La dernière fabrique française de bérets pourrait fermer [vidéo]

La dernière fabrique française de bérets pourrait fermer [vidéo]

29/11/2011 – 08h00
Oloron-Sainte-Marie (NOVOpress) – Le béret français en passe de disparaître ? C’est en tout cas ce que laisse entendre Pierre Lemoine, le patron de la dernière entreprise fabriquant les traditionnels bérets français, basée à Oloron-Sainte-Marie dans les Pyrénées. Pierre Lemoine est interviewé par la chaîne de télévision BFM TV.

L’Etat serat-il en mesure de sauver ce qui constitue l’un des symboles forts de la France ?

[box class=”info”]Crédit photo : capture d’écran du reportage de BFM TV[/box]

Monsanto à nouveau autorisé en france

Monsanto à nouveau autorisé en France

28/11/2011 – 18h00
PARIS  (NOVOpress) –
Le Conseil d’État a tranché : Monsanto, leader mondial des OGM, pourra de nouveau cultiver du maïs sur le territoire français. Il rejoint ainsi l’avis de la Cour de justice européenne, qui avait remis en question la décision du gouvernement français d’interdire ces cultures OGM.

“Tirant les conséquences de l’arrêt de la la Cour de justice européenne, le Conseil d’État relève que le ministre de l’Agriculture n’a pu justifier de sa compétence pour prendre les arrêtés, faute d’avoir apporté la preuve de l’existence d’un niveau de risque particulièrement élevé pour la santé ou l’environnement”
, est-il écrit dans le communiqué du Conseil d’État.

Reste à savoir désormais si le gouvernement français prendra une nouvelle clause d’interdiction, rejoignant ainsi le souhait de la majorité des Français, ou bien s’il se soumettra aux puissants lobbys financiers favorables aux OGM.

[box class=”info”]Crédit photo : Union of Concerned Scientists[/box]

Démonstration de force de CasaPound à Naples

Démonstration de force de CasaPound à Naples [vidéo]

28/11/11 – 15h40
NAPLES (NOVOpress)
– Ils étaient plus de 2.000 militants du mouvement de la droite radicale et sociale italienne Casapound à braver la volonté d’interdiction et de censure de la Mairie de Naples, ainsi que les menaces des groupuscules d’extrême gauche, en se rassemblant samedi au cœur de la ville pour imposer leur droit à la parole et à l’expression publique.

L’objectif de ce rassemblement était double : protester contre le coup d’état légal représenté par l’arrivée de l’oligarque Carlo Monti au pouvoir et répondre aux violentes agressions dont ont été victimes les militants napolitains de Casapound ces derniers mois.

L’ambiance était donc électrique sur la place Carlo-III et la confrontation entre les forces de sécurité massivement déployées et la foule des militants patriotes italiens et européens (des Français avaient notamment fait le déplacement pour exprimer leur solidarité), exaspérés par les injustices et les attaques impunies, aurait aisément pu mal tourner, sans le sang froid et la maturité des cadres du mouvement. Une attitude calme et digne, consistant à montrer sa force pour ne pas avoir à l’utiliser, qui tranche avec les exactions et pillages commis quelques semaines auparavant par les groupes d’extrême gauche à Rome et qui a été soulignée par l’ensemble des médias transalpins.

C’est donc au terme d’une journée sans incidents que Gianlucca Iannone, président de CasaPound, a pu prendre la parole devant une vaste forêt de drapeaux et de bannières pour dénoncer avec force la dictature de la banque et de l’usure, dont les groupes prétendument « antifascistes » sont les idiots utiles et les chiens de garde.

[box class=”info”]Crédit photos : CasaPound Italia[/box]

Raphaël Enthoven : "La démondialisation est une thèse nationale-socialiste"

Raphaël Enthoven : “La démondialisation est une thèse nationale-socialiste”

28/11/2011 – 14h30
LYON (NOVOpress via le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) – Le philosophe de la “gauche-bobo”, Raphael Enthoven (photo ci-dessus) participait hier, au cours du Forum Libération 2011 à Lyon, à un débat intitulé « Peut‑on se construire sans frontières ?».

Il s’en est pris très violemment au concept de démondialisation qu’Arnaud Montebourg avait mis en avant lors des primaires socialistes. Selon l’ex de Carla Bruni : « La démondialisation est une idée fausse parce qu’elle repose sur l’idée qu’on peut remonter le temps ; elle est arrogante parce qu’elle suppose que la petite France peut changer le monde. Le lexique de Montebourg est douteux, historiquement. Ce ne sont pas des thèses socialistes‑nationales mais nationales‑socialistes ».

Une réduction ad hitlerum que n’aurait pas reniée Bernard‑Henri Botul‑Levy : cela tombe bien, Raphael Enthoven fut jadis son gendre !

[box class=”info”]Crédit photo : Galvezj/Wikipédia sous licence Creative Common[/box]

Préparez-vous à des émeutes lors de l’effondrement de l’euro, prévient le Foreign Office

Préparez-vous à des émeutes lors de l’effondrement de l’euro, prévient le Foreign Office

28/11/2011 – 08h00
LONDRES (NOVOpress) — The Telegraph a publié hier des informations inquiétantes concernant l’opinion sur l’euro des milieux dirigeants britanniques.

Alors que l’Italie et l’Espagne sont en grande difficulté avec leur dette, des ministres britanniques croient que l’effondrement de l’euro est de plus en plus plausible.

Les diplomates se préparent à aider les Britanniques à l’étranger dans l’éventualité d’un effondrement bancaire et d’émeutes liées à la crise de la dette. Le Trésor, a d’ailleurs confirmé plus tôt ce mois-ci que la planification pour l’éventualité d’un effondrement est actuellement en cours. Un ministre important a révélé l’ampleur de la préoccupation du gouvernement affirmant que la Grande-Bretagne est en train de prévoir la chute de la zone euro et que ce n’est qu’une question de temps !

Le British Foreign & Commonwealth Office a donné des instructions récentes aux ambassades et aux consulats concernant la planification d’urgence, leur demandant de se préparer à des scénarios extrêmes, à des émeutes et à des graves troubles sociaux.
Les diplomates britanniques doivent se préparer à aider des dizaines de milliers de citoyens britanniques dans les pays de la zone euro et à envisager les conséquences d’un effondrement financier qui rendrait les gens incapables d’accéder à leurs comptes bancaires, ou même de retirer du liquide.

Les traités de l’Union Européenne, qui ont défini les règles d’adhésion, ne contiennent aucune disposition pour que les états membres puissent en sortir. Si les gouvernements de la zone euro n’arrivent plus à acquitter leurs dettes, les banques européennes qui détiennent leurs obligations risquent l’effondrement.

Certains analystes croient que ce genre d’évènement pourrait provoquer l’effondrement global du système, rendant les banques incapables de rendre l’argent aux épargnants et détruisant les entreprises dépendantes du crédit bancaire.
Certains économistes estiment que dans le pire des cas, l’effondrement de l’euro réduirait de moitié le PIB de ses États-membres et déclencherait un chômage massif.

Bernard Lugan, “Décolonisez l’Afrique !”

Bernard Lugan, “Décolonisez l’Afrique !” [vidéo]

Présentation vidéo par Bernard Lugan de son nouvel ouvrage paru début novembre aux Editions Elipses, Décolonisez l’Afrique !

L’Afrique subit une recolonisation économique, politique et morale. Un demi siècle après les fausses indépendances, la véritable libération de l’Afrique est donc à la fois nécessaire et urgente.

[box class=”info”] Source : Realpolitik.tv [/box]

 

Bernard Lugan :
Universitaire africaniste, Bernard Lugan aborde les questions africaines sur la longue durée en partant du réel, à savoir la Terre et les Hommes. Pour lui, il convient de parler des Afriques et non de l’Afrique, et des Africains, donc des peuples et des ethnies, et non de l’Africain, terme aussi vague que réducteur. Après plus de trente années d’expériences de terrain et d’enseignement universitaire en Afrique, il fut notamment professeur durant dix ans à l’université nationale du Rwanda, il mène actuellement des activités multiples : édition d’une revue africaniste diffusée par internet, direction d’un séminaire au CID (Ecole de Guerre), conseil auprès de sociétés impliquées en Afrique. Il est également expert pour l’ONU auprès du TPIR (Tribunal International pour le Rwanda) qui siège à Arusha, en Tanzanie.

