Les intellectuels musulmans face à l’islam, par Guillaume de Thieulloy

Il est bien connu – et assez évident – que l’islam constitue l’un des problèmes majeurs pour l’avenir du monde en général, et le nôtre en particulier.

Dire cela n’est pas tenir un discours de « haine » comme le prétendent les bien-pensants du jour ; ce n’est même pas un jugement de valeur. C’est un fait évident pour tout observateur de bonne foi.

Le monde compte plus d’un milliard de musulmans, dont une fraction d’extrémistes qui ont de solides raisons tirées du Coran et des hadiths pour justifier leurs exactions.

On peut se voiler la face. On peut chanter sur tous les tons de la gamme « padamalgam » ou « l’islam est une religion d’amour, de tolérance et de paix ». Rien n’y fait !

Le Coran, supposé parole incréée de Dieu, invite les croyants à massacrer les « mécréants », à pratiquer l’esclavage, ou à considérer les femmes comme des bêtes de somme.

Et c’est au nom de cette idéologie barbare et totalitaire, bien davantage politico-juridique que spirituelle, que l’État islamique ou Al Qaïda ont commis leurs forfaits.

C’est dire si les mouvements d’idées au sein de l’islam devraient nous passionner. Et c’est dire à quel point la caste jacassante française est au-dessous de tout en occultant délibérément tout débat sur ces questions cruciales pour notre avenir.

Or, l’islam n’est pas traversé seulement par une forte revendication extrémiste. Il fait également face à une remise en cause inouïe dans son histoire.

On se souvient du discours historique du maréchal Al-Sissi à l’université Al-Azhar, réputée la plus haute autorité du sunnisme.

En décembre 2014, peu après la chute du gouvernement Morsi, soutenu par les Frères musulmans, il avait enjoint Al-Azhar de séparer la religion de l’idéologie mortifère.

Mais, au-delà de ces propos, de très nombreux intellectuels musulmans osent désormais dire publiquement leur opposition à l’islam ou, du moins, à une lecture littérale du Coran.

Ce livre contient une impressionnante anthologie de déclarations de tels intellectuels – qu’ils soient convertis au christianisme, devenus athées, ou demeurés musulmans.

L’idéologie se fissure, en effet, sous la pression du monde extérieur qui touche désormais une bonne partie du monde musulman.

Même Al Jazzeera, la chaîne qatarie, si proche des Frères musulmans, compte au moins une émission hebdomadaire de débat, au cours de laquelle sont souvent critiqués les principes fondamentaux de l’islam.

Pourtant, l’Occident, englué dans son idéologie du vivre-ensemble et du padamalgam semble tout ignorer de la révolution actuellement en cours.

Pire, avec son discours complaisant, la classe politico-médiatique française ne cesse de renforcer les plus fondamentalistes, au lieu d’aider les intellectuels et les hommes d’État musulmans à réformer l’islam de l’intérieur.

Un discours de courage et de vérité est possible. Ces intellectuels d’origine musulmane nous le montrent – même quand ils tiennent des propos avec lesquels nous ne pouvons pas être d’accord. Il est temps que l’Occident ouvre les yeux et cette anthologie peut y aider puissamment. Je ne peux donc que lui souhaiter un large succès !

L’Islam mis à nu par les siens – Anthologie d’auteurs arabophones post 2001 Broché – de Maurice Saliba

Guillaume de Thieulloy

Tribune reprise de les4verites.com

Génération Identitaire se rend au domicile du djihadiste Kamel Daoudi pour réclamer son expulsion !

31/08/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Depuis le 15 février 2019, le djihadiste Kamel Daoudi est assigné à résidence dans un logement social d’Aurillac (Cantal).

Cet Algérien de 44 ans appartenait à un groupe affilié à Al-Qaïda soupçonné de préparer un attentat contre l’ambassade des États-Unis à Paris. En 2005, il a été condamné à six ans de prison et à une interdiction définitive du territoire pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste ».

Déchu de sa nationalité française, la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) a interdit son expulsion en 2009 en raison du risque de torture en Algérie. L’Etat français s’est alors soumis lamentablement en gardant cet individu hostile sur notre sol.

Alors que la Cour européenne vient de changer de position au mois d’avril en validant l’éloignement d’un autre djihadiste vers l’Algérie, le gouvernement reste là encore inactif.

Génération Identitaire s’est donc présentée devant le domicile de Kamel Daoudi pour réclamer son expulsion immédiate et la remigration de tous les islamistes présents dans notre pays.

Les Français et les Européens doivent impérativement se libérer de la menace djihadiste, en s’affranchissant si nécessaire des traités internationaux et de l’idéologie droit-de-l’hommiste dont les étrangers profitent systématiquement.

Génération Identitaire exige l’abandon de cette politique criminelle qui sacrifie l’identité et la sécurité de nos compatriotes au nom d’une fausse morale. Kamel Daoudi ne sera jamais chez lui en France, il doit être expulsé !


