Début du Tro Breiz 2011-2017 le 1er août au départ de Tréguier

Début du Tro Breiz 2011-2017 le 1er août au départ de Tréguier

22/07/2011 – 16h10
TRÉGUIER (NOVOpress Breizh)
– Un nouveau Tro Breiz septennal commencera le 1er août à Tréguier. En six étapes, les pélerins rejoindront Saint-Brieuc.

Les Chemins du Tro Breiz entament cette année une nouvelle boucle. Le pèlerinage des sept saints de Bretagne se déroulera sur sept années, de 2011 à 2017. Sa première partie, du 1er au 6 août, ira de Tréguier à Saint-Brieuc avec étapes à Pontrieux, Paimpol, Plouha, Lanvollon et Pordic. Chaque étape représente environ 25 km.

Le succès du Tro Breiz ne se dément pas : les hébergements collectifs prévus pour 300 personnes ont été vite réservés. Il reste aux retardataires à amener leur tente ; il est possible aussi d’organiser soi-même son logement en gîte, chez l’habitant, etc. L’association assure le transport quotidien d’un bagage par personne. Une animation spirituelle est prévue chaque soir. Des événements festifs émailleront aussi le parcours.

La participation est réservée aux adhérents de l’association Les Chemins du Tro Breiz. Les non adhérents, tout comme les personnes qui ne sont pas disponibles pendant les six journées du parcours ou ne peuvent accomplir ses 150 km à pied, ont la possibilité de ne s’inscrire que pour une journée ou deux.

Tous les renseignements concernant l’étape 2011 du Tro Breiz sont disponibles sur le site web des Chemins du Tro Breiz : www.trobreiz.com.

Université de rentrée du Boc Identitaire : “Europe, le combat identitaire”

Université de rentrée du Bloc Identitaire : “Europe, le combat identitaire”

Du 9 au 11 septembre, le Bloc Identiatire, organise son Université de rentrée, en Provence. Thème de l’édition 2011 : “Europe, le combat identitaire”.

Au programme : des intervenants extérieurs (Jean-Yves Le Gallou, Isabelle Laraque, des invités surprise…), des orateurs du mouvement identitaire (Philippe Perchirin, Vincent Lecaillon, Jean Lucat, Jacques Cordonnier, Fabrice Robert, Philippe Vardon, Arnaud Gouillon, Philippe Milliau…), une soirée “européenne”, une Foire aux questions en forme de table ronde, des ateliers pratiques…

Programme Université de rentrée du Boc Identitaire : “Europe, le combat identitaire”

Allemagne : les droits des clandestins vont être étendus

Allemagne : les droits des clandestins vont être étendus

22/07/2011 – 14h00
BERLIN (NOVOpress) — L’accès gratuit à la formation, aux soins médicaux et au marché du travail : voilà ce que souhaitent les écologistes allemands et le SPD (parti social-démocrate). Les deux partis ont déjà déposé des projets de lois allant dans ce sens. Et ils pourraient bien parvenir à leurs fins ! Car le gouvernement allemand aurait pratiquement déjà pris la décision de restreindre l’obligation de signalement des clandestins. Or, une telle décision pourrait être comprise comme un véritable appel d’air : au lieu de prendre des mesures fermes à l’encontre de l’immigration illégale, les droits des clandestins vont être étendus.

Il est en effet prévu de restreindre l’obligation de signalement des clandestins dans la loi relative au séjour sur le territoire allemand. Le but est de dégager les écoles et les garderies de l’obligation qu’elles avaient jusqu’ici de signaler aux autorités les enfants de clandestins. La directrice du Deutsches Institut für Menschenrechte (Institut allemand des droits de l’homme), Beate Rudolf, a fait part à l’hebdomadaire berlinois Junge Freiheit de sa satisfaction : « La fin de l’obligation de signaler [les clandestins] est une étape importante qui permettra aux enfants de clandestins de faire usage de leur droit humain à une formation en Allemagne. »

Amitié entre les peuples, le dernier clip de promo du rappeur "Cortex" [vidéo]

Amitié entre les peuples, le dernier clip de promo du rappeur “Cortex” [vidéo]

Tout juste condamné pour avoir menacé de mort Marine Le Pen, le rappeur Sébastien Gozlin, qui se fait appeler “Cortex” (rien à voir avec le dessin animé Minus et Cortex cf. photo), diffuse périodiquement ses messages d’amour envers la France et ses habitants.

Il récidive dans ce dernier opus à grand renfort de mitraillettes (en plastique ?) et de mises en scènes viriles.

Des vidéos comme celle-ci, souvent tournées dans des cages d’escalier avec un téléphone portable, se comptent par milliers sur Youtube ou Dailymotion ; si elles n’ont pas d’intérêt narratif particulier, elles sont toutefois emblématiques d’un certain état d’esprit. Celle-ci ne dure que 4 minutes 38.

Quand les Allemands se convertissent à l'Islam [vidéo]

Quand les Allemands se convertissent à l’Islam [vidéo]

Cette vidéo, extraite d’un programme de l’ARD, informe sur le prosélytisme des musulmans salafistes en Allemagne (dont un certain Pierre Vogel, alias Abu Hamza) qui prêchent ouvertement leur haine des valeurs et modes de vie occidentaux, et ce jusque dans la rue.

La mère et la plus jeune sœur d’une fille de 17 ans témoignent comment cette dernière, à la recherche de valeurs spirituelles, a vite glissé vers l’islam le plus radical. Son père parle même de lavage de cerveau. Cette jeune femme a finalement épousé un cadre du cercle salafiste de Pforzheim.

Serap Cileli, auteur turc qui lutte pour le droit des femmes et contre les mariages forcés et autres crimes d’honneur, est de plus en plus sollicitée par des parents dont les enfants se retrouvent sous influence islamiste. Il arrive que des filles aillent jusqu’à injurier grossièrement leurs mères qui refusent de se convertir et de se voiler.

Une berlinoise témoigne comment sa fille s’est mariée également à un musulman, pour partir ensuite au Waziristân (zone tribale afghane) où les jeunes hommes se forment au djihad.