[Football] Le pays de Galles en état de choc après la mort de Gary Speed

[Football] Le pays de Galles en état de choc après la mort de Gary Speed

27/11/2011 – 19h30
CARDIFF (NOVOpress Breizh) –
La nouvelle a fait l’effet d’une bombe dans tout le pays de Galles : Gary Speed (photo ci-dessus), le sélectionneur de l’équipe nationale galloise de football, a été retrouvé mort ce matin à son domicile de Chester, où il résidait avec sa famille. Selon les premiers éléments de l’enquête l’ancien international aurait mis fin à ses jours. Il était âgé de 42 ans.

« C’est une nouvelle déchirante. » Carwyn Jones, le Premier ministre du pays de Galles, n’a pas caché son émotion ce dimanche,  lorsqu’il est monté à la tribune en personne pour exprimer la tristesse de toute une nation. De son côté la Fédération galloise de football, a déploré dans un communiqué la disparition d’un homme « jeune et talentueux » estimant qu’il s’agit « d’une énorme perte, pas seulement pour sa famille et ses amis mais pour le pays tout entier. »

Joueur de légende, Garry Speed avait débuté sa longue carrière de milieu de terrain en 1988  en Angleterre dans l’équipe de Leeds United. Il disputera 312 rencontres sous les couleurs de ce club, avant de jouer pour Everton, Newcastle, Bolton, puis enfin Sheffield United. Le Gallois, sélectionné 85 fois dans l’équipe nationale galloise, aura été le premier joueur de l’histoire du football britannique à effectuer 500 matches en Premier League.

Devenu sélectionneur du pays de Galles en décembre 2010, Gary Speed s’était attaché les services de Raymond Verheijen, en tant qu’entraîneur adjoint. Sous sa direction, les Dragons ont terminé les éliminatoires du championnat d’Europe 2012 avec 3 victoires en 4 matchs.

[box class=”info”]Site de Ryan Giggs[/box]

Le terrorisme « d'extrême droite » ou comment le mythe du « climat politique » est mis au service de l'oligarchie

Le terrorisme « d’extrême droite » ou comment le mythe du « climat politique » est mis au service de l’oligarchie

Article reproduit avec l’aimable autorisation de la fondation Polémia.

[box class=”info”] Quand un musulman se livre à un acte terroriste, les médias de la superclasse mondiale mettent en cause, non les musulmans en général, mais les seuls terroristes islamistes. Quand l’extrême gauche commet un attentat, les médias se gardent d’accuser l’idéologie de gauche. Quand un écologiste perpétue une tuerie, les médias ne criminalisent pas le mouvement écologiste. En revanche, les attentats réputés « d’extrême droite » débouchent sur des emballements médiatiques : l’objectif est de criminaliser les courants populistes coupables de créer un climat. Dans un cas l’amalgame est condamné, dans l’autre il est recommandé ! A l’aube d’une élection présidentielle propice à toutes les manipulations, Michel Geoffroy fait le point.

Polémia [/box]

 

Norvège et Allemagne : des terroristes très… électoraux

En Norvège, la tuerie organisée par Anders Behring Breivik intervient en juillet alors que les élections locales sont prévues à la mi-septembre 2011. Son geste provoque évidemment une grande émotion qui franchit les frontières de la Norvège. Dans tout le pays on défile contre la xénophobie.

Avant les attentats, le Parti du progrès avait le vent en poupe et rassemblait près de 30% des intentions de vote, alors qu’une majorité de la population (53,7%) réclamait un arrêt de flux migratoires. Après l’acte criminel de celui qui se déclarait anti-islamiste et « révolutionnaire conservateur », le Parti du progrès chute de 6 points par rapport à son score municipal de 2007, au bénéfice des conservateurs et travaillistes. L’attentat a fait oublier l’immigration ! Le fait qu’Anders Behring ait été membre du Parti du progrès jusqu’en 2006 a évidemment porté. Très obligeant d’ailleurs, ce Behring, qui a pris le soin de noircir des milliers de pages pour justifier son geste et exposer, dans un incroyable salmigondis idéologique, ses motivations. Ce qui permet de désigner en retour les mauvaises idées pousse-au-crime : l’anti-islamisme. CQFD.

Au Danemark, voisin de la Norvège, le Parti du peuple danois reculera, lui, d’un point aux élections législatives du 15 septembre 2011, alors même que c’était l’une des rares formations européennes à avoir pu imposer une législation plus restrictive sur l’immigration.

En Allemagne, alors que les tensions politiques autour de l’euro se multiplient, revoilà les « néonazis », forme particulière d’extrême droite. Une valeur sûre, ces néonazis : ils sont toujours là quand on en a besoin. La police vient donc de « découvrir » que des néonazis auraient perpétré de nombreux attentats contre des immigrés en toute impunité jusqu’à leur suicide et l’arrestation d’une complice. Noter que c’est le propre de tout criminel de nos jours : jusqu’à son crime il était en liberté, voire encore après, ce qui lui permet de récidiver… Mais là c’est plus grave : ces criminels s’en sont pris à des immigrés. Un des membres de leur groupuscule a fait, en outre, exploser leur repaire sous l’œil complaisant des caméras. Mieux que la bande à Bonnot ! Moralité : ceux qui s’en prennent à l’immigration sont des criminels en Allemagne aussi. Et les deux criminels se sont opportunément suicidés. Rappelons qu’en Allemagne, la Cour constitutionnelle de Karlsruhe a refusé en 2002 la dissolution du parti NPD alors voulue par le gouvernement : en effet, les actes criminels reprochés à ce parti avaient été commis par des agents provocateurs infiltrés par les policiers de l’Office de protection de la constitution (la police politique). Mais on prête à Angela Merkel, issue de l’Allemagne de l’Est, la volonté de rouvrir le processus.

De Copernic à Carpentras, histoire des manipulations françaises

Et en France, me direz-vous ? Petit rappel.

L’attentat contre la synagogue de la rue Copernic a lieu le 3 octobre 1980. L’attentat est tout de suite revendiqué par un mystérieux faisceau nationaliste révolutionnaire. Les médias mettent alors en scène à l’envi la FANE, Fédération d’action nationale et européenne, groupuscule fantomatique et manifestement noyauté par la police. Cette piste est fausse puisqu’on sait aujourd’hui que l’attentat a été commandité par l’une des mouvances du FPLP palestinien, également responsable d’attentats aux Pays-Bas. Mais la rumeur suffit pour dénoncer « l’extrême droite » et finalement toute la droite. On manifeste alors en scandant « Bonnet*, Giscard, complices des assassins ». L’attentat de la rue Copernic servira aussi à lancer une vaste campagne de diabolisation contre la Nouvelle Droite et Le Figaro magazine, une première du genre dans notre pays. Le fait que tout cela se produise avant l’élection présidentielle de 1981, qui verra la défaite de Valéry Giscard d’Estaing, tient évidemment au pur hasard !

La profanation du cimetière de Carpentras est perpétrée en mai 1990. Sinistre affaire, dont les protagonistes disparaîtront curieusement de mort violente ensuite. C’est aussi, bien sûr, un hasard que « ne s’explique pas » Yves Bertrand, ancien directeur des RG. Mais l’orchestration de l’affaire de Carpentras a permis de diaboliser le Front national, alors en plein développement, et de lui accoler durablement l’étiquette d’antisémitisme. Après Carpentras le piège se referme donc sur la droite qui s’interdit désormais toute alliance avec un Front national aussi diabolique.

Le 14 juillet 2002, Maxime Brunerie tente de tirer à la carabine sur le président de la République. On apprendra alors qu’il a appartenu aussi à « l’extrême droite ». Son geste intervient après le « coup de tonnerre » du 21 avril, qui voit Jean-Marie Le Pen présent au second tour de l’élection présidentielle. Comme quoi tous ces gens qui incarnent la « bête immonde » sont dangereux…

Il ne faudrait pas, bien sûr, oublier tous les skinheads et hooligans qui se prêtent gentiment et périodiquement à des émissions de télévision mettant en scène leurs provocations racistes ou néonazies ou qui tabassent un Africain au bon moment : par exemple lors d’un défilé du Front national.

Des terroristes bien médiatiques

Bien entendu, il ne viendrait à l’esprit de personne de mettre ces différentes affaires sur le même plan. Il faut notamment distinguer les faits qui sont effectivement commis par des personnes dites « d’extrême droite » de ceux qui leur sont imputés à tort, même si le traitement médiatique est le même. En outre, dans un contexte où l’insécurité et la violence civile explosent depuis le dernier quart du XXe siècle, il est statistiquement inévitable que des délits soient aussi commis par des personnes ayant des opinions politiques dites de droite extrême. Mais quand même, ces différentes affaires présentent certaines similitudes intéressantes à examiner.

D’abord, ces crimes ou ces attentats spectaculaires interviennent souvent à l’occasion d’échéance électorales importantes. Manifestement, les déséquilibrés d’extrême droite aiment faire parler d’eux en période électorale. C’est, bien sûr, le fruit du hasard.

