Tous ces délits jugés moins graves que le partage de la culture

Tous ces délits jugés moins graves que le partage de la culture

29/08/2011 – 12h00
NUMERAMA —
Numerama a fait la liste (non exhaustive) des délits dont le législateur estime qu’ils doivent être moins sévèrement condamnés, ou pas condamnés davantage que l’échange de films et de musique sur Internet. Saviez-vous qu’il est plus risqué de télécharger une chanson sur BitTorrent que de profaner un cimetière ?

Mardi, nous vous racontions l’histoire d’un adolescent suédois de 15 ans, dénoncé par sa directrice d’école convoqué au tribunal pour avoir partagé 24 films sur BitTorrent. Nous concluions notre article par cette interrogation et cette réflexion : “À quel moment de l’histoire le rapport de nos sociétés à la culture a-t-il dérapé au point qu’aujourd’hui, un jeune de 15 ans puisse se retrouver jugé par un tribunal pour avoir téléchargé et partagé une vingtaine de films ? Nous le disions récemment à propos du premier ministre britannique David Cameron, qui expliquait les émeutes par un “effondrement moral” de la société : il ne peut y avoir d’échelle morale respectable et donc respectée dans une société qui fait de l’échange d’oeuvres culturelles un délit pénal aussi grave que le vol ou l’agression physique.”

Il est temps de remettre sur la table la hiérarchie des crimes et des délits, pour redonner de la légitimité aux pouvoirs policiers et judiciaires.

En France, le fait de partager de la musique ou des films sur Internet est puni, comme toute contrefaçon, d’une peine maximale de 3 ans d’emprisonnement et 300 000 euros d’amende (article L335-2 du code de la propriété intellectuelle). Certes, la loi Hadopi fait que cette disposition n’est plus utilisée en pratique par les ayants droit ; mais c’est uniquement parce qu’ils préfèrent désormais transmettre leurs adresses IP collectées à la Haute Autorité pour qu’elle sanctionne la négligence de l’abonné à internet, plutôt qu’au tribunal pour qu’il sanctionne le téléchargement illégal. Rien n’empêche un auteur ou un producteur de demander une peine de prison pour un “pirate”.

Il nous paraît donc intéressant de voir quels sont les délits jugés aussi graves (ou pas plus graves) que le piratage par le législateur, et – ce qui est plus révélateur encore, quels délits sont jugés moins graves que l’échange d’oeuvres culturelles. Nous avons donc parcouru le code pénal pour lister dans un premier temps certains des délits punis de 3 ans d’emprisonnement d’amende (et généralement de moins de 300 000 euros d’amende), puis certains des délits punis de moins de 3 ans d’amende. Le résultat nous semble parler de lui-même…

Liste non exhaustive des délits sanctionnés par la même durée de trois ans d’emprisonnement que celle risquée pour la mise à disposition d’œuvres protégées par le droit d’auteur :

  • L’homicide involontaire (art. 221-6 du code pénal) ;
  • Les violences ayant entraîné une incapacité de travail inférieure ou égale à huit jours ou n’ayant entraîné aucune incapacité de travail (art. 222-13) ;
  • La menace de mort lorsqu’elle est, soit réitérée, soit matérialisée par un écrit, une image ou tout autre objet (art. 222-17) ;
  • L’atteinte involontaire à l’intégrité physique d’autrui en cas de violation manifestement délibérée d’une obligation particulière de prudence ou de sécurité (art. 222-19) ;
  • L’expérimentation biomédicale sur une personne sans avoir recueilli le consentement libre, éclairé et exprès de l’intéressé (art. 223-8) ;
  • Le fait de provoquer au suicide d’autrui lorsque la provocation a été suivie du suicide ou d’une tentative de suicide (art. 223-13) ;
  • L’abus de faiblesse (art. 223-15-2) ;
  • Certaines formes de discrimination (art. 225-2) ;
  • L’exploitation de la mendicité d’autrui (art. 225-12-5) ;
  • L’exploitation de la vente à la sauvette (art. 225-12-8) ;
  • Le vol (art. 311-3)
  • L’abus de confiance (art. 314-1) ;
  • L’organisation frauduleuse de l’insolvabilité (art. 314-7) ;
  • La diffusion sur Internet de plans de fabrication de bombes (art. 322-6-1) ;
  • Le fait de participer à une manifestation ou à une réunion publique en étant porteur d’une arme (art. 431-10) ;
  • Le fait de pénétrer dans un établissement scolaire muni d’une arme (art. 431-24) ;
  • L’évasion d’un détenu (art. 434-27) ;
  • Certaines formes d’entrave à la justice (art. 435-12) ;
  • Le faux et usage de faux (art. 441-1) ;
  • L’assistance, propagande ou publicité pour l’eugénisme ou le clonage reproductif (art. 511-1-2) ;

Liste non exhaustive des délits sanctionnés par une peine d’emprisonnement moins longue que pour la mise à disposition d’œuvres protégées par le droit d’auteur :

  • L’exhibition sexuelle dans un lieu public (puni d’un an d’emprisonnement, art. 222-32) ;
  • Le harcèlement dans le but d’obtenir des faveurs sexuelles (1 an de prison, art. 222-33) ;
  • Le harcèlement moral au travail (1 an de prison, art. 222-33-2) ;
  • La violation manifestement délibérée d’une obligation particulière de prudence ou de sécurité exposant autrui à un risque immédiat de mort (1 an de prison, art. 223-1) ;
  • L’atteinte à l’intégrité du cadavre, la profanation de cimetière (1 an de prison, art. 225-17) ;
  • L’introduction dans un domicile par violence (1 an de prison, art. 226-4) ;
  • L’usurpation d’identité d’un tiers (1 an de prison, art. 226-4-1) ;
  • La violation du secret professionnel (1 an de prison, art. 226-13) ;
  • La violation du secret des correspondances (1 an de prison, art. 226-15) ;
  • Le fait de détourner de leurs finalités médicales ou de recherche scientifique les informations recueillies sur une personne au moyen de l’examen de ses caractéristiques génétiques (1 an de prison, art. 226-26) ;
  • L’abandon de famille (2 ans de prison, art. 227-3) ;
  • Le fait de refuser indûment de représenter un enfant mineur à la personne qui a le droit de le réclamer (1 an de prison, art. 227-5) ;
  • Le fait de provoquer les parents ou l’un d’entre eux à abandonner un enfant né ou à naître (6 mois de prison, art. 227-12) ;
  • Le fait de provoquer directement un mineur à la consommation habituelle et excessive de boissons alcooliques (2 ans de prison, art. 227-19) ;
  • Le fait pour un majeur de faire des propositions sexuelles à un mineur de quinze ans ou à une personne se présentant comme telle en utilisant un moyen de communication électronique (2 ans de prison, art. 227-22-1) ;
  • La demande de fonds sous contrainte (6 mois de prison, art. 312-12-1) ;
  • Le fait de ne volontairement pas payer son essence, son restaurant, son hôtel, ou son taxi (6 mois de prison, art. 313-5) ;
  • La destruction d’un bien appartenant à autrui (2 ans de prison, art. 322-1) ;
  • Les sévices graves et cruautés envers les animaux (2 ans de prison, art. 521-1).

