plus envoyer leurs ressortissants sur place. Devant cette situation, l’Arabie Saoudite tente de sauver la face en agréant des agences marocaines de recrutement de domestiques, histoire d’explorer de nouvelles filières. Mais comme le rappelle Oumar Baldé sur le site Yabiladi.com, les employées marocaines vivent déjà un enfer au royaume wahhabite

La fédération UMP de Loire-Atlantique a invité le « sérial gaffeur » Frédéric Lefebvre

13/09/2011 18h00
LA BAULE (NOVOpress Breizh) –
Frédéric Lefebvre était dimanche à la Baule, à l’occasion de la fête départementale de l’UMP. En des temps difficiles, l’occasion pour les militants de ce parti de se distraire un peu.

Secrétaire d’État chargé du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises, du tourisme, des services, des professions libérales et de la consommation dans le gouvernement Fillon depuis novembre 2010, Frédéric Lefebvre a en effet reçu sur internet, comme le rappelle cette semaine l’hebdomadaire Valeurs actuelles, le surnom de « sérial gaffeur ». Un qualificatif semble-t-il parfaitement justifié.

Au Salon du livre de Paris le 2 avril dernier, répondant à la question d’un journaliste du Figaro qui lui demandait: « Parmi tous les livres que vous avez lu dans votre vie, lequel vous a le plus marqué jusqu’à présent ? », le ministre affirmait sans hésiter « Zadig ET Voltaire », confondant manifestement l’ouvrage de Voltaire avec la célèbre marque de vêtements. Avant d’ajouter, sans rire, « c’est une leçon de vie et je m’y replonge d’ailleurs assez souvent » ! (cf. vidéo ci-dessous).

Plus récemment, interrogé sur les mauvais chiffres du chômage, ce féru de littérature expliquait doctement : « Il faut dire la réalité : parce qu’on a un taux de natalité beaucoup plus important que beaucoup d’autres pays, parce qu’on a beaucoup de Françaises et de Français qui entrent sur le marché du travail » (sic). S’il y avait moins de naissances, il y aurait moins de chômeurs. CQFD.

Toujours concernant la question du travail, Frédéric Lefebvre avait déposé en 2009 un amendement prévoyant la possibilité, pour les salariés en arrêt de maladie, de travailler par le biais du télétravail au motif que « beaucoup de Français, y compris en longue maladie, ont besoin du travail pour guérir ». L’amendement n’eut guère de succès et fut rejeté à l’unanimité.

Autre lefebvrerie qui a beaucoup contribué à la renommée de son auteur, ce proche de Nicolas Sarkozy avait tenu à expliquer, il y a deux ans, la perte de 22 000 adhérents de l’UMP par cette remarque : « Il y en a beaucoup qui sont décédés…».

Sur fond de division – Sophie Jozan, chef de file de l’opposition municipale nantaise, vient de se retirer de la liste menée par André Trillard pour les sénatoriales –, les adhérents UMP de Loire-Atlantique ont écouté sagement l’intervention du ministre. Il est vrai qu’en ces temps de crise les occasions de faire la fête sont plutôt rares. Heureusement pour eux, ils ont Frédéric Lefebvre.

Triel-sur-Seine : les gitans narguent les autorités

Triel-sur-Seine : les gitans narguent les autorités

13/09/2011 16h30
TRIEL-SUR-SEINE (NOVOpress) –
Ils avaient 72 heures pour libérer la commune. Finalement, ils ont encore de belles semaines devant eux. Les 2 000 gitans ayant déferlé sur Triel-sur-Seine (11 000 habitants) le 4 septembre dernier, se trouvaient deux jours plus tard sous le coup d’un arrêté d’expulsion préfectoral : ils auraient dû quitter en fin de semaine dernière le terrain privé qu’ils occupent illégalement.

Mais vendredi, le tribunal administratif a annulé l’arrêté préfectoral ! Un véritable camouflet pour la préfecture qui semblait enfin faire preuve de fermeté depuis le départ d’Anne Boquet et son remplacement l’année dernière par Michel Jau. Car lors des quatre précédentes invasions, l’ancienne préfète avait refusé de voler au secours des Triellois.