Ensuite, ces actes sont souvent le fait d’individus ou de groupuscules à l’existence trouble et fugace. Bizarre, ce Behring, qui dit ne pas aimer les musulmans et se préparer à la guerre ethnique, mais qui tire uniquement sur… des Norvégiens.

L’amalgame politique

Enfin, ces actes sont placés sous le signe de l’amalgame politique, une différence notable avec les autres terrorismes.

En effet, quand un terroriste ou un criminel est musulman, par exemple, la première réaction des pouvoirs publics consiste justement à prévenir tout amalgame vis-à-vis de cette communauté. On a d’ailleurs forgé le concept « d’islamisme », pour éviter tout amalgame entre les gentils musulmans, tolérants et pacifiques que nous accueillons volontiers, et les méchants islamistes qui conduisent le jihad. Après le 11-Septembre, les Etats-Unis ont lancé la guerre « contre le terrorisme », mais sans mettre du tout en cause l’islam. Nuance. Mais en présence du terrorisme d’extrême droite, l’amalgame est au contraire de règle.

La fumeuse théorie du climat politique

Le système médiatique et judiciaire met en scène en permanence la théorie du « climat politique », appliquée aux seuls comportements criminels de « l’extrême droite ».

Selon cette théorie, ce serait le climat intellectuel provoqué par les partis populistes (les médias parlent, par exemple, de « lepénisation des esprits ») qui conduirait certains individus à passer à l’acte criminel.

Ainsi lors de la profanation de Carpentras, le ministre de l’Intérieur, Pierre Joxe, dénonce les coupables : « le racisme, l’antisémitisme et l’intolérance ». Donc les vrais criminels sont… des idées et d’une façon générale celles que l’on impute à « l’extrême droite » qui véhiculerait – seule – « un discours de haine et d’intolérance ». Suivez mon regard.

En d’autres termes ce n’est pas Behring qui est coupable, mais tous les Norvégiens qui sont intolérants à l’égard des musulmans et qui créent ainsi un « mauvais climat ». Ce ne sont pas ceux qui appuient sur la détente ou qui activent le détonateur qui sont coupables. Ce ne sont pas ceux qui ouvrent les portes à l’immigration musulmane. Non, ce sont ceux qui parlent, qui écrivent ou qui dans leurs votes s’inquiètent à propos de l’immigration.

On notera cependant que face au terrorisme rouge, on n’a jamais appliqué cette curieuse théorie du « climat » : on n’a jamais dit, par exemple, que les vrais responsables des attentats commis par les Brigades rouges, Action directe ou la Fraction Armée rouge, s’appelaient marxisme, lutte des classes, haine de classe ou socialisme.

Et personne ne pensa à reprocher la tuerie du conseil municipal aux Verts et à la Ligue des droits de l’homme dont l’auteur, Richard Durn, était pourtant membre et militant [Note de Novopress : Richard Durn était même un responsable de la Ligue des droits de l’homme puisqu’il était trésorier de la section de Nanterre de la Ligue des droits de l’homme.]

Diaboliser la vague identitaire

Cette approche remplit une fonction politique bien précise, en réalité. Elle vise à criminaliser les prises de position identitaires et hostiles à l’immigration qui émanent des Européens de souche.

La justice a déjà, avec le concept « d’incitation à » – à la haine raciale notamment – théorisé une arme juridique redoutable pour ce faire. Il suffit de lire la jurisprudence, abondante en la matière, pour se rendre à l’évidence : les juges ont désormais une approche très extensive du concept « d’incitation ». Le simple fait d’exprimer une opinion critique vis-à-vis de telle ou telle personne ou de tel Etat peut aujourd’hui se trouver incriminé même s’il ne débouche sur aucun acte concret.

Nous y voilà : la fonction du terrorisme « d’extrême droite » est justement de donner un contenu, si possible très médiatique, au mythe du passage à l’acte des théoriciens d’extrême droite. L’attentat terroriste est emblématique, car il suscite une juste réprobation.

La scénarisation du terrorisme d’extrême droite sert aussi à inverser une réalité politiquement incorrecte qui déplaît à l’oligarchie : les crimes et délits qualifiés de « racistes » ou « xénophobes » – c’est-à-dire dont les victimes ne sont pas européennes de souche – sont heureusement extrêmement rares en Europe, alors que les partis populistes sont en progression partout. Ce qui infirme pour le moins la prétendue théorie du « climat intellectuel ». Mais surtout, ces actes sont sans commune mesure avec l’explosion des crimes et délits qui se rencontre partout en Europe et dont sont en général plutôt victimes les autochtones.

A qui profite le crime ?

La superclasse mondiale doit aujourd’hui livrer un combat politique majeur partout en Europe : imposer la « gouvernance » que veulent les marchés – et les équipes formatées qui vont avec – à des peuples de plus en plus réticents à supporter tous les sacrifices que cela implique, en particulier une immigration de peuplement massive et durable. Ce combat, elle est de moins en moins sûre de le gagner.

Alors, dans ce contexte, la scénarisation du terroriste « d’extrême droite » joue un rôle important sinon crucial : elle permet d’instrumenter le procès de tous ceux qui refusent l’immigration de peuplement et qui se trouvent assimilés à des criminels potentiels : le « crime par la pensée », comme dans le monde orwellien, étant réputé conduire au crime de sang.

C’est sans risque, car on ne sanctionne pas en Europe « la populo-phobie », bien au contraire. En outre, on diffuse ainsi la mauvaise conscience chez les identitaires, puisqu’ils hébergeraient des monstres en leur sein. Enfin, c’est tout bénéfice politique puisque cela contribue à affaiblir les partis populistes, c’est-à-dire la seule vraie alternative à l’oligarchie.

Il faut donc être vigilant face aux emballements médiatiques auxquels donne lieu et donnera lieu le sensationnel des attentats dits d’extrême droite. Et pour cela se poser une question simple mais donc essentielle : à qui profite vraiment le crime, qui le commandite et quels intérêts sert-il vraiment ? Car les terroristes d’extrême droite ont bien mérité de l’oligarchie !

Michel Geoffroy

(*) Le ministre de l’Intérieur de l’époque.

Voir aussi :

Réflexions sur un carnage : Gare à la précipitation et aux amalgames
« Extrême droite »… de l’art de cultiver « une marque épouvantail »
Petite histoire des campagnes de diabolisation
« Je ne sais rien… mais je dirai (presque) tout » Par Yves Bertrand – Conversations politiquement incorrectes

[box class=”info”] Source : Correspondance Polémia – 25/11/2011 [/box]

Pakistan : 26 militaires tués lors d'une attaque de l'OTAN, vives tensions avec les États-Unis [vidéo]

Pakistan : militaires tués lors d’une attaque de l’OTAN, vives tensions avec les États-Unis [vidéos]

Pakistan : militaires tués lors d'une attaque de l'OTAN, vives tensions avec les États-Unis [vidéos]ADDENDUM – 12h00
Des hommes armés ont attaqué ce dimanche matin un camion-citerne de l’OTAN sur le territoire pakistanais et y ont mis le feu, selon l’agence Iranienne de langue anglaise PressTV. Source et crédit photo : PressTV

27/11/2011 – 11h45
PARIS (NOVOpress) —
Une attaque des hélicoptères de l’Otan contre un poste militaire situé au Pakistan a provoqué la mort de militaires pakistanais samedi matin, dont le nombre est estimé entre 23 et 26 selon les sources. Environ 15 autres sont blessés.

Cette bavure, qui intervient 3 jours seulement après la démission de l’ambassadeur pakistanais à Washington Husain Haqqani sur ordre d’Islamabad, aggrave considérablement les relations diplomatiques des États-Unis d’avec le Pakistan.

Le Pakistan a non seulement décidé de bloquer immédiatement les voies d’approvisionnement de l’alliance atlantique sur son territoire mais a également donné l’ordre aux Américains de se retirer dans les 15 jours de la base aérienne de Shamsi, régulièrement utilisée depuis 10 ans comme base de lancement pour les drones de l’OTAN.

Les soldats pakistanais sont enterrés ce dimanche dans un climat de très vives tensions.

Kemi Seba l’africain clash Stéphane Durbec du Front National

Kemi Seba l’africain clash Stéphane Durbec du Front National [audio]

27/11/2011 – 08h30
MARSEILLE (NOVOpress) —
Lors de l’émission hebdomadaire “Afro Insolent”, retransmise en direct d’Afrique, Kemi Seba est revenu le 24/11/11 sur le différend qui l’oppose à Stéphane Durbec, responsable d’origine africaine du Front National en PACA.

