Le rêve américain : l’histoire d’une arnaque [vidéo]

“Le rêve américain” est un dessin animé de 30 minutes qui montre comment les américains ont été escroqués depuis des années par le gouvernement américain . Comment l’argent est il crée ? Comment fonctionnent les banques ? Pourquoi les prix des logements flambent puis plongent ? Qu’est ce que la FED et quelle influence a-t’elle sur la vie quotidiennes des citoyens américains ?

Un regard divertissant mais percutant sur les agissements du gouvernement américain et des puissances financières.

La communauté juive de France manifeste son attachement à Israël

La communauté juive de France manifeste son attachement à Israël

29/08/11 19h00
PARIS (NOVOpress)
– Plusieurs centaines de membres de la communauté juive de France se sont rassemblés ce dimanche près de l’ambassade d’Israël à Paris pour soutenir l’État hébreu et dénoncer les attaques de ces derniers jours.

Agitant des drapeaux israéliens, les manifestants brandissaient également des pancartes sur lesquelles on pouvait lire : “La France doit combattre les islamistes en Afghanistan, en France et à Gaza” ou “Les terroristes ne sont jamais des activistes”.

Les médias “se comportent comme des relais de la propagande palestinienne, source principale de l’antisémitisme” et “ignorent totalement la souffrance de la population civile israélienne, attaquée lâchement”, a notamment déclaré un représentant du Secours français pour Israël, sans toutefois préciser lequel des médias, de TF1 de Martin Bouygues au Monde de Louis Dreyfus en passant par Libération du Baron Rothschild, était le plus “pro-palestinien” dans son traitement de l’actualité au Proche-Orient.

Les manifestants affirmaient également que “pour combattre les attaques terroristes, les représailles israéliennes sont justifiées, légitimes et légales”.

L’actuel regain de violences dans et autour de la bande de Gaza a déjà fait 15 morts et plus de 50 blessés côté palestinien et un mort et environ 20 blessés en Israël.

Émeutes ethniques à Majorque

[exclusivité] Émeutes ethniques à Majorque

29/08/2011 17h00
MADRID (NOVOpress) – Le mythe de la coexistence pacifique des minorités ethniques ne résiste pas à l’épreuve des faits. Ce matin, à l’aube, un Nigérien résidant à Palma de Majorque est décédé après être tombé de son appartement au quatrième étage du 58 de la rue Tomas Rullan dans le quartier de Son Gotleu.

Cette mort a déclenché de violents affrontements entre une centaine d’Africains et la police locale, lesquels se sont traduits par de nombreuses arrestations et de nombreux dégâts.

Les émeutes ont commencé quand les policiers ont voulu s’approcher du corps de la victime. Ils en auraient été empêchés par une foule d’Africains, au motif qu’« un Blanc ne peut pas toucher le corps d’un Noir ».

L’origine du décès est difficile à déterminer, mais des Africains ont indiqué à la presse locale que l’homme aurait été poussé dans le vide par des agresseurs appartenant à la communauté gitane.

Les Africains, qui sont nombreux à résider de manière illégale à Majorque, reprochent aux forces de police de ne pas les protéger contre les agressions de nature xénophobe et raciste dont ils sont victimes de la part des Gitans établis de longue date sur l’île.

Les associations xénophiles et les partis de gauche, toujours prompts à dénoncer la moindre incivilité dont pourraient être les victimes des étrangers en situation illégale, gardent un silence prudent. De tels incidents ne trouvent pas de place dans leur grille d’analyse.

Ces émeutes démontrent à la classe politique catalane et insulaire que l’immigration illégale a un coût dont les populations locales payent le prix et suscitent la violence. Ces événements sont pain béni pour des formations populistes comme Plataforma per Catalunya, le seul parti qui dénonce clairement les dégâts commis par l’immigration incontrôlée.

[box class=”info”]Crédits photo : Prensa local [/box]

Des Noirs massacrés par des rebelles libyens

Des Noirs massacrés par des rebelles libyens

29/08/2011 16h00
TRIPOLI (NOVOpress) – Le bloggeur congolais Alex Engwete publie des nouvelles du continent noir qui tranchent sur les informations aseptisées de la presse occidentale, trop paralysée par le politiquement correct pour oser rendre compte de ce qui se passe.

Dans un post bien informé, Alex Engwete rapporte des assassinats de Noirs par les rebelles libyens sous couvert de chasse aux mercenaires venus du sud du Sahara.

Il semble que les populations arabes profitent de ces moments d’anarchie pour régler des comptes avec une population nombreuse attirée par les largesses du colonel Kadhafi.

Le dispositif Sarkozy inquiète l'appareil du PS

Le dispositif Sarkozy inquiète l’appareil du PS

29/08/2011 15h00
PARIS (NOVOpress) – Alors que le Parti de gauche tente à Grenoble de se trouver un rôle en prenant la tête d’une croisade « anti Marine Le Pen », le Parti socialiste à La Rochelle s’est doté d’une unité de façade le temps d’un week-end.

En coulisse, les mines sont plus sombres. Les hiérarques du parti savent que le vrai combat vient après la désignation du candidat socialiste à l’issue des primaires, quand il faudra affronter pour de vrai une droite libérale au pouvoir qui n’est pas encore entrée en campagne.

Le discours de clôture d’Harlem Désir (photo ci-dessus), premier secrétaire par intérim, à l’université d’été du PS est très révélateur des inquiétudes de l’appareil dans l’hypothèse probable d’une campagne à couteaux tirés contre Sarkozy.