Ce nouveau rebondissement est aussi une claque pour Joël Mancel, le maire, qui s’était engagé auprès de ses concitoyens à ce que le problème soit résolu « dans les plus brefs délais ». Croulant sous les protestations, la municipalité essaie de faire bonne figure en assurant qu’elle « attend beaucoup d’une nouvelle procédure en référé, déposée par la société EMTA ».

Cette entreprise, propriétaire du site verdoyant situé en bordure de Seine, submergé par les 500 caravanes des gens du voyage, a en effet porté plainte pour occupation illégale. De plus, une autre plainte a été déposée pour « branchement sauvage » sur le réseau électrique selon Le Parisien du 10 septembre. C’était le cas en 2008 (voir photo) comme le révélait déjà à l’époque Novopress. Chassez le naturel, il revient au galop ? Mais inutile de verser dans un optimisme béat : les deux procédures devraient prendre plusieurs semaines avant d’aboutir. Pendant ce temps, ce sont les Triellois qui trinquent. Comme d’habitude.

« Immigrés, Vatican : “Le réveil du nationalisme a provoqué le refus violent de la diversité” »

“Le réveil du nationalisme a provoqué le refus violent de la diversité” selon le Vatican

13/09/2011 14h20
ROME (NOVOpress) –
À un moment où l’Italie doit faire face à une crise migratoire sans précédent, les déclarations du président du Conseil pontifical pour les migrants, l’archevêque Antonio Maria Vegliò, ont eu un grand retentissement dans la presse italienne.

Sant'Egidio

Logo de la communauté Sant'Egidio

Mgr Vegliò s’est exprimé hier matin dans le cadre de la rencontre internationale annuelle de la puissante Communauté catholique Sant’Egidio, « Bound to live together : Religions et cultures en dialogue », qui se tient cette année à Munich. Ces rencontres, qui s’inscrivent « dans l’esprit d’Assise » (la réunion interreligieuse organisée à Assise en 1986 par le pape Jean-Paul II), réunissent toujours des personnalités de premier plan, y compris politiques. On se souvient de celle de Lyon, en 2005, qui avait été vivement critiquée, à la fois par certains catholiques, pour des raisons doctrinales, et par des associations laïques, à cause de la subvention énorme accordée par la ville de Lyon. La rencontre de Munich, comme le souligne Benoît XVI dans son message aux participants, revêt une signification particulière alors que le pape s’apprête à célébrer « le vingt-cinquième anniversaire de l’invitation adressée par le bienheureux Jean-Paul II aux représentants des diverses religions du monde à se rassembler à Assise pour une rencontre internationale de prière pour la paix ». Le président de la République fédérale d’Allemagne, Christian Wulff, a prononcé en personne le discours d’ouverture.

La table ronde de lundi matin, « Immigration : destinés à vivre ensemble », était présidée par Vincenzo Scotti, actuel sous-secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères dans le gouvernement Berlusconi. La première intervention a été prononcée en français par le pasteur Jean-Arnold de Clermont, président de la Conférence des Églises européennes, qui a appelé à mettre en place « une véritable politique d’accueil des migrants, valorisant leur venue comme facteur de développement tant des pays d’immigration que des pays d’accueil ». Mgr Vegliò, en sa qualité de président du Conseil pontifical pour les migrants, a parlé en dernier lieu.

