Propagande : Le concours de l'Eurovision a une "dimension politique"

Propagande : le concours de l’Eurovision a une “dimension politique”

03/08/2011 – 09h00
STRASBOURG (NOVOpress) – Les déclarations de Bruno Berbères, chef de la délégation française à l’Eurovision au site Mediaunautreregard.com, devront faire réfléchir les personnes qui ne voient derrière l’Eurovision qu’un simple concours de chansons entre pays européens. Bruno Berbères a l’honnêteté de l’avouer : “ce concours a aussi une dimension politique ce qui est très sain.”

Quitte à redessiner les contours de l’Union Européenne ou de l’Europe, car même s”il “y a bien Europe dans le nom UER (1) cet organisme est avant tout une centrale d’achat à laquelle peut adhérer n’importe quel pays. C’est ainsi que l’Australie pourrait participer au concours. Le Maroc aussi et ce pays l’a déjà fait et je pense qu’il viendra l’année prochaine” continue Bruno Berbères .

Une dimension politique couplée à une centrale d’achat, l’Eurovision ressemble parfaitement à l’Union Européenne. Et il ne faut pas s’y tromper, pour ses dirigeants l’UE comme l’Eurovision a vocation à accueillir tout le monde !

(1) Le Concours Eurovision de la Chanson est organisé par l’Union Européenne de Radio-Télévision (UER).

[box class=”info”] Photo : La chanteuse israélienne transsexuelle “Dana International” qui a représenté Israël à l’Eurovision. [/box]

Homicide des jeunes françaises en Argentine : la police utilise la manière forte pour faire parler les suspects

Homicide des jeunes françaises en Argentine : la police utilise la manière forte pour faire parler les suspects

02/08/2011 – 23h30
SALTA (NOVOpress) — Les forces de police de la province de Salta n’ont guère l’habitude de prendre des gants avec les suspects. Coups et brutalités sont la norme pour faire avouer les gens qu’elles ont l’habitude d’arrêter.

Alors on peut imaginer ce qu’elles font quand elles se trouvent, non seulement soumises à une pression médiatique importante, mais quand le chef de la police reçoit appel sur appel du cabinet du gouverneur, quand ce n’est pas du ministère de l’Intérieur à Buenos Aires pour lui demander où en est l’enquête sur les deux touristes françaises homicidées.

Comme le disent les gens du cru, il n’est pas bon de se retrouver dans le collimateur de la police de Salta pour le mystère de la Quebrada de San Lorenzo (ci-dessus photo de cette quebrada). Telle pourrait être la morale de cette fable tragique dont on ne connaît pas encore le dénouement.

Alors que le juge Martin Pérez poursuit son interrogatoire du nouveau suspect, Daniel Vilte (voir sur Facebook), un ancien étudiant du collège professionnel ENET 2 à Salta, à peine âgé de 24 ans, les précédents suspects ont raconté à la presse locale qu’ils avaient subi des mauvais traitements de la part de la police.

Le frère de l’actuel suspect, Nelson Vilte de 22 ans, qui habite non loin du mis hors de cause Francisco Ariel Tejeda, a décrit aux journalistes les brutalités qu’il a subies de la part des forces de police : « Ils m’ont frappé tant et plus, jusqu’à ce qu’ils n’en peuvent plus. Ensuite, ils m’ont conduit dans un champ avec un sac sur la tête où ils ont recommencé à me frapper avant de comprendre que je ne savais vraiment rien ». Le jeune homme a ajouté : « Ils ont fait la même chose à mon voisin Francisco Ariel Tejeda. Nous avons tous très peur de ce qui peut arriver. ».

Alors que dans quelques minutes les familles de Cassandre Bouvier et d’Houria Moumni, accompagnées par le consul général de France Patrick Flot, vont rencontrer le gouverneur de la province Juan Manuel Urtubey, il est peu probable qu’elles soient mises au courant des dégâts collatéraux de l’enquête menée à marches forcées pour retrouver le ou les assassins de leurs filles.

Strasbourg : La plus grande mosquée de France ouvre officiellement ses portes

Strasbourg : la plus grande mosquée de France ouvre officiellement ses portes


02/08/2011 – 20h45
STRASBOURG (NOVOpress) –
Hier et à l’occasion du premier jour de Ramadan, l’une des plus grandes mosquées d’Europe a ouvert officiellement ses portes à Strasbourg. Avec une salle de prière de 1 500 m², la grande mosquée strasbourgeois est désormais la plus grande de France, loin devant celle de Paris et de Lyon ! Les travaux pharaoniques auront coûté la bagatelle de 8,6 millions, financés à hauteur de 3,5 millions d’euros par la communauté musulmane. Estimée préalablement à 6,3 millions d’euros, la ville de Strasbourg, le conseil régional et le département avaient accepté de réévaluer leur participation en 2009, en se partageant le financement des travaux : 10 % pour la ville, 8 % pour la région et le département et le reste étant financé par le Maroc, le Koweït et l’Arabie Saoudite.

Une mosquée géante payée par les contribuables alsaciens car comme le rappelle Olivier Bitz, adjoint au maire en charge des cultes, ce financement étatique “est une application dynamique du régime concordataire (NDLR : qui concerne les cultes catholique, luthérien, réformé et israélite) pour soutenir l’islam au nom du principe d’égalité”.

Rentrée scolaire en Algérie : les élèves tremblent déjà…

Rentrée scolaire en Algérie : les élèves tremblent déjà…

02/08/2011 – 21h20
ALGER (NOVOpress) –
Près de 60 millions de livres scolaires seront imprimés pour la prochaine rentrée 2011-2012 en Algérie. Selon le directeur commercial de l’ONPS (Office national des publications scolaires), cité par le site El Moudjahid, « la production a été livrée à 100% dans tous les centres régionaux de diffusion de l’Office et réceptionnée par les différents établissements scolaires pour pouvoir les distribuer aux élèves ».

Cette rentrée scolaire se déroulera le 11 septembre prochain. Sont concernés, 8,5 millions d’élèves dont environ 4,4 millions en cycle préscolaire et 3,4 autres millions en cycle primaire. Dans certains établissements arabes, ces enfants apprennent encore à lire et à écrire à coups de règles sur les doigts et le corps (vidéo ci-dessous).

« En Algérie, une infraction relevant de la violence vis-à-vis d’un élève est passible de poursuites pénales, en plus des sanctions administratives encourues (4ème degré) par les personnels de l’éducation nationale en cas de faute. Cela a-t-il pour autant résolu définitivement ce problème ? », s’interroge amèrement l’enseignant algérien Nasserdine Ait Ouali sur le site du CERPAM.