Jusqu’à présent, les socialistes se montraient rassurés par le lent effritement de Marine Le Pen. Ils souhaitent un score du Front national assez fort pour mettre en péril la droite parlementaire aux élections législatives, mais pas assez pour interdire au candidat socialiste d’être présent au second tour de l’élection présidentielle.

Or, les socialistes constatent avec inquiétude que l’Elysée semble jouer une nouvelle fois la droitisation du discours pour grignoter des points au Front national par la mise en avant de la Droite populaire.

La force des propos d’Harlem Désir est révélatrice ses craintes des socialistes à l’égard de cette stratégie électorale de l’Elysée :

“Oui, l’UMP a organisé en son sein, avec la bénédiction de son secrétaire général, M.Copé, une passerelle, un sas permanent avec l’extrême droite, qui s’appelle la Droite populaire et qui n’a de populaire que le nom puisqu’elle a porté les idées les plus antisociales de ces derniers mois.

Il y en a assez de cette droite rance, qui compare les homosexuels à des animaux, qui demandent des tests ADN pour les immigrés, ou qui veut interdire le droit de grève. La Droite populaire est une droite anti-républicaine, c’est une droite lepeno-compatible couverte cyniquement par la direction de l’UMP et M. Copé pour préparer de futures convergences avec l’extrême droite !

Face à cette droite dangereuse, il faudra faire vivre l’humanisme républicain qui est au cœur de la gauche. Je pense en ce moment aux mots de notre camarade le Premier ministre norvégien : ‘nous répondrons, nous, par encore plus d’ouverture, par encore plus de démocratie.’”

En renforçant la Droite populaire sous la houlette de Thierry Mariani, l’Elysée veut retrouver le soutien d’une frange plus dure de son électorat tentée de voter à nouveau pour le Front national. Cette carte présente aussi l’avantage de partager le fardeau de la droitisation lequel présente un coût médiatique pas toujours facile à digérer.

Enfin, la théorie d’Harlem Désir d’une Droite populaire servant de pont à l’UMP n’est pas dénuée de fondement. Seulement, ce n’est pas forcément le Front national qui pourrait devenir la cible de la Droite populaire.

Le principal grain de sable qui risque de gripper le délicat mécanisme que l’Elysée tente de construire n’est pas le Parti socialiste mais les rivalités internes à l’UMP et notamment la volonté de Jean-François Copé de ne voir qu’une seule tête et de conserver le contrôle de l’appareil sans voir apparaître un courant comme la Droite populaire pour lui aigrir l’existence.

Russie : Juste Cause se veut le parti de la "Grande Europe"

Russie : Juste Cause se veut le parti de la “Grande Europe”

29/08/2011 14h00
MOSCOU (NOVOpress) – Le parti libéral Juste Cause s’est déclaré ce week-end dans son manifeste reprenant les grandes thèses de son programme électoral pour les législatives de décembre 2011 comme “un parti de la Grande Europe. Après Charles de Gaulle, nous proclamons une Europe de Lisbonne à Vladivostok”.

Formée en février 2009, Juste Cause est actuellement dirigée par l’oligarque russe Mikhaïl Prokhorov. Patron d’Onexim, holding spécialisé dans les métaux, et troisième fortune du pays avec 18 milliards de dollars, il souhaite avec ce parti promouvoir une “idéologie libérale, donner la priorité aux droits de l’homme et à l’économie de marché”.

Dans son manifeste, le parti Juste Cause  souhaite “promouvoir une intégration économique maximale avec l’Europe” en formant “un tout avec cette dernière”,en ayant une “monnaie commune” et en assurant “la libre circulation des personnes, des marchandises et des capitaux”, mais “sans adhérer ni à l’UE ni à l’Otan”.

Juste Cause ambitionne de devenir la deuxième formation après Russie Unie, le Parti du Premier ministre Vladimir Poutine.

Crise de l’euro : Laurence Parisot accuse les Etats-Unis de tentative de « déstabilisation »

Crise de l’euro : Laurence Parisot accuse les Etats-Unis de tentative de « déstabilisation »

29/08/11 – 13h00
PARIS (NOVOpress)
– Et si les Etats-Unis avaient cherché à manipuler opinions et médias pour fragiliser l’euro et ainsi détourner l’attention de la crise du dollar et de l’endettement record de leur économie ?

C’est en tout cas la théorie avancée par le patron du Medef, Laurence Parisot, dans une entrevue accordée au Figaro.

« La situation s’est tendue quand la Chine a commencé à faire la leçon aux États-Unis sur leur dette. Les Américains ont sans doute voulu alors repasser le mistigri à l’Europe. On a assisté à une sorte de guerre psychologique et à une tentative de déstabilisation de la zone euro », a notamment déclaré Laurence Parisot.

Prudente sur la terminologie de « complot » contre l’euro et l’Europe, Laurence Parisot n’en évoque pas moins « une orchestration » des rumeurs sur les difficultés européennes depuis Washington et New York, en rappelant notamment : « Voyez les rumeurs sur les banques françaises, qui se sont diffusées immédiatement alors qu’elles étaient absolument infondées, faisant allusion notamment aux difficultés de la Société Générale. Nos banques sont parmi les plus solides au monde. Des unes de médias américains annonçaient pourtant la mort de telle ou telle, et même la fin de la zone euro. Nous sommes passés d’attaques sur l’Espagne à des attaques sur l’Italie, puis sur la France, jusqu’à des rumeurs de dégradation de l’Allemagne la semaine dernière ! »

[box class=”info”] Image : Medef (cc)[/box]

Tous ces délits jugés moins graves que le partage de la culture

Tous ces délits jugés moins graves que le partage de la culture

29/08/2011 – 12h00
NUMERAMA —
Numerama a fait la liste (non exhaustive) des délits dont le législateur estime qu’ils doivent être moins sévèrement condamnés, ou pas condamnés davantage que l’échange de films et de musique sur Internet. Saviez-vous qu’il est plus risqué de télécharger une chanson sur BitTorrent que de profaner un cimetière ?