Mgr Vegliò

Mgr Vegliò

Le prélat a commencé par décrire ce qui constitue, à ses yeux, « l’actuel contexte européen ». « Nous constatons dans les faits que l’Europe est un continent historiquement multiculturel. Le visage qu’il présente actuellement est le résultat de la coexistence de diverses cultures, aussi grâce aux mouvements migratoires. À la fin du XXème siècle et au commencement du XXIème siècle, deux phénomènes se sont manifestés, certainement liés entre eux. D’un côté, cette période peut être définie comme “ère de l’émigration”, mais, de l’autre, elle a été aussi “l’ère du nationalisme”, où l’on a observé des actes de refus et de marginalisation systématique et même violente des populations minoritaires, comme aussi l’adoption de politiques hostiles à la différence culturelle, qui, de manière plus ou moins visible, ont incité à la peur de la diversité. Dans tous ces cas, les flux migratoires ont été perçus comme menace à l’identité des populations autochtones. Évidemment, la méfiance vis-à-vis de l’étranger et le rejet de celui-ci, avec ses éléments culturels, idéologiques, religieux ou éthiques différents, n’est pas une nouveauté. De fait, la lecture attentive de l’histoire révèle que la diversité culturelle a été la source de nombreux conflits et de guerres entre les peuples, qui se prolongent jusqu’à aujourd’hui.
Face à la réaction immédiate de soupçon et de peur que le divers et l’inconnu puissent provoquer la perte de l’identité, il faut rapppeler que l’identité collective comme l’identité personnelle ne sont pas statiques mais dynamiques, et qu’elles se construisent et se renouvellent chaque jour dans les relations réciproques. Peut-être est-il également utile d’affirmer que l’histoire de l’Europe comme continent, en conformité avec l’histoire de la majorité des Etats qui la composent, est marquée par l’héritage reçu de peuples variés, qui ont produit une évidente hybridation culturelle. Cela permet de dire que la diversité culturelle n’est pas seulement une conséquence de l’immigration contemporaine, mais qu’il s’agit d’une caractéristique de l’identité européenne, sans laquelle il serait impossible de comprendre son présent et son passé. Du reste, le respect de la diversité culturelle et religieuse est inscrit dans le Traité de l’Union européenne et dans sa Charte des droits fondamentaux.
Parce que toute les cultures sont enfermées dans certaines limites, la rencontre entre cultures diverses et leur connaissance paisible, réciproque et sans préjugés, est surtout une richesse, un élément positif, indépendamment des difficultés que peut produire la coexistence entre personnes de cultures diverses ».

Les médias italiens ont surtout retenu cette première partie. L’archevêque a développé dans un second temps sa conception de « l’intégration des immigrés », qui ne saurait être « synonyme d’assimilation qui oublie ou élimine leur histoire, leur culture, leur identité ». « L’intégration n’est pas un processus à sens unique. Autochtones et immigrés sont encouragés à parcourir des chemins de dialogue et d’enrichissement réciproque ». Dans une troisième partie, Mgr Vegliò a déploré (avec une logique que tout le monde ne trouvera pas évidente) que l’Europe ait oublié ses racines chrétiennes, ce qui, selon lui, rend plus difficile l’intégration des immigrés, et appelé à « rénover les modèles éducatifs ». « Il s’agit avant tout d’enseigner à respecter et apprécier les diverses cultures, en découvrant les élements positifs qu’elles peuvent receler ; d’aider à changer les comportements de peur ou d’indifférence à l’encontre de la diversité ; d’instruire à l’accueil, à l’égalité, à la liberté, à la tolérance, au pluralisme, à la coopération, au respect, à la co-responsabilité et à la non-discrimination ».

Novopress n’étant pas un site théologique, il ne nous revient pas de discuter du degré exact d’autorité doctrinale qui, pour les catholiques, peut s’attacher, dans l’absolu comme dans les circonstances présentes, aux déclarations officielles d’un président de dicastère. Il est clair, en tout cas, que, aux yeux des médias, Mgr Vegliò a engagé l’autorité morale du Saint-Siège, et sur des questions qui, en dernière analyse, sont des questions de pur fait. L’identité européenne est-elle historiquement multiculturelle ? L’immigration de masse est-elle un enrichissement pour les pays d’accueil ? Le défaut de l’éducation dans les pays européens est-il vraiment de ne pas suffisamment former à l’accueil et à la non-discrimination ? On se rappelle le mot célèbre de Pascal aux jésuites de son temps : « Ce fut aussi en vain que vous obtîntes contre Galilée ce décret de Rome, qui condamnait son opinion touchant le mouvement de la Terre. Ce ne sera pas cela qui prouvera qu’elle demeure en repos; et si l’on avait des observations constantes qui prouvassent que c’est elle qui tourne, tous les hommes ensemble ne l’empêcheraient pas de tourner, et ne s’empêcheraient pas de tourner aussi avec elle ».

Afrique du sud : Julius Malema reconnu coupable de haine anti-blanche

Afrique du sud : Julius Malema reconnu coupable de haine anti-blanche

13/09/11 12h30
JOHANNESBURG (NOVOpress)
– Le président des jeunes du Congrès national africain (ANC), Julius Malema, a été reconnu coupable d’incitation à la haine raciale hier par un tribunal de Johannesburg. Il a été condamné pour avoir repris dans ses réunions publiques une chanson historique de la lutte anti-blanche “Tuez le Boers” (tuez le fermier blanc).

