La réélection de Poutine : une réaction patriotique, par Francis Bergeron

« Russie ! Russie ! » C’est avec ces mots que Vladimir Poutine a accueilli sa spectaculaire réélection. Spectaculaire, car personne n’attendait un taux de participation de 65 %, alors que l’un des principaux opposants à Poutine, Alexei Navalny, déclaré inéligible par la commission électorale, avait appelé à l’abstention. Bien plus, ce taux de participation est en hausse de deux points par rapport au précédent scrutin. Plus remarquable encore : Poutine signe son meilleur score personnel. Il recueille près de 74 % des voix. Parmi les autres candidats, celui du Parti communiste arrive en seconde position avec 11,2 % des voix, perdant le tiers des voix qui s’étaient portées en 2012 sur le PC. Le nationaliste, Jirinovsky, obtient 6,7 %. Les autres candidats n’ont pas atteint les 5 %.

Candidats « fantoches », comme l’écrivent certains journaux ? Jirinovsky n’a rien d’un fantoche et tout le monde connaît l’intransigeance de ses convictions. Quant au communiste, son score était attendu avec bienveillance par certains observateurs étrangers, qui pensaient qu’il bénéficierait des difficultés économiques du pays, loin d’être résolues.

Les queues devant les ambassades pour voter

Ce scrutin a parfois donné lieu à des fraudes, à des anomalies de comptage. Mais globalement personne ne peut nier que la popularité de Vladimir Poutine est au zénith et que trois Russes sur quatre le soutiennent. Il suffisait de voir les queues devant les ambassades à l’étranger et d’interroger ces électeurs. Pourquoi l’opinion publique est-elle avec Poutine, malgré une situation économique encore médiocre, malgré la corruption et malgré l’affaire de l’espion empoisonné ? Parce que les électeurs ont d’abord exprimé un vote patriotique. Cette élection correspondait au quatrième anniversaire de l’annexion de la Crimée. Et le monde entier a pu constater l’immense ferveur populaire qui s’est notamment exprimée à Moscou, place du Manège, à proximité du Kremlin à cette occasion, et par les votes en Crimée et en Tchétchénie : 90 % des voix en faveur de Poutine. Ce qu’indiquent ces votes, ce qu’a montré cette foule, réunie à Moscou, c’est l’étroite corrélation entre le soutien à Poutine et l’affirmation nationale. Quant à l’affaire de l’agent double assassiné, Hélène Carrère d’Encausse, répondant à Vincent Trémolet de Villers dans Le Figaro de samedi, tout en rappelant que la responsabilité russe n’est pas formellement établie, notait que l’empoisonnement d’opposants était couramment pratiqué par le camp communiste jusqu’à la chute du mur de Berlin. En Angleterre, ce n’est d’ailleurs pas un opposant qui a été empoisonné, c’est un traître : Skripal, de nationalité russe, travaillait en effet pour les services secrets d’un autre pays. De ce point de vue, même Hollande a reconnu (Un président ne devrait pas dire ça) avoir ordonné ou couvert plusieurs assassinats de ce type. Pour les Russes, l’empoisonnement de Skripal est un pseudo-événement, voire une action légitime.

Hélène Carrère d’Encausse, dans la même interview, nous apprend que Poutine se réfère fréquemment à l’immense figure nationaliste et anticommuniste de Piotr Stolypine, le Premier ministre de Nicolas II, celui qui aurait pu sauver la monarchie russe et contenir les velléités expansionnistes germaniques, s’il n’avait pas été assassiné en 1911. Les réformes agraires de Stolypine, son patriotisme, son courage politique et même physique (il se déplaçait sans garde du corps) l’avaient rendu populaire. Poutine joue sur les mêmes ressorts, exprime les mêmes aspirations, et vient d’en recueillir les fruits, dans les urnes.