A quand la révision de l’échelle pénale ?

[box class=”info”]Article sous licence creative commons. Auteur : Guillaume Champeau pour Numérama, initialement paru le 27/08/2011[/box]

Entretien avec Philippe Vardon, président de Nissa Rebela [audio]

29/08/2011 – 11h00
NICE (NOVOpress) — Quelques jours seulement après avoir réussi à empêcher qu’une seconde mosquée ne s’établisse dans le quartier de la rue de Suisse, à Nice, les Identitaires de Nissa Rebela entendent bien entamer leur rentrée politique sur des chapeaux de roue, en commençant par l’organisation du traditionnel hommage à Catherine Ségurane, héroïne de la cité niçoise.

Entretien avec Philippe Vardon, président de Nissa Rebela, qui nous parle de la rentrée des Identitaires niçois et qui présente également son premier ouvrage intitulé “Éléments pour une contre culture Identitaire”

[MEDIA not found]
Jean Mabire « Européen et Normand »

Jean Mabire, “Européen et Normand”

Dans son numéro 140, (juillet à septembre 2011), la revue Éléments nous présente l’ouvrage que vient de terminer Alain de Benoist, « Bibliographie de Jean Mabire ».

Le livre est édité par l’Association des Amis de Jean Mabire (15 rue de Breuilles, 17330, Bernay Saint Martin – 9 €)

Comme l’écrit Dominique Venner qui a assuré la préface du livre, Jean Mabire fut beaucoup plus que l’auteur des ouvrages qu’il consacra à de nombreuses unités militaires. Il fut d’abord un « éveilleur sans égal, qui donna vigueur et beauté à l’idée normande. »

Jean Mabire se définissait lui même comme « Européen et Normand » et la revue indique que c’est sans doute dans ses romans et nouvelles, dans ses travaux sur les grandes figures de la littérature et de l’épopée normande qu’il donna le meilleur de lui même.

Le travail méthodique d’Alain de Benoist fait l’inventaire de tous les livres publiés ou dirigés par Jean Mabire et nous vous invitons à vous le procurer ainsi qu’à vous inscrire à l’Association des Amis de Jean Mabire pour perpétuer le souvenir de ce grand Normand.

[box class=”info”]Auteur : « Normandie Identitaire » / Crédit photo : AAJM[/box]

L'Hôtel de Ville de Paris à l'heure du Ramadan

L’Hôtel de Ville de Paris à l’heure du Ramadan [vidéo]

La soirée de Ramadan organisée mercredi dernier par le maire de Paris, Bertrand Delanoë (photo ci-dessus pendant la soirée), à l’Hôtel de Ville a créé une vive polémique parmi la classe politique. A cause de son coût (selon les dires de la mairie, 99 000 euros rien que pour pour le repas de l’iftar et la partie culturelle), et de son caractère religieux.

L’Hôtel de Ville de Paris à l’heure du Ramadan [vidéo]

 

D’ailleurs, pour marquer leur opposition, la veille de cette soirée, les militants du Projet Apache avaient collé plusieurs centaines d’affiches autour de l’Hôtel de ville.


Soirée ramadan 2011 à la mairie de Paris par Yann333

Un plan spécial « anti-Marine » pour les troupes de Jean-Luc Mélenchon

Un plan spécial « anti-Marine » pour les troupes de Jean-Luc Mélenchon

28/08/11 – 17h00
GRENOBLE (NOVOpress)
– Qui est l’adversaire principal du « Front de Gauche » de Jean-Luc Mélenchon ? Le capitalisme ? Le « système » ? La banque ? Les exploiteurs ? Non, c’est Marine Le Pen !

En effet, réunis à Grenoble pour leur rentrée, les militants du Parti de Gauche ont planché en atelier spécial sur les moyens d’enrayer la progression de Marine Le Pen.

Il est vrai que Jean-Luc Mélenchon avait prévenu: «Mon adversaire, c’est elle».

Etrange sens des priorités à l’heure de la crise économique et de la précarisation des classes populaires et moyennes, mais c’est avec beaucoup d’attention qu’une centaine d’adhérents, carnets de notes et stylos en mains, ont planché sur le thème: «Comprendre et lutter contre le FN de Marine Le Pen».

Accusée de « chasser » sur des terres qu’ils croient leur être réservées avec son patriotisme social, Marine est donc la cible numéro un des membres de Front de Gauche qui souhaitent « mettre davantage en avant le fait que dans la vie sociale économique et politique de notre pays il y a eu un apport considérable des étrangers dans notre histoire passée, présente et future».

Un discours qui ressemblent étrangement à celui du Medef qui appelle des ses vœux de nouvelles vagues d’immigration pour « soutenir » l’économie.

L'Iran a soutenu les « rebelles » libyens

L’Iran a soutenu les « rebelles » libyens

28/08/11 – 15h20
TEHERAN (NOVOpress)
– Nouveau coup dur pour l’image « démocratique et laïque » de l’insurrection libyenne et du CNT (Conseil National de transition) : la République islamique d’Iran de Mahmoud Ahmadinejad, elle aussi, aurait activement soutenue le mouvement insurgé.

« L’Iran a fourni discrètement de l’aide humanitaire à la rébellion libyenne avant la chute de Tripoli“, a affirmé le ministre iranien des Affaires étrangères Ali Akbar Salehi.

