Angleterre : une lecture de la Bible interdite pour homophobie

Angleterre : une lecture de la Bible interdite pour homophobie

29/09/2011 – 11h45
LONDRES (NOVOpress)  –
Les chrétiens sont-ils victimes de discriminations en Angleterre ? La question resurgit régulièrement depuis quelques années. Un thérapeute de couple licencié parce qu’il refusait de donner des conseils à des homosexuels. Une propriétaire de bed and breakfast menacée de poursuites parce qu’elle ne voulait pas louer de chambre à un couple homosexuel. Un médecin exclu d’une commission d’agrément pour l’adoption parce qu’elle ne voulait pas intervenir dans des cas concernant des couples homosexuels. Une infirmière mise à pied parce qu’elle portait une croix autour du cou.

Autant d’affaires qui avaient fait dire à l’évêque de Winchester, le Révérendissime Michael Scott-Joynt, en décembre 2010, que l’introduction en Grande-Bretagne de la Convention européenne des droits de l’homme s’était faite systématiquement à l’avantage des minorités sexuelles et au détriment des chrétiens. Selon l’évêque, « pour la première fois de notre histoire, il y a une absence générale de culture religieuse parmi ceux qui ont de l’influence et du pouvoir d’une manière ou d’une autre, que ce soit au Parlement, dans les médias, ou même dans la magistrature ». L’importance de la Bible pour les chrétiens n’est même plus comprise.

Ironiquement, les victimes de ces affaires sont le plus souvent des protestants évangéliques d’origine antillaise, qui devraient a priori bénéficier de toutes sortes d’égards. Mais le respect de la religion des immigrés ne s’applique pas au christianisme. David Cameron s’était engagé avant les dernières élections à remplacer la Convention européenne des droits de l’homme par une Déclaration des droits propre à la Grande-Bretagne, qui devait limiter les excès du politiquement correct. Cette promesse a eu le sort des promesses de campagne.

En février dernier, dans le cas d’un couple de Jamaïcains pentecôtistes, Eunice et Owen Johns, que l’administration avait refusé d’approuver comme famille d’accueil parce qu’ils considéraient l’homosexualité comme un mal, un tribunal anglais a formellement déclaré que le droit des homosexuels à l’égalité « devait l’emporter » sur le droit des chrétiens à manifester leurs croyances et leurs valeurs morales. Selon les juges, « quoique notre pays fasse historiquement partie de l’Occident chrétien », il est aujourd’hui « multiculturel » et le christianisme ne peut donc pas être pris en compte par la loi.

La dernière affaire en date concerne Jamie Murray, le propriétaire d’un café de Blackpool, qui a l’habitude depuis plusieurs années de projeter sur une petite télévision la Watchword Bible, une série de DVD américains où l’acteur Don Wadsworth lit l’intégrale du Nouveau Testament, dans la traduction contemporaine de l’American Bible Society. Jamie Murray coupe le son mais le texte apparaît à l’écran.

La semaine dernière, deux policiers ont débarqué à l’heure du déjeuner, alors que le café était plein, et ont accusé le cafetier de diffuser des films qui portaient atteinte à l’ordre public. Quand il a répondu que c’était le texte de la Bible, ils l’ont menacé de lui passer les menottes et de l’arrêter devant ses clients. Finalement, il a dû débrancher sa télévision. Les policiers l’ont averti qu’il restait sous surveillance.

Les ennuis de Jamie Murray viennent tout simplement de ce que, la semaine précédente, il avait diffusé l’épître de saint Paul aux Romains (vidéo en anglais ci-dessous). Au chapitre 1, l’Apôtre dénonce les païens qui « ont échangé la majesté du Dieu incorruptible pour des images représentant l’homme corruptible, des oiseaux, des quadrupèdes et des 
reptiles ». « C’est pourquoi Dieu les a livrés à des passions d’ignominie : leurs femmes ont changé l’usage naturel en celui qui est contre nature ; de même aussi les hommes, au lieu d’user de la femme selon l’ordre de la 
nature, ont, dans leurs désirs, brûlé les uns pour les autres, ayant hommes 
avec hommes un commerce infâme, et recevant dans une mutuelle dégradation,
le juste salaire de leur égarement » (versets 26-27). Une cliente du café avait lu ces paroles à l’écran et, horrifiée, s’était précipitée à la police pour porter plainte. La police n’a pas traîné.

Un porte-parole de la police s’est justifié en ces termes : « La police est respectueuse de toutes les vues religieuses. Mais il est de notre responsabilité de nous assurer que des documents que des communautés peuvent trouver profondément insultants ou provocateurs ne soient pas exposés en public. » Selon la BBC, dont la version est un peu différente (), la police aurait finalement reconnu que l’agent avait « mal interprété le Public Order Act » et se serait excusée auprès du propriétaire du café « pour toute peine que nous aurions pu causer ».

Jamie Murray a reçu le soutien du Christian Institute, qui a accusé la police de violer la liberté religieuse. Son porte-parole, Mike Judge, a déclaré : « Nous avons vu la police rester les bras croisés pendant que des musulmans extrémistes brandissaient des affiches appelant à couper la tête aux infidèles, mais malheur à un café chrétien qui affiche des textes de la Bible ».

Chacun peut penser ce qu’il veut du protestantisme évangélique, trouver, par exemple, les DVD de la Watchword Bible plutôt kitsch, ou rappeler que, selon la doctrine traditionnelle de l’Église catholique, la lecture de traductions de la Bible par n’importe qui fait plus de mal que de bien. Mais avant d’interdire le Nouveau Testament pour homophobie, ou même pour paganophobie – puisque c’est plutôt de cela qu’il s’agit –, la police anglaise ferait effectivement mieux de s’inquiéter de ce qui se prêche dans les mosquées.

[box class=”info”]Photo : Bible de Gutenberg/Wikipédia[/box]

Irlande : le gouvernement britannique propose d’indemniser les familles des victimes du Bloody Sunday

Irlande : le gouvernement britannique propose d’indemniser les familles des victimes du Bloody Sunday

29/09/2011 – 10h00
LONDRES (NOVOpress Breizh) – Admettant avoir commis une « erreur », le ministère de la Défense britannique a annoncé jeudi dernier son intention d’indemniser les familles des victimes du «Bloody Sunday». Une offre qui a peu de chance d’être acceptée par la majorité de celles-ci
.

