Brandebourg : des villages entiers vont disparaître

Brandebourg : des villages entiers vont disparaître

26/11/2011 – 08h30
BERLIN (NOVOpress) –
La crise démographique dramatique qui touche l’Allemagne est plus sensible dans les zones rurales que dans les grands centres.

Le Land de Brandebourg (ex RDA) constitue un parfait cas d’école de cette situation. La très dynamique zone de Berlin, en constante expansion, y côtoie des régions rurales qui dépérissent comme le canton Elbe-Elster (à l’est de Wittenberg et au sud de Berlin) qui connaît un nombre record d’octogénaires et déjà une baisse de 6% de la population.

C’est un cercle vicieux : quand il y a de moins en moins d’actifs pour une population âgée en constante augmentation, l’activité et le niveau de vie baissent, ce qui entraîne en retour le départ des actifs encore restés sur place. « Ce qui est particulier en Allemagne n’est pas seulement que des villages perdent des habitants qui déménagent, mais surtout qu’il n’y a pratiquement plus d’enfants ».

Tout cela entraîne des problèmes d’approvisionnement et de logistique, un surcoût des réseaux d’eau et d’électricité, ainsi que des services sociaux. Des cas similaires ont d’ailleurs été étudiés en Thuringe, mais aussi en Hesse, où il y a déjà des villages de moins de cent habitants, et dont certains ont perdu un cinquième de leur population les cinq ou six dernières années ! Mais la situation est particulièrement alarmante à l’Est, où l’on a observé après la chute du mur en 1989 une baisse telle de la natalité, que la génération suivante en a été divisée par deux.

Le gouvernement du Land doit prochainement se pencher sur ce problème qui reste encore généralement tabou pour le monde politique, car évidemment peu porteur au niveau électoral. Évoquer l’inévitable disparition de villages entiers fait partie de l’impensable, dans une Allemagne certes fortement urbanisée, mais où tout ce qui touche à la vie rurale fait partie de l’identité culturelle.

Le démographe Steffen Kröhnert esquisse plusieurs pistes de réflexion pour tenter de gérer ce problème:

– Il reste très hypothétique de vouloir inciter les personnes âgées à déménager, d’autant que leurs biens sont devenus invendables en des lieux dévalorisés par la présence de maisons en ruine, quelquefois jusqu’aux centre des villages. La télé-médecine et les services en lignes ne remplaceront pas non plus l’indispensable présence humaine. Une des solutions envisageables pourrait être de créer des postes d’infirmières ou de soignants communaux, pour soulager les rares médecins et leur permettre de se consacrer aux cas urgents.

– Le démographe souligne aussi la nécessité de pouvoir obtenir plus d’autonomie pour les régions et les communes. Le pays souffre d’une pléthore de programmes de développement divers, mais qui ont pour point commun de tous venir d’en haut : Europe, gouvernement fédéral, Land. Mais les communes rurales ont peu de moyens financiers et surtout besoin de motivation, pas de buts prédéfinis, et les citoyens accepteraient mieux des décisions non imposées de l’extérieur. Toutefois, ces marges de manœuvre financières autorisant une plus grande liberté d’action devront d’abord être créées.

– Enfin, il y a certes des lieux où la situation pourrait se stabiliser, voire s’inverser, et où de nouvelles activités pourraient s’implanter, par exemple autour de la bio-énergie ou du tourisme. Mais la disparition de nombreux villages semble aujourd’hui inévitable.

[box class=”info”] Données tirées de Berliner Zeitung (en allemand). [/box]

Crédit de l’image : carte Google.

Louis XIV admiré et contesté - La Nouvelle Revue d'Histoire N° 57, novembre 2011

Louis XIV admiré et contesté – La Nouvelle Revue d’Histoire N° 57, novembre 2011

Louis XIV admiré et contesté - La Nouvelle Revue d'Histoire N° 57, novembre 2011

[box class=”info”]La NRH est disponible en kiosque mais on peut aussi se procurer la revue par Internet, par exemple :
feuilleter et commander la revue ici[/box]

“Sur la grandeur et la gloire” éditorial de Dominique Venner

Nul souverain français n’a cultivé la jouissance et le spectacle de la puissance comme le Grand Roi. Suivant le mot qu’on lui prête, « le plus délicieux métier est celui de roi… » Par sa mère, Anne d’Autriche, princesse éduquée à la rigide cour d’Espagne, il avait appris les secrets de l’étiquette qui permettent de creuser une distance abyssale entre le Soleil et les astres de moindre rang. Tout jeune, il avait été initié par Mazarin au jeu des puissances et au maniement des hommes. Il pratiqua ensuite comme personne l’art de domestiquer la fière noblesse française par les chaînes de la vanité. Ainsi fut-elle condamnée à la futilité, un siècle avant d’être livrée à la guillotine.

De Versailles, Louis avait fait le temple permanent de sa gloire, sans économiser sur les extravagances (1). Au regard de la morale et de la simple bienséance, on sait que le Roi Très-Chrétien s’autorisait publiquement des écarts que Bossuet tenta de refreiner. En 1680, survint cependant l’affaire des Poisons dans laquelle fut compromise Madame de Montespan, mère de sept bâtards royaux, qui cherchait à conjurer son déclin de favorite par des excès de sorcellerie. Le traumatisme de cette affaire doucha les ardeurs d’un beau tempérament dont eut désormais à souffrir à peu près seule Madame de Maintenon peu portée sur la chose.

Que le faste et la majesté du souverain soient de puissants instruments de pouvoir est une évidence. Ce qui étonne, par comparaison, c’est l’idée toute différente de la grandeur que pratiquèrent à Rome les Antonins quinze siècles plus tôt, dans la période la plus glorieuse de l’histoire impériale. Pourtant, le pouvoir des empereurs romains était plus étendu et plus lourd que celui du Grand Roi. Ils ne régnaient pas seulement sur un grand royaume, mais sur l’univers. Quel contraste par exemple entre Louis XIV et l’extrême sobriété de l’empereur stoïcien Marc Aurèle. En guise de legs à la postérité, celui-ci n’a pas laissé les splendeurs d’un château sans égal, mais un petit livre qui tient aisément dans une poche, Pensées pour moi-même. Comme son titre le suggère, ce livre ne fut pas écrit pour épater le public, mais pour un usage strictement personnel. De ce fait, il n’a rien perdu de son actualité. Ce n’est en rien un traité du pouvoir, mais un ensemble de réflexions destinées à se gouverner soi-même, à s’améliorer par la maîtrise des passions et la pratique des trois disciplines stoïciennes du jugement, du désir et de l’action.