Le reportage dans la rue devant un stand musulman se voit, comme pour les sectes, opposer les classiques arguments du “ne pas filmer, vous allez tout sortir de son contexte…”

Festival Les Nuits salines : l’énergie des 20 ans. 22-24 juillet en Bretagne

22/07/2011 – 11h00
GUÉRANDE (NOVOpress Breizh) – Chaque été depuis vingt ans, le festival Les Nuits salines atteste la vivacité de la culture celtique en Loire-Atlantique. Les 180 volontaires de l’organisation préparent un week-end très tonique du 22 au 24 juillet
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Pour son vingtième anniversaire, le festival Les Nuits salines, du 22 au 24 juillet à Batz-sur-Mer, a prévu un programme spécialement musclé, avec pour têtes d’affiche le Bagad de Saint-Nazaire et Soldat Louis vendredi 22, Gilles Servat et Avalon Celtic Dance samedi 23 !

Côté danse, le festival a aussi fait appel à des valeurs sûre. Le fest noz du vendredi 22, place du Mûrier, sera animé par les duos Guillaume Blain/Claire Leyzour (guitare chant et violon) et Mathieu Serot/Erwan Tobie (bombarde, flûte traversière en bois et accordéon diatonique). Celui du 23, au même endroit, par Benjamin Goudedranche/François Badeau (bombarde et accordéon diatonique) et Vincent Beliard/Gwenn Trimaud (bombarde et biniou).

Le chant de marins sera représenté par des régionaux de l’escale, les toujours toniques Dégâts d’chez nous, en concert samedi à 12h30, et le rock celtique par Kalfa, à 19h30. Un spectacle pour enfants est aussi prévu le dimanche.

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Avalon Celtic Dance, samedi 26 septembre 2009 à la salle polyvalente de Jarcieu (Isère)

Le Professeur Dr. Wilhelm Hankel

Allemagne : l’aide à la Grèce fait débat

22/07/2011 – 10h00
BERLIN (NOVOpress) — Outre-Rhin, les mesures visant au renflouement de l’économie grecque ne sont pas seulement sujettes à controverse sur le plan politique, mais aussi sur celui de leur légalité. La cour de justice constitutionnelle allemande étudie actuellement la question. Les chances pour le ministre des finances Wolfgang Schäuble de sortir indemne de cette procédure sont plutôt minces, car l’examen se fera à l’exclusion de toute argumentation économique.

Wolfgang Schäuble, un ministre sur la sellette

Wolfgang Schäuble, un ministre sur la sellette

Un de leurs opposants notoires et aussi plaignant devant la cour de justice est un éminent professeur d’économie, le Docteur Wilhelm Hankel (photo ci-dessus).

Selon lui, “l’argument du ministre des Finances qui a agit de sa propre initiative en prétextant une situation d’urgence ne tient pas. Il avoue d’ailleurs, toujours selon Hankel, avoir passé outre les traités européens. Ceux-ci interdisent en effet les subventions entre états membres. Il s’y rajoute en droit privé l’obstruction de la faillite et en ce qui concerne le ministre, il ne s’agit pas d’une entreprise privée, mais d’un état, la Grèce, dont la solvabilité est arrivée à son extrême limite.”

D’après Wilhelm Hankel, la faillite de l’État grec était déjà évidente il y a un an. “La politique européenne n’a pas voulu l’accepter et envoya des milliards d’argent public vers le sud. Mais les marchés financiers ne se laissèrent pas duper. La Grèce et ses créanciers ne pourront faire autrement que de réduire la dette : il est clairement question d’en annuler une partie.”

Un des juristes constitutionnels rajoute que Schäuble a non seulement ignoré l’intérêt de ses concitoyens, mais aussi l’avis du Parlement. “Le ministre, dit Hankel, a engagé des centaines de milliards sur des années pour des aides dont il ne peut pas même prouver qu’elles sont nécessaires, et à qui elles profitent. Le Parlement, ignoré, n’a pu exercer son devoir de contrôle que de manière insatisfaisante. Comment expliquer autrement que Schäuble soit  encore à son poste ?” Hankel affirme qu’avec un tel dossier, tout ministre serait déjà mort politiquement en tout autre pays que l’Allemagne, et que cela pourrait également affaiblir voire faire tomber Angela Merckel.

Si les mesures d’aide à la Grèce sont devenues un sujet de politique intérieure de premier plan en Allemagne, des doutes s’installent quant au devenir de l’euro dans la majeure partie des pays d’Europe, qui pour beaucoup apparaît comme incertain.

Affaire DSK: Après Hollande, Fillipetti entendue

Affaire DSK: Après Hollande, Fillipetti entendue

La députée PS Aurélie Filippetti

La députée PS Aurélie Filippetti

22/07/2011 – 09h30 – PARIS (NOVOpress) — La police judiciaire parisienne, chargée d’enquêter sur la tentative de viol qu’aurait commise Dominique Strauss-Kahn sur la journaliste Tristane Banon, envisage d’entendre à ce sujet la députée PS Aurélie Filippetti. Déjà, mardi dernier, elle avait procédé à l’audition de François Hollande.

Les deux édiles auraient en commun d’avoir été informés de l’agression dont Tristane Banon dit avoir été victime. François Hollande avait pour sa part, à l’époque, déconseillé à l’entourage de la jeune fille de porter plainte, selon son avocat.

Cette affaire s’avère embarrassante pour les socialistes à l’heure où débutent leurs primaires à l’élection présidentielle de 2012. Pour le moment, tous font bloc derrière leurs condisciples et dénoncent une « manipulation politique ». Peut-être sentent-ils qu’au rythme où vont les révélations, Aurélie Fillipetti ne sera sans doute pas la dernière socialiste à être entendue à ce propos.

Le ministre des Affaires étrangères italien célèbre le PC chinois

22/07/11 – 09h00
ROME (NOVOpress) –
Chez les partis bourgeois européens, c’est la surenchère, selon la formule du Corriere della Sera, « pour séduire le colosse chinois ». L’UMP de Nice avait pris de l’avance, il y a deux ans, en signant un accord avec le Parti communiste chinois.

