Bienvenue dans le monde d’après… Voltaire a dû se retourner dans sa tombe !

« Non, Raphaël, tu ne dois pas prendre la main d’Emma ! C’est impossible et dangereux », affirma l’institutrice. « Mais c’est mon amie, maîtresse », lui répondit le gamin, en souriant tristement. « À la récréation, tu devras rester à l’intérieur de ton carré. ». Emma sera tout près de toi, mais dans l’autre carré », ajouta la maîtresse.

« Est-ce que j’ai tous les papiers pour sortir ? » s’interrogeait André. Attestation de mon employeur, attestation de déplacement de plus de 100 km chez un proche vulnérable, justificatif de domicile, pièce d’identité en cours de validité, billet de train TER avec le code-barres de la réservation. « P…., j’allais sortir sans mon masque », s’écria-t-il intérieurement.

Il sentait le stress l’envahir alors qu’une très belle journée, pourtant, s’annonçait, ce 26 juin 2020. Il allait enfin revoir sa mère, âgée de 84 ans et isolée dans son EHPAD. Sa dernière visite remontait au 15 mars, le jour des élections municipales. Il y a déjà quatre mois. Une éternité. Deux jours plus tôt, un psychologue ou un psychiatre, il ne s’en souvenait pas, l’avait appelé pour lui décrire l’état mental de sa mère. Quel est ce drôle de pays où, après avoir ordonné et organisé la séquestration des Français à leur propre domicile durant deux mois, l’État nounou convoque des médecins pour réparer les âmes abîmées ? Sa mère avait surtout le cœur brisé par cette longue absence du fils aimé.

Dans le train, il n’oublierait pas de contacter le camping pour définitivement annuler ses vacances initialement prévues fin juillet. Il n’en avait plus envie. D’autant plus que les restaurants et le zoo de La Palmyre promis à son fils Raphaël étaient toujours fermés. La découverte d’un foyer d’une cinquantaine de nouveaux contaminés près de Royan avait déjà conduit le préfet à « reconfiner » tout le canton, y compris les plages, redevenues interdites. La décision préfectorale avait surtout achevé de convaincre André.

Contrôleur de gestion, donc cadre administratif. Donc condamné au télétravail. Ce n’est pas les deux conférences vidéo hebdomadaires qui compensaient l’absence de plus en plus pesante de la présence physique de ses collègues. Leurs blagues potaches, la machine à café du lundi. Et surtout, Annabelle, la chef comptable, embauchée en début d’année, dont il n’a plus croisé le regard depuis des semaines. Son premier geste matinal de télétravailleur, c’était de mettre en route le CD reproduisant les bruits d’ambiance de son open space aujourd’hui disparu. Déprimant.

Déprimant, aussi, de ne plus refaire le monde autour d’un café en terrasse, sur les bords de la Seine, avec ses potes du club de hand-ball. Sans parler du drone nous vociférant, l’autre soir vers 20 h 30, l’ordre de déguerpir des escaliers de l’église du Sacré-Cœur. Raphaël en avait été tétanisé.

Moi-même, je m’interrogeais depuis sur la docilité des citoyens à accepter toutes ces privations de liberté et tous ces contrôles policiers.

La politique sanitaire avait bon dos. On me prend la température lorsque je pénètre dans le hall d’entrée des bureaux de mon employeur. S’y ajoute, depuis hier 13 mai, la surveillance orwellienne de mes paroles, puisqu’une majorité à l’Assemblée s’est dégagée pour voter une loi foncièrement hostile à la liberté d’expression. Voltaire lui-même a dû se retourner dans sa tombe.

Bertrand Renault

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Vers un monde plus dur, par Jean-Gilles Malliarakis

De charmants rêveurs voudraient nous faire croire que le monde d’après, qu’ils cherchent à anticiper, verra plus de petites fleurs, entendra mieux le chant des oiseaux, et troquera, bien sûr, l’automobile pour la bicyclette. Ce babil enfantin, un peu affligeant pour les grandes personnes, sied sans doute aux bobos des grandes villes.

Mais, à dire vrai, il semble assez éloigné des réalités qui malheureusement se dessinent.

Le président de la République ayant par hasard croisé, ce 17 mai, la route qu’il devrait prendre chaque jour, a cru bon d’inaugurer les chrysanthèmes, souvent délaissées par ses prédécesseurs du monument de Montcornet. Limitant la durée de son discours, pour une fois et par bonheur, à 16 minutes, il exaltait ce qu’il appelle l’esprit de résistance.

Sans doute ce grand garçon gagnera-t-il bientôt, quand il aura quitté les palais nationaux, à pouvoir lire quelques bons livres. Ils existent, s’agissant des combats de mai-juin 1940 et de la situation stratégique dans laquelle se trouvaient, à la fois, le pays réel et la troisième république agonisante. Je me souviens ainsi qu’en 1963 Jacques Chirac, collaborateur du Premier ministre à la cour, et maître de conférence convenable à la ville, un métier auquel il aurait dû rester fidèle, nous recommandait de lire Benoist-Méchin et même Beau de Loménie.