Injustice : Génération identitaire condamnée, par Franck Deletraz

Ils voulaient apporter la preuve à l’Etat qu’il est tout aussi possible de maîtriser ses frontières que d’empêcher l’afflux massif de clandestins sur notre sol. Et effectivement, plusieurs jours durant, en avril 2018 au col de l’Echelle, à quelques kilomètres de l’Italie, ces simples citoyens, avec des moyens somme toute limités, avaient accompli le travail que le gouvernement se refuse à faire depuis des années. Sans haine, sans violence et sans le moindre dérapage (voir Présent daté du 24 avril 2018). Une leçon magistrale que l’Etat et notre justice, entièrement noyautée par les staliniens du Syndicat de la magistrature, ne leur ont pas pardonnée. Jugés coupables d’avoir entretenu une « confusion avec l’exercice d’une fonction publique » alors qu’ils n’ont fait qu’appliquer la loi, le président, le porte-parole et un ancien cadre de Génération identitaire ont ainsi été condamnés jeudi à six mois de prison ferme, 2 000 euros d’amende et cinq ans de privation de leurs droits civiques. Quant à l’association, elle devra payer 75 000 euros d’amende !

Pour bien mesurer le caractère purement politique de ce verdict, il faut d’abord se souvenir du mal de chien que s’est donné le parquet de Gap pour trouver un chef d’accusation valable (voir Présent daté du 5 juin). Cette « Mission Alpes » s’étant déroulée « dans le calme » (selon les propres mots de la préfecture des Hautes-Alpes) et n’ayant donné lieu à aucun acte de violence ni dérapage de la part des Identitaires, le parquet s’était d’abord vu contraint de classer sans suite une enquête sur de possibles « menaces, violences ou propos racistes ». Se tournant ensuite vers le délit « d’immixtion dans une fonction publique », il avait à nouveau fait chou blanc parce que l’« infraction » était « insuffisamment caractérisée ». D’autant que, face aux critiques, les responsables de Génération identitaire avaient justement fait valoir l’article 73 du Code pénal stipulant qu’en cas de suspicion de délit, « toute personne a qualité pour appréhender l’auteur et le conduire devant l’officier de police judiciaire le plus proche », ainsi que l’article L621-2 du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, qui punit les étrangers entrés illégalement sur le territoire.

Mais, à force d’éplucher son Code pénal, le procureur de Gap, Raphaël Balland, avait fini par poser ses yeux sur l’article 433-13, qui punit d’un an de prison… l’« exercice d’une activité dans des conditions de nature à créer dans l’esprit du public une confusion avec l’exercice d’une fonction publique ». Un chef de poursuites « très peu usité », comme il l’avait lui-même reconnu. Et surtout ridicule quand on se souvient que les forces de l’ordre avaient admis qu’à aucun moment les Identitaires (contrairement à Benalla, aujourd’hui en liberté…) avaient tenté de se faire passer pour des policiers. D’autant plus ridicule, pourrait-on même ajouter, que, les autorités ayant depuis longtemps renoncé à tout contrôle de cette frontière passoire, il ne risquait pas d’y avoir confusion…

Un verdict purement politique

Bref, comme le soulignait avant l’audience du 11 juillet dernier Johan Teissier, l’un des porte-parole de Génération identitaire, « ce qu’on nous reproche vraiment, c’est de faire le travail que l’Etat ne fait pas. Le gouvernement ne supporte pas d’avoir été humilié », aussi « il s’acharne contre nous et essaie de tuer notre mouvement ». Des propos involontairement confirmés par le verdict du tribunal correctionnel de Gap, qui a suivi à la lettre les réquisitions faites par le ministère public lors de l’audience du 11 juillet (voir Présent daté du 17 juillet).

Cependant, face à ce déni de justice flagrant, les jeunes militants de Génération identitaire n’entendent pas en rester là. Dès l’annonce du jugement, leur avocat, Me Pierre-Vincent Lambert, a en effet averti que ses clients feraient appel de cette décision. Par ailleurs, après avoir accusé l’Etat de vouloir « persécuter les jeunes Français qui osent prouver symboliquement et pacifiquement que défendre nos frontières est possible », le président de GI a appelé sur Twitter tous les patriotes à soutenir ces jeunes gens dont le seul « tort » est d’avoir réclamé l’application des lois contre l’immigration. Un appel qui a trouvé un écho au sein de la classe politique en la personne de Thierry Mariani, qui observait très justement jeudi sur Twitter : « En première instance : Cédric Herrou, aide à l’entrée de migrants : 4 mois de prison avec sursis (annulé depuis en cassation). Jeunes de Defend Europe, action symbolique et pacifique de défense des frontières : six mois de prison ferme. Mais, la justice n’est pas politique en France… »

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 30 août 2019

Entre Cédric Herrou et les Identitaires, la justice française a tranché

Damien Rieu, Romain Espino et Clément Galant, trois courageux militants identitaires, viennent d’être lourdement condamnés par la justice en première instance. Il est instructif de comparer cette sévérité extrême avec l’indulgence dont a bénéficié l’immigrationniste Cédric Hérou. L’injustice est telle que seules les personnes les plus endoctrinées ou les plus haineuses peuvent ne pas s’en rendre compte. En quelques lignes, voici un bref rappel des faits.

Pour mémoire, Cédric Herrou annonce tranquillement en 2017 au Monde qu’il a aidé près de 200 clandestins à traverser la frontière franco italienne, sans doute pour fuir d’atroces persécutions en Italie.

