L’autorité européenne de contrôle des aliments à la botte de l’industrie agro-alimentaire

L’autorité européenne de contrôle des aliments à la botte de l’industrie agro-alimentaire

16/11/11 – 15h00
PARIS (NOVOpress)
– Sale temps pour les autorités sanitaires européennes, secouées par plusieurs scandales (comme celui du Médiator pour l’agence de contrôle des médicaments) et de plus en plus mises en causes pour leurs collusions avec les intérêts financiers des grands groupes multinationaux.
Ainsi, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), qui décide de ce qui est autorisé dans les assiettes des consommateurs de l’Union européenne, est aujourd’hui fortement contestée en raison des liens étroits qu’elle entretient avec l’industrie agro-alimentaire.

Sensée protéger les consommateurs, l’agence semble en effet bien plus au service des intérêts commerciaux des industriels de l’agro-alimentaire.

Les exemples de collusions et de conflits d’intérêts sont si nombreux et choquants qu’on ne peut que s’étonner qu’ils soient si longtemps passés inaperçus.

Ainsi, le président du groupe scientifique de l’EFSA, Albert Flynn, est personnellement employé par le géant américain de l’agro-alimentaire Kraft, tandis que Jiri Ruprich, membre du conseil d’administration de l’EFSA, a travaillé jusqu’en mars 2011 pour Danone et que Carlo Agostini, membre du groupe de travail de l’EFSA, est très régulièrement, et grassement, rémunéré pour des conférences commandées par Nestlé, Danone, Heinz, Hipp, Humana et Mead Johnson à titre de conférencier.

Avec ce genre de personnel et de fonctionnement, il n’est pas étonnant que les scandales alimentaires se multiplient et que la santé des européens se détériore (multiplication des allergies, des cancers, baisse de la fécondité, développement des névroses, des troubles psychologiques…) parallèlement à la hausse des bénéfices des entreprises de l’agro-alimentaire.

Crédit photo : Magharebia via Flickr, licence CC.

[Football] Club mythique : le BFC Dynamo Berlin

[Football] Club mythique : le BFC Dynamo Berlin

16/11/2011 – 14h00
BERLIN (NOVOpress) —
 Berlin, une des plus grosses capitales d’Europe. Ville de la tension par excellence, capitale de l’Europe nazie jusqu’en 1945, puis englobée par l’Union soviétique à la sortie de la guerre. Berlin, ville divisée en son sein-même puisqu’une partie de la ville reviendra à l’Occident américain pendant que l’autre subira le joug communiste.

Ville séparée par un Mur, qui tombera un soir de novembre 1989 ouvrant ainsi la voie à la Réunification. Aujourd’hui, Berlin, c’est une ville à punks et autres alternatifs, ses bouteilles de bières bon marché, ses clubs de nuit réputés dans le monde entier. Et ses clubs de foot. Entre autres, le Dynamo Berlin.

[Football] Club mythique : le BFC Dynamo BerlinFondé en 1966, le club est à l’origine membre — comme tous les autres clubs Est-allemands à l’époque — de l’association sportive de la police SV Dynamo. L’équipe de football du Dynamo Berlin en tant qu’équipe est la conséquence d’une décision aussi absurde qu’invraisemblable : le transfert de l’équipe de foot du Dynamo Dresden. Autre régime, autres mœurs. Le BFC Dynamo est basé dans la partie Est de Berlin.

Le club va rapidement progresser et devenir l’un des meilleurs de RDA. Dix fois sacré champion, vainqueur de quatre coupes nationales, il règnera en maître pendant les années 80 sur la RDA et Berlin.

Néanmoins, avec la chute du régime, le Dynamo va sombrer au fur-et-à-mesure. Pour marquer le coup de la réunification et rompre avec l’image d’un club de la Stasi, la police est-allemande, il sera d’ailleurs renommé jusqu’au début des années 2000 FC Berlin, puis retrouvera son appellation d’origine.

Aujourd’hui, le BFC Dynamo Berlin végète en 5ème division, Oberliga Nord. Mais sa réputation n’est plus à faire et il reste suivi par de nombreux supporters aussi bien à Berlin que dans toute l’Allemagne, attachés aux racines populaires dont la majorité est issue. Il n’est pas rare que le Dynamo soit suivi par plusieurs centaines de supporters, en témoigne le récent déplacement à Rostock.

[Football] Club mythique : le BFC Dynamo BerlinÀ domicile, les matchs se déroulent principalement au Sportforum, un stade à l’ancienne aux relents soviétiques, mais comme on les aime, sans caméras ni sièges pénibles. D’une capacité de 12 000 places, le stade est rarement rempli à plus d’un tiers.

Néanmoins, cette maigre affluence est à expliquer du fait que le club joue ses gros matchs au Jahnstadion, beaucoup plus moderne et plus spacieux aussi (20 000 places). Du coup, les supporters sont plus aptes à garnir les travées pour les grosses affiches.