“Avant la chute de Kadhafi, nous avions des contacts avec de nombreux groupes rebelles et nous avons envoyé sans faire de bruit trois à quatre livraisons d’aide médicale et humanitaire à Benghazi“, a-t-il ensuite ajouté

Ces affirmations sont confirmées par le fait que le chef du Conseil national de transition, Moustapha Abdeljalil, a envoyé une lettre de remerciement au président iranien pourtant régulièrement présenté comme le « diable » dans les pays occidentaux.

L’Iran a également “félicité le peuple musulman libyen” après l’entrée des rebelles à Tripoli.

Un soutien qui renforce les inquiétudes concernant le futur poids des islamistes radiaux dans le gouvernement de la Libye.

Quel avenir désormais pour la Libye ? Par Bernard Lugan

Quel avenir désormais pour la Libye ? Par Bernard Lugan

[box class=”info”] Communiqué de Bernard Lugan, 26 août 2011 [/box]

Première remarque : personne ne regrettera le « guide satrape » libyen, ni les attentats qu’il commandita pas plus les provocations devant lesquelles cédèrent avec faiblesse tant de responsables politiques mondiaux. Pour autant, la chasse à l’homme, « mort ou vif », lancée contre lui et ses fils, prime à l’appui, par certains de ceux qui, hier encore, rampaient à ses pieds est insupportable autant que nauséabonde. Elle en dit long sur l’ « ancrage » éthique des futurs responsables libyens…

Cette mise au point étant faite, venons-en aux considérations politiques. Le CNT (Conseil national de Transition) qui a fini par l’emporter grâce à l’Otan étant un volapuk idéologique, l’avenir de la Libye paraît bien sombre. En effet :

Quel avenir désormais pour la Libye ? Par Bernard Lugan – Il s’est agi au départ du mouvement d’une dissidence régionaliste arabo-musulmane née en Cyrénaïque, donc à l’est du pays, renforcée d’une manière opportuniste et tout à fait artificielle par le soulèvement de la minorité berbère vivant dans le djebel Nefusa, à cheval sur la frontière tunisienne, donc à l’ouest. A la différence de la Tunisie et de l’Egypte, rien n’est parti de la capitale, mais de deux régions excentrées.

– L’épicentre de la « révolution » fut la région de Benghazi qui avait des comptes à régler avec le régime depuis la féroce répression d’un précédent soulèvement islamiste. Cette Cyrénaïque dissidente à l’époque ottomane, rebelle durant l’Impero italien et insoumise depuis les années 1990, présente plusieurs originalités : elle est le fief des partisans de l’ancienne monarchie islamo-senoussiste, le phénomène jihadiste y est fortement ancré et la contestation y a reçu le renfort des mafias locales dont les ressources étaient coupées depuis plusieurs mois à la suite de l’accord italo-libyen concernant la lutte contre les filières de l’immigration africaine clandestine.

– Toujours à la différence de la Tunisie et de l’Egypte, et cela a constamment été caché à l’opinion française afin de ne pas écorner l’image « positive » des insurgés, ce soulèvement fut extrêmement violent. Il fut en effet, dans certaines villes tombées aux mains des rebelles, accompagné de la mise à mort d’une manière cruelle et rappelant les méthodes des islamistes algériens, des partisans du régime et parfois même des membres de leurs familles.

– Ce fut donc dans une atroce guerre civile que la France s’immisça pour des raisons officiellement éthiques. Sans son intervention, le colonel Kadhafi aurait repris le contrôle de la situation.

A la date du vendredi 26 août, l’avenir de la Libye est pour le moins incertain. Le CNT qui a annoncé qu’il allait quitter Benghazi pour venir s’installer à Tripoli demande des sommes astronomiques à la « communauté internationale » pour reconstruire le pays prospère qu’il vient de détruire. Pour mémoire, avant les « évènements », la Libye était le pays d’Afrique le plus développé et le chômage des jeunes qui fut un des leviers des évènements tunisiens y était inexistant.

Quel avenir désormais pour la Libye ? Par Bernard Lugan

Bernard Lugan

Politiquement, la tâche qui attend ce mystérieux CNT est immense. Reconnu par la France comme « le seul représentant légitime des populations libyennes » le 10 mars 2011, soit à peine 5 jours après qu’il se fut lui-même pompeusement auto proclamé « seul représentant du Peuple libyen », il s’agit d’un mélange instable et explosif rassemblant des monarchistes senoussistes, des républicains laïcs, des islamistes jihadistes, des islamistes modernistes, des démocrates, des fédéralistes berbères et d’anciens responsables du régime ayant fait défection au gré de leurs intérêts fluctuants. Sa première tâche va être de prendre en compte les véritables rapports de force existant en son sein. Ensuite, il va lui falloir, et cela très rapidement, tenter de trouver une solution constitutionnelle permettant de concilier les constantes tribales, régionales et religieuses avec la définition d’un véritable Etat libyen. Comment s’organisera la Libye de demain ? Là est en effet toute la question. La Tripolitaine et la Cyrénaïque se combattront-elles, partageront-elles le pouvoir ou bien l’une l’emportera t-elle sur l’autre ? Comment va réagir la minorité berbère quand elle constatera qu’elle aura une fois de plus été flouée ?

Avant de se lancer dans cette guerre les autorités françaises ont-elles pris en compte l’hypothèse de l’apparition de guerres tribales et claniques, comme en Somalie ? Ont-elles bien évalué le risque islamiste, éventualité qui ouvrirait un espace inespéré pour Aqmi qui prospère déjà plus au sud dans la région du Sahel ? Vaincre dans une guerre aérienne et électronique sophistiquée un dictateur usé et anachronique dont l’état-major était incapable de coordonner la moindre action militaire interarmes et dont les blindés à bout de souffle manœuvraient quasiment au fanion, presque comme en 1916, est une chose. Gérer une situation géopolitique instable née de cette guerre va en être une autre…

Bernard Lugan

[box class=”info”] Source : Le blog de Bernard Lugan. [/box]

*** Photo en haut de l’article, crédit B.R.Q., licence Creative Commons

Histoire / environnement : éruption volcanique et ère glacière, le volcan de Toba [vidéo]

Histoire / environnement : éruption volcanique et ère glacière, le volcan de Toba [vidéo]

28/08/2011 – 12h00
Une vidéo Arte — Il y a 75 000 ans, en Indonésie, une éruption géante faillit détruire la Terre. Le supervolcan est-il endormi à jamais ?