Il est inculpé puis condamné en première instance à… 3 000 € avec sursis !

En appel, il est condamné à… 4 mois de prison avec sursis.

La Cour de cassation annule ce jugement, qu’il reviendra à la cour d’appel de Lyon de rejuger.

La date de l’audience n’est pas encore fixée.

Il est vrai que la dépénalisation du « délit de solidarité » sans gain financier semble exonérer les passeurs bénévoles et compulsifs…

Paul Tormenen

Tribune reprise du site de Polémia

Romain Espino : « Il s’agit d’une condamnation politique qui vise des résistants à l’invasion migratoire ! »

30/08/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Très lourde condamnation pour trois des responsables de Génération identitaire après leur action anti-migrants au col de l’Échelle en 2018 : six mois de prison ferme assortis de la privation de leurs droits civiques.

L’un d’entre eux, Romain Espino, réagit au micro de Boulevard Voltaire.


“Homophobie” dans le football : les réseaux sociaux s’enflamment

30/08/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Après les “incidents” qui ont émaillé la rencontre Nice-Marseille, les débats font rage dans les stades et sur les réseaux sociaux.

Comme l’expliquent un certain nombre de supporteurs, l’action de la Ligue de Football Professionnel et du Gouvernement est totalement contre-productive. Il faut ainsi s’attendre chaque semaine à une escalade dans la provocation.


Je suis marin et je l’affirme : les migrants ne sont pas des naufragés !

Je suis marin et donc très sensible au devoir d’assistance à des personnes ou à des bâtiments en difficulté appelant à l’aide. Les bâtiments les plus proches doivent se dérouter pour porter assistance et les moyens de sauvetage sont automatiquement mis en œuvre, quelquefois au péril de la vie des sauveteurs.

Ce n’est absolument pas le cas de « migrants » qui se mettent volontairement en danger en appareillant sur des embarcations de fortune incapables de les conduire à bon port.

Il n’y a pas, dans ce cas, droit à assistance tant que les personnes ne sont pas en danger, c’est-à-dire tant que les migrants ne sont pas devenus des naufragés dont la vie est immédiatement menacée.

Tout bateau est, dans ce cas, tenu de porter assistance aux naufragés dont ils sont proches.

Je voudrais, à ce sujet, faire une remarque que je n’ai lue nulle part : la route maritime allant de Suez à Gibraltar est très fréquentée par tous les bateaux se rendant en Europe occidentale ou en venant, en particulier par la Manche et la mer du Nord. Ce trafic dessert de très grands ports – Le Havre, Anvers, Amsterdam, Hambourg -, sans parler des ports méditerranéens – Gênes, Marseille, Barcelone. Chaque jour, des dizaines de cargos et de navires à passagers passent au nord de la Libye et au sud de la Sicile. Or, jamais, au grand jamais, on n’a appris qu’un de ces bateaux s’était dérouté ou avait récupéré des naufragés. Ceci signifie que, pour les capitaines de ces bateaux, les migrants qui s’exposent volontairement ne sont pas des naufragés.

Les bateaux des ONG qui vont à la recherche de migrants au large de la Libye et de la Tunisie ne sont pas là pour sauver des naufragés mais pour transférer des migrants en Europe. Dans ces conditions, les États riverains n’ont aucune obligation d’accueillir ces migrants. Les ONG exercent un chantage qui a pour effet d’augmenter le flux des migrants dont le but unique est de débarquer en Europe. Quand on sauve un ou des naufragés, on les débarque dans le port le plus proche, qui peut être en Tunisie, en Algérie, voire en Égypte, d’où ils sont reconduits vers leur pays d’origine.

C’est ce qui se passe pour les migrants tentant la traversée de la Manche : ils sont ramenés en France.

Dans le cas actuel, les migrants, une fois débarqués en Europe, deviennent des demandeurs d’asile quel que soit leur pays d’origine et acquièrent des droits à des aides, et si leur statut de demandeur d’asile ne leur est pas reconnu, ils disparaissent dans la nature et deviennent des clandestins souvent inexpulsables.

Si on veut tarir ce flux, il faut que tous les pays d’Europe aient la même politique de fermeté et refusent à céder au chantage des ONG, dont il serait intéressant de savoir qui les finance.

François Jourdier

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

« Enculé » est-il une insulte homophobe?

Alors que nous en sommes arrivés à arrêter les matchs de ligue 1 pour cause de paroles « homophobes » entendues dans les tribunes, alors que Marlène Schiappa jure ses grands dieux qu’elle quittera le stade si cela se produit en sa présence à l’avenir, l’humoriste Jean-François Dérec se questionne sur le caractère réellement discriminatoire du terme « enculé »…

J’écris « homophobe » à dessein, bien que ce mot récent imposé par je ne sais qui ne veuille rien dire, comme tous les mots en phobie, et me sorte par les orifices, notamment l’anus (par où on se fait enculer). La question est d’importance. Ce mot est utilisé essentiellement en milieux footballistiques ou automobilistiques. Ce serait l’injure suprême.
Pourquoi ?