Ainsi que l’a souligné Pierre Hadot, ancien professeur au Collège de France, biographe de l’empereur et analyste averti de ses Pensées, dans l’Antiquité, un philosophe n’était pas un théoricien de la philosophie, un inventeur de concepts obscurs, mais quelqu’un qui mettait en pratique des principes de vie. Comme le disait Épictète, le stoïcien dont Marc Aurèle fut le disciple : « Mange comme un homme, bois comme un homme, habille-toi, marie-toi, aie des enfants, mène une vie de citoyen… Montre-nous cela pour que nous sachions si tu as appris véritablement quelque chose des philosophes (2) ». En bref, le philosophe antique est celui qui fait un choix de vie et qui, à la façon de Marc Aurèle, peut être donné en exemple.

Nombreux furent les hommes d’État et grands capitaines grecs ou romains qui vécurent ainsi « en philosophe », de Xénophon à Caton d’Utique, ou encore Arrien de Nicomédie, disciple et continuateur d’Épictète, général, proconsul et gouverneur de Cappadoce sous Hadrien.

Ainsi donc, dans notre histoire, il fut une époque où l’on pouvait concilier la puissance, la richesse et la gloire, mais aussi le souci d’une vie supérieure, c’est-à-dire d’une vraie noblesse. Celle-ci se distingue toujours par l’acceptation de devoirs supérieurs en proportion de pouvoirs plus grands.

Dominique Venner

[box] Notes :

1. Louis Dussieux, Le Château de Versailles. Publié initialement en 1885, cet ouvrage érudit a fait l’objet d’une nouvelle édition préfacée par Michel Déon, Editions Jean-Cyrille Godefroy, Paris 2011, 472 p., 39 €.
2. Pierre Hadot, La Citadelle intérieure. Introduction aux Pensées de Marc Aurèle, Fayard, Paris 1997. [/box]

Il y a 41 ans, Yukio Mishima se fit Seppuku

Il y a 41 ans, Yukio Mishima se fit seppuku [video]

25/11/2011 – 17h40
TOKYO (NOVOpress) –
Le matin du 25 Novembre 1970, Yukio Mishima, accompagné de 4 membres de la Société du Bouclier pénètrent à Ichigaya, le quartier général des forces d’autodéfense japonaise et prennent en otage le chef de corps. Fort de cet otage, Mishima réclame l’écoute des militaires de la base, ainsi que de journalistes spécialement convoqués.

Il prononce alors un dernier discours réclamant la mobilisation des forces en présence pour la restauration du Japon traditionnel. Devant les huées de protestation, il écourtera celui-ci.
Une fois ce discours prononcé, Mishima se retire et se fait “Seppuku” (éventration rituelle). Il est environ 12h10.

Cette vidéo est un hommage à l’écrivain, au poète et au défenseur du Japon Traditionnel, rongé par la société de consommation.

Parti socialiste : rififi autour de la diversité !

Parti socialiste : rififi autour de la diversité !

25/11/2011 – 16h45
LYON (NOVLyon) – Au Parti Socialiste, les esprits commencent à sérieusement s’échauffer à l’approche des élections législatives. Après l’attaque brutale de Gérard Collomb à l’encontre de Philippe Meirieu, affublé du sobriquet de « khmer vert » et accusé de pratiquer un certain « terrorisme intellectuel » dans l’agglomération lyonnaise, la lettre adressée (ci-dessous) par Lotfi Ben Khelifa (élu PS et adjoint à la mairie de Vénissieux) à la fédération du Rhône du Parti Socialiste et notamment à son premier secrétaire, Jacky Darne, risque de mettre le feu aux poudres.

Selon l’élu PS de Vénissieux, lors du conseil fédéral du 9 novembre dernier, des « propos indignes » furent échangés entre la « principale collaboratrice » de Jacky Darne et une élue de St-Fons membre de la direction fédérale. Lors d’un débat entre ces deux socialistes sur la réservation de circonscriptions à des élus issus de la diversité lors des prochaines élections législatives, Lotfi Ben Khelifa affirme les avoir entendu dire : « Tu ne vas pas nous faire ton arabe de service » et « Y’en a marre des communautés à qui ont doit réserver des places ».

En tout cas, cette missive montre l’extrême nervosité régnant dans les rangs du Parti socialiste au sujet de la diversité. La semaine dernière, l’accord entre le PS et les Verts concernant une soixantaine de circonscriptions, dont une trentaine gagnables, est très mal passé du côté des instances de la communauté juive. Une petite cuisine électoraliste qui se traduit forcément par des « sacrifiés » du côté PS. A Paris et en banlieue, certains évincés ont même parlé d’antisémitisme.

Selon le président du Crif, Richard Prasquier: « L’effet d’affichage des noms des évincés est désastreux. Il est tentant de parler d’antisémitisme, certains l’ont déjà fait et je me garderai de les suivre. Je pense que nous n’en sommes pas là. Les situations internes des uns et des autres sont différentes, comme le sont d’ailleurs leurs liens avec le judaïsme, la communauté juive organisée ou l’Etat d’Israël. Ce que je sais néanmoins, c’est que plusieurs de ces « évincés » sont garants, dans leur histoire assumée personnelle et familiale, d’une mémoire des persécutions et des luttes communes dont nous ne pouvons accepter qu’elle soit rangée au rayon des vieilles lunes à honorer du bout des lèvres. Plusieurs sont, dans cette agglomération parisienne où la représentation politique juive diminue de façon progressive, des ponts avec la tradition socialiste. Cette tradition historique doit être préservée sans céder aux sirènes de la détestation d’Israël dont malheureusement les Verts ont absurdement fait un de leurs étendards. »

Mondialisation à risques : Air France à nouveau sous le feu des projecteurs

Mondialisation à risques : Air France à nouveau sous le feu des projecteurs

25/11/2011 – 14h30
PARIS (NOVOpress) –
Encore un problème de délocalisation pour la compagnie Air France, et qui aurait pu s’avérer dramatique. Un Airbus A340 soumis à une révision en Chine a dû rester au sol mi-novembre à Boston. Un mécanicien a en effet constaté l’absence d’une trentaine de vis sur un panneau de carénage -qui avait commencé à se détacher en vol-, selon une source AFP. Un manque de professionnalisme patent qui fait dire ironiquement dans le bulletin du syndicat Alter « les A340 font également (comme les Boeing 747) leur grande visite en Chine à Xiamen et le résultat est toujours à la hauteur des ambitions de notre entreprise ! ».

De son coté la compagnie a réfuté tout danger pour les passager lors des vols effectués dans ces conditions. Un porte-parole de la compagnie, qui a confirmé l’incident, a indiqué qu’une enquête interne était en cours.