“Chanter ce chant constitue une incitation à la haine”, a conclu le juge Colin Lamont, qui a également souligné le “langage gestuel” utilisé par Malema qui reprenait la chanson en faisant semblant de tirer avec un pistolet.

Ce jugement, auquel l’intéressé n’a pas assisté, ne semble pas avoir apaisé les ardeurs racistes du jeune chef noir qui a une nouvelle fois pris à partie la “minorité blanche”.
Dans son dernier discours, il a en effet annoncé “la guerre”, promettant de “marcher sur la bourse de Johannesburg” et traitant les fermiers blancs de “criminels” qui “ont volé notre terre”.

Selon la police, il y a eu environ 1.300 meurtres de fermiers blancs en 10 ans. Un chiffre volontairement minoré selon plusieurs organisations afrikaners et boers.

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Reportage de Canal+ (émission “L’effet papillon”) sur les assassinats de fermiers blancs en Afrique du Sud. Exceptionnellement, Canal+ y est politiquement incorrect.

Nouvelle-Zélande : Rugby 1 - Porno 0

Nouvelle-Zélande : Rugby 1 – Porno 0

13/09/11 – 11h20
AUCKLAND (NOVOpress)
— Un défilé de « motardes aux seins nus », prévu le 24 septembre prochain à Auckland et organisé par un des patrons de l’industrie pornographique locale, a été annulé pour ne pas porter atteinte à l’image de la Coupe du Monde de Rugby et préserver « le caractère familial » de cette manifestation populaire.

C’est sous la pression de la population que le pornocrate Steve Crow, promoteur de ces « Boobs on bikes » (« Seins à motos »), a décidé de renoncer à l’édition de cette année.
En effet, un sondage réalisé via internet montrait que près de 70% du public s’opposait au maintien de l’évènement à la date prévue, qui correspond par ailleurs au match phare de la poule A, France – Nouvelle-Zélande.

Des associations familiales se sont félicitées de cette annulation, autant pour la protection des plus jeunes que pour l’image générale de la coupe du monde et même du pays tout entier.

Les Esquimaux nous parlent – ou comment l’oligarchie voit les Français

Les Esquimaux nous parlent – ou comment l’oligarchie voit les Français

Si l’on en croit la presse, le premier ministre lors de son intervention à l’université d’été de l’UMP le 4 septembre dernier, aurait déclaré, prônant la rigueur en réponse à la crise, que « plus que jamais les Français doivent être conscients de leurs devoirs ». Si ces propos ont bien été tenus il convient de s’interroger sur leur signification.

Les Esquimaux parlent aux Français

D’abord sur la forme, cette façon qu’ont les membres de la classe politique de parler des « Français » – c’est-à-dire de leurs concitoyens – à la troisième personne, est bien significative de la distance qui s’est désormais installée entre la France d’en haut et la France d’en bas. L’oligarchie parle, en effet, des Français comme si ces derniers constituaient une nationalité différente de la sienne. Elle parle des Français comme nous parlerions des Anglais ou des Esquimaux. Forte de cette distance, l’oligarchie adopte alors vis-à-vis des autochtones une posture d’entomologiste. Car quand elle emploie cette expression, c’est en général pour l’associer à une analyse critique ou pour déplorer que les Français soient ce qu’ils sont (les Français sont « frileux » face à la mondialisation, par exemple). Ah ! Si, au moins, ils étaient anglais ! Tel est d’ailleurs bien le sens de la formule de M. Fillon : manifestement, dans son esprit, « les Français » ne sont justement pas conscients, ou pas assez, de leurs devoirs face à la crise !

Sur le fond, ensuite, ce curieux diagnostic révèle l’abîme qui sépare désormais la classe politique de la France réelle.

Les victimes sont les coupables

Si l’on comprend bien M. Fillon, les Français seraient donc inconscients de la situation. Pourtant, tous les sondages révèlent qu’une majorité de nos concitoyens (en fait deux Français sur trois) manifestent une grande inquiétude –au demeurant croissante – devant la dégradation de la situation économique et la durée de la crise financière. Mais M. Fillon n’a semble-t-il pas le temps d’étudier ces sondages d’opinion, tant il se préoccupe de l’avenir de notre pays .