Au même âge le chef de l’État prétend avoir fréquenté la pensée de Paul Ricœur : il serait temps pour lui d’en sortir.

Car le temps presse : le monde actuel voit l’ensemble des pays occidentaux, aussi bien l’Europe de l’ouest que l’Amérique du nord, mais aussi le Japon, mais aussi l’Inde, mais aussi la plupart des pays d’Asie centrale et orientale, tous menacés par deux ennemis, et pas seulement deux partenaires : l’islamisme radical et le communisme chinois.

Ce 17 mai notre président se rendait sur les champs de batailles d’autrefois. Il invitait à se souvenir de Montcornet. Peut-être sa communication cherchait-elle à faire mieux oublier Azincourt, Pavie, Waterloo ou Sedan, et toutes les sanctions, infligées par l’histoire, à nos dirigeants frivoles et arrogants de toujours, dont nos technocrates assurent la continuité.

Le même jour, dans le monde réel, à Téhéran, Mohammad Javad Zarif ministre iranien des Affaires étrangères prétendait mettre en garde les Etats-Unis contre la présence de leur Marine dans les Caraïbes. Toute intervention américaine aurait pour effet, gronde-t-il, de perturber la livraison de pétrole iranien au Venezuela. La veille 16 mai, en effet, l’agence de presse Fars, émanation officieuse du régime des mollahs avait fait état du déploiement de 4 navires américains dans la région faisant craindre “une possible confrontation avec les pétroliers iraniens”.

Le régime de Caracas, en situation de faillite, largement dépendant désormais des financements chinois effectue actuellement avec l’Iran des transactions payables en or. Téhéran est ainsi chargé de remettre sur pied l’industrie pétrolière détruite par la mainmise depuis 20 ans de la mafia chaviste sur le monopole d’État PDVSA.

Paradoxe inouï, cette belle réussite du socialisme au XXIe siècle s’impose à un pays qui dispose des plus importantes réserves d’hydrocarbures du monde.

Mais la coopération grandissante entre la république islamique iranienne et la dictature marxiste vénézuélienne de Nicolas Maduro peut aussi surprendre certains, au regard des paradigmes idéologiques d’hier. Elle correspond hélas aux perspectives d’un XXIe siècle où se dessinent des affrontements de plus en plus durs. De bons esprits voudraient nous convaincre et, peut-être, se persuader eux-mêmes que les dirigeants occidentaux et les gouvernements du type de celui qui s’est imposé à l’Iran en 1979 auraient vocation à se rapprocher. Ce sont les mêmes qui voudraient maintenir un partenariat commercial profitable avec Pékin, son industrie esclavagiste sous-traitant les besoins de la grande distribution, aux États-Unis comme en Europe. Cette chanson va au rebours des confrontations qui s’annoncent. Elle ne sert qu’à désarmer nos peuples. Elles relèvent tout simplement de la trahison. Ceux qui, à 80 ans de distance, prétendent exalter l’esprit de résistance d’hier devraient en méditer l’actualité.

Personne ne saurait se féliciter des perspectives de la nouvelle guerre froide. Mais personne ne doit les ignorer. Et personne ne pourra s’y soustraire. Sauf à trahir.

Jean-Gilles Malliarakis

Article paru sur le site de L’Insolent

Laetitia Avia et les discours de haine, répression et double langage

Nous avons déjà longuement parlé de la loi Avia, une loi liberticide de plus après les lois Pleven, Gayssot, Taubira etc. C’est fait, la loi a été votée à une large majorité (les socialistes se sont courageusement abstenus) le 13 mai 2020 par l’Assemblée nationale et devrait rentrer en vigueur le 1er juillet après avis du conseil constitutionnel. Au même moment Laetitia Avia se faisait prendre les doigts dans le pot de confiture pour tenir des propos qui auraient été censurés par sa propre loi.

Une loi liberticide

Qui est pour l’amour ? Tous, tous, tous. Qui est contre la haine ? Tous, tous, tous. Mais qui dira ce qu’est un « discours de haine » ? Un juge ? Non, un algorithme de Facebook, Google ou LinkedIn, parfois aidé par un des censeurs humains engagés par les réseaux sociaux (Facebook en compte plus de 30.000). « Tout propos manifestement haineux » devra être supprimé dans les 24h sous peine d’une amende de 1,25M€, c’est le CSA qui assurera le contrôle.

Résultat ? Les réseaux sociaux censurent déjà largement pour se couvrir. C’est ce que fait depuis longtemps Laurent Solly, censurant par exemple toute image présentant Génération Identitaire de manière neutre ou positive. On pourrait imaginer que les lignes « l’opinion publique déteste les journalistes » ou bien « l’immigration n’est pas une chance pour la France » soient considérés comme des propos « haineux » contre les journalistes ou les immigrés, clandestins ou non.