La pièce en cause est le karman qui ne constitue pas une pièce de structure, faisant dire à un expert du constructeur européen « comme il ne s’agit pas d’une pièce très lourde et étant donné son emplacement, on peut supposer –sous réserve de certaines vérifications–, que si elle s’était détachée, elle serait partie avec le filet d’air » tout en reconnaissant cependant que « lorsqu’une pièce se détache, il y a toujours un risque qu’elle aille percuter une pièce importante. Le trajet d’une pièce est toujours difficile à connaître ».

Un incident qui en rappelle un autre. L’année dernière c’est un Boeing 747-400 qui avait dû être cloué au sol après une grande visite en Chine. Certaines parois de l’avion avaient été repeintes avec de la peinture potentiellement inflammable. L’avion avait volé pendant trois semaines.

Décidément la mondialisation ayant pour corolaire des délocalisations montre chaque jour l’étendue de ses dérives. Tout comme confier la sous-traitance d’opérations de maintenance de haute technicité à la Chine au mépris des vies humaines.

Crédit photo : Manuco, licence CC.

L'Afrique Réelle N°23 - Novembre 2011 : Il n'y a pas eu de printemps arabe

L’Afrique Réelle N°23 – Novembre 2011 : Il n’y a pas eu de printemps arabe

 

Editorial de Bernard Lugan

Cinq grands enseignements peuvent être tirés des élections tunisiennes :

1) Ce vote montre que la Tunisie est coupée en deux puisque les islamistes et leurs alliés totalisent environ 50% des suffrages. Face à eux, les 50% de « laïcs » sont divisés. Les islamistes sont donc les maîtres du jeu.

2) Ce résultat constitue rejet de la greffe occidentale tentée il y a plus d’un demi-siècle par Bourguiba, ce qui montre que l’on ne va pas contre la nature profonde des peuples. L’on a en effet trop longtemps oublié que la Tunisie est un pays musulman, donc non laïc.

3) La laïcité tunisienne était en quelque sorte un luxe réservé à une élite occidentalisée vivant entre Paris et Tunis. Or, cette élite s’est tiré une balle dans le pied en renversant Ben Ali qui lui interdisait certes la plénitude de l’expression politique, mais qui, en revanche, lui permettait de vivre pleinement à l’européenne en pays musulman.

4) Ces élections auront fait bien des cocus, à commencer par les médias français tombés littéralement amoureux de la « révolution du jasmin », laquelle était tout, sauf une victoire de la démocratie et des droits de l’homme tels que leur esprit formaté se l’imaginait.

5) Les Tunisiens vivant en France ont majoritairement voté pour les islamistes, ce qui devrait faire réfléchir les irresponsables qui veulent accorder le droit de vote aux immigrés.

L'Afrique Réelle N°23 - Novembre 2011 : Il n'y a pas eu de printemps arabeEn Libye, où nous n’avons pas assisté à une révolution démocratique, mais à une guerre tribale et régionale dont ont finalement profité les islamistes, le nouveau régime portera une tare originelle. Celle d’avoir été mis au pouvoir grâce et par une intervention militaire de l’Occident immiscé sans raisons dans une guerre civile qui ne le concernait en rien. Comme les nouvelles autorités vont devoir effacer ce péché originel, elles vont immanquablement procéder à une surenchère islamiste à défaut d’être nationaliste car la Libye n’existe pas.

L’affaire libyenne est en définition un échec majeur, sauf pour les militaires français qui ont, une fois de plus, montré leur professionnalisme et leurs compétences, hélas mises au service d’une politique aberrante et qui va se retourner contre nous.

En Egypte, la révolution s’est faite en dehors du petit peuple des fellahs. Ce fut une révolte des citadins et des bourgeois, des privilégiés en somme, qui, comme en Tunisie, renversèrent un dictateur qui limitait leur expression politique et sans voir qu’ils se précipitaient dans un abîme.

On ne cesse de nous répéter qu’en Libye et en Tunisie, l’islam est « modéré ». Certes, mais par rapport à quoi ? A notre propre philosophie héritée des Lumières et fondée sur le contrat social ? La question n’a pas de sens car nous sommes dans deux systèmes de pensée totalement différents et irréductibles l’un à l’autre.

En définitive, le « printemps arabe », n’a existé que dans l’esprit simplificateur des journalistes comme nous l’expliquons dans ce numéro 23 de l’Afrique Réelle.

 

Sommaire

Actualité
-Il n’y a pas eu de “printemps arabe” en Afrique du Nord
– L’Algérie, un vaisseau fantôme au milieu des écueils

Dossier : pour en finir avec le mythe du “massacre” des Algériens à Paris le 17 octobre 1961
– L’état des connaissances
– Le “massacre” du 17 octobre 1961 : vérités et légendes
– Rapport sur les archives de la Préfecture de police

Denis Parest : « La gauche a trouvé dans la gentillesse l’instrument de sa nouvelle politique »

Denis Parest : « La gauche a trouvé dans la gentillesse l’instrument de sa nouvelle politique »

3793 : tel est le numéro sous lequel a été enregistrée la proposition de loi du député socialiste de la Gironde Michèle Delaunay, proposition votée à l’unanimité par l’assemblée nationale ce mercredi 23 novembre 2011. Au cœur de cette proposition de loi, un projet bien peu controversé : le rallongement des congés exceptionnels accordés aux salariés en cas de décès d’un proche.

Une loi votée à l’unanimité, c’est une loi sur laquelle tout le monde est d’accord. Or, connaissant l’appétence de nos politiques à la chicanerie, pour qu’une loi recueille l’accord de tous, il faut vraiment qu’elle soit parfaite, tellement parfaite qu’elle n’offre aucune prise, aucun défaut sur lequel s’agripper, rien qui puisse justifier une pique à l’occasion de la prochaine campagne électorale.

Une fois admis que le but d’un politicien est de faire de la politique, c’est-à-dire d’être élu, la perfection d’une loi ne se juge pas à l’aune de ses qualités rédactionnelles ou de la justesse de raisonnement qui la guide. Le seul critère de la perfection d’une loi est son caractère tellement bon et généreux que l’on ne saurait s’y opposer sans être très méchant. Et qu’y a-t-il de mieux pour voter une loi si bonne et si généreuse que de s’immiscer dans la douleur des familles endeuillées, en exprimant l’empathie de la nation? Comment s’opposer à un tel geste de compassion sans passer pour le pire des salauds ?

Depuis longtemps, on observe un glissement de la classe politique vers la gauche. Convertie à l’interventionnisme étatique et au dirigisme économique tout en ayant abandonné tout patriotisme et tout conservatisme social, la droite des années 2010 aurait été un siècle plus tôt la tendance molle d’un parti radical de gauche. Quant à la gauche, prise en étau entre cette droite abâtardie et un marxisme en état de putréfaction avancée, elle n’a guère d’autre choix pour survivre que de livrer un combat politique d’un nouveau genre dirigée par un sentiment unique : la gentillesse.