S’il existe bien un groupe “ultra” d’une cinquantaine de membres (la Fraktion-H Ostberlin), la culture supporter est bien plus influencée par le modèle classique allemand. Ainsi, vestes en jean, patchs et bières à la main sont légions aux alentours des stades où joue le BFC.

Le Dynamo souffre toutefois d’une réputation sulfureuse dans toute l’Allemagne. En effet, plus de 300 personnes sont classées categorie C, celle désignant les hooligans. Et les exemples ne manquent pas : le dernier en date a eu lieu en juillet dernier. Plusieurs centaines de Berlinois ont viré manu militari les supporters de Kaiserlautern venus pour assister à un match de Coupe. Une grosse dizaine de blessés avait été évacuée.
Par ailleurs, des liens avec les mouvances nationalistes allemandes existent et le club a du prendre des mesures pour éradiquer le racisme exprimé au stade.

Nombreux sont les graffitis rappelant la rivalité entre les clubs. Crédit photo : NovopressIl existe plusieurs clubs à Berlin : le Herta, le Turkiyemspor, le Tennis Borussia. Si le dernier est détesté en raison de convictions politiques opposées, l’ennemi numéro 1 reste l’autre club populaire Est-Allemand, le FC Union Berlin. Nombreux sont les graffitis rappelant la rivalité et les confrontations sont parfois difficiles à éviter.

Le BFC Dynamo reste donc un club à voir, loin du clinquant de son voisin le Herta Berlin. Son passé prestigieux aide à faire oublier un présent plus délicat. Mais comme on dit, un club ne vit que par ses supporters !

Gaza : Le consul de France et sa famille blessés par un raid israélien

Gaza : Le consul de France et sa famille blessés par un raid israélien

16/11/11 – 12h30
PARIS (NOVOpress)
– Le consul de France pour la bande de Gaza, sa femme ainsi que sa fille de 13 ans ont été blessés par des bombes israéliennes lancées au cours d’un nouveau raid de l’armée.

Cette attaque a eu lieu dans la nuit de dimanche à lundi. La nature et la gravité des blessures de la famille du diplomate français n’ont pas été précisées par le Ministère des affaires étrangères qui se borne à « déplorer vivement les conséquences de ce raid aérien ».

Cette nouvelle bavure démontre la précision et la fiabilité des attaques israéliennes sensées être ciblées uniquement sur des « terroristes » ou des « groupes armés hostiles ». À moins, bien sûr, qu’il ne s’agisse d’une volonté d’intimidation vis-à-vis de la France, souvent jugée trop favorable aux palestiniens par les autorités israéliennes.

Face à cette atteinte à son représentant à Gaza, le ministère français s’est contenté de timidement rappeler “l’impérieuse nécessité d’éviter toute atteinte à des civils” tout en réaffirmant son ” attachement à la sécurité d’Israël “.

Crédit photo : Begemot via Flickr, licence CC.

Le localisme interdit de cantines scolaires

Le localisme interdit de cantines scolaires

16/11/11 – 11h30
PARIS (NOVOpress) – Malgré les belles déclarations d’intention le « bio » et le « local » ont bien du mal à pénétrer dans les cantines scolaires de France.

Les raisons de cette situation sont à la fois techniques et légales.

Le coût est évidemment un facteur central puisque l’utilisation exclusive de produits bios et locaux ferait presque doubler le prix moyen d’une assiette. Une explication qui n’est cependant pas satisfaisante pour les défenseurs d’une alimentation de qualité et localiste. Ceux‑ci affirment en effet, d’une part, qu’une hausse importante de la demande via les cantines scolaires entraînerait un fort développement des filières bios locales et donc une baisse tendancielle des prix et que, d’autre part, une alimentation saine permet de nombreuses futures économies, notamment en matière de santé.

Cependant le principal frein au développement d’une alimentation bio et locale est en fait une obligation légale. En effet, les établissements scolaires ont l’obligation de mettre en concurrence les fournisseurs au‑dessus de 4 000 euros de commande, ils n’ont donc pas le droit de faire du localisme en favorisant les producteurs régionaux !

Une situation qui pourrait bien entendu être rapidement résolue par une volonté législative gouvernementale répondant à la demande croissante des consommateurs en matière de traçabilité et de proximité des produits alimentaires.

La Turquie ose donner des leçons de démocratie à la Syrie

La Turquie ose donner des leçons de démocratie à la Syrie

16/11/2011 – 09h30
ANKARA (NOVOpress) –
« La Turquie a perdu espoir de voir le régime syrien répondre favorablement aux demandes de la communauté internationale d’engager des réformes démocratiques et de mettre fin à la répression », a déclaré mardi Recep Tayyip Erdogan, le Premier ministre turc. Samedi, des manifestants syriens ont défilé devant les représentations diplomatiques turques de Damas et Alep.

Cet appel à plus de démocratie en Syrie de la part de la Turquie, allié stratégique des Etats-Unis qui veulent abattre le régime nationaliste syrien, ne manque pas de sel.