L’occasion pour lui de rappeler les racines africaines de Stéphane Durbec et de manifester son incompréhension devant le fait qu’un africain puisse défendre la France plutôt que l’Afrique.

L’occasion également de dénoncer les dérives d’un système mondial qui provoque ces “chocs culturels” et qui fait que des individus peuvent défendre une civilisation qui n’est pas la leur.

[Football] OM/PSG : controverses sur les mesures sécuritaires

[Football] OM/PSG : controverses sur les mesures sécuritaires

26/11/2011 – 20h30
PARIS (NOVOpress) —
 Demain, comme deux fois par an en moyenne, l’OM et le PSG joueront une partie de leur honneur. Comme tous les ans, les caméras seront braquées sur l’enceinte du stade Vélodrome, la presse devrait s’exciter toute seule et plusieurs centaines d’hommes seront mobilisés pour assurer la sécurité des 60 000 spectateurs.

Néanmoins, le ministère de l’Intérieur a également pris, ce lundi, un arrêté interdisant « le déplacement individuel ou collectif, par tout moyen, de toute personne se prévalant de la qualité de supporter du club du Paris Saint-Germain ou se comportant comme tel ou ayant appartenu à une association de supporters dissoute du Paris Saint-Germain, […] entre les communes de la région d’Île-de-France et la commune de Marseille. » Toute personne ne respectant pas cet arrêté dimanche est passible de six mois d’emprisonnement et 30 000 € d’amende.

Cette décision pose pourtant un double problème en matière de liberté. D’une part, comment identifier qu’un Francilien se rendant à Marseille a pour but d’aller supporter le Onze de la Capitale ? Il semblerait que le contrôle au faciès soit admis. Pour peu que vous soyez un mâle entre 15 et 35 ans avec des cheveux un peu courts, préparez vos papiers.
D’autre part, les supporters parisiens ont interdiction de se rendre à Marseille étant donné que la tribune visiteur a été fermée pour l’occasion. Étant donné le contexte (match de gala, gestion d’une partie de la billetterie par les associations de supporters marseillais, vente uniquement via l’OM…), il est peu probable que l’on assiste à un déferlement de fans parisiens.

Enfin, les supporters marseillais du Virage Sud, la tribune la plus chaude du Vélodrome, appellent à faire grève pour dénoncer le climat actuel qui pèse sur le “supportérisme” français.

Vive le foot qu’ils disaient !
Crédit photo : Medhi Drouillon via Flickr (cc)

Cohn-Bendit : « Il faut en finir avec les Verts ! »

[Lecture] Cohn-Bendit : « Il faut en finir avec les Verts ! »

En finir avec les Verts ? Qu’on se rassure, ce mot d’ordre n’est pas de Daniel Cohn-Bendit – l’ancienne icône de Mai 68 devenu le héraut de la mondialisation libérale sous l’étiquette d’EELV – mais de son frère Gabriel, qui vient de publier aux Editions Mordicus « A bas le Parti vert! Vive l’écologie », un petit pamphlet réjouissant et tonique.

Installé à Saint Nazaire depuis près d’un demi siècle, aujourd’hui âgé de 75 ans, Gabriel Cohn-Bendit aura eu en effet un parcours politique et idéologique passablement original : un passage en 1956 au Parti communiste, puis un stage chez les trotskystes, qui sera suivi d’un séjour au PSU, avant d’entrer au groupe « Socialisme ou barbarie » pour aboutir finalement chez les Verts – avant de les quitter. Celui qui se définit comme « un intermittent du spectacle politique » appelait en janvier dernier toute la gauche à se rassembler derrière DSK. Comme il l’a avoué, lucide, à Libération : « Tous les principes auxquels j’ai cru pendant 20 ans se sont effondrés les uns après les autres ».

Professeur d’allemand, il participe en 1981 à la création du lycée expérimental de Saint Nazaire – expérience d’éducation alternative et utopiste à l’origine de multiples polémiques – où il enseignera jusqu’en 1997.

Total non conformiste, G. Cohn-Bendit va prendre dans les années 1980 des positions sur la Seconde Guerre mondiale et la déportation qui sentent le souffre et qui lui vaudront des conflits avec la LICRA, allant même jusqu’à cosigner un livre « intolérable intolérance » avec l’avocat Eric Delcroix. S’il admet aujourd’hui s’être fourvoyé il déclare : « Je ne renie en rien mon point de vue sur l’impérative liberté d’expression ».

En 2002 il dénonce Lutte ouvrière, le parti d’Arlette Laguiller – « qui n’est pas une sainte » -comme étant une secte dirigée par un gourou, avec un fonctionnement hallucinant de moines soldats. Il n’épargne pas non plus le facteur Besancenot dont il décrie le goût du secret et l’angélisme alors qu’il se prétend héritier de Trotsky « qui ne fut que le précurseur de Staline ».

Cécile Duflot : pour G. Cohn Bendit "une carriériste forcenée"

Aujourd’hui c’est donc à EELV « qui n’est plus qu’un cache sexe pour les Verts » que s’en prend l’enseignant nazairien. Qualifiant dans le quotidien Sud Ouest Cécile Duflot et Jean-Vincent Placé de politiciens « carriéristes forcenés, l’exemple des récentes négociations avec le PS est un cas d’école», il estime que ceux-ci ne cherchent qu’à obtenir des députés et des mairies qu’ils distribueront aux plus obéissants. La candidature à la présidentielle d’Eva Joly -« pas plus mauvaise que les autres » – est, selon lui, inutile. Quant au fonctionnement non démocratique du parti de madame Duflot, Gabriel Cohn Bendit multiplie à plaisir les anecdotes – ainsi en Bretagne, lors des dernières Européennes, la candidate qui suivait la tête de liste Yannick Jadot, quoique arrivée largement en tête fut écartée par le « politburo », les votes n’étant que « consultatifs » (sic).

Le frère de “Dany” accuse EELV d’avoir ruiné l’engouement des Français pour l’écologie en avalant plus ou moins de couleuvres. Sur la sortie du nucléaire Gabriel Cohn Bendit regrette que le débat ne s’articule qu’entre pro et ayatollahs anti nucléaire et qu’il se laisse confisquer par des sectes intégristes. Pour lui la sortie « de suite ou dans un délai de 5 ou 10 ans est totalement utopiste…. on n’a pas besoin d’une prédiction mais d’une stratégie il est temps que la France commence sa révolution énergétique en ne se laissant pas enfermer dans une dépendance mono énergétique ».

Gabriel Cohn Bendit milite aujourd’hui pour une nouvelle formation politique « débarrassée des oripeaux sectaires congénitaux » d’EELV en se demandant « comment en sommes nous arrivés là ? » De désillusions en désillusions, « Gaby » finira peut être par trouver les bonnes réponses… C’est tout le mal qu’on lui souhaite.

Novopress Breizh

Crédit photo : Michel Briand Licence CC.

Interview d'Enrique Ravello (PxC) après les élections espagnoles

[Exclusif] Interview d’Enrique Ravello (PxC) après les élections espagnoles [vidéo]

Photo en Une : de droite à gauche, Enrique Ravello (affaires extérieures de PxC), Josep Anglada (président de PxC), August Armengol (vice-président de PxC). Crédit : DR.

[box class=”warning”] Dimanche, les élections législatives espagnoles ont vu la victoire écrasante des conservateurs sur les socialistes, au pouvoir depuis 2004 (ils avaient à l’époque profité de façon inattendue des attentats du 11 mars 2004).

Outre cette victoire de la droite, le parti identitaire catalan Plataforma per Catalunya (PxC) a confirmé sa laborieuse percée politique, qui s’affirme élection après élection. Cette année, PxC avait présenté des listes dans les quatre provinces de Catalogne (Barcelona, Tarragona, Lérida, Gerona). Les identitaires catalans n’ont pas encore réussi à décrocher un siège de député (il leur aurait fallu obtenir 3% des suffrages dans la province de Barcelone, mais PxC est resté scotché à 2%). Cependant c’est la première fois depuis longtemps qu’une formation identitaire ou nationaliste pouvait espérer décrocher un siège. Et devrait être en mesure de le faire lors des prochains scrutins.

Pour faire le point sur la situation politique en Espagne et l’avenir du mouvement identitaire outre-Pyrénées, nous avons rencontré Enrique Ravello, responsable des affaires extérieures de Plataforma per Catalunya.[/box]

 

Quel est votre sentiment sur les résultats de votre mouvement aux élections législatives ?