Mardi, nous vous racontions l’histoire d’un adolescent suédois de 15 ans, dénoncé par sa directrice d’école convoqué au tribunal pour avoir partagé 24 films sur BitTorrent. Nous concluions notre article par cette interrogation et cette réflexion : “À quel moment de l’histoire le rapport de nos sociétés à la culture a-t-il dérapé au point qu’aujourd’hui, un jeune de 15 ans puisse se retrouver jugé par un tribunal pour avoir téléchargé et partagé une vingtaine de films ? Nous le disions récemment à propos du premier ministre britannique David Cameron, qui expliquait les émeutes par un “effondrement moral” de la société : il ne peut y avoir d’échelle morale respectable et donc respectée dans une société qui fait de l’échange d’oeuvres culturelles un délit pénal aussi grave que le vol ou l’agression physique.”

Il est temps de remettre sur la table la hiérarchie des crimes et des délits, pour redonner de la légitimité aux pouvoirs policiers et judiciaires.

En France, le fait de partager de la musique ou des films sur Internet est puni, comme toute contrefaçon, d’une peine maximale de 3 ans d’emprisonnement et 300 000 euros d’amende (article L335-2 du code de la propriété intellectuelle). Certes, la loi Hadopi fait que cette disposition n’est plus utilisée en pratique par les ayants droit ; mais c’est uniquement parce qu’ils préfèrent désormais transmettre leurs adresses IP collectées à la Haute Autorité pour qu’elle sanctionne la négligence de l’abonné à internet, plutôt qu’au tribunal pour qu’il sanctionne le téléchargement illégal. Rien n’empêche un auteur ou un producteur de demander une peine de prison pour un “pirate”.

Il nous paraît donc intéressant de voir quels sont les délits jugés aussi graves (ou pas plus graves) que le piratage par le législateur, et – ce qui est plus révélateur encore, quels délits sont jugés moins graves que l’échange d’oeuvres culturelles. Nous avons donc parcouru le code pénal pour lister dans un premier temps certains des délits punis de 3 ans d’emprisonnement d’amende (et généralement de moins de 300 000 euros d’amende), puis certains des délits punis de moins de 3 ans d’amende. Le résultat nous semble parler de lui-même…

Liste non exhaustive des délits sanctionnés par la même durée de trois ans d’emprisonnement que celle risquée pour la mise à disposition d’œuvres protégées par le droit d’auteur :

  • L’homicide involontaire (art. 221-6 du code pénal) ;
  • Les violences ayant entraîné une incapacité de travail inférieure ou égale à huit jours ou n’ayant entraîné aucune incapacité de travail (art. 222-13) ;
  • La menace de mort lorsqu’elle est, soit réitérée, soit matérialisée par un écrit, une image ou tout autre objet (art. 222-17) ;
  • L’atteinte involontaire à l’intégrité physique d’autrui en cas de violation manifestement délibérée d’une obligation particulière de prudence ou de sécurité (art. 222-19) ;
  • L’expérimentation biomédicale sur une personne sans avoir recueilli le consentement libre, éclairé et exprès de l’intéressé (art. 223-8) ;
  • Le fait de provoquer au suicide d’autrui lorsque la provocation a été suivie du suicide ou d’une tentative de suicide (art. 223-13) ;
  • L’abus de faiblesse (art. 223-15-2) ;
  • Certaines formes de discrimination (art. 225-2) ;
  • L’exploitation de la mendicité d’autrui (art. 225-12-5) ;
  • L’exploitation de la vente à la sauvette (art. 225-12-8) ;
  • Le vol (art. 311-3)
  • L’abus de confiance (art. 314-1) ;
  • L’organisation frauduleuse de l’insolvabilité (art. 314-7) ;
  • La diffusion sur Internet de plans de fabrication de bombes (art. 322-6-1) ;
  • Le fait de participer à une manifestation ou à une réunion publique en étant porteur d’une arme (art. 431-10) ;
  • Le fait de pénétrer dans un établissement scolaire muni d’une arme (art. 431-24) ;
  • L’évasion d’un détenu (art. 434-27) ;
  • Certaines formes d’entrave à la justice (art. 435-12) ;
  • Le faux et usage de faux (art. 441-1) ;
  • L’assistance, propagande ou publicité pour l’eugénisme ou le clonage reproductif (art. 511-1-2) ;

Liste non exhaustive des délits sanctionnés par une peine d’emprisonnement moins longue que pour la mise à disposition d’œuvres protégées par le droit d’auteur :