Guerre contre l’Europe

Guerre contre l’Europe

[box class=”info”] Alors que les négociations avec l’Union européenne sont entrées dans une phase de doute, un puissant courant eurosceptique est en train d’émerger en Turquie. L’un des succès de librairie les plus significatifs de ces derniers mois : « La troisième guerre mondiale » (1), décrit dans un futur proche l’invasion de l’Europe par l’armée turque. [/box]
Avec la « Troisième guerre mondiale », (Üçüncü dünya Savasi), Burak Turna récidive le succès de son précédent roman de politique fiction : « Tempête de métal » (500 000 exemplaires vendus). Il ne s’agit plus cette fois pour l’auteur d’imaginer l’attaque de la Turquie par les États-Unis, mais de mettre en scène une vaste confrontation à l’échelle planétaire entre l’Orient et l’Occident. Dans le climat d’incertitude et de méfiance qui prévaut aujourd’hui dans les relations entre la Turquie et l’Union Européenne et, plus globalement, de l’Occident avec le monde musulman, le livre de Burak Turna apparaît comme un véritable miroir de l’image que les Turcs se font et de l’Europe, et d’eux-mêmes. C’est cette vision tendue, pleine de contradictions, oscillant entre désir et rejet, que cette œuvre de fiction, bien que confuse et manichéenne, permet d’appréhender.

L’Orient contre l’Occident

En 2010, une crise économique d’ampleur mondiale provoque l’effondrement des principales places financières de la planète, les unes après les autres. Profitant du chaos ainsi généré, une société secrète, « la fraternité des chevaliers de la mort » alliée au Vatican, déclenche une guerre à l’échelle planétaire. Le but final de la mystérieuse confrérie étant l’instauration d’ « un État mondial » (2) blanc et chrétien. Pour ce faire, cette société encourage la dialectique du choc des civilisations à travers le monde, en manipulant les mouvements identitaires et populistes en Europe, ainsi que des sectes comme la Falong en Chine. L’Allemagne, l’Autriche, la Hollande, la France sont en proie à une vague de pogroms contre les musulmans, et plus particulièrement contre les Turcs. Ce déchaînement de violence, touche aussi les ressortissants russes des pays baltes, ce qui force Moscou à intervenir. De même, la tension entre la Chine et les États-Unis pour le contrôle du Pacifique, débouche sur une opération aéronavale à Taiwan. L’Inde, alliée à la Chine, profite de la confusion générale pour anéantir la flotte américaine dans sa base de Diego Garcia et s’emparer des possessions françaises dans l’Océan Indien.
Décidés à mettre fin aux exactions contre leurs ressortissants, Ankara et Moscou alliées au tandem Pékin-New-Dehli unissent leurs efforts militaires. Une spectaculaire opération aéroportée est menée contre l’Allemagne. Les parachutistes turcs, largués par des Antonovs, hissent l’étendard écarlate frappé du croissant sur le Reichstag. Les Américains, trop occupés à faire face aux Chinois dans le Pacifique, abandonnent leurs alliés européens. Un nouvel ordre continental émerge des décombres de l’ancienne Europe dont la capitale est transférée à Istanbul.

Tout au long du récit l’auteur prend bien soin de ne pas isoler l’Islam des autres civilisations non-occidentales. Aussi, l’axe islamo-orthodoxo-hindou-confucéen créé pour la circonstance, valide davantage la thèse du choc entre l’Orient et l’Occident, qu’entre ce dernier et l’Islam. Comme Samuel Huntington avant lui, Burak Turna fait de la Russie un corps étranger à l’Europe en la plaçant dans le camp de l’Orient. En dépit de cette volonté de faire passer au second plan le facteur religieux et les divergences propres à chacune des civilisations de « l’axe oriental », l’auteur à quelque peine à expliquer la disparition des conflits entre musulmans et chrétiens dans le Caucase, l’apaisement subit des tensions dans le Cachemire et au Singkiang (Kirghizstan chinois). Finalement, le grand paradoxe de cet ouvrage réside dans cette volonté des Turcs à vouloir se faire accepter comme Européens en se comportant en conquérants, tout en rejetant l’identité occidentale.

L’Europe une terre de conquête ?

Ultime cap de l’Asie, point d’aboutissement des invasions, marche occidentale de l’Empire ottoman et extrémité nord-occidentale de l’avancée arabe, l’Europe demeure dans l’imaginaire turc un espace d’expansion. Dans une certaine mesure, le processus d’adhésion à l’UE est vécu comme une revanche sur l’Histoire, et la continuation des guerres ottomanes par d’autres moyens. Il est significatif qu’au lendemain de la validation de la candidature d’Ankara par le conseil des ministres des Vingt-Cinq, dans la capitale autrichienne, en décembre 2004, un grand quotidien turc ait titré « Vienne est tombée ! ». Au retour de son périple européen, Erdogan était accueilli triomphalement à Istanbul et surnommé : le « conquérant de l’Europe ».

Malgré son appartenance à un milieu laïc et occidentalisé, Burak Turna reste lui-même marqué par cette rhétorique belliciste. Dans son livre, sa représentation de l’ennemi européen emprunte beaucoup au registre religieux. Les soldats européens y sont décrits comme un ramassis de soudards dépravés et criminels, à l’instar des « croisés avant eux » (3). Le Vatican incarne le danger spirituel qui guette la Turquie et le monde non-occidental. La conspiration qui en émane, a pour but « d’effacer les cultures traditionnelles partout dans le monde et de créer une société d’esclaves » (4) . Nous serons les « propriétaires de la planète » (5), fait s’exclamer Burak Turna à un cardinal, porte-parole de Benoît XVI.

Ici, la figure de l’ennemi alimente l’imaginaire du complot. L’idée que l’action du Vatican puisse faire peser une menace sur l’existence de la Turquie prend sa racine dans le projet du pape Clément VIII (1592-1605) de reconquérir Istanbul et de convertir l’Empire ottoman. Plus récemment, les propos de Jean-Paul II dans son message pascal de 1995, ont été relevés avec suspicion. Le saint Père appelait les organisations armées, et spécialement les Kurdes, à s’asseoir autour de la table de négociations. Le Vatican conviait aussi Ankara à s’associer à cette initiative. Peu après, une campagne de presse relayée par le Catholic World Report aux États-Unis, s’en prenait violemment à la Turquie en l’accusant de « génocide » à l’égard des populations Kurdes. En 1998, la nomination par Jean-Paul II de deux cardinaux, dont l’identité n’a pas été dévoilée, a suscité des interrogations dans les milieux nationalistes turcs (6).

Si ces inquiétudes peuvent apparaître très exagérées, pour ne pas dire dénuées de fondement sérieux, elles n’en recoupent pas moins des « pensées réflexes » ancrées dans le psychisme turc.