Laetitia et le pot de confiture

Dans une rencontre tenue dans le cabinet de son avocat en novembre 2019 et où un représentant de l’Observatoire était présent, Laetitia Avia avait benoîtement avoué que la loi était d’abord pour « se protéger elle-même », des attaques dont elle pourrait être victime en tant que femme d’origine togolaise. Dont acte.

La veille du vote de la loi, le site Médiapart publiait un article dévastateur pour Laetitia Avia sous la signature de David Perrotin (nos citations, sauf mention contraire sont issues de cet article), reposant sur les déclarations de certains collaborateurs (passés ou présents) de la députée. La charmante Laetitia a pour habitude d’employer des expressions qui se trouveraient censurées par sa nouvelle loi. Visite guidée.

« C’est le chinois »

Le racisme anti-maghrébin c’est mal, anti-africain c’est très mal. Mais anti-chinois ? Il semblerait que non pour Laetitia. Un de ses anciens salariés d’origine asiatique en fait les frais. Un employé témoigne « C’était son bouc émissaire, elle l’appelait parfois « le chinois » ou reprenait des clichés racistes pour parler de lui », allant jusqu’à l’accuser d’avoir détourné un chèque en avril 2018

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Les libertés individuelles sont-elles menacées par le Covid-19 ?

18/05/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Alors que l’Europe se déconfine, de nombreux pays misent sur l’utilisation de technologies de surveillance afin de contrôler la circulation du coronavirus.

Un traçage numérique qui pourrait toutefois bouleverser l’avenir du droit à la vie privée et des libertés individuelles, selon certains experts.


Confiner, surveiller, punir, mater

Sur une période très courte, les Français ont accepté une restriction importante de leurs libertés.
Le 11 mai 2020 restera dans l’histoire comme une date nébuleuse ; celle d’un déconfinement qui déconfinera sans déconfiner, tout en déconfinant : comprenne qui pourra !

Seulement certains Français en bénéficieront, mais ni en tous lieux, ni en tout temps : point trop n’en faut. À cette occasion, le conseil scientifique viendra de nouveau en renfort du gouvernement. Avec force tableaux statistiques et cartes de France colorées de rouge et vert. Il légitimera ainsi une décision que les Français ont bien du mal à comprendre et a fortiori à accepter. Ce faisant, le savant continuera une fois de plus d’offrir au politique sa caution dans un exercice qui apparaît cependant de plus en plus périlleux car il engage également la responsabilité des experts(1).

Les Français en liberté conditionnelle

Le 11 mai 2020 restera dans l’histoire comme l’horizon improbable d’une liberté d’aller et venir à reconquérir. Ce que nombre de Français vivent comme une incarcération ne prendra en effet pas véritablement fin à cette date. En d’autres termes, leur levée d’écrou demeurera en grande partie limitée et indéterminée, toujours sujette à un droit de regard bureaucratique, plus tatillon que jamais. En bref, ils vont devoir apprendre à vivre sous contrôle et endurer ce que beaucoup d’entre eux vivent comme une punition.

Certes de prime abord, celle-ci ne se donne pas à voir comme telle. Bien au contraire, les pouvoirs publics la dénient. Selon ces derniers, la privation de quelques libertés fondamentales n’aurait été mise en place le 17 mars que pour le bien des citoyens, afin d’assurer leur sécurité sanitaire et pour nulle autre raison. C’est donc avec obéissance et dans la peur, que des millions d’administrés ont accepté d’être séparés les uns des autres, coupés du jour au lendemain de leur biotope social. De surcroît, c’est dans le silence qu’ils ont enduré et endurent encore d’incessantes injonctions paradoxales auxquelles ils doivent néanmoins se soumettre sous peine d’être sanctionnés. En effet, depuis le mois de janvier et jusqu’à ce jour, qu’il s’agisse de la fermeture des frontières, du port du masque, des tests de dépistage, des gestes barrières, des protocoles thérapeutiques, de la reprise du travail, du retour des enfants à l’école ou de la fréquentation des transports en commun, ils ont entendu tout et son contraire.

Les chiffres de Salomon visent à cacher le climat politique mortifère

Les innombrables revirements des responsables politiques, tout comme les violents conflits entre experts médicaux n’ont pas manqué. Une telle situation illisible et abracadabrantesque a par conséquent rendu impossible l’adoption d’une ligne de conduite qui fût rationnelle et efficace. Surtout, ce climat mortifère sur fond de mesures liberticides, a largement accentué l’angoisse d’une population infantilisée et maintenue perpétuellement dans l’incertitude. Pendant des semaines, tests, masques, gels, lits d’hôpitaux et respirateurs ont manqué et manquent d’ailleurs encore. Rien n’explique, à ce jour, une pareille impéritie qui exige des Français toujours plus de résilience sans leur offrir pour autant de véritable contrepartie. Mais la peur au ventre, les Français ont dû affronter, vaille que vaille, cette pénurie hors-norme. Or dans le même temps, le gouvernement a cru bon de les submerger chaque soir d’un déluge de données statistiques dispensées par le directeur général de la santé publique qui, tel un greffier, dressait le bilan comptable des pertes humaines de la nation.