Nous obtenons 60.000 voix sur l’ensemble de la Catalogne (59781 pour être précis), dont 52985 dans la province de Barcelone (soit 2,02% des voix à Barcelone). Nous avons beaucoup travaillé et progressé dans la banlieue de Barcelone, mais la capitale catalane nécessite encore du temps pour que nous y progressions de façon suffisante pour obtenir un siège de député dans la province.

Nous sommes un mouvement jeune, il nous a donc manqué encore quelques années de travail et un peu de couverture médiatique, mais pour la prochaine fois cela devrait être la bonne !

En comparaison, les autres partis espagnols de tendance nationaliste ont obtenu des scores extrêmement faibles, aucun d’entre eux ne rassemblant plus de 10.000 voix sur l’ensemble du territoire espagnol, alors que nous en rassemblons 60.000 sur la seule Catalogne.

En conclusion, nous aurions bien évidemment préféré faire un peu plus et entrer au Parlement espagnol, mais ce n’est vraiment pas un mauvais résultat pour nous.

Pouvez-vous nous décrire rapidement l’histoire de votre mouvement, ses orientations politiques ? Comment conciliez-vous votre régionalisme catalan avec l’Espagne ?

Plataforma per Catalunya a vu le jour en 2001, lorsque Josep Anglada décida de se présenter aux municipales dans sa ville, Vic (ville de 40.000 habitants près de Barcelone), avec pour slogan « pour un meilleur contrôle de l’immigration, améliorons la sécurité de la ville ». En 2001, l’Espagne vivait en pleine démagogie immigrationiste, et autant les conservateurs du Parti Populaire que les socialistes du PSOE clamaient les bienfaits de la légalisation massive des immigrés qui « contribuaient au développement économique du pays » et « s’intégraient très bien dans notre société ». Anglada fut l’un des premiers à remarquer que ce n’était pas le cas, et aujourd’hui ce sont ces mêmes conservateurs et socialistes qui veulent se rapprocher de notre discours anti-immigration devant le chaos généré par la légalisation de millions d’étrangers dans notre pays.

En 2002, Plataforma per Catalunya a effectué sa première percée médiatique, après avoir rassemblé de nombreux manifestants contre la construction d’une mosquée à Premia de Mar, que nous avons réussi à stopper.

Interview d'Enrique Ravello (PxC) après les élections espagnoles

Manifestation en 2010 contre le projet de construction de nouvelle mosquée à Badalona.

Rappelons qu’en 1996, l’Espagne comptait 1% de population étrangère (quasiment tous venus de l’Europe du nord, vivant ici leur retraite et étant parfaitement acceptés par la population espagnole). Aujourd’hui, nous avons 14% d’étrangers en Espagne, légalisés de nombreuses façons, et provenant de divers pays du Tiers Monde.

Aux élections locales de 2003, cinq conseillers municipaux ont été élus et la presse commence à parler de « l’effet Anglada ». En 2007, le nombre de conseillers municipaux s’élève à 17. Cette même année, des délégations du Vlaams Belang et de la Lega Nord participent au 5ème congrès du parti, marquant l’intégration de PxC au réseau des partis identitaires européens.

En novembre 2010 ont eu lieu les élections au Parlement catalan : Plataforma per Catalunya a obtenu 2,6% des votes, il ne nous a manqué que quelques milliers de voix pour atteindre les 3% nécessaires pour obtenir une représentation au Parlement catalan. Au printemps suivant, en mai 2011, PxC a rencontré le succès aux élections locales, en obtenant 67 élus.

Concernant les relations entre notre défense de la Catalogne au sein de l’Espagne notre position est claire : nous plaidons la défense et la promotion maximales de la langue, de la culture et de l’identité catalanes, par là nous demandons également un maximum d’autonomie, tout en restant au sein de l’Etat espagnol et en faisant preuve de solidarité et de coopération avec les autres populations (basque, castillane, gallique) qui composent notre Etat historique.

Il faut savoir que le processus de formation de l’Espagne est assez différent de celui de la France, qui est depuis toujours beaucoup plus centralisée. Durant l’Espagne des rois catholiques, on ne parlait que le catalan en Catalogne, et le castillan ne commença à être introduit qu’à partir de 1714 et Philippe V, premier Bourbon à régner en Espagne. Jusqu’alors, la Catalogne avait gardé sa langue, ses lois et son autonomie et cela ne l’empêche pas de se sentir pleinement espagnole, tout comme la Castille.

En ce sens, Plaraforma per Catalunya est pour réactualiser la forme traditionnelle selon laquelle l’Espagne fut organisée durant des siècles, qui n’était pas celle de l’assimilation à un modèle central unique, mais l’intégration harmonieuse de tous les territoires et peuples qui composent l’Espagne dans le plus grand respect et la promotion de ses identités respectives.

 Les medias parlent de votre projet de créer un parti national, avec d’autres « Plataforma ». Pourriez-vous nous en dire plus ?

Lors de notre prochain congrès, nous annoncerons la création de ce parti national avec un nouvel acronyme et avec une action dans tout le territoire espagnol. Ce parti aura des délégations dans chacune des communautés autonomes (régions) espagnoles, où il pourra agir sous un acronyme général et, comme cela est le cas en Catalogne, avec l’acronyme de cette communauté (région). En Catalogne, nous continuerons donc à rester Plataforma per Catalunya.

Le parti national continuera à avoir une structure unique d’organisation et de direction, et sera dirigé par l’actuel président et comité exécutif de Plataforma per Catalunya, qui logiquement iront investir des personnes d’autres lieux en Espagne.

Nous ferons une présentation médiatique au courant de l’année à venir. Nous sommes totalement assurés que ce parti sera la force identitaire de référence pour tous nos amis européens.

 Lors de votre campagne, vous avez reçu le soutien de partis populistes et nationalistes comme le Vlaams Belang, le FPÖ ou la Lega Nord. En France, vous avez des contacts avec plusieurs structures. Quelle est votre stratégie au niveau européen ?

Avant toute chose, nous souhaitons exprimer notre gratitude envers le FPÖ et le Vlaams Belang, pour tout l’appui logistique, politique, personnel sorte qu’ils nous ont donné durant ces dernières années.

Nous entretenons avec ces deux mouvements d’étroites relations officielles, et ils sont notre référence pour toute alliance et discussions au niveau européen. Nous tenons aussi à signaler que nous avons une relation fluide avec la Lega Nord, dont nous savons qu’elle va être plus étroite encore dans un futur proche.

Interview d’Enrique Ravello (PxC) après les élections espagnoles [vidéo]

Représentants de la Lega Nord au dernier congrès de PxC

Notre stratégie européenne est simple. Nous pensons que la coordination et la collaboration entre tous les mouvements identitaires européens est une nécessité absolue par ce que nous voulons éviter la déliquescence de notre continent et répondre à la menace mortelle que rencontre notre civilisation millénaire : l’immigration, la mondialisation, l’islamisation, la régression démographique, la colonisation par des millions d’immigrés installés sur notre territoire, la soumission de notre économies aux marchés financiers internationaux sont des dangers d’une telle dimension à laquelle seule une réponse coordonnée de toutes les forces identitaires européennes peuvent faire face.

Mais soyons clairs : nous ne pouvons pas subordonner les intérêts de l’Europe au bénéfice des pouvoirs atlantistes pilotés par Washington au nom d’une soi-disant « lutte contre l’Islam », qui est un sophisme de la propagande du système, comme on a pu le constater récemment en Libye.

 L’Espagne fait partie des pays en situation délicate en ce qui concerne sa dette publique. Quelles en sont selon vous les causes, et quelles solutions préconisez-vous ? Etes-vous partisan, comme Marine Le Pen, d’une sortie de l’euro ?

Le niveau de la dette de l’Espagne est intolérable, comme pour tous les pays de notre environnement (y compris les Etats-Unis), nous sommes arrivés à un niveau de dette que nous ne sommes plus en mesure de dominer.

Cette situation est une conséquence d’une des plus grandes erreurs de la classe politique occidentale : penser à court terme et privilégier l’intérêt du parti à celui de la communauté nationale. C’est ainsi que les politiques se sont endettés (ou plus exactement nous ont endetté) de manière irresponsable, uniquement pour obtenir les faveurs de l’électorat et réussir leur réélection, sans se soucier des proportions que prenait la dette.

Eh bien, le moment du remboursement arrive désormais, et il n’y a plus d’argent pour le faire. Dans ces circonstances, le pire est que les banques qui ont prêté cet argent ne veulent pas seulement être remboursées mais veulent aussi obtenir la subordination intégrale du pouvoir politique au pouvoir économique, avec pour conséquence le sacrifice de l’Etat-providence pour les intérêts des marchés financiers internationaux. Un désastre, avec des coupables connus : les hommes politiques libéraux et socio-démocrates.