Francis Bergeron

Article repris du quotidien Présent

Selon le Premier ministre hongrois, l’Europe occidentale baisse les bras face à l’invasion en provenance du tiers monde

19/03/2018 – HONGRIE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Lu sur le site du the New Observer Online, selon le Premier ministre Viktor Orban qui s’adressait à un demi million de ses partisans lors de la fête national hongroise la semaine dernière : « l’Europe a déposé les armes face à l’invasion migratoire venant d’Afrique et du moyen Orient. (…) La plus grande des batailles est devant nous, il y a des gens qui veulent prendre notre pays. Non pas par un trait de plume, comme ça s’est passé à Trianon il y a cent ans, mais que nous cédions notre pays à d’autres sur une période de quelques décennies. »

Des paroles très dures contre l’oligarchie mondiale

« Leurs visages ne sont pas invisibles, mais cachés ; ils ne se battent pas à la loyale, mais emploient la ruse ; ils ne sont pas respectables et sans principe, ils ne sont pas nationaux, mais internationaux ; ils ne croient pas au travail, mais à la spéculation ; ils n’ont pas de patrie, mais pensent que le monde entier leur appartient ».

C’est l’Europe de Bruxelles qui est visée en filigrane

Avec un discours fustigeant la politique européenne de l’immigration d’origine extra-européenne soumis à la doxa de l’oligarchie mondiale, Orban se dresse en porte parole des pays sceptiques au regard des institutions de l’Union européenne. La crise de fonctionnement de ces institutions ne fait que se confirmer.

Vu sur Twitter

Enquête: des associations antirépublicaines subventionnées par l’État

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LR face au FN : une étrange tactique …, par Philippe Bilger

J’avais cru comprendre que Laurent Wauquiez et LR avaient pour obsession d’assécher l’électorat du FN qui demeure consistant en dépit de la catastrophe présidentielle dont Marine Le Pen (MLP) se relève difficilement malgré l’apparent unanimisme du dernier Congrès. Pour ambition, de le détourner vers eux.

Cet objectif tout à fait louable – et que j’approuve puisque, citoyen, le futur Rassemblement National n’aura jamais mon adhésion, pas plus que le FN d’hier et d’aujourd’hui -, pour être atteint impose une stratégie qui est loin d’être celle que développe la droite. Cette dernière n’est pas dans une telle position de force qu’elle puisse se permettre de traiter avec mépris et arrogance toutes les initiatives de MLP – même celle qui l’a conduite, pour la législative partielle de Mayotte, à appeler à voter pour le candidat LR.

Qu’elle espère ainsi sortir de l’impasse où l’a conduite un absolutisme pétrifié et à force ridicule est une évidence. Mais ainsi elle revient aussi au bon sens car si on exclut les variations et les délires sur l’euro, son parti est indiscutablement plus proche de l’esprit de LR que de LREM. Notamment sur l’immigration, les problèmes de sécurité et de Justice (Le Figaro).

Faut-il alors, par une attitude extrême qui relève d’une posture – comme si LR craignait en permanence d’être stigmatisé par la gauche et l’extrême gauche – “cracher” sur MLP et donc humilier une multitude d’électeurs qu’on affirme pourtant vouloir reconquérir ? Geoffroy Didier fait-il véritablement oeuvre utile, pour cette nécessaire entreprise de réappropriation d’un électorat égaré et de fait condamné à la stérilité s’il demeure là où il est, en ressassant “qu’il n’y aura jamais d’alliance avec les boutiquiers du FN” ?

Ce qui est gênant dans ce comportement de la droite est qu’il paraît résulter plus d’une peur de l’adversaire que d’une sincérité politique. Plus d’un souci de se faire bien voir de qui pourtant n’a aucune légitimité pour la juger que d’une libre lucidité.

Car, au regard de celle-ci, peut-on vraiment soutenir que le propos de Thierry Mariani évoquant un possible rapprochement et dialogue avec le FN (JDD) est le tremblement de terre qu’on a dénoncé, un péché mortel contre la démocratie ?

L’union des droites évoquée par d’autres est-elle véritablement une honte pour un esprit républicain à partir du moment où, avec l’effacement bienfaisant de Jean-Marie Le Pen, les indécences et provocations historiques ont été remplacées par un débat purement politique ? On peut n’être pas d’accord mais on n’est plus dans le soufre.

Certes il y aura toujours le devoir de cibler les énergumènes nostalgiques du pire et parfois responsables, à tous âges, de saillies racistes scandaleuses. De nombreux partis ont leurs brebis galeuses, même certains dans la droite classique qui avaient comparé Christiane Taubira à un singe, ce qui n’était pas pas moins ordurier et condamnable.