En-dehors de Burak Turna, ces théories conspirationistes sont, ces derniers temps, largement reprises dans les médias. Le chroniqueur vedette de télévision, Eröl Mütercimler, s’est fait une spécialité de la dénonciation de ces forces occultes qui dirigent le monde. Pour Mütercimler, l’Europe ne voudra jamais de la Turquie car elle est intrinsèquement un club chrétien (hiristiyan kulübü). Les « architectes du nouvel ordre mondial » auraient selon lui, abouti à une forme de syncrétisme entre leur déisme maçonnique et les valeurs chrétiennes des pères fondateurs de l’Europe. Cette synthèse humanitaro-chrétienne exclurait de fait la Turquie musulmane. Pour appuyer ses propos, Mütercimler prend l’exemple du drapeau européen dont les 12 étoiles sur fond bleu représenteraient la robe de la Sainte Vierge… (7)

Ce regard turc sur l’Europe, si ambigu, si paradoxal, qu’offre le livre de Turna, est à l’image d’un pays prisonnier entre son enracinement oriental et sa marche vers l’Occident. Une Europe perçue à la fois comme une terre de conquête, comme un lieu d’affrontement, mais aussi comme la dispensatrice d’une manne précieuse, un club de riches, un Occident chrétien qui, même pour des musulmans, demeure un idéal de civilisation.

T. J.

[box class=”info”]Source : Realpolitik.tv[/box]


1) Burak Turna, Üçüncü dünya savasi, Timas Edition, Istanbul, 2005
2) Idem. p 271
3) Idem. p 348
4) Idem. p 130
5) Idem. p 271
6) Erol Mütercimler, Komplo teorileri, Alfa, Istanbul, 2006: “AB’hiristiyan kulübü’dür“ [L’Union Européenne est un club chrétien], p176-180
7) Idem. “Vatikan’in gizli ilisskileri“ [Les relations secrètes du Vatican], p 293-300

Une nouvelle détention dans l'affaire des touristes françaises homicidées en Argentine

Une nouvelle détention dans l’affaire des touristes françaises assassinées en Argentine

02/08/2011 – 16h30
SALTA (NOVOpress) — Ce matin, la police de la province de Salta a procédé à l’arrestation d’un nouveau suspect dans l’affaire des deux touristes françaises assassinées dans la Quebrada de San Lorenzo. Cette fois, plus prudentes que les deux fois passées, les autorités n’ont donné aucun détail sur son identité en dehors du fait qu’il s’agit d’un autre habitant du lieu.

Le magistrat instructeur a également communiqué à la presse que, selon toute vraisemblance, les jeunes femmes ont bien été tuées dans le lieu où les corps ont été retrouvés, mais elles ont très probablement été maintenues séquestrées ailleurs.

Sans épargner à son auditoire aucun détail morbide, le juge a confirmé que Cassandre présentait des lésions génitales comparables à celles qui se produisent lors de rapports sexuels non consentis. Houria, quant à elle, avait conservé entre ses doigts une mèche de cheveux ce qui permet d’avancer l’hypothèse d’un lutte entre la jeune femme avec son ou l’un de ses agresseurs.

Les enquêteurs ont retrouvé deux projectiles, l’un qui n’avait pas touché les victimes, et l’autre qui a traversé de part en part à hauteur de l’épaule la plus jeune des touristes françaises.

D’autres sources proches de l’enquête ont informé les journalistes que les deux Françaises avaient été durement frappées. La plus âgée ayant le bassin fracturé. Le corps de celle-ci a été retrouvé sans sous-vêtements et aucun vêtement n’ayant été retrouvé lors de la fouille des lieux, l’hypothèse d’un enlèvement suivi d’une séquestration se renforce considérablement.

Pour le moment, aucune hypothèse sérieuse ne peut être avancée quant aux circonstances de l’enlèvement. Certains enquêteurs penchent pour une rencontre fortuite dans le parc suivie par un rendez-vous à l’extérieur de celui-ci au cours duquel les jeunes femmes ont suivi, peut-être volontairement leurs amis d’un jour sans se douter le leurs mauvaises intentions.

Alors que le gouverneur de la province est sur des charbons ardents, la police semble retrouver un peu plus de calme et de professionnalisme. C’est de bon augure pour la suite de l’enquête.

[Tribune libre] Bilan de dépôt

[Tribune libre] Bilan de dépôt

[box class=”info”]Tribune libre reprise du site amoyquechault.over-blog.com[/box]

Si la prégnance de la marchandise est si néfaste à l’homme, c’est sans doute en premier lieu parce que cette prolifération matérielle forme un voile entre lui et le réel, entre lui et sa condition, entre lui et ses possibilités. Un voile qui s’épaissit chaque jour un peu plus jusqu’à devenir un véritable mur infranchissable, derrière lequel on ne peut qu’étouffer et désespérer. L’amoncellement de marchandises nous coupe de tous les questionnements fondamentaux qui déterminent la spécificité humaine : Qui suis-je ? Que dois-je faire de ma vie ? Quel est le sens de mes jours ? Que puis-je réaliser dans ce monde ?

La marchandise réduit drastiquement le champ des préoccupations humaines par hypertrophie des fonctionnalités animales et anesthésie de la pensée. La marchandise, c’est le soma du « meilleur des mondes », le tranquillisant universel, l’analgésique absolu, la réponse mécanique et simpliste à toutes les interrogations complexes.

Pour la première fois dans l’histoire, l’accumulation crée le vide. Vide spirituel, vide affectif, vide culturel, vide relationnel…

Il suffit pour s’en convaincre d’observer ces humanoïdes errant névrotiquement dans les rues ou les allées des magasins, sans but mais toujours pressés, harnachés de gadgets lumineux et sifflants, sous perfusion électronique permanente, casques gigantesques vissés sur les oreilles, passant à chaque instant d’un écran à l’autre, de celui de leur Blackberry à celui de leur Ipod, de celui de leur Nintendo DS à ceux de ces nouveaux panneaux publicitaires à plasma qui cornaquent désormais les troupeaux salariés dans les couloirs du métro.

Le silence et le calme sont définitivement bannis de notre monde. Tout comme sont limités à l’extrême les possibilités de « nouer des relations » au cœur de ce colossal autisme collectif où chacun s’est précautionneusement emmitouflé dans sa camisole technologique personnelle. Sa musique, ses SMS, son Tetris, sa vidéo… tout un dispositif rigoureusement élaboré pour meubler le plus efficacement possible ses plongées dans l’espace public en évitant ces deux terrifiants écueils : la confrontation à l’altérité et le temps de vacuité, de latence, propice à la réflexion et au questionnement.