L’hypothèse d’une gigantesque éruption volcanique survenue entre – 75 000 et – 70 000 ans, d’une puissance peut-être mille fois supérieure à toutes celles que l’humanité a connues jusqu’ici, date de 1994. Il aura fallu aux chercheurs plusieurs années de conjectures, du Groenland au grand lac de Toba, dans le nord de l’île indonésienne de Sumatra, pour trouver la solution d’une énigme géologique et climatologique de dimension planétaire.

Les premiers indices sont relevés en 1988 par le climatologue Gregory Zielinski, qui découvre dans une carotte glaciaire prélevée non loin du Pôle Nord les traces d’une stupéfiante concentration d’acide sulfurique dans l’atmosphère, qui remonte à 75 000 ans. Peu après, à New York, le géologue Mike Rampino, qui étudie la température des océans à partir de minuscules fossiles, relève qu’à la même période, les eaux se sont soudainement refroidies de – 5°C. Un phénomène “catastrophique”, explique-t-il, qui fait songer à l’installation d’un “mini âge de glace” sur une période n’excédant pas un millénaire. Un astéroïde pourrait avoir provoqué ce cataclysme.

Au même moment, le géologue Craig Chesner s’interroge sur la formation du lac de Toba, et envoie pour analyse à son confrère John Westgate des échantillons de sol prélevés sur place. Or, celui-ci cherche l’origine de cendres retrouvées sur une zone asiatique incroyablement vaste, de l’Arabie saoudite à la mer de Chine. Les pièces du puzzle s’emboîtent pour dessiner une hypothèse inédite : celle du “supervolcan”, dont l’éruption, reconstituée ici par images de synthèse, aurait lâché dans l’atmosphère terrestre une épaisse couche de gaz sulfurique, masquant la lumière du soleil. D’où la destruction de toute vie sur des zones entières de la planète, et une possible glaciation, sur laquelle les scientifiques divergent.

Autre mystère, beaucoup plus menaçant celui-là : le supervolcan de Toba pourrait-il se réveiller et provoquer un nouveau cataclysme, synonyme de morts par dizaines de millions ?

[box class=”info”](États-Unis, 2005, 47mn) ARTE F[/box]

« Le Capitalisme à l’agonie » de Paul Jorion

« Le Capitalisme à l’agonie » de Paul Jorion

[box] Paul Jorion au chevet du « capitalisme à l’agonie »

Paul Jorion fait partie des intellectuels qui ont anticipé la crise financière de 2008. Il récidive avec un nouveau livre sur “Le capitalisme à l’agonie“. Marx imaginait que la crise du capitalisme viendrait de la baisse tendancielle du taux de profit. Jorion croit le contraire. Pour lui la crise résulte des méfaits de la concentration du capital dans un petit nombre de mains : baisse de la consommation et donc des débouchés, explosion de l’endettement, investissements spéculatifs. La multiplication des produits spéculatifs a ouvert la voie à une économie casino déstabilisant les prix de manière erratique, nuisant aux choix rationnels des acteurs économiques et déplaçant les revenus vers les spéculateurs au détriment des producteurs (en cas de baisse des prix) et des consommateurs (en cas de hausses des prix). Le tout en multipliant les bulles. Un livre riche et touffu. Bien analysé par « La droite strasbourgeoise » dont nous publions la recension.

Polémia[/box]

« Le Capitalisme à l’agonie » de Paul Jorion Dans son dernier livre,  Le capitalisme à l’agonie  (Fayard), Paul Jorion commence illico par distinguer les trois notions que sont le capitalisme, l’économie de marché et le libéralisme. Distinguo quelque peu utile qui permet de démêler une imbrication qui nous pousse trop souvent à les mélanger.

Pour commencer, nous ferons tout d’abord une seul reproche : celui d’être un peu touche-à-tout et, au-delà du sujet économique, de s’aventurer sur des voies politique et anthropologique sans cadre directeur clair et structuré. L’argumentation se disperse un peu dans tous les sens. En l’absence d’une réelle cohérence, le lecteur finit par perdre le fil de ce que Paul Jorion cherche précisément à démontrer. Trop de pistes sont ouvertes qui finissent par noyer celle qui présente justement le plus d’intérêt. C’est donc seulement au prix d’un certain effort qu’on parvient à extraire la substance active de son argumentation, qui révèle alors toute sa pertinence.

Parier à court terme, le défaut fatal du capitalisme…

La thèse principale du livre repose sur l’idée que le capitalisme – entendu comme le mécanisme qui permet au capital de circuler pour s’investir là où il manque… mais aussi de revenir s’accumuler là d’où il est venu – repose essentiellement sur le principe du jeu et du pari.

C’est derrière ce principe fondateur que vient se cacher le vice de forme du capitalisme, un vice dont personne n’a su voir les effets explosifs une fois atteint une certaine maturité. Ni Marx, ni Keynes. D’où la nécessité de repenser de zéro les alternatives économiques. En somme, plus le capitalisme murit, plus la faille sur laquelle il repose se dévoile et le fragilise. La crise actuelle sanctionne une fin de cycle historique qui nous oblige à imaginer de nouveaux paradigmes économiques. Car le principe du jeu et du pari se retrouve partout et à tous les niveaux du dispositif capitaliste.

Jorion fait dater la bifurcation pour la France à l’année 1885, lorsque les lois qui entravaient les paris sur la fluctuation des prix furent levées. En effet, pour se protéger contre les menaces constantes de surproduction, le capital préfère instinctivement se consacrer à des paris sur les fluctuations des prix, bien plus prévisibles et offrant un rapide retour sur investissement.

Et ce malgré le fait que ces paris ponctionnent des sommes astronomiques sur l’activité de l’économie réelle. Lorsque ces paris portent sur des denrées alimentaires, ils prennent alors un tour criminel.

Parier sur tout… sans scrupule et dans la démesure !