Le premier des Français, le président de la République, n’a-t-il d’ailleurs pas admis lui-même que « clairement les chiffres du chômage ne sont pas bons » (lors de son déplacement dans les Vosges le 2 septembre dernier). M. Fillon croit-il vraiment que les Français ignoreraient cette réalité ?

Les propos du premier ministre traduisent aussi la promptitude avec laquelle l’oligarchie dominante se décharge de ses responsabilités devant la crise. Car, si l’on suit le premier ministre dans son propos, la solution à la crise actuelle nécessiterait que « les Français » soient plus « conscients de leurs devoirs ». Ce qui revient évidemment à suggérer que ceux-ci ont une part de responsabilité dans la situation actuelle. CQFD

Mais en quoi les Français seraient-ils responsables d’une crise financière qui résulte avant tout de la dérégulation des marchés, de la mise en place de procédures financières de plus en plus opaques et sophistiquées destinées à répandre les risques partout dans l’espoir de les faire disparaître et du comportement irresponsable des grandes banques qui ont peuplé leurs bilans d’actifs toxiques et de créances douteuses, dans l’indifférence des régulateurs et de leurs conseils d’administration ? Les épargnants et les déposants qui ont fait confiance à ce même système bancaire – en particulier quand les ministres des Finances successifs leur conseillaient d’investir dans les actions – sont-ils vraiment les responsables de la crise ? Ne sont-ils pas plutôt ses futures victimes ?

Les Français sont-ils vraiment responsables de la réponse apportée par les gouvernements à la crise financière de 2008 consistant à transformer les dettes privées en dettes publiques, lesquelles finissent par exploser ? Les Français qui ont rejeté le prétendu traité de l’Union européenne, que M. Sarkozy leur a ensuite imposé en faisant un détour par Lisbonne, sont-ils responsables des dysfonctionnements de la zone euro qui est une zone économiquement instable ?

Curieusement le premier ministre semble avoir oublié l’ode à la dérégulation financière que sa majorité chante depuis des années et dont on voit aujourd’hui les pénibles résultats. Curieusement il ne nous dit plus que l’euro nous rend plus forts.

Non : les vrais responsables de la situation ce sont ces irresponsables de Français ! Franzosen Gross Filous, comme dirait sans doute Madame Merkel.

N’est pas Churchill qui veut

Dans son propos, le premier ministre semble surtout viser les déficits et les dépenses publiques : les « devoirs » qui attendent dans son esprit les Français portent sur la réduction des dépenses publiques et l’augmentation des prélèvements. D’ailleurs, nos concitoyens ne se font aucune illusion sur ce plan.

Mais en quoi sont-ils responsables des déficits publics ? Qui prépare les lois de finances ? Le gouvernement. Qui les vote ? La majorité parlementaire. Qui exécute le budget ? Le gouvernement.

Certes, on peut objecter que ce sont les électeurs qui élisent les parlementaires et donc choisissent la majorité, mais ils n’ont en réalité aucun moyen de la contrôler. En outre, sur un grand nombre de sujets, on ne peut pas dire que la politique conduite reflète l’opinion majoritaire des Français. Car le problème est institutionnel avant d’être économique : la démocratie est formelle dans notre pays.

Au demeurant, la situation des finances publiques des pays occidentaux démontre que le problème des déficits n’est nullement un « mal français ». Le seul vrai mal français c’est justement que le gouvernement est incapable, depuis des années, de maîtriser les dépenses publiques et cela parce qu’il adopte une attitude clientéliste. Pour le dire autrement : c’est parce qu’il manque de courage et de détermination, parce qu’il veut contenter tout le monde, qu’il est incapable de trancher dans les dépenses et dans les déficits. Si les élèves font mal leurs « devoirs » c’est parce le maître est mauvais.

M.Fillon voudrait bien se donner des airs de Churchill, promettant du sang, de la sueur et des larmes à ses concitoyens. Il ne lui manquait, ce week-end à Marseille, que le chapeau melon et le cigare. Mais Churchill préparait la mobilisation totale de l’Angleterre dans la guerre. Le premier ministre, lui, ne prépare que la mobilisation électorale.