Lady Gaga ou Pavarotti hurlant inlassablement dans mes oreilles m’évitent pareillement d’entendre les injures adressées par un voyou à cette jeune fille ou cette vieille dame, tout comme ils m’empêchent de réfléchir à l’inanité de ma journée de travail, à ces longues heures passées à accomplir une tâche obscure à la finalité incertaine quand elle n’est pas carrément odieuse (vendre, faire du chiffre, diffuser une nouvelle inutilité, optimiser des coûts, rationaliser des organigrammes, analyser des bilans comptables, préparer un plan social, fixer des objectifs financiers, établir un powerpoint sur les performances managériales trimestrielles, remplir des formulaires, classer des dossiers, photocopier des rapports, programmer des réunions d’étape, organiser des brainstorming, relayer de l’info, gérer des flux, planifier des événements …).

C’est l’abject spectacle de cette humanité robotisée, ne frémissant plus, à l’instar de grenouilles de laboratoires, qu’à des stimuli électriques – en l’occurrence ceux des enseignes commerciales – qui justifie, hors de tout débat idéologique, l’impérieuse urgence « d’en finir avec la marchandise ».

Spectacle qui atteignit peut-être son paroxysme tératologique lors de l’ouverture de « l’Apple Store » de Paris, séquence d’une obscénité suffocante durant laquelle on pût observer sans masque, dans sa terrifiante crudité, le visage glaçant du post humain marchandisé. A cette occasion, des hommes trentenaires ou quarantenaires, que l’on imaginait fort bien cadres et pères de famille, s’adonnèrent à une séance d’hystérie collective où la démence mercantile frôlait la ferveur religieuse. Larmes aux yeux, mains tremblantes, voix gorgées d’émotion non feinte, les fidèles de la marque à la pomme avaient attendu plusieurs heures en face de la porte encore fermée de leur nouveau temple. A peine celle-ci s’est-elle entrouverte que se fut une ruée telle qu’on aurait pu croire observer quelque peuplade affamée se jetant sur les dernières denrées d’un magasin d’alimentation du tiers monde. Ce n’était d’ailleurs pas seulement pour acheter que se pressaient ce jour là ces milliers de fanatiques, mais surtout pour rendre un culte, un hommage à cette marchandise bienfaitrice, ces appareils rédempteurs, ces gadgets curatifs qui font le sel de leur existence, occupant aussi bien leurs esprits que leurs discussions, leurs ambitions et leurs projets.

Certains étaient venus là, fébriles et déférents, comme l’on se rend dans un musée ou une cathédrale, pour admirer et toucher du bout des doigts ces merveilles de la création, espérant un jour, par la grâce merveilleuse d’une augmentation ou d’un crédit Cetelem, être digne d’en posséder certaines. Ainsi, autour d’un Iphone nouvelle génération trônant au sommet d’une colonne immaculée et écrasée des lumières aveuglantes des projecteurs, des hommes et des femmes prétendument éduqués, civilisés, diplômés, « socialement intégrés », participaient, à moitié en transe, à une célébration mystico-thaumaturgique digne des plus caricaturales dérives sectaires.

L’acte d’achat viendrait plus tard, bien sûr, point culminant de l’anagogie, car le but final reste toujours le même, les boutiques « Apple » représentant un chiffre d’affaires de 6,6 ( 6?) milliards de dollars par an.

L’homme moderne ne cherche plus à acquérir ce dont il a besoin pour vivre, il a besoin d’acquérir pour se sentir encore un peu vivant. Comme le dit Gunther Anders dans L’obsolescence de l’homme : « Les temps où ceux qui n’avaient rien à avaler étaient considérés comme de « pauvres diables » sont depuis longtemps révolus. Aujourd’hui, au contraire, les « pauvres diables » sont ceux qui ne peuvent opposer aucune résistance au gavage terroriste, ceux qui, à chaque bouchée qu’ils avalent, doivent également avaler le fait qu’on leur dérobe un peu de leur liberté. Qui ne consomme pas librement consomme de la non-liberté. »

[box]Crédit photo : Eugene Mah (photo sous licence creative commons)[/box]

Argentine : l'enquête repart à zéro

Argentine : l’enquête repart à zéro

02/08/2011 – 12 h 00
SALTA (NOVOpress) —
Comme nous l’annoncions hier, aucune preuve sérieuse n’est venue étayer l’interpellation de Francisco Ariel Tejada dans l’affaire complexe du double homicide des touristes françaises Moumni Houria et Cassandre Bouvier.

Ainsi que Novopress vous l’expliquait en exclusivité, cette arrestation paraissait être une manœuvre improvisée pour offrir un coupable à une opinion publique, tant argentine que française.

L’arrivée prévue de Patrick Flot, consul général de France, attendue avec inquiétude par le gouverneur Juan Manuel Urtubey avait conduit les forces de police à procéder à la perquisition à 2 h du matin du domicile du nouveau suspect et à sa présentation ultérieure au juge d’instruction Martin Fernando Pérez.

Au cours de l’audition, le magistrat instructeur n’a pu que constater que le dossier de la police était vide et a donné l’ordre cette nuit d’élargir Francisco Ariel Tejada au grand dam des autorités qui auraient préféré que ce suspect demeure quelques jours en prison. Toutefois, la mise hors de cause officielle attendra l’arrivée de la comparaison de l’ADN du suspect avec celui du cheveu retrouvé dans le poing fermé de Cassandre Bouvier.

Les habitants et les vendeurs de souvenirs qui côtoyaient le loueur de chevaux ont rapporté que Francisco Ariel Tejada n’avait pas quitté son travail à l’entrée de la Quebrada San Lorenzo et qu’il avait été accompagné en permanence par un de ses enfants.

Enfin, la fouille minutieuse et brutale de la maison de l’interpelé n’a permis de trouver aucun indice liant le loueur de chevaux aux victimes et, surtout, aucune arme à feu. Des témoignages de voisins sont venus en renfort des résultats de la perquisition en confirmant que le suspect n’avait jamais été vu avec une arme à feu et que c’est un homme sans histoires.

Il est probable que sans l’intervention d’un magistrat indépendant, Francisco Ariel Tejada serait encore en prison pour satisfaire un pouvoir local aux abois, mis en cause par l’opposition pour ce désastre sécuritaire, qui met en péril le tourisme, et subissant de plein fouet une pression politique inédite tant du pouvoir central que du gouvernement français.

La température glaciale qui règne actuellement à Salta a retardé la décomposition des corps et une étude plus approfondie des indices recueillis peut offrir à une police désorientée des pistes nouvelles à explorer.

Près de 80 fonctionnaires vont reprendre le ratissage minutieux de la zone de promenade avec l’aide de techniciens de la police scientifique et de chiens. Ce sont ces derniers qui ont permis de retrouver une balle qui pourrait avoir été tirée par l’arme du crime. Les policiers auraient également récupéré des éléments du téléphone portable d’une des victimes.

Enfin, les efforts des enquêteurs se portent vers les touristes présents dans le parc le jour de la disparition des Françaises et qui n’ont pas encore été entendus.