Pour les tenants de l’anticolonialisme, c’est vite vu : dans la société occidentale, l’enculade est l’humiliation absolue. C’est aller vite en besogne, il ne semble pas que ça soit une distinction particulière dans les autres civilisations. Enculé est toujours utilisé contre un homme. Pour une femme, on préférera connasse, salope, voire pute.L’enculade serait-elle moins humiliante pour une femme que pour un homme ? Etonnant. Il y a des synonymes à va te faire enculer. Par exemple : Va te faire sodomiser. Est-ce toujours une insulte ? Moins, on dirait.

Et que dire des synonymes plus imagés comme va te faire mettre, qui ne contient aucun mot grossier ? Ni va (impératif du verbe aller), ni te, ni faire, ni mettre, deux verbes bien inoffensifs. Et pourtant l’ensemble renvoie sans hésitation à une vision d’enculade. Et va te faire voir, alors qu’il n’y aucun rapport entre voir et enculer ? C’est même un non-sens: impossible de se voir en train de se faire enculer. Puisque par définition, ça se fait par derrière.

Élevons le débat

Il y a aussi va te faire enfiler, qui renvoie plutôt une image de légèreté et de finesse (on dit enfiler un gant ou une chaussette). L’arbitre est un enfilé, est-il une insulte ? De moins en moins.

Il semblerait que enculé s’éloigne de plus en plus de l’insulte au fur et à mesure qu’on avance dans la poésie.

Pour lire la suite, c’est ici !

L’Institut ILIADE s’expose : Fiat lux plutôt que Fiac luxe

Romain Petitjean, en charge de la coordination et du développement de l’Institut Iliade, présente l’exposition Renaissance(s) dans un entretien réalisé par François Bousquet pour le numéro 179 d’Eléments.

Elé­ments : Pour­quoi une expo­si­tion ?

Romain Petit­jean : Le pro­jet d’une carte blanche artis­tique a émer­gé il y a cinq ans au sein de l’Institut Iliade. Ce sont des dizaines d’artistes, tou­jours plus nom­breux chaque année, prin­ci­pa­le­ment ama­teurs, sen­sibles à notre vision du monde, qui se sont amu­sés à illus­trer les dif­fé­rents thèmes de nos col­loques. Le temps était venu d’exposer une sélec­tion des meilleures réa­li­sa­tions en plein cœur de Paris. Ce sera éga­le­ment l’occasion de décou­vrir les œuvres ori­gi­nales créées sur le thème « Renaissance(s) », ou celles d’artistes invi­tés comme les por­traits réa­li­sés par Jacques Ter­pant.

Elé­ments : Ça sera un salon des refu­sés ?

Romain Petit­jean : Plu­tôt celui des enra­ci­nés. Les thèmes abor­dés ne sont pas très en vogue au sein des habi­tuelles cote­ries qui agitent le monde de l’art contem­po­rain.

Elé­ments : Pour­quoi les beaux-arts sont-ils le parent pauvre du com­bat cultu­rel ?

Romain Petit­jean : Tout l’enjeu est d’éviter d’avoir des mili­tants poli­tiques qui manient le pin­ceau (comme ils ont pu grat­ter la gui­tare ou prendre la plume), mais d’avoir de véri­tables artistes, cou­ra­geux, dont les créa­tions entrent en réso­nance avec notre vision du monde et notre com­bat poli­tique.

Elé­ments : Quels sont vos modèles ?

Romain Petit­jean : Je peux en citer deux : Camille Saint-Saëns (1835–1921), pia­niste, orga­niste, célèbre com­po­si­teur fran­çais du Car­na­val des ani­maux, qui offrit l’opéra Déja­nire (1898) à la ville de Béziers dont le théâtre des Arènes fut pen­dant un temps sur­nom­mé la « Bay­reuth fran­çaise » par le milieu artis­tique. Ain­si Saint-Saëns illustre-t-il la façon dont un artiste, dans tout son génie, s’inscrit au milieu de la cité et du peuple.

L’autre modèle, c’est Chris­tophe Char­bon­nel, un sculp­teur contem­po­rain dont j’ai décou­vert par hasard les œuvres monu­men­tales, trai­tant notam­ment des grands mythes euro­péens. Artiste issu de l’école Duper­ré, il pra­tique le mode­lage depuis une ving­taine d’années. On retrouve dans ses sculp­tures son admi­ra­tion pour l’Antiquité : figure hié­ra­tique, ligne épu­rée, mode­lé pré­cis et ner­veux. Char­bon­nel renoue ain­si avec l’art des grands Anciens. Il a com­pris que le poète n’est que le pas­seur d’une Beau­té et d’une Tra­di­tion venues du fond des âges.

Elé­ments : Fiat lux ou Fiac luxe ?

Romain Petit­jean : Indé­nia­ble­ment la lumière plu­tôt que les ténèbres de l’escroquerie de l’art contem­po­rain qu’est la Fiac. On peut se deman­der ce que la pos­té­ri­té retien­dra d’œuvres aus­si absurdes que le Tree (le fameux « plug anal géant ») de McCar­thy et quelle trace lais­se­ra notre civi­li­sa­tion dans quelques siècles. L’art offi­ciel cache le véri­table art dis­si­dent.

Elé­ments : Figu­ra­tif ou abs­trait ?