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La loi Avia votée : un grand pas vers la dictature, par Francis Bergeron

Mercredi, l’Assemblée nationale a voté en dernière lecture la loi Avia, du nom du député LREM qui portait le projet. Cette loi prétend combattre la haine sur Internet. Elle accroît de fait la pensée unique, le politiquement correct, un contrôle totalitaire sur l’écrit, la parole, l’image. La plupart des partis politiques se sont opposés à cette loi.

Mais le PS s’est abstenu, et les voix de LREM ont été suffisantes pour entériner le texte. Or la question est la suivante : qu’est-ce qu’un propos haineux ? Qui le définit ? En déléguant le droit de censure aux géants de la communication sur le Net, le Parlement privatise (qui plus est au profit d’entreprises étrangères) une fonction régalienne essentielle, celle portant sur la liberté d’expression et sur la gestion de ses limites.

La France insoumise et Les Républicains avaient soutenu la même motion de rejet de ce texte. Mediapart avait dévoilé les propos plus ou moins privés de Mme Avia, pour démontrer qu’à l’aune de la définition des « messages de haine », elle devrait être censurée, elle aussi. Mais rien n’y a fait. Le « camp du bien » a remporté une nouvelle bataille.

Dorénavant, Facebook, Google, Apple et les autres, les moteurs de recherche, les sites, les blogs auront 24 heures pour supprimer tout contenu supposé « haineux » et « illégal ». A défaut, l’amende pourrait représenter 4 % du chiffre d’affaires mondial. On parle de sociétés dont le chiffre d’affaires se compte en dizaines de milliards de dollars. Les contenus « manifestement illégaux » sont visés. Mais croyez-vous que ces entreprises prendront le risque d’une amende de plusieurs milliards s’ils ont le moindre doute ? Pour la première fois dans l’histoire moderne du droit, le doute sur la culpabilité sera sanctionné : la censure s’abattra.

« Traquer la haine », disent-ils

Les contenus pédopornographiques ou terroristes devront être retirés dans l’heure. Ce qui signifie que des moteurs de recherche supprimeront d’office, sur la seule présence de mots clés, des citations pédophiles de Cohn-Bendit (surtout s’il s’agit de les révéler), ou peut-être Les Réprouvés, d’Ernst von Salomon, Les Terroristes, de Roland Gaucher…

Une antenne judiciaire spéciale va être créée pour traquer « la haine ». Le CSA aura des pouvoirs élargis. Et chaque plate-forme devra être équipée d’un bouton unique pour signaler tout propos présumé haineux. C’est le triomphe de la Dilcrah ministérielle (lutte contre le racisme, etc.), du MRAP, de la LICRA, de SOS Racisme et des innombrables ligues de vertu subventionnées, qui n’auront plus qu’à faire cliquer sur ce bouton pour interdire un site, une revue numérisée, une pétition en ligne.

S’opposer à l’avortement ? Une manifestation de haine à l’égard des femmes ! Refuser le mariage gay, la GPA ? Homophobie ! Déposer un projet de loi contre l’immigration ? Xénophobie ! Racisme !

Le préposé de la Dilcrah évoque avec délectation la perspective de fermer, grâce à cette loi, des sites qui « font 800 000 visites par mois ». Le Salon beige ? Boulevard Voltaire ? Fdesouche ? Le site de Présent ? Tous, peut-être !

Pour Emmanuelle Ménard, « la loi Avia muselle la liberté d’opinion et d’expression ». Pour Marine Le Pen, « la loi Avia, c’est le dernier clou dans le cercueil de la liberté d’expression ! » En quoi en effet la France de 2020 diffère-t-elle désormais de la Chine ou de la Corée du Nord ?

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 14 mai 2020

I-Média – Loi Avia : face à la censure, la révolte ?

15/05/2020 – FRANCE (NOVOpress)
C’est mercredi qu’avait lieu le vote de la liberticide loi Avia. Le silence médiatique aura été quasiment total…

Médiapart s’est néanmoins illustré en révélant que Lætitia Avia, le rapporteur du texte de cette loi « contre la haine », était accusée de racisme, d’homophobie et de harcèlement par plusieurs de ses anciens collaborateurs.

Plus largement, I-Média revient dans cette émission sur la question de la censure.