Thorbjorn Jagland, Secrétaire général du Conseil de l’Europe, vient en effet de demander à la Turquie de respecter la liberté de la presse. Sous le régime islamique du Parti de la justice et du développement (AKP) d’Erdogan, 57 journalistes sont actuellement emprisonnés en Turquie, pays en pointe dans la persécution de nombreuses populations : chrétiens, Kurdes, Arméniens…

Photo : Ankara, Turquie. Crédit photo : Emiliano Ricci, via Flickr, licence CC.
Pascal Légitimus sombre dans le politiquement correct

Pascal Légitimus sombre dans le politiquement correct

16/11/2011 – 08h00
PARIS (NOVOpress) –
A l’affiche depuis le 11 octobre dernier du Théâtre du Palace à Paris pour son premier spectacle intitulé Alone Man Show, Pascal Légitimus propose un spectacle très politiquement correct où il est question encore de racisme anti-noir, de traite négrière « qui a enrichi des ports comme Le Havre ou La Rochelle » et de métissage.

De mère arménienne et de père antillais, Pascal Légitimus (photo) aime rappeler ce proverbe africain durant son spectacle : « Si tu ne sais pas où tu vas, arrête-toi et regarde derrière toi ». Dans son cas, un déracinement qui lui fait perdre son humour. Celui qui faisait rire la France entière, quand, avec Les Inconnus, il croquait avec talent l’islamisation de la France dans une parodie de la série culte, Les envahisseurs.

Crédit photo : nicolas genin, via Flickr, licence CC.

France-Belgique : Eden Hazard attaché à son identité

France-Belgique : Eden Hazard attaché à son identité

France-Belgique : Eden Hazard attaché à son identité 15/11/2011 – 20h50
SAINT-DENIS (NOVOpress) –
La France affronte ce soir en match amical la Belgique au Stade de France à Saint-Denis. Eden Hazard fera partie du onze belge. Le milieu offensif lillois vient de confier au quotidien belge Le Soir qu’il n’a jamais eu l’intention d’obtenir la nationalité française alors que la Fédération française de football (FFF) lui faisait les yeux doux en 2008. « Je suis Belge à 100% et fier de l’être », a-t-il affirmé à notre confrère.

Eden Hazard a ainsi précisé : « Du fait de ma présence en France depuis sept ans, je me sens Belge à 99 %, Français à 1 % mais l’idée d’une naturalisation ne m’a jamais effleuré l’esprit ». Une déclaration d’amour patriotique qui contraste violemment avec l’attitude de nombreux joueurs chez les Bleus faisant le choix du maillot tricolore pour des raisons de plan de carrière et non d’identité. Comme Karim Benzema qui joue avec le coq gaulois sur la poitrine alors qu’il reconnaît dans le mensuel So Foot que son sang est algérien avant tout…

Fraude sociale : Le nouvel échec de Nicolas Sarközy

Fraude sociale : Le nouvel échec de Nicolas Sarközy

15/11/2011 – 19h30
BORDEAUX (via Info Bordeaux) –
Le président de la République, Nicolas Sarkozy, était en déplacement aujourd’hui dans la capitale girondine, afin de parler de la fraude sociale. « Voler la Sécurité sociale, c’est trahir la confiance de tous les Français » a-t-il déclaré. Alors que celui-ci est au pouvoir depuis de nombreuses années, c’est seulement à 6 mois des élections présidentielles que le futur (?) candidat pointe du doigt les « profiteurs » du système.

L’offensive du chef de l’Etat débouche sur plusieurs annonces : les bénéficiaires du RSA devront travailler au moins sept heures par semaine pour pouvoir toucher leurs prestations. Cette mesure sera testée d’ici la fin de l’année dans dix départements. De plus, un Haut Conseil (un de plus !) au financement de la protection sociale va être créé. Cet organisme devra « travailler avant la fin de l’année » afin de proposer des solutions pour réduire le déficit de la Sécurité sociale.

Le président de la République confirme l’échec de sa politique en matière de fraude : «En 2010, trois milliards et demi d’euros de fraude fiscale, sociale et douanière ont été détectés, dont un demi-milliard d’euros au titre des organismes de Sécurité sociale. C’est 20% de plus qu’en 2009 ».

Le responsable du Front national, Jacques Colombier, a quant à lui, réagi par communiqué de presse : «Nicolas Sarközy s’est bien gardé d’évoquer une des causes majeures de la fraude sociale que constitue l’immigration continue dans notre pays ».

Selon l’expert et spécialiste des migrations, Jean-Paul Gourévitch, le coût de l’immigration en France est d’environ 26 milliards d’euros par an. De possibles économies en perspective !