Il est impossible de prévoir la suite des événements. Toutefois, jamais autant d’efforts n’ont été déployés par la police et la justice de Salta pour résoudre un crime qui met en danger une industrie touristique florissante.

[box class=”info”] Photo : San Lorenzo, Province de Salta. Une industrie touristique jusqu’à lors florissante. [/box]

Turquie : Erdogan décapite l'armée

Turquie : Erdogan décapite l’armée

02/08/2011 – 12h00
ANKARA (NOVOpress) — Le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a finalement réussi à mettre hors-jeu la direction kémaliste de l’armée. Il n’y a maintenant pratiquement plus d’obstacle à l’islamisation complète des quelques 75 millions de Turcs. Les Européens ont toutes les raisons de s’en inquiéter.

Une islamisation durable

Un vent nouveau souffle sur la Turquie depuis que Recep Erdogan et son parti d’obédience islamique, l’AKP, est arrivé au pouvoir. La liberté de la presse a été massivement restreinte. Les expressions indésirables ont été mises à l‘index : 138 mots ne peuvent plus être employés sous peine de poursuites. Des écoutes téléphoniques clandestines précèdent désormais l’arrestation d’opposants et de simples auteurs de critiques à l’encontre de la ligne politique suivie par le gouvernement. Des pratiques qui rappellent bien plus les despotismes orientaux que les démocraties européennes.

Jusqu’à vendredi dernier, l’armée restait profondément ancrée dans la tradition du fondateur de la Turquie moderne, Kemal Atatürk. Elle se considérait comme un facteur de stabilisation de la politique intérieure et comme un rempart contre toute atteinte à la laïcité. Et elle l’a fait savoir plusieurs fois : les généraux ont fomenté pas moins de quatre putschs contre le gouvernement depuis 1960. Mais c’est maintenant de l’histoire ancienne. Depuis sa prise de fonction, Erdogan n’a eu de cesse de poursuivre les kémalistes en justice, avec une grande sévérité et sans grand égard pour l’État de droit. 42 généraux se trouvent désormais en prison. Ils se voient reprocher d’être impliqués dans des complots visant à renverser le régime.

C’est à cause du sort de ces derniers qu’un contentieux est né entre Erdogan et le commandement de l’armée à propos de la promotion de militaires emprisonnés tant que ceux-ci ne sont pas condamnés. Le gouvernement exigeait que les personnes arrêtées soient mises à la retraite d’office et a fait preuve d’une sévérité accrue en obtenant du procureur général des mandats d’arrestation à l’encontre de 22 officiers de plus. Le litige s’est terminé vendredi par la démission du chef de l’état-major Isik Kosander et du commandant en chef des forces armées.

Erdogan, un nouveau sultan ?

Au cours des neuf dernières années, Erdogan n’a pas réussi à complètement effacer l’héritage d‘Atatürk. Mais il l’a fait fortement reculer. L’orientation laïque en direction de l’Occident a fait place à une orientalisation croissante de la société. Non seulement d’un point de vue culturel, mais encore d’un point de vue politique. C’est ainsi que la Turquie a pris part à la « flotte humanitaire » destinée à la bande de Gaza, dirigée contre l’État d‘Israël. Une action qui menaçait de répandre un incendie dans cette région traversée de tensions et de nombreuses inimitiés. Une adhésion du pays à l’UE doit, dans ce contexte, apparaître de plus en plus irréaliste à la commission et aux gouvernements des pays membres. Les plans hégémoniques d’Erdogan laissent supposer que son pays et lui-même se voient plutôt dans la tradition de l’empire ottoman disparu. La décapitation de l’armée ne fait qu’étayer cette hypothèse.

Poutine dénonce "le monopole du dollar" qui "parasite l'économie mondiale"

Poutine dénonce “le monopole du dollar” qui “parasite l’économie mondiale”

02/08/2011 – 10h30
MOSCOU (NOVOpress) —
Le premier ministre russe, Vladimir Poutine, n’a pas mâché ses mots aujourd’hui en s’en prenant au système économique américain et à la gestion de la dette par le gouvernement des Etats-Unis.

Au cours de la visite d’un camp de jeunes aménagé près du lac Seliger, dans la région russe de Tver, il a déclaré que le pays de l’Oncle Sam “vivait au-dessus de ses moyens, rejetant “la responsabilité” de “ses problèmes sur l’économie mondiale”.

Surtout, Vladimir Poutine s’est attaqué violemment au système monétaire américain qui “parasite l’économie mondiale grâce au monopole du dollar”.

Société : ramadan et kebabs peuvent nuire à la santé / crédit photo : Chen-Ying Chen

Ramadan et kebabs peuvent-ils nuire à la santé ?

02/08/2011 – 09h00
PARIS (NOVOpress) – Le ramadan a démarré hier matin pour les millions de musulmans vivant en France. Soit trente jours de jeûne, du lever au coucher du soleil. Si cette pratique peut s’avérer dangereuse, elle est fortement déconseillée aux femmes enceintes, enfants et personnes âgées. Le Dr Serog, nutritionniste à Paris, « conseille de ne pas se jeter sur les pâtisseries dès la rupture du jeûne et d’éviter les repas trop copieux », pouvait-on lire hier sur le site internet d’Europe 1. Le recours aux sandwichs kebabs, mode culinaire importée de Turquie et autre signe visible de l’islamisation du continent européen, est donc malvenu en cette période.

D’autant que sur les quelque 10 000 échoppes qui vendent des kebabs en France (chiffre d’affaire annuel de plus d’un million d’euros), beaucoup peuvent peser lourds sur l’estomac. Les inspecteurs des fraudes multiplient les contrôles. Or, début juillet, 11% des établissements visités dans l’Hexagone « ne respectaient pas les normes », notait notre confrère Aujourd’hui en France, dans son édition du 27 juillet. Un chiffre qui explose en Franche-Comté avec « pas moins de 40% d’infractions ».

Aperçu de ces pratiques peu ragoûtantes, déjà sous le feu de l’actualité en juin dernier ? De la pâte à pizza « qui fermente dans des poubelles en plastique », relate Frédéric Naizot, des dates de péremption « fantaisistes » allant jusqu’à 2020, des pois chiches qui « côtoient le white-spirit » ou encore, des toilettes situées à un mètre des pâtisseries… Une petite faim de cuisine orientale ?

Les émeutiers de Bari sont « des professionnels de la guérilla »

Italie : le gouvernement capitule devant les immigrés à Bari, l’émeute s’étend à la Calabre

01/08/2011 – 23h30
BARI (NOVOpress) — Les immigrés clandestins qui ont paralysé et ravagé ce matin la ville de Bari, dans les Pouilles, ont finalement accepté de rentrer dans leur Centre d’accueil en début d’après-midi, à la suite d’une « médiation » avec la préfecture, conduite par l’assesseur régional aux politiques de l’immigration, Nicola Fratoianni, l’adjoint à l’accueil de la ville de Bari, Fabio Losito, et le curé « ami des migrants », comme on l’appelle, Angelo Cassano, de la paroisse de San Sabino.