Dans ce contexte, à court terme, il faut générer urgemment des excédents budgétaires aptes à réduire progressivement la dette. Mais il faudra pour cela obligatoirement encadrer le paiement des intérêts de la dette, et imposer à l’avenir des limites légales aux conditions d’endettement.

Dans le même temps, il faut taxer l’hyper-classe et l’Empire bancaire, notamment les bénéfices bancaires et les transactions financières internationales, et éliminer tous les paradis fiscaux et autres stratégies de défiscalisation (résidences et nationalités de « convenance ») qui sont la base de l’évasion fiscale. Le remboursement de la dette ne peut pas se faire que sur le seul dos de la classe moyenne !

Bien que l’Euro ait appauvri l’économie espagnole, une sortie unilatérale ne serait pas possible, et en ce moment cela générerait plus de problèmes que de solutions pour l’Espagne. Le problème de l’Euro, c’est qu’il n’est soumis au contrôle d’aucun pouvoir public, sinon à celui de la Banque Centrale Européenne, une entité financière indépendante et sans responsabilité ni légitimité politique ou démocratique. C’est cet aspect que nous reprochons à l’UE, qui est hélas une institution technocratique et mondialiste, c’est pour cela que nous disons non à l’Europe des banquiers et des technocrates, mais nous dirons toujours oui à l’Europe des peuples et des nations, à cette Europe que nous voulons construire autrement.

Par ailleurs, nous sommes en accord avec les déclarations de Marine Le Pen demandant une sortie de la France de l’OTAN, une politique de défense indépendante des Etats-Unis, et un rapprochement stratégique avec la Russie. Cela pourrait modifier l’équilibre international actuel et permettre d’en finir avec l’hégémonie des Etats-Unis sur la scène mondiale.

 Comment expliquez-vous qu’en dehors de votre mouvement, les autres partis nationalistes en Espagne réalisent des scores incroyablement faibles ?

Il me semble difficile de critiquer le travail des autres partis nationalistes, ce sont eux qui doivent établir une autocritique, qui doit être basée sur un seule mot d’ordre : rénovation et capacité de communication avec les électeurs.

Plataforma per Catalunya a réussi parce que nous avons su aborder les problèmes contemporains (immigration, islamisation, mondialisation, finance internationale) et présenter nos solutions sans les interférer avec des considérations passéistes. Beaucoup de partis nationalistes espagnols ont trop de tabous sur les identités régionales et continuent de s’arcbouter sur une conception centraliste de l’Etat espagnol.

Je ne suis pas là pour décider à leur place, mais je crois que tant qu’ils ne rompront pas avec les références centralistes du passé, ils ne pourront pas escompter de se développer. C’est d’autant plus regrettable que ces mouvements disposent de personnes de grande valeur.

Cependant, nous sommes convaincus que lorsque nous aurons fait l’annonce de notre parti national, nous serons un catalyseur pour tous ceux qui veulent avec nous renouveler et faire avancer les idées identitaires et sociales.

 Propos recueillis par Philippe Derricks

 

Spot électoral de PxC.

"Low Cost" : enquête sur le système Ryanair [vidéo]

“Low Cost” : enquête sur le système Ryanair [vidéo]

Vous penser aimer le “low cost”, mais savez vous quel est le vrai coût du bas prix ?

Diffusée par ‘Options’, le journal de l’UGICT-CGT, cette enquête exclusive d’Enrico Porsia décortique le modèle économique de la compagnie à “bas coût” Ryanair et son chantage aux subventions publiques déguisées.

On y découvre comment Ryanair exerce une pression permanente sur des collectivités territoriales et passe outre le code du travail, sur fond de directive Bolkestein et de distorsion de concurrence.

[box class=info]Plus d’informations : www.verite-lowcost.com[/box]

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Kiosque Courtois du samedi 26/11/2011 – L’actualité de la semaine en écrit

[box class=info]Le samedi, une sélection des principaux sujets de la semaine des biens connus “Bulletins de Réinformation” de Radio Courtoisie. Ce Kiosque est présenté cette semaine par Jean-Yves Le Gallou et Françoise Monestier.

Novopress a publié dès samedi matin, en différé, l’audio de ce Kiosque Courtois dans la fenêtre “Radio Courtoisie : le bulletin de réinfo” de sa colonne de droite. Pour ceux qui préfèrent lire qu’écouter, en voici le contenu sous forme de texte.[/box]

FRANCE

En fin de semaine dernière, Marine Le Pen a dressé les grandes lignes d’un véritable programme de gouvernement

Kiosque Courtois du samedi 26/11/2011 – L’actualité de la semaine en écrit Marine Le Pen promet de redonner la parole au peuple. Dès le début du quinquennat un référendum proposera aux Français de revenir au septennat non renouvelable. Le référendum d’initiative populaire sera déclenché à partir de 500.000 signatures. La peine de mort par exemple sera soumise à référendum.

Sur le plan économique, le maître mot de Marine Le Pen est : protéger. Protéger notre industrie par des quotas d’importation mais aussi par des droits de douane vis-à-vis des pays qui ne respectent pas les mêmes normes sociales et écologiques que l’Europe. Cette mesure serait accompagnée « D’une sortie progressive et groupée de la monnaie unique accompagnée d’une dévaluation compétitive de 20 à 25 %».

Pour la politique étrangère, la nouveauté la plus frappante est la création d’un ministère des Souverainetés nationale. Il sera chargé de coordonner la révision des traités européens. Tous les accords avec les pays d’Afrique et du Maghreb seront liés aux traités sur l’immigration. Je cite : « L’intérêt de la France est de cesser toute immigration et même de favoriser l’inversion des flux ».

Les montres reviennent à la mode dans la politique française

Kiosque Courtois du samedi 26/11/2011 – L’actualité de la semaine en écrit Chacun se souvient de l’amour immodéré de Julien Dray pour les montres de luxe. Cette fois, c’est Jean-François Copé qui reconnaît avoir reçu une Rolex de Ziad Takieddine inculpé dans l’affaire de Karachi.

Une montre qu’il dit avoir égarée.

Pas grave ! Ziad Takkiedine n’est pas rancunier. Pour l’affairiste libanais, « Si je n’ai qu’un seul ami c’est Jean-François Copé ». C’est beau l’amitié !

Pendant que PSA annonce des réductions d’effectifs, Volkswagen embauche

La semaine dernière, PSA Peugeot-Citroën a confirmé la suppression de 6.000 emplois en Europe en 2012. Des suppressions qui devraient concerner avant tout les activités de Recherche & Développement et de commercialisation.

La même semaine pourtant, d’autres constructeurs comme Jaguar/Land-Rover et Volkswagen ont annoncé des embauches.

Il est vrai qu’on prête à la Poste la volonté d’acheter des motocyclettes à Taïwan plutôt qu’à Peugeot. Une attitude impensable en Allemagne où le patriotisme économique joue à plein.

DSK s’est envolé pour Tel Aviv

Depuis plusieurs semaines, l’ex-patron du FMI est accusé d’avoir bénéficié d’un réseau lillois de proxénétisme organisé par des policiers et entreprises proches du Grand-Orient. Pour lever les soupçons DSK a demandé à être entendu dans cette affaire.

Mais sans attendre la convocation du juge, DSK a quitté Paris pour Tel Aviv avec la fidèle Anne Sinclair à ses côtés.

Agnès, martyr du politiquement correct

Kiosque Courtois du samedi 26/11/2011 – L’actualité de la semaine en écrit Le meurtre d’Agnès, une collégienne de treize ans, par l’un de ses condisciples a provoqué un emballement médiatique. Médias et politiques ont fait de la surenchère émotionnelle.

Une affaire malheureuse comme il en arrive une à deux fois par an quand une victime croise un pervers.

Une explication que refuse le père d’Agnès : « La mort de ma fille, ce n’est pas la faute à pas d’chance… » Il veut dire par là que ce drame affreux a d’autres causes qu’un hasard malheureux.

Le système judiciaire français protège davantage les criminels que leurs victimes potentielles. L’assassin d’Agnès était un violeur en – je cite – réinsertion. De surcroit dans l’établissement scolaire de Chambon-sur-Lignon qui se vante de sa pédagogie laxiste.

C’est  bien l’idéologie bisounours qui a tué Agnès.

Le chiffre du jour 6.000

Kiosque Courtois du samedi 26/11/2011 – L’actualité de la semaine en écrit C’est le nombre de médecins algériens installés en France.

L’ordre des médecins en Algérie s’alarme de l’exode des médecins algériens vers la France, où je cite : « 6.000 médecins toutes spécialités confondues exercent actuellement ».