S’adressant à un public dont le niveau intellectuel s’effondre aussi vite que sa mémoire, qui ne maîtrise plus ni pensée ni parole, dont le centre de réflexion est descendu de la tête à l’estomac (voire un peu plus bas), la gauche a trouvé dans la gentillesse l’instrument ultime et imparable de sa nouvelle politique. La campagne présidentielle qui s’ouvre en apporte chaque jour de nouvelles illustrations, et cette stratégie pourrait être payante. Car, dans un pays qui s’auto convainc constamment d’être en crise, où les citoyens sont persuadés d’être malheureux, comment ne pas avoir envie de croire aux belles histoires ? Et au point où nous en sommes, qu’y risque-t-on, après tout ?

Le seul hic, c’est que si l’on gouverne par la gentillesse, il serait (évidemment) particulièrement méchant de la limiter, de lui faire obstacle ou de la discuter. Contredire ou s’opposer à la gentillesse ? Cela ne peut être que le fait d’un méchant, qui, puisqu’il est méchant, ne doit pas être écouté, ni même laissé en vie. On a déjà vu ça, il y a quelques décennies, un peu plus à l’est. Cent millions de méchants y ont perdu la vie.

Alors non, les socialistes français ne tuent personne (du moins après la naissance) et ne sont probablement pas prêts de le faire. Mais méfions-nous de la pente sur laquelle ils s’engagent. A vouloir gouverner sous la plus parfaite des bannières, on finit par sombrer dans le pire.

[box class=”info”] Source : Tribune Libre de Denis Parest pour Infos Bordeaux [/box]

Pluvieuse la Bretagne ? L’Ille-et-Vilaine en panne sèche

Pluvieuse la Bretagne ? L’Ille-et-Vilaine en panne sèche

25/11/2011 – 10h00
RENNES (NOVOpress Breizh) – Pluvieuse la Bretagne ? La mauvaise réputation du pays est en passe d’être démentie. Le préfet d’Ille-et-Vilaine vient en effet de prendre un arrêté de vigilance sécheresse face au manque d’eau constaté dans le département.

En cette fin novembre, les nappes phréatiques, notamment dans le nord du pays sont au plus bas. Déjà en octobre le préfet du Finistère avait demandé que la consommation d’eau soit limitée. Aujourd’hui c’est au tour de son collègue d’Ille-et-Vilaine de prendre des mesures. La situation est en effet particulièrement préoccupante dans le nord de ce département.

« Sur certaines retenues, nous sommes à moins de 13,5 mètres de la hauteur normale », a déclaré aujourd’hui sur Europe 1 le président du syndicat des eaux de Beaufort, Jean-Francis Richeux, qui gère la région de Saint-Malo. Actuellement, il est obligé de faire venir de l’eau des Côtes-d’Armor, où les retenues de secours de ce département diminuent très rapidement.

Si la sécheresse continue, il faudra réduire la pression dans les tuyaux, voire couper l’eau à certains moments de la journée. Le directeur des territoires et de la mer à la préfecture d’Ille-et-Vilaine a appelé, sur Europe 1, « les gens à avoir un comportement citoyen ». « On peut espérer que le climat breton nous aide et qu’il commence à pleuvoir et qu’au cours du mois de décembre et du mois de janvier on puisse rétablir une situation normale » a-t-il affirmé. Quinze jours de pluie devraient permettre de rétablir la situation.

Crédit photo : Tomas Castelazo. Licence CC.

Bruits de botte au Kosovo

Bruits de botte au Kosovo

25/11/2011 – 08h30
PRISTINA (via le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) –
La situation semble se tendre au Kosovo. Il faut peut être y voir un rapprochement entre la Serbie et la Russie, donnant plus de poids géopolitique au gouvernement serbe pour ne pas lâcher le territoire historique de son peuple.

Hier, le ministre serbe de l’Intérieur, Ivica Dacic, a déclaré qu’une attaque contre les Serbes du Kosovo équivaudrait à une attaque contre Belgrade. Avant d’ajouter : « La Serbie ne restera pas les bras croisés ». Cette déclaration était adressée clairement au Premier ministre kosovar, Hashim Thaçi.

La situation à la frontière administrative entre la Serbie et le Kosovo s’est aggravée en septembre 2011, suite à la prise de contrôle par les Kosovars albanais de plusieurs postes douaniers situés dans les régions peuplées de Serbes. Les Kosovars musulmans sont aidés dans cette mission par la Mission policière de l’UE (Eulex) et la Force internationale de sécurité (Kfor) placée sous le commandement de l’Otan.

[box class =”info”]Crédit photo : capture d’écran d’une vidéo montrant les affrontements de juillet 2011.[/box]

Turin : une étudiante turque exige une salle de prière à l’Université

Turin : une étudiante turque exige une salle de prière à l’Université

24/11/2011 – 18h30
TURIN (NOVOpress) – « L’islamiste turque demande une mosquée à l’Université » : c’est le titre-choc du site d’information Libero-news, accompagné d’une photo de femme en burqa. Et Libero-news d’ajouter : «Non, nous ne parlons pas de l’université du Caire mais de celle de Turin ».

Quel que soit le résultat de sa démarche, Melek aura en tout cas réussi à faire parler d’elle. Melek est une jeune étudiante turque, qui doit commencer ses cours à la Faculté des sciences de l’université de Turin à partir de décembre. Elle a écrit au secrétariat pour demander qu’une salle soit mise à sa disposition pour effectuer ses prières musulmanes quotidiennes. Sa demande a été transmise à la présidence de l’Université, qui a répondu qu’elle devait en discuter avant de prendre une décision : « Nous n’avons évidemment aucun préjugé mais il est juste de poser la question en lui attribuant l’importance qui convient, sans la réduire à une simple question de place ».

Les associations musulmanes italiennes ont apporté leur soutien à Melek. Les étudiants musulmans déjà présents à l’université de Turin ont détaillé les difficultés qu’ils trouvaient à remplir sur place leurs obligations coraniques. Khaled Elsadat, originaire du Caire, en Italie depuis quatre ans, vice-responsable des Jeunes musulmans d’Italie, raconte que ses amis et lui ont calculé l’emplacement de La Mecque avec la boussole de leur iPhone, puis trouvé un emplacement sous un escalier pour stocker une trentaine de tapis de prière. Dalia Elbrashy, porte-parole des Jeunes musulmans d’Italie, fait pour sa part ses prières à la bibliothèque, en choisissant un coin où personne ne passe : « Mais faire les ablutions prescrites avant la prière est un problème dans les toilettes communes ». L’année dernière, un groupe d’étudiants musulmans avait déjà écrit à l’Université pour demander un espace de prière, mais sans résultat, « en partie probablement à cause de leur italien hésitant ».