Les immigrés ont accepté « d’interrompre les hostilités » (c’est le terme employé !) contre promesse qu’une réunion se tiendrait mercredi à la préfecture de Bari, sous la présidence du sous-secrétaire d’Etat à l’Intérieur, Alfredo Mantovano, avec le Préfet Angela Pria, chef du Département des libertés civiles et de l’immigration au Ministère de l’Intérieur, et le président de la Commission pour le droit d’asile de Bari, réunion au cours de laquelle on chercherait une solution à leurs problèmes. Les clandestins ont exigé et obtenu un engagement écrit. Ils ont fait savoir que, s’ils n’obtenaient pas satisfaction mercredi, ils reprendraient leurs actions violentes. Le dernier bilan de la journée est de 90 blessés parmi les policiers, les pompiers, des automobilistes qui passaient et ont été attaqués à coups de pierres, et les passagers d’un autobus que les immigrés ont pris d’assaut (la police est heureusement parvenue à empêcher les immigrés d’y mettre le feu).

"Le Monde" comme "L'Huma" évoquent pudiquement des "accrochages". Les émeutiers parlent quant à eux de "cessation des hostilités". Dans tous les cas, le vocabulaire militaire est employé dans ce qui ressemble de plus en plus à un conflit armé.

"Le Monde" comme "L'Huma" évoquent pudiquement des "accrochages". Les émeutiers parlent quant à eux de "cessation des hostilités". Dans tous les cas, le vocabulaire militaire est employé dans ce qui ressemble de plus en plus à un conflit armé.

Provisoirement calmée dans les Pouilles, la guérilla immigrée s’est immédiatement déplacée dans la province de Crotone, en Calabre. Cet après-midi, une trentaine de clandestins du centre d’accueil de Sant’Anna à Isola Capo Rizzuto ont bloqué la route nationale 106 puis attaqué les carabiniers et la police. On compte cinq policiers blessés, dont l’un dans un état grave.

Selon le préfet de Crotone, Giuseppe Gammino, « il s’agit seulement d’une imitation de la protestation faite à Bari ». L’émeute a été lancée par des immigrés de nationalité somalienne, pressés d’obtenir le statut de réfugiés politiques, et qui ont eu des échanges téléphoniques, au moyen de leurs téléphones portables (car ces pauvres gens sont équipés de téléphones portables), avec les immigrés de Bari. Lesquels immigrés de Bari leur ont dit que, dans l’Italie et l’Europe d’aujourd’hui, bloquer routes et voies ferrées, caillasser les habitants de souche et envoyer les policiers à l’hôpital était la méthode la plus rapide pour obtenir le statut de réfugié politique.

[box class=”info”]Sources : www.lagazzettadelmezzogiorno.itwww.repubblica.itcorrieredelmezzogiorno.corriere.itwww3.lastampa.it[/box]

[box class=”warning”]Crédits photos : corriere.it[/box]

Suspect ou bouc émissaire ? [Exclusivité]

Argentine : suspect ou bouc émissaire ? [Exclusivité]

01/08/2011 – 20h35
SALTA (NOVOpress) — L’arrestation ce matin à l’aube par la police provinciale de Francisco Ariel Tejada a suscité une grande perplexité parmi les habitants de son village de San Lorenzo qui partagent presque tous l’avis de son épouse Dominga Gonzales : « ils l’ont attrapé parce qu’il est pauvre ».

Quand les policiers ont appris que les deux touristes françaises, Moumni Houria et Cassandre Bouvier, avaient été vues discutant du louage de chevaux pour leur excursion dans la Quebrada de San Lorenzo, ils ont concentré leurs recherches sur les deux personnes exerçant cette activité à l’entrée du parc et plus particulièrement sur Francisco Ariel Tejada sur lequel pèsent des soupçons d’alcoolisme.

L’enquête de personnalité ne collait pas avec leurs soupçons. Tejada est connu favorablement de tous les ouvriers agricoles qui travaillent dans les alentours du parc. Les témoins interrogés par les journalistes se plaisent à dire qu’il a toujours entretenu les meilleures relations avec le autres travailleurs du parc et avec les vendeurs de souvenirs.

Avec un casier judiciaire vierge, Tejada gagne modestement sa vie en louant aux touristes les chevaux de grands propriétaires terriens. Il partage depuis vingt ans la vie de Dominga Gonzales dans le cadre d’un concubinage rural très répandu dans les campagnes argentines. De cette union sont nés deux enfants dont le plus jeune est âgé de seulement six ans.

D’après des indiscrétions policières, répondant aux questions des enquêteurs, le suspect a nié toute participation au double homicide. Il avance un argument qui rend difficile sa participation au double homicide. Selon ses dires, il aurait été accompagné à son travail par son jeune fils pour le garder alors qu’il est en période de vacances scolaires d’hiver.

Quelque soit l’impatience du gouvernement provincial qui fait tout son possible pour répondre aux pressions de la France et du gouvernement central, il est possible qu’il faille attendre le résultat des analyses ADN pour savoir enfin si Francisco Ariel Tejada est bien le coupable idéal dont avait besoin tant le gouvernement que la police locale pour se tirer d’une bien mauvaise affaire médiatique.

[box]Photo : Le rio San Lorenzo. Le corps de Moumni Houria et Cassandre Bouvier a été retrouvé non loin[/box]

L'augmentation de la population européenne est due à plus de 60% à l'immigration ! crédit photo : Ross Becker

L’augmentation de la population européenne est due à plus de 60% à l’immigration !

01/08/2011 – 20h30
LUXEMBOURG (NOVOpress) –
Les statistiques officielles de l’office statistique de l’Union Européenne, Eurostat, publiées la semaine dernière, montrent l’ampleur de la substitution de population que connaît l’Europe. Selon Eurostat, “en 2010, les mouvements migratoires ont expliqué plus de 60% de l’augmentation de la population” dans les 27 pays de l’Union Européenne ! En clair, l’augmentation de 1,4 million de personnes dans l’UE27 résulte “d’un accroissement naturel de la population de 0,5 million (+1,0‰) et d’un solde migratoire de 0,9 million (+1,7‰).”

Des chiffres ahurissants mais sûrement sous-estimés, car selon les statisticiens de l’Union Européenne, le solde migratoire de la France serait seulement de 75 000 nouveaux immigrés pour l’année 2010 ! Et en outre dans la substitution de population ces chiffres ne tiennent pas compte de la natalité plus forte des nombreux immigrés déjà sur place.