Michel Geoffroy

[box class=”info”] Source : Correspondance Polémia – 10/09/2011 [/box]

Image : François Fillon lors du campus de l’UMP le 4 septembre 2011 à Marseille

“Le Choc de l'histoire”, de Dominique Venner [audio]

“Le Choc de l’histoire”, de Dominique Venner [audio]

13/09/2011 – 08h30
PARIS (NOVOpress) — Le livre de Dominique Venner, “Le Choc de l’histoire” est sorti. L’occasion pour l’historien de revenir sur les thèmes marquants de cet ouvrage et sur son but.

Pourquoi avoir fait le choix d’un livre sous forme de discussion, choix inédit au regard de l’ensemble de son oeuvre ?

Son ouvrage débute par un constat : Europe et les Européens sont en dormition. Loin d’être fataliste ou résigné, il en appelle tout au long de son ouvrage à la patience, et il le dit d’ailleurs : “Le réveil viendra. Quand ? Je l’ignore. Mais de ce réveil je ne doute pas.”

Ce réveil passe selon lui par trois mots clés : religion, mémoire et identité. Sont-ils indissociables ?

Propos recueillis par Yann Vallerie.

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Fabrice Luchini au théâtre de l'Atelier à partir du 19 septembre

Fabrice Luchini au théâtre de l’Atelier à partir du 19 septembre

12/09/2011 20h30
PARIS (NOVOpress) – Fabrice Luchini reprend son spectacle de La Fontaine, au théâtre de l’Atelier, avec quelques nouvelles fables et des textes de Nietzsche, Baudelaire et Céline… Sans oublier Péguy, Rimbaud ou Hugo. Le spectacle dure deux heures, sans entracte.

Fabrice Luchini à l'AtelierDate des représentations

À 13 h
Samedi 24 septembre,dimanche 25 septembre, samedi 8 octobre, dimanche 9 octobre, dimanche 16 octobre, samedi 22 octobre, dimanche 23 octobre, samedi 29 octobre, dimanche 30 octobre, samedi 5 novembre, dimanche 6 novembre.

À 18h30
Mardi 20 septembre

À 20h00

Lundi 19 septembre, lundi 26 septembre, lundi 3 octobre, lundi 10 octobre, lundi 17 octobre, lundi 24 octobre, lundi 31 octobre.

Tarifs et réservations

Tarifs :
Catégorie 1 : 43 €
Catégorie 2 : 28 €
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Réunification de la Bretagne : Martine Aubry botte en touche

Réunification de la Bretagne : Martine Aubry botte en touche

12/09/2011 19h00
MOELAN-SUR-MER (NOVOpress Breizh)
– En visite hier à la fête de la Rose du PS finistérien, qui se tenait à Moëlan-sur-Mer, Martine Aubry  a présenté son programme devant les 1500 militants et sympathisants qui avaient fait le déplacement. Interrogée sur la question de la réunification de la Bretagne, la candidate aux primaires socialistes s’est contentée, comme en mars dernier le Président de la République, de botter en touche.

Accompagnée des oligarques finistériens du PS Louis Le Pensec, Jean-Jacques Urvoas et  Marylise Lebranchu (François Cuillandre, maire de Brest et Bernard Poignant, maire de Quimper, qui dirigent le comité de soutien à François Hollande étaient absents…), la candidate aux primaires socialistes a rappelé les grandes lignes du programme socialiste, utilisant au passage les habituels poncifs  – « ici  vous ne cherchez pas la division en cultivant la peur de l’autre » – pour tenter de justifier le phénomène sans précédent des migrations ethniques dont l’Europe fait l’objet depuis quelques décennies.

Interrogée sur la réunification de la Bretagne par le Télégramme, le maire de Lille a répondu que « sur une question comme celle là – c’est toute l’histoire de la Bretagne et de son patrimoine  qui sont en cause –  c’est à la population de décider. Je sais que le périmètre est un peu compliqué à mettre en place (sic), que les habitants des Pays de la Loire doivent voter avec les Bretons. La question touche trop à l’identité pour qu’une décision soit prise d’en haut. Il y a une belle collaboration entre les Pays de la Loire et la Bretagne, il faut continuer… ».

Une position identique à celle prise par Nicolas Sarkozy en mars denier. La législation actuelle rendant impossible – de facto – la réunification, c’est en réalité une fin de non recevoir qu’a donné Martine Aubry. Sur cette question, les Bretons –  selon elle « un peuple pionnier, battant, résistant » (!) – savent désormais à quoi s’en tenir.