  • L’exhibition sexuelle dans un lieu public (puni d’un an d’emprisonnement, art. 222-32) ;
  • Le harcèlement dans le but d’obtenir des faveurs sexuelles (1 an de prison, art. 222-33) ;
  • Le harcèlement moral au travail (1 an de prison, art. 222-33-2) ;
  • La violation manifestement délibérée d’une obligation particulière de prudence ou de sécurité exposant autrui à un risque immédiat de mort (1 an de prison, art. 223-1) ;
  • L’atteinte à l’intégrité du cadavre, la profanation de cimetière (1 an de prison, art. 225-17) ;
  • L’introduction dans un domicile par violence (1 an de prison, art. 226-4) ;
  • L’usurpation d’identité d’un tiers (1 an de prison, art. 226-4-1) ;
  • La violation du secret professionnel (1 an de prison, art. 226-13) ;
  • La violation du secret des correspondances (1 an de prison, art. 226-15) ;
  • Le fait de détourner de leurs finalités médicales ou de recherche scientifique les informations recueillies sur une personne au moyen de l’examen de ses caractéristiques génétiques (1 an de prison, art. 226-26) ;
  • L’abandon de famille (2 ans de prison, art. 227-3) ;
  • Le fait de refuser indûment de représenter un enfant mineur à la personne qui a le droit de le réclamer (1 an de prison, art. 227-5) ;
  • Le fait de provoquer les parents ou l’un d’entre eux à abandonner un enfant né ou à naître (6 mois de prison, art. 227-12) ;
  • Le fait de provoquer directement un mineur à la consommation habituelle et excessive de boissons alcooliques (2 ans de prison, art. 227-19) ;
  • Le fait pour un majeur de faire des propositions sexuelles à un mineur de quinze ans ou à une personne se présentant comme telle en utilisant un moyen de communication électronique (2 ans de prison, art. 227-22-1) ;
  • La demande de fonds sous contrainte (6 mois de prison, art. 312-12-1) ;
  • Le fait de ne volontairement pas payer son essence, son restaurant, son hôtel, ou son taxi (6 mois de prison, art. 313-5) ;
  • La destruction d’un bien appartenant à autrui (2 ans de prison, art. 322-1) ;
  • Les sévices graves et cruautés envers les animaux (2 ans de prison, art. 521-1).

A quand la révision de l’échelle pénale ?

[box class=”info”]Article sous licence creative commons. Auteur : Guillaume Champeau pour Numérama, initialement paru le 27/08/2011[/box]

Entretien avec Philippe Vardon, président de Nissa Rebela [audio]

29/08/2011 – 11h00
NICE (NOVOpress) — Quelques jours seulement après avoir réussi à empêcher qu’une seconde mosquée ne s’établisse dans le quartier de la rue de Suisse, à Nice, les Identitaires de Nissa Rebela entendent bien entamer leur rentrée politique sur des chapeaux de roue, en commençant par l’organisation du traditionnel hommage à Catherine Ségurane, héroïne de la cité niçoise.

Entretien avec Philippe Vardon, président de Nissa Rebela, qui nous parle de la rentrée des Identitaires niçois et qui présente également son premier ouvrage intitulé “Éléments pour une contre culture Identitaire”

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Jean Mabire « Européen et Normand »

Jean Mabire, “Européen et Normand”

Dans son numéro 140, (juillet à septembre 2011), la revue Éléments nous présente l’ouvrage que vient de terminer Alain de Benoist, « Bibliographie de Jean Mabire ».

Le livre est édité par l’Association des Amis de Jean Mabire (15 rue de Breuilles, 17330, Bernay Saint Martin – 9 €)

Comme l’écrit Dominique Venner qui a assuré la préface du livre, Jean Mabire fut beaucoup plus que l’auteur des ouvrages qu’il consacra à de nombreuses unités militaires. Il fut d’abord un « éveilleur sans égal, qui donna vigueur et beauté à l’idée normande. »

Jean Mabire se définissait lui même comme « Européen et Normand » et la revue indique que c’est sans doute dans ses romans et nouvelles, dans ses travaux sur les grandes figures de la littérature et de l’épopée normande qu’il donna le meilleur de lui même.

Le travail méthodique d’Alain de Benoist fait l’inventaire de tous les livres publiés ou dirigés par Jean Mabire et nous vous invitons à vous le procurer ainsi qu’à vous inscrire à l’Association des Amis de Jean Mabire pour perpétuer le souvenir de ce grand Normand.

[box class=”info”]Auteur : « Normandie Identitaire » / Crédit photo : AAJM[/box]

L'Hôtel de Ville de Paris à l'heure du Ramadan

L’Hôtel de Ville de Paris à l’heure du Ramadan [vidéo]

La soirée de Ramadan organisée mercredi dernier par le maire de Paris, Bertrand Delanoë (photo ci-dessus pendant la soirée), à l’Hôtel de Ville a créé une vive polémique parmi la classe politique. A cause de son coût (selon les dires de la mairie, 99 000 euros rien que pour pour le repas de l’iftar et la partie culturelle), et de son caractère religieux.

L’Hôtel de Ville de Paris à l’heure du Ramadan [vidéo]

 

D’ailleurs, pour marquer leur opposition, la veille de cette soirée, les militants du Projet Apache avaient collé plusieurs centaines d’affiches autour de l’Hôtel de ville.


Soirée ramadan 2011 à la mairie de Paris par Yann333

Un plan spécial « anti-Marine » pour les troupes de Jean-Luc Mélenchon

Un plan spécial « anti-Marine » pour les troupes de Jean-Luc Mélenchon

28/08/11 – 17h00
GRENOBLE (NOVOpress)
– Qui est l’adversaire principal du « Front de Gauche » de Jean-Luc Mélenchon ? Le capitalisme ? Le « système » ? La banque ? Les exploiteurs ? Non, c’est Marine Le Pen !

En effet, réunis à Grenoble pour leur rentrée, les militants du Parti de Gauche ont planché en atelier spécial sur les moyens d’enrayer la progression de Marine Le Pen.

Il est vrai que Jean-Luc Mélenchon avait prévenu: «Mon adversaire, c’est elle».

Etrange sens des priorités à l’heure de la crise économique et de la précarisation des classes populaires et moyennes, mais c’est avec beaucoup d’attention qu’une centaine d’adhérents, carnets de notes et stylos en mains, ont planché sur le thème: «Comprendre et lutter contre le FN de Marine Le Pen».

Accusée de « chasser » sur des terres qu’ils croient leur être réservées avec son patriotisme social, Marine est donc la cible numéro un des membres de Front de Gauche qui souhaitent « mettre davantage en avant le fait que dans la vie sociale économique et politique de notre pays il y a eu un apport considérable des étrangers dans notre histoire passée, présente et future».

Un discours qui ressemblent étrangement à celui du Medef qui appelle des ses vœux de nouvelles vagues d’immigration pour « soutenir » l’économie.

L'Iran a soutenu les « rebelles » libyens

L’Iran a soutenu les « rebelles » libyens

28/08/11 – 15h20
TEHERAN (NOVOpress)
– Nouveau coup dur pour l’image « démocratique et laïque » de l’insurrection libyenne et du CNT (Conseil National de transition) : la République islamique d’Iran de Mahmoud Ahmadinejad, elle aussi, aurait activement soutenue le mouvement insurgé.

« L’Iran a fourni discrètement de l’aide humanitaire à la rébellion libyenne avant la chute de Tripoli“, a affirmé le ministre iranien des Affaires étrangères Ali Akbar Salehi.

“Avant la chute de Kadhafi, nous avions des contacts avec de nombreux groupes rebelles et nous avons envoyé sans faire de bruit trois à quatre livraisons d’aide médicale et humanitaire à Benghazi“, a-t-il ensuite ajouté

Ces affirmations sont confirmées par le fait que le chef du Conseil national de transition, Moustapha Abdeljalil, a envoyé une lettre de remerciement au président iranien pourtant régulièrement présenté comme le « diable » dans les pays occidentaux.

L’Iran a également “félicité le peuple musulman libyen” après l’entrée des rebelles à Tripoli.

Un soutien qui renforce les inquiétudes concernant le futur poids des islamistes radiaux dans le gouvernement de la Libye.

Quel avenir désormais pour la Libye ? Par Bernard Lugan

Quel avenir désormais pour la Libye ? Par Bernard Lugan

[box class=”info”] Communiqué de Bernard Lugan, 26 août 2011 [/box]

Première remarque : personne ne regrettera le « guide satrape » libyen, ni les attentats qu’il commandita pas plus les provocations devant lesquelles cédèrent avec faiblesse tant de responsables politiques mondiaux. Pour autant, la chasse à l’homme, « mort ou vif », lancée contre lui et ses fils, prime à l’appui, par certains de ceux qui, hier encore, rampaient à ses pieds est insupportable autant que nauséabonde. Elle en dit long sur l’ « ancrage » éthique des futurs responsables libyens…

Cette mise au point étant faite, venons-en aux considérations politiques. Le CNT (Conseil national de Transition) qui a fini par l’emporter grâce à l’Otan étant un volapuk idéologique, l’avenir de la Libye paraît bien sombre. En effet :

Quel avenir désormais pour la Libye ? Par Bernard Lugan – Il s’est agi au départ du mouvement d’une dissidence régionaliste arabo-musulmane née en Cyrénaïque, donc à l’est du pays, renforcée d’une manière opportuniste et tout à fait artificielle par le soulèvement de la minorité berbère vivant dans le djebel Nefusa, à cheval sur la frontière tunisienne, donc à l’ouest. A la différence de la Tunisie et de l’Egypte, rien n’est parti de la capitale, mais de deux régions excentrées.

– L’épicentre de la « révolution » fut la région de Benghazi qui avait des comptes à régler avec le régime depuis la féroce répression d’un précédent soulèvement islamiste. Cette Cyrénaïque dissidente à l’époque ottomane, rebelle durant l’Impero italien et insoumise depuis les années 1990, présente plusieurs originalités : elle est le fief des partisans de l’ancienne monarchie islamo-senoussiste, le phénomène jihadiste y est fortement ancré et la contestation y a reçu le renfort des mafias locales dont les ressources étaient coupées depuis plusieurs mois à la suite de l’accord italo-libyen concernant la lutte contre les filières de l’immigration africaine clandestine.

– Toujours à la différence de la Tunisie et de l’Egypte, et cela a constamment été caché à l’opinion française afin de ne pas écorner l’image « positive » des insurgés, ce soulèvement fut extrêmement violent. Il fut en effet, dans certaines villes tombées aux mains des rebelles, accompagné de la mise à mort d’une manière cruelle et rappelant les méthodes des islamistes algériens, des partisans du régime et parfois même des membres de leurs familles.

– Ce fut donc dans une atroce guerre civile que la France s’immisça pour des raisons officiellement éthiques. Sans son intervention, le colonel Kadhafi aurait repris le contrôle de la situation.

A la date du vendredi 26 août, l’avenir de la Libye est pour le moins incertain. Le CNT qui a annoncé qu’il allait quitter Benghazi pour venir s’installer à Tripoli demande des sommes astronomiques à la « communauté internationale » pour reconstruire le pays prospère qu’il vient de détruire. Pour mémoire, avant les « évènements », la Libye était le pays d’Afrique le plus développé et le chômage des jeunes qui fut un des leviers des évènements tunisiens y était inexistant.

Quel avenir désormais pour la Libye ? Par Bernard Lugan

Bernard Lugan

Politiquement, la tâche qui attend ce mystérieux CNT est immense. Reconnu par la France comme « le seul représentant légitime des populations libyennes » le 10 mars 2011, soit à peine 5 jours après qu’il se fut lui-même pompeusement auto proclamé « seul représentant du Peuple libyen », il s’agit d’un mélange instable et explosif rassemblant des monarchistes senoussistes, des républicains laïcs, des islamistes jihadistes, des islamistes modernistes, des démocrates, des fédéralistes berbères et d’anciens responsables du régime ayant fait défection au gré de leurs intérêts fluctuants. Sa première tâche va être de prendre en compte les véritables rapports de force existant en son sein. Ensuite, il va lui falloir, et cela très rapidement, tenter de trouver une solution constitutionnelle permettant de concilier les constantes tribales, régionales et religieuses avec la définition d’un véritable Etat libyen. Comment s’organisera la Libye de demain ? Là est en effet toute la question. La Tripolitaine et la Cyrénaïque se combattront-elles, partageront-elles le pouvoir ou bien l’une l’emportera t-elle sur l’autre ? Comment va réagir la minorité berbère quand elle constatera qu’elle aura une fois de plus été flouée ?

Avant de se lancer dans cette guerre les autorités françaises ont-elles pris en compte l’hypothèse de l’apparition de guerres tribales et claniques, comme en Somalie ? Ont-elles bien évalué le risque islamiste, éventualité qui ouvrirait un espace inespéré pour Aqmi qui prospère déjà plus au sud dans la région du Sahel ? Vaincre dans une guerre aérienne et électronique sophistiquée un dictateur usé et anachronique dont l’état-major était incapable de coordonner la moindre action militaire interarmes et dont les blindés à bout de souffle manœuvraient quasiment au fanion, presque comme en 1916, est une chose. Gérer une situation géopolitique instable née de cette guerre va en être une autre…

Bernard Lugan

[box class=”info”] Source : Le blog de Bernard Lugan. [/box]

*** Photo en haut de l’article, crédit B.R.Q., licence Creative Commons

Histoire / environnement : éruption volcanique et ère glacière, le volcan de Toba [vidéo]

Histoire / environnement : éruption volcanique et ère glacière, le volcan de Toba [vidéo]

28/08/2011 – 12h00
Une vidéo Arte — Il y a 75 000 ans, en Indonésie, une éruption géante faillit détruire la Terre. Le supervolcan est-il endormi à jamais ?

L’hypothèse d’une gigantesque éruption volcanique survenue entre – 75 000 et – 70 000 ans, d’une puissance peut-être mille fois supérieure à toutes celles que l’humanité a connues jusqu’ici, date de 1994. Il aura fallu aux chercheurs plusieurs années de conjectures, du Groenland au grand lac de Toba, dans le nord de l’île indonésienne de Sumatra, pour trouver la solution d’une énigme géologique et climatologique de dimension planétaire.

Les premiers indices sont relevés en 1988 par le climatologue Gregory Zielinski, qui découvre dans une carotte glaciaire prélevée non loin du Pôle Nord les traces d’une stupéfiante concentration d’acide sulfurique dans l’atmosphère, qui remonte à 75 000 ans. Peu après, à New York, le géologue Mike Rampino, qui étudie la température des océans à partir de minuscules fossiles, relève qu’à la même période, les eaux se sont soudainement refroidies de – 5°C. Un phénomène “catastrophique”, explique-t-il, qui fait songer à l’installation d’un “mini âge de glace” sur une période n’excédant pas un millénaire. Un astéroïde pourrait avoir provoqué ce cataclysme.

Au même moment, le géologue Craig Chesner s’interroge sur la formation du lac de Toba, et envoie pour analyse à son confrère John Westgate des échantillons de sol prélevés sur place. Or, celui-ci cherche l’origine de cendres retrouvées sur une zone asiatique incroyablement vaste, de l’Arabie saoudite à la mer de Chine. Les pièces du puzzle s’emboîtent pour dessiner une hypothèse inédite : celle du “supervolcan”, dont l’éruption, reconstituée ici par images de synthèse, aurait lâché dans l’atmosphère terrestre une épaisse couche de gaz sulfurique, masquant la lumière du soleil. D’où la destruction de toute vie sur des zones entières de la planète, et une possible glaciation, sur laquelle les scientifiques divergent.

Autre mystère, beaucoup plus menaçant celui-là : le supervolcan de Toba pourrait-il se réveiller et provoquer un nouveau cataclysme, synonyme de morts par dizaines de millions ?

[box class=”info”](États-Unis, 2005, 47mn) ARTE F[/box]

« Le Capitalisme à l’agonie » de Paul Jorion

« Le Capitalisme à l’agonie » de Paul Jorion

[box] Paul Jorion au chevet du « capitalisme à l’agonie »

Paul Jorion fait partie des intellectuels qui ont anticipé la crise financière de 2008. Il récidive avec un nouveau livre sur “Le capitalisme à l’agonie“. Marx imaginait que la crise du capitalisme viendrait de la baisse tendancielle du taux de profit. Jorion croit le contraire. Pour lui la crise résulte des méfaits de la concentration du capital dans un petit nombre de mains : baisse de la consommation et donc des débouchés, explosion de l’endettement, investissements spéculatifs. La multiplication des produits spéculatifs a ouvert la voie à une économie casino déstabilisant les prix de manière erratique, nuisant aux choix rationnels des acteurs économiques et déplaçant les revenus vers les spéculateurs au détriment des producteurs (en cas de baisse des prix) et des consommateurs (en cas de hausses des prix). Le tout en multipliant les bulles. Un livre riche et touffu. Bien analysé par « La droite strasbourgeoise » dont nous publions la recension.

Polémia[/box]

« Le Capitalisme à l’agonie » de Paul Jorion Dans son dernier livre,  Le capitalisme à l’agonie  (Fayard), Paul Jorion commence illico par distinguer les trois notions que sont le capitalisme, l’économie de marché et le libéralisme. Distinguo quelque peu utile qui permet de démêler une imbrication qui nous pousse trop souvent à les mélanger.

Pour commencer, nous ferons tout d’abord une seul reproche : celui d’être un peu touche-à-tout et, au-delà du sujet économique, de s’aventurer sur des voies politique et anthropologique sans cadre directeur clair et structuré. L’argumentation se disperse un peu dans tous les sens. En l’absence d’une réelle cohérence, le lecteur finit par perdre le fil de ce que Paul Jorion cherche précisément à démontrer. Trop de pistes sont ouvertes qui finissent par noyer celle qui présente justement le plus d’intérêt. C’est donc seulement au prix d’un certain effort qu’on parvient à extraire la substance active de son argumentation, qui révèle alors toute sa pertinence.

Parier à court terme, le défaut fatal du capitalisme…

La thèse principale du livre repose sur l’idée que le capitalisme – entendu comme le mécanisme qui permet au capital de circuler pour s’investir là où il manque… mais aussi de revenir s’accumuler là d’où il est venu – repose essentiellement sur le principe du jeu et du pari.

C’est derrière ce principe fondateur que vient se cacher le vice de forme du capitalisme, un vice dont personne n’a su voir les effets explosifs une fois atteint une certaine maturité. Ni Marx, ni Keynes. D’où la nécessité de repenser de zéro les alternatives économiques. En somme, plus le capitalisme murit, plus la faille sur laquelle il repose se dévoile et le fragilise. La crise actuelle sanctionne une fin de cycle historique qui nous oblige à imaginer de nouveaux paradigmes économiques. Car le principe du jeu et du pari se retrouve partout et à tous les niveaux du dispositif capitaliste.

Jorion fait dater la bifurcation pour la France à l’année 1885, lorsque les lois qui entravaient les paris sur la fluctuation des prix furent levées. En effet, pour se protéger contre les menaces constantes de surproduction, le capital préfère instinctivement se consacrer à des paris sur les fluctuations des prix, bien plus prévisibles et offrant un rapide retour sur investissement.

Et ce malgré le fait que ces paris ponctionnent des sommes astronomiques sur l’activité de l’économie réelle. Lorsque ces paris portent sur des denrées alimentaires, ils prennent alors un tour criminel.

Parier sur tout… sans scrupule et dans la démesure !

« Le Capitalisme à l’agonie » de Paul Jorion Avant de poser ce constat implacable, Jorion (photo) nous aura préalablement guidés le long d’une stupéfiante descente dans le monde opaque de la finance informatisée. Un monde démentiel où l’hybris des banques ne reconnait plus aucune limite. Après avoir dissimulé les subprimes en les découpant en tranche dans des instruments de dette opaques dits les « CDO » – ce qui leur permettaient notamment de faire endosser le risque à d’autres – les banques mirent au point un nouvel instrument encore plus démoniaque, capable de démultiplier les gains que la dépréciation prévue de ces CDO était susceptible d’occasionner : le « CDO synthétique ».

Il s’agit en fait d’une assurance dont le détenteur n’est pas nécessairement propriétaire du CDO qu’elle assure. Ce qui revient à s’assurer contre le vol de la voiture du voisin. L’aléa moral d’une situation aussi ubuesque se caractérise par une réelle incitation à l’abus. Le CDO synthétique se révèle donc un pur et simple pari… en espérant que la voiture du voisin finisse par être volée ou encore que le CDO pourri qu’on vient de revendre se dévalorisera bel et bien. Les banques, en se portant vendeuses (le vendeur étant en fait celui qui s’assure) de « CDO synthétiques » sur les CDO pourris qu’elles avaient elles-mêmes refilés, ont ainsi tenté de se refaire une santé sans le moindre scrupule, aggravant du même coup la crise. En bout de chaine, ce sont les populations qui payeront l’addition…

Ici encore, il ne s’agit que de pari, ce qui veut dire qu’aucune limite n’existe, ni au nombre des parieurs, ni au montant des enjeux. A titre d’indication, une simple tranche de CDO s’est retrouvée ainsi « objet de pari » au sein de plus de 30 « CDO synthétiques » distincts. Le délire démultiplicateur de l’informatique joint à l’imagination humaine débordante aura définitivement propulsé les bourses en orbite stratosphérique haute ! A titre d’exemple, il évoque également le « high frequency trading » qui permet par des opérations ultra-rapides très nombreuses de pousser le prix dans la direction souhaitée par le manipulateur.

La particularité de ces opérations réside dans le fait que la quasi-totalité des offres d’achat ou de vente est annulée avant même de se matérialiser. Cette pratique a été rendue possible uniquement grâce à l’informatique.

L’objectif final étant de dégager de manière certaine des marges minuscules mais en masse. Pire encore, cette pratique serait sans doute utilisée par les institutions publiques pour réorienter les mauvaises tendances des marchés.

Transparence, où es-tu ?

La transparence est de facto impossible, voire même parfois nuisible. Aussi l’argument invoqué par tous les réformateurs bons teints tombe-t-il de lui-même. En effet, les marchés sont désormais complètement manipulés et évoluent dans l’opacité la plus totale.

Une opacité sciemment organisée et, comme le démontre Jorion, inhérente au bon fonctionnement du capitalisme. Pour étayer son argument, il nous décrit la pratique pernicieuse du « day-trading ». Ce terme désigne l’action cumulée d’un très grand nombre d’intervenants qui guettent les mouvements des gros spéculateurs pour se placer illico dans leur sillage, transformant une simple transaction quelque peu importante en une immense lame de fond qui fausse complètement la valorisation des titres. Parfois même, ce sont les intermédiaires, censés exécuter l’ordre majeur d’un de leurs gros clients, qui précédent son exécution par des opérations personnelles pour leur compte propre, devançant ainsi la hausse ou la baisse prévisible.

Cette pratique, qu’on nomme le « front running », garantit ainsi au courtier une opportunité de gain quasiment assurée. De fait et à cause des effets pervers qu’elle induit, la transparence est donc techniquement impossible. Ce qui appelle en retour une opacité des transactions. Pour se protéger du « front running » et autres « day-trading », les gros acteurs du marché en sont alors venus à créer les « dark-pools ».

A l’intérieur de ces espaces secrets de transaction, les opérations s’exécutent de gré à gré entre acheteurs et vendeurs sans aucune indication des volumes. Seuls les prix de vente et d’achat sont rendus publics. A l’intérieur d’un « dark-pool », les transactions sont donc réalisées dans la plus noire opacité, hors de toute surveillance ou arbitrage…

Tant pis pour la sacro-sainte transparence, sans cesse invoquée et placée au centre des postulats d’un capitaliste passé définitivement hors contrôle et qui accouche, in fine, de tous les démons que renfermaient ses axiomes fondateurs.

Dernière crise avant fermeture définitive

De tout cela, découle le phénomène des bulles spéculatives suivies de krachs en série. Plus la bulle est grosse, plus le krach provoque des dégâts sociaux et sociétaux tragiques. Selon Jorion, la bulle originelle du capitalisme – celle qui depuis plus d’un siècle ne cesse de compliquer les possibilités de spéculer et d’en repousser les limites – est désormais en train d’exploser sous nos yeux.

La machine est devenue un empilement à la fois bien trop instable et complexe pour pouvoir être sauvée. C’est un fait : le capitalisme se nourrit des paris, eux-mêmes bâtis sur des montages pyramidaux déments. Il démontre donc que le capitalisme, suivant son inclination naturelle, repose uniquement sur la logique du jeu qui privilégie immanquablement le court terme et les assemblages hasardeux. Une logique qui finit inévitablement par asphyxier l’économie réelle en la niant. Ce qui alors apparaissait comme un modèle parfaitement huilé et imparablement pragmatique, se révèle de facto frappé d’un vice d’inefficacité, inscrit dans les postulats mêmes qui le fondent.

Dans un tel contexte, un surcroit de régulation ne peut guère être une réponse en soi puisque le problème réside essentiellement dans la logique intrinsèque qui agite toutes les fibres du capitalisme. D’autant plus que la régulation exigerait une transparence qui se révèle techniquement irréalisable.

L’heure de vérité du capitalisme a sonné

Les soubresauts boursiers que nous observons actuellement ne reflèteraient, selon Jorion, que les ultimes malversations afin de « vider la caisse avant fermeture définitive ». Dés lors que les paris ont été légalisés, la spéculation sur les prix, et toutes les manipulations boursières qu’elle a permises, a donné libre cours à un dévoiement orgiaque de la circulation capitalistique dont la démesure est en train de « tuer la bête ».

En guise d’issue, Jorion propose d’interdire les marchés à terme aux spéculateurs afin de ne les réserver qu’aux négociants en marchandise des professions concernées. En s’appuyant sur les antécédents historiques, Jorion démontre qu’une telle mesure est non seulement réaliste mais que c’est même l’inverse, c’est-à-dire le principe de légaliser les gains de jeu, qui à une autre époque avait suscité la controverse.

Cette interdiction, il l’envisage comme une première étape qui, pour autant anodine qu’elle parait, amorcerait une révolution majeure de nos modèles économiques, celle-là même qu’il appelle de ses vœux.

Olrik
La Droite Strasbourgeoise

Paul Jorion, Le Capitalisme à l’agonie, Fayard, mars 2011, 360p.

Source : correspondance Polémia

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Oumage a Segurana : défilé au flambeau de la jeunesse niçoise - 4 septembre

Oumage a Segurana : défilé au flambeau de la jeunesse niçoise – 4 septembre

Pour la neuvième année consécutive, les jeunes Niçois fiers de leur héritage rendront hommage à l’héroïne nissarde Catarine Segurana en défilant aux flambeaux dans la ville.

En 1543, sur les remparts de Nice, Catherine Ségurane, une lavandière, assomma de son battoir à linge un porte-étendard de l’armée turque qui assiégeait la ville et ceci redonna force et ardeur aux combattants niçois. Ainsi, Nice a résisté à ceux qui depuis soixante-dix ans faisaient trembler l’Europe. Les Turcs se replièrent mais en emmenant en esclavage les populations dont ils avaient pu s’emparer.

Renseignements :
NISSA REBELA
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09 50 10 45 40
NR – BP 13 – 06 301 Nice cedex 04
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Une photo et deux vidéos d’années précédentes.

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