De fait la France manque de médecins. Mais au lieu de remonter le numerus clausus trop limité des facultés de médecine, les gouvernants français préfèrent importer des travailleurs étrangers. En même temps que des malades étrangers d’ailleurs…

Droit de vote des étrangers hors Union européenne : la mémoire « hasardeuse » de Nicolas Sarkozy

Qui a dit mercredi dernier : « Je crois depuis longtemps que le droit de voter et le droit d’être élu dans nos territoires doit demeurer un droit attaché à la nationalité française »?
Nicolas Sarkozy !

Bonne pioche. Et maintenant qui a dit : « il ne serait pas anormal, qu’un étranger en situation régulière qui travaille, paie des impôts et réside depuis au moins 10 ans en France, puisse voter aux élections municipales ».
Toujours Nicolas Sarkozy !

Et oui en 2005 ! Ce qui a conduit Marine Le Pen à qualifier de « hasardeuse » la mémoire du président de la République ou ses convictions sur le sujet. Selon Marine Le Pen, « C’est toujours au gré des stratégies électorales et des sondages que Sarkozy se détermine ». Pour Marine Le Pen, la position exprimée par le chef de l’Etat devant les maires se résume ainsi « Si les étrangers veulent voter, ils n’ont qu’à devenir Français ! Et voilà comment en une phrase Sarkozy se montre plus laxiste encore que la gauche [et ne voit] dans la nationalité française qu’une simple formalité administrative ».

Eva Joly se soumet

Eva Joly, candidate écologiste, n’a pas aimé la dernière séquence politicienne PS/Verts. « Donnes moi des centrales nucléaires, je te donnerai des circonscriptions ». Mais après une semaine de bouderies, elle a fait allégeance à François Hollande.

Disparition de Christian Trédaniel, inventeur de l’étiopathie

Inventeur ou plutôt réinventeur de l’étiopathie, Christian Trédaniel s’est éteint le 13 novembre dernier.

Dissident de la médecine classique, Christian Trédaniel a mis toute son énergie à développer l’étiopathie. Une médecine naturelle, également dénommée chirurgie non instrumentale, basée sur les manipulations, un peu à la manière des rebouteux. L’étiopathie permet de soigner aussi bien des problèmes articulaires que des maladies de la sphère ORL ou de l’appareil respiratoire. Christian Trédaniel laisse derrière lui une faculté d’étiopathie et de très nombreux élèves et disciples.

 

MONDE

Élections en Espagne : jeu de bascule entre les socialistes et les centristes

Mariano RajoyFormalité électorale en Espagne dimanche dernier : débâcle socialiste ; majorité absolue au Parlement pour le Parti populaire. Le nouveau premier ministre, sera Mariano Rajoy (photo). Cet homme issu du sérail centriste est très politiquement correct. Il devra faire face à un chômage de 20% et à un important déficit budgétaire.

Menaces musulmanes sur les Serbes du Kosovo

En septembre 2011, les Kosovars albanais ont pris le contrôle de plusieurs postes douaniers situés dans les régions peuplées de Serbes. Les Kosovars musulmans sont aidés par la Mission policière de l’Union Européenne (Eulex) et la Force internationale de sécurité (KFOR) placée sous le commandement de l’Otan. L’objectif est d’isoler les Serbes du Kosovo de leurs frères.

Mais le ministre serbe de l’Intérieur, Ivica Dacic, a déclaré qu’une attaque contre les Serbes du Kosovo équivaudrait à une attaque contre Belgrade. Avant d’ajouter « La Serbie ne restera pas les bras croisés ». Cette déclaration était adressée clairement au premier ministre Kosovar, Hashim Thaçi.

La Russie soutient la Serbie. Une Serbie qui hésite entre défense de ses minorités et complaisance avec l’Union européenne.

Juppé fait un pas de plus vers l’intervention militaire en Syrie

Mercredi, Alain Juppé a rencontré l’un des principaux opposants au régime de Bachar El-Assad. Il a envisagé la création de « corridors humanitaires » en Syrie. Le patron du Quai d’Orsay a aussi déclaré  « le Conseil National Syrien est l’interlocuteur légitime avec lequel la France va continuer à travailler ».

Or ce Conseil National Syrien est né en Turquie et il est majoritairement composé de musulmans sunnites. Il rappelle étrangement le CNT libyen : il s’agit là aussi d’un mouvement à dominante religieuse islamiste, soutenue par l’Empire atlantiste, dans le but de renverser un État arabe laïc et non-aligné.

Le président turc Abdullah Gül a implicitement envisagé une intervention militaire chez son voisin syrien. Ce que la Russie ne voit pas d’un bon œil.

Les islamistes à la tête du futur gouvernement tunisien ont en tête un projet de califat

Dans un meeting populaire, le futur Premier ministre tunisien, Hamadi Jebali, a déclaré : « Mes frères, vous vous trouvez à un moment historique (…), dans un nouveau cycle de civilisation (…). Nous sommes dans le sixième califat, si Dieu le veut ! » Fin de citation. Un calife est un successeur reconnu de Mahomet pour prendre la direction des Musulmans.

Absence de procès pour les anciens partisans de Khadafi

Des organisations de défense des droits de l’homme ont demandé aux nouveaux dirigeants libyens de mettre fin aux arrestations arbitraires et aux mauvais traitements infligés aux prisonniers. En attendant la détention en prison, sans date de procès, se prolonge depuis plusieurs semaines pour les anciens partisans de Khadafi.

Mais deux procès sont en vue pour le fils Khadafi

Saif Al Islam, dont le nom signifie Glaive de l’Islam, vient d’être arrêté. Le Conseil National de Transition estime qu’il doit comparaître devant les tribunaux libyens. Mais il fait, depuis juin, l’objet d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale qui le réclame.

Reste désormais à savoir où il sera jugé.

Libye : BHL annonce s’être engagé « en tant que Juif »

Kiosque Courtois du samedi 26/11/2011 – L’actualité de la semaine en écrit La vérité si je mens : BHL nous explique pourquoi il a fait bombarder la Libye.

Le philosophe belliciste, a déclaré que  « C’est en tant que Juif » qu’il avait « participé à l’aventure politique en Libye ».

Cette déclaration, pour une fois authentique, a été faite dimanche dernier à Paris lors de la “convention nationale” du Conseil représentatif des institutions juives de France, le (CRIF).

“J’ai porté en étendard ma fidélité au sionisme et à Israël”, a-t-il précisé.

Monsieur Lévy se vante donc d’avoir instrumentalisé la politique étrangère de la France pour des raisons communautaires. Imposture dans l’imposture, le thème de la « convention » du CRIF portait notamment, sur les « défis communautaires ».

En Egypte, les Frères musulmans manifestent contre l’armée

Depuis plusieurs jours, des Égyptiens ont repris le chemin de la place Tahrir, symbole du mouvement qui avait conduit Hosni Moubarak au départ au printemps dernier.

Ils accusent l’armée de vouloir conserver le pouvoir après les élections législatives prévues le 28 novembre. La contestation est emmenée par le parti « Liberté et Justice », un organe des Frères musulmans. Avec ces manifestations qui ont déjà fait plus de 30 morts, ces derniers entendent se poser en garants de la démocratie.

Et pour finir : Le gros, très gros, chiffre de la semaine ? C’est 15.000 milliards

C’est le cap, symbolique, que vient de franchir la dette américaine. En septembre 2008, cette même dette avait franchi le cap des 10.000 milliards de dollars. Soit 50% de hausse en trois ans.

La dette américaine augmente de plus de cinq milliards de dollars chaque jour.

Une commission mixte du Congrès pour la réduction du déficit budgétaire, a été constituée. Elle devait définir un plan de réduction des dépenses de 1.200 milliards de dollars… sur une période de 10 ans. Une somme qui ressemble à une goutte d’eau dans l’océan de la dette américaine.

Et pourtant Républicains et Démocrates ne sont pas parvenus à se mettre d’accord.

Plus encore que l’Union européenne les États-Unis sont à la dérive.

 

Libye : point de situation au 25/11/11, par Bernard Lugan

Libye : point de situation au 25/11/11, par Bernard Lugan

En Libye la guerre des clans se déroule désormais au grand jour en Tripolitaine où cinq grandes forces sont présentes à Syrte, à Misrata, à Bani Walid, dans le jebel Nefusa et à Zenten et à Tripoli :
– Les tribus de la région de Syrte ont cessé le combat écrasées sous les bombes de l’Otan mais elles ont conservé leurs fidélités. Maintenant que l’aviation occidentale a regagné ses bases, certaines sont prêtes à reprendre la lutte contre le CNT.
– Les milices de Misrata, celles qui capturèrent et lynchèrent le colonel Kadhafi, refusent toute autre autorité que celle de leurs chefs. Toutes les composantes de Tripolitaine les haïssent, y compris les islamistes de Tripoli.
– Au sud de Misrata, autour de Bani Walid la fraction tripolitaine de la tribu des Warfalla, soit environ 500 000 membres, est toujours fidèle à l’ancien régime.
– Dans la région de Tripoli, les combats entre les deux milices berbères du djebel Nefusa et de Zenten d’une part et les islamistes du Tripoli Military Council (TMC) d’autre part, ont connu une accélération ces derniers jours.