En visite en Chine, le ministre des Affaires étrangères italien, Franco Frattini (photo), s’est rendu mardi à l’école des cadres du Parti communiste chinois. Le ministre, membre du parti de centre-droit de Silvio Berlusconi, s’est réjoui de se trouver là « dans l’année de deux anniversaires fondamentaux : le 90e anniversaire de la fondation du Parti communiste chinois et le cent cinquantenaire de l’unité italienne ». Le Risorgimento s’est accompagné d’un certain nombre de violences et d’atrocités, surtout dans le Sud, mais même le « néo-bourbonien » le plus acharné hésitera à le comparer au Grand Bond en avant, pour ne citer que lui, et à ses trente millions de morts.

L’Italie, a déclaré Frattini, « se rend compte que ses excellentes relations avec la Chine peuvent contribuer à dépasser les réserves que l’on observe encore à son égard en Europe ». « Ce qui nous réunit est bien plus grand que ce qui nous divise », a ajouté le ministre, en faisant l’éloge du douzième plan quinquennal chinois. Comme le dit un peu perplexe le Corriere della Sera, « cela fait un certain effet d’entendre un ministre de centre-droit employer des accents qui, dans les années 1970 en Italie, étaient ceux des cohortes marxistes-léninistes ».

Le ministre n’en est du reste pas resté à la rhétorique. Il a confirmé que l’Italie voulait la levée de l’embargo européen contre la vente d’armes à la République populaire, sanction qui avait été imposée après le massacre de la place Tien An Men, en 1989. Frattini a d’ores et déjà signé un accord par lequel les diplomates chinois n’auront plus besoin de visas pour entrer sur le territoire italien. Son intention est de l’élargir aux hommes d’affaires, en leur accordant des permis d’entrée valables trois ans. Cette année, il est prévu que l’Italie accordera 200 000 visas à des Chinois, alors qu’il n’y en avait eu que 120 000 en 2010. Frattini entend que cette nouvelle procédure soit un exemple à imiter pour tous les pays européens.

Plus d’immigrés et de commerçants chinois, et plus de contrefaçon, c’est bien ce dont l’Europe a besoin.

La violente attaque de Philippe Poutou (NPA) contre l’armée / crédit photo : [cc] Domib34

La violente attaque de Philippe Poutou (NPA) contre l’armée

22/07/2011 – 08h00
BORDEAUX (via Info Bordeaux) — Dans la tradition d’une extrême-gauche qui a toujours été hostile à l’armée, le candidat du NPA à l’élection présidentielle, Philippe Poutou, n’a pas fait dans la demi-mesure au moment de commenter les déclarations d’Eva Joly sur le défilé du 14 juillet.

« Eva Joly a raison : le 14 juillet est devenu le défilé des mercenaires des interventions colonialistes et impérialistes dans le monde… »

« Eva Joly a raison : le 14 juillet est devenu le défilé des mercenaires des interventions colonialistes et impérialistes dans le monde… »

Pour le syndicaliste CGT de l’usine Ford de Blanquefort, dont la déclaration a été peu commenté, « Eva Joly a raison : le 14 juillet est devenu le défilé des mercenaires des interventions colonialistes et impérialistes dans le monde…Les réactions scandaleuses et nationalistes de François Fillon ou Marine Le Pen sont à la mesure de la politique d’intervention qu’ils soutiennent ». Le bordelais est d’ailleurs un des rares responsables politiques à soutenir publiquement les propos de Gro Eva Farseth (Eva Joly).

[Tribune Libre] Pourquoi les cons vont revoter Sarkozy

[Tribune Libre] Pourquoi les cons vont revoter Sarkozy

[box class=”info”]Tribune libre reprise du site amoyquechault.over-blog.com[/box]

Ce qu’il y a de bien avec le droitard, c’est qu’on n’est jamais déçu. Il est si absolument, si totalement, prévisible que c’est du véritable pain béni pour tout analyste politique en (pot de) chambre.

Ainsi, à l’horizon 2012, après 5 années d’envolées lyriques sur le déclin de la France, de dénonciations véhémentes des « trahisons » umpesques et de diatribes aussi brillantes que virulentes sur la nation éternelle en danger, s’apprête-t-il tranquillement à revoter Nicolas Sarkozy pour « faire barrage au retour des socialistes ».

« Faire barrage aux socialistes » c’est son grand dada au droitard. C’est même sa seule véritable obsession, pour ne pas dire sa seule idée.

Parce que, voyez-vous, il a beau affirmer et prétendre ce qu’il veut, lorsque, après le temps du verbiage et de la logorrhée egotico-masturbatoire, vient le temps de poser un acte, même aussi dérisoire qu’un bulletin de vote déféqué dans une urne, c’est la calculette qui reprend le contrôle et il redevient alors ce qu’il n’a jamais cessé d’être : un petit bourgeois pétochant pour l’avenir de son PEA et dont « l’amour de la France » s’arrête là où commence les intérêts de sa classe.

Il va donc, son bel exemplaire relié de Bernanos ou de Bloy sous le bras, apporter, sans le moindre début d’une gêne quelconque, son suffrage à la pire caricature de la bourgeoisie louis-philipparde que l’on puisse imaginer. Et il sera bien content et bien fier en plus car il aura ainsi « fait barrage aux socialistes ». Un résistant en quelque sorte. Un martyr du marché libre et de la niche fiscale.