Kosovo, Loups dans la brume - De Giuseppe Ciulla et Vittorio Romano

Kosovo, Loups dans la brume – De Giuseppe Ciulla et Vittorio Romano

Kosovo, Loups dans la brume - De Giuseppe Ciulla et Vittorio Romano

En 2010 sortait l’ouvrage “Lupi nella nebbia. Kosovo: l’Onu ostaggio di mafie e Usa” (Loups dans la brume. Kosovo : l’ONU otage de maffias et USA), un excellent ouvrage de deux grands journalistes italiens. On y suit les traces des deux reporters au Kosovo, qui grâce à leur expérience sur place, mais surtout à l’analyse de documents officiels (reproduits dans le livre ) en arrivent à une thèse sans appel : le Kosovo est volontairement laissé dans le chaos, car cette déstabilisation lui permet d’être « un des foyers les plus importants pour le trafic d’armes, de drogue, d’organes d’êtres humains ».

Pour Giuseppe Ciulla et Vittorio Romano, les auteurs de ces trafics en tous genres ne sont autres que… les plus hautes personnalités politiques actuelles du Kosovo. Preuves à l’appui, les journalistes retracent les méfaits de ces anciens membres de l’UCK, l’organisation terroriste narcotrafiquante qui grâce à la guerre des Nations Unies et son administration a mis les mains sur le pays.

Parlementaires, ministres, maires, ont les mains recouvertes du sang de civils serbes, albanais pacifistes, mais aussi témoins gênants. Ils ont participé physiquement à tortures, assassinats, ou encore exportations d’organes d’êtres humains, cela pendant des années d’administration internationale et jouissant ainsi d’une impunité totale.

«Vous voulez savoir pourquoi ni l’ONU ni l’Union Européenne ne peuvent arrêter les vrais criminels au Kosovo ? La réponse est très simple : car ils devraient envoyer en prison tous les principaux leaders kosovars, les ex-guerriers de l’UCK auxquels l’ONU elle-même a confié de gouverner le pays. Ils ne peuvent pas arrêter leurs “partners”… »

La présence internationale et la déclaration d’indépendance n’ont pas amené bonheur et prospérité, mais misère et criminalité. Dont les premiers à faire les frais sont les serbes enfermés dans leurs enclaves.

Une seule petite remontrance cependant à faire au livre : l’emploi du terme « kosovars» pour identifier les albanais résidents au Kosovo. Bien qu’utilisé sans arrière-pensées par les auteurs, rappelons que ce fut une « tactique sémantique » pour justifier l’indépendance, faisant passer les albanais pour les habitants légitimes de la région, au grand dam des serbes.

Audrey d’Aguanno

À Saint-Cyr sur Loire, l'austérité, on ne connaît pas !

À Saint-Cyr-sur-Loire, l’austérité, on ne connaît pas !

15/11/2011 – 15h10
TOURS (NOVOpress) —
Philippe Briand, maire UMP de Saint-Cyr-sur-Loire, près de Tours, a inauguré en grande pompe le 10 novembre 2011 une statue du Général de Gaulle sur un rond-point. La cérémonie d’inauguration de l’œuvre du sculpteur Michel Audiard (futur réalisateur de la très contestée “Femme-Loire”) a rassemblé plus de 1000 personnes sous la houlette de Philippe Briand et du président de l’Assemblée Nationale, Bernard Accoyer.

Écran géant, rideau de fumée bleu-blanc-rouge, diffusion du chant des partisans, regroupement d’anciens combattants et bien entendu cocktail de clôture, rien n’a été laissé au hasard pour l’intronisation de cette sculpture monumentale (2m40 de haut, intégralement en bronze). Une statue qui au total aura coûté environ 111 000 euros, dont 90 000 euros issus de la “réserve parlementaire” et 20 000 Euros débloqués par la ville de Saint-Cyr, selon un article de la Nouvelle République.

On peut se demander si l’heure est à l’inauguration fastueuse d’une statue qui trônera sur un rond-point en plein cœur d’une zone commerciale et industrielle. En effet, à l’instant où nous apprenons que les députés refusent de diminuer de 10% leurs indemnités parlementaires, Bernard Accoyer accorde 90 000 euros de “réserve” pour ce projet de statue. Peut-être que le Général, qui ne manque pas de rues, de plaques et de statues à son nom, aurait préféré, à l’heure où l’on condamne le peuple de “sa France” à l’austérité et à supporter une “dette publique” qu’il n’a pas voulue, que ces 90 000 euros soient alloués à un autre budget ?

Photo en Une : Mairie de Saint-Cyr-sur-Loire. Crédits : Guill37 via Wikipédia Commons (cc)

Maladie de Parkinson : le trichloréthylène (TCE) mis en accusation

Maladie de Parkinson : le trichloréthylène (TCE) mis en accusation

15/11/11 – 13h30
PARIS (NOVOpress)
– le Dr Samuel Goldman et le Parkinson’s Institute in Sunnyvale viennent de publier la première étude scientifique internationale à établir clairement « une association significative » entre l’exposition au trichloréthylène (TCE) et la maladie de Parkinson. Le détail de ces travaux est repris par le journal Annals of Neurology.

Selon le rapport, basé sur l’analyse de 99 paires de jumeaux, l’exposition au solvant industriel multiplie par 6 les chances de développer la maladie.