Prolongation de l'exposition La naissance du musée : les Esterházy, princes collectionneurs jusqu'au 15 septembre à la Pinacothèque (Paris)

Prolongation de l’exposition “La naissance du musée : les Esterházy, princes collectionneurs” jusqu’au 15 septembre à la Pinacothèque (Paris)

La Pinacothèque de Paris présente les chefs-d’œuvre de la collection des princes Esterházy, cinquante tableaux anciens exceptionnels illustrant le goût et le faste de ces grands aristocrates hongrois. Cette collection, l’une des plus réputées d’Europe au XIXème siècle, forme aujourd’hui une partie de la collection de peintures du musée des Beaux-Arts de Budapest qui offre au public français de la découvrir pour la première fois.

Grande famille nobiliaire hongroise dont les origines remontent au Moyen-Âge, les Esterházy, fidèles à la couronne impériale des Habsbourg, ont servi l’Autriche aussi bien dans l’armée que dans l’administration.

Dans l’embarras financier, la famille Esterházy se résout finalement à vendre sa collection à l’État hongrois en 1870. Elle forme depuis le cœur de la collection du musée des Beaux-Arts de Budapest.

La campagne anglaise sacrifiée à l’immigration de masse

La campagne anglaise sacrifiée à l’immigration de masse

12/09/2011 15h35
Londres (NOVOpress) – « Et ces pieds dans l’ancien temps
Foulèrent-ils les vertes montagnes d’Angleterre ?
Et le saint Agneau de Dieu fut-il vu
Sur les plaisantes pâtures d’Angleterre ? »

Ce n’est pas hasard si Jerusalem, le poème de Blake mis en musique par Hubert Parry, fut un des clous du mariage du prince William et de Kate Middleton au printemps dernier. L’événement fut un vrai succès populaire parce qu’il flattait une nostalgie de la vieille Angleterre, l’Angleterre d’avant l’immigration de masse, que, en temps ordinaire, il n’est même plus possible d’avouer. Sans doute était-ce sur le mode du kitsch sans conséquence, mais c’était encore trop pour le correspondant du Monde à Londres, qui dénonça haineusement le prince William comme représentant « l’Angleterre blanche, protestante et noble, qui contraste avec une société civile méritocratique et multiculturelle ».

Went the Day Well? NovopressLa campagne anglaise fut jusqu’à très récemment un élement majeur de l’identité nationale, transmis dès l’enfance par des classiques comme Le Vent dans les saules de Kenneth Grahame (1908) ou Le Jardin secret de Frances Hodgson Burnett (1911). Dans Went the Day Well? (1942), un des meilleurs films de propagande de toute l’histoire du cinéma (affiche ci-contre), c’est pour défendre leur village, les prés, les bois, l’église normande entourée du cimetière, le manoir avec un jardin à la Capability Brown, les cygnes sur la rivière, que des Anglais ordinaires se battent contre l’envahisseur nazi.

Mais la campagne est aujourd’hui menacée par d’autres envahisseurs. Le gouvernement britannique a introduit un plan pour modifier radicalement la législation existante sur les permis de construire, de manière à permettre l’édification d’au moins deux millions de nouveaux logements sur « les ceintures vertes », les zones rurales qui entourent les villes et qui sont protégées depuis le « Town and Country Planning Act » de 1947, précisé par une circulaire de 1955.

Le projet a été dénoncé par toutes les organisations de défense de l’environnement, au premier chef la « Campagne pour protéger l’Angleterre rurale » qui déplore que le gouvernement ait officiellement abandonné « le principe selon lequel la campagne doit être protégée pour elle-même, pour son caractère, sa beauté et l’héritage qu’elle représente ». Un mouvement national de protestation « Touche pas à notre terre » a été lancé. Il est relayé depuis juillet sur une page spéciale du Daily Telegraph, régulièrement mise à jour.