Que les socialistes français n’aient plus de socialiste que le nom depuis près de 20 ans et qu’il finisse invariablement cocu et floué (même matériellement) par la « droite » ne lui importe pas le moins du monde, les réflexes pavloviens sont les plus forts… Ambiance veille de mai 81…

– « On ne va quand même pas se retaper les socialistes ! »
– « Bha… pourquoi pas ? »
– « T’as pas entendu, j’ai dit : les socialistes ! »
– « Oui… mais encore ? »
– « Les SOCIALISTES putain… ceux qui veulent nous piquer notre bel argent si durement gagné pour le filer aux étrangers ! »
– « Ha… C’est pas bien ça… »
– « Ben non ! Et c’est ça les socialistes… ces bolches qui veulent en plus plein de services publics bourrés de feignasses de fonctionnaires ! »
– « Quelle horreur ! »
– « Tu ne devrais pas plaisanter… souviens-toi des 35 heures ! »
– « J’en frémis ! »
– « Ben quand même, quelle catastrophe ! »
– « Pour un mec qui bosse quinze heures par semaine je vois pas bien… »
– « Quoi ? Je sors du boulot à 20 heures tous les soirs moi monsieur ! »
– « Bravo ! Gloire à toi ! Le marketing reconnaissant ! Ceci dit, je n’ai pas prétendu que tu ne passais pas 50 heures au boulot, j’ai dit que tu en travaillais à peine 15… »
– « Oh tu fais chier… C’est sérieux là… Ce sont aussi eux qui veulent marier les gays ! »
– « Ha, c’est pas Roselyne Bachelot ? »
– « Pfff… Plus d’impôts, plus d’immigrés, plus d’insécurité, plus d’inflation, plus de radars, plus de prébendes, plus d’art subventionné… c’est ça que tu veux ? »
– « T’es en train de me dire que rigoureusement rien ne changerait… »
– « Mais si ! Ce serait LES SOCIALISTES qui le feraient ! T’es con ou quoi ? »

Ne jamais donner un AK47 à un chimpanzé

Ne jamais donner un AK47 à un chimpanzé [vidéo]

On devrait toujours se méfier des animaux et surtout de leur capacité à reproduire nos gestes. La preuve avec beaucoup d’humour en images. Attention, cette vidéo semble être un fake, certainement un teaser pour un film produit par Hollywood.

Le Pentagone entend contrer la propagande anti-USA sur les réseaux sociaux

Le Pentagone entend contrer la propagande anti-USA sur les réseaux sociaux

20/07/11 – 18h15
WASHINGTON (NOVOpress)
– Le minsitère de la Défense américain entend désormais plus et mieux agir sur la Toile pour contrer la propagande hostile aux Etats-Unis. Au tour des réseaux sociaux (Facebook, Twitter, etc.) d’être sous le contrôle vigilant des cyber-soldats de l’Oncle Sam.

Et ce par le biais de son organe de recherche en technologie, le Darpa. Le but : détecter “les messages volontairement trompeurs et la désinformation”. Les acteurs : des experts que le Darpa souhaite recruter via un appel à un candidature. Budget : 42 millions de dollars sont prévus.

Le Pentagone entend surtout “prévenir” des révoltes qui se se développent via Facebook ou Twitter, comme les “révolutions” en Tunise ou en Egypte. Histoire que ces révoltes n’aboutissent pas à mettre en place des régimes hostiles aux USA.

Mais les Etats-Unis étaient déjà présents sur ces réseaux sociaux puisque plusieurs “révoltés” tunisiens ou égyptiens, qui utilisaient Facebook ou Twitter, ont été formés par le département d’Etat.

23 500 euros pour rembourser l'opération d'un transexuel

23 500 euros pour rembourser l’opération d’un transexuel

21/07/11 – 16h30
CLERMONT-FERRAND (NOVOpress)
–23 500 euros, c’est le montant que devra verser la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) du Puy-de-Dôme à un transexuel afin de lui rembourser les frais médicaux de sa phalloplastie (implantation d’un phallus) réalisée en 2010 en Suisse.
Le Tribunal des affaires de Sécurité sociale (Tass) de Clermont-Ferrand a donné raison à ce Lorrain de 54 ans, né femme et qui avait obtenu en 1983 du tribunal de grande instance de Nancy d’être reconnu comme un homme par l’état-civil.
Pour son avocat, Me Olivier Bauer, le refus de la prise en charge préalable de l’intervention chirurgicale par la CPAM était une faute administrative car “la modification de la morphologie sexuelle et les opérations de transsexualisme figurent dans la nomenclature officielle de la Sécurité sociale”.

Nouvelle flambée de violence au Xinjiang

Nouvelle flambée de violence au Xinjiang (Chine)

21/07/11 – 16h00
PARIS (NOVOpress)
– La province chinoise du Xinjiang connaît un nouvel embrasement ethnique qui fait suite aux célèbres émeutes d’Urumqi où 200 morts et 1 700 blessés avaient été recensés il y a deux ans. Des scènes de guérilla se sont produites au sein de cette province du Nord-Ouest, où se concentre une forte population ouïgour turcophone et musulmane. Le bilan temporaire s’élève selon la police chinoise à « 18 morts dont 14 émeutiers, deux policiers et deux otages. »

Deux versions s’opposent sur la genèse de ces nouveaux incidents. Du coté des autorités chinoises, les officiels parlent « d’attaque terroriste, préméditée et organisée » de la part des Ouïgours qu’ils accusent d’une attaque contre un commissariat. Les Ouïgours armés de couteaux, cocktails Molotov et autres engins explosifs ont donné l’assaut aux cris de « Dieu est grand » et brandissaient des banderoles où étaient inscrits des slogans religieux hostiles. Ils auraient alors pris en otage deux femmes d’ethnie han [l’ethnie majoritaire en Chine], et les auraient tuées.

Selon des sources ouïgoures, cette flambée de violence intervient suite à la répression d’une manifestation par les forces de l’ordre. Les manifestants protestaient contre une série d’arrestations.

Quelles que soient les causes de ces nouvelles tensions ethniques, rien n’y fait. Ici ou ailleurs le casse-tête de la société multiculturelle ou le dogme du vivre-ensemble constitue un écueil pour une société pérenne et se heurte aux tensions communautaires. Ou comment la « Nature humaine » reprend ses droits.