Romain Petit­jean : Figu­ra­tif. L’exaltation de l’i­mage est même une reven­di­ca­tion. Entre l’iconoclasme de reli­gions obs­cu­ran­tistes et les délires décons­truc­teurs des uto­pies hors-sol, il faut réaf­fir­mer cette spé­ci­fi­ci­té figu­ra­tive propre à notre civi­li­sa­tion euro­péenne. Nous enten­dons redon­ner sa place à un art arti­cu­lé dont le public pos­sé­de­rait les codes nar­ra­tifs, dont il a été dépos­sé­dé depuis l’avènement du rea­dy-made ducham­pien.

Elé­ments : Pour­quoi Renaissance(s) ? Elle sera sin­gu­lière ou plu­rielle ?

Romain Petit­jean : Plu­rielle évi­dem­ment, comme la vie et la nature flo­ris­sante. Plu­rielle par la varié­té des sujets et des tech­niques uti­li­sées, par la mul­ti­pli­ci­té des démarches entre­prises par ces artistes proches de l’Institut Iliade : cer­tains sont direc­teurs artis­tiques, d’autres simples ama­teurs du dimanche, mais tous sont réunis par l’amour du beau et du juste qui est la rai­son d’être de l’Institut Iliade.

« Je marche dans l’Antiquité la plus reculée. Je veux relier le passé au présent, reprendre le souvenir, juger et arriver à compléter. »

Faisons nôtres ces mots de Rodin.

Entretien avec Romain Petitjean réalisé par François Bousquet

Tribune reprise du site de Polémia

Les Gilets jaunes préparent leur rentrée

29/08/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Priscillia Ludosky, Gilet jaune, a commenté pour RT France la rentrée des Gilets jaunes, qui appellent déjà à manifester, après l’été et 9 mois après le début du mouvement.

Un appel à une grande manifestation prévue pour le 21 septembre prochain circule sur les réseaux sociaux.


Robert Ménard lance la conquête d’un 2e mandat avec un livre

Robert Ménard est un maire qui ne laisse pas indifférent. Fort d’un bilan positif, il se lance dans la conquête d’un deuxième mandat et a publié en mai un livre qu’il faut lire : Un maire ne devrait pas dire ça.

Maire, un métier et des dangers

Les premiers mots de cet article sont pour évoquer la mémoire du “Maire courage” de Signes, Jean-Mathieu Michel, tué lors de l’accomplissement de sa mission d’agent de l’État en voulant rappeler à l’ordre des contrevenants. Selon le ministère de l’intérieur, 361 maires et adjoints ont été agressés en 2018. Dans notre République, constituées de collectivités dont chacune dans son essence et son fonctionnement est le miroir du modèle national, la multiplication des signes et incidents inquiétants s’amplifie. Le maire est le premier élu à constater sur le terrain la dégradation de la vie civique dans un contexte de crise économique structurelle. Et le maire est aussi souvent le seul élu qui soit encore respecté par les citoyens. Mais souvent, il se sent seul face au désarroi de ses administrés et devant la montée des incivilités, abandonné par l’État et même la Justice. Qui se souvient par exemple de Maurice Boisard, maire PS de Cousolre (Nord), condamné en première instance en 2010 pour avoir giflé un adolescent qui l’avait insulté ? Malheureusement, il existe aussi des élus, avides de clientélisme, qui semblent s’accommoder de la situation de leurs villes du moment que leur réélection est assurée.

Robert Ménard, un livre de campagne

A l’approche des élections municipales, Robert Ménard, maire de Béziers, lance avec ce livre un plaidoyer pour appuyer sa candidature pour un second mandat. Il est destiné d’abord aux Biterrois mais il veut être aussi porter témoignage d’un renversement de situation qui a pris une portée symbolique en 2014 car cette élection était devenue un enjeu national. Béziers (près de 80 000 habitants), vieille cité grecque, est depuis 1945 aux mains de la gauche (dite “cassoulet”) ou d’une UMP frileuse dans un contexte de déclin économique. Havre pour les Pieds noirs après le drame algérien, mais aussi objet d’une immigration importante qui a remodelé son visage, elle a finit par devenir une ville emblématique de la France périphérique, mise à l’écart de la mondialisation, avec son cortège de disparition d’emplois, de paupérisation et d’acculturation.

Aux élections de 2014, Robert Ménard, biterrois d’origine pied noir, ancien journaliste engagé à gauche (Reporters sans frontières) relève un défi qui attire sur lui les foudres de la presse locale (Midi libre) et nationale (Médiapart entre autres). Il est élu avec l’appui du Front national, de Debout la France et de personnalités courageuses pour succéder à Raymond Couderc (UMP), à l’héritage décrié et «classé dans la presse dans le hit parade des plus gros cumulards» (dixit R.M.). Un article de l’Obs du 18/10/2015 plante le décor tout en critiquant déjà le nouvel élu :

« La chance de Ménard, élu avec l’appui du Front national, c’est de succéder à un maire, Raymond Couderc (UMP), à l’héritage décrié… Laissé en déshérence, vidé de ses magasins, le centre-ville a été investi par une population pauvre, Gitans et Maghrébins. A la sortie de certaines écoles élémentaires, il n’est pas rare de ne voir que des femmes voilées. Autour des allées Paul-Riquet, cœur de la cité, difficile cependant de sentir le fameux changement vanté par les supporters de Ménard. Seule la brasserie Cristal, qui vient d’être refaite, attire un peu de monde. Pour le reste, Béziers est une cité comateuse… »