Dans le contexte italien actuel, alors que le lobby immigrationniste presse le nouveau gouvernement d’imposer le multiculturalisme à marche forcée, la demande de Melek a suscité de vives réactions politiques. Pour la vice-présidente du Popolo della Libertà (centre droit) au Conseil régional du Piémont, Augusta Montaruli, la demande de l’étudiante « est une provocation qui doit être renvoyée à l’expéditeur ». « Pendant des années , ajoute Augusta Montaruli,  le mouvement des étudiants de droite a demandé que, à l’intérieur de l’Université, il puisse y avoir un lieu de prière pour tous les catholiques pratiquants. On nous a toujours refusé tout net au nom de la laïcité de l’institution. Cette même laïcité doit valoir à plus forte raison pour les musulmans, qui diposent de plusieurs lieux pour se réunir et prier dans la ville, y compris à proximité de l’Université ».

Pour le président du groupe régional de la Ligue du Nord, Mario Carossa , « cette demande des musulmans pour la religion et la création de lieux de prière partout où ils se trouvent, est une véritable obsession ». Rappelant lui aussi que l’université de Turin ne disposait d’aucune chapelle pour les étudiants catholiques, Carossa a ajouté : « Si cette étudiante turque s’intéresse tellement à notre université, je l’invite à penser à l’étude et non aux moyens de transformer la maison de la science, qui par définition est laïque, en énième lieu de prière ».

[box class=”info”]Crédit photo : copie d’écran du site Libero-news[/box]

"Le Mensuel de l'Observatoire", nouveau magazine de l'Observatoire de l'islamisation (audio)

“Le Mensuel de l’Observatoire”, nouveau magazine de l’Observatoire de l’islamisation [audio]

24/11/2011 – 17h00
PARIS (NOVOpress) –
Un nouveau journal a fait son apparition en novembre : Le Mensuel de l’Observatoire, publié par l’Observatoire de l’islamisation (40 pages au format A4).

Pourquoi avoir lancé ce mensuel ? Quel est l’objectif recherché ? La montée de l’Islam est-elle une fatalité ? Un danger ? Pour en parler, Joachim Veliocas, directeur de l’Observatoire, répond aux questions de Novopress.

Propos recueillis par Yann Vallerie pour Novopress

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[box class=”warning”]Le mensuel est envoyé par mail au format PDF.  Achat au numéro : 7 euros.  Abonnement pour 12 numéros 70 euros + en cadeau le livre “Ces Maires qui courtisent l’islamisme” dédicacé, 270 pages (valeur 20 euros)[/box]

[box class=”info”]Crédit photo : DR[/box]

BHL ou l'ambiguïté franco-israélienne

BHL ou l’ambiguïté franco-israélienne

24/11/2011 – 16h00
PARIS (NOVOpress) –
« J’ai porté en étendard ma fidélité à mon nom et ma fidélité au sionisme et à Israël ». « C’est en tant que juif que j’ai participé à cette aventure politique, que j’ai contribué à définir des fronts militants, que j’ai contribué à élaborer pour mon pays et pour un autre pays une stratégie et des tactiques ». « Je ne l’aurais pas fait si je n’avais pas été juif »

Ces propos, que Bernard-Henri Lévy a tenus le 20 novembre 2011 lors de la première convention nationale “Demain, les juifs de France” (organisé par le CRIF), provoquent plusieurs interrogations : comment l’Etat français, souverain, a-t-il pu amener dans ses valises un écrivain, dépourvu de toute légitimité populaire, à la table des négociations visant à la chute du colonel Kadhafi ? Comment quelqu’un qui se définit comme un fidèle d’Israël peut-il faire partie d’une délégation du ministère français des Affaires étrangères ?

Ces propos émanant d’un “diplomate français” autoproclamé  (avec l’aval du président de la République Nicolas Sarkozy) confirment que la France, en donnant mandat à ce type de personnage, a décidément abandonné toute volonté politique pro-arabe au moyen et au proche Orient, préférant devenir le valet d’un axe américano-sioniste qui ne se cache même plus.

Les récentes menaces d’Alain Juppé envers l’Iran semblent confirmer ce choix, qui risque de peser lourd dans la vision qu’ont les pays arabes de la France, qui avait jusqu’à présent toujours été considérée comme un partenaire privilégié.

[Tribune libre] L'Union européenne contre l'Europe, par Andrea Massari

[Tribune libre] L’Union européenne contre l’Europe, par Andrea Massari

[box class=”warning”]Tribune libre publiée avec l’aimable autorisation de Polémia.[/box]

Le sentiment européen a pris son essor après 1945. L’Union européenne s’est alors construite autour d’un slogan : « L’Europe c’est la paix ». Aujourd’hui le souvenir des guerres entre Européens s’efface au moment où l’Union européenne multiplie les causes de friction entre Etats et entre peuples. « L’Europe c’est la paix » mais l’Union européenne c’est une source de multiples conflits. Explications.

La confusion entre l’Union européenne (institution politico-bureaucratique politiquement correcte) et l’Europe (héritage culturel et mythologique) est un mensonge qui fait beaucoup de mal. Car ce qui va de travers est attribué à l’Europe alors que ce qui est en cause, c’est l’Union européenne et son idéologie néfaste.

Destruction des frontières et conflits de frontières

En fait, la destruction des frontières et la volonté générale de normalisation et de centralisation dressent les Européens les uns contre les autres :

– ce sont l’Irlande et la Pologne qui s’opposent à propos des immigrés polonais en Irlande ; ou la Roumanie qui entre en conflit avec les autres pays à propos des Roms ;
– ce sont l’Italie et la France qui se chamaillent à propos des migrants clandestins de Lampedusa ;
– c’est le Danemark qui se fait gourmander quand il rétablit des contrôles à ses frontières ;
– ce sont les pays du nord qui ne veulent pas payer pour les pays du sud, appelés avec mépris les pays de « Club Méd » ;
– ce sont les pays du sud qui se sentent humiliés par les pays du nord qui veulent racheter leurs îles et leurs côtes ;
– ce sont les petits pays qui regimbent devant les diktats des plus grands.

« L’Europe c’est la paix » est un slogan qui parle encore aux générations qui ont connu la guerre. Mais dans la réalité d’aujourd’hui, c’est de la novlangue, car l’Union européenne – qui n’est pas l’Europe – est un multiplicateur de conflits entre Européens.

L’euro et le retour de la germanophobie

Billets eurosL’euro a imposé une monnaie unique à des pays qui ne constituaient pas une zone monétaire optimale. L’euro a imposé le même carcan monétaire à des pays de culture économique et monétaire différente. La monnaie commune était une idée heureuse, la monnaie unique une idée dangereuse.