Victor Farias et le scandale de Salvador Allende [2/2]

Victor Farias et le scandale de Salvador Allende [2/2]

[box class=”warning”]Les informations sur la confirmation du suicide de l’ancien président chilien Salvador Allende risquent de raviver les polémiques récentes sur son passé. Voici quelques années, des controverses avaient sérieusement entaché l’icône du monde progressiste, tombé les armes à la main contre la réaction. En 2005, la revue Aventures de l’histoire publiait un entretien réalisé par son rédacteur en chef avec l’universitaire chilien Victor Farias, l’homme par lequel le scandale est arrivé. Nous remercions aventuresdelhistoire.blogspot.com de nous avoir autorisé à reproduire ce texte.[/box]

[box]Victor Farias a deux ambitions : lutter contre l’hitlérisation rampante du monde par la philosophie heideggerienne et obliger la gauche chilienne à regarder son histoire en face. Mais le professeur chilien vient de découvrir qu’il est bien plus facile de dénoncer un philosophe allemand que de dévoiler le passé douteux de Salvador Allende.[/box]

Victor Farias nous a reçus le vendredi 22 juillet 2005 dans les locaux de l’institut d’Amérique latine de l’université Libre de Berlin, près de la Breitenbachplatz, un magnifique bâtiment bauhaus, miraculeusement épargné par les bombes. Dans son bureau du deuxième étage, encombré de livres et où trône un ordinateur antédiluvien, le professeur Farias répond à l’abondant courrier et à l’avalanche de critiques que lui a valu son livre sur Salvador Allende. Il me tend en colère une photocopie de l’article d’Elisabeth Roudinesco paru dans Libération :
— C’est ridicule ! Elle m’accuse d’avoir fait d’Allende un nazi. C’est complètement faux.
L’universitaire est pourtant habitué aux polémiques musclées depuis la publication en 1987 de son célèbre Heidegger et le nazisme qui a suscité un très vif débat dans la classe intellectuelle française entre pro et anti-heideggeriens. Avant d’entrer dans le vif du sujet, je souhaite mieux connaître ce petit homme qui s’attaque aux grands mythes de la philosophie européenne comme à ceux de la gauche mondiale.

[question]Professeur Farias, comment devient-on philosophe ?[/question]

[answer]Je suis né en 1940 à Santiago du Chili, au sein d’une famille chilienne traditionnelle. Mon père était issu de la paysannerie moyenne alors que la parentèle de ma mère collectionnait les médecins, les aliénistes et les psychologues.
Grâce à mes appuis familiaux, la carrière médicale s’ouvrait en grand pour moi. Ma mère me voyait déjà psychiatre. Ses rêves se sont effondrés quand je suis revenu horrifié d’une visite à l’asile de Santiago dont mon oncle était un des directeurs, la même institution où Salvador Allende avait fait ses années d’internat. Je me suis rendu compte que je n’étais pas du bois dont on taille les psychiatres.
A cette époque, au cœur des années 1950, j’étais scolarisé dans un collège catholique où flottaient encore les relents du fascisme ambiant des années trente et quarante. Les bons pères nous menaient la vie dure. Ils obligeaient tous les matins les élèves à communier à jeun. C’était difficile pour moi car j’avais toujours faim et je partais de chez moi en emportant de délicieux sandwichs aux œufs brouillés. La tentation était irrésistible et je ne pouvais m’empêcher d’en manger avant de communier. Je fus pris, si j’ose le dire, à deux reprises la main dans le sac et, finalement, les curés m’ont renvoyé. Ils ont probablement estimé que j’étais irrécupérable.
Mes parents m’ont inscrit au lycée public, fréquenté par les familles de la bourgeoisie laïque progressiste. Parmi les enseignants, on trouvait aussi bien l’historien socialiste Julio César Jobet que Guillermo Izquierdo Araya, qui avait milité au sein d’un parti nazi chilien, ou encore José Maza Fernández qui joua un rôle important aux Nations unies.
Armando Buchi, mon professeur de philosophie, était un catholique fervent. Mais il savait faire cohabiter cette foi très profonde avec d’exceptionnelles qualités pédagogiques. Il avait rapidement perçu mes prédispositions pour le débat des idées et la philosophie. Quand, répondant à une de ses questions, je lui ai répondu que j’envisageais une carrière juridique, il m’a simplement dit :
— Venez prendre le thé chez moi, j’ai quelque chose à vous montrer.
Impatient de savoir ce qu’il avait à me dire, je me suis retrouvé dans une rue tranquille de Santiago, à la porte de la petite maison où habitait mon professeur.
Tasse de thé à la main, il me prit par le bras pour me conduire à sa bibliothèque. Il désigna un rayonnage recouvert de poussière où dormait une rangée de gros ouvrages reliés.
— Vous avez devant vous les volumes qui renferment les lois que tout avocat se doit de connaître par cœur. Êtes-vous sûr de vouloir consacrer votre existence à cela ?
Ce discours était bien impressionnant pour un tout jeune homme. Je pris un volume pour le feuilleter. Après avoir lu quelques paragraphes au hasard, je le reposais bien vite. Le droit n’était pas davantage fait pour moi que je n’étais fait pour lui.
Voyant ma réaction, content de son effet, le professeur reprit la parole :
— Mon cher Victor, je vous connais peut-être mieux que vous ne vous connaissez. J’ai tout de suite compris que vous êtes un philosophe né car vous aimez comprendre le pourquoi des choses. Vous avez également l’étoffe d’un historien car vous aimez savoir le comment des événements humains.
Le conseil de ce professeur était probablement l’encouragement dont j’avais besoin pour me lancer dans cette voie si improbable pour un habitant des antipodes.
Je décroche mon bac en 1956 et je m’inscris à l’université Pontificale de Santiago. Je suis de front des études de philosophie et de philologie germanique dans le secret espoir de décrocher une bourse pour étudier en Allemagne.
Dans un cursus d’études universitaires de philosophie, je ne pouvais pas me contenter du Chili. Il fallait que je me rende en Europe pour soutenir ma thèse. Le choix de l’Allemagne s’imposait : à mes yeux c’était le paradis de la philosophie.[/answer]

[question]Pourquoi un intérêt si précoce pour Heidegger de la part d’un jeune Chilien ?[/question]

[answer]A cette époque, nous étions fascinés par la philosophie de Heidegger. Il apportait une solution au conflit qui nous déchirait entre notre héritage culturel issu du catholicisme et les défis de la modernité. Il nous donnait les outils pour dépasser la religion sans pour autant abandonner notre être originel. En affirmant que l’avenir n’est rien d’autre que l’affirmation de nos origines, il apaisait les angoisses existentielles de toute une génération sud-américaine. Sans craindre la caricature, nous aimions dire qu’il réconciliait Sartre et saint Thomas d’Aquin.
Je me marie le 31 décembre 1960 et l’année suivante naît mon premier enfant, Victor Farias Zurita (aujourd’hui professeur associé d’histoire médiévale à l’université Pompeu Fabra de Barcelone). L’année suivante j’obtiens mon diplôme en rédigeant un mémoire sur Alfred Adler.
Je décroche enfin une bourse pour venir en 1963 étudier la philosophie en Allemagne à l’université de Fribourg. Je deviens l’étudiant du professeur Eugen Fink, qui avait été le dernier assistant de Husserl de 1930 à sa mort en 1938. Je découvre le sérieux du travail à l’allemande. Nous sommes restés dix semestres sur Kant en ne faisant qu’effleurer le sujet ![/answer]

[question]Comment se produit votre rencontre avec Heidegger ?[/question]

Victor Farias et le scandale de Salvador Allende [2/2]

Victor Farias et le scandale de Salvador Allende

En 1967, mon maître Eugen Fink m’informe que Martin Heidegger organise un séminaire privé sur Héraclite et qu’il dispose d’une invitation pour moi. Ce fut une expérience inoubliable que de voir un esprit aussi exceptionnel au travail entouré d’un groupe d’étudiants.
La même année, par un de ces hasards de l’existence, je me suis trouvé dans l’ascenseur en même temps que Heidegger. C’est là que m’a sauté aux yeux que lui et moi avions au moins une chose en commun, notre petite taille ! Quel paradoxe, le plus grand philosophe du xxe siècle était, tout comme moi, haut comme trois pommes.
Heidegger me reconnaît et s’adressant à moi me dit :
— Eugen Fink m’a dit que vous faisiez de l’excellent travail sur Franz Brentano. Venez chez moi à l’heure du thé m’en parler.
Vous pouvez imaginer sans peine quelle fut mon émotion. Je n’ai plus vécu en attendant l’heure d’aller sonner à sa porte. Quand il me fit entrer, j’ai vu ma thèse sur son bureau. Il l’avait lue et bien lue avant de me recevoir. Il me bombarda de questions précises sur mon texte, référencées à la page et à la ligne.
A la fin de la discussion, nous en sommes venus à parler des traductions de ses livres et il me fait part de son manque d’appétence pour l’édition mexicaine de l’Etre et le temps par José Gaos. Il me propose d’écrire une nouvelle version.
A mon grand regret je décide de décliner cette proposition car je ne suis pas traducteur. Mon refus l’étonne et il enchaîne la conversation sur l’aptitude des différentes langues à la philosophie. Il me ressort son argument bien connu que seule la langue allemande permet d’appréhender la pensée et de nous faire redécouvrir la vérité et le sens grec des choses.

[question]Cette conversation fut-elle importante pour vous ?[/question]

[answer]Je me suis rendu compte au fur et à mesure qu’il parlait que nos différences de point de vue se transformaient en abîme. Par le biais de cette question linguistique j’ai progressivement compris que Heidegger était l’esprit faustien par excellence qui veut penser l’être qui fonde les mortels et les Dieux.
Comme l’a bien expliqué plus tard Jean-François Lyotard, la philosophie de Heidegger s’oppose de plein fouet à notre héritage humaniste judéo-chrétien. Rappelons que pour les Juifs, Dieu est l’absolue transcendance, le « ce sur quoi on ne peut penser ».
A l’inverse, pour Heidegger la fondation mythologique de l’être inclut aussi Dieu.
Le choc entre ces deux vues du monde est formidable et la Seconde Guerre mondiale n’en a été que l’écho lointain.
En France, vous n’en sortez pas indemnes. Vous êtes vous aussi partagés entre deux pôles. D’un côté, l’univers catholique, latin et juif. De l’autre, enracinée dans le terreau européen, la pensée qui sécularise et laïcise le monde.
Ces quelques minutes de conversation ont joué un rôle clef dans ma vie. Je me suis alors donné pour mission de lutter contre l’hitlérisation du monde par la philosophie.
Je soutiens ma thèse en 1967 (Sein und Gegenstand. Der Gegenstand des Denkens als ontologisches Problem im Werk von Franz Brentano) et je continue à me rendre chaque jeudi au domicile de Heidegger jusqu’à mon retour au Chili en 1971.[/answer]

[question]Pourquoi rentrez-vous au Chili ?[/question]

[answer]Je suis enthousiasmé par les perspectives qui s’offrent à la gauche de mener démocratiquement une profonde transformation du pays.
Je donne des cours de littérature sud-américaine à l’université Pontificale de Santiago, alors l’université la plus engagée à gauche, tout en militant activement au sein du mouvement d’extrême gauche Movimiento de Acción Popular Unitario (MAPU).
Mais ce qui m’intéresse réellement, c’est faire la révolution : mobiliser les ouvriers, occuper les grandes propriétés, réquisitionner les usines, lutter contre le trust du cuivre. J’ai pu donner des cours à des ouvriers au sein de véritables universités populaires.
J’ai connu quelques déconvenues. Ainsi, quand relayant le projet de syndicalistes du sud du pays qui veulent occuper les usines et les propriétés du nazi en fuite Walter Rauff, j’ai été déféré devant un tribunal politique où des camarades m’ont accusé d’aventurisme. C’est mon premier contact avec l’étrange compagnonnage entre certains secteurs de la gauche chilienne et des exilés de l’Allemagne hitlérienne.[/answer]

[question]Que s’est-il passé après le coup d’état militaire ?[/question]

[answer]Le coup d’état militaire de septembre 1973 brise en mille morceaux mes rêves révolutionnaires de société socialiste démocratique et pacifique. Pour échapper à la sanglante répression organisée par l’armée, je réussis à quitter le Chili pour l’Allemagne en novembre 1973.
A mon arrivée, je retrouve mes marques à l’université de Fribourg et le professeur Rainer Marten me prend pour assistant. L’année suivante, je réussis un concours organisé par l’institut de l’Amérique latine à université Libre de Berlin et je suis nommé professeur de littérature d’Amérique espagnole.
Ce n’est qu’une dizaine d’années plus tard que je commence la rédaction de mon livre sur Heidegger et le nazisme. Voulant mieux comprendre l’homme et le replacer dans son contexte historique, je me suis métamorphosé en enquêteur, fouillant dans les archives, décortiquant les ouvrages de référence, à la recherche des liens humains, politiques et administratifs entre le grand philosophe allemand et le régime national-socialiste.[/answer]

[question]En attaquant Heidegger, n’avez-vous pas trahi votre maître ?[/question]

[answer]Le progrès naît du meurtre du père !
Plus sérieusement, la sortie en 1987 à Paris de mon livre réquisitoire Heidegger et le nazisme est un événement qui a secoué la classe intellectuelle française. Je me suis donné pour mission dans cet ouvrage de révéler ce que je considère être l’essence intrinsèquement dangereuse de Heidegger pour le devenir d’une société humaniste et démocratique. Pour moi, la philosophie de Heidegger est le cheval de Troie d’une résurgence du nazisme. Une affirmation aussi radicale ne pouvait laisser sans réagir les intellectuels et le débat ne s’est pas encore calmé. Il vient même d’être relancé dans votre pays par Emmanuel Faye dans son excellent Heidegger, l’introduction du nazisme dans la philosophie.
Au fil de mes recherches sur l’Allemagne des années noires, j’ai été étonné par le nombre de références à mon pays. Visites de médecins chiliens dans des installations eugénistes, visites de militaires allemands au Chili. Sous mes yeux se dessine toute la politique d’influence menée par le Reich en Amérique latine. Avec l’idée de m’y intéresser plus tard, j’ai entassé mes notes dans une vieille boite à chaussures sur laquelle j’écris en grosses lettres « Nazis au Chili ».[/answer]

[question]Pourquoi vous êtes-vous intéressé aux nazis chiliens ?[/question]

Victor Farias et le scandale de Salvador Allende [2/2]

Victor Farias, photographié dans son bureau berlinois, a également beaucoup travaillé pour permettre la redécouverte de textes inédits du grand écrivain argentin Jorge Luis Borges.

Je ne veux pas me reposer sur mes lauriers. Je suis obsédé par toutes les pistes que j’ai soulevées concernant l’infiltration de l’Allemagne hitlérienne au Chili. Voilà pourquoi, un beau jour, je reprends la boîte à chaussures où se trouve une centaine de petites notes et j’ai patiemment entrepris une nouvelle enquête.
Au bout de quelques mois, mes investigations dans les archives mettent en lumière l’interpénétration des élites de mon pays avec l’Allemagne hitlérienne. Médecins, militaires, juristes, artistes, hommes d’affaires, aucun secteur de la vie publique n’est épargné. La diplomatie est particulièrement gangrenée avec des exemples scandaleux comme Gonzalo Montt Rivas, consul du Chili à Prague, qui communique à la police allemande les dossiers de demande de visas déposées par des Juifs. Les dépêches reçues à Santiago sont dithyrambiques. Comme celles de Cruchaga, consul général à Berlin, qui écrit à son ministre qu’il a vu, avec des larmes de joie aux yeux, les manifestants brûler les livres « dégénérés » tout en écoutant parler à la radio le jeune ministre Joseph Gœbbels !
Ce sont ces mêmes diplomates qui refusent sans sourciller des visas aux Juifs désireux de quitter l’enfer hitlérien et qui visitent en s’extasiant les camps de concentration.
A part quelques individualités d’exception, comme la poétesse Gabriela Mistral, qui écrit au président pour le mettre en garde contre la nazification de la diplomatie chilienne, on a l’impression que de larges pans de la société font les yeux doux aux totalitarismes européens.
Des surprises de taille m’attendent. Je découvre que le grand pianiste Claudio Arrau est un farouche partisan de l’Allemagne hitlérienne, que le fondateur du Parti socialiste chilien, Marmaduke Grove, un grand ami de Salvador Allende, est financé par le Reich tout comme les trois ministres socialistes du gouvernement de front populaire dont fait partie Salvador Allende.

[question]Ces accusations sont graves. Que disent les biographes d’Allende ?[/question]

[answer]Il n’y en a pas ! Ce sont ces « points de détail » si troublants, qui expliquent vraisemblablement pourquoi il n’existe pas de biographie sérieuse de Salvador Allende.
Un des principaux éditeurs du Chili, le directeur du Fondo de cultura economica, m’a expliqué qu’il a sollicité quatre historiens pour écrire cette biographie et que tous les quatre ont renoncé en raison des pressions des partis de gauche.
En 2000 je fais paraître le résultat de mon enquête à Barcelone sous le titre Los Nazis en Chile car personne n’a osé le publier au Chili. Le débat est très vif dans tout le pays car l’opinion publique non seulement ne soupçonne pas l’étendue de la pénétration nazie mais nul ne se doute que le gouvernement hitlérien stipendiait les socialistes ![/answer]

[question]Quel a été le déclencheur de votre nouveau livre sur Salvador Allende ?[/question]

[answer]En 1985, j’ai été invité par Simon Wiesenthal à assister à la cérémonie où le chancelier Kohl allait lui remettre une prestigieuse décoration allemande.
En réalité, Wiesenthal veut profiter de l’occasion pour me rencontrer et m’interroger sur Salvador Allende.
Le lendemain, je me rends à son hôtel et nous avons eu une conversation des plus intéressantes. Tous les sujets concernant l’Amérique latine furent passés en revue : Mengele, les Syriens, les militaires argentins, Eichmann, Perón, la Colonia Dignidad et bien d’autres. Finalement il me dit :
— Il me reste une question, la plus importante, celle pour laquelle je vous ai demandé de venir. Qui était vraiment Salvador Allende ?
Cette question vient douloureusement en résonance avec mes doutes et ravive mes interrogations. Wiesenthal poursuit ses explications.
— Il s’agit d’une affaire lamentable que j’ai du mal à accepter. Voici quelques années, quand nous avons fait condamner en Allemagne Walter Rauff pour son rôle dans l’extermination des Juifs, nous avons demandé au Chili son extradition. Mais le gouvernement de droite de Jorge Alessandri a refusé en 1963 de livrer cet homme qui vivait richissime au Chili depuis les années 1950.
Quand le socialiste révolutionnaire Salvador Allende arrive au pouvoir en 1970, j’ai senti que c’était le moment de renouveler ma démarche. Je me suis rendu immédiatement à l’ambassade du Chili à Vienne où j’ai remis une lettre pour le président. J’ai reçu une réponse qui m’a beaucoup déçu. Allende bottait en touche en affirmant qu’il ne pouvait rien faire. Je relançais l’opération en suggérant à Allende qu’il déporte Walter Rauff comme la loi chilienne l’autorisait à le faire dans la mesure où le criminel nazi n’était pas naturalisé. Ma lettre était depuis un an sans réponse quand le coup d’État eut lieu.
Je connais vos grands talents d’enquêteur et j’aimerais# que vous puissiez tirer cette affaire au clair.[/answer]

[question]C’est donc Wiesenthal qui est à l’origine de votre livre ?[/question]

[answer]Wiesenthal m’a mis sur une piste comme un chien courant est lancé sur le vol-ce-l’est d’un chevreuil. J’ai mis trois ans à retrouver les documents que j’ai ajoutés à ceux déjà prévus dans mon livre sur les nazis au Chili car ils illustrent parfaitement l’ambiguïté des relations entre la société chilienne en général et le national-socialisme.
Wiesenthal avait raison. Allende aurait pu expulser en quelques heures Walter Rauff vers l’Allemagne ou vers Israël comme le fera plus tard le gouvernement bolivien avec Klaus Barbie ou, voici quelques mois, le président argentin avec le détestable Paul Schäfer, le fondateur de la Colonia Dignidad. La non-réponse du président n’a rien à voir avec le coup d’État. En fait je suis convaincu qu’Allende a voulu protéger Rauff. En revanche, je ne peux qu’avancer des hypothèses pour expliquer les raisons d’une attitude si paradoxale de la part d’un dirigeant révolutionnaire. Il est possible que Walter Rauff figure parmi les financiers de sa campagne sénatoriale de 1969.
A mes yeux, il s’agit d’une incohérence de plus qui illustre les contradictions d’Allende, un homme qui pouvait en même temps participer à la fondation d’un parti socialiste d’inspiration marxiste et rédiger une thèse où il qualifie les révolutionnaires de psychopathes ![/answer]

[question]Ne peut-on pas parler de péchés de jeunesse d’Allende ?[/question]

[answer]Il est vrai qu’il soutient sa thèse à 25 ans et qu’il défend son projet de loi eugéniste à 29 ans. Par la suite, il ne reprendra jamais ces sujets, mais il ne se rétractera pas non plus.
En ce qui concerne Walter Rauff ou son refus d’intervenir contre la Colonia Dignidad, un véritable repaire de néo-nazis, on ne peut plus parler de péchés de jeunesse.
Ce sont ces révélations très déconcertantes sur Allende qui m’ont servi d’aiguillon pour en savoir plus sur ce personnage majeur de l’histoire de mon pays. Pour mieux connaître son itinéraire de médecin, j’ai fouillé les archives médicales… et je suis tombé sur sa thèse. Afin de mieux cerner ses premiers pas dans la vie politique, j’ai examiné son action comme ministre de la santé et je suis tombé… sur son projet de loi eugéniste.
Ces deux documents ont servi de base à mon livre sur Salvador Allende. J’ai pu le publier au Chili mais j’ai eu toutes les peines du monde à trouver un éditeur assez intrépide pour s’attaquer au mythe Allende en France ou en Espagne. En revanche, les éditeurs allemands, italiens ou britanniques se défilent !
Le but de mon travail est de mettre la gauche chilienne en face de ses responsabilités. Le cas d’Allende n’est qu’un des nombreux exemples d’incohérence idéologique et d’ambiguïtés personnelles qui ont conduit le projet révolutionnaire chilien à l’échec.
Un jour viendra où un historien courageux osera s’affronter à la mémoire collective de la gauche et répondre enfin à cette question : « qui était vraiment Salvador Allende ? ».[/answer]

Entretien réalisé à Berlin le 22 juillet 2005

“Je suis un homme en colère” Entretien avec Gérard Schivardi

“Je suis un homme en colère” Entretien avec Gérard Schivardi [audio]

La délinquance s’étend de plus en plus fréquemment aux communes rurales. C’est le triste constat fait chaque jour par les maires et leurs administrés. Gerard Schivardi, maire de Mailhac (Aude) et candidat à la présidentielle 2007 soutenu par le Parti des travailleurs, avait pris il y a quelques mois un arrêté municipal imposant le couvre feu pour les mineurs de moins de 17 ans .  Cet arrêté était approuvé par la population, qui avait exprimé son ras-le-bol et sa colère après les dégradations et le viol survenu récemment. Suite à une campagne de presse stigmatisant notamment la politique “sécuritaire” de la municipalité, la préfecture s’était saisi de l’affaire et a considéré cet arrêté comme illégal, laissant la commune de Mailhac livrée aux mains des dealers, violeurs et autres délinquants.

Gérard Schivardi est en colère et il le fait savoir.

Propos recueillis par Yann Vallerie

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