Eric Zemmour sur Cédric Herrou : « Ce n’est pas un agriculteur mais un militant immigrationniste, l’idiot utile d’Erdogan qui veut islamiser l’Europe »

15/05/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Eric Zemmour dénonce la relaxe de Cédric Herrou tout en ajoutant : « Ce n’est pas un agriculteur mais un militant immigrationniste, l’idiot utile d’Erdogan qui veut islamiser l’Europe »

Redécouvrez cet extrait de l’émission Face à l’info du 14 mai 2020.


Une islamiste et des partisans de Soros au Conseil de surveillance de Facebook

Lancé fin janvier 2020, le Conseil de surveillance de Facebook vient de dévoiler les vingt premiers membres qui le composeront. Conseil créé pour prendre les “décisions les plus complexes et les plus importantes sur le contenu présent sur les plateformes”, en résumé, la fameuse “modération de contenu” qui a valu, par exemple, à Génération identitaire de se faire bannir du réseau.
Mais derrière les déclarations lénifiantes sur la liberté d’expression et la transparence, le réseau social dévoile un casting plutôt inquiétant.

Tawakkol Karman, l’islamiste du Yémen

Comme évoqué par Valeurs Actuelles, on retrouve dans ce Conseil, la Yéménite Tawakkol Karman. Prix Nobel de la paix en 2011, Le Monde a rapporté en 2013, son appartenance “à la mouvance islamiste au Yémen”. La même année, elle a d’ailleurs soutenu le président égyptien Mohamed Morsi, membre des Frères musulmans, peu après sa destitution.

On a aussi pu la voir arborer la “Main du Tamkine”, un signe de ralliement aux Frères musulmans.

Les pro-Soros

Autres personnalités interpellant dans cette liste, Afia Asantewaa Asare-Kyei et András Sajó. La première est manager à l’Open Society Initiative pour l’Afrique de l’Ouest, pilotée par l’Open Society Foundations de George Soros.

Le second, András Sajó, fait partie de ces juges de la CEDH utilisés par le milliardaire pour étendre son influence comme cela avait été démontré en février 2020. L’enquête réalisée par Valeurs Actuelles à cette occasion l’avait largement mentionné. Il est aussi l’un des fondateurs avec George Soros, de l’Université d’Europe centrale.

Les militants de l’anti-racisme et pour les LGBTQ+

Autre catégorie bien représentée dans cette liste de membres, celles des militants progressistes. On y retrouve Emi Palmor, nommée par la gauche, en 2014, directrice-générale du ministère de la justice israélien, elle a été à l’initiative de “l’unité gouvernementale de coordination de l’anti-racisme”.

Côté indien, on retrouve Sudhir Krishnaswamy, co-fondateur d’un Centre de recherches en droit et politique, “qui travaille à faire avancer les valeurs constitutionnelles pour tous, incluant les LGBTQ+ et transgenres en Inde”.

Du côté américain, il y a Pamela Karman, actuellement professeur à l’école de droit de Stanford, et précédemment, cadre à la Cour suprême américaine. Fervente démocrate, elle s’était impliquée dans l’enquête sur l’impeachment de Donald Trump. En 2009, le New York Times l’avait qualifiée de “championne des droits homosexuels, de grande défenseure des droits des criminels et des droits de vote”.

Un casting conforme à l’image souhaitée par le réseau social, mais qui laisse cependant présager de sombres jours pour le “contenu” politiquement incorrect.

Article repris du site OJIM

“L’État a accepté la partition !” – Jean-Yves Le Gallou analyse les directives des préfets dans les quartiers ou les cités sensibles

Loi liberticide Avia : la liste des courageux, des censeurs et des trouillards

La proposition de loi visant à lutter contre les contenus « haineux » sur internet a été adoptée en lecture définitive à l’Assemblée nationale, ce mercredi 13 mai par 355 voix contre 150. Cette loi est dite « loi Avia », du nom de son rapporteur, ironiquement accusé d’avoir mordu un chauffeur de taxi ainsi que de régulièrement tenir des propos racistes, homophobes et sexistes. Un scandale révélé par Médiapart la veille du vote qui, conjugué aux coups de boutoirs argumentatifs d’Eric Zemmour sur CNews ainsi qu’à la mobilisation des internautes sur les réseaux sociaux, a sans doute donné une bonne excuse à de nombreux couards ayant voté la proposition de loi en juillet 2019 pour enfin défendre la liberté d’expression. C’est ainsi qu’on note un sérieux revirement de la part de nombreux députés Les Républicains qui avaient voté pour cette loi ou s’étaient abstenus lors de la première lecture. Une position courageuse tellement rare qu’il convient de la saluer, en espérant qu’elle augure de nouvelles surprises positives.
Polemia a décidé de diffuser la liste des députés ayant voté pour et contre cette loi ainsi que ceux s’étant abstenus.

Les courageux

150 députés se sont prononcés contre la proposition de loi Avia.
Parmi eux, de nombreux députés de droite ayant changé leur vote par rapport au scrutin de juillet 2019. Une décision à saluer.