Aujourd’hui les craquements de l’euro – sorte de mark continental – développent l’acrimonie entre Européens. Les Allemands se plaignent de l’irresponsabilité et de la nonchalance de leurs voisins. La France et les pays du sud répondent que le modèle allemand n’est pas généralisable : pour une raison simple, l’Allemagne réalise ses excédents commerciaux non sur le reste du monde (elle a eu, en 2009, 19 milliards de déficit commercial sur la Chine) mais sur les autres pays européens. Si les voisins de l’Allemagne s’alignaient sur le modèle allemand, l’Allemagne plongerait dans la déflation.

Cette analyse objective s’accompagne souvent de commentaires germanophobes : sur le site Atlantico, l’essayiste Jean-Luc Schaffauser, qui se présente comme « Alsacien, Germain et Français », écrit : « Il revient à la France, avec l’appui de l’Espagne et l’Italie, et d’autres pays de l’Europe du Sud, de contenir le démon allemand. A défaut, l’Europe n’aura aucune chance de survie. Nous sommes, en effet, en train d’aller vers une Europe allemande, c’est-à-dire vers plus d’Europe du tout ! L’Allemagne, après avoir détruit deux fois l’Europe, risque fort de la détruire une troisième fois par la guerre des temps modernes, la guerre économique. L’Allemagne a besoin d’une correction ; sa correction, c’est la vérité sur sa politique ! ». « Europe allemande », « démon », « correction » : derrière une analyse économique rationnelle, c’est le retour d’un vocabulaire stigmatisant, culpabilisant et diabolisant, peu propice à l’amitié entre les peuples.

Dans le même esprit un auteur des Echos avait sérieusement envisagé que l’Allemagne prenne en charge la dette grecque au titre de « réparations » dues pour la Seconde Guerre mondiale pourtant officiellement terminée il y a… deux tiers de siècle.

La faute de l’Union européenne : ne pas s’être (op)posée face au reste du monde

L’Union européenne a un marché unique et une monnaie unique mais elle n’a pas de politique commerciale face au reste du monde. L’Union européenne est la zone économique la plus ouverte du monde ; son déficit commercial n’est pas dû à ses faiblesses économiques mais à ses faiblesses politiques. Son tort est d’accepter le dumping social et environnemental des pays émergents ; son tort est d’accepter les pratiques commerciales déloyales de ses principaux concurrents ; son tort est d’accepter sans réagir la politique mercantiliste de la Chine qui impose un yuan sous-évalué tout en exigeant des exportateurs européens qu’ils transfèrent leur technologie et abandonnent, de facto, leurs droits de propriété intellectuelle.

Hémicycle du parlement européen

Hémicycle du parlement européen

L’Union européenne a une monnaie unique mais elle n’a pas de politique financière commune. Elle se trouve donc exposée aux pratiques prédatrices de la finance anglo-saxonne. Les déficits budgétaires américains et britanniques sont supérieurs à ceux de l’Italie et de la France ; leur endettement public et privé est aussi supérieur : pourtant la spéculation (« les marchés ») s’attaque à l’Italie et à la France, non, pour le moment du moins, aux Etats-Unis et à la Grande-Bretagne. La raison en est simple : les banques centrales anglo-saxonnes rachètent la dette des Etats anglo-saxons ; la Banque centrale européenne ne rachète pas (elle n’en a d’ailleurs pas le droit) les dettes des Etats européens. Résultat : la masse monétaire créée par les Anglo-Saxons est disponible pour spéculer sur les dettes européennes. Inspiré par l’Allemagne, le modèle monétaire de la BCE est sans doute vertueux mais il n’est pas tenable dans un monde complètement ouvert. L’Union européenne devra choisir : réglementer et protéger son marché financier ou faire, comme les autres, fonctionner la planche à billets.

L’Union européenne cherche à construire un gouvernement économique commun mais les personnalités mises en avant appartiennent toutes à la superclasse mondiale : le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, est un homme du Bilderberg et de la Trilatérale ; comme l’est Mario Monti, le nouveau premier ministre italien, par ailleurs ancien de Goldman Sachs ; tout comme Mario Draghi, le nouveau président de la BCE. Ce qu’on appelle la « gouvernance européenne » est de fait au service de la finance mondialisée.

L’Europe, une figure singulière face aux trois impérialismes : américain, musulman, chinois

Les peuples et les nations européennes sont en train de reprendre leurs chicaneries.
Pour deux raisons :
– l’Union européenne veut leur imposer des règles communes qui ne leur conviennent pas ;
– et dans le même temps l’Union européenne les livre pieds et poings liés à trois impérialismes :
•l’impérialisme financier des Etats-Unis et de la superclasse mondiale ;
•l’impérialisme commercial des Chinois ;
•l’impérialisme migratoire et civilisationnel des musulmans.
En face de cela, l’Europe ne peut survivre qu’en retrouvant le sens de son identité, de ses frontières et de ses intérêts. L’Europe a des concurrents, des adversaires, des prédateurs et même des ennemis. Son problème c’est que l’Union européenne ne veut pas en tenir compte.

[box class=”info”]Crédit photo : Nasa/Wikipédia sous licence Creative Common, DR, Alina Zienowicz/Wikipédia sous licence Creative Common. [/box]

Selon une étude universitaire, l’Ecosse et le Pays basque auraient intérêt à prendre leur indépendance

Selon une étude universitaire, l’Ecosse et le Pays basque auraient intérêt à prendre leur indépendance

24/11/2011 – 13h30
MADRID (NOVOpress Breizh) –
Selon les conclusions d’une étude menée par une équipe de chercheurs espagnols, français, russes et américains, l’Ecosse et le Pays basque sont les nations qui, en Europe, gagneraient le plus – du moins sur le plan économique – à se séparer des pays auxquels ils appartiennent actuellement. Une enquête originale, tant par son objet que par sa méthode, qui pourrait concerner beaucoup d’autres régions, en France et en Europe – à commencer par la Bretagne.

EcosseRévélée par l’Express, cette étude a été réalisée sous la direction d’Ignacio Ortuño Ortín dela Carlos III University of Madrid, en collaboration avecla New Moscow School of Economics (Russie),la Southern Methodist University de Dallas, (USA) et la « Toulouse School of Economics » – in french  « l’École d’économie de Toulouse » – une des meilleures d’écoles d’Europe en sciences économiques. 

A partir d’un modèle mathématique qui évalue les avantages économiques pour les pays à se regrouper ou au contraire à se séparer, les chercheurs de ces universités  sont arrivés à la conclusion que le Pays basque aurait intérêt à quitter de l’Espagne et l’Ecosse du Royaume –Uni. Le modèle se fonde non seulement sur le potentiel économique des pays – rien de surprenant – mais aussi sur leur identité culturelle, ce qui est plus original. 