Même si de nombreuses utilisations du TCE ont été interdites dans le monde entier, le produit chimique reste toujours utilisé et présent sur de nombreux chantiers et dans diverses industries, notamment comme agent de dégraissage.

L’étude a aussi démontré que l’exposition à deux autres solvants, perchloroéthylène (PERC) et le tétrachlorure carbonique (CCl4), « accentue significativement » le risque de développer la maladie.

[box class=”info”]Crédit photo : JPC24/Flickr sous licence Creative Common[/box]

François Fillon en Bretagne : après la dette la facture

François Fillon en Bretagne : après la dette la facture

15/11/2011 – 12h15
NANTES (NOVOpress Breizh) – En campagne pour le compte de Nicolas Sarkozy, François Fillon (photo) était hier en Bretagne, dans le Vignoble nantais, pour défendre la politique du gouvernement face à la crise et tenter de remonter le moral de ses troupes. En omettant soigneusement de rappeler les responsabilités de son propre camp.

«Pendant trop longtemps notre pays a emprunté sur les marchés sans vraiment se poser la question du remboursement futur, en se disant qu’il étant une grande puissance et que de toutes façons on ferait toujours crédit à une grande puissance», a reconnu le Premier ministre à Clisson où il était venu inaugurer les nouveaux locaux d’une PME, avant de conclure – ce qui n’est pas vraiment un scoop – « nous sommes trop endettés. » A qui la faute ? François Fillon, qui met en cause la responsabilité des socialistes – il n’a pas tort – oublie un peu vite celle de son propre camp.

En effet quand il était ministre du Budget dans le gouvernement Balladur (29 mars 1993 -11 mai 1995) Nicolas Sarkozy avait fait fort : en deux ans la dette publique était passée de 440,1 milliards d’euros à 662,8 milliards. Ministre d’Etat, ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie (31 mars 2004 au 29 novembre 2004) dans le gouvernement Raffarin, il avait persévéré : fin 2003, la dette publique s’établissait à 994,5 milliards d’euros ; à la fin 2004 elle atteignait 1068,3 milliards d’euros, passant ainsi la barre symbolique des 1000 milliards d’euros.

Elu Président de la République, Nicolas Sarkozy – en compagnie de son « collaborateur » François Fillon – a continué sur sa lancée. La dette publique était de 1142,1 milliards d’euros à la fin 2006 ; à fin juin de cette année elle était à 1692,7 milliards d’euros. Une somme qui représente environ 86,2% du produit intérieur brut de la France.

En meeting hier soir à Vertou, le Premier ministre a martelé devant un millier de supporteurs que « ce temps est fini, l’heure de vérité a sonné», ajoutant que «cela ne sert à rien de s’en prendre aux banquiers ou aux agences de notation: la seule chose bien réelle, c’est que nous sommes trop endettés.» Oubliant simplement d’avouer que c’est en effet toute une oligarchie, non seulement française mais aussi européenne, qui s’est soumise, volontairement et depuis des décennies, au pouvoir des financiers, véritables bénéficiaires de la mondialisation. Une abdication dont les peuples vont devoir, si rien ne change, payer la lourde facture. C’est bien ce message que Monsieur Fillon était chargé de transmettre hier.

Crédit photo : Remi Jouan, licence CC.

C’est la faute à Maurras

C’est la faute à Maurras

La énième affaire de plagiat de l’année n’a pas en soi grand intérêt. Que M. Jean-Michel Muglioni, professeur de philosophie en Khâgne au lycée Louis-le-Grand, ait retrouvé certains de ses articles dans un livre  écrit ou signé par Mme Ramatoulaye Yade, ancien secrétaire d’État de la République, voilà qui est désagréable pour M. Muglioni mais qui n’est pas un événement. Qui est encore assez simple pour croire que nos hommes politiques, vedettes de la télévision ou romanciers médiatiques publient des livres parce qu’ils ont quelque chose à dire ?

Ce qui est plus original, c’est que le plagiat porte entre autres sur une citation attribuée à Maurras, qui s’est donc retrouvée dans tous les journaux. « Selon Maurras », écrit Muglioni, « il faut être bourgeois pour apprécier Racine : attitude maurrassienne donc, celle qui consiste, sous couleur de liberté, à interdire l’accès à la littérature française à des enfants dont des ancêtres ne sont pas français ». Mme Yade ou son… collaborateur copient, en introduisant quand même prudemment un point d’interrogation : «N’est-ce pas Maurras qui disait qu’il faut être bourgeois pour apprécier Racine ? Il y a quelque chose de maurrassien dans cette attitude qui consiste à interdire l’accès à la littérature française à des enfants dont les ancêtres ne sont pas français ou bourgeois».

Pour tous ceux qui connaissent un tant soit peu Maurras (photo en Une), la citation est étonnante. Classique intransigeant, Maurras, conformément à toute une tradition critique française, n’a pas cessé d’exalter la littérature du XVIIe siècle pour son universalité, qui en fait le « patrimoine du genre humain » (on trouvera des références et des citations à foison dans l’article « Classicisme » du Dictionnaire politique et critique). « Il y a des œuvres qui s’adressent à tous les hommes cultivés de tout pays et de tout âge. Il y a des œuvres qui passent par dessus les différences des nations et des civilisations, allant tout droit à l’essentiel du cœur et de la raison humaine ». Maurras n’a pas craint d’appliquer à Racine le titre que Lamartine se donnait à lui-même (Racine est « concitoyen de tout homme qui pense »), pour mieux l’opposer à « Ibsen enfermé dans la petite enceinte d’une race et d’un temps », comme tout ce que Maurras appelait avec dédain le « romantisme germano-slavo-scandinave ». Cette identification résolue de la France seule à l’universel est peut-être du reste, pour des identitaires européens d’aujourd’hui, ce qui a le plus mal vieilli dans l’œuvre de Maurras. Rien de plus éloigné, en tout cas, de la citation produite par Muglioni-Yade.

Le seul texte qui, non pas ressemble à cette citation – il dit tout le contraire –, mais ait quelque rapport avec lui, est un passage de la préface de l’Avenir de l’Intelligence, en 1905. Déplorant la paresse intellectuelle du grand monde, de la vieille noblesse qui se désintéresse désormais des livres et des idées, Maurras se fait l’objection que « la culture passe de droite à gauche, et qu’un monde neuf s’est constitué ». Mais « les nouveaux promus sont aussi des nouveaux venus ». « Ces étrangers enrichis » peuvent connaître la littérature française pour l’avoir apprise à l’Université, ils ne peuvent la goûter vraiment : ils ne peuvent « sentir que dans Bérénice, [le vers d’Antiochus :] “lieux charmants où mon cœur vous avait adorée” est une façon de parler qui n’est point banale, mais simple, émouvante et très belle ».

Chacun peut, là encore, trouver datées ces affirmations, qui reflètent en partie le contexte du temps, au lendemain de l’affaire Dreyfus. Cet aspect-là mis à part, c’est une idée courante parmi les contemporains de Maurras que, si les passions décrites par Racine sont universelles, sa poésie ne peut être vraiment goûtée que des Français – et des Français qu’on dirait aujourd’hui de souche ou, au moins, de plusieurs générations. Paul Valéry écrit en 1924, dans Situation de Baudelaire : « La Fontaine paraît insipide aux étrangers. Racine leur est interdit. Ses harmonies sont trop subtiles, son dessin trop pur, son discours trop élégant et trop nuancé, pour n’être pas insensibles à ceux-là qui n’ont pas de notre langage une connaissance intime et originelle ». Mais il ne s’agit absolument pas d’être bourgeois ou fils de bourgeois : le seul patrimoine qu’il faille avoir reçu en héritage est la langue française.

Si Mme Yade peut ignorer ces choses, M. Muglioni devrait les connaître. Mais, ayant dénoncé avec une certaine justesse les ravages du pédagogisme, M. Muglioni a craint de passer pour réactionnaire : perspective évidemment terrifiante pour un « vice-président de la Société française de Philosophie ». Il a donc cherché le bouc émissaire universel, le coupable tout trouvé pour tous les crimes passés, présents et à venir, et il lui a mis sur le dos la décomposition du système scolaire. La source du mal, à en croire donc M. Muglioni, c’est que « les thèses d’une droite maurassienne, ennemie de l’école publique et de la République, sont devenues le fonds commun des discours sur l’école ». Mai 68 ? Inspiré par Maurras, c’est notoire. Les ministres de l’Éducation Nationale, de droite et de gauche, qui se sont succédé depuis quarante ans ? Nourris de la pensée de Maurras, c’est bien connu. Les permanents syndicaux, les formateurs des IUFM, les experts en pseudo-sciences de l’éducation ? Ils ont tous Maurras sur leurs tables de nuit, ils ne cessent de le lire et de le relire.

La prochaine fois que des petits lycéens des beaux quartiers qui, eux, pour le coup, sont des bourgeois, des bobos fils de bobos, se feront dépouiller et tabasser par des racailles de banlieue, ils pourront toujours chanter la nouvelle version, garantie politiquement correcte, de la chanson de Gavroche :

Ils m’ont piqué l’iPad,
C’est la faute à Bonald.
Ils ont niqué ma race,
C’est la faute à Maurras.

Flavien Blanchon,
pour Novopress France

Crédit photo : domaine public.

La dette publique n’est pas une affaire d’Etat

[Tribune libre] La dette publique n’est pas une affaire d’Etat

On a fait de la dette publique une affaire d’Etat : on parle de dette « souveraine ». Mais c’est avant tout une affaire qui concerne tous les particuliers, car il n’y a pas de miracle : ce sont eux qui payent déjà, et continueront de payer. C’est ce que révèle une étude de deux chercheurs de l’IREF, le Pr.Pierre Garello et Vesselina Spassova, menée et rédigée à la demande de Contribuables Associés.

Parce qu’on organise des sommets entre chefs d’Etat à son sujet, parce qu’on met en accusation Papandreou ou Berlusconi, on finit par avoir le sentiment que la dette publique est un jeu qui se déroule dans la cour des grands, tandis que les petits contribuables attendent avec quelque anxiété (légitime) que les oracles politiques se soient prononcés.

La dette publique n’est pas une affaire d’Etat Le rapport rédigé pour Contribuables Associés par Pierre Garello et Vesselina Spassova, permet de voir la vérité en face : si la dette est « souveraine », le paiement de la dette est fait par les sujets, ceux qui sont assujettis à l’impôt.

  1. C’est la dette qui fait que le budget de l’Etat atteint sa taille actuelle, or le budget impose aussi l’effort fiscal que devront faire les contribuables. Actuellement, avec 49 milliards d’euros, le service de la dette (c’est-à-dire le seul remboursement des intérêts) est la première dépense budgétaire.
  2. Les ménages français sont endettés parce qu’ils ont contracté des emprunts pour se loger ou s’équiper. Cette dette privée et volontaire représente en moyenne environ 17.000 euros, soit les trois quarts de ce que le ménage gagne en un an. Mais les ménages ont aussi à rembourser une dette publique et involontaire de 25.000 euros !
  3. La dette ralentit la croissance, elle représente une perte de pouvoir d’achat pour tous les Français, en particulier pour les plus démunis. Les pays les moins endettés ont plus de croissance et moins de chômage.
  4. Les contribuables ne récupèrent pas leur argent sous forme de meilleurs équipements collectifs, parce que la dette n’est pas utilisée pour financer des investissements (seulement 4%), mais pour faire face aux dépenses courantes d’un Etat boulimique.
  5. Pour ne pas être en reste, les collectivités locales s’endettent, et ce mouvement s’est accéléré depuis quelques années (10% de la dette).
  6. La dette de la Sécurité Sociale ne cesse elle aussi de s’aggraver, les régimes de retraites et d’assurance maladie étant en déficit permanent (12 % de la dette).

La conclusion est claire : le contribuable ne peut plus supporter la dette publique. Que faire dans ces conditions ? Rompre avec l’Etat Providence et l’illusoire « modèle social français » qui encourage l’oisiveté et la tricherie, privatiser, accélérer la croissance en diminuant les impôts et leur progressivité. La solution est du côté de la production, encore faut-il la libérer de ses entraves fiscales, réglementaires et sociales.

[box class=”info”] Sources : Institut de Recherches Économiques et Fiscales (IREF) et Contribuables associés. [/box]

Photo : Banque Centrale Européenne. Crédit eisenrah, licence CC.
Violentes tensions entre prostituées au Bois de Boulogne

Violentes tensions entre prostituées au Bois de Boulogne

14/11/11 – 18h40
PARIS (NOVOpress)
— Sur fond de crise économique qui touche ce secteur comme tant d’autres, des tensions de plus en plus exacerbées se font sentir dans les allées du bois de Boulogne, haut lieu parisien du commerce sexuel.

La cause de ces tensions est l’arrivée massive de nouvelles prostituées venues principalement de Roumanie et de Bulgarie et qui font désormais concurrences aux « historiques » du lieu, essentiellement originaires d’Afrique et du Brésil.

Ces nouvelles prostituées immigrées sont plus jeunes et pratiquent des prix inférieurs à ceux proposés par les « anciennes » faisant ainsi pression à la baisse sur le marché. De plus, ces nouvelles venues sont encadrées par des réseaux criminels particulièrement bien organisés et puissants qui profitent de la disparition des frontières pour développer leur néo-esclavagisme.

Cette présence désormais massive de Roumaines et de Bulgares, parfois contraintes à la prostitution par leur propre famille, engendre de fréquentes altercations entre professionnelles du sexe, altercations pouvant aller jusqu’au passage à tabac ou au règlement de comptes à coups de tessons de bouteilles.

[kiosque étranger] La génétique favoriserait-elle les discriminations ethniques ?

[kiosque étranger] La génétique favoriserait-elle les discriminations ethniques ?

14/11/2001 – 16h40
LONDRES (NOVOpress) –
Les chiffres révèlent une bien triste réalité. Les malades noirs ou ceux des minorités ethniques extraeuropéennes qui ont besoin d’une greffe ont bien moins de chances de trouver un donneur compatible que les blancs.

Dans un article, publié par le très « politiquement correct » quotidien britannique The Independent, le journaliste Nina Lakhani expose la situation, mais se garde bien d’en approfondir les causes. Il est vrai que les études réalisées aux États-Unis pour tenter d’expliquer ce phénomène ne sont guère encourageantes.

Les malades appartenant aux minorités ethniques ont du mal à trouver des donneurs parce que leurs communautés ne sont pas portées au don d’organes. Les motivations de ce manque d’enthousiasme sont, comme le présente Nina Lakhani, bien souvent d’origine religieuse ou culturelle. Malheureusement, ces explications cachent mal les raisons profondes : la crainte que le don puisse bénéficier à un autre groupe ethnique.