[box]Crédit photo : Ross Becker – vendeurs ambulants dans les rues d’Athènes. Cliché pris le 19/04/2007[/box]

Argentine : l'enquête sur les deux touristes assassinées aurait été bâclée pour satisfaire les autorités françaises

Argentine : l’enquête sur les deux touristes assassinées aurait été bâclée pour satisfaire les autorités françaises [exclusivité]

01/08/2011 – 19h43
BUENOS AIRES (NOVOpress) — La police locale ayant relâché les premiers suspects arrêtés dimanche, les autorités de la province de Salta auraient fait pression pour satisfaire au plus vite le gouvernement français en la personne du consul général de France dépêché à Salta de toute urgence sur ordre de Paris.

L’impatience des autorités politiques a bousculé la police provinciale, peu habituée à ce type de meurtres et, surtout, à une telle attention médiatique. Selon les sources locales, tous les moyens disponibles, soit près d’une centaine d’hommes, ont été déployés sur le terrain pour interroger les habitants et les visiteurs. C’est à la suite de ces premières investigations que Francisco Ariel Tejada, âgé de 43 ans, a été arrête ce matin à l’aube.

Répondant aux question des journalistes du quotidien local El Tribuno, son épouse Dominga Gonzales a donné un alibi pour son mari en affirmant qu’il était resté avec elle en permanence, ne s’absentant que de courts moments. Il est étrange que ce témoin important puisse répondre aux question de la presse alors que son époux est en cours d’audition en ce moment même par le magistrat instructeur Marin Pérez.

Un autre résultat de l’improvisation dans l’urgence qui semble caractériser la police de Salta dans ce double homicide.

Touristes françaises assassinées en Argentine : un premier suspect arrêté

Touristes françaises assassinées en Argentine : un premier suspect arrêté

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ADDENDUM 19h14

L’épouse du suspect dément toute participation de son mari dans le meurtre des deux touristes françaises.[/box]

01/08/2011 – 17h20
BUENOS AIRES (NOVOpress) — A l’aube, la police de la province de Salta a interpelé un suspect originaire de la petite ville de San Lorenzo. Incarcéré dans le locaux du tribunal local, il sera présenté au cours des prochaines heures devant le juge d’instruction chargé de l’enquête du double homicide des touristes françaises. Contrairement aux trois autres personnes arrêtées hier dimanche, le suspect arrêté aujourd’hui lundi l’a été dans le cadre d’une procédure préliminaire pour homicide.

Selon les informations recueillies auprès de la police, le suspect serait un loueur de chevaux qui fournit en montures les touristes venant visiter la région de la Quebrada de San Lorenzo. La politique politicienne a fait son apparition dans l’affaire car c’est le ministre de l’Intérieur de la province de Salta, Pablo Kosiner en personne, qui s’était fait remarquer jusqu’à ce jour par son silence le plus complet sur cette affaire, qui a rendu publique cette interpellation au micro d’une radio de la capitale argentine.

Un rappel des faits en vidéo (BFM TV)

Nice – « Quartier halal » : les rues ont changé de nom cette nuit

Nice – « Quartier halal » : les rues ont changé de nom cette nuit

[box class=”info”] Nissa Rebela nous communique : [/box]

Cette nuit la rue d’Angleterre, la rue de Suisse et la rue d’Italie sont devenues la rue de la Lapidation, la rue des Frères Musulmans et la rue de la Burqa. Des noms qui – après tout – semblent davantage correspondre aux projets de la mairie pour ce quartier. C’est en tous cas ce que semblent penser les Niçois ayant décidé ainsi de faire entendre leur colère.

Rappelons en effet qu’à ce jour la mairie n’est toujours pas intervenue pour régler le problème de la Place Saëtone où un restaurant de 250m² est sur le point d’être racheté pour y établir une nouvelle mosquée.

Rappelons aussi que si la municipalité a préempté les locaux de la rue de Suisse ce n’est pas pour y installer des équipements collectifs profitant à TOUS les habitants, mais bien pour que ceux-ci continuent d’accueillir une mosquée dans laquelle Christian Estrosi souhaite en plus que les radicaux islamiques de l’U.O.I.F. (réputés proches des Frères Musulmans) puissent prêcher !

Christian Estrosi mène une politique scandaleuse et participe à faire du quartier Notre-Dame un ghetto communautaire islamique. Le quartier compte déjà sept boucheries – dont plusieurs grossistes – halal, plusieurs librairies coraniques, une et peut-être bientôt deux mosquées, et on y a vu ouvrir, l’an dernier, le fameux fast-food Islaburger. Il est aussi devenu ces dernières semaines, avec l’arrivage massif d’immigrés venant de Tunisie ou de Libye, le carrefour de l’immigration clandestine dans notre ville.

Nous assistons au sacrifice d’un quartier en plein cœur de la ville et à l’abandon de ses habitants non-musulmans.

Nice – « Quartier halal » : les rues ont changé de nom cette nuit Voici à peine quelques jours dans certains quartiers de Londres (où la population musulmane est devenue majoritaire) des milliers d’autocollants (photo ci-contre) affirmant « Vous entrez dans une zone contrôlée par la charia – ici les règles islamiques sont appliquées » ont été apposés par les membres du mouvement Islam4UK.

Combien de temps faudra-t-il pour que de telles revendications voient le jour dans le quartier Notre-Dame ? Combien de temps faudra-t-il pour que la nouvelle population réclame vraiment le changement des noms des rues ?

Avec les identitaires, dîtes NON au QUARTIER HALAL !

Colonisation de peuplement arabo-musulmane : la preuve par les mariages

Colonisation de peuplement arabo-musulmane : la preuve par les mariages

[box]En matière d’immigration, le discours officiel est celui de « l’intégration ». Beaucoup d’immigrés, d’enfants ou de petits enfants d’immigrés – les binationaux – ont d’ailleurs la nationalité française en même temps que la nationalité du pays d’origine de leur famille. Certains d’entre eux sont d’ailleurs devenus réellement Français de cœur et de civilisation. Mais force est de constater que c’est une minorité. La majorité des franco-maghrébins ou franco-turcs ou franco-africains pratiquent le retour aux racines comme le prouvent leurs choix matrimoniaux. Jean-Yves Le Gallou fait le point pour Polémia.[/box]

Le « mariage mixte » : une notion au sens ambigu

Faute de statistiques ethniques on ne connaît qu’imparfaitement les choix matrimoniaux des franco-musulmans. Et la notion de mariage « mixte » n’est connue qu’au regard de la nationalité : quand un jeune Français d’origine maghrébine épouse un ressortissant algérien ou marocain ou tunisien, c’est un mariage mixte au regard de la nationalité mais non de la civilisation. A contrario quand un jeune musulman de nationalité française épouse un Français de souche ce n’est pas un mariage mixte au regard de la nationalité même si c’en est un au regard de la religion et de la culture.