Rudement éreinté par la presse locale qui l’accuse d’avoir mis en place un laboratoire d’extrême droite, des tombereaux de vertes critiques tentent depuis 2014 de discréditer la nouvelle municipalité. Un site d’opposition Envie à Béziers (https://www.envieabeziers.info/extreme-droite/1476-reconnaitre-le-fascisme-faites-vous-meme-votre-evab-test) du 2 juin 2019 va même très loin en affirmant que Robert Ménard est le prototype d’un nouveau fascisme. Ce dernier appelle ses détracteurs de mauvaise fois les “antifascistes de carnaval“.

On peut résumer le livre de Robert Ménard en trois points :

– Son élection, choc salutaire, est la preuve que le système peut perdre localement

Pour cela, le nouveau maire et son équipe ont dû faire preuve de ténacité et absorber un travail considérable. Selon Robert Ménard, outre le déchaînement de la presse à son encontre, de sourdes oppositions se sont immédiatement dressées sur le chemin du changement à Béziers :

Une opposition interne : Alors que les bureaux ont été laissés pratiquement vides de dossiers par l’équipe précédente, vielle méthode politique, la “haute administration” municipale a manifesté de la réticence à aider les nouveaux élus. Il a donc fallu s’affirmer afin de reconstituer les dossiers pour pouvoir travailler.
Une opposition venant d’en haut : le représentant de l’État dans le département s’est montré particulièrement pointilleux pour exercer le contrôle de légalité sur les affaites traitées par la nouvelle équipe. «Un corps préfectoral qui se bouchait le nez pour travailler avec nous » (dixit R.M). De même, le renforcement de la police municipale a suscité une guerre larvée avec le procureur de la République « au point qu’il m’est arrivé de me demander s’il était vraiment du côté de la police » (dixit R.M.).

Le travail a été accompli grâce au sentiment que la population, qui en avait assez de ce qu’était devenue la ville, approuvait et le témoignait. « Sur le fond, nous étions les élus du petit peuple, à leurs yeux forcément ignorants et incultes » (dixit R.M. à l’adresse de ceux qui contestèrent sa capacité à prendre les rênes de la ville).

– Redonner à une ville blessée sa dignité

Avec les gestions laxistes précédentes, la ville a beaucoup souffert de son image. Les Biterrois les plus modestes souffrent d’une double insécurité : physique, avec la délinquance et sociale et culturelle avec la peur de l’avenir pour leurs enfants. Ils aspirent donc à une vie normale sans avoir à quitter leur ville et approuvent les politiques de fermeté. Pour cela, il a fallu auparavant mettre les choses au point avec certaines associations et même le clergé local très orienté. Des mesures sociales ont été prises, comme la mutuelle municipale, le prix des cantines scolaires, la gratuité des musées, etc. Le maire se bat avec succès pour le maintien des Galeries Lafayette et de EDF-Energies nouvelles à Béziers. Son principe « Si une bonne partie de la population de Béziers est pauvre, pas question de multiplier les aides sans contrepartie » donne le ton. Une gestion rigoureuse a été également engagée pour réduire le nombre d’années d’endettement de la ville. Enfin, Robert Ménard s’attache à insuffler à sa ville un esprit patriotique consensuel en restaurant la maison de Jean Moulin, en inaugurant le buste de Jean Jaurès et une rue du Commandant Hélie Denoix de Saint-Marc qui remplacera celle du 19 mars 1962. Il reconnaît par ailleurs des erreurs de communication au sujet d’affiches maladroites.

– Une mandature ne suffit pas….

Le mal est trop profond pour être réparé en 5 ans. Le problème de l’emploi est trop dépendant de facteurs exogènes et son traitement demandera beaucoup de patience. Les gens de Béziers le savent. Idem pour l’insécurité, la violence endémique qui fait que des individus circulent armés de couteaux comme nous l’apprend la Dépêche.fr du 17/08/2019 (La nuit de fête entre le 14 et le 15 août se termine tragiquement. Deux frères ont reçu des coups de couteau lors de la feria, à Béziers). C’est un travail de fond au niveau national et local que les forces du changement entreprennent. « Béziers est sur le bon chemin. Mais il ne faut surtout pas baisser la garde, doucher les enthousiasmes, croire et faire croire que la partie est gagnée » (dixit R.M.). D’autant plus que la mairie de Béziers figure en bonne place dans le plan de campagne de la macronie pour les municipales de 2020. Le parti du Président veut arracher Béziers à l’emprise des “populistes” et cherche le bon candidat. Il n’hésitera pas à s’allier pour cela à des candidats appartenant à la droite et la gauche classique pour battre ou faire battre Robert Ménard par le jeu d’une triangulaire.

Albert Tureveux

Tribune reprise du site de Polémia

Starbucks à la conquête du monde

Partout. Starbucks est partout. Où que vous puissiez vous rendre dans le monde, vous trouverez cette enseigne faussement « cool ». Et si Starbucks était l’emblème du globalisme le plus effréné ?