On a le droit de s’interroger sur le bien-fondé d’un processus qui prétendrait récupérer les électeurs du FN en adoptant peu ou prou le même projet sur les plans sociétal et régalien mais en continuant à traiter de peste et de choléra, sans nuance, ceux qui le dirigent ? Comment dans ces conditions la base du FN pourrait-elle être tentée de rejoindre LR ?

Pourtant cette entreprise mérite d’autant plus d’être menée à bien que le FN est fragilisé et que probablement beaucoup de militants sont désorientés, écartelés entre une fidélité pour une présidente qui a failli et une aspiration à compter davantage dans notre vie démocratique en s’attachant à un nouveau parti.

Que MLP soit hostile à un rapprochement – contrairement à sa nièce, à ce que j’ai cru comprendre – et que les élucubrations économiques anti-européistes persistent ne rendent cependant pas vaine la lutte que LR devrait engager de manière plus intelligente, pour réussir ce que Nicolas Sarkozy, sur un autre registre, était parvenu à accomplir en 2007.

Il est certain que les manoeuvres programmées seront vouées à l’échec si elles se contentent de montrer aux adversaires à quel point LR est un bon élève bien obéissant – un parti affichant une éthique dévastatrice et aujourd’hui à contre-temps.

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Dernier Panache Puy du Fou

Loi sur le spectacle vivant: le Puy du Fou épargné

19/03/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Chaque soir devant plus de 13.000 spectateurs, 2.500 personnes font vivre le spectacle sons et lumières du parc du Puy du Fou. Tous sont bénévoles, le credo du parc depuis 40 ans.

La future loi sur le spectacle vivant, qui limitera à huit par an le nombre de bénévoles participant à un spectacle vivant, aurait donc pu porter un rude coup au Puy du Fou, dont le créateur Philippe de Villiers annonçait le 14 mars “la mort programmée”.

Il sera finalement sauvé: la ministre de la Culture aurait fait savoir que le Puy du Fou ne serait pas concerné par le texte de loi.

En effet, le spectacle est porté par une association et n’entre pas dans la catégorie “à but lucratif”. L’argument du droit social l’a donc emporté.


Vladimir Poutine largement réélu à la présidence de la Fédération de Russie

19/03/2018 – RUSSIE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Le président sortant est en effet ressorti vainqueur du premier tour avec environ 75% des voix. Un résultat record car il s’agit du plus haut pourcentage depuis la première élection présidentielle post-soviétique en 1991. Le précédent record datait de l’élection de 2004 : Poutine avait alors remporté un deuxième mandat avec 71% des voix.

Frappé par la limite des deux mandats consécutifs, il avait cédé la place à Dmitri Medvedev en 2008.

Avant d’être à nouveau élu en 2012. Puis en 2018 pour un 4ème et sans doute dernier mandat. Actuellement âgé de 65 ans, Vladimir Poutine aura en effet 71 ans s’il va au bout de son nouveau mandat, dont la durée est désormais de six ans. On imagine difficilement qu’il puisse réaliser un nouveau chassé-croisé avec Medvedev en 2024 et revenir en 2030 !

Les médias de l’oligarchie occidentale remettent néanmoins en cause la sincérité du scrutin…

Compte tenu de l’ampleur de l’avance de Poutine, il n’y a pourtant aucun doute sur sa légitimité. On notera d’ailleurs que la participation était importante et devrait dépasser les 65% d’il y a six ans. Il y avait cette année huit candidats, soit trois de plus que la fois précédente, les conditions de candidature ayant été allégées. Il n’y a guère que l’agitateur Alexei Navalny qui n’a pu concourir en raison de sa condamnation pour escroquerie.

Les médias de propagande étaient aussi prompts l’an dernier à vilipender François Fillon ou Marine Le Pen, supposés malhonnêtes, qu’à regretter l’absence de l’escroc Navalny.

Qui ne représente pourtant pas grand chose. Hier, c’est d’ailleurs le candidat communiste qui est arrivé en 2ème position, avec 11%. Le nationaliste Jirinovski arrive 3ème, avec 7%. Quant au déroulement du scrutin, les médias russophobes qui s’étonnent de ce que des citoyens aient été fermement incités à voter ne se sont pas offusqués quand les Autrichiens ont fait voter en masse les maisons de retraite contre le candidat populiste Hofer l’an dernier…

Même l’ONG Golos, qui dit avoir relevé plus de 2600 irrégularités, reconnaît que les élections sont plus sincères qu’en 2012.