« Le Capitalisme à l’agonie » de Paul Jorion Avant de poser ce constat implacable, Jorion (photo) nous aura préalablement guidés le long d’une stupéfiante descente dans le monde opaque de la finance informatisée. Un monde démentiel où l’hybris des banques ne reconnait plus aucune limite. Après avoir dissimulé les subprimes en les découpant en tranche dans des instruments de dette opaques dits les « CDO » – ce qui leur permettaient notamment de faire endosser le risque à d’autres – les banques mirent au point un nouvel instrument encore plus démoniaque, capable de démultiplier les gains que la dépréciation prévue de ces CDO était susceptible d’occasionner : le « CDO synthétique ».

Il s’agit en fait d’une assurance dont le détenteur n’est pas nécessairement propriétaire du CDO qu’elle assure. Ce qui revient à s’assurer contre le vol de la voiture du voisin. L’aléa moral d’une situation aussi ubuesque se caractérise par une réelle incitation à l’abus. Le CDO synthétique se révèle donc un pur et simple pari… en espérant que la voiture du voisin finisse par être volée ou encore que le CDO pourri qu’on vient de revendre se dévalorisera bel et bien. Les banques, en se portant vendeuses (le vendeur étant en fait celui qui s’assure) de « CDO synthétiques » sur les CDO pourris qu’elles avaient elles-mêmes refilés, ont ainsi tenté de se refaire une santé sans le moindre scrupule, aggravant du même coup la crise. En bout de chaine, ce sont les populations qui payeront l’addition…

Ici encore, il ne s’agit que de pari, ce qui veut dire qu’aucune limite n’existe, ni au nombre des parieurs, ni au montant des enjeux. A titre d’indication, une simple tranche de CDO s’est retrouvée ainsi « objet de pari » au sein de plus de 30 « CDO synthétiques » distincts. Le délire démultiplicateur de l’informatique joint à l’imagination humaine débordante aura définitivement propulsé les bourses en orbite stratosphérique haute ! A titre d’exemple, il évoque également le « high frequency trading » qui permet par des opérations ultra-rapides très nombreuses de pousser le prix dans la direction souhaitée par le manipulateur.

La particularité de ces opérations réside dans le fait que la quasi-totalité des offres d’achat ou de vente est annulée avant même de se matérialiser. Cette pratique a été rendue possible uniquement grâce à l’informatique.

L’objectif final étant de dégager de manière certaine des marges minuscules mais en masse. Pire encore, cette pratique serait sans doute utilisée par les institutions publiques pour réorienter les mauvaises tendances des marchés.

Transparence, où es-tu ?

La transparence est de facto impossible, voire même parfois nuisible. Aussi l’argument invoqué par tous les réformateurs bons teints tombe-t-il de lui-même. En effet, les marchés sont désormais complètement manipulés et évoluent dans l’opacité la plus totale.

Une opacité sciemment organisée et, comme le démontre Jorion, inhérente au bon fonctionnement du capitalisme. Pour étayer son argument, il nous décrit la pratique pernicieuse du « day-trading ». Ce terme désigne l’action cumulée d’un très grand nombre d’intervenants qui guettent les mouvements des gros spéculateurs pour se placer illico dans leur sillage, transformant une simple transaction quelque peu importante en une immense lame de fond qui fausse complètement la valorisation des titres. Parfois même, ce sont les intermédiaires, censés exécuter l’ordre majeur d’un de leurs gros clients, qui précédent son exécution par des opérations personnelles pour leur compte propre, devançant ainsi la hausse ou la baisse prévisible.

Cette pratique, qu’on nomme le « front running », garantit ainsi au courtier une opportunité de gain quasiment assurée. De fait et à cause des effets pervers qu’elle induit, la transparence est donc techniquement impossible. Ce qui appelle en retour une opacité des transactions. Pour se protéger du « front running » et autres « day-trading », les gros acteurs du marché en sont alors venus à créer les « dark-pools ».

A l’intérieur de ces espaces secrets de transaction, les opérations s’exécutent de gré à gré entre acheteurs et vendeurs sans aucune indication des volumes. Seuls les prix de vente et d’achat sont rendus publics. A l’intérieur d’un « dark-pool », les transactions sont donc réalisées dans la plus noire opacité, hors de toute surveillance ou arbitrage…

Tant pis pour la sacro-sainte transparence, sans cesse invoquée et placée au centre des postulats d’un capitaliste passé définitivement hors contrôle et qui accouche, in fine, de tous les démons que renfermaient ses axiomes fondateurs.

Dernière crise avant fermeture définitive

De tout cela, découle le phénomène des bulles spéculatives suivies de krachs en série. Plus la bulle est grosse, plus le krach provoque des dégâts sociaux et sociétaux tragiques. Selon Jorion, la bulle originelle du capitalisme – celle qui depuis plus d’un siècle ne cesse de compliquer les possibilités de spéculer et d’en repousser les limites – est désormais en train d’exploser sous nos yeux.

La machine est devenue un empilement à la fois bien trop instable et complexe pour pouvoir être sauvée. C’est un fait : le capitalisme se nourrit des paris, eux-mêmes bâtis sur des montages pyramidaux déments. Il démontre donc que le capitalisme, suivant son inclination naturelle, repose uniquement sur la logique du jeu qui privilégie immanquablement le court terme et les assemblages hasardeux. Une logique qui finit inévitablement par asphyxier l’économie réelle en la niant. Ce qui alors apparaissait comme un modèle parfaitement huilé et imparablement pragmatique, se révèle de facto frappé d’un vice d’inefficacité, inscrit dans les postulats mêmes qui le fondent.

Dans un tel contexte, un surcroit de régulation ne peut guère être une réponse en soi puisque le problème réside essentiellement dans la logique intrinsèque qui agite toutes les fibres du capitalisme. D’autant plus que la régulation exigerait une transparence qui se révèle techniquement irréalisable.

L’heure de vérité du capitalisme a sonné

Les soubresauts boursiers que nous observons actuellement ne reflèteraient, selon Jorion, que les ultimes malversations afin de « vider la caisse avant fermeture définitive ». Dés lors que les paris ont été légalisés, la spéculation sur les prix, et toutes les manipulations boursières qu’elle a permises, a donné libre cours à un dévoiement orgiaque de la circulation capitalistique dont la démesure est en train de « tuer la bête ».