En quittant la France, votre dernier « café » sera probablement acheté chez Starbucks, puisque ces derniers sont implantés dans la plupart des grandes métropoles du pays, parfois en quasi monopole ou situés aux endroits les plus stratégiques. Le fondateur de l’entreprise rêverait même de Maison-Blanche, envisageant de se présenter en candidat indépendant à la prochaine élection présidentielle américaine.

Howard Schultz – c’est son nom – sait probablement bien que son positionnement politique se voulant d’une « gauche réaliste » n’a que peu de chance de dépasser les un ou deux points, mais il pose des jalons pour la suite. De gauche, Starbucks et son fondateur le sont, du moins en apparence. S’il apparaît moins extrémiste que certains « progressistes » du parti à l’âne, qu’on enfermerait bien à double tour derrière les murs de l’université d’Evergreen, Howard Schultz n’en est pas moins un globaliste forcené.

Rappelez-vous, l’homme associait Starbucks à Air B and B en 2017 pour une action symbolique visant le « décret anti-immigration » porté Donald Trump, s’engageant à embaucher de milliers de « migrants » dans ses établissements présents dans le monde entier. Il est amusant de constater que ces deux fléaux de la ville moderne que sont Air B and B et Starbucks donnent ainsi des leçons de morale au monde entier. La réalité est bien loin des prétentions humanitaires affichées en étendard par ces deux multinationales.

Air B and B a fait monter les loyers et les prêts de l’immobilier dans de nombreuses villes dans le monde, coulant dans le même temps des professionnels de l’hôtellerie. À tel point que certaines grandes villes, comme Barcelone, ont dû sévir. Idem pour Starbucks qui met en danger les cafetiers traditionnels partout où ses gobelets « corporate » et ses feuilletés à la cannelle passent.

Cher, insipide et laid, Starbucks appartient à ces virus qui salissent les villes et les rendent interchangeables. Quand le paysage urbain est colonisé par des marques sans identité autre que factice, ce sont les particularismes et le charme qui s’effacent. Madrid est semblable à Paris. Rome est semblable à Berlin. Et ainsi de suite, jusqu’à ce que ne subsiste de commun partagé que le café jus de chaussette, le tutoiement obligatoire, le smartphone et les livreurs Uber Eats à vélo. Dans cet univers indifférencié, prospèrent les entreprises mercantiles aux imageries les plus consensuelles.

Vous, vos familles, vos restaurants, vos bars et vos hôtels sont remplacés avec le sourire par des milliardaires qui se permettent de vous dire que vous êtes « méchants » et inhumains parce que vous refusez d’accueillir dans votre pays les futurs employés précaires qui leur permettent d’augmenter les profits de leurs boutiques qui accélèrent la désertification des centres des villes. Bientôt, nous serons tous identiques. Pour le pire.

Gabriel Robin

Texte repris du site Site lincorrect.org

Vous reprendrez bien un peu de « féminisme islamiste » sur France Inter ?

À force de vivre en commun, dans un entre-soi, avec qui a traîné ses guêtres sur les bancs de sciences po Paris ou d’universités devenues des repaires de militantes « intersectionnelles » et post-coloniales, le monde des médias est envahi par les théories qui s’y développent. Un exemple récent avec France Inter.

Sociologue et féministe islamiste

Le dimanche 11 août 2019, Lauren Bastide interrogeait Hanane Karimi « sociologue et féministe islamiste », enseignante à l’université de Strasbourg, post-doctorante à celle de Créteil et chercheuse associée au Laboratoire Sage Sociétés, Acteurs et Gouvernement à l’université de Strasbourg. C’est la présentation proposée par la radio de service public. Militante universitaire dont les combats sont centrés sur les luttes intersectionnelles en faveur, en particulier, des femmes « racisées » et « victimes » de la situation « post-coloniale » la radio ouvre sa porte aux questions post-coloniales, liées à celles de genre, problématiques qui ont peu à voir avec la science mais beaucoup avec un projet politique déconstructeur.

Rond de serviette à France Inter

En réalité Hanane Karimi a son rond de serviette sur France Inter où elle était déjà invitée pour la journée du 8 mars 2019. Plus tu porteras le voile ma soeur, plus tu seras une femme libérée ? On dirait. C’est une vraie habituée de la radio de service public : en 2017, elle défendait la nécessité d’un féminisme islamiste antiraciste ; en 2016, elle affirmait que porter le voile n’avait rien d’un prosélytisme religieux ni d’une marque d’un quelconque patriarcat musulman… Elle était alors présentée comme « porte parole du collectif Les femmes dans la mosquée ». Elle a maintenant pris du galon universitaire, c’est bien le problème avec le néo colonialisme franchouillard, cela continue de former des élites et de leur confier des postes peu accessibles aux Français de souche. C’est bien d’une militante dont il s’agit : l’auditeur attend donc un discours un peu critique (au sens de l’esprit critique), ou alors un discours avec un peu de contradiction.