Les Républicains ayant voté contre

M. Damien Abad, Mme Emmanuelle Anthoine, M. Julien Aubert, Mme Nathalie Bassire, M. Thibault Bazin, Mme Valérie Bazin-Malgras, Mme Valérie Beauvais, Mme Émilie Bonnivard, M. Jean-Yves Bony, M. Ian Boucard, M. Jean-Claude Bouchet, Mme Valérie Boyer, Mme Marine Brenier, M. Xavier Breton, M. Bernard Brochand, M. Fabrice Brun, M. Gilles Carrez, M. Jacques Cattin, M. Gérard Cherpion, M. Dino Cinieri, M. Éric Ciotti, M. Pierre Cordier, Mme Josiane Corneloup, M. François Cornut-Gentille, Mme Marie-Christine Dalloz, M. Bernard Deflesselles, M. Rémi Delatte, M. Vincent Descœur, M. Fabien Di Filippo, M. Éric Diard, M. Julien Dive, M. Jean-Pierre Door, Mme Marianne Dubois, M. Pierre-Henri Dumont, M. Daniel Fasquelle, M. Jean-Jacques Ferrara, M. Nicolas Forissier, M. Laurent Furst, M. Claude de Ganay, M. Jean-Jacques Gaultier, Mme Annie Genevard, M. Philippe Gosselin, M. Jean-Carles Grelier, Mme Claire Guion-Firmin, M. Michel Herbillon, M. Patrick Hetzel, M. Sébastien Huyghe, M. Christian Jacob, M. Mansour Kamardine, Mme Brigitte Kuster, Mme Valérie Lacroute, M. Guillaume Larrivé, M. Marc Le Fur, Mme Constance Le Grip, M. Sébastien Leclerc, Mme Geneviève Levy, M. David Lorion, Mme Véronique Louwagie, M. Gilles Lurton, M. Emmanuel Maquet, M. Olivier Marleix, M. Franck Marlin, M. Jean-Louis Masson, M. Gérard Menuel, Mme Frédérique Meunier, M. Maxime Minot, M. Jérôme Nury, M. Jean-François Parigi, M. Éric Pauget, M. Guillaume Peltier, M. Bernard Perrut, Mme Bérengère Poletti, M. Jean-Luc Poudroux, M. Aurélien Pradié, M. Didier Quentin, M. Alain Ramadier, Mme Nadia Ramassamy, M. Robin Reda, M. Bernard Reynès, M. Vincent Rolland, M. Antoine Savignat, M. Raphaël Schellenberger, M. Jean-Marie Sermier, M. Éric Straumann, Mme Michèle Tabarot, M. Jean-Charles Taugourdeau, M. Guy Teissier, M. Jean-Louis Thiériot, Mme Laurence Trastour-Isnart, Mme Isabelle Valentin, M. Pierre Vatin, M. Patrice Verchère, M. Charles de la Verpillière, M. Arnaud Viala, M. Michel Vialay, M. Jean-Pierre Vigier, M. Stéphane Viry et M. Éric Woerth.

Les élus Libertés et Territoires ayant voté contre

M. Jean-Félix Acquaviva, M. Michel Castellani, M. Jean-Michel Clément, M. Paul-André Colombani, M. Charles de Courson, Mme Jeanine Dubié, Mme Frédérique Dumas, M. Olivier Falorni, M. Yannick Favennec Becot, Mme Sandrine Josso, M. François-Michel Lambert, M. Jean Lassalle, M. Paul Molac, M. Matthieu Orphelin, M. Bertrand Pancher, Mme Sylvia Pinel, M. François Pupponi et M. Philippe Vigier.

Les élus La France Insoumise ayant voté contre

Mme Clémentine Autain, M. Ugo Bernalicis, M. Éric Coquerel, M. Alexis Corbière, Mme Caroline Fiat, M. Bastien Lachaud, M. Michel Larive, M. Jean-Luc Mélenchon, Mme Danièle Obono, Mme Mathilde Panot, M. Loïc Prud’homme, M. Adrien Quatennens, M. Jean-Hugues Ratenon, Mme Muriel Ressiguier, Mme Sabine Rubin, M. François Ruffin et Mme Bénédicte Taurine.

Les non-inscrits ayant voté contre

M. Louis Aliot, M. Bruno Bilde, M. Sébastien Chenu, M. Nicolas Dupont-Aignan, M. José Evrard, Mme Paula Forteza, Mme Marine Le Pen, Mme Marie-France Lorho, M. Nicolas Meizonnet, Mme Emmanuelle Ménard, M. Sébastien Nadot, M. Joachim Son-Forget et Mme Frédérique Tuffnell.

À noter qu’un dissident LREM s’est singularisé en s’opposant à cette loi : M. Hubert Julien-Laferriere. De même dans le groupe Modem où Philippe Latombe s’est opposé à la loi ainsi que M. Christophe Naegele pour l’UDI.