Ce dernier point a été bien documenté aux États-Unis, où certains noirs refusent de devenir des donneurs de peur que leur geste puisse profiter à un blanc. Cette peur est injustifiée, car l’appartenance ethnique est un critère décisif dans la compatibilité qui rend possible une greffe.

Les perdants dans cette loterie génétique sont les enfants de couples mixtes qui dans de nombreux cas n’arrivent pas à trouver des donneurs du tout.

Le patriarche de l'égilse russe Cyrille en visite à Damas [vidéo]

Le patriarche de l’église russe Cyrille en visite à Damas [vidéo]

14/11/2001 – 15h15
DAMAS (via Info Syrie) – Au lendemain du putsch diplomatique de la Ligue arabe, Bachar al-Assad recevait, dimanche 13 novembre, le chef de l’Eglise orthodoxe russe, le patriarche Cyrille. L’occasion pour le président syrien de rendre une nouvelle fois hommage « au peuple et aux autorités russes qui se sont placées aux côtés du peuple syrien ». Le patriarche orthodoxe a quant à lui salué la Syrie, « un modèle de cohésion islamo-chrétienne ». Cyrille a aussi exprimé l’espoir de « voir le peuple syrien surmonter la crise qui secoue le pays », pays dont il espère qu’il demeurera « un pays d’amour et de paix ».

L’ « amour » et la « paix », on en en est encore loin en Syrie. Mais l’amitié, en revanche, entre Moscou et Damas, demeure, et le patriarche de Moscou et de toute la Russie va dans le même sens, à cet égard, que le président Dimitri Medvedev et le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

Autres signe de l’inflexibilité de la position russe sur ce dossier, cette déclaration d’un haut responsable du secteur russe de l’armement à l’agence Interfax, selon laquelle la Russie va continuer d’honorer ses contrats de livraison d’armes à la Syrie. Et ce ne devraient pas être les seuls échanges entre les deux nations, dans l’avenir. La Russie, très consciente du jeu joué par l’axe Euro-américain, axe dont la Ligue arabe est devenue une sorte de « délégué régional », ne devrait pas se laisser intimider par cette dernière péripétie de l’offensive généralisée de la coalition atlantiste contre les nations non alignées sur sa politique.

Guy Delorme,
pour Info Syrie

[box class=”info”]Crédit photo : Info Syrie[/box]

Jean-Jacques Rousseau et Victor Hugo : les grands névrosés de la République française ?

Jean-Jacques Rousseau et Victor Hugo : les grands névrosés de la République française ?

14/11/2011 – 13h00
PARIS (NOVOpress) –
Vaches sacrées de la Révolution et de la République françaises (on ne compte plus le nombre de bâtiments publics à leur gloire), Jean-Jacques Rousseau et Victor Hugo étaient-ils de grands malades ? Plus précisément, des malades mentaux ? Le docteur Augustin Cabanès les classait en effet le siècle dernier dans la catégorie des Grands névrosés de l’histoire, un ouvrage que les éditions de l’Opportun viennent de rééditer. Névrose : « Affection nerveuse, caractérisée par des troubles émotionnels et affectifs, qui n’altère pas les fonctions intellectuelles », selon la définition de L’internaute.com. Le praticien reprend Sénèque et Aristote : « Il n’y a pas de grand génie sans une dose de folie ».

Dans le cas de Rousseau et Hugo, cette dose de folie est conséquente. Concernant l’actuel hôte du Panthéon à Paris, père spirituel de la Révolution française, idole de Robespierre, il souffre dès sa jeunesse d’idées « délirantes de persécution ». La plume d’Augustin Cabanès est sans pitié : « Psychopathe, Rousseau le fut, sans conteste ». Le médecin s’attache également à démystifier Victor Hugo. La pathologie de l’auteur des Châtiments ? Une mégalomanie sans frein. « Un homme qui se comparait à Napoléon et se laissait adorer à l’égal de Dieu, ce fut miracle si son cerveau n’éclata pas ; d’autant que la folie avait fait, à maintes reprises, son apparition dans sa famille », constate l’historien.

Car pour Augustin Cabanès, l’étude de ces troubles mentaux puisse ses racines dans la recherche généalogique, « les antécédents génétiques et l’hérédité ». L’importance du sang dans les comportements. Ce que reconnaissait en juin dernier le trimestriel Science & Vie à sa Une en titrant : « Troubles mentaux : la part des gènes ». Un livre passionnant qui invite aussi à découvrir la part d’ombre d’autres artistes : Chopin, Molière, Byron ou… Nicolas Gogol.

[box class=”info”]Crédit photos : Portrait de Jean-Jacques Rousseau par Maurice Quentin de la Tour/Wikipédia sous licence Creative Common – Portrait de Victor Hugo par Léon Bonnat/Wikipédia sous licence Creative Common[box]