Le suspense porte désormais sur le nom du prochain Premier ministre, qui pourrait éventuellement succéder un jour à Poutine. Le Premier ministre sortant, Dmitri Medvedev, pourrait être reconduit.

Face à la crise migratoire, l’indépendance de Mayotte ?

La situation migratoire à Mayotte est un véritable casse-tête pour Emmanuel Macron. Face aux manifestations récurrentes des habitants de l’île, les médias dominants sont même dans l’obligation d’avouer, à demi-mots, que les Mahorais se révoltent contre l’insécurité et l’immigration. Eric Lhullier, ancien de l’X et de l’ENA, a récemment diffusé un texte intéressant sur cette crise.

Les promesses faites aux Mahorais par Madame Girardin, Ministre des Outre-Mer, sont un peu « décalées », ou plutôt inspirées par la langue de bois, courante en politique mais particulièrement prégnante ces temps-ci, à propos de Mayotte. Car elle n’en a pas l’exclusivité : l’opposition n’est pas en reste et Laurent Wauquiez y tenait dernièrement des propos aussi peu réalistes. Pour simplifier, j’avais l’impression de réentendre ce que les politiques disaient, au temps de ma jeunesse, au sujet de l’Algérie, alors composée de trois départements français. Le leitmotiv, y compris pour le Ministre de l’Intérieur que fut alors François Mitterrand, était « l’Algérie, c’est la France », ce qui était confondre, d’une façon qu’on apprécie comme on veut, le juridisme et la réalité. Je vais donc exprimer une opinion totalement occultée dans le débat public mais que je crois partagée par une fraction significative des Français.

Cette opinion est la suivante : Mayotte n’est pas un département français comme les autres. Et c’est heureux ! La densité de population y est six fois supérieure à celle de la France, le chômage des résidents de nationalité française est à 27%, le nombre de clandestins est incalculable, on y tolère une justice parallèle rendue par des cadis en application de la Charia, de même que la polygamie, etc… Cette île a été départementalisée en 2011, sous la présidence Sarkozy, par une démarche que les Français n’auraient surement pas approuvée s‘ils avaient été consultés, cela pour les besoins de la pêche aux voix des DOM-TOM, et accessoirement aux voix musulmanes. En 1974, ce sont les Mahorais qui avaient déjà fait un choix intéressé en choisissant de rester dans le giron de la France. Ce sont par contre les habitants des autres îles de l’archipel des Comores qui avaient fait un choix digne en votant pour leur indépendance. Peu m’importe qu’ils le regrettent aujourd’hui et affluent de toutes parts à Mayotte sur leurs embarcations de fortune, qu‘ils appellent des kwassas-kwassas. On peut y envoyer des milliers de gendarmes supplémentaires : le temps que Mayotte sera française, on n‘y changera rien. Tout comme en procédant à l’expulsion de gens qui reviennent aussitôt. D’autant que je suppose qu’il n’y a pas un homme politique en France capable de faire tirer sur leurs barcasses à bonne distance du rivage. On se croirait dans le « Camp des Saints », le chef-d’œuvre visionnaire de Jean Raspail.

Mayotte est un gouffre pour les finances de la République et son budget social, avec son chômage hors normes et sa démographie galopante, mahoraise, comorienne ou autre. Cette île tire l‘essentiel de ses ressources des aides sociales et d’emplois publics en nombre bien supérieur au nécessaire. Et comme chacun le découvre maintenant, c’est un énorme sas à clandestins, destinés à devenir un jour français, contre la volonté des Français authentiques, si on poursuit cette politique de colonisation à l’envers. Et ces aberrations ne se justifient même pas par le moindre intérêt économique ou stratégique.

Les mesures annoncées par la ministre ne sont absolument pas à la hauteur du problème, dans l’hypothèse de maintien de Mayotte dans le giron français. En effet :

– l’envoi, d’ailleurs temporaire, de quelques dizaines de gendarmes ou policiers supplémentaires ne peut rien changer au déferlement de clandestins ni à l’insécurité qui en découle.

– l’idée que la lutte contre l’immigration clandestine doit se faire à partir des Comores et avec leur coopération est parfaitement utopique. Les Comores n’y ont aucun intérêt. Et si on les subventionne pour cela, comme ils l’exigeront, leurs dirigeants empocheront la manne et ne feront rien.

– l’idée de donner un statut d’extraterritorialité à la maternité parait complètement loufoque. Ce n’est surement pas constitutionnel, et de toute façon les migrantes enceintes se débrouilleront, avec des complices déjà sur place, pour accoucher à Mayotte afin que leurs enfants soient français et que les parents deviennent inexpulsables, mais à l’extérieur de la maternité, et elles se feront ensuite soigner à la maternité ou à l’hôpital, gratuitement bien sur, grâce à la CMU.

– l’envoi d’un patrouilleur de la Marine Nationale prête à sourire. Que fera-t-il ? Sans doute procéder au sauvetage des migrants comoriens et les amener à bon port à Mayotte, comme nos commandants de navires le font, tels des boy-scouts, entre la Lybie et l’Italie.

Tout cela n’a aucun sens ! Mais en fait, je préfère que le pouvoir n’adopte que des mesurettes et ne fasse rien de sérieux, et encore plus ruineux, pour amener Mayotte et ses hordes de clandestins au standard métropolitain, ce qui aurait pour effet d‘attirer encore plus de migrants, des Comores, comme de tout l’Est de l’Afrique et de Madagascar.

En vérité, un Homme d’Etat français affranchi de la larmoyance de rigueur devrait être pour l’indépendance de cette île, ce qui mettrait instantanément fin à l‘immigration clandestine en lui enlevant tout intérêt. Et, bien sur, sans possibilité pour ses résidents de choisir la nationalité française, sauf pour ceux qui sont d’origine métropolitaine et ne sont là que temporairement. Il y suffit d’un référendum où les Français de France aient le droit de voter, en vertu du principe qu’il faut être deux pour être mariés. Tout autre discours rappelle les absurdités des tenants de l’Algérie Française, qui nous vaudrait maintenant 45 millions de concitoyens algériens, sans compter ceux qui sont déjà dans l’Hexagone, qu‘ils soient restés algériens ou qu‘ils soient devenus binationaux.

J’attends avec le plus grand intérêt ce que décideront notre Gouvernement et notre Président de la République. Emmanuel Macron a là une occasion emblématique de mettre en œuvre une réforme courageuse, qui marquerait un grand pas vers un « monde nouveau », résolument post-colonial et non pas colonial à l’envers.

Eric Lhullier

Texte repris du site Polemia

Une série télévisée pour lutter contre l’immigration depuis le Nigeria

19/03/2018 – INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Tel est l’objectif des 420 000€ investis en début d’année par les autorités suisses. La série, intitulée « Missing Steps », « Les étapes manquées », raconte l’histoire fictive d’un Nigérian. Mu par des motivations économiques, il gagne illégalement l’Europe.

A travers cette série, les autorités suisses cherchent à déconstruire le mythe de l’Eldorado européen. La première diffusion terminée, 200.000 DVD vont être distribués aux Nigérians demandeurs d’un passeport vers l’Europe.

Doutons que cela suffise à enrayer définitivement l’immigration mais l’initiative a le mérite d’exister.

Notons entre autres le choix stratégique de s’adresser au Nigeria, pays le plus peuplé d’Afrique et à la forte croissance démographique.


Macron lance la guerre des générations, par Guy Rouvrais

Dans notre système par répartition, les salariés cotisent pour abonder la retraite de leurs aînés. A leur tour, ayant atteint l’âge de la retraite, ceux qui travaillent aujourd’hui bénéficieront de la solidarité de ceux qui leur ont succédé. Macron entend nous changer cela aussi ! Les retraités depuis le 1er janvier sont ponctionnés de 1,7 % de CSG pour laquelle ils ne bénéficient d’aucune compensation. Ainsi, après avoir financé la pension de leurs prédécesseurs, ils auront à payer aussi pour leurs successeurs. Ils devront donc être deux fois solidaires. Les retraités ont manifesté un peu partout jeudi pour dire leur refus : « Stop à la traite des vieux ! », ont-ils lancé.

Interpellé en ces termes par une femme, retraitée : « Là vous nous avez vraiment pompés ! », le président lui a répondu : « Je vous demande un petit effort pour m’aider à relancer l’économie et les actifs. La CSG, on ne l’a pas fait pour vous pomper comme vous dites, on a baissé de trois points toutes les cotisations salariales. Donc tous ceux qui travaillent touchent plus pour qu’ils gagnent plus par le travail. »

Cette dernière phrase oppose ceux qui « gagnent par leur travail » à ceux, les retraités, qui « gagnent » en ne faisant rien, les fainéants, les premiers sont donc appelés « actifs » et les seconds « inactifs. » Ce qui est mensonger car, sans le troisième âge, le secteur associatif serait en panne, la majorité de ceux qui s’y dévouent sont des bénévoles dont la retraite est très active. Combien d’économies fait la société grâce aux grands-parents qui gardent leurs petits-enfants, libérant de coûteuses places de crèches et de garderies ! Cela Macron veut l’ignorer. Il préfère entretenir une guerre des générations, au motif, a-t-il expliqué dans Le Point, que « les pauvres d’aujourd’hui sont souvent moins les retraités que les jeunes ».

Les jeunes, pauvres, tous ? Nous connaissons tel jeune cadre qui a un salaire de 4 500 euros, il a vu ses cotisations baisser en compensation partielle de la hausse de la CSG, tandis que son père, avec 1 500 euros de retraite a eu la hausse sans la compensation. Où est la justice ? Le député LREM Eric Alauzet en rajoute en prétendant que « les retraités d’aujourd’hui font partie d’une génération dorée » ! Une génération qui a beaucoup travaillé, qui a eu à reconstruire un pays dévasté par la guerre, en accomplissant des semaines de 40 heures et non pas de 35.

Cette génération « dorée », qui n’a rien pris à personne, doit donc rendre gorge et amputer une pension qu’elle croyait acquise. Le chef de l’Etat assure que cela ne frappe que les plus « aisés » et ne leur demande qu’un « petit effort ». L’aisance commence pour lui à… 1 200 euros mensuels ! Ce qui fait une baisse de 25 euros par mois, effort négligeable pour Macron et ses têtes chercheuses, mais c’est une semaine de courses pour telle vieille dame. Même avec 900 euros de pension, le retraité est touché, il suffit que son conjoint en ait une de 1 500 euros pour que le foyer fiscal se voie appliquer la hausse de 1,7 % sur l’ensemble de ses revenus. La compensation promise, en l’occurrence la baisse de la taxe d’habitation – mais pas pour tous –, n’aura lieu ni à Pâques ni à la Trinité, mais en octobre, si tout se passe bien. En attendant, les retraités devront se serrer la ceinture.

Guy Rouvrais

Article paru dans Présent daté du 17 mars 2018

60% des Français ont une mauvaise opinion de la mondialisation

16/03/2018 – FRANCE (NOVOpress)
A l’occasion du 6e printemps de l’économie, un sondage a été réalisé par l’entreprise OpinionWay sur les Français et la mondialisation. Il en ressort que 60% des Français interrogés ont une mauvaise opinion de la mondialisation.

Ils ont jugé entre autres que celle-ci bénéficie aux continents américain et asiatique mais a, au contraire, des effets négatifs sur l’Europe. Il est également intéressant de noter qu’en majorité les personnes interrogées estiment que les règles des échanges commerciaux sont fixées par les firmes multinationales plutôt que par les États.

Ce sondage se focalisait pour l’occasion sur la facette économique du phénomène. Il n’a donc pas abordé la question migratoire, conséquence pourtant directe de la libre circulation des personnes engendrée par la mondialisation.


L’Éducation Nationale cache une politique de discrimination pro-immigrants sous de sombres acronymes

16/03/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Dans une lettre au maire de Ponthoile, un village de la Somme, l’inspecteur d’académie d’Amiens l’informe qu’il veut proposer un “retrait de deux moyens d’enseignement” à son école locale.

Dans la novlangue de l’Education Nationale, un “moyen d’enseignement” désigne une classe, et le “retrait d’un moyen d’enseignement” signifie la fermeture d’une classe. L’école ne comptant que 2 classes, cela signifie la fermeture de l’établissement.

Les habitants du village sont victimes de la nouvelle politique de REP. Oui, les REP ou Réseau d’Education Prioritaire. Ces réseaux ont remplacé les anciennes ZEP (Zones d’éducation Prioritaire). En réalité, ces zones recoupent en grande partie un autre acronyme étatique : les ZUS, ou Zone Urbaine Sensible.

En bref, les campagnes se vident de leurs professeurs car ceux-ci sont re-mobilisés dans des quartiers où un habitant sur deux est issu de l’immigration, notamment Maghrébine.

Le protectionnisme est-il de droite ou de gauche ?

16/03/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Cette vieille question refait surface depuis de récentes déclarations de Laurent Wauquiez. Historiquement, le protectionnisme naît à droite et est, au fil du temps, passé à gauche.

Mais l’opposition n’est peut-être pas tant politique que sociale.

Une vidéo proposée par Polony TV.


Immigration, la colère française de Mayotte, par Ivan Rioufol

Un mal français rend Mayotte invivable : l’indifférence de l’État face à l’immigration invasive. Dans ce département d’outre-mer se joue la répétition d’une révolte que pourrait connaître demain la nation entière. Une durable explosion sociale menace l’archipel de l’océan Indien. Ce sont moins les difficultés économiques qui attisent l’exaspération que la submersion de l’île par les milliers de clandestins venus des Comores voisines. L’alarme a été lancée depuis des années. Les habitants disent craindre leur relégation sous la masse. Ils subissent une insécurité croissante. Depuis près d’un mois, les manifestations se succèdent et se durcissent.

Lundi, la ministre des Outre-mer, Annick Girardin, a annoncé à Petite-Terre des mesures pour lutter contre la violence et les fraudeurs (gendarmes, policiers, navire patrouilleur, etc.). Mais le droit du sol, qui incite les femmes étrangères à venir accoucher en nombre à la maternité de Mamoudzou, restera intouchable. Idem pour le regroupement familial. Mayotte sombre, au nom des grands principes.

Les Mahorais ne sont ni racistes ni fascistes. Mais contre l’immigration, ils montrent une colère qui se murmure dans le reste de la France. Parmi les phrases entendues, mardi : “On est chez nous. On nous tue.” “Il y a trop d’immigrations. On est trop nombreux pour une si petite surface.” La maréchaussée médiatique, qui verbalise pour moins que ça, feint de ne pas entendre. Les gens réclament le rétablissement des frontières et de l’autorité. Ils veulent la fin de la préférence étrangère. À Mayotte, les Français sont devenus étrangers chez eux.

Les habitants se barricadent dans leur maison. Ils se retrouvent exclus de services de santé saturés. Leur sentiment d’abandon est celui qu’éprouvent les oubliés de métropole. D’autant qu’un tsunami migratoire de l’Afrique noire se profile sur l’Hexagone. L’instabilité algérienne fait craindre d’autres exodes à plus court terme. La macronie, coquette et lointaine, laisse voir son impuissance.

Après avoir déstabilisé l’Allemagne et l’Italie, l’immigration de peuplement s’invite, par la petite porte de Mayotte, dans le débat français ronronnant.

Ivan Rioufol

Texte daté du 15 mars 2018 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Éric Zemmour : “Poutine, c’est une machine à remonter le temps”

16/03/2018 – RUSSIE (NOVOpress)
Vladimir Poutine est au cœur d’une actualité multiple. Il va être réélu président de la Russie, tandis que l’Angleterre accuse ses services secrets d’avoir empoisonné un ex-agent russe à Londres et qu’on célèbre le cinquième anniversaire de la guerre en Syrie.

Si Poutine n’existait pas, les médias occidentaux l’auraient inventé. Personne mieux que lui ne se prête aussi volontiers à son rôle de méchant idéal qui scandalise nos belles âmes.

Le Coréen du Nord, même avec le bouton nucléaire, est un trop petit calibre. Le calife de Daesh a perdu son territoire. Saddam Hussein et Kadhafi ont été liquidés. Le nouvel empereur chinois promet beaucoup, mais il est encore débutant dans le rôle de grand méchant. Reste Poutine.

Poutine, c’est magique. C’est une machine à remonter le temps à lui tout seul. Poutine, c’est le retour du tsar. Poutine, c’est le fantôme de Staline. Quand il s’empare de la Crimée, c’est Catherine II qui reprend son bien.

Quand il lance ses avions dans le ciel syrien, il applique les préceptes que suivaient tous les États au XIXe siècle : la guerre est un moyen normal de faire de la politique. Un moyen légitime de défendre ses intérêts de grande puissance.

Les autres font comme lui. Les Américains bombardent le Kosovo ou l’Irak, mais c’est pour la cause de la liberté. Les Français liquident Kadhafi, mais c’est pour sauver des vies humaines.

Les autres se cachent derrière des faux-semblants pour faire croire aux concepts fumeux de communauté internationale et de droit international. Poutine, lui, défend ses alliés.


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En Seine-Saint-Denis, 14 % des femmes qui accouchent aujourd’hui sont excisées

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Le Puy du Fou entre en résistance, par Caroline Parmentier

Pour une fois que quelque chose marche en France, il est urgent de le couler. Surtout quand il s’agit d’un chef-d’œuvre du roman national qui déclare passionnément son amour à la Vendée et à la France.

Un récent arrêté du ministère de la Culture de Françoise Nyssen limite et encadre strictement la participation des bénévoles dans le spectacle vivant. Pour Philippe de Villiers qui emploie 4 000 bénévoles, « c’est la mort programmée du Puy du Fou ».

C’est vrai qu’empêcher les bénévoles de faire ce qu’ils aiment était vraiment dans le top 5 des problèmes urgents à régler en France. Avec la limitation à 80 km/h. Ils sont des centaines de milliers d’amateurs passionnés qui font tourner toute l’année des chorales, des festivals, des pièces de théâtre et des spectacles historiques. Leur activité est directement menacée.

« Sous la pression de la CGT Spectacle », explique Philippe de Villiers, il faudra désormais que le spectacle rentre dans les clous d’une convention et commence par « détailler son identité et sa nature » : « Je crains le pire », précise-t-il. Parmi les nouvelles règles, il faudra des autorisations annuelles, un registre, un pointage central. « Pour le pointage des participants, le Puy du Fou c’est 4 000 membres actifs, nous ne pouvons pas appliquer cet arrêté. »

Concrètement, « certaines conditions sont aberrantes. Par exemple, le nombre d’heures consacrées au temps [de formation des amateurs] devra être supérieur, pour les 4 000 participants, au temps de répétitions », cite encore Villiers qui parle de « démarche liberticide ».De même, les amateurs ne pourront pas participer à plus de huit spectacles dans l’année alors que le Puy du Fou en organise 28.

« C’est le principe même de cette idéologie mortifère qu’il faut dénoncer », déclare-t-il à Boulevard Voltaire. « C’est le principe de la gratuité dans la société qui est menacé. Une société sans gratuité est une société qui meurt de froid. Ces gens-là sont des dinosaures du soviétisme ! » Est-ce qu’il met dans « ces gens-là » le fringant Macron du Puy du Fou, grimpé sur un char, déclarant qu’il n’était pas socialiste et sur lequel il n’avait pas tari d’éloges ?

Couvert de récompenses, le parc vendéen a été sacré deux fois « meilleur parc du monde », il a reçu également à deux reprises le titre de « meilleure création mondiale » pour ses spectacles « Les Amoureux de Verdun » et « Le Dernier Panache ». Philippe de Villiers est aussi le tout premier Français à avoir reçu en 2017 pour cette création, un « Hall of Fame Award ».

Le spectacle du Puy du Fou, qui vient de fêter ses 40 ans, triomphe dans le monde comme un modèle économique, marketing et sociologique sans équivalent de l’excellence française, avec deux millions de spectateurs par an, des projets pour les trente prochaines années, des parcs qui ouvrent en Angleterre, en Russie, aux Pays-Bas, en Pologne, en Espagne et bientôt en Chine. Dans un esprit totalement à contre-courant des mensonges historiques et politiques officiels. Sans jamais s’être renié ni y avoir laissé son âme. Forcément, ça agace.

Caroline Parmentier

Article paru dans Présent daté du 16 mars 2018

Jean-Baptiste Léon (Contribuables associés) : « Un faux retraité de 117 ans installé en Algérie percevait une pension de retraite ! »

15/03/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Contribuables associés s’est emparé du rapport de la Cour des comptes révélant une fraude de plus de 200 millions d’euros au niveau des caisses de retraite, au profit de « faux retraités » en Algérie, au Maroc ou en Italie. Un faux retraité de 117 ans installé en Algérie percevait une pension de retraite…

L’association a été ignorée par Agnès Buzyn, ministre de la Santé et chargée du dossier, mais entendue par le Premier ministre, Édouard Philippe, qui a dit « faire de la lutte contre la fraude sociale une priorité ».

Mais Contribuables associés continue à suivre le dossier de près.