Les censeurs

Sans surprise, les censeurs ayant décidé de voter pour cette loi liberticide sont à chercher du côté de La République en Marche et de ses alliés.

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Philippe de Villiers : « Le Puy du Fou est en danger de mort ! »

La Cinéscénie et le grand parc devaient rouvrir le 1er avril. Mais le confinement a des conséquences dramatiques pour le Puy du Fou : 2.500 employés sont au chômage partiel et un million d’euros partent en fumée chaque jour.

Une pétition est en ligne pour réclamer aux pouvoirs public la réouverture du Puy du Fou. Explications de Philippe de Villiers.

Avec d’autres vous avez mis en ligne une pétition demandant la réouverture du Puy du Fou. Le Puy du Fou et les Puyfolais sont-ils en danger ?

Aujourd’hui, ils sont en danger de mort. On n’a aucune visibilité et on ne sait pas du tout ce qu’il va advenir du Puy du Fou. La cinescénie d’une part, et le grand parc d’autre part. Nous sommes fermés depuis le 1er avril, alors que nous devions ouvrir le 1er avril. Nous perdons 1 million d’euros par jour, 2500 salariés sont au chômage partiel et les 4500 bénévoles de la cinescénie attendent désespérément et patiemment qu’on veuille bien nous donner une date.

La fermeture est liée à l’épidémie de Covid-19. Le Puy du Fou serait-il prêt à rouvrir avec les normes sanitaires très exigeantes ?

Nous sommes en étroite liaison avec les pouvoirs publics. Les conseillers du Premier ministre et du président de la République sont compétents et ouverts. Ils comprennent parfaitement l’urgence vitale dans laquelle nous nous trouvons. Nous avons fait des propositions sanitaires qui sont faciles pour nous puisque nous sommes des professionnels des flux et de la sécurité sanitaire. Ce n’est donc pas un problème pour nous. Je dirai même que le Puy du Fou peut être un premier de cordée.

Cette pétition a été signée par certain élus locaux. On pense notamment à Véronique Besse. La fermeture du Puy du Fou implique-t-elle la Vendée et la région ?

C’est dramatique pour tout l’environnement, puisque nous avons 2500 emplois directs et 6000 emplois indirects dans le voisinage. C’est une part de nous même qui meurt. Le Puy du Fou est un fleuron. Il y a 165 savoir-faire qui sont sur la première marche du podium mondial à Las Vegas pour le spectacle vivant. C’est toute cette ressource humaine exceptionnelle qu’il faut absolument garder. J’ai bon espoir. Tous les gens qui aiment, qui connaissent ou qui veulent que le Puy du Fou ne meure pas, je leur demande vraiment de signer cette pétition. Je pense que les pouvoirs publics la recevront comme une pression qui les encouragera à trouver une date compatible avec le déconfinement.

Pour signer cette pétition : https://www.change.org/p/monsieur-le-pr%C3%A9sident-de-la-r%C3%A9publique-a-tr%C3%A8s-vite-au-puy-du-fou/psf/promote_or_share

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Loi Avia, loi liberticide, par Maxime Tandonnet

Concrètement, les grandes plateformes en ligne auront l’obligation de faire disparaître les contenus « manifestement » illicites sous 24 heures, sous peine d’être condamnés à des amendes de 250.000 euros par oubli, et pouvant grimper jusqu’à 1,25 million d’euros. Les éventuels signalements abusifs par les utilisateurs de plateforme seront eux passibles d’un an d’emprisonnement et 15.000 euros d’amende. Ce signalement sera facilité par l’intégration obligatoire d’un bouton dédié sur les réseaux sociaux. Le délai est réduit à une heure pour les « contenus pédopornographiques et terroristes ».

L’objectif de mettre fin aux propos diffamatoires, insultants ou appelant explicitement à la violence et au meurtre sur Internet est louable. Cependant, plutôt que de se donner les moyens d’appliquer la législation existante en sanctionnant les auteurs de tels propos, la loi Avia, sous prétexte de lutter contre la haine, étrangle la liberté d’expression.

Ce texte, voté définitivement par l’Assemblée nationale, bouleverse la conception française de la liberté d’expression. En principe, la censure préalable (a priori) n’existe plus depuis les lois républicaines sur la liberté de la presse. La sanction pour des propos illicites, prononcée par la justice, intervient a posteriori, chacun étant responsable de ses écrits.

Le projet de loi qui vient d’être voté par l’Assemblée nationale bouleverse cette logique: d’une part, la censure préalable est rétablie ; d’autre part les opérateurs privés d’Internet sont chargés de faire respecter eux-mêmes ce principe en pratiquant la censure préalable, sous la menace de lourdes sanctions financières, et non plus la justice et des magistrats formés dans ce but.