L’identité culturelle étant délicate à évaluer avec précision, l’équipe d’universitaires a donc eu l’idée, pour évaluer ce facteur, de se fonder sur la génétique des populations, estimant à juste titre que la distance génétique des nations est un indicateur fiable de leur plus ou moins grande proximité culturelle. Une approche on le voit très novatrice, fort éloignée du conformisme idéologique dominant, même si les hypothèses retenues ne prennent en compte que le seul intérêt économique des pays, les aspects géopolitiques étant notamment écartés.

Pays basqueSur cette base, l’étude a envisagé par exemple les meilleures alliances que les pays européens devraient conclure entre eux au cas où l’Union européenne éclaterait. Dans ce schéma, l’Autriche devrait par exemple s’allier avec la Suisse, le Danemark avec la Norvège- ce qui n’a rien de bien surprenant – et la France…avec le Royaume Uni – ce qui parait plus original. Selon les chercheurs, il existe aussi des cas où les avantages entre pays ne seraient pas réciproques : ce serait notamment celui de l’Espagne, qui pourrait tirer avantage à s’unir à la France, alors que le contraire ne serait pas exact. 

Enfin, toujours selon Ignacio Ortuño Ortín, si l’Union européenne devait se maintenir et adopter une gouvernance économique et budgétaire commune, quatre pays seraient bénéficiaires : le Portugal,la Grèce, l’Irlande etla Finlande qui devraient en profiter le plus avec des augmentations de richesse de respectivement 13%, 11,9%, 8,9% et 8%. Par contre l’Allemagne,la France et l’Italie pourraient être les grands perdants.

7000 détenus sans droits dans les geôles de la « nouvelle Libye »

7000 détenus sans droits dans les geôles de la « nouvelle Libye »

24/11/11 – 12h15
TRIPOLI (NOVOpress)
— Après les exécutions sommaires, l’interdiction du divorce et le retour de la polygamie via la Chiara, voici les détentions arbitraires massives. Décidément, le visage de la « nouvelle Libye », fondée à coup de missiles français par messieurs Nicolas Sarkzozy et Bernard-Henri Lévy, est loin d’être aussi « démocratique » qu’on a bien voulu nous faire croire en nous jouant l’air bien connu du « méchant dictateur combattu par les forces de la liberté ».

En effet, selon un rapport du secrétaire général de l’Onu Ban Ki-moon, les nouvelles autorités libyennes détiennent plus de 7 000 personnes privées de toute protection juridique. La majorité de ces prisonniers sans droits sont originaires de l’Afrique subsaharienne.

Le rapport précise que ces prisonniers “sont privés de toute garantie juridique en l’absence d’une police et d’une justice en état de fonctionner“, les groupes paramilitaires ne faisant aucune distinction entre les mercenaires pro-Kadhafi venus des pays voisins et le reste des Africains travaillant simplement en Libye. Il s’agirait donc purement et simplement d’arrestations arbitraires à connotation raciste.

Crédit photo : Dar, via Flirckr (cc)

Parrainages présidentiels : Speed dating au Congrès des maires de France

Parrainages présidentiels : Speed dating au Congrès des maires de France

[box class=”info”] Les candidatures à l’élection présidentielle échouent souvent sur l’obstacle des 500 parrainages obligatoires. Le Congrès des maires de France, qui se tient cette semaine, est donc un point de passage obligé pour les postulants à l’Elysée. [/box]

Ça drague sévère, au congrès de l’Association des maires de France (36000 membres), qui se tient du 21 au 24 novembre à Paris. On y croise notamment nombre de petits candidats à la présidentielle venus courtiser, entre deux tables rondes, les principaux détenteurs des précieuses signatures… En effet, les élus les plus sollicités par les postulants à l’Elysée sont les maires de petites communes, très nombreux et moins engagés dans des structures partisanes que les parlementaires ou les élus des grandes villes.

Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la république, y vient presque en touriste, puisqu’il dit avoir déjà 380 promesses de signatures… Un chiffre identique, ce pendant, à celui qu’il annonçait déjà il y a deux mois! Mais contrairement à 2007, où il n’avait pas pu se présenter, il assure qu’il aura une récolte suffisante pour se soumettre au suffrage des Français.

Idem pour Jacques Cheminade, président du groupuscule de gauche Solidarité et Progrès, qui aurait déjà plus de 500 parrainages pour la présidentielle! Pour Philippe Poutou, du Nouveau parti anticapitaliste (NPA), en revanche, c’est l’inverse: encore moins connu que Cheminade, le candidat quasi anonyme du NPA annonce en avoir 250, mais oscillerait, lui, entre 100 et 150 promesses de signatures, risquant fort de ne pas dépasser ce chiffre de beaucoup… Une candidature plutôt mal barrée, donc, pour une extrême gauche qui peine à se faire entendre en dehors des médias et de l’électorat des quartiers de bobos.

Les parrains sont tenus par la famille

Jean-Pierre Chevènement, bien que tardivement entré en compétition, semble marcher sur l’eau (ou être totalement inconscient). Son équipe refuse de communiquer sur les chiffres, mais se dit « résolument optimiste et parfaitement dans le bon rythme par rapport au calendrier ».

Eva Joly, candidate des Verts, prétend que sa quête « avance bien » et estime qu’il n’y aura « pas de problème » pour se présenter. Un enthousiasme que ne partage pas Frédéric Nihous, président de CPNT-Le mouvement de la ruralité, qui se rendra au congrès ce jeudi. Il aurait déjà 140 promesses d’élus et espère bien augmenter son stock grâce à ce rendez-vous…

Même si l’expérience a montré, tout particulièrement durant les précédentes éditions de ce congrès, que les promesses (de signature) n’engagent que ceux qui y croient. Selon Nihous, « il faut dépenser beaucoup d’énergie pour convaincre les maires un à un ».

Beaucoup restent en retrait, craignant de déplaire à un président de communauté de communes qui pourrait ne pas leur accorder les sub ventions pour construire l’indis pensable rond-point fleuri à l’entrée de la ville; ou, soumis à un grand parti, attendent un signal fort de Paris ou du député local… Bref, ils ne signent pas.

Christine Boutin, présidente du Parti chrétien-démocrate, tombe d’ailleurs des nues. Celle qui disait récemment à Radio Courtoisie n’avoir « aucun problème » pour récolter 500 parrainages s’aperçoit que les choses sont loin d’être jouées.

Pour l’instant, elle n’aurait pas plus de 100 promesses, même si son équipe de campagne en annonce 300! De fait, sur les 700 maires qui avaient accordé leur soutien à Christine Boutin en 2002, 50 % ne sont plus en place aujourd’hui.