Le dimanche 30 janvier 1972, à Derry, en Irlande du Nord, l’armée britannique avait ouvert le feu sur des Irlandais catholiques qui manifestaient en faveur des droits civiques et pour dénoncer la détention sans procès de membres présumés de l’Armée républicaine irlandaise (IRA). La fusillade avait fait 14 morts et 13 blessés. Une commission d’enquête s’était empressée de blanchir l’armée britannique en concluant que celle-ci avait répondu à des tirs de l’IRA provisoire.

Une nouvelle commission d’enquête, créée en 1998, a rendu en juin 2010 un rapport de 5000 pages, selon lequel l’Armée britannique est bien responsable de l’ouverture du feu sans sommation. Des tirs injustifiés dans la mesure où les manifestants catholiques n’étaient pas armés. Après la publication de ce document, le Premier ministre britannique avait présenté des excuses officielles aux familles des victimes. «Ce qui s’est passé lors du Bloody Sunday est à la fois injustifié et injustifiable», avait déclaré David Cameron devant Parlement. «Pour cela, au nom du gouvernement, et au nom du pays tout entier, je suis profondément désolé».

Jeudi dernier, le ministère de la Défensea réaffirmé que l’armée avait commis une « erreur » en tirant sur les manifestants et que le gouvernement était «profondément désolé». «Nous sommes en contact avec les avocats des familles et nous verserons des indemnités à chaque fois qu’il y aura juridiquement lieu de le faire», a –t-il précisé dans un communiqué.

Certaines familles ont déjà fait savoir qu’elles ne souhaitent pas recevoir de compensation financière, demandant seulement que les soldats responsables des tirs soient jugés. «C’est écœurant, c’est insultant», a déclaré à la BBC la sœur de William Nash, un catholique de 19 ans tué dans la fusillade. «En aucune circonstance je n’accepterais de l’argent pour la perte de mon frère. Je trouve cela répugnant, de toucher quelque chose du ministère de la Défense. »

Les arènes de Barcelone transformées en… mosquée ?

Les arènes de Barcelone transformées en… mosquée ?

Dimanche, ont eu lieu les dernières corridas sur la Plaza Monumental de Barcelone (photo). Le gouvernement de Catalogne – dominé par la gauche et par les indépendantistes – les a interdites à partir du 1er janvier 2012. Mais que l’on soit un admirateur de la cérémonie de la corrida et de ses traditions ou, au contraire, hostile au spectacle de la mise à mort, une question demeure : que faire de ces gigantesques arènes pouvant accueillir 20 000 personnes ? Leur destruction paraît impossible, puisque les enceintes sont classées au patrimoine. Alors ? Y ouvrir un marché aux puces ?

L’émir de Dubaï, Mohammed ben Rachid Al Maktoum (photo), a bien une petite idée: il voudrait transformer les arènes en… mosquée! Celle-ci serait alors la troisième plus grande du monde (après Médine et La Mecque) et son minaret, le plus haut. Les plans prévoient que 40000 fidèles pourraient s’y rassembler. Un musée islamique (remplaçant l’actuel musée taurin), une école coranique et un centre historique dédié à l’histoire de l’occupation arabe de l’Espagne complèteraient le tableau. Des sociétés allemandes d’ingénierie ont déjà été contactées par l’émir, qui propose au gouvernement catalan un investissement de plus de deux milliards d’euros. Une affaire bien alléchante en ces temps de vaches maigres – sans mauvais jeu de mots.

Heureusement, les Catalans ont vu rouge lorsque les médias ont agité ce projet.

Les partisans identitaires de la Plataforma Catalunya ont pu s’en rendre compte, avec l’excellent accueil qui fut réservé à leurs manifestations, organisées à l’occasion des deux dernières corridas.

On s’arrachait leurs tracts dénonçant les dirigeants locaux: « Ils veulent bannir les taureaux pour ramener les maures ». Apparemment, le débat promet d’être encore plus chaud que pour la corrida !

Patrick Cousteau

[box]Article de l’hebdomadaire “Minute” de ce mercredi 28 septembre. En kiosque ou sur Internet.[/box]

Les arènes de Barcelone transformées en… mosquée ?

Samedi 15 octobre, quatrième journée de la Réinformation organisée par Polémia

Samedi 15 octobre, quatrième journée de la Réinformation organisée par Polémia

Affiche 4e journée réinfo28/09/2011 – 20h00
PARIS (NOVOPress) – Samedi 15 octobre, la fondation Polémia, présidée par Jean-Yves Le Gallou (qui est intervenu lors de l’Université de rentrée du Bloc Identitaire de cette année), organise la quatrième journée de la Réinformation. Thème de cette année : “Les blogs dans la guerre médiatique”. Plusieurs ateliers et interventions sont prévus. Avec notamment la participation de Robert Ménard.

Une participation du fondateur de Reporters sans frontière qui n’est pas du goût de tout le monde. Ainsi, dans le Monde, via Abel Mestre, qui confond mauvais journalisme et travail de police, Polémia est présentée comme “think tank d’extrême… extrême droite” (sic). Polémia a répondu à cette attaque : “En novlangue, ‘l’extrême droite’ est une expression sidérante et péjorative donnée à la droite de conviction et à tous ceux qui contestent le Système dominant. Il est normal que la novlangue soit la langue véhiculaire, sinon liturgique, du Monde, un journal propriété de Matthieu Pigasse (banque Lazard) et de Pierre Bergé (SOS-Racisme).”

Matthieu Kassovitz porte plainte contre les accusations de “révisionnisme”

Matthieu Kassovitz porte plainte contre les accusations de “révisionnisme”

28/09/11 – 19h00
PARIS (NOVOpress)
– Mathieu Kassovitz, acteur et réalisateur notamment du fameux La Haine, a entrepris des démarches judiciaires dans le but de faire condamner les journalistes et médias qui l’ont accusé de “révisionnisme”, à la suite de ses prises de positions iconoclastes vis-à-vis de la version officielle des attentats du 11-Septembre.

“On ne peut pas prendre l’information officielle comme argent comptant”, avait-il notamment déclaré dans l’émission de Frédéric Taddéï Ce soir ou jamais.

A la suite de l’expression de ces doutes, partagés par une majorité de Français selon un récent sondage, l’acteur et réalisateur, pourtant habituellement très prisé des médias bien pensants, avait été la cible d’une très violente campagne de dénigrement, dénonçant sa “diatribe révisionniste” et le comparant même à l’historien négationniste Robert Faurisson.

Matthieu Kassovitz poursuit donc aujourd’hui France Inter, L’Express et un blogueur du Journal du Dimanche pour “injures publiques”.

Les députés suisses votent pour l’interdiction de la burqa

Les députés suisses votent pour l’interdiction de la burqa

28/09/11 – 18h00
GENEVE (NOVOpress)
– Les députés suisses sont allés contre l’avis du gouvernement fédéral pour adopter aujourd’hui une motion appelée “Bas les masques”, ayant pour but l’interdiction de la burqa dans les lieux publics.

Le texte était proposé et soutenu par le député UDC et figure phare de la lutte contre l’islamisation Oskar Freysinger. Il a été adopté par 101 voix contre 77, mais doit encore être confirmé par le Conseil des Etats, la chambre haute, équivalent du Sénat français.

La motion adoptée par les députés exige que désormais “quiconque s’adresse à une autorité fédérale, cantonale ou communale dans l’exercice de la fonction de celle-ci, le fasse à visage découvert”.

Si le texte est validé, l’usage des transports en commun et la participation à des manifestations publiques seront également interdits aux femmes portant la burqa.

Le gouvernement de son côté regrette “un texte à l’application trop large”, mais souhaite néanmoins “nouer des contacts avec les cantons à ce sujet, afin d’assurer le respect de notre culture qui veut que le visage d’autrui soit visible.”

[box class=”info”]Crédit photo : Rita M./Flickr sous licence Creative Commons[/box]

Le territoire de l’euro, môle de la résistance et de la reconquête européennes, par Gérard Dussouy [tribune libre]

“Le territoire de l’euro, môle de la résistance et de la reconquête européennes”, par Gérard Dussouy [tribune libre]

28/09/2011 – 17h00
PARIS (NOVOpress) – Gérard Dussouy, universitaire, professeur de géopolitique à Bordeaux IV fait autorité dans son domaine. Il a été l’un des conférenciers de l’Université de rentrée du Bloc Identitaire qui s’est tenue les 9, 10 et 11 septembre devant 150 personnes. Il livre en exclusivité pour Novopress son analyse sur la crise de la dette et en particulier sur l’actualité grecque : une bouffée bien nécessaire d’optimisme, notamment appuyée par les travaux du très important “Laboratoire européen d’anticipation économique” ( LEAP ) qui publie l’excellent bulletin mensuel appelé GEAB.

La banque centrale européenne

La banque centrale européenne©DR

La mondialisation, contrairement à ce qu’en disent les adeptes d’Adam Smith (ceux qui voient en elle l’émergence d’une société globale, démocratique et pacifiée par la prospérité du marché), est un état de guerre. Les principaux enjeux n’en sont plus militaires, pour combien de temps nul ne le sait, mais commerciaux, financiers et monétaires. Les assauts sont aujourd’hui dirigés contre le territoire de l’euro, le seul territoire européen authentique réalisé à ce jour puisqu’il réunit 17 Etats qui disposent des mêmes signes monétaires et qui sont dirigés depuis un centre unique (le Banque centrale européenne sise à Francfort/Main). C’est donc une situation inédite dans l’histoire, inhérente aux transformations du monde, qui veut qu’une construction politique, celle de l’Europe, se cristallise maintenant autour de sa défense monétaire.

Les ennemis sont désignés (GEAB n°57, 15/09/11), à savoir les opérateurs financiers de Wall Street et de la City qui sont devenus les grands féodaux d’une mondialisation qu’ils ont mise en coupe réglée et qui n’entendent pas voir s’organiser face à eux une puissance de type étatique, susceptible de conduire une politique économique contraire à leurs intérêts, et qui leur échapperait. Ils tirent parti, bien entendu, de l’insuffisante intégration de l’Union européenne, des disparités économiques qui la caractérisent, et des gestions approximatives de trop nombreux gouvernements. Les alliés potentiels existent aussi en la personne des BRICS (économies émergentes), parce qu’ils ont besoin des débouchés européens, mais à condition de régler certains différends commerciaux. Ce qui pourrait se faire grâce à la substitution du néomercantilisme régionalisé au multilatéralisme ultralibéral en vigueur.

Wall Street

Wall Street©DR

La situation de la zone euro est certes difficile en raison du mauvais état des finances publiques de plusieurs Etats-partenaires. Mais cela justifie-t-il l’alarmisme qui règne à son encontre ?

Des économistes de divers horizons ont annoncé sa dislocation à brève échéance, suite à la défaillance de la Grèce (annoncée pour octobre ou novembre 2011) et à l’emballement consécutif des crises italienne, portugaise, espagnole et irlandaise… Certains chiffres, s’ils devaient se vérifier, sont impressionnants, puisque pour sauver la Grèce, il faudrait lui procurer de 340 à 380 milliards d’euros entre 2012 et 2019, tandis qu’ à plus court terme, de 390 à 440 milliards d’euros seraient nécessaires pour soutenir les autres pays en difficulté. A cela, on peut tout de même opposer les énormes capacités de l’Europe de l’euro (Ee) qui dispose du second PNB du monde avec un total de 8400 milliards d’euros en 2010 ; ce qui présuppose un pouvoir de négociation d’importance pour peu que l’on arrête une stratégie unitaire. Le PNB de la Grèce, quant à lui, en représente moins de 3%, ce qui relativise le pays à risque qu’elle peut être aux yeux de certains, et a fortiori l’impact de sa sortie éventuelle. L’Ee détient un fonds de solidarité, le Fonds européen de stabilité financière (FESF) d’environs 500 milliards d’euros.

Et surtout, comme le souligne le LEAP/2020, grâce à la prise de conscience née de la crise, l’Ee est devenue un espace permanent de discussion en quête de solutions. Parmi celles-ci, la monétisation des dettes des pays les plus en difficulté (ce qui permet de réduire la pression des marchés sur ces Etats), sachant que dans ce domaine la BCE dispose d’une énorme capacité de rachat. D’autres procédés financiers et monétaires sont à l’étude, comme le renforcement du FESF, et comme la restructuration de la dette de la Grèce qui ne veut pas quitter le territoire monétaire européen, parce qu’elle n’y a aucun intérêt. A quoi bon se retrouver sur la scène internationale avec une monnaie dévaluée, qui ne vaut pas un kopek (surtout quand il faut emprunter à un taux alors usuraire), quand il faut importer toute son énergie, ses biens d’équipement, et que l’on a rien à exporter? Et cela vaut pour beaucoup d’autres en Europe, même pour ceux qui ont la prétention d’être encore une grande nation.

La situation actuelle est donc moins désespérée qu’elle n’y paraît ou que les grands médias anglo-saxons se plaisent à le dire et à l’écrire. Mieux encore, elle devrait permettre un pas en avant dans l’intégration européenne et un autre vers l’homogénéisation des systèmes sociaux et économiques des pays européens, dont plusieurs ne peuvent plus faire l’impasse sur leur rationalisation (voir leur modernisation). Techniquement parlant, le territoire de l’euro a les moyens de traverser la crise qu’il connaît. Beaucoup dépend de la clairvoyance, de la sérénité et de la volonté des dirigeants des Etats européens. Des échéances électorales s’annoncent dans plusieurs pays. En France, quel que soit l’élu (ou l’élue) parmi les candidats qui ont les meilleures chances, on peut craindre malheureusement, encore une fois, l’exercice d’un « quinquennat inutile ». Pourtant, l’Ee, malgré les défaillances des uns et des autres, devrait assumer son rôle de bouclier quand la crise américaine, annoncée comme inéluctable par beaucoup, va se transmettre au reste du monde.

Car la situation des Etats-Unis, comme celle de la Grande Bretagne, pays qui est le plus endetté du monde si l’on cumule la dette privée et la dette publique, est bien plus comprise et même inextricable que la nôtre (GEAB n°57). Le déficit public américain va encore s’accroître, tandis que les coupes budgétaires vont rendre le climat social insupportable. Il est donc peu probable que l’Administration Obama soit reconduite en 2012. Et en 2013, il est bien possible qu’une nouvelle présidence républicaine dure donne le signal du retour au protectionnisme (seul cadre dans lequel les Etats-Unis peuvent se ressourcer, et ils en ont les moyens), pour peu qu’elle trouve un compromis avec la Chine, son principal bailleur de fonds. Les gouvernants américains n’ont pas d’état d’âme quand il s’agit de l’intérêt économique des Etats-Unis : business is business. En 1934, Franklin Roosevelt n’a pas hésité à dévaluer le dollar de 40% pour essayer de surmonter, en vain, la Grande crise qu’ils n’ont vaincue que grâce à la Seconde guerre mondiale. Mais en déclenchant une cascade de dévaluations et en déstabilisant le commerce international. En 1971 puis en 1973, Richard Nixon a d’abord suspendu la convertibilité en or du dollar, puis l’a dévalué de près de 30%, ne tenant pas compte du fait que la monnaie américaine était le pilier principal des accords de Bretton Woods (1944) voulus par les Etats-Unis.

Face à un contexte économique mondial qui risque fort de changer, d’être bousculé sinon bouleversé, les Etats de l’Ee ont tout intérêt à demeurer soudés autour de leur monnaie unique. Car le retour à des monnaies nationales sans aucun pouvoir d’achat n’ajouterait qu’au désarroi, et ferait le jeu d’un dollar en déshérence. En revanche, le territoire de l’euro, au delà de la résistance qu’il est en mesure d’offrir aux tourmentes de l’économie mondiale en récession, peut permettre à l’Europe de reconquérir toute sa souveraineté. Il faudra pour cela que les Européens se décident enfin, et le moment sera venu, à utiliser l’euro comme leur véritable monnaie internationale, monnaie de réserve mais aussi monnaie paiement, et à en faire l’instrument d’une véritable politique conjoncturelle européenne. Ce qui est une façon de poser la question de l’Etat européen…

« Une découverte unique en son genre » à Carnuntum (Autriche)

« Une découverte unique en son genre » à Carnuntum (Autriche)

28/09/2011 – 16h00
CARNUNTUM (NOVOpress) — Selon une information parue début septembre sur le site du quotidien autrichien Der Kurier, des chercheurs ont trouvé enfouie à Carnuntum, ville romaine fortifiée édifiée par le futur empereur Tibère sur les bords du Danube au premier siècle de notre ère, une école de gladiateurs dont l’état de conservation serait exceptionnel. Cette découverte, réalisée il y a 3 semaines, est dores et déjà considérée comme une sensation archéologique.

Une équipe internationale de l‘institut Ludwig Boltzmann pour la prospection archéologique et l’archéologie virtuelle (Ludwig Boltzmann Institut für Archäologische Prospektion und Virtuelle Archäologie) a fait, en collaboration avec le parc archéologique de Carnuntum (Archäologischer Park Carnuntum, dans le district de Bruck sur la rivière Leitha), une découverte sensationnelle sur le site même du parc. Grâce aux appareils les plus modernes, les chercheurs ont pu découvrir enfouie sous terre une école de gladiateurs vieille de 1700 ans. Des experts affirment que seul le Colisée peut être comparé avec cette école, d’une superficie totale de 11 000 m².

« Cette découverte est unique au monde du fait de sa dimension et de son degré de conservation », selon Wolfgang Neubauer, de l’institut Boltzmann. Franz Humer, le directeur scientifique du parc archéologique, a indiqué au Kurier que « cela n’est certainement pas la dernière découverte que nous allons faire à Carnuntum au cours des prochains mois et années. »

Vue de Carnuntum en 3D. Crédit photo : arnuntum.co.at

Vue de Carnuntum en 3D. Crédit photo : arnuntum.co.at

Cet antique lieu de formation et de résidence hébergeait 40 à 60 gladiateurs. Les combattants victorieux pouvaient devenir de véritables célébrités. Neubauer pense cependant que « l’espérance de vie ne dépassait généralement pas quatre à cinq combats. » Pour beaucoup de gladiateurs, le combat était pourtant la seule manière de parvenir à la notoriété et aux honneurs : une grande partie d’entre eux avait un statut d’esclave, auquel la victoire donnait la perspective d’une vie libre. Wolfgang Neubauer compare le destin des combattants à « une espèce de loto antique prenant la forme d’un jeu avec la mort ».

Les recherches ont démontré que l’école était caractérisée par sa complexité : elle disposait de sa propre alimentation en eau avec raccordement à la canalisation, et ses tribunes et installations de bains témoignaient de dimensions gigantesques. L’arène de formation de Carnuntum avait un diamètre de 19 mètres, un bâtiment de formation ayant quant à lui une surface de 100 m².

Les prises réalisées en quelques heures seulement avec les appareils de radar au sol montrent des tracés et des murs de fondation qui ont permis ensuite de réaliser une simulation 3D animée. Même les sols recouverts d’un enduit ont été conservés, « quelque chose de tout à fait unique », aux dires de Neubauer.

Sollicité de répondre à la question de la date à laquelle les fouilles commenceront, Neubauer a répondu par une comparaison avec la médecine : « Il est judicieux, avant toute opération, de faire tous les examens tomographiques possibles avant de commencer à inciser ». En bref : l’école de gladiateurs restera ensevelie pendant quelque temps encore. Pour le patron de la Basse Autriche Erwin Pröll, cette découverte représente véritablement « un fait saillant dans le domaine de l‘archéologique ».

[box class=”info”]En savoir plus sur le complexe de Carnuntum : www.carnuntum.co.at[/box]
Crédit photo : Der Kurier

Nourriture toxique : l’encre des emballages empoisonne les aliments

Nourriture toxique : l’encre des emballages empoisonne les aliments

28/09/11 – 15h00
PARIS (NOVOpress)
– Alors qu’après des années de tergiversations, les autorités ont finit par reconnaître la dangerosité et la nocivité du Bisphenol A, un nouveau scandale sanitaire pourrait voir le jour.

En effet, d’après une étude menée conjointement par des chercheurs suisses et allemands, de nombreux aliments pourraient être contaminés par l’encre des boîtes en carton qui les emballent.

C’est l’association de consommateurs UFC-Que choisir qui a rendu public ces inquiétantes informations.

Selon l’étude scientifique réalisée sur une vingtaine de produits de consommation courante comme le riz et les pâtes, des dérivés pétroliers présents dans les encres et les cartons d’emballage contiendraient des huiles minérales susceptibles d’être dangereuses pour la santé humaine. Ces huiles sont en tout cas gravement nocives pour les animaux sur lesquels elles ont été testées.

Plusieurs des produits testés ont révélé des teneurs en produits chimiques supérieurs aux normes sanitaires notamment le couscous Tipiak et la chapelure Leader Price, qui seraient au-dessus de la norme internationale des doses maximales recommandées.

L’association UFC-Que Choisir tire donc le signal d’alarme et demande aux pouvoirs publics français et européens une réglementation garantissant l’interdiction de l’encre alimentaire sur les emballages de l’industrie alimentaire.

[box class=”info”]Crédit photo : Luc Legay via Flickr. Image sous licence creative commons[/box]

Pour la Syrie, Obama préfère les Frères musulmans

Pour la Syrie, Obama préfère les Frères musulmans

28/09/2011 – 14h00
DAMAS (via Info Syrie) — On le savait, et on l’avait du reste écrit ici (voir l’article Après Israël, Obama vote pour les Frères musulmans en Syrie, mis en ligne le 19 août), mais le quotidien en ligne américain WorldTribune.com – qui traite uniquement des questions internationales – le confirme dans son édition du 26 septembre : l’administration Obama traite directement et prioritairement avec la Confrérie syrienne des Frères musulmans. « Des responsables américains de haut niveau ont rencontre les Frères musulmans syriens ainsi que leurs « lobbystes » aux États-Unis. Ils disent que les deux parties se sont rencontrées plusieurs fois au cours des trois derniers mois pour discuter du rôle de la Confrérie après le renversement du président Bachar al-Assad. »

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Manifestation des syndicats de l'Éducation nationale : Xavier Lemoine et Christine Boutin agressés [audio]

Manifestation des syndicats de l’Éducation nationale : Xavier Lemoine et Christine Boutin agressés [audio]

28/09/2011 – 12h30
PARIS (NOVOpress) –
Selon les organisations de gauche et d’extrême gauche, le droit de manifester paraît être réservé uniquement aux individus montrant patte rose ou surtout rouge.

C’est ce qu’ont encore démontré hier des membres du service d’ordre de la FSU – dont le responsable –, le très soviétique syndicat enseignant, qui ont interdit à Christine Boutin et à son conseiller, Xavier Lemoine [à gauche sur la photo], maire UMP de Montfermeil (93), d’intégrer le cortège.

Pis encore, des coups ont été portés à l’encontre de M. Lemoine. Et au bout de dix minutes, c’est la police en  qui viendra “exfiltrer” les deux personae non gratae, craignant manifestement pour leur sécurité tout en laissant paisiblement les nouveaux “soviets” reprendre leur “vigilance” autour du cortège. Une scène qui parait surréaliste dans un pays où manifester est un droit.

Retour sur l’évènement avec Xavier Lemoine, qui a accepté de répondre à nos questions sur cette agression, mais aussi sur les problèmes de l’Éducation nationale.

[box]Crédit photo : Parti chrétien-démocrate[/box]

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Dérive Orwellienne : une blague conduit un homme au tribunal

Dérive Orwellienne : une blague conduit un homme au tribunal

28/09/2011 – 10h15
TOULOUSE (NOVOpress) —
“Connaissez-vous la blague du tsunami et du pastis ? Plus il y a d’eau, moins il y a de jaune”. Cette plaisanterie anodine d’un jeune Toulousain de 16 ans à un homme d’origine laotienne va le mener au tribunal. En effet, à la suite d’une altercation avec le plaignant, l’accusé avait décidé de se « venger » en glissant dans la boîte aux lettres de son rival un courrier contenant la fameuse galéjade. Le destinataire a porté plainte et  la police – qui n’a sans doute pas mieux à faire que d’enquêter sur ce genre de futilité – a rapidement identifié le coupable qui sera convoqué le 14 octobre au tribunal et jugé pour « injure non publique à caractère racial ». Il risque une amende ou l’obligation de verser des dommages et intérêts à la « victime ».

Cette affaire, en apparence insignifiante, révèle malgré tout une inquiétante dérive Orwellienne de la justice et de la société française dans son ensemble. Elle rappelle, à certains égards, l’affaire Éric Zemmour. Le journaliste avait été condamné en février dernier à 2 000 € d’amende avec sursis pour avoir déclaré, entre autre : « les Français issus de l’immigration sont plus contrôlés que les autres parce que la plupart des trafiquants sont Noirs et Arabes… c’est un fait ». Dans le premier cas, l’objet du litige est une blague, dans le second c’est l’énonciation d’un fait – vrai ou faux, là n’est pas le débat.

Alors même que le principe de liberté d’expression – garanti par notre constitution – devrait mettre irrévocablement l’expression d’une opinion, d’un avis à l’abri de poursuites judiciaires, la justice française réussit le tour de force d’inculper ou de condamner des personnes pour des propos humoristiques ou descriptifs, qui ne traduisent donc en aucun cas la pensée de leurs auteurs. Faut-il croire qu’en définitif, n’importe quelle phrase contenant une référence à l’origine ethnique constitue « une incitation à la haine raciale » ? On dirait bien, qu’en effet, l’obsession antiraciste maladive de ce système l’empêche de faire la part des choses et le prive de tout discernement. Voltaire doit vraiment se retourner dans sa tombe !

Crédit photo : cyclonebill via Flickr (cc)

Frédéric Nihous s’en prend à la Droite populaire

Frédéric Nihous s’en prend à la Droite populaire sur la ruralité et la politique de la Ville

28/09/2011 – 10h00
PARIS(via Info Bordeaux) –
Alors qu’il est officiellement allié de l’UMP, le parti de la ruralité ne se prive pas de tirer à boulet rouge sur l’UMP et en particulier sur la Droite Populaire (collectif de députés représentant l’aile droite de la majorité).

Dans un communiqué de presse, CPNT reproche à la Droite populaire de reprendre son expression de « plan Marshall pour la ruralité » qui figure dans le programme de Frédéric Nihous, alors qu’elle ne propose en réalité que « quelques mesurettes largement insuffisantes, voire des dispositions qui auraient pu être adoptées depuis longtemps, mais qui par manque d’ambition politique, sont malheureusement et finalement restées bloquées ».

Le communiqué dénonce également l’argent gaspillé depuis des années dans la politique de la Ville (90 milliards d’euros dépensés dans les zones à forte concentration migratoire), alors que dans le même temps « la pauvreté, la misère parfois et l’insécurité n’ont cessé de progresser partout, y compris dans les zones rurales ».

Le candidat à l’élection présidentielle propose « que tout euro investi dans le plan Marshall pour la ruralité soit prélevé sur le gouffre sans fond de la politique de la ville et de ses crédits astronomiques ».

Italie : 230 millions d’euros supplémentaires pour l’immigration clandestine

Italie : 230 millions d’euros supplémentaires pour l’immigration clandestine

28/09/11 – 08h00
ROME (NOVOpress) –
C’est le tonneau des Danaïdes. Après les 200 millions d’euros du 19 juillet, une nouvelle ordonnance de Silvio Berlusconi, publiée hier au Journal Officiel, a débloqué 230 millions  « pour faire face à l’urgence migratoire » en Italie. 46 millions iront aux centres d’accueil (entre autres pour reconstruire ceux que les clandestins ont brûlés ou dévastés). 38 millions sont destinés à « faire face aux charges supplémentaires » liées à la mise en œuvre de l’accord italo-tunisien du 5 avril dernier – vous savez, l’accord conclu par Robert Maroni pour « fermer le robinet » de l’immigration clandestine.

77,8 millions ont été affectés au commissaire délégué à l’urgence migratoire et chef de la Protection civile, Franco Gabrielli.
 9 millions d’euros sont destinés à « augmenter la capacité des structures d’accueil du système de protection des demandeurs d’asile et des réfugiés » – mais le robinet est fermé, on vous l’assure ! 6,1 millions d’euros sont pour la Garde côtière, c’est-à-dire pour les opérations de secours aux clandestins.

Les chiffres paraissent vertigineux mais, à raison d’un paquet de cigarettes par clandestin et par jour, à deux euros, une carte téléphonique de cinq euros tous les dix jours, le savon, les vêtements et, naturellement, trois repas par jour, l’argent file vite. La coopérative « Lampedusa accueil », qui a dépensé 450.000 euros en 9 mois rien qu’en cigarettes, s’est justifiée en expliquant qu’elle avait fait marcher l’économie locale puisqu’elle avait servi aux clandestins 650.000 repas, pour la plupart préparés sur place, et donné du travail à 130 personnes. Le PDG Cono Galipò a averti que, avec l’évacuation des clandestins, ce pactole risquait de se tarir : « À moins de nouvelles arrivées en masse, nos 80 contrats à temps indéterminé ne seront pas renouvelés ». Mais, si le business de l’invasion est peut-être fini à Lampedusa, il n’en fleurira que mieux dans les autres centres d’accueil !

Ces centaines de millions, dans un pays au bord de la faillite, sont encore trop peu pour les lobbies immigrationnistes. Le Forum social antiraciste, la Confédération générale italienne du travail (équivalent de la CGT), et une pléthore d’associations subventionnées ont porté plainte contre les « irrégularités » à bord des trois bateaux à l’ancre dans le port de Palerme où, nécessité oblige, on a installé les clandestins de Lampedusa après qu’ils eurent incendié leur centre d’accueil. Selon Fulvio Vassallo Paleologo, « enseignant de droit d’asile » à la Faculté de droit de Palerme, « dans les faits, le droit de se défendre et la liberté de communication avec l’extérieur sont refusés aux immigrés sur les bateaux, à l’inverse de ce qui se passe dans les centres d’accueil. Preuve en est qu’on leur a saisi leurs téléphones portables. Nous demandons à la justice de vérifier le respect des procédures prévues pour effectuer les rapatriements ainsi que des dispositions européennes et nationales en matière d’éloignement forcé des étrangers irréguliers ». Le Parquet de Palerme s’est hâté d’ouvrir aujourd’hui une enquête judiciaire. Le Forum antiraciste a déposé en outre une plainte pour violences privées, au motif que certains Tunisiens expulsés avaient eu les mains liées par des bandelettes de plastique pendant le temps de leur transfert à l’aéroport.

Et nous parlons, non seulement d’immigrés clandestins, mais d’immigrés clandestins qui ont mis le feu à leur centre d’accueil (photo en haut de l’article), attaqué la police et transformé toute une ville en champ de bataille. Avant même d’être dans les chiffres, le vertige est dans les esprits. L’Italie officielle tout entière, associations, syndicats, presse, magistrature et gouvernement, a l’esprit de vertige.

6 Serbes blessés par balles au nord du Kosovo [vidéos]

6 Serbes blessés par balles au nord du Kosovo [vidéos] [mis à jour 29/9/11]

27/09/2011 – 23h15
BELGRADE (NOVOpress) — Mardi 27 septembre vers 13h00, la KFOR (OTAN) a ouvert le feu sur la population civile serbe qui manifestait sur les barricades. Du gaz lacrymogène, des balles-gommes ainsi que des balles réelles ont été utilisés.

Depuis que les Albanais du Kosovo tentent de faire tomber la dernière poche de résistance chrétienne serbe au nord (voir ici https://fr.novopress.info/97598/nord-du-kosovo-un-drame-se-joue-sous-nos-yeux/ et ici https://fr.novopress.info/96488/exclusif-comment-les-americains-preparent-l%E2%80%99epuration-des-chretiens-du-kosovo/), la population civile érige des barricades en signe de protestation. Ces barricades bloquent les routes du nord dans le but d’empêcher une prise de contrôle de la zone par Pristina. Face à ce climat d’extrêmes tensions, la KFOR n’a non seulement pas tenté d’apaiser la situation mais l’a bien au contraire aggravée en prenant position du côté des Albanais.

Selon la résolution 1244 de l’ONU, la KFOR dispose d’un rôle purement « militaire » : assurer la paix et la sécurité dans la plus stricte neutralité politique. Sa mission est donc de protéger les populations désarmées des exactions et non de les violenter ! L’intervention brutale de la KFOR pour mater la manifestation pacifique organisée par les civils serbes représente un grave manquement à son devoir de neutralité. En plus d’avoir enfreint la résolution 1244 de l’ONU, la KFOR apporte la preuve par ses actes que c’est bien l’OTAN qui effectue aujourd’hui le travail de police du gouvernement autoproclamé du Kosovo.

Certes, ce n’est pas la première fois que l’OTAN viole le droit international mais, cette fois-ci, c’est également la dignité et l’intégrité physique de milliers de personnes qui ont été violées. Plusieurs centaines de civils exposées aux gaz lacrymogènes, 7 blessés dont 6 par balles, deux personnes hospitalisées en ce moment même… Voilà le sombre bilan de la KFOR pour la journée du 27 septembre 2011.

Alors que le Président serbe, Boris Tadic et le ministre russe des affaires étrangères, Sergueï Lavrov ont demandé l’arrêt des violences, l’Union Européenne a quant à elle apporté tout son soutien à la KFOR.

L’ONG française de soutien aux populations serbes du Kosovo, « Solidarité Kosovo », a condamné ces violences en regrettant profondément « le manque d’indépendance des autorités européennes qui ignorent l’enjeu actuel du Kosovo ».

[box class=”info”] Mise à jour du 29/9/2011 :

Une pétition “Stop aux violences contre les chrétiens serbes du Kosovo” a été ouverte ici par Marion Chevtzoff, Présidente de l’ONG “Solidarité Kosovo”. Elle sera remise au Président de la République Française, Nicolas Sarkozy. [/box]

[box]Sources Tanjug, RTS et Glas Srbije.[/box]

La soumission par le crédit [tribune libre]

La soumission par le crédit [tribune libre]

[box class=”info”]Texte repris du site “Zentropa”[/box]

L’ensemble du système politique ainsi que l’intégralité du personnel qu’il emploie, d’un bout à l’autre de l’échiquier « idéologique », n’ont d’autre finalité que la défense et la prorogation du règne de la marchandise. Il ne s’agit nullement là d’une affirmation polémique mais d’un froid constat qu’il faut être aveugle et sourd pour encore contester. L’évidence de ce fait est d’ailleurs démontrée par la position centrale occupée par le dogme de la croissance dans la totalité des programmes proposés par les différentes composantes du spectre politique français et, plus largement, occidental. Vous pouvez chercher, parmi les groupements politiques « officiels », c’est-à-dire ayant accès à l’espace public et aux instances de représentation via les médias, il n’y a pas la moindre exception. Même les prétendus « radicaux » gauchistes et anti-capitalistes – dont on peut mesurer le degré de subversion à l’aune du nombre de leurs invitations télévisées et autres dimanches après-midi passés en compagnie du très transgressif Michel Drucker – ne parlent que de « réappropriation », de « meilleure distribution » et de « répartition plus juste » des fruits de la croissance, sans jamais remettre en cause le principe même de celle-ci..