Le caractère dramatique de ce texte tient en deux points: d’une part, la justice est privatisée, déléguée aux opérateurs d’Internet, auxquels il revient de se prononcer sur le caractère manifestement illicite d’un texte. D’autre part ce caractère « manifestement illicite » est une notion générale, dont l’appréciation est éminemment relative. Qu’est-ce qui est manifestement illicite?

Dès lors qu’il reviendra au opérateurs Internet de se prononcer, sous la menace de gigantesques amendes prévues, le risque est d’établir une censure préalable sur toute expression s’éloignant des sentiers battus du conformisme. La moindre parole critique touchant une minorité, ou un sexe, un pays, une région, voire une personne, deviendra suspecte et sera exposée à la possibilité d’une censure. En somme, l’expression sur Internet sera placée sous surveillance.

Voilà qui fait peu de cas de l’article 11 de la Déclaration de 1789: « La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi. »

Cette loi est à l’image d’une société et d’un pouvoir qui basculent subrepticement dans l’esprit totalitaire et qui méprisent la liberté. La liberté d’expression est ainsi martyrisée. Un conformisme étrange pèse déjà, depuis longtemps, sur les médias télé-radios. Désormais, l’objectif est de faire entrer Internet dans le rang. Que des députés se prétendant démocrates ou républicains aient pu voter une telle loi est une honte. On ne peut que se féliciter du réflexe démocratique des députés LR qui ont massivement voté contre cette loi. [Ci-jointe la liste des députés qui ont voté contre]. Que des journalistes d’une certaine presse soient serviles envers le pouvoir au point d’accepter une telle atteinte à leur propre liberté d’expression est lamentable. Je souhaite de tout coeur que cette loi liberticide soit déclarée inconstitutionnelle.

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet

Les Français confinés mais les banlieues en feu !

14/05/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Alors que le gouvernement a obligé les Français à rester confinés chez eux, des instructions ont été données aux forces de l’ordre pour ne pas trop faire de zèle dans les banlieues…
Voici la réaction de Génération identitaire.

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Oskar Freysinger : « On idéalise l’ouverture des frontières mais, en réalité, c’est aussi la libre circulation des mafias ! »

70 % des détenus dans les prisons suisses seraient étrangers. Un chiffre effarant pourtant présenté par les médias comme « en baisse ». Réaction d’Oskar Freysinger, ancien chef du département pour la sécurité de canton et ancien conseiller d’État du Valais, au micro de Boulevard Voltaire.

Selon une étude, 70 % des détenus dans les prisons suisses seraient étrangers. Mes confrères suisses se félicitent que ce chiffre soit en baisse, néanmoins il nous paraît extrêmement élevé.

Depuis les accords Schengen, nous importons de la criminalité en Suisse. Ce système ne fonctionne pas. On nous dit que nous n’avons plus besoin de système de sécurité pour sécuriser notre maison. En revanche, on va vous donner le nom et l’adresse de tous les criminels qui pourraient venir cambrioler notre maison. C’est portes ouvertes. Et le résultat est qu’on importe la criminalité.
J’ai moi-même été chef du département de la sécurité pour mon canton. Chez nous, 73 % des délinquants n’avaient pas de passeports suisses et je ne compte même pas les naturalisés. À Genève, c’était 95 %, et dans le canton de Vaux 90 %.

De quel pays ou de quel continent vient cette criminalité ? Disposez-vous de ces informations et sont-elles légales ?

Oui. Les mafias albanaise et russe sont actives. Il y a également beaucoup de criminalité trans frontalière venant de la France, un peu moins venant de l’Italie. Soit ça vient des Balkans, soit de la France, même s’il y a aussi un peu de criminalité venant d’Afrique en matière de drogues.

Pourtant vous avez toujours un système frontalier. Vous pouvez contrôler à peu près tout ce qui sort et entre de Suisse. En tout cas, c’est comme cela qu’on nous le présente en France.

On ne contrôle plus rien. Il y a un contrôle assez léger des marchandises. En revanche, les personnes ne sont plus contrôlées. C’est la règle de la libre circulation. À la suite de Schengen et Dublin, les systèmes de contrôles internes ont été mis hors jeu. On n’a donc plus de contrôles physiques crédibles sur les frontières.

Les médias suisses ont présenté cela comme une avancée. Ils ont titré « il y a moins de criminels étrangers en Suisse ». Il faut lire l’article pour s’apercevoir que ce chiffre est de 70 %. Y a-t-il une volonté de minimiser cette criminalité étrangère ou est-ce un choix purement éditorial ?

Il faut minimiser le problème pour pouvoir maintenir le marché ouvert et minimiser l’importance des frontières. C’est ça le but. Il y a toute une politique et d’une idéologie qui veulent que la conception d’États souverains défendant leur sécurité constitue une conception du passé. Aujourd’hui, nous devons vivre dans un monde totalement ouvert et libre. On idéalise, mais ce permet aussi la libre circulation des mafias.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire