Espagne : la droite libérale gagne par défaut

Espagne : la droite libérale gagne par défaut

21/11/2011 – 13h30
MADRID (NOVOpress) —
 Avec 186 sièges, le Parti populaire espagnol (PP) obtient la plus belle victoire électorale depuis la mort de Franco en 1975, trois sièges de plus qu’en 2000 avec José Maria Aznar. Cette majorité absolue en sièges lui confère la possibilité de gouverner sans l’appui des partis nationalistes du Pays basque et de Catalogne.

En additionnant toutes les forces qui rejoignent le PP sur tout ou partie de son programme économique, la droite libérale peut compter sur un total théorique de 215 sièges sur un total de 350, soit bien plus que la majorité de 176 sièges.

Ces résultats cachent deux réalités qui nuancent l’euphorie des libéraux.

Ces résultats ne reflètent pas tant l’adhésion d’une majorité d’Espagnols au programme libéral du PP, mais ils résultent plutôt d’un effondrement sans précédent du Parti socialiste espagnol (PSOE) dans un climat de désenchantement de l’ensemble du pays à l’égard de la politique.

Le PP a perdu un demi million de voix par rapport aux élections de 2008. Sa victoire ne s’explique que par la chute vertigineuse du nombre d’électeurs du PSOE dont plus de quatre millions sont restés à la maison.

La seconde réalité dont il faut tenir compte est l’injustice électorale dont souffrent les formations minoritaires « nationales ». Pour obtenir l’appui des formations nationalistes périphériques, notamment au Pays Basque et en Catalogne, la loi électorale accorde une prime aux formations politiques qui concentrent leurs électeurs dans une communauté autonome.

A titre d’exemple, les libéraux Catalans de Convergencia e Unio obtiennent 16 députés avec un million d’électeurs. Les communistes doivent se contenter de 11 sièges avec plus d’un million et demi d’électeurs. Le parti de l’ancienne députée socialiste Rosa Diez obtient seulement 5 députés avec plus d’électeurs que la droite catalane.

Une des nouveautés du parlement est l’arrivée en force de la gauche basque proche de l’ETA. Renforcée par l’armistice unilatéral annoncé par l’ETA, cette coalition de petits partis de l’extrême-gauche basque obtient 7 sièges alors que le traditionnel Parti nationaliste basque (PNV) se contente de 5 sièges.

Avec une Espagne majoritairement acquise à ca cause, le PP a devant lui un boulevard pour imposer les réformes dont le pays a besoin pour affronter la crise économique, le chômage massif et la crise de la dette publique, notamment celle des communautés autonome.

Si on peut s’attendre à ce que les libéraux du PP s’attaquent de front à la crise économique, il ne faut pas les voir se mobiliser contre l’immigration massive contre les mesures d’ingénierie sociale inventées par les socialistes comme la loi de « Mémoire historique » qui a profondément divisé le pays en rouvrant les anciennes plaies de la Guerre civile depuis longtemps oubliées.

C’est en refusant le volet culturel du combat politique que la droite libérale sème les graines de sa future défaite.

Photo en Une : Mariano Rajoy, président du Partido Popular. Photo prise le 15/11/2011 à Santander. Crédit : Partido Popular de Cantabria via Flickr (cc)

Entretien avec Catherine Blein, porte parole du collectif "citoyens contre le droit de vote des étrangers" [audio]

Entretien avec Catherine Blein, porte parole du collectif “citoyens contre le droit de vote des étrangers” [audio]

21/11/2011 – 12h10
PARIS (NOVOpress) —
Début Décembre, au sénat, il se pourrait que l’on assiste à une petite “révolution”. En effet, depuis que la gauche a remporté les élections sénatoriales, une proposition de loi sur le droit de vote accordé aux étrangers lors des élections locales a été ressortie des cartons par le parti socialiste.

Cette proposition de loi avait déjà été adopté par l’assemblée nationale lorsque la gauche y était majoritaire. La validation par le Sénat de cette proposition signifierait donc l’obligation pour le président de la République de soumettre cette proposition ou bien au peuple, par référendum, ou bien à l’ensemble des députés et sénateurs réunis en assemblée extraordinaire.

La droite, majoritairement hostile à cette loi, n’a jamais fait spécialement preuve de virulence pour la faire rejeter, laissant ainsi de nombreux citoyens “orphelins”, s’estimant non défendus par la représentation politique. C’est en ce sens qu’a été crée le collectif “citoyens contre le droit de vote des étrangers”, à l’origine d’une pétition en ligne qui devrait être remise avant le vote au Sénat au premier ministre ainsi qu’au président de la République.

Qui est derrière ce collectif ? Quel message ces citoyens veulent ils faire passer ? Le débat sur le droit de vote des étrangers doit-il s’élargir à un débat sur la refonte du code de la nationalité ?

Pour répondre à ces questions, Catherine Blein, électrice française et porte parole du collectif, a accepté de nous répondre.

Propos recueillis par Yann Vallerie pour Novopress France

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[box class=warning]Liens : Accéder à la pétition en ligne / Accéder à la page Facebook[/box]

Élections présidentielles : Eva Joly absente du débat

Élections présidentielles : Eva Joly absente du débat

21/11/2011 – 11h55
PARIS (NOVOpress via le Bulletin de réinfo) —
 La semaine dernière, les Verts ont occupé les Unes des journaux français avec d’invraisemblables négociations d’avant premier tour avec les socialistes.

À cette occasion, leur candidate Eva Joly a brillé par son absence alors que les responsables de son parti troquaient des réacteurs EPR contre l’abandon de quelques circonscriptions par le PS.

Elle est même allée jusqu’à annuler à la dernière minute sa participation à un débat qui devait l’opposer au secrétaire général de l’UMP, Jean François Copé, sur France 2 jeudi soir. Eva Joly ou la politique de la chaise vide.

[box class=info]Dépêche publiée en partenariat avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie.[/box]
Crédit photo : Parlement Européen via Flickr (cc)

Que cache l'appel de JCall pour l'avenir d'Israël ? (1ère partie)

Que cache l’appel de JCall pour l’avenir d’Israël ? (1ère partie)

21/11/2011 – 10h55
PARIS (NOVOpress) — La lecture du livre « JCall : les raisons d’un appel » est intéressante car elle permet de se faire une idée des tensions qui traversent actuellement la communauté juive française. Cet « appel à la raison des juifs européens » a été lancé initialement le 3 mai 2010 au Parlement Européen par JCall (« European Jewish Call for Reason ») un groupe de pression se voulant le « point de rassemblement de tous les citoyens juifs européens qui sont à la fois profondément attachés à l’existence et à la sécurité de l’État d’Israël et très inquiets pour son avenir ». « Initiative autonome » voulant se démarquer « des organisations juives institutionnelles », dont l’alignement est « trop souvent systématique sur la politique israélienne », JCall « voit dans l’occupation et la poursuite ininterrompue des implantations en Cisjordanie et dans les quartiers arabes de Jérusalem Est, un danger » pour l’image d’Israël « auprès des opinions publiques mondiales ».

Le cas de l’organisation JCall est plus que symbolique, car elle fait partie de l’un des deux camps qui s’entre-déchirent actuellement sur l’avenir de l’État d’Israël. Il y a d’un côté, les partisans d’un statut quo autour des frontières actuelles, voire la continuation de l’expansion israélienne, et de l’autre, leurs opposants comme JCall, pour qui les frontières actuelles ne sont pas viables, les implantations israéliennes illégitimes et la légitimité religieuse du « Grand Israël » considérée comme fausse. Et derrière tout cela se dessine aussi une ligne de fracture entre les élites juives de la Diaspora, notamment française, et les israéliens en général.

Une dizaine de personnalités, comme Elie Barnavi, Georges Bensoussan, David Chemla, Daniel Cohn-Bendit, Alain Finkielkraut, David Grossman, Bernard-Henri Levy, le rabbin David Meyer, Pierre Nora, Henry Rousso, Dominique Schnapper, le rabbin Michel Serfaty, Abraham B. Yehoshua expliquent donc dans ce livre « les raisons qui les ont amenés à signer » l’appel de JCall. Le profil des signataires est simple : tous revendiquent un attachement viscéral à Israël (à la manière d’un BHL s’exclamant « j’aime Israël, d’abord. Je l’aime inconditionnellement. Et je l’aime en en ayant une très haute idée ») et chacun souhaite désormais « la fin de l’occupation et la création d’un État palestinien viable à ses côtés » afin de « garantir à Israël sa pérennité en tant qu’État démocratique à majorité juive ».

Un État palestinien pour désamorcer la bombe démographique arabe

Car là est le véritable problème : comment permettre à Israël de rester un État à majorité juive ? La question démographique est centrale dans cet appel et la création d’un Etat palestinien semble être la réponse donnée pour se débarrasser de cette bombe démographique que représentent les « arabes israéliens ». D’ailleurs, l’appel de JCall ne se prive pas d’évoquer le sujet de manière directe : « L’avenir d’Israël passe nécessairement par l’établissement d’une paix avec le peuple palestinien selon le principe « deux Peuples, deux États ». Nous le savons tous, il y a urgence. Bientôt Israël sera confronté à une alternative désastreuse : soit devenir un État où les Juifs seraient minoritaires dans leur propre pays ; soit mettre en place un régime qui déshonorerait Israël et le transformerait en une arène de guerre civile. »

Plusieurs signataires utilisent cet argument démographique pour appuyer leur démonstration. Comme Henry Rousso, historien, « la force de frappe israélienne, incomparablement plus puissante que celle de ses adversaires directs, ne pourra compenser, à terme, sa faiblesse démographique relative, encore moins l’effet désastreux que produit dans le monde sa manière de faire la guerre » ou Elie Barnavi, historien israélien, ancien ambassadeur d’Israël en France : « Il est temps de le comprendre enfin : se débarrasser du fardeau des Territoires n’est pas une concession faite aux Palestiniens ; c’est une mesure de salut public pour les Israéliens. »

Jacques Marin,
Pour Novopress France

L’Europe face à la crise économique – Libre journal de Radio Courtoisie [audio]

L’Europe face à la crise économique – Libre journal de Radio Courtoisie [audio]

Samedi dernier 19 novembre, le thème principal du Libre Journal des Lycéens de Radio Courtoisie, -animé par Romain Lecap et Xavier Delaunay- était consacré à la grave crise économique qui sévit en Europe.

Quelques références évoquées au cours de l’émission :

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Suisse : des demandeurs d'asile passent leurs vacances dans leurs pays d'origine

Suisse : des demandeurs d’asile passent leurs vacances dans leurs pays d’origine

20/11/2011 – 14h15
BERNE (NOVOpress) —
L’affaire pourrait paraitre risible si elle ne mettait pas en lumière l’ubuesque politique d’immigration menée par les Etats européens.

Le journal suisse alémanique, blick.ch, a ainsi découvert que l’année dernière, 2500 requérants d’asile vivant en Suisse avaient passé leurs vacances dans leurs pays d’origine, soi-disant dangereux !

Michael Glauser de l’Office fédéral des migrations (ODM) a d’ailleurs confirmé cette information : « Les personnes concernées se rendent dans des pays, dans lesquels ils ne pouvaient soi-disant plus vivre. »

La plupart des demandeurs d’asile-vacanciers proviennent de Turquie, d’Irak ou des Balkans. En septembre dernier, 23 483 personnes bénéficiaient d’une admission provisoire en Suisse.

Crédit photo : Lomyx via Flickr (cc)

Laïcité : la Ville de Rennes s’offre un centre « culturel » bouddhique

Laïcité : la Ville de Rennes s’offre un centre « culturel » bouddhique

20/11/2011 – 13h00 RENNES
(NOVOpress Breizh) – « La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte ». Ces dispositions de l’article 2 de la loi du 9 décembre 1905, Daniel Delaveau, le maire socialiste de Rennes, semble les ignorer superbement. Le conseil municipal de la cité bretonne vient en effet d’approuver, le 14 novembre dernier, la signature d’un « contrat de mission » entre la Ville et l’association en charge du centre culturel bouddhique. Un projet qui aura coûté à la commune bretonne la bagatelle de 750.000 euros
.

L’information est donnée par le Mensuel de Rennes. Situé rue des Veyettes, au sud de Rennes, le nouveau centre bouddhique, d’une surface totale de 385 m², est installé dans un ancien local industriel entièrement rénové parla Ville. L’achat de l’immeuble et les travaux de rénovation s’élèvent à 750 000 €. Une somme considérable en pleine crise financière, et alors que la commune a connu l’une des hausses de l’impôt foncier – + 34,94% en cinq ans – les plus importantes de France.

Après le centre culturel islamique Avicenne construit à Villejean et le centre culturel israélite Edmond-Safra, situé dans le quartier des Gayeulles, le centre bouddhique est le troisième lieu de culte mis en place à Rennes ou cette communauté regroupe un millier de fidèles environ.

Car il s’agit bien en réalité de lieux de culte, comme le reconnaissent eux-mêmes les intéressés du centre Edmond-Safra et du centre Avicenne qui héberge la mosquée Ibnou Sina.

Selon le Mensuel le contrat de mission signé entre la Ville de Rennes et la dizaine d’associations rennaises liées au culte de Bouddha prévoie officiellement de « faire vivre un espace d’échanges interculturel » au sein du centre, de « promouvoir les valeurs de tolérance et de respect entre les citoyens », de « faire connaître le bouddhisme et sa contribution au patrimoine philosophique et culturel universel » et d’« être un pôle ressources dans le domaine de l’interculturel ».

En réalité, comme pour les centres évoqués plus haut, le centre culturel bouddhique servira essentiellement de lieu de culte. Bien entendu, afin de respecter la lettre du contrat de mission, le centre devra également justifier d’activités culturelles et interculturelles liées au bouddhisme. Un alibi, qui permet en réalité de détourner la loi interdisant à l’Etat et aux collectivités locales de financer les cultes.

« Ce n’est pas à la mairie de s’immiscer dans l’aspect religieux (sic)», plaidait Marie-Anne Chapdelaine, adjointe « en charge de la laïcité » (!), dans Le Mensuel de septembre 2011.En plein accord avec le conseiller municipal Bruno Chavanat (UMP), pour qui « les religions et traditions philosophiques ont besoin d’espaces de reconnaissance de la part des collectivités publiques. »
A Rennes, il semble bien que la loi de séparation des Églises et de l’État ait vécu.

Crédit photo : Wat Pah Pong Sangha. Licence CC.

Goldman Sachs : le putsch du désespoir

Goldman Sachs : le putsch du désespoir

Article reproduit avec l’aimable autorisation de la fondation Polémia.

[box class=”info”] Le feuilleton chaotique de la crise poursuit son cours. Chaque jour un élément nouveau, contradictoire, imprécis, alarmiste, rassurant… est offert aux pauvres peuples européens, qui n’y comprennent plus rien, dirigés qu’ils sont par des eurocrates aux pouvoirs sans limites et aux décisions qui renient même la démocratie – l’épisode le plus spectaculaire étant celui du référendum grec.
Polémia a reçu de son correspondant régulier italien une communication intéressante par l’originalité, mais non moins probable, de l’argument développé (cette tribune a été amputée de quelques phrases en début et en fin du texte, sans incidence sur la compréhension du contenu. Le texte intégral en italien peut être lu sur le site Effedieffe.com ).

Polémia [/box]

(…)

Mario Monti, oui, il a étudié à Yale. Il a été commissaire européen pendant dix ans, tout d’abord au Marché interne et aux droits de douane, c’est-à-dire à leur suppression. Il a été coopté membre du Bilderberg et de la Commission Trilatérale. En 2005, il devient superconseiller international chez Goldman Sachs. Aujourd’hui, nommé sénateur à vie par le président italien Giorgio Napolitano, le communiste préféré des Américains, il accède aux fonctions de chef du gouvernement. Même s’il n’a pas, en soutien, les votes du parlement, il restera au gouvernement pour l’année et demie à venir.

Mario Draghi est titulaire d’un doctorat d’économie du MIT, Massachusetts Institute of Technology. Comme fonctionnaire du Trésor, il a été chargé des privatisations italiennes, qu’il avait déjà organisées sur le yacht Britannia avec les banques anglaises, en secret, il y a un an. Depuis, mission accomplie, il a siégé dans nombre de conseils d’administration de diverses banques. De 2002 à 2006 il a été vice-président pour l’Europe de Goldman Sachs. Fort de ce conflit d’intérêts, il a été nommé gouverneur de la Banque centrale européenne, la BCE.

Loukas Papademos, nouveau premier ministre grec, est, lui aussi, diplômé du MIT. Il a enseigné à la Columbia University de New York, puis il a été conseiller de la Réserve fédérale de Boston (l’une des 13 banques qui constituent la FED). De 1994 à 2002 il a été gouverneur de la Banque centrale grecque : fauteuil qu’il occupait quand la Grèce s’est qualifiée pour entrer dans l’euro, grâce à des truquages comptables et à de faux conseils donnés par Goldman Sachs. Il a été vice-président de la BCE. Aujourd’hui il est premier ministre élu au parlement par les deux principaux partis grecs.

Au gouvernail de la crise européenne, il y a donc trois Américains, formés dans deux des plus prestigieuses universités américaines dont ils ont assimilé l’idéologie enseignée. Membres de la superclasse mondialiste, tous les trois sont fortement liés à Goldman Sachs.

Pourquoi est-ce une bonne nouvelle ?

Parce que maintenant Goldman Sachs va gouverner, avec ses délégués largement honorés, directement à visage découvert et en s’exposant personnellement. Habituellement, ces messieurs de l’oligarchie préfèrent gouverner dans les coulisses, en mettant en avant certains de leurs hommes stipendiés et serviles, politiques rodés aux jeux de la démocratie. Ce triple coup d’Etat est probablement une manœuvre obligée, et un signe de désespoir.

Comment cela ? Parce que Goldman doit s’assurer que l’Italie et la Grèce ne feront pas banqueroute et ne répudieront pas la dette. Les banques américaines ne les laisseront pas faire faillite et utiliseront tous les moyens pour l’empêcher, pour une raison bien précise.

A peine le système bancaire américain s’était-il réjoui d’être peu exposé aux titres souverains européens (15 milliards), qu’il s’est rendu compte qu’avec les CDS (Credit Default Swaps), c’était une autre histoire. Les banques USA ont assuré des quantités importantes de la dette européenne – on dit qu’il s’agit d’au moins 250 milliards – en émettant et en vendant des quantités industrielles de CDS, produits dérivés qui prétendent fonctionner comme des assurances contre le risque de défaillance. Naturellement, c’est de la comédie, parce que ni Goldman Sachs ni les autres banques de fortune n’ont constitué des réserves correspondant à la moindre fraction du montant nécessaire pour payer les assurés, au cas où un pays souverain ne parviendrait plus à s’acquitter de sa dette. S’il advenait vraiment une défaillance, les banques de la galaxie américaine, à commencer par Goldman Sachs, imploseraient comme des supernovae (1), en donnant comme résultat des trous noirs qui attireraient dans leurs remous chaque réalité économique existante, si elle était basée sur le crédit.

Les émetteurs de CDS américains ont réussi, d’un cheveu, à ne pas mettre à exécution les prétendues polices d’assurance souscrites par la Grèce, même si cette dernière s’est rendue coupable d’une défaillance partielle, dite restructuration. Les titulaires de BOT [ Build-Operate-Transfer] grecs ont dû accepter un effacement de la dette de 50%. Mais, étant donné qu’il s’agit de banques européennes et que la perte des prêteurs a été définie comme volontaire, les émetteurs ont décidé de ne pas rembourser le sinistre. C’est ce qu’a décidé le ISDA, (l’International Swaps and Derivatives Association), qui est l’organe formé par les mêmes émetteurs de CDS, évidemment en leur faveur.

C’est cet organisme bancaire privé qui a décrété rétrospectivement – post factum, cette règle dont personne ne savait rien – que lorsque les banques créditrices acceptent volontairement une amputation de leurs crédits, les CDS qui ont été achetés ne remboursent rien. Le trucage a réussi, de telle sorte que Goldman Sachs et compagnie n’ont pas été obligés de payer.

Mais la réussite a été au delà, dans le sens où tous les détenteurs internationaux de titres italiens, qui s’étaient couverts contre le risque avec des CDS américains, ont découvert que ces assurances – pour lesquelles ils ont payé un petit paquet de millions – n’assurent rien.

C’est là, au moins en partie, la vraie raison pour laquelle les marchés ont commencé à se séparer des titres de la dette italienne (en les bradant) ou à réclamer un intérêt dramatiquement plus élevé pour les acheter : une augmentation prévisible pour un risque de défaillance dont on sait qu’il n’est plus couvert par les CDS. Les marchés de la dette ont été tous secoués, et le spread (2) sur la dette française a également augmenté, et toujours pour la même raison : les détenteurs croyaient avoir quelque protection en ayant acheté les CDS, et ils ont découvert qu’ils ne l’avaient pas.

Certains analystes anglais et américains se sont étonnés de cette poussée imprévue de méfiance sur l’Italie, un pays – ont-ils écrit, comme par exemple Evans-Pritchard du Telegraph le 9/11/2011 – « qui aura une primaire active en 2013 » (éloge posthume et involontaire à Tremonti), une richesse de familles supérieure à celle de l’Allemagne et une dette privée bien moindre que la moyenne des Européens. Comment se fait-il qu’un pays qui a des fondamentaux aussi bons puisse être considéré comme insolvable ? (Europe pushes Italy into the abyss)

Le fait est que la tempête sur l’euro s’est transformée en cyclone.

Les taux d’intérêt que l’Italie doit supporter sont devenus véritablement insoutenables, proches de la banqueroute, pour le troisième débiteur mondial et la troisième économie de l’UE. Du point de vue de Goldman Sachs (et de ses affiliés américains), il faut absolument empêcher que l’Italie ne fasse faillite ; s’il en est autrement, les banksters américains devront honorer l’engagement pris, en vendant leurs CDS, c’est à dire, en quelque sorte, en remboursant le sinistre, avec leurs propres deniers, qui n’offrent même pas la disponibilité nécéssaire, et de loin.

Combien ?

Personne ne le sait exactement, vu que 85% du marché des dérivés se fait over-the-counter (c’est-à-dire en dehors des marchés boursiers) sur accords au cas par cas entre client et assureur, par conséquent sans laisser de trace comptable à la vue des régulateurs (qui dorment). Il existe en outre une quantité non définie de CDS nus (naked), c’est-à-dire vendus à des gens qui ne possèdent pas les titres d’assureur : ces non-possesseurs, eux aussi, devront rembourser si l’Italie fait faillite.

Au jugé, on peut dire seulement ceci : que notre défaillance vaporiserait instantanément les capitaux des banques d’affaires américaines, et même plusieurs fois leurs capitaux et provoquerait l’implosion complète du système bancaire supranational – qui est le véritable insolvable dans cette affaire. Ce n’est pas par hasard si Warren Buffett a qualifié les dérivés d’ « armes de destruction massive ».

C’est la raison pour laquelle Goldman Sachs ne permettra pas à l’Italie de faire faillite ou de restructurer la dette : il en va de sa vie. C’est pourquoi il a mis directement des hommes à lui au gouvernail des points névralgiques européens qui comptent.

On en a vu la conséquence tout de suite : à peine avait-on appris le nom de Monti comme administrateur délégué d’Italie que les marchés ont fait descendre le spread sur les titres italiens. En réalité, il s’agissait d’un ami de Mario Draghi qui a fait acheter par la BCE des fournées de titres italiens pour faire voir que les marchés ont tellement confiance en Monti.

La Grèce est maintenant sous administration contrôlée de Goldman-Papademos, pour la même raison : une banqueroute involontaire contraindrait les banques américaines trafiquantes de CDS à payer.

Soyons-en certains : Monti ne se limitera pas à imposer des impôts financiers et patrimoniaux et des privatisations. La situation est tellement dangereuse pour Goldman qu’il devra aussi chercher à jouer sur la croissance du pays, parce que sans une croissance du PIB – les banquiers le savent très bien – le service de la dette ne peut pas être soutenu. Ils ont intérêt à nous étayer. Ils le feront avec toutes les thérapies qu’ils connaissent, eux… Qui sont erronées (*)

D’où la vraie grande bonne nouvelle. La plus tragique : Monti – et la douzaine d’experts européens et du Fonds monétaire qui sont venus à Rome pour contrôler, les vrais ministres de son ministère – ne réussira pas à redresser notre situation, et Draghi et Papademos ne réussiront pas non plus. La défaillance est inéluctable.

C’est une simple question de mathématique. Il existe un rapport entre la croissance du PIB et les intérêts sur la dette publique. L’Italie ne peut pas payer 7% d’intérêts sur une dette de 1,900 milliard, sans une croissance, disons, de 3% par an. Cette croissance qui tient du miracle économique, il est impossible de l’atteindre : surtout avec la récession qui menace l’Europe tout entière, qui se remarque par le ralentissement des exportations allemandes.

Mais le facteur le plus dangereux est désormais le risque systémique. Le système financier lui-même l’a cultivé et l’a fait augmenter, en se lançant dans une interconnexion si enchevêtrée, si opaque et si enchaînée que personne ne comprend plus où ni comment elle finira. Il suffit de se rappeler que les banques italiennes et grecques sont pleines de BOT nationaux : traditionnellement, c’était là un facteur de stabilité financière, et une contribution importante de l’épargne nationale au financement de la dette ; aujourd’hui, c’est devenu une menace supplémentaire, qui impose aux Etats déjà extra-endettés de soutenir leurs banques devenues insolvables par la baisse de la valeur de leurs actifs.

Et ce n’est là que la partie visible de l‘iceberg: il faut ajouter le shadow banking, le système souterrain dans lequel des entités non réglementées, situées dans des paradis fiscaux, émettent des produits dérivés dont la description nécessite des volumes entiers de formules mathématiques, et dont le but allégué est de gérer les risques des titres publics et privés sous-jacents. Le plus beau, dans ces produits, c’est que, selon leurs inventeurs, ils permettaient d’augmenter les performances en diminuant le risque. Or c’est le contraire qui s’est passé : les dites entités augmentent le risque, parce qu’elles ont transféré les risques à un nombre limité de grands acteurs qui dominent le marché – et qui par conséquent concentrent tous les risques.

Petits exemples : la Slovénie, sans la moindre faute, a été frappée de plein fouet par la crise de l’Italie et sa dette publique ne trouve pas d’acheteurs si ce n’est à des prix prohibitifs. La Hongrie s’attend à une aggravation du rating de sa dette, à laquelle succédera une dévaluation de la monnaie nationale, ce qui produira une augmentation du coût de son endettement, avec en plus, un autre engagement aux banques européennes qui en Hongrie ont trop prêté. Unicredit et les banques autrichiennes sont en première ligne du risque hongrois et peuvent s’effondrer d’un seul coup. Pour les banques françaises, surchargées de titres des PIIGS (3), nous savons déjà ce qu’il en est. Les banques allemandes ne se portent pas mieux, au contraire moins bien. Et toutes les banques européennes opèrent avec un levier de 26 à 1 (pour chaque euro, elles en ont 26 en prêt), bien plus élevé que les banques américaines.

Les délégués de Goldman Sachs Europe sont donc toujours en retard d’un mouvement (comme l’est aussi l’UE).

Ils se démènent autour de la Grèce et de l’Italie, mais désormais c’est l’Europe dans son ensemble qui est dans la ligne de mire des marchés.

Un jour, si nous avons un avenir, les historiens se demanderont comment on a pu en arriver à l’implosion quand le remède pour la conjurer était si évident : interdire purement et simplement les paris sur les fluctuations des prix en prohibant l’usage de produits dérivés sans couverture. Ou bien, l’autre remède : l’effacement, au moins partielle mais substantielle, de la dette désormais inestimable (qui aurait aussi l’avantage de ne pas obliger Goldman Sachs à honorer ses CDS, en ce que la remise est volontaire).

Mais non ! Nos patrons actuels ne voient pas et ne veulent pas de ces remèdes. Ils veulent prélever à jamais leur péage sur les peuples, jusqu’à les rendre exsangues. Dans la recherche du profit monétaire comme fin ultime, dans l’avidité démesurée du prendre sans jamais donner (typique des usuriers,), ils se sont mis dans la situation du risque systémique prévue par la théorie du chaos : le vol d’un papillon à Budapest qui provoque un tremblement de terre en Chine.

C’est exactement ce qui adviendra, dans un battement d’aile ils seront vaporisés, et nous aussi, nos épargnes, nos monnaies, nos vies. Nous survivrons comme après une guerre atomique.

(…)

Maurizio Blondet
Effedieffe.com.
14/11/2011

Titre original : « Goldman Sachs: il putsch della disperazione » (texte intégral sur le site)

Traduction de l’italien pour Polémia : YS

Notes de la rédaction :

(1) De tous les phénomènes célestes, c’est le plus violent. En quelques secondes, une étoile explose, projetant dans l’espace une partie de sa matière à des vitesses prodigieuses (Source Wikipédia)
(2) Le spread de crédit ou spread vient du mot anglais qui veut dire écart désigne l’écart de taux actuariel entre une obligation émise par une entreprise, une collectivité territoriale ou un organisme et un emprunt d’Etat théorique qui aurait les mêmes flux financiers. (Source : Wikipédia)
(3) Désigne cinq pays de l’Union européenne : Portugal, Italie, Islande Grèce et Espagne (« Spain », en anglais). Ces pays ont eu une activité économique en dents de scie pendant quelques années au début du xxie siècle, étaient vus comme manquant de discipline fiscale et avaient régulièrement un important déficit commercial, ce qui menait à des questionnements relatifs à la stabilité de l’euro. De plus, ils ont régulièrement un taux de chômage élevé (Source : Wikipédia).

Note de l’auteur :

(*) Je cite ici le lecteur Oriundo06, qui connaît personnellement Mario Monti :« En tant que personne, il est correct : il n’a pas la mentalité de la caste, il n’est pas hautain, il est aussi sensible socialement (à moins qu’il n’ait changé de costume depuis), humainement on peut considérer qu’il est conscient de l’existence de qui n’est pas privilégié. Mais c’est tout. Il vit comme tant d’autres “techniciens” dans la tour d’ivoire de leurs compétences “scientifiques”, enveloppés d’un jargon d’une inauthenticité sociale effroyable (…). C’est un monétariste “pur”, ce qui veut dire – pour les non initiés – une personne qui pense par abstractions, à travers une doctrine économique théorique dont les paradigmes doivent “forcer” la réalité à s’intégrer. Tout le reste est négligeable : avant tout les choix stratégiques d’un petit pays comme l’Italie, dont les intérêts peuvent ne pas être “cohérents” avec nos “amis” obligés. »

En somme, Monti est incapable (comme Draghi) de l’exercice mental aujourd’hui le plus urgent : la critique du système financier qu’ils sont appelés à défendre, pour pouvoir le réformer. Penser en dehors des règles de l’orthodoxie monétariste est impossible à ce genre d’homme, il a été sélectionné précisément pour cela. Ces gens-là croient que l’Economie consiste en des équations mathématiques (qui remplissent les livres de description des produits dérivés) et ils ignorent l’Economie comme histoire, comme politique, comme chair du travailleur, unique et véritable producteur de richesse non volée et de dignité non conférée par les médias.

Voir aussi :

Draghi, Papadimos, Monti : le putsch de Goldman Sachs sur l’Europe
Référendum grec : Les marchés et les oligarques n’aiment pas la démocratie

Les intertitres sont de la rédaction

[box class=”info”] Source :  Polémia – 19/11/2011. [/box]

Photo : la tour Goldman Sachs à Jersey City, Etats-Unis . Crédit : luismontanez, licence CC.

39 nouvelles drogues sont apparues sur le marché européen

39 nouvelles drogues sont apparues sur le marché européen

20/11/2011 – 08h30
LISBONNE (NOVOpress) – L’Observatoire Européen des Drogues et des Toxicomanies (OETD) a publié sont rapport annuel ce mardi 15 novembre.

Selon l’OETD (dont le siège est à Lisbonne) la consommation de drogues reste relativement stable en Europe. l’Observatoire estime en revanche que la consommation de cocaïne pourrait « avoir atteint un sommet », celle du cannabis « céder du terrain chez les jeunes » tandis que celle des drogues de synthèse telles l’ecstasy et les amphétamines est « globalement stable ou en recul ».

Sur le front des nouvelles drogues, 39 nouvelles substances ont été repérées depuis le début de l’année après 41 substances nouvelles notifiées à l’OEDT et à Europol en 2010. Ainsi, plus de 150 substances sont désormais surveillées par le système européen d’alerte précoce (EWS).
« L’émergence rapide de nouvelles substances psychoactives non contrôlées -souvent vendues sous l’appellation « euphorisants légaux » constitue un défi croissant tant en Europe qu’à l’échelle internationale », indique l’OEDT.

Crédit photo : Anonymous via Wikipedia, domaine public.

Chronique des atteintes aux libertés

Chronique des atteintes aux libertés

19/11/2011 – 18h15
LYON (NOVOpress via le Bulletin de réinfo) – Une vaste offensive médiatique est actuellement lancée contre le local des Identitaires lyonnais, la Traboule (photo).

En quelques jours, deux reportages contenant des amalgames douteux et des mensonges ont ainsi été diffusés par un média national, France Culture, et sur Rue89Lyon.
Notons que les deux journalistes responsables de ces papiers sont : un militant de la mouvance anarchiste pour l’un, et un compagnon de route de l’extrême gauche pour l’autre. Leur objectif est de faire pression sur les pouvoirs publics grâce à ces articles afin qu’ils fassent fermer le local des Identitaires Lyonnais.

Et on peut dire qu’ils ont mis le paquet : selon eux, Lyon serait pratiquement à feu et à sang à cause des jeunes identitaires lyonnais ! Les responsables de Rebeyne! ont dans un article répondu point par point à ces attaques mensongères.

[box class=info]Dépêche publiée en partenariat avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie.[/box]

Pôle emploi : sur le départ, Christian Charpy signe la « Charte de la diversité »

[Exclusif] Pôle emploi : sur le départ, Christian Charpy signe la « Charte de la diversité »

19/11/2011 – 16h15
PARIS (NOVOpress Breizh) – Sur le départ – il quitte ses fonctions le 19 décembre prochain – Christian Charpy, le patron de Pôle emploi s’est empressé de signer, pour le compte de l’établissement public, la « Charte de la diversité ». La nouvelle a aussitôt été communiquée par courriel à tous les employés de Pôle emploi. NOVOpress Breizh publie, en exclusivité, ce document.

[box class=”info”] De : CHARPY Christian (Directeur Général)

Envoyé : jeudi 17 novembre 2011 09:34

Objet : Signature de la Charte de la Diversité

Importance : Haute !!!

Madame, Monsieur,

La Charte de la diversité a été signée par Pôle Emploi. Elle a pour objet de témoigner de notre engagement en faveur de la diversité.

En vertu de cette Charte, Pôle emploi s’engage à :

– Sensibiliser et former les dirigeants et collaborateurs impliqués dans le recrutement, la formation et la gestion des carrières aux enjeux de la non-discrimination et de la diversité.

– Respecter et promouvoir l’application du principe de non-discrimination sous toutes ses formes et dans toutes les étapes de gestion des ressources humaines que sont notamment l’embauche, la formation, l’avancement ou la promotion professionnelle des collaborateurs.

– Chercher à refléter la diversité de la société française et notamment sa diversité culturelle et ethnique dans notre effectif, aux différents niveaux de qualification.

– Communiquer auprès de l’ensemble des collaborateurs notre engagement en faveur de la non-discrimination et de la diversité, et informer sur les résultats pratiques de cet engagement.

– Faire de l’élaboration et de la mise en œuvre de la politique de diversité un objet de dialogue avec les représentants des personnels.

– Inclure dans le rapport annuel un chapitre descriptif de notre engagement de non-discrimination et de diversité : les actions mises en œuvre, les pratiques et les résultats.

Cordialement,

Christian Charpy [/box]

 

Dans le cadre du Grand remplacement

Christian Charpy : la "diversité" à tout prix

Partant du postulat que « à compétences et expériences identiques, un homme aux nom et prénom de souche française, blanc de peau et dont l’apparence physique ne présente pas de traits particulièrement disgracieux, a davantage de chance d’être convoqué à un entretien d’embauche », la Charte de la diversité – lancée fin 2004 par Claude Bébéar et Yazid Sabeg – exprime, selon ses auteurs « la volonté d’agir des entreprises pour mieux refléter, dans leurs effectifs, la diversité de la population française. »
Autrement dit de promouvoir, au sein des entreprises, la substitution de la population de souche par celles issues de l’immigration extra-européenne, dans le cadre de ce que Renaud Camus a appelé « le Grand Remplacement ». A ce jour 3.382 entreprises auraient signé la Charte.

Directeur général de Pôle emploi depuis sa création en 2008, Christian Charpy quittera ses fonctions le 19 décembre prochain, Xavier Bertrand n’ayant pas souhaité renouveler son mandat. Début 2009, le Canard enchaîné avait révélé que Charpy avait bénéficié d’une augmentation de salaire de 20%, soit 275.000 Euros bruts par an.

De nombreux rapports ont mis en évidence la gestion calamiteuse de Pôle emploi, incapable de faire face aux problèmes liés à la montée du chômage. Christian Charpy sera remplacé par Jean Bassères, 51 ans, énarque, actuellement chef du service de l’Inspection générale des finances. Entre 1990 et 1992 le futur patron de Pôle emploi a travaillé auprès de différents ministres socialistes . La promotion de la « diversité » ne devrait pas être remise en cause.

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Kiosque Courtois du samedi 19/11/2011 – L’actualité de la semaine en écrit

[box class=info]Le samedi, une sélection des principaux sujets de la semaine des biens connus “Bulletins de Réinformation” de Radio Courtoisie. Ce Kiosque est présenté cette semaine par Cécile Lorrain, Marc Rocher et Françoise Monestier.

Novopress a publié dès samedi matin, en différé, l’audio de ce Kiosque Courtois dans la fenêtre “Radio Courtoisie : le bulletin de réinfo” de sa colonne de droite. Pour ceux qui préfèrent lire qu’écouter, en voici le contenu sous forme de texte enrichi d’images.[/box]

FRANCE

Le torchon brûle entre le PS et les Verts

Après des semaines d’âpres négociations, Martine Aubry et Cécile Duflot, accouchaient d’un accord. Au forceps… Le soir même,  il était validé par le Bureau national du PS, mais dans une ambiance pour le moins « électrique ». Avec comme première pomme de discorde, le nucléaire : le problème du MOX et la centrale EPR de Flamanville.

Kiosque Courtois du samedi 19/11/2011 – L’actualité de la semaine en écrit Mais c’est surtout le volet électoraliste qui sème la zizanie entre les deux camps. La place réservée aux Verts, une soixantaine de circonscriptions dont une trentaine gagnables, fait tousser un certain nombre de caciques socialistes. A Paris et en  banlieue, l’appartenance ethnique de quatre « évincés » : Serge Blisko, Tony Dreyfus, Danièle Hoffman‑Rispal et Daniel Goldberg, fait hurler certains à l’antisémitisme… Sans doute, une malheureuse coïncidence, mais d’autant plus fâcheuse que Martine Aubry, première secrétaire du PS, est aux petits soins pour son électorat musulman lillois. Le maire de Paris (photo) dénonce un « tripatouillage » et redoute surtout  la volonté de Cécile Duflot  de se lancer à la Conquête de Paris en 2014, alors que le maire de Paris a déjà clairement adoubé sa première adjointe Anne Hidalgo pour lui succéder. Ambiance…

Philippe Bilger tire sa révérence 

Kiosque Courtois du samedi 19/11/2011 – L’actualité de la semaine en écrit C’est une lourde perte pour la magistrature. Avocat général hors hiérarchie depuis 1999, maintenu depuis 2009 comme substitut général, Philippe Bilger (photo) quitte ses fonctions. Il a toujours été passionnément libre et a su résister aux pressions politiques ou syndicales. Attaché à la liberté d’expression, Philippe Bilger s’est opposé aux lois Gayssot liberticides. Chaud partisan de Nicolas Sarkozy en 2007, il reconnaîtra dans le journal Le Monde « Je me suis totalement trompé sur  le personnage, cette inaptitude à être président l’accable. Sur le plan de l’Etat de droit, Nicolas Sarkozy est devenu une sorte de Caligula au petit pied ».

Kiosque Courtois du samedi 19/11/2011 – L’actualité de la semaine en écrit Epidémie de plagiat : Rama Yade touchée

Après Jacques Attali, PPDA ou Joseph Macé‑Scaron,  Rama Yadé rejoint le peloton des accusés de plagiat. Jean‑Michel Muglioni, vice‑président de la Société Française de Philosophie, estime que les passages du livre de l’ancienne protégée de Sarkozy sur l’éducation reprennent largement ses travaux et demande le retrait de ce  livre-plagiat. Pour se défendre, Rama Yadé plaide l’erreur et promet de réparer dans une prochaine édition. Air connu…

Une députée UMP propose de rendre gratuite la pilule pour les mineures

Kiosque Courtois du samedi 19/11/2011 – L’actualité de la semaine en écrit Bérengère Poletti, députée UMP, veut déposer un projet de loi destiné à permettre aux mineures de se rendre chez un gynécologue, un généraliste ou une sage‑femme, pour se voir délivrer une contraception. Le tout gratuitement à l’heure de l’austérité générale et surtout,  quand on sait que la pilule a des conséquences désastreuses sur la santé des femmes, leur stérilité et le risque de développer un cancer.

Les produits locaux plébiscités par les Français

Selon une étude près de 50 % des Français achètent ou consomment régulièrement des produits alimentaires fabriqués localement. Face aux dérives de l’industrie agro alimentaire, les Français se tournent vers la consommation de produits locaux, préférant mettre le prix pour bien se nourrir. Le locavorisme (=le fait de consommer préférentiellement des produits locaux) constitue donc une alternative identitaire permettant aux consommateurs de se démarquer de la moyenne et grande distribution.

Nouveau scandale sanitaire en vue ?

Les médias du système rapportent que le laboratoire français Genopharm aurait volontairement commercialisé un anticancéreux périmé, le Thiotepan. Une accusation formulée par le laboratoire allemand Riemser, qui jouait le rôle de fournisseur de la matière première de ce médicament et va porter plaine contre  Alkopharma, je cite : « pour faux et usage de faux, tromperie et falsification ». Le médicament se trouvait encore sur le marché début 2011, alors que sa date d’utilisation arrivait à expiration en mars 2009. Les lots incriminés ont été retirés. Histoire sans paroles

Le « réseau yougoslave » : une escroquerie à la Sécurité sociale devant la cour d’appel de Paris

Kiosque Courtois du samedi 19/11/2011 – L’actualité de la semaine en écrit La cour d’appel de Paris a décortiqué les rouages de l’escroquerie à la Sécurité sociale estimée à deux millions d’euros, dite du « réseau yougoslave », grâce à laquelle plusieurs dizaines de patients ont perçu des indemnités indues grâce à des arrêts de travail injustifiés. Les bénéficiaires, malades ou pas, se présentaient au cabinet d’un médecin comme venant de la part d’un certain Selimir Ivanovic. Pour le prix d’une consultation, ils repartaient avec des arrêts maladie qui étaient ensuite envoyés aux Caisses primaires d’assurance maladie de Paris et de départements limitrophes, accompagnés de faux bulletins de salaires.

La France convoque l’ambassadeur israélien  après un raid sur Gaza

Au début de la semaine , un bombardement de l’aviation israélienne sur Gaza a frappé le domicile du consul de France. Ce dernier a été blessé, ainsi que sa fille de 13 ans. L’attaque a également provoqué une fausse couche de sa femme, enceinte de deux mois. L’ambassadeur israélien a été convoqué au Ministère des Affaires étrangères. Il lui a été rappelé la nécessité, je cite : « de prévenir toute atteinte aux civils de même qu’à la présence française à Gaza ». Cet incident diplomatique survient alors que l’Etat hébreu a annoncé la reprise de la colonisation en Cisjordanie et intensifie ses raids sur Gaza, après l’admission de la Palestine à l’UNESCO.

Les personnes issues de l’immigration tournées vers les médias communautaires

Le cabinet Solis publie les résultats d’une enquête sur les médias privilégiés par les  ressortissants d’Algérie, du Maroc et de Tunisie vivant en France. Les résultats sont instructifs : plus de  72 % des personnes interrogées avaient regardé une chaîne en langue arabe ou berbère au cours  de la semaine précédant le questionnaire. Côté radio, même tonalité : pendant la même période, 46 % des sondés avaient écouté une radio communautaire comme Beur FM  ou Skyrock, spécialisée dans la diffusion de titres de rap.

MONDE

Goldman Sachs fait un putsch en Europe

La crise des dettes souveraines aidant, les changements  s’accélèrent à la tête des gouvernements européens. En l’espace de quinze jours, trois proches de la banque d’affaires américaine Goldman Sachs ont accédé à des fonctions stratégiques. L’italien Mario Draghi a succédé au Français Trichet à la tête de la Banque Centrale Européenne. Président de la Banque d’Italie depuis 2006, il avait exercé les fonctions de vice‑président de Goldman Sachs. Ensuite, Lukas Papademos a succédé à Papandréou au poste de premier ministre grec. Il avait exercé ses talents à la tête de la Banque de Grèce quand  le pays s’est « qualifié » pour l’euro, grâce à des comptes falsifiés par… Goldman Sachs. Enfin, Mario Monti (photo), ancien commissaire européen a été nommé président du Conseil italien et a constitué un gouvernement de banquiers et de financiers. Depuis 2005, il était conseiller international de Goldman Sachs.

Goldman Sachs gouverne donc l’Europe ? Depuis des années, la banque d’affaires place  ses pions aux plus hautes fonctions, comme celle de secrétaire du Trésor aux Etats‑Unis. Goldman Sachs s’est pourtant tristement illustrée en convainquant les Etats de « récupérer » les dettes pourries des emprunts hypothécaires américains ou en jouant le rôle de pompier pyromane, spéculant sur la faillite de ses clients russes en 1998.

Nucléaire iranien : l’opinion publique manipulée

Le rapport de Yukiya Amano, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique est remis en question. Pour Roland Pape, spécialiste du Moyen‑Orient et des questions de sécurité, je cite : « Les Etats‑Unis et ses alliés gardent le silence au sujet de l’arsenal nucléaire secret du régime israélien, le seul au Moyen‑Orient, alors qu’ils s’accordent sur la campagne de sanctions contre l’Iran bien qu’ils n’aient pas de preuves réelles. Une telle attitude, combinée à des menaces d’action militaire, n’a pas d’autre but que d’isoler l’Iran ». Fin de citation.

De son côté, le Mossad prépare le terrain à l’intervention militaire d’Israël en Iran. Selon le magazine Time, les services secrets israéliens auraient orchestré  la récente explosion du dépôt de munitions de la base des Gardiens de la révolution qui a fait dix‑sept morts. Le ministre israélien de la Défense Ehoud Barak s’est félicité de l’explosion du dépôt de munitions allant même jusqu’à souhaiter qu’il y en ait d’autres

Et la question iranienne divise les européens. Berlin refuse d’envisager une opération militaire contre l’Iran contrairement au  Royaume-Uni et à la France qui semble s’aligner  sur les positions belliqueuses de Washington et Jérusalem.

Les institutions bancaires veulent faire payer au gouvernement hongrois ses mesures pour désendetter les ménages

La semaine dernière, les agences de notation Standard and Poor’s et Fitch ont placé la note souveraine de la Hongrie (trois B-) « sous surveillance négative (…) à cause de la hausse des risques qui affectent la crédibilité financière » du pays « comme la dégradation de l’environnement économique et financier extérieur ».

Kiosque Courtois du samedi 19/11/2011 – L’actualité de la semaine en écrit Les banques veulent donc faire un exemple ? Les institutions bancaires et les agences de notation n’ont pas digéré les mesures économiques prises, il y a quelques mois par le Premier ministre conservateur Viktor Orban (photo), entre autres l’imposition des banques hongrois, et la mise en place de taxes extraordinaires sur les sociétés d’énergie, de distribution et de télécoms. Surtout, les banquiers  condamnent la récente décision de Budapest permettant à la population endettée en devises étrangères (franc suisse ou euro) de rembourser ses emprunts à un taux préférentiel. Une mesure aussitôt critiquée  par la Banque centrale européenne (BCE), qui l’avait qualifiée de « dangereuse ». Evidemment, les conséquences de la décision des agences ont été immédiates. La devise hongroise, le florint, est tombée à son plus bas niveau depuis deux ans et demi face à l’euro.

Plus de 20.000 Serbes du Kosovo ont demandé la citoyenneté russe

La pétition des Serbes à l’initiative du président de l’association « Vieille Servie » a été envoyée au ministère russe des Affaires étrangères. Ces  Serbes du Kosovo considèrent que l’Etat actuel, qui a unilatéralement proclamé son indépendance en 2008 avec la bénédiction de Washington et de certains pays européens, ne les protège pas contre les persécutions perpétrées par les Albanais. Ils ont été visiblement entendus de leurs frères orthodoxes russes qui vont envoyer des dizaines de tonnes d’aide  humanitaire. Avant, espérons le, leur départ en terre orthodoxe russe, la Russie ayant étudié favorablement leurs demandes de citoyenneté.

Benetton retire la publicité qui  fâche

Pour sa nouvelle campagne publicitaire, le groupe italien a publié une série de photomontages montrant les grands de ce monde en train de s’embrasser sur les lèvres. L’un d’eux représentait le pape Benoît XVI embrassant l’imam égyptien Ahmed el Tayyeb. Cette image avait  provoqué l’indignation des instances catholiques et du Vatican, qui dénonçait, je cite : « une provocation inacceptable ». La firme de mode a tenté dans un premier temps de se justifier en parlant de  « provocation constructive ». Mais, face aux protestations grandissantes des catholiques italiens, avec le risque de voir baisser son chiffre d’affaires, Benetton a finalement préféré retirer le montage controversé.

Hausse record de la dette américaine

Selon le département du Trésor, la dette américaine vient de franchir le cap des 15.000 milliards de dollars, ce qui représente 99 % du PIB américain. Depuis 2008 les Etats‑Unis accumulent 1.000 milliards de dettes supplémentaires tous les sept mois et demi en moyenne. Une dérive violemment dénoncée par l’opposition républicaine qui accuse le président Barack Obama de ruiner le pays. De son côté, le FMI estime que la dette publique des Etats‑Unis atteindrait 100 % du PIB à la fin de l’année et 115 % en 2016.

Transition raciale au Brésil

Les Blancs ne sont plus désormais majoritaires au Brésil. Selon des résultats du recensement de 2010 publiés hier par l’Institut brésilien de la géographie et des statistiques, les Blancs représentent 47,7 % de la population. Ils étaient 53,7 % au recensement de 2000, soit une baisse de six points en dix ans. Ces chiffres sont à rapprocher des résultats préliminaires du recensement de 2010 aux Etats-Unis. Pour la première fois, les bébés blancs sont minoritaires dans les naissances. Un phénomène qui devrait toucher  la France dans une trentaine d’années. De quoi réjouir l’élite politique qui travaille à transformer la France en un Brésil hexagonal.

Kiosque Courtois du samedi 19/11/2011 – L’actualité de la semaine en écrit

Belgique : le Vlaams Belang sort un "guide pour dhimmis"

Belgique : le Vlaams Belang sort un “guide pour dhimmis”

Belgique : le Vlaams Belang sort un "guide pour dhimmis"19/11/2011 – 13h00
BRUGGE (NOVOpress) — Comment peut-on survivre dans une société islamisée, tel est le titre d’un “guide de poche” édité par le Vlaams Belang et dont la distribution gratuite commence incessamment en Flandre, en partenariat avec le mouvement « Villes contre l’islamisation ».

Dans ce guide pratique de 54 pages tiré à 20 000 exemplaires, son auteur Filip Dewinter développe en dix leçons comment un dhimmi (un non-musulman) doit agir dans une société dominée par la charia, où seraient proscris la critique de l’islam, le non-respect du Ramadan, l’inobservation du code vestimentaire islamique, la consommation d’alcool, le tabagisme ou le jeu.

À travers la publication de ce guide, le Vlaams Belang souhaite faire comprendre que l’islam ne s’est en rien édulcoré au contact de la société européenne, et quels seront les effets directs de l’islamisation de nos sociétés. 500 000 tracts publicitaires seront également distribués dans toutes les grandes villes de Flandre (Gand, Anvers, Courtrai, Vilvoorde, Bruxelles, Malines, …). À travers ce coup médiatique, le Vlaams Belang entend bien se présenter comme le seul parti d’opposition à l’expansion de l’islam en Flandre.

Concomitamment à la publication de son guide de poche, le Vlaams Belang formule publiquement cinq propositions choc afin de contrer l’islamisation de la Flandre : arrêter l’immigration en provenance des pays musulmans vers l’Europe ; ni soutien, ni reconnaissance ou financement de l’Islam par le gouvernement ; pas de concessions à l’Islam concernant la détermination des valeurs fondamentales de notre civilisation (interdiction de l’abattage rituel sans étourdissement, pas d’autorisation du foulard, pas de natation séparée par sexe dans les piscines publiques, …) ; mise en place d’un test d’intégration avant l’obtention de permis de séjour définitifs ; mettre un terme à la construction des mosquées, interdiction des minarets et expulsion des imams fondamentalistes.

Explosion de l’impôt foncier : les chiffres pour la Bretagne

Explosion de l’impôt foncier : les chiffres pour la Bretagne

19/11/2011 – 11h15
RENNES/ROAZHON (NOVOpress Breizh) —
L’Union Nationale de la Propriété Immobilière (UNPI) vient de publier les résultats d’une enquête concernant l’évolution des taxes foncières pour l’ensemble de la France, sur la période 2005/2010. Régions, départements et communes sont passés au crible. NOVOpress Breizh s’est penché sur les chiffres concernant les cinq départements bretons. Édifiant.

Alors que pour la période 2005/2010 l’inflation cumulée a été en France de 9,7%, en Bretagne les cotisations régionales et départementales ont augmenté en cinq ans de 20,88% dans le Morbihan, de 25,81% dans le Finistère, de 27,59% dans les Côtes d’Armor, de 31,27% en Loire-Atlantique et – record absolu – de 52,48% en Ille-et-Vilaine.

Si l’on considère l’évolution entre 2005 et 2010 de la cotisation totale de taxe foncière (somme des cotisations régionale, départementale, communale et, le cas échéant, intercommunale), on constate que, dans le département de Loire-Atlantique, Nantes progresse de 23,34%, Saint-Herblain de 26,54%, Ancenis de 25,72%, La Baule de 22,31% et Saint-Nazaire de 17,33%.

Dans le département du Morbihan, l’impôt foncier augmente à Vannes de 14,17%, à Lorient de 16,63% et à Pontivy de 13,23%. Des augmentations modérées par rapport à l’Ille-et-Vilaine où la commune de Rennes voit ses taxes foncières exploser (34,94%), suivie de Fougères (32,5%), Redon (29,20%), Vitré (26,50%) et Saint-Malo (26,28%). Dans le Finistère, Quimper progresse de 19,81%, Brest de 18,76% et Concarneau de 23,64%. Pour les Côtes-d’Armor, Saint-Brieuc enregistre une augmentation de 19,19%, suivi de Guingamp (18,18%) Lannion (17,12%) et Dinan (16,40%).

L’examen du tableau des taux cumulés du bloc communal en 2010 (taux de la commune et, le cas échéant, de l’intercommunalité) fait apparaître, pour le Finistère, que le taux le plus élevé est celui de Brest (27,20%) précédé seulement par Plouzané, une commune limitrophe de Brest (27,91%). Deux villes administrées par des maires socialistes.

Pour la Loire-Atlantique, le taux constaté à Nantes (PS) est de 27,51%, suivi de Trignac (PCF) 27,30%, Rezé (PS) 26,55%, Saint-Herblain (PS) 24,32% et Saint-Nazaire (PS) 21,35%. Dans les Côtes–d’Armor, Saint-Brieuc(MODEM) a un taux de 26,79%, derrière Guingamp (PS) avec 27,96% mais devant Lannion (PS) dont le taux est de 18,67%. A noter que dans ce département le record appartient à la petite commune de Mousteru (Gauche), près de Guingamp, avec un taux record de 30,91%. Le taux de Rennes – municipalité socialiste – est le plus élevé d’Ille-et-Vilaine (27,32%), suivi par celui de Saint Malo (UMP) 25% et de Fougères (DVG) 24,03%.

Dans le Morbihan, si le taux de Vannes (UMP) n’est pas très élevé (18,42%), la région de Lorient bat elle tous les records. La petite commune Inzinzac-Lochrist (PS), à 20 km au nord-est de Lorient, a un taux de 40,43% – le plus élevé du département – devant Hennebont (PCF) avec un taux de 36,78%, Queven (PCF) 34,20%, Lorient (PS) 33,29% et Ploemeur (PS) 31,34%.

Crédit photo : Alain Bachelier via Flickr (cc)

Chiffre record pour la dette américaine

Chiffre record pour la dette américaine

19/11/2011 – 09h45
PARIS (NOVOpress via le Bulletin de réinfo) — Selon le département du Trésor, la dette américaine vient de franchir le cap des 15 000 milliards de dollars, ce qui représente 99% du PIB américain.

Depuis 2008 les États-Unis accumulent 1 000 milliards de dettes supplémentaires tous les sept mois et demi en moyenne. Une dérive violemment dénoncée par l’opposition républicaine qui accuse le président Barack Obama d’en être l’unique responsable. Rick Perry, candidat à l’investiture républicaine pour l’élection présidentielle de novembre 2012, a ainsi fustigé « la politique socialiste d’Obama qui ruine le pays » et pense « qu’il est temps de réformer Washington ».

De son côté, le sénateur républicain Mitch McConnell affirme « que les États-Unis ont une dette qui pèse autant que notre économie. Cela nous fait beaucoup ressembler à la Grèce ». Le Fonds monétaire international estime que la dette publique des États-Unis atteindra 100 % du PIB à la fin de l’année, 105 % courant 2012, et 115 % en 2016.

[box class=info]Dépêche publiée en partenariat avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie.[/box]
Crédit photo : Damien Van Achter via Flickr (cc)

« Les voyous ont changé. La police aussi » : Braquo, la suite lundi

« Les voyous ont changé. La police aussi » : Braquo, la suite lundi

19/11/2011 – 08h30
PARIS (NOVOpress) –
Alors que Les Lyonnais, le dernier film d’Olivier Marchal, sort au cinéma le 30 novembre, la saison 2 de Braquo  sera diffusée sur Canal + lundi prochain à 20:55. Mais pour ces huit nouveaux épisodes, Olivier Marchal, le créateur de cette série, passe la main à Abdel Raouf Dafri (scénariste d’Un prophète, La Commune). Tandis que la réalisation a été confiée à Philippe Haïm (Secret défense) et Eric Valette (Une affaire d’Etat).

La première saison racontait le quotidien d’une unité de policiers basés dans les Hauts-de-Seine, rebelles aux combines du système policier et aux pressions politiciennes, prêts à tout pour laver l’honneur d’un camarade. Sa phrase choc promettait un récit très réaliste sur l’état actuel de la société française : « Les voyous ont changé. La police aussi ».

Braquo met donc en scène un groupe de flics soudés, en quête d’identité, confrontés aux multiples facettes du duo infernal : immigration/délinquance avec son cortège de braquages, trafics d’armes et de drogue. La deuxième saison s’attardera notamment sur les ramifications politiques de la corruption et consacrera un épisode à des affaires impliquant la mafia juive parisienne.

Crédit photo : Ibliskov – Flucтuaт Nεc Mεяgiтuя, licence CC.

Le chiffre du jour : + 22%

Le chiffre du jour : + 22%

18/11/2011 – 20h30
PARIS (NOVOpress via le Bulletin de réinfo) –
+ 22 % ! c’est le pourcentage de l’augmentation de la taxe foncière entre l’an 2005 et l’an 2010, soit trois fois l’inflation sur la même période.

Les taxes foncières n’ont en effet cessé d’augmenter depuis 5 ans, et c’est à Paris que la hausse a été la plus forte (+72 %). Alors que Rennes subit une augmentation de 35 %, en moyenne, Bordeaux, Angers, Orléans et Nîmes subissent une faible augmentation.

La taxe foncière est calculée sur la valeur locative des propriétés bâties, sur laquelle sont perçues des parts régionale, départementale, municipale voire pour les communautés de communes. Or, les cotisations régionales et départementales pour la taxe ont flambé de presque 30 % en 5 ans, et celles du bloc communal de près de 20 %. Les transferts de compétence de l’Etat aux collectivités territoriales est une des causes de la hausse de cet impôt qui finance les communes. Tout comme la suppression de la taxe professionnelle.

[box class=info]Dépêche publiée en partenariat avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie.[/box]