Et les autres semblent réticents ou engagés au profit d’un autre candidat.

Ces voix manquantes profiteront- elles au fondateur du Conseil re présentatif des associations noires de France (Cran), Patrick Lozès? Ce dernier, en effet, se dit certain d’avoir ses 500 signatures! Celui qui entend défendre « l’ascension sociale » des immigrés avec un slogan à la limite de la discrimination raciale – « En 2012, ne votez pas blanc » – prétend avoir déjà une centaine de promesses.

Pourquoi les signatures doivent être secrètes

Seule originalité dans ce tableau: Marine Le Pen. Loin d’être une petite candidate, la présidente du Front national, qui talonne Nicolas Sarkozy dans les sondages électoraux (19 %) aurait pourtant le plus grand mal à recueillir les parrainages. Elle a dû lancer un appel pressant au congrès des maires de France, mardi.

Il se dit pourtant qu’elle approche rait les 400 promesses – chiffre que ne confirment pas ses proches. Dominique Martin, chargé de la récolte des signatures, est formel: lui seul sait combien de parrainages ont été promis et personne d’autre – « Même Marine ne connaît pas les chiffres exacts et nous refusons, par principe, de communiquer sur ce sujet. Je ne vois donc pas comment un tel chiffre a pu être avancé, ni par qui ».

Une chose est sûre: en 2007, le FN n’avait obtenu, in extremis, que 535 signatures. Le missus dominicus des parrainages frontistes se désole d’ailleurs: « Les élus sont de plus en plus réticents à donner leur signature, par peur des retombées négatives pour leur commune ou leur réélection ». Sur 50000 parrains potentiels (sénateurs, députés, députés français au Parlement européen, conseillers régionaux, maires et présidents de communautés de communes), seuls 16000 ont donné leur précieux paraphe en 2002; et 14000 en 2007. Les plus faciles à con vaincre de signer sont généralement les élus en fin de carrière, n’ayant pas grand-chose à perdre.

Pour Dominique Martin, il devient urgent de réformer le système: « Les 500 parrainages ont été voulus par le général De Gaulle pour éviter les candidatures fantaisistes [en réalité De Gaulle imposa 100 parrainages, les 500 parrainages furent instaurés en 1976, ce qui empêcha Jean-Marie Le Pen d’être présent à l’élection présidentielle de 1981, Ndddlp].

Mais il y a eu détournement du barrage, qui est devenu une arme pour instaurer le bipartisme. Les élus ont peur de valider le sérieux d’une candidature car ce se rait pris comme une forme de soutien – ce qui n’est absolument pas le cas! » Que faire? « Il faudrait par exemple faire du parrainage des candidats non plus un droit, mais un devoir. Mais le plus important, c’est d’obtenir l’anonymat des signataires ! » Illustration par l’exemple de cette nécessité: « Aux sénatoriales, avec un vote secret, le FN a recueilli 1031 voix de grands électeurs, tous en mesure d’accorder leur parrainage à la présidentielle. Comment se fait-il que la récolte des signatures pour Marine Le Pen ne soit pas une formalité ? »

Patrick Cousteau

[box class=”info”] Article de l’hebdomadaire “Minute” du 23 novembre. En kiosque ou sur Internet.[/box]

Crédit de la photo en Une : Jean-noël Lafargue, cette œuvre est libre.

Parrainages présidentiels : Speed dating au Congrès des maires de France

Jean-Paul Garraud : Le « mariage » homosexuel est une « provocation catégorielle »

Jean-Paul Garraud : Le « mariage » homosexuel est une « provocation catégorielle »

24/11/2011 – 08h00
BORDEAUX (via Info Bordeaux) — Dans un communiqué de presse intitulé « Le mariage homosexuel : c’est Non ! », 18 députés UMP, dont celui de Gironde, Jean-Paul Garraud, rappellent que « les 6 secrétaires nationaux de l’UMP qui ont réclamé hier que le mariage homosexuel soit inscrit dans le programme de l’UMP pour 2012 n’engagent qu’eux-mêmes ».

« Alors que la majorité présidentielle a rejeté une proposition de loi socialiste sur le mariage homosexuel en juin dernier, que des responsables de l’UMP se positionnent à l’encontre de leur majorité est inadmissible », poursuivent-ils, affirmant que le « mariage » entre personnes de même sexe est une « provocation catégorielle qu’il n’y a pas lieu de satisfaire ».

En effet, dans une tribune libre publiée sur le site de l’Express, plusieurs secrétaires nationaux de l’UMP affirment : « nous sommes favorables à l’ouverture du mariage à tous les couples, quels que soient leurs sexes (…) La France de l’après-crise ne ressemblera pas à celle que nous quitterons. Bousculée, elle devra poser de nouveaux repères, des bases solides pour construire un avenir plus harmonieux (…)nous souhaitons donc voir cette proposition figurer dans le programme de l’UMP et portée par notre candidat l’an prochain devant les Français ».

Le secrétaire général de l’UMP, Jean-François Copé a réagi hier à cette initiative. Cette demande « sera évoquée dans le cadre de la campagne électorale comme un élément de débat du projet », jugeant l’appel à la légalisation « parfaitement respectable ».

Le débat risque donc de faire rage. Dans une interview à Nouvelles de France, le député Jean-Marc Nesme menace : « Si Nicolas Sarkozy fait ce choix, il perdra plusieurs centaines de milliers de voix. Une partie des parlementaires et des adhérents quitteraient l’UMP ».

Le site maville.com ne sait pas comment définir avec justesse le Bloc Identitaire

Le site maville.com ne sait pas comment définir avec justesse le Bloc Identitaire

23/11/2011 – 17h30
PARIS (NOVOpress) –
Ce qui est amusant avec la presse, c’est qu’elle ne cessera de nous étonner à chaque fois qu’elle joint des épithètes infamantes et incapacitantes à des groupes ou des hommes dont l’action ne convient pas aux plumitifs du Système. Dernier exemple en date, le site maville.com (qui appartient au groupe Ouest-France), qui décrit le Bloc Identitaire – au sujet de la poursuite devant le tribunal d’Angers du responsable local du Bloc suite à un chahut au sein du conseil municipal de la préfecture du Maine-et-Loire – comme un « groupuscule de droite intégriste ». (sic !).

Donc, sans le savoir, les militants du Bloc seraient membres d’une organisation confessionnelle ou accorderaient la première place de leur action à la religion. Une définition plutôt jugée négativement à l’heure actuelle…

Bon, par bonté d’âme, nous conseillerons juste à notre confrère d’aller sur les sites du Bloc Identitaire et de qualifier après ce mouvement comme populiste. Ni plus, ni moins…