Un évènement de très grande importance s’est produit le 25 novembre avec l’arrestation à l’aéroport de Tripoli d’Abelhakim Belhaj, chef du TMC alors que, sous une fausse identité, il tentait de s’envoler pour la Turquie. L’arrestation par la brigade de Zenten de ce fondamentaliste ancien combattant d’Afghanistan soutenu par le Qatar, marque un tournant dans l’évolution de la situation libyenne. Pourquoi se départ rocambolesque ? Se sentait-il menacé et prenait-il la fuite ; se rendait-il en mission secrète en Turquie? Cette arrestation marque t-elle le début du rejet de l’oppressante omniprésence des forces et des agents du Qatar, nombre de Libyens se demandant si leur pays n’est pas devenu une colonie de cet émirat richissime mais sous-peuplé dont l’armée est composée de mercenaires ?

Abelhakim Belhaj a été libéré sur appel du président du CNT, Mustapha Abdel Jalil.

Le fond du problème que les observateurs n’ont une fois de plus pas vu, et que certains vont une fois de plus reprendre, naturellement sans me citer, et cela dès qu’ils auront lu mon communiqué, est que les Berbères ont décidé de jouer leur carte. Grands perdants – comme je l’avais annoncé -, de la nouvelle situation politique, ils se retrouvent en effet, comme avant la chute du régime Kadhafi, face à un nationalisme arabo-musulman qui nie leur existence. Aucun ministre du nouveau gouvernement n’est Berbère alors que leurs deux brigades constituèrent les seuls éléments militairement opérationnels de la rébellion. Face à cette situation, le 25 novembre, la Conférence Libyenne des Amazighs (Berbères) a suspendu ses relations avec le CNT.

Militairement, les Berbères semblent avoir pris le contrôle d’une partie de la ville de Tripoli, dont l’aéroport. Autre atout, ils détiennent Seif al-Islam Kadhafi qu’ils ont traité avec considération et même respect. Une telle attitude n’est pas innocente car elle contraste avec les traitements ignominieux que les miliciens de Misrata firent subir à son père et que nombre de Libyens ont juré de venger.

Si l’actuel gouvernement ne donne pas satisfaction aux Berbères qui constituent environ 10% des 6 millions de Libyens, une alliance tournée à la fois contre le CNT et contre Misrata et qui engloberait leurs milices, la fraction tripolitaine des Warfalla ainsi que les tribus de la région de Syrte, pourrait être constituée. Ce serait sans coup férir qu’elle s’emparerait de la Tripolitaine, seule Misrata étant capable de résister un moment. Sans compter qu’au Sud, les Touaregs et les Toubou sont eux aussi restés fidèles à leurs alliances passées.

Quant à la Cyrénaïque qui est aujourd’hui sous le contrôle direct des islamistes, elle a de fait échappé aux autorités de Tripoli.

Bernard Lugan, le 25/11/2011

Le projet de l’UMP pour l’Éducation nationale évite les sujets qui fâchent [tribune libre]

Le projet de l’UMP pour l’Éducation nationale évite les sujets qui fâchent [tribune libre]

L’UMP vient de formuler 30 propositions pour réformer l’enseignement. Si les propositions du parti de la majorité présidentielle changent agréablement de la « rengaine des moyens », toujours insuffisants, que les syndicats d’enseignants et le Parti Socialiste rabâchent à longueur de temps, ce programme évite tous les sujets qui fâchent. — Par Alain Mathieu, président de l’association Contribuables Associés.

Ce projet propose de développer l’autonomie  et l’évaluation des établissements, ce qui devrait améliorer les résultats très médiocres de nos dépenses d’enseignement: les résultats actuels, mesurés par les tests PISA (Programme international pour le suivi des acquis des élèves, ensemble d’études menées par l’OCDE, ndlr), sont nettement inférieurs  par exemple aux allemands,  pour un coût de l’enseignement  qui est de 41 % plus élevé (6,2% du PIB contre 4,4%).

Développer l’autonomie des établissements, c’est permettre au  principal  du collège ou au proviseur du lycée de choisir ses collaborateurs, enseignants ou autres. Cette autonomie n’ira pas jusqu’au droit de choisir ses élèves, ni les programmes et diplômes, dont l’État doit assurer la « maîtrise complète ». Actuellement 300 établissements sur 65 000 bénéficient de cette autonomie relative. La marge de progression est donc importante.

Prudentes généralités

L’évaluation des établissements et surtout celle des enseignants reste dans de prudentes généralités.

Un nouveau statut est prévu pour les candidats au CAPES, qui devront remplir des « missions d’accompagnement » (orientation, tutorat) en plus des seules obligations d’heures de cours (actuellement, dans le secondaire, 15 heures par semaine pour les agrégés et 18 heures pour les autres). On suppose, mais cela n’est pas dit, que, comme dans la plupart des autres pays, ces nouveaux enseignants devront travailler à plein temps dans leur établissement.

Peut-être même devront-ils faire de la surveillance ou du remplacement de professeurs absents. Cela n’est pas dit. Ce nouveau statut sera également ouvert aux enseignants actuels volontaires, ce qui demandera, pour susciter des vocations, que les salaires y soient supérieurs et que les enseignants actuels voient leur salaire évoluer faiblement. Bien entendu, cela non plus n’est pas dit.

Les dotations de crédits aux universités devraient dépendre des « taux d’insertion professionnelle » de leurs diplômés. L’application de cette intéressante proposition risque de ne pas être immédiate.

Les parents devraient se voir contraints d’envoyer leurs enfants à l’école, sous peine d’une suspension, et non  d’une suppression, des allocations familiales. Les syndicats étant contre cette mesure, seulement 51 suspensions ont été effectuées jusqu’à présent. Une mise en application générale sera sans doute laborieuse.

Pas un mot sur l’enseignement privé

Ce programme de Luc Chatel (l’actuel ministre de l’Éducation, ndlr) a évité tous les sujets qui fâchent :

– Pas un mot sur l’enseignement privé et son développement bloqué par le stupide numérus clausus (pas plus de 20 % des élèves) ;

– Pas un mot sur le statut extravagant et unique au monde de nos chercheurs, embauchés dès l’âge de 30 ans comme fonctionnaires chercheurs à vie, sans qu’on connaisse leurs capacités de recherche, et évalués par des commissions où les syndicats sont prépondérants ;

– Rien sur l’abus des heures supplémentaires qui augmentent sans impôts les rémunérations actuelles des enseignants ;

– Très peu de propositions sur l’utilisation des techniques numériques (rien par exemple sur les cours sur tableaux électroniques).

Mais on ne peut jeter la pierre au prudent ministre : il évolue dans un milieu qui lui est majoritairement hostile.  Il sème donc avec précaution les graines d’une évolution nécessaire de notre ruineux mammouth national.

Alain Mathieu, président de Contribuables Associés

Photo en Une : Luc Chatel le 8 novembre 2011, Convention éducation de l’UMP. Crédit : UMP Photos via Flickr (cc)

Le 3 décembre à Paris : colloque Jeanne d'Arc

Le 3 décembre à Paris : colloque Jeanne d’Arc

Le 3 décembre à Paris : colloque Jeanne d'Arc
15h50 : Ouverture des portes
16h00 : Présentation du colloque par Éric Letty
16h10 : Alain Bournazel, Jeanne d’Arc, chef de guerre : les origines de la légendes
16h35 : Abbé Christian-Philippe Chanut, Jeanne d’Arc à travers les âges de François Villon à Georges Brassens !
17h00 : Olivier Bouzy, Survivistes et batardisants, les artisans d’une légende tronquée
17h30 / 45 : pause, stands, buvette.
17h45 : Olivier Hanne, Jeanne d’Arc et l’opinion publique de son temps
18h15 : Abbé G. de Tanoüarn, Une sainte pour temps de crise, coups de sonde dans la vie spirituelle de Jeanne d’Arc

[box class=info]ESPACE BERNANOS. 4, rue du Havre – 75009 Paris. M° Havre Caumartin ou St-Lazare
Entrée : 5 euros. Adhérents : 2,50 euros. Renseignements : avec_jeanne@yahoo.fr[/box]