En guise d’issue, Jorion propose d’interdire les marchés à terme aux spéculateurs afin de ne les réserver qu’aux négociants en marchandise des professions concernées. En s’appuyant sur les antécédents historiques, Jorion démontre qu’une telle mesure est non seulement réaliste mais que c’est même l’inverse, c’est-à-dire le principe de légaliser les gains de jeu, qui à une autre époque avait suscité la controverse.

Cette interdiction, il l’envisage comme une première étape qui, pour autant anodine qu’elle parait, amorcerait une révolution majeure de nos modèles économiques, celle-là même qu’il appelle de ses vœux.

Olrik
La Droite Strasbourgeoise

Paul Jorion, Le Capitalisme à l’agonie, Fayard, mars 2011, 360p.

Source : correspondance Polémia

Voir aussi articles sur Polémia :

Libéralisme mondialiste : un antihumanisme radical
Le néolibéralisme face au mur des réalités

Oumage a Segurana : défilé au flambeau de la jeunesse niçoise - 4 septembre

Oumage a Segurana : défilé au flambeau de la jeunesse niçoise – 4 septembre

Pour la neuvième année consécutive, les jeunes Niçois fiers de leur héritage rendront hommage à l’héroïne nissarde Catarine Segurana en défilant aux flambeaux dans la ville.

En 1543, sur les remparts de Nice, Catherine Ségurane, une lavandière, assomma de son battoir à linge un porte-étendard de l’armée turque qui assiégeait la ville et ceci redonna force et ardeur aux combattants niçois. Ainsi, Nice a résisté à ceux qui depuis soixante-dix ans faisaient trembler l’Europe. Les Turcs se replièrent mais en emmenant en esclavage les populations dont ils avaient pu s’emparer.

Renseignements :
NISSA REBELA
http://www.nissarebela.com
contact@nissarebela.com
09 50 10 45 40
NR – BP 13 – 06 301 Nice cedex 04
Contactez nous sur facebook !

:: :: :: :: :: :: :: :: :: :: :: :: :: :: ::
Une photo et deux vidéos d’années précédentes.

Oumage a Segurana : défilé au flambeau de la jeunesse niçoise - 4 septembre

Bisbille dans le halal : le Quick halal de Villeurbanne n’est peut-être pas halal !

Bisbille dans le halal : le Quick halal de Villeurbanne n’est peut-être pas halal ! [vidéo]

27/08/2011 – 18h00
LYON (NOVOpress) –
Le Quick entièrement halal de Villeurbanne a connu la célébrité à ses débuts, au printemps dernier, du fait de l’irruption dans l’établissement de 70 “cochons” mécontents de “Rebeyne! les jeunes identitaires lyonnais” (image ci-dessus et vidéo ci-dessous). Ils protestaient contre le fait d’imposer à tous les clients de manger halal et de payer une taxe halal islamique pour la certification des produits halal.

Ce Quick est maintenant l’objet d’une polémique dans les milieux musulmans : il ne serait peut-être pas vraiment halal !

Selon l’hebdomadaire “Tribune de Lyon“, il y aurait de fortes incertitudes sur la certification islamique de la viande du Quick halal de Villeurbanne qui s’approvisionne à la société Socopa.

Pourtant, la société Socopa aurait été recommandée par la mosquée d’Evry (Essonne). Mais une affaire mettant en cause Socopa et la mosquée amène la chaine Quick à engager, dès septembre, un audit au sujet de sa viande halal. Un dirigeant de Socopa prend la défense de sa société en avançant que “la viande était contrôlée par des organismes islamiques dans le pays d’abattage et il n’y avait donc pas besoin d’un autre contrôle par la mosquée d’Evry“. Ce à quoi, le recteur de la grande mosquée de Lyon, Kamel Kabtane répond : “C’est du halal à la mode Socopa, il n’y a pas de contrôleur et la certification se fait à la petite semaine“.

:: :: :: :: :: :: :: :: :: :: :: :: :: :: ::

Revoir la vidéo “Rebeyne! vs Quick Halal” du 7 mars 2010.
A eu 500.000 visualisations rien que sur cet hébergement, alors qu’il y en a plusieurs autres.

En Suisse, l'UDC donne de la voix dans la tempête financière

Suisse : Les candidats de l’UDC s’engagent noir sur blanc

27/08/2011 – 16h20
ZURICH (NOVOpress) –
Dans le cadre du congrès de l’UDC à Zurich, plus de deux cents candidates et candidats au Conseil national et au Conseil des Etats ont signé le «Contrat avec le peuple» qui s’articule en trois points.

Le refus persistant de l’Union européenne
L’UDC ne veut pas adhérer à l’UE et elle continuera de se battre de toutes ses forces pour que la Suisse reste un Etat indépendant. Malheureusement, les autres partis et organisations refusent d’écouter la demande réitérée de l’UDC de retirer enfin la demande d’adhésion pendante à Bruxelles alors que selon l’UDC les déficiences de l’UE sont aujourd’hui plus évidentes que jamais.

La fin de l’immigration de colonisation.
Deuxièmement, l’UDC exige l’arrêt de l’immigration de masse.

La Suisse ne saurait supporter à la longue une immigration sans borne. Les conséquences de cette immigration massive sont désormais visibles et perceptibles partout : les prix des loyers et des biens immobiliers augmentent sans cesse ; les trains sont bondés et les autoroutes bouchées tous les jours; les pressions sur notre système social s’accroissent; la hausse de la criminalité fait peur à la population. Si nous refusons de réagir et de reprendre le contrôle de l’immigration, nous mettons en péril notre prospérité ainsi que la compétitivité économique internationale de notre pays.

L’expulsion des criminels étrangers.
Enfin, en jouant sur du velours avec l’opinion publique, le parti populiste réitère sa demande que les étrangers criminels soient systématiquement expulsés.

Le peuple suisse s’est clairement prononcé pour le renvoi dans leur pays des étrangers qui ne respectent pas notre régime juridique. Les tentatives actuelles de diluer l’initiative sur le renvoi au point de la rendre méconnaissable confirment la pauvreté intellectuelle de leurs auteurs et sont indignes de notre démocratie directe.