En pratique trois cas de figure sont à distinguer :

  • – un jeune Franco-musulman épouse en France un autre musulman, Français binational ou étranger ;
  • – un jeune Franco-musulman part chercher son conjoint au pays d’origine de sa famille ;
  • – un jeune Franco musulman épouse un Français de souche.

Mariage intra-communautaire en France et colonisation de l’espace public

Le mariage en France d’un Franco musulman avec un autre musulman, étranger résidant en France ou binational, semble très répandu si l’on en juge par les annonces de mariage que publient les mairies. Au demeurant se marier dans sa communauté d’origine semble une solution assez naturelle. Cela ne traduit évidemment pas une volonté d’intégration. D’autant que (pas tous) mais un nombre croissant de ces mariages s’accompagne de troubles à l’ordre public : brandissement de drapeaux étrangers dans les mairies, occupation agressive de l’espace public, délinquance routière collective et rodéos automobiles.

De nombreux maires sont contraints de faire signer des « Chartes de bonne conduite ». Le directeur départemental de la sécurité publique des Yvelines s’est lui vu dans l’obligation de créer une brigade spécialisée de surveillance des… mariages. A Nîmes un maire adjoint témoigne : « le samedi est devenu la journée terrible ». A Creil, Compiègne, Trappes, Orléans, Maurepas, Versailles et Rambouillet les incidents se multiplient. Interrogé par Le Parisien du 9 juillet 2011 le sociologue Eric Donfu minimise les faits tout en reconnaissant qu’« il peut y avoir [dans ces événements] un côté un peu défiant, voire identitaire ». En fait une véritable colonisation de l’espace public à l’occasion d’un acte central de la vie.

Mariage au pays et colonisation de peuplement

Tous les Franco-musulmans ne se marient pas en France. Un nombre croissant d’entre eux se marient au pays d’origine de leur famille. Le nombre de mariage de Français enregistrés à l’étranger et transcrits dans notre état-civil est passé de 20.067 en 1994 à 48.200 en 2005 selon le rapport remis au Parlement en 2006 par le Secrétariat général du comité interministériel de contrôle de l’immigration dirigé par Patrick Stéfanini.

Or la signification de ces mariages a profondément changé : les mariages entre Européens ont fortement diminué (4.206 seulement pour les quatre principales nationalités : Allemagne, Grande-Bretagne, Belgique, Suisse) ; en revanche, le nombre de mariages contractés à l’étranger avec les ressortissants des pricipaux pays d’émigration vers la France a, lui, explosé, passant de 4.267 à 27.265, soit une multiplication par 6,5 de 1994 à 2005 ! Pour le Maghreb et la Turquie le nombre de ces mariages s’est multiplié par sept, et par 11 pour la seule Algérie, atteignant le chiffre pharamineux de 12.457 en 2005.

Certes, il figure dans ces statistiques des fraudes au mariage ; mais celles-ci ont été rendues plus difficiles par l’évolution de la législation : or le nombre de ces mariages de Français à l’étranger est resté depuis au niveau de 48.000, très précisément 48.301 en 2009 selon le rapport officiel de 2011 sur l’immigration qui se garde prudemment de donner le détail des chiffres ou d’avancer une explication…

Cette omerta statistique ne doit pas cacher la réalité :

  • – certaines jeunes filles sont mariées parfois contre leur gré avec des proches de leur famille restés au pays ;
  • – en plus grand nombres certains jeunes hommes vont chercher « au pays » des jeunes filles qui ont une « meilleures mentalité ».

La conclusion est manifeste : en se mariant de plus en plus fréquemment avec des ressortissants du pays d’origine de leurs parents ou de leurs grands-parents, ces jeunes Franco-Maghrébins, Franco-Turcs ou Franco-Africains ne manifestent pas une intégration croissante à la société d’accueil mais une fidélité maintenue aux valeurs du « bled », selon l’expression couramment utilisée en banlieue pour désigner les lieux de leur ressourcement.

Et ce phénomène ouvre la voie à une immigration en cascade :

  • – par arrivées en France de parents, descendants ou collatéraux ; arrivées qui sont juridiquement considérées comme « regroupement de familles de Français » (une fois que le nouveau conjoint étranger a pris la nationalité française) ;
  • – par naissances en France des enfants du couple ; d’autant que le taux de fécondité des jeunes étrangères hors Union européenne (2,95 selon l’enquête annuelle de recensement 2008, source INSEE) est supérieur au taux de fécondité moyen des Françaises de naissance (1,80) et souvent même aussi à celui de leur pays d’origine.

Mariage avec un Français de souche et colonisation religieuse

Il y a enfin un troisième type de mariage : l’union d’un Franco-musulman et d’un Français de souche. Ce type d’union pourrait être interprété comme la preuve d’une certaine intégration voire même d’assimilation. Il y a toutefois un « hic ». La différence de religion s’accompagne généralement de la conversion de l’un à la religion de l’autre.

S’agissant de couples résidant en France il pourrait paraître naturel que la solution adoptée soit le ralliement à la situation de la majorité des Français : catholicisme (de conviction, de pratique ou simplement culturel) ou agnosticisme.

Or c’est l’inverse qui se passe : dans la plupart des cas, c’est la religion la plus intolérante qui s’impose. Ainsi la majorité des jeunes gens et des jeunes filles qui épousent un musulman se font musulman. Le cas inverse paraît très rare ne serait ce que parce que l’apostasie est un crime au regard du droit et des traditions musulmanes. Il y a néanmoins là un problème car de pacifiques relations entre communautés humaines ne peuvent être fondées que sur la réciprocité. Réciprocité ici absente puisque la relation fonctionne en sens unique, dans la seule direction favorable à l’islam.

Colonisation versus assimilation

Sociologiquement, l’intégration c’est le rapprochement des comportements d’un groupe minoritaire de ceux du groupe majoritaire. Ainsi, si l’intégration des immigrés fonctionnait, leur comportement nuptial se rapprocherait de la population générale : les jeunes Français(es) d’origine étrangère épouseraient majoritairement d’autres Français(es) et ne leur imposeraient aucune conversion. Tel n’est manifestement pas le cas.

Certes il a des cas individuels d’assimilation mais le mouvement sociologique de fond est radicalement autre : c’est celui d’une colonisation territoriale et démographique, religieuse et symbolique. Tels sont les faits. Tout autre point de vue relève du « wishfull thinking » et du déni de réalité.

Jean-Yves Le Gallou

Source : Polémia.

Voir aussi :

Sur Polémia :
Statistiquement incorrect :Les stratégies nuptiales des Français d’origine étrangère, signes de l’échec de l’intégration
Immigration : l’illusion de l’intégration

A la documentation française :
http://lesrapports.ladocumentationfrancaise.fr/BRP/074000232/0000.pdf.