Le philosophe Roger Scruton est intervenu dans le débat la semaine dernière en publiant un article intitulé « La beauté de l’Angleterre doit-elle périr, M. Cameron ? ». Il y pulvérise l’argument selon lequel la réforme est nécessaire pour favoriser la croissance économique. « Le Town and Country Planning Act a certainement été un obstacle à la croissance économique. Quand les gens refusent d’abattre une cathédrale pour exploiter le charbon qui se trouve en-dessous, ou lorsqu’ils insistent pour conserver une ville du XVIIIème siècle alors qu’elle pourrait être transformée en parc industriel, ils créent des obstacles à la croissance économique. La plupart des formes d’amour sont des obstacles à la croissance économique. Loué soit Dieu pour les obstacles à la croissance économique ».

Roger Scruton©Eamonn McCabe

Roger Scruton©Eamonn McCabe

Scruton a publié en 2000 un beau livre, England : An Elegy, où il montre que l’Angleterre, avant même d’être une nation, était « un lieu consacré par la coutume », et que l’anglicanisme traditionnel, la religion nationale qu’exprime un hymne comme Jerusalem, était « l’enchantement de la terre anglaise ». Mais Scruton, s’il donne avec intelligence et talent dans le filon nostalgiste, sait où s’arrêter. Il ne prononce pas les mots irréparables qui, de penseur réactionnaire un peu ridicule mais quand même respectable, le transformeraient en monstre à mettre au ban du monde intellectuel. Il ne parle pas d’immigration.

L’immigration est pourtant bien au cœur du problème. C’est l’explosion de l’immigration en Angleterre qui rend la crise du logement aiguë et impose de périurbaniser les campagnes. La dernière étude du très sérieux think tank « Migration Watch », publiée le 1er septembre, montre que « l’immigration est responsable d’au moins 40% de l’augmentation du nombre des foyers entre 2001 et 2008. Dans le futur, 36% des nouveaux foyers, selon les projections officielles [systématiquement sous-évaluées, N.d.T], seront le produit de l’immigration, si bien qu’il faudra construire, en moyenne, 200 logements par jour durant les 25 prochaines années rien que pour loger le surplus de population dû à l’immigration. Même si la construction de logements augmentait de 25% par rapport au niveau actuel de 200 000 par an, il y aurait un déficit d’environ 800 000 logements en 2033 – l’équivalent du nombre de logements cumulé de Leeds, Manchester, Newcastle et Nottingham ».

La submersion migratoire de l’Europe, en même temps qu’elle prépare la disparition à terme des peuples autochtones, détruit les rapports que, au long de leur histoire millénaire, ils avaient tissés avec leur terre.

[kiosque étranger] Rugby : la Nouvelle-Zélande battue par l'Espagne

[kiosque étranger] Rugby : la Nouvelle-Zélande battue par l’Espagne

12/09/2011 13h10
WELLINGTON (NOVOpress) –
La presse populaire anglaise fait ses choux gras de la défaite d’une équipe masculine de rugby néozélandaise, battue 25 à 20 par une équipe de rugby féminin espagnole.

Mais voilà, comme le fait remarquer David Scholefield dans les colonnes du Daily Mail, les joueurs de l’hémisphère sud avaient oublié leurs maillots au vestiaire et affrontaient, nus comme des vers [ce qui est le principe de cette équipe spéciale, note de Novo], d’accortes Ibériques qui, elles, avaient choisi de jouer vêtues.

Le haka des joueurs insulaires a particulièrement déstabilisé les joueuses espagnoles qui ont eu du mal à se concentrer et a démarrer en force la partie contre leurs adversaires masculins avant de finalement se reprendre et de l’emporter.

Si la qualité du jeu était modeste, cela n’a pas empêché les photographes et les spectateurs de mitrailler les joueurs dont aucun détail n’a échappé aux objectifs.

Comment dépenser son argent pour s'envoyer en l'air ?

[Kiosque étranger] Comment dépenser son argent pour s’envoyer en l’air ?

02/09/2011 – 10h30
NEW YORK (NOVOpress) –
Cette surprenante vidéo dévoile les secrets du nouveau jet privé du milliardaire américain Donald Trump où même les boucles des ceintures de sécurité sont en or massif.

Ce Boeing 757, entièrement aménagé en fonction des désirs de son propriétaire, a été vendu en 1991 à Sterling Airways avant être cédé à la compagnie mexicaine TAESA en 1994 qui l’a revendu à Paul Allen un autre milliardaire américain qui à son tour s’en est dessaisi au profit de Donald Trump.