Bref, au-delà de divergences cosmétiques à visées électoralistes, tout le monde est d’accord pour communier dans la vénération de la même Loi : point de salut, de bonheur ni d’avenir sans croissance, c’est-à-dire sans augmentation infinie de la production annuelle de biens et de services. Ce bel unanimisme se révèle d’ailleurs de manière particulièrement flagrante lorsqu’il s’agit de moquer ou de conspuer avec toute la morgue qui sied aux prétendus « réalistes » les tenants de la « décroissance », théorie « fumeuse » voire « fascisante », qui a l’improbable audace d’évoquer les limites physiques et écologiques de notre environnement et ose suggérer que l’accomplissement humain ne se réalise peut-être pas exclusivement au travers de l’entassement d’objets et de la fuite en avant techno-scientiste. Contre ces olibrius et leurs blasphèmes envers les divinités mercantiles, c’est la mobilisation générale, des Verts à l’UMP en passant par le PCF et le les « centristes ».

« Der Kauf macht frei ! »
Fermez le ban.

Pour garantir l’immuabilité de cette domination, le système politico-marchand (pléonasme) a trouvé un moyen autrement plus sûr et efficace que l’antique knout ou la police spéciale : le crédit.

Après avoir mis un terme définitif à la lutte des classes en transformant tous les travailleurs en apprentis bourgeois aux « potentialités » consommatrices infinies, le crédit a en effet progressivement métamorphosé l’ensemble de la population en un vaste conglomérat d’ilotes captifs et dépendants, terrorisés par les banques, les fins de mois, les échéances, les huissiers…

[box]Pour lire le texte dans son intégralité (le texte a le même titre)[/box]

Région Bretagne : le chômage progresse plus vite qu’en France métopolitaine

Région Bretagne : le chômage progresse plus vite qu’en France métropolitaine

27/09/2011 – 17h30
RENNES (NOVOpress Breizh) –
Le nombre de chômeurs enregistrés par Pôle Emploi pour la région administrative Bretagne a encore progressé au mois d’août. Plus rapidement que pour l’ensemble de la France métropolitaine, dont la situation n’apparait pourtant guère brillante.

Selon les chiffres communiqués par le ministère du Travail, le nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A – c’est-à-dire sans aucun emploi – s’établit à 115 220 pour les quatre départements de la région Bretagne. Ce nombre augmente de 1 530 par rapport à la fin juillet 2011, soit une progression de 1,3%. Sur un an, la variation est de +3 490 personnes, soit 3,1% contre 2,3% en France métropolitaine.

Dans le détail, pour le mois d’août, c’est le département d’Ille-et-Vilaine qui progresse le plus (+1,7%), suivi du Morbihan (+1,5%), des Côtes-d’Armor (+1,2%) et du Finistère (+1%). Sur un an, c’est le département des Côtes-d’Armor qui est le plus touché avec une augmentation de 5,2%, devant l’Ille-et-Vilaine (+3%), le Morbihan (2,6%) et le Finistère (+2,4%).

Le nombre des demandeurs d’emploi des catégories B et C était de 69 990 il y a un an, de 75 210 fin juillet 2011 et de 75 330 fin août, soit une progression de 0,2% sur un mois et de 7,6% sur un an. Pour mémoire, la catégorie B concerne les demandeurs d’emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi, ayant exercé une activité réduite courte (de 78 heures ou moins au cours du mois) ; la catégorie C concerne elle les demandeurs d’emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi, ayant exercé une activité réduite longue (de plus de 78 heures au cours du mois). L’augmentation du nombre des demandeurs d’emploi de ces deux catégories témoigne de la part croissante des petits boulots à temps partiel sur le marché de l’emploi.

Pour l’ensemble des catégories A, B et C les chiffres pour la région Bretagne sont également à la hausse : 190.550 personnes soit +0,9% en août par rapport à juillet. Et sur un an la progression est de 4,9%. En comparaison, pour la France métropolitaine le nombre de demandeurs d’emploi en catégories A, B, C s’établit à 4.148.200 fin août. Soit une hausse de 0,5 % (+20.200) par rapport à fin juillet et une augmentation de 4,3 % sur un an.

Sur le plan national, l’Unedic vient de réviser ses prévisions financières et d’emploi pour 2011 et pour l’an prochain. Alors que le régime d’assurance-chômage prévoyait fin mai une faible hausse du nombre de chômeurs cette année (+12.000), il estime désormais que le nombre des nouveaux demandeurs d’emploi sera de 144.000, soit 132.000 de plus que prévu. Et l’année 2012 ne s’annonce pas meilleure : alors que les prévisions effectuées avant l’été tablaient sur une baisse de 91.000 chômeurs en 2012, le nombre de ceux-ci devrait finalement croître de 123.100.

[Kiosque étranger] Odyssey Marine, compagnie "pirate", touche le gros lot du gouvernement britannique

[Kiosque étranger] Odyssey Marine, compagnie “pirate”, touche le gros lot du gouvernement britannique

27/09/2011 – 16h00
LONDRES (NOVOpress) – Odyssey Marine, une compagnie spécialisée dans la recherche et le sauvetage de trésors sous-marins, vient de conclure un accord avec le gouvernement britannique pour le partage des gains issus du trésor du SS Gairsoppa, un vieux cargo chargé avec 200 tonnes d’argent, coulé par les allemands en février 1941.

Retrouvée à près de 4000 mètres de profondeur, l’épave repose sur le fond, les panneaux de cale ouverts, ce qui va simplifier l’accès à la cargaison pour les robots qui seront envoyés depuis la surface pour explorer le site, où l’attend près de 150 millions d’euros sous la forme de pièces et de barres d’argent convoyée de Calcutta à Londres.

Cette compagnie américaine est connue pour ses méthodes proches de la piraterie, ne s’embarrassant jamais de considérations archéologiques dans sa recherche de métaux précieux.

Un procès retentissant l’oppose toujours au gouvernement espagnol sur la possession de 500.000 pièces d’argent volées dans une épave espagnole, coulée par les Anglais au large de Cadix en 1804. Il est dommage que cet article de Cahal Milmo, un des grands enquêteurs de l’Independent, n’en dise pas un mot.