Le retour des Femmes savantes

Une émission de 56 minutes, dans le cadre des « savantes ». Présentation de France Inter : « Le travail de Hanane Karimi porte sur les mobilisations politiques des femmes musulmanes, il est venu éclairer d’une lumière salutaire tout un pan de l’action politique qui, en France, vise, sans relâche, à la stigmatiser et à l’exclure de l’espace public ».

Difficile de voir dans les mots de l’émission, accessible sur le site de la radio, autre chose qu’un discours purement militant : France Inter considère donc que les femmes musulmanes sont stigmatisées en France ? Pourquoi ? Du fait de la loi sur le voile ? De la question du Burkini ? Et la loi… La radio publique est-elle fâchée avec la loi ? Il est du reste intéressant de noter que ce sont prioritairement les salariés du Système, ici une journaliste de France Inter et une universitaire d’origine étrangère, autrement dit les ultras bénéficiaires de ce Système, qui le considèrent comme oppressif. L’OJIM serait curieux de connaître le niveau de vie et les émoluments de tout ce beau monde féminin bobo-opprimé…

Mais poursuivons :

« Hanane Karimi est une féministe, une militante… »

Au moins, les choses sont claires : enseignement et recherche universitaires sont, en France, espace de militantisme politique.

Poursuivons encore :

« Sa thèse, soutenue en septembre 2018 était intitulée « assignation à l’altérité radicale et chemins d’émancipation: étude de l’agence de femmes musulmanes françaises ». En gros, vis-à-vis des femmes musulmanes, la France c’est l’Afrique du sud d’avant Mandela.

Les propos tenus lors de cette émission ont dû surprendre nombre de vacanciers, hors boboïsme et radicalisme du 93 militants, si par hasard ils écoutaient cela dans leur voiture. La complaisance militante de Lauren Bastide ne tient pas seulement au fait d’inviter une femme prétendant que la situation d’oppression subie par les femmes musulmanes provient de ce que la France leur fait subir, mais aussi de sa façon de défendre la minorité de femmes islamistes qui tentent de conquérir l’espace public, et donc politique, par exemple à Grenoble. Pour la journaliste de France Inter, « c’est une action flamboyante, courageuse, visible ». Comme le « combat » originel qui a mené Karimi a devenir une militante ressemblant à s’y méprendre à celles du Parti des Indigènes de la République : « À l’époque de la circulaire Bayrou qui ouvre le grand cycle de harcèlement contre les femmes musulmanes (les rues, n’est-ce pas, sont pleines de femmes harcelées pour raison vestimentaire) qui ne s’arrêtera pas et est encore en train de se poursuivre aujourd’hui », elle aurait été obligée d’arrêter ses études de BTS car il était interdit de porter le voile au lycée. Patatras ! Etre obligée de… respecter la loi et les traditions culturelles de son pays d’accueil, c’est donc cela qu’une universitaire et qu’une journaliste considèrent comme un racisme etc. Bien sûr, une solution serait pour madame Karimi de retourner vivre sa féminité libérée dans le pays d’origine de sa famille, cela demanderait sans doute deux ou trois petits sacrifices, dont celui d’être universitaire et reconnue comme femme et intellectuelle, mais ce ne semble pas être à l’ordre du jour tant il y aurait à faire pour sauver les femmes musulmanes de France de l’oppression, laquelle ne s’exerce pas dans l’intimité du foyer familial visiblement.

Quand l’expression « mettons les voiles » change de sens

À quand, la libération des femmes par la burka intégrale ? C’est que Hanane Karimi le dit en direct : le voile est une lutte politique émancipatrice de classe, de race et de genre. Mazette ! Il y aurait donc des classes sociales, cela peut se discuter calmement, des genres, si on les distingue, discuter est encore possible, mais des races ? Il n’y a plus de lois en France contre les personnes qui pratiquent la propagande racialiste ? Celle-ci commençant, aux dernières nouvelles légales, par le fait de distinguer les humains en races (« La race est un critère de différenciation sociale » en France, dit-elle, ce en quoi elle n’a pas tort vu à quel point, si elle appartient à une « race », comme elle le dit, cette appartenance paraît en effet éminemment profitable.) Pourtant, ils sont légions ceux qui ont eu à subir les foudres de la justice pour ce genre de raisons. Mais pas à « gauche » il est vrai.

Ce n’était ni une discussion, ni un débat : il n’y avait pas de contradiction. Un simple discours militant. Au nom de la tolérance, de l’humanisme, de l’universalisme, des valeurs dont la France se targue d’être la gardienne en somme, c’est une conception totalitaire et dogmatique du monde qui avance, foulard sur la tête ou sur les yeux, à grandes enjambées dans les médias, les universités et la rue, cette dernière qui pullule de femmes « libérées » par le voile islamique. Bientôt un statut des non musulmans en France ? A moins que la question des différences d’identité ne conduise à une solution plus logique, et porteuse d’avenir pour qui n’est pas musulman : la reconnaissance que le séparatisme et le différencialisme sont plus logiques que le multiculturalisme, du moins s’ils sont cantonnés dans des aires civilisationnelles elles-mêmes logiques. Ce qui ne pose pas la question de la légitimité du « combat féministe islamiste en France » mais plus simplement celle de la raison de la présence de femmes musulmanes identitaires en France. Vous avez dit colonialisme ?

Article repris du site OJIM