L’UDC a pris un engagement contraignant face aux électrices et aux électeurs. Ses représentants ont signé aujourd’hui le contrat avec le peuple. Les électrices et électeurs ont ainsi la certitude que les élus UDC s’engageront conformément aux objectifs fixés dans ce contrat.

L’expérience prouve que de tels contrats se révèlent parfois très embarrassants au moment de partager le pouvoir. L’avenir nous dira si l’UDC sera contrainte à des choix difficiles entre des maroquins ministériels et des engagements à respecter.

C’est l’OTAN qui est à la conquête de Tripoli

C’est l’OTAN qui est à la conquête de Tripoli – Par Manlio Dinucci

Une photo publiée par le New York Times raconte, plus que beaucoup de paroles, ce qui est en train d’arriver en Libye : elle montre le corps carbonisé d’un soldat de l’armée gouvernementale, à côté des restes d’un véhicule brûlé, avec trois rebelles autour qui le regardent avec curiosité. Ce sont eux qui témoignent que le soldat a été tué par un raid de l’OTAN. En moins de cinq mois, informe le Commandement conjoint allié de Naples, l’OTAN a effectué plus de 20 mille raids aériens, dont 8 mille d’attaques par bombes et missiles. Cette action, déclarent au New York Times de hauts fonctionnaires étasuniens et OTAN, a été décisive pour resserrer l’étau autour de Tripoli.

Les attaques sont devenues de plus en plus précises, détruisant les infrastructures libyennes et empêchant ainsi le commandement de Tripoli de contrôler et d’approvisionner ses forces. Aux chasseurs-bombardiers qui larguent des bombes à guidage laser d’une tonne, dont les têtes pénétrantes à l’uranium appauvri et tungstène peuvent détruire des édifices renforcés, se sont joints les hélicoptères de combat, dotés des systèmes d’armements les plus modernes. Parmi eux, le missile à guidage laser Hellfire, qui est lancé à 8Kms de l’objectif, utilisé aussi en Libye par les avions télécommandés étasuniens Predator/Reaper.

Les objectifs sont repérés non seulement par les avions radar Awacs, qui décollent de Trapani (côte sud-ouest de la Sicile), et par les Predator italiens qui décollent d’Amendola (Foggia, province des Pouilles), en survolant la Libye 24h/24. Ils sont aussi signalés -indiquent au New York Times les fonctionnaires OTAN- par les rebelles. Ceux-ci, tout en étant « mal entraînés et mal organisés », sont en mesure, « grâce des technologies fournies par des pays de l’OTAN », de transmettre d’importantes informations au « team OTAN en Italie, qui choisit les objectifs à frapper ». De plus, rapportent les fonctionnaires, « la Grande-Bretagne, la France et d’autres pays ont déployé des forces spéciales sur le terrain en Libye ». Officiellement pour entraîner et armer les rebelles, en réalité surtout pour des tâches opérationnelles. […]

[box class=”info”] Source et suite sur Mondialisation.ca. [/box]

Irène contre le pâté Hénaff

Irène contre le pâté Hénaff

27/08/2011 – 12h00
POULDREUZIC (NOVOpress Breizh) – Un pique-nique réunira les amoureux du pâté Hénaff sur la plage de Penhors ce dimanche. Une manifestation analogue devait avoir lieu à New York, mais la météo en a décidé autrement.

La « Garden Pâté Hénaff » organisée dimanche 28 août à midi et demi à Pouldreuzic sur la plage de Penhors s’annonce déjà comme un succès colossal, à en juger par les très nombreuses réactions qu’elle soulève sur le réseau social Facebook. Réactions unanimement favorables, cela mérite d’être souligné : le pique-nique cidre-pâté de porc n’émeut pas ceux qui s’indignaient il y a quelques mois des apéritifs pinard-saucisson.

Annonçant l’événement sur son site web, Hénaff soi-même a pourtant poussé le bouchon assez loin en qualifiant Pouldreuzic de « mecque du pâté » ! Mais l’humour bigouden est bon enfant et personne ne s’en offusque. D’autant plus que la sociologie de Pouldreuzic ne comporte pas les mêmes motifs de tension que celle de Paris ou de Marseille.

La Garden Pâté a acquis une dimension internationale puisque BZH New York avait prévu d’organiser le même jour un « Hénaff Picnic » à Central Park, en plein Manhattan. Mais les organisateurs se sont trouvés confrontés à une opposition autrement plus radicale que celle de bien-pensants alimentaires : l’ouragan Irène, qui va balayer la côte est des États-Unis ce week-end. Ils ont dû repousser le picnic au 18 septembre.

Nice : Victoire identitaire, il n’y aura pas une seconde mosquée dans le quartier de la rue de Suisse

Nice : Victoire identitaire, il n’y aura pas une seconde mosquée dans le quartier de la rue de Suisse

[box class=”info”] Nissa Rebela nous communique : [/box]

Le 6 juillet, lors d’une conférence de presse devant l’ensemble des médias locaux et en compagnie de Jacques Peyrat, les identitaires étaient les premiers à dénoncer le projet de rachat du restaurant La Petite Biche sur la place Saëtone par des réseaux islamiques proches des Frères Musulmans.

Nous demandions alors expressément l’intervention de la municipalité pour préempter ces locaux de 250 m², dont la transformation en mosquée aurait été un nouveau coup dur porté au quartier Notre-Dame, en passe de devenir un véritable quartier halal en plein cœur de notre cité. Préempter, et pour y faire des équipements d’intérêt général et certainement pas pour louer la salle aux musulmans comme la mairie souhaite le faire rue de Suisse !

Il aura fallu près de deux mois de lutte acharnée pour que la mairie (les premiers rendez-vous demandés par le propriétaire actuel du restaurant s’étant avérés sans résultats) se décide enfin à agir. Hier, la préemption définitive du restaurant La Petite Biche a été notifiée à son propriétaire par un courrier d’huissier. Un grand soulagement pour cet homme qui refusait de voir une affaire familiale devenir une grande mosquée, et pour tous les riverains qui ne supportent plus le triste sort de leur quartier. Les 250 m² du restaurant devraient être affectés à des services municipaux dans les mois qui viennent.

Nous avons révélé ces faits dans les médias ; il y a dix jours nous avons demandé à nos sympathisants et plus largement à tous les Niçois refusant l’islamisation de leur ville de faire pression sur la municipalité en téléphonant et écrivant (d’après des sources internes à la mairie, plusieurs centaines d’appels auraient été reçus en quelques jours à peine) ; et on peut aussi penser que l’action menée par quelques courageux rebelles ayant décidé de changer de manière symbolique le nom des rues d’Italie, d’Angleterre et de Suisse pour provoquer une réaction n’est pas pour rien dans l’évolution de la situation.

Sans conteste, il s’agit d’une victoire importante face à Christian Estrosi et sa politique de collaboration avec l’UOIF, d’une victoire importante face à l’islamisation de notre cité et la ghettoïsation de notre centre-ville. Une victoire identitaire, et plus que tout une victoire pour le peuple historique de Nice.

Mais, ici comme ailleurs, le combat n’est pas terminé. Nous devons désormais obtenir que les musulmans squattant depuis ONZE ans la mosquée de la rue de Suisse (sans bail, sans verser de loyers) soient expulsés conformément à la décision de justice ayant été rendue. Et ce bâtiment, à travers son achat déjà réalisé par la mairie, doit être mis au service de la rénovation de ce quartier et non de sa communautarisation.

En faisant cesser les prières de rue avec l’apéro porchetta-rosé en mars dernier, en imposant aujourd’hui à la mairie la préemption du restaurant place Saëtone, nous avons montré que nous pouvions peser sur les événements en nous battant. Aidez-nous, rejoignez-nous !

————————————————
NISSA REBELA
Contact : contact@nissarebela.com
Tél : 09 50 10 45 40
Adresse postale : NR – BP 13 – 06 301 Nice cedex 04
———————————————————–

Italie : le village "sauvé" par les immigrés

Italie : le village “sauvé” par les immigrés

27/08/2011 – 9h00
ACQUAFORMOSA (NOVOpress) — « Le village sauvé par les immigrés », c’est le titre du Corriere della Sera d’hier. Le journaliste du grand quotidien bourgeois est allé en Calabre et en est revenu lyrique. « Plus qu’une ressource. Par ici les immigrés sont les sauveurs de la patrie. Ou, mieux, de la municipalité. Car, s’il n’y avait pas les immigrés, la commune d’Acquaformosa, petit pays perdu au cœur du Pollino, serait destinée à disparaître, en passant sous le seuil fatidique des mille habitants pour être englobée, selon les règles du nouveau budget, dans la plus proche commune de plus de mille habitants ».

Partout dans cette région de montagne superbe mais isolée, les communes souffrent de la dépopulation : les jeunes s’en vont et ne restent plus que les vieux dans des rues de plus en plus vides. « A Acquaformosa, pas même 1 200 habitants en tout, c’est exactement le contraire qui arrive et le village commence petit à petit à se revitaliser. Le mérite en revient au maire Giovanni Manoccio (Liste Civique d’Acquaformosa) – lequel avait eu son moment de gloire médiatique en 2009 pour avoir officiellement déclaré son village “municipalité interdite à la Ligue du Nord”. Depuis environ trois ans, en vertu du projet Sprar (Service de Protection des Demandeurs d’Asile et Réfugiés du Ministère de l’Intérieur), il a offert une résidence à diverses familles de réfugiés. Un peu moins de trente personnes (quatre familles), mais qui ont contribué à remettre miraculeusement en marche un système socio-économique destiné à décliner ». Leur arrivée a créé des emplois : agents d’aide aux réfugiés, interprètes… Les 16 écoliers immigrés représentent déjà 20% du total et dissipent toutes les craintes qu’on pouvait avoir pour la survie de l’école, qui risquait d’être fusionnée avec celle du village voisin.

« Acquaformosa déplore environ vingt décès chaque année, contre un nombre de naissances qui se comptent sur les doigts d’une main. Les plus de 65 ans représentent encore près de 40% de la population et les rues du village sont pleines de personnes âgées et de cannes. La tendance pourrait pourtant s’inverser bientôt, vu qu’il y a déjà eu trois naissances cette année. Deux sur trois sont des enfants d’immigrés. Le plus célèbre est Giovanni, ainsi nommé en l’honneur du maire, fils de Larry et Blessing, un couple nigérian qui a fui la pauvreté envahissante de Benin City après une longue traversée du désert et l’odyssée tourmentée de la Méditerranée. Peu importe que Giovanni ait la peau noire et ait pour nom Onaiwu : il est devenu la mascotte du pays, le symbole de la renaissance contre la dépopulation ; son sang est nigérian, mais il est calabrais de naissance ». Son frère, David, trois ans, parle à moitié calabrais et à moitié nigérian.

« Parmi les immigrés accueillis, il y a aussi deux familles arméniennes, dont l’une d’origine kurde. Il y a quelques semaines, dans le contexte de la crise en Afrique du Nord, est arrivée une famille du Tchad (tandis qu’une autre devrait arriver dans les prochains jours), débarquée à Lampedusa après une terrible épopée accompagnée de deux petits enfants. La mère, enceinte, mettra bientôt au monde son troisième enfant. Et le village sera de nouveau en fête, une fête de bienvenue pour un nouveau citoyen acquaformositain ».

Voilà donc ce que la presse bourgeoise donne en modèle à toute l’Italie. Cela s’appelle la substitution de population.

[box class=”info”]Source : www.corriere.it[/box]

[box class=”warning”]Voir aussi : Schöllnstein, ou le “mini” Lampedusa bavarois[/box]

Nouvelle édition de la "Chronique du choc des civilisations", d’Aymeric Chauprade

Nouvelle édition de “Chronique du choc des civilisations”, d’Aymeric Chauprade

[box class=”info”]Source : realpolitik.tv[/box]

Aymeric Chauprade revient sur le devant de la scène géopolitique avec la nouvelle version de son atlas de géopolitique, « Chronique du choc des civilisations, du 11 septembre au Printemps arabe ». Un décryptage du monde sans concession. Découvrez la présentation ! Le 26 août 2011 dans toutes les bonnes librairies.


Chronique du choc des civilisations, nouvelle… par realpolitiktv

[box class=”warning”]Reproduit avec l’aimable autorisation de realpolitik.tv[/box]